<FILE-date="2018/05/22/19">

<article-nb="2018/05/22/19-1">
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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », des informaticiens s’inquiètent des dangers du projet européen de réforme du droit d’auteur présenté à Bruxelles. Il constitue, selon eux, une menace pour les processus actuels de production « open source ».
<filname="PROF-env_sciences-1"> ¤                     
                                                   
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« Nous, qui développons des logiciels, sommes donc bien des auteurs »

Dans une tribune adressée au « Monde », des informaticiens s’inquiètent des dangers du projet européen de réforme du droit d’auteur présenté à Bruxelles. Il constitue, selon eux, une menace pour les processus actuels de production « open source ».



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h53
   





                        



                                


                            
Tribune. Les logiciels sont partout. Vous les utilisez au quotidien pour communiquer, travailler et vous ­divertir. Ils sont essentiels pour la gestion de nos entreprises, la recherche avancée, la création et la diffusion des connaissances et des arts. Nos industries, notre société, notre culture, voire nos propres vies dépendent des logiciels, qui font aujourd’hui partie intégrante du patrimoine de l’humanité.
Mais ces logiciels, véritable moteur de la transformation numérique, ne tombent pas du ciel : ils sont développés par des êtres humains qui les écrivent dans une forme qu’on appelle le code source, en utilisant des langages de programmation. Nous, qui développons ces logiciels, sommes donc bien des auteurs : les codes sources des logiciels que nous créons sont couverts par le même droit d’auteur qui protège la ­musique, les livres ou les films.
Par conséquent, les dispositions relatives au droit d’auteur nous concernent en premier lieu, et nous sommes très inquiets des propositions contenues dans le projet de directive européenne réformant le droit d’auteur actuellement examiné par le Parlement européen et le Conseil.
« Imposer des filtres automatiques aurait des ­impacts majeurs sur l’innovation de nos industries »
En particulier, l’article 13 de ce projet de directive introduit l’obligation, pour toute plate-forme permettant de partager des contenus, de mettre en place des filtres automatiques, du style de ceux qui bloquent sur YouTube les ­vidéos qui réutilisent des contenus protégés – l’objectif affirmé étant de prévenir la diffusion d’œuvres sans l’autorisation des auteurs, et de garantir ainsi leur rémunération.
Dans la continuité de la lettre ouverte au Conseil du 26 avril rassemblant 147 organisations européennes, que nous avons soutenues, nous souhaitons aujourd’hui alerter les députés européens et les représentants des Etats membres sur les menaces spécifiques que ce projet de texte fait peser directement...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-2">
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Cet agent « intelligent » pourra réserver pour nous un restaurant, avant de remplir des tâches plus complexes. Pourrait-il être détourné? Qui garantira qu’il représente bien l’utilisateur qu’il est censé aider ?
<filname="PROF-env_sciences-2"> ¤                     
                                                   
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Qui pour réguler Google Duplex ?

Cet agent « intelligent » pourra réserver pour nous un restaurant, avant de remplir des tâches plus complexes. Pourrait-il être détourné? Qui garantira qu’il représente bien l’utilisateur qu’il est censé aider ?



Le Monde
 |    22.05.2018 à 14h17
    |

                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            
Carte blanche. L’intelligence artificielle (IA) connaît une bulle médiatique et financière qui concerne surtout les « chatbots », capables de communiquer oralement avec des humains. Yann LeCun, qui dirige FAIR, le laboratoire d’IA de Facebook, s’est emporté contre les créateurs de Sophia, le robot de Hanson Robotics : « Elle n’a pas de sentiment, pas d’opinion, aucune compréhension. C’est une marionnette. » Choqué par cette « IA Potemkine», il a même accusé d’escroquerie les médias qui la promeuvent. Yann LeCun a raison de dire qu’un chatbot capable de mener une discussion géné­raliste ne sera pas sur le marché avant dix à quinze ans.
Pour des applications plus limitées, ­Google vient cependant de frapper l’opinion en présentant Google Duplex, capable de passer des coups de téléphone à notre place. Cette IA communique dans un langage naturel et peut prendre par exemple des rendez-vous chez un coiffeur, en discutant de l’horaire et du type de coupe. Google a obtenu une avancée spectaculaire : la ­conversation est fluide, avec un jeu varié d’intonations. Google Duplex est désormais en avance sur Apple, dont l’assistant Siri ne progresse que lentement.
Des « hum hmm » dans les discussions
Bien sûr, pour interagir avec un coiffeur ou avec un restaurateur, Google Duplex est entraîné pour reconnaître les questions et mots utilisés dans un contexte donné ; il n’est pas encore capable de discuter sur des sujets généraux. Duplex fonctionne en pratique avec un réseau de neurones éduqués à partir de communications téléphoniques, pour comprendre le sens des mots en fonction du contexte. Pour chaque domaine (coiffure, restauration, pédicure...), Google a créé un modèle de compréhension ad hoc. Pour répondre, Duplex utilise plusieurs moteurs dits « TTS » extrêmement complexes qui permettent même de contrôler l’intonation de la voix en fonction des circonstances. Pour humaniser sa conversation, Google Duplex intègre des petits « hum...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-3">
<filnamedate="20180522"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180522"><AAMMJJHH="2018052219">
<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – L’homéopathie, intégrée à la pharmacopée française depuis 1965, est en partie remboursée par l’Assurance-maladie à hauteur de 55 millions d’euros.
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤                     
                                                

