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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ C’est à 18 heures que sont attendus les premiers résultats sur la nouvelle plateforme où plus de 800 000 lycéens ont fait leurs vœux d’inscription.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Des incidents ont eu lieu avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement. Dix-sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Manifestation des fonctionnaires : plus de 16 000 personnes à Paris

Des incidents ont eu lieu avenue Daumesnil, dans le 12e arrondissement. Dix-sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h03
   





                        



   


La manifestation parisienne pour défendre le statut des fonctionnaires et les services publics, à l’appel de neuf organisations syndicales, a été émaillée, mardi 22 mai, d’incidents.
De brèves échauffourées ont éclaté entre des forces de l’ordre – qui ont fait usage de canon à eau et de gaz lacrymogène – et quelques dizaines de manifestants encagoulés en marge du cortège de fonctionnaires. Après le passage du cortège place de la Bastille, quelques dizaines de manifestants ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (12e arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. A l’issue de ces brefs heurts, 17 personnes ont été interpellées pour « participation à un groupement violent », selon la préfecture de police.

https://t.co/SCb1jqyRYb— Benoit_Floc_h (@Benoît Floc'h)


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Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a par ailleurs été invectivé par des manifestants aux cris de « dégage, pourri », « barre-toi », « à bas le parti socialo ».
Selon le comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias dont Le Monde, 16 400 personnes y participaient ; contre 15 000 personnes selon les chiffres transmis par la préfecture de police. Les organisateurs n’ont encore fait état d’aucun comptage. Plus de 130 manifestations ont également eu lieu un peu partout en France.
Unité syndicale
Pour la première fois depuis 2010, Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO), Laurent Berger (CFDT), Luc Bérille (UNSA) et Philippe Louis (CFTC), défilent ensemble à Paris. Des étudiants se sont joints à la manifestation, certains positionnés en avant du carré de tête. « Tolbiac en lutte », ou « Même Macron, même combat », proclamaient des pancartes.
« A chaque fois que nous avons des propositions communes, des préoccupations communes, nous sommes ensemble, c’est le cas aujourd’hui, tant mieux », s’est réjoui Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. « Les agents publics sont malmenés aujourd’hui et ils méritent d’être respectés », a-t-il souligné.
L’unité syndicale est « une très bonne chose », a insisté de son côté Philippe Martinez (CGT). Pour lui, « le message c’est la défense des services publics, c’est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République », et la défense de « l’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire ».
Pascal Pavageau (FO) a jugé « très bien qu’il y ait une mobilisation avec l’ensemble des secrétaires généraux » des organisations syndicales, « bien sûr pour soutenir les fonctionnaires mais d’une manière générale pour dire : maintenant ça s’arrête ! ». « Si le gouvernement n’entend pas (…), ça pourrait prendre une dimension interprofessionnelle », a-t-il prédit.
C’est la troisième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron que les fonctionnaires sont appelés à protester contre le gel du point d’indice, la réintroduction du jour de carence ou encore la suppression annoncée de 120 000 postes d’ici à 2022. Outre celle de Paris, entre 130 et 140 manifestations sont prévues dans la journée pour cette démonstration de force.

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Premiers chiffres de la mobilisation
A la mi-journée, le taux de participation au mouvement de grève s’élevait à 9,77 % dans la fonction publique d’Etat (contre 10,41 % lors de la dernière journée de mobilisation des fonctionnaires, le 22 mars) et à 6,3 % dans la fonction publique territoriale (contre 4,95 % en mars), selon une source à Bercy. Le taux de participation de la fonction publique hospitalière n’était pas encore connu.
Le mouvement de grève était également suivi par 12,57 % des enseignants, premier et second degré confondus, selon le ministère de l’éducation nationale, en baisse par rapport au 22 mars, où il était de 14,54 %.
A Lyon, 800 personnes ont manifesté, selon la police, 4 000 selon les organisateurs. On pouvait lire sur des banderoles : « Licencions les actionnaires, embauchons des fonctionnaires ».
A Marseille, près de 45 000 personnes ont participé à la mobilisation, selon les organisateurs. Les chiffres des autorités n’étaient pas connus dans l’immédiat.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le président a présenté des mesures pour les quartiers populaires, mardi à l’Elysée, devant des centaines d’habitants et d’acteurs des banlieues.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Banlieues : pas de plan mais une « nouvelle méthode », annonce Macron

Le président a présenté des mesures pour les quartiers populaires, mardi à l’Elysée, devant des centaines d’habitants et d’acteurs des banlieues.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 15h55
   





                        



   


Il n’y aura donc pas de plan banlieues. Devant plusieurs centaines de personnes, dont le premier ministre et une partie du gouvernement, des élus locaux, entrepreneurs et responsables associatifs, réunies à l’Elysée mardi 22 mai, Emmanuel Macron a présenté des mesures pour les quartiers populaires. Ces annonces étaient très attendues après la remise, le 26 avril, du rapport « Vivre ensemble, vivre en grand », rédigé par l’ex-ministre centriste Jean-Louis Borloo et censé inspirer le chef de l’Etat en matière de politique de la ville.

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Le président a d’emblée prévenu qu’il n’allait « pas annoncer un plan ville, un plan banlieues », y voyant-là une stratégie « aussi âgée que [lui] », et appelant à « changer de méthode ». Cette méthode de plans spécifiques « a apporté des choses » mais « on est au bout » de ce que cela a pu produire, et « aujourd’hui poursuivre dans cette logique est poursuivre dans l’assignation à résidence, la politique spécialisée » et « je n’y crois pas », a-t-il dit, ajoutant :
« L’objectif de notre politique est de faire que partout, dans tous les lieux de la République, chacune et chacun retrouve sa dignité. »
Avant la présentation, M. Macron a débattu pour la première fois avec les 25 membres du conseil présidentiel des villes, « une force de proposition » regroupant des habitants, des entrepreneurs ou des acteurs locaux, comme un proviseur de lycée.
Création d’une Agence nationale de cohésion des territoires
Le président a évoqué une « Agence nationale de cohésion des territoires », assurant souhaiter « qu’on garde l’ANRU [Agence nationale pour la rénovation urbaine] ». Mais « nombre de nos territoires ont un problème d’équipements » et « dans le cadre de cette Agence nationale de cohésions des territoires », il faut « qu’on réfléchisse à avoir cet opérateur de rattrapage qui permette, dans les quartiers comme dans les zones rurales » de « mobiliser les financements publics » et « tous les acteurs ».
Concernant les copropriétés dégradées, il a souhaité « qu’on puisse accompagner les établissements fonciers » et « définir d’ici juillet une dizaine d’opérations d’intérêt national qui permettent d’accélérer le travail de requalification ».
Un plan de lutte contre le trafic de drogues
« Un plan de lutte contre le trafic de drogue » sera finalisé « d’ici juillet » car pour l’instant « on a perdu la bataille du trafic dans de nombreuses cités », a reconnu Emmanuel Macron, rappelant que des policiers avaient été mis en joue lundi par des hommes armés de kalachnikovs dans une cité sensible de Marseille.
Dénonçant un « embrasement des trafics », il s’est prononcé pour « un plan de mobilisation générale » contre ces « trafics internationaux » qui « conduisent aux pires des crimes ».
30 000 stages de troisième pour les jeunes des quartiers
Emmanuel Macron a fait savoir que 15 000 stages de 3e allaient être proposés par les entreprises et 15 000 autres par l’Etat pour en faire profiter les jeunes des quartiers populaires qui ont beaucoup de mal à en trouver. Une « bourse des stages » sera mise en place d’ici à septembre à cet effet.
Une rénovation urbaine
Une opération « Cœur de quartiers » sera lancée d’ici à juillet sur des « premières cibles » avec pour objectif « de les faire sortir en six mois » de leur situation dégradée.
Un appel aux grandes entreprises
Le président a annoncé qu’il réunirait « en juillet l’ensemble » des grandes entreprises françaises, les appelant à « prendre leur part » dans la lutte contre le chômage qui affecte un jeune sur trois dans les quartiers pauvres.
« Je veux que vous preniez votre part », a dit le président de la République à l’adresse des entreprises qui composent l’indice boursier regroupant les 120 principales valeurs françaises, les appelant à la « mobilisation générale ». Il a également prévu de mettre en place des « testing » antidiscrimination dans les 120 plus grandes entreprises.
Une « instance de recours » sur l’équité territoriale
Emmanuel Macron s’est dit favorable à la création en juillet d’une « instance de recours pour les habitants comme les élus » et à un « débat d’évaluation sur l’équité territoriale au Parlement ».
« Je souhaite que pour le mois de juillet, on puisse réfléchir à une organisation collective (…) où l’on puisse avoir une instance de recours pour les habitants, comme pour les élus », sur l’équité territoriale, a-t-il annoncé. « Je ne suis pas sûr de vouloir recréer une Cour, mais je trouve que l’idée d’une équité territoriale et d’avoir une instance de recours et de la transparence sur ce sujet est une bonne idée. »
Les maires « informés » des personnes fichées pour radicalisation
Emmanuel Macron a souhaité mardi que les préfets « échangent » avec les maires sur la présence dans leurs communes des personnes fichées pour radicalisation islamiste identifiées comme les plus à risque, et recensées dans le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).
Expliquant que « beaucoup de maires disent : “J’ai de l’insécurité chez moi, j’ai des ‘fichés S’, je ne le sais pas, je voudrais le savoir” », il a rappelé qu’un « fiché S » « n’est pas un terroriste ou en passe de l’être » mais que ce fichier est « un instrument de renseignement pour les services ».
« Les personnes identifiées comme les plus à risque, qui sont dans un fichier qu’on appelle FSPRT, et qui sont revues par les préfets de manière régulière avec un compte-rendu au ministre, ces personnes-là, pour les plus sensibles, il est normal que le préfet ait maintenant de manière systématique, et dans une charte qu’on va rendre transparente, un dialogue avec les maires pour pouvoir échanger », a-t-il affirmé.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le PDG est entendu quelques semaines après le scandale Cambridge Analytica sur les données personnelles. Posez vos questions à nos journalistes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Voici les engagements de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, extraits du programme en 29 points établi par les deux partis qui s’apprêtent à gouverner l’Italie.
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Italie : Europe, défense, Russie... les principaux points du contrat de coalition entre la Ligue et le M5S

