<FILE-date="2018/05/19/19">

<article-nb="2018/05/19/19-1">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Grève de fonctionnaires : la DGAC recommande d’annuler 20 % des vols le 22 mai

La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h50
   





                        



   


L’USAC-CGT, FO et l’UNSA ont déposé un préavis de grève auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour la troisième journée nationale de grève et de manifestations, mardi 22 mai, organisée pour soutenir la fonction publique.
L’autorité supervisant le trafic aérien prévoit « des perturbations sur l’ensemble du territoire » et recommande aux voyageurs de voir auprès de leur compagnie aérienne quels vols seront annulés ou en retard.
Les fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA de la fonction publique, représentant les 5,7 millions d’agents publics, ont appelé à cette journée de mobilisation, qui entraînera également des perturbations dans les crèches, les écoles, mais aussi à Pôle Emploi ou dans des secteurs comme l’énergie ou la santé.

        Lire aussi :
         

                Berger, Martinez et Pavageau ensemble pour les fonctionnaires






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-2">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Selon l’économiste Jean-Luc Gaffard, Milton Friedman, l’inspirateur américain de la théorie de la prééminence de l’actionnaire, rejetait aussi l’idée que l’entreprise puisse agir pour le bien commun. C’est à l’Etat de le faire… et donc d’édicter les règles de gouvernance qui contraignent l’entreprise à le respecter !
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi Pacte : « L’entreprise n’a pas à se substituer à l’Etat dans ses responsabilités sociales et environnementales »

Selon l’économiste Jean-Luc Gaffard, Milton Friedman, l’inspirateur américain de la théorie de la prééminence de l’actionnaire, rejetait aussi l’idée que l’entreprise puisse agir pour le bien commun. C’est à l’Etat de le faire… et donc d’édicter les règles de gouvernance qui contraignent l’entreprise à le respecter !



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Jean-Luc Gaffard (Professeur émérite à l’OFCE Sciences Po et à Skema Business School)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. La revendication d’une responsabilité sociale et environnementale (RSE) de l’entreprise revient en force dans le débat public, avec la prochaine traduction juridique, via la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), du rapport de Nicole Notat et Jean-Dominique Senard (« L’Entreprise, objet d’intérêt collectif »). Il s’agit rien moins que de reconnaître une nouvelle fonction à l’entreprise : celle-ci n’aurait plus à se contenter de rechercher un profit maximum, mais devrait endosser des responsabilités jusque-là dévolues à la puissance publique.
Le contexte s’y prête. La mondialisation s’accompagne d’un recul des capacités d’intervention des gouvernements ; la concurrence s’exerce de plus en plus entre les normes et les systèmes juridiques, généralement au bénéfice du moins-disant fiscal ou social ; la fragmentation de la production s’accompagne d’un affaiblissement du droit du travail incarné dans des contrats qui ressemblent de plus en plus au contrat de louage caractéristique du monde d’avant l’industrie.
Cette revendication est une réponse à la fois à l’inversion de la hiérarchie des normes, qui fait de l’entreprise le lieu privilégié de la négociation, et à la présumée lenteur des réactions du politique dans les domaines incriminés.
Ce débat est tout sauf nouveau. La revendication dont il est porteur existait déjà dans les années 1960 et faisait d’ailleurs réagir l’un des chefs de file des économistes libéraux, Milton Friedman, dans un fameux article de 1970 publié dans le New York Times et intitulé « The Social Responsibility of Business Is to Increase Its Profits » (« La responsabilité sociale d’une entreprise est d’augmenter ses profits »).
Fidèle à ses convictions,...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-3">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi Pacte : « Formuler une raison d’être pour l’entreprise ne suffira pas à l’atteindre »

Les entreprises s’inquiètent des contraintes que ferait peser la loi Pacte. Jérôme Barthélemy, professeur de management, y voit une occasion de clarifier leur stratégie.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Jérôme Barthélemy (Professeur à l’Essec)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Depuis la parution du rapport « L’entreprise, objet d’intérêt collectif », on parle beaucoup de « raison d’être ». En effet ses auteurs, Nicole Notat et Jean-Dominique Senard, recommandent de « confier aux conseils d’administration et de surveillance la formulation d’une raison d’être visant à guider la stratégie de l’entreprise en considération de ses enjeux sociaux et environnementaux ».
La raison d’être est ce qui définit une entreprise de manière fondamentale : pourquoi existe-t-elle ? Qu’est-ce qu’elle apporte à ses clients ? Qu’est-ce qui la distingue de ses concurrents ? Pour savoir si une entreprise a une raison d’être, il suffit généralement de poser deux questions à son dirigeant : si votre entreprise disparaissait, qui la regretterait vraiment (à part vous…) ? Combien de temps faudrait-il pour qu’un concurrent comble le vide qu’elle laisserait ? Lorsque les réponses sont « personne » et « très peu de temps », une entreprise n’a pas de raison d’être.
La proposition de Nicole Notat et de Jean-Dominique Senard suscite l’inquiétude des défenseurs de la création de valeur pour les actionnaires. C’est un peu surprenant, car on sait depuis longtemps que les entreprises qui ont une raison d’être sont plus rentables que celles qui se focalisent sur la création de valeur pour les actionnaires (voir par exemple « The Relationship Between Mission Statements and Firm Performance : An Exploratory Study », Christopher Bart et Mark Baetz, Journal of Management Studies, vol. 35, numéro 6, 1998).
C’est une illustration classique du principe d’obliquité, selon lequel le meilleur moyen d’atteindre ses objectifs est de ne pas directement les viser. Ce principe est très général. Il explique que les entreprises les plus rentables ne sont pas...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-4">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi Pacte : « Les entrepreneurs aimeraient pouvoir se passer d’oukases administratifs et politiques »

