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« On peut s’attendre à une recrudescence d’acquisitions chinoises d’entreprises européennes »

Pour Alicia Garcia-Herrero, économiste spécialiste de la Chine chez Natixis, les Européens sont les perdants de l’accord passé entre Washington et Pékin sur le plan commercial.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 17h06
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            Marie de Vergès








                        



   


Pékin et Washington sont parvenus dimanche 20 mai à un accord de principe pour réduire le déficit commercial américain. Une trêve qui écarte la menace d’une guerre commerciale mais dont les conséquences risquent d’être négatives pour les Européens, selon Alicia Garcia-Herrero, économiste spécialiste de la Chine chez Natixis.

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Les Européens sont-ils les perdants de l’accord entre la Chine et les Etats-Unis, comme s’en est ému le ministre français des finances, Bruno Le Maire ?
Certainement. D’ailleurs, une raison pour laquelle la Chine a préféré ne pas quantifier les engagements qu’elle a pris auprès des Etats-Unis, c’est parce que d’autres pays risquent de s’en plaindre, notamment en Europe. Mais elle va effectivement devoir accroître ses achats de marchandises américaines et, très vraisemblablement, dans des secteurs qui comptent pour les Européens. La Chine ne pourra pas corriger le déséquilibre de la balance commerciale avec les Etats-Unis en se contentant d’importer davantage de soja américain. Il y aura de gros contrats. Je pense par exemple à l’aéronautique, qui est très largement dominé par des entreprises publiques en Chine. Déjà 69 % des importations chinoises viennent des Etats-Unis et cela pourrait augmenter encore, au détriment d’Airbus. On peut aussi penser au secteur pharmaceutique. La Chine vient de libéraliser le marché du médicament. Aujourd’hui, les Européens, notamment le Royaume-Uni, exportent beaucoup. Mais les Américains devraient profiter plus que les autres de l’ouverture de ce marché.
L’Europe avait-elle une chance de jouer la médiatrice dans cette bataille commerciale ?
Pas vraiment et cela aurait été un peu naïf de le croire. Un accord multilatéral n’intéresse ni les Etats-Unis ni la Chine. Et puis les relations sont aussi tendues avec l’Europe. Par exemple, Pékin vient de recevoir une lettre signée par des ambassadeurs européens sur place qui exprime leur méfiance vis-à-vis du projet des routes de la soie. Il y a aussi la querelle en cours sur le statut d’économie de marché que l’Union européenne n’a pas voulu lui accorder. En fin de compte, la Chine n’a jamais cru que les Européens puissent négliger l’alliance transatlantique pour travailler avec elle face aux Américains.
L’accord entre Washington et Pékin ne règle pas vraiment le fond du problème. Se peut-il que la même bataille se rejoue très rapidement ?
Il est clair que les Etats-Unis ont raté une occasion de pousser la Chine à faire des réformes pour devenir une économie plus ouverte. Ils ont obtenu de pouvoir exporter davantage, mais selon des critères qui sont même contraires à l’économie de marché : Pékin est incité à acheter des produits américains dans le cadre d’un accord et pas selon les règles de la concurrence.

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Donald Trump a gagné une bataille mais il s’agit d’une solution de court terme. Entre-temps, la Chine a pris davantage conscience de son isolement et de la nécessité d’arriver encore plus vite à l’indépendance technologique. En conséquence, il y aura sans doute une recrudescence d’acquisitions chinoises d’entreprises européennes, puisque ces opérations sont difficiles voire impossibles à mener aux Etats-Unis, au Japon ou en Corée du Sud. Voilà à quoi l’on peut s’attendre de la part de la Chine dans les prochains mois : plus d’achats aux Etats-Unis et plus d’acquisitions en Europe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le seul mouvement ayant touché aux remboursement des médicaments homéopathiques - passé de 65 % à 35 % - a été conduit par le ministre Jean-François Mattéi.
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édition abonné


En 2003, l’homéopathie a été déremboursée partiellement

Le seul mouvement ayant touché aux remboursement des médicaments homéopathiques - passé de 65 % à 35 % - a été conduit par le ministre Jean-François Mattéi.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h56
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
A ce jour, le seul ministre de la santé à avoir touché à l’homéopathie est Jean-François Mattei, en fonctions de 2002 à 2004. En décembre 2003, il avait baissé le taux de remboursement des médicaments homéopathiques de 65 % à 35 %. C’était pour lui une « question d’équité », dit-il aujourd’hui.
A partir de cette année-là, en ­effet, des centaines de médicaments (près de 620) ont vu leur taux de remboursement réduit en raison d’un service ­médical rendu (SMR) considéré comme modéré ou minime (et non plus important) par la Haute Autorité de santé (HAS), ce qui avait alors suscité de fortes réactions. Figuraient en effet des médicaments très prescrits, tels que Zyrtec (UCB Pharma), Clarityne (Schering-Plough), très utilisés contre les allergies, ou encore l’antiémétique Primpéran (Sanofi-Synthélabo).
« Rupture d’équité »
Le gouvernement avait alors systématiquement suivi l’avis de la HAS. Dans ce contexte, il semblait bien difficile de ne pas aligner l’homéopathie sur ce régime et de lui conserver le taux de remboursement de 65 %, qui est celui des ­médicaments ayant prouvé sans conteste leur efficacité. D’autant plus que, pour les médicaments ­homéopathiques, le SMR ne pouvait même pas être attribué par sa commission de la transparence. Il ne l’est pas plus aujourd’hui.
« Il n’était pas possible à la HAS de proposer le remboursement des médicaments homéopathiques, pour deux raisons : ils n’ont pas une indication précise, et ils n’ont pas fait la preuve scientifique de leur ­efficacité à un niveau équivalant à celui exigé pour les autres médicaments », explique le professeur Gilles Bouvenot, alors président de la commission de transparence de la HAS (et ce jusqu’en 2014). « Ce qui m’étonnait, c’est que le niveau de preuve élevé d’efficacité que l’on exige des ­médicaments classiques n’ait ­jamais été demandé à l’homéopathie. Il y a manifestement rupture d’équité », poursuit-il.

