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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Retour sur les matchs les plus importants de cette troisième journée de Roland-Garros.
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Roland-Garros : les résultats les plus marquants de la journée

Retour sur les matchs les plus importants de cette troisième journée de Roland-Garros.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 15h05
   





                        


Retour sur les matchs les plus importants de cette troisième journée de Roland-Garros.
Première victoire à « Roland » pour la Française Fiona Ferro

Fiona Ferro est parfaitement dans son match face à l'Allemande Witthoeft (4/1) !! La Française déroule !! #RG18… https://t.co/dChzgUzMrJ— francetvsport (@France tv sport)


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A 21 ans et à la 257e place mondiale, Fiona Ferro a battu, pour sa première victoire « roland-garossienne », l’Allemande Carina Witthöft (61e) en deux sets (6-4, 6-2). Elle passe pour la première fois le premier tour et retrouvera l’Espagnole Garbine Muguruza, qui avait remporté le tournoi en 2016.
La championne de 2016 Garbine Muguruza avance

Au filet Garbiñe Muguruza est la patronne ! 20 points remportés sur 27 montées !! 😮 #RG18 #tennis @GarbiMuguruza https://t.co/r7qqzSWeyb— francetvsport (@France tv sport)


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L’Espagnole a survécu au match qui l’opposait à la gagnante de 2009, Svetlana Kuznetsova, en deux sets (7-6, 6-2). L’année dernière, Serena Williams avait mis un terme à sa défense du titre au 4e tour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’ex-président de la FIFA revisite pour « Le Monde » sa carrière et sa chute, à l’occasion de la sortie de son livre. Il estime que les dirigeants actuels de la FIFA veulent « sauver leur peau ».
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Sepp Blatter : « La FIFA est dans ses petits souliers face à Michel Platini »

L’ex-président de la FIFA revisite pour « Le Monde » sa carrière et sa chute, à l’occasion de la sortie de son livre. Il estime que les dirigeants actuels de la FIFA veulent « sauver leur peau ».



Le Monde
 |    29.05.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 15h11
    |

            Rémi Dupré








                        



   


A 82 ans, le Suisse Sepp Blatter vient de passer une batterie d’examens « rassurants ». Pour raison de santé, l’ex-président de la Fédération internationale de football (1998-2015), suspendu six ans, a été contraint d’annuler sa venue à Paris pour assurer la promotion de son livre, Ma vérité (Ed. Héloïse d’Ormesson). C’est donc depuis Zurich que le « roi déchu » du football mondial est revenu, pour Le Monde, sur son règne et les affaires qui ont marqué sa chute.

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                Le bras de fer continue entre Michel Platini et la FIFA



Le parquet suisse a notifié par écrit à Michel Platini qu’il « ne sera pas incriminé » dans le cadre de la procédure vous visant et concernant le versement des 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros). A vos yeux, est-ce une bonne nouvelle ?
Bien sûr que c’est une bonne nouvelle. Elle est très tardive. Comment se fait-il que ce cas ouvert contre moi, avec M. Platini comme témoin assisté, date de septembre 2015 ? La FIFA est dans ses petits souliers face à Michel Platini. Pour autant qu’il revienne. Alors, vous imaginez…
Comprenez-vous les arguments de la FIFA, qui refuse, sur la base de son code éthique, de lever la suspension de quatre ans de M. Platini ?
Non. Les gens de la FIFA utilisent ces arguments car c’est le seul moyen de sauver leur peau. Le comité d’éthique de la FIFA a ouvert une procédure après l’intervention de la justice suisse sur ces 2 millions et, me concernant, cette affaire de contrat de télévision pour les Caraïbes. Pour ma part, l’affaire au parquet suisse se terminera après la Coupe du monde. A ce moment-là, il n’y aura plus de raison de maintenir cette suspension sur le plan éthique.
Au regard du calendrier électoral, de quel recours M. Platini dispose-t-il s’il souhaite revenir dans le jeu politique ?
Moi, ça ne me gêne pas d’être suspendu six ans. Mais la suspension de Michel Platini se termine en octobre 2019, quatre mois après l’élection à la FIFA, à Paris. Le calendrier favorise Gianni Infantino (son successeur à la FIFA et ex-bras droit de M. Platini). Les fédérations nationales pourraient demander un report du congrès électif ou, si l’actuel président de la FIFA est réélu, remettre en cause cette réélection et demander la tenue d’un congrès extraordinaire après octobre 2019 et la levée de la suspension de M. Platini.
Sur le paiement des 2 millions à Michel Platini, qui a provoqué votre chute avec cette « dénonciation » au parquet suisse ?
Celui qui a dénoncé cette affaire au parquet suisse est l’incontournable Marco Villiger, mon directeur juridique. Il avait les relations directes avec le parquet.
Plusieurs sources vous soupçonnent d’avoir demandé à M. Villiger de transmettre le dossier des 2 millions au parquet pour activer le comité d’éthique. Avez-vous tué Platini ?
Jamais de la vie. Je ne vais pas me tirer dans les jambes. Moi, footballeur, me tirer dans le pied… Michel Platini a pensé que je ne voulais pas qu’il soit président. Mais il a mis longtemps à penser le contraire. Je n’ai pas tué Platini.
Ces 2 millions étaient pourtant vus à l’été 2015, à Zurich, dans votre entourage, comme le dossier qui pouvait abattre Michel Platini…
Oui. C’est un complot venant de gens qui voulaient le sortir.

   


Votre ouvrage s’intitule « Ma vérité ». C’est donc bien la vôtre, sujette à caution.
Je ne changerai pas : je suis profondément un homme sincère. Qui détient la vérité ? C’est ma vérité, je peux jurer sur ce que j’ai écrit, selon mes sentiments, que tout s’est passé comme ça. Je ne veux pas être une victime, j’ai fait des erreurs, mais je ne regrette rien.
Avez-vous gardé des secrets en réserve ?
Il y a des choses dont je ne voulais pas parler, en lien notamment avec l’actuel président. Mon éditeur m’a bien dit que je ne pouvais pas écrire des choses susceptibles de donner lieu à un procès. Un procès, c’est pourtant bien pour vendre un livre.
De quoi êtes-vous le plus fier ?
Je suis sorti d’un milieu ouvrier. Je suis né prématuré, la sage-femme avait annoncé « il vit ou il ne vit pas ». J’ai passé quarante et une années à la FIFA et je suis fier de l’universalité du football, organisée dans tous les pays.
« Tu as créé un monstre », vous a dit votre prédécesseur (1974-1998) Joao Havelange. Ce monstre est-il devenu incontrôlable ?
Oui. Aucune culture au monde ne fascine et ne rassemble autant que le football. Il y a eu des dégâts collatéraux avec tout cet l’argent, les intérêts personnels et l’importance économique.
Vous assurez n’avoir ouvert les yeux que a posteriori sur les agissements de Joao Havelange, qui a touché des commissions de la société ISL. Votre aveuglement était-il volontaire ? Avez-vous laissé faire ?
Je me réfère à mes philosophes et humanistes Confucius, Bouddha, Socrate, Jésus, Mahomet. Ils ont dit « ne jugez pas, sinon vous serez jugés ». C’est la vérité : si j’avais vu et su, j’aurais agi. Cette affaire ISL a été jusqu’au tribunal fédéral, qui m’a blanchi. Le comité d’éthique de la FIFA m’a aussi blanchi et m’a seulement reproché « des maladresses ».
La question se pose également quant aux agissements de nombreux membres du comité exécutif de la FIFA, que vous avez longtemps côtoyés. Comment pouvez-vous dire que vous êtes tombé de l’armoire, le 27 mai 2015, quand vous découvrez la liste des personnes inculpées par la justice américaine ?
Ceux qui étaient sur la liste avaient remplacé Jack Warner et Chuck Blazer à la FIFA. L’armoire m’est tombée dessus. Les gens ont été arrêtés pour leurs activités dans les deux confédérations américaines. Comment pouvais-je savoir qu’ils avaient mis l’argent des droits télévisés dans leur poche ? Pourquoi n’ont-ils pas été arrêtés aux Etats-Unis mais à Zurich, avant le congrès de la FIFA de 2015, avec la bienveillance des autorités suisses ?
C’est un attentat contre la FIFA et son président. Le plus grave : des gens à la FIFA, le secrétaire général (Jérôme Valcke), son adjoint (Markus Kattner) et le directeur juridique (Marco Villiger) savaient que la justice américaine allait attaquer la FIFA. Malgré le cas Chuck Blazer, je pensais que les Etats-Unis chercheraient chez eux.
A-t-on cherché à vous corrompre ?
Une fois : on m’a proposé et mis 50 000 dollars dans la poche. Je les ai redéposés à la banque pour les renvoyer. La personne les a récupérés.
Quel rapport entretenez-vous avec l’argent ?
Je n’ai jamais accepté de l’argent que je n’avais pas gagné. Je n’ai jamais demandé un contrat plus élevé. Quant à mon salaire de président (3,2 millions de francs suisses annuels, en 2015), sa valeur était définie par la commission des rémunérations et de contrôle. J’ai touché un bonus de 10 millions de francs suisses pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud. Contrairement à ce que dit la FIFA, je n’ai jamais touché de bonus pour le Mondial 2014.
Avez-vous cherché à corrompre, notamment en 1998, lors de votre accession au pouvoir ?
On ne voulait pas que je sois élu. Le seul qui me soutenait, c’était Michel Platini. En 1998, on a parlé de machination avant le congrès, à Paris, on a dit que j’avais distribué des enveloppes aux votants. Je n’étais pas dans l’hôtel des congressistes en question. Je n’ai pas acheté les voix, je n’étais pas là.
Avez-vous été obsédé par la conquête et la conservation du pouvoir ?
Ce n’est pas le titre qui te donne le pouvoir. Le pouvoir, il faut l’exercer. Ce n’est pas le pouvoir qui m’a aveuglé. En 2014, j’aurais dû arrêter. Mais on n’aurait pas ce livre maintenant. J’étais un chef d’Etat sans Etat, élu par le peuple, en cohabitation avec les confédérations continentales.
Après le congrès de 1998 et surtout celui de 2002, durant lequel des membres du comité exécutif de la FIFA voulaient me mettre en prison préventive, ça roulait pour moi. C’était comme une lettre à la poste. Comme cela allait trop bien, des responsables ont considéré que je n’avais pas vu venir certaines choses, par inattention.
Pourquoi regrettez-vous d’avoir remis votre mandat à disposition, le 2 juin 2015 ?
J’aurais dû lutter, mais je n’avais pas la force. J’ai été poussé par les personnes autour de moi : MM. Valcke, Villiger, Thomas Werlen du cabinet d’avocats américain Quinn Emanuel, Domenico Scala (le patron du comité d’audit et de conformité), l’homme fort qui se voyait déjà président.
Dans quelle mesure M. Infantino, votre successeur, a-t-il « fait table rase » de votre règne, comme vous l’écrivez ?
Il a fait partir une soixantaine de membres de la direction de la FIFA. Ils étaient là depuis quinze, vingt ans. Le seul qui a été conservé est Marco Villiger. Pourquoi ? Parce qu’il avait à la fois les contacts avec la justice américaine et la justice suisse.
L’attribution du Mondial 2022 au Qatar, vous la regrettez sincèrement ?
Comme président, je regrette qu’on soit allé au Qatar. Cela a changé la position géopolitique du football et des Coupes du monde. Il était prévu qu’on aille aux Etats-Unis en 2022. On aurait eu les deux grands avec la Russie, en 2018. Les Américains auraient gagné si les quatre voix de Michel Platini étaient restées là où elles devaient être.
Les Qataris ne m’en ont jamais voulu. C’est pour cela qu’ils ont retiré la candidature de Mohamed Ben Hammam (aujourd’hui suspendu à vie) contre moi en 2011.
Le Qatar a-t-il gagné de manière loyale ?
L’ingérence politique de la France a tout changé. On ne peut pas blâmer Nicolas Sarkozy d’être intervenu dans le sport. On peut juste lui dire que ce n’était pas juste.

   


Allez-vous honorer l’invitation de Vladimir Poutine à venir en Russie, lors du Mondial ?
Je ne viendrai pas au match d’ouverture pour des raisons de santé. Je préfère venir pour la fin du tournoi. J’aurais peut-être dérangé davantage mon successeur si j’étais venu au match d’ouverture.
Allez-vous envoyer votre ouvrage à MM. Platini et Valcke ?
Oui. Je leur dédicacerai et je surlignerai en rouge ou jaune les passages dans lesquels je parle d’eux.
« Il faut que M. Platini revienne aux affaires », écrivez-vous en conclusion. Cela ressemble à un baiser de la mort, dans la mesure où la consigne à Zurich, à l’été 2015, était « tout sauf Platini ». Vous faites dans l’ironie ?
Non pas tout à fait dans l’ironie. Moi, c’est fini. Mais lui a vingt ans de moins que moi. Je lui dis « fais-le et tu verras ce que va faire l’actuel président ». C’est une invitation.
Selon vous, que retiendront de vous les passionnés de football dans plusieurs décennies ?
Mon image change : il y a de plus en plus de positif. Si je ne survis pas à toutes les opérations de justice, on dira : « Il a au moins internationalisé le football. » Mais l’histoire n’est pas terminée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Sorti en tête du groupe de la mort lors du mondial 2014 (Italie, Angleterre et Uurguay), les Ticos se retrouvent, à un degré moindre, dans ue poule de costaud. Prêt pour une nouvelle surprise ?
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Tout savoir sur le Costa Rica à la Coupe du monde 2018 de football

Sorti en tête du groupe de la mort lors du mondial 2014 (Italie, Angleterre et Uurguay), les Ticos se retrouvent, à un degré moindre, dans ue poule de costaud. Prêt pour une nouvelle surprise ?