Que pèse l’homéopathie dans le marché du médicament en France ?

EN UN GRAPHIQUE – L’homéopathie, intégrée à la pharmacopée française depuis 1965, est en partie remboursée par l’Assurance-maladie à hauteur de 55 millions d’euros.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 13h34
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 14h35
    |

            Pierre Breteau








                        


Sans rentrer dans le débat de l’efficacité de l’homéopathie, relancé par une tribune en mars 2018, l’usage relativement répandu de cette pratique (qui repose sur la dilution forte de principes actifs) par les médecins – et les patients – semble être une exception française dans un monde qui s’en détourne.
Le marché français du médicament représentait 54,5 milliards d’euros en 2016, parmi lesquels les 620 millions d’euros de l’homéopathie comptaient pour 1,13 % de ventes.

   


Côté remboursements de l’Assurance-maladie, la Sécurité sociale a remboursé exactement 129 001 456 boîtes de granules, solutions liquides et autres pommades homéopathiques en 2016 pour un montant de 55,7 millions d’euros. Cette part représente 0,29 % des 18,8 milliards d’euros du total des remboursements pour l’année 2016.

   


La grande majorité des produits homéopathiques, qui lorsqu’ils sont remboursés le sont à hauteur de 30 % au maximum, sont vendus sans ordonnance. Selon l’ordre des médecins, 56 % des Français ont déjà eu recours à l’homéopathie.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Homéopathie : l’étrange exception française




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Un cocktail d’ARN prélevé sur un mollusque ayant subi un apprentissage a favorisé un réflexe similaire chez un animal qui n’avait pas été conditionné.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                   
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Un étonnant « transfert de mémoire » chez la limace de mer

Un cocktail d’ARN prélevé sur un mollusque ayant subi un apprentissage a favorisé un réflexe similaire chez un animal qui n’avait pas été conditionné.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 12h00
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            
L’expérience fait grand bruit parmi les spécialistes de la mémoire : une équipe de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) est parvenue à induire chez la limace de mer un comportement réflexe généralement acquis à l’issue d’une longue phase d’apprentissage, simplement en lui injectant un cocktail d’ARN prélevé sur une de ses congénères qui avait subi ce conditionnement. L’ARN est un des supports, complémentaire de l’ADN, de l’information génétique, et il participe à la régulation de son expression.
Décrit le 14 mai dans la revue eNeuro, ce résultat spectaculaire suscite des commentaires contrastés. Sans doute parce qu’il s’inscrit dans la lignée d’une série d’expériences qui avaient défrayé la chronique il y a un demi-siècle, avant de retomber dans l’oubli. L’Américain Jim McConnell avait alors montré qu’il était possible de conditionner des vers plats (associer une lumière à une menace, par exemple). Profitant de leur stupéfiante capacité de régénération, il avait constaté que les deux parties d’un individu coupé en deux conservaient le réflexe appris. Cette mémoire était même transmise entre un individu réduit en charpie et un de ses semblables cannibales à qui on le donnait à dévorer ! Personnalité haute en couleur, McConnell avait émis l’hypothèse que l’ARN pouvait servir de base à cette mémoire. Mais devant la difficulté à reproduire à tout coup ses résultats, ceux-ci ont été finalement discrédités.

