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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ A Paris, leadeurs de la CGT, de Force ouvrière (FO) et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010.
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Grève de fonctionnaires : les perturbations à prévoir mardi

A Paris, leadeurs de la CGT, de Force ouvrière (FO) et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 17h14
   





                        



   


Qu’importent les propos rassurants du secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, affirmant dans Libération, lundi 21 mai, que le gouvernement ne remettra pas en cause le statut des fonctionnaires, seulement « des ajustements, une modernisation ».
Pour les syndicats de fonctionnaires, la simplification du dialogue social, l’extension du recours aux contractuels, la part accrue de rémunération au mérite et l’accompagnement des mobilités de carrière, y compris vers le secteur privé… sont autant de causes de mécontentement pour lesquels ils comptent se faire entendre, mardi 22 mai, lors de la troisième journée de grève et de manifestations depuis le début du quinquennat.
Entre 130 et 140 manifestations sont prévues partout en France. A Paris, le cortège partira à 14 heures de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation. Les leadeurs de la CGT, de Force ouvrière (FO) et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010, lors de la contestation contre la réforme des retraites.
Outre Philippe Martinez, Pascal Pavageau et Laurent Berger seront également présents Luc Bérille (UNSA), François Hommeril (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC). « Ils seront tous sur la ligne de tête », se réjouit Bernadette Groison (FSU). « Grâce à la fonction publique, toutes les organisations syndicales de ce pays seront ensemble », s’est-elle félicitée. « Ça signifie qu’effectivement les enjeux sont très lourds ».

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Cette journée de mobilisation entraînera des perturbations dans les crèches ou les écoles mais aussi dans les vols, l’énergie, la santé ou à Pôle emploi.
Petite enfance, éducation
L’accueil des tout-petits dans les crèches — un service municipal ou départemental, hormis les établissements privés — sera perturbé, avec des horaires d’ouverture restreints ou des fermetures partielles ou totales.
Côté maternelles et écoles primaires, le principal syndicat du secteur, le Snuipp-FSU, table sur une participation équivalente à celle de la précédente journée de mobilisation, le 22 mars, à savoir quelque 20 % de grévistes. Que les professeurs fassent cours ou non, accueils périscolaires et cantines seront chahutés.
Dans les collèges et lycées, le mouvement « devrait être suivi, mais il y a une petite interrogation au lycée car plusieurs mardis ont déjà sauté et il y a un programme à terminer avant les révisions du bac », souligne Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU.
Transports ferroviaires, aériens, routiers
Si le prochain épisode de grève à la SNCF à l’appel des syndicats CGT, UNSA et CFDT ne débute que mardi soir, SUD-Rail, qui a déposé un préavis de grève illimitée, appelle ses troupes à se mobiliser mardi avec les fonctionnaires. Localement, des cheminots se joindront aux cortèges.
Dans les airs, des syndicats de contrôleurs aériens appellent à la grève sur des revendications d’effectifs, face à un trafic en hausse, de conditions de travail et de pouvoir d’achat. La Direction générale de l’aviation civile a recommandé aux compagnies aériennes de réduire de 20 % leur programme de vols à Orly, Lyon et Marseille.
Sur la route, la fédération FO transports et logistique, qui menace par ailleurs d’un conflit à partir du 3 juin pour des sujets propres aux routiers, appelle à la mobilisation pour soutenir « sans réserve les luttes » des fonctionnaires et des cheminots.
Energie
Des turbulences sont à attendre dans le secteur où les quatre fédérations représentatives — CGT, CFE-CGC, CFDT et FO — appellent toutes à la grève pour la défense du service public de l’électricité. Elles citent par exemple les menaces qui pèsent sur le statut des salariés des industries électriques et gazières ou les barrages hydrauliques.
Un appel qui pourra se traduire par des baisses de la production électrique, le passage en heures creuses pour les usagers ou des coupures de courant.
Santé, action sociale
Les personnels des hôpitaux et des services sociaux seront sans doute encore nombreux dans les défilés pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs plus importants. Mais la « continuité des soins » sera assurée du fait de la possibilité d’assigner les grévistes.
Autres services publics
Sur fond de rumeurs autour de l’éventuelle réduction de 4 000 postes dans les trois prochaines années, les conseillers Pôle Emploi sont appelés à faire grève par huit syndicats qui jugent « inconcevable de supprimer des postes alors même que nous n’arrivons pas à accompagner tous les demandeurs d’emploi ».
A Météo France, les personnels seront mobilisés eux aussi contre les suppressions de poste. Postiers, salariés de la culture et de l’audiovisuel public, personnels territoriaux dans les médiathèques seront aussi dans les rues.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ L’ex-chef de l’Etat avait dénoncé la décision du président Azali de suspendre la Cour constitutionnelle et son projet de référendum de révision de la Constitution.
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Compte rendu

Aux Comores, l’ancien président Sambi assigné à résidence

L’ex-chef de l’Etat avait dénoncé la décision du président Azali de suspendre la Cour constitutionnelle et son projet de référendum de révision de la Constitution.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-21T12:25:10+02:00"

        Le 21.05.2018 à 12h25






    
L’ancien président des Comores Ahmed Abdallah Sambi, aux Nations unies, à New York, en septembre 2010.
Crédits : EMMANUEL DUNAND / AFP


L’ancien président comorien Ahmed Abdallah Sambi, critique de l’actuel chef de l’Etat Azali Assoumani, a été placé samedi soir 19 mai en résidence surveillée afin de « préserver » l’ordre public, selon une décision du ministère de l’intérieur. « Considérant ses agissements constatés ces derniers jours et en vue de préserver l’ordre et la sécurité publics, M. Ahmed Abdallah Sambi est placé en résidence surveillée », indique une note du ministère. « En cas de nécessité impérieuse de déplacement, l’intéressé est tenu d’introduire une demande auprès du département chargé de la sécurité publique », précise cette note.

