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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Mme Cunningham a fait ses premiers pas en tant que stagiaire au NYSE en 1994.
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Stacey Cunningham, première femme à la tête de la Bourse de New York

Mme Cunningham a fait ses premiers pas en tant que stagiaire au NYSE en 1994.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h37
   





                        



   


Pour la première fois depuis sa création il y a deux cent vingt-six ans, le New York Stock Exchange (NYSE), le célèbre marché boursier new-yorkais, va être dirigé par une femme. Stacey Cunningham va en prendre la direction, vendredi 25 mai, a fait savoir la maison mère, ICE, au Wall Street Journal.
Mme Cunningham est actuellement directrice des opérations de NYSE Group qui, outre le parquet du New York Stock Exchange, regroupe les plates-formes électroniques NYSE American et NYSE Arca.
« Plus d’un demi-siècle après que Muriel Siebert eut été la première femme à décrocher un siège au NYSE, Stacey représente une nouvelle génération de dirigeants » pour le groupe, a commenté Jeff Sprecher, le PDG de ICE dans un communiqué. « Je suis sûr que Stacey, qui a fait ses premiers pas en tant que stagiaire sur le parquet du NYSE en 1994, va continuer à faire grandir cette institution vitale », a-t-il ajouté.
Malgré l’essor de Bourses concurrentes et des échanges électroniques, le New York Stock Exchange est parvenu à conserver sa spécificité et reste l’une des derniers marchés d’actions où des courtiers sont présents physiquement sur le parquet de négociation. Le NYSE accueille toujours nombre d’introductions en Bourse dans son bâtiment situé au cœur de Wall Street.
Selon les données de Cboe Global Markets, NYSE Group accueille, désormais, environ 22 % des échanges d’actions aux Etats-Unis, contre 19 % pour le Cboe et 19 % pour le Nasdaq. Cette dernière plate-forme est également dirigée depuis 2017 par une femme, Adena Friedman.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le PDG est entendu quelques semaines après le scandale Cambridge Analytica sur les données personnelles. Posez vos questions à nos journalistes.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le président de la République a présenté mardi une série de mesures sur les banlieues et la cohésion des territoires. Dans l’opposition, les réactions sont plus critiques.
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Banlieues : Jean-Louis Borloo se dit satisfait des annonces d’Emmanuel Macron

Le président de la République a présenté mardi une série de mesures sur les banlieues et la cohésion des territoires. Dans l’opposition, les réactions sont plus critiques.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 17h20
   





                        



   


L’ex-ministre Jean-Louis Borloo s’est dit très satisfait, mardi 22 mai, des annonces d’Emmanuel Macron pour les banlieues, estimant que « tous les sujets du rapport [dont il est l’auteur] ont été cochés ». « Après c’est un art de l’exécution », a continué M. Borloo, dont le rapport sur l’action à mener dans les quartiers prioritaires a inspiré le président de la République.
« Les 19 points du rapport y sont tous. J’ai retrouvé la cour d’équité territoriale, la fondation, le campus numérique, la cité éducative, la mobilisation de tout le monde. Je n’en vois pas un qui manque, sauf peut-être le programme “à la rencontre de l’autre” », a-t-il fait savoir à l’AFP à l’issue du discours du chef de l’Etat.

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                Banlieues : pas de plan mais une « nouvelle méthode », annonce Macron



De la « politique spectacle clic clac Kodak »
Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, a lui critiqué devant les députés LR la « politique spectacle » d’Emmanuel Macron sur les quartiers défavorisés. « Avec Macron, c’est photo avec Borloo et rien derrière », a dit en substance M. Wauquiez, selon un député présent, pour qui le message du patron de LR était « positif vis-à-vis de Borloo et critique sur Macron qui délaisse les territoires oubliés de la République ».
C’est de la « politique spectacle clic clac Kodak », « parler pour ne rien faire », a insisté M. Wauquiez, toujours selon des propos rapportés.

   


« On est dans le x-ième plan com’ du président de la République », « avec un Jean-Louis Borloo qui ne cède rien sur le plan de la com’», a ajouté le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, rapportant la « déception » des élus de terrain de son groupe.
Au lendemain d’un face-à-face entre des hommes armés de kalachnikovs et des policiers dans une cité de Marseille, M. Jacob a aussi estimé qu’« avant de parler milliards, il y a à restaurer l’autorité de l’Etat » dans les quartiers.

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                A Marseille, des policiers mis en joue par des malfaiteurs cagoulés dans une cité



La présidente du Front national, Marine Le Pen, a de son côté commenté, lors d’une conférence de presse mardi matin, les annonces du président de la République : « Dans le plan Borloo pour les banlieues, il n’est pas question de fondamentalisme islamiste ou d’immigration. Ce plan Borloo est symbolique de la lâcheté et de l’aveuglement de nos élites. »
Une « liquidation du plan Boorlo » pour Stéphane Le Foll
Malgré la satisfaction de l’ancien ministre Jean-Louis Boorlo, les réactions sont aussi critiques dans l’opposition de gauche après le discours d’Emmanuel Macron : « On assiste à la liquidation en direct du plan Borloo », commente l’ancien ministre socialiste Stéphane Le Foll, quand le député France insoumise Alexis Corbière parle sur Twitter de « l’opération de com’ du jour ».

#Borloo a proposé un plan pour les banlieues mais #Macron a décidé de laisser les banlieues en plan. L'opération de com' du jour n'y changera rien. #LaFranceUneChance— Alexis Corbière (@alexiscorbiere) 22 mai 2018


L’ancien maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon, qui a interrompu son mandat au mois de mars, a critiqué sur BFMTV l’intervention du président de la République, déçu par « un truc qui s’étiole » là où il attendait « un discours très politique qui redonne confiance ».
« Il n’y a rien de très concret », dans les annonces du président, a continué l’ancien élu. Il se dit toutefois prêt à attendre « juillet » – l’échéance fixée par Emmanuel Macron pour le plan de lutte contre le trafic de drogue dans les cités – avant de juger l’efficacité des mesures dévoilées mardi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ A rebours des acteurs de la grande distribution, Michel Biero, gérant des achats de Lidl France, se prononce pour une hausse de la rémunération des éleveurs et des producteurs.
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« Il faut payer les éleveurs et les producteurs au prix juste pour leur permettre de vivre dignement »

A rebours des acteurs de la grande distribution, Michel Biero, gérant des achats de Lidl France, se prononce pour une hausse de la rémunération des éleveurs et des producteurs.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h18
    |

Michel Biero (Gérant de Lidl France)







                        



                                


                            

Tribune. C’est devenu un lieu commun : le monde agricole se trouve dans une situation critique. Et ne nous le cachons pas : la grande distribution a sa part de responsabilité. A force de jouer la guerre des prix, la course à la promotion permanente, elle a failli. Les images navrantes des émeutes pour des pots de Nutella ou des couches Pampers illustrent la faillite de ce modèle. Personne ne peut être fier de cette situation.
Les éleveurs souffrent d’une chose et d’une seule : ne pas être payés à la hauteur de leur contribution à une filière essentielle à la compétitivité française. Les chiffres sont plus parlants que les mots : près de 20 % des exploitants étaient en déficit en 2016 ; et 30 % d’entre eux avaient un revenu inférieur à 350 euros par mois. Rappelons également qu’environ 250 exploitations agricoles disparaissent chaque semaine en France.
Lors d’une allocution à Rungis, le 11 octobre 2017, le président de la République a rappelé plusieurs principes essentiels : prendre en compte les coûts de production dans la fixation du prix, stopper la guerre des prix et la dévalorisation permanente du revenu des agriculteurs, encadrer les promotions permanentes sur les produits alimentaires.
Un projet trop timide
Pour répondre à cette urgence, le gouvernement a lancé les Etats généraux de l’alimentation, débat collaboratif qui a permis à chaque filière d’échanger et de proposer des solutions pérennes. Toutes les conclusions aboutissaient au même résultat : il faut payer les producteurs au prix juste pour leur permettre de vivre dignement et mettre un terme à la situation actuelle. Le projet de loi qui reprend ces conclusions et qui s’apprête à être débattu au Parlement est fidèle à l’esprit de ces Etats généraux. Mais soyons honnêtes : il ne va pas assez loin. Il est trop timide sur les sujets fondamentaux.

