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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Malgré la pluie battante, l’équipe de France a tranquillement déroulé son jeu face aux Irlandais. Retrouvez les buts d’Olivier Giroud et Nabil Fekir en vidéo.
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La France débute sa préparation pour le Mondial par une victoire tranquille contre l’Irlande

Malgré la pluie battante, l’équipe de France a tranquillement déroulé son jeu face aux Irlandais. Retrouvez les buts d’Olivier Giroud et Nabil Fekir en vidéo.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 23h02
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 23h17
   





                        



   


Les Bleus n’étaient pas spécialement en manque de confiance avant de partir en Russie. Mais ils n’en auront pas moins après leur premier match de préparation qui s’est soldé, lundi 28 mai, par une facile victoire 2-0 contre une faible équipe d’Irlande.
Au Stade de France mais sous une météo dublinoise - une pluie forte devenue tropicale au fil de la soirée -, les Bleus ont contrôlé de bout en bout ce premier match amical, sans génie mais avec le sérieux qui sied à cette période de préparation.
Principal sujet de satisfaction pour Didier Deschamps : l’absence de blessure et le match réussi des latéraux Benjamin Mendy et Djibril Sidibé, de retour de blessure. La belle prestation dans l’entrejeu du Munichois Corentin Tolisso a en outre de quoi semer le doute chez le sélectionneur.
Giroud ouvre le score
Durant la première demi-heure de jeu, les Français ont simplement installé leur domination mais peiné à inquiéter le gardien irlandais Colin Doyle. Sur un coup-franc en feuille morte, Nabil Fekir a fait passer un premier frisson dans le stade de France rafraîchi, avant que ce soit au tour de Corentin Tolisso, par une frappe sur le poteau.

#FRAIRL 22è 0-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Olivier Giroud a inscrit le premier but de la rencontre avant la mi-temps en s’élevant au-dessus de la défense irlandaise sur corner. Sa tête a été repoussée par Doyle mais il a repris du bout du pied pour glisser le ballon derrière la ligne de but irlandaise.

#FRAIRL 40è 1-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Trois minutes plus tard, Nabil Fekir a doublé la marque avec la complicité de Doyle, dont l’énorme faute de main a permis aux Bleus de se réchauffer dans les vestiaires avec deux buts d’avance.

#FRAIRL 44è 2-0
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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La deuxième mi-temps a été marquée par les accélérations de Kylian Mbappé, mais quelques maladresses à la conclusion ont empêché les Bleus de donner une ampleur plus flatteuse au score.

#FRAIRL 65è 2-0 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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Entre les remplacements multiples et la pelouse détrempée du Stade de France, il ne s’est plus rien passé d’intéressant jusqu’à la meilleure occasion irlandaise dans les arrêts de jeu, bien sauvée par Steve Mandanda. Le coup de sifflet final a été salué avec soulagement par les deux sélectionneurs et les spectateurs rincés jusqu’aux os.

#FRAIRL 90è+3 2-0 
— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Depuis samedi soir, toute l’Egypte s’inquiète de l’état de santé de l’attaquant, blessé lors d’un contact avec le défenseur espagnol du Real Madrid Sergio Ramos lors de la finale de la Ligue des champions.
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Coupe du monde 2018 : la star égyptienne Mohamed Salah en Espagne pour se soigner

Depuis samedi soir, toute l’Egypte s’inquiète de l’état de santé de l’attaquant, blessé lors d’un contact avec le défenseur espagnol du Real Madrid Sergio Ramos lors de la finale de la Ligue des champions.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 20h55
   





                        



   


Mohamed Salah, star de l’équipe égyptienne de football, va-t-il réussir à être rétabli pour la Coupe du monde de football (14 juin - 15 juillet) ? Après s’être blessé à l’épaule gauche samedi 26 mai lors de la finale de la Ligue des champions, l’attaquant de Liverpool a entamé une course contre la montre.

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Lundi, la Fédération égyptienne de football a ainsi fait savoir que M. Salah va se rendre en Espagne mardi pour soigner sa blessure et « commencer son programme de traitement ». Depuis samedi soir, toute l’Egypte s’inquiète de l’état de santé de l’attaquant, blessé lors d’un contact avecSergio Ramos, le défenseur espagnol du Real Madrid.
« Symbole de l’Egypte »
Mais le joueur a tenu à rassurer ses fans sur Twitter dimanche : « Malgré les pronostics, je suis confiant sur le fait que je serai en Russie pour vous rendre tous fiers. »

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Selon la Fédération égyptienne, son président, Hani Abou Rida, ainsi que le médecin de la sélection égyptienne, Mohamed Abou al-Ala, doivent rendre visite mercredi au « symbole de l’Egypte », comme l’a qualifié le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Elu meilleur joueur africain et de la Premiere league anglaise, Mohamed Salah, dont l’image est omniprésente en Egypte, est devenu cette année une source de fierté dans son pays et le monde arabe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Eliminé jeudi, repêché in extremis dimanche, l’Argentin a rallié Paris après dix heures de route, pour finalement remporter son match lundi.
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De Barcelone à Roland-Garros, la folle épopée de Marco Trungelliti

Eliminé jeudi, repêché in extremis dimanche, l’Argentin a rallié Paris après dix heures de route, pour finalement remporter son match lundi.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 20h01
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 20h32
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


« Ma grand-mère était sous la douche, je lui ai dit : “Mamie, on repart à Paris !” » L’histoire de Marco Trungelliti, 190e mondial, est digne d’un road-movie. Si vous n’avez pas suivi, on résume : jeudi, l’Argentin, 28 ans, perd au 3e tour des qualifications et repart dare-dare à Barcelone, où il vit, avec sa grand-mère, sa mère et son frère, venus visiter l’Espagne, faute d’avoir pu découvrir Paris.

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          Roland-Garros : recherche perdant désespérement



Dimanche, l’Australien Nick Kyrgios déclare forfait. Le premier remplaçant ? Indisponible, déjà engagé sur un autre tournoi en Italie. Le deuxième ? C’est lui. A peine cinq minutes d’hésitation, et la décision est prise. C’est parti pour mille kilomètres entre Barcelone et Paris. Car pour pimenter le tout, le voyage se déroulera en voiture de location.
Son frère Andre et lui se partagent alternativement le volant. Sur la banquette arrière de la Seat Ibiza, la mère, Suzanna, et la grand-mère, Dafne, qui fêtera ses 89 ans en juin. Dix heures et quatre pauses-café plus tard, la familia au complet arrive dans la nuit à Paris, à quelques heures du match… programmé à 11 heures aujourd’hui. Pas vraiment les dispositions idéales quand on s’apprête à disputer le premier tour d’un tournoi du Grand Chelem.

@dannymiche En familia todo es posible :) https://t.co/8I4HyIcGBk— G0jiBerry (@Nadir Ortolani S)


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Et voilà l’Argentin qui, ce lundi donc, a prolongé l’improbable épopée en se qualifiant pour le deuxième tour après une victoire convaincante contre l’Australien Bernard Tomic (6-4, 5-7, 6-4, 6-4). Cela méritait bien une standing ovation du public du court numéro 9, qui avait visiblement suivi avidement le feuilleton.
A l’inverse d’un Bernard Tomic souvent emprunté sur cette terre battue à laquelle il est presque allergique, Marco Trungelliti, jusqu’alors totalement inconnu sur le circuit, enchaînait les glissades maîtrisées et les revers sautés bien inspirés. Une petite appréhension au moment de conclure le match, avant de lever les bras dans un grand sourire contagieux.
« On s’apprêtait à aller à la plage »
En conférence de presse, aussi bondée qu’après une finale, le joueur aux faux airs de Gaston Gaudio n’a pas paru le moins du monde impressionné. Et a donné les détails de son périple :
« Quand j’ai appris la nouvelle, dimanche, on s’apprêtait à aller à la plage. Mais quand j’ai dit à ma grand-mère qu’on retournait à Paris, elle était ravie. Et puis nos valises n’étaient pas encore défaites », a-t-il raconté devant une soixantaine de journalistes.
« Beaucoup de vols étaient annulés, je n’ai pas pris le risque. Et en France, les trains ne roulent pas en ce moment. Alors la seule option fiable, c’était la voiture. En Argentine, mille kilomètres c’est trois fois rien ! On est parti vers 13 heures et on est arrivé vers minuit. Et on a débarqué au tournoi lundi matin vers 7 h 30. J’ai dormi cinq heures grand maximum. Mais c’est chouette ! »
Croisée à la fin du match, la grand-mère Dafne, les yeux presque humides et dépassée par l’ampleur des événements, n’en finissait pas de s’extasier : « Moi ça ne me fatigue pas de voyager. J’adore voyager, j’ai l’habitude. En Argentine, mille kilomètres, c’est vraiment rien ! », confirmant les dires de son petit-fils.

   


« Ma grand-mère ? Elle n’a aucune idée de ce qu’est le tennis. Elle n’a su que c’était la fin du match qu’après avoir vu que tout le monde applaudissait. J’espère qu’elle va bien, je ne voudrais pas qu’elle meure de stress », rigole son petit-fils.
Mercredi, il affrontera l’Italien Marco Cecchinato, avec l’espoir de parvenir à se hisser au troisième tour, sur lequel il a toujours buté jusqu’ici en Grand Chelem. « Je ne ressens aucune pression. Je sais que c’est une excellente opportunité pour avancer. Les deux dernières fois, j’ai perdu au deuxième tour, ici. Plus tu es stressé, moins tu as de chances de gagner. Donc maintenant, il va falloir que je m’entraîne à nouveau, que je me repose, bien sûr, et je suis sûr qu’on se reverra mercredi… »
Quand bien même il perdrait au deuxième tour, il est assuré de repartir avec un chèque de 79 000 euros. Cela valait bien un petit aller-retour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.
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Football : la Ligue 1 française espère dépasser le milliard d’euros de droits de retransmission

Après avoir déposé un dossier détaillant leurs offres, les candidats aux droits télévisuels du championnat participent à une journée d’enchères mardi.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 19h45
   





                        



   


La Ligue de football professionnel (LFP) s’apprête à distribuer, mardi 29 mai, les droits de retransmission du championnat français pour la période 2020-2024. Elle espère dépasser le milliard d’euros par saison en droits télévisuels domestiques.
De quoi combler, en partie, son retard d’attractivité sur la Premier League en Angleterre (2,3 milliards d’euros par saison), la Bundesliga (Allemagne), la Liga (Espagne, plus d’un milliard d’euros chaque année), ou la Serie A en Italie (environ 950 millions d’euros). Sur la période 2016-2020, les droits pour la Ligue française s’élevaient à 762 millions d’euros.

