<FILE-date="2018/05/19/19">

<article-nb="2018/05/19/19-1">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La cérémonie, qui s’est déroulée samedi dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, a notamment été marquée par le sermon enflammé du révérend américain Michael Curry.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Le mariage de Meghan Markle et du prince Harry entre gospel et protocole royal

La cérémonie, qui s’est déroulée samedi dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, a notamment été marquée par le sermon enflammé du révérend américain Michael Curry.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 18h42
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Il est encore tôt en ce matin brumeux, samedi 19 mai, quand de nombreux Britanniques arrivent non loin du château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Non loin du château de Windsor, des fans de la première heure se sont installés dans la matinée, en attendant l’arrivée du couple princier, suivie de la cérémonie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des fans « royaux » joyeusement accoutrés ont commencé à se rassembler dans la matinée sur la pelouse le long du chemin qu’emprunteront le prince Harry et Meghan Markle jusqu’au château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Izzy Newman, habitante de Windsor, attend le mariage princier avec impatience."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="On peut même croiser des fans royaux de type canin aux abords du château de Windsor, portant le drapeau du Royaume-Uni, l’« Union Jack »."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le mariage princier est l’occasion de porter la partie originale d’un vestiaire qu’il est plus ardu de revêtir en plus banale circonstance."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les fans royaux ont arboré pour ce jour spécial leurs plus belles couleurs, y compris sous forme de maquillage."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Chito Salarza-Grant, connu comme « l’homme au chapeau de Londres », est naturellement venu coiffé de sa dernière création. Salarza-Grant est réputé pour arborer des couvre-chefs de sa fabrication lors d’occasions spéciales, telles que le mariage du prince William et de Kate Middleton, en 2011, ou les Jeux olympiques de Londres, en 2012."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Enveloppés dans leur « Union Jack », des sympathisants marchent vers la chapelle Saint-Georges, là où le couple princier va se marier, et qu’on peut apercevoir en arrière-plan, alors que le soleil se lève sur la Grande-Bretagne."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Tony Appleton, un crieur professionnel, pose à High Street dans sa tenue traditionnelle à quelques heures du mariage. Tony Appleton est connu pour avoir annoncé, en criant, la naissance du prince George, premier fils du prince William et de Kate Middleton, en 2013, trompant deux journalistes américains qui avaient pris son annonce pour une officialisation de la naissance."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le flux de fans à la gare ferroviaire de Windsor & Eton Riverside ne faiblissait pas, samedi matin."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des fans royaux colorés s’apprêtent à prendre le train à la gare de Waterloo, à Londres, pour se rendre à Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La foule nombreuse s’est massée à l’extérieur de l’enceinte du château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Idris Elba et Sabrina Dhowre, suivis d’Oprah Winfrey, arrivent à la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’avocate Amal Clooney, et son mari, acteur, George."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La créatrice de mode Victoria Beckham et son mari, l’ex-footballeur David Beckham, font partie des invités."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Doria Ragland, la mère de Meghan Markle, arrive au château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’arrivée de la reine Elizabeth II, habillée d’un joli vert pomme, pour la cérémonie de mariage de son petit-fils Harry."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le prince Harry marche au côté de son frère et garçon d’honneur, le prince William, alors qu’ils se dirigent vers la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Meghan Markle lors de son arrivée devant la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’entrée de Meghan Markle dans la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le prince Harry enlève le voile de la robe de Meghan Markle lors de leur cérémonie de mariage."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De gauche à droite : le prince William, le prince Charles, son épouse Camilla, et l’épouse de William, Kate."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Harry et Meghan, main dans la main, avant d’échanger leurs vœux."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les deux époux à la sortie de la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description=""
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/27

Suivant







De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie.

TOLGA AKMEN / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);


Marier la tradition à l’audace, les pompes patriotiques à l’ouverture aux autres cultures : ce talent typiquement britannique s’est déployé en grand, samedi 19 mai pendant l’office religieux au cours duquel le prince Harry et l’actrice américaine Meghan Markle se sont juré d’être mari et femme « pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort [les] sépare ». Rompant avec la coutume royale, la mariée n’a pas promis « obéissance » à son époux et celui-ci, peut-être en signe d’égalité, a choisi de porter une alliance comme elle.

        Lire aussi :
         

                Meghan Markle épouse le prince Harry : « Un nouveau départ pour la monarchie »



Depuis leur mariage, scellé à la mi-journée au milieu de 600 invités dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, le couple est officiellement désigné par le très aristocratique titre de « duc et duchesse de Sussex ». Pendant l’office religieux, Meghan Markle portait un diadème de offert en 1893 par la reine Victoria à la reine Mary et prêté par l’actuelle souveraine. Et son voile diaphane, long de cinq mètres, était parsemé de 53 fleurs symbolisant chacun des pays du Commonwealth, dont la plupart sont des anciennes possessions de l’Empire britannique.
Sermon enflammé du révérend Michael Curry
La cérémonie, conçue pour symboliser la modernisation de la monarchie britannique, a atteint son but. Entre gospel et Schubert, entre prêche enflammé à l’américaine et rite anglican rigoureux, le mariage royal millésime 2018 a clairement signifié aux Britanniques, voire au monde, la volonté de la vénérable institution de vivre dans son siècle. Certes, en l’absence de son père, la mariée a été officiellement accueillie chez les Windsor au bras du prince Charles, le prochain roi. Mais le sermon enflammé sur « le pouvoir de l’amour » prononcé par le révérend Michael Curry, prédicateur afro-américain, a transformé la chapelle médiévale en cathédrale d’Harlem.
Devant un auditoire huppé hésitant entre sidération, adhésion et amusement, le président de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis a commencé en citant le leader américain de la lutte pour les droits civiques Martin Luther King : « Le Dr King avait raison, nous devons découvrir l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen, a-t-il lancé en agitant les bras devant une reine Elizabeth II visiblement interloquée. Deux jeunes gens sont tombés amoureux et nous voici rassemblés ici ». 
Même sous le joug, les esclaves noirs américains ont continué de croire dans le pouvoir de l’amour, a poursuivi le révérend en présence de Doria Ragland, mère de la mariée et descendante d’esclaves des plantations de Géorgie, assise au premier rang. Des chanteurs de gospel ont entonné plus tard This Little Light of Mine, un chant d’inspiration biblique utilisé pendant la lutte américaine pour les droits civiques.
Entrée de la diversité chez les Windsor

   


Bien sûr, il y a eu du Fauré et du Schubert interprété au violoncelle par le Britannique Sheku Kanneh-Mason et des musiciens de trois orchestres nationaux, et une lecture biblique par la sœur de la princesse Diana, dont l’esprit flottait dans l’air. Mais le message était clair : on célébrait un mariage d’un type nouveau, officialisant l’entrée de la diversité chez les Windsor.

        Lire aussi :
         

                Mariage du prince Harry et de Meghan Markle, une cérémonie qui a bien failli dérailler



Pourtant, Meghan Markle n’est pas seulement une Américaine née d’un couple mixte. La comédienne de la série Suits s’est montrée telle qu’en elle-même : à l’aise dans son nouveau rôle de duchesse, rayonnante, parfois à la limite du rire, tandis que son nouvel époux oscillait à la frontière des larmes de bonheur. Devant un parterre d’invités transatlantiques prestigieux – le musicien Elton John, les acteurs Idriss Elba et George Clooney, l’ex-footballeur David Beckham, la joueuse de tennis Serena Williams et la star de la télévision américaine Oprah Winfrey –, la nouvelle ambassadrice de l’élégance britannique a assuré la promotion de la French touch, en l’occurrence les maisons françaises Givenchy – et sa directrice artistique britannique Clare Waight Keller –, qui a créé sa robe blanche immaculée, et Cartier, qui lui a fourni ses boucles d’oreille et son bracelet. Après l’office religieux, quelque 100 000 personnes ont suivi le tour de calèche des nouveaux époux dans les rues de Windsor.
Dans sa vie d’avant, Meghan Markle a déclaré qu’elle n’a jamais voulu « être une femme qui déjeune, mais une femme qui travaille ». Samedi, à Windsor, elle a débuté brillamment sa nouvelle carrière dans une famille Windsor dont elle est censée desserrer le protocole millénaire étouffant. Mais déjà, le chroniqueur royal de la BBC interroge : « Qui changera en premier, Meghan ou la famille royale ? »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-2">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Tout juste élu, Quim Torra a formé samedi un gouvernement régional comprenant deux anciens ministres emprisonnés et deux autres exilés depuis la tentative de sécession d’avec l’Espagne.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

En Catalogne, le nouveau président nomme des prisonniers et des exilés dans son gouvernement

Tout juste élu, Quim Torra a formé samedi un gouvernement régional comprenant deux anciens ministres emprisonnés et deux autres exilés depuis la tentative de sécession d’avec l’Espagne.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 18h45
   





