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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les Vénézuéliens sont convoqués aux urnes dimanche 20 mai pour élire leur nouveau président. Ils témoignent à la photographe Fabiola Ferrero de leurs conditions de vie.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Comment « Le Monde », « The Guardian », « El Pais » et « Der Spiegel » ont suivi l’intégration de migrants sur leur territoire, dans le cadre du projet « The New Arrivals ».
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En Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne, l’admirable résilience de familles de réfugiés

Comment « Le Monde », « The Guardian », « El Pais » et « Der Spiegel » ont suivi l’intégration de migrants sur leur territoire, dans le cadre du projet « The New Arrivals ».



Le Monde
 |    20.05.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 17h55
    |

            Serge Michel








                        



   


Quand le quotidien britannique The Guardian s’est lancé dans le projet « The New Arrivals », ses reporters ont parcouru toute la Grande-Bretagne, de Coventry à Cardiff, de Liverpool à Leicester, de Sheffield à Nottingham, à la rencontre des 38 517 personnes qui avaient demandé l’asile dans le pays en 2016. Mais c’est sur un père et un fils, à Derby, au nord de Londres, que la journaliste Kate Lyons s’est arrêtée, très émue. Un an plus tôt, en raison de l’insécurité régnant dans sa région de Kunduz, en Afghanistan, Said Khan Norzai, 40 ans, cultivateur de melons de son état, quittait son pays avec sa femme et leurs sept enfants.
Alors qu’ils franchissaient clandestinement la frontière montagneuse entre l’Iran et la Turquie, des tirs ont fusé autour d’eux. Le groupe d’une centaine de migrants s’est dispersé. Lorsque Said et son fils Wali sont sortis de leur ­cachette, les autres membres de la ­famille avaient disparu. « Quand mon fils rentre à la maison le soir, il me demande : “Papa, où sont maman, mon frère et mes sœurs ?”, dit Said. Je pensais que les ­Anglais me donneraient un passeport pour aller en Turquie et les chercher. En dehors de cela, que puis-je faire ? Je ne sais pas s’ils sont vivants ou morts. »
L’anglais de Wali, 9 ans, est déjà bon. Il sert d’interprète à son père. Il adore l’école, où il s’est fait huit amis. Il aimerait devenir médecin.
Le matin, après avoir déposé Wali à l’école, Said rentre et reste assis, seul. Il n’a ni radio, ni ordinateur, ni smartphone. Quand il ne supporte plus le silence de l’appartement, il sort et marche dans les rues de Derby, en comptant les minutes jusqu’à ce que se termine la journée et qu’arrive l’heure d’aller chercher son fils. L’anglais de Wali, 9 ans, est déjà bon. Il sert d’interprète à son père. Il adore l’école, où il s’est fait huit amis. Il aimerait devenir médecin. Y parviendra-t-il ? Lorsque paraît le premier épisode de « The New Arrivals », le 1er mars 2017, la reporter du Guardian n’en sait rien. « Leur situation est précaire », écrit-elle. La demande d’asile déposée par Said a été rejetée quelques semaines plus tôt, les autorités ­britanniques considérant l’Afghanistan comme un pays sûr. Parce qu’il ne sait pas lire, le père n’a pas ouvert la lettre et a raté le délai de quatorze jours pour faire appel.

   


Quelques mois plus tard, les Norzai ne répondront plus au téléphone. Le Guardian les retrouvera loin de Derby ­– après un périple que le journal dévoilera dans quelques semaines –, mais se voit pour l’heure obligé de poursuivre le projet avec d’autres migrants. Et notamment Binar, un Irakien marié, père de deux fillettes, titulaire d’un master d’une université britannique et qui s’apprêtait à rentrer. Mais au pays, sa famille lui dit que des menaces ont été émises contre lui. Il dépose une demande d’asile politique, qui sera refusée. Il fait appel, mais, depuis deux ans, alors qu’il n’a pas le droit de travailler, lui et les siens doivent se contenter des 36,95 livres sterling par personne et par semaine octroyées par les autorités britanniques.
Une enquête précise et cruelle
Et c’est toute la question d’une enquête précise et cruelle du Guardian : comment survivre en Grande-Bretagne avec une somme pareille ? Tous les vêtements proviennent de dons, les légumes sont achetés après 19 heures, lorsqu’ils sont soldés, les œufs remplacent la viande et les enfants jouent avec des objets trouvés. Fini les activités extrascolaires, les déplacements, la célébration des anniversaires : cette grande pauvreté organisée marque la vie des couples, déconsidère les parents aux yeux de leurs enfants, fait chuter les résultats à l’école et rompt les liens avec les familles restées au pays. Dans un autre reportage, en vidéo, le Guardian a trouvé pire encore. A Londres, des migrants sans abri font dormir leurs enfants dans les bus de nuit qui sillonnent la capitale.
A l’été 2015, Saïd Al-Ghoury, originaire de Tanger, au Maroc, a contribué à la survie du village de 80 habitants : grâce à lui, à son épouse et à ses deux filles, l’école de Visiedo est restée ouverte.
Mais il y a aussi quelques histoires heureuses. La famille Batak, de Damas, a été accueillie par la population d’un village perdu du Pays de Galles, Narberth, qui s’est cotisée pour les aider. Les enfants jouent au foot avec les petits Gallois. La mère, Safaa, a rejoint un groupe de tricot, qu’elle adore. Le père, Ahmad, a cessé de fumer. Et tous se sont mis, comme les Anglais, à parler du temps qu’il fait. « J’aime ce genre de temps, dit l’un des fils, Huseen, alors que la pluie tombe. J’aime le froid. J’aime la pluie. »
Ce n’est pas une histoire très différente que raconte Laura delle Femmine, une des reporters d’El Pais, le grand quotidien espagnol, à Visiedo, un village minuscule à 45 km au nord de Teruel, dans le centre de l’Espagne. A l’été 2015, Saïd Al-Ghoury, originaire de Tanger, au Maroc, a contribué à la survie du village de 80 habitants : grâce à lui, à son épouse et à ses deux filles, l’école de Visiedo est restée ouverte. La région est la plus clairsemée d’Espagne, avec 9,6 habitants par kilomètre carré, mais elle a vu le nombre d’immigrés augmenter de plus de 2 000 % depuis 1998.
Ce reportage, qui a fait grand bruit en Espagne, était pourtant un pas de côté pour El Pais, qui a choisi de suivre, avec le projet « The New Arrivals », l’équipe de foot amateur l’Ame de l’Afrique, à Jerez de la Frontera, dans le sud de l’Andalousie, dont tous les joueurs sont des migrants. Certains, explique El Pais, comme les deux jeunes Sénégalais Mahu Dione et Abdou Diouf, ont débarqué sur la plage toute proche dans ces navires de fortune qui ont connu tant de naufrages.

   


D’autres, comme les Camerounais Issa Abdou et Yves-Florent Fieusse, ont réussi à sauter la gigantesque barrière érigée autour de l’enclave de ­Melilla, seule frontière terrestre entre l’Europe et l’Afrique. « L’équipe ne me donne pas un job, dit Issa, mais cela me donne de la joie de ­vivre. » Et il en faut pour survivre en nettoyant des voitures avec, sans cesse, la peur au ventre à l’idée d’être expulsé.
Le football ne donne pas de job, et pas de protection non plus. En février, rapporte El Pais, lors d’un match contre une équipe de Cadix, un joueur adverse a frappé un membre de l’Ame de l’Afrique à la mi-temps en lui criant qu’après le match il lui couperait les tresses.
Etonnante Ruua
Pour un touriste, prendre l’avion de ­Madrid à Rabat, au Maroc, coûte 41 euros et prend une heure. Mais les vols low cost de Ryanair ne sont pas pour les Marocains comme Hicham Aidami, estime la journaliste Naiara Galarraga Gortazar, qui a rédigé pour El Pais une série ­d’enquêtes sur les permis de séjour et la bureaucratie espagnole. A 17 ans, Hicham s’est accroché sous le châssis d’un camion pour traverser le détroit de Gibraltar. Ailier droit de l’Ame de l’Afrique, il a dû se cacher durant trois ans avant de faire une première demande de régularisation. Trois autres années plus tard, au printemps 2018, il l’a obtenue et, grâce à son travail dans un fast-food, paie des impôts pour la première fois de sa vie.
C’est aussi l’incroyable courage et la ­résilience des migrants qui ont frappé la journaliste Eva Thöne et la photographe Maria Feck, qui participent au projet « The New Arrivals » pour Der Spiegel. En particulier Ruua, l’aînée et la fierté de la famille syrienne Abu Rached, que suit le magazine allemand depuis plus d’un an.
Ruua apprend la mort de son meilleur ami, un infirmier de Damas : le matin il lui envoyait un SMS, avant midi un soldat lui a tiré dans le cœur alors qu’il tentait de sauver des blessés dans la rue.
Ruua, 23 ans, que la guerre à Damas a empêchée d’étudier la médecine et qui s’est contentée d’un job de technicienne médicale. Ruua qui donnait des coups de main dans un hôpital où les blessés arrivaient empilés par six dans le coffre des voitures. Ruua qui s’est retrouvée sur un bateau à la dérive, en Méditerranée, repêchée par miracle trois jours plus tard par un pétrolier allemand. Ruua, seule femme pour 99 hommes à s’inscrire en auditeur libre à l’université. Ruua qui ­décroche une des rares places du Studienkolleg de Nordhausen, où elle va en deux semestres rattraper le niveau du bac allemand pour entrer à l’université, en médecine. Ruua qui vit désormais seule à 230 km de ses parents, restés à Lunebourg. Ruua qui, le 29 janvier 2014, alors qu’elle était déjà en Allemagne, apprend la mort de son meilleur ami, un infirmier de Damas : le matin il lui envoyait un SMS, avant midi un soldat lui a tiré dans le cœur alors qu’il tentait de sauver des blessés dans la rue, et le soir elle découvrait la photo de son cadavre sur Facebook.
Ce n’est pas seulement la force de ­caractère de certains migrants que donnent à comprendre les reportages du Spiegel, mais aussi le pragmatisme des autorités allemandes. L’université de Potsdam, au sud de Berlin, a ainsi lancé un enseignement pilote, « Refugee Teachers Program », pour transformer, en un an et demi, 26 professeurs syriens en… professeurs allemands. L’équation est simple : d’ici cinq ans, 293 000 nouveaux élèves issus de l’immigration ­seront sur les bancs des écoles du pays. Or les enseignants se raréfient et 35 000 manqueront à l’appel d’ici à 2025, rien que pour le primaire. Il existe un potentiel : 11 000 enseignants ont demandé l’asile en 2016, selon l’Office fédéral des migrations et des réfugiés. A en croire Basel Alsayed, 29 ans, il suffit de les former « et de [les] lancer dans l’eau froide » pour montrer qu’ils savent nager. Lui-même enseignait l’anglais aux petits ­Syriens. Depuis février 2018, il enseigne l’anglais aux petits Allemands.
L’ensemble des reportages de nos partenaires « El Pais », « The Guardian » et « Der Spiegel » sont accessibles sur le site du European journalism Centre, Thenewarrivals.eu