Le Monde
 |    29.05.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 14h55
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Calendrier :
17 juin : Costa Rica-Serbie (14 heures, à Samara)
22 juin : Brésil-Costa Rica (14 heures, Saint-Pétersbourg)
27 juin : Suisse-Costa Rica (20 heures, à Nijni Novgorod)
Heure française
Historique en Coupe du monde :
Cinquième participation, a atteint les quarts de finale en 2014.
Leur petit nom : 
« Los Ticos », le surnom des Costaricains en Amérique latine, plus facile à prononcer que « Costarricense ». 
L’équipe qui devrait jouer :
Keylor Navas - Giancarlo González, Johnny Acosta, Kendall Waston, Bryan Oviedo, Cristian Gamboa - David Guzmán, Celso Borges, Yeltsin Tejeda, Bryan Ruiz - Marco Ureña.
Le sélectionneur : 
Oscar Ramirez, 53 ans, cet ancien milieu de terrain a participé à la première Coupe du monde de son pays, en 1990. Il a toujours entraîné dans son pays et a pris les commandes de la sélection en août 2015.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Je pense mériter ma place car je suis non seulement le pays de ma zone à avoir disputé le plus de phases finales (je parle de ceux de ma taille, on oublie le Mexique et les Etats-Unis), mais aussi celui qui est allé le plus loin : un quart de finale il y a quatre ans au Brésil, sorti au penalties par les Pays-Bas qui finiront troisième. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « En 2014, je suis sorti premier d’un groupe de la mort qui incluait trois ex-champions du monde (Angleterre, Uruguay et Italie). Depuis, on dit que c’est moi, “la mort”. La Serbie et la Suisse ne me font pas peur, et le Brésil non plus. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Je ne me laisse jamais intimider, surtout pas par les équipes considérées comme plus fortes. Je suis conscient de mes limites – tactiques, techniques – et de ma force, qui est le collectif. »
Et trois défauts ? « A part mon gardien Keylor Navas (joueur de l’année 2018 de la Concacaf) et, dans une moindre mesure, mon meneur Bryan Ruiz (joueur de l’année 2017 de la Concacaf), je n’ai aucun joueur capable de faire basculer un match. Le collectif est aussi ma faiblesse. »
Keylor Navas en cinq dates
1949 : Après une courte guerre civile, le Costa Rica devient le premier pays du monde à abolir son armée. C’est valable dans tout le pays, y compris le comté de Perez Zeledon, près de la capitale, San José, d’où vient la famille Navas.
1978 : Mort de Don Santiago Bernabeu à l’âge de 82 ans. Cet illustre attaquant (16 saisons) et entraîneur du Real Madrid donnera son nom au stade du club. Il possède aussi une extraordinaire ressemblance avec un certain Keylor Navas, qui naîtra en 1986 et arrivera au club trente-six ans plus tard.

Entre Santiago Bernabeu et Keylor Navas, la ressemblance est frappante, bien que 100 ans les séparent sur ces photos. http://t.co/ofP4HtzBc1— ActuFoot_ (@Actu Foot)


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2014 : Arrivée de Keylor Navas, Toni Kroos et James Rodriguez au Real Madrid, qui est allé faire ses courses dans le rayon « héros de la Coupe du monde ». L’adaptation est difficile pour le gardien, qui doit gérer un Casillas qui s’accroche et être, au mieux, considéré par les fans comme une monnaie d’échange pour un meilleur gardien.
2017 : Sortie du film sur la vie de Keylor Navas. Pas un documentaire, un film, qui a nécessité un casting géant au Costa Rica pour trouver les acteurs qui joueront le jeune Keylor et le vieux Keylor. Même Ronaldo n’est pas allé aussi loin. Keylor Navas, homme de foi raconte son ascension, des barrios de San José jusqu’aux poteaux du Bernabeau. Un mélange de telenovela religieuse et d’Olive et Tom.

2018 : Navas retourne à la Coupe du monde comme capitaine, joueur le plus populaire de l’histoire de son pays et titulaire indiscutable au Real Madrid. En quatre ans, il a gagné une dizaine de trophées, dont une Liga et trois Ligues des champions. On n’entend plus trop les haters.
Figurez-vous Arsène…
… que les « Ticos » ont une chanson bien à eux pour soutenir leur sélection en Coupe du monde. Elle s’appelle Lo Daremos Todo (« On donnera tout ») et a été créée à l’occasion de leur première qualification, en 1990. On sent l’esthétique de l’époque en le regardant : les plus méchants diront que ça ressemble à une émission de chant d’une télé locale soviétique, tout en images de caméscope, claviers à la Jean-Michel Jarre et zoom gênants sur des joueurs tétanisés chantant en playback.

Pour 2018, Lo Daremos Todo a été reboosté sous la forme d’un clip sous-MTV de reggaeton sponsorisé par une banque. L’évolution artistique en dit long sur le temps passé.

Le jour où…
Le Costa Rica s’est pris pour la Juventus de Turin. Habituellement, le maillot des Ticos tourne autour du rouge, du bleu et du blanc. C’est comme ça qu’ils avaient joué leur premier match de Coupe du monde, une victoire 1-0 contre l’Ecosse en 1990. Le deuxième les opposait au Brésil de Careca et Dunga au Stadio Delle Alpi de Turin. Les Costaricains arriveront sur la pelouse de la Juventus habillés comme les Juventini, en rayures noires et blanches, alors que le rouge aurait suffi à les différencier des Brésiliens. La Fédération costaricaine se justifiera en prétextant un hommage au premier club de football du pays, le Club Sport La Libertad, dont c’étaient les couleurs.
Quelques années plus tard, des joueurs raconteront la vraie raison. Le coach serbe Bora Milutinovic avait poussé pour le maillot rayé pour que les spectateurs turinois les encouragent instinctivement. Malheureusement pour lui, il y avait plus de Brésiliens que d’Italiens au stade ce jour-là et le Brésil gagna 1-0. Pour leur troisième match, le Costa Rica jouera encore en noir et blanc et battra la Suède, obtenant le surnom de « Vecchia Costa Rica » en référence à la Vecchia Signora (« Vieille Dame ») turinoise.
Big data
Pour sa cinquième Coupe du monde, le Costa Rica retrouvera le Brésil en phase de poules pour la troisième fois. Un tirage au sort qui ne leur a pas réussi jusqu’ici, puisqu’ils ont perdu les deux matchs.
Le wiki de qui ?

   


Je suis le meilleur buteur costaricain de l’histoire de la Coupe du monde. Je me suis fait un nom dans les kick and rush sur les terrains anglais du tournant du siècle, particulièrement celui de Manchester City. C’était avant l’argent du pétrole et avant Guardiola, époque 2e division avec Eyal Berkovic, Paul Dickov et Ali Benarbia.
Plateau télé
La nourriture de la région est souvent riche et pas adaptée à une activité sportive, alors autant y aller à fond et commencer par le petit déjeuner, la digestion sera plus facile quand sonnera le money time. Le gallo pinto est un mélange de riz, de haricots, de viandes, d’œufs et de bananes. Parfait pour commencer la journée quand les Ticos sont à la télé, accompagné d’une boisson tout aussi légère : des graines de Chan mélangées à de l’eau. Les plus difficiles décriront le breuvage comme « visqueux », mais les vrais savent qu’il est, en plus d’être bon, parfait pour la pression artérielle et les gueules de bois.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Quatre ans après sa déconvenue en demi-finale de son Mondial, la sélection brésilienne semble avoir guéri de nombreux maux. Tout comme Neymar, qui revient de blessure juste au bon moment.
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Tout savoir sur le Brésil à la Coupe du monde 2018 de football

Quatre ans après sa déconvenue en demi-finale de son Mondial, la sélection brésilienne semble avoir guéri de nombreux maux. Tout comme Neymar, qui revient de blessure juste au bon moment.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 14h57
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Calendrier 
17 juin : Brésil - Suisse (20 heures, à Rostov)
22 juin : Brésil - Costa Rica (14 heures, à Saint-Pétersbourg)
27 juin : Serbie - Brésil (20 heures, à Moscou)
Heure française
Historique en Coupe du monde 
Vingt et unième participation, seule équipe à avoir joué toutes les phases finales, cinq victoires (1958, 1962, 1970, 1994, 2002).
Leur petit nom 
A Seleção, tout simplement « la sélection », à ne pas confondre avec la Selecção das Quinas pour le Portugal.
L’équipe qui devrait jouer 
Alisson - Danilo (ou Fagner), João Miranda, Marquinhos, Marcelo - Paulinho, Casemiro, Renato Augusto - Philippe Coutinho, Gabriel Jesus, Neymar Jr.
Sélectionneur 
Tite, 57 ans, a remplacé Dunga le 21 juin 2016. L’ancien entraîneur des Corinthians (vainqueur de la Copa Libertadores et de la Coupe du monde des clubs en 2012) a brillamment qualifié la Seleçao pour le mondial russe. Il est très apprécié de Neymar, qui aurait glissé son nom aux dirigeants pour remplacer Unai Emery. En vain.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Sans vouloir être arrogant, on peut dire que le football, c’est moi. Mon nom y est associé aux quatre coins du monde et, à la maison, c’est davantage une religion qu’un sport. Une Coupe du monde sans moi serait comme une fête sans alcool, non seulement elle ne sera pas plus folle, ce serait un goûter pour enfants. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « J’ai tout connu à ce niveau, les sommets plus hauts – je suis le seul à avoir gagné cinq fois – comme les points plus bas. Comme vous savez, je sors d’un accident industriel inimaginable (si vous voulez les détails, ils sont en annexe de mon CV, j’ai toujours du mal à en parler). J’avais touché le fond. Mais c’était il y a quatre ans, et je me sens indestructible aujourd’hui car il ne pourra rien m’arriver de pire. »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Je ne m’attarde pas sur mon trio offensif à 400 millions d’euros Neymar-Gabriel Jesus-Coutinho, dont vous connaissez la qualité. Mon N + 1 va revenir de blessure et monter en puissance au bon moment. Mon milieu est solide et créatif, avec des magiciens “box to box” made in Brazil et mes latéraux, une spécialité locale, restent décisifs. »
Et trois défauts ? « Achille avait son talon, et moi j’ai ma défense centrale, à jamais ma faiblesse fatale. Si le moral est au plus haut, la catastrophe d’il y a quatre ans peut ressurgir à tout moment si un match se complique. C’est si facile de revivre un cauchemar, surtout quand Thiago Silva, le capitaine frousse de l’époque, est sur le banc pour nous le rappeler. »

   


Neymar Jr. en cinq dates
1993 : La Seleçao passe par une période sombre. Le jeu, défensif et laborieux, montré au Mondial italien est férocement critiqué. Tout le monde a encore en tête les esthètes des années 1980. Dans ce marasme naît le futur sauveur, Neymar da Silva Santos Júnior.
2003 : Luis Inacio Lula da Silva, dit « Lula », le premier président de gauche depuis la fin de la dictature. A Sao Paulo, Neymar, 10 ans, commence sa carrière dans les équipes juvéniles de Santos et achète la première maison à sa famille.
2010 : Début de la gloire footballistique et capillaire (période coupe d’iroquois). Avec Ganso et Robinho, ils forment les « Gamins du coin » à Santos. Les premières vidéos YouTube de ses exploits gagnent des vues en Europe, où il est sur le point de partir. Il faudra un gros contrat, et un coup de fil de Pelé, pour qu’il reste encore un peu au pays.
4 juillet 2014 : Brésil-Colombie en quarts de finale de la Coupe du monde. Un coup de genou de Zuniga manque de le paralyser. Il sort en pleurs, rate la finale et quelques jours plus tard, tout le pays fera comme lui.
25 février 2018 : Victoire nette du PSG contre l’OM et blessure nette de Neymar, qui se casse un os du pied droit. Encore une blessure en période de Coupe du monde. Mais cette fois, elle a été calculée pour qu’il revienne, en pleine forme, pour son début.

   


Figurez-vous Arsène…
… qu’au Brésil, « but de l’Allemagne » est devenue une expression courante pour parler d’une mauvaise nouvelle. Par exemple : le prix des transports en commun augmente ? « Ah, c’est encore un but de l’Allemagne, ça. » La fête de Joao est annulée ? « But de l’Allemagne, dommage. » Vous aurez compris, elle vient de la demi-finale perdue par le Brésil chez lui, il y a quatre ans, contre l’Allemagne 7 à 1. Ou, comme on l’appelle au pays, « le massacre de Belo Horizonte ».

   


Le jour où…
Garrincha inventa le « Olé » devant 100 000 Mexicains. La scène se passe en 1957. Garrincha, le légendaire ailier brésilien à la jambe droite plus courte de 6 centimètres que la gauche, a 24 ans. Son équipe de Botafogo affronte River Plate pour un tournoi dans un stade rempli de 100 000 supporteurs survoltés. L’entraîneur brésilien João Saldanha racontera dans un livre que ce fut « ce jour-là qu’apparu le cri “Olé”, devenu si commun sur les pelouses depuis. (…) Ce fut un “Olé” personnel. De Garrincha au défenseur Vairo ». Pendant tout le match, le petit dribbleur a rendu fou l’Argentin avec ses feintes et ses hésitations, et à chaque fois le public réagissait à l’unisson. « Chaque fois qu’il s’arrêtait devant Vairo, le public se taisait. Et quand il faisait mordre la poussière à Vairo, un chœur de 100 000 personnes criait “Olé” », se souvient Saldanha. L’Argentin, mis à mort comme un taureau, sortira avant la fin du match. Mais il le fera avec un grand sourire. Saldanha l’a entendu dire « Il n’y a rien à faire, c’est impossible. » Et s’adressant à son remplaçant : « Bonne chance mec. Avant d’entrer, je te conseille d’écrire une lettre à ta maman. »
Big data
« Le Roi » Pelé est le seul joueur à avoir gagné trois fois la Coupe du monde, en 1958, 1962 (même s’il se blessa au bout du deuxième match) et 1970.
Le wiki de qui ?

   


Ma carrière internationale confidentielle (20 sélections, 4 buts) ne doit pas cacher mon talent, autant devant le but qu’en boîte de nuit, et ma capacité à gagner les cœurs des suppporteurs, que ce soit en Russie, où je suis une légende, en Turquie, où je cours toujours, ou à Monaco, où ma pige a laissé des souvenirs agréables.
Plateau télé
En l’honneur du sauveur Neymar, un menu typique de Sao Paulo : la mégalopole n’est pas une Mecque gastronomique mais elle a le mérite de concentrer des plats de tout le Brésil et d’ailleurs : un combo pain perdu/pingado (café au lait) si on est le matin, la classique et lourde feijoada si c’est pour déjeuner, et si le soleil est en train de se coucher, des quibes (version brésilienne des kebbes libanais) et quelques pao de queijo avec un guarana bien frais.

