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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ A 80 ans, Charles Edelstenne prend les commandes de la holding familiale. Il aura pour mission d’éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.
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Mort de Serge Dassault  : une succession sous surveillance

A 80 ans, Charles Edelstenne prend les commandes de la holding familiale. Il aura pour mission d’éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 13h23
    |

            Isabelle Chaperon et 
Dominique Gallois








                        



                                


                            

Du premier au dernier jour, la vie de Serge Dassault aura été placée sous le signe des aéronefs. L’industriel français de 93 ans, fils du fondateur du groupe Dassault, est décédé lundi 28 mai alors que s’ouvrait le salon Ebace de Genève consacré à l’aviation d’affaires. C’est là que Charles Edelstenne, son bras droit, a appris sa disparition.
A 80 ans, ce dernier se retrouve de facto aux commandes d’un empire familial présent dans l’aéronautique à travers Dassault Aviation (Rafale, Falcon), l’édition de logiciels (Dassault Systèmes), les médias (Le Figaro), en passant par les vignobles (Château Dassault) et les ventes aux enchères (Artcurial). Sa mission : éviter toute secousse au sein d’un groupe stratégique pour l’industrie française et la défense nationale.
Jusqu’au bout, l’ancien sénateur a tenu à travailler. Il a été victime d’une défaillance cardiaque dans son bureau du rond-point des Champs-Elysées. Le 8 mars, il assistait encore à la présentation des résultats annuels de l’avionneur sur la péniche ancrée face au siège de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). L’âge avançant, il avait toutefois organisé, voilà quatre ans, en juillet 2014, le processus de sa succession.
Le plus Dassault de tous les Dassault
Il avait alors désigné Charles Edelstenne pour le remplacer « automatiquement », et ce « en cas de vacance de la présidence de GIMD [Groupe industriel Marcel Dassault, la holding du groupe] pour quelque motif que ce soit ». Serge Dassault ne s’en cachait pas. Il ne se voyait pas passer la main à l’un de ses quatre enfants. Pas même à Olivier, même si le député de l’Oise en rêvait, d’autant plus que son grand-père Marcel l’aurait bien propulsé à la tête du groupe plutôt que d’y introniser son fils Serge. Exclus aussi Laurent, Thierry ou Marie-Hélène.

Après Marcel et Serge, la succession familiale s’annonce délicate alors que ce groupe a fêté en 2017 son premier siècle d’existence. Et l’homme-clé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ L’industriel s’intéressait de près à la ligne éditoriale du quotidien et n’hésitait pas à afficher ses convictions, ce qui provoquait parfois des tensions avec la rédaction.
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Avec la mort de Serge Dassault, « Le Figaro » tourne la page d’un patron très présent

L’industriel s’intéressait de près à la ligne éditoriale du quotidien et n’hésitait pas à afficher ses convictions, ce qui provoquait parfois des tensions avec la rédaction.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 10h55
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Sans Serge Dassault, que va devenir Le Figaro ? Lundi 28 mai, la mort de l’industriel, qui avait racheté le journal au groupe Robert Hersant en 2004, ne semble pas inquiéter en interne. Le maintien de la branche médias, Groupe Figaro, au sein de la holding familiale Groupe Industriel Marcel Dassault, ne fait pas de doute. La relative sérénité est aussi due à la bonne santé du journal : 34 millions d’euros de résultat en 2017, pour 550 millions de chiffre d’affaires.
« Serge Dassault aimait “Le Figaro”. Il avait la conviction que le journal devait être fort économiquement pour pouvoir être influent et porter ses valeurs. Car c’était un entrepreneur avant tout, témoigne Marc Feuillée, le directeur général du groupe. Une grande partie de la réussite actuelle du “Figaro” est la sienne : il a décidé d’investir dans le journal, de le moderniser et de construire un groupe autour. Cela protège le titre. »

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                Mort de Serge Dassault, ancien sénateur et industriel de l’aéronautique



Aujourd’hui, le quotidien ne représente que 20 % de l’activité du groupe : Le Figaro a revendu le Groupe L’Express en 2006, mais a beaucoup développé le numérique puis racheté le groupe CCM Benchmark en 2015. Il possède aujourd’hui plusieurs titres et services thématiques : L’Internaute, JDN, Le Particulier, Jours de France…
Toutefois, Le Figaro tourne la page d’un patron très présent, qui ne cachait pas qu’il s’intéressait à l’éditorial et avait des convictions. Les « journaux doivent diffuser des idées saines », « pas de la désinformation », avait-il dit dans une intervention sur France Inter, en décembre 2004, ajoutant : « Les idées de gauche ne sont pas des idées saines. Nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche qui continuent. »
Rituel des vœux
Les débuts sont marqués par une série de tensions avec la rédaction, notamment à la suite d’un article sur la visite en France du président algérien Abdelaziz Bouteflika dans lequel un passage mentionnant un contrat de vente d’avions Rafale avait été censuré.
Recevant la société des rédacteurs (SDR), il avait jugé « qu’il y a quelquefois des informations qui nécessitent beaucoup de précautions », citant les « contrats en cours de négociation ». « Il y a des informations qui font plus de mal que de bien. »

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                Serge Dassault, un patron à l’ancienne



Quand Etienne Mougeotte était directeur du Figaro, la SDR s’était plainte de la proximité du journal avec Nicolas Sarkozy, qui a salué lundi la mort d’un « ami ». En février 2012, les journalistes avaient voté une motion rappelant que leur « journal d’opinion n’est pas le bulletin d’un parti, d’un gouvernement ou d’un président de la République ». Pour traiter des affaires judiciaires dans lesquelles était impliqué le propriétaire du Figaro, un modus vivendi avait été trouvé : des comptes rendus factuels étaient publiés.
Une fois par an, Serge Dassault s’invitait même dans les pages, pour ses vœux devenus un rituel. Il y fustigeait la dette, les 35 heures, le nombre de fonctionnaires… Ceux de cette année saluaient l’élection d’Emmanuel Macron, alors que la direction de son journal avait soutenu le candidat de la droite, François Fillon, pendant la présidentielle de 2017. « Dans l’intérêt de la France, qui doit rester notre seule boussole, on ne peut que souhaiter sa réussite », écrivait-il. Un souhait mêlant conviction et pragmatisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le média vidéo français, dont l’audience provient essentiellement de Facebook, s’est lancé avec succès aux Etats-Unis et en Inde.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/05/2018
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Brut, entre le succès à l’étranger et la dépendance à Facebook

Le média vidéo français, dont l’audience provient essentiellement de Facebook, s’est lancé avec succès aux Etats-Unis et en Inde.