                        



   


L’indépendantiste Quim Torra, investi lundi 14 mai, a publié un décret nommant les membres du nouvel exécutif catalan, mais la formation de ce gouvernement pourrait être bloquée par Madrid.
Le gouvernement espagnol conserve en effet la tutelle sur cette région, imposée le 27 octobre 2017 lors d’une déclaration d’indépendance restée sans suite, et a mis en doute la légalité d’une prise de fonctions de ministres incarcérés en Espagne ou en fuite à l’étranger.
Deux prisonniers et deux exilés au gouvernement
Sur les quatorze « conseillers » du gouvernement régional, deux, Jordi Turull et Josep Rull, sont en détention préventive près de Madrid. Deux autres, Toni Comin et Lluis Puig, vivent en exil en Belgique, où ils avaient fui avec le président Carles Puigdemont après la destitution du gouvernement régional. MM. Turull et Rull ont annoncé qu’ils acceptaient la charge qui leur était confiée dans des messages identiques sur leur compte Twitter.
Quim Torra, élu président lundi par le parlement régional catalan, a été choisi par son prédécesseur destitué, Carles Puigdemont, qui se considère toujours comme « le président légitime ».
M. Puigdemont attend en Allemagne que la justice se prononce sur une demande d’extradition de la justice espagnole, qui veut le juger pour « rébellion » avec d’autres dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession.

        Lire aussi :
         

                En Catalogne, les urnes venaient du Nord






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-3">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Dans un style tranchant avec celui des mariages royaux précédents, le révérend Curry, primat de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis, a prononcé une ode au pouvoir de l’amour, citant Martin Luther King.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Le sermon du révérend Curry au mariage du prince Harry et de Meghan Markle brise le protocole

Dans un style tranchant avec celui des mariages royaux précédents, le révérend Curry, primat de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis, a prononcé une ode au pouvoir de l’amour, citant Martin Luther King.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h36
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 16h28
   





                        



   


C’est en empruntant les mots de Martin Luther King qu’il a pris la parole : « Nous devons découvrir le pouvoir de l’amour, le pouvoir de rédemption de l’amour, et ainsi, nous ferons de ce monde un nouveau monde. » C’est peu dire que le sermon enflammé prononcé samedi 19 mai par le révérend Michael Bruce Curry, lors de la cérémonie de mariage du prince Harry et de l’Américaine Meghan Markle, a tranché avec le protocole auquel est habituée la famille royale britannique.
Dans l’assistance de la chapelle Saint-George du château de Windsor, qui rassemblait six cents invités triés sur le volet, les sourires se mêlent aux regards médusés de certains membres de la couronne britannnique. Le révérend Curry, évêque président de l’Eglise anglicane aux Etats-Unis, défenseur des droits civils et des droits des homosexuels, poursuit : « Il ne s’agit pas juste d’un jeune couple que nous célébrons, c’est plus que cela. » Invoquant l’époque de l’esclavage aux Etats-Unis, le dignitaire a rappelé que le pouvoir de l’amour était chanté par ceux qui vivaient en captivité. Puis M. Curry a expliqué aux mariés qu’ils avaient « le pouvoir de changer le monde ».

WATCH: It was Meghan and Harry's big day, but Bishop Michael Curry stole the show https://t.co/5UQPv0OpO9… https://t.co/g6V40yX3yA— Reuters (@Reuters Top News)


require(["twitter/widgets"]);

Originaire de Chicago, âgé de 65 ans, Michael Curry, président et primat de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis depuis novembre 2015, est le premier Afro-Américain à occuper cette fonction. Descendant d’esclaves, il s’est à plusieurs reprises opposé à la politique du président américain, Donald Trump, et doit participer, le 24 mai, à une marche de représentants chrétiens vers la Maison Blanche pour dénoncer le slogan « America first » (« L’Amérique d’abord »), qualifié d’« hérésie théologique ».
L’Eglise épiscopale américaine avait provoqué une rupture avec la Communion anglicane en 2003 en prenant la décision d’ordonner évêque du New Hampshire un Américain homosexuel, Gene Robinson. En 2006, elle fut également la première à élire une femme à sa tête, Katharine Jefferts Schori. L’Eglise épiscopale est l’une des composantes de la Communion anglicane, qui rassemble les Eglises anglicanes à travers le monde, dont l’Eglise d’Angleterre.
Le sermon du révérend Curry a été suivi par l’interprétation du classique « Stand by me », du chanteur afro-américain Ben E. King, par un chœur.

Watch the breathtaking rendition of "Stand by me" performed at the #RoyalWedding by Karen Gibson and The Kingdom Ch… https://t.co/97oLCx32ln— voxdotcom (@Vox)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-4">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Pour les milliers de fans de la famille royale venus assister au mariage, l’union entre le prince et une actrice américaine métisse marque une nouvelle étape pour la couronne britannique.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Meghan Markle épouse le prince Harry : « Un nouveau départ pour la monarchie »

Pour les milliers de fans de la famille royale venus assister au mariage, l’union entre le prince et une actrice américaine métisse marque une nouvelle étape pour la couronne britannique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 13h31
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 15h46
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Il est encore tôt en ce matin brumeux, samedi 19 mai, quand de nombreux Britanniques arrivent non loin du château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Non loin du château de Windsor, des fans de la première heure se sont installés dans la matinée, en attendant l’arrivée du couple princier, suivie de la cérémonie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des fans « royaux » joyeusement accoutrés ont commencé à se rassembler dans la matinée sur la pelouse le long du chemin qu’emprunteront le prince Harry et Meghan Markle jusqu’au château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Izzy Newman, habitante de Windsor, attend le mariage princier avec impatience."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="On peut même croiser des fans royaux de type canin aux abords du château de Windsor, portant le drapeau du Royaume-Uni, l’« Union Jack »."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le mariage princier est l’occasion de porter la partie originale d’un vestiaire qu’il est plus ardu de revêtir en plus banale circonstance."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les fans royaux ont arboré pour ce jour spécial leurs plus belles couleurs, y compris sous forme de maquillage."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Chito Salarza-Grant, connu comme « l’homme au chapeau de Londres », est naturellement venu coiffé de sa dernière création. Salarza-Grant est réputé pour arborer des couvre-chefs de sa fabrication lors d’occasions spéciales, telles que le mariage du prince William et de Kate Middleton, en 2011, ou les Jeux olympiques de Londres, en 2012."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Enveloppés dans leur « Union Jack », des sympathisants marchent vers la chapelle Saint-Georges, là où le couple princier va se marier, et qu’on peut apercevoir en arrière-plan, alors que le soleil se lève sur la Grande-Bretagne."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Tony Appleton, un crieur professionnel, pose à High Street dans sa tenue traditionnelle à quelques heures du mariage. Tony Appleton est connu pour avoir annoncé, en criant, la naissance du prince George, premier fils du prince William et de Kate Middleton, en 2013, trompant deux journalistes américains qui avaient pris son annonce pour une officialisation de la naissance."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le flux de fans à la gare ferroviaire de Windsor & Eton Riverside ne faiblissait pas, samedi matin."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des fans royaux colorés s’apprêtent à prendre le train à la gare de Waterloo, à Londres, pour se rendre à Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La foule nombreuse s’est massée à l’extérieur de l’enceinte du château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Idris Elba et Sabrina Dhowre, suivis d’Oprah Winfrey, arrivent à la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’avocate Amal Clooney, et son mari, acteur, George."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La créatrice de mode Victoria Beckham et son mari, l’ex-footballeur David Beckham, font partie des invités."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Doria Ragland, la mère de Meghan Markle, arrive au château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’arrivée de la reine Elizabeth II, habillée d’un joli vert pomme, pour la cérémonie de mariage de son petit-fils Harry."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le prince Harry marche au côté de son frère et garçon d’honneur, le prince William, alors qu’ils se dirigent vers la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Meghan Markle lors de son arrivée devant la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’entrée de Meghan Markle dans la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le prince Harry enlève le voile de la robe de Meghan Markle lors de leur cérémonie de mariage."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De gauche à droite : le prince William, le prince Charles, son épouse Camilla, et l’épouse de William, Kate."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Harry et Meghan, main dans la main, avant d’échanger leurs vœux."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les deux époux à la sortie de la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description=""
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/27

Suivant







De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie.