Voici les engagements de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, extraits du programme en 29 points établi par les deux partis qui s’apprêtent à gouverner l’Italie.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h47
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            
DOCUMENT. [C’est un texte qu’il ne faudrait surtout pas prendre à la légère. Le « contrat pour un gouvernement de changement » présenté lundi 21 mai, au palais du Quirinal, au président de la République italienne, Sergio Mattarella, dont Le Monde publie ici de larges extraits, est le premier document produit par l’alliance entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, les deux formations ayant obtenu à elles deux la majorité au soir des élections du 4 mars. Il est censé, pour ses auteurs, constituer la feuille de route du gouvernement. Or, dans sa forme comme dans le fond qu’il exprime, il constitue une profonde rupture dans l’histoire de la démocratie italienne.
D’abord, il se veut un « contrat », autrement dit un texte contraignant entre les parties, donnant corps à la coalition. Présenté par le dirigeant du M5S, Luigi Di Maio, comme l’équivalent des très stricts contrats de coalition allemands, il n’a en réalité pas grand-chose à voir avec ce genre de documents politiques. Il se borne, en une trentaine d’articles classés par ordre alphabétique et un préambule, à formuler des objectifs, rarement chiffrés, que les deux parties s’approprient, et s’engagent par leur signature à défendre ensemble.
Dans le détail, plutôt que de chercher des terrains d’entente, de poser noir sur blanc les éléments d’un compromis, forcément douloureux, la logique a plutôt été de superposer les revendications. Aussi le leader de la Ligue, Matteo Salvini, a-t-il raison de dire que « 90 % du programme de la Ligue y est ». Le problème est que Luigi Di Maio (M5S), dont les vues sur de nombreux sujets sont très différentes, peut assurer la même chose à sa base…
Le résultat est un curieux patchwork sans véritable cohérence idéologique. Il se fait dangereusement précis pour définir les contours d’un tour de vis sécuritaire sans précédent, mais reste parfois allusif sur certains sujets explosifs (la fin de...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Mercredi matin, les syndicats annonceront les résultats de la consultation « vot’action » qu’ils ont organisée depuis le 14 mai et jusqu’à mardi soir.
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SNCF : les prévisions de trafic pour le 11e épisode de grève

Mercredi matin, les syndicats annonceront les résultats de la consultation « vot’action » qu’ils ont organisée depuis le 14 mai et jusqu’à mardi soir.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h47
   





                        


Le 11e épisode de grève, à l’appel des syndicats CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire et CFDT-Cheminots commence mardi 22 mai à 20 heures. Il s’achèvera vendredi à 7 h 55. De son côté, SUD-Rail, autre syndicat représentatif à la SNCF, a lancé un appel illimité à la grève.
La direction de la SNCF a annoncé prévoir trois TGV sur cinq, un TER et Transilien sur deux, ainsi que deux trains Intercités sur cinq. A l’international, il y aura deux trains sur trois, selon les prévisions de trafic de la direction.
En Ile-de-France, il est prévu un trafic normal pour le RER A. Pour le RER B, un train sur deux est prévu sur la partie nord et deux trains sur trois sur sa partie sud. Un RER C sur deux devrait circuler.
Dans le détail, concernant les TGV, il y aura trois trains sur quatre sur l’axe Est et pour les Ouigo, un train sur deux sur l’axe Atlantique, ainsi que trois trains sur cinq sur les axes nord et sud-est.
Vendredi, lors du précédent épisode de grève, un TGV sur deux et quatre TER sur dix ont circulé, pour un taux global de grévistes en recul.
Résultats de la consultation « vot’action »
Mercredi matin, CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire, CFDT-Cheminots et SUD-Rail annonceront les résultats de la consultation « vot’action » qu’ils ont organisée depuis le 14 mai et jusqu’à mardi soir. « Etes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ? » est la question posée sur les bulletins de vote. Cette consultation a été qualifiée de « pétition » par la direction de la SNCF. Elle n’a « aucune légitimité », a jugé le patron du groupe, Guillaume Pepy.
De leur côté, les sénateurs de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable examineront, mercredi, le projet de loi de réforme ferroviaire, qui arrivera en séance publique au Sénat à partir du 29 mai, avant un vote solennel prévu le 5 juin.


Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ De nombreux jeunes actifs sont confrontés à des difficultés pour trouver un logement, en raison de salaires trop faibles ou de contrats trop précaires.
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Logement : « Si on ne prononce pas le mot CDI, les agences ne cherchent même pas à comprendre »

De nombreux jeunes actifs sont confrontés à des difficultés pour trouver un logement, en raison de salaires trop faibles ou de contrats trop précaires.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 11h48
    |

                            Eléa Pommiers








                        



                                


                            

Etudiante, Olivia ne s’était jamais vraiment posé la question du logement. Diplômée en 2016, elle a quitté sa résidence universitaire de Montpellier pour l’Ile-de-France. C’est là qu’elle a trouvé un travail dans un grand cabinet de ressources humaines et a touché du doigt l’indépendance. Touché du doigt seulement. Car, avec son CDD de trois mois renouvelable, trouver un logement s’est avéré un combat.
« J’ai cherché en vain chez des particuliers, mais on me demandait trois fois le montant du loyer, un CDI hors période d’essai, et des garants », raconte la jeune femme dans un appel à témoignages lancé par Le Monde. Autant de garanties qu’elle n’a pas. Après un an de colocation à une heure de son lieu de travail, le CDI n’est toujours pas à l’ordre du jour. A 29 ans, 1 700 euros net par mois et un CDD d’un an, elle n’a eu d’autre choix que de se tourner vers un foyer de jeunes travailleurs.

Comme elle, de nombreux jeunes actifs font face à « de réelles difficultés d’accès au logement, et pas seulement à Paris », assure Tommy Veyrat, délégué national de l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), qui organise la semaine du logement des jeunes du 28 mai au 5 juin.
« A priori vis-à-vis des jeunes »
Selon la Fondation Abbé Pierre, en 2015, 1,5 million de jeunes vivaient chez leurs parents malgré un emploi rémunéré, en CDI à temps complet pour la moitié d’entre eux. Difficile de savoir combien y sont obligés. Mais une chose est sûre, selon Lucie Cahn, directrice générale de l’Association pour l’accès aux garanties locatives (APAGL) : « Les bailleurs ont toujours un a priori vis-à-vis des jeunes actifs. Ils ont beau être moins en impayé que les autres catégories d’âge, ils sont plus mobiles, ont moins de stabilité dans l’emploi, et ont souvent des ressources plus faibles. »
De véritables contraintes quand il s’agit d’accéder à la location, mode de logement largement...




                        

                        


<article-nb="2018/05/22/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le théologien musulman, mis en examen pour viols, demandait sa remise en liberté pour des raisons de santé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

La cour d’appel refuse la remise en liberté de Tariq Ramadan

Le théologien musulman, mis en examen pour viols, demandait sa remise en liberté pour des raisons de santé.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h32
   





                        



   


La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a décidé, mardi 22 mai, que Tariq Ramadan, incarcéré depuis début février dans le cadre d’une enquête pour viols, resterait en détention, confirmant ainsi la décision prise début mai par le juge des libertés et de la détention.
Au cours de l’audience devant la chambre de l’instruction, en l’absence de l’islamologue suisse de 55 ans, sa défense a de nouveau invoqué son état de santé et dénoncé des « contradictions » dans le récit des plaignantes.
« M. Ramadan n’a rien à faire en prison, il peut tout à fait être en liberté. Nous avons proposé une caution, une assignation à résidence, la remise de son passeport. Tout ceci m’apparaît amplement suffisant et nécessaire pour que l’information judiciaire se déroule dans de bonnes conditions », a expliqué son avocat, Emmanuel Marsigny. Il a réclamé une nouvelle expertise médicale, avançant que l’état de santé de son client se détériorait et qu’il ne recevait pas en détention les soins nécessaires. La cour d’appel a aussi rejeté cette demande.
Audience le 5 juin
Tariq Ramadan, atteint d’une sclérose en plaques dont le traitement a été jugé compatible avec la détention par une expertise, est écroué depuis sa mise en examen le 2 février pour deux viols présumés, dont l’un sur une personne vulnérable, qu’il conteste vigoureusement.