Tout savoir sur le groupe E à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur le Brésil à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur la Suisse à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur la Serbie à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur le Costa Rica à la Coupe du monde 2018





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Pour une fois la Nati ne jouera pas les Bleus en poule. Elle a tout de même touché le gros lot en affrontant le Brésil pour son entrée dans la compétition et devra enchaîner avec la Serbie. Loin d’être évident.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur la Suisse à la Coupe du monde 2018 de football

Pour une fois la Nati ne jouera pas les Bleus en poule. Elle a tout de même touché le gros lot en affrontant le Brésil pour son entrée dans la compétition et devra enchaîner avec la Serbie. Loin d’être évident.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 14h44
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 14h56
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Calendrier
17 juin : Suisse-Brésil (20 heures à Rostov-sur-le-Don)
22 juin : Suisse-Serbie (20 heures à Kaliningrad)
27 juin : Suisse-Costa Rica (20 heures à Nijni-Novgorod)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Onzième participation, meilleur résultat : quarts de finale en 1934, 1938 et 1954.
Leur petit nom
La Nati, qui n’est autre que l’abréviation de Nationalmannschaft.
L’équipe qui devrait jouer
Yann Sommer - Stephan Lichtsteiner, Fabian Schär, Manuel Akanji, Ricardo Rodriguez - Denis Zakaria, Granit Xhaka, Xherdan Shaqiri, Blerim Dzemaili, Steven Zuber - Haris Seferovic
Le sélectionneur
Vladimir Petkovic, 54 ans, originaire de Sarajevo, il rejoint la Suisse comme joueur en 1987. Depuis, il n’a presque pas quitté son pays d’adoption (une saison sur le banc de la Lazio en 2012-2013). Il est à la tête de la Nati depuis 2014.
BILAN DE COMPÉTENCES
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Pour prouver que nous valons mieux qu’une petite équipe que la France se fait un malin plaisir à retrouver dans les grandes compétitions. Cette année, pas de France dans le groupe, mais le Brésil. Pour le reste, on en fera notre affaire. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Plus d’un sera surpris d’apprendre que nous participons en Russie à notre onzième Coupe du monde, oui monsieur ! Nous avons atteint les quarts de finale à trois reprises, la dernière fois en 1954. Il est temps de revenir dans la cour des grands. »
Si vous deviez vous donner trois qualités ? « Nos adversaires devront se lever tôt pour espérer enquiller les buts. Comme à chaque compétition, nous afficherons une solide base arrière, emmenée par l’expérimenté Stephan Lichtsteiner et renforcée depuis peu par le jeune espoir de Dortmund, Manuel Akanji. Si notre muraille accuse quelques brèches, encore faudra-t-il prendre à défaut Yann Sommer. Pas une mince affaire. Au milieu, nos deux manieurs de ballons exilés en Angleterre, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, seront de vrais poisons. »
Et trois défauts ? « Le groupe manque terriblement d’une star, d’un meneur technique capable de remobiliser l’équipe dans la difficulté ou de faire basculer la rencontre sur un geste. En pointe, Haris Seferovic semble trop tendre pour une compétition de ce niveau. Plus généralement, nous devrons être bien moins friables dans la tête et plus tueurs si on veut rêver d’un beau parcours en Russie. »
STEPHAN LICHTSTEINER EN CINQ DATES
1984 : « Licht » voit le jour le 16 janvier à Adligenswil, dans le canton de Lucerne. La même année, les Suisses rejettent à plus de 70 % un référendum « contre l’abus du secret bancaire et de la puissance des banques ». Prémonitoire.
2004 : Titulaire au Grasshopper de Zurich, le footballeur préfère assurer ses arrières et obtient son diplôme d’employé de banque.
2008 : Après trois saisons pleines à Lille, le Suisse débarque à la Lazio de Rome. Les tifosi le surnomment rapidement « Forrest Gump », en hommage à ses increvables courses.
2009 : Le 13 mai, Lichtsteiner ne se manque pas lors de la séance des tirs au but de la finale de la Coupe d’Italie, contre la Sampdoria. Les Biancocelesti succèdent à leurs ennemis de l’AS Roma au palmarès. De quoi assurer au Suisse une belle réputation dans la Curva Sud.
2011 : Transféré pendant l’été à la Juventus Turin, « Licht » ouvre la marque face à Parme lors de la deuxième journée de Serie A. Il inscrit là le tout premier but dans la nouvelle enceinte de la Juve, l’Allianz Stadium. Difficile de faire plus belle entrée dans un club.

   


FIGUREZ-VOUS ARSÈNE
… que le milieu Granit Xhaka, que vous avez fait venir à Arsenal, est le frère d’un international albanais. Après avoir joué pour toutes les sélections suisses chez les juniors, Taulant Xhaka a choisi d’évoluer sous un autre maillot rouge. Les deux frères se sont d’ailleurs affrontés au premier tour de l’Euro 2016.
LE JOUR OÙ…
Le verrou suisse a vaincu l’Allemagne nazie. En 1938, la France accueille la Coupe du monde dans une Europe au bord de l’implosion. Pour l’Allemagne nazie, la compétition est l’occasion d’afficher sa puissance et ses prétentions territoriales : trois mois après l’annexion de l’Autriche (Anschluss), les deux nations ne font qu’une lors du Mondial.
En huitièmes de finale, la Mannschaft affronte la Suisse dirigée Karl Rappan. Le coach a théorisé et développé un nouveau système tactique : le verrou suisse. Précurseure du « catenaccio », cette organisation, axée sur la défense, repose sur un large repli dans sa propre moitié de terrain, quitte à laisser le ballon à l’adversaire. Un choix, destiné à compenser collectivement les carences techniques individuelles, qui s’est avéré payant face à l’Allemagne.
Incapables de se départager pour leur entrée dans la compétition (1-1), le 4 juin 1938, les deux équipes sont invitées à rejouer la partie cinq jours plus tard. Les Suisses, menés de deux buts après vingt minutes, s’imposeront face à l’un des favoris du Mondial (4-2). Une défaite vécue comme une humiliation outre-Rhin. Mais un fascisme peut en cacher un autre : l’Italie emmenée par Giuseppe Meazza soulèvera le trophée Jules Rimet, qui ne sera remis en jeu qu’en 1950, guerre oblige.
BIG DATA
0. La Suisse est la seule nation à avoir été éliminée d’une Coupe du monde sans encaisser le moindre but. Lors du mondial allemand en 2006, les Helvètes ne s’étaient inclinés qu’aux tirs au but face à l’Ukraine, en huitième de finale.

LE WIKI DE QUI ?

   


Premier Suisse à inscrire plusieurs buts lors d’un Euro, je suis parfois considéré comme le meilleur numéro 10 de la Nati.
PLATEAU TÉLÉ
Une fois n’est pas coutume, on finira par la boisson. Pour les plus pressés, rien de mieux que les Schinkengipfeli pour tenir le match. Pour ceux qui butteraient sur la traduction, il s’agit de croissants au jambon. Simple, efficace : le met d’Alexander Frei. Les plus doués pourront se laisser tenter par un Älplermagrone, soit un gratin à base de pommes de terre, de macaronis et de crème.
Niveau liquide, on fait dans le classique et corsé : l’absinthe. La première distillerie a d’ailleurs été créée dans la région Val-de-Travers. Si vous craignez de ne pas pouvoir finir le match, soyez raisonnables et reportez-vous sur un blanc du Valais.

Tout savoir sur le groupe E à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur le Brésil à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur la Suisse à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur la Serbie à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur le Costa Rica à la Coupe du monde 2018





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Placés dans une poule compliquée, les Serbes, qui ont changé de sélectionneur en novembre miseront sur des joueurs d’expérience pour sortir du groupe E.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Tout savoir sur la Serbie à la Coupe du monde 2018 de football

Placés dans une poule compliquée, les Serbes, qui ont changé de sélectionneur en novembre miseront sur des joueurs d’expérience pour sortir du groupe E.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 14h58
    |

            Clément Martel








                        



   


Calendrier
17 juin : Costa-Rica - Serbie (14 heures à Samara)
22 juin : Serbie-Suisse (20 heures à Kaliningrad)
27 juin : Serbie-Brésil (20 heures à Moscou)
Historique en Coupe du monde
Quatrième participation, meilleur résultat : huitièmes de finale en 1998.
Leur petit nom
Les Aigles blancs
L’équipe qui devrait jouer
Stojkovic - Ivanovic, Maksimovic, Tosic - Rukavina, Gudelj, Matic, Kolarov - Tadic, Ljajic - Mitrovic.
Le sélectionneur
Pourquoi changer de sélectionneur à quelques mois de la Coupe du monde alors que le précédent y a hissé le pays ? Vizir devenu calife à la place du calife Slavo Muslin en octobre, l’ancien défenseur international Mladen Krstajic évitera de répondre à cette question. A 44 ans, le nouveau sélectionneur sans expérience de coaching n’a eu que quelques matchs pour prendre le pouls de son équipe. Et s’est surtout illustré pour avoir ôté le brassard de capitaine à Ivanovic pour l’offrir à Kolarov.
BILAN DE COMPÉTENCES
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? Absente des trois dernières grandes compétitions, je suis au rendez-vous cette année après une solide campagne de qualifications. Si mon pays sous cette appellation est récent, je descends de grandes équipes yougoslaves et me verrais bien être la surprise en Russie. 
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? Première de ma poule de qualification, je m’appuie sur une ossature de joueurs expérimentés, ayant roulé leur bosse dans les grands clubs européens. Les noms de Matic, Kolarov, Ivanovic ou Stojkovic doivent vous parler. 
Si vous deviez nous donner trois qualités ? J’ai incorporé à mon équipe une partie de vainqueurs de la Coupe du monde des moins de 20 ans (2015), mes joueurs ont une maîtrise technique leur permettant de se sortir de la plupart des situations et d’accumuler les buts. Et ma ligne arrière compte plus de 250 sélections cumulées. 
Et trois défauts ? A part le fait que notre coach intérimaire n’ait jamais entraîné une équipe ? Je manque un peu de repères en compétition internationale et mes changements de système de jeu n’aident pas. Oh, et le jeune joueur qui pourrait détenir les clés de mon jeu, Milinkovic-Savic, n’avait jamais été appelé avant novembre. 
NEMANJA MATIC EN CINQ DATES
1165 : Un siècle après que la région s’est affranchie du joug grec, Stefan Nemanja (dit Etienne Nemania en français) fonde une dynastie et un royaume de Serbie. Moins d’un millénaire plus tard, un futur footballeur portant le prénom du roi illustre voit le jour en Serbie.
2008 : Evoluant sous les couleurs du club slovaque de Kosice, Matic obtient la nationalité locale mais étrenne ses premières capes en équipe de Serbie. Dix ans plus tard, il en reste un pilier.
2013 : D’une reprise de volée limpide, Nemanja permet à son Benfica de faire match nul lors de l’O Clasico face à Porto. Cette année-là, Jorge Jesus explique à Matic que son rêve d’être meneur de jeu ne lui correspond pas. Un replacement qui fait grandir Nemanja.
2016 : Brillant sous le maillot de Chelsea, Matic n’oublie pas ses racines. Il se déleste de quelques billets afin de payer les factures de tous les habitants de Vrelo, son village natal. Dans ce bourg de 1 600 âmes de l’ouest de la Serbie, « Matic le Généreux » avait par le passé financé une fontaine d’eau potable, ainsi qu’une aire de jeux dans une école primaire.
2017 : Antonio Conte n’a que ses yeux pour pleurer mais Nemanja Matic quitte Chelsea direction le nord de l’Angleterre. A Manchester United, il rejoint José Mourinho, qui récupère son joueur pour qui « marquer est un miracle mais perdre un ballon en est aussi un ».
FIGUREZ-VOUS ARSÈNE
… que les hooligans russes ont annoncé, en amont de ce Mondial, vouloir s’en prendre « aux ennemis de leurs frères serbes », à commencer par les fans de l’équipe de Croatie. Pays slaves aux destins liés, la Russie et la Serbie comptent dans leurs rangs certains des supporteurs les plus violents du monde. Ce qui inquiète notamment les autorités britanniques à l’orée de cette Coupe du monde.
LE JOUR OÙ…
Un penalty raté accélère l’explosion de la Yougoslavie. « Si j’avais mis ce penalty, ça aurait pu retarder la guerre », a confié, plusieurs années plus tard, Faruk Hadzibegic. En quarts de finale de la Coupe du monde 1990, la Yougoslavie, en passe de se déchirer entre ses différentes communautés (Croates, Serbes, Bosniaques, Monténégrins, Slovènes…), affronte l’Argentine pour une place dans le dernier carré. Le reste appartient à l’histoire. Le buteur bosniaque, originaire de Sarajevo, manque le cinquième tir au but, ce dernier penalty qui entraîne l’élimination de son équipe. Et le pays sombre dans un conflit qui durera quatre ans et fera 300 000 morts.

BIG DATA
7. Le nombre de joueurs de la sélection issus de l’équipe de moins de 20 ans montée sur le toit du monde… de l’autre côté du monde en 2015. C’est en Nouvelle-Zélande que les jeunes serbes remportent le titre mondial. Ces lointains descendants de la génération des Zvonimir Boban, Predrag Mijatovic et autres Davor Suker (champions du monde dans la même catégorie en 1987 avec la Yougoslavie) ont été intégrés à l’équipe se rendant en Russie.
LE WIKI de qui ?

   


Pilier de la défense serbe, je viens d’annoncer poursuivre mon tour du monde des clubs, en signant à Guangzhou, en Chine.
PLATEAU TÉLÉ
Vous avez envie de fromage, légumes ou viande ? Ou vous préférez des pommes, des noix ou des prunes ? Dans tous les cas, choisissez la gibanica. Cette tourte des Balkans fourrée selon l’envie s’accommodera très bien avec quelques bouteilles de pivo blonde (bière) ou quelques gouttes de rakija.

Tout savoir sur le groupe E à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur le Brésil à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur la Suisse à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur la Serbie à la Coupe du monde 2018
- Tout savoir sur le Costa Rica à la Coupe du monde 2018





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les Warriors ont renversé Houston sur son parquet lundi lors du match n° 7 de la finale de la conférence Ouest (101-92). Pour la quatrième année consécutive, ils affronteront les Cavaliers en finale des play-offs.
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NBA : Golden State élimine Houston et retrouve Cleveland en finale

Les Warriors ont renversé Houston sur son parquet lundi lors du match n° 7 de la finale de la conférence Ouest (101-92). Pour la quatrième année consécutive, ils affronteront les Cavaliers en finale des play-offs.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 08h59
   





                        



   


Les choses n’étaient pas gagnées d’avance. Dominé jusqu’à la mi-temps, le champion en titre Golden State a renversé Houston sur son parquet lundi 28 mai lors du match n° 7 de la finale de la conférence Ouest (101-92). Les Warriors s’offrent ainsi une quatrième finale NBA d’affilée face aux Cleveland Cavaliers de LeBron James.
Grand artisan du réveil des Warriors, Stephen Curry, peu en verve en début de match, a réussi un troisième quart-temps exceptionnel et terminé le match avec 27 points, dont 7 tirs à trois points.