« Les nouveaux arrivants », une histoire d’intégration
Loin des polémiques sur la crise migratoire, Le Monde a suivi pendant un an un groupe de réfugiés venant du Soudan et de l’Erythrée, installé à Vichy, dans l’Allier. Ce projet, intitulé « The New Arrivals » (« Les nouveaux arrivants »), est mené en partenariat avec les journaux européens The Guardian, El Pais et Der Spiegel. Il est financé par l’European Journalism Centre, avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.
Vous pouvez lire aussi :
Comment est né le projet « The New Arrivals »Du Soudan à Vichy, la quête d’intégration semée d’embûches d’Ahmed, Hassan, Ali, Anwar et AlsadigComment les réfugiés à Vichy se font une place, pas à pas, dans la société françaiseAccueil des réfugiés : les habitants de Vichy, entre indifférence et solidaritéA Vichy, la très grande solitude affective des réfugiésLes Soudanais s’exilent, leur président s’accroche au pouvoirAhmed, la stabilité après quatre ans loin du SoudanHassan, sept ans d’exil jusqu’aux Jardins de CocagneEn Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne, l’admirable résilience de familles de réfugiés





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le premier long-métrage de Caroline Capelle et Ombline Ley est un film-performance tourné dans un centre d’accueil pour jeunes handicapés.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Cannes 2018 : « Dans la terrible jungle », la caméra dort chez les super-héros

Le premier long-métrage de Caroline Capelle et Ombline Ley est un film-performance tourné dans un centre d’accueil pour jeunes handicapés.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 15h45
    |

            Clarisse Fabre








                        



   


ACID
Après dix jours de Festival de Cannes, est venue l’heure de désigner les gagnants de la compétition officielle. On parlera de la Palme d’or, des prix d’interprétation ou de la Caméra d’or 2018, comme autant de mots évocateurs d’un conte de fées que reste toujours un festival, pour celui ou celle qui en est l’invité.
D’autres super-héros et héroïnes non palmés resteront dans l’histoire de cette 71e édition. Il était une fois Dans la terrible jungle, premier long-métrage de Caroline Capelle et Ombline Ley présenté dans la section ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion). Les jeunes réalisatrices ont posé leur caméra dans un centre d’accueil pour jeunes handicapés, atteints de troubles de déficience visuelle, d’autisme… La Pépinière, lieu fermé, coupé du monde extérieur, se situe à Loos, dans les Hauts-de-France.

« Dans la terrible jungle » est devenu un « teen-movie », une sorte de comédie musicale où se racontent des histoires d’amour
Sans baguette magique, mais par on ne sait quelle alchimie née de la rencontre entre ces jeunes et les deux cinéastes, Dans la terrible jungle est devenu un « teen-movie », une sorte de comédie musicale où se racontent des histoires d’amour, les « claques » que l’on se prend dans la vie, ou les moments tout simples du quotidien. Les jeunes sont les super-héros de cette performance filmique hors norme.
On a rencontré les deux réalisatrices sur une plage cannoise, avec des éducateurs de La Pépinière et quelques-uns de ces « super-héros » : Alexis, qui porte dans le film un tee-shirt de Superman et un masque de Batman « pour sauver les gens » ; Léa, qui chante et rêve d’écrire des scénarios ; Valentin, qui nous parle de son plaisir de jouer.
« On avait une caméra et notre voiture »
Commençons par la genèse de ce long-métrage. Caroline Capelle et Ombline Ley ne voulaient pas « faire un film sur le handicap », disent-elles. Leur imaginaire leur a permis d’envisager les choses autrement. Elles se sont connues aux « Arts déco » de Paris (Ecole supérieure nationale des arts décoratifs), section photo vidéo. Caroline était photographe et Ombline sortait d’un BTS montage. « En plus d’être assistante monteuse, j’ai fait plusieurs métiers dans le cinéma, chef déco, accessoiriste, sur des petits tournages. Je me cherchais… Aux Arts déco, on nous a appris à faire des films tout seuls, sans grosse équipe », raconte Ombline Ley. Elles ont étudié la vidéo avec les artistes Clarisse Hahn et Brice Dellsperger. « On avait une caméra et notre voiture. On s’est dit, on y va ! ».

Elles ont d’abord passé du temps avec les jeunes, sans les filmer, juste pour faire connaissance. Et quelque chose s’est déclenché. La caméra dort, personne ne s’en sert ? Les jeunes résidents sont devenus impatients. « Ils se demandaient ce que l’on faisait avec notre caméra. Ils voulaient filmer. On leur a dit, proposez-nous des histoires. C’est votre tribune ! On les a laissé choisir les personnages, les dialogues. On a testé leurs propositions jusqu’au bout », racontent-elles. L’une des jeunes filles, Ophélie, fait des percussions avec son corps et tout ce qu’elle trouve. Une scène sidérante, assez punk, la montre en train de se brosser les dents, tout en produisant la mélodie et la rythmique de La Marseillaise.
Eric, éducateur : « La nature, c’est la vie. C’est anti-stress »
Impossible de démêler le réel de la fiction. Des moments documentaires se sont imbriqués aux scènes jouées. Les adolescents ont leur univers, très riche et stimulé par toutes sortes d’activités proposées dans ce centre hors norme, lui aussi : musique, chant, percussions corporelles, détente et relaxation, activité jardin et nature, ferme équestre. Eric, l’un des éducateurs, a commencé à La Pépinière comme jardinier, il y a trente-et-un ans. C’est lui qui a tout planté sur les quinze hectares. Aujourd’hui, il transmet sa passion aux jeunes. « La nature, c’est la vie. C’est anti-stress. Ils peuvent crier, se détendre », résume-t-il.
Un Buster Keaton en puissance
Une scène le montre en plein travail avec Gaël, un adolescent qui ne va pas tarder à partir en vrille. Les réalisatrices étaient là, par « chance », et elles ont saisi l’instant : Gaël saute partout, tombe, sort du champ de la caméra, dans une performance à la fois sauvage et ludique. S’est-il fait mal ? « Pas du tout, il maîtrise, il a une souplesse, amortit ses chutes. Pour lui, c’est naturel, c’est une façon de se calmer », explique Eric. Un Buster Keaton en puissance, en quelque sorte.

Léa, dont on peine parfois à imaginer qu’elle a un handicap, tant son propos peut être clair et structuré, s’est mise à chanter à l’âge de 8 ans. « Avec les adultes du centre, Jean-Claude, Bastien et Thimothée, on a créé le groupe Musicolor, on chantait nos chansons, on faisait voyager les gens. On n’écrivait pas les paroles, on les retenait de tête. La salle de musique, c’est la salle magique, on oublie tous nos problèmes », dit-elle.
Valentin : « Tant qu’on faisait le film, on était bien… »
Caroline Capelle et Ombline Ley savaient qu’une lettre d’amour circulait… Chaque fois qu’elles revenaient au centre, il y avait une nouvelle histoire. Valentin a bien voulu raconter ses émois amoureux, devant la caméra. « C’était de la fiction. J’ai inventé un poème dans la nuit », nous dit-il sur la plage. Quels mots lui dire, à cette fille qui l’attire ? Il a fallu refaire les prises une dizaine de fois. La dernière a été la bonne. Ce n’était pas trop fatigant, lui demande-t-on ? « Non, non. Tant qu’on faisait le film, on était bien… ». Et ils eurent beaucoup d’applaudissements à la fin de la projection cannoise.