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Vendredi, MM. Sambi et Azali s’étaient retrouvés dans la grande mosquée de Moroni pour la prière. A la fin de l’office religieux, les partisans de M. Sambi avaient hué le président en exercice. M. Sambi, chef de l’Etat de 2006 à 2011, a dénoncé dimanche son assignation à résidence. « Avec des tels actes, c’est notre démocratie qui est réellement menacée. On n’a plus le droit de se réunir, de s’exprimer, de se déplacer », a-t-il déclaré à l’AFP. L’assignation à résidence vise à « provoquer. C’est comme si on voulait nous mener vers une crise », a-t-il estimé.
Réforme institutionnelle
Interrogé par l’AFP, le ministre de l’intérieur Mohamed Daoudou a reproché à M. Sambi de « se conduire comme un président » en exercice. « Il doit savoir qu’il n’est pas le seul à avoir des militants. (…) Toute action de nature à perturber l’ordre public n’est pas tolérée », a-t-il prévenu.
L’assignation à résidence de M. Sambi intervient peu de temps après son retour au pays après six mois d’absence. A peine rentré aux Comores, il avait dénoncé la décision de M. Azali de suspendre la Cour constitutionnelle et son projet de référendum de révision de la Constitution, prévu le 29 juillet. La suspension de la Cour constitutionnelle est une « faute », a répété M. Sambi dimanche.

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L’actuel chef de l’Etat comorien n’a pas encore donné de détail sur la réforme institutionnelle qu’il envisage, mais il a d’ores et déjà prévu une élection présidentielle anticipée en 2019 si le référendum était approuvé. M. Azali, un ancien putschiste, a été élu à la présidence en 2016. Son mandat expire théoriquement en 2021.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’adjoint d’Anne Hidalgo aux transports a été élu président de la Fédération européenne des cyclistes, un lobby pro-vélo européen qui siège à Bruxelles.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Alors que les responsables de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles doivent être reçus dans l’après-midi par le président italien, portrait croisé de ces deux formations qui s’apprêtent à gouverner l’Italie.
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Que sont la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, les deux partis qui s’apprêtent à gouverner l’Italie ?

Alors que les responsables de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles doivent être reçus dans l’après-midi par le président italien, portrait croisé de ces deux formations qui s’apprêtent à gouverner l’Italie.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 09h06
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 14h43
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


En Italie, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (M5S) doivent proposer, lundi 21 mai, le nom d’un président du conseil pour le pays, après avoir annoncé être tombés d’accord, dimanche, sur la composition du prochain gouvernement. Les deux partis ont respectivement remporté 17 % et 32 % des voix aux législatives de mars et, si l’accord a été si difficile à trouver, c’est parce que ces deux formations politiques sont très différentes – ce qui ne les empêche pas d’avoir plusieurs points communs.
Le M5S naît en 2009 de l’alliance d’un célèbre humoriste, Beppe Grillo, et d’un informaticien inconnu, Gianroberto Casaleggio, mort en 2016. Le parti découle d’un mouvement social anti-élites et anticorruption agrégé depuis 2005 autour du très populaire blog de l’humoriste. A l’inverse, la Ligue a été fondée en 1989 par Umberto Bossi en fusionnant la Ligue lombarde et dix mouvements régionalistes et autonomistes du nord de l’Italie.
Un parti d’extrême droite contre un OVNI politique
A l’origine, le M5S a pris ce nom pour énoncer cinq priorités : retour au public de la gestion de l’eau, zéro déchet, transports publics, énergies renouvelables et Wi-Fi gratuit. Le 5, écrit en chiffre romain (V), fait aussi référence au vaffanculo fondateur. Dans les faits, il est inclassable politiquement, véritable OVNI politique. Le V-Day (V pour vaffanculo, « va te faire foutre »), les 8 et 9 septembre 2007, joue un rôle fondamental pour le parti. Des rassemblements sont organisés dans toute l’Italie et plus de 300 000 signatures sont recueillies en faveur d’une initiative appelée « Parlamento pulito » (« Parlement propre »). Objectif : interdire l’entrée au Parlement des personnes condamnées par la justice et limiter à deux mandats successifs les carrières parlementaires.

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Rien à voir avec les revendications de la Ligue. A ses débuts, elle réclame l’indépendance de la Padanie. Cette région imaginaire correspond à la plaine du Pô. Elle regroupe le Piémont, la Lombardie, le Frioul-Vénétie-Julienne, le Val d’Aoste, la Vénétie et l’Emilie-Romagne. En pratique, les « Padans » n’ont ni langue commune, ni spécificité religieuse, ni unité politique passée. La Ligue du Nord transforme les préjugés préexistants, par exemple sur la supposée fainéantise des Italiens du Sud, en un clivage ethnique. Elle défend depuis longtemps – et en parallèle – le fédéralisme.
A l’automne 2017, un pas de plus est fait vers le fédéralisme, ligne portée par Matteo Salvini, patron du parti depuis 2013. La Ligue change de nom, passant de Ligue du Nord à la Ligue tout court. Objectif : devenir un parti national dans la perspective des législatives de 2018.
L’inspiration initiale du M5S se trouve ainsi plutôt à gauche, dans la lutte contre les politiques d’austérité appliquées dans le pays à la suite de la crise de la dette dans la zone euro. A l’inverse, les discours de la Ligue puisent dans les différences socio-économiques italiennes, cultivant les thématiques d’un pays à deux vitesses dans lequel le Sud serait un poids pour le Nord.