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          Football : la Ligue 1 lance son appel d’offres avant l’été



La LFP tenait à attribuer l’ensemble des droits de retransmission de la Ligue 1 et de la Ligue 2 avant l’été et la Coupe du monde, organisée du 14 juin au 15 juillet en Russie, notamment pour profiter de l’effet de l’arrivée du Brésilien Neymar dans le championnat de France, à l’été 2017.
Tout va donc se jouer mardi 29 mai : après le dépôt de dossiers qualitatifs lundi, les principaux concurrents – le groupe Canal+, SFR et beIN Sports – participent à une journée d’enchères pour se partager les lots vendus par la LFP. La Ligue devrait annoncer les résultats en fin de journée.
Les conditions de revente assouplies
L’instance a modifié sa procédure d’appel d’offres pour permettre aux diffuseurs de sous-licencier les lots, une fois leur achat acté. Une manière de les pousser à prendre plus de risques financiers lors des enchères. Ce geste a été jugé nécessaire face à la timidité, feinte ou bien réelle, des prétendants diffuseurs. Altice et sa filière SFR affirment, depuis plusieurs mois, se tenir à distance des appels d’offres pour la Ligue 1, pour se concentrer sur le redressement des activités télécoms du groupe.
SFR avait pourtant fait une entrée retentissante dans le marché de la retransmission en 2015, en décrochant les droits télévisuels pour la France de la Premier League anglaise pour 300 millions d’euros, avant ceux de la Ligue des champions pour 1,1 milliard d’euros en 2018.
« Nous pouvons parfaitement vivre sans Ligue 1 sur les quatre prochaines années, cela ne signifie en revanche pas que nous n’y songerons pas dans quatre ans », expliquait à l’AFP le PDG d’Altice France, Alain Weill, en entretenant le doute.
Pour le groupe Canal+, en revanche, conserver le football français semble incontournable : dépossédées de la Premier League puis de la Ligue des Champions par le même SFR, les chaînes de Vivendi tiennent une partie de leurs abonnés sur le sport, dernier rempart avant de s’aligner sur les offres de Netflix ou Amazon sur la vidéo à la demande. L’enjeu est semblable pour beIN, qui doit nécessairement bloquer l’érosion du nombre de ses abonnés.
Disparition du « multiplex » le samedi soir
Selon le journal Le Parisien, qui avait révélé les détails de l’appel d’offres au mois d’avril, sept lots différents seraient proposés aux diffuseurs :
Le premier lot inclut le match du dimanche soir et des magazines du dimanche soir.Le deuxième correspond aux matchs du vendredi à 21 heures et du samedi à 17 heures, ainsi qu’un magazine du vendredi.Le troisième lot comprend les matchs du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures, ainsi qu’un magazine du samedi soir.Le quatrième lot renvoie aux matchs du dimanche à 13 heures et du multiplex du dimanche à 15 heures, plus un magazine du dimanche matin.Les cinquième, sixième et septième lots comprennent, notamment, le Trophée des champions, les barrages de L1, du contenu digital ou deux autres magazines.
Le programme des rencontres de Ligue 1 évolue également : dès 2020, les rencontres organisées simultanément le samedi soir – en « multiplex » – disparaîtront, au profit de quatre rencontres le dimanche, à 15 heures. Une rencontre le même jour à 13 heures, pour toucher le marché asiatique, et l’enchaînement de trois affiches le vendredi, samedi et dimanche boucleront le nouveau programme hebdomadaire de la Ligue 1.
La LFP tente aussi, dans cette nouvelle formule, de se protéger d’une éventuelle déception en définissant des sommes minimales pour chaque lot, tenues secrètes. Si elles ne sont pas atteintes, même après les enchères, la LFP se réserve le droit de ne pas attribuer tous les droits cette année, pour relancer l’appel d’offres avant 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les Bleus ont dominé sereinement l’Irlande grâce à Olivier Giroud et Nabil Fekir, dans ce premier match préparatoire au Mondial 2018.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les Bleus entament, lundi, leur campagne de matchs préparatoires au Mondial 2018. Risque de blessures, construction de la confiance, révélation de joueurs : ces rencontres donnent souvent la tendance.
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France-Irlande : avant une Coupe du monde, les matchs amicaux ne sont jamais anodins

Les Bleus entament, lundi, leur campagne de matchs préparatoires au Mondial 2018. Risque de blessures, construction de la confiance, révélation de joueurs : ces rencontres donnent souvent la tendance.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 17h10
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Un adage footballistique prétend que l’on joue comme on s’entraîne. Entendre par là que la qualité des entraînements permet d’être meilleurs le jour du match. Faut-il étendre cette logique aux rencontres de préparation d’une sélection avant une Coupe du monde ? Les trois répétitions de l’équipe de France face à l’Irlande (ce lundi soir à Saint-Denis), l’Italie (vendredi à Nice) et les Etats-Unis (9 juin à Lyon-Décines), seront en tout cas scrutées par les observateurs et le public. Et par le sélectionneur Didier Deschamps, qui saura notamment si ses latéraux incertains, Benjamin Mendy et Djibril Sidibé, sont physiquement prêts.
L’angoisse de la blessure
« Il n’y a pas à mettre le frein à main, c’est la pire des choses : dans le sport, c’est là qu’il y a le plus de risque de se blesser. On sort d’une période où la charge de travail était importante, mais c’était le moment de le faire. Il y a le plaisir d’être sur le terrain, mais pas de contrôle, pas à calculer. A fond. On lâche. »
Didier Deschamps a prévenu, en conférence de presse : le sélectionneur des Bleus, champion du monde en 1998, ne veut pas que ses joueurs jouent la peur au ventre avant cette Coupe du monde qui sera, pour quatorze d’entre eux, le premier tournoi majeur (neuf sur vingt-trois étaient à l’Euro 2016, seulement six au Mondial 2014).
L’ancien international Vikash Dhorasoo, consultant pour la chaîne l’Equipe, a participé au Mondial 2006, dont il a tiré un documentaire, The Substitute. Pour lui, « on ne peut pas jouer en ayant peur de se blesser. Sinon, on ne rentre jamais sur un terrain. Une fois que la liste des vingt-trois est donnée, on est rassuré, on est content. On ne pense même plus à la blessure. C’est avant que l’on peut y penser ».
Mais les corps fatigués, en fin de saison, n’ont parfois que faire de la bonne volonté. Pour les Bleus, deux célèbres épisodes sont encore dans les mémoires. Le destin des Bleus au Mondial sud-coréen et japonais s’est sûrement joué le 26 mai 2002. Les joueurs de Roger Lemerre effectuent leur dernière sortie préparatoire à Suwon face au co-organisateur. Ils s’imposent difficilement 3-2 mais, surtout, perdent leur leader, Zinédine Zidane, touché à la cuisse en première période. Comment se passer de l’idole qui vient de marquer un superbe but en finale de Ligue des champions avec le Real Madrid ?

Zizou est finalement du voyage, assiste impuissant aux débuts calamiteux (défaite contre le Sénégal et nul contre l’Uruguay) avant de disputer, fortement diminué, le dernier match décisif perdu face au Danemark. « Zidane souffrait d’une lésion du fémoral droit. On l’a fait jouer dans le dernier match de poule décisif contre le Danemark, il ne jouait que sur une jambe et ça n’a pas marché », a admis récemment Pascal Maillé, l’un des responsables du centre médical de Clairefontaine.
Quatre ans plus tard, la France termine sa préparation en dominant la Chine (3-1). Au bout de dix minutes de jeu, l’attaquant Djibril Cissé voit ses rêves de Mondial s’envoler. Après un contact anodin, il se tord de douleur. Il est opéré d’urgence d’une fracture du tibia et du péroné. L’Auxerrois n’était, cette année-là, qu’un joueur de complément et cette blessure spectaculaire n’a pas influé sur le destin des Bleus, finalistes en Allemagne. Appelé de dernière minute, Sidney Govou entrera en jeu quatre fois en fin de match.
Des contre-performances souvent annonciatrices
En remontant le fil de cinq dernières Coupes du monde, on remarque que les prestations des équipes de France lors des matchs de préparation sont souvent corrélées avec leur futur parcours en Coupe du monde.
Au rayon des contre-performances annonciatrices d’une catastrophe future, les Mondiaux 2002 et 2010 se placent bien entendu au premier rang. En 2002, les Bleus perdent à domicile au Stade de France face à la Belgique, malgré une présentation digne de rock stars, un brin surjouée – qui a oublié l’hymne enregistré par Johnny Hallyday : « Oh les champions, on est tous ensemble, c’est le grand jeu, la France est debout. Notre passion, toujours nous rassemble, allez les Bleus, on est tous avec vous ! » Ils s’imposent quelques jours plus tard péniblement face aux Sud-Coréens (3-2) mais y laissent, on l’a vu plus haut, leur maître à jouer. La compétition sera désastreuse.

En 2010, il fallait être devin pour prédire l’épisode rocambolesque du bus à Knysna. Cependant, l’analyse des matchs amicaux des Bleus permettait d’anticiper les difficultés sportives de cette équipe de France, éliminée au premier tour. Le 26 mai, ils s’imposent 2-1 contre le Costa Rica en laissant apparaître une certaine fébrilité défensive. Le 30 mai, un but de Gallas permet à la France d’éviter une défaite en Tunisie qui aurait fait désordre (1-1). Le coup de semonce survient le 4 juin à La Réunion : les joueurs de Raymond Domenech s’inclinent à la surprise générale face… à la Chine (0-1).
A l’inverse, pour les épisodes 1998, 2006 et 2014, davantage réussis, les Bleus avaient pu faire le plein de confiance en amont du Mondial. Il y a quatre ans, les Bleus écrasent la Norvège (4-0) avant d’éprouver plus de difficultés face à l’accrocheur Paraguay (1-1) et de conclure en beauté contre la Jamaïque (8-0). Au Brésil, ils ne s’arrêtent qu’en quart face au champion du monde allemand.
En 2006, hormis la blessure de Djibril Cissé, la préparation se passe plutôt bien. Les Bleus de Domenech gagnent trois fois en trois matchs : 1-0 contre le Mexique, 2-0 contre le Danemark et 3-1 contre la Chine. Le début de compétition poussif (nuls contre la Suisse et la Corée du Sud) n’empêche pas une montée en puissance qui ne s’achèvera qu’en finale, aux tirs aux buts face à l’Italie.
En 1998, les Bleus disputent le tournoi amical Hassan II au Maroc. Les prestations sont solides à défaut d’être flamboyantes, exactement à l’image du futur parcours des champions du monde : victoire 1-0 contre la Belgique et match au nul contre le Maroc (1-1, défaite anecdotique aux tirs aux buts). Le 5 juin, la dernière sortie aboutit à un court succès 1-0 à Helsinki contre la Finlande. Lors de ce match, Zidane fait preuve de nervosité : il ne récolte qu’un jaune pour avoir piétiné un adversaire. Quelques jours plus tard, il sera expulsé pour un geste similaire face à l’Arabie saoudite.
Les choix de dernière minute

   


Ces matchs de préparation sont parfois l’occasion de peaufiner les derniers détails. Certains joueurs gagnent leur place de titulaire. Cette année, Didier Deschamps est encore confronté à quelques incertitudes. Au milieu de terrain, Corentin Tolisso peut-il s’imposer à la place de Paul Pogba ? Devant, Kylian Mbappé sera-t-il aligné dans l’axe au détriment d’Olivier Giroud ?
En 2014, un certain Antoine Griezmann, qui n’avait connu sa première sélection qu’en mars, s’est imposé comme une option sérieuse lors des matchs de préparation. Il marque son premier but international lors du match nul contre le Paraguay et réussit un doublé contre la Jamaïque. Le joueur de la Real Sociedad est titulaire en ouverture du Mondial face au Honduras. Il le sera aussi face à l’Equateur et surtout en quart contre l’Allemagne.
En 2006, Franck Ribéry déboule de nulle part, ou presque, après une étincelante saison avec l’OM. Jamais sélectionné, il figure pourtant sur la liste des vingt-trois de Raymond Domenech. Il se met en évidence en provoquant un penalty face au Danemark et est à l’origine de deux des trois buts tricolores contre la Chine. Résultat, il gagne de manière fulgurante sa place de titulaire pour la Coupe du monde avec en apothéose sa performance énorme en huitième de finale contre l’Espagne.

En 1998, le milieu de terrain Emmanuel Petit, jusqu’alors remplaçant, se met en évidence lors du tournoi Hassan II. Le sélectionneur décide de lui faire confiance lors de la Coupe du monde. On connaît la suite : Petit rayonne dans l’entrejeu, inscrit même ses deux premiers buts sous le maillot des Bleus, dont le dernier en finale contre le Brésil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les résultats les plus marquants de la deuxième journée du tournoi de tennis qui a démarré dimanche.
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Roland-Garros : Stanislas Wawrinka et Kristina Mladenovic déjà éliminés

Les résultats les plus marquants de la deuxième journée du tournoi de tennis qui a démarré dimanche.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 19h40
   





                        



   


Richard Gasquet (n°27) bat Andreas Seppi: 6-0, 6-2, 6-2
Comme entrée en matière, difficile de faire mieux. Richard Gasquet n’a pas traîné sur le court Lenglen pour éliminé l’Italien Andreas Seppi en trois sets secs. Un match convainquant de la part du Français qui se disait « à 100% » pour entamer ce tournoi. Il affrontera au prochain tour le Tunisien Malek Jaziri avant la possible ascension de l’Everest: Rafael Nadal en 16e au troisième tour.