Documentaire de Caroline Capelle et Ombline Ley (1 h 21). Sortie en salle en février 2019. Sur le Web : www.lacid.org/fr/films-et-cineastes/films/dans-la-terrible-jungle et www.facebook.com/AcaciasDistribution



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Depuis plus de dix ans, les tensions entre la bande de Gaza et Israël ont fait des centaines de victimes. Comment en est-on arrivé là ? Explications en cartes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ En Caroline du Nord, comme dans d’autres Etats, le secteur éducatif est sinistré par dix ans de coupes budgétaires.
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édition abonné


Grève des enseignants américains contre la « débrouille »

En Caroline du Nord, comme dans d’autres Etats, le secteur éducatif est sinistré par dix ans de coupes budgétaires.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 10h50
    |

            Stéphanie Le Bars (Raleigh (Caroline du Nord), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les effets n’ont pas été immédiats. Mais après dix années de coupes budgétaires, décidées à la suite de la crise économique de 2008, les écoles de Caroline du Nord et leurs enseignants en payent désormais les conséquences au quotidien. Déterminés à se faire entendre, galvanisés par des mouvements similaires lancés ces dernières semaines dans quatre autres Etats du pays, plusieurs milliers d’entre eux ont manifesté mercredi 16 mai, devant le capitole de l’Etat, à Raleigh, pour demander une augmentation du budget de l’éducation. Le ras-le-bol est à la hauteur de ce rassemblement inédit dans l’histoire de cet Etat. Selon l’association nationale pour l’éducation, la Caroline du Nord est classée au 39e rang des 50 Etats américains en termes de salaires dans les écoles publiques et 37e pour les dépenses par élève.

Tous les manifestants racontent les classes surchargées, les journées sans fin, les bâtiments insalubres, les salaires bloqués et la « débrouille » pour fournir à leurs élèves un enseignement de qualité auquel ils aimeraient encore croire. Bryanna McLean a choisi ce métier « par vocation » ; elle enseigne depuis trois dans une école primaire. Son salaire de 40 000 dollars (34 000 euros) par an – moins de 2 000 dollars (1 700 euros) par mois après impôts – lui permet tout juste de vivre. « Je travaille dans une crèche les mois d’été, sinon je ne m’en sortirais pas », confie la femme de 25 ans. Certaines de ses collègues, mères de famille, occupent un deuxième emploi tout au long de l’année.

Pour Rachel Owens, enseignante de sciences en lycée depuis dix-neuf ans, la revendication salariale est presque secondaire, en dépit d’un salaire annuel de 45 000 dollars avant impôts. Elle souhaite surtout que son métier soit davantage respecté. « La connaissance donne du pouvoir. Et je veux que mes élèves acquièrent ce pouvoir. » Pour cela, encore faut-il que les conditions soient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Dans une interview à « Buzzfeed », Maryam Pougetoux, la présidente de la section locale du syndicat étudiant à Paris-IV, réfute l’idée que son voile est un « symbole politique ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Maryam Pougetoux, responsable de l’UNEF, répond aux critiques sur son voile

Dans une interview à « Buzzfeed », Maryam Pougetoux, la présidente de la section locale du syndicat étudiant à Paris-IV, réfute l’idée que son voile est un « symbole politique ».



Le Monde
 |    20.05.2018 à 15h37
    |

                            Le Monde.fr (avec Abel Mestre)








                        


« C’est assez pathétique de la part d’un ministre de l’intérieur d’avoir de tels propos, aussi violents. » Après une semaine de polémique autour de son port de voile islamique, la présidente de la section locale de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France, syndicat classé à gauche) à Paris-IV, Maryam Pougetoux, répond aux attaques dont elle a fait l’objet dans une interview accordée au média en ligne Buzzfeed France. Elle y explique ne pas s’être questionnée sur une éventuelle démission de ses fonctions syndicales : « Ce n’est ni envisagé ni envisageable. Et on ne m’a pas demandé si je voulais renoncer », assure-t-elle.

        Lire aussi :
         

                Responsable de l’UNEF voilée : Marlène Schiappa dit voir « une forme de promotion de l’islam politique »



Maryam Pougetoux avait été interrogée dans un reportage diffusé sur M6 sur le mouvement étudiant contre la réforme de l’accès à l’université. Très vite, certains militants promouvant une laïcité stricte, comme Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain, s’étaient emparés de son image pour dénoncer le fait qu’une responsable syndicale porte le voile. Des débats houleux avaient suivi entre les défenseurs de la jeune militante et ses contempteurs. L’UNEF avait pris la défense de Mme Pougetoux avant que l’affaire prenne une tournure politique.
« Je n’ai pas mis mon voile par volonté politique ou réactionnaire »
La responsable syndicale Maryam Pougetoux se défend aujourd’hui de tout prosélytisme. Elle se dit étonnée par l’ampleur et la violence des réactions. « Je ne m’attendais pas à ce que cela monte aussi haut et que cela devienne presque une affaire d’Etat. Sachant que mon voile n’a aucune fonction politique. C’est ma foi », raconte-t-elle à Buzzfeed se désolant de devoir se « justifier de [s]on choix ».
« Je réfute le fait que l’on puisse dire que mon voile est un symbole politique. Ce n’est absolument pas le cas. On lui donne une signification que moi-même je ne lui donne pas. Je pense qu’il faut démystifier cette question-là. Derrière « islam politique », on met un peu tout et n’importe quoi. Et c’est malheureux, car on me prête des intentions qui ne sont pas les miennes. A aucun moment je n’ai mis mon voile par volonté politique ou réactionnaire. Absolument pas. »
Après avoir rappelé que « le voile n’est pas interdit à l’université » car « les femmes adultes ont le droit de porter le voile si c’est leur choix », la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, avait affirmé mercredi 16 mai sur Franceinfo « comprend[re] qu’il y ait une forme d’interpellation car l’UNEF est censé être un syndicat étudiant progressiste, féministe, alors que le voile, c’est la preuve de l’emprise de la religion ». « J’y vois une forme de promotion de l’islam politique », avait conclu Marlène Schiappa.

"Ça m'interpelle, non pas parce que c'est une étudiante qui porte le voile (c'est son droit le plus strict) mais ça… https://t.co/t6jOLYxv07— franceinfo (@franceinfo)


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Vendredi, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb avait, quant à lui, estimé « choquant » qu’une dirigeante de l’UNEF à Paris porte un voile islamique, assimilant ce choix à du « prosélytisme ». « Je pense effectivement que c’est choquant. Il faut montrer un modèle et on voit bien qu’il y a un combat culturel finalement au sein des jeunes musulmans. On le voit bien qu’il y a un certain nombre de gens qui, au travers de ces signes, sont dans la provocation », avait-il déclaré sur BFM-TV.

Responsable de l'UNEF voilée: "C'est choquant" pour Gérard Collomb https://t.co/0wOACdrNJl— BFMTV (@BFMTV)


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Une laïcité désormais plus proche du modèle anglo-saxon
Le syndicat d’étudiants a opéré, depuis quelques années, une véritable mue sur la question de la laïcité. Ainsi, en 2013, l’UNEF se positionnait contre le voile à l’université. Dans un communiqué concernant le rapport du Haut Conseil à l’intégration, l’organisation s’inquiétait alors « que la principale proposition qui ressort dans le débat public concerne le port du voile à l’université » et affirmait qu’elle « [militait] contre cette pratique qui enferme les femmes dans une situation de soumission par rapport aux hommes ». Ce communiqué a, depuis, été effacé du site de l’UNEF.

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Plus récemment, une salle de prière a même été ouverte en 2015, lors d’un collectif national (CN, parlement du syndicat), à la demande de quelques militants musulmans, comme une enquête du Monde le révélait en octobre 2017. Un épisode qui ne se répétera pas.
Cette conception de la laïcité, plus proche du modèle anglo-saxon, ne crée pas de débat en interne. « Nous sommes clairs sur ce que l’on dit, comment on l’applique et comment on la défend dans les universités », affirmait, en septembre 2017, la présidente de l’UNEF, Lilâ Le Bas. Le clivage se situe avec les ex-dirigeants du syndicat, qui voient leur ancienne maison leur échapper et prendre un virage qu’ils estiment regrettable. Il faut dire que l’UNEF a, depuis plusieurs années, coupé le cordon qui la reliait aux partis politiques et à leurs différents courants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Je ne serais pas arrivée là si… « La Matinale du Monde » interroge une personnalité en partant d’un moment décisif de son existence. Cette semaine, la chanteuse confie des blessures liées à son enfance.
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Françoise Hardy : « Le sentiment de honte m’a toujours accompagnée »

Je ne serais pas arrivée là si… « La Matinale du Monde » interroge une personnalité en partant d’un moment décisif de son existence. Cette semaine, la chanteuse confie des blessures liées à son enfance.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 13h02
    |

            Annick Cojean








                        



                                