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Divergences de programmes et populisme
Côté programme, le M5S entretient le flou. Sur la question migratoire, le fondateur du M5S s’est déclaré plusieurs fois contre le droit du sol ou pour le durcissement du droit d’asile – sans toujours être suivi par sa base. De son côté, la Ligue est résolument xénophobe et anti-immigration. Autre divergence : la Ligue ne voit dans le revenu citoyen (780 euros par mois) proposé par le M5S que de l’assistanat. Le M5S critique quant à lui la « flat tax » sur le revenu défendue par la Ligue.
Néanmoins, le M5S n’en est pas à sa première alliance avec l’extrême droite. En 2014, au Parlement européen, il s’est allié avec le parti d’extrême droite britannique UKIP. Surtout, les deux mouvements pourraient s’entendre sur les retraites, étant tous les deux d’accord pour abroger la réforme qui recule l’âge du départ.
Concernant la sécurité, le M5S comme la Ligue plaident pour une augmentation des effectifs des forces de l’ordre. Le M5S se disait favorable à la sortie de l’euro jusqu’aux législatives 2018 et la Ligue y reste favorable. Les deux formations ont pour principaux points communs d’être antisystèmes et populistes.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ A la veille d’une nouvelle journée de grève des fonctionnaires, le secrétaire d’Etat à la fonction publique tente de rassurer dans un entretien à « Libération ».
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« Nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », assure le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt

A la veille d’une nouvelle journée de grève des fonctionnaires, le secrétaire d’Etat à la fonction publique tente de rassurer dans un entretien à « Libération ».



Le Monde
 |    21.05.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 12h22
   





                        



   


« Il y aura des ajustements, une modernisation mais pas de remise en cause. » Le secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, assure lundi 21 mai au quotidien Libération que le gouvernement ne remettra pas en cause le statut des fonctionnaires. A la veille de la troisième journée de grève dans la fonction publique depuis le début du quinquennat, il confirme cependant la promesse présidentielle de supprimer 120 000 emplois d’ici à 2022.
A l’appel unitaire des syndicats de la fonction publique, les fonctionnaires sont appelés mardi à une journée de grève et de manifestations sur les salaires, les effectifs et les réformes en cours.

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Les organisations syndicales dénoncent les orientations du gouvernement, qui constituent, selon elles, une « attaque » du statut de fonctionnaire : simplification du dialogue social, extension du recours aux contractuels, part accrue de rémunération au mérite et accompagnement des mobilités de carrière, y compris vers le secteur privé.
Le rapport CAP 22 « n’engage pas le gouvernement »
Ces projets, qui doivent déboucher sur un projet de loi au premier semestre 2019 et auxquels s’ajoutent les inquiétudes entourant le futur rapport d’experts CAP 22, qui dégagera des pistes d’économies, ont continué d’attiser la tension qui règne depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.
Concernant CAP 22, Olivier Dussopt s’attend à « un certain nombre de propositions, plus ou moins disruptives » mais « ce rapport n’engage pas le gouvernement, et une phase de concertation avec les différentes parties prenantes s’ouvrira à la remise de celui-ci ».
« Ces dernières années, à chaque fois qu’un gouvernement a initié une réforme de la fonction publique, il l’a fait uniquement avec un prisme budgétaire. Du coup, toute réforme en la matière devient anxiogène. Mais je le répète : nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », insiste le ministre.

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« On en reparlera dans quelques semaines », a réagi lundi, sceptique, Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière, issu de la fonction publique, s’inquiétant de l’embauche des nouveaux entrants uniquement « sous le prisme de la contractualisation », qui fait question. Le responsable syndical a également réitéré sa demande de moratoire d’un mois sur la réforme ferroviaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le ministre français de l’économie a critiqué dimanche l’accord de gouvernement conclu entre la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles. Matteo Salvini a jugé ces avertissements « inacceptables »
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Italie : passes d’armes entre Bruno Le Maire et Matteo Salvini, patron de la Ligue

Le ministre français de l’économie a critiqué dimanche l’accord de gouvernement conclu entre la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles. Matteo Salvini a jugé ces avertissements « inacceptables »



Le Monde
 |    20.05.2018 à 19h06
   





                        



   


Le « contrat de gouvernement » conclu en Italie par les deux partis antisystèmes, la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S), ne passe pas du côté du gouvernement français qui l’a fait savoir, dimanche 20 mai, par la voix de Bruno Le Maire. Lors de l’émission « Le grand rendez-vous » sur CNews, le ministre de l’économie a critiqué les promesses inscrites dans cet accord :
« Si le nouveau gouvernement prenait le risque de ne pas respecter ses engagements sur la dette, le déficit, mais aussi l’assainissement des banques, c’est toute la stabilité financière de la zone euro qui serait menacée. »

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Le « contrat de gouvernement » conclu entre la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles prévoit notamment de mettre fin à la politique d’austérité avec le remplacement de l’impôt progressif sur le revenu par une « flat tax » (en réalité une contribution à deux tranches, de 15 % et 20 %), la remise en cause de la loi Fornero de réforme des retraites, votée en 2011, sous la pression des marchés, et l’instauration d’un « revenu de citoyenneté », aux contours encore bien flous.
« Chacun doit comprendre en Italie que l’avenir de l’Italie est en Europe et nulle part ailleurs, et pour que cet avenir soit en Europe, il y a des règles à respecter, a encore souligné M. Le Maire. Les engagements qui ont été pris par l’Italie (…) valent quel que soit le gouvernement. Je respecte la décision souveraine du peuple italien, mais il y a des engagements qui dépassent chacun de nous. »
Accord entre la Ligue et le M5S sur le nom du premier ministre
En réponse, le patron de la Ligue, Matteo Salvini, a jugé « inacceptable » les avertissements lancés par M. Le Maire. « Un ministre français “avertit” le futur gouvernement : ne changez rien ou il y aura des problèmes. Encore une invasion de terrain inacceptable, a-t-il tweeté. Je n’ai pas demandé les votes et la confiance pour continuer sur la route de la pauvreté, de la précarité et de l’immigration : les Italiens d’abord ! » 