Pascal Grémiaux, dirigeant d’une PME, estime dans une tribune au « Monde » qu’imposer aux entreprises la définition d’une mission d’intérêt général les rend toutes suspectes de poursuivre des intérêts égoïstes.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Pascal Grémiaux (Président-fondateur de la PME française Eurécia)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. Voilà donc une nouvelle loi qui va concerner les entreprises : la loi Pacte, Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Avec son volet le plus décoiffant : la proposition d’évolution de la définition même de l’entreprise dans le code civil, afin de bien souligner que le but de l’entreprise n’est pas seulement économique et social. Il est aussi sociétal : au service des salariés – en veillant à un meilleur partage de la création de valeur –, des consommateurs, des citoyens et plus largement des habitants de la Terre – en veillant à une meilleure protection de l’environnement.
Cette vaste initiative aura en tout cas fait couler beaucoup d’encre : appelés à apporter leur écot, plus de 11 000 contributeurs ont envoyé leurs propositions.
L’idée n’est pas ici de rajouter une énième contribution, bien au contraire. Elle serait plutôt de dire que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Vouloir pousser les entrepreneurs à l’engagement sociétal et au partage avec leurs salariés, c’est oublier qu’ils le font déjà pour une grande majorité et que cette dynamique est même inscrite dans leurs gènes.
Prises de risques
Non, les créateurs d’entreprise ne sont pas guidés par la seule envie de gagner plus d’argent. Et les premières années de galère qu’ils traversent pour monter et développer leur projet ne sont pas vraiment des périodes où ils s’enrichissent. Mais, pour le savoir, il ne faut pas regarder que les grands groupes et les entreprises de taille respectable, qui représentent certes les deux tiers de la création de richesse et 50 % des emplois de notre pays, mais seulement 0,1 % des entreprises françaises. Il faut aller discuter avec les 99,9 % restants qui prennent des risques tous les jours et qui, espérons-le, représenteront les...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-5">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi Pacte : « Entreprises à mission et mutuelles sont deux instruments au service d’une même ambition »

Deux responsables mutualistes, Thierry Beaudet et Pascal Demurger, dans une tribune au « Monde », appellent les acteurs de l’économie sociale à ne pas rejeter a priori le statut d’ entreprise à mission » proposé par la loi Pacte.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 14h30
    |

Thierry Beaudet (Président de la Mutualité française) et Pascal Demurger (Président de l’Association des assureurs mutualistes)







                        



                                


                            

[La loi Pacte, bientôt présentée en conseil des ministres, prévoit d’inscrire « les enjeux sociaux et environnementaux » dans le statut des sociétés]
Tribune. En proposant dans leur rapport de valoriser les entreprises qui s’engagent au-delà du seul intérêt de leurs associés sous une même bannière, celle de l’entreprise à mission, Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard ne s’attendaient sans doute pas à un débordement d’enthousiasme du Medef, porte-parole d’une vision plus classique de l’entreprise. Peut-être avaient-ils espéré en revanche le soutien de ceux-là mêmes qui les avaient inspirés, à savoir les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Et pourtant, les mutualistes – et plus largement le secteur de l’entrepreneuriat social et solidaire – se sont parfois montrés hésitants sur l’attitude à adopter face à cette proposition. Certains observent le mouvement avec une indifférence polie, sans se sentir concernés par des dispositions qu’ils considèrent réservées essentiellement au secteur commercial et lucratif. D’autres sont plus critiques, craignant une forme de concurrence pour le bien commun, qui contribuerait à brouiller les cartes pour le consommateur sans changer pour autant les fondements de l’entreprise classique.
Représentants du mutualisme en France, nous croyons que la tentation du repli sur soi ne serait pas à la hauteur des enjeux qui sont devant nous. Nous devons embrasser cette évolution, bâtir des ponts plutôt que des murs entre le secteur capitaliste et l’ESS, afin d’encourager toute entreprise qui œuvre en faveur du bien commun.
Loin d’être une forme de concurrence ou de remise en cause, nous voyons ce mouvement comme la victoire d’idées et de principes que nous défendons depuis toujours. C’est l’histoire même du mutualisme que de soutenir l’éclosion de modèles qui en partagent les convictions.
Renouveler nos approches
Tant mieux si le monde mutualiste est une source d’inspiration...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-6">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Roulements de valises nocturnes, conversations bruyantes ou claquements de porte viennent troubler la tranquillité des immeubles, dont certains appartements sont offerts en location touristique de courte durée. Les copropriétés ont toutefois les moyens de s’opposer à ce phénomène, explique la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Touristes et colocataires effraient les copropriétés

Roulements de valises nocturnes, conversations bruyantes ou claquements de porte viennent troubler la tranquillité des immeubles, dont certains appartements sont offerts en location touristique de courte durée. Les copropriétés ont toutefois les moyens de s’opposer à ce phénomène, explique la journaliste du « Monde » Rafaële Rivais dans sa chronique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 12h02
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

