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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le président de la République a présenté mardi une série de mesures sur les banlieues et la cohésion des territoires. Dans l’opposition, les réactions sont plus critiques.
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Banlieues : Jean-Louis Borloo se dit satisfait des annonces d’Emmanuel Macron

Le président de la République a présenté mardi une série de mesures sur les banlieues et la cohésion des territoires. Dans l’opposition, les réactions sont plus critiques.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 17h20
   





                        



   


L’ex-ministre Jean-Louis Borloo s’est dit très satisfait, mardi 22 mai, des annonces d’Emmanuel Macron pour les banlieues, estimant que « tous les sujets du rapport [dont il est l’auteur] ont été cochés ». « Après c’est un art de l’exécution », a continué M. Borloo, dont le rapport sur l’action à mener dans les quartiers prioritaires a inspiré le président de la République.
« Les 19 points du rapport y sont tous. J’ai retrouvé la cour d’équité territoriale, la fondation, le campus numérique, la cité éducative, la mobilisation de tout le monde. Je n’en vois pas un qui manque, sauf peut-être le programme “à la rencontre de l’autre” », a-t-il fait savoir à l’AFP à l’issue du discours du chef de l’Etat.

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De la « politique spectacle clic clac Kodak »
Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, a lui critiqué devant les députés LR la « politique spectacle » d’Emmanuel Macron sur les quartiers défavorisés. « Avec Macron, c’est photo avec Borloo et rien derrière », a dit en substance M. Wauquiez, selon un député présent, pour qui le message du patron de LR était « positif vis-à-vis de Borloo et critique sur Macron qui délaisse les territoires oubliés de la République ».
C’est de la « politique spectacle clic clac Kodak », « parler pour ne rien faire », a insisté M. Wauquiez, toujours selon des propos rapportés.

   


« On est dans le x-ième plan com’ du président de la République », « avec un Jean-Louis Borloo qui ne cède rien sur le plan de la com’», a ajouté le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, rapportant la « déception » des élus de terrain de son groupe.
Au lendemain d’un face-à-face entre des hommes armés de kalachnikovs et des policiers dans une cité de Marseille, M. Jacob a aussi estimé qu’« avant de parler milliards, il y a à restaurer l’autorité de l’Etat » dans les quartiers.

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                A Marseille, des policiers mis en joue par des malfaiteurs cagoulés dans une cité



La présidente du Front national, Marine Le Pen, a de son côté commenté, lors d’une conférence de presse mardi matin, les annonces du président de la République : « Dans le plan Borloo pour les banlieues, il n’est pas question de fondamentalisme islamiste ou d’immigration. Ce plan Borloo est symbolique de la lâcheté et de l’aveuglement de nos élites. »
Une « liquidation du plan Boorlo » pour Stéphane Le Foll
Malgré la satisfaction de l’ancien ministre Jean-Louis Boorlo, les réactions sont aussi critiques dans l’opposition de gauche après le discours d’Emmanuel Macron : « On assiste à la liquidation en direct du plan Borloo », commente l’ancien ministre socialiste Stéphane Le Foll, quand le député France insoumise Alexis Corbière parle sur Twitter de « l’opération de com’ du jour ».

#Borloo a proposé un plan pour les banlieues mais #Macron a décidé de laisser les banlieues en plan. L'opération de com' du jour n'y changera rien. #LaFranceUneChance— Alexis Corbière (@alexiscorbiere) 22 mai 2018


L’ancien maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon, qui a interrompu son mandat au mois de mars, a critiqué sur BFMTV l’intervention du président de la République, déçu par « un truc qui s’étiole » là où il attendait « un discours très politique qui redonne confiance ».
« Il n’y a rien de très concret », dans les annonces du président, a continué l’ancien élu. Il se dit toutefois prêt à attendre « juillet » – l’échéance fixée par Emmanuel Macron pour le plan de lutte contre le trafic de drogue dans les cités – avant de juger l’efficacité des mesures dévoilées mardi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Ce statut est pour l’instant à l’avantage de la ministre, dont le vaste projet de loi sur la formation, l’assurance-chômage et l’apprentissage arrive en commission à l’Assemblée dans une semaine.
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Affaire French Tech : Muriel Pénicaud placée sous le statut de témoin assisté

Ce statut est pour l’instant à l’avantage de la ministre, dont le vaste projet de loi sur la formation, l’assurance-chômage et l’apprentissage arrive en commission à l’Assemblée dans une semaine.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h03
   





                        



   


Après cinq heures d’audition chez les juges du pôle financier qui enquêtent sur le déplacement organisé en 2016 pour Emmanuel Macron à Las Vegas, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a été placée sous le statut de témoin assisté, a déclaré son avocat, mardi 22 mai.
Muriel Pénicaud évite donc une mise en examen dans cette enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme » visant Business France (BF), l’organisme public de promotion de l’économie française à l’étranger dont elle était directrice générale à l’époque. Interrogée à sa sortie du tribunal, la ministre n’a pas souhaité faire de commentaire.
Même si les juges peuvent revoir leur position et prononcer ultérieurement une mise en examen, ce statut de témoin assisté est pour l’instant à l’avantage de la ministre, dont le vaste projet de loi sur la formation, l’assurance-chômage et l’apprentissage arrive en commission à l’Assemblée dans une semaine.

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                Affaire French Tech : les enjeux de l’audition de Muriel Pénicaud par les juges



Rapport critique de l’Inspection générale des finances
Le 6 janvier 2016, Emmanuel Macron, ministre de l’économie qui cachait de moins en moins ses ambitions présidentielles, avait rencontré des centaines d’entrepreneurs français lors d’une soirée au Consumer Electronics Show (CES), grand-messe de l’innovation technologique.
Contrainte de monter cette opération de plus de 300 000 euros en urgence sous la pression du cabinet du ministre, BF l’avait intégralement confiée à l’agence Havas, sans recourir à la mise en concurrence prévue par le code des marchés publics pour de telles sommes.
C’est un rapport critique de l’Inspection générale des finances (IGF) transmis par Bercy qui avait conduit le parquet de Paris à ouvrir cette enquête en mars 2017, confiée le 7 juillet à trois magistrats instructeurs.
Havas affirme au contraire avoir été sollicité légalement en vertu d’un contrat-cadre signé six mois plus tôt avec BF et qui lui octroyait une forme d’exclusivité. Pour l’évènement, l’agence avait perçu 289 019 euros, après renégociation.
Les enquêteurs cherchent néanmoins à déterminer si Havas a pu être favorisé par rapport à ses concurrents et si Muriel Pénicaud a eu connaissance en amont des modalités d’organisation et d’éventuels dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Des réseaux d’entrepreneurs high-tech français se sont lancés à la conquête du monde en 2015. Depuis, le nombre de « French Tech hubs » ne fait que croître. Témoignages de start-upers.
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Ils ont choisi d’être ambassadeurs de la « start-up nation »

Des réseaux d’entrepreneurs high-tech français se sont lancés à la conquête du monde en 2015. Depuis, le nombre de « French Tech hubs » ne fait que croître. Témoignages de start-upers.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h00
    |

                            Margherita Nasi et 
                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            

Un train, soixante personnes et une vingtaine de start-up se retrouvent à la gare de Perpignan (Pyrénées-Orientales) pour un trajet digital direction Madrid, via Barcelone. En route, les entrepreneurs en herbe « pitchent » leur projet, discutent avec des coachs, rencontrent chefs d’entreprise et représentants d’institution.
Le train a franchi les Pyrénées le 20 juin 2017. « Le trajet a permis aux start-up de Perpignan de trouver un écho en Espagne et, en même temps, les Espagnols ont appris à mieux connaître le marché français », résume Dimitri Seigneuray, ambassadeur French Tech à Madrid.

