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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les commissions d’examen des vœux ont terminé de classer les lycéens. Premières réponses le 22 mai.
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Parcoursup : une année-test pour les universités

Les commissions d’examen des vœux ont terminé de classer les lycéens. Premières réponses le 22 mai.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 17h59
    |

            Séverin Graveleau et 
Camille Stromboni








                        



                                


                            

Six millions de dossiers en un mois et demi. Les établissements d’enseignement supérieur ont dû évaluer les profils de leurs futurs étudiants. Un processus complexe auquel les filières sélectives (prépas, IUT, BTS) étaient habituées, mais complètement inédit dans les universités. Jusqu’à vendredi 18 mai, à quatre jours de la date fatidique des premières réponses aux lycéens, les établissements pouvaient faire remonter sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, les derniers résultats.
S’il est encore trop tôt pour établir un bilan de cette nouvelle procédure introduite par la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants), les universitaires font déjà un premier constat mitigé de ce nouvel exercice de classement. Les sentiments peuvent d’abord diverger quant à la pertinence des listes auxquelles ils ont abouti. « Avec ces classements, les élèves méritants, d’un point de vue académique, et qui ont le plus de chances de réussir en licence, auront une place assurée dans des licences où l’an dernier, ils étaient départagés par le tirage au sort », salue Frédéric Dardel. Le président de Paris V-Descartes a participé à cet exercice pour la licence en sciences de l’éducation, particulièrement en tension : 3 000 dossiers reçus, pour 80 places.

« Loterie »
Ici comme ailleurs, le classement a largement reposé sur les notes de lycée des candidats et des épreuves anticipées du bac. Ce qui n’est pas sans interroger certains. « On a vu des commissions départager des candidats avec sept décimales après la virgule !, tacle Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup (FSU), opposé à la réforme. Le fait d’avoir un 11,5/20 dans telle matière à un trimestre plutôt qu’un 12/20 a pu faire perdre ou gagner des centaines de places dans le classement, c’est ridicule, on a remplacé le tirage au sort par une loterie ! » D’autres enseignants interrogés partagent parfois ce sentiment d’un classement final « arbitraire »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Grégoire M. avait été arrêté en flagrant délit en mai 2016, avec notamment trois lance-roquettes, six kalachnikovs, un gros stock de munitions et plus de 100 kg de TNT.
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Ukraine : un Français condamné à six ans de prison

Grégoire M. avait été arrêté en flagrant délit en mai 2016, avec notamment trois lance-roquettes, six kalachnikovs, un gros stock de munitions et plus de 100 kg de TNT.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 17h28
   





                        


Arrêté en mai 2016 en Ukraine en possession d’un arsenal de guerre, Grégoire M., un jeune homme de 27 ans originaire de Bar-le-Duc (Meuse) a été condamné, lundi 21 mai, par la justice ukrainienne à six ans d’emprisonnement.
Ce travailleur agricole, qui travaillait comme inséminateur dans une coopérative agricole, était soupçonné d’avoir voulu perpétrer des attentats en France avant et pendant l’Euro de football, en 2016. La cour de la petite ville de Liouboml, en Volynie (ouest), l’a reconnu coupable de « préparation d’un attentat terroriste », « détention illégale » et « tentative de contrebande » d’armes et d’explosifs, a précisé à l’Agence France-Presse la porte-parole du parquet régional Natalia Mourakhevytch.
A la suite d’un piège des services de sécurité ukrainiens (SBU), Grégoire M. avait été arrêté à la frontière ukraino-polonaise en flagrant délit avec notamment trois lance-roquettes, six kalachnikovs, un gros stock de munitions et plus de 100 kg de TNT. Les services ukrainiens le surveillaient depuis fin 2015.

        Lire aussi :
         

                Quels étaient les projets du Français arrêté en Ukraine en possession d’un arsenal de guerre ?



Piste identitaire
Les autorités françaises avaient, de leur côté, réagi dès le départ avec beaucoup de prudence sur ce dossier, soulignant qu’elles ne disposaient pas d’éléments permettant de confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste. Le parquet antiterroriste n’avait pas été saisi et l’enquête avait été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.
Après son interpellation en Ukraine, une perquisition avait été menée à son domicile de Nant-le-Petit, un hameau de 80 habitants entre Saint-Dizier et Ligny-en-Barrois. Des composants d’explosifs et un tee-shirt avec le logo du Renouveau français, un groupuscule d’extrême droite, avaient notamment été trouvés.
La région d’Ukraine où a été interpellé Grégoire M. est connue de longue date pour permettre l’acheminement d’équipements en tout genre, issus des stocks d’Europe de l’Est ou en provenance de Libye.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le seul mouvement ayant touché aux remboursement des médicaments homéopathiques - passé de 65 % à 35 % - a été conduit par le ministre Jean-François Mattéi.
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En 2003, l’homéopathie a été déremboursée partiellement

Le seul mouvement ayant touché aux remboursement des médicaments homéopathiques - passé de 65 % à 35 % - a été conduit par le ministre Jean-François Mattéi.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h56
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
A ce jour, le seul ministre de la santé à avoir touché à l’homéopathie est Jean-François Mattei, en fonctions de 2002 à 2004. En décembre 2003, il avait baissé le taux de remboursement des médicaments homéopathiques de 65 % à 35 %. C’était pour lui une « question d’équité », dit-il aujourd’hui.
A partir de cette année-là, en ­effet, des centaines de médicaments (près de 620) ont vu leur taux de remboursement réduit en raison d’un service ­médical rendu (SMR) considéré comme modéré ou minime (et non plus important) par la Haute Autorité de santé (HAS), ce qui avait alors suscité de fortes réactions. Figuraient en effet des médicaments très prescrits, tels que Zyrtec (UCB Pharma), Clarityne (Schering-Plough), très utilisés contre les allergies, ou encore l’antiémétique Primpéran (Sanofi-Synthélabo).
« Rupture d’équité »
Le gouvernement avait alors systématiquement suivi l’avis de la HAS. Dans ce contexte, il semblait bien difficile de ne pas aligner l’homéopathie sur ce régime et de lui conserver le taux de remboursement de 65 %, qui est celui des ­médicaments ayant prouvé sans conteste leur efficacité. D’autant plus que, pour les médicaments ­homéopathiques, le SMR ne pouvait même pas être attribué par sa commission de la transparence. Il ne l’est pas plus aujourd’hui.
« Il n’était pas possible à la HAS de proposer le remboursement des médicaments homéopathiques, pour deux raisons : ils n’ont pas une indication précise, et ils n’ont pas fait la preuve scientifique de leur ­efficacité à un niveau équivalant à celui exigé pour les autres médicaments », explique le professeur Gilles Bouvenot, alors président de la commission de transparence de la HAS (et ce jusqu’en 2014). « Ce qui m’étonnait, c’est que le niveau de preuve élevé d’efficacité que l’on exige des ­médicaments classiques n’ait ­jamais été demandé à l’homéopathie. Il y a manifestement rupture d’équité », poursuit-il.

Cette décision avait alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les sociétés savantes sont unanimes : il n’existe aucune preuve solide de l’efficacité thérapeutique des produits homéopathiques.
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Homéopathie : le verdict négatif de la science

Les sociétés savantes sont unanimes : il n’existe aucune preuve solide de l’efficacité thérapeutique des produits homéopathiques.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h56
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant) et 
Pascale Santi








                        



                                


                            
L’Académie nationale de médecine est elle aussi entrée dans le débat sur l’efficacité de l’homéopathie. Questionnée sur l’aspect scientifique par le conseil de l’ordre des médecins, l’Académie nous a indiqué avoir ­confirmé vendredi 18 mai sa position, qui est la même que celle exprimée en 2004 : il s’agit d’une « méthode imaginée il y a deux siècles à partir d’a priori conceptuels dénués de fondement scientifique ».
L’homéopathie, dont le nom est issu des mots grecs homoios (« semblable ») et pathos (« maladie »), repose sur le principe de soigner par ce qui est semblable à la maladie. Cela consiste en des dilutions extrêmes d’une substance active, au point qu’il n’en reste plus ou quasiment plus.

Une approche qui ne convainc pas les sociétés savantes. En septembre 2017, le Conseil scientifique des académies des sciences européennes (Easac) avait rendu un rapport accablant, jugeant qu’il n’y avait « aucune preuve solide de l’efficacité des produits pour traiter les maladies, ou même les prévenir (…), même s’il y a parfois un effet placebo » – un effet bénéfique d’origine psychologique, omniprésent en médecine. Même conclusion que celle rendue deux ans plus tôt par le National Health and Medical Research Council (NHMRC) en Australie, après analyse de plus de 200 études datant de moins de vingt ans et portant sur 55 pathologies différentes. « On est dans le monde de la croyance », résume le professeur de pharmacologie François Chast.
Pas d’efficacité pharmacologique
Un mauvais procès, selon le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF), qui avait contesté le rapport de l’Easacet rappelé une étude épidémiologique financée par le laboratoire Boiron, l’étude EPI 3. Mené entre 2005 et 2012 sur près de 8 600 patients au sein de 825 cabinets de médecins généralistes aux pratiques variées (conventionnelle, homéopathique, mixte), ce travail montrait notamment que les médecins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Pourquoi des substances, dont l’inefficacité pharmacologie ne fait pas de doute, sont-elles remboursées  ? Une tribune publiée dans « Le Figaro » a relancé le débat. Retour sur la longue tolérance des autorités sanitaires vis-à-vis de ces granules prisés des Français.
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Homéopathie : l’étrange exception française

Pourquoi des substances, dont l’inefficacité pharmacologie ne fait pas de doute, sont-elles remboursées  ? Une tribune publiée dans « Le Figaro » a relancé le débat. Retour sur la longue tolérance des autorités sanitaires vis-à-vis de ces granules prisés des Français.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h56
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant) et 
Pascale Santi








                        



                                


                            
Quand on lui parle de la dernière attaque en règle contre l’homéopathie, Christian Boiron soupire. Le patron du leader mondial du médicament homéopathique, rencontré à Messimy, près de Lyon, un des quatre sites de production du groupe en France, répond, avec un brin de condescendance : « Cela n’intéresse pas grand monde. Peut-être un microcosme étroit. Cela ne change pas un gramme des granules que nous pouvons vendre ou ne pas vendre. » Le descendant du laboratoire familial lyonnais se livre rarement. Face à la virulence de la dernière polémique, il confie au Monde son « inquiétude » de voir des médecins se détourner de l’homéopathie, par crainte d’être traités de charlatans.
Le débat a été relancé par le texte, signé par 124 professionnels de santé, publié dans Le Figaro le 19 mars. Rappelant l’efficacité non prouvée des médecines dites alternatives, notamment l’homéopathie, ils appellent à son déremboursement – accusant implicitement ses promoteurs d’escroquerie intellectuelle – et à ne plus reconnaître comme qualifications médicales les diplômes d’homéopathie. Jugeant ces pratiques inefficaces, dangereuses et coûteuses pour les finances publiques, les signataires demandent au conseil de l’ordre des médecins et aux pouvoirs publics de « ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir ».
Le ton est monté d’un cran. Le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) a déposé une plainte quelques jours plus tard devant le conseil de l’ordre des médecins contre chacun des124 premiers signataires (on en compte plus de 2 400 aujourd’hui), pour « non-confraternité et non-respect du code de déontologie » en demandant une sanction disciplinaire. Les procédures lancées par les homéopathes sont jugées « inqualifiables » par le cardiologue Jérémy Descoux, l’un des dix signataires initiaux, qui fait lui-même l’objet d’une...




