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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.
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Grève de fonctionnaires : la DGAC recommande d’annuler 20 % des vols le 22 mai

La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h50
   





                        



   


L’USAC-CGT, FO et l’UNSA ont déposé un préavis de grève auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour la troisième journée nationale de grève et de manifestations, mardi 22 mai, organisée pour soutenir la fonction publique.
L’autorité supervisant le trafic aérien prévoit « des perturbations sur l’ensemble du territoire » et recommande aux voyageurs de voir auprès de leur compagnie aérienne quels vols seront annulés ou en retard.
Les fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA de la fonction publique, représentant les 5,7 millions d’agents publics, ont appelé à cette journée de mobilisation, qui entraînera également des perturbations dans les crèches, les écoles, mais aussi à Pôle Emploi ou dans des secteurs comme l’énergie ou la santé.

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<article-nb="2018/05/19/19-2">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Selon l’économiste Jean-Luc Gaffard, Milton Friedman, l’inspirateur américain de la théorie de la prééminence de l’actionnaire, rejetait aussi l’idée que l’entreprise puisse agir pour le bien commun. C’est à l’Etat de le faire… et donc d’édicter les règles de gouvernance qui contraignent l’entreprise à le respecter !
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Loi Pacte : « L’entreprise n’a pas à se substituer à l’Etat dans ses responsabilités sociales et environnementales »

Selon l’économiste Jean-Luc Gaffard, Milton Friedman, l’inspirateur américain de la théorie de la prééminence de l’actionnaire, rejetait aussi l’idée que l’entreprise puisse agir pour le bien commun. C’est à l’Etat de le faire… et donc d’édicter les règles de gouvernance qui contraignent l’entreprise à le respecter !



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Jean-Luc Gaffard (Professeur émérite à l’OFCE Sciences Po et à Skema Business School)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. La revendication d’une responsabilité sociale et environnementale (RSE) de l’entreprise revient en force dans le débat public, avec la prochaine traduction juridique, via la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), du rapport de Nicole Notat et Jean-Dominique Senard (« L’Entreprise, objet d’intérêt collectif »). Il s’agit rien moins que de reconnaître une nouvelle fonction à l’entreprise : celle-ci n’aurait plus à se contenter de rechercher un profit maximum, mais devrait endosser des responsabilités jusque-là dévolues à la puissance publique.
Le contexte s’y prête. La mondialisation s’accompagne d’un recul des capacités d’intervention des gouvernements ; la concurrence s’exerce de plus en plus entre les normes et les systèmes juridiques, généralement au bénéfice du moins-disant fiscal ou social ; la fragmentation de la production s’accompagne d’un affaiblissement du droit du travail incarné dans des contrats qui ressemblent de plus en plus au contrat de louage caractéristique du monde d’avant l’industrie.
Cette revendication est une réponse à la fois à l’inversion de la hiérarchie des normes, qui fait de l’entreprise le lieu privilégié de la négociation, et à la présumée lenteur des réactions du politique dans les domaines incriminés.
Ce débat est tout sauf nouveau. La revendication dont il est porteur existait déjà dans les années 1960 et faisait d’ailleurs réagir l’un des chefs de file des économistes libéraux, Milton Friedman, dans un fameux article de 1970 publié dans le New York Times et intitulé « The Social Responsibility of Business Is to Increase Its Profits » (« La responsabilité sociale d’une entreprise est d’augmenter ses profits »).
Fidèle à ses convictions,...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-3">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « Formuler une raison d’être pour l’entreprise ne suffira pas à l’atteindre »

Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Jérôme Barthélemy (Professeur à l’Essec)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Depuis la parution du rapport « L’entreprise, objet d’intérêt collectif », on parle beaucoup de « raison d’être ». En effet ses auteurs, Nicole Notat et Jean-Dominique Senard, recommandent de « confier aux conseils d’administration et de surveillance la formulation d’une raison d’être visant à guider la stratégie de l’entreprise en considération de ses enjeux sociaux et environnementaux ».
La raison d’être est ce qui définit une entreprise de manière fondamentale : pourquoi existe-t-elle ? Qu’est-ce qu’elle apporte à ses clients ? Qu’est-ce qui la distingue de ses concurrents ? Pour savoir si une entreprise a une raison d’être, il suffit généralement de poser deux questions à son dirigeant : si votre entreprise disparaissait, qui la regretterait vraiment (à part vous…) ? Combien de temps faudrait-il pour qu’un concurrent comble le vide qu’elle laisserait ? Lorsque les réponses sont « personne » et « très peu de temps », une entreprise n’a pas de raison d’être.
La proposition de Nicole Notat et de Jean-Dominique Senard suscite l’inquiétude des défenseurs de la création de valeur pour les actionnaires. C’est un peu surprenant, car on sait depuis longtemps que les entreprises qui ont une raison d’être sont plus rentables que celles qui se focalisent sur la création de valeur pour les actionnaires (voir par exemple « The Relationship Between Mission Statements and Firm Performance : An Exploratory Study », Christopher Bart et Mark Baetz, Journal of Management Studies, vol. 35, numéro 6, 1998).
C’est une illustration classique du principe d’obliquité, selon lequel le meilleur moyen d’atteindre ses objectifs est de ne pas directement les viser. Ce principe est très général. Il explique que les entreprises les plus rentables ne sont pas...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-4">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « Les entrepreneurs aimeraient pouvoir se passer d’oukases administratifs et politiques »

Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Pascal Grémiaux (Président-fondateur de la PME française Eurécia)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Voilà donc une nouvelle loi qui va concerner les entreprises : la loi Pacte, Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Avec son volet le plus décoiffant : la proposition d’évolution de la définition même de l’entreprise dans le code civil, afin de bien souligner que le but de l’entreprise n’est pas seulement économique et social. Il est aussi sociétal : au service des salariés – en veillant à un meilleur partage de la création de valeur –, des consommateurs, des citoyens et plus largement des habitants de la Terre – en veillant à une meilleure protection de l’environnement.
Cette vaste initiative aura en tout cas fait couler beaucoup d’encre : appelés à apporter leur écot, plus de 11 000 contributeurs ont envoyé leurs propositions.
L’idée n’est pas ici de rajouter une énième contribution, bien au contraire. Elle serait plutôt de dire que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Vouloir pousser les entrepreneurs à l’engagement sociétal et au partage avec leurs salariés, c’est oublier qu’ils le font déjà pour une grande majorité et que cette dynamique est même inscrite dans leurs gènes.
Prises de risques
Non, les créateurs d’entreprise ne sont pas guidés par la seule envie de gagner plus d’argent. Et les premières années de galère qu’ils traversent pour monter et développer leur projet ne sont pas vraiment des périodes où ils s’enrichissent. Mais, pour le savoir, il ne faut pas regarder que les grands groupes et les entreprises de taille respectable, qui représentent certes les deux tiers de la création de richesse et 50 % des emplois de notre pays, mais seulement 0,1 % des entreprises françaises. Il faut aller discuter avec les 99,9 % restants qui prennent des risques tous les jours et qui, espérons-le, représenteront les...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-5">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « Entreprises à mission et mutuelles sont deux instruments au service d’une même ambition »

Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Thierry Beaudet (Président de la Mutualité française) et Pascal Demurger (Président de l’Association des assureurs mutualistes)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. En proposant dans leur rapport de valoriser les entreprises qui s’engagent au-delà du seul intérêt de leurs associés sous une même bannière, celle de l’entreprise à mission, Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard ne s’attendaient sans doute pas à un débordement d’enthousiasme du Medef, porte-parole d’une vision plus classique de l’entreprise. Peut-être avaient-ils espéré en revanche le soutien de ceux-là mêmes qui les avaient inspirés, à savoir les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Et pourtant, les mutualistes – et plus largement le secteur de l’entrepreneuriat social et solidaire – se sont parfois montrés hésitants sur l’attitude à adopter face à cette proposition. Certains observent le mouvement avec une indifférence polie, sans se sentir concernés par des dispositions qu’ils considèrent réservées essentiellement au secteur commercial et lucratif. D’autres sont plus critiques, craignant une forme de concurrence pour le bien commun, qui contribuerait à brouiller les cartes pour le consommateur sans changer pour autant les fondements de l’entreprise classique.
Représentants du mutualisme en France, nous croyons que la tentation du repli sur soi ne serait pas à la hauteur des enjeux qui sont devant nous. Nous devons embrasser cette évolution, bâtir des ponts plutôt que des murs entre le secteur capitaliste et l’ESS, afin d’encourager toute entreprise qui œuvre en faveur du bien commun.
Loin d’être une forme de concurrence ou de remise en cause, nous voyons ce mouvement comme la victoire d’idées et de principes que nous défendons depuis toujours. C’est l’histoire même du mutualisme que de soutenir l’éclosion de modèles qui en partagent les convictions.
Renouveler nos approches
Tant mieux si le monde mutualiste est une source d’inspiration...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-6">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Verallia doit être parmi les premières à inscrire une mission élargie dans son objet social »

Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h46
    |

Mohammed Oussedik (Secrétaire de la fédération CGT verre et céramique) et Dominique Spinali (Secrétaire CGT du Comité économique européen de Verallia)







                        



                                


                            

Tribune. Depuis plus de trente ans, la transformation du capitalisme s’est opérée via la mondialisation et la financiarisation de l’économie au prix d’une profonde déstabilisation des entreprises, des salariés et des territoires, sur fond de menace écologique croissante.
Dès lors, la question de la responsabilité sociétale des entreprises se pose, avec une maximisation des profits qui ignore les dégâts sociaux et écologiques engendrés pour la collectivité.
Deux siècles d’évolution du capitalisme français
Le code civil prévoit que l’entreprise puisse « partager le bénéfice » (art. 1832) dans « l’intérêt commun des associés » (art. 1833). Au regard de la profonde crise sociale, morale et écologique que traverse le capitalisme actuel, cette définition juridique apparaît trop étroite et dépassée.
La création d’un statut juridique d’entreprise à « objet social étendu », avancée lors des consultations lancées par le gouvernement autour de la future loi « Pacte » (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), permettrait d’incorporer l’intérêt général au sein d’entreprises à missions sociétales.