Cette décision avait alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Un armistice a été conclu samedi entre les Etats-Unis et la Chine alors que ce sont les Américains qui avaient ouvert les hostilités.
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Les Chinois gagnants de l’armistice commercial avec Trump

Un armistice a été conclu samedi entre les Etats-Unis et la Chine alors que ce sont les Américains qui avaient ouvert les hostilités.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h49
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


On se souvient du tweet de Donald Trump en mars, lorsqu’il lança son offensive commerciale tous azimuts : « Quand un pays, les Etats-Unis, perd des milliards de dollars avec chacun de partenaires, les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner. » A l’issue de deux jours de négociation à Washington avec les Chinois, le Washington Post a rendu son verdict dimanche 20 mai : « La Chine est en train de gagner la guerre commerciale de Trump. » Entre Donald Trump, qui n’a pas écrit son propre livre L’art du deal, et les Chinois qui pratiquent L’Art de la guerre depuis Sun Zu, l’avantage va clairement aux seconds.

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D’abord, un armistice a été conclu samedi alors que ce sont les Américains qui avaient ouvert les hostilités. « Nous suspendons la guerre commerciale », a confirmé Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor américain. Les Chinois avaient préalablement accompli des gestes de bonne volonté, suspendant la taxation du sorgho qui avait été décidée en représailles de l’imposition de l’acier et de l’aluminium chinois. Ils rentrent chez eux avec la promesse provisoire que les 50 milliards de dollars de droits de douane annoncés pour avoir organisé des transferts de technologie forcés sont pour l’instant suspendus.
Les chiffres ne collent plus
De son côté, l’administration Trump crie victoire, les Chinois s’étant engagés à acheter plus de produits américains. « Ils proposent de réaliser des réformes structurelles, comme des droits de douanes plus bas et la suppression de barrières non tarifaires, qui nous permettront d’exporter des milliards et des milliards de biens supplémentaires en Chine », a assuré Larry Kudlow, l’ancien commentateur de télévision devenu conseiller économique de la Maison Blanche
« Des milliards et des milliards », certes, mais lorsqu’on commence à faire les additions, les chiffres ne collent plus. En 2017, les Chinois ont exporté pour 505 milliards de dollars (près de 470 milliards d’euros) de biens vers les Etats-Unis, importé pour 130 milliards de dollars, ce qui a conduit à un déficit de 375 milliards de dollars. Donald Trump exige que ce déficit soit réduit de 200 milliards de dollars. Ce chiffre a été évoqué dans les discussions, mais la délégation conduite par Liu He, principal conseiller économique du président Xi Jinping, a refusé de s’engager sur un tel montant. Tout simplement parce que c’est impossible à réaliser lorsqu’on analyse de près les exportations américaines vers Pékin, comme l’on fait Chad Bown, consultant du think tank Peterson Institute de Washington, ou le New York Times. Le communiqué commun sino-américain évoque une « augmentation significative d’exportations américaines dans le domaine agricole et de l’énergie ».
Réduire la consommation des Américains

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En réalité, les Chinois n’achètent que 20 milliards de dollars de produits agricoles américains, dont 12 milliards de dollars de soja. La production américaine totale de soja est de 40 milliards de dollars et occupe autant de superficie que le maïs. On voit mal comment l’augmenter substantiellement, même si sur twitter Donald Trump s’est réjoui de ce que la Chine « a accepté d’acheter des montants massifs de produit agricoles supplémentaires ». En matière énergétique, à supposer que les Chinois veuillent prendre le risque d’une dépendance américaine, les chiffres ne sont pas à la hauteur des enjeux, les Chinois ne se fournissant qu’à hauteur de 10 milliards de dollars auprès des Américains.
Une troisième piste concerne les semi-conducteurs, dont la Chine est avide : elle en importe 200 milliards de dollars par an pour faire tourner l’atelier du monde qu’elle est devenue, mais seulement 6 milliards en provenance des Etats-Unis (qui en exportent au total 50 milliards de dollars). De nouveau, les Chinois peuvent augmenter leurs approvisionnements américains, mais les montants ne sont pas au rendez-vous et stratégiquement risquées.
Pis, techniquement, les entreprises américaines n’ont pas les capacités de production pour satisfaire une explosion soudaine de la demande chinoise. C’est par exemple le cas de Boeing qui ne peut pas changer radicalement son plan de charge. Pour vendre plus aux Chinois, les entreprises américaines devraient renoncer à fournir leurs autres clients, ce qui ne ferait que déplacer le problème du déficit commercial américain.
D’autres inconnues subsistent
L’autre solution pour réduire ce déficit bilatéral serait que les ménages américains réduisent leur consommation et donc les importations chinoises. Il s’agit du cœur du problème : les Etats-Unis vivent à crédit en prêtant des dollars au reste de la planète, avide de la monnaie de réserve mondiale. Nul n’aborde ce sujet dans le débat américain. Nul ne rappelle non plus que la Chine n’a pas de problème de déséquilibre global, son excédent commercial ayant été réduit, à la différence de l’Allemagne, à 2 % du produit intérieur brut.
Dans ce contexte, les Chinois sauvent la face de Trump, mais ne résolvent guère son problème. La presse américaine note que rien de précis n’a été annoncé sur les transferts forcés de technologie ou sur les subventions chinoises à leur industrie, qui étaient le grief principal de l’administration Trump, qui estime que l’Amérique se voit voler chaque année de 225 à 600 milliards de dollars par an.
Rien n’est clair non plus sur les restrictions aux investissements censées être annoncées par Steven Mnuchin. Le Washington Post croit savoir que cette partie des sanctions est elle aussi suspendue. Dans cette affaire, des foucades sont possibles. Ces derniers jours, c’est visiblement le secrétaire au Trésor, partisan du libre-échange, qui a eu la main sur les négociations. Mais les tensions restent fortes – la presse a révélé que M. Mnuchin s’était querellé fortement lors d’un premier voyage de négociation à Pékin début mai avec le conseiller Peter Navarro, très proche de Donald Trump et violemment anti-chinois. L’expérience a montré que les retournements de rapport de force au sein de l’équipe Trump étaient fréquents.
L’Alena, autre dossier embourbé
D’autres inconnues subsistent, notamment sur le sort l’entreprise de téléphonie chinoise ZTE, incapable de poursuivre ses activités depuis qu’elle est privée de composants américains pour avoir détourné les embargos américains envers l’Iran et la Corée du Nord. Donald Trump a ordonné de la remettre « dans le business », mais le dossier est embourbé, d’autant qu’une commission de la chambre des représentants a refusé jeudi de lever ces sanctions.
L’autre dossier embourbé est la négociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), qui pourrait ne pas être conclu avant la présidentielle mexicaine qui doit se tenir le 1er juillet et aussi les élections de mi-mandat américaines le 6 novembre. Les discussions ont été prolongées de deux semaines, mais le Wall Street Journal a tiré à boulets rouges sur « la débâcle qui s’annonce ». Le quotidien des affaires fustige le négociateur américain Robert Lighthizer, estimant qu’il aurait pu sécuriser un bon accord donnant accès au marché mexicain de l’énergie, des télécoms et faciliter les exportations agricoles. A force d’être intransigeante et de braquer ses deux voisins, la Maison-Blanche risque de se retrouver au Mexique avec un président populiste, Andrès Manuel Lopez Obrador, et miroir inversé de Donald Trump, et à Washington avec une chambre des représentants démocrates refusant de ratifier l’Alena renouvelé.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Confronté à une perte de vitesse, le géant de la distribution a entamé une restructuration de ses activités passant par un virage vers le commerce en ligne et le bio.
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Plus de 200 magasins Carrefour (ex-Dia) appelés à fermer cet été