Richard Gasquet très facile face à Seppi (6/0 6/2 6/2) !! Revivez les plus beaux points du Français face à l'Italie… https://t.co/U4whjJH7Dr— francetvsport (@France tv sport)


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Andrea Petkovic bat Kristina Mladenovic (n°29) : 7-6, 6-2
Kristina Mladenovic n’y arrive plus. Quart de finaliste en 2017, la Française enchaîne depuis les défaites au premier tour. Avec trois victoires sur terre battue cette saison, elle arrivait sans certitudes. « La terre battue me donne de la sérénité », tentait-elle de rassurer dans un entretien publié ce matin par L’Equipe. Pas assez, visiblement. La Nordiste a chuté dès le premier tour face à l’Allemande Andrea Petkovic. La 107e mondiale vaut beaucoup mieux que son classement actuel et a déjà pointé dans le top 10 par le passé. Dominée dans le premier set, Petkovic a surtout profité de la fébrilité de son adversaire dans le jeu décisif avant de dérouler dans le set suivant. Avec cette défaite, Kristina Mladenovic devrait sortir du top 50 au prochain classement.
Guillermo Garcia-Lopez bat Stan Wawrinka (n° 30) : 6-2, 3-6, 4-6, 7-6 (7/5), 6-3 
La foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit. Enfin si, parfois. En 2014, Stan Wawrinka était battu au premier tour de Roland-Garros par l’Espagnol Guillermo Garcia-Lopez. Le Suisse sortait alors d’une période très faste après avoir remporté son premier tournoi du Grand Chelem, en Australie, puis son premier Masters 1 000 à Monte-Carlo. Quatre ans plus tard, le vainqueur de l’édition 2015 et finaliste en 2017, recroisait la route de Garcia-Lopez. Pour le même résultat. A sa décharge, Wawrinka a été opéré du genou en août 2017 et peine à retrouver son meilleur niveau. Après six jeux dans la première manche, il a d’ailleurs fait appel à des kinés pour masser son genou gauche. Le Vaudois pensait avoir fait le plus dur en menant deux sets à un, mais la perte de la 4e manche au jeu décisif va relancer son adversaire, qui s’imposera en cinq sets.

   


Benoît Paire bat Roberto Carballes Baena : 6-3, 6-7 (3/7), 7-6 (11/9), 6-1
Nouveau look pour nouveaux résultats ? Un peu trop tôt pour le dire, mais c’est un Benoît Paire blond platine qui s’est qualifié pour le deuxième tour. Le Français (51e mondial) a battu l’Espagnol Roberto Carballes Baena en quatre sets. Face au 76e joueur mondial, Paire a fait du Paire entre quelques coups brillants et quelques passages à vide. Il devra faire preuve d’une autre constance mercredi face à Kei Nishikori. De retour de blessure, le Japonais retrouve son meilleur niveau comme le prouve sa récente finale à Monte-Carlo.

Le blond réussit à Benoît #Paire ! 

— WeAreTennisFR (@We Are Tennis France)


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Marco Trungelliti bat Bernard Tomic : 6-4 5-7, 6-4, 6-4
Dimanche, il roulait en direction de Barcelone. Eliminé au dernier tour des qualifications, l’Argentin Marco Trungelliti pensait passer quelques jours de vacances en Catalogne avec sa famille. Et puis, une cascade de forfaits s’est abattue sur Roland-Garros et Trungelliti (seulement neuvième dans la liste des repêchés potentiels) a repris le chemin de Paris (à lire son histoire sur notre blog du tournoi). Un jour et mille kilomètres plus loin, le lucky loser a disposé de l’Australien Bernard Tomic en quatre sets. Même pas fatigué.

Marco’s Moment 🙌

— rolandgarros (@Roland-Garros)


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Novak Djokovic (n°20) bat Rogério Dutra-Silva : 6-3, 6-4, 6-4
Il y a encore deux ans, un premier tour était toujours une formalité pour Novak Djokovic. Mais le Serbe est redevenu « humain » depuis entre blessures et perte de confiance. Le vainqueur de l’édition 2016 s’est quelque peu rassuré face au modeste brésilien Dutra-Silva en s’imposant en trois sets. « Je n’ai pas très bien commencé, mais j’ai gagné en trois sets, c’est ça l’important », a commenté l’ancien numéro un mondial.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Ses compatriotes rêvent d’offrir à Lionel Messi le titre qui lui manque. Mais Jorge Sampaoli, l’entraîneur de l’Albiceleste, a du mal à trouver la recette adaptée au finaliste du Mondial 2014. Et la poule D, avec l’Islande, la Croatie et le Nigeria, est relevée.
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Tout savoir sur l’Argentine à la Coupe du monde 2018 de football

Ses compatriotes rêvent d’offrir à Lionel Messi le titre qui lui manque. Mais Jorge Sampaoli, l’entraîneur de l’Albiceleste, a du mal à trouver la recette adaptée au finaliste du Mondial 2014. Et la poule D, avec l’Islande, la Croatie et le Nigeria, est relevée.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 14h57
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Calendrier 
16 juin : Argentine-Islande (15 heures à Moscou)
21 juin : Argentine-Croatie (20 heures à Nijni-Novgorod)
26 juin : Argentine-Nigeria (20 heures à Saint-Pétersbourg)
Heure française
Historique en Coupe du monde 
Dix-septième participation. Vainqueur en 1978 et 1986.
Leur petit nom
L’Albiceleste.
L’équipe qui devrait jouer
Willy Caballero – Fabricio Bustos, Nicolas Otamendi, Federico Fazio, Nicolas Tagliafico – Javier Mascherano, Lucas Biglia, Giovanni Lo Celso – Lionel Messi, Angel Di María – Gonzalo Higuain.
Le sélectionneur 
Jorge Sampaoli, 58 ans. Disciple de Marcelo Bielsa, il a mené sa carrière d’entraîneur loin de l’Argentine (Pérou, Colombie et Chili, dont il était le sélectionneur lors de la dernière Coupe du monde). Après une courte expérience européenne au FC Séville, il a qualifié très difficilement l’Albiceleste pour le Mondial en Russie et non sans critiques.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Je suis activement à la recherche d’un troisième titre mondial depuis trente-deux ans. Je ne peux donc pas prétendre en dessous d’une demi-finale. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « Je suis finaliste en titre, il ne s’agirait pas de l’oublier. Je vous accorde que ma campagne de qualification a été poussive et mes matchs amicaux de début 2018 [défaite 6-1 contre l’Espagne] peu concluants. Mais quel recruteur regarde les matchs amicaux sur un CV ? »
Si vous deviez nous donner trois qualités ? « Lionel Messi, Lionel Messi, Lionel Messi. »
Et trois défauts ? « J’ai perdu sur blessure mon gardien titulaire, qui déjà était remplaçant à Monaco, ce qui situe le niveau de ses N-1 ; j’ai encore hérité du groupe de la mort (je commence à me poser des questions à ce sujet) ; et mon CEO, Jorge Sampaoli, a décidé de se passer des services de Mauro Icardi. »
Lionel Messi en cinq dates
1999 : l’Argentine traverse la pire crise économique de son histoire et le secteur de la santé n’échappe pas aux coupes budgétaires. Les traitements pour aider les enfants de petite taille à grimper ne sont plus remboursés. A Rosario, Jorge Messi se demande comment il va pouvoir payer les 500 euros mensuels pour le traitement de son fils, Lionel.
2000 : alors que Newell’s Old Boys refuse de payer le traitement de Lionel Messi (enfin, c’est la version de la famille), Jorge Messi s’envole avec son fiston pour la Catalogne où le FC Barcelone accepte de prendre en charge le coût du traitement. Le début d’une belle fable.
1er mai 2005 : Messi (17 ans) choisit la Fête des travailleurs pour inscrire son premier but avec le Barça face à Albacete, une merveille de petit ballon piqué. Ludovic Giuly commence à s’inquiéter pour sa place de titulaire.

2008 : Pep Guardiola arrive à la tête du Barça et s’attaque à l’hygiène de vie d’éternel adolescent de l’Argentin, réputé alors pour sa fragilité. Exit le Coca au centre d’entraînement et les escalopes milanaises quotidiennes, Messi découvre le concept de légume et son physiothérapeute, Juanjau Brau, lui apprend « à ne pas fuir devant une salade ». Depuis, ses blessures sont devenues beaucoup plus rares.
30 juin 2017 : après dix ans de vie commune, il épouse Antonella Roccuzzo. Egalement originaire de Rosario, elle s’intéresse d’assez loin à la carrière de son époux. « Je ne regarde jamais le football à la maison. Antonella s’ennuie. Je rentre à la maison, je lui dis que j’ai marqué deux ou trois buts et elle ne m’écoute même pas », a déclaré Messi un jour.
Figurez-vous Arsène…
Que Gonzalo Higuain aurait pu jouer pour la France. En effet, l’avant-centre de la Juve est né à Brest le 10 décembre 1987. Son père, Jorge, évoluait alors comme défenseur dans le club du Finistère. Raymond Domenech a bien tenté de convoquer le fiston en équipe de France, mais il avait décliné. Gonzalo est rentré en Argentine à l’âge de dix mois et ne parle pas français.
Mais un autre « Brestois » a marqué l’histoire de l’Albiceleste. En 1990, le gardien Sergio Goycochea permet à l’Argentine de se hisser en finale de la Coupe du monde après des séances de tirs au but face à la Yougoslavie et l’Italie dont il sera le héros. Un an plus tard, il signera au FC Brest Armorique FC. L’aventure tournera court, le club fait faillite en novembre 1991. L’Argentin aura juste eu le temps de faire la connaissance des jeunes David Ginola et Stéphane Guivarc’h, alors embarqués dans la même galère que lui.

Le jour où…
L’Argentine a envoyé une « équipe fantôme » dans les Andes. En 1973, la fédération argentine a une drôle d’idée. Pour assurer la qualification pour la Coupe du monde en RFA dans un groupe à trois avec la Bolovie et le Paraguay, elle décide de composer deux sélections. L’équipe A est chargée de faire le boulot lors des deux matchs à domicile et à Asuncion contre le Paraguay. L’équipe B, composée de jeunes joueurs (dont un certain Mario Kempes), est envoyée en stage en altitude pour préparer le match contre la Bolivie et son stade Hernando Silas de La Paz à 3 600 m d’altitude. Entre le Pérou et la Bolivie, les réservistes argentins enchaînent 15 matchs de préparation en quarante-cinq jours, parfois à plus de 4 000 m d’altitude.
« Hôtel de merde » (dixit Kempes) et nourriture immonde, les joueurs se sentent oubliés par leur fédération et ne peuvent même pas téléphoner à leur famille. Le jour du match, le 23 septembre, le sélectionneur annonce qu’il a titularisé cinq joueurs de l’équipe A. Les faits lui donneront raison. Pour la première fois depuis vingt ans, l’Argentine s’impose à La Paz (1-0, but d’Oscar Fornari) avant de sceller sa qualification une semaine plus tard contre le Paraguay. « L’équipe fantôme » ne sera pas si oubliée que cela : certains de ses membres deviendront champions du monde quatre ans plus tard (Kempes, Fillol, Bochini) et un documentaire a même été consacré à sa drôle d’histoire.

Big data
19. Comme le nombre de buts inscrits par l’Argentine en 18 matchs de qualification. Ce qui fait de l’Albicelste l’avant-dernière plus mauvaise attaque de la zone Amsud (seule la Bolivie faire pire). Incompréhensible avec Di Maria, Messi, Agüero, Higuain ou Dybala comme atouts offensifs.
Le wiki de qui ?