C’est un peu cet héritage que ressuscite l’équipe de UCLA, en utilisant un autre modèle animal, l’aplysie. David Glanzman et ses collègues sont partis d’un apprentissage classique, conduisant à renforcer un réflexe de contraction de son siphon et de sa branchie : on parle de sensibilisation à long terme. Ils ont ensuite prélevé de l’ARN chez ces animaux, et l’ont injecté chez des mollusques « naïfs ». Ils ont constaté que, vingt-quatre heures plus tard, le comportement de rétraction de ceux-ci était renforcé, à condition qu’on...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ A l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, ce mardi 22 mai, retour sur le cas de ces grands singes asiatiques dont la population diminue rapidement.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤ 
<article-nb="2018/05/22/19-6">
<filnamedate="20180522"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180522"><AAMMJJHH="2018052219">
<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ En février, la patronne de la biologie au CNRS avait été absoute d’accusations de méconduite scientifique. Des chercheurs anonymes remettent en cause ces conclusions.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Intégrité scientifique à géométrie variable

En février, la patronne de la biologie au CNRS avait été absoute d’accusations de méconduite scientifique. Des chercheurs anonymes remettent en cause ces conclusions.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 10h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
C’est une affaire d’in­conduite scientifique présumée dont Sor­bonne-Université (ex-université Pierre-et-Marie-Curie) ne parvient pas à se défaire. Par ricochet, elle éclabousse également le CNRS. En septembre 2017, onze ­articles ­cosignés par Catherine Jessus, directrice de l’Institut des sciences ­biologiques du CNRS et spécialiste du développement dans un laboratoire ­associé à Sorbonne-Uni­versité, étaient mis en cause par un ­blogueur allemand, Leonid Schnei­der, et par le site de critiques d’articles de recherche PubPeer. Ces articles étaient soupçonnés de contenir des ­manipu­la­tions d’ima­ges, non conformes aux bonnes pratiques de laboratoire.

Le 21 février, un communiqué de Sorbonne-Université et du CNRS annonçait qu’« une commission d’enquête conclut à l’absence de méconduite scientifique ». Mais la manière dont les chercheurs ont été lavés de ces ­accusations par les enquêteurs n’a pas convaincu tout le monde. Dans une lettre ouverte cinglante de 45 pages, publiée le 16 mai sur le site Sauvons l’université, un groupe anonyme d’une dizaine « de femmes et d’hommes généticiennes, géné­ticiens, biochimistes, biologistes cellulaires et moléculaires » démontent l’analyse de leurs confrères.
« Incompétence »
Le verdict est très sévère : l’analyse de « chacune des 21 figures [considérées dans le rapport] abouti[t] à 20 conclusions dia­métralement opposées à celles de la commission d’enquête ». Le groupe n’a pas de mots assez durs pour qualifier ce rapport d’enquête : « incompétence », « argumentation confuse et scientifiquement aberrante », « totale incohérence », « ne maîtrise absolument pas la technique »…
Ces constats virulents, très argumentés, apparaissent globalement justes à des biologistes que nous avons contactés. « Nous ciblons les rédacteurs de la commission d’enquête, pas les chercheurs. Nous avons été choqués de voir écrites des choses...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-7">
<filnamedate="20180522"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180522"><AAMMJJHH="2018052219">
<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Le seul mouvement ayant touché aux remboursement des médicaments homéopathiques - passé de 65 % à 35 % - a été conduit par le ministre Jean-François Mattéi.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                   
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En 2003, l’homéopathie a été déremboursée partiellement

Le seul mouvement ayant touché aux remboursement des médicaments homéopathiques - passé de 65 % à 35 % - a été conduit par le ministre Jean-François Mattéi.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h56
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
A ce jour, le seul ministre de la santé à avoir touché à l’homéopathie est Jean-François Mattei, en fonctions de 2002 à 2004. En décembre 2003, il avait baissé le taux de remboursement des médicaments homéopathiques de 65 % à 35 %. C’était pour lui une « question d’équité », dit-il aujourd’hui.
A partir de cette année-là, en ­effet, des centaines de médicaments (près de 620) ont vu leur taux de remboursement réduit en raison d’un service ­médical rendu (SMR) considéré comme modéré ou minime (et non plus important) par la Haute Autorité de santé (HAS), ce qui avait alors suscité de fortes réactions. Figuraient en effet des médicaments très prescrits, tels que Zyrtec (UCB Pharma), Clarityne (Schering-Plough), très utilisés contre les allergies, ou encore l’antiémétique Primpéran (Sanofi-Synthélabo).
« Rupture d’équité »
Le gouvernement avait alors systématiquement suivi l’avis de la HAS. Dans ce contexte, il semblait bien difficile de ne pas aligner l’homéopathie sur ce régime et de lui conserver le taux de remboursement de 65 %, qui est celui des ­médicaments ayant prouvé sans conteste leur efficacité. D’autant plus que, pour les médicaments ­homéopathiques, le SMR ne pouvait même pas être attribué par sa commission de la transparence. Il ne l’est pas plus aujourd’hui.
« Il n’était pas possible à la HAS de proposer le remboursement des médicaments homéopathiques, pour deux raisons : ils n’ont pas une indication précise, et ils n’ont pas fait la preuve scientifique de leur ­efficacité à un niveau équivalant à celui exigé pour les autres médicaments », explique le professeur Gilles Bouvenot, alors président de la commission de transparence de la HAS (et ce jusqu’en 2014). « Ce qui m’étonnait, c’est que le niveau de preuve élevé d’efficacité que l’on exige des ­médicaments classiques n’ait ­jamais été demandé à l’homéopathie. Il y a manifestement rupture d’équité », poursuit-il.