                        

                        


<article-nb="2018/05/21/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat du 12e arrondissement de Paris.
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Un couple légèrement blessé sur un manège à la Foire du Trône à Paris

Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat du 12e arrondissement de Paris.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h28
   





                        



   


C’est le second incident en six semaines. Un couple a été légèrement blessé, dimanche 20 mai, à la Foire du Trône à Paris à la suite d’un incident mécanique sur un manège, a fait savoir, lundi, une source policière, confirmant une information du Parisien.
Vers 18 h 30 dimanche sur la pelouse de Reuilly (12e arrondissement), l’un des câbles tenant le manège « la Boule », dans laquelle se trouvait le couple, s’est distendu et la boule a heurté le bras de l’engin, toujours selon cette source. Les deux passagers ont été conduits à l’hôpital. La femme souffre de douleurs dorsales et cervicales et son mari d’un traumatisme crânien.
Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat du 12e arrondissement de Paris.
La sécurité de ces attractions en question
Selon la police, un incident avait déjà eu lieu sur la même attraction le 5 avril : une barre métallique de maintien s’était décrochée durant un tour, causant une belle frayeur aux passagers.
Près de Lyon, le 31 mars, un père de famille avait été tué dans un accident de manège lors d’une petite fête foraine sur les berges de la Saône – un drame qui a nourri le débat sur la sécurité de ces attractions.
Le 4 août 2007, un père et son fils furent tués à la fête des Loges, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), lorsqu’une nacelle de manège de type « booster » s’écrasa au sol. A la suite de cet accident, une loi destinée à renforcer la sécurité des manèges fut votée en février 2008. Le texte exige notamment un contrôle technique initial et périodique effectué par un organisme agréé par l’Etat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Après deux interventions des pompiers, Mme Y est envoyée dans un hôpital psychiatrique. Lorsque le bailleur demande la résiliation judiciaire de son bail, elle soutient qu’aucun manquement contractuel ne peut lui être imputé, en raison de l’état de démence qui était le sien au moment des faits.
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<filnamedate="20180521"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180521"><AAMMJJHH="2018052119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Evacué par les CRS le 9 mai après deux mois d’occupation, le campus de l’université Jean-Jaurès rouvrira ses portes aux personnels mardi et aux étudiants jeudi.
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A Toulouse, une réouverture en deux temps pour l’université du Mirail

Evacué par les CRS le 9 mai après deux mois d’occupation, le campus de l’université Jean-Jaurès rouvrira ses portes aux personnels mardi et aux étudiants jeudi.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 17h10
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Bloqué depuis le 6 mars et fermé administrativement depuis le 9 mai après son évacuation par les CRS, le campus du Mirail, à Toulouse, rouvrira ses portes mardi 22 mai pour ses personnels et jeudi 24 mai pour les étudiants et le public, a annoncé, dans un communiqué, l’administrateur provisoire de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, Richard Laganier.
Mobilisés dès la mi-décembre contre un projet de fusion avec l’université Paul-Sabatier et deux écoles d’ingénieurs, l’Institut national des sciences appliquées (INSA) et l’Institut national polytechnique (INP), plusieurs centaines d’étudiants s’étaient élevés ensuite contre la loi orientation et réussite des étudiants (ORE), en bloquant la faculté le 6 mars. Deux semaines plus tard, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, avait dissous les conseils centraux de gouvernance de l’établissement, provoquant la destitution du président, Daniel Lacroix, avant de nommer Richard Laganier administrateur provisoire.

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                A Toulouse, la paralysie de l’université du Mirail



Dans un courriel adressé à la communauté universitaire, le 18 mai, celui-ci précise qu’un « véritable retour à la normale » au sein de l’université de sciences humaines demandera du temps. « Nombreux sont celles et ceux d’entre vous qui attendaient ce moment, poursuit Richard Laganier. Nous allons devoir assurer au mieux un retour de toutes et tous, coupés depuis plus de deux mois de leur quotidien de travail et d’études au sein de l’établissement. Bon nombre d’entre vous ont été fortement éprouvés par la situation. »
L’administrateur provisoire souligne également que « cette reprise s’inscrit dans un contexte national mouvementé », ce qui l’engage à « être prudent pour assurer la sécurité et la sérénité de toutes et tous ».
Examens « délocalisés, si besoin »
Prévue mardi 22 mai, jour de grève nationale dans la fonction publique, la réouverture de l’établissement aux personnels doit permettre d’assurer le retour des étudiants deux jours plus tard. « Les personnels administratifs et enseignants chercheurs mettront en place un dispositif pédagogique adapté qui pourra, selon les cas, prendre la forme de réunions d’information, de regroupements pédagogiques ou de cours plus classiques, en fonction de l’organisation que les départements ont souhaité mettre en place », ajoute l’administrateur provisoire.

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                Toulouse : occupée depuis deux mois, l’université du Mirail a été évacuée



Une première session d’examens est prévue pour se tenir entre le 11 et le 23 juin. L’université prévoit des examens écrits sur table « qui pourront être délocalisés, si besoin », mais aussi des travaux personnels étudiants selon les cas. « Ce sont les composantes pédagogiques elles-mêmes qui ont déterminé les modalités UE [unité d’enseignement] par UE. Les étudiants sont informés via leur ENT [espace numérique de travail] », précise l’établissement au Monde.
De leur côté, cinquante à cent étudiants et personnels de l’Ecole supérieure des arts visuels, une école interne à l’université, réunis en assemblée générale le 17 mai, ont voté la reconduction de la grève jusqu’au 23 mai.
Par ailleurs, à Nantes, les examens qui devaient se tenir jeudi 17 mai au service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS) et à la Beaujoire n’ont pas eu lieu, « compte tenu de l’impossibilité de [les] tenir dans le calme et la sécurité », explique l’université de Nantes. De même pour les épreuves prévues mercredi 16 à la halle de la Trocardière. « De nouvelles modalités alternatives de contrôle des connaissances sont en cours d’élaboration par les UFR [unités de formation et de recherche], qui communiqueront auprès de leurs étudiants très prochainement », a fait savoir, dans un communiqué, le président de l’université, Olivier Labroux, le 18 mai.

        Lire aussi :
         

                Des examens de l’université de Rennes-II annulés en raison d’un blocage



Quant à l’Institut d’études politiques de Rennes, bloqué depuis le lundi 14 mai, il organisera des examens à distance du mercredi 23 au jeudi 31 mai, pour ses six cents étudiants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ A Grenoble, des chercheurs ont implanté une puce dans la tête d’une personne paralysée des quatre membres afin qu’elle commande une armure mécanique par la pensée.
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Un tétraplégique pilote un exosquelette avec son cerveau

A Grenoble, des chercheurs ont implanté une puce dans la tête d’une personne paralysée des quatre membres afin qu’elle commande une armure mécanique par la pensée.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 06h25
    |

                            Alexis Riopel








                        



                                


                            

Prisonniers de leur tête, les tétraplégiques ont perdu toute prise sur le monde physique. Ils peuvent bien sûr le percevoir, mais sont condamnés à l’immobilité, hormis pour les quelques muscles de leur visage et de leur cou qui réagissent encore.
Pourtant, quand ils s’imaginent marcher, lever un bras ou plier les doigts, comme avant la rupture de leur moelle épinière, les mêmes signaux électriques enflamment leur cortex moteur. « Leur cerveau parle, mais personne n’écoute », remarque le neurochirurgien Alim-Louis Benabid.
Avec le projet BCI (pour Brain Computer Interface), l’équipe du professeur Benabid prend avantage de cette activité cérébrale qui n’arrive pas à quitter l’esprit des tétraplégiques. Les chercheurs ont développé un dispositif la traduisant en commandes pour un exosquelette, une sorte d’enveloppe mécanique dans laquelle la personne handicapée est embarquée. Ainsi, ses bras et ses jambes sortent de la torpeur, son système vasculaire s’active, et elle retrouve enfin un peu de liberté de mouvement. Le système est testé depuis un an avec un tétraplégique et l’équipe soumettra bientôt ses résultats à une revue scientifique.
Un dispositif « bras-jambes » inédit
Le professeur Benabid mène ce projet chez Clinatec, un centre de recherche biomédicale rattaché au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), au CHU de Grenoble-Alpes, à l’Inserm et à l’université Grenoble-Alpes. Là-bas, au cœur du polygone scientifique du chef-lieu de l’Isère, on s’efforce de développer des technologies médicales qui aident les patients par d’autres voies que la médication.
Sur le marché, on trouve déjà des exosquelettes pour les paraplégiques contrôlés par l’inclinaison du buste ou grâce à une manette. D’ailleurs, la distribution du premier appareil du genre en France (ReWalk) vient tout juste de débuter. Toutefois, le projet d’un exosquelette « bras et jambes » dirigé par la pensée est d’une tout autre...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 20/05/2018
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1968-2018 : logement, consommation, études… comment la France a changé en cinquante ans

Zoom sur cinquante ans d’évolution des conditions de vie des Français à l’heure où le pays célèbre le cinquantième anniversaire de Mai 68.