Le Monde
 |    29.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.05.2018 à 12h05
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            
Ecologie, féminisme, lutte contre l’homophobie ou accueil des migrants, la ligne éditoriale de Brut se veut progressiste. Et les audiences suivent. Qu’elles mettent en scène l’intervention d’un politique, le témoignage d’un simple citoyen ou le parcours atypique d’une célébrité people, les vidéos réalisées par sa cinquantaine de journalistes, qui sont exclusivement publiées sur les réseaux sociaux, dépassent très souvent le million de vues.
Parmi tous les médias français, ses vidéos sont celles qui génèrent le plus de « like », de commentaires et de partages sur Facebook. Brut revendique ainsi 400 millions de visionnages par mois. Une audience qui permet à la jeune société d’engranger des recettes publicitaires, de viser l’équilibre financier « à la fin de l’exercice 2018 », selon les prévisions de son PDG, Guillaume Lacroix, l’un de ses cofondateurs, et de lever des fonds. Brut finalise actuellement un premier tour de table de 10 millions d’euros, un autre sera organisé dans les prochains mois.
Le choix de publier uniquement sur les réseaux sociaux structure de fait le format des vidéos réalisées. « Nous faisons une attention particulière aux usages de consommation de nos vidéos en nous adaptant en permanence », explique Laurent Lucas, directeur des rédactions.
Modèle économique hybride
Les vidéos, brèves, poignantes, souvent filmées en gros plan, captent l’attention avec une efficacité certaine. Au risque de céder aux facilités du pathos et de l’indignation permanente ? « Dans cette critique qui nous est faite, il y a une erreur dans l’analyse. A la télévision, il y a de l’information de qualité et de la télé-réalité. Sur les réseaux sociaux, c’est la même chose, on peut trouver de tout. Quand on regarde le fil d’actualité de Brut, il y a aussi du sens, au-delà de l’émotion », rétorque M. Lucas.
Brut diffusant ses contenus gratuitement, son modèle économique est hybride. Un premier tiers de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Le site d’information en ligne s’était appliqué à ses débuts un taux de TVA réduit (2,1 % contre 19,6 % puis 20 %), réservé à la presse papier jusqu’en 2014.
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La justice confirme le redressement fiscal de Mediapart mais reconnaît sa « bonne foi »

Le site d’information en ligne s’était appliqué à ses débuts un taux de TVA réduit (2,1 % contre 19,6 % puis 20 %), réservé à la presse papier jusqu’en 2014.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 20h41
   





                        


Mediapart peut souffler. Si le tribunal administratif a confirmé le redressement fiscal de 3,3 millions d’euros dont le site d’information faisait l’objet, le juge a décidé d’annuler la pénalité de 1,3 million d’euros qu’il devait régler, selon un arrêt publié lundi 28 mai.
Mediapart s’était appliqué à ses débuts un taux de TVA réduit (2,1 % contre 19,6 % puis 20 %), réservé à la presse papier jusqu’en 2014. Cependant, le site fondé par Edwy Plenel l’avait fait « en toute transparence avec l’administration fiscale », et « l’intention d’éluder l’impôt », « n’est pas établie », a considéré le juge administratif.

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                Harmonisation express des taux de TVA dans la presse



« L’absence de bonne foi du contribuable » ne pouvant être prouvée, Mediapart a donc été déchargé d’une majoration de 40 % de son redressement fiscal. Selon le tribunal, le fisc aurait dû « remettre en cause les déclarations de TVA » dès 2008, et ne pas laisser traîner la situation jusqu’au contrôle fiscal de 2013, à l’origine du redressement.
« Première victoire judiciaire »
Mediapart, qui comptait 140 000 abonnés au début de l’année, a fait savoir qu’il avait déjà réglé en 2015 et en 2016 le différentiel de TVA, faisant notamment appel à ses lecteurs pour le soutenir. La somme équivalant à la pénalité, elle, avait seulement été provisionnée et reste dans les caisses du journal.
« L’Etat n’était pas en droit de nous sanctionner en nous traitant comme des fraudeurs fiscaux que nous ne sommes évidemment pas », a réagi lundi sur son site le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, qui se félicite d’une « première victoire judiciaire ». Le journaliste dénonce dans ce texte une « attitude vengeresse » de l’Etat, « mêlant déni de justice et abus de pouvoir », quelques mois après l’affaire Cahuzac, où le ministre du budget avait démissionné à la suite de révélations du journal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.
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Football : la Ligue 1 française espère dépasser le milliard d’euros de droits de retransmission

Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 19h45
   





                        



   


La Ligue de football professionnel (LFP) s’apprête à distribuer, mardi 29 mai, les droits de retransmission du championnat français pour la période 2020-2024. Elle espère dépasser le milliard d’euros par saison en droits télévisuels domestiques.
De quoi combler, en partie, son retard d’attractivité sur la Premier League en Angleterre (2,3 milliards d’euros par saison), la Bundesliga (Allemagne), la Liga (Espagne, plus d’un milliard d’euros chaque année), ou la Serie A en Italie (environ 950 millions d’euros). Sur la période 2016-2020, les droits pour la Ligue française s’élevaient à 762 millions d’euros.

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          Football : la Ligue 1 lance son appel d’offres avant l’été



La LFP tenait à attribuer l’ensemble des droits de retransmission de la Ligue 1 et de la Ligue 2 avant l’été et la Coupe du monde, organisée du 14 juin au 15 juillet en Russie, notamment pour profiter de l’effet de l’arrivée du Brésilien Neymar dans le championnat de France, à l’été 2017.
Tout va donc se jouer mardi 29 mai : après le dépôt de dossiers qualitatifs lundi, les principaux concurrents – le groupe Canal+, SFR et beIN Sports – participent à une journée d’enchères pour se partager les lots vendus par la LFP. La Ligue devrait annoncer les résultats en fin de journée.
Les conditions de revente assouplies
L’instance a modifié sa procédure d’appel d’offres pour permettre aux diffuseurs de sous-licencier les lots, une fois leur achat acté. Une manière de les pousser à prendre plus de risques financiers lors des enchères. Ce geste a été jugé nécessaire face à la timidité, feinte ou bien réelle, des prétendants diffuseurs. Altice et sa filière SFR affirment, depuis plusieurs mois, se tenir à distance des appels d’offres pour la Ligue 1, pour se concentrer sur le redressement des activités télécoms du groupe.
SFR avait pourtant fait une entrée retentissante dans le marché de la retransmission en 2015, en décrochant les droits télévisuels pour la France de la Premier League anglaise pour 300 millions d’euros, avant ceux de la Ligue des champions pour 1,1 milliard d’euros en 2018.
« Nous pouvons parfaitement vivre sans Ligue 1 sur les quatre prochaines années, cela ne signifie en revanche pas que nous n’y songerons pas dans quatre ans », expliquait à l’AFP le PDG d’Altice France, Alain Weill, en entretenant le doute.
Pour le groupe Canal+, en revanche, conserver le football français semble incontournable : dépossédées de la Premier League puis de la Ligue des Champions par le même SFR, les chaînes de Vivendi tiennent une partie de leurs abonnés sur le sport, dernier rempart avant de s’aligner sur les offres de Netflix ou Amazon sur la vidéo à la demande. L’enjeu est semblable pour beIN, qui doit nécessairement bloquer l’érosion du nombre de ses abonnés.
Disparition du « multiplex » le samedi soir
Selon le journal Le Parisien, qui avait révélé les détails de l’appel d’offres au mois d’avril, sept lots différents seraient proposés aux diffuseurs :
Le premier lot inclut le match du dimanche soir et des magazines du dimanche soir.Le deuxième correspond aux matchs du vendredi à 21 heures et du samedi à 17 heures, ainsi qu’un magazine du vendredi.Le troisième lot comprend les matchs du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures, ainsi qu’un magazine du samedi soir.Le quatrième lot renvoie aux matchs du dimanche à 13 heures et du multiplex du dimanche à 15 heures, plus un magazine du dimanche matin.Les cinquième, sixième et septième lots comprennent, notamment, le Trophée des champions, les barrages de L1, du contenu digital ou deux autres magazines.
Le programme des rencontres de Ligue 1 évolue également : dès 2020, les rencontres organisées simultanément le samedi soir – en « multiplex » – disparaîtront, au profit de quatre rencontres le dimanche, à 15 heures. Une rencontre le même jour à 13 heures, pour toucher le marché asiatique, et l’enchaînement de trois affiches le vendredi, samedi et dimanche boucleront le nouveau programme hebdomadaire de la Ligue 1.
La LFP tente aussi, dans cette nouvelle formule, de se protéger d’une éventuelle déception en définissant des sommes minimales pour chaque lot, tenues secrètes. Si elles ne sont pas atteintes, même après les enchères, la LFP se réserve le droit de ne pas attribuer tous les droits cette année, pour relancer l’appel d’offres avant 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ A l’image surannée d’un fonctionnement familial de l’entreprise dirigée par Serge Dassault, mort le 28 mai, contrastent les performances technologiques du groupe.
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Serge Dassault, un patron à l’ancienne