   


Comme Gonzalo Higuain, je suis passé en coup de vent dans la ville de Benoît Hamon et Miossec. Je devais être remplaçant lors la Coupe du monde 1990, mais je vais pourtant permettre à une poussive équipe d’Argentine d’atteindre la finale.
Plateau télé
Impossible de couper aux fameux empanadas. On pourra cependant varier avec un choripan, un sandwich à la saucisse de porc avec sa sauce salsa criolla pour relever le tout. Pour boire comme la jeunesse argentine, on conseillera un verre de Fernet Branca, un alcool aux herbes qui circulait auparavant sous le manteau chez les immigrants italiens nostalgiques de leurs pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les adeptes du clapping, portés par Gylfi Sigurdsson, rêvent de rééditer leur exploit de l’Euro pour leur premier Mondial. Il faudra sortir de la poule D face à l’Argentine, au Nigeria et la Croatie.
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Tout savoir sur l’Islande à la Coupe du monde 2018 de football

Les adeptes du clapping, portés par Gylfi Sigurdsson, rêvent de rééditer leur exploit de l’Euro pour leur premier Mondial. Il faudra sortir de la poule D face à l’Argentine, au Nigeria et la Croatie.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 14h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Calendrier
16 juin : Islande-Argentine (15 heures à Moscou)
22 juin : Islande-Nigéria (17 heures à Volgograd)
26 juin : Islande-Croatie (20 heures à Rostov)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Première participation.
Leur petit nom
Strákarnir okkar (Nos garçons)
L’équipe qui devrait jouer
Hannes Halldorsson – Birkir Saevarsson, Ragnar Sigurdsson, Kari Arnason, Hordur Magnusson – Aron Gunnarsson, Gylfi Sigurdsson, Jon Bodvarsson, Birkir Bjarnason – Johann Gudmundsson, Alfred Finnbogason.
Le sélectionneur
Heimir Hallgrímsson, 50 ans. Originaire des îles Vestmann, il a effectué toute sa carrière de joueur et d’entraîneur en Islande. Cosélectionneur aux côtés du Suédois Lars Lagerbäck pendant l’Euro 2016, il dirige seul l’équipe nationale depuis.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Pour montrer qu’un pays qui compte moins d’habitants que Nice (335 000 contre 343 000) et dont le sélectionneur possède toujours son cabinet de dentiste peut embêter les plus grands. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « La nouveauté ne me fait pas peur. En 2016, pour mon premier Euro, j’avais atteint les quarts de finale en éliminant l’Angleterre et en tenant en échec le futur champion d’Europe portugais. »
Si vous deviez vous donner trois qualités ? « J’ai un état d’esprit collectif très poussé. Comme en France, mes supporteurs viendront en nombre en Russie, un contingent qui pourrait représenter 10 % de la population. Enfin, même si l’effet de surprise n’est plus là, je suis toujours aussi dur à jouer : pendant les éliminatoires, la Croatie, l’Ukraine ou la Turquie ont pu s’en rendre compte. » 
Et trois défauts ? « Performant à l’Euro 2016, mon attaquant Kolbeinn Sightorsson, qui évolue à Nantes, a été blessé la majeure partie de la saison. Avec seulement une centaine de footballeurs professionnels, le renouvellement du groupe n’est pas évident. Enfin, les autorités islandaises ont décidé le boycott diplomatique du Mondial en Russie. Or, dans un pays aussi peu peuplé, chaque supporteur compte. » 
Gylfi Sigurdsson en cinq dates
1976 : Le Royaume-Uni et l’Islande mettent fin à leur troisième et dernière « guerre de la morue », conflit diplomatique d’ordre économique et portant sur les zones de pêche islandaises. Plus rien ne s’oppose à ce que les footballeurs islandais perfectionnent leur jeu sur la grande île la plus proche.
1989 : Gylfi Sigurdsson naît et grandit à Hafnarfjordur, le « fjord du port », à dix kilomètres de Reykjavik. La ville est célèbre pour abriter de nombreux représentants du Huldufolk, « peuple caché », soit les elfes et les trolls. On ne peut pas faire plus islandais.
2005 : vingt-neuf ans après la fin officielle de la dernière guerre de la morue, Gylfi intègre le centre de formation de Reading et entame sa carrière de footballeur, qui lui vaut pour l’instant un total de sept titres de meilleur footballeur islandais de l’année. Son ex-sélectionneur Lars Lagerbäck : « Je dirais qu’il pourrait jouer dans n’importe quelle équipe. »
2017 : Encore faut-il que n’importe quelle équipe se le paye : Everton l’arrache à Swansea pour 50 millions d’euros. Quelques jours plus tard, il inscrit un but fantastique de 50 mètres face à l’Hadjuk Split.
2018 : En mars, il se blesse au genou avec son club. On craint une rupture des ligaments croisés. L’Islande respire à nouveau lorsque le staff médical d’Everton n’annonce, finalement, que six à huit semaines d’arrêt.
Figurez-vous Arsène
Que le gardien Hannes Halldorsson, 33 ans, conciliait sa carrière de sportif avec celle de réalisateur de clips à succès jusqu’à ce qu’il devienne enfin footballeur professionnel en 2014. Il a même réalisé en 2012 le clip de la chanson islandaise à l’Eurovision.
Le jour où…
Un ténor islandais a provoqué un fou rire parmi les champions du monde 1998. Euphoriques depuis leur premier sacre tant attendu, obtenu deux mois plus tôt, les Bleus se présentent en Islande pour débuter les éliminatoires de l’Euro 2000. Le match a lieu, le 5 septembre 1998, et la France évite de peu une grosse déconvenue (1-1).
Mais l’histoire se déroule avant la rencontre. Partant d’une bonne intention, les Islandais avaient fait appel à un ténor local pour interpréter a capella les hymnes. Cela ne manque pas de déclencher un fou rire chez Fabien Barthez et Bixente Lizarazu. Comme d’autres coéquipiers, Zinédine Zidane se contient difficilement.

Séquence de bêtisier en France, l’histoire a marqué en Islande. Avant France-Islande en quarts de finale de l’Euro, un journaliste a demandé des comptes à Didier Deschamps : « Je me rappelle, oui, mais vous faites une mauvaise interprétation. A aucun moment, on s’est moqué de l’Islande ou de son hymne. C’est juste que celui qui était censé chanter l’hymne français qui était… différent de d’habitude. Ça avait amené un fou rire des joueurs, mais c’était pendant notre hymne, pas le vôtre. »
Big data
0. Comme à l’Euro 2016, aucun des 23 joueurs sélectionnés n’évolue dans le championnat islandais. C’est la seule équipe à présenter cette particularité.
Le Wiki de qui ?

   


Heimir Hallgrimsson, actuel sélectionneur islandais, me considère comme le meilleur joueur islandais de l’histoire. D’ailleurs, en 2003, la Fédération de mon pays m’avait octroyé ce titre honorifique. J’ai joué 60 matchs de Coupe d’Europe avec le Standard de Liège et Stuttgart principalement.
Plateau télé
Pour les plus aventureux d’entre vous, pourquoi ne pas se laisser tenter par le fameux Hakarl, du requin fermenté, qui est bien moins grand public (expérience personnelle) que le kimchi, le chou fermenté coréen. Pour faire passer tout ça, un verre de Brennivin, une eau-de-vie aromatisée au carvi, que les Islandais désignent par le petit nom de svarti daudi (mort noire).
Mais la gastronomie islandaise, dans la foulée de la hype de la cuisine nordique, c’est aussi une nouvelle vague de cuistots talentueux. On vous conseille notamment un petit resto sur l’île d’Heimaey, le Gott. Le chef Sigurdur Gislason propose au déjeuner la pêche du jour. On a un souvenir ému de ce filet d’empereur, un poisson des profondeurs normalement hors de prix et introuvable…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Comme tous les quatre ans au Mondial, les hipsters soutiendront que l’équipe de Luka Modric peut atteindre les demi-finales. Comme tous les quatre ans, elle ne sortira pas de sa poule D, face au Nigeria, à l’Argentine et à l’Islande.
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Tout savoir sur la Croatie à la Coupe du monde 2018 de football

Comme tous les quatre ans au Mondial, les hipsters soutiendront que l’équipe de Luka Modric peut atteindre les demi-finales. Comme tous les quatre ans, elle ne sortira pas de sa poule D, face au Nigeria, à l’Argentine et à l’Islande.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 14h00
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Calendrier
16 juin : Croatie-Nigeria (21 heures à Kaliningrad)
21 juin : Croatie-Argentine (20 heures à Nijni-Novgorod)
26 juin : Croatie-Islande (20 heures à Rostov-sur-le-Don)
Heure française
Historique en Coupe du monde
Cinquième participation. Meilleur résultat : troisième en 1998.
Leur petit nom
Les Vatreni (« flamboyants ») ou « l’équipe au damier » pour les amateurs de saucisson industriel.
L’équipe qui devrait jouer
Danijel Subasic – Sime Vrsaljko, Dejan Lovren, Domagoj Vida, Ivan Strinic – Ivan Rakitic, Marcelo Brozovic – Mario Mandzukic, Luka Modric, Ivan Perisic – Nikola Kalinic.
Le sélectionneur :
Zlatko Dalic, 51 ans, ancien milieu défensif. Il a surtout entraîné en Arabie saoudite puis aux Emirats arabes unis avant de remplacer Ante Cacic, le 7 octobre 2017. Il parvient à qualifier la Croatie après un barrage contre la Grèce.
Bilan de compétences
Pourquoi postulez-vous à cette Coupe du monde ? « Je compte bien prendre ma revanche sur les Islandais, premiers de ma poule lors des éliminatoires. Pas question de se faire avoir une deuxième fois par une équipe coachée par un dentiste et soutenue par des supporteurs qui ne savent pas chanter autre chose qu’une onomatopée. »
De quelle expérience pouvez-vous vous prévaloir ? « La seule fois que j’ai rencontré l’Argentine en compétition officielle c’était en 1998, au premier tour de la Coupe du monde. J’avais atteint les demi-finales. Vous voyez où je veux en venir ? »
Si vous deviez vous donner trois qualités ? « Ai-je besoin de présenter mes deux pépites du milieu de terrain, Luka Modric et Ivan Rakitic. Devant, Mario Mandzukic confirmera qu’il vaut mieux qu’un attaquant d’appoint. Nos adversaires devront enfin se méfier d’un grand Subasic dans les cages. »
Et trois défauts ? « Orpheline de l’infatigable Darijo Srna, ma défense ne fait pas vraiment figure de muraille infranchissable. Zlatko Dalic, installé à la tête de l’équipe pendant les éliminatoires, en octobre 2017, tentera lui de prouver que la valeur n’attend pas le nombre des années. Il ne faut pas qu’on se laisse perturber par les problèmes internes du football croate, entre les soupçons de corruption autour d’une série de transferts et le violent ressentiment entre les supporteurs et la Fédération. »
Luka Modric en cinq dates
1985 : « Lukita » voit le jour le 9 septembre à Zadar, dans l’ancienne Yougoslavie. Une bourgade plus fameuse pour son équipe de basket que pour les exploits de ses footballeurs. Hasard ou réalité scientifique ? Wikipédia nous informe que Modric est né le même jour que deux basketteurs connus, Lior Eliyahu et JR Smith. Et aucun footballeur.
2003 : prêté au Zrinjski Mostar, Modric est élu meilleur joueur du championnat de Bosnie. « Celui qui a évolué dans le championnat bosniaque peut jouer partout », dira alors le milieu de 18 ans. La suite semble lui donner raison, même si on doute toujours un peu.
2008 : Tottenham arrache Modric au Dinamo Zagreb moyennant un chèque de 21 millions d’euros. Un transfert que le joueur pourrait payer bien plus cher : il a été mis en examen pour faux témoignage dans le cadre d’une affaire de corruption qui concerne notamment cette transaction.
2012 : quelques mois après son arrivée au Real Madrid, le Croate est désigné comme la pire recrue de l’année par les lecteurs de Marca. Des visionnaires.
2018 : Luka Modric remporte sa quatrième Ligue des champions avec le Real Madrid.

   


Figurez-vous Arsène...
… que Modric a failli jouer à Sochaux. En 2003, le recruteur des Doubistes, Mecha Bazdarevic, repère le jeune Luka, 18 ans. Problème pour les Sochaliens : le Dinamo Zagreb réclame près de 5 millions d’euros pour libérer son milieu de terrain. Trop cher, jugera le club : pourquoi se ruiner lorsqu’on a déjà Wilson Oruma et Mickaël Isabey dans l’entrejeu ?
Le jour où...
La Croatie a fait sécession. 1990. La Yougoslavie s’apprête à vivre dix ans de guerre qui aboutiront à son éclatement. Sur les terrains, les rencontres entre les clubs serbes et croates sont émaillées de nombreux affrontements. Alors que le délitement régional s’étend aux stades, le football croate décide de faire sécession et de jouer sous ses propres couleurs, un an avant la proclamation de l’indépendance, le 8 octobre 1991.
Le 17 octobre 1990, l’équipe au damier s’impose face aux Etats-Unis (2-1) au stade Maksimir de Zagreb. Il s’agit du premier match d’une sélection croate depuis 1956. D’autres rencontres suivront jusqu’à l’affiliation de l’équipe à la FIFA le 3 juillet 1992 et son entrée au 125e rang du classement mondial (tous les résultats précédents n’étant pas pris en compte).
Théâtre du retour de la Croatie sur l’échiquier international, le stade Maksimir est resté une forteresse imprenable pendant seize ans.
Big data
1. En quatre participations à la Coupe du monde, la Croatie n’est sortie des poules qu’à une reprise, en 1998. Et sans Lilian Thuram, elle serait peut-être allée au bout.