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                Atteint de sclérose en plaques, Tariq Ramadan peut être soigné en prison



L’avocat général a insisté sur la nécessité de garantir la présence de Tariq Ramadan en France, d’éviter d’éventuelles pressions sur les accusatrices et de prévenir le renouvellement des faits. Et ce, alors que toutes les plaignantes n’ont pas encore été entendues et que des confrontations sont envisageables entre l’islamologue et ses accusatrices.
L’enquête a été déclenchée en octobre par les plaintes de deux femmes, dans le sillage du scandale Weinstein aux Etats-Unis. Elles ont été rejointes en mars par une troisième.
L’audition prévue le 5 juin de Tariq Ramadan – la première depuis sa garde à vue – pourrait conduire à une nouvelle mise en examen pour ces faits. Une quatrième femme a également déposé plainte pour viol à Genève.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Un commando d’une dizaine d’hommes a mené une action qualifiée d’« intimidation » lundi après-midi dans la cité de La Busserine. Un guetteur aurait été kidnappé.
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A Marseille, des policiers mis en joue par des malfaiteurs cagoulés dans une cité

Un commando d’une dizaine d’hommes a mené une action qualifiée « d’intimidation » lundi après-midi dans la cité de la Busserine. Un guetteur aurait été kidnappé.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h41
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Une action d’intimidation liée au trafic de stupéfiants qui pourrait avoir été ponctuée par l’enlèvement d’un guetteur. C’est la piste qui se dessine, selon le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, pour expliquer l’irruption d’un commando d’une dizaine d’hommes cagoulés et armés, lundi 21 mai en milieu d’après-midi, au cœur de la cité de la Busserine dans le 14e arrondissement de Marseille. Une opération particulièrement violente, en partie filmée par un habitant et diffusée sur les réseaux sociaux, provoquant une importante vague d’émotion et de nombreuses réactions politiques, dont celle du président de la République Emmanuel Macron, qui a exprimé son « extrême inquiétude » devant les faits.
« Ces faits relèvent à l’évidence du narcobanditisme des cités, dans ce qui pourrait s’assimiler à une lutte de territoire par rapport à différents points de vente de stupéfiants », a précisé M. Tarabeux, lors d’une conférence de presse, mardi 22 mai. Le procureur de la République a également confirmé que des policiers ont été mis en joue à deux reprises par les malfaiteurs pendant leur fuite, sans qu’aucun tir n’ait lieu directement à leur encontre. « Des projectiles d’armes de calibre 9 millimètres et 7,62, c’est-à-dire d’une arme longue de type kalachnikov ont été retrouvées sur place, mais aucun blessé par balle n’est à déplorer », a détaillé le préfet de police des Bouches-du-Rhône Olivier de Mazières. Au total, une vingtaine de douilles aurait été comptabilisée, ce qui, de source policière, « n’est pas un total très important dans une action de cette ampleur ».
Un habitant de la cité « présent sur le cheminement » du commando a été frappé à la tête à coups de crosse. Sa blessure a entraîné trois jours d’incapacité totale de travail. « Devant les enquêteurs, cet homme n’a pas été en capacité de donner des éléments précis sur ses agresseurs », a révélé Xavier Tarabeux.
Si le mobile n’est pas précisément connu, le déroulement des faits est désormais plus clair. Lundi 21 mai, autour de 16 h 45, trois véhicules, des Renault Megane, font irruption au milieu de la cité de la Busserine, un grand ensemble accueillant près de quatre mille habitants dans les quartiers nord de Marseille. Le site est connu pour abriter un important trafic de drogue, comme d’autres cités voisines, mais aussi une importante vie culturelle et sociale, autour de son école, de son stade et de son centre social.
Armes de poing et kalachnikovs
Trois individus aux visages dissimulés sortent d’abord d’un des véhicules et « ouvrent le feu sans viser ». Ils sont rapidement rejoints par quatre autres personnes, qui tiennent, elles aussi, des armes de poing ou de type kalachnikov. La vidéo tournée par un des habitants montre les malfaiteurs prenant leur temps pour bloquer les accès à la place, mettant en joue des habitants tétanisés. Selon M. Tarabeux, plusieurs témoins ont raconté que certains des agresseurs portaient des brassards de police et qu’au moins un des véhicules était équipé d’un gyrophare. Un détail confirmé par un équipage de police qui croisera la voiture quelques minutes plus tard.
« Un équipage de la brigade anticriminalité présent à proximité s’est rendu sur place, ce qui a provoqué la fuite de ces individus », explique le préfet de police, M. de Mazières. L’une des Megane s’est alors retrouvée face au véhicule de la BAC et les malfaiteurs ont tiré plusieurs coups de feu en l’air, après avoir mis en joue les policiers, qui, alors, n’ont pas riposté, selon le procureur de la République.
Quelques minutes plus tard, un second face-à-face allait confronter policiers et malfaiteurs en fuite, sur la bretelle d’autoroute des Arnavaux, toujours dans le 14e arrondissement de Marseille. Mis en joue par un des individus assis à l’arrière d’une des Megane, un policier de la compagnie de sécurisation et d’intervention a fait feu à quatre reprises en direction du véhicule à bord duquel circulaient quatre individus cagoulés. Son tir a brisé la vitre avant côté conducteur, mais n’a pas empêché le véhicule de s’engager sur l’autoroute en direction de Martigues et, ainsi, de s’échapper.

Marseille : fusillade vers 17 h dans le quartier de la Busserine (14e). Des hommes cagoulés et armés sont entrés da… https://t.co/HUZ1U1W0Mr— EricMiguet (@Eric Miguet)


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Un témoin raconte un enlèvement
Deux véhicules ont été retrouvés incendiés quelques heures après les faits. Le premier dans une artère du 15e arrondissement, rue du Vallon-des-Pins. Le second à Saint-Victoret, à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville. « Selon toute vraisemblance, ces découvertes sont à rapprocher de l’action menée à la Busserine », a confirmé Xavier Tarabeux.
Le procureur de la République a également confirmé qu’un témoin présent à la cité la Busserine au moment des faits a indiqué aux enquêteurs avoir vu un individu se faire enlever par le commando. « Cette personne, dont il ne connaît pas le nom mais qui fait fonction de guetteur dans un trafic de drogue, a été prise en chasse par une des deux Megane avant d’être rattrapé par ce véhicule et d’être forcé de monter dans le coffre de ce véhicule, au niveau du stade de football », a précisé M. Tarabeux. La piste ne repose, pour l’instant, que sur un seul témoignage, mais est prise très au sérieux par les enquêteurs qui ne disposent ni de l’identité ni de l’âge de l’otage présumé. « Cet individu n’a pas encore été retrouvé. Nous sommes sur ce seul témoignage et aucun signalement n’a par ailleurs été reçu par les services de police », a insisté le procureur de la République.
A Marseille, où neuf règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants ont déjà été comptabilisés depuis le début de l’année, cette action commando rappelle forcément un autre fait divers spectaculaire. En février 2015, à la cité de la Castellane, une fusillade entre des policiers et des trafiquants de drogue qui avaient recruté des « mercenaires kosovars » pour une opération commando contre des concurrents. De nombreux coups de feu avaient été échangés, sans faire de blessé. Jugés le 6 avril, ces trafiquants ont été condamnés à des peines allant jusqu’à treize ans de prison.
L’action commando de la Busserine, relayée par la vidéo postée sur les réseaux sociaux, a fait réagir le monde politique. Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, a dénoncé « avec plus grande fermeté la nouvelle attaque abjecte contre [les] policiers. (…) Le dispositif cosmétique de police de la sécurité du quotidien (…) n’endiguera pas la recrudescence de la délinquance », a ajouté l’élu.
« Je retiens de cet événement sa gravité et la nécessité de réagir très fermement, très rapidement là-dessus. J’y vois aussi la démonstration que notre dispositif de police de sécurité du quotidien commence à faire ses preuves puisque les policiers étaient présents à proximité immédiate et sont intervenus extrêmement rapidement », a estimé, de son côté, le préfet de police Olivier de Mazières.

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Affaire French Tech : Muriel Pénicaud placée sous le statut de témoin assisté

Ce statut est pour l’instant à l’avantage de la ministre, dont le vaste projet de loi sur la formation, l’assurance-chômage et l’apprentissage arrive en commission à l’Assemblée dans une semaine.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h03
   





                        



   


Après cinq heures d’audition chez les juges du pôle financier qui enquêtent sur le déplacement organisé en 2016 pour Emmanuel Macron à Las Vegas, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a été placée sous le statut de témoin assisté, a déclaré son avocat, mardi 22 mai.
Muriel Pénicaud évite donc une mise en examen dans cette enquête pour « favoritisme et recel de favoritisme » visant Business France (BF), l’organisme public de promotion de l’économie française à l’étranger dont elle était directrice générale à l’époque. Interrogée à sa sortie du tribunal, la ministre n’a pas souhaité faire de commentaire.
Même si les juges peuvent revoir leur position et prononcer ultérieurement une mise en examen, ce statut de témoin assisté est pour l’instant à l’avantage de la ministre, dont le vaste projet de loi sur la formation, l’assurance-chômage et l’apprentissage arrive en commission à l’Assemblée dans une semaine.