Cette décision avait alors...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-8">
<filnamedate="20180522"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180522"><AAMMJJHH="2018052219">
<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Les sociétés savantes sont unanimes : il n’existe aucune preuve solide de l’efficacité thérapeutique des produits homéopathiques.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Homéopathie : le verdict négatif de la science

Les sociétés savantes sont unanimes : il n’existe aucune preuve solide de l’efficacité thérapeutique des produits homéopathiques.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h56
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant) et 
Pascale Santi








                        



                                


                            
L’Académie nationale de médecine est elle aussi entrée dans le débat sur l’efficacité de l’homéopathie. Questionnée sur l’aspect scientifique par le conseil de l’ordre des médecins, l’Académie nous a indiqué avoir ­confirmé vendredi 18 mai sa position, qui est la même que celle exprimée en 2004 : il s’agit d’une « méthode imaginée il y a deux siècles à partir d’a priori conceptuels dénués de fondement scientifique ».
L’homéopathie, dont le nom est issu des mots grecs homoios (« semblable ») et pathos (« maladie »), repose sur le principe de soigner par ce qui est semblable à la maladie. Cela consiste en des dilutions extrêmes d’une substance active, au point qu’il n’en reste plus ou quasiment plus.

Une approche qui ne convainc pas les sociétés savantes. En septembre 2017, le Conseil scientifique des académies des sciences européennes (Easac) avait rendu un rapport accablant, jugeant qu’il n’y avait « aucune preuve solide de l’efficacité des produits pour traiter les maladies, ou même les prévenir (…), même s’il y a parfois un effet placebo » – un effet bénéfique d’origine psychologique, omniprésent en médecine. Même conclusion que celle rendue deux ans plus tôt par le National Health and Medical Research Council (NHMRC) en Australie, après analyse de plus de 200 études datant de moins de vingt ans et portant sur 55 pathologies différentes. « On est dans le monde de la croyance », résume le professeur de pharmacologie François Chast.
Pas d’efficacité pharmacologique
Un mauvais procès, selon le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF), qui avait contesté le rapport de l’Easacet rappelé une étude épidémiologique financée par le laboratoire Boiron, l’étude EPI 3. Mené entre 2005 et 2012 sur près de 8 600 patients au sein de 825 cabinets de médecins généralistes aux pratiques variées (conventionnelle, homéopathique, mixte), ce travail montrait notamment que les médecins...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-9">
<filnamedate="20180522"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180522"><AAMMJJHH="2018052219">
<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Pourquoi des substances, dont l’inefficacité pharmacologique ne fait pas de doute, sont-elles remboursées  ? Une tribune publiée dans « Le Figaro » a relancé le débat. Retour sur la longue tolérance des autorités sanitaires vis-à-vis de ces granules prisés des Français.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/05/2018
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Homéopathie : l’étrange exception française

Pourquoi des substances, dont l’inefficacité pharmacologique ne fait pas de doute, sont-elles remboursées  ? Une tribune publiée dans « Le Figaro » a relancé le débat. Retour sur la longue tolérance des autorités sanitaires vis-à-vis de ces granules prisés des Français.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 06h42
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant) et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Quand on lui parle de la dernière attaque en règle contre l’homéopathie, Christian Boiron soupire. Le patron du leader mondial du médicament homéopathique, rencontré à Messimy, près de Lyon, un des quatre sites de production du groupe en France, répond, avec un brin de condescendance : « Cela n’intéresse pas grand monde. Peut-être un microcosme étroit. Cela ne change pas un gramme des granules que nous pouvons vendre ou ne pas vendre. » Le descendant du laboratoire familial lyonnais se livre rarement. Face à la virulence de la dernière polémique, il confie au Monde son « inquiétude » de voir des médecins se détourner de l’homéopathie, par crainte d’être traités de charlatans.
Le débat a été relancé par le texte, signé par 124 professionnels de santé, publié dans Le Figaro le 19 mars. Rappelant l’efficacité non prouvée des médecines dites alternatives, notamment l’homéopathie, ils appellent à son déremboursement – accusant implicitement ses promoteurs d’escroquerie intellectuelle – et à ne plus reconnaître comme qualifications médicales les diplômes d’homéopathie. Jugeant ces pratiques inefficaces, dangereuses et coûteuses pour les finances publiques, les signataires demandent au conseil de l’ordre des médecins et aux pouvoirs publics de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir ».
Le ton est monté d’un cran. Le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) a déposé une plainte quelques jours plus tard devant le conseil de l’ordre des médecins contre chacun des 124 premiers signataires (on en compte plus de 2 400 aujourd’hui), pour « non-confraternité et non-respect du code de déontologie » en demandant une sanction disciplinaire. Les procédures lancées par les homéopathes sont jugées « inqualifiables » par le cardiologue Jérémy Descoux, l’un des dix signataires initiaux, qui fait lui-même l’objet...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-10">
<filnamedate="20180522"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180522"><AAMMJJHH="2018052219">
<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Un cachet de MDMA, combiné à la psychothérapie, pourrait délivrer une majorité de patients de réminiscences invalidantes.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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L’ecstasy, une piste contre le stress post-traumatique