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« Que les Français s’occupent de la France et ne mettent pas leur nez dans les affaires des autres », a-t-il encore lancé à la presse dimanche après-midi, devant l’un des stands où la Ligue a invité ses sympathisants à se prononcer sur l’accord de gouvernement conclu avec le M5S.
Par ailleurs, M. Salvini a également annoncé dimanche un accord avec le M5S sur la composition du prochain gouvernement et notamment sur le futur premier ministre. Il sera soumis lundi au président italien Sergio Mattarella. « Nous nous sommes mis d’accord sur le chef et les ministres du gouvernement et nous espérons que personne ne mettra de veto sur un choix qui représente la volonté de la majorité des Italiens », a annoncé M. Salvini, en précisant que ni lui ni Luigi Di Maio, chef de file du M5S, ne seraient chef du gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Lors de la fête annuelle du parti d’extrême gauche dimanche, la porte-parole du mouvement a appelé ses partisans à participer aux manifestations des 22 et 26 mai.
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Lutte ouvrière : Nathalie Arthaud appelle à une « explosion sociale » contre la politique du gouvernement

Lors de la fête annuelle du parti d’extrême gauche dimanche, la porte-parole du mouvement a appelé ses partisans à participer aux manifestations des 22 et 26 mai.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 06h26
   





                        



   


Devant près de 15 000 personnes, réunies à Presles (Val-d’Oise) pour la fête annuelle de Lutte ouvrière, la porte-parole du parti d’extrême gauche Nathalie Arthaud a appelé ses troupes, dimanche 20 mai, à se mobiliser contre la politique menée par le président de la République et son gouvernement.
« Contre l’offensive de Macron et du capital, le monde du travail doit rendre les coups » et « avec tous ceux qui ne supportent plus la situation et souhaitent une nouvelle explosion sociale, nous affirmons que oui, il faut un nouveau mai-juin 1968 !, a-t-elle lancé à la foule. Tôt ou tard, les exploités se lèveront de nouveau en masse. »

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« En un an, Macron a enchaîné les attaques contre les travailleurs », a-t-elle dénoncé, énumérant « les ordonnances travail pour que le patronat puisse licencier plus vite et moins cher », « la hausse de la CSG [contribution sociale généralisée] que les retraités ont payé de plein fouet », « la sélection dans les universités » ou le « contrôle des chômeurs ».
« Si nous ne mettons pas un coup d’arrêt à tout cela, où en serons-nous dans cinq ou dix ans ? Quelle sera la vie de nos enfants ? Derrière le “changement” et la “modernité” affichés par Macron, il y a un président qui n’a d’yeux que pour les fameux premiers de cordée et les machines à faire du fric. »
Critiques contre Mélenchon et Hamon
Mme Arthaud a ainsi appelé ses partisans à se mobiliser le 22 mai pour la journée d’action de la fonction publique et le 26 mai aux côtés d’une cinquantaine d’organisations politiques, syndicales et associatives. Mais elle a tenu à se différencier de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ou du Parti communiste (PCF).
« Avec Mélenchon ou le PCF, [c’est] une contestation partagée de Macron mais les perspectives sont opposées », a-t-elle assuré, alors que le député des Bouches-du-Rhône a appelé à la constitution d’un « Front populaire » de partis, syndicats et associations.
« Tout en œuvrant pour le succès de cette manifestation, nous ne signons pas l’appel unitaire car nous rejetons l’opération politique qui se dessine et nous appelons les travailleurs à la méfiance », a-t-elle réaffirmé, jugeant avec une grande sévérité les leaders de gauche.
« Quels que soient leurs discours d’aujourd’hui, lorsqu’ils seront au pouvoir, ils gouverneront à leur tour au service des plus riches, a encore ajouté Nathalie Arthaud. Alors, si nous dénonçons souvent les mêmes choses que Mélenchon, [Pierre] Laurent [le secrétaire national du PCF], ou [Benoît] Hamon [chef de file du mouvement Génération.s], nous ne le faisons pas du tout dans la même perspective. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans une interview à « Buzzfeed », Maryam Pougetoux, la présidente de la section locale du syndicat étudiant à Paris-IV, réfute l’idée que son voile est un « symbole politique ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Maryam Pougetoux, responsable de l’UNEF, répond aux critiques sur son voile

Dans une interview à « Buzzfeed », Maryam Pougetoux, la présidente de la section locale du syndicat étudiant à Paris-IV, réfute l’idée que son voile est un « symbole politique ».



Le Monde
 |    20.05.2018 à 15h37
    |

                            Le Monde.fr (avec Abel Mestre)








                        


« C’est assez pathétique de la part d’un ministre de l’intérieur d’avoir de tels propos, aussi violents. » Après une semaine de polémique autour de son port de voile islamique, la présidente de la section locale de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France, syndicat classé à gauche) à Paris-IV, Maryam Pougetoux, répond aux attaques dont elle a fait l’objet dans une interview accordée au média en ligne Buzzfeed France. Elle y explique ne pas s’être questionnée sur une éventuelle démission de ses fonctions syndicales : « Ce n’est ni envisagé ni envisageable. Et on ne m’a pas demandé si je voulais renoncer », assure-t-elle.

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                Responsable de l’UNEF voilée : Marlène Schiappa dit voir « une forme de promotion de l’islam politique »



Maryam Pougetoux avait été interrogée dans un reportage diffusé sur M6 sur le mouvement étudiant contre la réforme de l’accès à l’université. Très vite, certains militants promouvant une laïcité stricte, comme Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain, s’étaient emparés de son image pour dénoncer le fait qu’une responsable syndicale porte le voile. Des débats houleux avaient suivi entre les défenseurs de la jeune militante et ses contempteurs. L’UNEF avait pris la défense de Mme Pougetoux avant que l’affaire prenne une tournure politique.
« Je n’ai pas mis mon voile par volonté politique ou réactionnaire »
La responsable syndicale Maryam Pougetoux se défend aujourd’hui de tout prosélytisme. Elle se dit étonnée par l’ampleur et la violence des réactions. « Je ne m’attendais pas à ce que cela monte aussi haut et que cela devienne presque une affaire d’Etat. Sachant que mon voile n’a aucune fonction politique. C’est ma foi », raconte-t-elle à Buzzfeed se désolant de devoir se « justifier de [s]on choix ».
« Je réfute le fait que l’on puisse dire que mon voile est un symbole politique. Ce n’est absolument pas le cas. On lui donne une signification que moi-même je ne lui donne pas. Je pense qu’il faut démystifier cette question-là. Derrière « islam politique », on met un peu tout et n’importe quoi. Et c’est malheureux, car on me prête des intentions qui ne sont pas les miennes. A aucun moment je n’ai mis mon voile par volonté politique ou réactionnaire. Absolument pas. »
Après avoir rappelé que « le voile n’est pas interdit à l’université » car « les femmes adultes ont le droit de porter le voile si c’est leur choix », la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, avait affirmé mercredi 16 mai sur Franceinfo « comprend[re] qu’il y ait une forme d’interpellation car l’UNEF est censé être un syndicat étudiant progressiste, féministe, alors que le voile, c’est la preuve de l’emprise de la religion ». « J’y vois une forme de promotion de l’islam politique », avait conclu Marlène Schiappa.