Confronté à une perte de vitesse, le géant de la distribution a entamé une restructuration de ses activités passant par un virage vers le commerce en ligne et le bio.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h47
   





                        



   


Près de 230 magasins Carrefour (ex-Dia, acquis en 2014), sur les 273 magasins de proximité que le géant de la distribution souhaite céder, sont appelés à fermer cet été, a dit une porte-parole du groupe, confirmant des informations de Midi libre, qui a publié la liste des magasins concernés.
« On en est à 227 fermetures, il y a eu peu d’offres de reprise du fait du manque d’attractivité de ces magasins », a expliqué cette porte-parole. Le groupe a reçu à ce jour 23 offres fermes et 22 intentions d’achat pour ces magasins, 45 magasins seulement donc pourraient continuer leur activité sur 273 au total.
Le groupe a signé en avril avec les syndicats un plan de sauvegarde de l’emploi pour l’ensemble des 2 100 salariés concernés et a, désormais, comme objectif de reclasser l’ensemble des employés, contre la moitié initialement.

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Virage vers le commerce en ligne et le bio
Confronté à une perte de vitesse, le géant de la distribution a annoncé en janvier une restructuration de ses activités passant par un virage vers le commerce en ligne et le bio. Il a ouvert un plan de départs volontaires dans ses sièges en France et un projet de cession ou de fermeture de 273 ex-magasins Dia.
Carrefour a fait savoir que les salariés de ces magasins recevraient chacun trois offres d’emploi en local, dont une externe, dans le cadre de ce reclassement. « 76 salariés ont été reclassés et l’examen de 240 dossiers de candidature est en cours », a précisé la porte-parole du groupe.
La liste publiée par Midi libre se fonde sur un document transmis le 18 mai par le distributeur à la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Selon cette liste, le nord et l’est du pays sont particulièrement touchés par les fermetures. A ce jour, aucune offre de reprise n’a été déposée pour les 58 magasins Carrefour du Nord et les 46 magasins de l’Est.

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Carrefour avait racheté un réseau de 600 magasins Dia en 2014, dont certains, mal placés, se sont révélés structurellement déficitaires. En 2017, les pertes de ces anciens Dia reconvertis en Carrefour Contact ou Carrefour City ont totalisé 160 millions d’euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Après deux interventions des pompiers, Mme Y est envoyée dans un hôpital psychiatrique. Lorsque le bailleur demande la résiliation judiciaire de son bail, elle soutient qu’aucun manquement contractuel ne peut lui être imputé, en raison de l’état de démence qui était le sien au moment des faits.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Principalement grâce au luxe, la fortune des treize Français les plus riches a augmenté de 23,5 milliards d’euros depuis janvier, selon Bloomberg.
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La France, le pays où les milliardaires s’enrichissent vite

Principalement grâce au luxe, la fortune des treize Français les plus riches a augmenté de 23,5 milliards d’euros depuis janvier, selon Bloomberg.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 14h44
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La fortune des deux Français les plus riches, Bernard Arnault et François Pinault, a augmenté de 22,3 milliards de dollars (19,4 milliards d’euros) depuis le début de l’année 2018, selon l’agence Bloomberg. Une progression qui a largement contribué à faire de la France le pays au monde où les milliardaires ont créé le plus de richesse cette année.
M. Arnault est la plus grande fortune européenne, avec un patrimoine estimé à 76,4 milliards de dollars (65 milliards d’euros), quand la fortune de M. Pinault est évaluée à 35,5 milliards de dollars (30 milliards d’euros).

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Collectivement, la fortune des treize Français les plus riches a augmenté de 27,6 milliards de dollars (23,5 milliards d’euros), soit une hausse de 12 % depuis janvier. C’est presque deux fois plus que l’augmentation de la richesse des grandes fortunes japonaises, le Japon étant le pays qui arrive au second rang après la France dans le classement établi par l’agence américaine. Au total, les 500 plus grandes fortunes dans le monde ont vu leur patrimoine augmenter de moins de 1 %.