Un cachet de MDMA, combiné à la psychothérapie, pourrait délivrer une majorité de patients de réminiscences invalidantes.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 20h55
    |

                            Alexis Riopel








                        




                                



                            
Le patient s’allonge sur un futon, un casque sur les oreilles, un masque pour cacher ses yeux. Deux psychothérapeutes, un homme et une femme, s’installent à ses côtés. Ils y demeureront pendant les huit prochaines heures. Puis, quand tout est en place, le ­patient avale un cachet de MDMA – le principal ingrédient actif de l’ecstasy – et s’envole…
Cette scène, inusitée dans un contexte médical, a pourtant eu lieu des dizaines de fois lors d’une étude clinique menée récemment aux Etats-Unis pour évaluer si la psychothérapie assistée par la MDMA soulage les personnes souffrant d’état de stress post-traumatique (ESPT). Les résultats, annoncés en mai dans la revue The Lancet Psychiatry, sont prometteurs : quinze des dix-neuf ­sujets ayant reçu la substance, ­récalcitrants aux soins depuis des années, ont significativement amélioré leur état, selon un test standardisé (réduction du score de plus de 30 %). Actuellement, la psychothérapie constitue le meilleur traitement contre les ESPT, mais ne fonctionne pas pour la moitié des patients.
« Cette nouvelle étude confirme de manière convaincante nos ­observations précédentes », avance Michael Mithoefer (université de médecine de Caroline du Sud), le premier auteur de l’article. Depuis une dizaine d’années, neuf études cliniques de petite envergure, dont celle-ci, ont été organisées par la Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies (MAPS, Santa Cruz, Californie), un organisme à but non lucratif voué à la recherche sur le cannabis et les drogues psychédéliques. C’est la quatrième étude dont les résultats sont dévoilés. Jusqu’à maintenant, la trop petite taille des échantillons rendait impossible un verdict statistiquement appuyé, mais la MAPS a obtenu l’accord des autorités américaines pour lancer un essai clinique à grande échelle dès l’été, dernière étape avant une potentielle légalisation médicale aux Etats-Unis.
Effet « reset »
Les ESPT, troubles anxieux ­découlant...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ La Chine a lancé lundi un satellite chargé d’assurer les communications entre la Terre et un petit robot, qui devrait se poser sur la face cachée de la Lune courant 2018.
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ A Grenoble, des chercheurs ont implanté une puce dans la tête d’une personne paralysée des quatre membres afin qu’elle commande une armure mécanique par la pensée.
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Un tétraplégique pilote un exosquelette avec son cerveau

A Grenoble, des chercheurs ont implanté une puce dans la tête d’une personne paralysée des quatre membres afin qu’elle commande une armure mécanique par la pensée.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 06h25
    |

                            Alexis Riopel








                        



                                


                            

Prisonniers de leur tête, les tétraplégiques ont perdu toute prise sur le monde physique. Ils peuvent bien sûr le percevoir, mais sont condamnés à l’immobilité, hormis pour les quelques muscles de leur visage et de leur cou qui réagissent encore.
Pourtant, quand ils s’imaginent marcher, lever un bras ou plier les doigts, comme avant la rupture de leur moelle épinière, les mêmes signaux électriques enflamment leur cortex moteur. « Leur cerveau parle, mais personne n’écoute », remarque le neurochirurgien Alim-Louis Benabid.
Avec le projet BCI (pour Brain Computer Interface), l’équipe du professeur Benabid prend avantage de cette activité cérébrale qui n’arrive pas à quitter l’esprit des tétraplégiques. Les chercheurs ont développé un dispositif la traduisant en commandes pour un exosquelette, une sorte d’enveloppe mécanique dans laquelle la personne handicapée est embarquée. Ainsi, ses bras et ses jambes sortent de la torpeur, son système vasculaire s’active, et elle retrouve enfin un peu de liberté de mouvement. Le système est testé depuis un an avec un tétraplégique et l’équipe soumettra bientôt ses résultats à une revue scientifique.
Un dispositif « bras-jambes » inédit
Le professeur Benabid mène ce projet chez Clinatec, un centre de recherche biomédicale rattaché au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), au CHU de Grenoble-Alpes, à l’Inserm et à l’université Grenoble-Alpes. Là-bas, au cœur du polygone scientifique du chef-lieu de l’Isère, on s’efforce de développer des technologies médicales qui aident les patients par d’autres voies que la médication.
Sur le marché, on trouve déjà des exosquelettes pour les paraplégiques contrôlés par l’inclinaison du buste ou grâce à une manette. D’ailleurs, la distribution du premier appareil du genre en France (ReWalk) vient tout juste de débuter. Toutefois, le projet d’un exosquelette « bras et jambes » dirigé par la pensée est d’une tout autre...