Le Monde
 |    21.05.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 17h05
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


A l’heure où la France célèbre le cinquantième anniversaire de Mai 68, Les Décodeurs ont cherché à comprendre ce qui a changé dans la société et les conditions de vie des Français en un demi-siècle.


Série : la France en chiffres depuis 1968

Cet article fait partie d'une série en trois volets sur les évolutions de la société française, cinquante ans après les événements de Mai 68 : 
1. dans la population française (espérance de vie, mariage, enfants), publié le 13 mai ;
2. dans les conditions de vie (logement, consommation, études), publié le 20 mai ;
3. dans le monde du travail (croissance, emploi, chômage), publié le 27 mai.



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Des logements moins surpeuplés
+ 17 mètres carrés par personne
En 1968, la France commence à s’affranchir des difficultés de logement liées à l’après-guerre, mais le surpeuplement reste un souci majeur. Cette problématique n’a pas disparu actuellement, puisque la Fondation Abbé-Pierre compte encore près de 4 millions de personnes mal-logées, mais, en cinquante ans, la situation générale s’est améliorée. En effet, le parc de logement a augmenté trois fois plus vite (+ 76 % entre 1968 et 2013, selon l’Insee) que la croissance de la population (+ 28 %).
Avec le vieillissement de la population, et le changement de structures familiales, le nombre de personnes au sein de chaque ménage a diminué, alors que, dans le même temps, la surface des maisons augmentait. Selon une étude du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), chaque Français dispose aujourd’hui en moyenne de 40 m2, contre 23 m2 en 1970.


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Depuis cinquante ans, les ménages sont plus petits et les logements plus grands
Evolution de la surface et du nombre d'occupants entre 1970 et 2013.

Source : CGEDD



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Toujours plus de propriétaires
En cinquante ans, la France est-elle devenue une nation de propriétaires ? La proportion de ménages qui ont acquis ou sont en train d’acquérir leur résidence principale a de fait nettement augmenté depuis 1968, passant de 42 % à 58 %. Sur la même période, le taux de locataires a lui diminué. Mais le plus notable est la baisse drastique des hébergements à titre gratuit : plus d’un ménage sur huit était logé par des proches (12,6 % en 1967) contre à peine 2,6 % actuellement.


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58 % des Français sont propriétaire de leur logement, contre moins de 42 % il y a cinquante ans
 Répartition des résidences principales selon le type d’occupation 

Sources : Insee, INED



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La fin de l’inconfort
Non seulement les logements étaient en nombre insuffisant en 1968, mais ils étaient aussi loin d’avoir tout ce que l’on considère actuellement comme la norme minimale de confort moderne.
48 % de logements sans WC en 1968
Depuis la seconde guerre mondiale, la modernisation s’était accélérée, mais en 1968, un logement sur dix était encore dépourvu d’eau courante et plus de la moitié n’avaient pas de salle de bain – des situations qui ont quasi disparu.


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Depuis 1968, les logements sans confort ont presque disparu
Evolution des critères de confort sanitaire des résidences principales.

Source : Rapport Insee sur 50 ans d'évolution des conditions de logement des ménages



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			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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		}
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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			}
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				text: "",
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				y: 10
			}
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	series:[
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      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
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      ]
    ],
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  {
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    "data": [
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        48
      ],
      [
        "",
        52
      ],
      [
        "",
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      ]
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	tooltip: {
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	}

});


Frigo, télé, portable : l’ère de la consommation
« Consommez plus, vous vivrez moins » : les slogans de Mai 68 fustigeaient l’avènement de la société de consommation. L’appétence pour les objets modernes, décrite par Georges Pérec dans Les Choses dès 1965, n’a fait que se renforcer depuis.
En cinquante ans, la quasi-totalité des Français se sont dotés d’un réfrigérateur, d’un lave-linge ou d’une télévision. Et depuis les années 2000, de nouveaux équipements technologiques sont apparus et se sont généralisés : téléphone mobile, ordinateur…


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En 1968, seule la moitié des Français possédaient une voiture ou une machine à laver
Taux d'équipement des ménages en biens durables.

Sources : Insee, Archives Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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		},
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			}
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        "",
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      ],
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        "",
        61.9
      ],
      [
        "",
        53.3
      ],
      [
        "",
        49.9
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ]
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        96.4
      ],
      [
        "",
        87.1
      ],
      [
        "",
        93.6
      ],
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        "",
        81.1
      ]
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		},
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});

	function findLength(str) {
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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
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			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


– 60 % pour le budget alimentation
Les habitudes de consommation des Français ont aussi beaucoup évolué. Si certaines dépenses sont restées relativement stables (culture et loisirs, transports, achat de meubles), d’autres ont nettement diminué. L’alimentation, principale charge des ménages en 1968, est passée de 21 % du budget à seulement 13 % en 2014, en raison de l’industrialisation de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Autre enseignement : les sommes consacrées au tabac et à l’alcool ont été divisées par trois sous l’effet des campagnes de santé publique.
En revanche, le logement et l’énergie coûtent de plus en plus cher aux Français, et les dépenses de télécommunications, quasi inexistantes en 1968, représentent aujourd’hui plus de 4 % de leur budget.


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Depuis 1968, les Français dépensent moins d'argent pour se nourrir mais davantage pour le logement, Internet et le téléphone
Dépenses de consommation finale effective des ménages pour certaines fonctions. 

Source : Ministère du développement durable, Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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			decimalPoint: ',',
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
		}
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			}
		}]
	},{
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		},
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		},
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				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
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		}]
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  {
    "name": "Logement, eau, gaz, électricité...",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
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        20.62
      ],
      [
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      ],
      [
        315615600000,
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      ],
      [
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La démocratisation de l’éducation
Le confort des logements ou la consommation ne sont pas les seuls changements opérés dans la société française en cinquante ans. Parmi les évolutions les plus notables figure la généralisation des études secondaires puis supérieures.
Quatre fois plus de bacheliers
En 1968, le baccalauréat était encore un diplôme rare et précieux : cette année-là, seuls 19 % des jeunes Français l’ont obtenu – et encore, ce chiffre est plus élevé que les années précédentes, car l’examen ne s’est déroulé qu’à l’oral, en raison des grèves et des « événements » du printemps.
En 1969 apparaît le baccalauréat technologique, qui doit orienter vers les Instituts universitaires et technologiques (IUT) ou les sections de techniciens supérieurs. Mais ce n’est qu’en 1985 qu’apparaissent les baccalauréats professionnels. Désormais, toutes filières confondues, près de 80 % d’une classe d’âge décrochent le bac.


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Près de 80 % des jeunes Français ont le bac, contre moins de 20 % en 1968
Evolution de la proportion de bacheliers dans une génération selon la voie (générale, technologique ou professionnelle).

Source : Education nationale



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695 000 étudiants en 1968
Longtemps réservé à une élite, l’accès aux études supérieures s’est ouvert rapidement dans les années 1960 : le nombre d’étudiants a quadruplé en dix ans, passant de 227 000 en 1958 à 695 000 à la rentrée 1968, notamment à la faveur de la création des IUT, qui ont rassemblé 110 000 élèves dès leur première année, selon des données du ministère de l’éducation nationale. Depuis, le nombre d’étudiants n’a cessé d’augmenter en France. Ils étaient plus de 2,5 millions à la rentrée 2017-2018.


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Le nombre d'étudiants a explosé depuis les années 1960
Étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur par type d'établissement

Source : Ministère de l'enseignement supérieur



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	var annotation_spe = ["total : 309 700 étudiants","total : 850 600 étudiants","total : 1 181 100 étudiants","total : 1 717 100 étudiants","total : 2 160  300 étudiants","total : 2 319 600 étudiants","total : 2 559 000 étudiants "];

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Pour aller plus loin sur les évolutions de la société depuis 1968

Cinquante ans d’évolution des conditions
 par Alain Jacquot, de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 2006.
Ménages & Environnement
 par le Commissariat général au développement durable (CGEDD), octobre 2017.
Les ménages et leurs logements depuis 1970, par J. Friggit, CGEDD, mai 2018.


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Notre sélection d’articles sur les 50 ans de Mai 68
La chronologie de mai : les principales dates du mouvement de protestation.La bibliothèque de mai : la sélection du « Monde des livres » parmi les nombreuses parutions récentes qui accompagnent le cinquantenaire.Le retour à Nanterre, lieu du « vrai » départ du mouvement : l’occupation par 142 étudiants de la salle du conseil des professeurs de l’université de Nanterre.Les récits : ils étaient collégiens, étudiants ou encore syndicalistes, ils se souviennent des écoles fermées, des grèves, mais aussi de la libération des mœurs, de la réduction du temps de travail ou de ce que cet événement a changé dans leurs vies.Le mouvement en images et en couleurs d’origine : des photographies de scènes de rue, des mouvements étudiants, d’ouvriers en grève, des soutiens à de Gaulle…La révolte en affiches et en dessins : les affiches de Mai 68 sont exposées là où elles ont été créées, au sein de l’« atelier populaire » de l’Ecole des beaux-arts; cinq ouvrages restituent la place du dessin au cœur du mouvement.Y a-t-il eu des violences policières en Mai 68 ? L’usage des armes à feu a été exceptionnel. Mais les nombreuses exactions des forces de l’ordre ont contribué à radicaliser les étudiants.Comment la droite a vécu les « événements » : le groupuscule d’extrême droite Occident ; le SAC, la « police parallèle » du pouvoir ; les tensions entre De Gaulle et Pompidou.Quelques analyses sur le mouvement : ce que le sociologue Alain Touraine a écrit pendant l’été 1968 dans son livre Le mouvement de mai, ou le communisme utopique ; ce que disent les derniers travaux de recherche sur le mouvement, revenant sur un certain nombre d’idées reçues; Mai-68 a-t-il marqué l’an I de la révolution sexuelle ?



> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs




                            


                        

                        


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Mis en examen pour viol, Marc Machin retourne en prison

Victime d’une erreur judiciaire il y a quelques années, Marc Machin est suspecté d’avoir commis un viol le 24 avril dans le 11e arrondissement de Paris, selon « Le Point »



Le Monde
 |    20.05.2018 à 21h01
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 07h58
   





                        


Marc Machin, victime d’une erreur judiciaire et dont la condamnation pour meurtre avait été annulée en 2012, a été mis en examen dimanche 20 mai pour viol et placé en détention provisoire, a annoncé une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP). Il avait été interpellé jeudi dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet de Paris.
M. Machin est suspecté d’avoir commis un viol le 24 avril dans le 11e arrondissement de Paris, selon Le Point. Il aurait forcé la victime à des relations sexuelles avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue.
En 2004, alors âgé de 19 ans, il avait été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, commis en 2001 au pont de Neuilly (Hauts-de-Seine). Sa condamnation avait été confirmée en appel.
Marc Machin accumule les condamnations
Mais en mars 2008, un SDF de 33 ans, David Sagno, s’était accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme commis au même endroit en 2002, conduisant à la libération de Marc Machin. En 2012, ce dernier avait fini par être acquitté à l’issue de son procès en révision, devenant la huitième personne en France depuis la Seconde guerre mondiale à être innocentée à l’issue d’une telle procédure.
Mais depuis sa sortie de prison en 2008, Marc Machin a toutefois accumulé les condamnations, notamment en 2010 à trois ans d’emprisonnement pour des agressions sexuelles, et en 2013 à six mois de prison avec sursis pour recel de vol et violences. Et il était brièvement retourné en prison en janvier 2016 pour s’être soustrait à ses obligations liées à certaines de ces condamnations.

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                Marc Machin, épilogue d'un "désastre" judiciaire






                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 20/05/2018
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A Pau, un homme de 32 ans meurt après avoir été roué de coups

La victime, un Français d’origine burkinabée, a été agressée par une dizaine de personnes. Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lundi.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 19h51
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 14h12
    |

                            Le Monde.fr (avec Yann Bouchez)








                        


Un homme de 32 ans, de nationalité française et d’origine burkinabé, est mort vendredi 18 mai à Pau, après avoir été roué de coups par une dizaine de personnes. La scène s’est déroulée aux alentours de 19 heures, dans le quartier de Saragosse.
Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lundi 21 mai au matin dans le cadre de l’enquête, a fait savoir la procureure de la République de Pau, Cécile Gensac, sans indiquer l’âge des personnes interpellées. La victime était « connue des services de police en région parisienne » a-t-elle ajouté, précisant qu’elle n’avait « pas fait parler d’elle depuis début 2018, où elle séjournait à Pau ». Toutefois, « aucun lien n’est en l’état établi entre son passé et les faits survenus vendredi soir à Pau », selon la magistrate.
« Une rixe collective »
Dimanche, Cécile Gensac avait donné des premières indications au Monde. « Les faits se sont déroulés en plein jour, avec un certain nombre de témoins qui nous ont permis d’établir qu’a priori c’était une rixe collective qui a été dirigée contre ce monsieur, lequel serait décédé des suites de ses blessures ».
Au début de la rixe, la victime aurait été la cible d’une dizaine de personnes, toujours selon Mme Gensac : « Ce qui semble ressortir des témoignages c’est que s’ils étaient environ dix au début, ils étaient moins nombreux à la fin. »
Bayrou dénonce des « actes de violence intolérables »
La procureure avait également fait savoir que la victime habitait à Pau chez ses parents à proximité du quartier où il est mort, et que cette rixe n’était pas un règlement de comptes interne à la cité.
« A priori, c’était quelqu’un qui était déjà venu s’entraîner sur le terrain multisport de la plaine des jeux » du quartier de Saragosse, là où s’est déroulé le drame, avait-t-elle expliqué. La magistrate a par ailleurs demandé une autopsie à l’institut médico-légal de Toulouse, « qui se déroulera dans le courant de la semaine prochaine ».
De son côté, le maire de Pau, François Bayrou, a dénoncé « des actes de violence intolérables et criminels, commis – circonstance aggravante – semble-t-il par des adolescents. On voit bien qu’il existe dans certains quartiers des réseaux prêts à toutes les violences pour imposer leur loi, en s’abritant souvent derrière l’âge des délinquants ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans une interview à « Buzzfeed », Maryam Pougetoux, la présidente de la section locale du syndicat étudiant à Paris-IV, réfute l’idée que son voile est un « symbole politique ».
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Maryam Pougetoux, responsable de l’UNEF, répond aux critiques sur son voile

Dans une interview à « Buzzfeed », Maryam Pougetoux, la présidente de la section locale du syndicat étudiant à Paris-IV, réfute l’idée que son voile est un « symbole politique ».



Le Monde
 |    20.05.2018 à 15h37
    |

                            Le Monde.fr (avec Abel Mestre)








                        


« C’est assez pathétique de la part d’un ministre de l’intérieur d’avoir de tels propos, aussi violents. » Après une semaine de polémique autour de son port de voile islamique, la présidente de la section locale de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France, syndicat classé à gauche) à Paris-IV, Maryam Pougetoux, répond aux attaques dont elle a fait l’objet dans une interview accordée au média en ligne Buzzfeed France. Elle y explique ne pas s’être questionnée sur une éventuelle démission de ses fonctions syndicales : « Ce n’est ni envisagé ni envisageable. Et on ne m’a pas demandé si je voulais renoncer », assure-t-elle.

        Lire aussi :
         

                Responsable de l’UNEF voilée : Marlène Schiappa dit voir « une forme de promotion de l’islam politique »



Maryam Pougetoux avait été interrogée dans un reportage diffusé sur M6 sur le mouvement étudiant contre la réforme de l’accès à l’université. Très vite, certains militants promouvant une laïcité stricte, comme Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain, s’étaient emparés de son image pour dénoncer le fait qu’une responsable syndicale porte le voile. Des débats houleux avaient suivi entre les défenseurs de la jeune militante et ses contempteurs. L’UNEF avait pris la défense de Mme Pougetoux avant que l’affaire prenne une tournure politique.
« Je n’ai pas mis mon voile par volonté politique ou réactionnaire »
La responsable syndicale Maryam Pougetoux se défend aujourd’hui de tout prosélytisme. Elle se dit étonnée par l’ampleur et la violence des réactions. « Je ne m’attendais pas à ce que cela monte aussi haut et que cela devienne presque une affaire d’Etat. Sachant que mon voile n’a aucune fonction politique. C’est ma foi », raconte-t-elle à Buzzfeed se désolant de devoir se « justifier de [s]on choix ».
« Je réfute le fait que l’on puisse dire que mon voile est un symbole politique. Ce n’est absolument pas le cas. On lui donne une signification que moi-même je ne lui donne pas. Je pense qu’il faut démystifier cette question-là. Derrière « islam politique », on met un peu tout et n’importe quoi. Et c’est malheureux, car on me prête des intentions qui ne sont pas les miennes. A aucun moment je n’ai mis mon voile par volonté politique ou réactionnaire. Absolument pas. »
Après avoir rappelé que « le voile n’est pas interdit à l’université » car « les femmes adultes ont le droit de porter le voile si c’est leur choix », la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, avait affirmé mercredi 16 mai sur Franceinfo « comprend[re] qu’il y ait une forme d’interpellation car l’UNEF est censé être un syndicat étudiant progressiste, féministe, alors que le voile, c’est la preuve de l’emprise de la religion ». « J’y vois une forme de promotion de l’islam politique », avait conclu Marlène Schiappa.

"Ça m'interpelle, non pas parce que c'est une étudiante qui porte le voile (c'est son droit le plus strict) mais ça… https://t.co/t6jOLYxv07— franceinfo (@franceinfo)


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Vendredi, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb avait, quant à lui, estimé « choquant » qu’une dirigeante de l’UNEF à Paris porte un voile islamique, assimilant ce choix à du « prosélytisme ». « Je pense effectivement que c’est choquant. Il faut montrer un modèle et on voit bien qu’il y a un combat culturel finalement au sein des jeunes musulmans. On le voit bien qu’il y a un certain nombre de gens qui, au travers de ces signes, sont dans la provocation », avait-il déclaré sur BFM-TV.

Responsable de l'UNEF voilée: "C'est choquant" pour Gérard Collomb https://t.co/0wOACdrNJl— BFMTV (@BFMTV)


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Une laïcité désormais plus proche du modèle anglo-saxon
Le syndicat d’étudiants a opéré, depuis quelques années, une véritable mue sur la question de la laïcité. Ainsi, en 2013, l’UNEF se positionnait contre le voile à l’université. Dans un communiqué concernant le rapport du Haut Conseil à l’intégration, l’organisation s’inquiétait alors « que la principale proposition qui ressort dans le débat public concerne le port du voile à l’université » et affirmait qu’elle « [militait] contre cette pratique qui enferme les femmes dans une situation de soumission par rapport aux hommes ». Ce communiqué a, depuis, été effacé du site de l’UNEF.

        Lire aussi :
         

                Le lent délitement de la maison UNEF



Plus récemment, une salle de prière a même été ouverte en 2015, lors d’un collectif national (CN, parlement du syndicat), à la demande de quelques militants musulmans, comme une enquête du Monde le révélait en octobre 2017. Un épisode qui ne se répétera pas.
Cette conception de la laïcité, plus proche du modèle anglo-saxon, ne crée pas de débat en interne. « Nous sommes clairs sur ce que l’on dit, comment on l’applique et comment on la défend dans les universités », affirmait, en septembre 2017, la présidente de l’UNEF, Lilâ Le Bas. Le clivage se situe avec les ex-dirigeants du syndicat, qui voient leur ancienne maison leur échapper et prendre un virage qu’ils estiment regrettable. Il faut dire que l’UNEF a, depuis plusieurs années, coupé le cordon qui la reliait aux partis politiques et à leurs différents courants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Des centaines de milliers de lycéens recevront, à compter du 22 mai, les premières propositions d’affectation dans l’enseignement supérieur. Mais il sera encore difficile de tirer un bilan du fonctionnement de la nouvelle procédure d’admission post-bac, martèle-t-on déjà du côté de l’Etat.
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Parcoursup : la sensible question des candidats en attente

Des centaines de milliers de lycéens recevront, à compter du 22 mai, les premières propositions d’affectation dans l’enseignement supérieur. Mais il sera encore difficile de tirer un bilan du fonctionnement de la nouvelle procédure d’admission post-bac, martèle-t-on déjà du côté de l’Etat.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 10h00
    |

            Séverin Graveleau








                        



                                


                            

Pas une opération de déminage, juste un exercice de « pédagogie » sur la réforme de l’entrée dans l’enseignement supérieur. Alors que plus de 800 000 jeunes vont se connecter sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, mardi 22 mai, et découvrir les réponses des formations à leurs vœux d’orientation, le ministère a voulu préparer le terrain auprès des médias.
Le message : il sera difficile de tirer un véritable bilan de la nouvelle procédure dès le 22 mai, cette date n’étant que « le début d’un processus qui va monter en puissance » dans les jours et semaines qui suivront. Sous-entendu : pas de panique ! Les candidats et leurs familles – ainsi que les journalistes – ne doivent pas s’inquiéter si les propositions d’admission ne sont pas satisfaisantes ce jour-là. Mais surtout si de nombreux candidats n’ont pas encore de réponse à cette date-là.
Une petite musique en harmonie avec les « éléments de langage » qui circulent dans certains rectorats. Un diaporama diffusé lors d’une réunion au rectorat de Versailles explique ainsi qu’afin de « faire patienter les candidats » et « rassurer les familles », les professeurs pourront rappeler qu’« il faut un peu de patience, tout n’est pas joué le 22 mai. Beaucoup de choses vont évoluer dans les 10-15 jours qui suivent ».