Sosconso. Depuis quelques années, roulements de valises nocturnes, conversations bruyantes ou claquements de porte intempestifs viennent troubler la tranquillité des immeubles, dont certains appartements sont offerts en location touristique de courte durée. Les copropriétés ont toutefois les moyens de s’opposer à ce phénomène, comme le montre l’affaire suivante.
En 2008, M. X, dirigeant d’une société immobilière, divise quatre appartements d’un même immeuble, à Vanves (Hauts-de-Seine), et aménage les lots ainsi obtenus en « hôtels studios meublés », avec prestations de service (blanchisserie et ménage). Des copropriétaires l’assignent, en l’accusant d’avoir porté atteinte à la « destination » de l’immeuble.
Incompatibilité avec le caractère résidentiel
Ils font en effet valoir que l’immeuble est « destiné à l’habitation, avec possibilité d’usage mixte professionnel-habitation [il y a ainsi un kinésithérapeute], à l’exclusion de toute activité commerciale ». Or, estiment-ils, M. X exerce une activité commerciale, consistant en l’exploitation d’une résidence hôtelière ; les occupants des studios ne sont pas des locataires, mais des clients de services, les studios ne constituant pas leur résidence mais un lieu de séjour temporaire.
Les copropriétaires affirment que le turn over de la location hôtelière est incompatible avec le caractère « résidentiel » de l’immeuble. Ils se plaignent de la multiplication des allées et venues, « à toute heure du jour et de la nuit », de l’« absence totale de communauté d’intérêt » des occupants des studios avec les résidents, et de l’« absence de respect des règles communes » (débordements de poubelles, bruits liés à l’installation de broyeurs sanitaires dans les studios).
La cour d’appel de Versailles les entend, le 27 janvier 2014. Elle juge que la rotation...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-7">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Verallia doit être parmi les premières à inscrire une mission élargie dans son objet social »

Mohammed Oussedik et Dominique Spinali, syndicalistes CGT, expriment le souhait dans une tribune au « Monde », que le fabriquant de bouteilles Verallia utilise le nouveau statut « d’entreprise à mission » proposé par la loi Pacte, pour « garantir son identité profonde et son indépendance ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h46
    |

Mohammed Oussedik (Secrétaire de la fédération CGT verre et céramique) et Dominique Spinali (Secrétaire CGT du Comité économique européen de Verallia)







                        



                                


                            

Tribune. Depuis plus de trente ans, la transformation du capitalisme s’est opérée via la mondialisation et la financiarisation de l’économie au prix d’une profonde déstabilisation des entreprises, des salariés et des territoires, sur fond de menace écologique croissante.
Dès lors, la question de la responsabilité sociétale des entreprises se pose, avec une maximisation des profits qui ignore les dégâts sociaux et écologiques engendrés pour la collectivité.
Deux siècles d’évolution du capitalisme français
Le code civil prévoit que l’entreprise puisse « partager le bénéfice » (art. 1832) dans « l’intérêt commun des associés » (art. 1833). Au regard de la profonde crise sociale, morale et écologique que traverse le capitalisme actuel, cette définition juridique apparaît trop étroite et dépassée.
La création d’un statut juridique d’entreprise à « objet social étendu », avancée lors des consultations lancées par le gouvernement autour de la future loi « Pacte » (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), permettrait d’incorporer l’intérêt général au sein d’entreprises à missions sociétales.

Le groupe Verallia illustre deux siècles d’évolution du capitalisme français, de sa première verrerie créée à Vauxrot (Aisne) en 1826 à son développement industriel du XXe siècle au sein du groupe Saint-Gobain. Il doit aujourd’hui affronter de nouveaux défis pour s’inscrire durablement dans le XXIe siècle.
Symbole du dernier avatar de cette évolution, Verallia a été cédé en 2015 au fond d’investissement américain Apollo. Mais grâce au soutien de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) et à l’action de la CGT, le siège social et les centres de décision ont pu rester en France, permettant la création d’un champion national, numéro trois mondial du verre d’emballage alimentaire, fort de 10 000 salariés. Les organisations syndicales françaises et...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-8">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi Pacte : « Trois risques pour l’entreprise »

Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h44
    |

Christian Nouel (Président de la Fondation Croissance responsable) et Jean-Baptiste Danet (Président de CroissancePlus)







                        



                                


                            

Tribune. Dans quelques semaines sera déposé au Parlement le projet de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait proposer une modification de l’article 1833 du code civil, commandant à l’entreprise d’être responsable vis-à-vis de la société.
Pour les entrepreneurs, ce débat est délicat : s’ils s’opposent directement à ce changement en expliquant que l’entreprise n’a pas une vocation d’intérêt général, on les accusera de protéger leurs seuls intérêts financiers. S’ils argumentent que leurs entreprises ont déjà une contribution sociale, au sens large, et que ce changement est inutile, on leur reprochera de porter une vision conservatrice de leurs intérêts…
Les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, très concernés par l’impact sociétal de leurs activités, ne peuvent donc que soutenir cette réforme.
La responsabilité sociale vectrice de croissance
D’une part, ils ont parfaitement conscience de devoir répondre aux attentes de nombreuses parties prenantes : les consommateurs – 73 % des « millenials » acceptent de payer plus cher un produit ou un service « responsable » ; les collaborateurs – qui souhaitent concilier qualité de vie et travail et donner du sens à leur engagement au sein de leur entreprise ; les investisseurs – soucieux de pérennité, dont les investissements dits responsables représentaient en 2016 plus de 25 % des actifs sous gestion.
D’autre part, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises sont convaincus que la responsabilité sociale est vectrice de croissance et créatrice de valeur durable de long terme. Plus responsable, leurs entreprises accèdent à de nouveaux modèles économiques et à de nouveaux marchés, liés à la poursuite des dix-sept « objectifs de développement durable » des Nations unies.