#StrengthInNumbers x #Rockets | GAME 7 🏀

— NBAFRANCE (@NBA France)


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Devant son public, Houston, meilleure équipe de la saison régulière, avait pourtant pris l’ascendant sur Golden State en première période, imposant son jeu physique et sa défense agressive à des Warriors, maladroits au tir et privés de leur ailier Andre Iguodala, touché au genou lors du match n° 3.
A l’issue du premier acte, « l’un des pires quart-temps qu’on ait jamais joués » de l’aveu de l’entraîneur des Warriors, Steve Kerr, Golden State restait pourtant au contact (24-19). Mais Houston, poussé par son public, poursuivait sa domination au deuxième quart-temps et l’écart grandissait à 10 points en faveur des Rockets à la pause (54-43).
« On a le sentiment qu’on était vraiment proches »
Au retour du vestiaire, les Warriors, portés par leurs stars Kevin Durant (34 points) et Curry, entamaient alors une remontée fulgurante, profitant par ailleurs d’une incroyable série de 27 tirs primés manqués à la suite par Houston.
Golden State, poussé au bord de l’élimination par Houston qui a mené trois victoires à deux dans cette série, prenait alors un avantage décisif, malgré les ultimes efforts de James Harden (32 points) et d’Eric Gordon (23 points).

« On a le sentiment qu’on était vraiment proches », a estimé l’entraîneur de Houston, Mike D’Antoni, qui a enregistré sa troisième défaite en finale de conférence, après deux tentatives infructeuses à la tête de Phoenix. « Je reste optimiste pour l’avenir. On va continuer à toquer à la porte en espérant qu’elle finisse par s’ouvrir », a-t-il insisté.
Pour la quatrième année d’affilée, la finale NBA opposera donc, à partir de jeudi, Golden State à Cleveland, tombeur dimanche de Boston. Golden State a remporté le titre en 2015 et 2017, tandis que les Cavaliers se sont offerts en 2016 le premier titre de leur histoire. LeBron James, la superstar de Cleveland, disputera lui sa huitième finale de suite.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les Bleus ont pu affirmer, pour certains, leurs prétentions à une place de titulaire au Mondial en Russie. La victoire 2-0 lance idéalement la préparation.
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Coupe du monde 2018 : la balade irlandaise de l’équipe de France

Les Bleus ont pu affirmer, pour certains, leurs prétentions à une place de titulaire au Mondial en Russie. La victoire 2-0 lance idéalement la préparation.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 10h06
    |

            Clément Guillou








                        



   


La campagne russe des Bleus a débuté les pieds dans l’eau. Lundi 28 mai au Stade de France, la pluie d’été était plus hostile que l’équipe d’Irlande et, par ce temps à ne pas mettre un Adrien Rabiot dehors, les hommes de Didier Deschamps, vainqueurs 2-0, ont diffusé l’idée d’une certaine confiance, pas désagréable à deux semaines de débuter une Coupe du monde.
On a vu pire entame de préparation au Mondial, bien pire même, et le sélectionneur français signerait de suite pour un scénario identique lors des deux rencontres à venir, contre l’Italie (vendredi à Nice) et les Etats-Unis (9 juin à Lyon) : pas de blessé, zéro but encaissé et des présumés remplaçants qui montrent qu’ils ne se contentent pas de l’être.
Ce n’était certes pas le Brésil en face, pas même l’Australie, premier adversaire des Bleus et dont les caractéristiques techniques, façon de parler, sont censées être voisines de celles des Irlandais. L’Eire avait apporté sa météo mais pas grand-chose d’autre, et le 11 irlandais semblait un lointain cousin de celui qui, une heure durant, avait donné du fil à retordre en huitièmes de finale aux Bleus lors de l’Euro 2016. Il manquait même le traditionnel fighting spirit aux hommes du Nord-Irlandais Martin O’Neill, un entraîneur tellement calme qu’on a pu lui adjoindre Roy Keane sans craindre de la vaisselle cassée.
Giroud égale Zizou
Alors, sous le déluge, il a fallu se contenter de voir les Bleus disputer un entraînement filmé (76 % de possession de balle) devant un Stade de France quasi plein. Ce que ça donne ? Une maîtrise technique impressionnante d’abord, comme si les Français avaient chaussé des pneus pluie ; des latéraux dont on ne dirait pas qu’ils sortent tout juste d’un centre de remise en forme ; et un tourbillon devant, où Kylian Mbappé et Nabil Fekir ont permuté à n’en plus finir.
Du débat sur la liste des 23, la France s’apprête maintenant à glisser vers la composition du 11 titulaire au Mondial. Et si l’on comprend bien ce qu’a voulu signifier le sélectionneur après la rencontre, ses 60 millions de confrères auront tous des occasions d’avoir raison... en fonction des matches.

   


Olivier Giroud, souvent l’objet de ces querelles de machine à café, a donné du grain à moudre à ses partisans en rejoignant dans la hiérarchie des buteurs de l’équipe de France une icône, Zinédine Zidane, avec 31 buts (40è minute). Ses détracteurs profiteront du rapprochement, évidemment baroque si l’on compare les contrôles de l’un et de l’autre, pour mugir que « Giroud, c’est pas Zizou », et qu’on ne compare pas deux buts en finale de la Coupe du monde à deux buts marqués au Luxembourg. Personne n’a dit ça, surtout pas Deschamps, mais face aux équipes regroupées, son jeu de tête et son intelligence dans les combinaisons sont incontournables. L’hommage du sélectionneur, relayé par Mbappé, a été appuyé : « Au niveau international, il fait partie d’un cercle fermé. C’est un joueur injustement et trop souvent critiqué. Il n’a pas les qualités d’autres attaquants, mais son style de jeu permet à l’équipe d’avoir des enchaînements, ce qui ne l’empêche pas d’être efficace.»

#FRAIRL 40è 1-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Tolisso met le doute
L’association Mbappé-Fekir a aussi donné satisfaction, les deux jeunes attaquants saisissant pleinement l’offre qui leur était faite de s’affranchir de leurs positions figées : « Ils auront toujours cette liberté. (...) Ils ont très bien permuté, échangé, c’était intéressant. » Le Lyonnais a inscrit le deuxième but (44è), heureux, d’une frappe puissante qui aurait été repoussée neuf fois sur dix, à moins que le malheureux gardien de Liverpool Loris Karius ait vraiment lancé une mode. L’énorme faute de main de Colin Doyle, le portier irlandais, a rappelé qu’on ne gardait pas par hasard les buts d’une équipe de troisième division anglais.

#FRAIRL 44è 2-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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L’attaque française a manqué de précision dans la dernière passe mais avec deux buts marqués au moins sur les six derniers matchs, elle emmagasine une confiance qu’elle semble, si l’on en croit les déclarations d’après-match, diffuser au reste de l’équipe.
Corentin Tolisso est l’autre vainqueur de cette rencontre, l’autre homme qui instille le doute dans la tête du sélectionneur par ses bonnes prestations répétées en équipe de France. En sept sélections, il n’a quasiment jamais déçu, surtout pas face à l’Irlande où il a toujours cherché la bonne passe plutôt que le bon dribble, pris des risques mesurés et su traîner devant la surface à l’affût d’un second ballon pour faire parler sa frappe de balle. Son tir sur le poteau, à la 37è minute, est venu rappeler que, comme Paul Pogba, il a cette arme à sa panoplie. « C’est ce que j’aime faire, venir prendre le ballon un peu bas, essayer de faire le jeu, tout en se projetant vers l’avant. Je m’en suis bien sorti ce soir et j’étais en confiance. Je suis content ce soir, après il y a des passes que je n’aurais pas dû tenter, qui n’ont pas été réussies. Il faut que je progresse dans la dernière passe. A la fin, j’aurais pu donner un ballon de but à Nabil [Fekir], et c’est pour ça que je dois travailler. »
L’Italie pour éprouver la défense ?
La modestie ne peut pas déplaire à un sélectionneur, qui ne doit pas la croiser souvent dans les couloirs de Clairefontaine. Prié de dire si Corentin Tolisso constituait une alternative possible à Paul Pogba, Deschamps a été aussi peu clair que possible : « J’aurai des choix à faire, ce n’est pas spécialement pour Paul Pogba. Ce sont des registres, des associations J’ai beaucoup de milieux de terrains qui sont censés pouvoir être titulaire, d’un match à l’autre ca peut changer. »
Le schéma doit permettre, outre de s’adapter à l’équipe adverse, de ne jamais laisser les titulaires présumés s’endormir. Deschamps s’est réjoui : « Il y a une très forte concurrence, devant, au milieu et... » Il s’est arrêté là. En défense, savoir que Benjamin Mendy et Djibril Sidibé n’ont rien perdu de leur dynamisme offensif suffit à son bonheur. Pour l’autre moitié de leur job, il faudra attendre au mieux vendredi et la réception de la Nazionale à Nice.
On priera les Italiens, non qualifiés pour la Coupe du monde, de refuser le statut de sparring partner, de venger, pourquoi pas, leurs compatriotes installés en France qui s’apprêtent à vivre un mois difficile, bref : de mettre à l’épreuve une défense qui reste, à deux semaines de l’envol, le dernier caillou dans les chaussures mouillées de Didier Deschamps.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Julien Benneteau entame mardi le dernier Roland-Garros de sa carrière. Découvrez tout le programme de la journée.
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Roland-Garros : adieux à repousser, cheveux décolorés et visites guidées

Julien Benneteau entame mardi le dernier Roland-Garros de sa carrière. Découvrez tout le programme de la journée.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 07h01
    |

            Clément Martel








                        



   


« En Grand Chelem, gagner un match, c’est pour moi un tournoi réussi. Faut pas se voiler la face ». Il a annoncé la couleur : mardi 30 mai, Julien Benneteau pourrait fouler pour la dernière fois de sa carrière la terre battue du tournoi du Grand Chelem parisien. Lui qui a annoncé la fin de son parcours de joueur professionnel pour l’automne, sitôt l’US Open terminé, affronte l’Argentin Leonardo Mayer au premier tour. En espérant bien entendu repousser au maximum ses adieux avec le public de Roland-Garros.
Et le Bressan aimerait bien une sortie ausssi réussie que lors de son dernier tournoi de Bercy en novembre 2017. Pour son tour d’honneur dans la salle parisienne, il avait déjoué les pronostics en se hissant en demi-finales. Bien sûr, la terre battue n’est pas la surface de prédilection du vétéran français, qui, même s’il s’est « entraîné dur, comme un dingue » en prévision de Roland-Garros, anticipe un court parcours. « Je sais très bien qu’à part avec un grand miracle je ne ferai pas de quart ou de demi-finale ».
En attendant, le public de la porte d’Auteuil soutiendra avec entrain le joueur au plan d’après-carrière le mieux anticipé depuis belle lurette. Arpenter encore le circuit ATP n’a pas empêché Julien Benneteau de postuler au poste de capitaine de l’équipe de France féminine de tennis. Une hypothèse qui lui « trotte dans la tête en fin d’année dernière ». « Ce sont des filles qui méritent qu’on s’intéresse à elles, a-t-il expliqué à L’Equipe avant l’entame du tournoi. Elles donnent beaucoup pour l’équipe de France. J’ai envie de pouvoir les aider, de m’investir pleinement auprès d’elles ». Avant d’entamer sa campagne contre Amélie Mauresmo, autre candidate déclarée à la succession de Yannick Noah,
LA PHRASE DU JOUR
« J’ai perdu un match de tennis, ce n’est pas la fin du monde »
Kristina Mladenovic, qui annonçait dans Le Parisien du jour avoir toujours eu « des performances assez solides » à Paris, y affirmant ses ambitions, est tombée de haut. Dans « ce tournoi dans l’année où on a envie de briller le plus », la Française - quart de finaliste l’an passé - n’est pas parvenue à passer le premier tour, butant sur l’Allemande Petrovic. Une grosse déception pour « Kiki », qui concède avoir passé un moment « difficile ». « C’est Roland, c’est un magnifique tournoi. C’est l’un de mes tournois préférés, sans aucun doute. Mais c’est le sport. Il y a une adversaire. On ne peut pas écrire le même scénario à chaque fois. » 
L’IMAGE DU JOUR

Entrée réussie pour @benoitpaire ! 

En 2h45 et 4 sets le tricolore vient à bout de Carballes Baena 
— rolandgarros (@Roland-Garros)


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« C’est pas possible de rater des revers comme ça ». Sous les yeux de Sylvain Wiltord, Benoît Paire a fait du Benoît Paire. Arborant une tignasse allant entre le blond décoloré et le gris métallisé (sans être allé jusqu’à déteindre également sa barbe), le Français a alterné le bon et le très à peu près sur le cours numéro 1 face à l’Espagnol Roberto Carballes Baena. Après la perte du second set, au tie-break, le Français a dissimulé sa blondeur sous une casquette, puis a gagné les deux dernières manches. Coïncidence ?
En conférence de presse d’après-match, l’Avignonnais avait conservé un couvre-chef. Et a expliqué qu’il « avait envie de changer de tête », admettant être « passé du blanc il y a trois jours, au jaune, au gris » et avoir « les cheveux démolis et le crâne en feu ». Au prochain tour, face à Nishikori, le Français devra faire appel au super-Sayien qui est en lui pour tenter de défaire le Japonais. Avec quelle couleur sur la tête ?
LA (OU LE) TOURISTE DU JOUR
Elle a beau entrer dans l’arène mercredi face à une autre ancienne championne des courts parisiens, Garbine Muguruza n’en reste pas moins une touriste comme les autres. Avant d’affronter Svetlana Kuznetsova, la vainqueure de l’édition 2016 qui a annoncé « opter pour une approche plus détendue » a choisi de profiter de la ville lumière. Et elle, qui affirmait samedi « ne pas connaître le tableau » (du tournoi, dans lequel elle figurait), s’est intéressée à d’autres types de toiles en guise de préparation.

   


MAIS AUSSI
Hemery et Paris, c’est (encore) fini. « On apprend plus quand on perd que quand on gagne. Forcément, ce sera une belle expérience. Une expérience qui a duré peu de temps, j’aurais préféré qu’elle dure un peu plus longtemps ». Comme aurait pu l’exprimer son homonyme Unai Emery en quittant la capitale hexagonale, Calvin Hemery a regretté avoir passé si peu de temps à Paris. Face à l’Argentin Schwartzmann, le Français, qui bénéficiait d’une invitation, n’a pas pu envisager de remontada en dépit des deux 6-1 encaissés (6-1, 6-3, 6-1).
La pluie fait des siennes. Il aura fallu attendre la fin du second jour pour voir les orages bousculer la programmation officielle. A tout seigneur, tout honneur, c’est Rafael Nadal qui a été obligé de quitter le Central afin d’aller se réfugier à l’abri alors qu’il malmenait Simone Bolelli.