Le groupe Verallia illustre deux siècles d’évolution du capitalisme français, de sa première verrerie créée à Vauxrot (Aisne) en 1826 à son développement industriel du XXe siècle au sein du groupe Saint-Gobain. Il doit aujourd’hui affronter de nouveaux défis pour s’inscrire durablement dans le XXIe siècle.
Symbole du dernier avatar de cette évolution, Verallia a été cédé en 2015 au fond d’investissement américain Apollo. Mais grâce au soutien de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) et à l’action de la CGT, le siège social et les centres de décision ont pu rester en France, permettant la création d’un champion national, numéro trois mondial du verre d’emballage alimentaire, fort de 10 000 salariés. Les organisations syndicales françaises et...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-7">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « Trois risques pour l’entreprise »

Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h44
    |

Christian Nouel (Président de la Fondation Croissance responsable) et Jean-Baptiste Danet (Président de CroissancePlus)







                        



                                


                            

Tribune. Dans quelques semaines sera déposé au Parlement le projet de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait proposer une modification de l’article 1833 du code civil, commandant à l’entreprise d’être responsable vis-à-vis de la société.
Pour les entrepreneurs, ce débat est délicat : s’ils s’opposent directement à ce changement en expliquant que l’entreprise n’a pas une vocation d’intérêt général, on les accusera de protéger leurs seuls intérêts financiers. S’ils argumentent que leurs entreprises ont déjà une contribution sociale, au sens large, et que ce changement est inutile, on leur reprochera de porter une vision conservatrice de leurs intérêts…
Les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, très concernés par l’impact sociétal de leurs activités, ne peuvent donc que soutenir cette réforme.
La responsabilité sociale vectrice de croissance
D’une part, ils ont parfaitement conscience de devoir répondre aux attentes de nombreuses parties prenantes : les consommateurs – 73 % des « millenials » acceptent de payer plus cher un produit ou un service « responsable » ; les collaborateurs – qui souhaitent concilier qualité de vie et travail et donner du sens à leur engagement au sein de leur entreprise ; les investisseurs – soucieux de pérennité, dont les investissements dits responsables représentaient en 2016 plus de 25 % des actifs sous gestion.
D’autre part, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises sont convaincus que la responsabilité sociale est vectrice de croissance et créatrice de valeur durable de long terme. Plus responsable, leurs entreprises accèdent à de nouveaux modèles économiques et à de nouveaux marchés, liés à la poursuite des dix-sept « objectifs de développement durable » des Nations unies.

Ils peuvent mieux prévenir les risques et constituent un puissant moteur d’innovation. Ils permettent de valoriser les marques, de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
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Loi Pacte : « une réforme inutile et dangereuse »

L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h43
    |

                            Pascal Salin (Professeur émerite d’économie et ancien président de la Société du Mont-Pélerin)








                        



                                


                            

Tribune. Le projet Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) est actuellement préparé par Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et il fera probablement l’objet d’un vote du Parlement dans un avenir proche.
Ce projet comprend, d’après les informations que l’on peut avoir pour le moment, un très grand nombre de dispositions, dont certaines peuvent être considérées comme souhaitables. Mais nous voudrions insister sur ce qui nous semble le plus important, en particulier la définition des objectifs d’une entreprise, qui semble inspirée dans ce projet par ce qu’on appelle la théorie de la responsabilité sociale des entreprises (également appelée « responsabilité sociétale des entreprises », RSE).
Il est en effet question de modifier l’article 1833 du code civil, selon lequel « toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Il est prévu d’ajouter dans cet article l’énoncé suivant : « La société est gérée dans son intérêt social, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». L’énoncé actuel peut s’interpréter comme signifiant que l’objectif d’une entreprise consiste à faire des profits, et c’est le fait de donner cet objectif unique à l’entreprise qui est contesté par ceux qui souhaitent lui donner une finalité « sociale ».
Pour évaluer ces différentes approches de l’entreprise, il convient évidemment de préciser ce qu’est la nature d’une entreprise. Or une entreprise est une entité abstraite qui doit se définir comme un ensemble de contrats, entre les propriétaires de l’entreprise et les salariés, les fournisseurs, les prêteurs, les clients, etc. Un contrat, en tant que tel, ne pense pas, n’agit pas et ne peut donc pas avoir d’objectif. Ce sont les individus – éventuels signataires de contrats – qui seuls pensent, agissent et ont des objectifs.
Un partage parfaitement clair des rôles
C’est...




                        

                        


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<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
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Mort de Nicole Fontaine, ancienne présidente du Parlement européen

Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h20
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Au bout de sa vie, marquée depuis quelques mois par la certitude d’un mal incurable, elle se souvenait de cette phrase de François Mitterrand : « Je suis content d’avoir pu parler debout », lui confia-t-il, malade lui aussi, à l’issue de sa dernière intervention devant le Parlement européen, à Strasbourg.
Debout, l’ancienne présidente de l’Assemblée européenne le sera également restée, consacrant les dernières semaines de sa vie à l’accompagnement d’étudiants qui préparaient un ouvrage sur les perspectives offertes par le Brexit. Elle estimait, quant à elle, que pour les Britanniques le fait de quitter l’Union ne présenterait aucun avantage, mais jugeait que le résultat du référendum avait cruellement traduit la situation d’une Union « malade de son déficit démocratique ».
Mme Fontaine supervisait aussi la préparation du bicentenaire de Sup de co Paris (désormais appelée ESCP Europe), la première école de commerce du monde, fondée en 1819 et tournée vers ce projet qui guida sa vie : une Union européenne pacifique, forte, proche des citoyens.
Décédée à 76 ans, cette femme discrète mais ferme, consensuelle mais portée par des convictions solides, connut trois vies. Une de responsable de l’enseignement catholique, une autre de ministre et une troisième, la plus importante sans doute à ses yeux, d’élue européenne. Jeune, elle rêvait d’une carrière artistique mais en fut rapidement dissuadée par son père, un médecin qui la convainquit d’étudier le droit.
« Notre-Dame de la conciliation »
Licenciée à 20 ans, diplômée ensuite de Sciences Po Paris, elle décroche en 1969 un doctorat d’Etat en droit public pour une thèse sur l’application de la loi Debré, qui avait institué le régime de contrats entre l’Etat et les établissements privés d’enseignement. Pendant vingt ans, elle sera la responsable des relations entre ces derniers et les pouvoirs publics. Son combat pour l’école catholique allait se poursuivre après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.
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Europe : Face à Trump, l’UE se pose en rempart ultime du libre-échange