Le train est aussi une belle métaphore résumant le rôle des « French Tech Hubs » : accélérer le développement des start-up françaises souhaitant s’implanter à l’étranger et renforcer l’attractivité de la French Tech à l’international auprès des entrepreneurs, investisseurs ou médias locaux.
La première vague
Les French Tech hubs, à savoir des réseaux de communautés d’entrepreneurs et d’investisseurs installés à l’étranger, se sont lancés à la conquête du monde en 2015, date de la première vague de labellisation. Depuis, leur nombre ne fait que croître : de New York à Sao Paulo, en passant par Moscou, Hongkong, Le Cap et Dubaï, vingt-deux French Tech hubs peuplent désormais le monde. Pour l’instant, les appels à candidature sont suspendus, le temps de consolider chacun de ces pôles et leurs interactions.
Derrière l’animation de ce réseau international, mais aussi le maillage national des « Métropoles French Tech », se trouve la Mission French Tech, une petite équipe d’une dizaine de personnes basées à Paris, au ministère de l’économie et des finances.
« Il y avait beaucoup d’entrepreneurs français à l’étranger, mais ils étaient dispersés. Au départ, le but était donc de créer un réseau, un écosystème lisible, à même de stimuler ces jeunes pousses, mais aussi de faire la promotion de la France en tant que start-up...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans leur rapport sur les moyens de l’Etat en Seine-Saint-Denis, François Cornut-Gentille et Rodrigue Kokouendo préconisent d’affiner les statistiques sur les origines des habitants.
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Banlieues : deux députés posent la question des statistiques ethniques pour mieux appréhender les besoins

Dans leur rapport sur les moyens de l’Etat en Seine-Saint-Denis, François Cornut-Gentille et Rodrigue Kokouendo préconisent d’affiner les statistiques sur les origines des habitants.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 16h04
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



                                


                            

« Comment apporter des réponses appropriées aux besoins de la population si on ne la connaît pas ? » La question est posée par le député François Cornut-Gentille (Les Républicains), alors qu’Emmanuel Macron a présenté, mardi 22 mai, « quelques nouvelles mesures » pour les banlieues.
Pour celui qui est le coauteur, avec le député Rodrigue Kokouendo (LRM), d’un rapport parlementaire sur la Seine-Saint-Denis, la réponse tient en un mot : statistiques. En filigrane de ce rapport de quarante pages, les deux députés préconisent d’affiner les outils statistiques, y compris celles portant sur l’origine des habitants de ce département. Tout à la fois pour améliorer « la lutte contre les inégalités » et pour « interroger notre capacité d’accueil des immigrés ».
Chargés d’interroger l’action de l’Etat dans l’exercice de ses missions régaliennes dans le « 9-3 », les auteurs confient avoir été confrontés, « dès les premières auditions », à « une méconnaissance de la population », à commencer par le nombre réel d’habitants du département francilien.
Selon les dernières estimations de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la Seine-Saint-Denis compte 1 646 105 habitants au 1er janvier. Un chiffre faisant du département le cinquième le plus peuplé de France. Or, MM. Cornut-Gentille et Kokouendo pointent « l’incapacité à dénombrer » les personnes en situation irrégulière, alors qu’elles constituent, particulièrement en Seine-Saint-Denis, « une réalité démographique avec laquelle les pouvoirs publics doivent compter ».
Divergences sur le nombre d’habitants
Les différentes sources auditionnées dans cette enquête (Caisse primaire d’Assurance-maladie, Caisse d’allocations familiales, Direction de l’immigration du ministère de l’intérieur) avancent des chiffres allant de 150 000 à 400 000 personnes en situation irrégulière. « Selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Bruno Parent, directeur général des finances publiques, plaide dans une tribune au « Monde » la cause de la réforme, controversée, du prélèvement de l’impôt sur le revenu.
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Il faut « dissiper quelques craintes concernant le prélèvement à la source »

Bruno Parent, directeur général des finances publiques, plaide dans une tribune au « Monde » la cause de la réforme, controversée, du prélèvement de l’impôt sur le revenu.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h43
    |

Bruno Parent (Directeur général des finances publiques)







                        



                                


                            

Tribune. La France est décidément un pays original. On voudrait que tout s’améliore, mais sans que rien ne change vraiment. Et, bien souvent, l’attention se cristallise sur d’autres projets que ceux initialement prévus. Aussi ne paraît-il pas inutile de dissiper quelques craintes concernant le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
La complexité pour les contribuables ? Les salariés verront les sommes prélevées par leur employeur s’adapter automatiquement à leur revenu du mois sans intervention aucune et sans autre démarche administrative que celle de déclarer leurs revenus une fois par an comme actuellement. Aucun autre système ne permet cette simplicité dans l’automatisme. Imaginons que votre salaire (ou votre revenu foncier, par exemple) disparaisse : vous n’aurez plus rien à payer.
La confidentialité des informations ? Certains expriment la crainte que l’employeur connaisse tout de la situation financière (ou fiscale) de son salarié. Que ces craintes soient levées : en effet, un même taux peut correspondre à un grand nombre de situations différentes. 90 % des contribuables auront un taux compris entre 0 et 10 %. Prenons par exemple un taux de prélèvement à la source de 5 % : il est impossible d’en déduire la situation financière du contribuable, et encore moins le patrimoine de son foyer. Qui plus est, la loi prévoit la possibilité de demander à l’administration de ne pas transmettre le taux personnalisé à l’employeur. 

La complexité du système fiscal français ? Elle est souvent présentée comme un obstacle à la mise en place du prélèvement à la source. Ce qui peut être complexe, c’est le calcul de l’impôt et du taux de prélèvement qui en découle. Or cette complexité est intégralement prise en charge par l’administration fiscale, et non par les entreprises ou par les contribuables.
Les gains financiers pour l’Etat ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Des incidents ont eu lieu avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement. Dix-sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.
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Manifestation des fonctionnaires : plus de 16 000 personnes à Paris

Des incidents ont eu lieu avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement. Dix-sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h03
   





                        



   


La manifestation parisienne pour défendre le statut des fonctionnaires et les services publics, à l’appel de neuf organisations syndicales, a été émaillée, mardi 22 mai, d’incidents.
De brèves échauffourées ont éclaté entre des forces de l’ordre – qui ont fait usage de canon à eau et de gaz lacrymogène – et quelques dizaines de manifestants encagoulés en marge du cortège de fonctionnaires. Après le passage du cortège place de la Bastille, quelques dizaines de manifestants ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (12e arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. A l’issue de ces brefs heurts, 17 personnes ont été interpellées pour « participation à un groupement violent », selon la préfecture de police.

https://t.co/SCb1jqyRYb— Benoit_Floc_h (@Benoît Floc'h)


