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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les fortes précipitations du début de printemps en France ont fait les affaires des centrales hydroélectriques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Ces plathelminthes, probablement importés avec des plantes d’ornement, sont curieusement passés inaperçus malgré des signalements épars de particuliers depuis une vingtaine d’années.
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Des vers géants envahissent la France

Ces plathelminthes, probablement importés avec des plantes d’ornement, sont curieusement passés inaperçus malgré des signalements épars de particuliers depuis une vingtaine d’années.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 14h33
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            
Zoologie. Les uns présentent une belle teinte turquoise, d’autres sont jaunes, certains encore bruns avec des bandes plus foncées. Ils peuvent atteindre plusieurs dizaines de centimètres de long. Leur tête en éventail ajoute à leur aspect exotique. Pourtant, alors que des particuliers les ont repérés dans leurs jardins et signalés, ces plathelminthes invasifs sont restés sous le radar des scientifiques français jusqu’à une date très récente. Un article, publié le 22 mai dans la revue PeerJ et intitulé « Des vers géants chez moi ! », fait le point sur la présence en France métropolitaine, mais aussi dans les territoires français d’outre-mer, des plus grands de ces vers terrestres, dits bipaliinés.

Le début de cette vaste enquête participative date de mars 2013, se souvient Jean-Lou Justine (Muséum national d’histoire naturelle), qui l’a coordonnée. Pierre Gros, photographe amateur d’insectes, repère alors dans son jardin de Cagnes-sur-Mer un ver étrange, dont il met la photo en ligne sur le site Insect.org. L’image passe de forum en forum, avant qu’un collègue de Jean-Lou Justine l’interroge sur le curieux animal. Décision est prise de fixer la bête et de l’envoyer par recommandé à un spécialiste des Pays-Bas, qui ne peut l’identifier précisément, faute d’appareil reproducteur. « Mais alors qu’on pensait avoir affaire à un spécimen exceptionnel, son signalement relayé auprès d’un réseau de naturalistes en a fait remonter bien d’autres », raconte le chercheur. On sait désormais que la France compte 10 espèces invasives de plathelminthes – dont le ver plat de Nouvelle-Guinée Platydemus manokwari signalé par la même équipe en 2014, déjà dans PeerJ. Le nouvel article décrit les cinq plus grandes de ces espèces.

Ces bestioles sont des prédatrices, qui s’attaquent aux animaux à corps mous, comme les vers de terre en métropole et les escargots en Guadeloupe. Dotées de 10 paires d’yeux, elles compensent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Gobelets, assiettes, pailles… La Commission européenne s’attaque aux produits à usage unique, responsables de près de 70 % des déchets marins.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/05/2018
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Bruxelles veut bannir les plastiques jetables

Gobelets, assiettes, pailles… La Commission européenne s’attaque aux produits à usage unique, responsables de près de 70 % des déchets marins.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 11h02
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Pour la Commission européenne, plastique ne rime plus avec fantastique, et ce changement de paradigme devrait modifier sensiblement les habitudes de consommation des citoyens de l’Union européenne. Lundi 28 mai, dans le cadre de sa politique de réduction des émissions de carbone et de lutte contre l’invasion des mers et des océans par les déchets plastique, l’exécutif européen a rendu publique une proposition de directive visant à réduire « drastiquement » l’utilisation des produits en plastique à usage unique.
Coton-Tige, couverts et assiettes, pailles et mélangeurs de cocktails, tiges de ballons de baudruche… Ces produits du quotidien, qui, additionnés aux équipements de pêche abandonnés, représentent plus de 70 % des déchets marins en Europe, seraient ainsi interdits sous leur forme actuelle, et leurs fabricants contraints de les produire à l’aide de matériaux plus durables. Les récipients pour boisson à usage unique, eux, ne seraient plus autorisés que si leur couvercle ou leur bouchon y est attaché.
Alternatives durables
« Le plastique peut être fantastique, mais nous devons l’utiliser de manière plus responsable, a déclaré lundi Jyrki Katainen, un des vice-présidents de la Commission, dans un communiqué. Les propositions faites aujourd’hui aideront le commerce et les consommateurs à opter pour des alternatives durables. »
Dans cette série de mesures législatives figure également l’obligation pour les 28 Etats membres de réduire de façon « significative » la consommation de récipients alimentaires ou de boisson en plastique, dans un délai de six ans après la transposition de la directive, grâce à des objectifs nationaux de diminution de consommation, atteignables en utilisant des produits alternatifs ou en faisant payer les contenants actuels. D’ici à 2025, les pays membres devraient, par ailleurs, obligatoirement assurer la collecte de 90 % de leurs bouteilles en plastique à usage unique, grâce à un système de consigne par exemple.
Selon le principe du pollueur-payeur, les fabricants d’emballages de chips ou de bonbons, de gobelets, de filtres de cigarettes, de sacs plastique légers, devraient de leur côté contribuer à financer les coûts du traitement des déchets qu’ils génèrent. Et les fabricants de lingettes, de protections hygiéniques et de ballons de baudruche seraient tenus de détailler, sur les étiquettes de leurs produits, « le mode d’élimination des déchets, les effets néfastes du produit sur l’environnement et la présence de matières plastique ». 
Enfin, les Etats membres auraient l’obligation de sensibiliser le public à l’impact négatif des plastiques à usage unique et du matériel de pêche, ainsi qu’aux dispositifs de réemploi et de gestion des déchets de ces produits.
Réduction des déchets à la source
La Commission, dont l’objectif est de rendre l’industrie du plastique circulaire et tous les emballages plastique recyclables à l’horizon 2030, estime que l’adoption et la mise en œuvre de la directive permettraient de réaliser, d’ici à cette date, une économie de 223 milliards d’euros sur les dommages environnementaux et d’éviter l’émission de 3,4 millions de tonnes d’équivalent CO2.
Selon Laura Châtel, chargée de campagne pour l’ONG Zero Waste France, la proposition de directive représente une « avancée à saluer ». « C’est la première fois qu’on présente une réglementation avec pour objectif la réduction des déchets à la source, et qu’on n’aborde pas la question du plastique sous le seul angle du recyclage qui ne sera pas suffisant », souligne la militante, qui appelle Paris à afficher une position « ambitieuse » dans les négociations à venir. « L’interdiction des boîtes de polystyrène pour la vente à emporter est inscrite dans la feuille de route sur l’économie circulaire présentée le mois dernier par le ministère de la transition écologique et solidaire, rappelle-t-elle. C’est le moment de la mettre en œuvre. »
Se félicitant de l’initiative de la Commission, Rethink Plastic, une coalition d’ONG en faveur d’un avenir sans plastique, dont Zero Waste est membre, regrette néanmoins que la proposition de directive ne fixe aucun objectif spécifique chiffré pour la réduction des emballages alimentaires et gobelets dans les Etats membres, risquant ainsi de les inciter à se contenter de faibles améliorations.
Pour sa part, l’industrie européenne du plastique estime que la Commission a raisonné par « raccourcis ». Dans un communiqué, PlasticsEurope a affirmé, lundi, que les déchets marins résultent plus particulièrement du « manque d’application de la législation liée à la gestion des déchets au niveau national et régional » et préconisé la mise en place d’infrastructures appropriées et l’interdiction des décharges.
Dossier prioritaire
La proposition de directive doit maintenant être discutée et amendée par les deux législateurs de l’UE – le Parlement européen et le conseil des ministres des Etats membres – dans les mois qui viennent. La Commission, qui souhaite la faire adopter avant le terme de son mandat en mai 2019, a enjoint ces instances de la traiter en « dossier prioritaire ». Une fois adoptées, ces règles entreraient en vigueur au plus tôt en 2022.
« Les déchets plastique constituent indéniablement un dossier de premier ordre, a déclaré le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, lundi. Les Européens doivent s’y attaquer de concert, car les déchets plastique finissent dans l’air que nous respirons, dans notre sol, dans nos océans et dans nos aliments. »
Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent dans l’océan, décimant les espèces marines et les oiseaux, et affectant la chaîne alimentaire de l’homme, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Après l’entrée en vigueur d’une législation restrictive sur les sacs en plastique en mai 2015, près de trois Européens sur quatre indiquent une chute de 50 % dans leur consommation, selon l’Eurobaromètre. « Je crois que le changement de comportement chez nos citoyens est l’un des principaux facteurs pour nous emmener vers l’économie circulaire », a déclaré M. Timmermans.
L’île grecque de Sikinos a pris une longueur d’avance sur l’UE. Le 1er juin, cette destination touristique connaîtra son premier été sans pailles en plastique. La Fondation Laskaridis, qui promeut entre autres la recherche maritime, fournira gratuitement et jusqu’à fin 2019 des pailles biodégradables de substitution à la vingtaine d’entreprises qu’abrite ce morceau de Cyclades de 300 âmes en mer Egée.
Au Royaume-Uni, les pailles, mélangeurs de cocktail et Coton-Tige en plastique seront également interdits à la fin de l’année, tandis que gobelets et assiettes en plastique seront bannis en France au 1er janvier 2020.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 28/05/2018
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Rejet à l’Assemblée de l’inscription dans la loi de la date de sortie du glyphosate