                        

                        


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Une équipe française réalise avec succès des greffes de trachée artificielle

Une équipe médicale française a réussi à implanter un organe respiratoire à douze patients souffrant notamment de lésions cancéreuses, une première mondiale.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 02h15
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 08h03
   





                        



   


Reconstruire une trachée : une équipe médicale française a réalisé cet exploit, là où un chirurgien italien avait échoué avec une autre technique, créant même un scandale.
Présentée dimanche 20 mai au congrès de l’American Thoracic Society à San Diego, aux Etats-Unis, cette avancée des techniques de greffe a permis de guérir des patients qui vivaient avec une trachéotomie.
« Les organes artificiels, c’est vraiment ce qui va révolutionner la médecine », s’enthousiasme le professeur Emmanuel Martinod, de l’hôpital Avicenne (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP). Son choix a été de transformer par « l’ingénierie tissulaire » des aortes, le plus grand canal sanguin du corps humain, en trachées, un conduit du système respiratoire. Les aortes avaient été prélevées sur des donneurs décédés, et cryogénisées (conservées à une température de – 80 °C). Leur tissu a été greffé, en plus d’un « stent » (tuteur vasculaire), à la place d’une trachée préalablement retirée.
« On est allés de surprise en surprise, puisque dans un premier temps on a vu une régénération d’épithélium, qui est la couche la plus superficielle », décrit le professeur Martinod. « Et ensuite, ça a été la plus grosse surprise : l’aorte s’est transformée en trachée », se mettant d’elle-même à assurer les fonctions respiratoires. « Ce n’est pas de la magie » mais « personne ne croyait vraiment à tout ça ».

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                Un grand brûlé survit grâce à une greffe de peau de son jumeau



De l’impasse thérapeutique à la guérison
Eric Volery, 40 ans, peut témoigner de la prouesse, lui qui a été greffé en 2011. Il faisait partie de ces patients dits « en impasse thérapeutique ». Atteint d’une sténose trachéale qui l’étouffait, il avait subi des opérations en vain, le laissant sans autre perspective que de respirer pour le restant de ses jours grâce à un trou sous la gorge. Il se souvient :
« J’étais en arrêt maladie. Je pouvais parler seulement en mettant le doigt sur la trachée. Un médecin renommé de l’hôpital Nord [à Marseille] m’a dit, et ça m’a marqué : “Les amours et le travail, c’est fini, monsieur.” »
Il avait tort. Eric Volery, lors de quatre ans de ce qu’il appelle « maintenance », a vu cette nouvelle trachée se régénérer d’elle-même. Et comme les autres patients, il a pu se faire enlever le stent. Il est en parfaite santé, appréciant par exemple de « courir quarante-cinq à cinquante minutes ».
« Aujourd’hui la communauté scientifique pense qu’au lieu d’utiliser un bioréacteur externe [un dispositif qui recrée des conditions biologiques], de faire tout en dehors du corps humain, il faut utiliser ce magnifique corps, qui est capable de se réparer lui-même », relève le professeur Emmanuel Martinod.
Un précédent italien entaché de fraudes
Objet du scandale, la technique controversée d’un chirurgien italien, le professeur Macchiarini, consistait à cultiver ex vivo, en laboratoire, une trachée plastique « colonisée » par des cellules-souches du patient. Mais sept des huit personnes opérées entre 2011 et 2014 par ce chirurgien sont mortes. La trace de la huitième a été perdue.
La révélation de fraudes dans la présentation de ses résultats a été catastrophique pour la réputation de l’institut Karolinska de Stockholm (Suède), son employeur de 2010 à 2016. Pour préserver du scandale le jury du prix Nobel, abrité par cet institut, des responsables ont démissionné en admettant leur manque de vigilance ou leur inertie.
L’équipe parisienne se prévaut aujourd’hui de transparence dans sa présentation, publiée dimanche dans la revue médicale américaine JAMA. Elle a attendu longtemps pour présenter les résultats d’opérations effectuées entre 2009 et 2017.
Sur vingt patients sélectionnés, atteints de cancer ou d’autres maladies, sept ont finalement bénéficié d’un traitement plus classique, sans greffe d’aorte. Sur les treize autres, cinq ont vu se reconstruire leur trachée, sept des bronches souches (les plus proches de la trachée), et le dernier une carène trachéale (bifurcation entre bronches gauche et droite). Chaque fois à partir d’une aorte.
« La mortalité à quatre-vingt-dix jours a été de 5 %. Il n’y a eu aucune complication grave liée au greffon ou au stent. (…) La grande majorité des patients respirent aujourd’hui à l’aide du greffon qui s’est transformé », conclut l’AP-HP.