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Rapport critique de l’Inspection générale des finances
Le 6 janvier 2016, Emmanuel Macron, ministre de l’économie qui cachait de moins en moins ses ambitions présidentielles, avait rencontré des centaines d’entrepreneurs français lors d’une soirée au Consumer Electronics Show (CES), grand-messe de l’innovation technologique.
Contrainte de monter cette opération de plus de 300 000 euros en urgence sous la pression du cabinet du ministre, BF l’avait intégralement confiée à l’agence Havas, sans recourir à la mise en concurrence prévue par le code des marchés publics pour de telles sommes.
C’est un rapport critique de l’Inspection générale des finances (IGF) transmis par Bercy qui avait conduit le parquet de Paris à ouvrir cette enquête en mars 2017, confiée le 7 juillet à trois magistrats instructeurs.
Havas affirme au contraire avoir été sollicité légalement en vertu d’un contrat-cadre signé six mois plus tôt avec BF et qui lui octroyait une forme d’exclusivité. Pour l’évènement, l’agence avait perçu 289 019 euros, après renégociation.
Les enquêteurs cherchent néanmoins à déterminer si Havas a pu être favorisé par rapport à ses concurrents et si Muriel Pénicaud a eu connaissance en amont des modalités d’organisation et d’éventuels dysfonctionnements, ce qu’elle a toujours nié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’incident s’est produit lors de heurts avec des gendarmes en marge des travaux de déblaiement.
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Notre-Dame-des-Landes : un homme grièvement blessé dans la ZAD en ramassant une grenade

L’incident s’est produit lors de heurts avec des gendarmes en marge des travaux de déblaiement.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 15h31
   





                        


La procureure de la République de Saint-Nazaire, Sylvie Canovas, a expliqué que l’incident s’était déroulé en marge de travaux de déblaiement de squats détruits, mardi 22 mai.
Selon les premiers éléments de l’enquête, une cinquantaine d’opposants radicaux encagoulés se sont attaqués aux forces de l’ordre à proximité du lieu-dit La Lande de Rohanne, en leur jetant notamment des cocktails Molotov et des projectiles. Pour se dégager, les forces de l’ordre ont répliqué par des jets de grenade, a déclaré Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, dans un communiqué. C’est à ce moment-là qu’un homme de 30 ans a eu la main arrachée en ramassant une grenade offensive GLI-F4, selon une source proche du dossier.

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« Cet homme a été grièvement blessé à la main en ramassant une grenade et se trouve en cours d’évacuation vers un hôpital », a déclaré Mme Canovas, qui se rendait sur place. Ses jours ne sont pas en danger, selon une source proche du dossier.
« La personne blessée a été traînée par les GM [gendarmes mobiles] pour l’évacuer de la Chateigne, avant d’être emmenée en ambulance à 12 h 30 sur le chemin de Suez par la Saulce. Flics, hors de nos vies », pouvait-on lire sur le site Internet de la ZAD.
« Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Nazaire et confiée à la section de recherches de Nantes pour déterminer les circonstances précises des blessures occasionnées. L’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a par ailleurs été saisie afin de préciser les circonstances de cette intervention », a déclaré M. Collomb, dans un communiqué.
Des grenades dont l’emploi est encadré
Les faits se sont déroulés à proximité du lieu-dit de la Chateigne, un des habitats précaires évacués par les gendarmes la semaine dernière.
Les travaux de déblaiement portaient mardi matin sur les sites de la Chateigne et la Vosgerie, deux habitats démantelés la semaine dernière, selon la gendarmerie. Les gendarmes ont dû dégager le chemin de Suez, qui était à nouveau jonché de barricades, pour accéder aux habitats démolis.
Dix « squats » ou lieux de vie ont été détruits ou évacués jeudi et vendredi dernier, après la destruction de 29 habitats au début d’avril sur les 97 qui étaient recensés dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
L’emploi de ces grenades lacrymogènes à effet de souffle, dites « GLI » pour « grenade lacrymogène instantanée » [une munition à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle], est encadré depuis novembre 2014 et une décision du ministre de l’intérieur d’alors, Bernard Cazeneuve, qui souhaitait que l’utilisation de ces munitions se fasse « en binôme, un binôme composé du lanceur lui-même et d’un superviseur ayant le recul nécessaire pour évaluer la situation et guider l’opération ». L’annonce faisait suite à la mort d’un manifestant, Rémi Fraisse, en octobre 2014, lors de heurts avec les opposants au barrage de Sivens.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’abaissement à 80 km/h sur les routes secondaires suscite de fortes oppositions, et a donné lieu à l’un des rares « couacs » du gouvernement, estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/05/2018
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« Le vaste peuple des automobilistes a brandi le volant comme autrefois les fourches pour une de ces étranges jacqueries qui enflamment le pays »

L’abaissement à 80 km/h sur les routes secondaires suscite de fortes oppositions, et a donné lieu à l’un des rares « couacs » du gouvernement, estime l’éditorialiste au « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 09h04
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. C’est un mot dont le président de la République a horreur et le premier ministre tout autant. L’un parce qu’il en a vu les effets délétères durant le quinquennat de François Hollande. L’autre parce qu’il a été formé à la raide école d’Alain Juppé. Et tous les deux parce qu’ils ne supportent la contradiction qu’à dose homéopathique.
C’est pourtant bien un couac dont le ministre de l’intérieur s’est rendu coupable. Aggravant son cas, il a produit cette dissonance fâcheuse le jour même où tous les membres du gouvernement étaient priés de jouer à l’unisson, aux quatre coins du pays, la partition entraînante d’une année de réformes menées par un orchestre symphonique.
Jeudi 17 mai, donc, lors d’une réunion publique à Rungis, interrogé sur ce qu’il pense de l’abaissement de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires sans séparateur physique, Gérard Collomb s’en est sorti par une pirouette : « Est-ce que j’ai le droit de prendre un joker ? » Invité le lendemain à être plus explicite, il y a ajouté une impertinence, sous le couvert de l’évidence : « Le premier ministre a décidé. Tout ce que fait le premier ministre me plaît, par définition. »
Piqué au vif, le chef du gouvernement a jugé nécessaire un recadrage aussi cinglant qu’un coup de sifflet de la maréchaussée : « Je sais évidemment pouvoir compter sur l’engagement du ministre de l’intérieur pour faire en sorte que cette décision soit mise en œuvre dans les meilleures conditions. » Et d’ajouter, bien dans sa manière : « Quand on a l’honneur d’exercer des responsabilités publiques, il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaire et de bonnes décisions qui rendent impopulaire. » Droit dans ses bottes !
Révélateur des passions françaises
L’événement est minuscule, bien sûr. Mais tellement révélateur des passions françaises ! Voilà, en effet, une mesure qui est à la fois de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Conséquence directe de cette décision : mercredi soir, l’AC Ajaccio (L2) recevra Toulouse (L1) à huis clos et sur terrain neutre, à Montpellier pour le barrage aller d’accession à la Ligue 1.
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Incidents lors du match Ajaccio-Le Havre : la Ligue valide le résultat mais suspend le stade corse

Conséquence directe de cette décision : mercredi soir, l’AC Ajaccio (L2) recevra Toulouse (L1) à huis clos et sur terrain neutre, à Montpellier pour le barrage aller d’accession à la Ligue 1.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h29
   





                        



   


Le Havre a perdu, Ajaccio aussi : la Ligue de football professionnel (LFP) a confirmé, mardi 22 mai, le résultat du prébarrage de Ligue 2 disputé dimanche à Ajaccio, donnant la qualification au club corse mais lui imposant de jouer sur terrain neutre le barrage aller, mercredi, face à Toulouse. Le match retour aura lieu dimanche 27 mai à Toulouse.
Le club haut-garonnais est donc l’unique gagnant de cette décision de la LFP, prise au surlendemain d’un match dont les conditions – cris racistes, officiels havrais bousculés, envahissement de terrain et bagarre générale – ont ému le football français. Le club du Havre a, de son côté, fait savoir qu’il « poursuit son combat et fait appel » de la décision.
Plusieurs enquêtes ouvertes
Ces incidents ont conduit le procureur de la République d’Ajaccio a ouvrir trois enquêtes. Une première enquête vise le caillassage du bus du Havre vendredi, qui avait entraîné le report du match, et les injures racistes qui ont été proférées notamment à l’égard des Havrais, a annoncé le procureur Eric Bouillard. Elle est ouverte pour « dégradation par un moyen dangereux en réunion », et « jet de projectiles ».
Les joueurs havrais étaient restés confinés dans leur bus à proximité du stade d’Ajaccio avant la rencontre dimanche, bloqués par plusieurs dizaines de supporters de l’ACA scandant notamment « Français de merde », selon plusieurs vidéos visibles sur les réseaux sociaux. Le club a également évoqué des insultes racistes proférées, dimanche, pendant la rencontre en direction de ses joueurs.
Une deuxième enquête porte sur le coup dans le dos qu’a reçu le président du club normand Vincent Volpe, dimanche, alors qu’il assistait à la rencontre, émaillée de plusieurs incidents, dans le stade d’Ajaccio. Elle est ouverte pour « violences en réunion » avec une interruption totale de travail « n’excédant pas huit jours ».
Une troisième enquête porte sur le jet d’un fumigène pendant le match. Le procureur a ouvert ces enquêtes de sa propre initiative, et n’avait pas reçu mardi après-midi de plaintes des dirigeants de l’un ou de l’autre club.