Les députés ont rejeté des amendements en ce sens, malgré des demandes jusqu’au sein de la majorité, l’exécutif voulant d’abord une solution pour les agriculteurs



Le Monde
 |    29.05.2018 à 03h08
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 13h34
    |

            Rémi Barroux et 
Stéphane Foucart








                        



   


Il est 2 h 02 du matin, mardi 29 mai, et l’interdiction, dans les trois ans, du glyphosate, la substance classée cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé, a été rejetée par les députés. Elle faisait l’objet de plusieurs amendements, traduisant la promesse d’Emmanuel Macron d’interdire en France cette substance, principe actif du Roundup de Monsanto, « dès que des alternatives auront été trouvées et au plus tard dans trois ans ».
Graver dans le marbre de la loi cette interdiction était le but de Matthieu Orphelin, député LREM du Maine-et-Loire et proche du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Son amendement a été repoussé (20 députés pour, 63 contre).

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Sa proposition était pourtant agrémentée de possibles dérogations afin que certains secteurs de l’agriculture ne souffrent pas d’une interdiction de cette substance trop brutale – à la différence de l’amendement de Delphine Batho, députée Génération écologie des Deux-Sèvres et ex-ministre de l’environnement, qui ne prévoyait pas de dérogation. Elle avait été rejetée par le rapporteur de la loi, Jean-Baptiste Moreau, député LRM de la Creuse, comme par le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert. « J’ai complètement confiance dans les engagements du président de la république et je n’ai pas besoin de l’inscrire dans la loi (…) C’est relancer les tensions qui s’étaient apaisées », avait déclaré M. Moreau, ajoutant qu’il fallait « laisser le temps ».

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« Pas de controverse scientifique »
Des mots qui pouvaient laisser planer le doute sur une sortie réelle du glyphosate d’ici à 2021. Et qui ont fait dire à M. Orphelin, revendiquant lui aussi l’autorité de la promesse présidentielle, qu’il n’était « pas convaincu par les engagements » du ministre sur l’interdiction. La députée LRM du Doubs Fannette Charvier avait, elle, expliqué que « trois ans, ce n’est pas un arrêt brutal », et qu’on ne trouve pas les alternatives quand il n’y a pas de date butoir. « Les paroles s’envolent, les écrits restent », concluait la députée. Et Barbara Pompili, ancienne secrétaire d’Etat (écologiste) chargée de la biodiversité et députée LRM (Somme), indiquait ses doutes sur la volonté de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) de réellement chercher des alternatives à l’utilisation du glyphosate. « Le risque, c’est que certaines filières passent les trois ans à démontrer que ce n’est pas possible. Si on leur dit “dans trois ans, c’est fini”, elles seront dans un autre état d’esprit. »
Cet argument n’a pas convaincu M. Travert, qui a surtout insisté sur la nécessité de trouver une solution pour les agriculteurs, une condition avancée aussi par le chef de l’Etat. Rappelant la ré-autorisation européenne pour cinq ans, « sur fond de controverse scientifique sur sa dangerosité », il a insisté sur la nécessité d’« approfondir les connaissances sur le glyphosate ». Le ministre de l’agriculture a aussi annoncé la création d’une commission de suivi qui associerait les groupes de l’Assemblée nationale.

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La quasi-totalité de ces groupes a fait corps derrière le ministre pour rejeter les amendements de M. Orphelin, Mme Batho ou encore de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, à l’exception du représentant des députés communistes, qui s’est abstenu. Ceux de La France insoumise (FI) ont, en revanche, voté pour ces amendements. Le député (FI) de la Gironde, Loïc Prud’homme, a même repris le ministre en lui expliquant « qu’il n’y avait pas de controverse scientifique sur le glyphosate », jugeant ce débat « emblématique du renoncement du gouvernement sur le modèle agricole ».
« Fantasmes de complot »
Ce débat sur le glyphosate, qui ne peut certes résumer l’ensemble des questions sanitaires et environnementales ayant marqué le débat sur le projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, et une alimentation saine et durable », a aussi révélé les relations troubles entre le politique et certains lobbys. Illustration avec la révélation par Mme Batho de la façon dont l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) a pu se procurer le texte de l’un de ces amendements avant que celui-ci ne soit rendu public.

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A la tribune de l’Assemblée, la députée des Deux-Sèvres avait ainsi dénoncé une « atteinte à la souveraineté » des délibérations des élus : l’amendement qu’elle avait déposé le 22 mars, prévoyant l’interdiction du glyphosate dans un délai de trois ans, a, selon elle, été porté à la connaissance de l’UIPP, et ce avant son traitement par le service informatique interne de l’Assemblée. Mme Batho a expliqué avoir eu copie d’une note interne de cette association professionnelle, qui regroupe les principaux industriels commercialisant des produits à base de glyphosate, citant l’amendement en question. De son côté, l’UIPP a fustigé, dans un communiqué, ceux qui « entretiennent les Français dans certains “fantasmes de complot” », démentant avoir eu connaissance de l’amendement en question avant sa publication.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ A l’occasion de la semaine européenne du Développement durable, qui se déroule du 30 mai au 5 juin, retour sur le phénomène de la « no impact week » dans les entreprises.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Une étude inédite à laquelle « Le Monde » a eu accès relève une « surimprégnation » notamment en plomb et une « surexposition » aux particules ultrafines. Elle pointe un « effet cocktail ».
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La pollution industrielle imprègne les habitants de Fos-sur-Mer

Une étude inédite à laquelle « Le Monde » a eu accès relève une « surimprégnation » notamment en plomb et une « surexposition » aux particules ultrafines. Elle pointe un « effet cocktail ».