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Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a par ailleurs été invectivé par des manifestants aux cris de « dégage, pourri », « barre-toi », « à bas le parti socialo ».
Selon le comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias dont Le Monde, 16 400 personnes y participaient ; contre 15 000 personnes selon les chiffres transmis par la préfecture de police. Les organisateurs n’ont encore fait état d’aucun comptage. Plus de 130 manifestations ont également eu lieu un peu partout en France.
Unité syndicale
Pour la première fois depuis 2010, Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO), Laurent Berger (CFDT), Luc Bérille (UNSA) et Philippe Louis (CFTC), défilent ensemble à Paris. Des étudiants se sont joints à la manifestation, certains positionnés en avant du carré de tête. « Tolbiac en lutte », ou « Même Macron, même combat », proclamaient des pancartes.
« A chaque fois que nous avons des propositions communes, des préoccupations communes, nous sommes ensemble, c’est le cas aujourd’hui, tant mieux », s’est réjoui Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. « Les agents publics sont malmenés aujourd’hui et ils méritent d’être respectés », a-t-il souligné.
L’unité syndicale est « une très bonne chose », a insisté de son côté Philippe Martinez (CGT). Pour lui, « le message c’est la défense des services publics, c’est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République », et la défense de « l’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire ».
Pascal Pavageau (FO) a jugé « très bien qu’il y ait une mobilisation avec l’ensemble des secrétaires généraux » des organisations syndicales, « bien sûr pour soutenir les fonctionnaires mais d’une manière générale pour dire : maintenant ça s’arrête ! ». « Si le gouvernement n’entend pas (…), ça pourrait prendre une dimension interprofessionnelle », a-t-il prédit.
C’est la troisième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron que les fonctionnaires sont appelés à protester contre le gel du point d’indice, la réintroduction du jour de carence ou encore la suppression annoncée de 120 000 postes d’ici à 2022. Outre celle de Paris, entre 130 et 140 manifestations sont prévues dans la journée pour cette démonstration de force.

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Premiers chiffres de la mobilisation
A la mi-journée, le taux de participation au mouvement de grève s’élevait à 9,77 % dans la fonction publique d’Etat (contre 10,41 % lors de la dernière journée de mobilisation des fonctionnaires, le 22 mars) et à 6,3 % dans la fonction publique territoriale (contre 4,95 % en mars), selon une source à Bercy. Le taux de participation de la fonction publique hospitalière n’était pas encore connu.
Le mouvement de grève était également suivi par 12,57 % des enseignants, premier et second degré confondus, selon le ministère de l’éducation nationale, en baisse par rapport au 22 mars, où il était de 14,54 %.
A Lyon, 800 personnes ont manifesté, selon la police, 4 000 selon les organisateurs. On pouvait lire sur des banderoles : « Licencions les actionnaires, embauchons des fonctionnaires ».
A Marseille, près de 45 000 personnes ont participé à la mobilisation, selon les organisateurs. Les chiffres des autorités n’étaient pas connus dans l’immédiat.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le président a présenté des mesures pour les quartiers populaires, mardi à l’Elysée, devant des centaines d’habitants et d’acteurs des banlieues.
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Banlieues : pas de plan mais une « nouvelle méthode », annonce Macron

Le président a présenté des mesures pour les quartiers populaires, mardi à l’Elysée, devant des centaines d’habitants et d’acteurs des banlieues.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 15h55
   





                        



   


Il n’y aura donc pas de plan banlieues. Devant plusieurs centaines de personnes, dont le premier ministre et une partie du gouvernement, des élus locaux, entrepreneurs et responsables associatifs, réunies à l’Elysée mardi 22 mai, Emmanuel Macron a présenté des mesures pour les quartiers populaires. Ces annonces étaient très attendues après la remise, le 26 avril, du rapport « Vivre ensemble, vivre en grand », rédigé par l’ex-ministre centriste Jean-Louis Borloo et censé inspirer le chef de l’Etat en matière de politique de la ville.

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                Banlieues : Macron sous la pression du plan Borloo



Le président a d’emblée prévenu qu’il n’allait « pas annoncer un plan ville, un plan banlieues », y voyant-là une stratégie « aussi âgée que [lui] », et appelant à « changer de méthode ». Cette méthode de plans spécifiques « a apporté des choses » mais « on est au bout » de ce que cela a pu produire, et « aujourd’hui poursuivre dans cette logique est poursuivre dans l’assignation à résidence, la politique spécialisée » et « je n’y crois pas », a-t-il dit, ajoutant :
« L’objectif de notre politique est de faire que partout, dans tous les lieux de la République, chacune et chacun retrouve sa dignité. »
Avant la présentation, M. Macron a débattu pour la première fois avec les 25 membres du conseil présidentiel des villes, « une force de proposition » regroupant des habitants, des entrepreneurs ou des acteurs locaux, comme un proviseur de lycée.
Création d’une Agence nationale de cohésion des territoires
Le président a évoqué une « Agence nationale de cohésion des territoires », assurant souhaiter « qu’on garde l’ANRU [Agence nationale pour la rénovation urbaine] ». Mais « nombre de nos territoires ont un problème d’équipements » et « dans le cadre de cette Agence nationale de cohésions des territoires », il faut « qu’on réfléchisse à avoir cet opérateur de rattrapage qui permette, dans les quartiers comme dans les zones rurales » de « mobiliser les financements publics » et « tous les acteurs ».
Concernant les copropriétés dégradées, il a souhaité « qu’on puisse accompagner les établissements fonciers » et « définir d’ici juillet une dizaine d’opérations d’intérêt national qui permettent d’accélérer le travail de requalification ».
Un plan de lutte contre le trafic de drogues
« Un plan de lutte contre le trafic de drogue » sera finalisé « d’ici juillet » car pour l’instant « on a perdu la bataille du trafic dans de nombreuses cités », a reconnu Emmanuel Macron, rappelant que des policiers avaient été mis en joue lundi par des hommes armés de kalachnikovs dans une cité sensible de Marseille.
Dénonçant un « embrasement des trafics », il s’est prononcé pour « un plan de mobilisation générale » contre ces « trafics internationaux » qui « conduisent aux pires des crimes ».
30 000 stages de troisième pour les jeunes des quartiers
Emmanuel Macron a fait savoir que 15 000 stages de 3e allaient être proposés par les entreprises et 15 000 autres par l’Etat pour en faire profiter les jeunes des quartiers populaires qui ont beaucoup de mal à en trouver. Une « bourse des stages » sera mise en place d’ici à septembre à cet effet.
Une rénovation urbaine
Une opération « Cœur de quartiers » sera lancée d’ici à juillet sur des « premières cibles » avec pour objectif « de les faire sortir en six mois » de leur situation dégradée.
Un appel aux grandes entreprises
Le président a annoncé qu’il réunirait « en juillet l’ensemble » des grandes entreprises françaises, les appelant à « prendre leur part » dans la lutte contre le chômage qui affecte un jeune sur trois dans les quartiers pauvres.
« Je veux que vous preniez votre part », a dit le président de la République à l’adresse des entreprises qui composent l’indice boursier regroupant les 120 principales valeurs françaises, les appelant à la « mobilisation générale ». Il a également prévu de mettre en place des « testing » antidiscrimination dans les 120 plus grandes entreprises.
Une « instance de recours » sur l’équité territoriale
Emmanuel Macron s’est dit favorable à la création en juillet d’une « instance de recours pour les habitants comme les élus » et à un « débat d’évaluation sur l’équité territoriale au Parlement ».
« Je souhaite que pour le mois de juillet, on puisse réfléchir à une organisation collective (…) où l’on puisse avoir une instance de recours pour les habitants, comme pour les élus », sur l’équité territoriale, a-t-il annoncé. « Je ne suis pas sûr de vouloir recréer une Cour, mais je trouve que l’idée d’une équité territoriale et d’avoir une instance de recours et de la transparence sur ce sujet est une bonne idée. »
Les maires « informés » des personnes fichées pour radicalisation
Emmanuel Macron a souhaité mardi que les préfets « échangent » avec les maires sur la présence dans leurs communes des personnes fichées pour radicalisation islamiste identifiées comme les plus à risque, et recensées dans le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).
Expliquant que « beaucoup de maires disent : “J’ai de l’insécurité chez moi, j’ai des ‘fichés S’, je ne le sais pas, je voudrais le savoir” », il a rappelé qu’un « fiché S » « n’est pas un terroriste ou en passe de l’être » mais que ce fichier est « un instrument de renseignement pour les services ».
« Les personnes identifiées comme les plus à risque, qui sont dans un fichier qu’on appelle FSPRT, et qui sont revues par les préfets de manière régulière avec un compte-rendu au ministre, ces personnes-là, pour les plus sensibles, il est normal que le préfet ait maintenant de manière systématique, et dans une charte qu’on va rendre transparente, un dialogue avec les maires pour pouvoir échanger », a-t-il affirmé.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ De nombreux jeunes actifs sont confrontés à des difficultés pour trouver un logement, en raison de salaires trop faibles ou de contrats trop précaires.
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Logement : « Si on ne prononce pas le mot CDI, les agences ne cherchent même pas à comprendre »