Le wiki de qui ?

   


Vainqueur de la C1 en 1991 avec l’Etoile rouge de Belgrade, je suis le seul joueur à avoir inscrit un but en Coupe du monde avec deux sélections différentes.
Plateau télé
Difficile d’apprécier les fulgurances de Modric et consorts sans un verre de rakija, une eau-de-vie typique des Balkans. Prune, raisin, pêche ou abricot : chacun y trouvera son bonheur. Attention tout de même : certaines rakija peuvent atteindre les 60 degrés.
Côté assiette, on vous conseille quelques strukli, des feuilletés au fromage et à la crème largement consommés à Zagreb. Entre le ravioli et le beignet, ils accompagneront parfaitement un bon bol de brudet, une bouillabaisse locale servie généralement avec de la polenta.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le règne des Cleveland Cavaliers dans la conférence Est du basket américain n’est pas terminé : avec une nouvelle performance hors du commun, LeBron James a porté les Cavs en finale, sa huitième consécutive.
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NBA : LeBron James, en finale par habitude

Le règne des Cleveland Cavaliers dans la conférence Est du basket américain n’est pas terminé : avec une nouvelle performance hors du commun, LeBron James a porté les Cavs en finale, sa huitième consécutive.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 13h14
   





                        



   


Rien ni personne ne peut mettre fin au règne de « King James » sur la conférence Est de NBA. Boston, ses prodiges sans complexe Jaylon Brown et Jayson Tatum, se sont cassés les dents sur le mythe dimanche 27 mai dans la nuit.
Cleveland, après avoir passé une bonne partie de la saison régulière au bord de la crise et flirté avec l’élimination en play-offs contre Indiana puis Boston, s’est qualifié pour la finale au match décisif (4-3) en s’imposant au TD Garden, où Boston était invaincu depuis le début des play-offs.
Même sans son principal lieutenant Kevin Love, sous surveillance médicale après un choc à la tête vendredi, LeBron James a sorti d’affaires ses Cavaliers qui ont remporté le septième match 87 à 79. Fait rarissime, il a disputé les 48 minutes de la rencontre et inscrit 35 points, 15 rebonds et 9 passes décisives.

Il devient le sixième joueur de l’histoire à disputer huit finales de suite, les cinq autres emmenés appartenant à la génération dorée des Celtics de Bill Russell, qui faisaient la loi sur la NBA dans les années 1960.
Il faut remonter au 13 mai 2010, autant dire une éternité dans le monde ultra-compétitif de la NBA, pour trouver trace de la dernière série de play-offs perdue à l’Est (4-2 contre Boston au 2e tour) par James.
Depuis, il a dominé l’Est quatre fois avec Miami puis quatre avec Cleveland. Mais il a fallu particulièrement s’accrocher cette saison.
« Ce qu’il a fait de plus fort dans sa carrière »
« Conduire cette équipe avec cet effectif en finale est pour moi ce qu’il a fait de plus fort dans sa carrière », a même estimé Mark Jackson, ancien entraîneur de Golden State, désormais consultant TV.
« On est passé par tous les états cette saison, il y a du bon, du mauvais, des bouquets de roses, des épines, c’est l’une des saisons les plus compliquées de ma carrière », a admis la superstar de la NBA.
L’équipe a dû être remaniée en urgence mi-février alors qu’elle affichait un bilan tout juste à l’équilibre (30-22) après neuf défaites en treize matches: exit donc Isaiah Thomas, Derrick Rose et Dwyane Wade, le meilleur ami de « King James » arrivé l’été précédent.
Elle a terminé la saison régulière à la 4e place (50 v-32 d), soit son plus mauvais exercice depuis le retour de James en 2014 dans l’équipe de sa région natale où il avait fait ses débuts NBA en 2003. Le n°23 de Cleveland ne s’est pourtant pas ménagé : il a disputé les 82 matches de saison régulière.
De l’avis général, il réalise à 33 ans l’une de ses plus belles saisons et a encore haussé son niveau depuis le début des play-offs où il a renversé Indiana (4-3) au 1er tour, surclassé Toronto (4-0) et écoeuré Boston (4-3).
« Il joue à un autre niveau, ses capacités physiques, son endurance, sa compréhension du jeu sont sans égal et faire ça match après match, saison après saison, c’est incroyable », a admiré Al Horford, le pivot de Boston.
Pas favori en finale
Plus encore que ses statistiques (33,9 pts par match de play-offs), c’est sa capacité à faire la différence dos au mur qui impressionne : il a conduit son équipe à la victoire dans les huit derniers matches décisifs qu’elle a disputés, dont celui de la finale 2016 contre Golden State où il a offert son premier titre à Cleveland.
Son bilan en finale est en revanche moins flatteur: il en a gagné trois et perdu cinq, quand le légendaire Michael Jordan, à qui il est sans cesse comparé, a remporté ses six finales disputées avec Chicago dans les années 1990.
Cleveland ne partira pas favori contre Houston ou Golden State qui, à égalité trois victoires partout, se départageront lundi soir.
Sans surprise, « King James » croit en ses chances: « Tout ce qui est importe, c’est qu’on est en position d’être champion ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ En blessant Mohamed Salah, le défenseur du Real Madrid s’est une nouvelle fois illustré dans le rôle du méchant. Lui et ses semblables sont pourtant un mal nécessaire, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Ligue des champions : Sergio Ramos est indispensable au football

En blessant Mohamed Salah, le défenseur du Real Madrid s’est une nouvelle fois illustré dans le rôle du méchant. Lui et ses semblables sont pourtant un mal nécessaire, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 14h23
   





                        



   


Chronique. Une clé de bras fatale au meilleur attaquant adverse, un coup de coude dans le visage du gardien, une simulation de blessure au visage… le Madrilène Sergio Ramos a honoré sa réputation d’affreux lors de la finale de la Ligue des champions, suscitant une vague mondiale de réprobation. A cette heure, une pétition a recueilli plus de 300 000 signatures pour exiger des sanctions de la part de la FIFA…

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Etre le défenseur central emblématique du Real Madrid expose à des détestations pas toujours objectives. Mais on doit reconnaître à Sergio Ramos, excellent footballeur par ailleurs, qu’il réalise une redoutable synthèse de vice et de brutalité. C’est d’autant plus à souligner que les brutes sont devenues rares dans le football actuel. Avant les années 1990, les stoppeurs pouvaient charger les attaquants la bave aux lèvres, les latéraux tronçonner les ailiers un peu aventureux sans risquer beaucoup plus qu’un avertissement. Depuis, on « protège les artistes ».
En revanche, les vicieux ont conservé des marges de manœuvre. Les actes d’antijeu les plus banals, comme l’accrochage de maillot à quarante mètres des buts, ont certes été efficacement réprimés par la systématisation des cartons jaunes. Mais, aussi quadrillé par la vidéosurveillance télévisuelle soit le terrain de jeu, il y a encore des angles morts pour perpétrer certaines exactions – moyennant quelque discrétion. Les provocations restent moins sanctionnées que les réactions, les simulations bien exécutées gardent le pouvoir d’abuser l’arbitre – ce qui est toujours davantage reproché à ce dernier qu’à l’auteur de l’abus.

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Affaire de morale
Les réprobations contre Sergio Ramos et ses semblables ne vont pas sans une bonne dose d’hypocrisie. Insupportable dans l’équipe adverse, la brute subtile est toujours très appréciée dans celle que l’on supporte. Dans ce cas, cela relève de « l’expérience » que l’on prête précisément à des formations comme le Real et qu’on lui envie. Le PSG a recruté Thiago Motta, maître du genre, à ces fins, et presque toutes les équipes ont leur spécialiste. Les coups en douce, les agressions furtives, les provocations verbales font partie de cet art controversé.

   


Intimider l’adversaire, lui faire perdre ses nerfs ou une partie de ses moyens, comme Fabio Cannavaro sur Thierry Henry en finale de la Coupe du monde 2006, est-ce « de bonne guerre » ? Ce débat n’a aucune chance d’être tranché un jour : il est affaire de morale personnelle et, dans le football, toutes les morales peuvent être défendues. On voit simplement et indéfiniment s’affronter, d’un côté les partisans d’une répression accrue qui poursuivent un idéal de pureté sportive (non sans puritanisme), de l’autre ceux qui s’opposent à un football « édulcoré » et défendent la nécessité d’une part de malice (non sans mauvaise foi).
Comment sanctionner un Sergio Ramos ? Pour juger de son accrochage avec Mohamed Salah, il faudrait convoquer un panel d’arbitres de judo, d’experts en orthopédie traumatique et de spécialistes de l’éthique. Leur verdict n’en serait pas moins contesté. Quant au coup de coude sur Loris Karius, il faut réussir à l’apercevoir sur un plan de caméra particulier… Si le geste est intentionnel, il faut admettre qu’il est réalisé avec une science certaine. Dans son message adressé à Salah sur Twitter, le défenseur madrilène n’est pas vraiment sorti de l’ambiguïté : « Le football montre parfois ses mauvais côtés », a-t-il écrit.
Héros négatifs
Les instances du football ont toujours renâclé à utiliser les images pour sanctionner rétroactivement les fautifs, renonçant ainsi à un efficace levier de dissuasion, prônant de fait un laxisme relatif. Comme toujours en matière d’arbitrage, on se trouve dans une dialectique entre la nécessaire volonté de lutter contre les tricheries et la conscience que cette lutte ne pourra jamais être totalement gagnée.
Ce n’est pas plus mal, à vrai dire. Sport de contact mais pas complètement, métaphore permanente de la lutte entre le bien et le mal, discipline livrée plus que d’autres aux aléas et revers de fortune, loin de récompenser toujours les meilleurs et encore moins les gentils, le football n’a pas grand-chose à gagner à se transformer en exercice de justice. Sa mythologie est peuplée de héros négatifs, de « méchants » nécessaires à son intensité dramatique. Le spectacle ne peut pas se passer des Sergio Ramos au casting, même s’ils gagnent souvent à la fin. Tant pis pour la morale, tant mieux pour le football.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La petite balle ronde, premier grand succès de l’industrie avec « Pong », est aujourd’hui devenue une gageure à retranscrire.
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Le casse-tête des programmeurs de jeux vidéo de tennis

La petite balle ronde, premier grand succès de l’industrie avec « Pong », est aujourd’hui devenue une gageure à retranscrire.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 12h56
    |

            William Audureau








                        



   


Ah, que les choses étaient simples autrefois. En 1968, l’ère Open débute, avec l’ouverture des tournois du Grand Chelem aux professionnels. Quatre ans plus tard, un simulateur de jeu de raquettes constitué seulement de deux rectangles et un point, Pong, devient le premier succès mondial de l’industrie naissante des jeux vidéo. Quatre décennies plus tard ? Si le sport n’a guère évolué, les jeux de tennis, eux, ont fait un spectaculaire bond en complexité.
Au point de se transformer en source de migraine pour leurs créateurs, chargés d’imiter la réalité avec leurs outils obscurs à eux, qui n’ont rien d’un cordage de raquette. « Le réalisme vient des formules mathématiques décrivant la physique de balle », explique Emmanuel Rivoire, l’homme-orchestre derrière la série « Tennis Elbow » :
« Cela demande beaucoup de neurones et de tests. Un simple lob qui ne rebondit pas assez haut, et cela ne paraît plus du tout crédible. »

   


Etienne Jacquemain et Romain Ginocchio, respectivement directeur créatif et concepteur en chef du studio parisien Breakpoint, dont le premier jeu Tennis World Tour a été publié mardi 22 mai, évoquent un genre aux spécificités complexes pour eux.
« Dans le football, il faut gérer une équipe entière et surtout les contacts physiques entre joueurs, ce qui est très pénible à mettre en place. Mais, dans le tennis, ce sont des effets et des courbes très prononcées, et une caméra plus rapprochée, ce qui fait que le moindre souci d’animation est visible. »
« Simuler un humain, ça prendrait des dizaines d’années »
Animation ? Le terme ne cesse de revenir. Car si, dans la réalité, le cerveau humain calcule intuitivement les mouvements pour frapper correctement la balle, en jeu vidéo, il en va autrement. « Il faudrait simuler un humain, et ça, c’est de la recherche fondamentale, il y en a pour des dizaines d’années », plaisante Etienne Jacquemain. A la place, programme informatique oblige, les tennismen virtuels sont mus par des règles de programmation où se mélangent expertise technique et sens de l’illusion.