Les premières discussions parlementaires menées fin avril ont, néanmoins, apporté une modification...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Un ensemble d’engagements réciproques ont été pris entre le gouvernement et la filière automobile pour assurer l’avenir de cette industrie cruciale pour l’économie du pays.
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La France veut multiplier par cinq les ventes de voitures électriques d’ici à 2022

Un ensemble d’engagements réciproques ont été pris entre le gouvernement et la filière automobile pour assurer l’avenir de cette industrie cruciale pour l’économie du pays.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h38
   





                        



   


Cinq fois plus de ventes de voitures 100 % électriques. C’est l’objectif, d’ici à 2022, du gouvernement qui a présenté, mardi 22 mai, un « contrat stratégique de la filière automobile ». Ce contrat, élaboré par les ministères de l’économie, de l’environnement et des transports avec les entreprises de l’automobile, prévoit un ensemble d’engagements réciproques pour assurer l’avenir de cette industrie cruciale pour l’économie du pays.
Ainsi, le gouvernement souhaite vendre environ 150 000 véhicules 100 % électriques sur le marché français en 2022 (utilitaires compris), contre 30 000 l’an dernier. A cette date, le gouvernement vise 600 000 véhicules électriques en circulation, auxquels s’ajouteraient 400 000 hybrides rechargeables.
Parallèlement, Matignon espère voir émerger dans le pays et en Europe « une offre industrielle dans le domaine des batteries » alors que de nombreux spécialistes s’inquiètent de la mainmise de l’Asie, notamment de la Chine, dans ces technologies-clés.
Essor des bornes de recharge
Le contrat prévoit également l’essor des bornes de recharge, avec pour but d’atteindre 100 000 bornes en 2022, soit une pour dix véhicules électriques en circulation. L’Etat promet, lui, qu’il « assurera un cadre juridique et financier favorable à l’installation de bornes de recharge » et qu’un « soutien financier au déploiement des bornes sera mis en œuvre », avec, en particulier, « une plus grande prise en charge des coûts de raccordement des bornes jusque fin 2021, financée par le réseau électrique ».
Un deuxième volet du plan concerne les véhicules autonomes. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait annoncé la semaine dernière que la France allait autoriser les tests de véhicules sans conducteur dès 2019.
« L’Etat lancera en juin un appel à projets, doté de 40 millions d’euros, visant à soutenir un programme d’expérimentations de véhicules autonomes représentant plus de 200 millions d’euros d’investissements », souligne le contrat de filière.
Le gouvernement s’engage aussi à « accompagner » l’évolution des besoins de compétences et prévoit une augmentation de 50 % du nombre d’apprentis dans la filière automobile d’ici à 2022.
« Concurrence féroce »
Constructeurs et équipementiers automobiles français affichent depuis deux ans une excellente santé, après plusieurs années de crise.
Mais ils doivent « s’armer pour relever [d’]immenses défis (…) : concurrence féroce de nouveaux entrants, impératifs environnementaux, irruption du numérique à tous les étages, nouvelles mobilités et attentes sociétales », estime Luc Chatel, président de la Plateforme automobile, qui représente la filière.

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                La voiture électrique accélère



Renault est déjà un leader mondial de l’électrique, un marché dont il a été l’un des précurseurs avec, notamment, sa citadine Zoé. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) prévoit d’ailleurs d’électrifier tous ses nouveaux modèles à partir de l’an prochain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Au dernier Consumer Electronics Show qui s’est tenu en janvier à Las Vegas, la French Tech a fait venir 274 start-up, plaçant l’Hexagone juste derrière les Etats-Unis et ses 280 start-up.
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Des Métropoles French Tech jusqu’à Las Vegas

Au dernier Consumer Electronics Show qui s’est tenu en janvier à Las Vegas, la French Tech a fait venir 274 start-up, plaçant l’Hexagone juste derrière les Etats-Unis et ses 280 start-up.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h01
    |

                            Margherita Nasi et 
                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            

Sur le sol français aussi, la French Tech a développé un réseau de pôles de soutien aux start-up. Lancé en 2014 par Fleur Pellerin, alors ministre déléguée aux TPE, PME et à l’économie numérique, puis repris par Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique jusqu’en 2017, le label « Métropoles French Tech » a pour but de structurer l’écosystème des start-up (incubateurs, investisseurs, universités, centres de recherche, entrepreneurs) dans les villes hexagonales choisies. Mais aussi de rendre visible l’écosystème high-tech français sur la scène internationale, notamment à l’égard des investisseurs, mais aussi des talents.
La première promotion était composée de neuf villes hexagonales : Lille, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Rennes, distinguées pour leur écosystème de start-up, « les plus dynamiques et les plus prometteurs », en région.

Depuis, quatre autres métropoles ont décroché le label – Brest Tech Plus, Normandie French Tech, Lorraine Tech et French Tech Côte d’Azur –, portant au nombre de treize le nombre de « Métropoles French Tech » en France.
Un réseau d’entraide
Concrètement, ces villes ont été labellisées après un audit sur un certain nombre de critères définis par la « French Tech mission » : elles regroupent sur leur territoire des jeunes pousses ayant réalisé des levées de fonds importantes, elles disposent d’incubateurs et d’accélérateurs, mais aussi de lieux d’expérimentation et de démonstration, et d’entrepreneurs locaux motivés capables d’organiser des événements de promotion de la French Tech ou encore d’animer un réseau d’entraide aux start-up, par exemple, et un écosystème numérique local dynamique qui est soutenu par les acteurs publics et privés locaux.
A la clé, l’intégration au sein de l’« équipe de France French Tech » est utile pour se distinguer par une marque reconnue sur la scène internationale, mais facilite aussi l’accès à des fonds...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Des réseaux d’entrepreneurs high-tech français se sont lancés à la conquête du monde en 2015. Depuis, le nombre de « French Tech hubs » ne fait que croître. Témoignages de start-upers.
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Ils ont choisi d’être ambassadeurs de la « start-up nation »

Des réseaux d’entrepreneurs high-tech français se sont lancés à la conquête du monde en 2015. Depuis, le nombre de « French Tech hubs » ne fait que croître. Témoignages de start-upers.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h00
    |

                            Margherita Nasi et 
                            Léonor Lumineau








                        



                                


                            

Un train, soixante personnes et une vingtaine de start-up se retrouvent à la gare de Perpignan (Pyrénées-Orientales) pour un trajet digital direction Madrid, via Barcelone. En route, les entrepreneurs en herbe « pitchent » leur projet, discutent avec des coachs, rencontrent chefs d’entreprise et représentants d’institution.
Le train a franchi les Pyrénées le 20 juin 2017. « Le trajet a permis aux start-up de Perpignan de trouver un écho en Espagne et, en même temps, les Espagnols ont appris à mieux connaître le marché français », résume Dimitri Seigneuray, ambassadeur French Tech à Madrid.