De nombreux jeunes actifs sont confrontés à des difficultés pour trouver un logement, en raison de salaires trop faibles ou de contrats trop précaires.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 11h48
    |

                            Eléa Pommiers








                        



                                


                            

Etudiante, Olivia ne s’était jamais vraiment posé la question du logement. Diplômée en 2016, elle a quitté sa résidence universitaire de Montpellier pour l’Ile-de-France. C’est là qu’elle a trouvé un travail dans un grand cabinet de ressources humaines et a touché du doigt l’indépendance. Touché du doigt seulement. Car, avec son CDD de trois mois renouvelable, trouver un logement s’est avéré un combat.
« J’ai cherché en vain chez des particuliers, mais on me demandait trois fois le montant du loyer, un CDI hors période d’essai, et des garants », raconte la jeune femme dans un appel à témoignages lancé par Le Monde. Autant de garanties qu’elle n’a pas. Après un an de colocation à une heure de son lieu de travail, le CDI n’est toujours pas à l’ordre du jour. A 29 ans, 1 700 euros net par mois et un CDD d’un an, elle n’a eu d’autre choix que de se tourner vers un foyer de jeunes travailleurs.

Comme elle, de nombreux jeunes actifs font face à « de réelles difficultés d’accès au logement, et pas seulement à Paris », assure Tommy Veyrat, délégué national de l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), qui organise la semaine du logement des jeunes du 28 mai au 5 juin.
« A priori vis-à-vis des jeunes »
Selon la Fondation Abbé Pierre, en 2015, 1,5 million de jeunes vivaient chez leurs parents malgré un emploi rémunéré, en CDI à temps complet pour la moitié d’entre eux. Difficile de savoir combien y sont obligés. Mais une chose est sûre, selon Lucie Cahn, directrice générale de l’Association pour l’accès aux garanties locatives (APAGL) : « Les bailleurs ont toujours un a priori vis-à-vis des jeunes actifs. Ils ont beau être moins en impayé que les autres catégories d’âge, ils sont plus mobiles, ont moins de stabilité dans l’emploi, et ont souvent des ressources plus faibles. »
De véritables contraintes quand il s’agit d’accéder à la location, mode de logement largement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les syndicats de la fonction publique réclament des mesures en faveur des rémunérations.
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Manifestation du 22 mai : le salaire des fonctionnaires reste un point de crispation

Les syndicats de la fonction publique réclament des mesures en faveur des rémunérations.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 11h30
    |

            Benoît Floc'h








                        


C’est l’un des enjeux majeurs de la mobilisation nationale des fonctionnaires. Le rendez-vous salarial annuel approche, et les syndicats espèrent toujours mettre la pression sur le gouvernement pour inciter celui-ci à se montrer le plus généreux possible. Chacun, cependant, sait à peu près à quoi s’en tenir. Les syndicats savent qu’ils obtiendront un geste, mais guère plus. Le gouvernement ne fait d’ailleurs pas mystère de ses intentions.
Dans un entretien accordé à Libération, lundi 21 mai, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, a exclu une nouvelle fois toute hausse générale du point d’indice, lequel sert de base au calcul du traitement des fonctionnaires. « Une augmentation du point n’est pas notre choix pour traiter des questions salariales, explique M. Dussopt. Lorsqu’on l’augmente de 1 %, cela coûte 2 milliards d’euros et représente à peine 15 euros par mois pour un agent à 2 000 euros net. » 

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                « Nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », assure le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt



Pour autant, même si la Cour des comptes ne cesse de lui demander de baisser la dépense publique, le gouvernement sait qu’il a politiquement intérêt à lâcher un peu de lest. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, en mai 2017, les mauvaises nouvelles pleuvent sur les fonctionnaires : suppression annoncée de 120 000 postes, gel du point d’indice en 2018, rétablissement du jour de carence, report de l’accord salarial de 2015… Sans compter les annonces du 1er février, parmi lesquelles le recours accru aux contractuels et les plans de départs volontaires, et le rapport CAP 2022 sur la réforme de l’Etat attendu pour le mois de juin.
« Valoriser un certain nombre de métiers »
Le fait d’avancer le rendez-vous salarial d’octobre à juin était déjà un geste du gouvernement vis-à-vis des syndicats, car cela signifie que les mesures qui y seraient annoncées auraient encore le temps d’être introduites dans le budget 2019. En mars, M. Darmanin avait indiqué qu’il souhaitait revaloriser les rémunérations des « plus mal payés ». Le ministre avait évoqué « un rattrapage sur des métiers comme celui d’infirmière » ou « un certain nombre de métiers de catégorie C » (la moins bien payée). « Nous sommes prêts à travailler à des hausses catégorielles ciblées avec un vrai impact pour mieux accompagner, valoriser un certain nombre de métiers », a confirmé M. Dussopt, le 21 mai.
Mais cela ne satisfera pas les syndicats. « Il ne peut y avoir de vraie politique salariale sans mesure générale », rappelle Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-Fonction publique, premier syndicat du secteur, en demandant « une mesure immédiate de dégel du point et un plan de rattrapage ». « Le gouvernement, justifie M. Canon, fait le choix politique de redonner aux riches et aux entreprises des sommes considérables et ces mesures ne montrent pas leur effectivité. »
La CFDT, deuxième organisation représentative, devait faire parvenir ses propositions au gouvernement mardi 22 mai. Parmi celles-ci, l’augmentation du point d’indice en 2019, la revalorisation des jours payés dans le cadre du compte épargne-temps ou la poursuite de la compensation de la hausse de la CSG au-delà de 2019. La CFDT rappelle également que M. Darmanin s’était engagé, en octobre 2017, à revoir l’indemnité de mission qui couvre les frais des agents en cas de déplacement professionnel. A titre d’exemple, une nuitée à Paris est couverte à hauteur de 60 euros, rappelle Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT- Fonctions publiques. Et, précise-t-elle, « aujourd’hui, beaucoup d’agents en sont souvent de leur poche ».