TOLGA AKMEN / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);


Tout est si British : la fanfare des horse guards, les bibis turquoise façon soucoupe volante, les Union Jacks flottant autour des murailles de Windsor, et même les sans-abri allongés sur High Street. Tout sauf le temps, resplendissant, quasi méditerranéen, reflet de l’humeur des milliers de personnes massées tout au long du parcours que doivent emprunter, après leur mariage, Meghan Markle et le prince Harry. « Fantastic », « incredible », « gorgeous ». Aucun superlatif ne suffit à la foule qui patiente depuis le petit jour pour décrire l’événement et son excitation. « Ce jour marque un nouveau départ pour la monarchie, s’enthousiasme Jayne Matthew, une secrétaire à la retraite qui a quitté sa maison de l’Essex à 3 h 30 pour être sûre d’être aux premières loges. Ils se mettent au niveau [they come down] des gens. William et Harry ont choisi leur épouse. Cela les rapproche des gens ordinaires. J’aime l’histoire et je n’aimerais pas voir ce pays sans monarchie. Elle nous rassemble et force le respect. » 

        Lire aussi :
         

                « Certains font le parallèle entre l’entrée de Meghan Markle chez les Windsor et l’élection d’Obama »



Michael et Jacqueline, un couple de quinquagénaires jouent chacun à attribuer à l’autre la responsabilité de leur présence et des sept heures de voiture qu’ils ont endurées pour venir du Northumberland. « Je voulais regarder le match [la finale de la coupe d’Angleterre] mais elle est royaliste et a absolument voulu venir. J’ai fait ça pour elle », sourit-il. En réalité, tous les deux sont des fans des Royals, comme les Britanniques nomment la famille Windsor. « Ma grand-mère nous faisait nous lever quand on jouait God Save the Queen à la fin des émissions de la BBC. Elle m’a contaminée. J’ai hérité de ça. C’est une partie de moi-même en tant que Britannique, un lien à notre histoire. » « Après tout, vous avez un président qui se prend pour un roi, renchérit son mari. Une reine à plein temps, c’est tout de même plus chic. »
« Une descendante d’esclaves dans la famille royale »
Parmi le public plane l’ombre d’une disparue aimée, Diana. « Les garçons [William et Harry] ont gardé son esprit, entend-on. Ils vont vers les gens, les malades et les faibles. Diana aurait bien accueilli Meghan, elle aurait été heureuse aujourd’hui. » L’idée aussi que Meghan Markle, extravertie, tournée vers les autres, défenseuse des droits des femmes, va prendre la relève. « Meghan n’appartient pas à l’establishment et elle parlera pour les femmes », espère-t-on. Peut-on être « royal » et « normal » ? Rompre avec la stricte neutralité qui a assuré la popularité de la reine Elizabeth depuis soixante-cinq ans ? « Meghan », qui dans sa vie d’« avant » a soutenu Hilary Clinton dans la campagne présidentielle américaine et des ONG humanitaires, se conformera-t-elle aux rigidités du protocole royal ? « Je suis américaine, j’embrasse les gens » [I’m American, I hug »], a-t-elle répondu quand les gardiens de l’étiquette lui ont fait remarquer que cela ne se faisait pas chez les « Royals ».

        Lire aussi :
         

                Mariage du prince Harry et de Meghan Markle, une cérémonie qui a bien failli dérailler



Dans le train qui, de la gare de Waterloo, transporte les groupies à Windsor, Denise Crawford, une Jamaïcaine de New York, qui a spécialement traversé l’Atlantique pour l’occasion, donne à la cérémonie un autre sens. « Aujourd’hui une descendante d’esclaves [Meghan Markle est née d’un couple mixte] entre dans la famille royale britannique, qui autrefois bénissait l’esclavage, énonce-t-elle avec émotion. C’est un jour d’espoir pour le mélange des races. » Le nombre de Britanniques d’origine africaine ou antillaise présents dans la foule de Windsor suggère que la greffière venue de Brooklyn n’est pas seule à voir les choses ainsi. Elle se plaît à rappeler l’anecdote rapportée par la mariée du jour dans une interview au magazine Elle. Sommée à l’école de choisir entre les cases « Blanche » et « Noire » sur sa fiche d’identité, Meghan Markle refusa, pour ne pas trahir sa mère, de suivre la consigne d’un professeur de cocher la première, « parce que tu parais blanche ». Et si on le lui redemandait, son père lui conseilla : « Dessine ta propre case. » C’est devenu sa règle de vie. « Je n’aime pas l’histoire de la famille royale, conclut Denise Crawford. Mais aujourd’hui, l’Empire britannique se désintègre. Les dreadlocks [portés par Doria Ragland, la mère de Meghan Markle] font leur entrée à Windsor ! »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-5">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le prince Harry a épousé samedi l’Américaine Meghan Markle sous l’œil du monde entier lors d’une fastueuse cérémonie à Windsor.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le prince Harry et Meghan Markle se sont mariés au château de Windsor

Le prince Harry a épousé samedi l’Américaine Meghan Markle sous l’œil du monde entier lors d’une fastueuse cérémonie à Windsor.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 16h20
   





                        



   


La fête battait son plein samedi 19 mai dans la petite ville de Windsor, parée pour les grands jours, où les visiteurs ont afflué par milliers pour assister au mariage du prince Harry et de l’actrice américaine Meghan Markle. Le couple a été déclaré marié par l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, chef spirituel de l’Eglise anglicane, dans la chapelle St Georges du château de Windsor, lieu chargé d’histoire pour la monarchie britannique. Ils ont échangé leurs vœux, devant quelque six cents invités, dont la reine Elizabeth II et une pléiade de stars.
Le révérend Michael Curry, prédicateur afro-américain, a ensuite réchauffé la froide chapelle Saint-Georges, par un sermon sur le pouvoir de l’amour aux accents passionnés. Dans un style tranchant avec celui des mariages royaux habituels, structurés par une étiquette centenaire qui tend à rendre les cérémonies compassées, voire rigides, le révérend Curry a pris des accents enflammés pour faire passer le message.
Premier Afro-Américain à diriger l’Eglise anglicane américaine, le révérend Curry a commencé son sermon en citant Martin Luther King, le défenseur des libertés civiques : « Nous devons trouver le pouvoir de l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen. » « Deux jeunes gens sont tombés amoureux et nous voici rassemblés ici », a-t-il lancé à l’adresse invités, au premier rang desquels la reine Elizabeth II, et la mère de Meghan Markle, seul membre de sa famille présente, Doria Ragland, descendante d’esclaves des plantations de coton en Géorgie du Sud.
Le révérend Curry a fait une allusion aux esclaves dans son sermon, relevant qu’ils avaient exprimé le pouvoir de l’amour dans leurs chants.
Plusieurs milliers de visiteurs du monde entier
Dans la foule rassemblée à Windsor, où la cérémonie était retransmise sur des écrans, ce prêche enflammé, et surtout les réactions gênées ou amusées de la famille royale, ont fait rire le public. « Et il continue ! », s’est exclamé l’un d’eux. L’ambiance était bon enfant et détendue parmi les visiteurs amassés à l’extérieur du château et venus du monde entier, entre amis ou en famille, assis dans l’herbe pour pique-niquer le long du Long Walk, majestueuse avenue bordée d’arbres menant au château, ou se réchauffant sous le soleil printanier après une nuit passée à la belle étoile pour ne rien manquer du spectacle.

        Lire aussi :
         