Le Monde
 |    28.05.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 06h43
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Le doute n’est plus permis. Les habitants de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) sont bien contaminés par les gaz toxiques qui s’échappent des cheminées de la zone industrialo-portuaire (ZIP) voisine. Rendue publique lundi 28 mai, l’étude Index permet pour la première fois de connaître le niveau d’imprégnation des populations locales aux polluants issus de l’une des plus importantes ZIP d’Europe, qui concentre des activités de sidérurgie (ArcelorMittal), de raffinerie et de pétrochimie.
Elle était très attendue depuis une autre étude alarmante (Fos Epseal) publiée en janvier 2017. Une équipe universitaire franco-américaine révélait en effet que les cas de cancers et de diabète de type 1 étaient deux fois plus nombreux à Fos que dans le reste de la France.
Portée par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP) et validée par l’Agence régionale de santé PACA, Index conclut à une « surimprégnation de la population de Fos-sur-Mer en certains polluants ». Il s’agit de « trois polluants spécifiques, typiques des émissions industrielles » : le plomb, deux furanes heptachlorés (famille des dioxines) et le benzène (chez les individus les plus âgés). Si le plomb et le benzène sont reconnus comme cancérogènes, les deux furanes identifiés présentent des niveaux de toxicité bien moindres que la funeste « dioxine de Seveso ».
Pas de dépassements des seuils réglementaires
Au total, cinquante substances ont été recherchées dans le sang et les urines de 138 personnes âgées de 30 à 65 ans, réparties en deux groupes afin de pouvoir comparer les résultats : 80 habitants de Fos et 58 résidents d’une zone témoin (Saint-Martin-de-Crau), à 20 kilomètres.
En dehors du plomb, des furanes et du benzène, les riverains de la ZIP ne sont « pas globalement plus imprégnés » que ceux de la zone témoin. Les concentrations de ces biomarqueurs ne sont pas non plus supérieures aux niveaux nationaux, mais la dernière étude nationale date de 2006-2007 alors que les prélèvements d’Index ont été réalisés entre septembre et novembre 2016. La prochaine étude de biosurveillance nationale (Esteban), attendue en 2019, devrait permettre une meilleure comparaison.
Pris polluant par polluant, les résultats d’Index ne montrent pas non plus de dépassements des seuils réglementaires. Mais, note le rapport, la diversité des polluants présents pose la question de « l’effet cocktail », à savoir les conséquences sanitaires d’un cumul de substances toxiques à petites doses. Un effet favorisé par certaines activités liées à l’usage d’un environnement lui-même « surimpacté » par la présence de la zone industrielle.
Ainsi la pratique du jardinage est-elle associée à une augmentation de l’imprégnation en PCB-DL (pour « dioxin-like », c’est-à-dire ayant le même comportement que les dioxines) et la consommation de légumes du jardin à celle du cadmium (classé cancérogène). La consommation fréquente de produits de la mer locaux (poissons ou fruits de mer) est associée à une augmentation de l’imprégnation en PCB, dioxines et furanes, mercure et chrome.
« Robustesse scientifique »
Sur ce dernier point, Index confirme les résultats d’une autre étude de l’IECP mettant en évidence la présence de ces substances cancérogènes dans des produits alimentaires certifiés AOC comme la viande de taureau, les œufs ou les moules. Présentée en février, elle avait suscité la colère des conchyliculteurs et la préfecture des Bouches-du-Rhône l’avait balayée d’un revers de la main, jugeant son « fondement méthodologique insuffisant ».

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« Cette fois, personne ne pourra remettre en question la robustesse scientifique de l’étude, estime Véronique Granier, de l’IECP. Elle a été reconnue par Santé publique France. » L’organisme a participé au comité de pilotage mais s’est retiré quelques jours avant la publication des résultats, jugeant ne pas avoir assez de temps pour les valider.
Autre point inquiétant relevé par Index : la « surexposition » aux particules ultrafines (de diamètre inférieur à 0,1 micromètre), les plus dangereuses car elles pénètrent dans le sang et peuvent atteindre le cerveau. Le comptage en continu de ces particules a été effectué entre août et novembre 2017 : 227 pics (au-delà de 30 000 particules par cm3) ont été enregistrés à Fos, contre seulement 63 en zone témoin. Problème, ces nanoparticules ne peuvent se doser dans l’organisme.
« Nous espérons désormais que les industriels se saisiront de ces résultats pour cibler leurs actions afin de réduire la pollution et notamment les émissions de particules ultrafines », commente Sylvaine Goix, l’investigatrice principale de l’étude.
Pour l’IECP, Index doit surtout désormais déboucher sur des études épidémiologiques. L’institut prévoit d’en lancer une prochainement sur le diabète de type 1. Et s’attend, comme le précise Sylvaine Goix, à ce que les autorités sanitaires « ouvrent enfin un registre des cancers que nous réclamons depuis de nombreuses années et que nous ne voyons toujours pas venir ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Certaines exploitations sont complètement détruites, d’autres partiellement. Une cellule d’urgence va être mise en place.
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Plus de 6 000 hectares de vignobles bordelais abîmés par les orages de grêle

Certaines exploitations sont complètement détruites, d’autres partiellement. Une cellule d’urgence va être mise en place.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 13h27
   





                        



   


Six à sept mille hectares de vignobles bordelais ont été endommagés, à des degrés divers, par les orages de grêle violents du week-end, annonce lundi 28 mai l’interprofession. Environ 500 viticulteurs sont concernés.
Cette estimation reste à affiner, notamment lors d’une réunion prévue lundi avec les responsables des appellations les plus touchées, soit Côtes de Bourg, Côtes de Blaye, sur la rive droite de la Gironde et de la Dordogne, dans le nord du département, et dans un degré moindre dans le Sud-Médoc.
Le vignoble bordelais couvre 114 000 hectares, dont 111 000 en appellation d’origine.
Certaines exploitations offraient le spectacle de vignes hachées, nues comme en plein hiver, des parcelles détruites à 100 %, d’autres moins fortement, ou partiellement touchées.
Le vignoble de Cognac aussi touché
Dans le vignoble de Cognac, également touché samedi par les violents orages de grêle, « plusieurs milliers d’hectares » ont été endommagés, a répondu à l’Agence France-Presse l’administrateur du syndicat des viticulteurs de l’appellation Cognac, Jean-Bernard de Larquier, précisant qu’il est « trop tôt encore » pour affiner ce chiffre. Le vignoble charentais couvre 78 000 hectares, dont 72 000 destinés à l’eau-de-vie de vin de cognac.
Le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, a assuré lundi mobiliser « l’ensemble des services de l’Etat pour faire face à cette situation d’une gravité exceptionnelle ». Il a prévu de se rendre mardi en Gironde et Charente-Maritime à la rencontre des viticulteurs, et la semaine prochaine il installera une cellule d’urgence avec représentants de la filière, des collectivités locales, et services de l’Etat, pour proposer rapidement « des mesures concrètes » pour préserver l’activité de la filière.
L’an dernier, le vignoble bordelais avait été frappé par deux épisodes de gel historique à la fin d’avril, et sur une échelle plus large encore : 60 000 hectares. La récolte 2017 avait subi une baisse de 40 % par rapport à celle de 2016.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les associations ont réaffirmé dimanche leur opposition à la réalisation d’un complexe de loisirs, de commerces, ainsi que d’un parc d’affaires et hôtelier dans le Val-d’Oise.
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Mobilisation contre le projet Europacity, au nord de Paris

Les associations ont réaffirmé dimanche leur opposition à la réalisation d’un complexe de loisirs, de commerces, ainsi que d’un parc d’affaires et hôtelier dans le Val-d’Oise.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 11h38
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Les opposants au projet d’Europacity, dans la zone dite « du triangle » de Gonesse (Val-d’Oise), à une quinzaine de kilomètres au nord de Paris, maintiennent la pression. A l’occasion de leur rassemblement, dimanche 27 mai, contre l’artificialisation de terres convoitées pour réaliser un complexe de loisirs, de commerces, ainsi qu’un parc d’affaires et hôtelier, les associations ont réaffirmé leur opposition totale à ce projet, porté par Immochan, la filière immobilière du groupe Auchan, ainsi que la société chinoise Wanda.
Devant plusieurs centaines de personnes, et sur des terres semées l’an dernier, Bernard Loup, le président du Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG), a rappelé les premières victoires enregistrées par les opposants. « Les nuages sont plus au-dessus des porteurs de projet que sur nous, mais on est encore loin d’avoir gagné », explique-t-il.
Le gouvernement fait appel
Au niveau des bons points, Bernard Loup pointe l’annulation – en raison d’une étude d’impact jugée insuffisante –, le 6 mars, par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par plusieurs associations de défense de l’environnement, de l’arrêté préfectoral de création de la zone d’aménagement concerté (ZAC), qui doit accueillir l’ensemble des installations. Le gouvernement a fait appel de ce jugement, au grand dam des opposants.