   


Parfois, un léger manque de réglages, un ralenti méticuleux en gros plan ou encore un simple bug trahit la matrice derrière ces matchs de pixels. « Il n’y a pas de contact entre la raquette et la balle dans Tennis Elbow, en réalité ce sont des boîtes de collision qui se touchent », confie ainsi Emmanuel Rivoire.
Le programmeur sis à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, a d’ailleurs longtemps travaillé avec des quadrilatères qui se renvoient la balle, avant de les remplacer par des tennismen en 3D dans la version commerciale.

   


Sessions d’enregistrement de vrais sportifs
De leur côté, Etienne Jacquemain et Romain Ginocchio ont opté pour la stratégie inverse : enregistrer des milliers de mouvements humains en modélisant deux Français en action classés aux alentours de la centième place à l’ATP, grâce à une célèbre technique baptisée « motion capture ». Des points sont placés sur leurs corps, et la caméra traque et enregistre ceux-ci durant leurs déplacements, ce qui permet d’obtenir des animations extrêmement réalistes.
Une fois intégrés dans le programme, ils constituent un « nuage de milliers de coups possibles », dans lequel le jeu va piocher celui qui correspondra le mieux à l’angle du buste, à la vitesse du sportif, à la position de la balle, et accessoirement, aux boutons activés par le joueur sur sa manette. « Si la seule combinaison qui convient est une animation où le joueur frappe la balle en bout de course, c’est celle qui sera affichée », explique Romain Ginocchio.

   


Ce n’est pas une recette évidente, car les animations enregistrées ne correspondent pas nécessairement à l’infinité des situations possibles. Par exemple, ce magnifique smash en revers rend probablement très bien dans le vide, mais il se peut qu’en cours d’échange sa vitesse soit inadaptée au passing adverse, ou que le joueur soit mal situé par rapport à la balle.
Les petits « trucs » d’illusionnistes
Les simulations de tennis peuvent alors tricher. Dans certains, il arrive par exemple que certains joueurs opèrent de microtéléportations, à peine visibles à l’œil nu, pour aligner parfaitement la star virtuelle avec la balle au moment de la frapper. Dans d’autres, c’est une animation improvisée – forcément peu naturelle – qui sert à faire le raccord entre la marionnette qui sert de tennisman et une balle très incommode.

   


Tennis World Tour a son propre dosage : 90 % d’animations préenregistrées et 10 % de blending (« mélange »), ces mouvements de raccords élastiques, limités par des contraintes d’angle et d’allonge pour éviter l’impression de sportifs entièrement en caoutchouc.
Il n’existe pas de solution miracle à chaque situation, et pourtant les développeurs savent qu’ils seront jugés sur le réalisme télévisuel. « C’est plus facile de faire un jeu arcade », soupirent les créateurs de World Tennis :
« “Mario Tennis”, en termes d’animation, comme c’est du cartoon, ce n’est pas grave si les personnages glissent ou ont des coups déformés. Alors que, dans une simulation, les joueurs attendent de Federer qu’il ait exactement la même gestuelle que Federer. » 

   


Les développeurs de Tennis World Tour ont toutefois leur petite fierté : leurs compétiteurs de pixels commencent à armer leur coup en pleine course, là où la plupart des titres considèrent régulièrement le déplacement et la frappe comme deux mouvements distincts.
Reste ensuite à renvoyer la balle correctement. Et là, c’est une affaire de susceptibilité qui entre en jeu. « Dans une partie réelle, les fautes directes sont nombreuses, signale Emmanuel Rivoire. Mais si on s’y tient, cela énerve les joueurs. Dans mes jeux, il faut vraiment que le joueur soit très mal placé pour qu’il fasse faute. Mais si la balle ne va jamais dans le filet, ce n’est pas très réaliste non plus. » Décidément, ce bon vieux Pong se posait beaucoup moins de questions.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Dans un ouvrage piquant, l’ex-président de la FIFA revient sur son parcours et sa chute, en 2015, tout en réglant ses comptes.
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Sepp Blatter, roi déchu du foot mondial, revisite son règne

Dans un ouvrage piquant, l’ex-président de la FIFA revient sur son parcours et sa chute, en 2015, tout en réglant ses comptes.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 11h46
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Livre. Durant sa longue carrière politique, le Suisse Sepp Blatter, 82 ans, a fait preuve d’une habileté qui confine au funambulisme. Mieux que quiconque, l’ex-président de la Fédération internationale de football (FIFA) a su manœuvrer dans les arcanes du ballon rond pour grimper les échelons et régner durant dix-sept ans (1998-2015) au sommet de l’instance mondiale.
A la lecture de ses mémoires, force est de constater que le Valaisan – suspendu six ans par le comité d’éthique de la FIFA pour un versement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à Michel Platini – n’a rien perdu de sa rouerie, de son goût pour l’intrigue et de sa propension à jouer avec les nerfs de ses alliés et adversaires d’antan.
Dans son ouvrage, truffé d’anecdotes, l’ex-patron du foot mondial manie l’ironie avec maestria pour retracer son parcours et narrer les étapes de son ascension. Animé par une ambition débordante, ce fils d’un contremaître dans l’industrie chimique débarque à la FIFA en 1974, après sa rencontre avec le Brésilien Joao Havelange, tout juste élu à la présidence de cette « petite structure » qui ne compte alors que 11 salariés (contre 400 en 2018).
Ancien directeur des relations publiques de la marque horlogère Longines, polyglotte (il parle six langues) et conférencier de génie, Blatter prend en charge les programmes de développement, se rend incontournable et devient, en 1981, secrétaire général de l’institution.
Un tas d’or pesant 1,5 milliard de dollars
Dans l’ombre d’Havelange, il contribue « au mariage » entre la télévision et la FIFA et fait entrer l’organisation dans une nouvelle ère, marquée par les retombées financières et commerciales de la Coupe du monde, véritable poule aux œufs d’or. Après son arrivée à la présidence de l’instance, en 1998, le Suisse consolide son socle électoral en distribuant des juteux fonds de développement aux pays défavorisés et fait de l’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la finale de la Ligue des champions et à l’abandon de Thibaut Pinot sur le Tour d’Italie. La preuve par Le Monde. fr.
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Ostapenko coule, Grenoble monte et Bourges choque… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la finale de la Ligue des champions et à l’abandon de Thibaut Pinot sur le Tour d’Italie. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 07h01
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, Zinédine Zidane a remporté sa troisième Ligue des champions consécutive.

   


Oui, Montpellier a remporté sa deuxième Ligue des champions de handball, 15 ans après la première
Oui, Thibaut Pinot a été contraint d’abandonner sur le Giro, remporté par Christopher Froome.
Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois commandements du week-end
Sur l’effet de surprise, tu ne pourras plus compter

   


Celle qui avait surpris son monde l’an dernier à Roland-Garros est de retour. Un an après son sacre surprise, la Lettone Jelena Ostapenko a eu les honneurs du court central pour se lancer dans la défense de son titre. On ne peut pas dire que ça lui a porté chance. Devenue l’an passé la première joueuse non tête de série sacrée depuis 1933, à tout juste 20 ans, Ostapenko avait dynamité le tournoi parisien. Avec son jeu extrêmement agressif, tout en prise de risque et en lourdes frappes, elle avait remporté la finale face à Simona Halep en trois sets, avec autant de coups gagnants que de fautes directes.

SENSATION !! La tenante du titre prend déjà la porte !! La Lettone s'incline en deux manches 5/7 3/6 face à l'Ukrai… https://t.co/6m2EpRftm0— francetvsport (@France tv sport)


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Depuis, Jelena Ostapenko est entrée dans la lumière. Cinquième joueuse mondiale, la Lettonne a eu des résultats en demi-teinte, surtout en Grand Chelem où elle n’a pas dépassé depuis Roland-Garros les quarts de finale. Désormais connue et attendue, Ostapenko n’a pas pu compter sur l’effet de surprise pour espérer conserver son titre Porte d’Auteuil.
Opposée à l’Ukrainienne Kateryna Kozlova, 66e mondiale, la Lettone s’est retrouvée dans le rôle inverse de l’an dernier : celui de la favorite qui se fait éliminer prématurément par une joueuse moins bien classée. Sèchement battue en deux sets 7-5 6-3, la tenante du titre prend déjà la porte. Et ouvre encore un peu plus un tableau féminin déjà très indécis. C’est seulement la deuxième fois dans l’ère Open que la tenante du titre est sortie dès le premier tour à Roland-Garros. La première fois, c’était en 2005, avec l’élimination de Anastasia Myskina.
A 20 ans, une performance historique tu réaliseras

   


Noah Lyles n’a pas encore 21 ans mais il s’annonce déjà comme l’un des (certes nombreux) grands espoirs de l’athlétisme américain. Lors du meeting d’Eugene en Ligue de diamant, le jeune floridien a frappé très fort, en bouclant son 200 mètres en 19’69 secondes. Rien de moins que la meilleure performance mondiale de l’année égalée. Un temps qui lui permet également de rentrer dans le top 10 des coureurs les plus rapides sur la distance dans l’histoire, rien que ça.

Lyles n’est pas sorti de nulle part. Si une blessure aux ischio-jambiers l’avait empêché de courir aux Championnats du monde de Londres l’an passé, l’américain brille depuis plusieurs années chez les jeunes. Champion du monde junior en titre du 100 m, le sprinteur, qui est entraîné par l’ancien coach de Tyson Gay (qui entraîne maintenant la championne du monde Tori Bowie), préfère pourtant le demi-tour de piste. Et le jeune Noah Lyles qui goûte peu la fausse modestie, de prévenir son monde après la course : « Les autres vont devoir s’y habituer, je suis là pour dominer. »
Ton retour chez les pros, tu valideras
Le GF38 est de retour. Sept ans après avoir été relégué administrativement en CFA2, le club de foot de Grenoble a validé son retour en Ligue 2 en remportant les barrages face à Bourg-en-Bresse. Troisième de National, Grenoble est sorti gagnant de cette double confrontation face au 18e de Ligue 2. Vainqueurs 2-1 au match aller, les joueurs d’Olivier Guegan ont tenu le score à l’extérieur, ramenant un précieux 0-0 de Bourg-en-Bresse. Lors de la dernière journée de National, alors qu’il ne fallait qu’un point à Grenoble pour valider sa montée directe, la défaite du GF38 combinée à une victoire de Béziers avait obligé le club à passer par les barrages. L’envahissement de terrain qui a suivi a privé les joueurs de leurs supporters pour ce barrage.
Après un passage éphémère dans l’élite entre 2008 et 2010 et une logique descente en ligue 2, le GF38 avait connu un dépôt de bilan, une relégation administrative et un long passage dans le purgatoire du football français. Club formateur reconnu, qui a notamment vu passer Florian Thauvin, Sofiane Feghouli ou Olivier Giroud, Grenoble est cette fois de retour.
Attention toutefois à ne pas confondre le club avec son faux ami, le Football Club de Grenoble rugby, qui vient lui aussi de valider son retour dans l’élite. Les rugbymen grenoblois ont eux gagné le droit de monter en Top 14 en battant les voisins d’Oyonnax, en barrages, évidemment.
L’équipe du week-end : Bourges

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— BourgesBasket (@🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆🏆)


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Les joueuses de basket de Bourges ont enfin réparé ce qui ressemblait presque à une anomalie. Voilà trois ans que les « Tangos » n’avaient pas remporté le titre national, une éternité à l’échelle de ce club qui est devenu, en battant Tarbes en final, le plus titré du basket féminin hexagonal. Grâce à cette ultime victoire 87-80, les coéquipières de Marine Johannès (23 ans) ont rapporté à Bourges le quatorzième titre de son histoire. Soit un de plus que le Clermont Université Club, treize fois champion de France entre 1969 et 1981. Vainqueur de l’Eurocoupe en 2016, le club de Bourges s’impose chaque année un peu plus comme la place forte du basket féminin français. Éliminées cette saison en quart de finale d’Euroligue, les joueuses d’Olivier Laffargue n’ont pas tremblé face à une surprenante équipe de Tarbes qui n’aura réussi qu’à gagner un match lors de cette confrontation au meilleur des cinq rencontres.
Le chiffre qui en dit long : 34,1
C’est la moyenne de points marqués par LeBron James lors de matchs à élimination directe. C’est la moyenne la plus haute de l’histoire de la NBA. Le « King » et ses Cleveland Cavaliers seront précisément dans cette position, dimanche, face aux Boston Celtics. Le 7e match de la série décidera de celui qui ira en finale. « Je sais de quoi je suis capable, et je vais mettre tout ce que j’ai », a prévenu LeBron, qui a disputé les huit dernières finales.
Les wikis du week-end
Facile
Troisième ligne du Racing, j’ai disputé le dernier match de ma carrière ce week-end. Triste fin, puisque mon équipe a été éliminée en demi-finale de Top 14.