                            
Elle a frôlé la mort, et personne n’imaginait qu’elle publierait un nouvel album. Il est là, pourtant, Personne d’autre, mélancolique, poignant. A cette occasion, Françoise Hardy nous a parlé librement de ses passions, de sa vie, de la mort…
Je ne serais pas arrivée là si…
Si mon père ne m’avait pas offert une guitare lorsque j’ai été reçue au bac. Ma mère avait voulu qu’il fasse un geste pour l’occasion. Elle n’avait aucun moyen, elle savait qu’il en avait bien davantage, et elle m’avait demandé ce qui me ferait plaisir. J’ai longuement hésité entre une guitare et un petit poste transistor – car j’écoutais avec passion, sur le poste familial, une station anglaise qui diffusait non-stop de la pop musique, les Shadows, Elvis Presley, Brenda Lee… J’ai choisi la guitare.
Vous saviez en jouer ?
Pas du tout ! Je ne connaissais rien en musique. Et mon choix me demeure à ce jour incompréhensible. Sauf à penser qu’il m’a été soufflé… Un ange gardien ou des forces invisibles aident parfois à forcer le destin. En tout cas, ce fut déterminant. J’ai appris seule trois ou quatre accords, grâce à la petite méthode livrée avec la guitare. Et c’est ainsi qu’en faisant guiling guiling, j’ai fini par composer – cela me paraît un bien grand mot – Tous les garçons et les filles. Vous savez, ce n’est pas très compliqué. Tout est joué sur la même note : tatatata…
Cela vous a pris combien de temps ?
Oh ! Très peu. Dès que je rentrais de mes cours à la Sorbonne, où j’étudiais l’allemand, je m’enfermais dans la cuisine de notre deux-pièces parisien, car j’avais remarqué que le carrelage améliorait l’acoustique. Et je composais. Au moins trois mélodies par semaine. Nullissimes ! Mais j’avais quand même envie de les tester en public. Alors je me suis produite sur la petite scène du Moka Club qui distrayait des retraités dans un sous-sol du Louvre. Puis j’ai passé une audition au « Petit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ A l’occasion de la fête annuelle de Lutte ouvrière dimanche, la porte-parole du parti d’extrême gauche a appelé ses partisans à participer aux manifestations des 22 et 26 mai prochains.
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Lutte ouvrière : Nathalie Arthaud appelle à une « explosion sociale » contre la politique du gouvernement

A l’occasion de la fête annuelle de Lutte ouvrière dimanche, la porte-parole du parti d’extrême gauche a appelé ses partisans à participer aux manifestations des 22 et 26 mai prochains.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 18h17
   





                        



   


Devant près de 15 000 personnes, réunies à Presles (Val d’Oise) pour la fête annuelle de Lutte ouvrière, sa porte-parole Nathalie Arthaud a appelé ses troupes, dimanche 20 mai, à se mobiliser contre la politique menée par le président de la République et son gouvernement.
« Contre l’offensive de Macron et du capital, le monde du travail doit rendre les coups » et « avec tous ceux qui ne supportent plus la situation et souhaitent une nouvelle explosion sociale, nous affirmons que oui, il faut un nouveau mai-juin 1968 !, lançait-elle à la foule. Tôt ou tard, les exploités se lèveront de nouveau en masse. »

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« En un an, Macron a enchaîné les attaques contre les travailleurs », a-t-elle dénoncé, énumérant « les ordonnances travail pour que le patronat puisse licencier plus vite et moins cher », « la hausse de la CSG que les retraités ont payé de plein fouet », « la sélection dans les universités » ou le « contrôle des chômeurs ».
« Si nous ne mettons pas un coup d’arrêt à tout cela, où en serons-nous dans cinq ou dix ans ? Quelle sera la vie de nos enfants ? Derrière le “changement” et la “modernité” affichés par Macron, il y a un président qui n’a d’yeux que pour les fameux premiers de cordée et les machines à faire du fric. »
Critiques contre Mélenchon et Hamon
Mme Arthaud a ainsi appelé ses partisans à se mobiliser le 22 mai pour la journée d’action de la fonction publique et le 26 mai aux côtés d’une cinquantaine d’organisations politiques, syndicales et associatives. Mais elle a tenu à se différencier de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ou du Parti communiste.
« Avec Mélenchon ou le PCF, (c’est) une contestation partagée de Macron mais les perspectives sont opposées », a-t-elle assuré, alors que le député des Bouches-du-Rhône a appelé à la constitution d’un « Front populaire » de partis, syndicats et associations.
« Tout en œuvrant pour le succès de cette manifestation, nous ne signons pas l’appel unitaire car nous rejetons l’opération politique qui se dessine et nous appelons les travailleurs à la méfiance », a-t-elle réaffirmé, jugeant avec une grande sévérité les leaders de gauche.
« Quels que soient leurs discours d’aujourd’hui, lorsqu’ils seront au pouvoir, ils gouverneront à leur tour au service des plus riches. Alors, si nous dénonçons souvent les mêmes choses que (Jean-Luc) Mélenchon, (Pierre) Laurent ou (Benoît) Hamon, nous ne le faisons pas du tout dans la même perspective. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Rémi, 8 ans, est obnubilé par son nouveau jeu vidéo. Comment gérer au mieux la durée d’exposition aux écrans ?
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Allô maman bobo : « Tu me lâches cette manette ? ! »


                      Rémi, 8 ans, est obnubilé par son nouveau jeu vidéo. Comment gérer au mieux la durée d’exposition aux écrans ?



Le Monde
 |    16.05.2018 à 06h32
    |

            Marlène Duretz







Sourd à la requête paternelle de passer à table, Rémi reste rivé à sa console. Dîner ? Le garçon de 8 ans s’en passerait bien, absorbé par ce jeu vidéo qui le tient en haleine depuis des jours. Il finit par s’exécuter, avant que son père ne voie rouge. Un combat quasi quotidien. Les parents de Rémi s’en inquiètent, sans toutefois regretter cet achat. « Il faut vivre avec son temps », sont convaincus ces deux joueurs occasionnels, conscients de l’attractivité des écrans et préoccupés par la durée d’exposition qui, s’ils lâchent la bride, monte dans les tours.
La monotonie à bonne distance
« Depuis la nuit des temps, l’homme est attiré par ce qui est en mouvement. Nous sommes portés, dès le plus jeune âge, à être attentifs à ce qui va stimuler nos perceptions, observe le psychologue Geoffroy Willo Toke. Toutefois, dès que le contenu d’un écran, et en l’occurrence un jeu vidéo, est trop prévisible, son potentiel d’attractivité s’évente. Et cela vaut pour tout ce qui nous entoure. » Mais la puissance des processeurs et l’ingéniosité créative des concepteurs de jeux vidéo tiennent la monotonie à bonne distance et le joueur dans leurs filets.
« Certains jeux vidéo ont un rythme de surgissement inadapté aux capacités cognitives de l’enfant » Geoffroy Willo Toke, psychologue
Faudrait-il baisser les bras devant la fixette de son enfant ? Certainement pas ! Selon le psychiatre Serge Tisseron, auteur de la règle « 3-6-9-12 » sur l’adéquation entre l’âge et l’exposition aux écrans, il convient de « cadrer et accompagner l’usage des écrans à tout âge, pour apprendre à s’en servir, et à s’en passer ». D’autant que tous les programmes destinés aux enfants ­ (dessins animés, vidéos ou jeux vidéo) ne se valent pas, souligne Geoffroy Willo Toke, pour qui « certains ont par exemple un rythme de surgissement inadapté aux capacités cognitives et d’assimilation ­représentationnelle de l’enfant ».
Opportunité de partage
Idéalement, la console de jeux est à installer dans une pièce commune à la famille, pour ne pas isoler le petit joueur et mieux l’accompagner, tout en restant une opportunité de partage. « Observer son enfant jouer, commenter ce qui se passe à l’écran ou lui demander des explications est essentiel. On peut ne pas être séduit par son jeu vidéo, mais on reste réceptif à son plaisir et à ses expériences », considère Geoffroy Willo Toke.
Si le jeu vidéo lui offre la possibilité de développer sa dextérité, son sens de l’observation ou encore sa capacité à se corriger, cela n’exempte pas l’enfant de connaître des expériences « dans la vraie vie », indispensables à son développement cognitif, social ou affectif. Enfin, inutile d’escompter, à quelques exceptions près, que l’enfant s’autorégule. Il appartient aux parents de délimiter un cadre : nature et variété des jeux vidéo, temps alloué au quotidien ou sur la semaine… Il ne respecte pas les règles ? « Cela peut être un poison sur le plan éducatif, c’est difficile de contenir l’addiction ! Difficile les premiers jours… mais il faut tenir bon pour gagner la partie », indique M. Willo Toke, qui préconise alors « un arrêt complet » pour se remobiliser autour d’autres activités.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La chorale gospel, la présence d’Oprah Winfrey, le sermon du révérend Michael Bruce Curry : autant de symboles pour revendiquer la culture afro-américaine de Meghan Markle.
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Mariage princier : l’« identité noire » célébrée pour les médias

La chorale gospel, la présence d’Oprah Winfrey, le sermon du révérend Michael Bruce Curry : autant de symboles pour revendiquer la culture afro-américaine de Meghan Markle.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 03h39
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 16h28
   





                        


Une cérémonie alliant le faste de la monarchie britannique aux accents de la culture afro-américaine : c’est ainsi que l’on pourrait décrire le mariage du prince Harry et de l’ex-actrice américaine Meghan Markle, qui a eu lieu samedi 19 mai à la chapelle Saint-George du château de Windsor. « Une mini-révolution [à l’initiative de la mariée] », analyse le Daily Mail.
Les origines de Meghan Markle, née d’un père blanc et d’une mère noire, ont marqué cette « cérémonie multiculturelle ». La chroniqueuse du quotidien britannique The Guardian Afua Hirsch parle ainsi d’une célébration de « l’identité noire » (« blackness »). Elle se réjouit de voir que ce mariage a entraîné sur les réseaux sociaux la juxtaposition de deux hashtags, jamais associés jusqu’alors, #mariage royal et #blackexcellence.
Une combinaison qu’elle explique notamment par les invités présents à ce mariage, que ce soient Serena Williams, Idris Elba, Gina Torres ou la célèbre présentatrice américaine Oprah Winfrey. « Les deux femmes [Meghan Markle et Oprah Winfrey] les plus célèbres du monde, ce jour-là, sont d’origine afro-américaine », clame la journaliste.