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Ce dernier attend aussi le rapport du commissaire enquêteur, à la suite de l’enquête publique terminée le 21 février, sur la déclaration d’utilité publique qui doit permettre l’expropriation des derniers agriculteurs installés sur cette zone de 280 hectares (dont 80 pour le parc Europacity) convoitée. « Ce rapport devait être rendu fin mars, puis un mois plus tard, et on l’attend toujours, je n’ai jamais vu des délais aussi longs », souligne le président du CPTG, qui espère que les conclusions seront négatives.
Alors que la manifestation des opposants réunissait des élus locaux, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, la députée France insoumise Clémentine Autain, ou encore le président de la Confédération des commerçants de France, Francis Palombi, venu défendre les commerces de centre-ville, les partisans du projet tenaient, eux, au même moment, une conférence de presse dans la mairie de Gonesse. Le maire (PS), Jean-Pierre Blazy, soutenu par des élus socialistes, LR ou LRM, a indiqué que ce projet ne serait pas abandonné.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Après 12 mois de remontée, il a suffi d’une déclaration saoudienne, vendredi 25 mai, pour faire rechuter les cours. Cette chute met en lumière, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde », l’imprévisibilité d’un marché soumis à la nervosité des speculateurs.
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édition abonné


Pétrole : la météo capricieuse des prix sur le baril

Après 12 mois de remontée, il a suffi d’une déclaration saoudienne, vendredi 25 mai, pour faire rechuter les cours. Cette chute met en lumière, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde », l’imprévisibilité d’un marché soumis à la nervosité des speculateurs.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 16h52
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. Il en est des prix du pétrole comme de l’économie en général, ils sont très faciles à expliquer a posteriori et très dangereux à prédire, a priori. Ce qui est bien dommage puisque le cours du baril est l’un des facteurs clés de la santé de l’économie mondiale. Sans énergie bon marché pas de croissance. Pour les Romains c’était les esclaves, pour le monde moderne c’est le pétrole. Cette vérité vient à nouveau se rappeler à nous. On pensait entrer dans une période de pétrole cher après trois ans de baisse continue et voilà que vendredi 25 mai, une simple déclaration venue de Russie fait chuter les cours, de plus de 5 dollars dans la journée. Logique, nous dit-on après coup, puisque le niveau atteint était trop spéculatif. Les analystes, à l’instar des météorologues, sont des experts de la post-rationalisation.
Depuis un an, les prix de l’énergie remontent et ont atteint un point culminant début mai quand le président des Etats-Unis a annoncé son retrait de l’accord international sur le nucléaire avec l’Iran, sixième producteur mondial. En douze mois, le prix du baril a doublé. A tel point que l’on évoque un nouveau choc pétrolier qui pourrait pénaliser les grands importateurs comme l’Europe ou l’Asie. Mais le prix du pétrole ne reflète pas uniquement l’état de l’offre et de la demande mais aussi celui des anticipations des analystes qui prodiguent leurs conseils aux spéculateurs. Ces derniers gagnant leur argent sur la volatilité du cours, et non sur son niveau, ils guettent les signes avant coureurs d’un orage à venir ou d’une éclaircie.
Moscou et Ryad sont à nouveau les maîtres du jeu
Après les moulinets guerriers de Trump sur l’Iran, qui s’ajoutaient à l’effondrement de la production vénézuélienne, ils ont réagi au quart de tour aux déclarations du ministre de l’énergie saoudien sortant d’une rencontre avec son homologue russe, indiquant que l’OPEP et la Russie pourraient bien dès juin ajouter plus de production sur le marché....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le gouvernement veut limiter les recours juridiques qui bloquent de nombreux projets terrestres et offshore. Aujourd’hui, 70 % des autorisations délivrées sont contestées.
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En France, la fronde anti-éoliennes ne faiblit pas

Le gouvernement veut limiter les recours juridiques qui bloquent de nombreux projets terrestres et offshore. Aujourd’hui, 70 % des autorisations délivrées sont contestées.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 17h50
    |

            Rémi Barroux (La Rochelle (Charente-Maritime), envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Non à l’invasion par des éoliennes inefficaces », « Ne touchez pas à l’estuaire [de la Gironde] », « Défendons notre patrimoine rural contre les affairistes éoliens », les banderoles agitées sur le port de La Rochelle, samedi 26 mai, ne font pas dans le détail. Les slogans, « promoteurs imposteurs », exigent aussi la « démission » de Sébastien Lecornu, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.
Ici, comme dans de nombreuses régions, l’opposition aux éoliennes est virulente et se traduit en particulier par une bataille juridique dès qu’un projet est annoncé. Les associations locales sont soutenues la plupart du temps par la Fédération environnement durable (FED), créée en 2007, qui annonce clairement sur la page d’accueil de son site : « Non à l’éolien en France. »
« Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique, car notre seul moyen, c’est le harcèlement », dit Jean-Louis Bultré, président de la FED
« Il y a 7 000 éoliennes en France et on veut en mettre 20 000, truffer le littoral d’éolien offshore », s’indigne le président de la FED, Jean-Louis Bultré, qui soutient le nucléaire pour sortir des énergies fossiles. « Nous conseillons les associations locales avec une assistance juridique car notre seul moyen, c’est le harcèlement : le temps joue contre l’industriel, il a emprunté de l’argent et plus cela traîne, plus il en perd », explique-t-il.
Cette stratégie conduit le moindre projet à devoir patienter de sept à neuf ans là où, en Allemagne, il aboutit en trois ou quatre. « La fédération de M. Bultré ne cache pas ses objectifs, bloquer ou retarder tous les projets, ils sont bien organisés, analyse Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables. On y trouve aussi bien les Vieilles Maisons françaises que les pêcheurs qui peuvent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les départements concernés forment une large bande allant du Morbihan à la frontière belge en passant par l’Ile-de-France.
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Météo : trente-six départements en vigilance orange pour orages violents

Les départements concernés forment une large bande allant du Morbihan à la frontière belge en passant par l’Ile-de-France.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 17h35
   





                        



   


Trente-six départements, formant une large bande allant du Morbihan à la frontière belge en passant par l’Ile-de-France, ont été placés lundi 28 mai en vigilance orange pour orages violents, a fait savoir Météo-France. L’alerte est valable jusqu’à mardi 6 heures.
Ces orages « donneront de la grêle par endroits, une activité électrique toujours intense, et surtout des cumuls de pluie localement marqués de l’ordre de 40 à 60 mm en peu de temps (en une heure ou moins), pouvant donc engendrer quelques inondations locales », a précisé Météo-France.
Trente-deux départements étaient déjà en vigilance orange lundi matin : Aisne, Ardennes, Calvados, Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Eure, Eure-et-Loir, Loire-Atlantique, Loiret, Maine-et-Loire, Marne, Mayenne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Nord, Oise, Orne, Pas-de-Calais, Sarthe, Paris et petite couronne, Seine-Maritime, Seine-et-Marne, Yvelines, Somme, Vendée, Vienne, Essonne et Val-d’Oise. S’y ajoutent désormais quatre autres : Ille-et-Vilaine, Manche, Morbihan et Moselle.
Des orages « localement intenses »
Météo-France évoque des « orages fortement pluvieux sur de courtes durées », « susceptibles de provoquer localement des dégâts importants ». « Des vies et des biens peuvent être, localement, mis en danger », ajoute Météo-France.
Des orages « localement intenses » étaient déjà en cours lundi après-midi, mais « pour l’instant les quantités de précipitations ne relèvent pas du niveau orange ». « C’est essentiellement la grêle qui caractérise ces orages, et l’activité électrique forte, comme pour ceux observés en ce moment vers le Limousin, la Champagne et la Lorraine, ou encore en Normandie », a précisé Météo-France dans son bulletin de 16 heures.
Samedi, les violents orages de grêle qui se sont abattus sur la façade ouest ont suscité de nombreuses interventions des pompiers sans faire de victimes, et ont provoqué de gros dégâts dans les vignobles bordelais et charentais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’expérimentation se fera sur la base du volontariat, un « compromis » défendu par le gouvernement.
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Les députés votent le principe d’une expérimentation de la vidéosurveillance dans les abattoirs