A l’image surannée d’un fonctionnement familial de l’entreprise dirigée par Serge Dassault, mort le 28 mai, contrastent les performances technologiques du groupe.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 18h11
    |

            Dominique Gallois








                        



                                


                            

17 décembre 2014. A l’approche de Noël, la soirée s’annonce festive dans les usines Dassault en Gironde. Pour quelques heures, le hall d’assemblage des avions a été transformé en salle d’apparat. Versailles à Mérignac. Sous les lustres en cristal de Baccarat et sur fond de musique de chambre, un dîner préparé par le chef étoilé Thierry Marx est servi aux 350 invités dans des assiettes en porcelaine. Les convives sont venus découvrir le 8X, dernier né de la famille Falcon, le haut-de-gamme de ses avions d’affaires. La plupart sont des clients de l’avionneur, arrivés avec leur jet personnel.

La soirée s’achève par des séances photos. C’est à qui voudra se faire immortaliser sur la passerelle à la porte de l’appareil avec Serge Dassault et éventuellement ses enfants. « C’est important pour un client d’associer le nom d’un descendant du fondateur à son avion », explique un familier de ces célébrations.
Consignes de vote donnés à sa famille
L’héritier de Marcel Dassault goûte ce moment et ne se fait pas prier. Une manière pour lui de rappeler à sa famille présente au grand complet à la cérémonie, que c’est toujours lui le chef. Il en était de même lors des assemblées générales annuelles de l’avionneur, réunies dans les grands salons de l’hôtel particulier du Rond-point des Champs-Elysées.

Installé à la tribune, comme scrutateur, face aux rares actionnaires individuels, le patriarche n’hésitait pas à donner ou à rappeler les consignes de vote à ses quatre enfants et à sa femme, assis aux premiers rangs. Surtout quand il s’est agi de s’opposer à une proposition d’ouverture du capital de l’entreprise aux salariés, comme ce fut le cas en 2015. Pendant la lecture de la résolution, l’air de rien, Serge Dassault balançait lentement sa main de gauche à droite, l’index pointé vers le haut, tel un métronome, pour exprimer le rejet. Il pouvait d’autant mieux mesurer son impact que le vote se faisait à main levée. N’ayant pas de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Au Pontet, dans le Vaucluse, une dizaine d’hommes ont exigé vendredi qu’un kiosquier ôte la « une » de l’hebdomadaire, qui qualifie le président turc de dictateur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/05/2018
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Des militants pro-Erdogan font retirer une affiche de l’hebdomadaire « Le Point »

Au Pontet, dans le Vaucluse, une dizaine d’hommes ont exigé vendredi qu’un kiosquier ôte la « une » de l’hebdomadaire, qui qualifie le président turc de dictateur.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 06h40
   





                        



   


La « une » du Point qualifiant le président turc Recep Tayyip Erdogan de « dictateur » ne plaît visiblement pas à une partie de la communauté turque. Vendredi 25 mai dans l’après-midi, une dizaine d’hommes ont exigé le retrait de la couverture de l’hebdomadaire affichée sur un kiosque du centre-ville du Pontet (Vaucluse).
Interviewé par le HuffPost, Jean-Paul Abonnenc, directeur général de MédiaKiosk, filiale de JCDecaux, affirme que ces militants pro-Erdogan sont venus « faire pression sur la kiosquière pour lui demander de retirer l’affiche ». « Un peu paniquée, elle a appelé un de nos agents. Compte tenu de la pression qui était exercée sur lui, il a décidé de retirer l’affiche », ajoute-t-il.
Sur plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on voit la suite de cette scène : des militants déploient une banderole à l’effigie du président turc tandis qu’un employé de JCDecaux se charge de retirer l’affiche du Point.
Des incidents « inacceptables »
Le maire du Pontet, Joris Hebrard (Front national), a dénoncé dès samedi des incidents « inacceptables ». Dans un communiqué, il affirme avoir demandé au directeur régional de la société mise en cause de remettre l’affiche au plus tôt. « On ne transige pas avec la liberté d’expression en France et encore moins au Pontet », écrit le maire frontiste. Selon La Provence, il compte saisir le procureur de la République afin qu’une enquête soit menée et que « les fauteurs de troubles soient identifiés et expulsés ».
Selon Le Point, « un second cas de destruction d’affiche par des sympathisants de l’AKP est recensé à Valence » (Drôme). L’hebdomadaire assure avoir « demandé le rétablissement des affiches dans les kiosques » de ces deux villes, « ce qui fut fait dans les deux heures ». Au Pontet, l’affiche du Point a été replacée sur le kiosque samedi, sous la protection d’agents de la police municipale et d’une dizaine de gendarmes.

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L’hebdomadaire confie que ce numéro, consacré au président turc en campagne pour les élections présidentielle et législatives anticipées du 24 juin, « a fait ces derniers jours l’objet d’une intense campagne de dénigrement dans les médias officiels turcs et de la part d’organisation politiques franco-turques ». « Après une semaine de harcèlement, d’insultes, d’intimidation, d’injures antisémites et de menaces à notre attention sur les réseaux sociaux, voici venu le moment où les sympathisants de l’AKP s’attaquent aux symboles de la liberté d’expression et de la pluralité de la presse », regrette le magazine.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 26/05/2018
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Pierre Bellemare, pionnier charismatique de l’audiovisuel français, est mort

Homme de radio et de télévision, producteur, écrivain, conteur, il était âgé de 88 ans.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 08h59
    |

            Guillaume Fraissard








                        



                                


                            