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Le New York Times va même plus loin, en écrivant qu’avec le clergé, les musiciens, et les invités, c’était la première fois qu’il y avait autant de minorités présentes dans la chapelle Saint-George.
Un sermon d’amour et de tolérance
Un moment fort a retenu l’attention des médias américains et britanniques : le sermon prononcé par le révérend Michael Curry, premier afro-américain à diriger l’Eglise anglicane aux Etats-Unis, vantant le pouvoir de l’amour, citant Martin Luther King, le défenseur des libertés civiques, et faisant référence à l’esclavage.
« Nous devons trouver le pouvoir de l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen. »

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Un message « révélateur du rôle que Meghan Markle pourrait jouer dans cette famille », analyse Vox, que ce soit « en tant que femme divorcée, américaine et biraciale ».
Outre le message et le ton « magistral » du sermon, le New York Times voit une allégorie dans la seule présence du révérend « dans un service qui comportait un bon nombre de poids lourds ecclésiastiques, en incluant l’archevêque de Canterbury (qui a tweeté son admiration de l’évêque) ».
Le choix de la musique
Le sermon a été suivi de la version de Ben E. King de la chanson Stand By Me reprise par une chorale gospel. « Une chanson d’amour, oui, mais l’une des premières à avoir été utilisées dans le mouvement pour les droits civiques, devenant un symbole des protestation face aux injustices raciales », rappelle la journaliste de The Guardian.
La chorale de gospel, ainsi que le violoncelliste Sheku Kanneh-Mason, 19 ans et premier musicien noir à remporter le Young Musician Award de la BBC en trente-huit ans d’histoire, « expressément demandé par Meghan Markle », et qui a notamment chanté Après un Rêve de Gabriel Fauré, ont concouru à renforcer l’identité afro-américaine de cette cérémonie, insiste le magazine Essence, publication à destination des femmes afro-américaines. Leur rédaction a également été attachée à d’autres symboles, tel que « le piercing au nez » de la mère de Meghan Markle, Doria Ragland, descendante d’esclaves des plantations de coton en Géorgie du Sud.
« Il est clair que la mariée voulait faire ressortir son identité raciale, mettre son patrimoine à l’honneur devant un vaste auditoire, écrit Sarah Lyall dans le New York Times. Dans une institution si blanche, dans un pays où il y avait de sérieux problèmes raciaux, c’était un geste marquant. Et ce fut un moment extrêmement symbolique sur la scène mondiale, incluant la possibilité de changer la vision du monde sur la famille royale, et peut-être même la vision de la Grande-Bretagne sur elle-même. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Créé il y a treize ans par des fanatiques du jeu de combat, le Stunfest, dont l’édition 2018 s’achève ce dimanche, est désormais l’événement incontournable de ceux qui envisagent le jeu vidéo comme un objet culturel un peu punk.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Ecrite il y a plus de soixante ans, une lettre d’amour d’une jeune fille a été découverte par une Britannique, qui a retrouvé le couple, toujours marié et vivant à deux pas.
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Une lettre d’amour écrite dans les années 1950 refait surface et est retournée à l’envoyeur

Ecrite il y a plus de soixante ans, une lettre d’amour d’une jeune fille a été découverte par une Britannique, qui a retrouvé le couple, toujours marié et vivant à deux pas.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 14h29
   





                        



   


Parfois, même les sucriers peuvent renfermer des trésors. C’est ce qu’a découvert la semaine dernière Lizzie Dixon, une Britannique habitant à Roche, en Cornouailles (dans le sud-ouest de l’Angleterre), lorsqu’elle fit accidentellement choir un sucrier chinois des années 1940. L’objet, en se brisant en plusieurs morceaux, révéla deux feuilles de papier cachés à l’intérieur.
La première est une lettre d’amour écrite par « Louie » à son « futur mari Derek » ; la seconde, un certificat de mariage daté du 8 janvier 1958 entre… Louie Blight et Derek Edyvean.

   


« Mon cher Derek,
Désolé, mon chéri, mais j’ai oublié que je travaillais jeudi après-midi, donc je ne pourrai pas venir avant 6 heures au bus, à Roche. Tu viendras me chercher chez Joan, veux-tu bien, ou bien au bus à 6 heures moins dix.
Désolé chéri, mais ne m’oublie pas, veux-tu.
Ta future femme aimante,
Louie »
Aussitôt, Lizzie Dixon, et son amie Cathy Davies, qui lui avait offert ledit sucrier, acheté dans un magasin de charité, se mettent en quête du couple Edyvean. Cathy Davies décide de poster la lettre sur un groupe Facebook local, à laquelle répondent plusieurs centaines de personnes désireuses d’aider les deux amies à retrouver ledit couple. Cinq heures après la publication, un membre de la famille s’est manifesté. « Un de mes amis m’a contacté et a dit “Je crois que je connais leur belle-fille”. Elle s’appelle Michelle Edyvean, et porte donc le même nom de famille que le vieux couple. »
Ainsi, non seulement ont-elles appris que le couple, toujours marié, était également toujours en vie, mais qu’en plus, il vivait à quelques kilomètres de là.
« Le plus mignon des couples »
« Retrouver ce couple, c’était extraordinaire », a confié Cathy Davies à la BBC. Invitée par les Edyvean, elle s’est donc rendue à leur domicile afin de leur rendre cette lettre, vieille de plus de 60 ans, et leur certificat de mariage, dont Louie a fait faire une copie en 1961 après avoir égaré l’original, qui était resté dans leur sucrier tout du long. Mais « ils ne pensaient pas retrouver l’original », selon Michelle Edyvean.
« J’ai pris la route, trouvé leur petite maison, frappé à leur porte, et ils m’ont invitée à entrer. Louie m’a prise dans ses bras et m’a dit : “Vous êtes la femme qui nous recherchait.” (…) Je leur ai donné la lettre, et ils n’arrêtaient pas de me remercier. Quand je suis repartie, j’ai pleuré durant tout le trajet. C’est le plus mignon des couples », a témoigné Mme Davies.
« Ils étaient simplement stupéfiés, surtout en voyant les réactions adorables des gens sur Facebook. Certains sont même venus frapper à leur porte en disant “Ah mais c’est vous !”. Le fait que tant de gens essaient de les retrouver, ça les a dépassés », selon Michelle Edyvean.
De l’union du couple, qui a donc fêté cette année ses noces de diamant, sont nés deux enfants, Kevin et Glen. Louie fêtera la semaine prochaine son 80e anniversaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Cette annonce du vice-premier ministre chinois clos une semaine de négociations avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/05/2018
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La Chine et les Etats-Unis renoncent à une « guerre commerciale »

Cette annonce du vice-premier ministre chinois clos une semaine de négociations avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 04h49
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 10h04
   





                        


La Chine et les Etats-Unis ont décidé de renoncer à toute guerre commerciale : l’annonce est signée par le vice-premier ministre chinois, Liu He, dont les propos ont été rapportés, dimanche 20 mai, par l’agence officielle Xinhua.
« Les deux parties sont parvenues à un consensus. Elles ne s’engageront pas dans une guerre commerciale et elles n’augmenteront pas les droits de douane respectifs », a fait savoir M. Liu, qui a dirigé cette semaine à Washington la délégation chinoise chargée des négociations avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

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Un peu plus tôt, Washington et Pékin avaient, dans un communiqué commun, fait état d’un « consensus » sur le fait de prendre des mesures pour réduire de manière significative le déficit des Etats-Unis sur les échanges de marchandises avec la Chine. En revanche, le texte ne précisait pas si l’échéance de mardi sur une possible entrée en vigueur de nouvelles mesures pour 50 milliards de dollars (42,4 milliards d’euros) de marchandises chinoises, était de facto suspendue.
Liu He appelle à la patience
Selon M. Liu, la Chine et les Etats-Unis renforceront leur coopération commerciale dans les domaines de l’énergie, des produits agricoles, des soins médicaux, des produits de haute technologie et des finances.

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                Les chantiers de Liu He, le « M. Economie » de la Chine



Le vice-premier ministre chinois a qualifié l’accord de « nécessité » tout un ajoutant : « Il faut en même temps tenir compte du fait que briser la glace ne peut se faire en un jour, que résoudre les problèmes structurels sur les relations économiques et commerciales entre les deux pays prendra du temps. »
Si les Etats-Unis et la Chine doivent faire face à de nouvelles difficultés dans le futur, « nous devrons les regarder calmement, maintenir le dialogue et les traiter correctement », a-t-il ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les chercheurs se sont longtemps focalisés sur les femmes. Pourquoi ont-ils mis tant de temps à s’intéresser également au masculin ?
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L’homme enfin inclus dans les études de genre

Les chercheurs se sont longtemps focalisés sur les femmes. Pourquoi ont-ils mis tant de temps à s’intéresser également au masculin ?