Le train est aussi une belle métaphore résumant le rôle des « French Tech Hubs » : accélérer le développement des start-up françaises souhaitant s’implanter à l’étranger et renforcer l’attractivité de la French Tech à l’international auprès des entrepreneurs, investisseurs ou médias locaux.
La première vague
Les French Tech hubs, à savoir des réseaux de communautés d’entrepreneurs et d’investisseurs installés à l’étranger, se sont lancés à la conquête du monde en 2015, date de la première vague de labellisation. Depuis, leur nombre ne fait que croître : de New York à Sao Paulo, en passant par Moscou, Hongkong, Le Cap et Dubaï, vingt-deux French Tech hubs peuplent désormais le monde. Pour l’instant, les appels à candidature sont suspendus, le temps de consolider chacun de ces pôles et leurs interactions.
Derrière l’animation de ce réseau international, mais aussi le maillage national des « Métropoles French Tech », se trouve la Mission French Tech, une petite équipe d’une dizaine de personnes basées à Paris, au ministère de l’économie et des finances.
« Il y avait beaucoup d’entrepreneurs français à l’étranger, mais ils étaient dispersés. Au départ, le but était donc de créer un réseau, un écosystème lisible, à même de stimuler ces jeunes pousses, mais aussi de faire la promotion de la France en tant que start-up...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Conséquence directe de cette décision : mercredi soir, l’AC Ajaccio (L2) recevra Toulouse (L1) à huis clos et sur terrain neutre, à Montpellier pour le barrage aller d’accession à la Ligue 1.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Incidents lors du match Ajaccio-Le Havre : la Ligue valide le résultat mais suspend le stade corse

Conséquence directe de cette décision : mercredi soir, l’AC Ajaccio (L2) recevra Toulouse (L1) à huis clos et sur terrain neutre, à Montpellier pour le barrage aller d’accession à la Ligue 1.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h29
   





                        



   


Le Havre a perdu, Ajaccio aussi : la Ligue de football professionnel (LFP) a confirmé, mardi 22 mai, le résultat du prébarrage de Ligue 2 disputé dimanche à Ajaccio, donnant la qualification au club corse mais lui imposant de jouer sur terrain neutre le barrage aller, mercredi, face à Toulouse. Le match retour aura lieu dimanche 27 mai à Toulouse.
Le club haut-garonnais est donc l’unique gagnant de cette décision de la LFP, prise au surlendemain d’un match dont les conditions – cris racistes, officiels havrais bousculés, envahissement de terrain et bagarre générale – ont ému le football français. Le club du Havre a, de son côté, fait savoir qu’il « poursuit son combat et fait appel » de la décision.
Plusieurs enquêtes ouvertes
Ces incidents ont conduit le procureur de la République d’Ajaccio a ouvrir trois enquêtes. Une première enquête vise le caillassage du bus du Havre vendredi, qui avait entraîné le report du match, et les injures racistes qui ont été proférées notamment à l’égard des Havrais, a annoncé le procureur Eric Bouillard. Elle est ouverte pour « dégradation par un moyen dangereux en réunion », et « jet de projectiles ».
Les joueurs havrais étaient restés confinés dans leur bus à proximité du stade d’Ajaccio avant la rencontre dimanche, bloqués par plusieurs dizaines de supporters de l’ACA scandant notamment « Français de merde », selon plusieurs vidéos visibles sur les réseaux sociaux. Le club a également évoqué des insultes racistes proférées, dimanche, pendant la rencontre en direction de ses joueurs.
Une deuxième enquête porte sur le coup dans le dos qu’a reçu le président du club normand Vincent Volpe, dimanche, alors qu’il assistait à la rencontre, émaillée de plusieurs incidents, dans le stade d’Ajaccio. Elle est ouverte pour « violences en réunion » avec une interruption totale de travail « n’excédant pas huit jours ».
Une troisième enquête porte sur le jet d’un fumigène pendant le match. Le procureur a ouvert ces enquêtes de sa propre initiative, et n’avait pas reçu mardi après-midi de plaintes des dirigeants de l’un ou de l’autre club.

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                Ajaccio-Le Havre : le football corse paie au prix fort son possible retour en L1



Le match, qui devait initialement se dérouler vendredi soir à Ajaccio, avait été reporté à la demande du préfet alors que les Havrais étaient bloqués dans leur bus à proximité du stade François-Coty et sous la menace d’une grosse centaine de supporteurs ajacciens véhéments.
Dimanche, Ajaccio s’était qualifié aux tirs aux buts (2-2 à l’issue de la prolongation) après deux expulsions de chaque côté. Le terrain avait été envahi avant même la séance de tirs aux buts et les Havrais avaient reproché à l’entraîneur corse Olivier Pantaloni, exclu durant la rencontre, d’être revenu sur la pelouse pour conseiller ses joueurs avant les tirs aux buts. La LFP avait attendu lundi soir pour réagir et se saisir du dossier.
L’entraîneur et trois joueurs ajacciens suspendus
« Rien ne permet de donner le match perdu à l’AC Ajaccio », a estimé la commission des compétitions dans sa décision communiquée mardi. « D’un point de vue réglementaire, l’entraîneur était exclu et non suspendu au moment des faits. Or, la présence sur la pelouse d’un entraîneur exclu n’est pas considérée comme un fait de disqualification. »
La commission estime toutefois que les incidents durant la rencontre sont suffisamment graves pour justifier une suspension à titre conservatoire du stade François-Coty. « La rencontre AC Ajaccio – Toulouse FC se déroulera donc le mercredi 23 mai à 20 h 45 à huis clos dans un stade qui sera déterminé dans les prochaines heures par la LFP », poursuit le communiqué.
Sans le soutien de son public, l’ACA sera fortement diminué face au TFC. D’autant plus que l’entraîneur Olivier Pantaloni est également suspendu, ainsi que trois joueurs acéistes : Mathieu Coutadeur et Joris Sainati, exclus durant la rencontre, de même que Faiz Selemani, lui aussi pour un coup porté au Havrais Jean-Philippe Mateta.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Bruno Parent, directeur général des finances publiques, plaide dans une tribune au « Monde » la cause de la réforme, controversée, du prélèvement de l’impôt sur le revenu.
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Il faut « dissiper quelques craintes concernant le prélèvement à la source »

Bruno Parent, directeur général des finances publiques, plaide dans une tribune au « Monde » la cause de la réforme, controversée, du prélèvement de l’impôt sur le revenu.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h43
    |

Bruno Parent (Directeur général des finances publiques)







                        



                                


                            

Tribune. La France est décidément un pays original. On voudrait que tout s’améliore, mais sans que rien ne change vraiment. Et, bien souvent, l’attention se cristallise sur d’autres projets que ceux initialement prévus. Aussi ne paraît-il pas inutile de dissiper quelques craintes concernant le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
La complexité pour les contribuables ? Les salariés verront les sommes prélevées par leur employeur s’adapter automatiquement à leur revenu du mois sans intervention aucune et sans autre démarche administrative que celle de déclarer leurs revenus une fois par an comme actuellement. Aucun autre système ne permet cette simplicité dans l’automatisme. Imaginons que votre salaire (ou votre revenu foncier, par exemple) disparaisse : vous n’aurez plus rien à payer.
La confidentialité des informations ? Certains expriment la crainte que l’employeur connaisse tout de la situation financière (ou fiscale) de son salarié. Que ces craintes soient levées : en effet, un même taux peut correspondre à un grand nombre de situations différentes. 90 % des contribuables auront un taux compris entre 0 et 10 %. Prenons par exemple un taux de prélèvement à la source de 5 % : il est impossible d’en déduire la situation financière du contribuable, et encore moins le patrimoine de son foyer. Qui plus est, la loi prévoit la possibilité de demander à l’administration de ne pas transmettre le taux personnalisé à l’employeur. 