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Le match, qui devait initialement se dérouler vendredi soir à Ajaccio, avait été reporté à la demande du préfet alors que les Havrais étaient bloqués dans leur bus à proximité du stade François-Coty et sous la menace d’une grosse centaine de supporteurs ajacciens véhéments.
Dimanche, Ajaccio s’était qualifié aux tirs aux buts (2-2 à l’issue de la prolongation) après deux expulsions de chaque côté. Le terrain avait été envahi avant même la séance de tirs aux buts et les Havrais avaient reproché à l’entraîneur corse Olivier Pantaloni, exclu durant la rencontre, d’être revenu sur la pelouse pour conseiller ses joueurs avant les tirs aux buts. La LFP avait attendu lundi soir pour réagir et se saisir du dossier.
L’entraîneur et trois joueurs ajacciens suspendus
« Rien ne permet de donner le match perdu à l’AC Ajaccio », a estimé la commission des compétitions dans sa décision communiquée mardi. « D’un point de vue réglementaire, l’entraîneur était exclu et non suspendu au moment des faits. Or, la présence sur la pelouse d’un entraîneur exclu n’est pas considérée comme un fait de disqualification. »
La commission estime toutefois que les incidents durant la rencontre sont suffisamment graves pour justifier une suspension à titre conservatoire du stade François-Coty. « La rencontre AC Ajaccio – Toulouse FC se déroulera donc le mercredi 23 mai à 20 h 45 à huis clos dans un stade qui sera déterminé dans les prochaines heures par la LFP », poursuit le communiqué.
Sans le soutien de son public, l’ACA sera fortement diminué face au TFC. D’autant plus que l’entraîneur Olivier Pantaloni est également suspendu, ainsi que trois joueurs acéistes : Mathieu Coutadeur et Joris Sainati, exclus durant la rencontre, de même que Faiz Selemani, lui aussi pour un coup porté au Havrais Jean-Philippe Mateta.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Mme Cunningham a fait ses premiers pas en tant que stagiaire au NYSE en 1994.
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Stacey Cunningham, première femme à la tête de la Bourse de New York

Mme Cunningham a fait ses premiers pas en tant que stagiaire au NYSE en 1994.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 18h37
   





                        



   


Pour la première fois depuis sa création il y a deux cent vingt-six ans, le New York Stock Exchange (NYSE), le célèbre marché boursier new-yorkais, va être dirigé par une femme. Stacey Cunningham va en prendre la direction, vendredi 25 mai, a fait savoir la maison mère, ICE, au Wall Street Journal.
Mme Cunningham est actuellement directrice des opérations de NYSE Group qui, outre le parquet du New York Stock Exchange, regroupe les plates-formes électroniques NYSE American et NYSE Arca.
« Plus d’un demi-siècle après que Muriel Siebert eut été la première femme à décrocher un siège au NYSE, Stacey représente une nouvelle génération de dirigeants » pour le groupe, a commenté Jeff Sprecher, le PDG de ICE dans un communiqué. « Je suis sûr que Stacey, qui a fait ses premiers pas en tant que stagiaire sur le parquet du NYSE en 1994, va continuer à faire grandir cette institution vitale », a-t-il ajouté.
Malgré l’essor de Bourses concurrentes et des échanges électroniques, le New York Stock Exchange est parvenu à conserver sa spécificité et reste l’une des derniers marchés d’actions où des courtiers sont présents physiquement sur le parquet de négociation. Le NYSE accueille toujours nombre d’introductions en Bourse dans son bâtiment situé au cœur de Wall Street.
Selon les données de Cboe Global Markets, NYSE Group accueille, désormais, environ 22 % des échanges d’actions aux Etats-Unis, contre 19 % pour le Cboe et 19 % pour le Nasdaq. Cette dernière plate-forme est également dirigée depuis 2017 par une femme, Adena Friedman.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le terme « lanceur d’alerte » est de plus en plus employé. Si bien qu’il est difficile de savoir ce qu’il recouvre. Eléments d’éclairage.
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Les militants Greenpeace qui s’introduisent dans des centrales nucléaires sont-ils des « lanceurs d’alerte » ?

Le terme « lanceur d’alerte » est de plus en plus employé. Si bien qu’il est difficile de savoir ce qu’il recouvre. Eléments d’éclairage.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h42
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


« Lanceurs d’alerte », l’expression a été largement employée pour désigner les vingt-trois militants de Greenpeace jugés à Privas (Ardèche) la semaine du 14 au 20 mai, pour s’être introduits dans la centrale nucléaire de Cruas-Meysse. Ces deux mots coloraient les pancartes des manifestants venus apporter leur soutien, rythmaient les tweets des internautes ainsi que les communiqués émis par l’ONG. Même écho du côté de la presse militante et de certains élus, tels que la conseillère municipale Michèle Bleuse (Toulouse Vert Demain).

Greenpeace est bien un lanceur d'alerte. Soutien total aux militant(e)s https://t.co/DuiVzYupjL— MicheleBleuse (@Michèle Bleuse)


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« Loin de moi l’idée d’interdire à Greenpeace d’utiliser l’expression “lanceur d’alerte”, plaisante le sociologue Francis Chateauraynaud, créateur du concept en 1996. Mais, selon moi, leurs intrusions dans des sites nucléaires sont moins des “alertes” que des actions de “désobéissance civile”, avec pour objectif de maintenir la question nucléaire dans l’agenda médiatique. » Le terme peut sembler fourre-tout car il est utilisé par tout type d’acteurs dans tous types de circonstances. Par exemple, Jean-Marie Le Pen se qualifie de « lanceur d’alerte » dans ses mémoires, Fils de la nation, 1928-1972 (Muller, 2018), en parlant de ses positions politiques au sein du Front national, dont il ne fait plus partie.
En attendant que le tribunal correctionnel ne rende sa décision, le 28 juin, quelques clés pour comprendre le concept de « lanceur d’alerte » au prisme de l’affaire Greenpeace.
Les militants Greenpeace ont-ils enfreint la loi ?
OUI
Les militants sont poursuivis pour intrusion en réunion et avec dégradation dans l’enceinte d’une installation civile abritant des matières nucléaires. Ils voulaient ainsi dénoncer l’accessibilité et la fragilité des piscines d’entreposage de combustible nucléaire usé. « Alors que ces bâtiments sont les plus chargés en radioactivité, ils sont très mal protégés face aux risques d’attaques extérieures », indique un communiqué de l’ONG.
Avant la loi du 2 juin 2015 relative au renforcement de la protection des installations civiles abritant des matières nucléaires, les militants de Greenpeace n’auraient pu être poursuivis que pour « violation de domicile ».
Cette loi du député Claude de Ganay (LR) est surnommée « loi Greenpeace » par ses détracteurs puisque, depuis une dizaine d’années, l’ONG a coutume d’entrer dans des centrales pour dénoncer les dangers du nucléaire. « Entre 2003 et 2014, il y a eu quatorze intrusions, puis deux en six semaines fin 2017 », compte Mediapart. Le texte prévoit des peines allant jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, quand l’intrusion est commise soit avec une arme, soit en bande organisée.
A l’audience, le parquet a requis 30 000 euros d’amende pour Greenpeace en tant que personne morale, quatre mois de prison ferme pour les trois militants déjà sous le coup d’une peine de sursis et six mois d’emprisonnement avec sursis pour les autres. Le procureur de la République a qualifié l’action de Greenpeace de « ridicule, irresponsable et dangereuse ». Il a souligné le risque que l’ONG soit infiltrée par un terroriste venu commettre « un vrai attentat » sur un site nucléaire.
Les militants Greenpeace revendiquent-ils le statut de « lanceurs d’alerte » ?
OUI
Greenpeace considère que les actions coup de poing sont nécessaires pour alerter la population sur les dangers du nucléaire. En octobre 2015, son étude « La sécurité des réacteurs nucléaires et des piscines d’entreposage du combustible en France et en Belgique » n’a pas été suivie d’effets concrets.