Sa voix grave et chaleureuse a fait frissonner des millions d’auditeurs rivés à ses « histoires extraordinaires ». Sa stature de tribun populaire en a fait l’un des animateurs les plus appréciés du petit écran, des années 1960 au milieu des années 1980. Homme de radio et de télévision, producteur et écrivain, Pierre Bellemare est mort samedi 26 mai, a annoncé Europe 1, son ancien employeur. Il avait 88 ans.
Avec sa disparition, l’audiovisuel français perd l’un de ses pionniers charismatiques, de ces précurseurs qui embrassèrent quantité de postes et façonnèrent la télévision d’aujourd’hui. En 1974, lors de l’élection présidentielle, un sondage accordait à Pierre Bellemare entre 50 % et 55 % des suffrages ! Un plébiscite qui amena les commentateurs de l’époque à dire que « la France et Pierre Bellemare ne [faisaient] qu’un ». La preuve avant tout d’une popularité hors norme pour ce bateleur des ondes et du petit écran né le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt.
Ses parents s’étaient rencontrés en 1914 au Magic-City, un célèbre dancing parisien dont l’une des entrées donnait sur le 15 rue Cognacq-Jay, là ou s’installeront plus tard les studios de télévision. Pierre, le père, vendeur de livres d’art, parcourait la France des bibliophiles fortunés. Une activité qui périclita durant la seconde guerre mondiale, ce qui obligea la famille à se nourrir un temps aux « réfugiés nécessiteux ». Sa mère, Claudia, couturière à Montmartre, mourut en 1947 des suites d’une longue maladie. Le couple avait eu trois enfants, Jacqueline, Christiane, morte en 1935 à 14 ans, et Pierre.
Cette même année 1947, Pierre Bellemare rate son bac, rencontre sa future femme Micheline Grillon (il se remariera en 1976) et commence à travailler pour Radio Luxembourg. « Presque par accident », dira-t-il. Pierre Hiegel, alors « M. Musique » sur la station, avait épousé en secondes noces sa sœur Jacqueline. C’est lui qui met le pied à l’étrier de...




                        

                        


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Pierre Bellemare, homme de radio et de télévision, producteur et écrivain, est mort

L’un des animateurs les plus populaires des années 1960 au milieu des années 1980 est mort à 88 ans.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
27.05.2018 à 12h15
   





                        



   


Sa voix grave et chaleureuse a fait frissonner des millions d’auditeurs rivés à ses « histoires extraordinaires ». Sa stature de tribun populaire a fait de lui l’un des animateurs les plus appréciés du petit écran, des années 1960 au milieu des années 1980. Homme de radio et de télévision, producteur et écrivain, Pierre Bellemare est mort samedi 26 mai à Paris, a fait savoir Europe 1, station de radio pour laquelle il a longtemps travaillé. Il avait 88 ans.

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Le nouveau patron d’Europe 1, Laurent Guimier, s’est dit « très ému » par cette nouvelle. « Pierre Bellemare, inventeur de la radio moderne, voix historique, pilier de la famille Europe 1 nous a quittés », a-t-il tweeté.

Pierre Bellemare, inventeur de la radio moderne, voix historique, pilier, de la famille @europe1 nous a quittés. Ce… https://t.co/ti9eWbWArj— laurentguimier (@Laurent Guimier)


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De nombreuses personnalités ont tenu à rendre hommage à l’animateur. Pierre Lescure a salué « une vie d’histoires racontées comme personne, de sa voix reconnaissable entre toutes, une vie de création et de projets ». « Mon Pierre, notre fou rire dans “En toutes lettres” quand nous animions ensemble sur France 2 restera à tout jamais dans ma mémoire, a tweeté l’animateur Julien Courbet. Tu as inventé les émissions où l’on défend les gens. »
Pour le présentateur Jean-Pierre Foucault, Pierre Bellemare a été un « inventeur génial à la radio et à la télé, passionné jusqu’au bout », et un « exemple pour des générations de jeunes talents ».

Pierre Bellemare .. inventeur génial à la radio et à la télé,passionné jusqu’au bout, exemple pour des générations… https://t.co/v7HRS6Ratg— Foucault_JP (@Jean-Pierre Foucault)


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« Merci cher Pierre Bellemare pour cette passion que vous insuffliez à notre métier, ce goût des autres, cette façon de faire partager vos connaissances au plus grand nombre. Vous êtes formidable, disiez-vous aux Français. Vous aussi ! », a quant à lui écrit Patrick Poivre d’Arvor.
Pionnier charismatique
Avec la disparition de Pierre Bellemare, l’audiovisuel français perd l’un de ses pionniers charismatiques, de ces précurseurs qui embrassèrent quantité de postes et façonnèrent la télévision d’aujourd’hui. C’est notamment lui qui avait importé l’usage du prompteur des Etats-Unis.
Pierre Bellemare a été l’une des premières stars de la station Europe 1. En 1974, lors de l’élection présidentielle, un sondage lui accordait entre 50 % et 55 % des suffrages. Un plébiscite qui amena les commentateurs de l’époque à dire que « la France et Pierre Bellemare ne [faisaient] qu’un ». La preuve avant tout d’une popularité hors norme pour ce bateleur des ondes et du petit écran né le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt.
Incapable de rester en place, il a aussi présenté et produit un grand nombre de programmes entre 1954 et 1977, dont « La Caméra invisible », « Rien que la vérité », « 20 millions cash », « Pièces à conviction », « Les Dossiers extraordinaires »...
Champion du contact avec le public, il amorce un tournant en 1986 lorsque FR3 et Europe 1 se séparent de lui, pour rajeunir notamment leur image. Il s’intéresse alors au téléachat, après avoir rencontré le créateur d’une émission américaine de ce genre alors inconnu en France. TF1 est séduite par le concept : il présentera avec Maryse Corson tous les matins pendant sept ans « Le Magazine de l’objet » qui deviendra ensuite « Téléshopping ». Forte de son succès, le concept aura même en 1994 sa propre chaîne, « Club Téléachat », diffusée sur le câble.
Il était aussi apparu au cinéma, dans le rôle du patron des services secrets Armand Lesignac dans le film OSS 117. Rio ne répond plus en 2009, ou encore en 2011 dans la comédie Les Tuche.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Pour effectuer ce décompte, des capteurs sont positionnés sur le parcours du défilé, en hauteur, afin de tracer une ligne virtuelle. Deux points de comptage ont été mis en place samedi.
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Comment est réalisé le comptage indépendant utilisé par « Le Monde » et d’autres médias ?

Pour effectuer ce décompte, des capteurs sont positionnés sur le parcours du défilé, en hauteur, afin de tracer une ligne virtuelle. Deux points de comptage ont été mis en place samedi.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 17h49
   





                        



   


Près de 32 000 personnes étaient présentes à Paris pour la manifestation du 26 mai contre la politique d’Emmanuel Macron, selon les chiffres fournis par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Le Monde. La préfecture en a dénombré 21 000. La CGT a pour sa part annoncé la présence de 250 000 personnes à travers la France, dont 80 000 à Paris.
Le chiffre fourni par le cabinet Occurrence repose sur une méthode scientifique. Constatant l’incapacité des organisateurs et de la préfecture à fournir des chiffres fiables quant au nombre de personnes présentes à un rassemblement, une vingtaine de grands médias, dont Le Monde, ont décidé de s’associer pour adopter leur propre méthode de décompte des participants.
Ce collectif, qui regroupe notamment l’AFP, France Inter, Europe 1, RTL, Franceinfo, RMC, BFM-TV, France Culture, CNews, France 2, Mediapart, Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix, Les Echos et la presse régionale et départementale représentée par l’Union de la presse en région, a fait appel au cabinet d’étude Occurrence.
Ce comptage indépendant, qui peut être effectué à l’occasion de chaque grande manifestation et à l’initiative du collectif, est communiqué à l’issue des défilés. La méthode s’appuie sur une démarche éprouvée : des capteurs sont positionnés sur le parcours du défilé, en hauteur, afin de tracer une ligne virtuelle. Chaque personne qui la franchit, y compris sur le trottoir, est comptabilisée. Pour la manifestation du 26 mai, deux points de comptage avaient été mis en place, en amont et en aval de la place de la République, pour plus de fiabilité.