                Mariage du prince Harry et de Megan Markle : le mode d’emploi



Des écrans géants ont été installés dans les rues de la ville pavoisée aux couleurs de l’Union Jack, bleu, blanc et rouge, pour suivre la cérémonie. « C’est ça être britannique », clame Adele McNally, 67 ans, une des « ambassadrices » volontaires déployées par le conseil municipal pour encadrer les spectateurs, attendus par dizaines de milliers. Certains admirateurs ont campé près du château de Windsor afin d’être aux premières loges.
Trompettes et tambours de la garde royale
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Il est encore tôt en ce matin brumeux, samedi 19 mai, quand de nombreux Britanniques arrivent non loin du château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Non loin du château de Windsor, des fans de la première heure se sont installés dans la matinée, en attendant l’arrivée du couple princier, suivie de la cérémonie."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des fans « royaux » joyeusement accoutrés ont commencé à se rassembler dans la matinée sur la pelouse le long du chemin qu’emprunteront le prince Harry et Meghan Markle jusqu’au château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Izzy Newman, habitante de Windsor, attend le mariage princier avec impatience."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="On peut même croiser des fans royaux de type canin aux abords du château de Windsor, portant le drapeau du Royaume-Uni, l’« Union Jack »."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le mariage princier est l’occasion de porter la partie originale d’un vestiaire qu’il est plus ardu de revêtir en plus banale circonstance."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les fans royaux ont arboré pour ce jour spécial leurs plus belles couleurs, y compris sous forme de maquillage."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Chito Salarza-Grant, connu comme « l’homme au chapeau de Londres », est naturellement venu coiffé de sa dernière création. Salarza-Grant est réputé pour arborer des couvre-chefs de sa fabrication lors d’occasions spéciales, telles que le mariage du prince William et de Kate Middleton, en 2011, ou les Jeux olympiques de Londres, en 2012."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Enveloppés dans leur « Union Jack », des sympathisants marchent vers la chapelle Saint-Georges, là où le couple princier va se marier, et qu’on peut apercevoir en arrière-plan, alors que le soleil se lève sur la Grande-Bretagne."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Tony Appleton, un crieur professionnel, pose à High Street dans sa tenue traditionnelle à quelques heures du mariage. Tony Appleton est connu pour avoir annoncé, en criant, la naissance du prince George, premier fils du prince William et de Kate Middleton, en 2013, trompant deux journalistes américains qui avaient pris son annonce pour une officialisation de la naissance."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le flux de fans à la gare ferroviaire de Windsor & Eton Riverside ne faiblissait pas, samedi matin."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des fans royaux colorés s’apprêtent à prendre le train à la gare de Waterloo, à Londres, pour se rendre à Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La foule nombreuse s’est massée à l’extérieur de l’enceinte du château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Idris Elba et Sabrina Dhowre, suivis d’Oprah Winfrey, arrivent à la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’avocate Amal Clooney, et son mari, acteur, George."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La créatrice de mode Victoria Beckham et son mari, l’ex-footballeur David Beckham, font partie des invités."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Doria Ragland, la mère de Meghan Markle, arrive au château de Windsor."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’arrivée de la reine Elizabeth II, habillée d’un joli vert pomme, pour la cérémonie de mariage de son petit-fils Harry."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le prince Harry marche au côté de son frère et garçon d’honneur, le prince William, alors qu’ils se dirigent vers la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Meghan Markle lors de son arrivée devant la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’entrée de Meghan Markle dans la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le prince Harry enlève le voile de la robe de Meghan Markle lors de leur cérémonie de mariage."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="De gauche à droite : le prince William, le prince Charles, son épouse Camilla, et l’épouse de William, Kate."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Harry et Meghan, main dans la main, avant d’échanger leurs vœux."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les deux époux à la sortie de la chapelle Saint-Georges."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description=""
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/27

Suivant







De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie.

TOLGA AKMEN / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);


Les invités ont commencé à arriver en milieu de matinée. Parmi eux, le chanteur britannique Elton John, la joueuse de tennis américaine Serena Williams, l’avocate britannique Amal Clooney, et son époux George, le footballeur anglais David Beckham et son épouse, ex-Spice Girl et styliste, Victoria. En revanche, aucun responsable politique n’a été convié à la noce.

        Lire aussi :
         

                Mariage du prince Harry et de Meghan Markle, une cérémonie qui a bien failli dérailler



Le mariage princier offre un moment de répit bienvenu aux Britanniques, divisés par le Brexit mais unis autour de la famille royale : des fêtes sont organisées un peu partout dans le pays pour suivre la cérémonie, à partir de 14 heures (heure de Paris). D’autant qu’il s’agit du dernier mariage pour toute une génération dans la branche aînée de la famille royale.
Dans la matinée, la première ministre britannique, Theresa May, a adressé sur Twitter ses « meilleurs vœux » à Meghan Markle, une ex-actrice de 36 ans, et au prince Harry, 33 ans.

My very best wishes to Prince Harry and Meghan Markle on their wedding day. To all of those joining the national ce… https://t.co/02xBvpLWVw— theresa_may (@Theresa May)


require(["twitter/widgets"]);

Mes meilleurs vœux au prince Harry et à Meghan Markle en ce jour de mariage. A tous ceux qui se joignent à la célébration nationale avec les fêtes de rue et d’autres événements, passez une merveilleuse journée. #RoyalWedding
Le couple s’est vu conférer par la reine les titres de duc et de duchesse de Sussex, a annoncé le palais de Buckingham, quelques heures avant la cérémonie.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-6">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ De nombreux fans « royaux » se sont rassemblés dans une ambiance festive à l’extérieur du château de Windsor, tandis que le prince Harry et Meghan Markle se mariaient dans la chapelle Saint-Georges.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/05/19/19-7">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Mort de Nicole Fontaine, ancienne présidente du Parlement européen

Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h20
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Au bout de sa vie, marquée depuis quelques mois par la certitude d’un mal incurable, elle se souvenait de cette phrase de François Mitterrand : « Je suis content d’avoir pu parler debout », lui confia-t-il, malade lui aussi, à l’issue de sa dernière intervention devant le Parlement européen, à Strasbourg.
Debout, l’ancienne présidente de l’Assemblée européenne le sera également restée, consacrant les dernières semaines de sa vie à l’accompagnement d’étudiants qui préparaient un ouvrage sur les perspectives offertes par le Brexit. Elle estimait, quant à elle, que pour les Britanniques le fait de quitter l’Union ne présenterait aucun avantage, mais jugeait que le résultat du référendum avait cruellement traduit la situation d’une Union « malade de son déficit démocratique ».
Mme Fontaine supervisait aussi la préparation du bicentenaire de Sup de co Paris (désormais appelée ESCP Europe), la première école de commerce du monde, fondée en 1819 et tournée vers ce projet qui guida sa vie : une Union européenne pacifique, forte, proche des citoyens.
Décédée à 76 ans, cette femme discrète mais ferme, consensuelle mais portée par des convictions solides, connut trois vies. Une de responsable de l’enseignement catholique, une autre de ministre et une troisième, la plus importante sans doute à ses yeux, d’élue européenne. Jeune, elle rêvait d’une carrière artistique mais en fut rapidement dissuadée par son père, un médecin qui la convainquit d’étudier le droit.
« Notre-Dame de la conciliation »
Licenciée à 20 ans, diplômée ensuite de Sciences Po Paris, elle décroche en 1969 un doctorat d’Etat en droit public pour une thèse sur l’application de la loi Debré, qui avait institué le régime de contrats entre l’Etat et les établissements privés d’enseignement. Pendant vingt ans, elle sera la responsable des relations entre ces derniers et les pouvoirs publics. Son combat pour l’école catholique allait se poursuivre après...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-8">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Le secteur vinicole plébiscite les accords commerciaux signés par l’Europe.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : les négociants en vins et spiritueux sablent le champagne

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Le secteur vinicole plébiscite les accords commerciaux signés par l’Europe.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La herse entravant l’entrée des vins européens sur le marché japonais va se lever. L’issue est inéluctable. L’échéance très attendue. Et pour cause. Les taxes douanières devraient passer de 15 % à 0 %. Une conséquence directe de l’accord commercial négocié entre l’Union européenne et le Japon.
« Nous espérons qu’il soit ratifié en janvier 2019 », affirme Nicolas Ozanam, de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). Toutefois, comme le souligne Jean-Marie Barillère, coprésident du Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC), représentant du négoce, « une fois l’accord ratifié, il faut qu’il soit effectivement mis en place. Pour nous, il est donc trop tôt pour parler de l’impact sur le Japon. »
Le précédent accord commercial plébiscité par les négociants européens concernait la Corée, en 2011. « Depuis sa véritable mise en place, les volumes de vin que nous commercialisons sur le marché coréen ont cessé de décroître », estime Patrick Jestin, patron de la société de négoce bordelaise CVBG-Dourthe-Kressmann, qui poursuit : « La problématique sur les marchés japonais ou coréen, c’est que les Australiens et les Chiliens ont, durant les quinze dernières années, négocié des droits de douane égaux à zéro. Une distorsion de concurrence qui nous a fait perdre des parts de marché sur les bordeaux les moins chers. »
Gênés par la fluctuation du yen
Entre 2012 et 2017, soit après la remise à zéro des compteurs pour les droits de douane frappant les alcools européens, les volumes de vins français exportés vers la Corée du Sud ont bondi de plus de 50 %, chiffre Antoine Leccia, président de la FEVS. Toutefois, ce pays pèse peu dans nos exportations.
En 2017, il se classait au dix-neuvième rang de nos ventes de vins et spiritueux, avec un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros. Soit 0,7 % du résultat de la commercialisation des alcools hexagonaux hors de nos frontières. Un...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-9">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : Face à Trump, l’UE se pose en rempart ultime du libre-échange

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Bruxelles engrange les traités pour offrir une alternative à la tentation isolationniste des Etats-Unis. Mais les tensions sino-américaines compliquent le jeu européen.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 11h31
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

« Si l’Union européenne ne peut pas faire de commerce, que peut-elle faire d’autre ? » Ainsi s’interrogeait l’hebdomadaire britannique The Economist à l’automne 2016. C’était l’époque du psychodrame autour du CETA, le traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada. Quand l’opposition d’une simple région de Belgique, la Wallonie, faillit faire capoter sept ans de négociations entre Bruxelles et Ottawa, poussant certains à prophétiser une paralysie pure et simple de la politique commerciale européenne…
Dix-huit mois plus tard, autre époque, autre ambiance. Face à la tentation isolationniste des Etats-Unis, l’Europe est plus que jamais à l’offensive sur le libre-échange. La liste des pays partenaires, formels ou en devenir, ne cesse de s’allonger. Mardi 22 mai, les ministres du commerce des Vingt-Huit devraient valider les mandats de négociation de la Commission pour entrer en discussions avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Ils vont aussi approuver formellement les traités commerciaux avec Singapour, et surtout le Japon. Bouclé à l’été 2017, l’accord avec l’Archipel est le plus important conclu par l’UE. Bruxelles se félicite également d’avoir scellé avec le Mexique, fin avril, un traité d’une ampleur bien supérieure à celui déjà signé en 1997. Quant aux pourparlers avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), ils patinent mais se poursuivent.