La complexité du système fiscal français ? Elle est souvent présentée comme un obstacle à la mise en place du prélèvement à la source. Ce qui peut être complexe, c’est le calcul de l’impôt et du taux de prélèvement qui en découle. Or cette complexité est intégralement prise en charge par l’administration fiscale, et non par les entreprises ou par les contribuables.
Les gains financiers pour l’Etat ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Des incidents ont eu lieu avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement. Dix-sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.
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Manifestation des fonctionnaires : plus de 16 000 personnes à Paris

Des incidents ont eu lieu avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement. Dix-sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h03
   





                        



   


La manifestation parisienne pour défendre le statut des fonctionnaires et les services publics, à l’appel de neuf organisations syndicales, a été émaillée, mardi 22 mai, d’incidents.
De brèves échauffourées ont éclaté entre des forces de l’ordre – qui ont fait usage de canon à eau et de gaz lacrymogène – et quelques dizaines de manifestants encagoulés en marge du cortège de fonctionnaires. Après le passage du cortège place de la Bastille, quelques dizaines de manifestants ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (12e arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. A l’issue de ces brefs heurts, 17 personnes ont été interpellées pour « participation à un groupement violent », selon la préfecture de police.

https://t.co/SCb1jqyRYb— Benoit_Floc_h (@Benoît Floc'h)


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Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a par ailleurs été invectivé par des manifestants aux cris de « dégage, pourri », « barre-toi », « à bas le parti socialo ».
Selon le comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias dont Le Monde, 16 400 personnes y participaient ; contre 15 000 personnes selon les chiffres transmis par la préfecture de police. Les organisateurs n’ont encore fait état d’aucun comptage. Plus de 130 manifestations ont également eu lieu un peu partout en France.
Unité syndicale
Pour la première fois depuis 2010, Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO), Laurent Berger (CFDT), Luc Bérille (UNSA) et Philippe Louis (CFTC), défilent ensemble à Paris. Des étudiants se sont joints à la manifestation, certains positionnés en avant du carré de tête. « Tolbiac en lutte », ou « Même Macron, même combat », proclamaient des pancartes.
« A chaque fois que nous avons des propositions communes, des préoccupations communes, nous sommes ensemble, c’est le cas aujourd’hui, tant mieux », s’est réjoui Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. « Les agents publics sont malmenés aujourd’hui et ils méritent d’être respectés », a-t-il souligné.
L’unité syndicale est « une très bonne chose », a insisté de son côté Philippe Martinez (CGT). Pour lui, « le message c’est la défense des services publics, c’est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République », et la défense de « l’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire ».
Pascal Pavageau (FO) a jugé « très bien qu’il y ait une mobilisation avec l’ensemble des secrétaires généraux » des organisations syndicales, « bien sûr pour soutenir les fonctionnaires mais d’une manière générale pour dire : maintenant ça s’arrête ! ». « Si le gouvernement n’entend pas (…), ça pourrait prendre une dimension interprofessionnelle », a-t-il prédit.
C’est la troisième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron que les fonctionnaires sont appelés à protester contre le gel du point d’indice, la réintroduction du jour de carence ou encore la suppression annoncée de 120 000 postes d’ici à 2022. Outre celle de Paris, entre 130 et 140 manifestations sont prévues dans la journée pour cette démonstration de force.

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Premiers chiffres de la mobilisation
A la mi-journée, le taux de participation au mouvement de grève s’élevait à 9,77 % dans la fonction publique d’Etat (contre 10,41 % lors de la dernière journée de mobilisation des fonctionnaires, le 22 mars) et à 6,3 % dans la fonction publique territoriale (contre 4,95 % en mars), selon une source à Bercy. Le taux de participation de la fonction publique hospitalière n’était pas encore connu.
Le mouvement de grève était également suivi par 12,57 % des enseignants, premier et second degré confondus, selon le ministère de l’éducation nationale, en baisse par rapport au 22 mars, où il était de 14,54 %.
A Lyon, 800 personnes ont manifesté, selon la police, 4 000 selon les organisateurs. On pouvait lire sur des banderoles : « Licencions les actionnaires, embauchons des fonctionnaires ».
A Marseille, près de 45 000 personnes ont participé à la mobilisation, selon les organisateurs. Les chiffres des autorités n’étaient pas connus dans l’immédiat.

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                Face à un gouvernement inflexible, l’arme incontournable de la manifestation






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Pour neuf économistes, dont les Prix Nobel Angus Deaton, James Heckman et Joseph Stiglitz qui s’expriment dans une tribune au « Monde », la réussite des projets menés dans les pays du Sud passe par des réformes macroéconomiques de grande ampleur
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L’aide au développement ne peut se contenter « des micro-interventions, visant des individus et agissant à court terme »

Pour neuf économistes, dont les Prix Nobel Angus Deaton, James Heckman et Joseph Stiglitz qui s’expriment dans une tribune au « Monde », la réussite des projets menés dans les pays du Sud passe par des réformes macroéconomiques de grande ampleur



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 15h35
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. A quoi l’aide publique au développement (APD) sert-elle ? Dans une tribune récente publiée dans Le Monde, Luc Behaghel et Esther Duflo, deux économistes, affirment que l’APD peut permettre de favoriser « l’innovation sociale », à condition toutefois de la « moderniser », c’est-à-dire de la baser sur des méthodes d’évaluation « scientifiques » (« Pour un aggiornamento de la politique d’aide au développement », Le Monde du 13 avril).
Et pour cela, une seule voie possible : s’inspirer de la méthode des essais cliniques pratiqués de longue date en médecine, consistant à comparer un échantillon de bénéficiaires à un groupe témoin, tous deux tirés au hasard, avant et après usage d’un médicament ou d’un vaccin.
Méthodes restrictives, peu fiables et onéreuses
Dans le contexte français d’une augmentation inédite de l’effort national en faveur de l’APD initiée par François Hollande et réaffirmée par Emmanuel Macron, la mission de modernisation de l’APD, confiée au député (LRM) des Côtes-d’Armor Hervé Berville, fera certainement la part belle à la redevabilité des opérateurs chargés de la mise en œuvre de cette politique généreuse. Mais elle visera heureusement plus et mieux que l’application des méthodes d’échantillonnage aléatoire (EA). Car si ces dernières peuvent paraître a priori judicieuses, elles s’avèrent à la fois restrictives, peu fiables et onéreuses.
Restrictives, car seul un nombre très étroit de projets de développement peuvent se prêter à des évaluations sous forme d’essai clinique : des micro-interventions, visant des individus et agissant à court terme. Elles ne disent rien des changements macroéconomiques, politiques et institutionnels qui, dans l’histoire, se sont révélés cruciaux pour la réduction de la pauvreté dans le monde.
Ces interventions spécifiques peuvent évidemment être utiles, mais leurs conséquences réelles impliquent des effets qui vont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Nicolas Laurent, dit Nicolo, est le PDG de Riot. Il détaille au « Monde » la stratégie qui a mené l’entreprise américaine du jeu en ligne au succès, et ses projets.
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« Après un succès tel que “League of Legends”, il y a la pression du second jeu »

Nicolas Laurent, dit Nicolo, est le PDG de Riot. Il détaille au « Monde » la stratégie qui a mené l’entreprise américaine du jeu en ligne au succès, et ses projets.





Le Monde
 |    22.05.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 12h58
    |

            William Audureau





Nicolo Laurent, comme il se fait appeler, est depuis octobre 2017 le PDG de Riot, l’entreprise aux 80 à 100 millions de joueurs mensuels, grâce à son unique et infatigable triomphe, League of Legends. A l’occasion des MSI, une compétition mondiale organisée à Paris de vendredi 18 à dimanche 20 mai, le Français de 36 ans explique la philosophie de l’entreprise, qui lui a permis de révolutionner l’écosystème du jeu vidéo. Et place Riot face à un dilemme : quel jeu lancer après un tel premier succès ? 
Le Monde : Comment définit-on une stratégie pour League of Legends, quand il y a si peu d’équivalents dans le jeu vidéo pour servir de modèle ?
Nicolas Laurent : Nous avons toujours poursuivi notre petit bonhomme de chemin. A la base, on a créé League of Legends car on en avait marre que les éditeurs, lorsqu’ils sortaient nos jeux, passent immédiatement après au jeu suivant. Alors on l’a lancé, en se disant qu’on allait continuer à l’améliorer, à le faire vivre au jour le jour.
A l’époque, nous nous sommes inspirés des éditeurs asiatiques, mais aussi des sociétés Internet. Facebook, c’est une inspiration pour moi. Il n’y a pas de « Facebook 2 », il n’y a pas de second site Web. Facebook a lancé le sien et continué à l’améliorer avec le temps. C’est ce qu’on essaie de faire avec l’e-sport.
L’écosystème e-sport n’était pourtant pas le plan de base, c’est venu des joueurs…
C’est vrai que les compétitions, ce n’était pas prévu au départ, mais l’idée d’écouter les joueurs et de continuer à les soutenir, c’était là au début. On a vu que les tournois se développaient, et vers 2010-2011, on s’est dit qu’il faudrait aider à formaliser tout ça. Cet état d’esprit, c’est l’ADN de notre société.