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Dispositif déjà testé
En parallèle sont effectués des « microcomptages humains ». La manifestation est filmée pendant vingt à trente secondes à différents intervalles et différentes « intensités ». Les manifestants sont recomptés humainement sur ces extraits vidéo pour ajuster le décompte fait par les capteurs, et déterminer une marge d’erreur.
Le projet, en construction depuis plusieurs mois, notamment à l’initiative du journaliste Thomas Legrand de France Inter, avait été testé « à blanc » par le collectif de médias. Lors de la manifestation du 16 novembre 2017 « contre la politique libérale d’Emmanuel Macron », à l’appel notamment de la Confédération générale du travail (CGT), le dispositif avait permis de décompter 8 250 manifestants. Plusieurs médias, dont Le Monde, ont recompté séparément les manifestants à partir d’un enregistrement de l’intégralité du défilé. Ils sont parvenus à un chiffre similaire.
Lors de cette manifestation, la police, qui fait un comptage manuel de ce genre de manifestation ainsi qu’un enregistrement vidéo qui lui permet de vérifier éventuellement ses chiffres, avait dénombré 8 000 manifestants. La CGT avait quant à elle annoncé 40 000 manifestants, soit cinq fois plus.
Le nouveau dispositif de comptage a été utilisé pour la première fois officiellement lors des manifestations du jeudi 22 mars, à l’appel des syndicats de fonctionnaire et à l’initiative de ceux de la SNCF.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Selon la rapporteure, deux des trois sanctions infligées par le CSA à la chaîne C8 pour des dérapages dans l’émission « Touche pas à mon poste ! » n’ont pas lieu d’être.
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Affaire Hanouna : la rapporteure du Conseil d’Etat préconise l’annulation de sanctions

Selon la rapporteure, deux des trois sanctions infligées par le CSA à la chaîne C8 pour des dérapages dans l’émission « Touche pas à mon poste ! » n’ont pas lieu d’être.



Le Monde
 |    26.05.2018 à 14h48
   





                        


Deux des trois sanctions que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait infligées à la chaîne C8 pour les émissions de Cyril Hanouna doivent être annulées, a préconisé la rapporteure du Conseil d’Etat, dont les recommandations ont été publiées, samedi 26 mai, par Le Parisien.
Le CSA avait décidé en juin 2017 de supprimer la publicité dans l’émission quotidienne « Touche pas à mon poste » pendant deux semaines après un acte jugé sexiste de l’animateur-producteur. Cette sanction d’une vigueur inédite est « disproportionnée », a estimé la rapporteure du Conseil d’Etat Laurence Marion, qui recommande plutôt une amende de 50 000 euros en réponse à un recours de Canal+, le groupe propriétaire de C8. Dans cette séquence de décembre 2016, Cyril Hanouna avait posé la main de sa chroniqueuse Capucine Anav sur son sexe. Si le « geste est déplacé, note Laurence Marion, Capucine Anav donne son accord de manière audible, ne paraît ni contrainte ni gênée. »
La rapporteure préconise également l’annulation d’une deuxième sanction, une autre semaine sans publicité infligée par le CSA à C8 pour un canular où Cyril Hanouna avait fait croire à un de ses chroniqueurs qu’il avait tué un producteur.

        Lire aussi l’interview :
         

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Une troisième sanction « doit être confirmée »
La troisième sanction prononcée par le CSA, une amende de trois millions d’euros, doit cependant être confirmée, a estimé la rapporteure. Le CSA l’avait administrée à la chaîne pour un canular jugé homophobe, où Cyril Hanouna s’était fait passer pour un bisexuel dans une petite annonce et répondait de façon caricaturale et en direct aux hommes qui le contactaient.
La chaîne C8, jointe par l’AFP, n’a pas souhaité réagir. L’avis de la rapporteure est souvent suivi, mais pas toujours, par le Conseil d’Etat.
Le groupe Canal+ a également déposé deux recours indemnitaires devant le Conseil d’Etat contre ces trois semaines sans publicité. Le patron de Canal+, Vincent Bolloré, réclame treize millions d’euros en réparation du manque à gagner publicitaire, une somme dix fois supérieure à la perte réelle, selon une source proche du dossier.
Après avoir été talonnée fin 2017, l’émission quotidienne de Cyril Hanouna sur C8 est repassée ces derniers mois devant sa concurrente de TMC, « Quotidien », et Cyril Hanouna a signé avec le groupe Canal+ jusqu’en 2021. Tous programmes confondus, l’audience de C8 a, cependant, baissé de 0,3 point en un an, à 3,2 % de part d’audience, quasiment à égalité avec TMC (3,1 %).

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Présenté comme le résultat d’un commun accord, ce départ révèle des frictions avec les actionnaires et des questions sur la ligne éditoriale.
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Départ du directeur de l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », Yves de Kerdrel

Présenté comme le résultat d’un commun accord, ce départ révèle des frictions avec les actionnaires et des questions sur la ligne éditoriale.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 17h34
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