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Baisse des aides sociales : Bruno Le Maire sème le trouble jusque dans la majorité

Le ministre de l’économie juge « peut-être légitime » de réduire la politique sociale sur l’emploi.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h06
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Bruno Le Maire aurait voulu semer le trouble qu’il ne s’y serait pas mieux pris. Invité de l’émission « Le Grand Rendez-Vous Europe 1-Les Echos-CNews », le ministre de l’économie a indiqué, dimanche 20 mai, que, « à partir du moment où nous réussissons à créer des [postes] dans le secteur privé, (…) il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi ». Que faut-il entendre par là ? Difficile de se prononcer, à ce stade, en dépit des éclaircissements demandés à l’entourage de M. Le Maire et à d’autres membres de l’exécutif. Un flou qui relance les conjectures sur les mesures que le gouvernement devrait prochainement annoncer afin de maîtriser la progression des prestations versées aux ménages et aux personnes démunies.
Le ministre s’est exprimé en réponse à une question portant sur une possible diminution des « aides sociales ». Des réflexions sont en cours pour réformer ce type de dispositifs, notamment au sein du comité d’experts CAP 22, qui doit rendre un rapport dans quelques semaines. Par ailleurs, une note de la direction du budget, dévoilée dans nos colonnes (Le Monde du 19 mai), esquisse plusieurs pistes d’économies dont certaines pourraient provoquer des levées de boucliers si elles étaient mises en œuvre. C’est donc dans ce contexte, propice aux polémiques et aux supputations, que M. Le Maire a pris la parole, dimanche.

Manque de chance : son intervention est interprétée de manières très diverses, ce qui ne fait qu’accentuer les interrogations. « La grosse masse des “dépenses sociales sur l’emploi” correspond à l’assurance-chômage, confie l’économiste Bertrand Martinot. Or il ne semble pas que le gouvernement prévoie de tailler dans ces dépenses. Donc le propos de M. Le Maire est très mystérieux. »
« Mauvaise idée »
Un fin connaisseur du dossier pense, pour sa part, que l’affirmation du ministre renvoie à l’hypothèse d’une extinction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Pour sortir de la crise sur le coût et le calendrier du supermétro, l’Etat a nommé un ingénieur expert en infrastructures de transport à la tête de la Société du Grand Paris. Portrait.
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Thierry Dallard, chef de chantier du Grand Paris Express

Pour sortir de la crise sur le coût et le calendrier du supermétro, l’Etat a nommé un ingénieur expert en infrastructures de transport à la tête de la Société du Grand Paris. Portrait.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 14h49
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Sa thèse de doctorat en mécanique des fluides a fait de lui un spécialiste du chaos, mais ce n’est pas ce qui a présidé à la nomination de Thierry Dallard à la tête du Grand Paris Express. Pour remettre le supermétro sur ses rails après la crise des neuf derniers mois, l’Etat a appelé au secours un ingénieur des Ponts fort d’une solide expérience dans le suivi de chantier.

Expert en infrastructures de transport passé par le public et par le privé, familier des coulisses de l’Etat comme des relations avec les élus locaux et les entreprises de travaux publics, M. Dallard devrait prendre, fin mai, à bientôt 52 ans, la présidence du directoire de la Société du Grand Paris (SGP). L’établissement public est chargé de réaliser ce réseau hors normes de 200 kilomètres de métro automatique, en majeure partie souterrain, de 68 gares et 7 centres techniques.
Après deux préfets au profil très politique – Etienne Guyot et Philippe Yvin –, c’est la première fois qu’un spécialiste des chantiers d’infrastructures est porté à la direction de la SGP. Un choix pas si évident : certains dans l’appareil d’Etat auraient préféré piocher à nouveau dans la préfectorale, ou un profil de financier.
« Au chevet d’un malade, on fait venir un médecin. Cela me semble plutôt une bonne idée de choisir un ingénieur pour conduire un chantier », glisse Thierry Dallard. Avant d’ajouter, prudent : « Cela dit, j’ai connu des préfets qui auraient fait d’excellents maîtres d’ouvrage… »
« Un projet mythique, grandiose »
Normalien, diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, Thierry Dallard a mené des projets d’infrastructures pendant dix ans pour des services déconcentrés du ministère des transports en Provence avant d’intégrer des directions centrales en 2004. En 2007, il a rejoint la direction de Meridiam, un fonds d’investissement spécialisé dans le financement privé d’infrastructures publiques. Il a ainsi pris part à la maîtrise d’ouvrage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’ancien chef de l’Etat profite de la promotion de son livre « Les Leçons du pouvoir » sorti le 11 avril pour distiller des indices sur son éventuel retour.
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La tournée très politique des librairies de Hollande

L’ancien chef de l’Etat profite de la promotion de son livre « Les Leçons du pouvoir » sorti le 11 avril pour distiller des indices sur son éventuel retour.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 10h36
    |

                            Astrid de Villaines (Auch - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ceci n’est pas une campagne électorale. Et pourtant, la tournée des librairies entamée par François Hollande depuis la sortie de son livre Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 pages, 22 euros) le 11 avril dernier en prend parfois les airs. Lors de ce week-end prolongé de la Pentecôte, l’ex-chef de l’Etat a profité d’un séjour « privé » dans le Sud-Ouest avec sa compagne Julie Gayet pour organiser deux séances de dédicaces de son livre qui s’est déjà écoulé à plus de 60 000 exemplaires et caracole en tête des meilleures ventes.
« François ! François ! » La joie est palpable dans les allées de la Maison de la presse d’Auch, lundi 21 mai où de nombreux curieux et sympathisants sont venus faire la queue parfois plus de deux heures pour obtenir leur dédicace. L’ancien locataire de l’Elysée arrive sous les applaudissements, comme dans une réunion publique. François Hollande affiche un large sourire, heureux de « continuer à tisser ce lien avec les Français ». Des militantes l’embrassent et lui touchent le bras pour le féliciter : « Vous avez été formidable », lui glissent-elles pendant qu’il s’installe à la petite table qui lui est réservée, au fond du rayon papeterie, entre les pots de peinture et le papier crépon.
Dans cette ville de 22 000 habitants, beaucoup de retraités sont venus lui faire part de leurs difficultés. L’occasion rêvée pour l’ex-président de critiquer son successeur Emmanuel Macron qu’il a déjà qualifié de « président des très riches ». « Je lui ai dit que le président actuel ne s’occupe pas de nous, il ne s’occupe que des riches », regrette l’une d’entre elles, Ginette Garros, après avoir reçu une dédicace. « C’est une complainte », commente François Hollande habitué à ce discours : « Ils ressentent cela comme une injustice, ils ne comprennent pas pourquoi ils sont visés. »
« Il refait ce qu’il aime, sillonner la France et aller à la rencontre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Bruxelles propose désormais à Washington de discuter d’un accord de libre-échange.
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Taxes sur l’acier et l’aluminium : l’Europe prête à transiger avec les Etats-Unis

Bruxelles propose désormais à Washington de discuter d’un accord de libre-échange.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h18
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

A une semaine de la possible imposition, par le président américain, Donald Trump, de taxes sur leurs exportations d’acier et d’aluminium, les Européens sont toujours dans l’expectative, mais désormais prêts à transiger pour éviter ces mesures jugées injustes et, surtout, échapper à une future guerre commerciale.
Réunis à Bruxelles, mardi 22 mai, les ministres de l’économie des Vingt-Huit doivent ainsi entériner les propositions d’ouverture faites par leurs dirigeants la semaine précédente, lors d’un sommet à Sofia (Bulgarie).

