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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le match de barrage de Ligue 2, prévu vendredi, a été reporté à dimanche après que le bus des joueurs normands eut été attaqué par des supporteurs corses.
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Football : Ajaccio-Le Havre sous haute tension

Le match de barrage de Ligue 2, prévu vendredi, a été reporté à dimanche après que le bus des joueurs normands eut été attaqué par des supporteurs corses.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 17h20
   





                        



   


La finale de barrage de Ligue 2 entre l’Athletic Club ajaccien et Le Havre Athletic Club se jouera dimanche à 19 heures, avec deux jours de retard, le blocage du car normand par des supporteurs ajacciens ayant entraîné le report. Place au football. Samedi matin, la commission des compétitions de la Ligue de football professionnel (LFP) a tranché, ACA-HAC « peut se jouer à Ajaccio ».
Dans un calendrier serré, l’accord a été donné en s’appuyant sur le rapport du délégué de la LFP établissant que « l’ACA n’est pas responsable de ces incidents », et sur celui du coordinateur de la sécurité, Xavier Delarue, précisant que « les conditions de sécurité seront assurées et renforcées ». La rencontre se tiendra bien au stade François-Coty, mais la tension est toujours palpable après les incidents de vendredi soir.
Insultes racistes
Les Normands ont eu peur quand leur car a été bloqué par quelques dizaines de supporteurs ajacciens excités, à une cinquantaine de mètres de l’entrée. Proférant des insultes racistes, ils avaient lancé des fumigènes et quelques pierres, dont une avait endommagé le véhicule, provoquant son immobilisation durant près de trois heures.
« Insultes, menaces de mort, pétards, racisme (…), je suis choqué », a réagi sur France Bleue Normandie le président du HAC, Vincent Volpé. « Nous déplorons et condamnons ces actes », a souligné de son côté le vice-président de l’ACA, Alain Orsoni, tout en précisant que « le club n’est en aucun cas responsable de ces incidents. Ils se sont produits en dehors de l’enceinte du stade et incombent à la sécurité publique ».
Polémique entre les deux clubs
Une polémique s’en est ensuivie, certains Ajacciens reprochant aux Normands d’avoir refusé de jouer, les Havrais s’indignant en rétorquant que ce match ne pouvait pas se disputer dans de bonnes conditions. Riad Nouri, joueur d’Ajaccio, se disait « dégoûté, au micro de BEin Sport, moi j’ai envie de jouer ce soir. Ils (les joueurs du Havre) jouent leur carte aussi je comprends. On aurait peut-être fait pareil. Moi j’ai déjà vu des bus qui n’avaient plus de vitres ».
« Les conditions ne semblent guère réunies pour garantir la sécurité des joueurs, répliquait pour sa part le dirigeant normand Pierre Broccolicchi, le match doit être délocalisé voire disputé à huis clos. » Ajaccio n’en voulait absolument pas, le club ayant acquis sur le terrain, par sa 3e place, le droit de disputer à domicile la finale de barrage les 23 et 27 mai. La décision a été prise, maintenant place au jeu pour désigner le club qui disputera au 18e de Ligue 1 le droit de monter ou de rester parmi l’élite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Qui de Monaco, Lyon ou Marseille jouera en Ligue des champions la saison prochaine, et qui accompagnera Metz en Ligue 2 ? Point sur la Ligue 1 à quatre-vingt-dix minutes de la fin de la saison 2017-2018.
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Ligue 1 : course à la Ligue des champions et au maintien, les enjeux de la dernière journée

Qui de Monaco, Lyon ou Marseille jouera en Ligue des champions la saison prochaine, et qui accompagnera Metz en Ligue 2 ? Point sur la Ligue 1 à quatre-vingt-dix minutes de la fin de la saison 2017-2018.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 15h23
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Neuf mois et trois cent soixante-dix matches plus tard, nous voilà donc à quatre-vingt-dix minutes de la fin de cette saison de Ligue 1. Pourtant, tout est encore loin d’être joué. Paris a beau être officiellement sacré champion depuis des semaines déjà, cette dernière journée va permettre de connaître les deux autres clubs qui l’accompagneront en Ligue des champions, la saison prochaine, ceux qui joueront la Ligue Europa avec le Stade rennais, celui qui accompagnera Metz en Ligue 2, et celui qui jouera une double rencontre de barrages pour sauver sa tête en Ligue 1.
Monaco, Lyon et l’OM pour deux places en Ligue des champions
Trois clubs pour deux places seulement, mais un point positif par rapport aux saisons précédentes : la troisième place est directement qualificative après la défaite de Marseille en finale de la Ligue Europa, jeudi 17 mai, contre l’Atlético de Madrid (3-0).
Avec 77 points, Monaco (2e) est évidemment le mieux placé. Le club de la principauté n’a besoin que d’un point contre Troyes (19e), pour assurer sa place dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Juste derrière, Lyon (3e, 75 points) doit probablement amèrement regretter les trois points perdus la semaine dernière en fin de match contre Strasbourg (défaite 3-2). D’autant plus que les Lyonnais semblent avoir la rencontre la plus compliquée des trois prétendants à la Ligue des champions sur le papier, puisqu’ils affrontent Nice (6e, 54 points), qui doit assurer de son côté, une place en Ligue Europa, la saison prochaine.
Enfin, Marseille va devoir se reconcentrer après la désillusion de mercredi. Les Marseillais n’ont pas seulement laissé échapper un titre européen, mais aussi un billet direct pour la Ligue des champions offert au vainqueur de la Ligue Europa. Pour espérer jouer la C1 la saison prochaine, ils devront s’imposer contre Amiens (12e, 45 points), qui n’a plus rien à jouer cette saison, et espérer un faux pas de Monaco ou de Lyon.
Trois clubs pour la Ligue Europa (4e, 5e et 6e)
En plus du perdant de la lutte entre Monaco, Lyon et Marseille, et de Rennes (5e, 57 points, qui affronte Montpellier), trois clubs peuvent encore être européens la saison prochaine. Nice (6e, 54 points) est évidemment le mieux placé, mais le club azuréen affronte Lyon, qui doit valider son billet pour la Ligue des champions. Derrière Bordeaux (7e, 52 points) et Saint-Etienne (8e, 52 points) seront à l’affût. Les Bordelais vont à Metz, qui finira la saison à la vingtième et dernière place. De son côté, Saint-Etienne reçoit une équipe lilloise, qui a assuré son maintien lors de la précédente journée, et qui n’a donc plus rien à jouer cette saison.
Maintien (17e), barrages (18e), et relégation (19e)
Ils étaient cinq la semaine dernière, ils ne sont plus que trois aujourd’hui. Caen, Toulouse, Troyes : une de ces équipes sera officiellement sauvée ce soir, une autre directement reléguée en Ligue 2, tandis que la dernière jouera sa survie en Ligue lors d’une double confrontation lors des barrages.
Caen est le mieux placé dans cette course. 17es avec 37 points, les Caennais ont leur destin entre leurs pieds et n’ont besoin que d’un nul pour assurer leur place dans l’élite la saison prochaine. Ils affrontent le PSG ce soir. Motif d’espoir pour les hommes de Patrice Garande, les Parisiens ont laissé filer de nombreux points en cette fin de saison (deux nuls, une défaite sur les trois derniers matchs). Reste à savoir si les Normands seront capables de profiter de cette fébrilité.
Derrière, Toulouse (18e, 34 points) devra compter sur une défaite caennaise pour éviter les barrages. Les Toulousains devront également s’imposer contre Guingamp (11e, 47 points), qui ne joue plus rien cette saison, mais qui a reçu le soutien de nombreux supporteurs normands, ces derniers jours. Signe positif pour ces derniers, le TFC n’a plus connu la victoire en Ligue 1 depuis près d’un mois.
Enfin, Troyes est l’équipe la plus mal embarquée. Avant-derniers (33 points), les Troyens ne peuvent plus espérer qu’une place de barragiste pour jouer en Ligue 1, la saison prochaine. Mais pour cela, il leur faudra compter sur un faux pas toulousain et s’imposer contre Monaco (un nul ne permettrait probablement pas de rattraper la différence de buts largement favorable au TFC). Pas de chance pour eux, les Monégasques (2es, 77 points) ont encore beaucoup à jouer lors de ces quatre-vingt-dix dernières minutes.
Les autres matchs
Dijon (13e) - Angers (14e)
Nantes (10e) - Strasbourg (16e)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Caen est aux portes des barrages et affronte le PSG lors de la dernière journée samedi. Toulouse, concurrent direct des Normands, s’inquiète du degré de mobilisation des joueurs parisiens.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ En deux jours, le meneur de jeu marseillais n’a joué qu’une demi-heure de la finale de Ligue Europa perdue par son équipe et n’a pas été retenu chez les Bleus pour disputer la Coupe du monde en Russie.
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Football : la double peine de Dimitri Payet