   


La comparaison avec Facebook vient de la modification permanente du produit ?
C’est ça. On voit le jeu comme un game as a service, comme on dit en anglais. Ce n’est pas un produit que l’on lance, mais un service que l’on améliore en suivant la réaction des utilisateurs.
Pourquoi aller chercher l’inspiration pour un jeu en Asie ?
C’est en Corée du Sud que tout ça s’est développé. Les éditeurs se sont rendu compte que passer un jeu en gratuit et l’améliorer avec le temps, c’était un bon business model. Personne n’y croyait en Occident. Quand Riot s’est lancé, beaucoup d’investisseurs ont dit qu’il fallait soit lancer un AAA [jeu à très gros budget] payant, soit un jeu médiocre gratuit. Nous, on a décidé de mêler les deux.
Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs de ces presque dix ans ?
Quand nos résultats ont complètement explosé aux Etats-Unis et en Europe, nous avons pris confiance, et le pays de lancement que j’ai choisi pour la suite, c’était la Corée du Sud, un pays extrêmement concurrentiel, avec beaucoup de patriotisme, mais on a réussi à devenir numéro un. Cela a été un grand moment.
Les moments les plus durs, c’est quand il faut se séparer des gens. Je me souviens avoir dû, le lendemain de ma lune de miel à l’autre bout du monde, licencier le patron d’une filiale qui ne faisait pas l’affaire et laisser les équipes seules pendant plusieurs mois.
Riot travaille désormais sur d’autres jeux, est-ce que cela change l’organisation ?
Pour l’instant, non, car la société tourne bien sur League of Legends, et les autres projets, ce sont de petites équipes à côté. Elles grossissent et travaillent de manière autonome, on ne parle pas encore de réorganisation en tant que telle. En revanche, il y a pas mal de changement de focus, de centre d’intérêt, en tout cas de ma part. Je joue pas mal à nos jeux en projets, pour vérifier qu’ils sont bons et que tout se passe bien. Beaucoup d’équipes commencent à se concentrer sur ces nouveaux jeux, qui sont le futur de la boîte.
Riot a un luxe, c’est que, étant donné le succès de League of Legends, vous n’avez aucun calendrier imposé…
Toute stratégie a ses avantages et ses inconvénients, mais c’est une énorme valeur ajoutée. D’ailleurs, si League of Legends a autant fonctionné, c’est grâce à ça. Riot, au début, c’est une boîte qui a dépensé 10 millions de dollars pour un jeu qui ne fonctionnait pas. C’était une catastrophe. Mais avec un financement supplémentaire et une année de plus de développement, c’est devenu l’un des plus gros succès du monde. Pourtant, c’était la même équipe, la même stratégie. La différence, ce sont les moyens en plus.
Prendre le temps aujourd’hui de bien faire les choses, avoir des finances plus que correctes, c’est un luxe. D’autres studios, comme Blizzard, ont ce luxe-là, et nous avons le même genre de philosophie.
Cela dit, avoir la pression du calendrier, ça peut aider aussi à se motiver, on met en place des process pour cela. Et puis il y a la pression du second jeu, parce qu’il ne faut pas se mentir, sur League of Legends, on a pris de bonnes décisions, mais il y a aussi un facteur chance, un facteur timing, qui fait qu’il y a peu de probabilité qu’on réitère un tel succès.
Les succès astronomiques de PUBG et Fortnite influent-ils votre réflexion ?
[Il hésite.] Le premier point, pour être honnête, c’est que la productivité au boulot s’effondre. PUBG, on a tous été à fond pendant des semaines quand il est sorti ! [Rires.] Plus sérieusement, ce qui est hyper intéressant, c’est ce côté « on se lance très rapidement sur un concept même si on n’a pas encore résolu tous les problèmes complètement, on le fait progressivement ». C’est très intéressant en termes de business.
L’analogie en anglais c’est le blue ocean [les marchés nouveaux, où il faut être les premiers] contre le red ocean [les marchés concurrentiels, où il faut être le meilleur]. Sur le premier, si on arrive avec un produit à l’arrache, c’est très difficile. En revanche, si on arrive avec un produit tout nouveau, sur un marché qui n’existe pas, avec un jeu un peu moins fignolé mais qu’on peut prendre le temps de l’améliorer en écoutant les joueurs, ça marche tout aussi bien.
Ça, c’est PUBG ?
C’est PUBG, mais c’est aussi League of Legends. On est arrivé avec un jeu pas très fignolé mais qu’on a amélioré avec le temps. Les exemples de PUBG et Fortnite renforcent l’idée de mettre rapidement dans les mains des joueurs les jeux nouveaux et de les bonifier ensuite.
Vous allez commencer par lancer un jeu innovant ou d’abord viser un marché concurrentiel ?
On travaille sur plusieurs jeux, et j’aimerais bien être dans ma tour et pouvoir vous répondre que tel ou tel sortira en premier, mais ce n’est pas possible. Le premier qu’on lancera, ce sera celui qui sera prêt le plus tôt.
Votre stratégie fait un peu penser à Google, qui a lancé beaucoup de produits pour expérimenter.
Je ne pense pas qu’on ira jusque-là. On a extrêmement bien réussi avec un seul jeu ces dix dernières années, si on réussit avec deux, voire trois, allez, quatre, jeux ces dix prochaines années, ce serait déjà génial.
L’autre avantage qu’on a dans la boîte, c’est qu’on a 99 % de hardcore gamers. Le premier lancement qu’on va faire, c’est en interne au sein de la boîte, et d’ailleurs c’est déjà le cas. Même si le retour des développeurs n’est pas exactement celui des joueurs, c’est déjà très indicatif de ce qui marche et de ce qui ne marche pas. Quand on lancera notre prochain jeu, on aura déjà un sacré degré de confiance.
La façon dont je vois le développement, c’est : quand on commence à être convaincu d’un jeu, on engage un cycle de développement [continu] de quinze, vingt ans. Ensuite, combien de temps laisse-t-on jouer nos développeurs, et à partir de quand on fait rentrer nos joueurs dans le jeu ?
Quels objectifs vous donnez-vous pour cette relève ?
On se donne plutôt des objectifs de rétention de joueurs, on pense vraiment que le succès de League of Legends a été là. De ma vie de professionnel du jeu vidéo, je n’en avais jamais vu autant, même World of Warcraft. Tous les mois, des gens s’inscrivent, des gens arrêtent, des gens reviennent, et avec le temps, il n’a fait que grossir. Aujourd’hui, c’est ça qu’on regarde en interne : est-ce que tu préfères jouer à PUBG, à Fortnite ou à notre nouveau jeu ? On évalue la rétention en interne.