Ils peuvent mieux prévenir les risques et constituent un puissant moteur d’innovation. Ils permettent de valoriser les marques, de...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-9">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi Pacte : « une réforme inutile et dangereuse »

L’économiste Pascal Salin estime dans une tribune au « Monde » que l’entreprise est un nœud de contrats où chaque acteur poursuit ses propres objectifs ; on ne peut donc la contraindre à choisir un objectif « social » ou « sociétal ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h43
    |

                            Pascal Salin (Professeur émerite d’économie et ancien président de la Société du Mont-Pélerin)








                        



                                


                            

Tribune. Le projet Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) est actuellement préparé par Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et il fera probablement l’objet d’un vote du Parlement dans un avenir proche.
Ce projet comprend, d’après les informations que l’on peut avoir pour le moment, un très grand nombre de dispositions, dont certaines peuvent être considérées comme souhaitables. Mais nous voudrions insister sur ce qui nous semble le plus important, en particulier la définition des objectifs d’une entreprise, qui semble inspirée dans ce projet par ce qu’on appelle la théorie de la responsabilité sociale des entreprises (également appelée « responsabilité sociétale des entreprises », RSE).
Il est en effet question de modifier l’article 1833 du code civil, selon lequel « toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés ». Il est prévu d’ajouter dans cet article l’énoncé suivant : « La société est gérée dans son intérêt social, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». L’énoncé actuel peut s’interpréter comme signifiant que l’objectif d’une entreprise consiste à faire des profits, et c’est le fait de donner cet objectif unique à l’entreprise qui est contesté par ceux qui souhaitent lui donner une finalité « sociale ».
Pour évaluer ces différentes approches de l’entreprise, il convient évidemment de préciser ce qu’est la nature d’une entreprise. Or une entreprise est une entité abstraite qui doit se définir comme un ensemble de contrats, entre les propriétaires de l’entreprise et les salariés, les fournisseurs, les prêteurs, les clients, etc. Un contrat, en tant que tel, ne pense pas, n’agit pas et ne peut donc pas avoir d’objectif. Ce sont les individus – éventuels signataires de contrats – qui seuls pensent, agissent et ont des objectifs.
Un partage parfaitement clair des rôles
C’est...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-10">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Qi Lu, chargé de piloter le recentrage du moteur de recherche chinois sur l’intelligence artificielle, a annoncé qu’il quittait ses fonctions.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Baidu souffre en Bourse après le départ de l’un de ses dirigeants

Qi Lu, chargé de piloter le recentrage du moteur de recherche chinois sur l’intelligence artificielle, a annoncé qu’il quittait ses fonctions.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h36
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Coup dur pour Baidu : le directeur exécutif a annoncé qu’il quittait ses fonctions, citant des « raisons familiales ». Le titre du principal moteur de recherche chinois a perdu 9,5 % au Nasdaq, vendredi 18 mai, à la suite de l’annonce du départ de Qi Lu. Le brillant ingénieur, artisan du programme d’intelligence artificielle de Microsoft, avait rejoint Baidu il y a dix-huit mois pour diriger les opérations et assurer le recentrage de Baidu sur l’intelligence artificielle (IA). Qi Lu ne quitte pas le groupe pour autant, mais occupera une fonction moins active, au poste de vice-président de Baidu. Il a annoncé dans un communiqué vouloir passer plus de temps avec sa famille aux Etats-Unis.

Le recul brutal du cours de Baidu en Bourse reflète l’importance de Qi Lu dans la direction du groupe, dont il dirigeait la plupart des activités. Robin Li, le fondateur de l’entreprise, lui avait laissé la gestion opérationnelle du groupe, souhaitant prendre lui aussi du recul. Depuis son arrivée à la tête de Baidu, Qi Lu avait redressé la barre en supervisant les efforts du groupe pour devenir le leader chinois de l’intelligence artificielle. En mars 2017, le départ soudain d’Andrew Ng, ponte de l’intelligence artificielle, avait déjà suscité l’inquiétude des investisseurs au sujet du management.
Qi Lu avait rejoint Baidu dans une période difficile pour le groupe. Fin 2015, les investisseurs avaient commencé à bouder la valeur, s’interrogeant sur sa stratégie. Baidu avait raté le tournant du mobile, incapable de créer le genre d’écosystème qui réussissait à ses deux principaux concurrents en Chine : Alibaba et Tencent. L’année suivante, Baidu était puni pour ses pratiques publicitaires par le régulateur du Web chinois et perdait une importante source de revenus. De fait, le qualificatif de « BAT » pour décrire les géants du Web chinois (Baidu, Alibaba, Tencent) était de moins en moins pertinent. Alors qu’Alibaba, géant de l’e-commerce, et Tencent,...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-11">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Mort de Nicole Fontaine, ancienne présidente du Parlement européen

Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h20
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Au bout de sa vie, marquée depuis quelques mois par la certitude d’un mal incurable, elle se souvenait de cette phrase de François Mitterrand : « Je suis content d’avoir pu parler debout », lui confia-t-il, malade lui aussi, à l’issue de sa dernière intervention devant le Parlement européen, à Strasbourg.
Debout, l’ancienne présidente de l’Assemblée européenne le sera également restée, consacrant les dernières semaines de sa vie à l’accompagnement d’étudiants qui préparaient un ouvrage sur les perspectives offertes par le Brexit. Elle estimait, quant à elle, que pour les Britanniques le fait de quitter l’Union ne présenterait aucun avantage, mais jugeait que le résultat du référendum avait cruellement traduit la situation d’une Union « malade de son déficit démocratique ».
Mme Fontaine supervisait aussi la préparation du bicentenaire de Sup de co Paris (désormais appelée ESCP Europe), la première école de commerce du monde, fondée en 1819 et tournée vers ce projet qui guida sa vie : une Union européenne pacifique, forte, proche des citoyens.
Décédée à 76 ans, cette femme discrète mais ferme, consensuelle mais portée par des convictions solides, connut trois vies. Une de responsable de l’enseignement catholique, une autre de ministre et une troisième, la plus importante sans doute à ses yeux, d’élue européenne. Jeune, elle rêvait d’une carrière artistique mais en fut rapidement dissuadée par son père, un médecin qui la convainquit d’étudier le droit.
« Notre-Dame de la conciliation »
Licenciée à 20 ans, diplômée ensuite de Sciences Po Paris, elle décroche en 1969 un doctorat d’Etat en droit public pour une thèse sur l’application de la loi Debré, qui avait institué le régime de contrats entre l’Etat et les établissements privés d’enseignement. Pendant vingt ans, elle sera la responsable des relations entre ces derniers et les pouvoirs publics. Son combat pour l’école catholique allait se poursuivre après...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-12">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Le secteur vinicole plébiscite les accords commerciaux signés par l’Europe.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : les négociants en vins et spiritueux sablent le champagne

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Le secteur vinicole plébiscite les accords commerciaux signés par l’Europe.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La herse entravant l’entrée des vins européens sur le marché japonais va se lever. L’issue est inéluctable. L’échéance très attendue. Et pour cause. Les taxes douanières devraient passer de 15 % à 0 %. Une conséquence directe de l’accord commercial négocié entre l’Union européenne et le Japon.
« Nous espérons qu’il soit ratifié en janvier 2019 », affirme Nicolas Ozanam, de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). Toutefois, comme le souligne Jean-Marie Barillère, coprésident du Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC), représentant du négoce, « une fois l’accord ratifié, il faut qu’il soit effectivement mis en place. Pour nous, il est donc trop tôt pour parler de l’impact sur le Japon. »
Le précédent accord commercial plébiscité par les négociants européens concernait la Corée, en 2011. « Depuis sa véritable mise en place, les volumes de vin que nous commercialisons sur le marché coréen ont cessé de décroître », estime Patrick Jestin, patron de la société de négoce bordelaise CVBG-Dourthe-Kressmann, qui poursuit : « La problématique sur les marchés japonais ou coréen, c’est que les Australiens et les Chiliens ont, durant les quinze dernières années, négocié des droits de douane égaux à zéro. Une distorsion de concurrence qui nous a fait perdre des parts de marché sur les bordeaux les moins chers. »
Gênés par la fluctuation du yen
Entre 2012 et 2017, soit après la remise à zéro des compteurs pour les droits de douane frappant les alcools européens, les volumes de vins français exportés vers la Corée du Sud ont bondi de plus de 50 %, chiffre Antoine Leccia, président de la FEVS. Toutefois, ce pays pèse peu dans nos exportations.
En 2017, il se classait au dix-neuvième rang de nos ventes de vins et spiritueux, avec un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros. Soit 0,7 % du résultat de la commercialisation des alcools hexagonaux hors de nos frontières. Un...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-13">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : Face à Trump, l’UE se pose en rempart ultime du libre-échange

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 11h31
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

« Si l’Union européenne ne peut pas faire de commerce, que peut-elle faire d’autre ? » Ainsi s’interrogeait l’hebdomadaire britannique The Economist à l’automne 2016. C’était l’époque du psychodrame autour du CETA, le traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada. Quand l’opposition d’une simple région de Belgique, la Wallonie, faillit faire capoter sept ans de négociations entre Bruxelles et Ottawa, poussant certains à prophétiser une paralysie pure et simple de la politique commerciale européenne…
Dix-huit mois plus tard, autre époque, autre ambiance. Face à la tentation isolationniste des Etats-Unis, l’Europe est plus que jamais à l’offensive sur le libre-échange. La liste des pays partenaires, formels ou en devenir, ne cesse de s’allonger. Mardi 22 mai, les ministres du commerce des Vingt-Huit devraient valider les mandats de négociation de la Commission pour entrer en discussions avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Ils vont aussi approuver formellement les traités commerciaux avec Singapour, et surtout le Japon. Bouclé à l’été 2017, l’accord avec l’Archipel est le plus important conclu par l’UE. Bruxelles se félicite également d’avoir scellé avec le Mexique, fin avril, un traité d’une ampleur bien supérieure à celui déjà signé en 1997. Quant aux pourparlers avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), ils patinent mais se poursuivent.