L’artisan de la renaissance de Valeurs actuelles s’en va, a annoncé l’hebdomadaire, à l’issue d’un conseil d’administration tenu le vendredi 25 mai. Arrivé en 2012 pour reprendre un journal déficitaire et assez confidentiel, Yves de Kerdrel quitte un titre qui a connu une forte croissance commerciale et suscité de nombreuses polémiques, avec son positionnement « buissonnien », du nom de l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson, aux confins de la droite et de l’extrême droite. Il devrait être remplacé par Erik Monjalous, ancien directeur commercial et marketing de l’Agence France-Presse, passé par L’Opinion.
Le communiqué présente la démission d’Yves de Kerdrel comme un départ convenu d’un commun accord et précise qu’il a « accepté de poursuivre sa collaboration au sein du magazine Valeurs actuelles en tant qu’éditorialiste ». Mais, selon nos informations, il a aussi été contraint à ce départ en raison de tensions avec les actionnaires qui ont racheté le titre en 2015 : l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa, majoritaire, accompagné d’Etienne Mougeotte et Charles Villeneuve, anciens de TF1 notamment.
Conflit d’autorité et mauvaises ventes
Ancien des Echos et du Figaro, Yves de Kerdrel avait pris son indépendance en devenant directeur de Valeurs actuelles, sur le plan économique et aussi éditorial. Fier de sa réussite – sa revanche ? – dans un secteur en crise, il avait une grande liberté d’action de la part de l’actionnaire, le groupe pharmaceutique Pierre Fabre. L’ambiance a changé avec la reprise du titre par Iskandar Safa, flanqué de deux briscards de la presse, habitués à s’intéresser aux affaires des titres auxquels ils appartiennent : Etienne Mougeotte, qui a notamment dirigé Le Figaro du temps où Yves de Kerdrel y travaillait, et Charles Villeneuve, ancien de Paris Match ou et ex-président du Paris-Saint-Germain.
Outre ce conflit d’autorité, le départ d’Yves de Kerdrel est aussi la fin d’un cycle, après plus de six ans. Le journaliste avait abandonné depuis environ un an et demi la direction opérationnelle de la rédaction à Geoffroy Lejeune, qui réalise depuis lors le journal. L’usure du modèle se fait aussi sentir dans les ventes : après avoir battu tous les records de croissance des « newsmagazines », voire de la presse écrite, Valeurs Actuelles marque le pas depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Comme à d’autres, la nouvelle configuration politique lui pose un défi, sinon existentiel, au moins d’identité. Les ventes sont passées de 84 800 exemplaires par semaine en 2012 à 116 839 en 2016. Mais depuis la fin de la présidentielle en avril 2017, elles ont chuté de 123 000 à 90 000 en février dernier, avant une remontée en mars.
« Valeurs » cherche sa voie
Aujourd’hui, un des actionnaires affiche sa volonté de « recentrer » le journal et d’infléchir sa ligne jugée trop à droite ou à l’extrême droite. Le paradoxe est qu’Yves de Kerdrel, qui a été l’artisan des « unes » les plus provocatrices de Valeurs, ce qui lui a même valu une condamnation pour incitation à la haine raciale, était récemment plutôt un facteur de modération dans la ligne du journal. De formation libérale économiquement, il a d’ailleurs en clin d’œil salué, dans son dernier éditorial, l’action « réformatrice » d’Emmanuel Macron, qu’il a bien connu quand tous deux siégeaint à la « commission Attali ».
La ligne récente du journal est fixée par Geoffroy Lejeune, qui a poursuivi dans la ligne très à droite fixée par Kerdrel et déjà en place au moment du rachat par MM. Safa, Villeneuve et Mougeotte. Proche de Marion Maréchal-Le Pen et auteur d’un livre sur Eric Zemmour, M. Lejeune l’a même un peu renforcée : une récente « une » sur George Soros, « le milliardaire qui complote contre la France », a par exemple créé la polémique pour ses accents antisémites – ce dont l’intéressé se défend. Pour autant, selon nos informations, M. Lejeune ne serait pas menacé et devrait continuer à diriger la rédaction. Valeurs actuelles cherche en tout cas sa voie : le dernier numéro propose par exemple une longue interview de Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement d’Emmanuel Macron, avec lequel les relations étaient mauvaises pendant la campagne présidentielle, quand le journal roulait pour François Fillon. Mais Valeurs prépare aussi une nouvelle couverture sur Marion Maréchal… Entre recentrage et grand écart, donc.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le média français de vidéos exclusivement présent sur les réseaux sociaux s’apprête à lancer une version britannique et réfléchit à une implantation dans le monde hispanique.
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Brut : « Nous nous apprêtons à lever 10 millions d’euros »

Le média français de vidéos exclusivement présent sur les réseaux sociaux s’apprête à lancer une version britannique et réfléchit à une implantation dans le monde hispanique.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
25.05.2018 à 19h05
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Brut, le média français qui publie ses vidéos exclusivement sur les réseaux sociaux, « sera rentable à la fin de l’exercice 2018 », prévoit son cofondateur Guillaume Lacroix. Cette perspective a sans doute rassuré les investisseurs approchés lors d’une première levée de fonds qui s’est révélée fructueuse : « Nous nous apprêtons à lever 10 millions d’euros », a déclaré vendredi 25 mai au Monde M. Lacroix, qui refuse de donner l’identité des futurs actionnaires.
Selon nos informations, aucun groupe de médias ne figure dans la liste qui réunirait des investisseurs français et américains. Les sommes récoltées permettront de financer les ambitions internationales du groupe et le développement d’outils technologiques permettant, selon son cofondateur, de « mieux connaître les audiences ».
Le succès du modèle Brut repose principalement sur un défi que l’équipe a su relever. A la question : « Comment parler de politique à des jeunes ? », le média a proposé une réponse convaincante. En vidéos, diffusées exclusivement sur les réseaux sociaux. La plateforme a été lancée en novembre 2016 par Guillaume Lacroix, Renaud Le Van Kim et Laurent Lucas, respectivement passés par TF1, la direction de Canal+ et « Le Petit Journal » de Yann Barthès. Le trio a fait ses preuves dans le monde de la télévision. « Nous essayons d’aborder des sujets qui concernent les jeunesses du monde entier en nous focalisant sur le féminisme, les luttes contre les discriminations, l’environnement et le traitement de la culture sous un prisme sociétal », détaille M. Lucas, directeur des rédactions.
Les vidéos se veulent percutantes
Sur la forme, les vidéos se veulent percutantes. Les interviews en gros plan face caméra, les déclarations ou images fortes dans les premières secondes pour mieux retenir l’attention, les phrases courtes en sous-titre et la musique rythmée garantissent aux vidéos de Brut une viralité certaine. « Notre objectif était qu’au bout d’un an, nous fassions 20 millions de vues par mois. C’est ce qu’on a fait durant notre premier mois d’existence », se félicite de son côté M. Lacroix, qui dirige « le groupe ». « C’est vrai, reconnaît-il, que ça fait sourire quand on dit “le groupe”, puisque nous ne sommes que soixante salariés », dont « une cinquantaine de journalistes ».
C’est que Brut voit les choses en grand : après avoir conquis les Etats-Unis et l’Inde, le média en ligne, dont 10 % de l’audience provient d’Afrique francophone, prépare sa version britannique et réfléchit sérieusement à une implantation dans le monde hispanique, « soit en Espagne, soit en Amérique latine ». L’objectif : « Devenir le leader mondial de l’information sur les réseaux sociaux à l’horizon 2020 ». Entré dans le Top 3 américain en grillant la politesse à des pionniers du Web outre-Atlantique tels que Vice et Buzzfeed, Brut est largement leader en France en termes d’engagement (mesuré en nombre de likes, de commentaires et de partages) et revendique 400 millions de vues mensuelles au total.
Alors qu’il bouscule la consommation d’informations chez les moins de 35 ans, Brut ne cherche toutefois pas à s’opposer aux médias installés. « Nous voulons toucher un public jeune qui a déserté les médias traditionnels, pour notamment les pousser à aller vers des quotidiens, des chaînes de télévision et des magazines », ajoute M. Lacroix. Une stratégie qui se concrétise en termes de partenariat puisque Brut a choisi de confier sa régie publicitaire à France Télévisions. L’audiovisuel public apporte ainsi un tiers des revenus du média en ligne.
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Mise à jour du 25 mai à 19 heures : modification du titre en raison d’une imprécision des personnes interviewées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Une définition particulièrement large du « secret des affaires » et les procédures dites « bâillons » menacent le bon exercice du travail des journalistes, estime Christophe Deloire, de Reporters sans frontières, dans une tribune au « Monde ».
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« La loi sur le “secret des affaires” suscite une inquiétude importante et légitime »

Une définition particulièrement large du « secret des affaires » et les procédures dites « bâillons » menacent le bon exercice du travail des journalistes, estime Christophe Deloire, de Reporters sans frontières, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    25.05.2018 à 14h00
    |

Christophe Deloire (Secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF)







                        



                                