   


LE PROGRAMME DU MARDI 30 MAI
A suivre, notamment, la fin du premier match de Nadal, et les entrées en lice de Caroline Garcia, Serena Williams et Fiona Ferro.
Premier match sur chaque court à 11 heures. Les Français sont en gras.
Court Philippe-CHATRIER
Marin CILIC (CRO) [3] - James DUCKWORTH (AUS) Rafael NADAL (ESP) [1] - Simone BOLELLI (ITA) (fin de partie 6/4 6/3 0/3) Kristyna PLISKOVA (CZE) - Serena WILLIAMS (USA) Jeremy CHARDY (FRA) - Tomas BERDYCH (CZE) [17] Simona HALEP (ROU) [1] - Alison RISKE (USA)
Court Suzanne-LENGLEN
Denis SHAPOVALOV (CAN) [24] - John MILLMAN (AUS) Maria SHARAPOVA (RUS) [28] - Richel HOGENKAMP (NED) Yingying DUAN (CHN) - Caroline GARCIA (FRA) [7] Nicolas MAHUT (FRA) - Juan Martin DEL POTRO (ARG) [5]
Court 1 
Garbiñe MUGURUZA (ESP) [3] - Svetlana KUZNETSOVA (RUS) Steve JOHNSON (USA) - Adrian MANNARINO (FRA) [25] Julia GOERGES (GER) [11] - Dominika CIBULKOVA (SVK) Leonardo MAYER (ARG) - Julien BENNETEAU (FRA)
Court 3 
Samantha STOSUR (AUS) - Yanina WICKMAYER (BEL) Alex DE MINAUR (AUS) - Kyle EDMUND (GBR) [16] Natalia VIKHLYANTSEVA (RUS) - Ashleigh BARTY (AUS) [17] Myrtille GEORGES (FRA) - Taylor TOWNSEND (USA)
Court 4
Raven KLAASEN (RSA)/Michael VENUS (NZL) [10] - Corentin DENOLLY (FRA)/Alexandre MULLER (FRA) Irina-Camelia BEGU (ROU) - Anna Karolina SCHMIEDLOVA (SVK) Taylor FRITZ (USA)/Frances TIAFOE (USA) - Rohan BOPANNA (IND)/Edouard ROGER-VASSELIN (FRA) [13] Ana BOGDAN (ROU) - Marketa VONDROUSOVA (CZE)
Court 5
Juan Sebastian CABAL (COL)/Robert FARAH (COL) [5] - Max MIRNYI (BLR)/Philipp OSWALD (AUT) Joao SOUSA (POR) - Guido PELLA (ARG) (fin de partie 2/6 3/6 3/2) Alison VAN UYTVANCK (BEL) - Isabelle WALLACE (AUS) Aliaksandra SASNOVICH (BLR) - Denisa ALLERTOVA (CZE)
Court 6
Daria GAVRILOVA (AUS) [24] - Sorana CIRSTEA (ROU) Varvara LEPCHENKO (USA) - Elise MERTENS (BEL) [16] (fin de partie 7/6 (9) 6/7 (4) 0/3) Dudi SELA (ISR) - Elias YMER (SWE) Feliciano LOPEZ (ESP) [28] - Sergiy STAKHOVSKY (UKR)
Court 7
Paolo LORENZI (ITA) - Kevin ANDERSON (RSA) [6] Fabio FOGNINI (ITA) [18] - Pablo ANDUJAR (ESP) Aryna SABALENKA (BLR) - Kiki BERTENS (NED) [18] Angelique KERBER (GER) [12] - Mona BARTHEL (GER)
Court 8 
Aljaz BEDENE (SLO) - Pablo CUEVAS (URU) Yuki BHAMBRI (IND) - Ruben BEMELMANS (BEL) Shuai PENG (CHN) - Aleksandra KRUNIC (SRB)
Court 9
Ryan HARRISON (USA) - Maximilian MARTERER (GER) Horacio ZEBALLOS (ARG) - Yuichi SUGITA (JPN) (fin de partie 6/4 6/6) Polona HERCOG (SLO) - Anastasia PAVLYUCHENKOVA (RUS) [30] Robin HAASE (NED)/Matwe MIDDELKOOP (NED) - Yoshihito NISHIOKA (JPN)/Yuichi SUGITA (JPN)
Court 12
Evgeny DONSKOY (RUS) - Jan-Lennard STRUFF (GER) Vasek POSPISIL (CAN) - Marton FUCSOVICS (HUN) Hugo GASTON (FRA)/Clement TABUR (FRA) - Julio PERALTA (CHI)/Horacio ZEBALLOS (ARG) [15] Andre BEGEMANN (GER)/Antonio SANCIC (CRO) - Wesley KOOLHOF (NED)/Artem SITAK (NZL)
Court 14 
Bethanie MATTEK-SANDS (USA) - Johanna LARSSON (SWE) Shuai ZHANG (CHN) [27] - Kristina KUCOVA (SVK) Mischa ZVEREV (GER) - Florian MAYER (GER)
Court 15 
Hubert HURKACZ (POL) - Tennys SANDGREN (USA) David MARRERO (ESP)/Fernando VERDASCO (ESP) - Jonathan EYSSERIC (FRA)/Hugo NYS (FRA) Mike BRYAN (USA)/Sam QUERREY (USA) [16] - Ken SKUPSKI (GBR)/Neal SKUPSKI (GBR)
Court 16
Dominic INGLOT (GBR)/Franko SKUGOR (CRO) - Nikola MEKTIC (CRO)/Alexander PEYA (AUT) [8] Matthew EBDEN (AUS) - Thomas FABBIANO (ITA) (fin de partie 4/6 7/5 2/6 6/3 0/0) Mirza BASIC (BIH)/Damir DZUMHUR (BIH) - Albert RAMOS-VINOLAS (ESP)/Jiri VESELY (CZE) Ilya IVASHKA (BLR)/Karen KHACHANOV (RUS) - Henri KONTINEN (FIN)/John PEERS (AUS) [3]
Court 18 
Fiona FERRO (FRA) - Carina WITTHOEFT (GER) John ISNER (USA) [9] - Noah RUBIN (USA) (fin de partie 6/3 7/6 (7) 0/0) Jurgen ZOPP (EST) - Jack SOCK (USA) [14] Peter POLANSKY (CAN) - Pierre-Hugues HERBERT (FRA)



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 28/05/2018
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Toni Nadal : « Les joueurs ne réfléchissent plus »

Désormais éloigné du circuit, l’oncle et ex-entraîneur du décuple vainqueur de Roland-Garros se montre très critique sur l’évolution du tennis.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 05h39
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 13h03
    |

            Elisabeth Pineau (Manacor (Majorque, Baléares), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Toni Nadal est du genre bavard. Peut-être est-ce à cette volubilité qu’il doit sa voix éraillée. Pendant vingt-sept ans, sa parole a été religieusement écoutée par son neveu, qu’il a mené aux sommets du tennis mondial et à 16 titres du Grand Chelem – ce qui en fait l’entraîneur le plus titré de l’histoire du jeu. Depuis janvier, il se consacre à l’académie qu’a ouverte Rafael Nadal en 2016, à Manacor, le fief familial sur l’île de Majorque (Baléares). C’est là que Le Monde l’a rencontré au printemps, loin de Roland-Garros où Rafael Nadal n’a pas son entraîneur d’oncle à ses côtés pour la première fois.
Honnêtement, le circuit ne vous manque-t-il pas ?
Non, je ne regrette pas ma décision. J’arrivais à un point où j’estimais que mon travail n’était plus nécessaire auprès de Rafael, aussi ai-je préféré arrêter. Je prends le même plaisir à être ici à m’occuper des jeunes que lorsque j’étais à Roland-Garros, à Melbourne ou ailleurs. Mais je suis plus utile aujourd’hui à l’académie.
Arrive-t-il néanmoins à votre neveu de vous solliciter de temps en temps ?
Non, jamais.
Selon vous, qu’est-ce qui différencie la génération des Federer, Nadal et Djokovic de celle d’avant et de celle d’après ?
Il n’y a pas de très grandes différences techniques, pas plus qu’ils n’ont révolutionné le jeu. Mais ce qui singularise celle des Djokovic, Rafael, Federer et les autres, c’est qu’ils étaient prêts à faire plus de concessions. Pas seulement pour promouvoir leur sport en jouant le jeu avec les médias, mais surtout en termes d’investissement. Leur engagement est total, c’est pour ça qu’ils ont gagné plus que les autres. Ils n’ont négligé aucune surface. Je ne sais pas si pour Sampras, qui était un spécialiste de dur et de gazon, Roland-Garros revêtait la même importance…
Rafael est certes un joueur de terre battue, mais Wimbledon a toujours fait partie de ses priorités. Jamais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Malgré la pluie battante, l’équipe de France a tranquillement déroulé son jeu face aux Irlandais. Retrouvez les buts d’Olivier Giroud et Nabil Fekir en vidéo.
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La France débute sa préparation pour le Mondial par une victoire tranquille contre l’Irlande

Malgré la pluie battante, l’équipe de France a tranquillement déroulé son jeu face aux Irlandais. Retrouvez les buts d’Olivier Giroud et Nabil Fekir en vidéo.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 23h02
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 00h17
   





                        



   


Les Bleus n’étaient pas spécialement en manque de confiance avant de partir en Russie. Mais ils n’en auront pas moins après leur premier match de préparation qui s’est soldé, lundi 28 mai, par une facile victoire 2-0 contre une faible équipe d’Irlande.
Au Stade de France mais sous une météo dublinoise - une pluie forte devenue tropicale au fil de la soirée -, les Bleus ont contrôlé de bout en bout ce premier match amical, sans génie mais avec le sérieux qui sied à cette période de préparation.
Principal sujet de satisfaction pour Didier Deschamps : l’absence de blessure et le match réussi des latéraux Benjamin Mendy et Djibril Sidibé, de retour de blessure. La belle prestation dans l’entrejeu du Munichois Corentin Tolisso a en outre de quoi semer le doute chez le sélectionneur.
Giroud ouvre le score
Durant la première demi-heure de jeu, les Français ont simplement installé leur domination mais peiné à inquiéter le gardien irlandais Colin Doyle. Sur un coup-franc en feuille morte, Nabil Fekir a fait passer un premier frisson dans le stade de France rafraîchi, avant que ce soit au tour de Corentin Tolisso, par une frappe sur le poteau.

#FRAIRL 22è 0-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Olivier Giroud a inscrit le premier but de la rencontre avant la mi-temps en s’élevant au-dessus de la défense irlandaise sur corner. Sa tête a été repoussée par Doyle mais il a repris du bout du pied pour glisser le ballon derrière la ligne de but irlandaise.

#FRAIRL 40è 1-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Trois minutes plus tard, Nabil Fekir a doublé la marque avec la complicité de Doyle, dont l’énorme faute de main a permis aux Bleus de se réchauffer dans les vestiaires avec deux buts d’avance.

#FRAIRL 44è 2-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La deuxième mi-temps a été marquée par les accélérations de Kylian Mbappé, mais quelques maladresses à la conclusion ont empêché les Bleus de donner une ampleur plus flatteuse au score.

#FRAIRL 65è 2-0 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Entre les remplacements multiples et la pelouse détrempée du Stade de France, il ne s’est plus rien passé d’intéressant jusqu’à la meilleure occasion irlandaise dans les arrêts de jeu, bien sauvée par Steve Mandanda. Le coup de sifflet final a été salué avec soulagement par les deux sélectionneurs et les spectateurs rincés jusqu’aux os.

#FRAIRL 90è+3 2-0 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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L’opposition devrait être plus relevée vendredi soir à Nice, où les Bleus affronteront une équipe d’Italie en pleine reconstruction. Ce lundi, la Nazionale a dominé l’Arabie saoudite 2-1 avec un but de Mario Balotelli.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Depuis samedi soir, toute l’Egypte s’inquiète de l’état de santé de l’attaquant, blessé lors d’un contact avec le défenseur espagnol du Real Madrid Sergio Ramos lors de la finale de la Ligue des champions.
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Coupe du monde 2018 : la star égyptienne Mohamed Salah en Espagne pour se soigner

Depuis samedi soir, toute l’Egypte s’inquiète de l’état de santé de l’attaquant, blessé lors d’un contact avec le défenseur espagnol du Real Madrid Sergio Ramos lors de la finale de la Ligue des champions.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 20h55
   





                        



   


Mohamed Salah, star de l’équipe égyptienne de football, va-t-il réussir à être rétabli pour la Coupe du monde de football (14 juin - 15 juillet) ? Après s’être blessé à l’épaule gauche samedi 26 mai lors de la finale de la Ligue des champions, l’attaquant de Liverpool a entamé une course contre la montre.

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Lundi, la Fédération égyptienne de football a ainsi fait savoir que M. Salah va se rendre en Espagne mardi pour soigner sa blessure et « commencer son programme de traitement ». Depuis samedi soir, toute l’Egypte s’inquiète de l’état de santé de l’attaquant, blessé lors d’un contact avecSergio Ramos, le défenseur espagnol du Real Madrid.
« Symbole de l’Egypte »
Mais le joueur a tenu à rassurer ses fans sur Twitter dimanche : « Malgré les pronostics, je suis confiant sur le fait que je serai en Russie pour vous rendre tous fiers. »

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Selon la Fédération égyptienne, son président, Hani Abou Rida, ainsi que le médecin de la sélection égyptienne, Mohamed Abou al-Ala, doivent rendre visite mercredi au « symbole de l’Egypte », comme l’a qualifié le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Elu meilleur joueur africain et de la Premiere league anglaise, Mohamed Salah, dont l’image est omniprésente en Egypte, est devenu cette année une source de fierté dans son pays et le monde arabe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Eliminé jeudi, repêché in extremis dimanche, l’Argentin a rallié Paris après dix heures de route, pour finalement remporter son match lundi.
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De Barcelone à Roland-Garros, la folle épopée de Marco Trungelliti

Eliminé jeudi, repêché in extremis dimanche, l’Argentin a rallié Paris après dix heures de route, pour finalement remporter son match lundi.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 20h01
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 20h32
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


« Ma grand-mère était sous la douche, je lui ai dit : “Mamie, on repart à Paris !” » L’histoire de Marco Trungelliti, 190e mondial, est digne d’un road-movie. Si vous n’avez pas suivi, on résume : jeudi, l’Argentin, 28 ans, perd au 3e tour des qualifications et repart dare-dare à Barcelone, où il vit, avec sa grand-mère, sa mère et son frère, venus visiter l’Espagne, faute d’avoir pu découvrir Paris.

        Lire le début du feuilleton :
         

          Roland-Garros : recherche perdant désespérement



Dimanche, l’Australien Nick Kyrgios déclare forfait. Le premier remplaçant ? Indisponible, déjà engagé sur un autre tournoi en Italie. Le deuxième ? C’est lui. A peine cinq minutes d’hésitation, et la décision est prise. C’est parti pour mille kilomètres entre Barcelone et Paris. Car pour pimenter le tout, le voyage se déroulera en voiture de location.
Son frère Andre et lui se partagent alternativement le volant. Sur la banquette arrière de la Seat Ibiza, la mère, Suzanna, et la grand-mère, Dafne, qui fêtera ses 89 ans en juin. Dix heures et quatre pauses-café plus tard, la familia au complet arrive dans la nuit à Paris, à quelques heures du match… programmé à 11 heures aujourd’hui. Pas vraiment les dispositions idéales quand on s’apprête à disputer le premier tour d’un tournoi du Grand Chelem.