« Pas question de négocier avec un pistolet sur la tempe », ont répété en chœur les responsables officiels, mais d’accord, une fois acquises les exemptions de taxes sur l’acier et l’aluminium, pour « approfondir la relation énergétique avec les Etats-Unis, notamment dans le secteur du gaz naturel liquéfié ». Comprendre : pour en acheter davantage aux Américains.
D’accord aussi pour débattre d’un abaissement des droits de douane pour les voitures américaines en échange d’un accès amélioré des entreprises européennes aux marchés publics des Etats-Unis.
Des concessions suffiront-elles à convaincre le président américain de remiser ses taxes au placard ? Rien n’est moins sûr
A Bruxelles, on refuse en bloc d’évoquer le retour du Tafta (traité de libre-échange transatlantique), l’accord négocié avec Washington sous le mandat d’Obama, tant il avait mauvaise presse auprès des opinions française et allemande, et d’inclure dans les futures discussions les échanges de denrées agricoles, autre sujet épidermique, notamment du côté de Paris.
Pour autant, d’aucuns en conviennent : il s’agirait quand même de discuter d’un accord de libre-échange, seul cadre permis par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui en outre permettrait de canaliser l’attitude « capricieuse » de M. Trump, pour paraphraser Donald Tusk, le président du Conseil européen.

Ces concessions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Faciliter les passages public-privé, multiplier le recrutement de contractuels… Etre au service de tous, sans la sécurité de l’emploi, va changer la donne.
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La fonction publique réformée attirera-t-elle les jeunes diplômés ?

Faciliter les passages public-privé, multiplier le recrutement de contractuels… Etre au service de tous, sans la sécurité de l’emploi, va changer la donne.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 09h58
    |

                            Myriam Dubertrand








                        



                                


                            

Dans le cadre du plan Action publique 2022, le président Macron a souhaité faire de la fonction publique « un secteur d’attractivité pour les talents de notre économie ». La réforme qui devrait être débattue avec les syndicats pour aboutir à l’automne est-elle à même d’y parvenir ? « Cette réforme va montrer que la fonction publique n’est pas dans du formol, mais qu’elle évolue et innove. Elle a de grandes capacités de réforme et peut répondre aux attentes des jeunes », affirme Emilie Agnoux, porte-parole de FP21 (Fonction publique du XXIe siècle), association créée en 2017 qui réunit de jeunes fonctionnaires et contractuels issus des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière).
Emilie Agnoux entend mettre à mal les clichés sur la fonction publique et souligne la richesse des parcours, la place laissée à l’initiative, l’offre diversifiée de carrières, le travail dans une logique de projet, le tout au service de l’intérêt général.

Plusieurs dossiers sont sur la table : la mise en place d’un plan de départs volontaires pour atteindre l’objectif de 120 000 suppressions de postes, l’augmentation du recrutement de contractuels, l’encouragement des passages entre les secteurs privé et public et l’introduction d’une part de rémunération individualisée au mérite. Deux points d’étape auront lieu fin juillet: sur la simplification du dialogue social et sur l’élargissement du recours aux contrats.
Problème de recrutement
« Même si, ponctuellement, les contractuels peuvent apporter du renouveau, j’y suis plutôt défavorable car il est important que le service public garde la logique de la sécurité de l’emploi. Je me méfie de ce qui peut précariser le travail », réagit Frédéric Blanc, étudiant en master politiques publiques à Sciences Po, qui vise l’ENA pour « se mettre au service du bien commun ». Pour sa part, Mylène Jacquot, secrétaire générale de l’UFFA (CFDT-Fonctions publiques),...




                        

                        


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Le casting très politique de la réforme des institutions à l’Assemblée

Le projet sera défendu par des représentants de toutes les sensibilités de la majorité.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 15h08
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
Un ancien socialiste, un MoDem, une ancienne du parti Les Républicains et une néophyte en politique. L’équipe qui sera chargée de porter la réforme des institutions pour la majorité à l’Assemblée nationale est formée comme un gouvernement : avec toutes les sensibilités qui la composent. Le dispositif arrêté par l’Elysée, Matignon et les cadres de la majorité, présenté mardi 22 mai au groupe La République en marche (LRM), repose surtout sur des piliers de l’architecture macroniste.
La réforme est composée de trois textes de niveaux législatifs différents, qui seront tous conduits sous la houlette d’un « rapporteur général » : le président du groupe LRM et ancien député socialiste Richard Ferrand. Le projet de loi constitutionnelle sera, lui, partagé entre deux parlementaires. D’un côté les sujets jugés plus « consensuels », comme la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et la suppression de la Cour de justice de la République, dont la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, sera la rapporteure. De l’autre, tous les aspects concernant la réforme de la procédure législative, qui seront portés par le président du groupe MoDem, Marc Fesneau.
Mesures contestées
Les troupes de François Bayrou se plaignaient fréquemment de ne pas avoir exercé de telles responsabilités, c’est désormais fait. Le député du Loir-et-Cher est par ailleurs devenu proche d’Edouard Philippe, et sera chargé d’un volet du texte sur lequel les propositions de Matignon ont été jugées très restrictives à l’égard du Parlement. Ce sera à lui de gérer la négociation avec ceux qui voudront rééquilibrer le projet de loi, et notamment avec les sénateurs, en vue de rallier une majorité d’entre eux, nécessaire à l’adoption du texte.

La responsabilité des deux autres projets de loi (l’un organique, l’autre ordinaire) sera assumée par une seule et même personne : la députée de l’Essonne, ancienne membre du parti Les Républicains, Marie Guévenoux. C’est donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les syndicats de fonctionnaires se mobilisent mardi et une « marée populaire » est organisée samedi par une cinquantaine d’organisations.
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Face à un gouvernement inflexible, l’arme incontournable de la manifestation

Les syndicats de fonctionnaires se mobilisent mardi et une « marée populaire » est organisée samedi par une cinquantaine d’organisations.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 14h35
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
Encore une semaine chargée sur le plan social et à haut risque pour l’exécutif. Une nouvelle mobilisation des fonctionnaires – la troisième en moins d’un an – est organisée mardi 22 mai. Cette fois unis, les neuf syndicats représentatifs de la fonction publique appelent à faire grève et à défiler pour dénoncer les mesures envisagées pour les agents. Samedi 26 mai, c’est une cinquantaine d’associations, de syndicats et de partis politiques, dont la CGT et La France insoumise (LFI), qui entendent provoquer une « marée populaire » à Paris et en province contre les réformes voulues par Emmanuel Macron.
Une colère à laquelle, au sommet de l’Etat, on dit être attentif. Lundi, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, a cherché à rassurer les fonctionnaires sur leur statut. « Il y aura des ajustements, une modernisation, mais pas de remise en cause », a-t-il déclaré à Libération. Des propos qui se veulent apaisants sur la forme, mais, sur le fond, l’ancien socialiste rallié au nouveau pouvoir ne lâche rien. 