La question est sensible. Difficile d’oublier à quel point, le 8 juin 2017, les résultats de la première phase de réponses de l’ancienne plate-forme Admission post-bac (APB) avaient fait le buzz. En cause, les quelque 150 000 jeunes qui n’avaient aucune proposition à quelques jours du baccalauréat.

« En attente »
Pour comprendre les précautions du ministère ces derniers jours, il faut revenir sur le fonctionnement de la plate-forme d’admission Parcoursup. La réforme des règles à l’entrée du supérieur repose en effet sur deux piliers : outre le tri inédit opéré à l’entrée des licences universitaires,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Sauf s’agissant de la voie professionnelle, le bac est peu regardé par les recruteurs et ne constitue pas un critère d’embauche.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Premier job : le bac ne compte (presque) plus

Sauf s’agissant de la voie professionnelle, le bac est peu regardé par les recruteurs et ne constitue pas un critère d’embauche.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 12h12
    |

                            Françoise Marmouyet








                        



   


Lors des entretiens d’embauche, rares sont les recruteurs qui remontent jusqu’au bac.
« Le bac reste un symbole du passage à l’âge adulte et à ce titre, il ne faut pas le désacraliser. Mais si un bac général ou technologique est un passage obligé pour la poursuite d’études supérieures, il ne constitue absolument pas un critère de sélection pour les recruteurs », résume Laurent Hyzy, fondateur du cabinet de recrutement Alterconsult.
Même constat pour Véronique Karcenty, directrice du recrutement, de la diversité et des parcours chez Orange : « A bac plus deux, trois ou cinq, le bac est bien loin, et c’est l’adéquation de la dernière spécialisation avec le poste qui va nous intéresser », renchérit-elle.

        Lire aussi :
         

                La réussite dans l’enseignement supérieur, aussi une question d’origine sociale



Le bac attire l’attention quand il est surprenant au regard de la suite du parcours. « Si un candidat a choisi une formation en école de commerce après un bac L mention très bien, on peut discuter de ce choix en entretien d’embauche pour tenter de mieux comprendre sa personnalité. Mais cela ne va pas plus loin ! » insiste Véronique Karcenty.
Bac pro, une valeur sûre
La nature du bac est davantage scrutée pour les 180 000 lycéens qui obtiennent chaque année un bac professionnel. Près des deux tiers tentent d’intégrer le marché du travail dès son obtention : le diplôme revêt pour eux une importante particulière.
Mais parmi les près de 90 spécialités proposées en bac pro, toutes n’assurent pas les mêmes débouchés. Celles du secteur industriel sont toujours très appréciées par les entreprises, offrent une meilleure insertion que celles du tertiaire, d’après les derniers chiffres du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Cereq).
En 2013, trois ans après leur sortie du système scolaire, 70 % des bacheliers pro ayant suivi une spécialité industrielle occupaient un CDI, contre 64 % pour ceux ayant opté pour une spécialité du secteur tertiaire. Avec quelques secteurs qui se détachent.

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« Dans l’hôtellerie-restauration, le bac pro est un diplôme très prisé par les recruteurs, qui forme des professionnels de qualité, immédiatement opérationnels. C’est une valeur sûre », indique pour sa part Stéphane Pille, à la tête d’un cabinet de recrutement dans ce domaine.
Quasi 50 % des CDI sont attribués à des personnes formées en alternance chez Orange.
Une chose est sûre : dans la grande majorité des cas, pour les bacs pro comme pour les bacs généraux, les mentions ou les notes obtenues à l’examen ont peu d’importance aux yeux des recruteurs. Bien plus que les performances scolaires, c’est la capacité à s’intégrer au sein de l’entreprise qui est jugée lors d’un premier emploi.

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L’apprentissage constitue ainsi un atout majeur dans le CV des bacheliers professionnels. « Chez nous, c’est une porte d’entrée dans l’entreprise », explique Véronique Karcenty, qui indique que quasi 50 % des CDI sont attribués à des personnes formées en alternance chez Orange.
Laisser le bac sur son CV ?
Est-il, dès lors, utile de conserver son bac sur son CV ? « Après une ou deux expériences professionnelles, les compétences acquises priment sur le diplôme. Etant partisan du CV en une page, je pense qu’il ne faut signaler que ses deux derniers diplômes significatifs, afin de garder de la place pour les informations essentielles », répond Laurent Hyzy.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’association Aspe solidaire, créée en 2011, octroie des microcrédits à des entrepreneurs qui souhaitent développer leur activité dans ce territoire reculé.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/05/2018
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Dans le Haut Béarn, le coup de pouce solidaire de la vallée d’Aspe

L’association Aspe solidaire, créée en 2011, octroie des microcrédits à des entrepreneurs qui souhaitent développer leur activité dans ce territoire reculé.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 08h37
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 16h32
    |

            Solène Cordier (Vallée d'Aspe, Pyrénées-Atlantiques, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’est une contrée verdoyante où résonnent les clochettes attachées au cou des brebis. Quand ils ont découvert la vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques), Patricia et Jérémie en sont immédiatement « tombés amoureux ». Le couple, tout juste trentenaire, a jeté son dévolu sur un des rares terrains en vente dans les environs. Deux hectares de forêt, pour y réaliser leur rêve : cinq cabanes dans les arbres, destinées aux voyageurs de passage.
Installés provisoirement dans leur petit camion rouge, qui leur sert à la fois de chambre et de bureau, les jeunes gens se rendent chaque jeudi dans le tout nouvel espace de coworking du village voisin, Bedous, pour travailler à l’élaboration de leur projet, qu’ils mûrissent depuis près de deux ans. Dans leur dossier de financement, une case attire l’attention : un microcrédit local estampillé « Aspe solidaire », d’un montant de 4 000 euros.
« En arrivant dans la région, on a entendu parler de cette association, donc on a monté un dossier. Si on l’obtient, le prêt nous servira à avoir un fonds de roulement la première année, pour les imprévus », explique Jérémie, posément.
Née en 2011, Aspe solidaire s’est taillé, depuis, une petite renommée, grâce à l’engagement sans faille de ses membres, tous bénévoles. Au départ, ce sont deux élues, Anne Berdoy et Elisabeth Médard, qui imaginent ce dispositif d’économie solidaire pour répondre à la faible diversité des emplois du territoire. Car ici, les gros employeurs sont en effet aux abonnés absents, à l’exception de quelques maisons de retraite ou de foyers pour personnes handicapées, et de l’usine de fabrication de pâte d’aluminium Toyal, dont la délocalisation annoncée – puis abandonnée – provoqua, en 2006, une grève de la faim du député Jean Lassalle. Une offre relativement restreinte qui fait dire aux habitants qu’« ici, quand tu n’es pas fils de paysan et que tu ne veux pas aller à l’usine, tu n’as rien ».
Microcrédits...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ « Le Monde », « The Guardian », « El Pais » et « Der Spiegel » ont suivi l’intégration de migrants sur leur territoire, dans le cadre du projet « The New Arrivals ».
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En Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne, la résilience de familles de réfugiés

« Le Monde », « The Guardian », « El Pais » et « Der Spiegel » ont suivi l’intégration de migrants sur leur territoire, dans le cadre du projet « The New Arrivals ».



Le Monde
 |    20.05.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 06h52
    |

            Serge Michel








                        



   


Quand le quotidien britannique The Guardian s’est lancé dans le projet « The New Arrivals », ses reporters ont parcouru tout le Royaume-Uni, de Coventry à Cardiff, de Liverpool à Leicester, de Sheffield à Nottingham, à la rencontre des 38 517 personnes qui avaient demandé l’asile dans le pays en 2016.
Mais c’est sur un père et un fils, à Derby, au nord de Londres, que la journaliste Kate Lyons s’est arrêtée, très émue. Un an plus tôt, en raison de l’insécurité régnant dans sa région de Kunduz, en Afghanistan, Said Khan Norzai, 40 ans, cultivateur de melons de son état, quittait son pays avec sa femme et leurs sept enfants.
« Situation précaire »
Alors qu’ils franchissaient clandestinement la frontière montagneuse entre l’Iran et la Turquie, des tirs ont fusé autour d’eux. Le groupe d’une centaine de migrants s’est dispersé. Lorsque Said et son fils Wali sont sortis de leur ­cachette, les autres membres de la ­famille avaient disparu. « Quand mon fils rentre à la maison le soir, il me demande : “Papa, où sont maman, mon frère et mes sœurs ?”, dit Said. Je pensais que les ­Anglais me donneraient un passeport pour aller en Turquie et les chercher. En dehors de cela, que puis-je faire ? Je ne sais pas s’ils sont vivants ou morts. »
L’anglais de Wali, 9 ans, est déjà bon. Il sert d’interprète à son père. Il adore l’école, où il s’est fait huit amis. Il aimerait devenir médecin.
Le matin, après avoir déposé Wali à l’école, Said rentre et reste assis, seul. Il n’a ni radio, ni ordinateur, ni smartphone. Quand il ne supporte plus le silence de l’appartement, il sort et marche dans les rues de Derby, en comptant les minutes jusqu’à ce que se termine la journée et qu’arrive l’heure d’aller chercher son fils. L’anglais de Wali, 9 ans, est déjà bon. Il sert d’interprète à son père. Il adore l’école, où il s’est fait huit amis. Il aimerait devenir médecin. Y parviendra-t-il ?
Lorsque paraît le premier épisode de « The New Arrivals », le 1er mars 2017, la reporter du Guardian n’en sait rien. « Leur situation est précaire », écrit-elle. La demande d’asile déposée par Said a été rejetée quelques semaines plus tôt, les autorités ­britanniques considérant l’Afghanistan comme un pays sûr. Parce qu’il ne sait pas lire, le père n’a pas ouvert la lettre et a raté le délai de quatorze jours pour faire appel.