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Luxe en Chine et commerce électronique
La performance française est due en grande partie à Bernard Arnault, 69 ans, président de LVMH, et de François Pinault, 81 ans, fondateur de Kering. Le redressement de la demande pour les produits de luxe en Chine et une présence accrue dans le commerce électronique ont dopé les ventes des deux holdings et ont permis d’améliorer significativement leur rentabilité. La hausse des ventes d’art de la maison d’enchères Christie’s a aussi contribué à la progression du patrimoine de M. Pinault, qui en est le propriétaire.
A noter : les frères Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires de Chanel, ont vu leur fortune augmenter de 2,4 milliards de dollars (2,04 milliards d’euros) depuis janvier, tandis que celle de Françoise Bettencourt-Meyers, héritière du groupe L’Oréal et Française la plus riche, s’est accrue de 3,7 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros).
Mais l’année 2018 n’est pas un bon millésime pour toutes les fortunes françaises. Ainsi, la richesse de Xavier Niel (actionnaire à titre personnel du Monde) a diminué de 2,6 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) à la suite de la chute en Bourse du titre du holding Iliad, qui possède l’opérateur télécoms Free.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ A la veille d’une nouvelle journée de grève des fonctionnaires, le secrétaire d’Etat à la fonction publique tente de rassurer dans un entretien à « Libération ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

« Nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », assure le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt

A la veille d’une nouvelle journée de grève des fonctionnaires, le secrétaire d’Etat à la fonction publique tente de rassurer dans un entretien à « Libération ».



Le Monde
 |    21.05.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 12h22
   





                        



   


« Il y aura des ajustements, une modernisation mais pas de remise en cause. » Le secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, assure lundi 21 mai au quotidien Libération que le gouvernement ne remettra pas en cause le statut des fonctionnaires. A la veille de la troisième journée de grève dans la fonction publique depuis le début du quinquennat, il confirme cependant la promesse présidentielle de supprimer 120 000 emplois d’ici à 2022.
A l’appel unitaire des syndicats de la fonction publique, les fonctionnaires sont appelés mardi à une journée de grève et de manifestations sur les salaires, les effectifs et les réformes en cours.

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Les organisations syndicales dénoncent les orientations du gouvernement, qui constituent, selon elles, une « attaque » du statut de fonctionnaire : simplification du dialogue social, extension du recours aux contractuels, part accrue de rémunération au mérite et accompagnement des mobilités de carrière, y compris vers le secteur privé.
Le rapport CAP 22 « n’engage pas le gouvernement »
Ces projets, qui doivent déboucher sur un projet de loi au premier semestre 2019 et auxquels s’ajoutent les inquiétudes entourant le futur rapport d’experts CAP 22, qui dégagera des pistes d’économies, ont continué d’attiser la tension qui règne depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.
Concernant CAP 22, Olivier Dussopt s’attend à « un certain nombre de propositions, plus ou moins disruptives » mais « ce rapport n’engage pas le gouvernement, et une phase de concertation avec les différentes parties prenantes s’ouvrira à la remise de celui-ci ».
« Ces dernières années, à chaque fois qu’un gouvernement a initié une réforme de la fonction publique, il l’a fait uniquement avec un prisme budgétaire. Du coup, toute réforme en la matière devient anxiogène. Mais je le répète : nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », insiste le ministre.

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« On en reparlera dans quelques semaines », a réagi lundi, sceptique, Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière, issu de la fonction publique, s’inquiétant de l’embauche des nouveaux entrants uniquement « sous le prisme de la contractualisation », qui fait question. Le responsable syndical a également réitéré sa demande de moratoire d’un mois sur la réforme ferroviaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La commission des affaires étrangères prend position pour des actions plus vigoureuses contre les flux d’argent russe circulant au Royaume-Uni.
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Des députés britanniques réclament plus de fermeté contre l’argent russe « blanchi à Londres »

La commission des affaires étrangères prend position pour des actions plus vigoureuses contre les flux d’argent russe circulant au Royaume-Uni.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 01h30
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 07h43
   





                        


Une influente commission parlementaire britannique a appelé, lundi 21 mai, le gouvernement de Theresa May à faire davantage pour lutter contre les flux d’argent russe « corrompu » circulant à Londres.
« Il n’y a aucune excuse pour que le Royaume-Uni ferme les yeux alors que les kleptocrates du président Poutine et les violeurs des droits de l’homme utilisent l’argent blanchi à Londres pour corrompre nos alliés, affaiblir nos partenariats et éroder la confiance dans nos institutions », écrit la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, dans un rapport.
La première ministre conservatrice, Theresa May, a durci sa position vis-à-vis de Moscou à la suite de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal sur le sol britannique, le 4 mars, imputé à la Russie, laquelle dément.
Appel à une coopération internationale
Le gouvernement a expulsé des diplomates russes et promis de traquer les « criminels et élites corrompues » tandis que les députés ont approuvé un amendement permettant d’imposer des sanctions afin de « décourager » les violations des droits de l’homme, et de faire « rendre des comptes » à ceux qui en commettent.
Mais, selon la commission, « le président Poutine et ses alliés ont pu continuer à faire comme si de rien n’était en cachant et en blanchissant leurs avoirs corrompus à Londres ».
« Le Royaume-Uni doit être clair sur le fait que la corruption provenant du Kremlin n’est plus la bienvenue sur nos marchés et que nous agirons », insiste-t-elle.
Les députés réclament en conséquence des actions plus fortes, souhaitent voir Londres utiliser sa position de place financière mondiale pour renforcer les lacunes dans les dispositifs en place, et appellent à une coopération renforcée avec les Etats-Unis, les pays du G7 et de l’UE.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Sauf s’agissant de la voie professionnelle, le bac est peu regardé par les recruteurs et ne constitue pas un critère d’embauche.
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Premier job : le bac ne compte (presque) plus

Sauf s’agissant de la voie professionnelle, le bac est peu regardé par les recruteurs et ne constitue pas un critère d’embauche.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 12h12
    |

                            Françoise Marmouyet








                        



   


Lors des entretiens d’embauche, rares sont les recruteurs qui remontent jusqu’au bac.
« Le bac reste un symbole du passage à l’âge adulte et à ce titre, il ne faut pas le désacraliser. Mais si un bac général ou technologique est un passage obligé pour la poursuite d’études supérieures, il ne constitue absolument pas un critère de sélection pour les recruteurs », résume Laurent Hyzy, fondateur du cabinet de recrutement Alterconsult.
Même constat pour Véronique Karcenty, directrice du recrutement, de la diversité et des parcours chez Orange : « A bac plus deux, trois ou cinq, le bac est bien loin, et c’est l’adéquation de la dernière spécialisation avec le poste qui va nous intéresser », renchérit-elle.