Depuis dix ans, l’Europe a connu bien des crises, entre marasme économique et menace de dislocation de la zone euro. A cette aune, « notre politique commerciale est un succès puisqu’elle réussit à avancer malgré la diversité des Etats membres, estime André Sapir, du think tank bruxellois Bruegel. Elle reste un pilier de la politique extérieure de Bruxelles ». Rien d’étonnant pour une Union qui s’est d’abord construite comme un vaste espace de libre-échange. La politique commerciale a d’ailleurs été longtemps le seul vecteur...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-10">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : « Le marché unique a fait bondir les échanges entre les pays membres »

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Brexit, essor du protectionnisme, pression populiste… Que se passerait-il ces prochaines années si le marché unique européen se délitait ? Les échanges entre les pays membres et leur niveau de richesse s’amoindriraient, estime Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) et coauteur d’une étude parue en avril sur le sujet, « Les coûts de la non-Europe revisités ».
Qu’a changé l’instauration du marché unique, en 1987, pour les pays de l’Union européenne ?
Elle a fait bondir de façon spectaculaire les échanges entre les Etats européens. En moyenne, on estime qu’ils ont progressé de 109 % pour les biens et de 58 % pour les services depuis 1987. Cette hausse est trois fois plus importante que celle apportée par les accords commerciaux classiques. Et ce, car l’intégration européenne, de loin la plus poussée au monde, comporte de nombreux éléments non tarifaires, tels que la reconnaissance mutuelle des normes ou les quatre libertés de circulation (biens, services, personnes, capitaux), qui se renforcent les unes les autres.
Le marché unique a durablement gonflé le produit intérieur brut (PIB) des pays européens de 4,4 % en moyenne. Cela ne prend pas en compte les bénéfices non économiques, par exemple liés aux politiques communes. En cas de délitement de ce marché, ces gains seraient effacés. Aucun pays n’en sortirait gagnant.
Certaines capitales ont-elles profité plus que d’autres de cette intégration commerciale ?
Oui. Les bénéfices économiques liés à la hausse des échanges ont été plus importants pour les petites économies les plus ouvertes, notamment en Europe de l’Est, comme la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie ou encore la République tchèque. Ces pays ont vu leur PIB croître de 10 % sous le seul effet du marché unique.
Les grands Etats tels que la France en ont aussi profité, mais dans une proportion...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-11">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). L’opacité dans laquelle étaient négociés les traités de libre-échange a alimenté la défiance. Depuis, l’Union européenne se veut plus transparente.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Europe : Bruxelles contrainte à la transparence sous la pression des opinions publiques

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). L’opacité dans laquelle étaient négociés les traités de libre-échange a alimenté la défiance. Depuis, l’Union européenne se veut plus transparente.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Habituée à prêcher dans le désert ou devant un public de superspécialistes, la Commission européenne n’a pas vu venir la contestation populaire. La gifle fut d’autant plus cuisante pour l’institution, négociatrice en chef des accords de libre-échange de l’Union avec le reste du monde, quand à l’automne 2016, le petit parlement wallon, sis à Namur (moins de 70 kilomètres de Bruxelles), est entré en rébellion contre un traité commercial tout juste signé avec le Canada.
Jusqu’alors passé un peu sous les radars, le désormais fameux CETA a soudain concentré toutes les critiques : de la société civile, d’une grande partie de la gauche européenne, voire de la droite modérée, qui voyaient en lui un des symboles de la mondialisation, et de ses excès. Pour éviter que cet accord déraille, et avec lui toute la politique commerciale de l’Union, la commission a dû, bon gré mal gré, affronter l’orage et changer ses pratiques.
En réalité, c’est la négociation du Tafta (TTIP en anglais), le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, qui avait allumé la mèche de la contestation populaire. Matinée d’une pincée d’antiaméricanisme (surtout en France), la critique de cette discussion initiée formellement à l’été 2013 s’est nourrie de l’opacité dans laquelle elle était menée. Le mandat de négociation (le périmètre des discussions) est longtemps resté secret, tout comme l’état d’avancement des pourparlers.
La leçon wallonne
Les eurodéputés ne disposaient ainsi que d’un accès très restreint aux documents, dans des salles de lecture sécurisées. Et sur le fonds, le Tafta abordait pour la première fois la question d’un possible rapprochement réglementaire : explosif, tant, dans l’agriculture par exemple, les modes de production diffèrent des deux côtés de l’Atlantique.
Consciente que la vindicte publique nuisait à son image, la Commission a changé de braquet. La personnalité de Cecilia Malmström, la commissaire à l’économie, n’y est pas étrangère.
Ayant...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-12">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Précédant la venue d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande, reçue à Sotchi par le chef du Kremlin, a plaidé pour la poursuite du gazoduc Nord Stream 2.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Merkel cherche un terrain d’entente avec Poutine

Précédant la venue d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande, reçue à Sotchi par le chef du Kremlin, a plaidé pour la poursuite du gazoduc Nord Stream 2.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h34
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

C’est un Vladimir Poutine plus conciliant que de coutume qui a accueilli Angela Merkel, vendredi 18 mai, avec un bouquet de roses blanches à la main. Près d’un an après leur dernière entrevue, en juillet 2017, au même endroit, à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, le chef du Kremlin s’est entretenu avec la chancelière allemande dans un climat nettement moins glacial, s’autorisant même cet aimable rappel : « Malgré l’environnement international compliqué et les divergences de vue sur un certain nombre de problèmes (…) , l’Allemagne reste le deuxième partenaire de la Russie, après la Chine. » Le contexte est en effet davantage propice à discuter.
Devançant de quelques jours le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, attendu en Russie le 24 mai, Angela Merkel est arrivée en Russie lestée du poids des décisions de Donald Trump sur les épaules, qu’il s’agisse du retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien, signé par six autres pays, ou des menaces que font peser les sanctions américaines sur leurs propres alliés. La chancelière allemande a ainsi plaidé, de concert avec son hôte, pour la poursuite du plan d’action sur le nucléaire négocié avec Téhéran. « Cet accord n’est pas parfait mais c’est mieux que rien », a-t-elle souligné.

Combattre la riposte
Quant au dossier des sanctions américaines, désormais prises sans concertation avec l’Union européenne, contre la Russie ou ailleurs, la délégation allemande s’est trouvée dans la situation – avant son homologue française – de devoir combattre la riposte envisagée par Moscou. Un nouveau projet de loi déposé au Parlement russe envisage des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison et 500 000 roubles (6 805 euros) d’amende contre les investisseurs étrangers qui refuseraient de travailler avec les entreprises russes sous sanctions… Sont également concernés des Russes qui aideraient à l’adoption de ces sanctions.

Un autre...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-13">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le président modéré est attaqué pour sa « naïveté » face aux Occidentaux après le retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Iran, Rohani est la cible des conservateurs

Le président modéré est attaqué pour sa « naïveté » face aux Occidentaux après le retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h33
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



                                


                            

Il n’a fallu que très peu de temps pour que les adversaires du président modéré Hassan Rohani commencent à s’attaquer à l’architecte de l’accord sur le nucléaire iranien, compromis à la suite du retrait de Washington. Dès le lendemain de l’annonce du président américain Donald Trump, le 8 mai, la presse conservatrice, très critique de « la naïveté » du président Rohani, accusé d’avoir fait confiance à l’Occident et a fortiori aux Etats-Unis, a réclamé une sortie rapide de Téhéran de l’accord nucléaire.