Pourquoi, après de multiples alertes sans réaction sur les failles de sécurité nucléaire, des militant-es de Greenp… https://t.co/AQtgQl85zr— greenpeacefr (@Greenpeace France)


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Leur avocat, Alexandre Faro, a notamment plaidé l’état de nécessité : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace », prévoit le Code pénal. Mais la condamnation a peu de chance d’être nulle. « Aujourd’hui, il n’y a pas de texte robuste qui protège ce genre d’action », décrypte la sénatrice Marie-Christine Blandin (Divers gauche) dans un débat vidéo sur l’intrusion des militants Greenpeace dans des sites nucléaires.
Pour rappel, des terroristes étudient régulièrement la possibilité d’attentats sur des sites nucléaires. L’un des terroristes du 11 septembre 2001 considérait une centrale nucléaire près de New York comme une cible possible. Les terroristes de Bruxelles avaient surveillé les abords d’un site nucléaire belge, avant de se faire exploser à l’aéroport et dans le métro, en mars 2016.
Les militants Greenpeace sont-ils protégés par la loi Sapin de 2016 sur les lanceurs d’alerte ?
NON
Ni le mode d’action ni le statut des militants de Greenpeace n’entrent dans la définition légale du lanceur d’alerte, essentiellement délimitée par la loi Sapin 2 de 2016. Cette loi protège les lanceurs d’alerte « internes » car elle a été pensée pour faire face aux affaires comme les « Panama Papers » ou « LuxLeaks » ; autrement dit, des salariés ou, par extension, des collaborateurs externes ou occasionnels tels que des stagiaires.
Se revendiquer « lanceurs d’alerte » devant les juges peut éventuellement inciter ces derniers à la clémence. « Aujourd’hui, la répression des mouvements sociaux, qu’il s’agisse de zadistes ou de manifestants, va crescendo. Cela m’interroge en tant que sociologue, mais aussi en tant que citoyen », confie Francis Chateauraynaud. En février, des militants Greenpeace ont été condamnés en première instance à deux mois de prison ferme pour s’être introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (Lorraine), en octobre 2017. Ils ont fait appel.
Greenpeace, également poursuivie en tant que personne morale, ne peut pas revendiquer ce statut : selon la loi Sapin 2, le lanceur d’alerte est une personne physique.

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                « Lanceur d’alerte », décryptage d’un terme en vogue






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le couple à la tête de Podemos s’est offert une villa chic avec piscine en banlieue de Madrid. Les accusations d’hypocrisie n’ont pas tardé à pleuvoir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Analyse. Divisée, affaiblie, l’opposition a du mal à se remettre de la mise hors jeu de ses deux principaux chefs de file, explique le correspondant du « Monde » à Dakar, Matteo Maillard.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Menaces sur le pluralisme politique au Sénégal

Analyse. Divisée, affaiblie, l’opposition a du mal à se remettre de la mise hors jeu de ses deux principaux chefs de file, explique le correspondant du « Monde » à Dakar, Matteo Maillard.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 12h03
    |

                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        



                                


                            

Analyse. A neuf mois de la présidentielle sénégalaise, le libéral Macky Sall n’a jamais été aussi sûr d’être réélu. Six ans de règne lui auront suffi pour morceler une opposition qui l’accuse de démanteler l’une des démocraties les plus fortes d’Afrique de l’Ouest à coups d’arrestations de dirigeants politiques et de mesures anticonstitutionnelles. Des critiques auxquelles il oppose une confiance tranquille, promettant « une victoire dès le premier tour » au scrutin du 24 février 2019.
Son assurance frôle parfois l’arrogance, comme ce soir du jeudi 19 avril, où il a profité d’une visite de courtoisie en France auprès de son homologue Emmanuel Macron pour battre campagne et se féliciter devant ses soutiens de l’adoption d’une loi très contestée par l’Assemblée nationale. Le texte, qui introduit un système de parrainage, vise à freiner l’inflation de candidatures dans un pays qui recensait, en 2016, 272 formations politiques. La mesure, perçue comme discriminatoire par les petits partis et les candidats indépendants, a été adoptée à l’unanimité dans un hémicycle boycotté par l’opposition.
Tandis que M. Sall se félicitait de son bilan depuis Paris, à Dakar, les rues s’embrasaient dans la contestation. Manifestants, mobilisés contre une mesure jugée « antidémocratique », et policiers échangeaient pierres contre gaz lacrymogène. Alors que les principaux leaders de l’opposition réclamaient un « droit de marche » afin d’exprimer leur mécontentement, au moins quatre d’entre eux ont été arrêtés, dont Idrissa Seck, ancien premier ministre de 2002 à 2004 sous la présidence d’Abdoulaye Wade – M. Sall l’avait alors remplacé. Aujourd’hui président du parti Rewmi, il prépare la prochaine présidentielle, bien que candidat malheureux aux deux précédents scrutins.
Au lendemain d’une garde à vue de vingt-quatre heures, M. Seck a qualifié M. Sall de « triple violeur de la Constitution » pour avoir porté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Un jeune homme d’origine burkinabé de 32 ans a été tué, vendredi 18 mai, roué de coups par une douzaine d’adolescents dans le quartier Saragosse.
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Homme battu à mort à Pau : deux jeunes toujours en garde à vue

Un jeune homme d’origine burkinabé de 32 ans a été tué, vendredi 18 mai, roué de coups par une douzaine d’adolescents dans le quartier Saragosse.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 13h59
    |

            Yann Bouchez (envoyé spécial à Pau)








                        



   


Au printemps, avec ses arbres au feuillage fourni, ses étendues d’herbe et ses aires de jeux, l’endroit fait le bonheur des enfants. Sur les bancs, à l’ombre, parents et nounous discutent. Des trottinettes croisent des poussettes. Quelques mètres plus loin, des adolescents jouent au foot dans un city stade vieillot, juste à côté d’un terrain de basket au sol craquelé. Située entre l’école maternelle Arc-en-ciel et la caserne des pompiers, la plaine de jeux du quartier Saragosse, à Pau, offre une ambiance juvénile et familiale, à peine troublée par une pétarade de scooter de temps à autre.
C’est pourtant là, au pied de la caserne, qu’un jeune homme de 32 ans est mort, vendredi 18 mai en fin d’après-midi, après avoir été roué de coups. La scène s’est déroulée en plein jour. Sous le regard de mères de famille, et à quelques mètres de gamins encore trop petits pour comprendre la signification des draps blancs déployés après l’agression. Du drame, il ne reste désormais plus qu’une croix jaune peinte sur la pelouse, là où Jacques Béli Nebié a été tué. Et des bouquets de fleurs, avec un mot : « Honte aux jeunes auteurs imbéciles de cet acte barbare ! »

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                A Pau, un homme de 32 ans meurt après avoir été roué de coups



Crainte de représailles
Lundi 21 mai au petit matin, deux jours après l’audition des témoins, trois mineurs du quartier Saragosse ont été interpellés à leur domicile. Le plus âgé a à peine 16 ans. L’un d’entre eux a été libéré mardi matin après une journée d’audition, mais la garde à vue des deux autres a été prolongée. Entre-temps, le quartier a été secoué par un incident survenu dimanche en début d’après-midi, lorsqu’une voiture a tenté de renverser un adolescent, au pied de la tour Isabe. La crainte de représailles est venue hanter certains habitants. Mais l’enquête n’a permis d’établir aucun lien entre les deux faits.
Comment expliquer l’agression mortelle, à laquelle ont pris part une douzaine de personnes, pour la plupart mineurs, dont quatre seraient restées plus longtemps pour porter les coups les plus violents, selon les dires de plusieurs témoins ? Certains affirment avoir vu les agresseurs utiliser, en plus de leurs poings et de leurs pieds, des bouts d’une chaise, et des barres, pour frapper le jeune homme.
Venu vivre à Pau il y a quelques mois avec sa famille, Jacques Béli Niebé, Français d’origine burkinabé, habitait un immeuble jouxtant le quartier Saragosse. Il n’était pas connu de la police locale. En revanche, il avait été visé par plusieurs procédures judiciaires lorsqu’il vivait dans le Val-d’Oise, dont une affaire de stupéfiants. « Aucun lien n’est établi entre son passé et les faits survenus », a indiqué, lundi, la procureure de Pau, Cécile Gensac. Récemment, le jeune homme avait trouvé un travail d’agent d’entretien dans un centre commercial.
Témoignages contradictoires
En attendant les résultats d’une autopsie réalisée à l’institut médico-légal de Toulouse, les enquêteurs doivent encore démêler le vrai du faux parmi les témoignages parfois contradictoires, et compter avec une omerta qui règne. Dans le quartier Saragosse, l’un des deux « quartiers prioritaires » de Pau, la parole se libère difficilement. Et quel crédit accorder à tel adolescent qui assure que la victime était « alcoolisée » ? Ou tel autre qui affirme qu’elle menaçait un « petit » ? Devant la caméra de BFM-TV, le frère de l’un des gardés à vue a même avancé la « légitime défense » pour évoquer le lynchage. Sans aller jusqu’à le dire officiellement, les enquêteurs, eux, n’ont que peu de doutes sur le fait que le déchaînement de violence soit lié à une affaire de stupéfiants.
Jeune maman de 25 ans, Allison Lopez est l’une des rares à avoir accepté de parler aux micros ces derniers jours, sans requérir l’anonymat. « Je trouve horrible que tout le monde ferme sa gueule et ferme les yeux », explique-t-elle. Elle est arrivée à la fin de l’agression, à laquelle a assisté son amie, Edwige Reynaud. Comme d’autres, Allison Lopez, qui habite à Saragosse depuis quelques mois, décrit « un quartier jusque-là tranquille », où les jeunes « font des petites conneries ». Le climat se serait tendu ces dernières semaines.
A dix minutes à pied au nord-est du centre historique, l’ensemble des immeubles autour de l’avenue Saragosse, où vivent quelque 4 000 habitants, avec une surreprésentation des jeunes et des étrangers par rapport au reste de la ville, a été construit, en grande partie, dans les années 1960. Le nom du quartier lui a été donné en 1968, à une époque où les immigrés espagnols constituaient la majorité des arrivants. Depuis, d’autres sont venus du Maghreb, d’Europe de l’Est, de Tchétchénie. Ici, les barres HLM portent le nom de lacs pyrénéens : Isabe, Anglas, Arrémoulit, Ayous… Longtemps considéré comme plus calme que le quartier d’Ousse-des-Bois, à quelques centaines de mètres de là, où les caillassages de policiers n’étaient pas rares avant que les tours ne soient détruites et l’habitat réaménagé, Saragosse attend encore sa grande rénovation, prévue pour bientôt. Ces dernières années, plusieurs commerces ont fermé après des incendies ou s’être fait voler la caisse. Ici, « comme dans d’autres quartiers », les adultes déplorent que les jeunes soient « désœuvrés ».
Arrivée en 1969, à l’époque où elle voyait « les vaches depuis l’appartement », Françoise – le prénom a été modifié –, une retraitée qui reçoit dans son salon propret, décrit un « quartier sympa ». Elle reconnaît toutefois ne pas être toujours à l’aise face à certains « jeunes », à qui elle n’ose plus rien dire quand ils multiplient les incivilités. Dans un sourire, comme pour s’excuser, elle confie : « On est un peu obligé de vivre dans la lâcheté. »
Après l’agression mortelle de vendredi, le maire de Pau, François Bayrou, a dénoncé « des réseaux prêts à toutes les violences pour imposer leur loi, en s’abritant souvent derrière l’âge des délinquants ». « Ce n’est pas une zone de non-droit, la vie y est tout à fait normale et populaire, a-t-il rappelé, mais en souterrain des dérives sont en train de s’insérer, et il faut lutter contre. » D’où l’importance de la future police de sécurité du quotidien, selon lui. Un dispositif dont Pau sera l’une des villes pionnières, avec l’arrivée d’une dizaine de policiers, prévue en septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Phloeun Prim, organisateur du festival Cambodge, d’hier à aujourd’hui, qui se tient jusqu’au 27 mai à Paris et en région parisienne, souligne l’importance du dialogue entre les générations pour faire revivre la scène artistique de son pays.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