Depuis dix ans, l’Europe a connu bien des crises, entre marasme économique et menace de dislocation de la zone euro. A cette aune, « notre politique commerciale est un succès puisqu’elle réussit à avancer malgré la diversité des Etats membres, estime André Sapir, du think tank bruxellois Bruegel. Elle reste un pilier de la politique extérieure de Bruxelles ». Rien d’étonnant pour une Union qui s’est d’abord construite comme un vaste espace de libre-échange. La politique commerciale a d’ailleurs été longtemps le seul vecteur...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-14">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : « Le marché unique a fait bondir les échanges entre les pays membres »

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Brexit, essor du protectionnisme, pression populiste… Que se passerait-il ces prochaines années si le marché unique européen se délitait ? Les échanges entre les pays membres et leur niveau de richesse s’amoindriraient, estime Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) et coauteur d’une étude parue en avril sur le sujet, « Les coûts de la non-Europe revisités ».
Qu’a changé l’instauration du marché unique, en 1987, pour les pays de l’Union européenne ?
Elle a fait bondir de façon spectaculaire les échanges entre les Etats européens. En moyenne, on estime qu’ils ont progressé de 109 % pour les biens et de 58 % pour les services depuis 1987. Cette hausse est trois fois plus importante que celle apportée par les accords commerciaux classiques. Et ce, car l’intégration européenne, de loin la plus poussée au monde, comporte de nombreux éléments non tarifaires, tels que la reconnaissance mutuelle des normes ou les quatre libertés de circulation (biens, services, personnes, capitaux), qui se renforcent les unes les autres.
Le marché unique a durablement gonflé le produit intérieur brut (PIB) des pays européens de 4,4 % en moyenne. Cela ne prend pas en compte les bénéfices non économiques, par exemple liés aux politiques communes. En cas de délitement de ce marché, ces gains seraient effacés. Aucun pays n’en sortirait gagnant.
Certaines capitales ont-elles profité plus que d’autres de cette intégration commerciale ?
Oui. Les bénéfices économiques liés à la hausse des échanges ont été plus importants pour les petites économies les plus ouvertes, notamment en Europe de l’Est, comme la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie ou encore la République tchèque. Ces pays ont vu leur PIB croître de 10 % sous le seul effet du marché unique.
Les grands Etats tels que la France en ont aussi profité, mais dans une proportion...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-15">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La fiction de l’autorégulation selon laquelle la libre circulation des liquidités permettait de parer à toute faillite bancaire sans intervention discrétionnaire du gouvernement dominera la théorie économique jusqu’à « l’accident » de 1929, et même jusqu’en 2018, explique dans sa chronique le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Too big to fail », une histoire séculaire

La fiction de l’autorégulation selon laquelle la libre circulation des liquidités permettait de parer à toute faillite bancaire sans intervention discrétionnaire du gouvernement dominera la théorie économique jusqu’à « l’accident » de 1929, et même jusqu’en 2018, explique dans sa chronique le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h02
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            

Recherches. L’affaire s’est réglée en une semaine, du 6 au 11 novembre. La banque était la deuxième plus importante de la plus grande place financière de la planète, sa faillite aurait provoqué la panique et plongé l’économie mondiale dans une terrible crise. Alerté, le ministre des finances a appelé à l’aide la banque centrale, et le sauvetage a été rapidement mis au point.
Tandis que la partie « saine » des actifs était laissée à la gestion des propriétaires de la banque, ses actifs « pourris » étaient regroupés dans une bad bank à laquelle la banque centrale prête 7,5 millions, qu’elle récupère en partie par un échange de prêts auprès de ses homologues française et russe, à hauteur de respectivement 3 millions et 1 million.
Les banques de la place sont appelées à la rescousse : elles garantissent la couverture des pertes à venir jusqu’à hauteur de 17 millions. Il faudra quatre années pour liquider un par un les actifs pourris, dont l’essentiel sera vendu, bon gré mal gré, aux partners de la banque fautive, contraints de céder leurs propriétés pour rembourser les pertes.
New York 2008 ? Non, Londres 1890
New York 2008 ? Non, Londres 1890. La banque s’appelait la Barings, et les sommes sont en livres sterling. Barings, numéro deux des banques d’affaires de la City après Rothschild, prête aux industriels, aux hommes d’affaires, aux Etats, aux autres banquiers. Trop grosse pour faire faillite. Mais depuis 1880, Barings prête aussi à des investisseurs attirés par l’eldorado qu’était à l’époque… l’Argentine. Ports et chemins de fer pour exporter le blé et la viande, promotion immobilière dans les villes où affluent les immigrants européens, dette souveraine de dictateurs militaires successifs…
Mais une mauvaise récolte, un coup d’Etat, l’insolvabilité des migrants misérables… tout s’effondre à l’automne 1890 : les pertes potentielles s’élèvent à 100 millions. Comme il n’y a pas encore de câble télégraphique...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-16">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le marché français du veau est dominé par deux entreprises… néerlandaises. Et dans cette production, le veau sous la mère représente 5 % et le bio, seulement 0,5 %, analyse Laurence Girard, chroniqueuse économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Matières premières : le veau français a un goût hollandais