   


Difficile
Je suis peut-être le joueur le plus méconnu du Real, pourtant moi aussi je suis triple champion d’Europe. Sur le banc lors de la finale, je n’ai pas eu à entrer en jeu.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Faute de candidats disponibles, le forfait de Nick Kyrgios n’a pas pu être pallié hier. L’Argentin Trungelliti devrait décrocher le sésame, après un joyeux imbroglio.
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Roland-Garros : recherche perdant désespérement

Faute de candidats disponibles, le forfait de Nick Kyrgios n’a pas pu être pallié hier. L’Argentin Trungelliti devrait décrocher le sésame, après un joyeux imbroglio.



Le Monde
 |    28.05.2018 à 02h16
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 12h56
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


C’est en quelque sorte la lose des lucky losers... Les lucky losers – littéralement les « perdants chanceux » –, ce sont ces joueurs éliminés au dernier tour des qualifications et repêchés pour intégrer le grand tableau à la faveur d’un forfait de dernière minute.
L’édition 2018 est en la matière rocambolesque. Ont eu la bonne surprise de se retrouver dans cette position l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky, le Canadien Peter Polansky, l’Allemand Oscar Otte, puis l’Estonien Jurgen Zopp, l’Italien Simone Bolelli, le Belge Ruben Bemelmans et enfin l’Egyptien Mohamed Safwat.
Dimanche matin, après le forfait de l’Australien Nick Kyrgios, un énième perdant chanceux, le 8e donc depuis le début du tournoi, a été repêché. S’en est suivi un long moment de flottement pour connaître le futur adversaire de Bernard Tomic ce lundi au premier tour.

   


Seul Mohamed Safwat avait émargé hier sur la liste (établie selon le classement) que les joueurs battus au troisième tour des qualifications doivent parapher chaque matin du premier tour pour pouvoir prétendre au statut de lucky loser. C’est ce qui lui a permis de remplacer Viktor Troicki après son retrait hier à l’aube face à Grigor Dimitrov (match que l’Egyptien a perdu).

Ya tenemos la primera historia loca en París, con el temita de los LL. Hoy se bajaron Troicki y Kyrgios... pero sol… https://t.co/XgPIPaT4pD— FueBuena (@FueBuena)


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Le suivant dans la liste ? L’Indien Prajnesh Gunneswaran. Las, il avait déjà quitté Paris depuis longtemps, engagé dans le Challenger de Vincence (Italie). Un « perdant chanceux malheureux » en somme.
Le suivant, ensuite, dans la liste ? L’Argentin Marco Trungelliti, 190e mondial. Lui aussi avait quitté Paris, direction l’Espagne, qu’il voulait faire visiter à ses proches venus d’Argentine. Mais n’étant inscrit à aucun tournoi, lui peut prétendre à être l’élu. Il lui suffit pour cela d’émarger avant 10 h 30 ce lundi, son match contre Tomic ayant été programmé à 11 heures.
Aussitôt prévenu, Marco Trungelliti décide donc de faire demi-tour... en voiture : 1 000 km séparent Barcelone de Paris. Malgré les près de 10 heures de route, l’Argentin a estimé que le jeu en valait la chandelle. Sa signature vaut tout simplement 20 000 euros, soit le chèque qu’il va recevoir en participant au premier tour de Roland-Garros.
Mais au fait, pourquoi tant de lucky losers cette année ? D’habitude, on en compte plutôt un ou deux, rarement plus. L’explication est somme toute prosaïque. Auparavant, un joueur diminué engagé dans le tableau principal choisissait souvent de se présenter malgré tout sur le court... pour renoncer après seulement quelques jeux.
Mais pour éviter ces simulacres de matchs, les amendes se sont durcies et le règlement ATP a changé. Depuis cette année, celui qui abandonne avant de jouer encaisse tout de même la moitié de son prize money. Et celui qui le remplace, l’autre moitié. Aussi les joueurs sont-ils tentés de renoncer plus facilement.
Avant, le joueur qui était le 8e sur la liste n’avait aucune chance d’être repêché. Et quittait donc le tournoi sans aucune illusion. Les joueurs auront sans doute retenu la leçon : désormais, même à cette place, une petite signature peut rapporter gros.
Aux dernières nouvelles, Marco Trungelliti, qui fait le voyage avec son frère, sa mère et sa grand-mère, était encore dans sa voiture :

Sigue en viaje Trunge. Con una sonrisa acorde a la situación. https://t.co/4vm8aWZ5U8— FueBuena (@FueBuena)


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L’Argentin est-il arrivé à Paris ? A-t-il réussi à fermer l’oeil cette nuit ? La suite du feuilleton ce lundi.
[Actualisation lundi matin : Marco Trungelliti est bien arrivé à Paris et a émargé à temps pour disputer son premier tour contre Tomic. La suite à lire demain sur le blog.]
LA PHRASE DU JOUR
« Je vais faire attention, je ne vais pas aller en boîte jusqu’à 6 heures du matin. Je n’irai que jusqu’à 4 heures ! »
Corentin Moutet (19 ans, 1,75 m), interrogé sur la façon dont il allait gérer les deux jours d’attente avant de rejouer, après sa victoire au premier tour dans le duel de générations et de taille avec Ivo Karlovic (39 ans, 2,11 m) sur le court n°7 (7-6, 6-2, 7-6) dimanche.
Le portrait de ce jeune joueur amateur de Verlaine est à lire ici : Roland-Garros, le « rêve familier » de Corentin Moutet
DEUX QUESTIONS À...
Durant la quinzaine, ce blog donne la parole aux petites mains du tournoi aux missions les plus improbables. Femmes et hommes de l’ombre, sans eux, Roland ne tournerait pas tout à fait rond.
MÉLISSA BRACI, 22 ANS, MADAME « OBJETS TROUVÉS »

   


Quel est votre mission quotidienne ?
« Je travaille au service audit et qualité. Nous sommes 11. Le but, c’est de rendre l’expérience du client agréable et sans accroc, de faire en sorte que tout soit fluide, notamment les temps d’attente. Le matin, trois ou quatre d’entre nous sont chargés de mesurer les temps de passage aux portes du stade. Pour ça, on se met dans la file et on emprunte le même chemin que le visiteur. On fait ensuite remonter ces informations à notre superviseur. Ça fait beaucoup de marche par jour, car on fait aussi des audits restauration et propreté. »
C’est-à-dire ? 
« On calcule aussi les temps d’attente dans les files devant les épiceries. On prend des photos des stands pour veiller à ce qu’ils soient bien achalandés et vérifier que les vendeurs respectent la “RG attitude”, à savoir une bonne posture, le sourire, etc. Et on fait des audits aussi sur la propreté du stade : regarder si les poubelles sont pleines, vérifier si les toilettes sont propres...
Et à côté de ça, on s’occupe des objets trouvés. Pour ça, on est en relation avec tous les points Information du stade, qui les collectent. L’objet que les gens perdent le plus c’est leur téléphone, là j’étais justement à en rendre un à son propriétaire. Ensuite, c’est beaucoup des casquettes et lunettes de soleil... »
LA PHOTO DU JOUR

   


Eliminé au premier tour l’an dernier, Alexander Zverev a cette fois passé sans encombre l’obstacle, expéditif face à Ricardas Berankis (6-1, 6-1, 6-2). L’Allemand tentera cette année de dépasser les huitièmes de finale, son meilleur résultat jusque-là en Grand Chelem.
LE PROGRAMME DU LUNDI 28 MAI
A suivre, notamment, les entrées en lice de Nadal, Djokovic, Mladenovic, Gasquet, Thiem et Sharapova.
Premier match sur chaque court à 11 heures. Les Français sont en gras.
Court Philippe-Chatrier
Petra KVITOVA (CZE) [8] - Veronica CEPEDE ROYG (PAR) Rogerio DUTRA SILVA (BRA) - Novak DJOKOVIC (SRB) [20] Danielle COLLINS (USA) - Caroline WOZNIACKI (DEN) [2] Rafael NADAL (ESP) [1] - Simone BOLELLI (ITA)
Court Suzanne-Lenglen
Guillermo GARCIA-LOPEZ (ESP) - Stan WAWRINKA (SUI) [23] Andrea PETKOVIC (GER) - Kristina MLADENOVIC (FRA)[29] Andreas SEPPI (ITA) - Richard GASQUET (FRA)[27] Maria SHARAPOVA (RUS) [28] - Richel HOGENKAMP (NED)
Court n°1
Benoit PAIRE (FRA) - Roberto CARBALLES BAENA (ESP) Dominic THIEM (AUT)[7] - Ilya IVASHKA (BLR) Laura SIEGEMUND (GER) - Coco VANDEWEGHE (USA)[15] Barbora KREJCIKOVA (CZE) - Karolina PLISKOVA (CZE) [6]
Court n°3
Sofia KENIN (USA) - Naomi OSAKA (JPN) [21] Roberto BAUTISTA AGUT (ESP) [13] - Denis ISTOMIN (UZB) Diego SCHWARTZMAN (ARG) [11] - Calvin HEMERY (FRA) Heather WATSON (GBR) - Oceane DODIN (FRA)
Court n°4
Caroline DOLEHIDE (USA) - Viktorija GOLUBIC (SUI) Rebecca PETERSON (SWE) - Su-Wei HSIEH (TPE) Mirza BASIC (BIH) - Adam PAVLASEK (CZE)
Court n°5
Camila GIORGI (ITA) - Grace MIN (USA) Jiri VESELY (CZE) - Dusan LAJOVIC (SRB) Jordan THOMPSON (AUS) - Casper RUUD (NOR)
Court n°6
Ana KONJUH (CRO) - Carla SUAREZ NAVARRO (ESP) [23] Peter GOJOWCZYK (GER) - Cameron NORRIE (GBR) Borna CORIC (CRO) - Philipp KOHLSCHREIBER (GER) [22] Varvara LEPCHENKO (USA) - Elise MERTENS (BEL)[16]
Court n°7
Stefanos TSITSIPAS (GRE) - Carlos TABERNER (ESP) Frances TIAFOE (USA) - Sam QUERREY (USA)[12] Magdalena RYBARIKOVA (SVK) [19] - Luksika KUMKHUM (THA) Lucie SAFAROVA (CZE) - Jessika PONCHET (FRA)
Court n°8
Ernests GULBIS (LAT) - Gilles MULLER (LUX)[29] Marcos BAGHDATIS (CYP) - Santiago GIRALDO (COL) Belinda BENCIC (SUI) - Deborah CHIESA (ITA) Bernarda PERA (USA) - Elena VESNINA (RUS)
Court n°9 
Lucky Loser () - Bernard TOMIC (AUS) Daria KASATKINA (RUS) [14] - Kaia KANEPI (EST) Tatjana MARIA (GER) - Kirsten FLIPKENS (BEL) Horacio ZEBALLOS (ARG) - Yuichi SUGITA (JPN)
Court n°12
Karen KHACHANOV (RUS) - Andreas HAIDER-MAURER (AUT) Mihaela BUZARNESCU (ROU) [31] - Vania KING (USA) Albert RAMOS-VINOLAS (ESP) [31] - Mikhail KUKUSHKIN (KAZ) Kateryna BONDARENKO (UKR) - Donna VEKIC (CRO)
Court n°14
Lara ARRUABARRENA (ESP) - Timea BABOS (HUN) Jaume MUNAR (ESP) - David FERRER (ESP) Lesia TSURENKO (UKR) - Stefanie VOEGELE (SUI) Joao SOUSA (POR) - Guido PELLA (ARG)
Court n°15 
Mandy MINELLA (LUX) - Maria SAKKARI (GRE) Anastasija SEVASTOVA (LAT)[20] - Mariana DUQUE-MARINO (COL) Malek JAZIRI (TUN) - Mikhail YOUZHNY (RUS)
Court n°16 
Marco CECCHINATO (ITA) - Marius COPIL (ROU) Dalila JAKUPOVIC (SLO) - Georgina GARCIA PEREZ (ESP) Matthew EBDEN (AUS) - Thomas FABBIANO (ITA)
Court n°18 
Katerina SINIAKOVA (CZE) - Victoria AZARENKA (BLR) Madison KEYS (USA)[13] - Sachia VICKERY (USA) Nikoloz BASILASHVILI (GEO) - Gilles SIMON (FRA) John ISNER (USA)[9] - Noah RUBIN (USA)
Le tableau du simple messieurs
Le tableau du simple dames