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ On trouve désormais un peu de tout dans les distributeurs automatiques qui poussent au bord des routes, dans les villages ou au cœur des villes. Ouverts 24 h/24, 7 J/7, ce sont les nouveaux commerces de proximité, qui séduisent producteurs autant que clients.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                
                                    

Distributeurs automatiques de lait, viande, légumes… des casiers judicieux


                      On trouve désormais un peu de tout dans les distributeurs automatiques qui poussent au bord des routes, dans les villages ou au cœur des villes. Ouverts 24 h/24, 7 J/7, ce sont les nouveaux commerces de proximité, qui séduisent producteurs autant que clients.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 12h05
    |

            Catherine Rollot








   


En mars, Patrice Dorr a installé un distributeur de produits carnés en libre-service, disponibles tous les jours 24 h/24. A deux pas de sa boucherie artisanale, située à Francaltroff, un village de Moselle d’à peine 800 habitants. Et, depuis le retour du beau temps, ses barquettes de viande « spécial barbecue » disparaissent aussi vite que les expressos du « distrib » d’une tour de bureaux, après le déjeuner.
Plats préparés maison, charcuterie emballée sous vide, viande présentée en barquette, produits de même qualité que ceux vendus en boutique, sont disposés dans chacun des 36 casiers de son automate dernier cri, en Inox, avec paiement sans contact ou par carte. Un investissement de 25 000 euros. Les dates de fabrication et de péremption ainsi que les informations sur les allergènes sont indiquées sur chaque produit. Si l’un des casiers se met à dysfonctionner, le distributeur se bloque automatiquement, et le boucher traiteur en est averti pour éviter tout risque sanitaire.
Pour l’instant, les clients peuvent acheter au Distri’Dorr, voire retirer une commande réalisée par SMS. Une page Facebook les avertit des arrivages. Mais d’ici peu, un site Internet permettra de faire ses achats, de les payer puis de les récupérer directement grâce à un code d’accès. « J’ai lancé mon petit drive, en quelque sorte, plaisante Patrice Dorr, qui ne manque pas de regarder les prévisions météo avant de remplir ses casiers. Les jours de grand soleil, on a intérêt à mettre plus de brochettes marinées que de potée lorraine. »
Circuits courts et produits du terroir
De la viande, des fruits et légumes, mais aussi des jus, de la confiture, des œufs, du lait, du fromage, des baguettes, des fruits de mer, des granulés de bois, des pizzas, des surgelés et même des lunettes… on trouve désormais un peu de tout dans les distributeurs automatiques qui poussent au bord des routes, dans les villages ou au cœur des villes. Relancés en zone rurale ou périurbaine par l’intérêt pour les circuits courts et les produits du terroir.
« Il y a 590 000 distributeurs automatiques en France, dont 80 % sont implantés dans les entreprises, principalement de boissons chaudes et de snacking. C’est avant tout un marché qui touche le monde du travail, avertit Pierre Albrieux, président de la chambre syndicale nationale de vente et services automatiques (Navsa), représentant les fabricants et les gestionnaires qui approvisionnent et entretiennent les machines. Le milieu est en pleine mutation : la distribution de colis et la vente directe aux particuliers par le biais d’automates pèsent encore peu mais seront, à l’avenir, les principaux axes de développement du secteur. »
« Dans la majorité des cas, le retour sur investissement s’obtient en deux ans, souvent moins. » Didier Filbing, fabricant de points de vente automatiques
A la campagne, l’intérêt, pour les producteurs, est évident : proposer sans intermédiaire et à toute heure leur marchandise pour un investissement moins coûteux et chronophage qu’une boutique classique. Installée en Alsace, la société de Didier Filbing a conçu et installé près de 500 points de vente automatiques de produits fermiers depuis 2008. Producteurs et artisans mais aussi communes en manque de commerce de proximité sont de plus en plus nombreux à dépenser entre 12 000 et 30 000 euros (selon leur taille et leur sophistication) dans des casiers. « Dans la majorité des cas, le retour sur investissement s’obtient en deux ans, souvent moins, souligne-t-il. Il y a trois ans, j’étais seul sur ce marché, qui compte aujourd’hui cinq concurrents, preuve que je ne suis pas le seul à y croire. »
Echec en centre-ville
En Seine-Maritime, Pierre Lambard, à la tête d’une exploitation familiale, s’est lancé il y a deux ans par « envie d’aller au plus près des clients, de [s] e libérer des circuits traditionnels et de trouver un complément de revenus ». La formule ne nécessitait pas un gros investissement, outre l’achat de l’automate. « J’ai commencé par 72 casiers, installés à deux pas de chez moi : j’avais un terrain, pas besoin de faire des kilomètres pour le réapprovisionner », explique ce céréalier et producteur de jus de pomme, de cidre et d’eau-de-vie. Les 65 000 euros récoltés en 2017 lui font croire en l’avenir de ce système, malgré l’échec d’une autre installation en plein centre-ville de Rouen. Après plusieurs mois à attendre le client, le distributeur de 154 cases à destination des urbains a été déménagé aux champs, en bordure d’une départementale qui voit passer 4 000 véhicules par jour. « J’ai l’impression que ça marche en zone rurale, mais moins en ville. »
« J’ai l’impression que ça marche en zone rurale, mais moins en ville. » Pierre Lambard, producteur
Julien Adam, cofondateur d’Au bout du champ, pensait que le concept prendrait à Paris. Pendant un an, fruits et légumes récoltés le jour même chez des producteurs étaient proposés en vente directe par des automates répartis sur cinq sites. Résultat : « On n’écoulait que des salades et des tomates !, se souvient le trentenaire. Les clients ne prenaient pas des blettes par exemple, car ils ne savaient pas comment les cuisiner. Il manquait le conseil. » Au bout du champ, qui ouvre son sixième magasin parisien dans quelques semaines, a abandonné les casiers et les a remplacés par des vendeurs en chair et en os.
Hermétiques aux distributeurs, les rats des villes ? Pour Lionel Hirsch, directeur général de ­Ximiti, tout est réuni aujourd’hui pour que son concept de supérette automatique connectée fonctionne. « Les consommateurs sont habitués à acheter en ligne, mais ils veulent de moins en moins attendre les livraisons. Avec notre magasin, ils peuvent trouver des articles de première nécessité (500 références en moyenne) 24 h/24 et 7 J/7 aux mêmes prix que dans une épicerie classique. » Cible : les villes moyennes, où l’ouverture des commerces tard en soirée ou le dimanche n’est pas d’usage. Quatre Ximiti sont déjà en service, notamment à Biarritz et à Brest. Les courses se font sur l’application ou directement à la borne du magasin.
Le « drive piéton »
« Les jeunes adorent acheter au distributeur. Il n’y a pas d’attente et c’est ludique », renchérit Thierry Sarazin, directeur général d’AST International Equipment, une société lilloise spécialisée dans la fabrication d’automates sur mesure pour de grandes enseignes du luxe, de la cosmétique ou de la grande distribution. « Tous les jours, je reçois des appels de gens intéressés par mon savoir-faire pour développer ce qu’ils appellent de nouveaux concepts. » Le seul fabricant français du secteur a d’ailleurs conçu avec Ambre Garcia, une opticienne bordelaise, le premier distributeur de lunettes de lecture, solaires et autres accessoires (38 références en tout). En service depuis juillet 2017 à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, Eyes Corner ne se limite pas à la vente des produits mais propose aussi du service, en permettant au consommateur de vérifier la qualité de ses verres solaires ou de tester sa vue de près pour choisir la bonne correction.
Né à la campagne, le phénomène des casiers automatiques accompagne aussi, en ville, l’essor du « click and collect » (commande d’un article sur Internet, retrait en magasin ou en casier). Dévolus traditionnellement à la livraison de colis, les casiers commencent aussi à intéresser, en version réfrigérée, la grande distribution. Car toutes les enseignes, après s’être installées dans les campagnes et les périphéries urbaines, visent désormais les centres-villes et se livrent bataille autour d’une nouvelle sorte de drive, le « drive piéton ». A Paris, Lyon et Saint-Etienne, Carrefour en compte déjà 12, et espère arriver à 15 d’ici à la fin de l’année. Leclerc, qui teste ce système à Lille dans un de ses magasins, envisage de le développer à Paris.
Le concept ? Au lieu de retirer en voiture ses courses préalablement commandées sur Internet, le client se rend à pied dans un point de retrait pour la récupérer. Ces surfaces de vente s’adossent à un hypermarché de la même enseigne situé à quelques kilomètres en périphérie de la ville pour s’approvisionner. Cela leur permet de proposer plus de références mais surtout des prix plus bas, notamment grâce à des économies de loyer par rapport à un magasin physique.
Dans le centre-ville d’Orléans, Carrefour a ouvert en février son premier « drive piéton » à consigne. Les achats sont stockés dans des casiers réfrigérés, dont les températures sont adaptées aux produits secs, frais et surgelés. Plus besoin d’attendre pour recevoir ses sacs de courses et en cas de retard, ils sont conservés deux heures après l’heure donnée. Une solution d’avenir ? A condition de ne pas oublier son numéro de commande et de ne pas craindre les lieux déshumanisés.