                            
Tribune. La proposition de loi sur le secret des affaires, visant à protéger l’économie française et ses entreprises contre l’espionnage industriel, a été discutée jeudi 24 mai en commission mixte paritaire par les sénateurs et les députés. Depuis sa présentation en février, elle suscite une inquiétude importante et légitime. Mais pour critiquer avec pertinence les éléments dangereux de ce texte, il convient de reconnaître quelles garanties positives ont été apportées grâce à la mobilisation de nombreuses organisations dès la rédaction de la directive européenne dont la loi française sera la transposition.
Le temps qu’un magistrat établisse qu’un journaliste a bien recueilli des informations confidentielles dans un but de publication, le journaliste en question pourrait être intimidé et donc dissuadé d’enquêter
Les journalistes qui enquêtent sur les pratiques des entreprises privées ou divulguent un secret d’affaires au titre de leur exercice professionnel ne pourront pas être condamnés sur le fondement de cette loi. Une exception solide et large a en effet été prévue pour les journalistes, d’abord dans le texte européen, puis français. Le secret des affaires ne sera pas opposable « lorsque son obtention, son utilisation ou sa divulgation est intervenue pour exercer le droit à la liberté d’expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse, et à la liberté d’information ».
On voit mal les conditions dans lesquelles, avec une telle exception, une enquête pourrait être interdite ou un journaliste condamné dans le cadre de son travail. Il convient en revanche d’empêcher que la loi soit instrumentalisée pour harceler et intimider les journalistes dans le cadre de procédures judiciaires abusives, dites « procédures bâillons ». Le temps qu’un magistrat établisse qu’un journaliste a bien recueilli des informations confidentielles dans un but de publication, le journaliste en question pourrait être intimidé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le cablo-opérateur attend la décision du département de la justice américaine sur le rapprochement entre ATT et Time-Warner pour proposer une offre supérieure à celle de Disney, en cash.
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Comcast prêt à surenchérir pour ravir Fox à Disney

Le cablo-opérateur attend la décision du département de la justice américaine sur le rapprochement entre ATT et Time-Warner pour proposer une offre supérieure à celle de Disney, en cash.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
25.05.2018 à 11h26
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


La liquidation d’une partie de l’empire de Robert Murdoch est en passe de donner lieu à une bataille de titans à Hollywood, entre Disney et Comcast. Enjeu : ravir la 21st Century Fox, dont les studios possèdent, par exemple, les droits d’Avatar ou de X-Men. Et affronter Netflix, dont la capitalisation boursière dépasse désormais celle de Disney et de Comcast – les trois entreprises valent en Bourse environ 150 milliards de dollars chacune.

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                Netflix dynamite la télé et le septième art



Disney, propriétaire du studio Pixar et de la chaîne ABC, a une longueur d’avance pour acquérir Fox. La compagnie s’est entendue en 2017 avec le groupe de Rupert Murdoch pour racheter cet empire médiatique et a offert 52,4 milliards de dollars en actions.
L’offre ne concerne pas Foxnews, la chaîne d’information conservatrice relais de Donald Trump, mais comprend les 39 % que Rupert Murdoch détient dans Sky, la chaîne de télévision payante britannique. Le nouvel ensemble Disney-Fox ferait un géant du cinéma, représentant le tiers des entrées payantes de 2017 aux Etats-Unis.
Gesticulation
De son côté, Comcast, propriétaire de la chaîne de télévision NBC et des studios Universal, se prépare à proposer une offre supérieure, en cash. Le premier câblo-opérateur américain a absolument besoin de contenus à diffuser pour faire face à la concurrence de Netflix. Mais, il y a un hic : son incapacité à lancer sa contre-OPA pour l’instant. En effet, il existe un risque sérieux d’atteinte à la concurrence, et ce rapprochement pourrait être bloqué par le département de la justice américain.
En 2017, Disney s’est entendu avec Ruppert Murdoch pour racheter la 21st Century Fox 52,4 milliards de dollars, en actions.
Avant d’aller de l’avant, Comcast attend le verdict dans le rapprochement entre ATT et Time Warner, propriétaire de CNN, qui doit être rendu le 12 juin par un juge américain. Si la justice donne son feu vert à cette fusion, Comcast estime qu’il pourra faire son offre sérieusement au conseil d’administration de 21st Century Fox. Ce dernier avait déjà refusé l’an dernier une offre de Comcast, cette fois-ci en actions et pour un montant global d’environ 60 milliards de dollars – donc supérieure à celle de Disney –, en raison des craintes en matière de concurrence.

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                Disney-Fox, un casse-tête pour les autorités de la concurrence américaines



Dans ce contexte, Comcast a fait de la gesticulation mercredi 23 mai, indiquant qu’il envisageait de faire une offre en cash et supérieure à celle de Disney et qu’il avançait dans son financement, même si « aucune décision finale n’a été prise ». La manœuvre a un objectif : retarder la fusion Disney-Fox, dont la rumeur dit qu’elle pourrait s’accélérer dans les prochaines semaines, ce qui empêcherait Comcast de surenchérir.
Un allié dans la place
Visiblement, Comcast a un allié en la personne de Chris Hohn, qui détient 7,4 % de Fox. Cet activiste financier a écrit à Rupert Murdoch une lettre l’enjoignant d’entrer en négociations avec Comcast. « Il est impératif que le conseil d’administration de la 21st Century Fox mène des enchères équitables… et vende au plus offrant », écrit-il. Comcast présente deux avantages : son offre est supérieure – et elle pourrait inciter Disney à relever la sienne – et elle est en liquidités.
Mais cette proposition ne fait pas visiblement les affaires de Rupert Murdoch, l’opération par échange d’actions proposée par Disney étant moins pénalisante fiscalement. M. Hohn s’est inquiété d’un possible conflit d’intérêts de la famille Murdoch.
Comcast a fait savoir qu’il prendrait en compte le risque juridique de sa fusion dans sa proposition de commission de non-achèvement qui serait versée à Fox dans le cas où le rapprochement n’irait pas à son terme. Son offre étant en liquidités, à un moment où le coût du crédit se renchérit, la notation du câblo-opérateur américain par les agences financières risque d’en être affectée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Le pôle édition de Lagardère représente plus de la moitié du résultat opérationnel du groupe.
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Hachette Livre, la pépite du royaume Lagardère

Le pôle édition de Lagardère représente plus de la moitié du résultat opérationnel du groupe.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 11h11
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

C’est sur les épaules d’une vieille dame de 192 ans, Hachette Livre, que reposent les principaux espoirs d’un groupe Lagardère recentré sur l’édition et les boutiques de gares et d’aéroports. Evoquant le 3 mai lors de l’assemblée générale de l’entreprise, le pôle Edition, Arnaud Lagardère l’a qualifié de « moteur de croissance ». En le gratifiant d’une mention spéciale puisqu’il lui promet « une ambition très particulière ». « Je verrai bien ce groupe être leader du publishing ou du travel retail », a affirmé le dirigeant du groupe.