   


Quelques mois plus tard, les Norzai ne répondront plus au téléphone. Le Guardian les retrouvera loin de Derby ­– après un périple que le journal dévoilera dans quelques semaines –, mais se voit pour l’heure obligé de poursuivre le projet avec d’autres migrants.
Et notamment Binar, un Irakien marié, père de deux fillettes, titulaire d’un master d’une université britannique et qui s’apprêtait à rentrer. Mais au pays, sa famille lui dit que des menaces ont été émises contre lui. Il dépose une demande d’asile politique, qui sera refusée. Il fait appel, mais, depuis deux ans, alors qu’il n’a pas le droit de travailler, lui et les siens doivent se contenter des 36,95 livres sterling (42 euros) par personne et par semaine octroyées par les autorités britanniques.
Une enquête précise et cruelle
Et c’est toute la question d’une enquête précise et cruelle du Guardian : comment survivre au Royaume-Uni avec une somme pareille ? Tous les vêtements proviennent de dons, les légumes sont achetés après 19 heures, lorsqu’ils sont soldés, les œufs remplacent la viande et les enfants jouent avec des objets trouvés.
Fini les activités extrascolaires, les déplacements, la célébration des anniversaires : cette grande pauvreté organisée marque la vie des couples, déconsidère les parents aux yeux de leurs enfants, fait chuter les résultats à l’école et rompt les liens avec les familles restées au pays. Dans un autre reportage, en vidéo, le Guardian a trouvé pire encore. A Londres, des migrants sans abri font dormir leurs enfants dans les bus de nuit qui sillonnent la capitale.
A l’été 2015, Saïd Al-Ghoury, originaire de Tanger, au Maroc, a contribué à la survie du village de 80 habitants : grâce à lui, à son épouse et à ses deux filles, l’école de Visiedo est restée ouverte.
Mais il y a aussi quelques histoires heureuses. La famille Batak, de Damas, a été accueillie par la population d’un village perdu du Pays de Galles, Narberth, qui s’est cotisée pour les aider. Les enfants jouent au foot avec les petits Gallois. La mère, Safaa, a rejoint un groupe de tricot, qu’elle adore. Le père, Ahmad, a cessé de fumer. Et tous se sont mis, comme les Anglais, à parler du temps qu’il fait. « J’aime ce genre de temps, dit l’un des fils, Huseen, alors que la pluie tombe. J’aime le froid. J’aime la pluie. »
Ce n’est pas une histoire très différente que raconte Laura delle Femmine, une des reporters d’El Pais, le grand quotidien espagnol, à Visiedo, un village minuscule à 45 km au nord de Teruel, dans le centre de l’Espagne.
La peur au ventre
A l’été 2015, Saïd Al-Ghoury, originaire de Tanger, au Maroc, a contribué à la survie du village de 80 habitants : grâce à lui, à son épouse et à ses deux filles, l’école de Visiedo est restée ouverte. La région est la plus clairsemée d’Espagne, avec 9,6 habitants par kilomètre carré, mais elle a vu le nombre d’immigrés augmenter de plus de 2 000 % depuis 1998.
Ce reportage, qui a fait grand bruit en Espagne, était pourtant un pas de côté pour El Pais, qui a choisi de suivre, avec le projet « The New Arrivals », l’équipe de foot amateur l’Ame de l’Afrique, à Jerez de la Frontera, dans le sud de l’Andalousie, dont tous les joueurs sont des migrants. Certains, explique El Pais, comme les deux jeunes Sénégalais Mahu Dione et Abdou Diouf, ont débarqué sur une plage toute proche dans ces navires de fortune qui ont connu tant de naufrages.

   


D’autres, comme les Camerounais Issa Abdou et Yves-Florent Fieusse, ont réussi à sauter la gigantesque barrière érigée autour de l’enclave de ­Melilla, seule frontière terrestre entre l’Europe et l’Afrique. « L’équipe ne me donne pas un job, dit Issa, mais cela me donne de la joie de ­vivre. » Et il en faut pour survivre en nettoyant des voitures avec, sans cesse, la peur au ventre à l’idée d’être expulsé.
Le football ne donne pas de job, et pas de protection non plus. En février, rapporte El Pais, lors d’un match contre une équipe de Cadix, un joueur adverse a frappé un membre de l’Ame de l’Afrique à la mi-temps en lui criant qu’après le match il lui couperait les tresses.
Etonnante Ruua
Pour un touriste, prendre l’avion de ­Madrid à Rabat, au Maroc, coûte 41 euros et prend une heure. Mais les vols low cost de Ryanair ne sont pas pour les Marocains comme Hicham Aidami, estime la journaliste Naiara Galarraga Gortazar, qui a rédigé pour El Pais une série ­d’enquêtes sur les permis de séjour et la bureaucratie espagnole.
A 17 ans, Hicham s’est accroché sous le châssis d’un camion pour traverser le détroit de Gibraltar. Ailier droit de l’Ame de l’Afrique, il a dû se cacher durant trois ans avant de faire une première demande de régularisation. Trois autres années plus tard, au printemps 2018, il l’a finalement obtenue et, grâce à son travail dans un fast-food, paie des impôts pour la première fois de sa vie.
C’est aussi l’incroyable courage et la ­résilience des migrants qui ont frappé la journaliste Eva Thöne et la photographe Maria Feck, qui participent au projet « The New Arrivals » pour Der Spiegel. En particulier Ruua, l’aînée et la fierté de la famille syrienne Abu Rached, que suit le magazine allemand depuis plus d’un an.
Ruua apprend la mort de son meilleur ami, un infirmier de Damas : le matin il lui envoyait un SMS, avant midi un soldat lui a tiré dans le cœur alors qu’il tentait de sauver des blessés dans la rue.
Ruua, 23 ans, que la guerre à Damas a empêchée d’étudier la médecine et qui s’est contentée d’un job de technicienne médicale. Ruua qui donnait des coups de main dans un hôpital où les blessés arrivaient empilés par six dans le coffre des voitures. Ruua qui s’est retrouvée sur un bateau à la dérive, en Méditerranée, repêchée par miracle trois jours plus tard par un pétrolier allemand. Ruua, seule femme pour 99 hommes à s’inscrire en auditeur libre à l’université. Ruua qui ­décroche une des rares places du Studienkolleg de Nordhausen, où elle va en deux semestres rattraper le niveau du bac allemand pour entrer à l’université, en médecine. Ruua qui vit désormais seule à 230 km de ses parents, restés à Lunebourg. Ruua qui, le 29 janvier 2014, alors qu’elle était déjà en Allemagne, apprend la mort de son meilleur ami, un infirmier de Damas : le matin il lui envoyait un SMS, avant midi un soldat lui a tiré dans le cœur alors qu’il tentait de sauver des blessés dans la rue, et le soir elle découvrait la photo de son cadavre sur Facebook.

   


Pragmatisme des autorités allemandes
Ce n’est pas seulement la force de ­caractère de certains migrants que donnent à comprendre les reportages du Spiegel, mais aussi le pragmatisme des autorités allemandes. L’université de Potsdam, au sud de Berlin, a ainsi lancé un enseignement pilote, « Refugee Teachers Program », pour transformer, en un an et demi, vingt-six professeurs syriens en… professeurs allemands. L’équation est simple : d’ici à cinq ans, 293 000 nouveaux élèves issus de l’immigration ­seront sur les bancs des écoles du pays. Or les enseignants se raréfient et 35 000 manqueront à l’appel d’ici à 2025, rien que pour le primaire.
Il existe un potentiel : 11 000 enseignants ont demandé l’asile en 2016, selon l’Office fédéral des migrations et des réfugiés. A en croire Basel Alsayed, 29 ans, il suffit de les former « et de [les] lancer dans l’eau froide » pour montrer qu’ils savent nager. Lui-même enseignait l’anglais aux petits ­Syriens. Depuis février 2018, il enseigne l’anglais aux petits Allemands.
L’ensemble des reportages de nos partenaires « El Pais », « The Guardian » et « Der Spiegel » sont accessibles sur le site du European journalism Centre, Thenewarrivals.eu

« Les nouveaux arrivants », une histoire d’intégration
Loin des polémiques sur la crise migratoire, Le Monde a suivi pendant un an un groupe de réfugiés venant du Soudan et de l’Erythrée, installé à Vichy, dans l’Allier. Ce projet, intitulé « The New Arrivals » (« Les nouveaux arrivants »), est mené en partenariat avec les journaux européens The Guardian, El Pais et Der Spiegel. Il est financé par l’European Journalism Centre, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Contraints de quitter leur pays seuls, les Soudanais de Vichy que « Le Monde » a suivi racontent leur vie de célibataires en France.
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La très grande solitude affective des exilés

Contraints de quitter leur pays seuls, les Soudanais de Vichy que « Le Monde » a suivi racontent leur vie de célibataires en France.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 10h01
    |

                            Emile Costard








                        


Un soleil de mai filtre à travers le pare-brise. Ebloui, Ahmed profite d’un arrêt au feu pour sortir de sa veste une paire de ­lunettes noires, quand trois ­jeunes filles traversent au passage piéton. Il tourne lentement la tête de gauche à droite, mais un klaxon le sort de sa torpeur. En­ ­redémarrant, Ahmed esquisse un sourire gêné : « Elles étaient très belles… » Puis la gêne laisse place à la mélancolie. « Ça fait plus de trois ans que je n’ai pas vu ma femme. Trois ans, c’est long ! », ajoute-t-il pour justifier son ­absence passagère.
« Grâce à WhatsApp, je suis en contact avec ma femme presque tous les jours », Ahmed
Ahmed est originaire de Nyala, une ville du Darfour qu’il a dû quitter précipitamment une nuit de novembre 2014 : « Quand j’ai été menacé par la sécurité nationale, je me suis caché et j’ai quitté le pays le plus rapidement possible. Je n’ai rien dit à ma femme, pour la protéger. » Ce n’est qu’une fois en Libye qu’il a pu l’appeler, la rassurer, lui expliquer son départ précipité, lui jurer qu’il allait bien et qu’ils se reverraient peut-être un jour. En Europe.
S’il est difficile pour Ahmed de ­parler de son exil, de sa vie d’avant, c’est avec une plus grande pudeur encore qu’il raconte sa vie sentimentale. « Grâce à WhatsApp, je suis en contact avec ma femme presque tous les jours », dit-il en ­faisant défiler sur son smartphone quelques photos de celle qu’il espère revoir au plus vite.

   


Comme Ahmed, 14 603 Soudanais ont pu ces dernières années bénéficier d’un titre de séjour en France, selon la direction des étrangers du ministère de l’intérieur. « Maisaujourd’hui la migration des Soudanais est presque ­exclusivement masculine. Dans les centres d’accueil et d’orientation, 90 % des demandeurs d’asile de nationalité soudanaise sont des hommes âgés de 25 à 30 ans », ­explique Didier Leschi, directeur général de l’Office ­français de l’immigration et de l’intégration.
« Un sujet tabou »
Si ces dernières années la France a mis en place des politiques ­publiques pour la santé des ­migrants, l’apprentissage du ­français ou l’accès à la formation, une dimension essentielle pour le bien-être de ces hommes ne ­relève pas directement de cette prise en charge : la sexualité et la vie affective des exilés. « Ce sujet tabou n’est abordé que sous la forme du fait divers ou de l’effroi, alors même qu’il ne se passe pas une semaine sans que les questions de santé, de logement, de liberté de circulation fassent l’objet d’interventions associatives ou de colloques », regrette Didier Leschi.
Car ces jeunes gens dans la force de l’âge aspirent évidemment à faire des rencontres. Cependant, leur faible sociabilité, notamment en raison d’un manque de mobilité dû à leur difficulté ­d’accès à l’emploi, complique les rencontres avec des femmes et peut nourrir des frustrations.
« Il y a des femmes d’autres pays africains sur les routes de l’exil, comme les Nigérianes, et ce qu’elles traversent est inhumain », Ali
Pour Ahmed, cette immigration quasi exclusivement masculine s’explique en partie par l’extrême violence sur les routes de l’exil. « Il aurait été impossible que je fasse endurer à ma femme ce par quoi je suis passé pour venir en Europe », raconte-t-il. Après avoir marché plus de huit jours dans le désert ­libyen et subi la cruauté des ­passeurs, il a traversé la mer pour se retrouver à la rue, sur les trottoirs européens.
Ali, 30 ans, lui aussi réfugié soudanais installé à Vichy, partage cet avis. « En Libye, les migrants sont traités comme des esclaves. Il y a des femmes d’autres pays africains sur les routes de l’exil, comme les Nigérianes, et ce qu’elles traversent est inhumain, pire que ce que les hommes endurent », explique cet ancien universitaire de Khartoum. Il ajoute que l’absence des femmes soudanaises sur les routes de l’exil s’explique peut-être aussi par les réticences de la ­société soudanaise à laisser voyager une femme seule.
« Sur Internet, sans succès »
Ahmed a aujourd’hui le statut de réfugié et vit dans un studio à Vichy. Il se dit chanceux de s’être marié officiellement avant de partir en exil. Il compte se lancer prochainement dans les démarches de réunification familiale pour que sa femme puisse le rejoindre en voyageant dans de bonnes conditions. « J’aimerais pouvoir bien l’accueillir, avoir une situation, un travail correct. En attendant, je continue de parfaire mes talents de cuisinier, dit-il avec ­humour. En vivant seul, j’ai appris à me débrouiller au quotidien. »
« Je connais plusieurs ­Soudanais qui ont des relations avec des Françaises. Dans quelques ­années, des couples mixtes se ­marieront », Ahmed
Pour ceux qui ne pourront faire valoir la réunification familiale parce qu’aucune femme ne les ­attend au Soudan où parce que leur union n’a pu être officialisée avant leur départ, Ahmed se veut positif. « Je connais plusieurs ­Soudanais qui ont des relations avec des Françaises. Dans quelques ­années, des couples mixtes se ­marieront. » Pour Hassan, qui a dû quitter son pays d’origine, l’Erythrée, afin d’éviter le service militaire, la barrière de la langue complique les interactions avec les Françaises. « Dans des villes comme Vichy, les rencontres avec des femmes sont rares, alors je vais parfois sur Internet, mais sans grand succès », regrette l’Eyrthréo-Soudanais de 37 ans.
Selon Didier Leschi, « il y a là une question à anticiper et à aborder, notamment quand on parle de l’intégration des migrants ». Car, aujourd’hui, la question de la sexualité se pose de manière bien différente de ce qu’elle a été pour les travailleurs immigrés des ­années 1960 et 1970. Ils étaient souvent déjà mariés ou engagés au moment de leur exil et avaient la possibilité de revenir régulièrement voir leurs épouses.

« Les nouveaux arrivants », une histoire d’intégration
Loin des polémiques sur la crise migratoire, Le Monde a suivi pendant un an un groupe de réfugiés venant du Soudan et de l’Erythrée, installé à Vichy, dans l’Allier. Ce projet, intitulé « The New Arrivals » (« Les nouveaux arrivants »), est mené en partenariat avec les journaux européens The Guardian, El Pais et Der Spiegel. Il est financé par l’European Journalism Centre, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Epaulés par un réseau associatif, les réfugiés soudanais installés dans la cité thermale souffrent pourtant du manque de contacts avec la population
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Accueil des réfugiés : les habitants de Vichy, entre indifférence et solidarité

Epaulés par un réseau associatif, les réfugiés soudanais installés dans la cité thermale souffrent pourtant du manque de contacts avec la population



Le Monde
 |    20.05.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 08h32
    |

Pablo Aiquel







                        



   


Le week-end de la Pentecôte sera le dernier pour l’épicerie Les Cop’ins d’abord, à l’angle de la rue Voltaire et du boulevard Carnot, à Vichy. A deux pas de là, les demandeurs d’asile et ­réfugiés de la résidence Claudius-Petit, un foyer Adoma de près de 90 places, ne le ­savent pas encore, mais c’est grâce à eux que ce dépôt de pain, le dernier du quartier, n’a pas baissé le rideau plus tôt.
« J’ai été heureuse de les avoir comme clients. Sans eux, j’aurais mis la clé sous la porte il y a deux ans », assure Fabienne ­Dubois. « Eux », comme elle dit, sont des ­migrants venant d’Afrique et parfois du Moyen-Orient. Ils sont arrivés par dizaines en 2016 dans la cité thermale, et ont tout de suite représenté 70 % de sa clientèle.
« Ce sont des gens respectueux, je n’ai jamais eu de problèmes avec eux. Au début, on se parlait surtout avec les mains. Je les ai vus s’améliorer en français, assure la responsable de ce petit magasin. Certains sont partis, à Lyon, à Clermont-Ferrand et même à Brive. Ils passent dire bonjour quand ils reviennent. Je suis ­contente qu’ils puissent avancer. » Fabienne Dubois, elle, n’avancera plus avec Les Cop’ins d’abord. Elle a préféré mettre la clé sous la porte quand elle a appris qu’un supermarché allait ouvrir non loin, avant la fin de l’année.
« Ni pour ni contre »
Tous les commerces du centre-ville ont ­bénéficié de cette nouvelle clientèle étrangère : la boucherie halal L’Etal de l’Allier, dans cette même rue Voltaire, les tabacs de la gare et surtout le bureau central de la Poste, à une centaine de mètres de leur résidence. « La plupart ont un livret ou un compte chez nous, affirme une chargée de clientèle. Mais ils viennent aussi pour les abonnements téléphoniques avec beaucoup d’Internet et sans engagement. » Elle estime qu’il ne se passe pas un jour sans qu’elle voie des réfugiés, et se dit impressionnée par la solidarité dont ils font preuve. « Les premiers arrivés accompagnent les suivants », explique-t-elle.
C’est difficile de trouver des Français avec qui parler. J’apprends toute la journée mais, le soir, je me retrouve avec d’autres Soudanais, et j’oublie », Faizal, 23 ans
Certains habitants de Vichy, membres de l’association Réseau Vichy solidaire, offrent des cours de français aux demandeurs d’asile. D’autres, comme Martine Ghazali, leur ont ouvert leur appartement pour un atelier cuisine. Pour faire leurs courses, les plus démunis vont à la Croix-Rouge, au ­Secours catholique ou aux Restos du cœur, tous situés à une dizaine de minutes de marche, dans cette petite ville où tout se fait à pied. D’autres préfèrent pousser un peu plus loin, jusqu’aux boutiques discount Lidl ou Aldi. « Au moins les dates des produits ne sont pas dépassées », dit en souriant Abubakr, d’origine soudanaise.
Est-ce à dire que les demandeurs d’asile ont été les bienvenus à Vichy, malgré la réputation de la ville d’être plutôt âgée et ­conservatrice ? Michel Pourieux, bénévole au Secours catholique. hausse les épaules. « La plupart des gens ne sont ni pour ni contre, il y a surtout de l’indifférence », dit-il.
Une indifférence qui n’a pas échappé aux réfugiés. Faizal, 23 ans, soudanais lui aussi, a suivi les 200 heures de français proposées par l’Office français de l’intégration et de l’immigration (OFII) ainsi qu’une formation de trois mois financée par Pôle emploi afin d’améliorer l’utilisation de la langue en vue d’une insertion professionnelle. Ce qui lui manque le plus ? « L’intégration. C’est difficile de trouver des Français avec qui parler. J’apprends toute la journée mais, le soir, je me retrouve avec d’autres Soudanais, et j’oublie », soupire-t-il.
Comme lui, près d’une vingtaine de réfugiés soudanais ont élu domicile dans les anciens hôtels du vieux Vichy devenus des résidences à meublés, des studios pour les curistes ou les étudiants du Cavilam – une école de français pour les étrangers –, entre la place d’Allier et la rue de la Laure. En attendant de trouver mieux ailleurs. Dans six mois, Faizal espère partir « vers Lyon ou Toulouse, parce que, là, il y a plus de travail », explique-t-il, assis sur le lit de sa chambre au lambris en bois.
Figure d’exception
Anwar, voisin d’un immeuble proche, adore les bords de l’Allier pour jouer au foot dans les parcs ou se balader le long de la rivière. Après sa formation, il a décroché un contrat d’insertion dans une entreprise de recyclage de palettes en bois. « Je vois seulement les Français au travail, après il n’y a pas grand-chose, et je passe de plus en plus de temps sur l’ordinateur. Parfois, je vais manger un kebab dans un restaurant », raconte-t-il, un peu désappointé, après deux années passées à Vichy.
La mairie, à droite depuis toujours, ne fait rien pour faciliter l’intégration des réfugiés, considérant qu’ils relèvent de l’Etat et non de la commune ou de la communauté d’agglomération. Même après l’obtention de leur statut de réfugiés, Anwar, Faizal et leurs semblables n’ont pas été invités aux réceptions annuelles pour les nouveaux habitants de la ville. Avant cela, pendant la longue attente de leur statut, ils n’ont pas eu accès aux ser­vices publics locaux, pas même aux forfaits de bus, qui leur auraient été très utiles pour aller jouer au foot au parc omnisports.
De fait, le destin de Poriya, un Iranien de 22 ans, pas encore réfugié mais inscrit en BTS management au lycée Albert-Londres, fait figure d’exception. Sportif, il a intégré le club de kayak de Bellerive-sur-Allier, en rive gauche de la rivière. Surprise : c’est lui, regard concentré, pagayant avec force, qui figure sur l’affiche de la course en ligne prévue le dimanche 3 juin sur le lac d’Allier. Ramer, belle métaphore des efforts d’intégration des réfugiés à Vichy.

Pablo Aiquel, journaliste et exilé solidaire
Dès le biberon, Pablo Aiquel a été nourri à l’exil. Ce journaliste indépendant de Vichy, un des pivots de l’intégration des réfugiés soudanais dans sa ville, est né au Chili en 1974. En 1977, il déménage pour le Venezuela où son père part travailler comme ingénieur naval, avant de venir en France à tout juste 18 ans. « J’avais une bourse du gouvernement vénézuélien pour faire mes études supérieures après une année d’apprentissage du français », explique-t-il.
Le diplôme de l’école de journalisme de Lille en poche, Pablo Aiquel rentre en 1997 au Venezuela où il travaille six années comme correspondant pour RFI, Libération ou Le Monde diplomatique, en parallèle à son travail pour El Universal puis El Nacional, deux médias vénézuéliens de référence. Mais le coup d’Etat du 11 avril 2002 rebat les cartes et fait prendre un virage à sa vie. « Le terme même de “coup d’Etat” a été rapidement quasiment banni des colonnes. Beaucoup de mes collègues sont partis du journal et moi, je me suis retrouvé au service des sports… », explique t-il.
Il décide alors de venir s’installer durablement en France, émigration facilitée par son mariage avec une Française quelques années auparavant. Mais pour Pablo, le rapport à l’exil remonte bien avant, puisque ce franco-vénézuelo-chilien reconnaît faire partie d’« une famille d’éternels déracinés » dont les ancêtres ont quitté le Liban à l’aube du XXe siècle.



« Les nouveaux arrivants », une histoire d’intégration
Loin des polémiques sur la crise migratoire, Le Monde a suivi pendant un an un groupe de réfugiés venant du Soudan et de l’Erythrée, installé à Vichy, dans l’Allier. Ce projet, intitulé « The New Arrivals » (« Les nouveaux arrivants »), est mené en partenariat avec les journaux européens The Guardian, El Pais et Der Spiegel. Il est financé par l’European Journalism Centre, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.
Vous pouvez lire aussi :
Comment est né le projet « The New Arrivals »Du Soudan à Vichy, la quête d’intégration semée d’embûches d’Ahmed, Hassan, Ali, Anwar et AlsadigComment les réfugiés à Vichy se font une place, pas à pas, dans la société françaiseAccueil des réfugiés : les habitants de Vichy, entre indifférence et solidaritéA Vichy, la très grande solitude affective des réfugiésLes Soudanais s’exilent, leur président s’accroche au pouvoirAhmed, la stabilité après quatre ans loin du SoudanHassan, sept ans d’exil jusqu’aux Jardins de CocagneEn Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne, l’admirable résilience de familles de réfugiés





                            


                        

                        


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Les Soudanais s’exilent, leur président s’accroche au pouvoir

L’Union européenne s’appuie sur Omar Al-Bachir pour contenir les flux migratoires sur son sol, alors qu’il en est une cause majeure.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
21.05.2018 à 10h02
    |

            Joan Tilouine








                        



   


C’est un quinquagénaire soudanais d’apparence banale qui se débrouille comme il le peut en France, où il a obtenu l’asile et où il apprend un métier. Dans sa vie antérieure, au Soudan, il a mené des missions sensibles, comme celle de gérer la présence dans la capitale soudanaise d’Oussama Ben Laden dans les années 1990, ou encore de l’Ougandais Joseph Kony, sanguinaire chef de l’Armée de résistance du Seigneur. Il a été un cadre des services de sécurité du régime ­militaro-islamiste de Khartoum.
Puis, face aux exactions commises par les forces de sécurité dans la province du Darfour, au milieu des années 2000, il a fait défection, témoigné contre le régime auprès de la Cour pénale internationale (CPI) et entrepris un long voyage clandestin qui s’est terminé en France. La peur, l’indigence et les menaces des nervis du régime l’ont poussé à naviguer entre les cercles d’opposants et les agents du pouvoir surveillant étroitement les près de 30 000 Soudanais établis dans l’Hexagone. Car, à Paris, chefs et émissaires de groupes rebelles, journalistes en exil, espions à la solde du régime ou ayant fait ­défection s’évitent, s’épient ou discutent discrètement.
Omar Al-Bachir gère ­désormais son retour sur la scène internationale, malgré le mandat d’arrêt lancé à son encontre par la CPI pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour
A 7 000 kilomètres de là, le président, Omar Al-Bachir, au pouvoir depuis 1989, ne se soucie plus vraiment de ces dissidents et autres éléments perturbateurs. Il gère ­désormais son retour sur la scène internationale, malgré le mandat d’arrêt lancé à son encontre par la CPI pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour. De fait, l’Union européenne s’appuie sur le Soudan pour contenir une partie des flux migratoires dans le cadre de sa ­politique d’« externalisation des frontières ». Une occasion pour Omar Al-Bachir de se rendre indispensable, alors même qu’il contribue à l’arrivée de migrants en ­Europe en privant d’avenir une partie de la jeunesse de son pays.
Au Soudan, les conflits armés se poursuivent dans les régions du Darfour, du Nil Bleu et du Kordofan. Le chef de l’Etat aime à marteler qu’il rendra « un Soudan ­dépourvu de conflits et de mouvements rebelles » en 2020, date de la fin de son dernier mandat, selon la Constitution. La menace la plus inquiétante, pour le régime de Khartoum, ne vient plus des groupes rebelles, pourchassés par les milices gouvernementales, qui continuent de causer d’importants déplacements de populations au Darfour, selon la mission de l’Union africaine déployée sur place, mais bien la crise économique. Le Soudan manque de devises, ne maîtrise plus l’inflation et a dévalué sa monnaie dans l’espoir d’attirer des investisseurs étrangers. Le budget 2018, austère, n’épargne qu’un seul domaine, celui de la défense et de la sécurité, qui absorbe 75 % des ­dépenses de l’Etat.
Une diplomatie d’équilibriste
Le mécontentement populaire s’est traduit par des manifestations contre la hausse des prix en début d’année, qui se sont soldées par cinq morts et plusieurs dizaines d’arrestations. Pour tenter d’apaiser la fronde populaire, Omar Al-Bachir a annoncé, en avril, la libération de tous les prisonniers politiques et une relance de l’interminable dialogue avec l’opposition et les groupes armés, dont une partie maintient son boycott des discussions. Le même mois, pour avoir dénoncé publiquement les salaires impayés de cadres de son administration, le ministre des affaires étrangères, Ibrahim Ghandour, a été remercié. Omar Al-Bachir se prive ainsi de son plus brillant diplomate, ­artisan de la normalisation en cours avec Washington.
Après avoir rompu avec l’Iran, en janvier 2016, le Soudan s’est rangé aux côtés de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis dans la guerre au Yémen, envoyant plusieurs milliers de soldats sur place. Parallèlement, Khartoum a maintenu ses relations avec ses alliés traditionnels, le Qatar et la Turquie, pourtant honnis par ses parrains du Golfe. Cette même diplomatie d’équilibriste se retrouve vis-à-vis de Washington et Moscou.
Le Soudan a bénéficié de la ­levée partielle des sanctions américaines en octobre 2017, tout en resserrant ses liens avec la Russie. Au grand dam de l’Egypte, Omar Al-Bachir s’est placé au centre des négociations sur le partage des eaux du Nil, en prenant fait et cause pour l’Ethiopie contre l’Egypte. On retrouve la main de Khartoum jusqu’en Libye et en Centrafrique, où le Soudan est actif par le truchement de gouvernements, de groupes armés ou de religieux prosélytes. Une diplomatie du chaos dont l’un des buts est d’entretenir des foyers de crise pour ensuite proposer de gérer les mouvements ­migratoires qu’elle engendre.

« Les nouveaux arrivants », une histoire d’intégration
Loin des polémiques sur la crise migratoire, Le Monde a suivi pendant un an un groupe de réfugiés venant du Soudan et de l’Erythrée, installé à Vichy, dans l’Allier. Ce projet, intitulé « The New Arrivals » (« Les nouveaux arrivants »), est mené en partenariat avec les journaux européens The Guardian, El Pais et Der Spiegel. Il est financé par l’European Journalism Centre, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.
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