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Le bac attire l’attention quand il est surprenant au regard de la suite du parcours. « Si un candidat a choisi une formation en école de commerce après un bac L mention très bien, on peut discuter de ce choix en entretien d’embauche pour tenter de mieux comprendre sa personnalité. Mais cela ne va pas plus loin ! » insiste Véronique Karcenty.
Bac pro, une valeur sûre
La nature du bac est davantage scrutée pour les 180 000 lycéens qui obtiennent chaque année un bac professionnel. Près des deux tiers tentent d’intégrer le marché du travail dès son obtention : le diplôme revêt pour eux une importante particulière.
Mais parmi les près de 90 spécialités proposées en bac pro, toutes n’assurent pas les mêmes débouchés. Celles du secteur industriel sont toujours très appréciées par les entreprises, offrent une meilleure insertion que celles du tertiaire, d’après les derniers chiffres du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Cereq).
En 2013, trois ans après leur sortie du système scolaire, 70 % des bacheliers pro ayant suivi une spécialité industrielle occupaient un CDI, contre 64 % pour ceux ayant opté pour une spécialité du secteur tertiaire. Avec quelques secteurs qui se détachent.

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« Dans l’hôtellerie-restauration, le bac pro est un diplôme très prisé par les recruteurs, qui forme des professionnels de qualité, immédiatement opérationnels. C’est une valeur sûre », indique pour sa part Stéphane Pille, à la tête d’un cabinet de recrutement dans ce domaine.
Quasi 50 % des CDI sont attribués à des personnes formées en alternance chez Orange.
Une chose est sûre : dans la grande majorité des cas, pour les bacs pro comme pour les bacs généraux, les mentions ou les notes obtenues à l’examen ont peu d’importance aux yeux des recruteurs. Bien plus que les performances scolaires, c’est la capacité à s’intégrer au sein de l’entreprise qui est jugée lors d’un premier emploi.

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L’apprentissage constitue ainsi un atout majeur dans le CV des bacheliers professionnels. « Chez nous, c’est une porte d’entrée dans l’entreprise », explique Véronique Karcenty, qui indique que quasi 50 % des CDI sont attribués à des personnes formées en alternance chez Orange.
Laisser le bac sur son CV ?
Est-il, dès lors, utile de conserver son bac sur son CV ? « Après une ou deux expériences professionnelles, les compétences acquises priment sur le diplôme. Etant partisan du CV en une page, je pense qu’il ne faut signaler que ses deux derniers diplômes significatifs, afin de garder de la place pour les informations essentielles », répond Laurent Hyzy.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Cette annonce du vice-premier ministre chinois clos une semaine de négociations avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/05/2018
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La Chine et les Etats-Unis annoncent la suspension de leur « guerre commerciale »

Cette annonce du vice-premier ministre chinois clos une semaine de négociations avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 04h49
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 18h56
   





                        


La Chine et les Etats-Unis ont décidé de suspendre leur guerre commerciale : l’annonce est signée par le vice-premier ministre chinois, Liu He, dont les propos ont été rapportés, dimanche 20 mai, par l’agence officielle Xinhua.
« Les deux parties sont parvenues à un consensus. Elles ne s’engageront pas dans une guerre commerciale et elles n’augmenteront pas les droits de douane respectifs », a fait savoir M. Liu, qui a dirigé cette semaine à Washington la délégation chinoise chargée des négociations avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

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Un peu plus tôt, Washington et Pékin avaient, dans un communiqué commun, fait état d’un « consensus » sur le fait de prendre des mesures pour réduire de manière significative le déficit des Etats-Unis sur les échanges de marchandises avec la Chine. En revanche, le texte ne précisait pas si l’échéance de mardi sur une possible entrée en vigueur de nouvelles mesures pour 50 milliards de dollars (42,4 milliards d’euros) de marchandises chinoises, était de facto suspendue.
Liu He appelle à la patience
Selon M. Liu, la Chine et les Etats-Unis renforceront leur coopération commerciale dans les domaines de l’énergie, des produits agricoles, des soins médicaux, des produits de haute technologie et des finances.

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Le vice-premier ministre chinois a qualifié l’accord de « nécessité » tout un ajoutant : « Il faut en même temps tenir compte du fait que briser la glace ne peut se faire en un jour, que résoudre les problèmes structurels sur les relations économiques et commerciales entre les deux pays prendra du temps. »
Si les Etats-Unis et la Chine doivent faire face à de nouvelles difficultés dans le futur, « nous devrons les regarder calmement, maintenir le dialogue et les traiter correctement », a-t-il ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.
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Grève de fonctionnaires : la DGAC recommande d’annuler 20 % des vols le 22 mai

La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h50
   





                        



   


L’USAC-CGT, FO et l’UNSA ont déposé un préavis de grève auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour la troisième journée nationale de grève et de manifestations, mardi 22 mai, organisée pour soutenir la fonction publique.
L’autorité supervisant le trafic aérien prévoit « des perturbations sur l’ensemble du territoire » et recommande aux voyageurs de voir auprès de leur compagnie aérienne quels vols seront annulés ou en retard.
Les fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA de la fonction publique, représentant les 5,7 millions d’agents publics, ont appelé à cette journée de mobilisation, qui entraînera également des perturbations dans les crèches, les écoles, mais aussi à Pôle Emploi ou dans des secteurs comme l’énergie ou la santé.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Jean-Luc Gaffard estime que c’est à l’Etat d’agir pour le bien commun et d’édicter les règles qui contraignent l’entreprise à le respecter.
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Loi Pacte : « L’entreprise n’a pas à se substituer à l’Etat dans ses responsabilités sociales et environnementales »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Jean-Luc Gaffard estime que c’est à l’Etat d’agir pour le bien commun et d’édicter les règles qui contraignent l’entreprise à le respecter.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 06h26
    |