Forte de 150 maisons d’édition, cette filiale a acquis un statut incontournable au sein du groupe Lagardère, puisqu’elle représentait, en 2017, 32,4 % du chiffre d’affaires mais surtout plus de 52 % du résultat opérationnel de sa maison mère. Malgré une croissance plutôt molle (+1,1 % en données consolidées en 2017), mais une marge opérationnelle nettement supérieure (9,2 %) à celle des autres activités du groupe Lagardère, le pôle édition s’est imposé comme une filiale à la fois désirable et indéboulonnable aux yeux d’Arnaud Lagardère.
En quinze ans, à coups d’acquisitions successives, sous la houlette d’Arnaud Nourry, PDG d’Hachette Livre, la vénérable maison s’est hissée du onzième au troisième rang mondial, derrière le numéro un Pearson, lequel est talonné par Penguin Random House. Une trajectoire réussie sans renier les origines françaises de l’éditeur. Alors qu’il était envisagé de renommer le pôle édition Lagardère Publishing, cette appellation n’a été retenue que pour la communication financière. M. Nourry a tenu à garder le nom historique d’Hachette Livre pour le grand public partout dans le monde. En France, derrière cette bannière, des éditeurs fameux : Grasset, Fayard, Calmann-Lévy, Stock, Hatier, Larousse, Le Livre de poche, les éditions Albert René…
17 000 nouveautés par an
Le groupe publie chaque année plus de 17 000 nouveautés. Des best-sellers signés J.K....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Seuls quelques titres influents, comme «  Le Journal du dimanche  » et « Paris Match », ainsi que la station Europe 1 sont conservés.
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L’aventure du groupe Lagardère dans les médias touche à sa fin

Seuls quelques titres influents, comme «  Le Journal du dimanche  » et « Paris Match », ainsi que la station Europe 1 sont conservés.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
25.05.2018 à 11h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

« Nous sommes tombés de notre chaise, on ne pensait pas que ce journal historique français puisse être vendu. C’est un peu comme si on vendait la tour Eiffel ou Le Louvre… » Comme ce salarié de Elle, une partie de la rédaction est encore sous le choc de l’annonce par le groupe Lagardère, le 18 avril, de l’ouverture de négociations exclusives pour céder le titre au groupe tchèque Czech Media Invest. Ce fleuron de la presse magazine française, créé en 1945, vendu à un milliardaire tchèque, inconnu en France, qui a fait fortune dans l’énergie ?

Depuis, les employés craignent le déclassement et la casse sociale. Au contraire, a rétorqué Arnaud Lagardère lors de l’assemblée générale du groupe, le 3 mai : l’acheteur Daniel Kretinsky – également acquéreur des radios étrangères du groupe – a « l’avantage de ne pas être un opérateur en France », et il « aura besoin de toutes les femmes et les hommes, il n’y aura pas de synergie comme pourrait l’envisager un autre acteur présent en France et qui pourrait avoir le réflexe de réduire les effectifs ». « Nous gardons la marque Elle », a ajouté l’actionnaire, en référence aux juteuses licences internationales du titre.
Dans tous les cas, la cession du prestigieux magazine féminin incarne la fin de la grande aventure du groupe dans les médias. M. Lagardère a annoncé qu’il allait céder presque toute la branche, créée par son père, Jean-Luc Lagardère, entré d’abord au capital d’Europe 1, en 1973, avant d’en devenir actionnaire majoritaire, en 1986.
Recentré sur l’édition et les magasins d’aéroport.
Ironie du sort, les médias intéressaient davantage l’héritier que l’aéronautique, autre pilier historique du groupe, dont il a soldé l’aventure en sortant du capital de l’avionneur EADS, en 2013. « D’ici dix à quinze ans, je veux hisser ce groupe dans le top 3 mondial des médias en devenant un groupe à 100 % communication », déclarait ainsi Arnaud...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Une caméra indiscrète a filmé l’instant où l’acteur belge a accepté la proposition du groupe Le Monde, qui organise cet événement du 13 au 15 juillet à Couthures-sur-Garonne.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Plusieurs actionnaires du conglomérat français se sont montrés mécontents de la gestion du groupe. La direction a annoncé un recentrage sur l’édition et le « travel retail ». Les médias et le sport ne sont plus la priorité.
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Les Qataris accentuent leur pression sur Arnaud Lagardère

Plusieurs actionnaires du conglomérat français se sont montrés mécontents de la gestion du groupe. La direction a annoncé un recentrage sur l’édition et le « travel retail ». Les médias et le sport ne sont plus la priorité.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
25.05.2018 à 19h17
    |

            Sandrine Cassini, 
François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

C’était la soirée de gala qu’il ne fallait pas rater : mardi 15 mai, au Parc des Princes, la Fondation Paris - Saint-Germain (PSG) organisait, avec sa myriade de stars, son dîner de charité. En quelques heures, l’institution, présidée – tout comme le club de football champion de France – par le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, a empoché 1,6 million d’euros, à l’issue d’une folle vente aux enchères. Hôte le plus généreux – et d’honneur aussi, puisqu’il était à la table de M. Al-Khelaïfi –, Arnaud Lagardère a dépensé, selon L’Equipe, près de 750 000 euros pour quatre lots, dont le premier maillot porté par Neymar en Ligue 1… « What a night ! » (« quelle soirée ! »), s’est enthousiasmée Jade Lagardère, l’épouse du dirigeant, sur Instagram.
Au sein du groupe, les photos glamour de la soirée ont été moins appréciées. « On nous demande de nous concentrer sur le résultat opérationnel et lui claque l’équivalent d’un bénéfice annuel d’une division en une soirée », s’emporte un cadre, sous le couvert de l’anonymat. Mais l’extrême largesse d’Arnaud Lagardère vient aussi rappeler son lien avec Nasser Al-Khelaïfi. Le président du PSG, proche de l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, a aussi la particularité d’être administrateur du fonds souverain Qatar Investment Authority, qui détient chez Lagardère 13,3 % du capital et presque 20 % des droits de vote.
« Tant que les Qataris votent avec le management, il ne se passera rien. Ils sont la clé », analyse un ancien du groupe
Entre Arnaud Lagardère et le Qatar, c’est une vieille histoire d’amour. Elle remonte à son père, Jean-Luc (1928-2003), qui connaissait le père de l’émir Al-Thani. En 2012, les Qataris deviennent le premier actionnaire. « Des actionnaires d’une loyauté et d’une fidélité assez exceptionnelles », a salué Arnaud Lagardère, le 3 mai, lors de l’assemblée générale (AG). Mais, de sources concordantes, le fonds souverain s’est récemment montré mécontent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui donne de nouveaux droits aux particuliers, entre en vigueur vendredi dans toute l’Europe.
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« Le Monde » met à jour sa politique de confidentialité et de gestion des données de ses utilisateurs

Le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui donne de nouveaux droits aux particuliers, entre en vigueur vendredi dans toute l’Europe.



Le Monde
 |    25.05.2018 à 02h24
   





                        


L’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), vendredi 25 mai dans toute l’Europe, est l’occasion, pour la plupart des sites et plateformes opérant en France, de faire évoluer leur politique de gestion des données des utilisateurs, et de se conformer à un texte qui donne de nouveaux droits aux particuliers et oblige les entreprises à suivre des normes reconnues et partagées de protection de la vie privée.

        Vous pouvez lire à ce sujet :
         

          RGPD : ce qui change pour les particuliers



Le Monde n’échappe pas à la règle. Nous profitons de l’entrée en vigueur du RGPD pour vous indiquer que notre politique de confidentialité et de gestions des données de nos utilisateurs a récemment évolué. Nous vous invitons à la lire attentivement à cette adresse.

        Et aussi :
         

          RGPD : ce qui change pour les entreprises



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