"Ça m'interpelle, non pas parce que c'est une étudiante qui porte le voile (c'est son droit le plus strict) mais ça… https://t.co/t6jOLYxv07— franceinfo (@franceinfo)


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Vendredi, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb avait, quant à lui, estimé « choquant » qu’une dirigeante de l’UNEF à Paris porte un voile islamique, assimilant ce choix à du « prosélytisme ». « Je pense effectivement que c’est choquant. Il faut montrer un modèle et on voit bien qu’il y a un combat culturel finalement au sein des jeunes musulmans. On le voit bien qu’il y a un certain nombre de gens qui, au travers de ces signes, sont dans la provocation », avait-il déclaré sur BFM-TV.

Responsable de l'UNEF voilée: "C'est choquant" pour Gérard Collomb https://t.co/0wOACdrNJl— BFMTV (@BFMTV)


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Une laïcité désormais plus proche du modèle anglo-saxon
Le syndicat d’étudiants a opéré, depuis quelques années, une véritable mue sur la question de la laïcité. Ainsi, en 2013, l’UNEF se positionnait contre le voile à l’université. Dans un communiqué concernant le rapport du Haut Conseil à l’intégration, l’organisation s’inquiétait alors « que la principale proposition qui ressort dans le débat public concerne le port du voile à l’université » et affirmait qu’elle « [militait] contre cette pratique qui enferme les femmes dans une situation de soumission par rapport aux hommes ». Ce communiqué a, depuis, été effacé du site de l’UNEF.

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                Le lent délitement de la maison UNEF



Plus récemment, une salle de prière a même été ouverte en 2015, lors d’un collectif national (CN, parlement du syndicat), à la demande de quelques militants musulmans, comme une enquête du Monde le révélait en octobre 2017. Un épisode qui ne se répétera pas.
Cette conception de la laïcité, plus proche du modèle anglo-saxon, ne crée pas de débat en interne. « Nous sommes clairs sur ce que l’on dit, comment on l’applique et comment on la défend dans les universités », affirmait, en septembre 2017, la présidente de l’UNEF, Lilâ Le Bas. Le clivage se situe avec les ex-dirigeants du syndicat, qui voient leur ancienne maison leur échapper et prendre un virage qu’ils estiment regrettable. Il faut dire que l’UNEF a, depuis plusieurs années, coupé le cordon qui la reliait aux partis politiques et à leurs différents courants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’émission « Questions politiques » sur France Inter, en partenariat avec France Télévisions et « Le Monde » reçoit le ministre de l’agriculture.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                

Grève de fonctionnaires : la DGAC recommande d’annuler 20 % des vols le 22 mai

La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h50
   





                        



   


L’USAC-CGT, FO et l’UNSA ont déposé un préavis de grève auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour la troisième journée nationale de grève et de manifestations, mardi 22 mai, organisée pour soutenir la fonction publique.
L’autorité supervisant le trafic aérien prévoit « des perturbations sur l’ensemble du territoire » et recommande aux voyageurs de voir auprès de leur compagnie aérienne quels vols seront annulés ou en retard.
Les fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA de la fonction publique, représentant les 5,7 millions d’agents publics, ont appelé à cette journée de mobilisation, qui entraînera également des perturbations dans les crèches, les écoles, mais aussi à Pôle Emploi ou dans des secteurs comme l’énergie ou la santé.

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                Berger, Martinez et Pavageau ensemble pour les fonctionnaires






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Jean-Luc Gaffard estime que c’est à l’Etat d’agir pour le bien commun et d’édicter les règles qui contraignent l’entreprise à le respecter.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « L’entreprise n’a pas à se substituer à l’Etat dans ses responsabilités sociales et environnementales »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Jean-Luc Gaffard estime que c’est à l’Etat d’agir pour le bien commun et d’édicter les règles qui contraignent l’entreprise à le respecter.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 06h26
    |

Jean-Luc Gaffard (Professeur émérite à l’OFCE Sciences Po et à Skema Business School)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. La revendication d’une responsabilité sociale et environnementale (RSE) de l’entreprise revient en force dans le débat public, avec la prochaine traduction juridique, via la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), du rapport de Nicole Notat et de Jean-Dominique Senard (« L’Entreprise, objet d’intérêt collectif »). Il s’agit rien moins que de reconnaître une nouvelle fonction à l’entreprise : celle-ci n’aurait plus à se contenter de rechercher un profit maximum, mais devrait endosser des responsabilités jusque-là dévolues à la puissance publique.
Le contexte s’y prête. La mondialisation s’accompagne d’un recul des capacités d’intervention des gouvernements ; la concurrence s’exerce de plus en plus entre les normes et les systèmes juridiques, généralement au bénéfice du moins-disant fiscal ou social ; la fragmentation de la production s’accompagne d’un affaiblissement du droit du travail incarné dans des contrats qui ressemblent de plus en plus au contrat de louage caractéristique du monde d’avant l’industrie.

Un fameux article de Milton Friedman
Cette revendication est une réponse à la fois à l’inversion de la hiérarchie des normes, qui fait de l’entreprise le lieu privilégié de la négociation, et à la présumée lenteur des réactions du politique dans les domaines incriminés.
Ce débat est tout sauf nouveau. La revendication dont il est porteur existait déjà dans les années 1960 et faisait d’ailleurs réagir l’un des chefs de file des économistes libéraux, Milton Friedman, dans un fameux article de 1970 publié dans le New York Times et intitulé « The Social Responsibility of Business Is to Increase Its Profits » (« La responsabilité sociale d’une entreprise est d’augmenter ses profits »).
Fidèle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « Formuler une raison d’être pour l’entreprise ne suffira pas à l’atteindre »

Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Jérôme Barthélemy (Professeur à l’Essec)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Depuis la parution du rapport « L’entreprise, objet d’intérêt collectif », on parle beaucoup de « raison d’être ». En effet ses auteurs, Nicole Notat et Jean-Dominique Senard, recommandent de « confier aux conseils d’administration et de surveillance la formulation d’une raison d’être visant à guider la stratégie de l’entreprise en considération de ses enjeux sociaux et environnementaux ».
La raison d’être est ce qui définit une entreprise de manière fondamentale : pourquoi existe-t-elle ? Qu’est-ce qu’elle apporte à ses clients ? Qu’est-ce qui la distingue de ses concurrents ? Pour savoir si une entreprise a une raison d’être, il suffit généralement de poser deux questions à son dirigeant : si votre entreprise disparaissait, qui la regretterait vraiment (à part vous…) ? Combien de temps faudrait-il pour qu’un concurrent comble le vide qu’elle laisserait ? Lorsque les réponses sont « personne » et « très peu de temps », une entreprise n’a pas de raison d’être.
La proposition de Nicole Notat et de Jean-Dominique Senard suscite l’inquiétude des défenseurs de la création de valeur pour les actionnaires. C’est un peu surprenant, car on sait depuis longtemps que les entreprises qui ont une raison d’être sont plus rentables que celles qui se focalisent sur la création de valeur pour les actionnaires (voir par exemple « The Relationship Between Mission Statements and Firm Performance : An Exploratory Study », Christopher Bart et Mark Baetz, Journal of Management Studies, vol. 35, numéro 6, 1998).
C’est une illustration classique du principe d’obliquité, selon lequel le meilleur moyen d’atteindre ses objectifs est de ne pas directement les viser. Ce principe est très général. Il explique que les entreprises les plus rentables ne sont pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « Les entrepreneurs aimeraient pouvoir se passer d’oukases administratifs et politiques »

Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Pascal Grémiaux (Président-fondateur de la PME française Eurécia)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Voilà donc une nouvelle loi qui va concerner les entreprises : la loi Pacte, Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Avec son volet le plus décoiffant : la proposition d’évolution de la définition même de l’entreprise dans le code civil, afin de bien souligner que le but de l’entreprise n’est pas seulement économique et social. Il est aussi sociétal : au service des salariés – en veillant à un meilleur partage de la création de valeur –, des consommateurs, des citoyens et plus largement des habitants de la Terre – en veillant à une meilleure protection de l’environnement.
Cette vaste initiative aura en tout cas fait couler beaucoup d’encre : appelés à apporter leur écot, plus de 11 000 contributeurs ont envoyé leurs propositions.
L’idée n’est pas ici de rajouter une énième contribution, bien au contraire. Elle serait plutôt de dire que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Vouloir pousser les entrepreneurs à l’engagement sociétal et au partage avec leurs salariés, c’est oublier qu’ils le font déjà pour une grande majorité et que cette dynamique est même inscrite dans leurs gènes.
Prises de risques
Non, les créateurs d’entreprise ne sont pas guidés par la seule envie de gagner plus d’argent. Et les premières années de galère qu’ils traversent pour monter et développer leur projet ne sont pas vraiment des périodes où ils s’enrichissent. Mais, pour le savoir, il ne faut pas regarder que les grands groupes et les entreprises de taille respectable, qui représentent certes les deux tiers de la création de richesse et 50 % des emplois de notre pays, mais seulement 0,1 % des entreprises françaises. Il faut aller discuter avec les 99,9 % restants qui prennent des risques tous les jours et qui, espérons-le, représenteront les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.
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Loi Pacte : « Entreprises à mission et mutuelles sont deux instruments au service d’une même ambition »

Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Thierry Beaudet (Président de la Mutualité française) et Pascal Demurger (Président de l’Association des assureurs mutualistes)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. En proposant dans leur rapport de valoriser les entreprises qui s’engagent au-delà du seul intérêt de leurs associés sous une même bannière, celle de l’entreprise à mission, Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard ne s’attendaient sans doute pas à un débordement d’enthousiasme du Medef, porte-parole d’une vision plus classique de l’entreprise. Peut-être avaient-ils espéré en revanche le soutien de ceux-là mêmes qui les avaient inspirés, à savoir les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Et pourtant, les mutualistes – et plus largement le secteur de l’entrepreneuriat social et solidaire – se sont parfois montrés hésitants sur l’attitude à adopter face à cette proposition. Certains observent le mouvement avec une indifférence polie, sans se sentir concernés par des dispositions qu’ils considèrent réservées essentiellement au secteur commercial et lucratif. D’autres sont plus critiques, craignant une forme de concurrence pour le bien commun, qui contribuerait à brouiller les cartes pour le consommateur sans changer pour autant les fondements de l’entreprise classique.
Représentants du mutualisme en France, nous croyons que la tentation du repli sur soi ne serait pas à la hauteur des enjeux qui sont devant nous. Nous devons embrasser cette évolution, bâtir des ponts plutôt que des murs entre le secteur capitaliste et l’ESS, afin d’encourager toute entreprise qui œuvre en faveur du bien commun.
Loin d’être une forme de concurrence ou de remise en cause, nous voyons ce mouvement comme la victoire d’idées et de principes que nous défendons depuis toujours. C’est l’histoire même du mutualisme que de soutenir l’éclosion de modèles qui en partagent les convictions.
Renouveler nos approches
Tant mieux si le monde mutualiste est une source d’inspiration...




                        

                        


<article-nb="2018/05/21/19-15">
<filnamedate="20180521"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180521"><AAMMJJHH="2018052119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                   
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« Verallia doit être parmi les premières à inscrire une mission élargie dans son objet social »

Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h46
    |

Mohammed Oussedik (Secrétaire de la fédération CGT verre et céramique) et Dominique Spinali (Secrétaire CGT du Comité économique européen de Verallia)







                        



                                


                            

Tribune. Depuis plus de trente ans, la transformation du capitalisme s’est opérée via la mondialisation et la financiarisation de l’économie au prix d’une profonde déstabilisation des entreprises, des salariés et des territoires, sur fond de menace écologique croissante.
Dès lors, la question de la responsabilité sociétale des entreprises se pose, avec une maximisation des profits qui ignore les dégâts sociaux et écologiques engendrés pour la collectivité.
Deux siècles d’évolution du capitalisme français
Le code civil prévoit que l’entreprise puisse « partager le bénéfice » (art. 1832) dans « l’intérêt commun des associés » (art. 1833). Au regard de la profonde crise sociale, morale et écologique que traverse le capitalisme actuel, cette définition juridique apparaît trop étroite et dépassée.
La création d’un statut juridique d’entreprise à « objet social étendu », avancée lors des consultations lancées par le gouvernement autour de la future loi « Pacte » (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), permettrait d’incorporer l’intérêt général au sein d’entreprises à missions sociétales.

Le groupe Verallia illustre deux siècles d’évolution du capitalisme français, de sa première verrerie créée à Vauxrot (Aisne) en 1826 à son développement industriel du XXe siècle au sein du groupe Saint-Gobain. Il doit aujourd’hui affronter de nouveaux défis pour s’inscrire durablement dans le XXIe siècle.
Symbole du dernier avatar de cette évolution, Verallia a été cédé en 2015 au fond d’investissement américain Apollo. Mais grâce au soutien de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) et à l’action de la CGT, le siège social et les centres de décision ont pu rester en France, permettant la création d’un champion national, numéro trois mondial du verre d’emballage alimentaire, fort de 10 000 salariés. Les organisations syndicales françaises et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.
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Loi Pacte : « Trois risques pour l’entreprise »

Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h44
    |

Christian Nouel (Président de la Fondation Croissance responsable) et Jean-Baptiste Danet (Président de CroissancePlus)







                        



                                


                            

Tribune. Dans quelques semaines sera déposé au Parlement le projet de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait proposer une modification de l’article 1833 du code civil, commandant à l’entreprise d’être responsable vis-à-vis de la société.
Pour les entrepreneurs, ce débat est délicat : s’ils s’opposent directement à ce changement en expliquant que l’entreprise n’a pas une vocation d’intérêt général, on les accusera de protéger leurs seuls intérêts financiers. S’ils argumentent que leurs entreprises ont déjà une contribution sociale, au sens large, et que ce changement est inutile, on leur reprochera de porter une vision conservatrice de leurs intérêts…
Les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, très concernés par l’impact sociétal de leurs activités, ne peuvent donc que soutenir cette réforme.
La responsabilité sociale vectrice de croissance
D’une part, ils ont parfaitement conscience de devoir répondre aux attentes de nombreuses parties prenantes : les consommateurs – 73 % des « millenials » acceptent de payer plus cher un produit ou un service « responsable » ; les collaborateurs – qui souhaitent concilier qualité de vie et travail et donner du sens à leur engagement au sein de leur entreprise ; les investisseurs – soucieux de pérennité, dont les investissements dits responsables représentaient en 2016 plus de 25 % des actifs sous gestion.
D’autre part, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises sont convaincus que la responsabilité sociale est vectrice de croissance et créatrice de valeur durable de long terme. Plus responsable, leurs entreprises accèdent à de nouveaux modèles économiques et à de nouveaux marchés, liés à la poursuite des dix-sept « objectifs de développement durable » des Nations unies.

Ils peuvent mieux prévenir les risques et constituent un puissant moteur d’innovation. Ils permettent de valoriser les marques, de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».
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Loi Pacte : « une réforme inutile et dangereuse »

L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h43
    |

                            Pascal Salin (Professeur émerite d’économie et ancien président de la Société du Mont-Pélerin)








                        



                                


                            

Tribune. Le projet Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) est actuellement préparé par Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et il fera probablement l’objet d’un vote du Parlement dans un avenir proche.
Ce projet comprend, d’après les informations que l’on peut avoir pour le moment, un très grand nombre de dispositions, dont certaines peuvent être considérées comme souhaitables. Mais nous voudrions insister sur ce qui nous semble le plus important, en particulier la définition des objectifs d’une entreprise, qui semble inspirée dans ce projet par ce qu’on appelle la théorie de la responsabilité sociale des entreprises (également appelée « responsabilité sociétale des entreprises », RSE).
Il est en effet question de modifier l’article 1833 du code civil, selon lequel « toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Il est prévu d’ajouter dans cet article l’énoncé suivant : « La société est gérée dans son intérêt social, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». L’énoncé actuel peut s’interpréter comme signifiant que l’objectif d’une entreprise consiste à faire des profits, et c’est le fait de donner cet objectif unique à l’entreprise qui est contesté par ceux qui souhaitent lui donner une finalité « sociale ».
Pour évaluer ces différentes approches de l’entreprise, il convient évidemment de préciser ce qu’est la nature d’une entreprise. Or une entreprise est une entité abstraite qui doit se définir comme un ensemble de contrats, entre les propriétaires de l’entreprise et les salariés, les fournisseurs, les prêteurs, les clients, etc. Un contrat, en tant que tel, ne pense pas, n’agit pas et ne peut donc pas avoir d’objectif. Ce sont les individus – éventuels signataires de contrats – qui seuls pensent, agissent et ont des objectifs.
Un partage parfaitement clair des rôles
C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.
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Mort de Nicole Fontaine, ancienne présidente du Parlement européen

Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h20
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Au bout de sa vie, marquée depuis quelques mois par la certitude d’un mal incurable, elle se souvenait de cette phrase de François Mitterrand : « Je suis content d’avoir pu parler debout », lui confia-t-il, malade lui aussi, à l’issue de sa dernière intervention devant le Parlement européen, à Strasbourg.
Debout, l’ancienne présidente de l’Assemblée européenne le sera également restée, consacrant les dernières semaines de sa vie à l’accompagnement d’étudiants qui préparaient un ouvrage sur les perspectives offertes par le Brexit. Elle estimait, quant à elle, que pour les Britanniques le fait de quitter l’Union ne présenterait aucun avantage, mais jugeait que le résultat du référendum avait cruellement traduit la situation d’une Union « malade de son déficit démocratique ».
Mme Fontaine supervisait aussi la préparation du bicentenaire de Sup de co Paris (désormais appelée ESCP Europe), la première école de commerce du monde, fondée en 1819 et tournée vers ce projet qui guida sa vie : une Union européenne pacifique, forte, proche des citoyens.
Décédée à 76 ans, cette femme discrète mais ferme, consensuelle mais portée par des convictions solides, connut trois vies. Une de responsable de l’enseignement catholique, une autre de ministre et une troisième, la plus importante sans doute à ses yeux, d’élue européenne. Jeune, elle rêvait d’une carrière artistique mais en fut rapidement dissuadée par son père, un médecin qui la convainquit d’étudier le droit.
« Notre-Dame de la conciliation »
Licenciée à 20 ans, diplômée ensuite de Sciences Po Paris, elle décroche en 1969 un doctorat d’Etat en droit public pour une thèse sur l’application de la loi Debré, qui avait institué le régime de contrats entre l’Etat et les établissements privés d’enseignement. Pendant vingt ans, elle sera la responsable des relations entre ces derniers et les pouvoirs publics. Son combat pour l’école catholique allait se poursuivre après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.
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Europe : Face à Trump, l’UE se pose en rempart ultime du libre-échange

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 11h31
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

« Si l’Union européenne ne peut pas faire de commerce, que peut-elle faire d’autre ? » Ainsi s’interrogeait l’hebdomadaire britannique The Economist à l’automne 2016. C’était l’époque du psychodrame autour du CETA, le traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada. Quand l’opposition d’une simple région de Belgique, la Wallonie, faillit faire capoter sept ans de négociations entre Bruxelles et Ottawa, poussant certains à prophétiser une paralysie pure et simple de la politique commerciale européenne…
Dix-huit mois plus tard, autre époque, autre ambiance. Face à la tentation isolationniste des Etats-Unis, l’Europe est plus que jamais à l’offensive sur le libre-échange. La liste des pays partenaires, formels ou en devenir, ne cesse de s’allonger. Mardi 22 mai, les ministres du commerce des Vingt-Huit devraient valider les mandats de négociation de la Commission pour entrer en discussions avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Ils vont aussi approuver formellement les traités commerciaux avec Singapour, et surtout le Japon. Bouclé à l’été 2017, l’accord avec l’Archipel est le plus important conclu par l’UE. Bruxelles se félicite également d’avoir scellé avec le Mexique, fin avril, un traité d’une ampleur bien supérieure à celui déjà signé en 1997. Quant aux pourparlers avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), ils patinent mais se poursuivent.

Depuis dix ans, l’Europe a connu bien des crises, entre marasme économique et menace de dislocation de la zone euro. A cette aune, « notre politique commerciale est un succès puisqu’elle réussit à avancer malgré la diversité des Etats membres, estime André Sapir, du think tank bruxellois Bruegel. Elle reste un pilier de la politique extérieure de Bruxelles ». Rien d’étonnant pour une Union qui s’est d’abord construite comme un vaste espace de libre-échange. La politique commerciale a d’ailleurs été longtemps le seul vecteur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
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Europe : « Le marché unique a fait bondir les échanges entre les pays membres »

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 09h26
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Brexit, essor du protectionnisme, pression populiste… Que se passerait-il ces prochaines années si le marché unique européen se délitait ? Les échanges entre les pays membres et leur niveau de richesse s’amoindriraient, estime Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) et coauteur d’une étude parue en avril sur le sujet, « Les coûts de la non-Europe revisités ».
Qu’a changé l’instauration du marché unique, en 1987, pour les pays de l’Union européenne ?
Elle a fait bondir de façon spectaculaire les échanges entre les Etats européens. En moyenne, on estime qu’ils ont progressé de 109 % pour les biens et de 58 % pour les services depuis 1987. Cette hausse est trois fois plus importante que celle apportée par les accords commerciaux classiques. Et ce, car l’intégration européenne, de loin la plus poussée au monde, comporte de nombreux éléments non tarifaires, tels que la reconnaissance mutuelle des normes ou les quatre libertés de circulation (biens, services, personnes, capitaux), qui se renforcent les unes les autres.
Le marché unique a durablement gonflé le produit intérieur brut (PIB) des pays européens de 4,4 % en moyenne. Cela ne prend pas en compte les bénéfices non économiques, par exemple liés aux politiques communes. En cas de délitement de ce marché, ces gains seraient effacés. Aucun pays n’en sortirait gagnant.
Certaines capitales ont-elles profité plus que d’autres de cette intégration commerciale ?
Oui. Les bénéfices économiques liés à la hausse des échanges ont été plus importants pour les petites économies les plus ouvertes, notamment en Europe de l’Est, comme la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie ou encore la République tchèque. Ces pays ont vu leur PIB croître de 10 % sous le seul effet du marché unique.
Les grands Etats tels que la France en ont aussi profité, mais dans une proportion...




                        

                        