@dannymiche En familia todo es posible :) https://t.co/8I4HyIcGBk— G0jiBerry (@Nadir Ortolani S)


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Et voilà l’Argentin qui, ce lundi donc, a prolongé l’improbable épopée en se qualifiant pour le deuxième tour après une victoire convaincante contre l’Australien Bernard Tomic (6-4, 5-7, 6-4, 6-4). Cela méritait bien une standing ovation du public du court numéro 9, qui avait visiblement suivi avidement le feuilleton.
A l’inverse d’un Bernard Tomic souvent emprunté sur cette terre battue à laquelle il est presque allergique, Marco Trungelliti, jusqu’alors totalement inconnu sur le circuit, enchaînait les glissades maîtrisées et les revers sautés bien inspirés. Une petite appréhension au moment de conclure le match, avant de lever les bras dans un grand sourire contagieux.
« On s’apprêtait à aller à la plage »
En conférence de presse, aussi bondée qu’après une finale, le joueur aux faux airs de Gaston Gaudio n’a pas paru le moins du monde impressionné. Et a donné les détails de son périple :
« Quand j’ai appris la nouvelle, dimanche, on s’apprêtait à aller à la plage. Mais quand j’ai dit à ma grand-mère qu’on retournait à Paris, elle était ravie. Et puis nos valises n’étaient pas encore défaites », a-t-il raconté devant une soixantaine de journalistes.
« Beaucoup de vols étaient annulés, je n’ai pas pris le risque. Et en France, les trains ne roulent pas en ce moment. Alors la seule option fiable, c’était la voiture. En Argentine, mille kilomètres c’est trois fois rien ! On est parti vers 13 heures et on est arrivé vers minuit. Et on a débarqué au tournoi lundi matin vers 7 h 30. J’ai dormi cinq heures grand maximum. Mais c’est chouette ! »
Croisée à la fin du match, la grand-mère Dafne, les yeux presque humides et dépassée par l’ampleur des événements, n’en finissait pas de s’extasier : « Moi ça ne me fatigue pas de voyager. J’adore voyager, j’ai l’habitude. En Argentine, mille kilomètres, c’est vraiment rien ! », confirmant les dires de son petit-fils.

   


« Ma grand-mère ? Elle n’a aucune idée de ce qu’est le tennis. Elle n’a su que c’était la fin du match qu’après avoir vu que tout le monde applaudissait. J’espère qu’elle va bien, je ne voudrais pas qu’elle meure de stress », rigole son petit-fils.
Mercredi, il affrontera l’Italien Marco Cecchinato, avec l’espoir de parvenir à se hisser au troisième tour, sur lequel il a toujours buté jusqu’ici en Grand Chelem. « Je ne ressens aucune pression. Je sais que c’est une excellente opportunité pour avancer. Les deux dernières fois, j’ai perdu au deuxième tour, ici. Plus tu es stressé, moins tu as de chances de gagner. Donc maintenant, il va falloir que je m’entraîne à nouveau, que je me repose, bien sûr, et je suis sûr qu’on se reverra mercredi… »
Quand bien même il perdrait au deuxième tour, il est assuré de repartir avec un chèque de 79 000 euros. Cela valait bien un petit aller-retour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.
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Football : la Ligue 1 française espère dépasser le milliard d’euros de droits de retransmission

Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 19h45
   





                        



   


La Ligue de football professionnel (LFP) s’apprête à distribuer, mardi 29 mai, les droits de retransmission du championnat français pour la période 2020-2024. Elle espère dépasser le milliard d’euros par saison en droits télévisuels domestiques.
De quoi combler, en partie, son retard d’attractivité sur la Premier League en Angleterre (2,3 milliards d’euros par saison), la Bundesliga (Allemagne), la Liga (Espagne, plus d’un milliard d’euros chaque année), ou la Serie A en Italie (environ 950 millions d’euros). Sur la période 2016-2020, les droits pour la Ligue française s’élevaient à 762 millions d’euros.

        Lire aussi :
         

          Football : la Ligue 1 lance son appel d’offres avant l’été



La LFP tenait à attribuer l’ensemble des droits de retransmission de la Ligue 1 et de la Ligue 2 avant l’été et la Coupe du monde, organisée du 14 juin au 15 juillet en Russie, notamment pour profiter de l’effet de l’arrivée du Brésilien Neymar dans le championnat de France, à l’été 2017.
Tout va donc se jouer mardi 29 mai : après le dépôt de dossiers qualitatifs lundi, les principaux concurrents – le groupe Canal+, SFR et beIN Sports – participent à une journée d’enchères pour se partager les lots vendus par la LFP. La Ligue devrait annoncer les résultats en fin de journée.
Les conditions de revente assouplies
L’instance a modifié sa procédure d’appel d’offres pour permettre aux diffuseurs de sous-licencier les lots, une fois leur achat acté. Une manière de les pousser à prendre plus de risques financiers lors des enchères. Ce geste a été jugé nécessaire face à la timidité, feinte ou bien réelle, des prétendants diffuseurs. Altice et sa filière SFR affirment, depuis plusieurs mois, se tenir à distance des appels d’offres pour la Ligue 1, pour se concentrer sur le redressement des activités télécoms du groupe.
SFR avait pourtant fait une entrée retentissante dans le marché de la retransmission en 2015, en décrochant les droits télévisuels pour la France de la Premier League anglaise pour 300 millions d’euros, avant ceux de la Ligue des champions pour 1,1 milliard d’euros en 2018.
« Nous pouvons parfaitement vivre sans Ligue 1 sur les quatre prochaines années, cela ne signifie en revanche pas que nous n’y songerons pas dans quatre ans », expliquait à l’AFP le PDG d’Altice France, Alain Weill, en entretenant le doute.
Pour le groupe Canal+, en revanche, conserver le football français semble incontournable : dépossédées de la Premier League puis de la Ligue des Champions par le même SFR, les chaînes de Vivendi tiennent une partie de leurs abonnés sur le sport, dernier rempart avant de s’aligner sur les offres de Netflix ou Amazon sur la vidéo à la demande. L’enjeu est semblable pour beIN, qui doit nécessairement bloquer l’érosion du nombre de ses abonnés.
Disparition du « multiplex » le samedi soir
Selon le journal Le Parisien, qui avait révélé les détails de l’appel d’offres au mois d’avril, sept lots différents seraient proposés aux diffuseurs :
Le premier lot inclut le match du dimanche soir et des magazines du dimanche soir.Le deuxième correspond aux matchs du vendredi à 21 heures et du samedi à 17 heures, ainsi qu’un magazine du vendredi.Le troisième lot comprend les matchs du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures, ainsi qu’un magazine du samedi soir.Le quatrième lot renvoie aux matchs du dimanche à 13 heures et du multiplex du dimanche à 15 heures, plus un magazine du dimanche matin.Les cinquième, sixième et septième lots comprennent, notamment, le Trophée des champions, les barrages de L1, du contenu digital ou deux autres magazines.
Le programme des rencontres de Ligue 1 évolue également : dès 2020, les rencontres organisées simultanément le samedi soir – en « multiplex » – disparaîtront, au profit de quatre rencontres le dimanche, à 15 heures. Une rencontre le même jour à 13 heures, pour toucher le marché asiatique, et l’enchaînement de trois affiches le vendredi, samedi et dimanche boucleront le nouveau programme hebdomadaire de la Ligue 1.
La LFP tente aussi, dans cette nouvelle formule, de se protéger d’une éventuelle déception en définissant des sommes minimales pour chaque lot, tenues secrètes. Si elles ne sont pas atteintes, même après les enchères, la LFP se réserve le droit de ne pas attribuer tous les droits cette année, pour relancer l’appel d’offres avant 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les Bleus ont dominé sereinement l’Irlande grâce à Olivier Giroud et Nabil Fekir, dans ce premier match préparatoire au Mondial 2018.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les Bleus entament, lundi, leur campagne de matchs préparatoires au Mondial 2018. Risque de blessures, construction de la confiance, révélation de joueurs : ces rencontres donnent souvent la tendance.
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France-Irlande : avant une Coupe du monde, les matchs amicaux ne sont jamais anodins

Les Bleus entament, lundi, leur campagne de matchs préparatoires au Mondial 2018. Risque de blessures, construction de la confiance, révélation de joueurs : ces rencontres donnent souvent la tendance.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 17h10
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Un adage footballistique prétend que l’on joue comme on s’entraîne. Entendre par là que la qualité des entraînements permet d’être meilleurs le jour du match. Faut-il étendre cette logique aux rencontres de préparation d’une sélection avant une Coupe du monde ? Les trois répétitions de l’équipe de France face à l’Irlande (ce lundi soir à Saint-Denis), l’Italie (vendredi à Nice) et les Etats-Unis (9 juin à Lyon-Décines), seront en tout cas scrutées par les observateurs et le public. Et par le sélectionneur Didier Deschamps, qui saura notamment si ses latéraux incertains, Benjamin Mendy et Djibril Sidibé, sont physiquement prêts.
L’angoisse de la blessure
« Il n’y a pas à mettre le frein à main, c’est la pire des choses : dans le sport, c’est là qu’il y a le plus de risque de se blesser. On sort d’une période où la charge de travail était importante, mais c’était le moment de le faire. Il y a le plaisir d’être sur le terrain, mais pas de contrôle, pas à calculer. A fond. On lâche. »
Didier Deschamps a prévenu, en conférence de presse : le sélectionneur des Bleus, champion du monde en 1998, ne veut pas que ses joueurs jouent la peur au ventre avant cette Coupe du monde qui sera, pour quatorze d’entre eux, le premier tournoi majeur (neuf sur vingt-trois étaient à l’Euro 2016, seulement six au Mondial 2014).
L’ancien international Vikash Dhorasoo, consultant pour la chaîne l’Equipe, a participé au Mondial 2006, dont il a tiré un documentaire, The Substitute. Pour lui, « on ne peut pas jouer en ayant peur de se blesser. Sinon, on ne rentre jamais sur un terrain. Une fois que la liste des vingt-trois est donnée, on est rassuré, on est content. On ne pense même plus à la blessure. C’est avant que l’on peut y penser ».
Mais les corps fatigués, en fin de saison, n’ont parfois que faire de la bonne volonté. Pour les Bleus, deux célèbres épisodes sont encore dans les mémoires. Le destin des Bleus au Mondial sud-coréen et japonais s’est sûrement joué le 26 mai 2002. Les joueurs de Roger Lemerre effectuent leur dernière sortie préparatoire à Suwon face au co-organisateur. Ils s’imposent difficilement 3-2 mais, surtout, perdent leur leader, Zinédine Zidane, touché à la cuisse en première période. Comment se passer de l’idole qui vient de marquer un superbe but en finale de Ligue des champions avec le Real Madrid ?

Zizou est finalement du voyage, assiste impuissant aux débuts calamiteux (défaite contre le Sénégal et nul contre l’Uruguay) avant de disputer, fortement diminué, le dernier match décisif perdu face au Danemark. « Zidane souffrait d’une lésion du fémoral droit. On l’a fait jouer dans le dernier match de poule décisif contre le Danemark, il ne jouait que sur une jambe et ça n’a pas marché », a admis récemment Pascal Maillé, l’un des responsables du centre médical de Clairefontaine.
Quatre ans plus tard, la France termine sa préparation en dominant la Chine (3-1). Au bout de dix minutes de jeu, l’attaquant Djibril Cissé voit ses rêves de Mondial s’envoler. Après un contact anodin, il se tord de douleur. Il est opéré d’urgence d’une fracture du tibia et du péroné. L’Auxerrois n’était, cette année-là, qu’un joueur de complément et cette blessure spectaculaire n’a pas influé sur le destin des Bleus, finalistes en Allemagne. Appelé de dernière minute, Sidney Govou entrera en jeu quatre fois en fin de match.
Des contre-performances souvent annonciatrices
En remontant le fil de cinq dernières Coupes du monde, on remarque que les prestations des équipes de France lors des matchs de préparation sont souvent corrélées avec leur futur parcours en Coupe du monde.
Au rayon des contre-performances annonciatrices d’une catastrophe future, les Mondiaux 2002 et 2010 se placent bien entendu au premier rang. En 2002, les Bleus perdent à domicile au Stade de France face à la Belgique, malgré une présentation digne de rock stars, un brin surjouée – qui a oublié l’hymne enregistré par Johnny Hallyday : « Oh les champions, on est tous ensemble, c’est le grand jeu, la France est debout. Notre passion, toujours nous rassemble, allez les Bleus, on est tous avec vous ! » Ils s’imposent quelques jours plus tard péniblement face aux Sud-Coréens (3-2) mais y laissent, on l’a vu plus haut, leur maître à jouer. La compétition sera désastreuse.