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 11h31
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

« Si l’Union européenne ne peut pas faire de commerce, que peut-elle faire d’autre ? » Ainsi s’interrogeait l’hebdomadaire britannique The Economist à l’automne 2016. C’était l’époque du psychodrame autour du CETA, le traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada. Quand l’opposition d’une simple région de Belgique, la Wallonie, faillit faire capoter sept ans de négociations entre Bruxelles et Ottawa, poussant certains à prophétiser une paralysie pure et simple de la politique commerciale européenne…
Dix-huit mois plus tard, autre époque, autre ambiance. Face à la tentation isolationniste des Etats-Unis, l’Europe est plus que jamais à l’offensive sur le libre-échange. La liste des pays partenaires, formels ou en devenir, ne cesse de s’allonger. Mardi 22 mai, les ministres du commerce des Vingt-Huit devraient valider les mandats de négociation de la Commission pour entrer en discussions avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Ils vont aussi approuver formellement les traités commerciaux avec Singapour, et surtout le Japon. Bouclé à l’été 2017, l’accord avec l’Archipel est le plus important conclu par l’UE. Bruxelles se félicite également d’avoir scellé avec le Mexique, fin avril, un traité d’une ampleur bien supérieure à celui déjà signé en 1997. Quant aux pourparlers avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), ils patinent mais se poursuivent.

Depuis dix ans, l’Europe a connu bien des crises, entre marasme économique et menace de dislocation de la zone euro. A cette aune, « notre politique commerciale est un succès puisqu’elle réussit à avancer malgré la diversité des Etats membres, estime André Sapir, du think tank bruxellois Bruegel. Elle reste un pilier de la politique extérieure de Bruxelles ». Rien d’étonnant pour une Union qui s’est d’abord construite comme un vaste espace de libre-échange. La politique commerciale a d’ailleurs été longtemps le seul vecteur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».
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Europe : « Le marché unique a fait bondir les échanges entre les pays membres »

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Brexit, essor du protectionnisme, pression populiste… Que se passerait-il ces prochaines années si le marché unique européen se délitait ? Les échanges entre les pays membres et leur niveau de richesse s’amoindriraient, estime Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) et coauteur d’une étude parue en avril sur le sujet, « Les coûts de la non-Europe revisités ».
Qu’a changé l’instauration du marché unique, en 1987, pour les pays de l’Union européenne ?
Elle a fait bondir de façon spectaculaire les échanges entre les Etats européens. En moyenne, on estime qu’ils ont progressé de 109 % pour les biens et de 58 % pour les services depuis 1987. Cette hausse est trois fois plus importante que celle apportée par les accords commerciaux classiques. Et ce, car l’intégration européenne, de loin la plus poussée au monde, comporte de nombreux éléments non tarifaires, tels que la reconnaissance mutuelle des normes ou les quatre libertés de circulation (biens, services, personnes, capitaux), qui se renforcent les unes les autres.
Le marché unique a durablement gonflé le produit intérieur brut (PIB) des pays européens de 4,4 % en moyenne. Cela ne prend pas en compte les bénéfices non économiques, par exemple liés aux politiques communes. En cas de délitement de ce marché, ces gains seraient effacés. Aucun pays n’en sortirait gagnant.
Certaines capitales ont-elles profité plus que d’autres de cette intégration commerciale ?
Oui. Les bénéfices économiques liés à la hausse des échanges ont été plus importants pour les petites économies les plus ouvertes, notamment en Europe de l’Est, comme la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie ou encore la République tchèque. Ces pays ont vu leur PIB croître de 10 % sous le seul effet du marché unique.
Les grands Etats tels que la France en ont aussi profité, mais dans une proportion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les Vénézuéliens élisent leur président, dimanche 20 mai, en se demandant comment trouver de quoi manger jour après jour.
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Au Venezuela, « la survie avant la démocratie »

Les Vénézuéliens élisent leur président, dimanche 20 mai, en se demandant comment trouver de quoi manger jour après jour.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 13h08
    |

            Rémy Ourdan (Caracas, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Caracas est une ville en trompe l’œil. En apparence, celle qui fut un temps la riche capitale du pays le plus développé d’Amérique latine a encore de beaux restes. On peut y discuter avec nostalgie d’un âge d’or disparu dans de sublimes villas, même défigurées par un enchevêtrement de murs, grilles et barbelés électrifiés. On peut se mêler à une jeunesse, certes dépitée par la crise que traverse le pays, mais à la fois vive et nonchalante, dans les cafés d’Altamira et de La Castellana.
De l’autre côté d’un mur invisible, il y a les quartiers pauvres, où l’on a cru à la « révolution bolivarienne » d’Hugo Chavez et de son successeur, Nicolas Maduro. Certains y croient encore. Le problème est qu’après une ère de chavisme soutenue par un cours du pétrole au plus haut, qui a permis au gouvernement de financer des programmes sociaux sans limite, la chute du cours du brut a brutalement plongé le Venezuela dans une crise, la plus grave de son histoire, où la malnutrition et les maladies ont rejoint la corruption et la criminalité au panthéon des maux structurels du pays.

Puis, chez les riches comme chez les pauvres, la nuit tombe. La ville se vide. La peur règne. Caracas est devenue la capitale la plus violente du monde, hors pays en guerre. Le Venezuela a détrôné le Honduras et le Salvador dans les palmarès de la criminalité. Un braquage ou un kidnapping peut intervenir tout le temps, n’importe où, et se termine souvent dans le sang.
Reste que, pour des raisons multiples mais avant tout grâce à une nostalgie du très charismatique « Comandante » Chavez et en l’absence d’alternative politique crédible, le chavisme est loin d’être mort. Il est même en apparence plus vivant qu’une opposition centriste et libérale divisée.

Aucune sorte d’intérêt
C’est donc une société vénézuélienne profondément fracturée et déprimée qui est appelée aux urnes, dimanche 20 mai, pour reconduire ou non le président Nicolas Maduro à la tête du pays....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ 200 millions d’euros pourraient être consacrés à l’intégration des étrangers.
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Intégration : cours de français, éducation civique et emploi au programme

200 millions d’euros pourraient être consacrés à l’intégration des étrangers.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h08
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            
Mardi 5 juin, le gouvernement réunira un comité interministériel à l’intégration (C2I). Valorisé dans le programme de campagne d’Emmanuel Macron, ce sujet attend encore un début de déclinaison politique, un an après son arrivée au pouvoir. Pourtant quelque 130 000 étrangers s’installent durablement chaque année en France et l’opinion publique conclut volontiers à une « panne de l’intégration ».
La grand-messe du 5 juin sera organisée par Matignon. Le C2I doit mettre en musique une partie des 72 propositions contenues dans le rapport remis à Edouard Philippe par le député du Val-d’Oise Aurélien Taché, le 19 février. Trois mois plus tard, le sujet a été travaillé pour lui donner un contenu précis venant de plusieurs ministères.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation, devrait venir avec des « écoles pour les parents », où ces derniers, le soir, se familiariseront avec la France. Agnès Buzyn, à la santé, prévoit un plan d’action pour prendre en charge les troubles post-traumatiques des exilés. Des dispositifs comme le projet HOPE (hébergement, orientation, parcours vers l’emploi), mené par l’AFPA, l’Etat et le Medef, à titre expérimental sur 1 200 réfugiés, devraient connaître un élargissement. Cette formule, financée à 75 % par les entreprises et à 25 % par l’Etat, permet un accès à l’emploi à des réfugiés dans des secteurs en tension. La direction générale des étrangers en France (DGEF), qui estime que cela « coûte cher », pense à d’autres dispositifs, moins onéreux.

« Suivi annuel »
« Tous les réfugiés n’ont pas les mêmes besoins », observe-t-on à la DGEF. Ces formules ont l’avantage de loger les réfugiés, et de les amener vers le travail. Une façon de lier ces deux problématiques essentielles sur lesquelles achoppe l’intégration. Comme l’observe le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi, « plus de 15 000 réfugiés sont en attente d’un logement dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le chef de l’Etat recevra des élus locaux, des entrepreneurs et des responsables d’associations mardi 22 mai.
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Banlieues : Borloo soutenu par les élus locaux

Le chef de l’Etat recevra des élus locaux, des entrepreneurs et des responsables d’associations mardi 22 mai.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h01
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            
Ils se sont tous alignés derrière Jean-Louis Borloo. Quelle que soit leur étiquette politique. Maires de banlieue, élus de communes rurales, présidents d’agglomérations, d’intercommunalités et de métropoles : ils parlent d’une même voix en faveur du plan de bataille pour les quartiers populaires proposé par l’ancien ministre de la ville du gouvernement Raffarin de 2002 à 2004.
Dernier ralliement en date, celui de l’Association des maires de France (AMF), jeudi 17 mai. François Baroin, son président, a même envoyé un courrier à Emmanuel Macron. « Le symbole est très fort, souligne Marc Vuillemot, président de Ville & Banlieue. Cela signifie que tout le monde se rassemble dans un véritable élan de solidarité républicaine. »

Mais les déclarations de l’Elysée ont quelque peu douché leur enthousiasme. En faisant savoir, vendredi 18 mai, que le président de la République annoncerait, mardi 22 mai, « des mesures concrètes (…) sans pour autant annoncer un grand plan pour les banlieues », l’Elysée a ravivé les inquiétudes. Les élus craignent que le chef de l’Etat se contente d’une « reprise a minima de quelques propositions gadgets », résume Gilles Leproust, maire (PCF) d’Allonnes, dans la Sarthe. « Si c’est le cas, nous ne nous en satisferons pas, prévient-il. Nous ne demandons pas la mise en place immédiate des 19 programmes proposés par Borloo. Il faut commencer par quelques mesures significatives et s’inscrire ensuite dans la durée. » 
En novembre, lors de son discours de Tourcoing, Emmanuel Macron avait appelé de ses vœux une « mobilisation nationale pour les quartiers ». Les élus, qui ont travaillé six mois pour contribuer au rapport et se sont unis pour le soutenir, estiment avoir rempli leur part du marché. Du moins pour cette première tranche.
« C’est le seul dossier transpartisan, prêt à l’emploi et qui, contrairement à ce que l’on dit, ne coûte pas cher, souligne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le parti sera présent dans les cortèges du 26 mai, même si Nathalie Arthaud précise que LO ne signera pas l’appel commun.
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En attendant le « grand soir », Lutte ouvrière rejoint la « marée populaire »

Le parti sera présent dans les cortèges du 26 mai, même si Nathalie Arthaud précise que LO ne signera pas l’appel commun.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 12h42
    |

            Abel Mestre








                        


C’est presque une surprise. Lutte ouvrière (LO) sera finalement présente dans les cortèges de la « marée populaire » du 26 mai à l’initiative d’une cinquantaine d’associations, partis ou syndicats, dont la CGT, SUD-Solidaires, La France insoumise, le Parti communiste français, Génération.s, le Nouveau Parti anticapitaliste.
« Nous appelons à participer à ces manifestations. Nous sommes conscients que les travailleurs veulent exprimer leur hostilité face à la politique d’Emmanuel Macron, favorable à la bourgeoisie », a ainsi déclaré Nathalie Arthaud, porte-parole de l’organisation trotskiste. L’annonce sera faite lors de son discours dimanche après-midi, pendant la traditionnelle fête de LO qui a lieu chaque année à Presles (Val-d’Oise).
« Manœuvres politiques »
Cependant, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle tient à préciser que LO « ne signera pas l’appel commun et ne participera pas au cadre unitaire » de l’organisation de la marche. LO a refusé avec constance toutes les initiatives « unitaires » de la gauche qui fleurissent depuis le mois de mars. « Nous dénonçons ces manœuvres politiques, argumente-t-elle. Quelle est la perspective ? L’alternance ? Le retour de la gauche au pouvoir ? Nous avons le souvenir amer de ces expériences. » 
Pour Mme Arthaud, ces appels à l’unité sont autant de faux nez des partis « réformistes » pour préparer les prochaines élections. Or, pour elle, la seule alternative s’incarne dans une perspective révolutionnaire. Sauf que LO ne peut pas se payer le luxe d’être totalement absente de « la marée populaire », point d’orgue de la mobilisation anti-Macron. Lutte ouvrière, qui revendique 8 000 adhérents, sort d’une année électorale 2017 morne. L’émanation française de l’Union communiste internationaliste n’a recueilli que 0,64 % des suffrages exprimés lors de la présidentielle et 0,72 % lors des législatives. Elle ne doit pas tomber dans l’oubli.
Leurs militants seront donc là, mais en queue des cortèges et « il n’y aura pas de photo » avec les autres dirigeants de gauche. Dans le viseur de Mme Arthaud, se trouve notamment Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise, qui appelle à une telle marche depuis plusieurs semaines, ne cherche qu’à « prendre la place d’Emmanuel Macron ». « Ce sont des discours radicaux, mais vides. Il n’a jamais dit qu’il fallait exproprier les [grandes entreprises]. Il n’est pas communiste. Il veut simplement humaniser, moraliser, adoucir le capitalisme », tranche la professeure d’économie. Et fait oublier aux travailleurs la perspective du « grand soir ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les leaders des confédérations syndicales défileront le 22 mai contre les projets de réforme de la fonction publique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
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Berger, Martinez et Pavageau ensemble pour les fonctionnaires

Les leaders des confédérations syndicales défileront le 22 mai contre les projets de réforme de la fonction publique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 09h54
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

Ils seront bien tous là. Mardi 22 mai, Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO), François Homméril (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC), les numéros un des confédérations représentatives au niveau interprofessionnel, seront en tête de la manifestation parisienne aux côtés d’autres leaders syndicaux pour défendre les fonctionnaires. Une photo de famille rare en ces temps de désunion syndicale. Mais la fonction publique vaut bien une exception.
Le 22 mai, les neuf syndicats représentatifs de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP) appellent les 5,6 millions d’agents à faire grève et à défiler contre les projets du gouvernement les concernant. En cause notamment : le projet de supprimer 120 000 postes, le gel du point d’indice qui sert à calculer les rémunérations, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie ou encore la simple compensation de la CSG.

« Symbolique forte »
Pour M. Homméril, qui a remanié son agenda pour pouvoir être présent, « la symbolique est forte ». « Nous sommes à un moment de tensions très vives car le gouvernement ne sait pas s’y prendre avec les syndicats, expliquait au Monde le président de la CFE-CGC, début mai. Il n’a ni le savoir-faire ni la culture. Sur le service public, où l’urgence est peut-être encore plus forte qu’ailleurs, c’est important qu’il y ait quelque chose qui aide à la prise de conscience du gouvernement. »
Depuis avril, l’exécutif a lancé, dans un climat de défiance, deux des quatre chantiers de la refondation du contrat social qu’il souhaite mettre en place avec les fonctionnaires. Ces premières discussions portent sur le dialogue social et le recours accru aux contractuels. Suivront la rémunération au mérite et les plans de départs volontaires.
Dans le cadre du Comité action publique 2022, un rapport d’experts, attendu prochainement et qui doit préconiser...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les 34 experts du Comité action publique 2022 réfléchissent à la façon de rendre l’Etat plus efficace et plus économe.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                   
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Le rapport CAP 22 engendre rumeurs et tensions

Les 34 experts du Comité action publique 2022 réfléchissent à la façon de rendre l’Etat plus efficace et plus économe.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 09h27
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
Il ne va pas jusqu’à dire que ça l’a impressionné, mais il reconnaît que la manière de faire est très différente chez lui. Le haut fonctionnaire suédois Per Molander est membre, en France, du Comité action publique 2022, dont le rapport sur la réforme de l’Etat est très attendu. En octobre 2017, il était donc à l’hôtel Matignon pour son installation officielle par Edouard Philippe. « C’était très français, note M. Molander : un palais XVIIIe, une réunion prestigieuse… En Suède, il y a moins de protocole, moins de cérémonie. Le premier ministre fait une conférence de presse avec un ministre, le président du groupe d’experts et ça y est ! Mais, en agissant ainsi, le gouvernement français montre qu’il accorde de la valeur à notre travail. Et c’était important pour nous de le voir. »
L’enjeu est à la hauteur du décor de ce jour d’octobre. Le « rapport CAP 22 » que les trente-quatre experts du comité remettront au premier ministre en juin doit proposer une vingtaine de pistes pour rendre l’Etat plus efficace. Une gageure : offrir un meilleur service aux citoyens tout en faisant des économies. L’objectif affiché par le gouvernement est de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, comme promis par le candidat Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, et de baisser la part de la dépense publique dans le produit intérieur brut (PIB) de 4 points d’ici 2022.
Perplexité
Mais l’attente – le rapport a deux mois de retard – renforce la tension qui entoure le travail du comité. Pour le moment, l’exécutif n’a jamais indiqué à quel point il pourrait s’inspirer de cette étude. « Il n’engagera pas le gouvernement », ne cesse-t-on de répéter de source officielle. Le gouvernement attendra d’ailleurs quelques semaines après sa publication avant de faire connaître ses choix. Une prudence qui n’empêche pas les syndicats de fonctionnaires de s’inquiéter de certaines pistes évoquées lors des travaux préparatoires : le contrat comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le président de la République doit présenter, mardi 22 mai, « quelques nouvelles mesures » en matière de politique de la ville, mais pas plus.
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Banlieues : Macron sous la pression du plan Borloo

Le président de la République doit présenter, mardi 22 mai, « quelques nouvelles mesures » en matière de politique de la ville, mais pas plus.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 06h39
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
Mais à quoi jouent Jean-Louis Borloo et Emmanuel Macron ? Depuis la remise, le 26 avril, du rapport « Vivre ensemble, vivre en grand », rédigé par l’ancien maire de Valenciennes (Nord) et censé inspirer le chef de l’Etat en matière de politique de la ville, les deux bêtes fauves de la politique se sont lancées dans un jeu du chat et de la souris où il est pour l’instant bien difficile de dire qui est le chasseur et qui est la proie.
Mardi 22 mai, Emmanuel Macron a prévu de recevoir à l’Elysée plusieurs centaines de personnes, élus locaux, entrepreneurs, responsables associatifs, habitants, afin de leur livrer une nouvelle fois sa « vision » en matière de développement des banlieues. Un événement que son entourage inscrit dans le droit fil du discours prononcé à Tourcoing (Nord), le 14 novembre 2017, lors duquel le président avait appelé à « une mobilisation nationale pour les villes et les quartiers ».
Mais alors que le premier ministre Edouard Philippe avait assuré qu’un « plan de mobilisation » pour les banlieues serait révélé à cette occasion, seules « quelques nouvelles mesures » devraient être finalement annoncées mardi, indique l’Elysée. « L’idée est de donner la parole aux acteurs de terrain, de partir de la base, des habitants, plutôt que d’apporter d’en haut des solutions toutes faites, explique l’entourage du chef de l’Etat. Il y a déjà beaucoup d’expériences menées dans les quartiers qui pourraient être dupliquées ailleurs. »
« Co-construire les solutions »
Exit donc les dix-neuf programmes préconisés par Jean-Louis Borloo dans son rapport de 164 pages, remis il y a un mois au chef du gouvernement. Selon différentes sources, quelques dispositifs pourraient être repris mais pas l’ensemble des préconisations de l’ancien ministre de la ville. « Emmanuel Macron va rappeler que c’est toute la politique du gouvernement qui concourt à l’amélioration des conditions de vie dans les quartiers,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le rapport sur le budget de l’Etat, dont « Le Monde » a eu connaissance et qui sera présenté mercredi, rappelle que le déficit a été très peu réduit en 2017.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/05/2018
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La Cour des comptes presse le gouvernement de baisser la dépense publique

Le rapport sur le budget de l’Etat, dont « Le Monde » a eu connaissance et qui sera présenté mercredi, rappelle que le déficit a été très peu réduit en 2017.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 09h18
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Alors que les pistes pour baisser la dépense publique promises par l’exécutif se font toujours attendre et que Matignon tarde à programmer la remise officielle du rapport CAP22 – qui doit dévoiler les grandes lignes de la réforme de l’Etat –, voilà qui vient mettre un peu plus de pression sur le gouvernement d’Edouard Philippe.
« En 2017, l’amélioration très limitée du déficit résulte d’une forte hausse, tant des dépenses que des recettes », pointe le rapport sur le budget de l’Etat, que la Cour des comptes doit rendre public mercredi 23 mai, et dont Le Monde s’est procuré une version.
A 67,7 milliards d’euros en 2017, ce déficit a été légèrement inférieur à celui de 2016 (69,1 milliards d’euros). Mais pour seulement stabiliser la dette de l’Etat en points de produit intérieur brut (PIB) – elle a atteint 96,8 % selon les derniers chiffres de l’Insee –, il aurait fallu qu’il soit plus bas de quelque 25 milliards d’euros.
Le rapport, qui revient sur l’année écoulée, présente la particularité d’évaluer à la fois l’action de la précédente majorité, au pouvoir jusqu’en mai 2017, et celle de l’actuelle, qui fête ces jours-ci sa première année aux affaires. Et, si elle a jusqu’à présent été plutôt bienveillante avec l’exécutif, la Cour des comptes n’est finalement guère plus tendre avec le nouveau monde qu’avec l’ancien.
Le changement de majorité n’a pas empêché la hausse de la dépense des différents ministères d’atteindre en 2017 10,6 milliards d’euros (+ 4,8 %)
Les magistrats réitèrent d’abord leur appréciation sur la fin de gestion du quinquennat Hollande, qui s’était soldé par un audit sévère des comptes publics, en juin 2017. « La progression rapide des dépenses traduit à la fois des choix opérés en loi de finances initiale et la nécessité de couvrir en cours d’année les risques (…) de sous-budgétisation » relevés à l’époque, rappelle le rapport. Et de réitérer la critique contre les « éléments d’insincérité »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Députée européenne pendant vingt ans et ministre déléguée à l’industrie dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2004), elle était âgée de 76 ans.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Nicole Fontaine, ex-présidente du Parlement européen et ex-ministre, est morte

Députée européenne pendant vingt ans et ministre déléguée à l’industrie dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2004), elle était âgée de 76 ans.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 20h27
   





                        



   


Nicole Fontaine, ancienne présidente centriste du Parlement européen et ex-ministre de Jacques Chirac, est morte jeudi 18 mai à l’âge de 76 ans, a fait savoir son ancien collègue du gouvernement Raffarin, Dominique Bussereau.
Née le 16 janvier 1942, près de Fécamp, ancienne avocate et responsable de l’enseignement catholique, Nicole Fontaine s’était fait connaître en 1984 lors de la mobilisation contre le projet de loi Savary sur l’école privée, finalement retiré par François Mitterrand sous la pression de la rue. Elle fut eurodéputée de 1984 à 2002, et présida le Parlement européen de 1999 à 2002, avant d’intégrer le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin comme ministre déléguée à l’industrie (2002-2004).
A la tête de ce portefeuille, elle avait porté la loi fondatrice de l’Internet français, la loi pour la confiance dans l’économie numérique.
Après la victoire du Brexit, en 2016, Nicole Fontaine avait déclaré n’être « pas très surprise du vote de ces populations qui sont fragilisées », l’imputant à une « Europe malade de son déficit démocratique ». Européenne convaincue, elle y voyait « un choc salutaire » pour l’UE.
« Engagée avec courage et talent en faveur de la construction de l’Europe »
Dominique Bussereau a salué sur Twitter une femme « engagée avec courage et talent en faveur de la construction de l’Europe ».
« Son engagement pour l’Europe et ses valeurs continueront à nous guider durablement », a réagi l’actuel président du Parlement européen, Antonio Tajani :

J’apprends avec tristesse la disparition de Nicole Fontaine, 2ème femme à avoir présidé le @Europarl_FR de 1999 à 2… https://t.co/fAoD9lNxoN— EP_President (@Antonio Tajani)


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Jean-Pierre Raffarin, avec qui Nicole Fontaine a travaillé deux ans au gouvernement, lui a rendu hommage :

🇪🇺🇫🇷Je présente mes très sincères condoléances à la famille de Nicole Fontaine, ancienne Présidente du @Europarl_FR… https://t.co/1qVPhVJF7g— jpraffarin (@Jean-Pierre Raffarin)


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Emmanuel Macron a réagi un peu plus tard, saluant une femme « engagée qui, pendant trente-cinq ans de sa vie, aura mené le combat de la construction européenne », dans la « grande tradition de la démocratie chrétienne », selon un communiqué de l’Elysée. Le président français a souligné aussi « son engagement pour l’éducation ».
« Une grande figure européenne nous quitte. Nicole Fontaine, après Simone Veil, a présidé le Parlement européen. Elle s’y est investie avec enthousiasme, mettant sa vision et ses convictions au service de l’Union », a pour sa part tweeté le député européen Jean Arthuis.
Les sénateurs centristes se sont dits « attristés par la disparition de Nicole Fontaine », saluant « son engagement et ses combats pour l’Europe, avec humanisme et détermination ».
Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a rappelé le « combat pour une Europe humaniste, bienveillante et ambitieuse » de Nicole Fontaine et pour « le maintien d’un dialogue ouvert et la défense de la paix ». « Il ne serait que juste hommage que de poursuivre le combat pour ces valeurs », a ajouté le député (LRM) de la Loire-Atlantique.
L’eurodéputée (LR) Françoise Grossetête a elle aussi rendu hommage à une ancienne « collègue estimée et influente à Strasbourg et à Bruxelles, œuvrant sans relâche au renforcement de la démocratie parlementaire européenne ».



                            


                        

                        