Et aussi : la baguette en libre-service
So French ! En tournant une petite vidéo de quelques secondes intitulée « Le futur, c’est maintenant », à Nod-sur-Seine, un village de 200 habitants dans le département de la Côte-d’Or, qui dispose d’un distributeur automatique de baguettes, un étudiant de Dijon ne pensait pas faire le buzz outre-Atlantique. Postée sur le réseau social de partage d’images Imgur, la vidéo a enregistré plus de deux millions de vues et des commentaires admiratifs ou surpris de nombre d’internautes américains. « This is violently French » (« C’est violemment français »), « If only Marie-Antoinette could see this » (« Si seulement Marie-Antoinette pouvait voir ça ! »). Une publicité inattendue pour le fabricant angevin de distributeurs maBaguette, qui a déjà installé plus de 700 unités partout en France.





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Ce qui frappe le plus dans le discours contemporain de l’économie circulaire est le hiatus entre ses objectifs proprement révolutionnaires et la modestie des mesures préconisées, uniquement incitatives, explique dans sa chronique l’historien Jean-Baptiste Fressoz.
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La fonction essentiellement incantatoire de l’économie circulaire tourne en rond

Ce qui frappe le plus dans le discours contemporain de l’économie circulaire est le hiatus entre ses objectifs proprement révolutionnaires et la modestie des mesures préconisées, uniquement incitatives, explique dans sa chronique l’historien Jean-Baptiste Fressoz.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h49
    |

Jean-Baptiste Fressoz (Chercheur CNRS au Centre Alexandre-Koyré d’histoire des sciences et des techniques de l’Ecole des hautes études en sciences ...







                        



                                


                            

Transformations. La feuille de route pour une économie 100 % circulaire présentée par le gouvernement le 23 avril s’inscrit dans l’avalanche de rapports sur l’économie circulaire, qui se succèdent à un rythme effréné : Re-Circle : resource efficiency and circular economy (OCDE, 2018), Circular economy package (Commission européenne, 2018), Economie circulaire : réconcilier croissance et environnement (Institut Montaigne, 2016), L’Economie circulaire. Une stratégie de croissance et de compétitivité pour les entreprises (Medef, 2014), etc.
Du Medef au groupe chimique BASF, de l’OCDE aux think tanks libéraux et aux états-majors du CAC 40, tout le monde ou presque est dans la boucle. Le premier ministre, Edouard Philippe, vante la « sobriété heureuse » et cite même Pierre Rabhi. Danone, grand vendeur de pots de yaourt en plastique, signe un partenariat avec la navigatrice Ellen MacArthur pour lutter contre le continent de plastique. Alteo, une entreprise qui des décennies durant a déversé des millions de tonnes de boues rouges dans la Méditerranée, explique « être à fond dans l’économie circulaire ».
L’écologie a-t-elle enfin conquis les multinationales ?
Il n’y a en fait aucune raison de s’étonner, ni d’ailleurs de se réjouir, de ces noces du libéralisme et du recyclage. C’est depuis son origine que le capitalisme industriel rêve d’écologie industrielle. En 1823, à Paris, alors que se multiplient les plaintes contre la pollution, le Journal du commerce, défenseur des intérêts industriels, s’émerveille du pouvoir de « l’industrie chimique, qui conserve ce que la nature tend à détruire, qui reproduit ce que l’homme consomme, qui rétablit ce qu’il déplace ».
L’idée, développée par les chimistes français en particulier, est que l’industrie, si elle est guidée par les savants et l’innovation, peut transformer parfaitement les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ En payant, sans doute très cher, pour les futures productions de l’ex-couple présidentiel américain, la plate-forme poursuit sa stratégie destinée à attirer des créateurs de renom, observe le chroniqueur économique du « Monde » Jean-Michel Bezat.
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« L’accord avec les Obama, un nouveau gros “coup” pour Netflix »

En payant, sans doute très cher, pour les futures productions de l’ex-couple présidentiel américain, la plate-forme poursuit sa stratégie destinée à attirer des créateurs de renom, observe le chroniqueur économique du « Monde » Jean-Michel Bezat.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 12h30
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. L’Amérique avait déjà eu un président acteur avec Ronald Reagan, elle a désormais un ancien président producteur avec Barack Obama. Un an et demi après avoir quitté la Maison Blanche, il a annoncé avoir signé avec Netflix un accord – au montant non dévoilé – pour produire avec son épouse Michelle des longs-métrages de fiction, des séries de télé-réalité et des documentaires (via leur société Higher Ground Productions), qui ­seront diffusés par la ­plate-forme de vidéos en ligne par abonnement.
Il n’est pas question d’en faire une machine de guerre contre Donald Trump, préviennent des proches du couple cités par le New York Times. Un peu messianique, Mme Obama dit avoir toujours eu « foi », comme son époux, « en la puissance du récit pour nous aider à ouvrir aux autres nos esprits et nos cœurs ». Et l’ex-président espère « cultiver et aider à s’affirmer les voix de talent, sources de créativité et d’inspiration qui promeuvent davantage d’empathie et de compréhension entre les ­peuples ». Ce qui, avouons-le, n’est pas vraiment l’esprit animant son successeur.

Netflix a sans doute payé très cher pour ce couple glamour qui avait déjà empoché 60 millions de dollars (près de 51 millions d’euros) de la maison d’édition Penguin Random House contre la promesse d’un livre chacun. Les productions Obama sur plusieurs années viendront enrichir le catalogue de la plate-forme et renforcer sa stratégie destinée à attirer des créateurs de contenus de renom. Les journaux professionnels américains n’hésitent pas à rapprocher l’opération des deux gros « coups » réalisés récemment par la plate-forme : l’accord à 300 millions de dollars avec le producteur à succès Ryan Murphy (« Glee », « The People vs O.J. Simpson ») et celui à 100 millions avec Shonda Rhimes (« Scandal », « Grey’s Anatomy ».
Montagnes de cash
Le rideau du 71e...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ De nombreux jeunes actifs sont confrontés à des difficultés pour trouver un logement, en raison de salaires trop faibles ou de contrats trop précaires.
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Logement : « Si on ne prononce pas le mot CDI, les agences ne cherchent même pas à comprendre »

De nombreux jeunes actifs sont confrontés à des difficultés pour trouver un logement, en raison de salaires trop faibles ou de contrats trop précaires.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 11h48
    |

                            Eléa Pommiers








                        



                                


                            

Etudiante, Olivia ne s’était jamais vraiment posé la question du logement. Diplômée en 2016, elle a quitté sa résidence universitaire de Montpellier pour l’Ile-de-France. C’est là qu’elle a trouvé un travail dans un grand cabinet de ressources humaines et a touché du doigt l’indépendance. Touché du doigt seulement. Car, avec son CDD de trois mois renouvelable, trouver un logement s’est avéré un combat.
« J’ai cherché en vain chez des particuliers, mais on me demandait trois fois le montant du loyer, un CDI hors période d’essai, et des garants », raconte la jeune femme dans un appel à témoignages lancé par Le Monde. Autant de garanties qu’elle n’a pas. Après un an de colocation à une heure de son lieu de travail, le CDI n’est toujours pas à l’ordre du jour. A 29 ans, 1 700 euros net par mois et un CDD d’un an, elle n’a eu d’autre choix que de se tourner vers un foyer de jeunes travailleurs.