En 2010, il fallait être devin pour prédire l’épisode rocambolesque du bus à Knysna. Cependant, l’analyse des matchs amicaux des Bleus permettait d’anticiper les difficultés sportives de cette équipe de France, éliminée au premier tour. Le 26 mai, ils s’imposent 2-1 contre le Costa Rica en laissant apparaître une certaine fébrilité défensive. Le 30 mai, un but de Gallas permet à la France d’éviter une défaite en Tunisie qui aurait fait désordre (1-1). Le coup de semonce survient le 4 juin à La Réunion : les joueurs de Raymond Domenech s’inclinent à la surprise générale face… à la Chine (0-1).
A l’inverse, pour les épisodes 1998, 2006 et 2014, davantage réussis, les Bleus avaient pu faire le plein de confiance en amont du Mondial. Il y a quatre ans, les Bleus écrasent la Norvège (4-0) avant d’éprouver plus de difficultés face à l’accrocheur Paraguay (1-1) et de conclure en beauté contre la Jamaïque (8-0). Au Brésil, ils ne s’arrêtent qu’en quart face au champion du monde allemand.
En 2006, hormis la blessure de Djibril Cissé, la préparation se passe plutôt bien. Les Bleus de Domenech gagnent trois fois en trois matchs : 1-0 contre le Mexique, 2-0 contre le Danemark et 3-1 contre la Chine. Le début de compétition poussif (nuls contre la Suisse et la Corée du Sud) n’empêche pas une montée en puissance qui ne s’achèvera qu’en finale, aux tirs aux buts face à l’Italie.
En 1998, les Bleus disputent le tournoi amical Hassan II au Maroc. Les prestations sont solides à défaut d’être flamboyantes, exactement à l’image du futur parcours des champions du monde : victoire 1-0 contre la Belgique et match au nul contre le Maroc (1-1, défaite anecdotique aux tirs aux buts). Le 5 juin, la dernière sortie aboutit à un court succès 1-0 à Helsinki contre la Finlande. Lors de ce match, Zidane fait preuve de nervosité : il ne récolte qu’un jaune pour avoir piétiné un adversaire. Quelques jours plus tard, il sera expulsé pour un geste similaire face à l’Arabie saoudite.
Les choix de dernière minute

   


Ces matchs de préparation sont parfois l’occasion de peaufiner les derniers détails. Certains joueurs gagnent leur place de titulaire. Cette année, Didier Deschamps est encore confronté à quelques incertitudes. Au milieu de terrain, Corentin Tolisso peut-il s’imposer à la place de Paul Pogba ? Devant, Kylian Mbappé sera-t-il aligné dans l’axe au détriment d’Olivier Giroud ?
En 2014, un certain Antoine Griezmann, qui n’avait connu sa première sélection qu’en mars, s’est imposé comme une option sérieuse lors des matchs de préparation. Il marque son premier but international lors du match nul contre le Paraguay et réussit un doublé contre la Jamaïque. Le joueur de la Real Sociedad est titulaire en ouverture du Mondial face au Honduras. Il le sera aussi face à l’Equateur et surtout en quart contre l’Allemagne.
En 2006, Franck Ribéry déboule de nulle part, ou presque, après une étincelante saison avec l’OM. Jamais sélectionné, il figure pourtant sur la liste des vingt-trois de Raymond Domenech. Il se met en évidence en provoquant un penalty face au Danemark et est à l’origine de deux des trois buts tricolores contre la Chine. Résultat, il gagne de manière fulgurante sa place de titulaire pour la Coupe du monde avec en apothéose sa performance énorme en huitième de finale contre l’Espagne.

En 1998, le milieu de terrain Emmanuel Petit, jusqu’alors remplaçant, se met en évidence lors du tournoi Hassan II. Le sélectionneur décide de lui faire confiance lors de la Coupe du monde. On connaît la suite : Petit rayonne dans l’entrejeu, inscrit même ses deux premiers buts sous le maillot des Bleus, dont le dernier en finale contre le Brésil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les résultats les plus marquants de la deuxième journée du tournoi de tennis qui a démarré dimanche.
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Roland-Garros : Stanislas Wawrinka et Kristina Mladenovic déjà éliminés

Les résultats les plus marquants de la deuxième journée du tournoi de tennis qui a démarré dimanche.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 19h40
   





                        



   


Richard Gasquet (n°27) bat Andreas Seppi: 6-0, 6-2, 6-2
Comme entrée en matière, difficile de faire mieux. Richard Gasquet n’a pas traîné sur le court Lenglen pour éliminé l’Italien Andreas Seppi en trois sets secs. Un match convainquant de la part du Français qui se disait « à 100% » pour entamer ce tournoi. Il affrontera au prochain tour le Tunisien Malek Jaziri avant la possible ascension de l’Everest: Rafael Nadal en 16e au troisième tour.

Richard Gasquet très facile face à Seppi (6/0 6/2 6/2) !! Revivez les plus beaux points du Français face à l'Italie… https://t.co/U4whjJH7Dr— francetvsport (@France tv sport)


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Andrea Petkovic bat Kristina Mladenovic (n°29) : 7-6, 6-2
Kristina Mladenovic n’y arrive plus. Quart de finaliste en 2017, la Française enchaîne depuis les défaites au premier tour. Avec trois victoires sur terre battue cette saison, elle arrivait sans certitudes. « La terre battue me donne de la sérénité », tentait-elle de rassurer dans un entretien publié ce matin par L’Equipe. Pas assez, visiblement. La Nordiste a chuté dès le premier tour face à l’Allemande Andrea Petkovic. La 107e mondiale vaut beaucoup mieux que son classement actuel et a déjà pointé dans le top 10 par le passé. Dominée dans le premier set, Petkovic a surtout profité de la fébrilité de son adversaire dans le jeu décisif avant de dérouler dans le set suivant. Avec cette défaite, Kristina Mladenovic devrait sortir du top 50 au prochain classement.
Guillermo Garcia-Lopez bat Stan Wawrinka (n° 30) : 6-2, 3-6, 4-6, 7-6 (7/5), 6-3 
La foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit. Enfin si, parfois. En 2014, Stan Wawrinka était battu au premier tour de Roland-Garros par l’Espagnol Guillermo Garcia-Lopez. Le Suisse sortait alors d’une période très faste après avoir remporté son premier tournoi du Grand Chelem, en Australie, puis son premier Masters 1 000 à Monte-Carlo. Quatre ans plus tard, le vainqueur de l’édition 2015 et finaliste en 2017, recroisait la route de Garcia-Lopez. Pour le même résultat. A sa décharge, Wawrinka a été opéré du genou en août 2017 et peine à retrouver son meilleur niveau. Après six jeux dans la première manche, il a d’ailleurs fait appel à des kinés pour masser son genou gauche. Le Vaudois pensait avoir fait le plus dur en menant deux sets à un, mais la perte de la 4e manche au jeu décisif va relancer son adversaire, qui s’imposera en cinq sets.

   


Benoît Paire bat Roberto Carballes Baena : 6-3, 6-7 (3/7), 7-6 (11/9), 6-1
Nouveau look pour nouveaux résultats ? Un peu trop tôt pour le dire, mais c’est un Benoît Paire blond platine qui s’est qualifié pour le deuxième tour. Le Français (51e mondial) a battu l’Espagnol Roberto Carballes Baena en quatre sets. Face au 76e joueur mondial, Paire a fait du Paire entre quelques coups brillants et quelques passages à vide. Il devra faire preuve d’une autre constance mercredi face à Kei Nishikori. De retour de blessure, le Japonais retrouve son meilleur niveau comme le prouve sa récente finale à Monte-Carlo.

Le blond réussit à Benoît #Paire ! 

— WeAreTennisFR (@We Are Tennis France)


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Marco Trungelliti bat Bernard Tomic : 6-4 5-7, 6-4, 6-4
Dimanche, il roulait en direction de Barcelone. Eliminé au dernier tour des qualifications, l’Argentin Marco Trungelliti pensait passer quelques jours de vacances en Catalogne avec sa famille. Et puis, une cascade de forfaits s’est abattue sur Roland-Garros et Trungelliti (seulement neuvième dans la liste des repêchés potentiels) a repris le chemin de Paris (à lire son histoire sur notre blog du tournoi). Un jour et mille kilomètres plus loin, le lucky loser a disposé de l’Australien Bernard Tomic en quatre sets. Même pas fatigué.

Marco’s Moment 🙌

— rolandgarros (@Roland-Garros)


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Novak Djokovic (n°20) bat Rogério Dutra-Silva : 6-3, 6-4, 6-4
Il y a encore deux ans, un premier tour était toujours une formalité pour Novak Djokovic. Mais le Serbe est redevenu « humain » depuis entre blessures et perte de confiance. Le vainqueur de l’édition 2016 s’est quelque peu rassuré face au modeste brésilien Dutra-Silva en s’imposant en trois sets. « Je n’ai pas très bien commencé, mais j’ai gagné en trois sets, c’est ça l’important », a commenté l’ancien numéro un mondial.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Ses compatriotes rêvent d’offrir à Lionel Messi le titre qui lui manque. Mais Jorge Sampaoli, l’entraîneur de l’Albiceleste, a du mal à trouver la recette adaptée au finaliste du Mondial 2014. Et la poule D, avec l’Islande, la Croatie et le Nigeria, est relevée.
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Tout savoir sur l’Argentine à la Coupe du monde 2018 de football

Ses compatriotes rêvent d’offrir à Lionel Messi le titre qui lui manque. Mais Jorge Sampaoli, l’entraîneur de l’Albiceleste, a du mal à trouver la recette adaptée au finaliste du Mondial 2014. Et la poule D, avec l’Islande, la Croatie et le Nigeria, est relevée.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 15h20
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Calendrier 
16 juin : Argentine-Islande (15 heures à Moscou)
21 juin : Argentine-Croatie (20 heures à Nijni-Novgorod)
26 juin : Argentine-Nigeria (20 heures à Saint-Pétersbourg)
Heure française
Historique en Coupe du monde 
Dix-septième participation. Vainqueur en 1978 et 1986.
Leur petit nom
L’Albiceleste.
L’équipe qui devrait jouer
Willy Caballero – Fabricio Bustos, Nicolas Otamendi, Federico Fazio, Nicolas Tagliafico – Javier Mascherano, Lucas Biglia, Giovanni Lo Celso – Lionel Messi, Angel Di María – Gonzalo Higuain.
Le sélectionneur 
Jorge Sampaoli, 58 ans. Disciple de Marcelo Bielsa, il a mené sa carrière d’entraîneur loin de l’Argentine (Pérou, Colombie et Chili, dont il était le sélectionneur lors de la dernière Coupe du monde). Après une courte expérience européenne au FC Séville, il a qualifié très difficilement l’Albiceleste pour le Mondial en Russie et non sans critiques.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Je suis activement à la recherche d’un troisième titre mondial depuis trente-deux ans. Je ne peux donc pas prétendre en dessous d’une demi-finale. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je suis finaliste en titre, il ne s’agirait pas de l’oublier. Je vous accorde que ma campagne de qualification a été poussive et mes matchs amicaux de début 2018 [défaite 6-1 contre l’Espagne] peu concluants. Mais quel recruteur regarde les matchs amicaux sur un CV ? »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Lionel Messi, Lionel Messi, Lionel Messi. »
Et trois défauts ? « J’ai perdu sur blessure mon gardien titulaire, qui déjà était remplaçant à Monaco, ce qui situe le niveau de ses N-1 ; j’ai encore hérité du groupe de la mort (je commence à me poser des questions à ce sujet) ; et mon CEO, Jorge Sampaoli, a décidé de se passer des services de Mauro Icardi. »
Lionel Messi en cinq dates
1999 : l’Argentine traverse la pire crise économique de son histoire et le secteur de la santé n’échappe pas aux coupes budgétaires. Les traitements pour aider les enfants de petite taille à grimper ne sont plus remboursés. A Rosario, Jorge Messi se demande comment il va pouvoir payer les 500 euros mensuels pour le traitement de son fils, Lionel.
2000 : alors que Newell’s Old Boys refuse de payer le traitement de Lionel Messi (enfin, c’est la version de la famille), Jorge Messi s’envole avec son fiston pour la Catalogne où le FC Barcelone accepte de prendre en charge le coût du traitement. Le début d’une belle fable.
1er mai 2005 : Messi (17 ans) choisit la Fête des travailleurs pour inscrire son premier but avec le Barça face à Albacete, une merveille de petit ballon piqué. Ludovic Giuly commence à s’inquiéter pour sa place de titulaire.

2008 : Pep Guardiola arrive à la tête du Barça et s’attaque à l’hygiène de vie d’éternel adolescent de l’Argentin, réputé alors pour sa fragilité. Exit le Coca au centre d’entraînement et les escalopes milanaises quotidiennes, Messi découvre le concept de légume et son physiothérapeute, Juanjau Brau, lui apprend « à ne pas fuir devant une salade ». Depuis, ses blessures sont devenues beaucoup plus rares.
30 juin 2017 : après dix ans de vie commune, il épouse Antonella Roccuzzo. Egalement originaire de Rosario, elle s’intéresse d’assez loin à la carrière de son époux. « Je ne regarde jamais le football à la maison. Antonella s’ennuie. Je rentre à la maison, je lui dis que j’ai marqué deux ou trois buts et elle ne m’écoute même pas », a déclaré Messi un jour.
Figurez-vous Arsène…
Que Gonzalo Higuain aurait pu jouer pour la France. En effet, l’avant-centre de la Juve est né à Brest le 10 décembre 1987. Son père, Jorge, évoluait alors comme défenseur dans le club du Finistère. Raymond Domenech a bien tenté de convoquer le fiston en équipe de France, mais il avait décliné. Gonzalo est rentré en Argentine à l’âge de dix mois et ne parle pas français.
Mais un autre « Brestois » a marqué l’histoire de l’Albiceleste. En 1990, le gardien Sergio Goycochea permet à l’Argentine de se hisser en finale de la Coupe du monde après des séances de tirs au but face à la Yougoslavie et l’Italie dont il sera le héros. Un an plus tard, il signera au FC Brest Armorique FC. L’aventure tournera court, le club fait faillite en novembre 1991. L’Argentin aura juste eu le temps de faire la connaissance des jeunes David Ginola et Stéphane Guivarc’h, alors embarqués dans la même galère que lui.

Le jour où…
L’Argentine a envoyé une « équipe fantôme » dans les Andes. En 1973, la fédération argentine a une drôle d’idée. Pour assurer la qualification pour la Coupe du monde en RFA dans un groupe à trois avec la Bolovie et le Paraguay, elle décide de composer deux sélections. L’équipe A est chargée de faire le boulot lors des deux matchs à domicile et à Asuncion contre le Paraguay. L’équipe B, composée de jeunes joueurs (dont un certain Mario Kempes), est envoyée en stage en altitude pour préparer le match contre la Bolivie et son stade Hernando Silas de La Paz à 3 600 m d’altitude. Entre le Pérou et la Bolivie, les réservistes argentins enchaînent 15 matchs de préparation en quarante-cinq jours, parfois à plus de 4 000 m d’altitude.
« Hôtel de merde » (dixit Kempes) et nourriture immonde, les joueurs se sentent oubliés par leur fédération et ne peuvent même pas téléphoner à leur famille. Le jour du match, le 23 septembre, le sélectionneur annonce qu’il a titularisé cinq joueurs de l’équipe A. Les faits lui donneront raison. Pour la première fois depuis vingt ans, l’Argentine s’impose à La Paz (1-0, but d’Oscar Fornari) avant de sceller sa qualification une semaine plus tard contre le Paraguay. « L’équipe fantôme » ne sera pas si oubliée que cela : certains de ses membres deviendront champions du monde quatre ans plus tard (Kempes, Fillol, Bochini) et un documentaire a même été consacré à sa drôle d’histoire.

Big data
19. Comme le nombre de buts inscrits par l’Argentine en 18 matchs de qualification. Ce qui fait de l’Albicelste l’avant-dernière plus mauvaise attaque de la zone Amsud (seule la Bolivie faire pire). Incompréhensible avec Di Maria, Messi, Agüero, Higuain ou Dybala comme atouts offensifs.
Le wiki de qui ?