L’expérimentation se fera sur la base du volontariat, un « compromis » défendu par le gouvernement.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 08h47
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 11h00
   





                        



   


Sur proposition du député La République en marche (LRM) Loïc Dombreval, l’Assemblée nationale a voté dimanche 27 mai le principe d’une expérimentation de la vidéosurveillance dans des abattoirs volontaires pour veiller au bien-être de l’animal, plutôt qu’une obligation de caméras. La mesure a provoqué de vifs débats.
L’expérimentation, qui figurera dans le projet de loi agriculture et alimentation, est prévue pour deux ans et se fera avec l’accord des représentants du personnel. Ces vidéos seront consultables en interne, à des fins d’autocontrôle, et par les services vétérinaires.
Le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a donné un avis de « sagesse positif » à la mesure, qu’il a présentée comme un « compromis ».
« Je préfère que les inspecteurs vétérinaires accompagnent et [le cas échéant] sanctionnent plutôt que les installer derrière des écrans vidéos. »
« Un rideau de fumée grotesque »
L’amendement d’Olivier Falorni (non inscrit), qui prévoyait une obligation de la vidéosurveillance a été rejeté. Le député avait présidé en 2016 la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs, créée après les images chocs d’abattoirs diffusées par l’association L214, montrant des bêtes mal étourdies ou accrochées vivantes notamment.
M. Falorni était parvenu à faire voter par l’Assemblée en janvier 2017 l’obligation de caméras dans les abattoirs, via sa proposition de loi sur le « respect de l’animal en abattoir », qui n’a jamais été adoptée définitivement. Le député a qualifié sur Twitter l’expérimentation, qui repose donc sur le volontariat, de « rideau de fumée grotesque ».

Régression et reniement: les députés rejettent le contrôle vidéo obligatoire. « L’expérimentation volontaire » voté… https://t.co/qL7u4jOo8z— OlivierFalorni (@Olivier Falorni)


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L’Assemblée nationale « préserve l’opacité des abattoirs », a tweeté dans la nuit L214, ajoutant que « les animaux peuvent continuer à hurler de douleur, l’Assemblée nationale ne les entend pas ».
Un sujet clivant
Le sujet a divisé la plupart des camps. Porte-parole LRM, Aurore Bergé a ainsi estimé que « la transparence rétablit la confiance », ajoutant que « nous avons pris un engagement et nous devons nous y tenir », en référence à la promesse du candidat Macron de mettre en place cette vidéosurveillance dans les abattoirs. Au total, neuf députés LRM ont voté l’amendement Falorni. « Est-ce qu’on veut un Big Brother ? », a interrogé à l’inverse leur collègue LRM Nicolas Démoulin, demandant s’il faudrait également des caméras par exemple dans les établissements pour personnes âgées.
La droite s’est montrée également partagée, Eric Diard plaidant que la vidéo est un gage de « protection des salariés » mais Jean-Charles Taugourdeau évoquant un « engrenage hallucinant ».
Les élus MoDem se sont dits favorables à une expérimentation permettant de « poser des jalons » notamment face à une opinion publique très favorable aux caméras.
Le projet de loi prévoit par ailleurs le doublement des sanctions en cas de mauvais traitements sur les animaux (portées à un an d’emprisonnement et à 15 000 euros d’amende), et la création d’un nouveau délit visant à réprimer les mauvais traitements envers les animaux commis dans les transports et les abattoirs.
Dans chaque abattoir, une personne responsable de la protection animale devra, en outre, être désignée. De plus, les lanceurs d’alerte parmi le personnel seront protégés, ont voté les députés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Dimanche, les débats autour des produits alimentaires trop riches en sucre, sel ou matière grasse ont été vifs dans l’hémicycle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/05/2018
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L’Assemblée rejette l’interdiction des publicités pour aliments trop gras et l’étiquetage nutritionnel obligatoire

Dimanche, les débats autour des produits alimentaires trop riches en sucre, sel ou matière grasse ont été vifs dans l’hémicycle.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 12h03
   





                        



   


L’Assemblée nationale s’est refusée, dimanche 27 mai, au terme d’un débat animé, à inscrire dans la loi l’interdiction des publicités pour des produits alimentaires trop gras, trop sucrés ou trop salés à destination des enfants, ainsi qu’à rendre obligatoire l’étiquetage Nutri-Score.
Lors de l’examen du projet de loi agriculture et alimentation, des députés de La République en marche (LRM), du Parti socialiste (PS), de La France Insoumise (LFI) ou encore des Républicains (LR) ont cherché à interdire ou limiter les messages publicitaires en faveur des « produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de 16 ans » sur « tout support de communication radiophonique, audiovisuel et électronique ».
Un enfant sur six en surpoids
Défendant un amendement en ce sens, Anne-Laurence Petel (LRM) a souligné qu’« en France, un enfant sur six [était] en surpoids », pointant le « coût pour la société » de l’obésité. « Les industriels usent à l’envi des codes de l’enfance » pour « influencer » les enfants, a-t-elle affirmé, évoquant les « nounours » ou autres « bonbons transformés en personnages de BD ». L’ex-ministre socialiste délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot, a plaidé pour « poser un principe », « un jalon », tandis que Loïc Prud’homme (LFI) a évoqué un « lavage de cerveau » des jeunes et « un enjeu majeur ».

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                Etiquetage nutritionnel : que contiennent vraiment nos assiettes ?



A l’inverse, certains élus ont insisté sur « la responsabilisation des parents » plutôt que de légiférer (Cendra Motin, LRM), ou le risque de « mettre des secteurs en danger » avec une « dérégulation de la publicité » sans concertation européenne (Bruno Millienne, MoDem).
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a affirmé qu’il fallait un texte « qui marche sur ses deux jambes » et souligné « le rôle de régulateur du CSA », qui peut « travailler sur les contenus », « sans que nous ayons besoin d’inscrire des choses par trop contraignantes dans la loi ». Les amendements ont été rejetés, celui porté par Guillaume Garot, objet d’un scrutin, par 49 voix contre 13.
L’étiquetage Nutri-Score ne sera pas obligatoire
Des amendements défendus notamment par Olivier Véran (LRM, ex-PS) et d’autres « marcheurs », ainsi que des MoDem et LFI, pour rendre obligatoire la mention du Nutri-Score (étiquetage avec un code couleur) sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires, ont subi le même sort, par 45 voix contre 18. « Quand on vous dit : “mange ces céréales et le Tigre est en toi”, ce qu’on oublie de vous dire (…) c’est qu’il y a aussi 50 grammes de sucres ajoutés et 30 grammes de graisse saturée », a notamment observé M. Véran, médecin, notant qu’il ne s’agit pas d’interdire mais de « donner une juste information ».
M. Travert était là aussi opposé à une telle mesure, soutenu, par… les groupes de médias. Ainsi des dirigeants de chaînes de télévision, dont Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, Gilles Pélisson, directeur général de TF1, les patrons de Lagardère Active et de NRJ Group… ont adressé, le 10 mai, une lettre au gouvernement et à plusieurs députés, pour s’opposer fermement aux « restrictions relatives à la publicité alimentaire dans les médias ». Ils considéraient que cette « simple mention nutritionnelle » risquerait de faire fuir leurs annonceurs.
Mais le ministre a notamment invoqué le « risque » européen que cela ferait peser sur l’expérimentation en cours concernant cet étiquetage, « une belle démarche » mais basée sur le volontariat.
Le rapporteur, Jean-Baptiste Moreau (LRM), a aussi invoqué « l’impossibilité juridique » de rendre le Nutri-Score obligatoire, disant craindre « un sort funeste » pour l’ensemble du dispositif par « effet boomerang ». Martine Leguille-Balloy (LRM), avocate, qui a dit « travailler pour Fleury-Michon », a appelé à ne « pas agacer des gens qui peut-être demain vont mettre [la mesure] au niveau européen ».
« Contradictoire avec les recommandations de santé publique »
Pour le professeur Serge Hercberg, à l’origine du Nutri-Score, ce rejet est « contradictoire avec toutes les recommandations de santé publique », comme évoqué sur Twitter.
L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme depuis des années sur le surpoids et l’obésité, et pointe le lien avec la malbouffe. De nombreuses études montrent en effet comment la publicité influence les enfants et les adolescents, puissants vecteurs d’achat de leurs parents. Pour beaucoup, le poids des lobbys l’a emporté face aux enjeux de santé publique. Or, la nécessité « de limiter l’influence de la publicité et du marketing alimentaire sur les enfants en les réglementant et d’encadrer la promotion des marques associées à des aliments peu favorables au plan nutritionnel » est inscrite dans la stratégie nationale de santé publique 2018-2022 du gouvernement.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ De violents orages se sont abattus samedi sur la Gironde et la Charente-Maritime, causant des dégâts importants dans les exploitations viticoles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Les vignobles de Bordeaux et Cognac durement touchés par la grêle