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                Première greffe de pénis et de scrotum au monde réalisée aux Etats-Unis







                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Médecin de formation, Hervé Maisonneuve est devenu l’un des rares spécialistes français de l’intégrité scientifique. Inlassable promoteur des bonnes pratiques, il dénonce des cas de tricherie dans la recherche, pour faire réagir les institutions.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Hervé Maisonneuve, chasseur de fraudes scientifiques

Médecin de formation, Hervé Maisonneuve est devenu l’un des rares spécialistes français de l’intégrité scientifique. Inlassable promoteur des bonnes pratiques, il dénonce des cas de tricherie dans la recherche, pour faire réagir les institutions.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 18h00
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            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

« Avez-vous des informations ? » « Quel est votre avis ? »… Très régulièrement, le docteur Hervé ­Maisonneuve interpelle les lecteurs de son blog sur des cas de plagiats, embellissements de données et autres fraudes. En dix ans d’existence, ce site sobrement intitulé « Rédaction médicale et scientifique » est devenu une source incontournable pour qui s’intéresse au milieu de la recherche et des publications, et à leurs bonnes ou moins reluisantes pratiques.
Il faut dire que ce médecin atypique, bien informé par ses réseaux tissés depuis des décennies dans le milieu de l’édition scientifique internationale, et doté d’un regard d’aigle, n’hésite pas à lâcher de petites bombes. A bousculer les institutions sur des dossiers qu’elles préféreraient garder sous le boisseau.
Dans un de ses derniers billets, daté du 7 mai, Hervé Maisonneuve s’émeut ainsi du cas d’un enseignant-chercheur de l’université Lyon-I, épinglé pour tricherie sur son CV (mensonges concernant plusieurs publications et brevets) et sanctionné par un simple blâme. « Omerta, protection de collègues, l’université semble très complaisante, car je considère que ce sont des fautes graves », accuse le médecin blogueur. Un exemple parmi bien d’autres de son inlassable combat pour lever les tabous sur les mauvaises pratiques et promouvoir l’intégrité de la recherche.
Ses premières publications sur ces sujets datent de 1996. Il vient alors d’être élu président de l’Association européenne des rédacteurs scientifiques (EASE), poste qu’il occupera pendant trois ans. Dans une lettre au British Medical Journal, le docteur Maisonneuve regrette que les cas d’inconduite scientifique en France ne soient pas rapportés dans des revues biomédicales. Cette même année 1996, dans la Revue de médecine interne, il appelle à la prévention par la mise en place de bonnes pratiques cliniques et de laboratoire. « Les audits et les inspections sont nécessaires pour prévenir...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ L’arrivée du bétail sur une prairie avait conduit les lépidoptères à changer d’alimentation. Son départ les a tués, comme le décrit un article consacré au papillon américain dans la revue « Nature ».
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Le papillon damier piégé par l’homme

L’arrivée du bétail sur une prairie avait conduit les lépidoptères à changer d’alimentation. Son départ les a tués, comme le décrit un article consacré au papillon américain dans la revue « Nature ».