En deux jours, le meneur de jeu marseillais n’a joué qu’une demi-heure de la finale de Ligue Europa perdue par son équipe et n’a pas été retenu chez les Bleus pour disputer la Coupe du monde en Russie.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 15h01
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


A la 31e minute de la finale de la Ligue Europa entre l’Olympique de Marseille et l’Atlético Madrid, le capitaine olympien Dimitri Payet s’est allongé sur la pelouse, les mains sur le visage. Une blessure aux ischio-jambiers qu’il traînait depuis une semaine, et en dépit de laquelle il avait été titularisé, aura eu raison de son match.
Lorsqu’il se relève pour se diriger vers le banc, Payet éclate en sanglots. Il est réconforté par ses coéquipiers, et même certains adversaires, qui ont dû pressentir, comme lui, que ce n’était pas seulement son match qui était terminé, mais sa saison, et potentiellement la Coupe du monde en Russie, qui commence le 15 juin.
Le sélectionneur français, Didier Deschamps, a confirmé la sombre hypothèse en dévoilant la liste des 23 joueurs sélectionnés, le 17 mai. « Sans blessure, c’était un candidat sérieux à un poste dans les 23. (…) Il y a un délai de récupération pour ce type de blessure de trois semaines avant d’être apte à jouer. Mais comme c’est musculaire, il y a un risque important de nouvelle récidive », a-t-il justifié, refusant de partir en Russie avec des « incertitudes ou des points d’interrogation ».
Deschamps a tiré un trait sur le Réunionnais puisque ce dernier n’est même pas dans la liste des réservistes. Et Payet, à 31 ans, est obligé de faire de même avec la Coupe du monde, un zénith footballistique qu’il ne connaîtra jamais.

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                OM-Atlético : le résumé de la finale de Ligue Europa en vidéos



Deuxième partie de saison incandescente
Ce n’est pas seulement le catalyseur créatif de l’OM qui a été perdu sur la pelouse de Lyon. Les Marseillais ne s’en sont d’ailleurs jamais remis, coulant progressivement en son absence. L’équipe de France a également perdu un joueur qui aurait pu apporter sa qualité technique ou sa précision sur coups de pied arrêtés en sortie de banc. Le meneur de jeu avait été un élément moteur des Bleus pendant l’Euro 2016, et notamment lors de la phase de groupes.

Depuis quelques mois, le Marseillais pratiquait un football incandescent : 10 buts et 20 passes décisives en 45 matchs après avoir été blessé ou hors de forme pendant toute la première moitié de saison. Il brillait particulièrement en Ligue Europa, et comme il n’y a rien de mieux pour polir son profil international que de marquer les esprits dans les Coupes européennes (Ben Yedder en sait quelque chose), le nom de Dimitri Payet est naturellement revenu dans la conversation des Bleus, où il n’était plus apparu depuis octobre 2017. L’entraîneur de l’OM Rudi Garcia a-t-il pris le risque d’aggraver la blessure de son meneur de jeu en le titularisant pour la finale de la Ligue Europa ?
« Je pense que c’est le genre de risque à prendre »

   


Dans les jours qui ont précédé le match, l’état-major marseillais était resté vague sur l’état de santé de son capitaine, qui n’avait plus joué depuis le 6 mai contre Nice. A la veille du match, le 15 mai, Payet lui-même ne respirait pas la confiance en déclarant : « Je pense pouvoir être apte. » Dans les faits, il ne s’était plus entraîné depuis le 12 mai.
La décision de le lancer dès le début de la rencontre est parfaitement assumée par l’entraîneur de l’OM, Rudi Garcia, qui s’est justifié en expliquant que, « sur ce genre de match, c’est le genre de risque à prendre ». 
« On espérait qu’il [serait] apte, on a d’ailleurs effectué un test avant le match ce matin. Ce soir, sa blessure ne s’est pas aggravée. Il avait une appréhension pour jouer de manière libérée et pour pouvoir frapper fort dans le ballon. Il était tout simplement trop juste pour être à 100 %. »
Pour étayer son argument, Garcia rappelle que « même diminué, il a fait une passe décisive, ou qui aurait pu être décisive, pour Valère Germain ». L’Equipe rapporte que « la gestion de sa lésion aux ischio-jambiers pourrait laisser des traces entre lui et son club, mais aussi entre Deschamps et Rudi Garcia, dont les intérêts divergeaient dans cette affaire ». Le sélectionneur national devait être au courant de la réalité de la blessure puisque le médecin de l’OM, Franck Le Gall, est également celui de l’équipe de France.
Le principal concerné ne n’est pas exprimé depuis sa finale malheureuse. On l’imagine quand même mal s’être retrouvé sur le terrain contre son gré. On ne refuse pas une finale de Ligue Europa pour se préserver pour une hypothétique sélection. C’est ce qu’on peut comprendre en lisant une interview publiée avant le match sur le site de l’UEFA dans laquelle il dit :
« Ce n’est pas un match normal. On joue au football pour pouvoir jouer de tels matchs. »
Quelques mois après avoir forcé sa sortie de West Ham et son retour à l’OM comme pierre angulaire de « l’OM Champions Project », Dimitri Payet racontait dans So Foot qu’il voyait la Coupe du monde 2018 comme « la dernière étape de [s]on aventure avec les Bleus ». « Je sais qu’avec tous ces petits jeunes pétris de talent, au vu de mon âge, ça sera un objectif difficilement atteignable de prétendre à l’Euro deux ans plus tard. » C’est peut-être surtout à cela que devait penser le capitaine marseillais pendant les cinquante-neuf dernières minutes de la finale de Ligue Europa qu’il a passé sur le banc.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La réforme de l’accès à l’université ne devrait pas provoquer un infléchissement à la baisse des notes, selon Claude Garcia, professeur de SES et blogueur.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le coprésident du comité d’organisation de la Coupe du monde 1998 a expliqué avoir eu recours à « une petite magouille » pour permettre à l’équipe de France d’éviter le Brésil avant la finale.
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Michel Platini revient sur la « petite magouille » lors de la Coupe du monde 1998

Le coprésident du comité d’organisation de la Coupe du monde 1998 a expliqué avoir eu recours à « une petite magouille » pour permettre à l’équipe de France d’éviter le Brésil avant la finale.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 14h36
   





                        



   


La phrase a été lâchée en toute décontraction sur le plateau de son ami Jacques Vendroux. Michel Platini a révélé qu’« une petite magouille » avait eu lieu pour que la France et le Brésil ne puissent se rencontrer qu’en finale de la Coupe du monde 1998. Une « magouille » déjà connue et qui avait d’ailleurs fait grincer des dents à l’époque, notamment côté brésilien.
« Quand on a organisé le calendrier, on a fait une petite magouille », a confié Michel Platini dans l’émission « Stade bleu », qui sera diffusée dimanche 20 mai sur France Bleu. L’ancien numéro 10 et capitaine des Bleus était alors coprésident du Comité français d’organisation de la Coupe du monde (CFO). « Si on finissait premier du groupe et que le Brésil finissait premier, on ne pouvait pas se rencontrer avant la finale », a-t-il précisé.
« On ne va pas s’emmerder pendant six ans à organiser la Coupe du monde si on ne peut pas faire quelques petites magouilles. Vous pensez que les autres ne le faisaient pas dans les autres Coupes du monde ? Tu penses… »
« Conspiration européenne »
Il y a 21 ans, l’astuce a consisté, bien avant le tirage le 4 décembre 1997 à Marseille - dont le grand ordonnateur était Blatter, alors secrétaire général de la FIFA - à pré-positionner les têtes de série dans certains groupes. Ainsi, avant le tirage, six têtes de série étaient déjà connues, dont le Brésil et la France, qualifiés d’office en tant que champion du monde et pays organisateur.
Le Brésil était tête de série du groupe A et la France était dans le groupe C. En finissant premiers de leur groupe, ils ne pouvaient plus se croiser avant la finale en cas de parcours victorieux pour les deux équipes. Le 2 décembre 1997, le sélectionneur national brésilien, Mario Zagallo, avait dénoncé une cabale des Européens contre sa Seleçao. Pour preuve de cette « conspiration européenne », Zagallo se disait persuadé que le groupe A, celui du Brésil, compterait deux équipes du vieux continent. Le Brésil tomba avec la Norvège, l’Ecosse et le Maroc.

Coupe du Monde 98 : la "petite magouille" de Platini pour que France et Brésil s'évitent jusqu'à la finale >… https://t.co/dROjIsgJBZ— francebleusport (@France Bleu Sport)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le sélectionneur des Bleus a divulgué, jeudi, sa liste de vingt-trois joueurs retenus pour la Coupe du monde en Russie. Voici la liste complète des joueurs sélectionnés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Méconnu en France, le milieu du FC Séville de 29 ans a été préféré à Adrien Rabiot dans la liste des 23 joueurs retenus par Didier Deschamps.
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Coupe du monde 2018 : Steven N’Zonzi, une surprise... logique

Méconnu en France, le milieu du FC Séville de 29 ans a été préféré à Adrien Rabiot dans la liste des 23 joueurs retenus par Didier Deschamps.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 08h57
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 11h08
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Comme Antoine Griezmann, il n’a jamais joué en Ligue 1. Comme lui, il a trouvé son bonheur en Espagne. Mais la comparaison s’arrête là entre le double buteur de la finale de la Ligue Europa avec l’Atlético Madrid et Steven N’Zonzi, milieu défensif du FC Séville depuis 2015. Invité à justifier son choix sur le plateau du « 20 heures » de TF1, Didier Deschamps l’a habillé avec le costume du joueur de devoir : « Pourquoi pas lui ? Il n’a pas de génie mais est performant dans son rôle. »

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Le sélectionneur de l’équipe de France a déjà été plus inspiré dans son service après-vente, mais le fond est là. Le choix de N’Zonzi répond à sa chère logique de groupe. Et dans cette logique, le Sévillan de 29 ans a été préféré à Adrien Rabiot pour un poste bien précis : celui de doublure de l’incontournable N’Golo Kanté comme « sentinelle » devant la défense.
Or, Adrien Rabiot a toujours eu un amour modéré pour ce rôle de numéro 6 aussi bien au PSG qu’en sélection. Lui aime et revendique sa liberté comme milieu relayeur. Il l’a dit et répété. Trop peut-être. Le Parisien a sans doute aussi payé sa sortie maladroite à Sofia le 7 octobre 2017 quand il avait mis sur le compte « du froid » et de la « peur de se blesser » sa rentrée ratée en cours de match face à la Bulgarie. D’une sincérité désarmante, cette déclaration provoquera une colère noire du sélectionneur. Le sort du frileux est alors entendu. « Les performances d’Adrien en équipe de France ne sont pas du tout du même niveau que celles qu’il a eues au PSG », a indiqué Didier Deschamps pour acter la relégation du Parisien comme simple réserviste.
La porte était ouverte pour Steven N’Zonzi. Quand un Rabiot tout juste majeur avait Zlatan Ibrahimovic pour voisin de vestiaire et Carlo Ancelotti comme entraîneur, le natif de Colombes tentait de gagner sa place avec Amiens en Ligue 2 avant de filer à l’anglaise à Blackburn puis Stoke City où son 1,96 m lui était bien utile pour s’imposer en Premier League.
Pas seulement un grand dur
Mais derrière ce physique de troisième-ligne se cache aussi un joueur loin d’être fâché avec ses pieds. Quand le FC Séville débourse à l’été 2015 près de 10 millions d’euros pour s’attacher ses services, Monchi, son très francophile directeur sportif, dresse un portrait bien différent : « Steven a dû continuellement se battre contre son apparence. Son physique est celui d’un joueur costaud, fort et puissant, alors qu’au fond, sa caractéristique principale est sa technique et la coordination de ses longues jambes. »
Le Français le prouve d’ailleurs depuis bientôt trois ans dans un championnat d’Espagne où même un milieu de devoir doit savoir caresser le ballon. Didier Deschamps relève son nom et envoie ses adjoints superviser en Andalousie celui qui est considéré comme une référence à son poste en Liga. Et quand il le convoque pour la première fois avec les Bleus en novembre 2017 pour deux matchs amicaux face à l’Allemagne et le Pays de Galles, le sélectionneur vante son « aisance technique et sa taille imposante ». Ses deux entrées en jeu sont sobres, rassurantes et dégagent une certaine puissance. En l’espace de soixante et onze minutes cumulées, N’Zonzi prouve que le maillot bleu ne taille pas trop grand pour lui.
Certains n’en doutaient pas, notamment Unai Emery. Dans les dernières heures du marché des transferts à l’été 2017, l’entraîneur du PSG avait fait de son ancien protégé au FC Séville sa priorité au poste de sentinelle. Mais les 40 millions d’euros demandés avaient refroidi la direction parisienne. Faute de N’Zonzi, les nombreuses absences de Thiago Motta ont été compensées pendant une bonne partie de la saison par un certain Adrien Rabiot.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le sélectionneur des Bleus a divulgué, jeudi, sa liste de vingt-trois joueurs retenus pour la Coupe du monde en Russie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/05/2018
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Pour la Coupe du monde 2018, Didier Deschamps fait le pari de la jeunesse

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Le Monde
 |    18.05.2018 à 04h07
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 10h50
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            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Didier Deschamps n’a pas l’habitude d’exposer ses états d’âme. Ferme et résolu, le sélectionneur de l’équipe de France de football n’a pas pris de gants en divulguant, jeudi 17 mai, sur le plateau du JT de « 20 heures » de TF1, sa liste de vingt-trois joueurs retenus pour disputer la Coupe du monde en Russie (14 juin au 15 juillet). « C’est le mauvais côté d’être sélectionneur, je fais des choix et je les assume », a-t-il martelé après avoir donné l’identité des heureux élus.

Conservateur, le technicien français a gardé dix-neuf des vingt-quatre joueurs convoqués en mars pour les matchs amicaux contre la Colombie et la Russie. Mais ce ratio ne doit pas masquer les décisions radicales et spectaculaires prises par le patron des Tricolores.
Comme avant le Mondial 2014 et l’Euro 2016, il a aussi communiqué une liste de « réservistes », qui doivent se tenir prêts en cas de forfaits de dernière minute. Mais, cette fois, ces onze suppléants ne participeront pas au stage de préparation – il débutera mardi à Clairefontaine (Yvelines), quartier général des Bleus –, pas plus qu’aux matchs amicaux programmés contre l’Irlande (le 28 mai), l’Italie (le 1er juin) et les Etats-Unis (le 9 juin).
Exit Dimitri Payet
Parmi eux figurent plusieurs joueurs pourtant bien installés en sélection comme les milieux Adrien Rabiot (PSG) et Moussa Sissoko (Tottenham), l’arrière gauche Lucas Digne (FC Barcelone), l’ailier Kingsley Coman (Bayern Munich) ou l’avant-centre Alexandre Lacazette (Arsenal), privé de Mondial malgré son doublé inscrit en novembre 2017 lors d’un match amical (2-2) contre les champions du monde allemands. Autre sacrifié, l’attaquant Anthony Martial (Manchester United) qui figure également parmi les réservistes.
La non-convocation du milieu marseillais Dimitri Payet, 31 ans, était, elle, attendue au lendemain de sa sortie sur blessure lors de la finale de la Ligue Europa perdue (0-3) par son club contre l’Atlético...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Didier Deschamps a annoncé jeudi la sélection qui composera l’équipe de France de football lors de la Coupe du monde en Russie.
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Coupe du monde 2018 : visualisez la liste des 23 joueurs de l’équipe de France

Didier Deschamps a annoncé jeudi la sélection qui composera l’équipe de France de football lors de la Coupe du monde en Russie.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 23h40
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18.05.2018 à 07h26
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                            Rédaction Snapchat - Le Monde








                        



   



   



   



   



   



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Avec Thauvin, mais sans Payet, le sélectionneur français Didier Deschamps a annoncé jeudi la composition de l’équipe de France qui disputera le Mondial de foot en Russie.
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Griezmann, Pogba, Fekir… La liste des vingt-trois Bleus pour la Coupe du monde 2018

Avec Thauvin, mais sans Payet, le sélectionneur français Didier Deschamps a annoncé jeudi la composition de l’équipe de France qui disputera le Mondial de foot en Russie.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 20h27
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 08h21
   





                        



   


La Coupe du monde de football 2018 en Russie approche. A vingt-neuf jours du début de la compétition, le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, a dévoilé, jeudi 17 mai, la liste des joueurs sélectionnés pour le Mondial (14 juin-15 juillet).

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          le calendrier de la Coupe du monde



Comme le veut la coutume depuis 2010, l’entraîneur français a divulgué le nom des vingt-trois Bleus sélectionnés – et celui des sept réservistes – en direct au « 20 heures » de TF1.

Notre équipe pour la Coupe du Monde 👊🇫🇷 #FiersdetreBleus #ListeDes23 https://t.co/Wq2KGAYoQX— equipedefrance (@Equipe de France)


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Une liste sans surprise, à l’exception du joueur du FC Séville Steven Nzonzi comme milieu de terrain. Plaque tournante du club andalou depuis plusieurs années, il bénéficie de l’absence du Parisien Adrien Rabiot, qui n’a jamais fait ses preuves sous le maillot bleu. « Une équipe, ce n’est pas que des stars. Il n’a pas du génie, mais il a été performant quand je l’ai appelé », a justifié le technicien tricolore.
Exit Dimitri Payet
« J’ai fait mes choix, il y a un groupe », a tranché le sélectionneur, interrogé par Gilles Bouleau. Comme attendu, Karim Benzema (Real Madrid) n’a pas été appelé par Didier Deschamps, en dépit de sa participation à une nouvelle finale de Ligue des champions la semaine prochaine.
Exit, aussi, Dimitri Payet (Olympique de Marseille). Sorti en pleurs, mercredi, lors de la finale de la Ligue Europa, le meneur de jeu, blessé, ne sera pas du voyage en Russie. « C’était un candidat dans la liste des vingt-trois ; sa situation s’est aggravée. Sur ce type de blessure, c’est trois semaines mais avec des risques de récidives. Malheureusement, ça ne va pas être possible pour Dimitri », a commenté le Basque.
On retrouve cependant trois Marseillais parmi les vingt-trois. Le gardien Steve Mandanda, le défenseur Adil Rami et l’attaquant Florian Thauvin seront du voyage en Russie, ce qui récompense la belle aventure européenne des Phocéens.
Hormis Raphaël Varane (Real Madrid), qui doit disputer la finale de la Ligue des champions samedi 26 mai, toute l’équipe de France sera réunie mardi au centre d’entraînement de Clairefontaine. Les réservistes, eux, resteront à la maison, mais ils pourront être appelés à tout moment. Et le 4 juin, Didier Deschamps devra communiquer à la FIFA une liste cette fois définitive de vingt-trois joueurs.
Retrouvez la liste des vingt-trois :
Gardiens 
Alphonse Areola (PSG), Hugo Lloris (Tottenham), Steve Mandanda (OM).
Défenseurs
Lucas Hernandez (Atlético Madrid), Presnel Kimpembé (PSG), Benjamin Mendy (Manchester City), Benjamin Pavard (VfB Stuttgart), Adil Rami (OM), Djibril Sidibé (AS Monaco), Samuel Umtiti (FC Barcelone), Raphaël Varane (Real Madrid).
Milieux de terrain
N’Golo Kanté (Chelsea), Blaise Matuidi (Juventus Turin), Steven Nzonzi (FC Séville), Paul Pogba (Manchester United), Corentin Tolisso (Bayern Munich).
Attaquants
Ousmane Dembélé (FC Barcelone), Nabil Fekir (Olympique lyonnais), Olivier Giroud (Chelsea), Antoine Griezmann (Atlético Madrid), Thomas Lemar (AS Monaco), Kylian Mbappé (PSG), Florian Thauvin (OM).
Réservistes
Wissem Ben Yedder (FC Séville), Kingsley Coman (Bayern Munich), Benoît Costil (Girondins de Bordeaux), Mathieu Debuchy (AS Saint Etienne), Lucas Digne (FC Barcelone), Alexandre Lacazette (Arsenal), Adrien Rabiot (PSG), Mamadou Sakho (Crystal Palace), Moussa Sissoko (Tottenham), Kurt Zouma (Stoke City) et Anthony Martial (Manchester United).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le sélectionneur français, Didier Deschamps, annonce jeudi au « 20 heures » de TF1 la liste des joueurs qui composeront l’équipe de France lors du Mondial en Russie.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les Three Lions ont dévoilé mercredi la liste des 23 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde de football dans un mini-clip de deux minutes, qui a été vu près de 2 millions de fois sur Facebook.
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Mondial 2018 : l’Angleterre casse les codes de l’annonce officielle des sélectionnés

Les Three Lions ont dévoilé mercredi la liste des 23 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde de football dans un mini-clip de deux minutes, qui a été vu près de 2 millions de fois sur Facebook.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 16h52
   





                        



   


Les supporteurs de l’équipe de France de football retiennent leur souffle. Tous attendent la grand-messe du 20 heures de TF1 pour voir le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps dévoiler, jeudi 17 mai, la liste des heureux sélectionnés pour la Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet).

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Comme tous les deux ans avant un Mondial ou un Euro, le style sera très sobre, très officiel et sans grande effervescence. Mais pour les prochaines compétitions à venir, les pontes de la Fédération française de football pourraient s’inspirer de leurs homologues anglais. De l’autre côté de la Manche, ce sont les supporteurs britanniques qui dévoilent le nom des joueurs sélectionnés par l’entraîneur Gareth Southgate, dans un mini-clip de deux minutes devenu rapidement viral.
Une idée pour l’Euro 2020 ?
La vidéo débute avec deux jeunes supporteurs anglais devant le stade de Wembley à Londres « pour l’annonce officielle de la liste anglaise ». Puis la liste des noms est égrenée dans une mise en scène très rythmée et dynamique, avec des jeunes qui font les clowns en même temps qu’ils annoncent les noms tant attendus. De Danny Rose, annoncé par une jeune fille qui glisse dans la boue, jusqu’à l’attaquant Jamie Vardy, dont le nom est tagué sur un mur, en passant par l’ailier Jesse Lingard, qui surgit sur l’écran comme joueur virtuel dans une partie jouée par deux enfants.

For the nation, by the nation. The #ThreeLions’ official @FIFAWorldCup squad announcement. https://t.co/YecUWPUZfJ— England (@England)


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En vingt-quatre heures, cette vidéo virale a été vue 1,6 million de fois sur la page Facebook de la sélection et partagée plus de 20 000 fois sur Twitter. De quoi donner des idées à Didier Deschamps, ou à son successeur, pour l’Euro 2020.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le collectif Rouge direct et l’association Stop Homophobie ont dénoncé jeudi le « laissez-faire » de la LFP face aux actes et propos homophobes dans les stades.
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Des associations demandent à la Ligue de football professionnel de sanctionner les actes homophobes

Le collectif Rouge direct et l’association Stop Homophobie ont dénoncé jeudi le « laissez-faire » de la LFP face aux actes et propos homophobes dans les stades.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 15h25
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 06h39
   





                        



   


« Rien n’a changé dans les stades de football. » Le constat du collectif Rouge direct, qui réunit les anciens du club amateur Paris Foot Gay, est sans appel. Malgré la signature, en 2011, par la Ligue de football professionnel (LFP) d’une charte contre l’homophobie, « les chants homophobes n’ont jamais cessé et ont même fait leur grand retour au Parc des Princes », le stade du Paris-Saint-Germain (PSG), déplore le collectif dans un communiqué. « L’inaction [de la LFP] est une faute grave qui autorise tous les débordements homophobes », ajoute le texte.
La Ligue est chargée, par délégation de service public, de réglementer les compétitions de football professionnel en France, leur organisation et leur sécurité. L’association prévoit ainsi d’envoyer dans les prochains jours « une mise en demeure à la LFP pour lui demander d’exercer son pouvoir de police dans les stades » et faire condamner les actes homophobes. Cette procédure, si elle reste sans résultat, sera suivie d’une « assignation devant le tribunal administratif de Paris », a ajouté Thierry Granturco, l’avocat de Rouge direct.

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Ce collectif, qui se définit comme un « lanceur d’alerte qui combat l’homophobie dans le sport », et Stop Homophobie ont lancé une collecte de fonds sur le site GoFundMe pour financer cette action en justice.
Enquête Ipsos sur l’homophobie
Comme le collectif Rouge direct, l’association Foot ensemble montre également du doigt une homophobie banalisée dans le football. Elle s’appuie sur un sondage réalisé en ligne par Ipsos auprès de 2 176 Français et diffusé jeudi, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.
Dans cette enquête, un quart des sondés avoue avoir déjà proféré des insultes homophobes en assistant à un match. La proportion monte à 34 % parmi les amateurs de football et à 58 % chez ceux qui le pratiquent. Si 40 % des amoureux du ballon rond considèrent ces propos comme des insultes, seulement 12 % les jugent « homophobes ». Dans le monde du football, ces propos « sont dédramatisés » et associés au « folklore », note Ipsos.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Quatre-vingts détenteurs de billets, proposés par le quotidien pour la finale de la Ligue Europa, n’ont pas pu accéder au stade.
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Le PDG de « La Provence » démissionne après une affaire de faux billets pour le match OM-Atlético

Quatre-vingts détenteurs de billets, proposés par le quotidien pour la finale de la Ligue Europa, n’ont pas pu accéder au stade.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 14h34
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


Face à la colère de Bernard Tapie, propriétaire de La Provence, le PDG du journal n’a eu d’autre choix que de démissionner. Jean-Christophe Serfati, qui dirige le groupe de presse depuis un an, a présenté sa démission jeudi 17 mai, après avoir acheté 120 billets pour la finale de la Ligue Europa auprès d’un intermédiaire installé à l’étranger et non agréé par l’UEFA, pour le compte du quotidien.
« J’ai été victime d’une escroquerie », a déclaré à l’AFP le patron démissionnaire du journal qu’il avait rejoint après avoir mis en place des services immobiliers comme Logic-Immo.com et Surface privée. « M. Serfati a pensé bien faire en invitant des annonceurs, il a oublié totalement de demander s’il avait le droit de le faire », a déclaré de son côté Bernard Tapie.
Le site Marsactu et Le Canard enchaîné avaient révélé, mercredi, que le journal avait proposé à ses annonceurs un pack combinant des encarts de publicitaires et des entrées au stade. Proposés dans le cadre d’une « opération de relations publiques », ces billets n’ont permis d’accéder à la finale opposant l’Olympique de Marseille à l’Atlético de Madrid qu’à un tiers de leurs détenteurs, soit 40 personnes. Selon Le Figaro, les 80 détenteurs de billets frauduleux ont pu atténuer leur déception en suivant le match attablés autour d’un dîner au sein d’un restaurant lyonnais.
L’opération contrevenait au règlement de l’UEFA, qui stipule que seuls les sponsors de la Ligue Europa sont autorisés à gérer les billets des compétitions ou les opérations, ce qui n’est pas le cas de l’agence qui a fourni les billets à la régie publicitaire de La Provence. L’UEFA et La Provence devraient déposer plainte contre l’entité qui a vendu les places. « Bernard Tapie n’était pas au courant de l’opération », précise une source au sein du journal. Franz-Olivier Giesbert, actuel directeur éditorial, assurera l’intérim à la tête du titre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le portier italien âgé de 40 ans quittera le club turinois, où il a passé 17 saisons, à l’issue d’un dernier match de championnat samedi face au Hellas Vérone.
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Football : le mythique gardien Gianluigi Buffon quitte la Juventus Turin

Le portier italien âgé de 40 ans quittera le club turinois, où il a passé 17 saisons, à l’issue d’un dernier match de championnat samedi face au Hellas Vérone.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 12h58
   





                        



   


L’historique gardien de la Juventus Gianluigi Buffon a annoncé jeudi qu’il allait quitter le club turinois après dix-sept saisons, à l’issue d’un dernier match de championnat samedi face au Hellas Vérone.
« Samedi, ça sera mon dernier match avec la Juventus. Finir cette aventure avec deux nouvelles victoires [en Championnat et Coupe d’Italie] était important », a déclaré le portier italien âgé de 40 ans, lors d’une conférence de presse.
Pas de retraite annoncée
Buffon a par ailleurs déclaré qu’il se donnait encore quelques jours pour décider de son avenir, qui pourrait être sur le terrain, ou en dehors. « Que vais-je faire ? Samedi, je joue un match et c’est la seule chose certaine », a-t-il dit.
« Jusqu’à il y a quinze jours, j’étais sûr d’arrêter de jouer. Mais j’ai reçu des propositions stimulantes, à la fois sur le terrain et hors du terrain. Hors du terrain, la plus intéressante m’a été faite par le président Agnelli », a-t-il dit à propos du président de la Juventus, Andrea Agnelli. « La semaine prochaine, après quelques jours de réflexion sereine, je prendrai une décision définitive et certaine », a ajouté Buffon.
Selon la presse sportive italienne, Buffon aurait été contacté par des clubs de haut niveau, comme Liverpool, le Real Madrid ou le PSG.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Auteur d’un doublé, l’international français a survolé les débats mercredi soir pour offrir la victoire à l’Atlético Madrid face à l’Olympique de Marseille (3-0).
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Ligue Europa : Antoine Griezmann, taille patron

Auteur d’un doublé, l’international français a survolé les débats mercredi soir pour offrir la victoire à l’Atlético Madrid face à l’Olympique de Marseille (3-0).



Le Monde
 |    17.05.2018 à 09h13
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 10h37
    |

            Anthony Hernandez (Décines (Rhônes), envoyé spécial)








                        



   


Plus sa coupe de cheveux gagne en sobriété, plus le jeu d’Antoine Griezmann impressionne par son efficacité. Mercredi 16 mai à Décines, en banlieue lyonnaise, il n’a eu besoin que de deux occasions pour inscrire un doublé et offrir la Ligue Europa 2018 à l’Atlético Madrid. Au milieu de ses coéquipiers, de membres de sa famille et de celles de ses camarades, il a savouré de longues minutes cette victoire, bien après la remise du trophée aux vainqueurs. Dans un stade vidé des fans marseillais, les supporteurs de « l’Atléti » ont communié avec leur équipe et leur vedette. Ils savent ce qu’ils doivent à leur petit attaquant.

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A 80 km de sa ville de naissance (Mâcon), Griezmann a éclaboussé de son talent une finale disputée face à l’OM, dans l’enceinte qui appartient à l’Olympique lyonnais. Sur le terrain, le Français a largement dominé son sujet, à l’image d’un Atlético qui n’a pas eu besoin de forcer son talent pour remporter une troisième Ligue Europa en huit ans (2010, 2012 et 2018). « Notre jeu, c’est être costaud derrière, bien défendre et faire mal à chaque erreur, c’est ce qui s’est passé. C’est l’Atlético, ce que l’on aime faire et grâce à ça, on a été champion », s’est félicité le Français à la fin de la rencontre.
Rapidité, vivacité, maestria technique et sang-froid ont ponctué sa prestation XXL, qui lui a valu d’être élu à l’unanimité homme du match. A la 21e minute, il a d’abord exploité, sans pitié et avec une précision chirurgicale, une relance hasardeuse de Steve Mandanda puis un contrôle raté d’André-Frank Zambo Anguissa. Quatre minutes après le retour des vestiaires, après un une-deux magistral avec son coéquipier Koke, il s’enfonçait dans la surface marseillaise pour piquer subtilement son ballon au-dessus du gardien olympien. D’une sérénité déconcertante, l’international tricolore s’est même permis une petite fantaisie en célébrant ses buts par une danse peu académique, inspirée du jeu vidéo ultra-populaire Fortnite.

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Sa performance est d’autant plus notable qu’elle intervient en plein flou sur son avenir, alors que les médias espagnols ne parlent plus que de son transfert au FC Barcelone. De quoi fortement agacer les dirigeants des Colchoneros, qui n’imaginent pas perdre leur diamant. Ce n’est certainement pas cette prestation qui va les faire changer d’avis. Mais il faudra assurément avoir les reins solides pour résister aux millions d’euros, plus d’une centaine, que les Catalans risquent de proposer pour arracher la signature du Français.
La troisième est la bonne
Admirateur de l’OM aujourd’hui malgré sa proximité avec l’OL quand il était enfant, Griezmann avait à cœur de mettre fin à sa (petite) malédiction des finales. En 2016, il avait subi deux désillusions à ce stade ultime de la compétition : l’une face au rival du Real Madrid en Ligue des champions, en ratant notamment un penalty, l’autre face au Portugal à l’Euro. Le plus espagnol des Français a donc enfin décroché son premier trophée international : « Ça faisait deux finales que je perdais. Je suis parti à 14 ans de chez moi [pour rejoindre le centre de formation de la Real Sociedad] pour gagner des titres, et ce soir j’avais l’opportunité de gagner un trophée, il fallait tout donner. »
Le futur pilier des Bleus, lors de l’imminente Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet), y a ajouté un soupçon de classe lorsqu’il a été le premier à réconforter Dimitri Payet, qu’il a côtoyé par le passé en équipe de France. Le Marseillais est sorti en larmes en première période à cause d’une blessure qu’il traînait depuis quelques jours.
Présent en conférence de presse afin d’honorer sa distinction individuelle, Antoine Griezmann s’est montré plus à l’aise dans la langue de Cervantès que dans sa langue maternelle pour répondre aux questions des journalistes. A l’une des deux seules questions posées en français, il s’est fendu d’un lapsus révélateur en voulant saluer son équipe de cœur : « Je tiens à féliciter les Marseillais pour leur saison. J’espère qu’ils vont se classifier, euh pardon se qualifier pour la Coupe du monde [il voulait dire la Ligue des champions]. » 
En plus d’être au sommet de sa forme, le double buteur a apparemment déjà la tête au Mondial. Une bonne nouvelle de plus pour le sélectionneur Didier Deschamps qui doit annoncer sa liste des 23 ce jeudi soir à 20 heures. « Grizou » en fera à coup sûr partie et sa prestation en finale de la Ligue Europa laisse augurer des perspectives rassurantes pour les Bleus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ A Lyon, l’Olympique de Marseille a été battu sèchement par l’Atlético Madrid (3-0). Le match, classé à haut risque, s’est déroulé sans incident majeur.
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OM-Atlético : le rêve européen de Marseille se brise en finale de la Ligue Europa

A Lyon, l’Olympique de Marseille a été battu sèchement par l’Atlético Madrid (3-0). Le match, classé à haut risque, s’est déroulé sans incident majeur.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 04h49
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 12h39
    |

                            Gilles Rof (Décines (Rhônes), envoyé spécial)








                        



   


« Que l’on gagne ou que l’on perde, je ne pourrai pas en vouloir à cette équipe. Elle m’a déjà donné beaucoup d’émotions cette année. Elle est au maximum de l’engagement. » A quelques minutes de la finale de la Ligue Europa entre l’OM et l’Atlético Madrid, mercredi 16 mai, Michel, supporteur marseillais, ne mettait pas son amour pour l’équipe de Rudi Garcia dans la balance du match à venir.
Comme on pouvait s’y attendre, compte tenu du récent passé européen des deux équipes, l’Olympique de Marseille s’est lourdement incliné 3-0 contre son adversaire espagnol sur la pelouse du stade des Lumières, à Décines (Rhônes). Les deux premiers buts ont été signés par Antoine Griezmann (21e, 49e), diabolique d’efficacité pour remporter son premier titre majeur, le dernier par Gabi (89e), le capitaine madrilène, alors que tout espoir était déjà envolé. Vingt-cinq ans après son triomphe en Ligue des champions, le club marseillais n’a pas ajouté de second titre européen à son palmarès.

        Revivez
         

          la défaite de Marseille en finale de la Ligue Europa



Aujourd’hui, Michel, comme la plupart des supporteurs marseillais, n’en veut pas à ses favoris. Mieux, il sera samedi au Stade-Vélodrome pour soutenir l’OM qui doit décrocher une victoire contre Amiens pour espérer, par ricochet, une place qualificative en Ligue des champions. Finir sur le podium de la Ligue 1 ne serait pas volé pour une équipe qui a fait vibrer ces dernières semaines une « bonne partie de la France », comme le rappelait Rudi Garcia, et qui, au terme de sa saison, aura disputé soixante-deux matchs avec ses tripes et son cœur.
« Oui, cette équipe a un gros cœur, et c’est plaisant à voir. Mais si elle montre les mêmes imperfections que contre Leipzig ou Salzbourg, ce soir, le cœur ne suffira pas face à une des meilleures équipes d’Europe », prédisait l’ancien avant-centre de l’OM, Marc Libbra, devenu consultant. Sur la pelouse lyonnaise, Marseille a été rattrapé par ses faiblesses intrinsèques, piégé par sa générosité, renvoyé à ses limites par un Atlético Madrid sûr de sa force.
Des coups du sort
L’espoir n’aura pas duré longtemps. Vingt et une minutes à peine. Sur une relance plein axe de son gardien international Steve Mandanda, étonnamment fébrile, André-Frank Zambo Anguissa ratait son contrôle. Antoine Griezmann n’en demandait pas tant. Aucune occasion, un but. Le réalisme de l’Atlético et de son goleador français fait peur. « Cela ne sert à rien de chercher les responsabilités quand le mal est fait, mais sur le but, c’est 50-50 », évaluait Rudi Garcia, renvoyant ses deux joueurs à leurs responsabilités. « Et contre une équipe comme Madrid, on ne doit pas être mené au score », poursuivait le coach marseillais.

        Les buts en vidéos :
         

          le doublé d’Antoine Griezmann et la défaite de l’OM



Depuis l’apothéose de Munich en 1993, les finales de l’OM se suivent et se ressemblent bizarrement, basculant sur d’étonnants coups du sort. A Moscou en 1999 contre Parme (3-0), Laurent Blanc, d’une tête en retrait loupée, avait tué le match. En 2004 contre Valence (2-0) une sortie kamikaze de Fabien Barthez valait penalty et expulsion. A Lyon, la légende olympienne retiendra aussi que Dimitri Payet, maître à jouer de l’équipe, a quitté en pleurs le terrain dès la 32e minute. Absent six jours plus tôt à Guingamp, était-il vraiment apte à disputer cette finale ? A-t-il hypothéqué ses chances de jouer la Coupe du monde avec l’équipe de France en forçant la nature ? « L’histoire de ce match, c’est trois, quatre joueurs qui sont blessés et dont on n’est pas sûr qu’ils sont à 100 %, reconnaît Rudi Garcia. Dimitri a passé un test le matin et avait une appréhension. (…) Mais c’était un risque à prendre dans ce genre de match. »
Le pari a failli être payant. Avec Payet, l’OM a réussi un excellent début de finale. Et à la quatrième minute, un de ses contres éclairs a offert à Valère Germain la meilleure occasion de la première mi-temps. Le fils de Bruno Germain, héros malheureux de la finale de 1991, aurait pu symboliquement venger son père. Mais le buteur a loupé le cadre.
Une journée presque parfaite
La journée, pourtant, aurait pu être parfaite. A Marseille, bouillonnante depuis deux semaines, elle avait commencé en fin de matinée par une sardinade géante improvisée sur le Vieux-Port. Les South Winners, l’un des plus importants groupes de supporteurs, voulaient marquer leur départ vers Lyon. Un cortège de plusieurs milliers de fans survoltés, auquel n’a pas manqué de se joindre la présidente Les Républicains (LR) du département, Martine Vassal, pas gênée de défiler au côté de l’effigie de Che Guevara pour l’amour de l’OM.

        Lire notre reportage à Marseille :
         

          après la défaite de l’OM en Ligue Europa : « Il y avait l’envie mais pas le niveau »



A Lyon, aucun incident majeur n’a marqué l’avant-match. Au total, 1 200 policiers et CRS avaient été déployés et la grande majorité des supporteurs marseillais, appelés au calme par les dirigeants de l’OM, a suivi le schéma imposé par les autorités. Le centre de Lyon est resté rouge et blanc, peuplé par une colonie espagnole tranquille, avec couples et familles. Et sur la place Bellecour, où l’UEFA a déployé son dispositif d’animation (et une photo géante de l’OM), les rares fans olympiens venaient de loin. « Nous sommes arrivés hier. Une trentaine de Tel-Aviv et de Jérusalem », explique ainsi Shimon Benadi, maillot bleu et blanc sur le dos.
« Les circuits sont particulièrement hermétiques, nous n’avons pas croisé un seul Madrilène », constatait un membre de la Vieille Garde des Ultras, rentré tôt dans le stade pour installer sa bâche. Le gros des 7 900 supporteurs qui ont acheté leurs places par le biais d’associations de fans n’est arrivé qu’en fin d’après-midi à Lyon. Et n’a quitté les cars que pour s’installer dans le parcage prévu à quelques centaines de mètres du stade. Un terrain vague sans grand intérêt que les Marseillais ont occupé avec patience sous le regard des forces de l’ordre.

        Lire aussi :
         

          22 personnes interpellées en marge de la finale OM-Atlético



« Cela s’est très bien passé », assurait le préfet du Rhône, Stéphane Bouillon, soulagé à la fin de la rencontre en donnant le bilan de la soirée. Dix-huit arrestations au stade – « pour la plupart des Marseillais tentant de faire entrer des fumigènes » –, quatre en centre-ville. « Nous avons eu des groupes de Lyonnais qui cherchaient des Marseillais, concédait M. Bouillon, mais il n’y a pas eu de confrontations. »
Côté ambiance, l’OM a gagné la bataille. « C’est impressionnant de voir ce soutien, les supporteurs qu’ils ont », a apprécié l’homme du match, Antoine Griezmann. Le seul point négatif reste ces dizaines de fumigènes allumés dans le virage marseillais, dont quelques-uns ont fini leur course sur le terrain. Le club en sera quitte pour payer une lourde amende. « Dommage, il y a d’autres manières de s’exprimer », regrettait le président Jacques-Henri Eyraud. Un détail dans une saison marseillaise qui, même sans qualification pour la Ligue des champions, samedi, restera réussie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Rassemblés dans le stade Vélodrome, 22 400 supporteurs marseillais étaient prêts à applaudir leur équipe… avant de déchanter.
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A Marseille, après la défaite de l’OM face à l’Atlético : « Il y avait l’envie mais pas le niveau »

Rassemblés dans le stade Vélodrome, 22 400 supporteurs marseillais étaient prêts à applaudir leur équipe… avant de déchanter.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 03h24
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 12h39
    |

            Feriel Alouti








                        



   


Pendant des jours, ils y ont cru. Comme il y a vingt-cinq ans, ils se sont imaginés au lendemain de la victoire, accueillir leurs joueurs dans la joie. Ils se sont vus admirer cette coupe tant désirée. Ils ont espéré pouvoir réussir ce qu’aucun autre club français n’avait réussi à faire avant eux : remporter la Ligue Europa. Jusqu’à la dernière minute, mercredi 16 mai, alors que l’Atlético Madrid menait encore deux à zéro, certains supporteurs marseillais comme Sami, un étudiant en histoire de 21 ans, ont cru qu’« avec Marseille tout ét[ait] possible ». Pour prouver leur ferveur, ils ont alors allumé les derniers fumigènes et crié, plusieurs fois, comme un seul homme : « Allez Marseille ! ».
Mais rien n’y a fait. « Il y avait l’envie mais on n’était pas au niveau », a finalement admis, perché sur un gradin, l’étudiant en histoire. Bien trop déçus, certains spectateurs n’ont même pas attendu la fin de la rencontre pour quitter le stade Vélodrome, dans lequel 22 400 personnes avaient obtenu un billet pour regarder la finale retransmise sur un écran géant.
Dehors, l’atmosphère, étrangement silencieuse, n’était pas celle des grands soirs. « On s’attendait à perdre mais avec un peu plus d’honneur », a lancé, la mine défaite, Romain, 29 ans, peintre en bâtiment, avant de railler le mauvais choix du gardien – « Il aurait fallu prendre Pelé, pas Mandanda » – sans parler de « l’occasion manquée de Germain » en début de match. Bien que « déçu », il a toutefois voulu dire « un grand bravo à Garcia [l’entraîneur de l’OM] d’être arrivé jusque-là, et de nous avoir rendu fiers du chemin parcouru ».

        Lire le compte rendu :
         

          L’Atlético Madrid et Griezmann achèvent les rêves de l’OM en finale de Ligue Europa



Aussitôt la défaite de l’Olympique de Marseille (OM) actée, le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, a « félicité », dans un communiqué, les joueurs de l’équipe mais aussi « le souvenir du spectacle » et « l’ambiance exceptionnelle » qui resteront « longtemps gravé [s] dans la mémoire des Marseillais ».
« C’était très bien parti »
Quelques heures auparavant, tous les espoirs étaient encore permis. Face à l’écran géant, les supporteurs de tous âges étaient motivés comme jamais. « La coupe, elle est pour nous », a-t-on même entendu au moment où celle-ci est apparue sur l’écran. En début de rencontre, fiers de leur équipe, prompts à applaudir chaque passe, les spectateurs ont multiplié les chants, et agité les bras, le sourire aux lèvres. Puis, Valère Germain a manqué un but. De quoi se faire copieusement insulter par les supporteurs marseillais. « Mais qu’il est nul ! », ont-ils pesté.
C’est à partir de la 21e minute, lorsque l’OM a encaissé un premier but, que l’ambiance a commencé à décliner. Quand, dix minutes plus tard, Dimitri Payet s’est blessé, et a quitté la pelouse du stade des Lumières de Lyon en pleurs, l’atmosphère est devenue franchement lugubre. A partir de là, plus personne n’a ri, plus personne n’a crié, plus personne n’a chanté dans le stade Vélodrome. Les visages se sont assombris mais les cœurs, eux, osaient encore y croire. « C’était très bien parti, le stade était en folie, on jouait bien. Avec un but et vu comme ils verrouillent la défense, ça risque d’être compliqué surtout avec la sortie de Payet », devinait déjà Florian, 16 ans.

        Les buts en vidéo :
         

          le doublé d’Antoine Griezmann et la défaite de l’OM



« Le match d’une vie »
Pendant plusieurs jours, pourtant, cette finale a fait rêver des milliers de supporteurs. « Tous avec nos héros », titrait ainsi, mercredi 16 mai, l’édition spéciale du quotidien La Provence, avant de rappeler, tel un fan rempli d’espoir, qu’« une finale n’est jamais jouée d’avance ». Mercredi, il était à peine 9 h 30 que certaines voitures commençaient, aux abords du stade Vélodrome, à klaxonner de manière frénétique.
Ici et ailleurs, ces derniers temps, on s’était habitués à entendre le même refrain, devenu viral : « Jeaaaaan-Micheeeeel Aulaaaaaaasssss – du nom du président de l’Olympique lyonnais –… On va gagner chez toi !!!! » ou, dans une autre version devenue polémique, « … On va tout casser chez toi !!!! ». Des – peut-être les mêmes ? – avaient même fait le déplacement jusqu’à Notre-Dame-de-la-Garde pour brûler un cierge.
Bien que Ludo, 17 ans, n’ait pas franchi les portes de « la Bonne Mère », c’était, pour lui, « le match d’une vie ». Trop petit en 1993 pour assister à la victoire de l’OM face au Milan AC en Ligue des Champions, l’étudiant en maçonnerie pensait, cette fois-ci, que c’était « leur année ». Il a été déçu.

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          le match minute par minute






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le dispositif composé de 1 250 policiers et gendarmes, sans précédent pour une rencontre de football en province, a réussi à éviter tout grave dérapage, par effet de dissuasion.
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Ligue Europa : 22 personnes interpellées en marge de la finale OM-Atlético

Le dispositif composé de 1 250 policiers et gendarmes, sans précédent pour une rencontre de football en province, a réussi à éviter tout grave dérapage, par effet de dissuasion.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 01h08
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 01h50
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        


Lyon a remporté le match de la sécurité. Tant redouté par les autorités, l’affrontement entre supporters ultras ne s’est pas produit dans la capitale des Gaules, mercredi 16 mai, à l’occasion de la finale de la Ligue Europa de football. En tout, vingt-deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue au cours de la soirée, selon un bilan de la préfecture de région.
Quatre personnes sont poursuivies pour violences aggravées, impliquées dans des bagarres dans les tribunes ;Trois autres ont été arrêtées après des bagarres survenues place des Terreaux, dans le centre de Lyon, rapidement maîtrisées par les forces de l’ordre ;Les autres relèvent de délits relativement mineurs, comme des dégradations, et même une vente à la sauvette.Huit supporters marseillais, interpellés à l’entrée du stade, en fin d’après-midi, étaient en possession de fumigènes.
Le dispositif composé de 1 250 policiers et gendarmes, sans précédent pour une rencontre de football en province, a donc réussi à éviter tout grave dérapage, par effet de dissuasion. Les autorités craignaient un coup d’éclat contre le club rival de Marseille, venu disputer à Lyon sa finale européenne, autant que d’éventuelles répliques de supporters marseillais. La soirée n’a pas été gâchée.

        Lire notre compte rendu du martch :
         

          L’Atlético Madrid et Griezmann achèvent les rêves de l’OM en finale de Ligue Europa



Exit les velléités de confrontation, notamment de la part des groupuscules identitaires, infiltrés parmi les supporters de l’Olympique lyonnais. Un épisode éclair a illustré ce risque, en fin d’après-midi. La brigade anticriminalité de Lyon a stoppé un groupe de vingt-cinq individus, soupçonnés d’appartenir à la mouvance identitaire. Les policiers les ont repérés au départ de leur fief, dans le quartier du Vieux Lyon. Ils ont pu les suivre, et les contrôler, dans le secteur de la gare de Perrache. Avec leurs protège-dents, un drapeau espagnol pour se fondre dans la foule, les militants présumés étaient visiblement partis pour en découdre. Un individu a été interpellé et placé en garde à vue, pour possession d’un poing américain. Les autres ont été laissés libres, sans infraction retenue. Mais la tactique d’intervention de la BAC, prévue pour intercepter le moindre regroupement à risque, a parfaitement fonctionné.

        Lire notre enquête :
         

          A Lyon, la confluence des extrêmes droites






                            


                        

                        