De violents orages se sont abattus samedi sur la Gironde et la Charente-Maritime, causant des dégâts importants dans les exploitations viticoles.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 21h52
   





                        



   


Les violents orages de grêle qui se sont abattus sur la Gironde, samedi 26 mai, ont causé « de très importants dégâts sur plusieurs milliers d’hectares » de vigne, notamment dans les vignobles d’appellations Côtes de Blaye et Côtes de Bourg (nord du département) mais aussi dans le Haut-médoc au nord de Bordeaux, a déploré Bernard Farges, vice-président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), à l’Agence France-Presse.
Parcelles inondées, vignes déchiquetées et lacérées, sur la seule appellation Blaye Côtes de Bordeaux, « très durement frappée », « plusieurs milliers d’hectares sont entièrement détruits », notamment sur les communes « de Berson, Marcillac, ou encore Reignac-de-Blaye », a précisé M. Farges.
Pour l’appellation Haut-médoc, il est encore difficile de préciser les superficies atteintes, mais « de très importants dégâts ont frappé entre autres communes, celles de Macau, Blanquefort, et Ludon », a-t-il ajouté. Dans l’est de la Gironde, les vignobles de Bordeaux et Bordeaux Supérieur ont également été touchés, « notamment sur les communes de Massugas, Gensac, et Pessac-sur-Dordogne », a-t-il souligné.
A ce stade, selon le vice-président du CIVB, « il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur réelle des dégâts et la surface totale atteinte ». Le CIVB prévoit de communiquer, dès lundi, un état des lieux plus précis et plus complet de l’ensemble du vignoble bordelais, a-t-il dit.
Même constat pour le vignoble de Cognac où cet épisode de grêle « a fait du dégât et par certains endroits même, beaucoup de dégâts », a déploré à son tour Jean-Bernard de Larquier, ex-président du Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC) et administrateur du syndicat des viticulteurs de l’appellation Cognac. « La grêle a frappé majoritairement le vignoble de Charente-Maritime, mais aussi une partie du vignoble en Charente », a précisé ce viticulteur, installé à Arthenac dans le sud-ouest de la Charente-Maritime, dont le vignoble a, cette fois, été épargné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Lors de l’examen du projet de loi agriculture et alimentation, samedi, la question des menus végétariens a suscité de vives discussions. Et un amendement « chocolatine » a été rejeté.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/05/2018
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L’Assemblée nationale vote pour une plus grande part de produits bio dans les cantines

Lors de l’examen du projet de loi agriculture et alimentation, samedi, la question des menus végétariens a suscité de vives discussions. Et un amendement « chocolatine » a été rejeté.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
27.05.2018 à 06h33
   





                        



   


L’Assemblée nationale a donné son agrément, samedi 26 mai, à l’objectif d’au moins 50 % de produits issus de l’agriculture biologique, ou tenant compte de l’environnement, dans la restauration collective publique, d’ici à 2022, après un vif débat, notamment dans la majorité, sur les menus végétariens. Au terme de près de six heures de discussions entamées vendredi soir, les députés ont adopté à main levée l’article 11 du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, qui répond, selon le ministre Stéphane Travert, à « un engagement présidentiel ambitieux ».
Conformément à ce qui avait été adopté en commission en avril, les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50 % de produits acquis selon des modalités, prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l’agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l’Ecolabel pêche, et encore de ceux issus d’une exploitation ayant fait l’objet d’une certification environnementale. La part fixée pour le bio est d’au moins 20 % de la valeur totale.
Vifs débats sur les menus végétariens
Un objectif trop ambitieux aux yeux de la droite, des élus Les Républicains (LR) défendant divers amendements pour y « introduire de la souplesse ». Ils ont proposé notamment de repousser l’objectif en 2025, soulevant, entre autres, la question du surcoût du repas supporté par les collectivités et une « très grande injustice », si cela pèse sur les familles.

        Pour mieux s’y retrouver :
         

          Notre comparateur des différents labels bio



Stéphane Travert, qui a souligné que le privé comme le public seraient concernés par l’objectif, a répondu que les mesures visant à limiter le gaspillage alimentaire permettraient « un balayage » du surcoût, estimé à 68 centimes.
Le sujet des repas végétariens dans les cantines a suscité des débats passionnés, jusque dans la majorité. Des députés de divers bords – La République en marche (LRM), MoDem ou encore La France insoumise (LFI) – ont, en effet, proposé vainement d’en prévoir une part dans les cantines (par exemple, 30 repas par an, pour le MoDem, ou une expérimentation une fois par semaine, côté LRM).
Ils se sont vu accuser par des députés LR, mais aussi LRM, d’aller « trop loin » et de vouloir « imposer un style de vie » aux concitoyens, le ministre estimant notamment que cela ne relevait pas du domaine de la loi.

        Lire aussi la tribune :
         

          « Manger mieux dans les cantines, plus bio, local et sain est possible sans que ça ne coûte plus cher »



Un amendement proposait de fixer les mêmes quotas pour la restauration d’entreprise mais, non soutenu par le gouvernement, il a été rejeté au nom de la « liberté d’entreprendre ».
L’amendement « chocolatine » pas du niveau du Parlement
Plus tard dans la journée, les députés ont rejeté un amendement « chocolatine », qui avait fait le buzz en voulant relancer le duel avec l’appellation concurrente de « pain au chocolat ».
Porté par une dizaine d’élus LR, dont Aurélien Pradié (Lot) ou le vice-président de l’Assemblée Marc Le Fur (Côtes-d’Armor), cet amendement voulait ajouter au code rural et de la pêche maritime l’objectif de « valoriser l’usage courant d’appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d’une appellation populaire ».

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                Des légumes bio du potager à la cantine



« Une telle évolution, légère, de la loi, permettra de redonner ses lettres de noblesse à de nombreux produits locaux. Ce sera par exemple le cas d’une viennoiserie dont, historiquement, le nom a puisé son origine dans la région gasconne, et qui fait la fierté de tout le Sud de la France : la chocolatine », écrivent les signataires de l’amendement, pas tous issus du sud-ouest de la France. Le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a estimé en substance que ce n’était pas du niveau du Parlement.

L’étiquetage de certaines denrées alimentaires sera renforcé
Lors de l’examen du projet de loi agriculture et alimentation, l’Assemblée nationale a décidé, samedi 26 mai, de renforcer l’étiquetage de certaines denrées alimentaires, via un amendement La République en marche (LRM) adopté contre l’avis du gouvernement. Il prévoit de faire figurer à partir de janvier 2023 sur certaines denrées alimentaires différentes mentions telles que « nourri aux OGM », le mode d’élevage, l’origine géographique, ou encore « le nombre de traitements, par des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes frais », un décret devant préciser ses conditions d’application.