Dans ces conditions, face à un gouvernement qui se montre inflexible et qui veut faire de ce bras de fer avec les grévistes la preuve ultime de son réformisme, descendre dans la rue sert-il encore à quelque chose ? Oui, selon Olivier Fillieule, auteur avec Danielle Tartakowsky, de La Manifestation (2013, Presses de Sciences Po). « En France, entre deux élections, c’est le seul moyen de se faire entendre, indique ce professeur de sociologie politique à l’université de Lausanne (Suisse). C’est une soupape qui permet d’exprimer le mécontentement et d’alerter sur la défaveur d’une partie de l’opinion. Cela permet aussi aux syndicats de tenir leur base et de resserrer les rangs, de construire du collectif et de la solidarité. » 
De plus en plus de mal à « faire masse »
Il s’agit alors de se compter, de se reconnaître, de se motiver...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’abaissement à 80 km/h sur les routes secondaires suscite de fortes oppositions, et a donné lieu à l’un des rares « couacs » du gouvernement, estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique.
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« Le vaste peuple des automobilistes a brandi le volant comme autrefois les fourches pour une de ces étranges jacqueries qui enflamment le pays »

L’abaissement à 80 km/h sur les routes secondaires suscite de fortes oppositions, et a donné lieu à l’un des rares « couacs » du gouvernement, estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 09h04
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. C’est un mot dont le président de la République a horreur et le premier ministre tout autant. L’un parce qu’il en a vu les effets délétères durant le quinquennat de François Hollande. L’autre parce qu’il a été formé à la raide école d’Alain Juppé. Et tous les deux parce qu’ils ne supportent la contradiction qu’à dose homéopathique.
C’est pourtant bien un couac dont le ministre de l’intérieur s’est rendu coupable. Aggravant son cas, il a produit cette dissonance fâcheuse le jour même où tous les membres du gouvernement étaient priés de jouer à l’unisson, aux quatre coins du pays, la partition entraînante d’une année de réformes menées par un orchestre symphonique.
Jeudi 17 mai, donc, lors d’une réunion publique à Rungis, interrogé sur ce qu’il pense de l’abaissement de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires sans séparateur physique, Gérard Collomb s’en est sorti par une pirouette : « Est-ce que j’ai le droit de prendre un joker ? » Invité le lendemain à être plus explicite, il y a ajouté une impertinence, sous le couvert de l’évidence : « Le premier ministre a décidé. Tout ce que fait le premier ministre me plaît, par définition. »
Piqué au vif, le chef du gouvernement a jugé nécessaire un recadrage aussi cinglant qu’un coup de sifflet de la maréchaussée : « Je sais évidemment pouvoir compter sur l’engagement du ministre de l’intérieur pour faire en sorte que cette décision soit mise en œuvre dans les meilleures conditions. » Et d’ajouter, bien dans sa manière : « Quand on a l’honneur d’exercer des responsabilités publiques, il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaire et de bonnes décisions qui rendent impopulaire. » Droit dans ses bottes !
Révélateur des passions françaises
L’événement est minuscule, bien sûr. Mais tellement révélateur des passions françaises ! Voilà, en effet, une mesure qui est à la fois de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La ministre du travail doit être entendue sous le statut de témoin assisté mardi dans le cadre d’une enquête pour favoritisme visant une soirée organisée à Las Vegas, en 2016, pour Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie.
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Affaire French Tech : les enjeux de l’audition de Muriel Pénicaud par les juges

La ministre du travail doit être entendue sous le statut de témoin assisté mardi dans le cadre d’une enquête pour favoritisme visant une soirée organisée à Las Vegas, en 2016, pour Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 11h29
    |

            Anne Michel et 
Simon Piel








                        



                                


                            
Une ministre en exercice convoquée devant les juges, dans le cadre d’une enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme », visant une soirée organisée à Las Vegas, en 2016, en l’honneur de la high-tech française et surtout d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, devenu depuis président de la République. L’affaire est politiquement sensible, à double titre.
Muriel Pénicaud, ministre du travail, était convoquée par les magistrats chargés de l’enquête, mardi 22 mai, pour s’expliquer sur des faits remontant au 6 janvier 2016, lorsqu’elle dirigeait Business France, un organisme public voué à la promotion de l’image économique de la France, placé sous la tutelle de Bercy.
Organisée à la hâte par Business France et sous la pression du cabinet de M. Macron, qui voyait dans cet événement un excellent moyen de nourrir sa stature internationale, cette soirée avait un budget de 300 000 euros – pour un coût final de plus de 380 000 euros, réduit à 290 000 euros après négociations. Soit bien plus que le seuil de 207 000 euros qui aurait dû conduire Business France à mettre plusieurs entreprises en concurrence. Or il n’en a rien été.
L’organisme public a octroyé directement la mission à Havas, le leader de la communication en France et à l’international dont le vice-président est Stéphane Fouks, prisé des politiques et des grands patrons, ex-conseiller politique de Jérôme Cahuzac et de Dominique Strauss-Kahn. Une sollicitation tout à fait légale, argue Havas, s’inscrivant dans un contrat-cadre, baptisé « Creative France », signé six mois plus tôt avec Business France.
Depuis qu’a éclaté l’affaire, Muriel Pénicaud a toujours affirmé avoir tout ignoré des modalités financières de cette soirée dite « French Tech », au cœur de l’enquête pour favoritisme ouverte par le parquet de Paris, le 13 mars 2017, sur la base d’un rapport critique de l’Inspection générale des finances.

« Très sereine »
Mme Pénicaud a répété...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ A Paris, les leaders de la CGT, de Force ouvrière et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010.
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Grève des fonctionnaires : les perturbations à prévoir mardi

A Paris, les leaders de la CGT, de Force ouvrière et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 12h26
   





                        



   


Qu’importent les propos rassurants du secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, affirmant dans Libération, lundi 21 mai, que le gouvernement ne remettra pas en cause le statut des fonctionnaires, seulement « des ajustements, une modernisation ».
Pour les syndicats de fonctionnaires, la simplification du dialogue social, l’extension du recours aux contractuels, la part accrue de rémunération au mérite et l’accompagnement des mobilités de carrière, y compris vers le secteur privé… sont autant de causes de mécontentement pour lesquels ils comptent se faire entendre, mardi 22 mai, lors de la troisième journée de grève et de manifestations depuis le début du quinquennat.
Entre 130 et 140 manifestations sont prévues partout en France. A Paris, le cortège partira à 14 heures de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation. Les leaders de la CGT, de Force ouvrière (FO) et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010, lors de la contestation contre la réforme des retraites.
Outre Philippe Martinez, Pascal Pavageau et Laurent Berger seront également présents Luc Bérille (UNSA), François Hommeril (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC). « Ils seront tous sur la ligne de tête », se réjouit Bernadette Groison (FSU). « Grâce à la fonction publique, toutes les organisations syndicales de ce pays seront ensemble », s’est-elle félicitée. « Ça signifie qu’effectivement les enjeux sont très lourds ».