Le Monde
 |    19.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 06h39
    |

                            Marion Rousset








                        



                                


                            

En 2019, l’université Stony Brook de Long Island, dans l’Etat de New York, accueillera le premier master de « Masculinity studies », qui permettra aux étudiants de décrocher un diplôme dans cette matière. C’est sur ce site qu’avait été créé, en 2013, le Centre pour l’étude des hommes et des masculinités. Autant dire que les recherches tournées vers cette partie de l’humanité se sont structurées bien plus tard, aux Etats-Unis, que les ­Women’s studies, introduites au début des années 1970 et enseignées aujourd’hui dans des centaines d’universités américaines.
En France, l’offre évolue encore plus lentement. Près de cinquante ans après la création du Centre d’études féminines et d’études de genre, fondé à l’université Paris-VIII-Vincennes en 1974 par l’écrivaine Hélène Cixous, la question de la masculinité émerge à peine au sein de l’institution. Le sociologue Eric Fassin constate ainsi que « les études sur les hommes ont longtemps été caractérisées par une invisibilité marquante. Les travaux s’inscrivant dans la perspective des études de genre se sont focalisés dans un premier temps sur les femmes et les enjeux socioculturels de la féminité ».
Catégories majoritaires
Pendant des décennies n’ont eu lieu en France qu’une poignée de travaux isolés, comme ceux de Nadine Le Faucheur et Georges Falconnet, Daniel Welzer-Lang, Anne-Marie Devreux ou Christine Castelain-Meunier. Le sujet n’est sorti de l’ombre que ces dernières années. En 2013, l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) a accueilli un premier colloque international sur « Les masculinités au prisme de l’hégémonie », qui a été suivi d’un séminaire intitulé « Approches critiques des masculinités » organisé par Gianfranco Rebucini, Florian Vörös et Mélanie Gourarier.
« Quand j’ai commencé ma thèse sur le coaching en séduction hétérosexuelle, je n’avais pas conscience de travailler sur la masculinité, témoigne l’anthropologue Mélanie Gourarier. Pourtant, j’étais la seule...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le crash d’un avion de ligne vendredi à Cuba a fait 110 morts et trois blessés selon un dernier bilan annoncé samedi par le ministre cubain des transports.
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Cuba : 110 personnes sont mortes dans le crash d’un avion de ligne survenu vendredi

Le crash d’un avion de ligne vendredi à Cuba a fait 110 morts et trois blessés selon un dernier bilan annoncé samedi par le ministre cubain des transports.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 22h05
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 08h16
   





                        



   


Le crash d’un avion de ligne, vendredi 18 mai, a fait 110 morts et trois blessés selon un dernier bilan annoncé samedi 19 mai par le ministre cubain des transports, Adel Yzquierdo. Ce dernier a précisé devant la presse que parmi les 110 morts figurent 99 Cubains, six membres d’équipage mexicains, trois touristes étrangers – un Mexicain et un couple argentin – ainsi que deux résidents saharaouis.

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                Cuba : un avion de ligne s’écrase au décollage à La Havane, « trois survivantes »



Samedi après-midi, quinze victimes avaient déjà été identifiées selon les autorités, qui ont prévenu qu’il faudrait patienter avant d’identifier tous les corps, en grande partie brûlés lors de l’incendie de l’appareil au sol. « Ce processus prend du temps, nous ne pouvons donner un délai exact mais nous estimons que cela va prendre des jours, probablement des semaines », a déclaré le vice-ministre de la santé, Alfredo Gonzalez.
L’avion s’était écrasé peu après son décollage de l’aéroport Jose-Marti de La Havane. La directrice cubaine du transport aérien, Mercedes Vazquez, avait précisé vendredi aux médias d’Etat que l’appareil était loué par Cubana de Aviacion à la compagnie mexicaine Global Aerolineas Damojh.
Une boîte noire retrouvée
Les circonstances de l’accident ne sont toujours pas connues. Mais au cours de cette conférence de presse, M. Yzquierdo a annoncé qu’un des boîtes noires du Boeing 737-200 qui s’est écrasé avait été retrouvé et se trouve dans « un bon état ». « Nous devons recevoir l’autre dans les prochaines heures », a-t-il ajouté. Après cet accident, le plus grave survenu à Cuba depuis près de trois décennies, le nouveau président cubain Miguel Diaz-Canel a immédiatement annoncé le lancement d’une enquête.
La direction générale de l’aéronautique civile mexicaine a dépêché de son côté une équipe de spécialistes pour aider les autorités cubaines à faire la lumière sur ce drame. Elle a annoncé samedi que Global Air serait soumis à un « nouvel audit opérationnel ». Il s’agira de « vérifier que les conditions actuelles d’utilisation des appareils sont conformes à la réglementation et de recueillir toutes les informations susceptibles d’aider l’enquête sur ce tragique accident », ont expliqué les autorités aéronautiques mexicaines.
Cet accident est le plus grave survenu sur l’île depuis le crash en 1989 à La Havane, d’un charter à destination de Milan, dans lequel 115 passagers -dont 113 touristes italiens- avaient été tués, ainsi que 40 Cubains au sol.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Les guides expérimentés devenant rares, les plus jeunes sont forcés de prendre davantage de risques, mettant parfois leur vie en danger.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (4/5). L’Italie eurosceptique réveille les craintes d’une fragmentation de l’union monétaire.
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Les promesses vacillantes de l’euro

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (4/5). L’Italie eurosceptique réveille les craintes d’une fragmentation de l’union monétaire.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 13h49
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 14h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est le scénario noir. Un risque aux conséquences au-delà de l’imaginable que beaucoup à Paris, Bruxelles, Berlin pensaient écarté pour de bon. Voire enterré, puisque la croissance est de retour. Mais ces derniers jours, la perspective d’une coalition gouvernementale entre les populistes du Mouvement 5 étoiles et les souverainistes de la Ligue en Italie a brutalement rappelé les europhiles à la réalité : la zone euro n’est pas immortelle. Rien ne garantit qu’elle survivra à la prochaine crise financière. Et avant cela, peut-être, à l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement eurosceptique dans la troisième économie de la région. Car même si les deux formations italiennes affirment vouloir conserver l’euro, elles pourraient bloquer les réformes indispensables à sa pérennité. « Avec l’Italie, une terrible épreuve de vérité se prépare pour l’union monétaire », redoute Daniel Cohen, économiste à l’Ecole normale supérieure.
La monnaie unique est une institution fragile. Et jeune. Les Etats membres l’ont introduite en 1999 pour les transactions financières, puis en 2002 pour les pièces et billets. Avec un objectif : renforcer encore les liens entre leurs économies, mettre fin aux incertitudes liées aux fluctuations des changes et contribuer à la prospérité commune. Seulement voilà : sur les dix-neuf années d’existence de l’euro, dix ont été marquées par la crise. Cela rend tout bilan délicat. Les plus sévères soulignent que dans les pays les plus faibles, il a contribué à la désindustrialisation. Les eurosceptiques lui font porter le chapeau pour tous les maux du moment, du chômage aux inégalités en passant par les délocalisations. « L’euro sert parfois de bouc émissaire facile », regrette Philippe Martin, président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE). « Il a pu aggraver certaines difficultés, mais beaucoup relèvent d’abord de problèmes nationaux », ajoute Jeromin Zettelmeyer, économiste en chef du ministère de l’économie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Mike Wilson, cofondateur de l’éditeur Devolver, explique le raisonnement derrière l’annonce d’un jeu vidéo Super Nintendo dédié aux dérives de l’industrie.
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Jeu vidéo : « Il faut laisser les artistes et les projets aller à leur rythme naturel »

Mike Wilson, cofondateur de l’éditeur Devolver, explique le raisonnement derrière l’annonce d’un jeu vidéo Super Nintendo dédié aux dérives de l’industrie.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 10h54
    |

            William Audureau








                        



   


Mike Wilson est le cofondateur de Devolver, éditeur de jeu vidéo américain connu pour sa communication décalée et son engagement progressiste. Il explique au Monde comment son entreprise en est venue à annoncer le 11 mai un projet aussi atypique que Crunch Out, jeu de gestion en édition limitée sur Super Nintendo, une console des années 1990. Il met en scène le directeur financier fictif de Devolver dans une course aux profits révélant les abus de management dans l’industrie du jeu vidéo. Il dénonce notamment la pratique du « crunch », longue période de surcharge intensive de travail, pouvant dépasser les soixante-dix heures par semaine, fréquente dans le jeu vidéo en période de bouclage.

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                Un jeu Super Nintendo pour sensibiliser aux conditions de travail… dans le jeu vidéo