« La renaissance culturelle du Cambodge est un travail de long terme »

Phloeun Prim, organisateur du festival Cambodge, d’hier à aujourd’hui, qui se tient jusqu’au 27 mai à Paris et en région parisienne, souligne l’importance du dialogue entre les générations pour faire revivre la scène artistique de son pays.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 17h24
    |

            Adrien Le Gal








                        



   


Alors que le Cambodge connaît une forte répression politique, à quelques mois des élections législatives du 29 juillet, la culture demeure un espace de liberté, assure Phloeun Prim, directeur de l’ONG Cambodian Living Arts qui organise le festival Cambodge, d’hier à aujourd’hui – Season of Cambodia. Cette manifestation culturelle, qui se tient jusqu’au 27 mai, propose une série d’événements artistiques à Paris et en région parisienne pour découvrir le renouveau de la scène culturelle du pays, près de quarante ans après la chute du régime de Pol Pot, en 1979.
Plusieurs événements culturels présentés dans le cadre du festival font, directement ou non, référence aux Khmers rouges. Est-ce un paradoxe, alors que les jeunes Cambodgiens, nés dans les années 1990, n’ont connu ni cette période, ni la décennie de régime communiste qui a suivi ?
Presque quarante ans après les Khmers rouges, le Cambodge reste traversé par beaucoup de questions sur la mémoire. Dans les familles cambodgiennes, ce chapitre de l’Histoire n’est toujours pas discuté. C’est pour cela que les artistes de la nouvelle génération sont engagés dans cette recherche identitaire, ce retour vers le passé. C’est un travail qu’on n’achève réellement jamais. Dans le festival, nous cherchons d’ailleurs à engager fortement la diaspora cambodgienne, à jeter des ponts entre la génération qui a fui les Khmers rouges, et leurs enfants, qui n’ont pas connu cette époque. Aujourd’hui, en Europe et en France, on reçoit des dizaines de milliers de réfugiés venus d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan. Comment aborderont-ils cette question de la mémoire dans dix, vingt ou trente ans ? Pour eux aussi, la culture aura un rôle à jouer. Le Cambodge a été à l’avant-scène de ces communautés de réfugiés, qui revivent l’Histoire de leur pays, mais qui savent aussi avancer et créer.
A l’approche des élections législatives de juillet, le pays connaît une forte régression démocratique. Le principal parti d’opposition a été banni, son chef de file jeté en prison, les médias indépendants ont été fermés ou rachetés par des proches du pouvoir… La culture reste-t-elle un espace de liberté ?
Ce mouvement n’a pas touché directement la liberté d’expression des artistes. Néanmoins, sans parler d’autocensure, il existe chez eux une certaine retenue sur les sujets sensibles. Il n’y a pas réellement, au Cambodge, d’artistes militants, qui seraient à l’avant-poste des mouvements sociaux. Mais les artistes voient ce qui se passe dans le pays. C’est à eux qu’il revient de trouver les moyens d’exprimer des choses que les responsables politiques peuvent comprendre.

        Lire le compte-rendu :
         

          Au Cambodge, la vente du « Phnom Penh Post » sonne le glas de la presse indépendante



Les pays occidentaux doivent-ils remettre en cause la coopération culturelle avec le Cambodge ?
Je pense que la situation actuelle ne doit pas empêcher de créer. La renaissance culturelle du Cambodge est un travail de long terme, qui prendra du temps. Même les Khmers rouges, qui ont tué la plupart des artistes, n’ont pas réussi à éradiquer l’âme créative des Cambodgiens. Après la guerre, ainsi, les gens sont retournés au musée, ont ressorti les marionnettes traditionnelles… Par ailleurs, il serait faux de dire que le régime actuel serait hostile à toute forme d’expression artistique. Le mouvement de jeunesse du Parti du peuple cambodgien [PPC, au pouvoir], ainsi, organise de nombreuses manifestations culturelles. C’est une utilisation politique et nationaliste de la culture, bien entendu, mais celle-ci est plutôt sophistiquée et intelligente.
Une partie des artistes cambodgiens mis en avant par ce festival sont issus de la diaspora. Existe-t-il un décalage entre eux et les officiels cambodgiens ?
Oui, c’est évident. Les artistes engagés dans la renaissance cambodgienne se focalisent sur une expression contemporaine, alors que la priorité affichée par les officiels est la préservation du passé.
Il y a une dizaine d’années, le premier opéra rock cambodgien, Where Elephants Weep, porté par votre ONG, avait suscité des crispations…
Lors de la première, à Phnom Penh, de nombreux officiels étaient présents et avaient applaudi. Mais quand l’opéra rock a été diffusé à la télévision, le clergé bouddhiste a protesté, car on y voyait un bonze chanter. Peut-être que le public n’était pas prêt ? Peut-être que la diffusion à la télévision n’a pas permis de contextualiser l’œuvre ? Le gouvernement avait dû se poser en arbitre entre le clergé et nous, nous avons présenté nos excuses. Depuis, les productions culturelles ayant trait à la religion doivent théoriquement être validées avant leur diffusion.
Le festival met également en avant la musique pop cambodgienne des années 1960. Comment expliquer que ce genre, unique au monde, soit encore si méconnu ?
Pour beaucoup, même au Cambodge, notre histoire moderne a commencé après les Khmers rouges. Des jeunes Cambodgiens sont ainsi surpris de découvrir que le pays était partie prenante du foisonnement culturel des années 1960, avec les débuts du rock’n’roll, sous l’influence des fréquences radio américaines pendant la guerre du Vietnam. Mais lorsque Norodom Sihanouk est mort, en 2012, il y a eu un regain d’intérêt pour la culture du Sangkum Reastr Niyum [le nom du régime politique du prince Sihanouk, entre 1955 et 1970]. Les chansons de l’époque sont devenues virales, les jeunes ont voulu comprendre ce qu’avaient vécu leurs parents.

        Lire le récit :
         

          La vie amère de la petite princesse du rock khmer



Quel est votre coup de cœur du festival ?
Je souhaite mentionner Bangsokol : un requiem pour le Cambodge, spectacle créé par le réalisateur Rithy Panh et le compositeur Him Sophy, formé à Moscou. Tous deux sont des survivants des Khmers rouges et font résonner la culture cambodgienne à travers le monde. C’est une œuvre complètement nouvelle, créée au Cambodge, qui fait revivre le pali, une langue qui n’est plus pratiquée à part par les bonzes. Elle vient rappeler que certains sont morts pour que d’autres survivent, et qu’entretenir la mémoire des morts permet de vivre, et de créer.