Comme elle, de nombreux jeunes actifs font face à « de réelles difficultés d’accès au logement, et pas seulement à Paris », assure Tommy Veyrat, délégué national de l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), qui organise la semaine du logement des jeunes du 28 mai au 5 juin.
« A priori vis-à-vis des jeunes »
Selon la Fondation Abbé Pierre, en 2015, 1,5 million de jeunes vivaient chez leurs parents malgré un emploi rémunéré, en CDI à temps complet pour la moitié d’entre eux. Difficile de savoir combien y sont obligés. Mais une chose est sûre, selon Lucie Cahn, directrice générale de l’Association pour l’accès aux garanties locatives (APAGL) : « Les bailleurs ont toujours un a priori vis-à-vis des jeunes actifs. Ils ont beau être moins en impayé que les autres catégories d’âge, ils sont plus mobiles, ont moins de stabilité dans l’emploi, et ont souvent des ressources plus faibles. »
De véritables contraintes quand il s’agit d’accéder à la location, mode de logement largement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Pour sortir de la crise sur le coût et le calendrier du supermétro, l’Etat a nommé un ingénieur expert en infrastructures de transport à la tête de la Société du Grand Paris. Portrait.
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Thierry Dallard, chef de chantier du Grand Paris Express

Pour sortir de la crise sur le coût et le calendrier du supermétro, l’Etat a nommé un ingénieur expert en infrastructures de transport à la tête de la Société du Grand Paris. Portrait.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 14h49
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Sa thèse de doctorat en mécanique des fluides a fait de lui un spécialiste du chaos, mais ce n’est pas ce qui a présidé à la nomination de Thierry Dallard à la tête du Grand Paris Express. Pour remettre le supermétro sur ses rails après la crise des neuf derniers mois, l’Etat a appelé au secours un ingénieur des Ponts fort d’une solide expérience dans le suivi de chantier.

Expert en infrastructures de transport passé par le public et par le privé, familier des coulisses de l’Etat comme des relations avec les élus locaux et les entreprises de travaux publics, M. Dallard devrait prendre, fin mai, à bientôt 52 ans, la présidence du directoire de la Société du Grand Paris (SGP). L’établissement public est chargé de réaliser ce réseau hors normes de 200 kilomètres de métro automatique, en majeure partie souterrain, de 68 gares et 7 centres techniques.
Après deux préfets au profil très politique – Etienne Guyot et Philippe Yvin –, c’est la première fois qu’un spécialiste des chantiers d’infrastructures est porté à la direction de la SGP. Un choix pas si évident : certains dans l’appareil d’Etat auraient préféré piocher à nouveau dans la préfectorale, ou un profil de financier.
« Au chevet d’un malade, on fait venir un médecin. Cela me semble plutôt une bonne idée de choisir un ingénieur pour conduire un chantier », glisse Thierry Dallard. Avant d’ajouter, prudent : « Cela dit, j’ai connu des préfets qui auraient fait d’excellents maîtres d’ouvrage… »
« Un projet mythique, grandiose »
Normalien, diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, Thierry Dallard a mené des projets d’infrastructures pendant dix ans pour des services déconcentrés du ministère des transports en Provence avant d’intégrer des directions centrales en 2004. En 2007, il a rejoint la direction de Meridiam, un fonds d’investissement spécialisé dans le financement privé d’infrastructures publiques. Il a ainsi pris part à la maîtrise d’ouvrage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Mobilisation contre la réforme de la SNCF en 2018, la loi travail en 2016, le plan Juppé en 1995, Mai 68 ou encore mai-juin 1936… La France est connue pour ses grèves massives et récurrentes.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Bruxelles propose désormais à Washington de discuter d’un accord de libre-échange.
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Taxes sur l’acier et l’aluminium : l’Europe prête à transiger avec les Etats-Unis

Bruxelles propose désormais à Washington de discuter d’un accord de libre-échange.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h52
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

A une semaine de la possible imposition, par le président américain, Donald Trump, de taxes sur leurs exportations d’acier et d’aluminium, les Européens sont toujours dans l’expectative, mais désormais prêts à transiger pour éviter ces mesures jugées injustes et, surtout, échapper à une future guerre commerciale.
Réunis à Bruxelles, mardi 22 mai, les ministres de l’économie des Vingt-Huit doivent ainsi entériner les propositions d’ouverture faites par leurs dirigeants la semaine précédente, lors d’un sommet à Sofia (Bulgarie).

« Pas question de négocier avec un pistolet sur la tempe », ont répété en chœur les responsables officiels, mais d’accord, une fois acquises les exemptions de taxes sur l’acier et l’aluminium, pour « approfondir la relation énergétique avec les Etats-Unis, notamment dans le secteur du gaz naturel liquéfié ». Comprendre : pour en acheter davantage aux Américains.
D’accord aussi pour débattre d’un abaissement des droits de douane pour les voitures américaines en échange d’un accès amélioré des entreprises européennes aux marchés publics des Etats-Unis.
Des concessions suffiront-elles à convaincre le président américain de remiser ses taxes au placard ? Rien n’est moins sûr
A Bruxelles, on refuse en bloc d’évoquer le retour du Tafta (traité de libre-échange transatlantique), l’accord négocié avec Washington sous le mandat d’Obama, tant il avait mauvaise presse auprès des opinions publiques surtout au sud de l’Europe, et d’inclure dans les futures discussions les échanges de denrées agricoles, autre sujet épidermique. La France, très ferme, ne veut pas entendre parler de ce type de négociation avec un pays qui a quitté les accords de Paris sur le climat.
Pour autant, d’aucuns en conviennent : si des abaissements de tarifs douaniers sont mis sur la table (cette hypothèse n’a pas été formulée explicitement à Sofia), alors les discussions pourraient quand même s’orienter vers un accord...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Au cœur des revendications des écrivains, des questions de rémunérations et de retraites.
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Les auteurs se mobilisent contre la précarité de leur situation économique

Au cœur des revendications des écrivains, des questions de rémunérations et de retraites.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 10h30
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Une exaspération poussée à son paroxysme. C’est pour dire leur colère et leur sentiment d’abandon que les auteurs organisent, mardi 22 mai, les premiers Etats généraux du livre, sous la houlette du Conseil permanent des écrivains (CPE), à la Maison de la poésie, à Paris. Ni la ministre de la culture, Françoise Nyssen – pourtant à la tête des éditions Actes Sud avant d’arriver Rue de Valois –, ni Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, n’avaient prévu d’y participer selon les organisateurs.
La liste des revendications des écrivains grossit à vue d’œil, tout comme la liste des auteurs signataires mobilisés, parmi lesquels Jean Rouaud, Lydie Salvayre, Chantal Thomas, Patrick Grainville, Nathalie Azoulai et, fait rarissime, même les vendeurs de best-sellers comme Pierre Lemaître, Marc Levy, Guillaume Musso et Tatiana de Rosnay. Au nombre de 20 000, ils réclament des réformes. « Le fossé entre la dimension symbolique et la condition sociale des auteurs se creuse de façon vertigineuse », regrette Marie Sellier, présidente de la Société de gens de lettres (SGDL). Une partie de leurs difficultés tient à l’inflation du nombre de nouveaux titres édités chaque année : 76 000 en 2017, voire 81 000 en comptant les ouvrages autoédités. « Soit 200 nouveautés par jour », rappelle Pascal Ory, président du CPE.
A côté de la question de la surabondance de titres, le sujet qui fâche est celui de la rémunération. Les à-valoir fondent et les auteurs ne sont payés par les éditeurs qu’une fois par an. Moins bien, donc, que les fournisseurs. « Qu’on arrête de faire de la trésorerie sur notre dos », se plaint Marie Sellier. Tous unis, les syndicats d’auteurs refusent d’être les laissés-pour-compte des réformes fiscales et sociales en cours.

Casse-tête juridique
Autre point de friction, mais avec les pouvoirs publics cette fois, la hausse de la CSG. Mise en place au 1er janvier, elle a été compensée par...




                        

                        