Celui-ci, signé en juillet 2015 par l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, plus l’Allemagne, a entraîné, depuis janvier 2016, la levée d’une partie des sanctions internationales contre Téhéran et lui a permis de sortir de son isolement, mais pas de relancer son économie.
Les mots les plus durs sont venus de l’Assemblée des experts, chargée de désigner le successeur du Guide suprême (la plus haute autorité du pays), Ali Khamenei, après sa mort. « Il faut que le président [Rohani] demande pardon au peuple iranien pour les dégâts causés dans le cadre de l’accord, parce qu’il n’a pas respecté les lignes rouges établies par le Guide », martèle son communiqué du 14 mai.
Ahmadinejad monte au créneau
L’ancien président, l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), qui, pendant sa présidence, a défendu avec intransigeance le programme nucléaire du pays, a également dénoncé, dans une lettre ouverte, le gouvernement qui « a imposé » à l’Iran « des dommages allant jusqu’à 30 milliards de dollars » en signant l’accord : une exagération grossière du coût de l’arrêt ou de la suspension des activités nucléaires iraniennes dans le cadre de l’accord. C’est d’ailleurs sous le mandat de M. Ahmadinejad que l’Iran a subi des sanctions autrement plus coûteuses, qui visaient notamment le pétrole, le secteur bancaire et les transports.

Mais les adversaires...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-14">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Notre chroniqueur a encore frappé : après les vestiaires de Cate Blanchett et Léa Seydoux, Marc Beaugé scrute celui de l’actrice américaine de 36 ans qui se marie à un jeune inconnu de nationalité britannique, le 19 mai. Tellement chic…
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/05/19/19-15">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le « contrat » liant la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, ratifié vendredi par les grillinistes, contient des mesures qui risquent d’impliquer une crise ouverte avec Bruxelles.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 18/05/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Italie : le défi à l’Europe

Le « contrat » liant la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, ratifié vendredi par les grillinistes, contient des mesures qui risquent d’impliquer une crise ouverte avec Bruxelles.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 09h42
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            
Le « peuple 5 étoiles » a parlé. Plus exactement, vendredi 18 mai, de 10 heures à 20 heures, s’est tenue sur la plate-forme Rousseau, gérée par une entreprise privée, la Casaleggio Associates, une votation en ligne à laquelle 44 000 adhérents du mouvement ont participé. Sans surprise, les votants ont validé, à plus de 94 %, le « contrat pour un gouvernement du changement » négocié pied à pied depuis maintenant deux semaines par leur chef de file, Luigi Di Maio, avec l’autre grand vainqueur des législatives du 4 mars, Matteo Salvini, le leader de la Ligue.
Pour ne pas être en reste, la Ligue doit organiser, elle aussi, ce week-end, une consultation ouverte, de façon plus classique, avec des bureaux de vote mobiles installés sur des places publiques. Puis les deux dirigeants ont annoncé qu’ils se rendraient lundi au Quirinal pour y rencontrer le président de la République, Sergio Mattarella, lui soumettre leur contrat « à l’allemande » et proposer un nom pour la présidence du conseil, signant le coup d’envoi d’une aventure politique sans équivalent dans l’histoire récente de l’Europe.

Les signaux contradictoires et les fausses pistes ayant accompagné le processus, ces deux dernières semaines, pourraient inciter à prendre ce texte de cinquante-huit pages à la légère. Rien ne serait plus trompeur : les deux signataires l’ont voulu comme un manifeste, le traité fondateur à l’aune duquel il faudra juger leur action future.
Aussi chercheront-ils à appliquer le plus possible les mesures annoncées. Or, même s’ils ne parvenaient à en mettre en œuvre qu’une petite partie, les conséquences seraient déjà immenses à l’échelle du continent tout entier.
L’affrontement avec Bruxelles paraît inéluctable
De quoi s’agit-il ? D’abord d’un cocktail explosif de hausses des dépenses et de baisses d’impôts. Le remplacement de l’impôt progressif sur le revenu par une « flat tax » (en réalité une contribution à deux tranches, de 15 % et...




                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-16">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Lors du sommet de l’Organisation de la coopération islamique, vendredi à Istanbul, le président Recep Tayyip Erdogan a accusé Israël d’user de méthodes dignes des nazis.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Les pays musulmans réclament une « force de protection internationale » pour les Palestiniens

Lors du sommet de l’Organisation de la coopération islamique, vendredi à Istanbul, le président Recep Tayyip Erdogan a accusé Israël d’user de méthodes dignes des nazis.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 03h57
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 11h19
   





                        



   


Dans les heures qui ont suivi le bain de sang de Gaza, la plupart des chancelleries arabes avaient réagi avec un communiqué condamnant le comportement de l’armée israélienne. Les pays musulmans ont souhaité aller plus loin lors d’un sommet à Istanbul convoqué par le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Les représentants des cinquante-sept pays regroupés au sein de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont appelé, vendredi 18 mai, à « une protection internationale pour le peuple palestinien, y compris par l’envoi d’une force de protection internationale », selon le communiqué final du sommet.

        Lire aussi :
         

                Répression à Gaza : protestations de pure forme dans le monde arabe



L’OCI a condamné « en les termes les plus forts les actions criminelles dans forces israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, notamment dans la bande de Gaza », où près de soixante Palestiniens sont morts lundi sous des balles israéliennes en manifestant contre le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. L’Organisation de la coopération islamique appelle les Nations unies (ONU) à mettre sur pied « une commission d’enquête internationale » pour faire la lumière sur le bain de sang de Gaza.
Le texte accuse l’administration américaine « de soutenir les crimes d’Israël, y compris en le protégeant au Conseil de sécurité de l’ONU ». Il épingle aussi Washington pour le transfert de son ambassade à Jérusalem, y voyant un « acte de provocation et d’hostilité contre la nation islamique ».
Des « méthodes de nazis », selon Erdogan
A l’ouverture du sommet, M. Erdogan, qui tire à boulets rouges sur Israël depuis lundi, a comparé le traitement des Palestiniens de Gaza par l’Etat hébreu à la persécution des juifs par les nazis.
« Il n’y a pas de différence entre les atrocités subies par le peuple juif en Europe il y a soixante-quinze ans et la brutalité dont souffrent nos frères à Gaza. »
Avant d’ouvrir le sommet, M. Erdogan avait reconnu, en haranguant des milliers de manifestants rassemblés dans le centre d’Istanbul pour apporter leur soutien aux Palestiniens, que le monde musulman avait « échoué dans le test de Jérusalem », n’ayant pas réussi à empêcher le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv dans la ville sainte.
« Les violations commises [par Israël] à Jérusalem et en Palestine s’expliquent par les divisions et les différends entre les musulmans eux-mêmes, a-t-il ajouté. Nous devons nous sacrifier pour défendre nos lieux saints. Si nous nous unissions, Israël ne pourrait pas poursuivre ses violations. »
Partisan de la mouvance islamo-conservatrice, M. Erdogan se pose en ardent soutien de la cause palestinienne et du Hamas, mouvement islamiste qui gouverne à Gaza, bête noire des autorités israéliennes. Ce discours trouve un écho parmi l’électorat traditionnel du président turc, candidat à sa propre succession lors des élections anticipées prévues le 24 juin, et lui a permis de bâtir une certaine popularité dans le monde arabe.

        Lire aussi :
         

                Gaza veut continuer la mobilisation même sans stratégie claire



Des rivalités au sein de l’OCI
La réunion d’Istanbul s’est tenue au moment où le monde arabo-musulman est miné par des divisions et des rivalités qui rendent peu probables des mesures concrètes à l’égard d’Israël.
L’Arabie saoudite, dont le ministre des affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, était présent à Istanbul, et ses alliés du Golfe ainsi que l’Egypte voient d’un mauvais œil le soutien de la Turquie d’Erdogan à des mouvements comme les Frères musulmans et le Hamas, ainsi qu’au Qatar, qu’ils cherchent à isoler.
Riyad et ses alliés, qui semblent avoir assoupli leurs positions envers Israël, seraient en outre réticents à d’éventuelles actions susceptibles de heurter Washington, dont ils espèrent le soutien pour endiguer l’Iran chiite, qu’ils voient comme la principale menace dans la région.
Dans une apparente pique à l’adresse de Riyad, le président iranien, Hassan Rohani, a ainsi critiqué dans son discours « le silence de certains pays », sans lequel « les sionistes n’auraient pas osé une telle brutalité ».