Le Monde
 |    20.05.2018 à 18h00
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    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

De tous les animaux qui peuplent la Terre, l’humain est assurément le plus envahissant. Depuis des millénaires, il n’a cessé de croître, de conquérir de nouveaux territoires, ne laissant aux autres espèces que peu de choix : mourir, fuir ou s’adapter.
Mais même cette dernière possibilité n’offre aucune garantie. Un article consacré à un papillon américain, le damier d’Edith, publié mercredi 9 mai dans la revue Nature, en apporte une démonstration éclatante.
Ce magnifique lépidoptère vit dans les prairies du Nebraska. Pondus au printemps, les œufs se développent en deux semaines, puis éclosent. Les chenilles se gavent alors pendant deux semaines de feuilles, et c’est le grand sommeil. Neuf mois, jusqu’à la fonte des neiges. Les larves se réveillent, se nourrissent, se font chrysalides. Enfin le papillon sort de son cocon. Il lui reste deux semaines pour voler, pondre et mourir.
Changement de régime
Au ranch Schneider, dans le Nebraska, à 1 600 mètres d’altitude, cette course contre la montre a été perturbée il y a un peu plus d’un siècle par l’arrivée du bétail, du blé pour le nourrir, et d’une herbacée, Plantago ­lanceolata. Sur l’exploitation, les damiers ont peu à peu abandonné la collinsie, sur laquelle ils pondaient, pour adopter ce plantain. Le nouveau venu présente l’avantage de demeurer plus longtemps comestible pour les chenilles, et d’augmenter ainsi leur chance de devenir papillon.
Michael Singer, de l’université de Plymouth, au Royaume-Uni, qui étudie ces bêtes depuis cinquante ans et les observe sur la prairie Schneider depuis 1982, les a vus changer de régime. « J’en ai fait la description dans Nature en 1993. Je terminais en affirmant que si nos pratiques changeaient de nouveau et que le plantain disparaissait, les papillons risquaient de ne pas pouvoir s’adapter. »
Or c’est précisément ce que décrit le nouvel article, cosigné avec sa femme, la biologiste et climatologue Camille...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Au menu : transférer un souvenir d’un escargot à un autre ; un exosquelette pour aider les paraplégiques à remarcher ; la tombe du chef des armées de Ramsès II…
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤ 
<article-nb="2018/05/22/19-17">
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Henri Joyeux s’exprime régulièrement contre la pilule, l’IVG, la vaccination... Des prises de position qui pourraient lui valoir, le 24 mai, sa radiation définitive de l’ordre national des médecins.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤             
Le professeur Joyeux, médecin à effets indésirables 
                  
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Le Monde
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                  19.05.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 18h17


Henri Joyeux s’exprime régulièrement contre la pilule, l’IVG, la vaccination... Des prises de position qui pourraient lui valoir, le 24 mai, sa radiation définitive de l’ordre national des médecins.

Par                             Zineb Dryef





                     

C’était le 27 mai 2016. Henri Joyeux s’est présenté les mains dans les poches devant la chambre disciplinaire du Languedoc-Roussillon. La plainte du Conseil national de l’ordre des médecins était pourtant sérieuse : on lui reprochait de tenir un discours dangereux contre la vaccination préventive. A-t-il été grisé par le succès de sa pétition de mise en garde contre certains vaccins (plus d’un million de signatures revendiquées) ? A-t-il cru pouvoir convaincre une assemblée de médecins comme il convainc les foules qui se pressent à ses conférences ?
Toujours est-il qu’il est arrivé sans avocat, sans notes, décontracté, presque désinvolte. L’échange a été courtois et le professeur a cru, en quittant les lieux, qu’il était tiré d’affaire. Un mois plus tard, la décision d’une exceptionnelle gravité est tombée : sa radiation de l’ordre des médecins. Le cancérologue montpelliérain, ainsi que le conseil de l’ordre de sa ville, qui a jugé la peine trop lourde, ont fait appel.

« On ne me fera pas taire »
Le 24 mai, à 9 heures, Henri Joyeux comparaîtra devant la chambre disciplinaire du Conseil national de l’ordre des médecins. Cette fois-ci, il entend bien se défendre. Il a donc pris un avocat, Me Jean-François Jésus, qui a organisé un « procès fictif », en guise d’entraînement, le 22 janvier à l’école de droit de Sciences Po. Une quinzaine de ses étudiants, futurs avocats, ont planché sur le cas Joyeux – une équipe « pro », une équipe « anti ».
Cinq minutes avant le début du cours, les étudiants ont eu la surprise de le voir débarquer dans la salle de classe. Pendant l’exercice – on s’est engagé à n’en rien révéler –, le professeur a pris des notes. Il a compris que la partie n’était pas gagnée. « J’ai été trop confiant la première fois, admet-il. Mais on ne me fera pas taire. Si je suis radié, j’irai au Conseil d’Etat. J’irai jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme. »
Le premier...





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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Une étude française apporte des éléments convaincants pour en finir avec les théories conspirationnistes autour de la mort du dictateur nazi.
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<article-nb="2018/05/22/19-19">
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ La plus grosse planète du Ssystème solaire est très facile à voir, au-dessus de l’horizon est, en début de soirée.
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Certaines postures peuvent augmenter le risque de fracture vertébrale chez des personnes prédisposées.
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