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                Alimentation : le Nutri-Score peine à s’imposer



Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a assuré que la mesure ne lui posait « pas de problème sur le fond », mais il a souligné qu’une expérimentation était en cours sur l’étiquetage, mise en œuvre dans le cadre de la loi Sapin II, que « la France avait eu beaucoup de mal à obtenir » au niveau européen. « Le fait d’inscrire maintenant cet objet-là dans la loi pourrait fragiliser notre expérimentation au niveau européen », a-t-il insisté. A l’issue du vote, il a encore exprimé sa « préoccupation », disant espérer « ne pas avoir à mettre à terre tout le travail qui a été fait » avec un arrêt « brutal » de l’étiquetage des produits laitiers et de la viande.
Sur l’étiquetage du vin, question longuement débattue, les députés ont voté, contre l’avis du gouvernement, pour imposer la mention du pays d’origine d’un vin, « en évidence sur l’étiquette » à partir de 2019. Les élus ont également voté l’abrogation d’une loi de 1957, qui interdisait la fabrication de mousseux autres que « la Clairette de Die » dans les aires ayant droit à cette appellation.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Treize manifestants ont été tués par la police à Tuticorin, dans le sud du pays. Ils protestaient contre la réouverture et l’extension d’une fonderie de cuivre accusée de polluer l’air et les nappes phréatiques.
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Les conflits environnementaux se multiplient en Inde

Treize manifestants ont été tués par la police à Tuticorin, dans le sud du pays. Ils protestaient contre la réouverture et l’extension d’une fonderie de cuivre accusée de polluer l’air et les nappes phréatiques.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
26.05.2018 à 15h31
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

« Cette tragédie symbolise l’échec de la gouvernance environnementale en Inde », s’alarme Sunita Narain, la directrice du Centre pour la science et l’environnement (CSE) basé à New Delhi. Treize manifestants ont été tués par la police dans le sud de l’Inde, à Tuticorin, mardi 22 et mercredi 23 mai, alors qu’ils protestaient contre la réouverture et l’extension d’une fonderie de cuivre appartenant à Sterlite Industries, une filiale du géant minier britannique Vedanta.
Depuis sa construction en 1996, les riverains l’accusent de polluer l’air et les nappes phréatiques. Ils avaient décidé d’organiser une grande manifestation mardi, au 100e jour de leur mouvement.
Des magasins et près d’une centaine de véhicules ont été incendiés. Les heurts violents ont également fait une trentaine de blessés chez les policiers et une centaine parmi les manifestants. « C’est la première fois, dans l’Etat du Tamil Nadu, que des défenseurs de l’environnement sont tués en masse par la police », témoigne Nityanand Jayaraman.
Le leader du Parti du Congrès, Rahul Gandhi, a dénoncé un « exemple brutal de terrorisme d’Etat »
Sous le choc, cet écrivain et militant raconte que des dizaines de pêcheurs ont été arrêtées par la police dans les jours qui ont suivi. Anil Agarwal, le PDG de Vedanta, s’est dit « attristé » par ce « malheureux incident », ajoutant qu’il attendrait le feu vert du gouvernement et de la justice pour rouvrir la fonderie. Le leader du Parti du Congrès, Rahul Gandhi, a dénoncé, pour sa part, un « exemple brutal de terrorisme d’Etat ».
« Les riverains n’ont pas seulement manifesté contre l’usine, mais aussi contre les autorités qui protègent Vedanta. Ils se sentent seuls, incompris », explique l’écrivain. En 2013, la Cour suprême a condamné Sterlite Industries à une amende de l’équivalent de 12,5 millions d’euros pour avoir dégradé l’environnement entre 1997 et 2012 et fait fonctionner...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », analyse l’impact de la décision de la justice européenne contre le moratoire imposé par la Commission à l’insecticide fipronil.
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« Malgré les menaces environnementales, le principe de précaution est remis en cause »

Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », analyse l’impact de la décision de la justice européenne contre le moratoire imposé par la Commission à l’insecticide fipronil.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 09h00
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. Le paradoxe est remarquable : c’est au moment où les deux grandes menaces environnementales – l’effondrement de la biodiversité et le dérèglement climatique – se font de plus en plus tangibles et inquiétantes, que le principe de précaution est remis en cause. En dépit de nombreuses campagnes visant à sa suppression, il demeure bien sûr inscrit, sous des formes différentes, dans les droits français et européen. Mais un arrêt récent et inattendu du tribunal de l’Union européenne en limite fortement la portée.
Rappelons d’abord que le principe de précaution n’est pas, comme ses détracteurs aiment à le caricaturer, un principe d’inaction, de peur, de paralysie, etc. C’est, plutôt, un principe de bon père de famille, qui entend limiter les risques majeurs par l’acquisition de connaissances. Le voici, tel qu’il est libellé dans la Charte de l’environnement, annexée en 2005 à la Constitution française : « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent (…) à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. » Figurez-vous la proposition inverse et vous serez convaincu qu’il est difficile d’imaginer principe plus consensuel.
Or voilà que le tribunal de l’Union européenne le réinterprète. Dans un arrêt du 17 mai, la juridiction communautaire a donné raison à BASF, qui attaquait la Commission pour avoir imposé, en 2013, un moratoire à l’un de ses produits, le fipronil – un insecticide mis en cause dans le déclin des abeilles. Dans son arrêt, le tribunal justifie sa décision par le fait que l’exécutif européen n’a pas conduit d’analyse d’impact préalable aux mesures prises à l’encontre du produit.
Gérer l’incertitude
Une « analyse d’impact » ? Il s’agit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Les Décodeurs résument l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/05/2018
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Gouvernement en Italie, réforme de la SNCF et RGPD : l’actualité à retenir de la semaine

Les Décodeurs résument l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
26.05.2018 à 07h48
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Italie : Giuseppe Conte proposé pour diriger le gouvernement
Luigi Di Maio et Matteo Salvini, les chefs de file respectifs du Mouvement 5 étoiles (M5S) et du parti d’extrême droite La Ligue, ont proposé au président de la République, Sergio Mattarella, le nom de Giuseppe Conte pour diriger le gouvernement italien, lundi 21 mai. Mercredi 23, le président de la République a accepté cette proposition.
Dans la foulée, le CV du nouveau chef du gouvernement a été passé à la loupe par la presse. Le New York Times a ainsi révélé que l’université de New York n’a aucune trace du passage de M. Conte dans ses murs, alors que ce dernier affirmait y avoir suivi des cours d’été.
Le programme de gouvernement conclu vendredi 18 mai entre les deux formations politiques comporte trente points et a été accepté par les militants des deux partis au cours du week-end précédent. M. Conte est désormais chargé de former un gouvernement qui reflète la plateforme électorale des deux mouvements de la coalition : les postes régaliens sont âprement disputés entre les deux formations.
SNCF : 94,97 % des cheminots ayant participé à la consultation syndicale opposés à la réforme
A l’issue d’une consultation interne, organisée par l’intersyndicale (CGT, UNSA, SUD et CFDT), plus de 90 000 salariés de la SNCF ont voté contre le projet de réforme de l’entreprise publique proposé, soit 94,97 % des suffrages exprimés. Le taux de participation est de 61,15 % selon Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail.
L’intersyndicale a fustigé l’attitude de la direction, qui a tout fait pour empêcher la consultation, donnant des consignes pour bloquer l’accès aux locaux de l’entreprise. « Heureusement, la plupart des directeurs n’ont pas appliqué ces directives », a précisé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.
Vendredi, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé aux syndicats la reprise d’une partie de la dette de la SNCF par l’Etat (35 milliards d’euros). Elle se ferait en deux temps : 25 milliards d’euros en 2020 et 10 milliards d’euros en 2022. Les syndicats de la compagnie ont décidé de poursuivre la grève, malgré les annonces de l’Etat.
Paris à la traîne des capitales européennes en matière de qualité de l’air
Copenhague, Amsterdam et Oslo arrivent en tête des villes européennes en matière de qualité de l’air et de mobilité, selon un classement réalisé par l’ONG Greenpeace. Paris, qui émarge en milieu de tableau (7e, avec une note globale de 38,75/100), est particulièrement mal noté sur la qualité de l’air avec 9,5/20, seule Moscou fait pire.
Le RGPD en application depuis vendredi 25 mai
C’est hier qu’est entré en application le RGPD, le règlement général pour la protection des données, une nouvelle loi européenne votée en avril 2016 qui encadre l’utilisation des données personnelles par tout service numérique proposé aux citoyens européens (dont Le Monde).