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-17">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Philippe Bernard, correspondant du « Monde » au Royaume-Uni, a répondu à vos questions sur le mariage du prince Harry et de Meghan Markle, qui a lieu samedi.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

« Certains font le parallèle entre l’entrée de Meghan Markle chez les Windsor et l’élection d’Obama »

Philippe Bernard, correspondant du « Monde » au Royaume-Uni, a répondu à vos questions sur le mariage du prince Harry et de Meghan Markle, qui a lieu samedi.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 20h40
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 04h43
   





                        



   


Samedi 19 mai, le prince Henry de Galles, plus connu sous le nom de Harry, benjamin de la princesse Diana et sixième dans l’ordre de succession de la monarchie britannique, épousera Meghan Markle, une roturière, actrice, divorcée et américaine de trois ans son aînée. Des noces princières très attendues de l’autre côté de la manche et pimentées par les frasques de la famille Markle et ses ennuis financiers.
Jean : Bonjour, pourquoi cet événement est-il tant médiatisé ?
Philippe Bernard : Bonjour, le mariage est médiatisé probablement parce qu’il fait beaucoup rêver, non seulement dans un Royaume-Uni assez déprimé par l’impasse du Brexit, mais ailleurs où les aventures de la famille royale intéressent beaucoup de gens, même ceux qui ne l’avouent pas ! Des foules sont attendues à Windsor mais un sondage montre que 66 % des Britanniques n’ont rien à faire de cette cérémonie.
Robert : Quel est le budget du mariage et la participation de l’Etat britannique ?
Philippe Bernard : Ce budget n’est pas rendu public mais le site Bridebook l’a estimé à un total de 32 millions de livres sterling (36,6 millions euros) – soit 1 000 fois le budget moyen d’un mariage au Royaume-Uni. La sécurité est le principal poste dans ce budget et elle est entièrement financée par l’Etat. Selon Kensington Palace, la famille royale paie la messe de mariage, les fleurs, la musique, et la réception qui suit.
Toxicdafi : Comment se sont rencontrés Harry et Meghan ?
Philippe Bernard : Ils se sont rencontrés en juillet 2016 au cours d’un rendez-vous arrangé (« blind date ») par une amie commune, Violet von Westenholz, fille de baron, amie d’enfance de Harry et attachée de presse dans la mode. Selon d’autres rumeurs, la personne qui les a fait se rencontrer serait Misha Nonoo, une dessinatrice de mode. Meghan a raconté qu’elle avait tout de suite eu envie de revoir Harry. Ce dernier a assuré qu’il avait immédiatement vu qu’elle était celle qu’il attendait. Il l’a invitée à un voyage au Botswana où leur union se serait concrétisée.
Lolilo : Pensez-vous que Meghan Markle soit une arriviste ?
Philippe Bernard : Bien difficile de répondre à cette question. Personne, (pas même les journalistes !) ne connaît vraiment les sentiments des uns et des autres dans les affaires royales. Aucun des personnages ne donne jamais d’interview ! Et qui connaît les motivations profondes dans un mariage ? Ce qui est sûr, c’est que Meghan Markle est une femme ambitieuse et personnifie « la » réussite de sa famille. Ceci dit, abandonner une carrière ascendante d’actrice à Hollywood pour le rôle à vie de princesse ou de duchesse engoncée dans le protocole rigide de la famille royale n’est pas nécessairement une sinécure.
Kate : Les dernières histoires autour de la mariée et de sa famille jettent-elles une ombre sur ce mariage ?
Philippe Bernard : Elles donnent du piquant à un scénario autrement sans relief et ultra protocolaire. L’absence du père de la mariée et le chagrin qu’il suppose chez elle accentuent l’identification possible par la population. Les frasques de la famille Markle, ses ennuis financiers, soulignent aussi le fossé avec la famille royale. Mais pas les jalousies, divorces et tromperies, dont la chronique des Windsor est parsemée. Pour l’instant, ces « histoires » font apparaître les « royals » comme une famille modèle. Elles montrent aussi à quel point la presse britannique et américaine peut déployer de moyens et d’argent pour « couvrir » l’événement et aussi harceler des membres de la famille de Meghan Markle.

        Lire aussi :
         

                Le nouvel essor de la marque Windsor, famille royale britannique



Robert : Harry et Meghan seront-ils obligé de vivre en Grande Bretagne ?
Philippe Bernard : Ils vont vivre à Kensington palace, qui est le lieu de résidence de Kate, William et leurs trois enfants. On imagine mal un héritier possible de la reine Elizabeth, chef d’Etat, résident ailleurs qu’au Royaume-Uni.
Elle : Pourquoi la couronne a-t-elle préféré le prince Charles plutôt que la mère de Meghan Markle pour accompagner la mariée jusqu’à l’autel ? Donner une vraie visibilité à une femme noire durant la cérémonie aurait été tellement moderne et frais…
Philippe Bernard : C’est exact, cela aurait eu de l’allure et du sens, d’autant que beaucoup de commentateurs soulignent que les origines mixtes de Meghan Markle expriment l’ouverture nouvelle de la famille royale et permettent l’identification de catégories nouvelles de la population britannique. Meghan et Harry ont d’ailleurs reçu un accueil particulièrement chaleureux lorsqu’ils sont allée visiter le quartier antillais de Brixton, au sud de Londres. Certains font même le parallèle entre l’entrée de Meghan chez les Windsor et l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis. Mais Buckingham semble avoir préféré mettre en avant sa propre priorité du moment : imposer l’image de Charles comme le futur roi, alors qu’il est assez impopulaire et que nombre de Britanniques lui préféreraient William.
Marthe : Meghan Markle va-t-elle perdre sa nationalité américaine ?
Philippe Bernard : Selon Buckingham, Meghan Markle acquerra la nationalité britannique après son mariage avec le prince Harry. Au Royaume-Uni, on ne devient pas automatiquement britannique en épousant un ressortissant britannique. Il faut notamment répondre à une série de questions sur le pays. Par exemple : « A qui est mariée Elizabeth II ? » ou « Quel est le drapeau bleu frappé d’une croix blanche ? ».
Elle ne devrait pas être contrainte d’abandonner sa nationalité américaine, car la loi britannique n’oblige pas à répudier sa nationalité d’origine en pareil cas. Mais le maintien de sa double nationalité occasionne des spéculations sur la nationalité – éventuellement britannique et américaine – des futurs enfants. Et aussi une controverse fiscale, car les Américains sont assujettis à l’impôt sur le revenu quel que soit leur lieu de résidence. Le mariage royal de samedi obligera-t-il à plus de transparence sur les revenus des Windsor ?
Maxime : Il a été précisé que Meghan Markle avait une profession d’influenceuse. Dans quelle mesure va t-elle pouvoir continuer cette passion ? L’ensemble des réseaux sociaux qu’elle anime seront-ils contrôlés par le palais ?
Philippe Bernard : Avant de rencontrer Harry et, en parallèle à son métier d’actrice, Meghan Markle animait un blog intitulé The Tig et consacré au « bien-être » et au « style de vie », dont les conseils de beauté de mode ou de diététique étaient censés prescrire certains achats. Le blog a été fermé depuis les fiançailles mais, d’une certaine façon, elle va continuer ce métier. Chaque robe, chaque chapeau, chaque accessoire porté par un membre de la famille royal bénéficie d’une publicité énorme qui booste les ventes et assure une promotion éclair. Cela a déjà commencé avec Meghan Markle, dont les tenues sont scrutées au millimètre.
L’un des secrets les mieux gardés du mariage de demain est le nom du couturier qu’elle aura choisi pour sa robe. On parle de Burberry, de Ralph & Russo, Stella McCartney, Erdem, Alexander McQueen (comme pour Kate) ou Roland Mouret. Déjà, la pâtissière californienne, Claire Ptak, retenue pour le gâteau de mariage à base de citron et de fleur de sureau a reçu une publicité monstre.

        Lire aussi :
         

                Mariage du prince Harry et de Meghan Markle, une cérémonie qui a bien failli dérailler



Emmanuel : Vous dites que 66 % des Britanniques n’ont rien à faire de cette cérémonie, pourtant on nous présente le peuple britannique comme très attaché à sa royauté : est-ce vraiment le cas ? Entend-on la voix des anti-royauté dans les médias britanniques ?
Philippe Bernard : Les partisans de l’abolition de la monarchie constituent 17 % de l’opinion britannique. Le régime, dont la popularité avait sérieusement été ébranlée après la mort de Diana, a « remonté la pente ». La côte de popularité de la reine atteint 80 %, soit le même niveau que lorsqu’elle a été couronnée… en 1953 ! Mais les républicains misent sur l’impopularité du prince Charles qui doit lui succéder. Ils pensent que, lorsqu’elle disparaîtra – elle est âgée de 92 ans –, leur heure viendra. Reste qu’il est peu probable qu’ils parviennent à faire vraiment entendre leur voix dans un pays qui se partage entre attachement et indifférence à l’égard de la monarchie.
Hervé C. : Quels sont les enjeux géopolitiques de cette union, notamment concernant les relations transatlantiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis ?
Philippe Bernard : Il y a en effet bien besoin de ce mariage pour réchauffer les relations entre Londres et Washington. Theresa May a été la première dirigeante à être reçue à la Maison Blanche après l’élection de Donald Trump mais, depuis lors, celui-ci l’a snobée en venant à Paris et en recevant Emmanuel Macron. Le président américain est attendu au Royaume-Uni en juillet, mais il devrait être accueilli par de grosses et hostiles manifestations. Meghan et Harry n’y peuvent pas grand-chose. Leur mariage booste cependant l’intérêt des Américains pour la famille royale, déjà relancé par la série de Netflix The Crown.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-18">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Députée européenne pendant vingt ans et ministre déléguée à l’industrie dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2004), elle était âgée de 76 ans.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Nicole Fontaine, ex-présidente du Parlement européen et ex-ministre, est morte