Jean-Luc Gaffard (Professeur émérite à l’OFCE Sciences Po et à Skema Business School)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. La revendication d’une responsabilité sociale et environnementale (RSE) de l’entreprise revient en force dans le débat public, avec la prochaine traduction juridique, via la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), du rapport de Nicole Notat et de Jean-Dominique Senard (« L’Entreprise, objet d’intérêt collectif »). Il s’agit rien moins que de reconnaître une nouvelle fonction à l’entreprise : celle-ci n’aurait plus à se contenter de rechercher un profit maximum, mais devrait endosser des responsabilités jusque-là dévolues à la puissance publique.
Le contexte s’y prête. La mondialisation s’accompagne d’un recul des capacités d’intervention des gouvernements ; la concurrence s’exerce de plus en plus entre les normes et les systèmes juridiques, généralement au bénéfice du moins-disant fiscal ou social ; la fragmentation de la production s’accompagne d’un affaiblissement du droit du travail incarné dans des contrats qui ressemblent de plus en plus au contrat de louage caractéristique du monde d’avant l’industrie.

Un fameux article de Milton Friedman
Cette revendication est une réponse à la fois à l’inversion de la hiérarchie des normes, qui fait de l’entreprise le lieu privilégié de la négociation, et à la présumée lenteur des réactions du politique dans les domaines incriminés.
Ce débat est tout sauf nouveau. La revendication dont il est porteur existait déjà dans les années 1960 et faisait d’ailleurs réagir l’un des chefs de file des économistes libéraux, Milton Friedman, dans un fameux article de 1970 publié dans le New York Times et intitulé « The Social Responsibility of Business Is to Increase Its Profits » (« La responsabilité sociale d’une entreprise est d’augmenter ses profits »).
Fidèle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.
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Loi Pacte : « Formuler une raison d’être pour l’entreprise ne suffira pas à l’atteindre »

Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Jérôme Barthélemy (Professeur à l’Essec)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Depuis la parution du rapport « L’entreprise, objet d’intérêt collectif », on parle beaucoup de « raison d’être ». En effet ses auteurs, Nicole Notat et Jean-Dominique Senard, recommandent de « confier aux conseils d’administration et de surveillance la formulation d’une raison d’être visant à guider la stratégie de l’entreprise en considération de ses enjeux sociaux et environnementaux ».
La raison d’être est ce qui définit une entreprise de manière fondamentale : pourquoi existe-t-elle ? Qu’est-ce qu’elle apporte à ses clients ? Qu’est-ce qui la distingue de ses concurrents ? Pour savoir si une entreprise a une raison d’être, il suffit généralement de poser deux questions à son dirigeant : si votre entreprise disparaissait, qui la regretterait vraiment (à part vous…) ? Combien de temps faudrait-il pour qu’un concurrent comble le vide qu’elle laisserait ? Lorsque les réponses sont « personne » et « très peu de temps », une entreprise n’a pas de raison d’être.
La proposition de Nicole Notat et de Jean-Dominique Senard suscite l’inquiétude des défenseurs de la création de valeur pour les actionnaires. C’est un peu surprenant, car on sait depuis longtemps que les entreprises qui ont une raison d’être sont plus rentables que celles qui se focalisent sur la création de valeur pour les actionnaires (voir par exemple « The Relationship Between Mission Statements and Firm Performance : An Exploratory Study », Christopher Bart et Mark Baetz, Journal of Management Studies, vol. 35, numéro 6, 1998).
C’est une illustration classique du principe d’obliquité, selon lequel le meilleur moyen d’atteindre ses objectifs est de ne pas directement les viser. Ce principe est très général. Il explique que les entreprises les plus rentables ne sont pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.
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Loi Pacte : « Les entrepreneurs aimeraient pouvoir se passer d’oukases administratifs et politiques »

Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Pascal Grémiaux (Président-fondateur de la PME française Eurécia)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Voilà donc une nouvelle loi qui va concerner les entreprises : la loi Pacte, Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Avec son volet le plus décoiffant : la proposition d’évolution de la définition même de l’entreprise dans le code civil, afin de bien souligner que le but de l’entreprise n’est pas seulement économique et social. Il est aussi sociétal : au service des salariés – en veillant à un meilleur partage de la création de valeur –, des consommateurs, des citoyens et plus largement des habitants de la Terre – en veillant à une meilleure protection de l’environnement.
Cette vaste initiative aura en tout cas fait couler beaucoup d’encre : appelés à apporter leur écot, plus de 11 000 contributeurs ont envoyé leurs propositions.
L’idée n’est pas ici de rajouter une énième contribution, bien au contraire. Elle serait plutôt de dire que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Vouloir pousser les entrepreneurs à l’engagement sociétal et au partage avec leurs salariés, c’est oublier qu’ils le font déjà pour une grande majorité et que cette dynamique est même inscrite dans leurs gènes.
Prises de risques
Non, les créateurs d’entreprise ne sont pas guidés par la seule envie de gagner plus d’argent. Et les premières années de galère qu’ils traversent pour monter et développer leur projet ne sont pas vraiment des périodes où ils s’enrichissent. Mais, pour le savoir, il ne faut pas regarder que les grands groupes et les entreprises de taille respectable, qui représentent certes les deux tiers de la création de richesse et 50 % des emplois de notre pays, mais seulement 0,1 % des entreprises françaises. Il faut aller discuter avec les 99,9 % restants qui prennent des risques tous les jours et qui, espérons-le, représenteront les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.
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Loi Pacte : « Entreprises à mission et mutuelles sont deux instruments au service d’une même ambition »

Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Thierry Beaudet (Président de la Mutualité française) et Pascal Demurger (Président de l’Association des assureurs mutualistes)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. En proposant dans leur rapport de valoriser les entreprises qui s’engagent au-delà du seul intérêt de leurs associés sous une même bannière, celle de l’entreprise à mission, Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard ne s’attendaient sans doute pas à un débordement d’enthousiasme du Medef, porte-parole d’une vision plus classique de l’entreprise. Peut-être avaient-ils espéré en revanche le soutien de ceux-là mêmes qui les avaient inspirés, à savoir les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Et pourtant, les mutualistes – et plus largement le secteur de l’entrepreneuriat social et solidaire – se sont parfois montrés hésitants sur l’attitude à adopter face à cette proposition. Certains observent le mouvement avec une indifférence polie, sans se sentir concernés par des dispositions qu’ils considèrent réservées essentiellement au secteur commercial et lucratif. D’autres sont plus critiques, craignant une forme de concurrence pour le bien commun, qui contribuerait à brouiller les cartes pour le consommateur sans changer pour autant les fondements de l’entreprise classique.
Représentants du mutualisme en France, nous croyons que la tentation du repli sur soi ne serait pas à la hauteur des enjeux qui sont devant nous. Nous devons embrasser cette évolution, bâtir des ponts plutôt que des murs entre le secteur capitaliste et l’ESS, afin d’encourager toute entreprise qui œuvre en faveur du bien commun.
Loin d’être une forme de concurrence ou de remise en cause, nous voyons ce mouvement comme la victoire d’idées et de principes que nous défendons depuis toujours. C’est l’histoire même du mutualisme que de soutenir l’éclosion de modèles qui en partagent les convictions.
Renouveler nos approches
Tant mieux si le monde mutualiste est une source d’inspiration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Roulements de valises nocturnes, conversations bruyantes ou claquements de porte viennent troubler la tranquillité des immeubles, dont certains appartements sont offerts en location touristique de courte durée. Les copropriétés ont toutefois les moyens de s’opposer à ce phénomène, explique la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Touristes et colocataires effraient les copropriétés

Roulements de valises nocturnes, conversations bruyantes ou claquements de porte viennent troubler la tranquillité des immeubles, dont certains appartements sont offerts en location touristique de courte durée. Les copropriétés ont toutefois les moyens de s’opposer à ce phénomène, explique la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 12h02
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

Sosconso. Depuis quelques années, roulements de valises nocturnes, conversations bruyantes ou claquements de porte intempestifs viennent troubler la tranquillité des immeubles, dont certains appartements sont offerts en location touristique de courte durée. Les copropriétés ont toutefois les moyens de s’opposer à ce phénomène, comme le montre l’affaire suivante.
En 2008, M. X, dirigeant d’une société immobilière, divise quatre appartements d’un même immeuble, à Vanves (Hauts-de-Seine), et aménage les lots ainsi obtenus en « hôtels studios meublés », avec prestations de service (blanchisserie et ménage). Des copropriétaires l’assignent, en l’accusant d’avoir porté atteinte à la « destination » de l’immeuble.
Incompatibilité avec le caractère résidentiel
Ils font en effet valoir que l’immeuble est « destiné à l’habitation, avec possibilité d’usage mixte professionnel-habitation [il y a ainsi un kinésithérapeute], à l’exclusion de toute activité commerciale ». Or, estiment-ils, M. X exerce une activité commerciale, consistant en l’exploitation d’une résidence hôtelière ; les occupants des studios ne sont pas des locataires, mais des clients de services, les studios ne constituant pas leur résidence mais un lieu de séjour temporaire.
Les copropriétaires affirment que le turn over de la location hôtelière est incompatible avec le caractère « résidentiel » de l’immeuble. Ils se plaignent de la multiplication des allées et venues, « à toute heure du jour et de la nuit », de l’« absence totale de communauté d’intérêt » des occupants des studios avec les résidents, et de l’« absence de respect des règles communes » (débordements de poubelles, bruits liés à l’installation de broyeurs sanitaires dans les studios).
La cour d’appel de Versailles les entend, le 27 janvier 2014. Elle juge que la rotation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« Verallia doit être parmi les premières à inscrire une mission élargie dans son objet social »

Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h46
    |

Mohammed Oussedik (Secrétaire de la fédération CGT verre et céramique) et Dominique Spinali (Secrétaire CGT du Comité économique européen de Verallia)







                        



                                


                            

Tribune. Depuis plus de trente ans, la transformation du capitalisme s’est opérée via la mondialisation et la financiarisation de l’économie au prix d’une profonde déstabilisation des entreprises, des salariés et des territoires, sur fond de menace écologique croissante.
Dès lors, la question de la responsabilité sociétale des entreprises se pose, avec une maximisation des profits qui ignore les dégâts sociaux et écologiques engendrés pour la collectivité.
Deux siècles d’évolution du capitalisme français
Le code civil prévoit que l’entreprise puisse « partager le bénéfice » (art. 1832) dans « l’intérêt commun des associés » (art. 1833). Au regard de la profonde crise sociale, morale et écologique que traverse le capitalisme actuel, cette définition juridique apparaît trop étroite et dépassée.
La création d’un statut juridique d’entreprise à « objet social étendu », avancée lors des consultations lancées par le gouvernement autour de la future loi « Pacte » (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), permettrait d’incorporer l’intérêt général au sein d’entreprises à missions sociétales.

Le groupe Verallia illustre deux siècles d’évolution du capitalisme français, de sa première verrerie créée à Vauxrot (Aisne) en 1826 à son développement industriel du XXe siècle au sein du groupe Saint-Gobain. Il doit aujourd’hui affronter de nouveaux défis pour s’inscrire durablement dans le XXIe siècle.
Symbole du dernier avatar de cette évolution, Verallia a été cédé en 2015 au fond d’investissement américain Apollo. Mais grâce au soutien de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) et à l’action de la CGT, le siège social et les centres de décision ont pu rester en France, permettant la création d’un champion national, numéro trois mondial du verre d’emballage alimentaire, fort de 10 000 salariés. Les organisations syndicales françaises et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.
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Loi Pacte : « Trois risques pour l’entreprise »

Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h44
    |

Christian Nouel (Président de la Fondation Croissance responsable) et Jean-Baptiste Danet (Président de CroissancePlus)







                        



                                


                            

Tribune. Dans quelques semaines sera déposé au Parlement le projet de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait proposer une modification de l’article 1833 du code civil, commandant à l’entreprise d’être responsable vis-à-vis de la société.
Pour les entrepreneurs, ce débat est délicat : s’ils s’opposent directement à ce changement en expliquant que l’entreprise n’a pas une vocation d’intérêt général, on les accusera de protéger leurs seuls intérêts financiers. S’ils argumentent que leurs entreprises ont déjà une contribution sociale, au sens large, et que ce changement est inutile, on leur reprochera de porter une vision conservatrice de leurs intérêts…
Les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, très concernés par l’impact sociétal de leurs activités, ne peuvent donc que soutenir cette réforme.
La responsabilité sociale vectrice de croissance
D’une part, ils ont parfaitement conscience de devoir répondre aux attentes de nombreuses parties prenantes : les consommateurs – 73 % des « millenials » acceptent de payer plus cher un produit ou un service « responsable » ; les collaborateurs – qui souhaitent concilier qualité de vie et travail et donner du sens à leur engagement au sein de leur entreprise ; les investisseurs – soucieux de pérennité, dont les investissements dits responsables représentaient en 2016 plus de 25 % des actifs sous gestion.
D’autre part, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises sont convaincus que la responsabilité sociale est vectrice de croissance et créatrice de valeur durable de long terme. Plus responsable, leurs entreprises accèdent à de nouveaux modèles économiques et à de nouveaux marchés, liés à la poursuite des dix-sept « objectifs de développement durable » des Nations unies.

Ils peuvent mieux prévenir les risques et constituent un puissant moteur d’innovation. Ils permettent de valoriser les marques, de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».
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Loi Pacte : « une réforme inutile et dangereuse »

L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h43
    |

                            Pascal Salin (Professeur émerite d’économie et ancien président de la Société du Mont-Pélerin)








                        



                                


                            

Tribune. Le projet Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) est actuellement préparé par Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et il fera probablement l’objet d’un vote du Parlement dans un avenir proche.
Ce projet comprend, d’après les informations que l’on peut avoir pour le moment, un très grand nombre de dispositions, dont certaines peuvent être considérées comme souhaitables. Mais nous voudrions insister sur ce qui nous semble le plus important, en particulier la définition des objectifs d’une entreprise, qui semble inspirée dans ce projet par ce qu’on appelle la théorie de la responsabilité sociale des entreprises (également appelée « responsabilité sociétale des entreprises », RSE).
Il est en effet question de modifier l’article 1833 du code civil, selon lequel « toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Il est prévu d’ajouter dans cet article l’énoncé suivant : « La société est gérée dans son intérêt social, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». L’énoncé actuel peut s’interpréter comme signifiant que l’objectif d’une entreprise consiste à faire des profits, et c’est le fait de donner cet objectif unique à l’entreprise qui est contesté par ceux qui souhaitent lui donner une finalité « sociale ».
Pour évaluer ces différentes approches de l’entreprise, il convient évidemment de préciser ce qu’est la nature d’une entreprise. Or une entreprise est une entité abstraite qui doit se définir comme un ensemble de contrats, entre les propriétaires de l’entreprise et les salariés, les fournisseurs, les prêteurs, les clients, etc. Un contrat, en tant que tel, ne pense pas, n’agit pas et ne peut donc pas avoir d’objectif. Ce sont les individus – éventuels signataires de contrats – qui seuls pensent, agissent et ont des objectifs.
Un partage parfaitement clair des rôles
C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Qi Lu, chargé de piloter le recentrage du moteur de recherche chinois sur l’intelligence artificielle, a annoncé qu’il quittait ses fonctions.
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Baidu souffre en Bourse après le départ de l’un de ses dirigeants

Qi Lu, chargé de piloter le recentrage du moteur de recherche chinois sur l’intelligence artificielle, a annoncé qu’il quittait ses fonctions.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h36
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Coup dur pour Baidu : le directeur exécutif a annoncé qu’il quittait ses fonctions, citant des « raisons familiales ». Le titre du principal moteur de recherche chinois a perdu 9,5 % au Nasdaq, vendredi 18 mai, à la suite de l’annonce du départ de Qi Lu. Le brillant ingénieur, artisan du programme d’intelligence artificielle de Microsoft, avait rejoint Baidu il y a dix-huit mois pour diriger les opérations et assurer le recentrage de Baidu sur l’intelligence artificielle (IA). Qi Lu ne quitte pas le groupe pour autant, mais occupera une fonction moins active, au poste de vice-président de Baidu. Il a annoncé dans un communiqué vouloir passer plus de temps avec sa famille aux Etats-Unis.

Le recul brutal du cours de Baidu en Bourse reflète l’importance de Qi Lu dans la direction du groupe, dont il dirigeait la plupart des activités. Robin Li, le fondateur de l’entreprise, lui avait laissé la gestion opérationnelle du groupe, souhaitant prendre lui aussi du recul. Depuis son arrivée à la tête de Baidu, Qi Lu avait redressé la barre en supervisant les efforts du groupe pour devenir le leader chinois de l’intelligence artificielle. En mars 2017, le départ soudain d’Andrew Ng, ponte de l’intelligence artificielle, avait déjà suscité l’inquiétude des investisseurs au sujet du management.
Qi Lu avait rejoint Baidu dans une période difficile pour le groupe. Fin 2015, les investisseurs avaient commencé à bouder la valeur, s’interrogeant sur sa stratégie. Baidu avait raté le tournant du mobile, incapable de créer le genre d’écosystème qui réussissait à ses deux principaux concurrents en Chine : Alibaba et Tencent. L’année suivante, Baidu était puni pour ses pratiques publicitaires par le régulateur du Web chinois et perdait une importante source de revenus. De fait, le qualificatif de « BAT » pour décrire les géants du Web chinois (Baidu, Alibaba, Tencent) était de moins en moins pertinent. Alors qu’Alibaba, géant de l’e-commerce, et Tencent,...




                        

                        