Le marché français du veau est dominé par deux entreprises… néerlandaises. Et dans cette production, le veau sous la mère représente 5 % et le bio, seulement 0,5 %, analyse Laurence Girard, chroniqueuse économique au « Monde ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Le veau de la Pentecôte n’a jamais existé. Qu’importe. Les promoteurs de cette viande blanche ont lancé cette initiative commerciale il y a vingt ans. Ou comment faire parler de ce mets dont les Français se révèlent les plus friands au monde. Au moment même de l’année où sa consommation décroît. Car qui dit blanquette pense température frisquette. Ou osso-buco, plat à servir très chaud.
Qu’importe. L’occasion est donnée de découvrir le marché du veau. Et là, surprise. Cette filière très organisée est dominée par deux acteurs… hollandais. Bien sûr, direz-vous, les veaux sont nés, élevés et abattus en France. De quoi revendiquer l’étiquette cocardière. Mais les éleveurs travaillent à façon, en intégration, selon le langage consacré, sous contrat avec des entreprises.
Désengagement des groupes français
Les deux principales, se disputant le bout de veau gras, avec chacune près de 20 % du marché, sont Denkavit et Van Drie. Le duo batave a profité du désengagement des groupes français, Lactalis et Savencia (ex-Bongrain), tous deux désireux de se concentrer sur le lait.
Rien d’étonnant à voir des « hollandais volant » à l’assaut du marché français du veau. Ils sont les plus gros producteurs de cette denrée au monde. Van Drie pèse 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pourtant, les amateurs de gouda ne prisent guère cette viande. « Le Hollandais consomme en moyenne 100 g de veau par an, contre plus de 3 kg pour un Français », affirme Alexandre Merle, président de la section veaux de l’association interprofessionnelle Interbev.
Résultat : 92 % de la viande de veaux élevés aux Pays-Bas est exportée, pour un montant de 2 milliards d’euros. D’abord vers l’Italie, fief du vitello tonnato, deuxième pays consommateur, puis l’Allemagne et Israël. Enfin, vers la France, essentiellement pour la restauration collective. La toute récente ouverture des portes du marché chinois fait maintenant saliver...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-17">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ A Shanghaï, Carrefour inaugure un concept de supermarchés connectés, grâce à son nouveau partenaire local, Tencent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Chine, Carrefour lance son premier magasin connecté

A Shanghaï, Carrefour inaugure un concept de supermarchés connectés, grâce à son nouveau partenaire local, Tencent.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

C’est le premier Carrefour du monde où les clients peuvent payer avec leur visage. Chez « Carrefour, le Marché » (en français dans le texte), Tencent, géant chinois du Web et partenaire du distributeur en Chine depuis février, expérimente son système de paiement par reconnaissance faciale, qui pourrait à terme remplacer le paiement mobile.

Avec un design rajeuni, une sélection de produits haut de gamme et une intégration des outils digitaux maximale, « Le Marché » de Carrefour, qui ouvre officiellement à Shanghaï dimanche 20 mai, marque l’entrée de l’enseigne française dans l’ère de la distribution connectée. C’est aussi le premier exemple de la collaboration avec Tencent, le créateur de WeChat, réseau social au milliard d’utilisateurs, partenaire de Carrefour depuis février.
L’« expérience », davantage que les produits
Il y avait urgence : depuis plus de deux ans, les multiples innovations dans le secteur de la distribution en Chine avaient donné un sacré coup de vieux aux magasins du distributeur français. Les choix du « Marché » rappellent d’ailleurs certains partis pris du leader du genre : Hema, le magasin ultra-connecté d’Alibaba.
Le leader du commerce en ligne, à la lutte avec Tencent pour dominer le Web chinois, a lancé ces supermarchés d’un nouveau genre il y a trois ans, pour en faire un exemple de l’intégration du physique et du digital. Comme chez Hema, « Le Marché » offre à la fois un supermarché, un service de livraison de proximité et un espace de restauration, où l’on peut se faire cuisiner des produits frais provenant des rayons.
Une manière de mettre en valeur les produits mais surtout de développer l’expérience, vue de plus en plus comme la clé pour attirer la clientèle dans les magasins. « Le commerce de la rue Tianshan est issu d’une réflexion entamée il y a deux ans environ. Dans un pays où on peut tout faire avec son smartphone, quel est le rôle du magasin ? Il doit devenir un lieu de vie, où l’on...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-18">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ L’Assemblée examine le projet de loi à partir de mardi 22 mai. Le sort fait au texte issu des Etats généraux de l’alimentation sera suivi de près par les agriculteurs et les ONG.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Assemblée nationale se penche sur la loi fixant les relations entre producteurs et distributeurs

L’Assemblée examine le projet de loi à partir de mardi 22 mai. Le sort fait au texte issu des Etats généraux de l’alimentation sera suivi de près par les agriculteurs et les ONG.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Inquiétude et fortes attentes. C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’état d’esprit des agriculteurs comme des ONG avant l’arrivée du projet de loi « agriculture et alimentation » devant l’Assemblée nationale, mardi 22 mai. Déjà, les discussions ont été vives lors du passage du texte en commission, où plus de 1 800 amendements ont été examinés.
Le projet de loi « pour un équilibre des relations commerciales dans le secteur agroalimentaire », est le fruit des Etats généraux de l’alimentation (EGA). Une initiative inédite qui a réuni pendant près de six mois l’ensemble des acteurs de la filière, agriculteurs, industriels, distributeurs mais aussi ONG et élus.
Mettre fin à la guerre des prix
A mi-parcours, en novembre 2017, le président de la République Emmanuel Macron, avait promis un texte législatif. Il citait l’un de ses objectifs prioritaires : mettre fin à la guerre des prix à laquelle se livrent les grandes enseignes de distribution, destructrice de valeur pour tous et source de prix non rémunérateurs pour les agriculteurs. La première mission du projet de loi, son ambition revendiquée, est de mieux répartir la valeur dans la chaîne alimentaire et d’assurer un revenu décent aux agriculteurs.