   


Je suis champion du monde en 1986, j’ai marqué mon seul but avec l’Albiceleste en finale contre la RFA. Je suis défenseur et j’ai joué dans le club préféré de Christophe Miossec.
Plateau télé
Impossible de couper aux fameux empanadas. On pourra cependant varier avec un choripan, un sandwich à la saucisse de porc avec sa sauce salsa criolla pour relever le tout. Pour boire comme la jeunesse argentine, on conseillera un verre de Fernet Branca, un alcool aux herbes qui circulait auparavant sous le manteau chez les immigrants italiens nostalgiques de leurs pays.

Tout savoir sur le groupe D à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur l’Argentine à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur le Nigéria à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur l’Islande à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur la Croatie à la Coupe du mond de football 2018





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les adeptes du clapping, portés par Gylfi Sigurdsson, rêvent de rééditer leur exploit de l’Euro pour leur premier Mondial. Il faudra sortir de la poule D face à l’Argentine, au Nigeria et la Croatie.
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Tout savoir sur l’Islande à la Coupe du monde 2018 de football

Les adeptes du clapping, portés par Gylfi Sigurdsson, rêvent de rééditer leur exploit de l’Euro pour leur premier Mondial. Il faudra sortir de la poule D face à l’Argentine, au Nigeria et la Croatie.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 15h22
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Calendrier
16 juin : Islande-Argentine (15 heures à Moscou)
22 juin : Islande-Nigéria (17 heures à Volgograd)
26 juin : Islande-Croatie (20 heures à Rostov)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Première participation.
Leur petit nom
Strákarnir okkar (Nos garçons)
L’équipe qui devrait jouer
Hannes Halldorsson – Birkir Saevarsson, Ragnar Sigurdsson, Kari Arnason, Hordur Magnusson – Aron Gunnarsson, Gylfi Sigurdsson, Jon Bodvarsson, Birkir Bjarnason – Johann Gudmundsson, Alfred Finnbogason.
Le sélectionneur
Heimir Hallgrímsson, 50 ans. Originaire des îles Vestmann, il a effectué toute sa carrière de joueur et d’entraîneur en Islande. Cosélectionneur aux côtés du Suédois Lars Lagerbäck pendant l’Euro 2016, il dirige seul l’équipe nationale depuis.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Pour montrer qu’un pays qui compte moins d’habitants que Nice (335 000 contre 343 000) et dont le sélectionneur possède toujours son cabinet de dentiste peut embêter les plus grands. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « La nouveauté ne me fait pas peur. En 2016, pour mon premier Euro, j’avais atteint les quarts de finale en éliminant l’Angleterre et en tenant en échec le futur champion d’Europe portugais. »
Si vous deviez vous donner trois qualités ? « J’ai un état d’esprit collectif très poussé. Comme en France, mes supporteurs viendront en nombre en Russie, un contingent qui pourrait représenter 10 % de la population. Enfin, même si l’effet de surprise n’est plus là, je suis toujours aussi dur à jouer : pendant les éliminatoires, la Croatie, l’Ukraine ou la Turquie ont pu s’en rendre compte. » 
Et trois défauts ? « Performant à l’Euro 2016, mon attaquant Kolbeinn Sightorsson, qui évolue à Nantes, a été blessé la majeure partie de la saison. Avec seulement une centaine de footballeurs professionnels, le renouvellement du groupe n’est pas évident. Enfin, les autorités islandaises ont décidé le boycott diplomatique du Mondial en Russie. Or, dans un pays aussi peu peuplé, chaque supporteur compte. » 
Gylfi Sigurdsson en cinq dates
1976 : Le Royaume-Uni et l’Islande mettent fin à leur troisième et dernière « guerre de la morue », conflit diplomatique d’ordre économique et portant sur les zones de pêche islandaises. Plus rien ne s’oppose à ce que les footballeurs islandais perfectionnent leur jeu sur la grande île la plus proche.
1989 : Gylfi Sigurdsson naît et grandit à Hafnarfjordur, le « fjord du port », à dix kilomètres de Reykjavik. La ville est célèbre pour abriter de nombreux représentants du Huldufolk, « peuple caché », soit les elfes et les trolls. On ne peut pas faire plus islandais.
2005 : vingt-neuf ans après la fin officielle de la dernière guerre de la morue, Gylfi intègre le centre de formation de Reading et entame sa carrière de footballeur, qui lui vaut pour l’instant un total de sept titres de meilleur footballeur islandais de l’année. Son ex-sélectionneur Lars Lagerbäck : « Je dirais qu’il pourrait jouer dans n’importe quelle équipe. »
2017 : Encore faut-il que n’importe quelle équipe se le paye : Everton l’arrache à Swansea pour 50 millions d’euros. Quelques jours plus tard, il inscrit un but fantastique de 50 mètres face à l’Hadjuk Split.
2018 : En mars, il se blesse au genou avec son club. On craint une rupture des ligaments croisés. L’Islande respire à nouveau lorsque le staff médical d’Everton n’annonce, finalement, que six à huit semaines d’arrêt.
Figurez-vous Arsène
Que le gardien Hannes Halldorsson, 33 ans, conciliait sa carrière de sportif avec celle de réalisateur de clips à succès jusqu’à ce qu’il devienne enfin footballeur professionnel en 2014. Il a même réalisé en 2012 le clip de la chanson islandaise à l’Eurovision.
Le jour où…
Un ténor islandais a provoqué un fou rire parmi les champions du monde 1998. Euphoriques depuis leur premier sacre tant attendu, obtenu deux mois plus tôt, les Bleus se présentent en Islande pour débuter les éliminatoires de l’Euro 2000. Le match a lieu, le 5 septembre 1998, et la France évite de peu une grosse déconvenue (1-1).
Mais l’histoire se déroule avant la rencontre. Partant d’une bonne intention, les Islandais avaient fait appel à un ténor local pour interpréter a capella les hymnes. Cela ne manque pas de déclencher un fou rire chez Fabien Barthez et Bixente Lizarazu. Comme d’autres coéquipiers, Zinédine Zidane se contient difficilement.

Séquence de bêtisier en France, l’histoire a marqué en Islande. Avant France-Islande en quarts de finale de l’Euro, un journaliste a demandé des comptes à Didier Deschamps : « Je me rappelle, oui, mais vous faites une mauvaise interprétation. A aucun moment, on s’est moqué de l’Islande ou de son hymne. C’est juste que celui qui était censé chanter l’hymne français qui était… différent de d’habitude. Ça avait amené un fou rire des joueurs, mais c’était pendant notre hymne, pas le vôtre. »
Big data
0. Comme à l’Euro 2016, aucun des 23 joueurs sélectionnés n’évolue dans le championnat islandais. C’est la seule équipe à présenter cette particularité.
Le Wiki de qui ?

   


Heimir Hallgrimsson, actuel sélectionneur islandais, me considère comme le meilleur joueur islandais de l’histoire. D’ailleurs, en 2003, la Fédération de mon pays m’avait octroyé ce titre honorifique. J’ai joué 60 matchs de Coupe d’Europe avec le Standard de Liège et Stuttgart principalement.
Plateau télé
Pour les plus aventureux d’entre vous, pourquoi ne pas se laisser tenter par le fameux Hakarl, du requin fermenté, qui est bien moins grand public (expérience personnelle) que le kimchi, le chou fermenté coréen. Pour faire passer tout ça, un verre de Brennivin, une eau-de-vie aromatisée au carvi, que les Islandais désignent par le petit nom de svarti daudi (mort noire).
Mais la gastronomie islandaise, dans la foulée de la hype de la cuisine nordique, c’est aussi une nouvelle vague de cuistots talentueux. On vous conseille notamment un petit resto sur l’île d’Heimaey, le Gott. Le chef Sigurdur Gislason propose au déjeuner la pêche du jour. On a un souvenir ému de ce filet d’empereur, un poisson des profondeurs normalement hors de prix et introuvable…

Tout savoir sur le groupe D à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur l’Argentine à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur le Nigéria à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur l’Islande à la Coupe du mond de football 2018
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Comme tous les quatre ans au Mondial, les hipsters soutiendront que l’équipe de Luka Modric peut atteindre les demi-finales. Comme tous les quatre ans, elle ne sortira pas de sa poule D, face au Nigeria, à l’Argentine et à l’Islande.
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Tout savoir sur la Croatie à la Coupe du monde 2018 de football

Comme tous les quatre ans au Mondial, les hipsters soutiendront que l’équipe de Luka Modric peut atteindre les demi-finales. Comme tous les quatre ans, elle ne sortira pas de sa poule D, face au Nigeria, à l’Argentine et à l’Islande.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 15h13
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Calendrier
16 juin : Croatie-Nigeria (21 heures à Kaliningrad)
21 juin : Croatie-Argentine (20 heures à Nijni-Novgorod)
26 juin : Croatie-Islande (20 heures à Rostov-sur-le-Don)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Cinquième participation. Meilleur résultat : troisième en 1998.
Leur petit nom
Les Vatreni (« flamboyants ») ou « l’équipe au damier » pour les amateurs de saucisson industriel.
L’équipe qui devrait jouer
Danijel Subasic – Sime Vrsaljko, Dejan Lovren, Domagoj Vida, Ivan Strinic – Ivan Rakitic, Marcelo Brozovic – Mario Mandzukic, Luka Modric, Ivan Perisic – Nikola Kalinic.
Le sélectionneur :
Zlatko Dalic, 51 ans, ancien milieu défensif. Il a surtout entraîné en Arabie saoudite puis aux Emirats arabes unis avant de remplacer Ante Cacic, le 7 octobre 2017. Il parvient à qualifier la Croatie après un barrage contre la Grèce.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Je compte bien prendre ma revanche sur les Islandais, premiers de ma poule lors des éliminatoires. Pas question de se faire avoir une deuxième fois par une équipe coachée par un dentiste et soutenue par des supporteurs qui ne savent pas chanter autre chose qu’une onomatopée. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « La seule fois que j’ai rencontré l’Argentine en compétition officielle c’était en 1998, au premier tour de la Coupe du monde. J’avais atteint les demi-finales. Vous voyez où je veux en venir ? »
Si vous deviez vous donner trois qualités ? « Ai-je besoin de présenter mes deux pépites du milieu de terrain, Luka Modric et Ivan Rakitic. Devant, Mario Mandzukic confirmera qu’il vaut mieux qu’un attaquant d’appoint. Nos adversaires devront enfin se méfier d’un grand Subasic dans les cages. »
Et trois défauts ? « Orpheline de l’infatigable Darijo Srna, ma défense ne fait pas vraiment figure de muraille infranchissable. Zlatko Dalic, installé à la tête de l’équipe pendant les éliminatoires, en octobre 2017, tentera lui de prouver que la valeur n’attend pas le nombre des années. Il ne faut pas qu’on se laisse perturber par les problèmes internes du football croate, entre les soupçons de corruption autour d’une série de transferts et le violent ressentiment entre les supporteurs et la Fédération. »
Luka Modric en cinq dates
1985 : « Lukita » voit le jour le 9 septembre à Zadar, dans l’ancienne Yougoslavie. Une bourgade plus fameuse pour son équipe de basket que pour les exploits de ses footballeurs. Hasard ou réalité scientifique ? Wikipédia nous informe que Modric est né le même jour que deux basketteurs connus, Lior Eliyahu et JR Smith. Et aucun footballeur.
2003 : prêté au Zrinjski Mostar, Modric est élu meilleur joueur du championnat de Bosnie. « Celui qui a évolué dans le championnat bosniaque peut jouer partout », dira alors le milieu de 18 ans. La suite semble lui donner raison, même si on doute toujours un peu.
2008 : Tottenham arrache Modric au Dinamo Zagreb moyennant un chèque de 21 millions d’euros. Un transfert que le joueur pourrait payer bien plus cher : il a été mis en examen pour faux témoignage dans le cadre d’une affaire de corruption qui concerne notamment cette transaction.
2012 : quelques mois après son arrivée au Real Madrid, le Croate est désigné comme la pire recrue de l’année par les lecteurs de Marca. Des visionnaires.
2018 : Luka Modric remporte sa quatrième Ligue des champions avec le Real Madrid.

   


Figurez-vous Arsène...
… que Modric a failli jouer à Sochaux. En 2003, le recruteur des Doubistes, Mecha Bazdarevic, repère le jeune Luka, 18 ans. Problème pour les Sochaliens : le Dinamo Zagreb réclame près de 5 millions d’euros pour libérer son milieu de terrain. Trop cher, jugera le club : pourquoi se ruiner lorsqu’on a déjà Wilson Oruma et Mickaël Isabey dans l’entrejeu ?
Le jour où...
La Croatie a fait sécession. 1990. La Yougoslavie s’apprête à vivre dix ans de guerre qui aboutiront à son éclatement. Sur les terrains, les rencontres entre les clubs serbes et croates sont émaillées de nombreux affrontements. Alors que le délitement régional s’étend aux stades, le football croate décide de faire sécession et de jouer sous ses propres couleurs, un an avant la proclamation de l’indépendance, le 8 octobre 1991.
Le 17 octobre 1990, l’équipe au damier s’impose face aux Etats-Unis (2-1) au stade Maksimir de Zagreb. Il s’agit du premier match d’une sélection croate depuis 1956. D’autres rencontres suivront jusqu’à l’affiliation de l’équipe à la FIFA le 3 juillet 1992 et son entrée au 125e rang du classement mondial (tous les résultats précédents n’étant pas pris en compte).
Théâtre du retour de la Croatie sur l’échiquier international, le stade Maksimir est resté une forteresse imprenable pendant seize ans.
Big data
1. En quatre participations à la Coupe du monde, la Croatie n’est sortie des poules qu’à une reprise, en 1998. Et sans Lilian Thuram, elle serait peut-être allée au bout.

Le wiki de qui ?

   


Vainqueur de la C1 en 1991 avec l’Etoile rouge de Belgrade, je suis le seul joueur à avoir inscrit un but en Coupe du monde avec deux sélections différentes.
Plateau télé
Difficile d’apprécier les fulgurances de Modric et consorts sans un verre de rakija, une eau-de-vie typique des Balkans. Prune, raisin, pêche ou abricot : chacun y trouvera son bonheur. Attention tout de même : certaines rakija peuvent atteindre les 60 degrés.
Côté assiette, on vous conseille quelques strukli, des feuilletés au fromage et à la crème largement consommés à Zagreb. Entre le ravioli et le beignet, ils accompagneront parfaitement un bon bol de brudet, une bouillabaisse locale servie généralement avec de la polenta.

Tout savoir sur le groupe D à la Coupe du monde 2018 de football
- Tout savoir sur l’Argentine à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur le Nigéria à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur l’Islande à la Coupe du mond de football 2018
- Tout savoir sur la Croatie à la Coupe du mond de football 2018





                            


                        

                        