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Vainqueur face à Ajaccio dimanche soir, le TFC vient à nouveau d’échapper in extremis aux affres de la Ligue 2.
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Ligue 1 : Toulouse s’impose sur la fin et se maintient dans l’élite

Vainqueur face à Ajaccio dimanche soir, le TFC vient à nouveau d’échapper in extremis aux affres de la Ligue 2.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 23h46
 • Mis à jour le
27.05.2018 à 23h47
   





                        



   


En s’imposant mercredi (3-0) à Montpellier, Toulouse avait pris une sérieuse option aux dépens de l’AC Ajaccio. Lors du match retour, dimanche 27 mai au soir, au Stadium, le TFC s’est contenté du minimum, une victoire sur le tard (1-0), pour valider son maintien en Ligue 1.
Pour le club corse, amoindri par les suspendus (Mathieu Coutadeur, Daiz Selemani) mais aussi les absences de Jean-Louis Leca et Ghislain Gimbert (blessés), la marche toulousaine s’est donc avérée trop haute.
Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais il a manqué de précision à défaut d’envie et d’un état d’esprit sans faille. La « remontada », dont Olivier Pantaloni, l’entraîneur en tribunes en raison de sa suspension, caressait l’espoir, s’est avérée impossible.
Au final, pour le 3e Ligue 2, il restera des regrets de ne pas retrouver l’élite quittée il y a quatre ans.
A l’aller, dans l’enceinte à huis clos (le stade François-Coty à Ajaccio suspendu à titre conservatoire par la LFP à la suite des incidents qui ont émaillé le match Ajaccio-Le Havre), il y avait eu les buts de Gradel, Jullien et Sanogo.
Debève sifflé
Cette fois, sous une pluie battante, il y a eu des éclairs... à cause d’un orage mais très peu sur le terrain. Il a fallu attendre 60 minutes pour la première occasion, signée Gradel. Sinon que de ballons perdus et de mauvaises passes !
Les Toulousains avaient dit vouloir se rabibocher avec une partie de leurs supporteurs fâchés par cette nouvelle saison triste à mourir. Mais à l’image de leur première période et des quelque 25 000 supporters qui ont scandé « on se fait... », ce n’est pas pour demain. Et ce n’est pas le but de Durmaz en fin de match (88) du gauche qui changera l’impression générale.
Toujours est-il que l’entraîneur Mikaël Debève peut pousser un immense ouf de soulagement. Le successeur de Pascal Dupraz fin janvier, qui a été sifflé par le public, a rempli sa mission : il a sauvé le club.
Mais que la route fut ardue. Car ce TFC n’a été tranquille qu’autour de la dixième journée (10e). Ensuite, des mauvais résultats, notamment des défaites contre Strasbourg ou Montpellier l’ont fait doucement plonger.
Club en sursis
En position de relégable entre la 19e et 23e journée, Toulouse s’est finalement retrouvé barragiste à la faveur d’une ultime défaite (19 dans la saison, 9 victoires et 10 nuls) à domicile contre Lille (2-3).
Mais heureusement pour les Toulousains depuis deux saisons, les barrages ont été remis au goût du jour. Et dans cet exercice, il faut reconnaître qu’ils s’en sortent bien, contrairement à Lorient l’an passé : les Bretons avaient chuté devant Troyes.
A trois reprises, le TFC a en effet conservé sa place au plus haut niveau en jouant ce genre match à couperet. La dernière fois, c’était contre Lens en 1991. Finalement le seul échec en barrage, c’est l’accession dont Tours les avait privés (1981).
Reste que le TFC, club en sursis depuis quatre ans mais qui va vivre sa 16e année de suite dans l’élite, doit se reconstruire. Il a déjà connu un miracle : l’exceptionnel remontada sous la houlette de Pascal Dupraz en 2016. Il vient à nouveau d’échapper in extremis aux affres de la L2. Mais à force de jouer avec le feu, il risque un jour de finir par se brûler.



                            


                        

                        


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Montpellier à nouveau champion d’Europe de handball ou la consécration de Patrice Canayer

L’entraîneur du club héraultais depuis vingt-trois ans a de nouveau mené ses joueurs sur le toit de l’Europe, quinze ans après sa première Ligue des champions.



Le Monde
 |    27.05.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
28.05.2018 à 07h20
    |

            Clément Martel








                        



   


Avec trois clubs hexagonaux qualifiés pour le Final Four (finale à quatre, soit les demi-finales, la finale et le match pour la troisième place) de la Ligue des champions de handball, il y avait de fortes chances que la France compte un nouveau club champion d’Europe. Pourtant, au sortir de la finale, il n’y a toujours qu’une seule équipe de l’Hexagone à avoir soulevé le trophée européen.
Quinze ans après sa victoire contre le Pampelune de Jackson Richardson, le Montpellier Handball – où joue Melvyn Richardson, le fils de l’ancienne gloire des Bleus – a remporté sa deuxième Coupe d’Europe, dimanche 27 mai, en prenant le dessus sur Nantes en finale (32-26). Battu par les Nantais en demi-finales samedi, le Paris-Saint-Germain complète le podium 100 % tricolore au terme de sa victoire contre le Vardar Skopje lors de la petite finale (29-28).

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                Handball : le club de Montpellier est champion d’Europe



A jamais les premiers, les Montpelliérains du capitaine Michaël Guigou, déjà présent en 2003, ont conclu en beauté un parcours européen les ayant vu s’extirper des poules basses, puis éliminer successivement Barcelone, Flensburg et le tenant du titre macédonien. Un titre, après lequel la constellation d’étoiles du PSG court depuis sa reprise par le Qatar, qui récompense l’architecte de l’équipe, Patrice Canayer.
Depuis vingt-trois ans, le nom de Canayer est indissociable de la cité héraultaise. « C’est le rouage essentiel du système Montpellier depuis plus de vingt ans », salue l’ancien international français Guillaume Gille. Et l’actuel entraîneur adjoint de l’équipe de France de relever qu’il est « de plus en plus rare de voir quelqu’un avoir autant de responsabilités dans un système aussi professionnel. » Car, à Montpellier, l’ancien joueur de première division de handball fait tout. A la fois entraîneur et manageur général de l’équipe, le Nîmois de naissance a d’abord construit le club qui a dominé le handball français dans les années 2000 (14 titres de champions jusqu’en 2012). Puis, après le départ de nombreuses stars – à commencer par les frères Karabatic – sur fond de l’affaire des paris truqués, Patrice Canayer n’a pas quitté le navire, et, après avoir écopé tant et mieux, a ramené son club des bords du gouffre jusqu’au toit de l’Europe.
Il a fait de son club la référence en France
« Allez les gars, on va jusqu’au bout ! » Démonstratif lors de la finale face aux Nantais de son homologue Thierry Anti, qu’il croise sur le banc de touche depuis plus de deux décennies, Patrice Canayer a mené ses ouailles à un nouveau trophée européen. Eux qui quelques jours auparavant – mardi – avaient sans doute dit adieu à leur rêve d’être sacrés champions de France après une défaite sur le parquet de Saint-Raphaël, ont su se reprendre pour offrir un nouveau titre à leur entraîneur, porté en triomphe sur le podium.
« Montpellier, c’est une équipe référence, qui a fait l’histoire du handball français », souligne Guillaume Gille, saluant « le palmarès du club et les crises qu’il est parvenu à traverser, avant de se relever et redevenir performant. » Loin de se laisser abattre par la concurrence nouvelle du PSG ou les coups du sort, l’entraîneur montpellierain s’est retroussé les manches et a reconstruit une équipe, en s’appuyant sur le centre de formation. « Montpellier est un club chevronné et expérimenté, mais c’est une très jeune équipe de 24 ans de moyenne d’âge », soulignait Canayer avant le week-end dans un entretien à L’Equipe. En finale, le pivot Ludovic Fabregas, pur produit du club héraultais, a inscrit 6 buts, portant ses coéquipiers vers la victoire du haut de ses 21 ans.
Son club est également celui dont les autres équipes tentent de copier le modèle. « Montpellier a toujours été un exemple au niveau de l’équipe professionnelle, de la formation, et la structuration du club, saluait avant le Final Four l’ancien capitaine de l’équipe de France Jérôme Fernandez. Des clubs comme Saint-Raphaël [récent finaliste de la « petite » Coupe d’Europe] et Nantes ont suivi cet exemple en progressant étape par étape. Et c’est le modèle pour les autres clubs, qui n’ont pas la chance de voir quelqu’un arriver avec d’énormes moyens, comme ça a été le cas à Paris. » Aujourd’hui entraîneur d’Aix-en-Provence, en première division, l’ancien international s’inspire au quotidien du club héraultais dont il admire « le collectif » mis en place par Patrice Canayer, un « fantastique leader ».

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                Final Four : « A terme, la France va avoir le championnat de handball le plus puissant du monde »



Technicien tout sauf dogmatique, le Nîmois de 57 ans adapte le jeu de son équipe en fonction des hommes à sa disposition. « Comme Thierry Anti, Patrice Canayer est un entraîneur qui a vu évoluer le handball français, a su tirer les enseignements et renouveler son effectif, abonde Didier Dinart, le sélectionneur de l’équipe de France. Il travaille avec des jeunes et fait avancer les choses dans le bon sens. » Et l’ancien « Roc » de la défense française de saluer « la régularité des résultats » de l’entraîneur montpellierain.
A la fin du match, alors que l’issue de la rencontre ne faisait plus de doute, l’ancien prof de sport, réputé pour sa poigne de fer, a laissé ruisseler ses larmes. Acclamé par la Kölnarena de Cologne alors qu’il embrassait le trophée européen, Patrice Canayer a, à 57 ans, mené par deux fois son petit poucet montpelliérain au sommet de l’Europe.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les Montpelliérains ont remporté la Ligue des champions pour la deuxième fois en battant Nantes (32-26)."
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Handball : le club de Montpellier est champion d’Europe

Les Montpelliérains ont remporté la Ligue des champions pour la deuxième fois en battant Nantes (32-26)."   



Le Monde
 |    27.05.2018 à 19h52
   





                        



   


Les Montpelliérains ont remporté la Ligue des champions de handball pour la deuxième fois de leur histoire en battant Nantes (32-26), lors d’une finale franco-française à Cologne, dimanche 27 mai. Quinze ans après leur seule victoire européenne de 2003, le MHB revient sur le toit de l’Europe.
Sa victoire contre Nantes scelle un beau parcours en Ligue des champions. Ils s’étaient qualifiés pour la finale en battant le Vardar Skopje, tenant du titre, d’un tout petit but (28-27). Le MHB a réussi cet exploit quatre jours après avoir subi une grosse désillusion en Championnat de France, une défaite à Saint-Raphaël qui devrait le priver du titre.

   


Nantes était l’équipe française la moins attendue dans un dernier carré qui incluait Montpellier, Skopje et le Paris Saint-Germain. Le résultat de Nantes contre le PSG en demies (32-28) avait tout du coup de théâtre car le PSG, avec son budget trois fois supérieur à celui de son adversaire du jour, partait favori pour remporter enfin le trophée lors de sa troisième demi-finale consécutive.
Le Paris SG s’est contenté de la troisième place en battant les Macédoniens (29 à 28). « C’est top de pouvoir terminer sur une victoire. C’était dur de na pas avoir su faire le match qu’il fallait hier », a dit le légendaire Daniel Narcisse, dont c’était le dernier match. Narcisse, qui compte deux titres en Ligue des champions avec les Allemands de Kiel, n’aura jamais été champion d’Europe des clubs avec le PSG.



                            


                        

                        