Le gouvernement a retenu d’abord deux mesures phares. D’abord, la revalorisation du seuil de revente à perte de 10 %, ce qui revient, pour la grande distribution, à ajouter le coût logistique au prix d’achat du produit pour les denrées alimentaires. Ensuite, l’encadrement des promotions avec un cadrage politique fixant les limites à 34 % en valeur et à 25 % en volume. Ce qui aboutirait à interdire les offres du type « un gratuit pour un acheté ». Des mesures qui doivent être prises par ordonnance dans les six mois suivant la publication de la loi, pour une période test de deux ans.
La revalorisation du seuil de revente à perte a suscité une levée de boucliers de Leclerc. Le distributeur affirme qu’elle serait source d’inflation...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-19">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’entrepreneur, pionnier de l’Internet et cofondateur d’AOL, organise des concours de start-up dans des villes des Etats-Unis délaissées.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Quand le bus de Steve Case s’arrête en Alabama pour que chacun ait sa part du rêve américain

L’entrepreneur, pionnier de l’Internet et cofondateur d’AOL, organise des concours de start-up dans des villes des Etats-Unis délaissées.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Birmingham (Alabama), envoyé spécial
On les appelle les « fly-over States », ces Etats qu’on survole en avion pour rejoindre New York depuis la Californie (ou l’inverse). Sans s’y arrêter, sans y investir. Terres laissées en déshérence, où le « trumpisme » s’est enraciné. C’est pour mettre fin à cet abandon que Steve Case, pionnier de l’Internet et cofondateur d’AOL, a lancé Rise of the Rest. Littéralement, « l’émergence du reste », de l’ailleurs, des oubliés.

Depuis quatre ans, avec son autocar, deux fois par an, il arpente les villes d’Amérique, qui ne reçoivent pas de capital-risque – les trois quarts des fonds sont captés par la Californie, New York et Boston. Il organise des concours de start-up pour dénicher des pépites. La gagnante reçoit 100 000 dollars (85 000 euros). « Pour que chacun ait sa part du rêve américain », explique l’homme d’affaires à ses interlocuteurs.
Trente-sixième étape, le 9 mai : son bus s’est arrêté à Birmingham, en Alabama, après être passé la veille à Nashville, dans le Tennessee. De l’Alabama, on ne connaît guère que les tensions raciales et la lutte pour les droits civiques. Pourtant, sa ville principale, Birmingham, fondée après la guerre de sécession, a eu un passé glorieux, à l’âge d’or de la sidérurgie, au point qu’elle a été surnommée « Magic City » pour sa croissance extraordinaire. Avec de la main-d’œuvre bon marché, car non syndiquée et parfois afro-américaine, venue des champs de coton.
5 minutes pour présenter son projet
La ville veut de nouveau être synonyme de progrès. Car, pour l’instant, comme le dit Steve Case, « la plupart des gens se lèvent inquiets le matin et pensent que ce qui vient de la Silicon Valley ne va pas les aider, mais les menacer ». La high-tech, il faut l’inventer, pas la subir. Clin d’œil au passé, l’entrepreneur avait organisé son petit concours dans un ancien haut-fourneau transformé en musée. Pour trouver des...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-20">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). L’opacité dans laquelle étaient négociés les traités de libre-échange a alimenté la défiance. Depuis, l’Union européenne se veut plus transparente.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : Bruxelles contrainte à la transparence sous la pression des opinions publiques

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). L’opacité dans laquelle étaient négociés les traités de libre-échange a alimenté la défiance. Depuis, l’Union européenne se veut plus transparente.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Habituée à prêcher dans le désert ou devant un public de superspécialistes, la Commission européenne n’a pas vu venir la contestation populaire. La gifle fut d’autant plus cuisante pour l’institution, négociatrice en chef des accords de libre-échange de l’Union avec le reste du monde, quand à l’automne 2016, le petit parlement wallon, sis à Namur (moins de 70 kilomètres de Bruxelles), est entré en rébellion contre un traité commercial tout juste signé avec le Canada.
Jusqu’alors passé un peu sous les radars, le désormais fameux CETA a soudain concentré toutes les critiques : de la société civile, d’une grande partie de la gauche européenne, voire de la droite modérée, qui voyaient en lui un des symboles de la mondialisation, et de ses excès. Pour éviter que cet accord déraille, et avec lui toute la politique commerciale de l’Union, la commission a dû, bon gré mal gré, affronter l’orage et changer ses pratiques.
En réalité, c’est la négociation du Tafta (TTIP en anglais), le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, qui avait allumé la mèche de la contestation populaire. Matinée d’une pincée d’antiaméricanisme (surtout en France), la critique de cette discussion initiée formellement à l’été 2013 s’est nourrie de l’opacité dans laquelle elle était menée. Le mandat de négociation (le périmètre des discussions) est longtemps resté secret, tout comme l’état d’avancement des pourparlers.
La leçon wallonne
Les eurodéputés ne disposaient ainsi que d’un accès très restreint aux documents, dans des salles de lecture sécurisées. Et sur le fonds, le Tafta abordait pour la première fois la question d’un possible rapprochement réglementaire : explosif, tant, dans l’agriculture par exemple, les modes de production diffèrent des deux côtés de l’Atlantique.
Consciente que la vindicte publique nuisait à son image, la Commission a changé de braquet. La personnalité de Cecilia Malmström, la commissaire à l’économie, n’y est pas étrangère.
Ayant...




                        

                        