Parcoursup : l’attente pour la moitié des 812 000 candidats
Les premiers résultats de la procédure d’admission dans l’enseignement supérieur sont tombés peu après 18 heures mardi 22 mai, « plus de la moitié » des candidats ont reçu au moins une réponse favorable, selon la ministre de l’éducation supérieur, Frédérique Vidal.

        Lire aussi :
         

                Parcoursup : « C’est pas une fac, c’est “Koh-Lanta” », les lycéens se défoulent sur Twitter



Dans le détail, 44 % des candidats ont été recalés partout et ils doivent désormais attendre que les places se libèrent. Ceux qui ont été acceptés dans plusieurs formations choisissent avant de savoir où ils vont se trouver à la rentrée.
Trump exige une enquête sur une supposée surveillance de sa campagne de 2016 par le FBI
Donald Trump a demandé une enquête sur une possible « infiltration » de sa campagne par des agents de la police fédérale (FBI). Une accusation qu’il brandit depuis plusieurs jours sans fournir d’éléments de preuves à l’appui.
Nombre d’élus démocrates accusent la Maison Blanche et les républicains de chercher en réalité à déstabiliser Robert Mueller, qui enquête depuis un an sur une éventuelle collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de M. Trump pour que ce dernier l’emporte face à Hillary Clinton en novembre 2016.
Nucléaire iranien : Téhéran réclame des compensations aux Européens
L’ayatollah Khamenei a formulé ses conditions aux Européens pour rester dans l’accord signé en 2015 et dont se sont retirés les Etats-Unis, principalement pour compenser économiquement ce retrait. Une façon, pour le guide suprême, d’ignorer les exigences formulées par Washington.
Parmi ces 12 exigences, sans lesquelles l’Iran quitterait aussi l’accord de 2015, l’ayatollah Khamenei réclame que l’Europe « garantisse pleinement les ventes de pétrole iranien » et que les autres parties du contrat s’engagent à ne pas rouvrir les négociations sur le nucléaire iranien.
Mais aussi…
Affaire Business France. La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a été placée sous le statut de témoin assisté dans l’enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme » visant Business France (BF).« Fake news ». Les députés ont entamé la lecture du projet de loi « manipulations de l’information » mercredi 23 mai.Greffes. Une équipe médicale française a réussi à implanter une trachée artificielle à douze patients souffrant notamment de lésions cancéreuses, une première mondiale.Escroquerie à la « taxe carbone ». Neuf ans de prison et 3 millions d’euros d’amende pour la Marseillaise Christiane Melgrani.Extrême droite. Grégoire M, un Français, a été condamné à six ans de prison en Ukraine, il avait été arrêté en mai 2016, avec notamment trois lance-roquettes, six kalachnikovs, un gros stock de munitions et plus de 100 kg de TNT. Terrorisme. Adrien Guihal, celui qui était l’une des « voix » de l’organisation Etat islamique a été capturé par les forces kurdes.Ebola. Une campagne de vaccination a démarré en République démocratique du Congo après la mort de vingt-six personnes.Fait-divers. Le couple français Sabrina Kouider et Ouissem Medouni a été reconnu, jeudi 24 mai, coupable du meurtre de la jeune fille au pair Sophie Lionnet, dont le cadavre carbonisé avait été retrouvé dans leur jardin à Londres.Chômage. Le taux de chômage remonte légèrement au premier trimestre 2018 en France (+ 0,2 point) et s’établit à 9,2 % de la population active.Homme battu à mort à Pau. Deux mineurs sans casier judiciaire présentés à un juge pour « homicide volontaire ». Le motif de l’agression n’est pas encore établi.
Disparition
Etats-Unis. L’écrivain américain Philip Roth est mort à l’âge de 85 ans. L’auteur de Portnoy et son complexe et de Pastorale américaine avait été régulièrement pressenti pour le Nobel de littérature, sans jamais l’obtenir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Chaque année, le College of Environmental Science and Forestry propose un « top 10 » des espèces nouvellement décrites. Une illustration de la fragilité de la biodiversité.
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<filnamedate="20180529"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180529"><AAMMJJHH="2018052915">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ La députée socialiste Delphine Bato a affirmé, mercredi, que des industriels avaient eu accès à un amendement avant les parlementaires. Une enquête interne n’a pas permis de déterminer l’origine de la fuite.
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Glyphosate : Stéphane Travert dément tout lien avec les lobbies après la fuite d’un amendement

La députée socialiste Delphine Bato a affirmé, mercredi, que des industriels avaient eu accès à un amendement avant les parlementaires. Une enquête interne n’a pas permis de déterminer l’origine de la fuite.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 13h04
   





                        



   


Alors que l’Assemblée est en plein examen de la loi sur l’agriculture et l’alimentation, l’ancienne ministre socialiste Delphine Batho a affirmé devant les députés, mercredi 24 mai, que l’Union pour la protection des plantes (UIPP), réunissant des producteurs de pesticides comme Monsanto ou Bayer, avait eu accès à son amendement d’interdiction de l’herbicide controversé glyphosate « plus de quatre-vingt-dix heures » avant les députés.
« J’ai saisi le 30 mars le président de l’Assemblée nationale de ces faits. (…) Il est inacceptable que des lobbies puissent avoir des accès privilégiés à des informations internes à l’Assemblée nationale afin de déployer des stratégies pour court-circuiter nos débats », a-t-elle dénoncé.
Estimant que cet « exemple est rarissime », le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a indiqué, jeudi, qu’une enquête menée en interne n’avait « pas permis de déterminer d’où venait la fuite ». « Sur la sécurisation du processus de dépôt de nos amendements nous allons encore renforcer nos règles », a-t-il conclu.
« En tout cas, ce ne sont pas les fonctionnaires de l’Assemblée nationale (…) qui diffusent les amendements dont ils ont connaissance », a-t-il précisé, avant de poursuivre : « Il ne faut pas non plus fantasmer sur des lobbies. Je considère qu’il est normal qu’il y ait des groupes de pression qui fassent entendre les intérêts privés (…) après c’est le Parlement qui tranche en toute transparence. »
Stéphane Travert « pas aux mains des lobbies »
Interpellé sur d’éventuels échanges avec l’UIPP sur Franceinfo, vendredi matin, le ministre de l’agriculture, M. Travert, a d’abord estimé « curieux de retrouver des amendements comme ça dans la nature », avant d’affirmer : « Je ne suis jamais en contact avec l’UIPP. Ça commence à bien faire. (…) Cela fait des semaines et des semaines qu’on m’insulte à longueur de journée, en disant que je suis aux mains des lobbies. C’est quoi, les lobbies ? Est-ce que c’est la FNSEA, est-ce que c’est la Coordination rurale, est-ce que c’est la Confédération paysanne, qui sont les organisations syndicales ? »

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Le retrait d’un amendement inscrivant l’interdiction du glyphosate dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation a été qualifié de « rétropédalage » du gouvernement par les dizaines de milliers de signataires d’une pétition réclamant une sortie de cet herbicide en France en trois ans.
Alors qu’Emmanuel Macron avait demandé à la fin de novembre au gouvernement de « prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans », M. Travert a fait savoir qu’il s’agissait avant tout d’une « mobilisation ».
Des élus de plusieurs groupes, y compris certains députés En Marche comme Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, espèrent néanmoins « de nouvelles avancées », dont une « programmation raisonnée de la fin du glyphosate » inscrit dans la loi.

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