                            


                        

                        


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La France veut multiplier par cinq les ventes de voitures électriques d’ici à 2022

Un ensemble d’engagements réciproques ont été pris entre le gouvernement et la filière automobile pour assurer l’avenir de cette industrie cruciale pour l’économie du pays.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 17h38
   





                        



   


Cinq fois plus de ventes de voitures 100 % électriques. C’est l’objectif, d’ici à 2022, du gouvernement qui a présenté, mardi 22 mai, un « contrat stratégique de la filière automobile ». Ce contrat, élaboré par les ministères de l’économie, de l’environnement et des transports avec les entreprises de l’automobile, prévoit un ensemble d’engagements réciproques pour assurer l’avenir de cette industrie cruciale pour l’économie du pays.
Ainsi, le gouvernement souhaite vendre environ 150 000 véhicules 100 % électriques sur le marché français en 2022 (utilitaires compris), contre 30 000 l’an dernier. A cette date, le gouvernement vise 600 000 véhicules électriques en circulation, auxquels s’ajouteraient 400 000 hybrides rechargeables.
Parallèlement, Matignon espère voir émerger dans le pays et en Europe « une offre industrielle dans le domaine des batteries » alors que de nombreux spécialistes s’inquiètent de la mainmise de l’Asie, notamment de la Chine, dans ces technologies-clés.
Essor des bornes de recharge
Le contrat prévoit également l’essor des bornes de recharge, avec pour but d’atteindre 100 000 bornes en 2022, soit une pour dix véhicules électriques en circulation. L’Etat promet, lui, qu’il « assurera un cadre juridique et financier favorable à l’installation de bornes de recharge » et qu’un « soutien financier au déploiement des bornes sera mis en œuvre », avec, en particulier, « une plus grande prise en charge des coûts de raccordement des bornes jusque fin 2021, financée par le réseau électrique ».
Un deuxième volet du plan concerne les véhicules autonomes. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait annoncé la semaine dernière que la France allait autoriser les tests de véhicules sans conducteur dès 2019.
« L’Etat lancera en juin un appel à projets, doté de 40 millions d’euros, visant à soutenir un programme d’expérimentations de véhicules autonomes représentant plus de 200 millions d’euros d’investissements », souligne le contrat de filière.
Le gouvernement s’engage aussi à « accompagner » l’évolution des besoins de compétences et prévoit une augmentation de 50 % du nombre d’apprentis dans la filière automobile d’ici à 2022.
« Concurrence féroce »
Constructeurs et équipementiers automobiles français affichent depuis deux ans une excellente santé, après plusieurs années de crise.
Mais ils doivent « s’armer pour relever [d’]immenses défis (…) : concurrence féroce de nouveaux entrants, impératifs environnementaux, irruption du numérique à tous les étages, nouvelles mobilités et attentes sociétales », estime Luc Chatel, président de la Plateforme automobile, qui représente la filière.

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Renault est déjà un leader mondial de l’électrique, un marché dont il a été l’un des précurseurs avec, notamment, sa citadine Zoé. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) prévoit d’ailleurs d’électrifier tous ses nouveaux modèles à partir de l’an prochain.



                            


                        

                        


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Coupe du monde : suspendu pour dopage à la cocaïne, le Péruvien Guerrero est soutenu même par ses adversaires

Le capitaine péruvien, suspendu quatorze mois, va plaider sa cause devant la FIFA. Il bénéficie du soutien de tout un pays et de celui de ses rivaux, qui dénoncent une punition excessive.



Le Monde
 |    22.05.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
22.05.2018 à 16h00
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Tout le monde veut que la star du football péruvien Paolo Guerrero joue la Coupe du monde en Russie : ses coéquipiers, ses compatriotes, son gouvernement, et même ses adversaires sur le terrain. Le seul obstacle pour que le capitaine de l’équipe du Pérou dispute le premier Mondial de sa carrière, et le premier de son pays en trente-six ans, est une suspension de quatorze mois pour dopage, confirmée la semaine dernière par le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Cette décision sans appel possible n’a fait qu’alimenter une mobilisation désormais internationale pour sauver le joueur, dont la suspension est considérée au mieux comme totalement disproportionnée, au pire comme un scandale international.
Le point culminant de l’affaire a eu lieu mardi 22 mai à Zurich, en Suisse. Guerrero et le président de la Ligue de la Fédération péruvienne de football (FPF), Edwin Oviedo, ont fait le voyage pour plaider directement devant le président de la FIFA, Gianni Infantino. L’espoir est de sortir du rendez-vous avec une amnistie. Il est mince.
Dans cette quête, le capitaine péruvien a obtenu l’aide improbable des capitaines des équipes que le Pérou affrontera dans le groupe C. Le Danois Simon Kjaer, l’Australien Mile Jedinak et le Français Hugo Lloris se sont joints au Syndicat des joueurs professionnels (Fifpro) pour demander à la FIFA que Guerrero soit « autorisé à conduire sa nation et à célébrer ce qui sera un des plus beaux moments de sa carrière ». 
Les arguments alternent entre l’émotionnel…
« Le Pérou est de retour au plus haut niveau du football après une absence de trente-six ans (…) de notre point de vue ce serait une erreur manifeste de l’exclure de ce qui devrait être le pinacle de sa carrière, une réalisation pour laquelle il a travaillé si fort et durant tant d’années. »
… et le factuel :
« Aussi bien la FiFA que le TAS ont reconnu que Guerrero n’avait pas volontairement ingéré la substance et qu’il n’y avait pas d’effet d’amélioration de la performance. Le fait qu’il ait été sanctionné d’une punition si dommageable pour sa carrière défie donc l’entendement. »
La « substance » en question est la benzoylecgonine, le principal métabolite de la cocaïne, détectée le 5 octobre 2017 lors d’un contrôle après un match de qualifications contre l’Argentine. Le joueur assure qu’il ne s’agit pas de cocaïne mais de résidus de feuilles de coca dans une tasse de thé qu’il a utilisé avant le match.
Dans un premier temps, la FIFA l’a suspendu un an avant de réduire la sanction à six mois, ce qui aurait permis à Guerrero de revenir sur les terrains avant le Mondial. Mais les avocats du joueur et l’Agence mondiale antidopage (AMA) ont chacun fait appel : les premiers pour que la sanction soit annulée, les seconds pour que la durée de la suspension soit rétablie à un an. Le TAS a décidé d’aller plus loin : ce sera quatorze mois, tout en reconnaissant que le produit n’a pas pu améliorer sa performance sur le terrain. Les décisions du TAS ne sont pas sujettes à appel, hormis devant la justice extrasportive.
Sauver le « Prédateur »
Au Pérou, le sort fait à Paolo Guerrero est vécu comme une immense injustice. Depuis sa qualification pour la Coupe du monde, la première depuis 1982, le pays est tout entier tourné vers la compétition. En apprenant la semaine dernière que leur meilleur buteur international en était privé, l’avenir du « Prédateur » est devenu une cause nationale.
Plusieurs milliers de personnes ont défilé, dimanche 20 mai, dans Lima, la capitale du pays, pour soutenir le capitaine déchu. La foule s’était d’abord rassemblée autour de la maison de la mère de Guerrero, dans la banlieue de Chorillos, avant de se diriger, famille du martyr en tête, vers l’Estadio nacional. Les couleurs étaient le rouge et le blanc de la selección et le nom du rassemblement un très sobre : « Le monde entier veut Paolo Guerrero au Mondial de Russie 2018 ».

In case you’re wondering how much Perú loves Paolo Guerrero, here’s Estadio Nacional with the official rally  plead… https://t.co/CD942LATBp— ChampionPirlo17 (@Champion Pirlo Wan)


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Fans in Lima participated in a march in support of Paolo Guerrero, culminating at Estadio Nacional 👏🏻 https://t.co/1K8KWzfOzq— PeruWaltz (@The Peruvian Waltz)


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Le Pérou se remet difficilement de la crise politique provoquée par la démission de son ex-président Pedro Pablo Kuczynski en mars. Le nouveau président, Martin Vizcarra, a quand même promis que tous les moyens de l’Etat seraient à disposition pour aider Guerrero, « car nous avons l’obligation de soutenir tous les Péruviens à l’étranger, d’autant plus lorsqu’il s’agit de notre capitaine qui nous a tant donné ».
Le voyage de Guerrero en Suisse est suivi en temps réel au pays. On peut se brancher sur le compte Twitter de la Fédération pour constater son départ ou son arrivée, ou sur les médias (41 articles sur le sujet en quarante-huit heures dans le seul journal La Republica) pour apprendre qu’il a raté sa correspondance à Amsterdam. Avant de vivre le dénouement de son affaire, Guerrero a enregistré une vidéo (vu près de 900 000 fois en à peine vingt-quatre heures) pour remercier ses soutiens et dire :
« Un espoir est apparu de jouer le Mondial. C’est mon grand rêve (…). J’espère revenir avec une bonne nouvelle. »
Ses avocats ont laissé entendre que si la rencontre avec Gianni Infantino ne donnait rien, ils se réservaient le droit de saisir directement la justice suisse dans l’espoir d’obtenir la suspension de la décision du TAS avant le 4 juin, date limite pour qu’un joueur intègre sa sélection avant le début de la Coupe du monde, le 14 juin.



                            


                        

                        