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Cette journée de mobilisation entraînera des perturbations dans les crèches ou les écoles mais aussi dans les vols, l’énergie, la santé ou à Pôle emploi.
Petite enfance, éducation
L’accueil des tout-petits dans les crèches – un service municipal ou départemental, hormis les établissements privés – sera perturbé, avec des horaires d’ouverture restreints ou des fermetures partielles ou totales.
Du côté des maternelles et écoles primaires, le principal syndicat du secteur, le SNUipp-FSU, table sur une participation équivalente à celle de la précédente journée de mobilisation, le 22 mars, à savoir quelque 20 % de grévistes. Que les professeurs fassent cours ou non, accueils périscolaires et cantines seront chahutés.
Dans les collèges et lycées, le mouvement « devrait être suivi, mais il y a une petite interrogation au lycée car plusieurs mardis ont déjà sauté et il y a un programme à terminer avant les révisions du bac », souligne Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU.

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                « Nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », assure le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt



Transports ferroviaires, aériens, routiers
Si le prochain épisode de grève à la SNCF à l’appel des syndicats CGT, UNSA et CFDT ne débute que mardi soir, SUD-Rail, qui a déposé un préavis de grève illimitée, appelle ses troupes à se mobiliser mardi avec les fonctionnaires. Localement, des cheminots se joindront aux cortèges.
Dans les airs, des syndicats de contrôleurs aériens appellent à la grève sur des revendications d’effectifs, face à un trafic en hausse, de conditions de travail et de pouvoir d’achat. La Direction générale de l’aviation civile a recommandé aux compagnies aériennes de réduire de 20 % leur programme de vols à Orly, Lyon et Marseille.
Sur la route, la fédération FO transports et logistique, qui menace par ailleurs d’un conflit à partir du 3 juin pour des sujets propres aux routiers, appelle à la mobilisation pour soutenir « sans réserve les luttes » des fonctionnaires et des cheminots.

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Energie
Des turbulences sont à attendre dans le secteur où les quatre fédérations représentatives – CGT, CFE-CGC, CFDT et FO – appellent toutes à la grève pour la défense du service public de l’électricité. Elles citent par exemple les menaces qui pèsent sur le statut des salariés des industries électriques et gazières ou les barrages hydrauliques.
Un appel qui pourra se traduire par des baisses de la production électrique, le passage en heures creuses pour les usagers ou des coupures de courant.
Santé, action sociale
Les personnels des hôpitaux et des services sociaux seront sans doute encore nombreux dans les défilés pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Mais la « continuité des soins » sera assurée du fait de la possibilité d’assigner les grévistes.
Forces de l’ordre
Le syndicat policier Alliance organise mardi une opération escargot sur une partie du périphérique parisien pour défendre le régime spécial de retraite des policiers. Dans la matinée, des camionnettes recouvertes de banderoles du syndicat ont ralenti la circulation sur les tronçons intérieur et extérieur du périphérique tandis qu’au niveau du pont d’Ivry une centaine de manifestants ont allumé des fumigènes.
Selon Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de gardiens de la paix et de gradés, il s’agit « d’une action de sensibilisation préventive » à destination du gouvernement et du président de la République à qui le syndicaliste a également adressé un courrier. L’exécutif envisage un futur « système unique » de retraites censé remplacer la quarantaine de régimes existants.
Ce responsable défend également le maintien du calcul de la pension de retraite sur les six derniers mois d’activité, mesure propre à l’ensemble de la fonction publique.
Autres services publics
Sur fond de rumeurs autour de l’éventuelle réduction de 4 000 postes dans les trois prochaines années, les conseillers Pôle emploi sont appelés à faire grève par huit syndicats qui jugent « inconcevable de supprimer des postes alors même que nous n’arrivons pas à accompagner tous les demandeurs d’emploi ».
A Météo-France, les personnels seront mobilisés eux aussi contre les suppressions de poste. Postiers, salariés de la culture et de l’audiovisuel public, personnels territoriaux dans les médiathèques seront aussi dans les rues.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’ex-chef de l’Etat avait dénoncé la décision du président Azali de suspendre la Cour constitutionnelle et son projet de référendum de révision de la Constitution.
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Compte rendu

Aux Comores, l’ancien président Sambi assigné à résidence

L’ex-chef de l’Etat avait dénoncé la décision du président Azali de suspendre la Cour constitutionnelle et son projet de référendum de révision de la Constitution.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-21T12:25:10+02:00"

        Le 21.05.2018 à 12h25






    
L’ancien président des Comores Ahmed Abdallah Sambi, aux Nations unies, à New York, en septembre 2010.
Crédits : EMMANUEL DUNAND / AFP


L’ancien président comorien Ahmed Abdallah Sambi, critique de l’actuel chef de l’Etat Azali Assoumani, a été placé samedi soir 19 mai en résidence surveillée afin de « préserver » l’ordre public, selon une décision du ministère de l’intérieur. « Considérant ses agissements constatés ces derniers jours et en vue de préserver l’ordre et la sécurité publics, M. Ahmed Abdallah Sambi est placé en résidence surveillée », indique une note du ministère. « En cas de nécessité impérieuse de déplacement, l’intéressé est tenu d’introduire une demande auprès du département chargé de la sécurité publique », précise cette note.

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                Entre Comoriens et Mahorais, deux lectures différentes de l’histoire



Vendredi, MM. Sambi et Azali s’étaient retrouvés dans la grande mosquée de Moroni pour la prière. A la fin de l’office religieux, les partisans de M. Sambi avaient hué le président en exercice. M. Sambi, chef de l’Etat de 2006 à 2011, a dénoncé dimanche son assignation à résidence. « Avec des tels actes, c’est notre démocratie qui est réellement menacée. On n’a plus le droit de se réunir, de s’exprimer, de se déplacer », a-t-il déclaré à l’AFP. L’assignation à résidence vise à « provoquer. C’est comme si on voulait nous mener vers une crise », a-t-il estimé.
Réforme institutionnelle
Interrogé par l’AFP, le ministre de l’intérieur Mohamed Daoudou a reproché à M. Sambi de « se conduire comme un président » en exercice. « Il doit savoir qu’il n’est pas le seul à avoir des militants. (…) Toute action de nature à perturber l’ordre public n’est pas tolérée », a-t-il prévenu.
L’assignation à résidence de M. Sambi intervient peu de temps après son retour au pays après six mois d’absence. A peine rentré aux Comores, il avait dénoncé la décision de M. Azali de suspendre la Cour constitutionnelle et son projet de référendum de révision de la Constitution, prévu le 29 juillet. La suspension de la Cour constitutionnelle est une « faute », a répété M. Sambi dimanche.

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                Le président des Comores annonce un référendum constitutionnel



L’actuel chef de l’Etat comorien n’a pas encore donné de détail sur la réforme institutionnelle qu’il envisage, mais il a d’ores et déjà prévu une élection présidentielle anticipée en 2019 si le référendum était approuvé. M. Azali, un ancien putschiste, a été élu à la présidence en 2016. Son mandat expire théoriquement en 2021.