Le Monde : Comment est né cet étonnant projet de jeu de gestion sur Super Nintendo, avec le cynisme de l’industrie du jeu vidéo et mal-être au travail comme toile de fond ?
Mike Wilson : Il n’y a pas tant de choses à raconter sur la genèse de ce projet… Nous voulions travailler avec le studio Megacat parce qu’ils font des trucs cool, et c’est devenu un jeu dans lequel Fork Parker [le directeur financier vénal fictif de Devolver] domine les développeurs. Il s’est transformé en jeu caritatif à propos du « crunch » de manière assez organique. TakeThis.org [association de sensibilisation à la santé psychologie des salariés, à qui sont reversés les bénéfices] était l’association la plus évidente étant donné son excellente étude Crunch Hurts, et son travail pour faire en sorte que l’on parle davantage de la question du bien-être des développeurs.
S’agissant d’un jeu caritatif, n’aurait-il pas été plus logique de le sortir sur PC, là où l’essentiel des acheteurs potentiels se trouvent ?
Encore une fois, on a pensé d’abord au produit, et seulement ensuite à l’association Take This. C’est juste un petit projet amusant pour les collectionneurs, pas un développement commercialement viable. Une petite recherche Google prouve que s’il a plus d’attention que d’autres petits jeux, c’est parce qu’il sort sur Super Nintendo. Il n’y a pas besoin d’acheter le jeu pour apprécier le message.
Qu’est-ce qui empêche les joueurs de penser que les studios partenaires de Devolver ne travaillent pas aussi sous la pression de leur éditeur – vous ? Le problème du crunch semble structurel dans cette industrie…
C’est certain, les développeurs indépendants avec qui Devolver travaille ne sont pas immunisés contre le crunch – ils se l’imposent le plus souvent de manière bien plus dure qu’aucun boss de studio ne le ferait – et pas immunisés contre les problèmes de mal-être qui viennent avec. En fait, prendre conscience du degré de pression que les indés à succès avec lesquels on travaille s’imposent, de la difficulté d’être une toute petite équipe devant faire face à une communauté de fans de plus en plus exigeante, et avec laquelle il faut échanger régulièrement en direct, c’est ça qui m’a personnellement impliqué dans TakeThis et sa mission.
Quant à notre réputation, c’est aux développeurs qu’il faut demander, comme je le dis toujours. Nous ne pensons pas que la pression soit efficace, jamais ; et dans nos contrats les développeurs ont toujours le dernier mot. La plupart de nos jeux sont souvent commercialisés en retard, et nous pensons que laisser les artistes et les projets aller à leur rythme naturel dans la création, tout comme laisser notre ego en dehors quand il s’agit de contrôle créatif, sont peut-être les principales raisons de notre succès.
Sur un registre plus léger, Fork Parker est un cas rarissime de mascotte d’entreprise de jeu vidéo qui soit cynique, un peu à la manière de Wario dans Wario Ware (ou d’une version perfide de Dr. Wright, le conseiller dans Sim City). Est-ce qu’il pourrait devenir un personnage récurrent pour ce genre de jeu à message ?
Fork fait ce qu’il a envie de faire… Je n’ai aucune idée de ses prochains plans !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les deux prêcheurs Américains John Hagee et Robert Jeffress ont un indéniable passé antisémite, estime l’historien Jean-Pierre Filiu.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Parce que les énigmes sexuelles se réduisent comme peau de chagrin, l’orgasme liquide, par son originalité et sa rareté, fascine, explique Maïa Mazaurette, la chroniqueuse de « La Matinale du Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/05/2018
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Les femmes-fontaines, dernier mystère de la jouissance féminine


                      Parce que les énigmes sexuelles se réduisent comme peau de chagrin, l’orgasme liquide, par son originalité et sa rareté, fascine, explique Maïa Mazaurette, la chroniqueuse de « La Matinale du Monde ».



Le Monde
 |    20.05.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 08h31
    |

                            Maïa Mazaurette








   


Pourquoi tant d’attentions, et si subitement apparues ? Essentiellement pour contenter une société de l’œil-roi. L’orgasme des femmes-fontaines se voit : plus pratique pour la caméra, plus pratique aussi pour les spectateurs. Le contrat pornographique est rempli, « c’est du vrai sexe avec du vrai plaisir ». Le corps féminin se comporte comme un corps masculin, devient compréhensible d’un point de vue phallocentré. Pas trop tôt ! C’est clair, facile, réglo, les contrariants mystères de la jouissance femelle passent à la trappe… ainsi que la possibilité de la simulation.Liquides, les femmes ? Notre culture a depuis longtemps tranché le débat : oui, absolument. De Vénus aux sirènes, de la lubrification à la menstruation, de la perte des eaux au lait maternel, les femmes dégoulinent. Et si l’on parle de « fontaines » depuis Hippocrate, ces dernières sont réapparues dans nos obsessions collectives depuis seulement une bonne dizaine d’années… bien aidées en cela par la pornographie (le mot-clé que vous cherchez est « squirting », du verbe squirt, « gicler »).
A cet orgasme commode s’ajoutent des questions d’ego parfaitement en accord avec la crise de la masculinité. Faire déborder une femme permet à son partenaire de concilier féminisme (placer le plaisir de l’autre au premier plan, laisser le pénis trois minutes hors cadre) et réflexes macho (se retrouver à nouveau en charge, contrôler la forme prise par le plaisir – autant de désirs inavouables dans le contexte actuel).
Super-pouvoir
Cette combinaison explique le succès d’un fantasme bien spécifique, consistant à initier la partenaire. Malheur, voici le retour aux contes de fées ! L’homme arrive et révèle l’éjaculatrice endormie à sa vraie nature, ils se marient et font plein de rêves humides. De fait, les occasions de jouer les pygmalions se raréfient : si vous avez passé vos années lycée, vous arrivez a priori trop tard pour la défloration ou le premier orgasme. Parce que les mystères sexuels se réduisent comme peau de chagrin, on peut difficilement rêver d’apprendre à une femme quoi que ce soit sur son corps : la jouissance-fontaine, par son originalité, demeure l’une des dernières conquêtes possibles, moins stigmatisée que la sodomie, moins risquée que les tentatives échangistes.
En offrant à sa partenaire une première fois, peut-être ne sera-t-on pas oublié parmi la masse anonyme des amants. Mais bien sûr, ce machiavélisme ne concerne pas tous les hommes. Certains se sentiront menacés face à une autre barrière sexuelle qui tombe (« si en plus elles éjaculent, où va le monde ? »). D’autres répondent par de l’indifférence, de l’intérêt, du dégoût… ou ne remarquent pas.

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Cette fascination est-elle partagée par les femmes ? C’est compliqué (le premier qui répond « comme toujours » sera privé de croissant). La première expérience (si elle se produit) survenant en moyenne à 25 ans, elle prend volontiers par surprise, avec l’impression d’avoir taché les draps – avec quoi, comment, pourquoi ? Ces questions font rapidement place à la satisfaction : 80 % des femmes-fontaines voient leur super-pouvoir comme un enrichissement de leur vie sexuelle. C’est également le cas de 90 % des hommes (British Journal of Urology, 2013).
Pour celles qui n’y arrivent pas, et dont les partenaires cultivent ce fantasme, c’est en revanche une pression supplémentaire sur l’orgasme. D’où une quantité impressionnante d’ateliers et d’articles censés débloquer ce potentiel, comme on accéderait au niveau supérieur d’un jeu vidéo. Bien calées entre les bienheureuses et les indifférentes, nous avons donc des femmes qui s’inquiètent d’y arriver… et d’autres qui s’inquiètent de ne pas y arriver.
En Angleterre et en Australie, les femmes-fontaines tombent dans la catégorie de l’obscène et sont bannies des écrans…
Difficile en outre, pour les adeptes comme pour les aspirantes, de se rassurer en cherchant des informations : la recherche patauge en eaux troubles. Côté chiffres par exemple, on oscille entre 10 % et 70 % de femmes concernées (avec ça, on est bien avancés). Pas mieux côté mécanique, puisque certains experts suggèrent de différencier deux, voire trois types d’émissions ! La confusion s’installe entre une lubrification vaginale intense, une « vraie » éjaculation orgasmique, épaisse, émise depuis la prostate, et enfin des écoulements plus abondants, clairs, inodores et liquides, émis par l’urètre, et spécifiques aux femmes-fontaines (si vous arrivez à suivre, cela signifie que les éjaculatrices et les femmes-fontaines recouvrent deux réalités complètement différentes). Des trois possibilités, la dernière serait la plus fréquente. C’est également la seule qui se voit suffisamment pour posséder un intérêt pornographique.
Fantasme enraciné
Cependant, et c’est là que nos tergiversations scientifiques croisent le champ politique, ce caractère pornographique est menacé. En Angleterre et en Australie, les femmes-fontaines tombent dans la catégorie de l’obscène et sont bannies des écrans… justement parce qu’elles n’éjaculent pas. Le liquide est considéré comme de l’urine, ce qui renvoie les films concernés à des productions ondinistes ou urophiles. D’où la question à cent mille dollars de la semaine (en liquide, merci) : de quoi sont composées les émissions des femmes-fontaines ? Au risque de déboulonner quelques fantasmes, les études penchent en effet pour de l’urine, ce qui transformerait nos super-jouisseuses, débordantes de sensualité, en incontinentes légères.
Pour autant, ne déprimez pas si vous êtes concernée : l’érotisation des femmes perdant le contrôle de leur corps (et la glorification des amants capables de les faire déborder) a de beaux jours devant elle. Ce fantasme est bien plus enraciné que le dégoût pour l’urine. Certaines militantes revendiquent en outre une « vraie » éjaculation féminine, qui s’obtiendrait par stimulation de la prostate féminine (que toutes les femmes ne posséderaient pas), située à proximité d’un point G… lui-même contesté. Nous sommes en 2018, l’anatomie féminine reste nébuleuse, je promets de vous réveiller dès que l’humanité inventera l’eau chaude. Pour se familiariser avec une défense très argumentée de l’éjaculation féminine, on recommandera Osez découvrir le point G, par Ovidie, aux éditions La Musardine.

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                Sexualités magiques : réenchanter le monde, ensorceler son lit ?



Enfin, et puisque le sujet reste glissant, relativisons les enjeux : le « squirting » n’apparaît pas dans la liste des mots-clés les plus tapés l’an dernier sur Pornhub. Les recherches Google se sont effondrées de moitié depuis 2014, tandis qu’en langue française, depuis 2011, les fontaines comme les éjaculatrices connaissent un calme plat. On peut expliquer ce recul par la lassitude comme par la normalisation de notre curiosité, par le temps nécessaire à l’imprégnation de nos imaginaires… comme par le simple effet de mode. Il semblerait en tout cas que la femme-fontaine ne soit pas le Graal : mince, encore raté !



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Trois cent quatre-vingts matchs plus tard, voici l’édition 2017-2018 du championnat de France terminée. Retour sur le parcours des vingt clubs de Ligue 1.
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Le PSG sans rival, la lutte entre l’OM et l’OL, Metz et Troyes relégués,… retour sur la saison de Ligue 1

Trois cent quatre-vingts matchs plus tard, voici l’édition 2017-2018 du championnat de France terminée. Retour sur le parcours des vingt clubs de Ligue 1.



Le Monde
 |    20.05.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
20.05.2018 à 13h18
    |

                            Grégor Brandy








                        


Places qualificatives pour la Ligue des champions et la Ligue Europa, lutte pour le maintien,… Hormis l’écrasante domination du PSG, la saison 2017-2018 de la Ligue 1 aura été indécise jusqu’à la dernière journée.
Paris, champion facile

   


Ils étaient passés à côté de peu la saison passée. Cette fois-ci, avec les renforts de Neymar et de Mbappé, ils n’ont laissé de chance à aucun autre club. Les Parisiens ont marché sur la Ligue 1. Ils n’ont perdu un match qu’après seize journées, à Strasbourg. Jusque-là, ils restaient sur quatorze victoires et deux nuls (contre Montpellier et Marseille).
La suite a été du même calibre : 15 victoires, un nul et une défaite sur les 17 rencontres suivantes (dont une correction 7-1 infligée à Monaco), pour aller chercher un septième titre de champion. Depuis, les hommes d’Unai Emery ont clairement levé le pied. La marque symbolique des 100 points ne sera pas atteinte, et cette saison restera principalement marquée par un rendez-vous raté en Ligue des champions.
Pour la deuxième saison d’affilée, le PSG s’est à nouveau arrêté en huitièmes de finale lors d’une double confrontation décevante face au Real Madrid (3-1, 2-1). C’est aussi ce qui a coûté sa place à Unai Emery, finalement remplacé par l’Allemand Thomas Tuchel.

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La course à la Ligue des champions

   


La course aura été passionnante jusqu’au bout. Depuis la onzième journée du championnat, Monaco, Lyon et Marseille se sont battus pour prendre l’une des deux places qualificatives pour la Ligue des champions. Et ce sont finalement l’ASM (80 points) et l’OL (78 points) qui sont sortis vainqueurs de ce mini-championnat.
L’Olympique lyonnais se qualifie ainsi pour une coupe européenne pour la 22e année de suite (un record pour la France), dont 15 en C1, qu’il retrouve après un an d’absence. Cette troisième place arrachée lors de la dernière journée ne masque néanmoins pas certaines tensions avec une partie du public, certains supporteurs réclamant le départ de l’entraîneur Bruno Genesio.
La fin de saison des Marseillais aura été cruelle jusqu’au bout. Après leur défaite en finale de la Ligue Europa face à l’Atlético Madrid, l’OM a échoué au pied du podium (77 points) en Ligue 1 et disputera cette même Ligue Europa la saison prochaine. Un classement d’autant plus décevant pour cette équipe qui a atteint le deuxième meilleur total de points (77) depuis son retour en première division lors de la saison 1996-1997.
La course à la Ligue Europa
Cinq clubs pour deux places : la lutte pour les deux dernières places européennes s’est aussi jouée lors de la dernière journée. Ce sont finalement Rennes et Bordeaux qui accompagnent Marseille.

   


Les Rennais retrouvent une coupe d’Europe pour la première fois depuis la saison 2011-2012, au terme d’une seconde partie de saison maîtrisée. Nommé entraîneur en remplacement de Christian Gourcuff, début novembre, alors que Rennes occupait la dixième place, Sabri Lamouchi a fait remonter petit à petit son équipe jusqu’à assurer une place en Ligue Europa, à une journée de la fin à l’occasion d’une victoire au Parc des Princes (2-0). Les Bretons réalisent ainsi leur plus belle saison depuis la quatrième place de 2007.
Bordeaux (6e) revient de très loin, de son côté. 15e à la mi-saison, et encore 12e à l’issue de la 32e journée, les Bordelais ont fait un quasi-sans-faute lors de la fin de saison (six victoires, une défaite contre Paris, lors des sept dernières journées), coiffant tout le monde au poteau et récupérer la sixième place qualificative pour la Ligue Europa.
Nice (8e) était le mieux placé pour la sixième et dernière place qualificative, mais après avoir mené 1-0, il a craqué contre Lyon et s’est incliné 3-2 : une défaite qui le prive de compétition européenne la saison prochaine. Les Niçois étaient pourtant revenus de très loin. Dix-huitièmes et barragistes après une défaite 5-0 contre Lyon lors de la 14e journée, les hommes de Lucien Favre (qui quitte le club) ont su relever la tête et entamer une remontée qui les voit échouer à une victoire seulement de la Ligue Europa.

   


Saint-Etienne (7e) a connu une saison assez similaire. Décrochés à l’issue de la première partie de saison, les Verts se sont repris avec l’arrivée de Jean-Louis Gasset à la tête de l’équipe à la trêve hivernale. De 16es, ils sont remontés à la cinquième place à l’issue de la 35e journée. Mais deux défaites de suite, contre Bordeaux puis Monaco, ont compliqué leurs plans européens.
Nantes (9e), bien placé en début de saison et européen jusqu’à la mi-mars a finalement dû dire adieu à ce rêve. La série de sept matchs sans victoire (trois nuls, quatre défaites) entre la 30e et la 36e journée aura eu raison des ambitions nantaises. Le FCNA va d’ailleurs devoir se trouver un nouvel entraîneur la saison prochaine, Claudio Ranieri quittant le club à l’issue de la 38e et dernière journée.
Montpellier (10e) aussi a pu y croire un temps. Deuxième meilleure défense du championnat, les Héraultais ont longtemps oscillé entre la 5e et la 8e place. Ils étaient même parmi les mieux placés à l’abord du sprint final. Mais les trois défaites et deux matchs nuls entre la 32e et la 37e journée ont mis fin à leurs espoirs.
Les clubs qui descendent

   


C’est une saison cauchemardesque qu’a vécue Metz (20e). Le club lorrain a passé la quasi-totalité de la saison en situation de relégable et n’a plus quitté la dernière place depuis la quatrième journée. Avec seulement trois succès à la mi-saison, la messe semblait dite, mais les Messins se sont remis à y croire grâce aux contre-performances de leurs adversaires dans la course au maintien. Au soir de la 34e journée, ils ne comptaient plus que trois points de retard sur Lille et Troyes, 18e et 19e. Mais les Messins ont finalement coulé deux journées plus tard sur deux buts angevins dans les arrêts de jeu. Deux ans après leur montée, les Messins retrouveront la Ligue 2, la saison prochaine.
De son côté, Troyes (19e) continue de faire le yo-yo. Comme en 2015-2016, les Troyens n’ont pas réussi à se maintenir après leur montée. Une fin de saison compliquée (une seule victoire depuis la 26e journée) les empêche de passer une deuxième saison de suite en Ligue 1 : une performance qu’ils n’ont plus réalisée depuis la saison 2005-2006. A l’époque, ils avaient terminé seulement 17e et premier non-relégable.
Ceux qui ne sont pas passés loin
Strasbourg se sera fait peur. La catastrophique série des Alsaciens en fin de saison (aucune victoire entre la 26e et la 36e journée) aurait pu leur coûter très cher, mais deux buts miraculeux en fin de match contre Lyon (victoire 3-2) ont permis aux Strasbourgeois de sauver leur tête dans l’élite, qu’ils ont retrouvée cette saison après l’avoir quittée dix ans plus tôt.

   


Lille rêvait d’Europe et d’un projet neuf en début de saison. Les Lillois se contenteront d’une 17e place, et d’un sauvetage à l’avant-dernière journée. Plombés par un début de saison compliqué, les Nordistes se sont séparés rapidement de leur entraîneur, Marcelo Bielsa, arrivé pour mettre en place un projet à long terme et qui n’aura finalement passé que trois mois sur le banc lillois. Le LOSC a longtemps végété à la 19e place et a profité des performances moribondes de ses adversaires dans la lutte pour le maintien pour se sauver. Une série de trois victoires lors des 35e, 36e et 37e journées aura finalement suffi aux hommes de Christophe Galtier. Reste que cette victoire sur le terrain ne suffira peut-être pas. Les dirigeants lillois vont devoir passer devant la DNCG et démontrer que le club est suffisamment sain financièrement pour conserver sa place en Ligue 1.

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Comme la saison passée, Caen (17e) se sauve contre Paris, lors de l’ultime journée. Après un nul à l’arraché la saison passée (1-1), les Normands se contentent cette fois-ci d’un nul moins mouvementé (0-0).
Leur saison n’est pas finie
Toulouse n’a pas réédité l’exploit de 2016. L’esprit insufflé par Pascal Dupraz semble avoir disparu. Le coach du maintien héroïque a d’ailleurs quitté le club, en janvier. Le club était alors 19e. Mais avec Mickaël Debève à sa tête, le TFC n’a pas fait beaucoup mieux. Le club toulousain n’a remporté que quatre matchs lors de sa deuxième partie de saison, et a perdu le match qu’il ne fallait pas, contre Lille lors de la 36e journée (3-2), alors qu’il menait 2-1. Deux journées plus tard, le TFC va jouer les barrages : une situation que l’entraîneur toulousain a connue lors de la saison 1990-1991. A l’époque, les Toulousains s’étaient sauvés en s’imposant 4-0 contre Lens à l’aller, avant de s’incliner 1-0 au retour.

Avec déjà Debève le @ToulouseFC
avait remporté son barrage en 1991 contre le @RCLens
— sebmartidepeche (@Sébastien Marti)


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