Députée européenne pendant vingt ans et ministre déléguée à l’industrie dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2004), elle était âgée de 76 ans.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 20h27
   





                        



   


Nicole Fontaine, ancienne présidente centriste du Parlement européen et ex-ministre de Jacques Chirac, est morte jeudi 18 mai à l’âge de 76 ans, a fait savoir son ancien collègue du gouvernement Raffarin, Dominique Bussereau.
Née le 16 janvier 1942, près de Fécamp, ancienne avocate et responsable de l’enseignement catholique, Nicole Fontaine s’était fait connaître en 1984 lors de la mobilisation contre le projet de loi Savary sur l’école privée, finalement retiré par François Mitterrand sous la pression de la rue. Elle fut eurodéputée de 1984 à 2002, et présida le Parlement européen de 1999 à 2002, avant d’intégrer le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin comme ministre déléguée à l’industrie (2002-2004).
A la tête de ce portefeuille, elle avait porté la loi fondatrice de l’Internet français, la loi pour la confiance dans l’économie numérique.
Après la victoire du Brexit, en 2016, Nicole Fontaine avait déclaré n’être « pas très surprise du vote de ces populations qui sont fragilisées », l’imputant à une « Europe malade de son déficit démocratique ». Européenne convaincue, elle y voyait « un choc salutaire » pour l’UE.
« Engagée avec courage et talent en faveur de la construction de l’Europe »
Dominique Bussereau a salué sur Twitter une femme « engagée avec courage et talent en faveur de la construction de l’Europe ».
« Son engagement pour l’Europe et ses valeurs continueront à nous guider durablement », a réagi l’actuel président du Parlement européen, Antonio Tajani :

J’apprends avec tristesse la disparition de Nicole Fontaine, 2ème femme à avoir présidé le @Europarl_FR de 1999 à 2… https://t.co/fAoD9lNxoN— EP_President (@Antonio Tajani)


require(["twitter/widgets"]);

Jean-Pierre Raffarin, avec qui Nicole Fontaine a travaillé deux ans au gouvernement, lui a rendu hommage :

🇪🇺🇫🇷Je présente mes très sincères condoléances à la famille de Nicole Fontaine, ancienne Présidente du @Europarl_FR… https://t.co/1qVPhVJF7g— jpraffarin (@Jean-Pierre Raffarin)


require(["twitter/widgets"]);

Emmanuel Macron a réagi un peu plus tard, saluant une femme « engagée qui, pendant trente-cinq ans de sa vie, aura mené le combat de la construction européenne », dans la « grande tradition de la démocratie chrétienne », selon un communiqué de l’Elysée. Le président français a souligné aussi « son engagement pour l’éducation ».
« Une grande figure européenne nous quitte. Nicole Fontaine, après Simone Veil, a présidé le Parlement européen. Elle s’y est investie avec enthousiasme, mettant sa vision et ses convictions au service de l’Union », a pour sa part tweeté le député européen Jean Arthuis.
Les sénateurs centristes se sont dits « attristés par la disparition de Nicole Fontaine », saluant « son engagement et ses combats pour l’Europe, avec humanisme et détermination ».
Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a rappelé le « combat pour une Europe humaniste, bienveillante et ambitieuse » de Nicole Fontaine et pour « le maintien d’un dialogue ouvert et la défense de la paix ». « Il ne serait que juste hommage que de poursuivre le combat pour ces valeurs », a ajouté le député (LRM) de la Loire-Atlantique.
L’eurodéputée (LR) Françoise Grossetête a elle aussi rendu hommage à une ancienne « collègue estimée et influente à Strasbourg et à Bruxelles, œuvrant sans relâche au renforcement de la démocratie parlementaire européenne ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-19">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le chef de file de Podemos a acheté avec sa compagne, porte-parole de la formation politique, une demeure avec piscine d’une valeur de 615 000 euros à 40 km de Madrid.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Pablo Iglesias pris au piège de sa villa de luxe près de Madrid

Le chef de file de Podemos a acheté avec sa compagne, porte-parole de la formation politique, une demeure avec piscine d’une valeur de 615 000 euros à 40 km de Madrid.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 19h19
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, 39 ans, et sa compagne, la porte-parole de cette formation de gauche radicale, Irene Montero, 30 ans, font-ils à présent partie de la « caste » politique qu’ils dénonçaient il y a deux ans et demi quand ils sont entrés au Parlement espagnol ? La question agite l’Espagne depuis que le couple, qui attend des jumeaux pour le mois d’octobre, a décidé d’acheter une luxueuse demeure à 40 km de Madrid.
Leur nouvelle maison de 260 m2, située sur un terrain de 2 300 m2 avec piscine et chalet d’invités, à Galapagar, au bord du parc national de la Sierra de Guadarrama, leur a coûté la bagatelle de 615 000 euros. Pour se l’offrir, ils n’ont pas hésité à s’endetter sur trente ans et paieront des mensualités d’un peu plus de 1 600 euros pour rembourser le crédit de 540 000 euros qu’ils ont contracté.
Comme le veut la charte de Podemos, chacun d’entre eux ne perçoit, en tant que député, que trois fois le salaire minimal, soit 2 200 euros sur quatorze mois (au lieu des 3600 euros auxquels ils ont droit), le reste étant donné à des associations ou au parti. Un montant qui avoisinera les 3 000 euros mensuels quand naîtront leurs jumeaux. Pablo Iglesias perçoit en outre des rétributions comme présentateur d’un programme politique sur la chaîne iranienne HispanTV.
« Nous savons que beaucoup de familles espagnoles, mêmes avec deux salaires, ne peuvent pas se permettre un crédit comme celui-ci et c’est pour cela que nous défendons des salaires dignes pour tous », a-t-il tenté de se justifier sur son compte Facebook alors que fusaient les premières critiques, allant jusqu’à souligner que ses parents, un inspecteur du travail et une avocate, tous deux à la retraite, « ont eu un bon salaire, surtout son père, et leur laisseront un héritage qui [les] aidera ». Le montant moyen des crédits immobiliers dans la région de Madrid est de 160 000 euros.
Une polémique qui fait les délices d’opposants
Irene Montero, anciennement membre des Jeunesses communistes issue d’une famille modeste, diplômée en psychologie, qui n’avait eu qu’une brève expérience d’employée dans une entreprise d’électroménager entre 2010 et 2011, avant d’entrer en politique, a, quant à elle, sollicité un prêt auprès de ses parents. Tout en insistant sur le fait qu’ils ont acheté « une maison pour vivre et pas pour spéculer ».
Cette polémique a fait les délices des socialistes, des conservateurs et des principaux médias qui n’ont pas tardé à rappeler les « leçons de morale » que professait « l’inquisiteur » et « l’hypocrite » Pablo Iglesias, lorsqu’il était un modeste professeur universitaire intérimaire touchant 900 euros par mois.
« Confierais-tu la politique économique du pays à quelqu’un qui dépense 600 000 euros dans un penthouse de luxe ? », interpellait M. Iglesias, en 2012, sur Twitter, en référence à l’achat de l’ex-ministre de l’économie, Luis de Guindos, artisan de l’austérité et des réformes. « Ça me semble dangereux, ces politiques qui s’isolent, vivent dans des banlieues riches, dans des maisons, qui ne savent pas ce que c’est que de prendre les transports publics », assurait-il aussi à la présentatrice d’un célèbre programme de télévision en 2015, revendiquant son choix de vivre, alors, dans son quartier populaire de Vallecas, dans la banlieue de Madrid.
Le porte-parole du gouvernement Íñigo Méndez de Vigo s’est félicité « de voir comment ses politiques économiques permettent à de nouveaux couples de former un foyer ».
Mais la critique la plus cinglante est venue des rangs mêmes de Podemos. « Je ne pense pas et ne veux pas cesser de vivre ni d’élever mes enfants dans un appartement de travailleur dans un quartier de Cadix », a déclaré dans un communiqué le maire de cette ville andalouse, José Maria Gonzalez, alias « Kichi », membre du courant anticapitaliste. « L’idée est de ne pas ressembler à la caste. (…) Le code éthique de Podemos n’est pas une formalité, mais l’engagement de vivre comme les gens normaux pour pouvoir les représenter dans les institutions. »

        Lire aussi :
         

                Pablo Iglesias, un « indigné » en voie de normalisation






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/19/19-20">
<filnamedate="20180519"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180519"><AAMMJJHH="2018051919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le protocole étant bien rodé, l’événement ressemblera beaucoup aux précédents mariages princiers britanniques, à quelques exceptions près. Explications en images.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ 