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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La cérémonie, qui s’est déroulée samedi dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, a notamment été marquée par le sermon enflammé du révérend américain Michael Curry.
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Le mariage de Meghan Markle et du prince Harry entre gospel et protocole royal

La cérémonie, qui s’est déroulée samedi dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, a notamment été marquée par le sermon enflammé du révérend américain Michael Curry.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 18h42
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        


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            data-slide-description="De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie."
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            data-slide-description="Il est encore tôt en ce matin brumeux, samedi 19 mai, quand de nombreux Britanniques arrivent non loin du château de Windsor."
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            data-slide-description="Non loin du château de Windsor, des fans de la première heure se sont installés dans la matinée, en attendant l’arrivée du couple princier, suivie de la cérémonie."
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            data-slide-description="Des fans « royaux » joyeusement accoutrés ont commencé à se rassembler dans la matinée sur la pelouse le long du chemin qu’emprunteront le prince Harry et Meghan Markle jusqu’au château de Windsor."
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            data-slide-description="Izzy Newman, habitante de Windsor, attend le mariage princier avec impatience."
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            data-slide-description="On peut même croiser des fans royaux de type canin aux abords du château de Windsor, portant le drapeau du Royaume-Uni, l’« Union Jack »."
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            data-slide-description="Le mariage princier est l’occasion de porter la partie originale d’un vestiaire qu’il est plus ardu de revêtir en plus banale circonstance."
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            data-slide-description="Les fans royaux ont arboré pour ce jour spécial leurs plus belles couleurs, y compris sous forme de maquillage."
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            data-slide-description="Chito Salarza-Grant, connu comme « l’homme au chapeau de Londres », est naturellement venu coiffé de sa dernière création. Salarza-Grant est réputé pour arborer des couvre-chefs de sa fabrication lors d’occasions spéciales, telles que le mariage du prince William et de Kate Middleton, en 2011, ou les Jeux olympiques de Londres, en 2012."
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            data-slide-description="Enveloppés dans leur « Union Jack », des sympathisants marchent vers la chapelle Saint-Georges, là où le couple princier va se marier, et qu’on peut apercevoir en arrière-plan, alors que le soleil se lève sur la Grande-Bretagne."
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            data-slide-description="Tony Appleton, un crieur professionnel, pose à High Street dans sa tenue traditionnelle à quelques heures du mariage. Tony Appleton est connu pour avoir annoncé, en criant, la naissance du prince George, premier fils du prince William et de Kate Middleton, en 2013, trompant deux journalistes américains qui avaient pris son annonce pour une officialisation de la naissance."
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            data-slide-description="Le flux de fans à la gare ferroviaire de Windsor & Eton Riverside ne faiblissait pas, samedi matin."
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            data-slide-description="Des fans royaux colorés s’apprêtent à prendre le train à la gare de Waterloo, à Londres, pour se rendre à Windsor."
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            data-slide-description="La foule nombreuse s’est massée à l’extérieur de l’enceinte du château de Windsor."
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            data-slide-description="Idris Elba et Sabrina Dhowre, suivis d’Oprah Winfrey, arrivent à la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’avocate Amal Clooney, et son mari, acteur, George."
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            data-slide-description="La créatrice de mode Victoria Beckham et son mari, l’ex-footballeur David Beckham, font partie des invités."
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            data-slide-description="Doria Ragland, la mère de Meghan Markle, arrive au château de Windsor."
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            data-slide-description="L’arrivée de la reine Elizabeth II, habillée d’un joli vert pomme, pour la cérémonie de mariage de son petit-fils Harry."
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            data-slide-description="Le prince Harry marche au côté de son frère et garçon d’honneur, le prince William, alors qu’ils se dirigent vers la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Meghan Markle lors de son arrivée devant la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’entrée de Meghan Markle dans la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Le prince Harry enlève le voile de la robe de Meghan Markle lors de leur cérémonie de mariage."
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            data-slide-description="De gauche à droite : le prince William, le prince Charles, son épouse Camilla, et l’épouse de William, Kate."
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            data-slide-description="Harry et Meghan, main dans la main, avant d’échanger leurs vœux."
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            data-slide-description="Les deux époux à la sortie de la chapelle Saint-Georges."
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De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie.

TOLGA AKMEN / AFP
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Marier la tradition à l’audace, les pompes patriotiques à l’ouverture aux autres cultures : ce talent typiquement britannique s’est déployé en grand, samedi 19 mai pendant l’office religieux au cours duquel le prince Harry et l’actrice américaine Meghan Markle se sont juré d’être mari et femme « pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort [les] sépare ». Rompant avec la coutume royale, la mariée n’a pas promis « obéissance » à son époux et celui-ci, peut-être en signe d’égalité, a choisi de porter une alliance comme elle.

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Depuis leur mariage, scellé à la mi-journée au milieu de 600 invités dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, le couple est officiellement désigné par le très aristocratique titre de « duc et duchesse de Sussex ». Pendant l’office religieux, Meghan Markle portait un diadème de offert en 1893 par la reine Victoria à la reine Mary et prêté par l’actuelle souveraine. Et son voile diaphane, long de cinq mètres, était parsemé de 53 fleurs symbolisant chacun des pays du Commonwealth, dont la plupart sont des anciennes possessions de l’Empire britannique.
Sermon enflammé du révérend Michael Curry
La cérémonie, conçue pour symboliser la modernisation de la monarchie britannique, a atteint son but. Entre gospel et Schubert, entre prêche enflammé à l’américaine et rite anglican rigoureux, le mariage royal millésime 2018 a clairement signifié aux Britanniques, voire au monde, la volonté de la vénérable institution de vivre dans son siècle. Certes, en l’absence de son père, la mariée a été officiellement accueillie chez les Windsor au bras du prince Charles, le prochain roi. Mais le sermon enflammé sur « le pouvoir de l’amour » prononcé par le révérend Michael Curry, prédicateur afro-américain, a transformé la chapelle médiévale en cathédrale d’Harlem.
Devant un auditoire huppé hésitant entre sidération, adhésion et amusement, le président de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis a commencé en citant le leader américain de la lutte pour les droits civiques Martin Luther King : « Le Dr King avait raison, nous devons découvrir l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen, a-t-il lancé en agitant les bras devant une reine Elizabeth II visiblement interloquée. Deux jeunes gens sont tombés amoureux et nous voici rassemblés ici ». 
Même sous le joug, les esclaves noirs américains ont continué de croire dans le pouvoir de l’amour, a poursuivi le révérend en présence de Doria Ragland, mère de la mariée et descendante d’esclaves des plantations de Géorgie, assise au premier rang. Des chanteurs de gospel ont entonné plus tard This Little Light of Mine, un chant d’inspiration biblique utilisé pendant la lutte américaine pour les droits civiques.
Entrée de la diversité chez les Windsor

   


Bien sûr, il y a eu du Fauré et du Schubert interprété au violoncelle par le Britannique Sheku Kanneh-Mason et des musiciens de trois orchestres nationaux, et une lecture biblique par la sœur de la princesse Diana, dont l’esprit flottait dans l’air. Mais le message était clair : on célébrait un mariage d’un type nouveau, officialisant l’entrée de la diversité chez les Windsor.

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Pourtant, Meghan Markle n’est pas seulement une Américaine née d’un couple mixte. La comédienne de la série Suits s’est montrée telle qu’en elle-même : à l’aise dans son nouveau rôle de duchesse, rayonnante, parfois à la limite du rire, tandis que son nouvel époux oscillait à la frontière des larmes de bonheur. Devant un parterre d’invités transatlantiques prestigieux – le musicien Elton John, les acteurs Idriss Elba et George Clooney, l’ex-footballeur David Beckham, la joueuse de tennis Serena Williams et la star de la télévision américaine Oprah Winfrey –, la nouvelle ambassadrice de l’élégance britannique a assuré la promotion de la French touch, en l’occurrence les maisons françaises Givenchy – et sa directrice artistique britannique Clare Waight Keller –, qui a créé sa robe blanche immaculée, et Cartier, qui lui a fourni ses boucles d’oreille et son bracelet. Après l’office religieux, quelque 100 000 personnes ont suivi le tour de calèche des nouveaux époux dans les rues de Windsor.
Dans sa vie d’avant, Meghan Markle a déclaré qu’elle n’a jamais voulu « être une femme qui déjeune, mais une femme qui travaille ». Samedi, à Windsor, elle a débuté brillamment sa nouvelle carrière dans une famille Windsor dont elle est censée desserrer le protocole millénaire étouffant. Mais déjà, le chroniqueur royal de la BBC interroge : « Qui changera en premier, Meghan ou la famille royale ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Tout juste élu, Quim Torra a formé samedi un gouvernement régional comprenant deux anciens ministres emprisonnés et deux autres exilés depuis la tentative de sécession d’avec l’Espagne.
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En Catalogne, le nouveau président nomme des prisonniers et des exilés dans son gouvernement

Tout juste élu, Quim Torra a formé samedi un gouvernement régional comprenant deux anciens ministres emprisonnés et deux autres exilés depuis la tentative de sécession d’avec l’Espagne.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 18h45
   





                        



   


L’indépendantiste Quim Torra, investi lundi 14 mai, a publié un décret nommant les membres du nouvel exécutif catalan, mais la formation de ce gouvernement pourrait être bloquée par Madrid.
Le gouvernement espagnol conserve en effet la tutelle sur cette région, imposée le 27 octobre 2017 lors d’une déclaration d’indépendance restée sans suite, et a mis en doute la légalité d’une prise de fonctions de ministres incarcérés en Espagne ou en fuite à l’étranger.
Deux prisonniers et deux exilés au gouvernement
Sur les quatorze « conseillers » du gouvernement régional, deux, Jordi Turull et Josep Rull, sont en détention préventive près de Madrid. Deux autres, Toni Comin et Lluis Puig, vivent en exil en Belgique, où ils avaient fui avec le président Carles Puigdemont après la destitution du gouvernement régional. MM. Turull et Rull ont annoncé qu’ils acceptaient la charge qui leur était confiée dans des messages identiques sur leur compte Twitter.
Quim Torra, élu président lundi par le parlement régional catalan, a été choisi par son prédécesseur destitué, Carles Puigdemont, qui se considère toujours comme « le président légitime ».
M. Puigdemont attend en Allemagne que la justice se prononce sur une demande d’extradition de la justice espagnole, qui veut le juger pour « rébellion » avec d’autres dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Boucliers pare-balles, porte-documents blindés, caméras : face aux fusillades de masse, comme celle de Santa Fe, au Texas, le 18 mai, les écoles américaines multiplient les dispositifs sécuritaires.
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Les Etats-Unis sur le chemin de l’école-forteresse

Boucliers pare-balles, porte-documents blindés, caméras : face aux fusillades de masse, comme celle de Santa Fe, au Texas, le 18 mai, les écoles américaines multiplient les dispositifs sécuritaires.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h54
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19.05.2018 à 15h57
    |

            Stéphanie Le Bars (Pocomoke (Maryland), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Qu’elle le veuille ou non, Annette Wallace pense chaque jour au pire : qu’un tireur surarmé fasse irruption dans son lycée de Pocomoke, un établissement de 350 élèves situé dans la campagne apparemment paisible de cet extrême sud du Maryland. L’énergique proviseure imagine la scène : l’affolement, les cris, les portes que l’on verrouille à la hâte, les enseignants qui tentent de faire barrage, comme c’est souvent le cas dans ces tragédies. « Dans ce genre de situation, les professeurs sont les premiers recours. Ils utilisent leur corps comme un bouclier pour sauver leurs élèves », note la jeune femme, entre admiration et effroi.
Aussi, lorsque le directeur de Hardwire, l’usine voisine spécialisée dans le blindage des véhicules militaires, lui a proposé d’installer des boucliers pare-balles dans son établissement, Mme Wallace n’a pas hésité. « Au moins, maintenant, en cas d’urgence, on peut se saisir de cette protection ; on n’est plus seuls face au tireur », poursuit-elle en arpentant les couloirs silencieux du lycée, où, entre les casiers et les salles de classe, elle fait le compte des boucliers rouges récemment accrochés aux murs. En tout, une trentaine de ces plaques, équipées de deux poignées, étonnamment légères, ont été livrées par George Tunis, l’entreprenant ingénieur fondateur de la société installée sur une ancienne friche de Pocomoke.
« Des élèves qui ne se sentent pas en sécurité ne peuvent pas se concentrer sur les apprentissages »
C’est ainsi : après chaque nouvelle fusillade de masse, comme celle qui a fait au moins 10 morts, vendredi 18 mai, à Santa Fe (Texas), le débat qui, durant quelques jours, agite le pays sur les raisons de telles tragédies en cache un autre, plus concret, plus local. Comment protéger au mieux les écoles de ce poison si typiquement américain ? « On vit au quotidien avec cette préoccupation en tête, témoigne Mme Wallace. Or, des enseignants, des...




                        

                        


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La crise alimentaire et sanitaire s’accentue au Venezuela

Hyperinflation, pénuries alimentaires et situation sanitaire alarmante : retour sur le contexte de crise à l’heure de l’élection présidentielle au Venezuela.



Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le Royaume-Uni fascine depuis longtemps par ses mariages princiers spectaculaires, nourrissant un culte pour la monarchie britannique. Retour sur de grands précédents.
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Trois grands mariages princiers avant l’union de Meghan Markle et du prince Harry

Le Royaume-Uni fascine depuis longtemps par ses mariages princiers spectaculaires, nourrissant un culte pour la monarchie britannique. Retour sur de grands précédents.



Le Monde
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19.05.2018 à 13h47
   





                        



   


Le prince Harry épouse l’actrice américaine Meghan Markle samedi 19 mai, l’occasion de se rappeler à quoi ressemblaient les trois derniers grands mariages princiers qui ont précédé l’union du jour.
200 millions de personnes écoutent à la radio le mariage d’Elizabeth II et de Philip

Le 20 novembre 1947, il y a plus de soixante-dix ans, des centaines de milliers de personnes envahissent les rues de Londres pour acclamer la future reine Elizabeth II, princesse de 21 ans, qui épouse Philip, 26 ans. Un « éclair de couleur sur la route difficile que nous prenons », commente dans ce Royaume-Uni de l’après-guerre le premier ministre Winston Churchill.
Pour la première fois, un mariage de la monarchie britannique est filmé. Mais c’est grâce à la radio que deux cents millions de personnes branchées sur les ondes de la BBC pourront suivre la cérémonie en direct. Deux mille personnalités, dont six rois et sept reines, sont conviées, mais les plaies de la seconde guerre mondiale sont encore ouvertes : plusieurs membres allemands de la famille de Philip, dont trois de ses sœurs, ne sont pas invités. Le rationnement est, même pour la famille royale, toujours en place, et le gouvernement a alloué à Elizabeth II deux cents coupons supplémentaires pour sa robe en satin, d’après la presse.
La décision d’Elizabeth de prendre un mari d’ascendance grecque, danoise et allemande n’a pas ravi la nation britannique. Philip est naturalisé lors de leurs fiançailles, et reçoit le titre de duc d’Edimbourg peu avant le mariage. Elizabeth devient reine quatre ans plus tard, à la mort de son père, le roi George VI, en février 1952.
750 millions de personnes assistent à l’émotion de Diana et du prince Charles

L’union entre l’héritier du trône, le prince Charles, 32 ans, et Lady Diana Spencer, 20 ans, résout le « problème du célibat prolongé » de Charles, qui satisfait ainsi « la dernière condition pour devenir, aux yeux des Britanniques, un parfait roi d’Angleterre », écrit l’AFP dans une dépêche datée du 29 juillet 1981.
La jeunesse de Diana, sa beauté et sa chaleur humaine, jouent un rôle énorme dans l’enthousiasme mondial pour ce mariage, suivi par sept cent cinquante millions de téléspectateurs dans cinquante pays. Sa robe compte plus de dix mille paillettes et perles de nacre et sa traîne de soie de sept mètres est la plus longue de l’histoire de la monarchie.

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Le prince de Galles a tremblé en murmurant « Je le veux » devant deux mille cinq cents invités ; une Diana rougissante mélange, elle, ses prénoms en lui répondant. De retour au palais de Buckingham, « l’enthousiasme des « fans » pour la princesse de Galles a pratiquement tourné au délire » lorsque le couple s’est présenté au balcon, échangeant un « baiser furtif », rapporte à l’époque l’AFP.
Le conte de fées s’est terminé par un divorce amer, en 1996. L’année suivante, Diana trouvait la mort dans un accident de voiture à Paris. En 2005, Charles a épousé sa compagne de longue date, Lady Camilla Parker Bowles, lors d’une cérémonie plus discrète.
Deux milliards de téléspectateurs pour le mariage de Kate Middleton et du prince William

Le 29 avril 2011, un million de personnes se pressent dans les rues de Londres et deux milliards de téléspectateurs regardent Kate Middleton remonter la nef de Westminster Abbey, une « roturière » de 29 ans sur le point de devenir princesse. Le prince William, 28 ans, deuxième dans l’ordre de succession au trône, est accompagné de son frère et témoin, le prince Harry. « La royauté britannique retrouve son lustre après le “mariage du siècle” », titre alors une dépêche de l’AFP.
Parmi les mille neuf cents invités, on compte le musicien Elton John, le footballeur David Beckham et sa femme, Victoria Beckham, le nageur australien Ian Thorpe, au côté de quarante membres de familles royales étrangères et de centaines de dignitaires.
Le duc et la duchesse de Cambridge échangent deux baisers sur le balcon du palais de Buckingham devant une foule de cinq cent mille personnes. Kate et William font également un tour dans une Aston Martin avec une fausse plaque en hommage aux jeunes mariés.

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Meghan Markle épouse le prince Harry : « Un nouveau départ pour la monarchie »

Pour les milliers de fans de la famille royale venus assister au mariage, l’union entre le prince et une actrice américaine métisse marque une nouvelle étape pour la couronne britannique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 13h31
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 15h46
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        


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            data-slide-description="De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie."
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            data-slide-description="Il est encore tôt en ce matin brumeux, samedi 19 mai, quand de nombreux Britanniques arrivent non loin du château de Windsor."
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            data-slide-description="Non loin du château de Windsor, des fans de la première heure se sont installés dans la matinée, en attendant l’arrivée du couple princier, suivie de la cérémonie."
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            data-slide-description="Des fans « royaux » joyeusement accoutrés ont commencé à se rassembler dans la matinée sur la pelouse le long du chemin qu’emprunteront le prince Harry et Meghan Markle jusqu’au château de Windsor."
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            data-slide-description="Izzy Newman, habitante de Windsor, attend le mariage princier avec impatience."
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            data-slide-description="On peut même croiser des fans royaux de type canin aux abords du château de Windsor, portant le drapeau du Royaume-Uni, l’« Union Jack »."
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            data-slide-description="Le mariage princier est l’occasion de porter la partie originale d’un vestiaire qu’il est plus ardu de revêtir en plus banale circonstance."
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            data-slide-description="Les fans royaux ont arboré pour ce jour spécial leurs plus belles couleurs, y compris sous forme de maquillage."
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            data-slide-description="Chito Salarza-Grant, connu comme « l’homme au chapeau de Londres », est naturellement venu coiffé de sa dernière création. Salarza-Grant est réputé pour arborer des couvre-chefs de sa fabrication lors d’occasions spéciales, telles que le mariage du prince William et de Kate Middleton, en 2011, ou les Jeux olympiques de Londres, en 2012."
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            data-slide-description="Enveloppés dans leur « Union Jack », des sympathisants marchent vers la chapelle Saint-Georges, là où le couple princier va se marier, et qu’on peut apercevoir en arrière-plan, alors que le soleil se lève sur la Grande-Bretagne."
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            data-slide-description="Tony Appleton, un crieur professionnel, pose à High Street dans sa tenue traditionnelle à quelques heures du mariage. Tony Appleton est connu pour avoir annoncé, en criant, la naissance du prince George, premier fils du prince William et de Kate Middleton, en 2013, trompant deux journalistes américains qui avaient pris son annonce pour une officialisation de la naissance."
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            data-slide-description="Le flux de fans à la gare ferroviaire de Windsor & Eton Riverside ne faiblissait pas, samedi matin."
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            data-slide-description="Des fans royaux colorés s’apprêtent à prendre le train à la gare de Waterloo, à Londres, pour se rendre à Windsor."
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            data-slide-description="La foule nombreuse s’est massée à l’extérieur de l’enceinte du château de Windsor."
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            data-slide-description="Idris Elba et Sabrina Dhowre, suivis d’Oprah Winfrey, arrivent à la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’avocate Amal Clooney, et son mari, acteur, George."
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            data-slide-description="La créatrice de mode Victoria Beckham et son mari, l’ex-footballeur David Beckham, font partie des invités."
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            data-slide-description="Doria Ragland, la mère de Meghan Markle, arrive au château de Windsor."
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            data-slide-description="L’arrivée de la reine Elizabeth II, habillée d’un joli vert pomme, pour la cérémonie de mariage de son petit-fils Harry."
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            data-slide-description="Le prince Harry marche au côté de son frère et garçon d’honneur, le prince William, alors qu’ils se dirigent vers la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Meghan Markle lors de son arrivée devant la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’entrée de Meghan Markle dans la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Le prince Harry enlève le voile de la robe de Meghan Markle lors de leur cérémonie de mariage."
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            data-slide-description="De gauche à droite : le prince William, le prince Charles, son épouse Camilla, et l’épouse de William, Kate."
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            data-slide-description="Harry et Meghan, main dans la main, avant d’échanger leurs vœux."
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            data-slide-description="Les deux époux à la sortie de la chapelle Saint-Georges."
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De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie.

TOLGA AKMEN / AFP
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Tout est si British : la fanfare des horse guards, les bibis turquoise façon soucoupe volante, les Union Jacks flottant autour des murailles de Windsor, et même les sans-abri allongés sur High Street. Tout sauf le temps, resplendissant, quasi méditerranéen, reflet de l’humeur des milliers de personnes massées tout au long du parcours que doivent emprunter, après leur mariage, Meghan Markle et le prince Harry. « Fantastic », « incredible », « gorgeous ». Aucun superlatif ne suffit à la foule qui patiente depuis le petit jour pour décrire l’événement et son excitation. « Ce jour marque un nouveau départ pour la monarchie, s’enthousiasme Jayne Matthew, une secrétaire à la retraite qui a quitté sa maison de l’Essex à 3 h 30 pour être sûre d’être aux premières loges. Ils se mettent au niveau [they come down] des gens. William et Harry ont choisi leur épouse. Cela les rapproche des gens ordinaires. J’aime l’histoire et je n’aimerais pas voir ce pays sans monarchie. Elle nous rassemble et force le respect. » 

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Michael et Jacqueline, un couple de quinquagénaires jouent chacun à attribuer à l’autre la responsabilité de leur présence et des sept heures de voiture qu’ils ont endurées pour venir du Northumberland. « Je voulais regarder le match [la finale de la coupe d’Angleterre] mais elle est royaliste et a absolument voulu venir. J’ai fait ça pour elle », sourit-il. En réalité, tous les deux sont des fans des Royals, comme les Britanniques nomment la famille Windsor. « Ma grand-mère nous faisait nous lever quand on jouait God Save the Queen à la fin des émissions de la BBC. Elle m’a contaminée. J’ai hérité de ça. C’est une partie de moi-même en tant que Britannique, un lien à notre histoire. » « Après tout, vous avez un président qui se prend pour un roi, renchérit son mari. Une reine à plein temps, c’est tout de même plus chic. »
« Une descendante d’esclaves dans la famille royale »
Parmi le public plane l’ombre d’une disparue aimée, Diana. « Les garçons [William et Harry] ont gardé son esprit, entend-on. Ils vont vers les gens, les malades et les faibles. Diana aurait bien accueilli Meghan, elle aurait été heureuse aujourd’hui. » L’idée aussi que Meghan Markle, extravertie, tournée vers les autres, défenseuse des droits des femmes, va prendre la relève. « Meghan n’appartient pas à l’establishment et elle parlera pour les femmes », espère-t-on. Peut-on être « royal » et « normal » ? Rompre avec la stricte neutralité qui a assuré la popularité de la reine Elizabeth depuis soixante-cinq ans ? « Meghan », qui dans sa vie d’« avant » a soutenu Hilary Clinton dans la campagne présidentielle américaine et des ONG humanitaires, se conformera-t-elle aux rigidités du protocole royal ? « Je suis américaine, j’embrasse les gens » [I’m American, I hug »], a-t-elle répondu quand les gardiens de l’étiquette lui ont fait remarquer que cela ne se faisait pas chez les « Royals ».

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Dans le train qui, de la gare de Waterloo, transporte les groupies à Windsor, Denise Crawford, une Jamaïcaine de New York, qui a spécialement traversé l’Atlantique pour l’occasion, donne à la cérémonie un autre sens. « Aujourd’hui une descendante d’esclaves [Meghan Markle est née d’un couple mixte] entre dans la famille royale britannique, qui autrefois bénissait l’esclavage, énonce-t-elle avec émotion. C’est un jour d’espoir pour le mélange des races. » Le nombre de Britanniques d’origine africaine ou antillaise présents dans la foule de Windsor suggère que la greffière venue de Brooklyn n’est pas seule à voir les choses ainsi. Elle se plaît à rappeler l’anecdote rapportée par la mariée du jour dans une interview au magazine Elle. Sommée à l’école de choisir entre les cases « Blanche » et « Noire » sur sa fiche d’identité, Meghan Markle refusa, pour ne pas trahir sa mère, de suivre la consigne d’un professeur de cocher la première, « parce que tu parais blanche ». Et si on le lui redemandait, son père lui conseilla : « Dessine ta propre case. » C’est devenu sa règle de vie. « Je n’aime pas l’histoire de la famille royale, conclut Denise Crawford. Mais aujourd’hui, l’Empire britannique se désintègre. Les dreadlocks [portés par Doria Ragland, la mère de Meghan Markle] font leur entrée à Windsor ! »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ En raison de ses positions sur l’égalité entre hommes et femmes dans l’héritage, la théologienne marocaine a dû démissionner du centre d’études féminines qu’elle dirigeait depuis 2011.
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Asma Lamrabet, féministe en islam

En raison de ses positions sur l’égalité entre hommes et femmes dans l’héritage, la théologienne marocaine a dû démissionner du centre d’études féminines qu’elle dirigeait depuis 2011.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 15h41
    |

            Charlotte Bozonnet








                        



                                


                            
Asma Lamrabet l’avoue : elle a été un peu dépassée. Face aux innombrables sollicitations médiatiques, aux débats houleux dans la presse et aux accusations fielleuses de certains, cette femme discrète et élégante a préféré s’adresser à son public par un communiqué. Dans un texte en dix points, la médecin et théologienne marocaine, internationalement reconnue pour son travail de réinterprétation du Coran, confirmait avoir été contrainte à la démission en raison de ses propos sur l’égalité entre femmes et hommes dans l’héritage, rappelait son attachement aux valeurs du royaume et de l’islam, et assurait qu’elle poursuivrait son œuvre.
Pressions
C’était le 26 mars, et la tempête était arrivée sans crier gare. Quelques mois avant ce communiqué, la directrice du Centre des études féminines en islam au sein de la Rabita ­mohammadia des oulémas, association créée en 2006 par le roi afin de diffuser les valeurs et les préceptes de l’islam « dans le respect des principes du juste milieu et de la modération », participe à un débat sur l’héritage, à l’occasion de la sortie d’un ouvrage collectif sur le sujet. Comme toujours, elle défend le principe de l’égalité. Les propos de la théologienne provoquent un tollé dans l’aile radicale de la Rabita. Les pressions sont assez fortes pour la contraindre à la démission, qu’elle annonce le 19 mars.
« Ce qui m’est arrivé sonne comme une régression. C’est un signal que l’on donne à la société : le patriarcat religieux a de beaux jours devant lui »
Deux semaines plus tard, l’incompréhension de la principale concernée reste palpable. « Il n’y avait rien de nouveau dans mes propos, je le dis depuis des années. Je n’ai pas compris le pourquoi d’une telle réaction », explique-t-elle, sans cacher une certaine inquiétude : « Ce qui m’est arrivé sonne comme une régression. C’est un signal que l’on donne à la société : le patriarcat religieux a de beaux jours devant lui. »
Cette démission met fin à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le prince Harry a épousé samedi l’Américaine Meghan Markle sous l’œil du monde entier lors d’une fastueuse cérémonie à Windsor.
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Le prince Harry et Meghan Markle se sont mariés au château de Windsor

Le prince Harry a épousé samedi l’Américaine Meghan Markle sous l’œil du monde entier lors d’une fastueuse cérémonie à Windsor.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 16h20
   





                        



   


La fête battait son plein samedi 19 mai dans la petite ville de Windsor, parée pour les grands jours, où les visiteurs ont afflué par milliers pour assister au mariage du prince Harry et de l’actrice américaine Meghan Markle. Le couple a été déclaré marié par l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, chef spirituel de l’Eglise anglicane, dans la chapelle St Georges du château de Windsor, lieu chargé d’histoire pour la monarchie britannique. Ils ont échangé leurs vœux, devant quelque six cents invités, dont la reine Elizabeth II et une pléiade de stars.
Le révérend Michael Curry, prédicateur afro-américain, a ensuite réchauffé la froide chapelle Saint-Georges, par un sermon sur le pouvoir de l’amour aux accents passionnés. Dans un style tranchant avec celui des mariages royaux habituels, structurés par une étiquette centenaire qui tend à rendre les cérémonies compassées, voire rigides, le révérend Curry a pris des accents enflammés pour faire passer le message.
Premier Afro-Américain à diriger l’Eglise anglicane américaine, le révérend Curry a commencé son sermon en citant Martin Luther King, le défenseur des libertés civiques : « Nous devons trouver le pouvoir de l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen. » « Deux jeunes gens sont tombés amoureux et nous voici rassemblés ici », a-t-il lancé à l’adresse invités, au premier rang desquels la reine Elizabeth II, et la mère de Meghan Markle, seul membre de sa famille présente, Doria Ragland, descendante d’esclaves des plantations de coton en Géorgie du Sud.
Le révérend Curry a fait une allusion aux esclaves dans son sermon, relevant qu’ils avaient exprimé le pouvoir de l’amour dans leurs chants.
Plusieurs milliers de visiteurs du monde entier
Dans la foule rassemblée à Windsor, où la cérémonie était retransmise sur des écrans, ce prêche enflammé, et surtout les réactions gênées ou amusées de la famille royale, ont fait rire le public. « Et il continue ! », s’est exclamé l’un d’eux. L’ambiance était bon enfant et détendue parmi les visiteurs amassés à l’extérieur du château et venus du monde entier, entre amis ou en famille, assis dans l’herbe pour pique-niquer le long du Long Walk, majestueuse avenue bordée d’arbres menant au château, ou se réchauffant sous le soleil printanier après une nuit passée à la belle étoile pour ne rien manquer du spectacle.

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Des écrans géants ont été installés dans les rues de la ville pavoisée aux couleurs de l’Union Jack, bleu, blanc et rouge, pour suivre la cérémonie. « C’est ça être britannique », clame Adele McNally, 67 ans, une des « ambassadrices » volontaires déployées par le conseil municipal pour encadrer les spectateurs, attendus par dizaines de milliers. Certains admirateurs ont campé près du château de Windsor afin d’être aux premières loges.
Trompettes et tambours de la garde royale
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            data-slide-description="De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie."
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            data-slide-description="Il est encore tôt en ce matin brumeux, samedi 19 mai, quand de nombreux Britanniques arrivent non loin du château de Windsor."
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            data-slide-description="Non loin du château de Windsor, des fans de la première heure se sont installés dans la matinée, en attendant l’arrivée du couple princier, suivie de la cérémonie."
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            data-slide-description="Des fans « royaux » joyeusement accoutrés ont commencé à se rassembler dans la matinée sur la pelouse le long du chemin qu’emprunteront le prince Harry et Meghan Markle jusqu’au château de Windsor."
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            data-slide-description="Izzy Newman, habitante de Windsor, attend le mariage princier avec impatience."
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            data-slide-description="On peut même croiser des fans royaux de type canin aux abords du château de Windsor, portant le drapeau du Royaume-Uni, l’« Union Jack »."
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            data-slide-description="Le mariage princier est l’occasion de porter la partie originale d’un vestiaire qu’il est plus ardu de revêtir en plus banale circonstance."
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            data-slide-description="Les fans royaux ont arboré pour ce jour spécial leurs plus belles couleurs, y compris sous forme de maquillage."
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            data-slide-description="Chito Salarza-Grant, connu comme « l’homme au chapeau de Londres », est naturellement venu coiffé de sa dernière création. Salarza-Grant est réputé pour arborer des couvre-chefs de sa fabrication lors d’occasions spéciales, telles que le mariage du prince William et de Kate Middleton, en 2011, ou les Jeux olympiques de Londres, en 2012."
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            data-slide-description="Enveloppés dans leur « Union Jack », des sympathisants marchent vers la chapelle Saint-Georges, là où le couple princier va se marier, et qu’on peut apercevoir en arrière-plan, alors que le soleil se lève sur la Grande-Bretagne."
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            data-slide-description="Tony Appleton, un crieur professionnel, pose à High Street dans sa tenue traditionnelle à quelques heures du mariage. Tony Appleton est connu pour avoir annoncé, en criant, la naissance du prince George, premier fils du prince William et de Kate Middleton, en 2013, trompant deux journalistes américains qui avaient pris son annonce pour une officialisation de la naissance."
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            data-slide-description="Le flux de fans à la gare ferroviaire de Windsor & Eton Riverside ne faiblissait pas, samedi matin."
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            data-slide-description="Des fans royaux colorés s’apprêtent à prendre le train à la gare de Waterloo, à Londres, pour se rendre à Windsor."
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            data-slide-description="La foule nombreuse s’est massée à l’extérieur de l’enceinte du château de Windsor."
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            data-slide-description="Idris Elba et Sabrina Dhowre, suivis d’Oprah Winfrey, arrivent à la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’avocate Amal Clooney, et son mari, acteur, George."
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            data-slide-description="La créatrice de mode Victoria Beckham et son mari, l’ex-footballeur David Beckham, font partie des invités."
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            data-slide-description="Doria Ragland, la mère de Meghan Markle, arrive au château de Windsor."
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            data-slide-description="L’arrivée de la reine Elizabeth II, habillée d’un joli vert pomme, pour la cérémonie de mariage de son petit-fils Harry."
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            data-slide-description="Le prince Harry marche au côté de son frère et garçon d’honneur, le prince William, alors qu’ils se dirigent vers la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Meghan Markle lors de son arrivée devant la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’entrée de Meghan Markle dans la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Le prince Harry enlève le voile de la robe de Meghan Markle lors de leur cérémonie de mariage."
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            data-slide-description="De gauche à droite : le prince William, le prince Charles, son épouse Camilla, et l’épouse de William, Kate."
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            data-slide-description="Harry et Meghan, main dans la main, avant d’échanger leurs vœux."
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            data-slide-description="Les deux époux à la sortie de la chapelle Saint-Georges."
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De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie.

TOLGA AKMEN / AFP
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Les invités ont commencé à arriver en milieu de matinée. Parmi eux, le chanteur britannique Elton John, la joueuse de tennis américaine Serena Williams, l’avocate britannique Amal Clooney, et son époux George, le footballeur anglais David Beckham et son épouse, ex-Spice Girl et styliste, Victoria. En revanche, aucun responsable politique n’a été convié à la noce.

        Lire aussi :
         

                Mariage du prince Harry et de Meghan Markle, une cérémonie qui a bien failli dérailler



Le mariage princier offre un moment de répit bienvenu aux Britanniques, divisés par le Brexit mais unis autour de la famille royale : des fêtes sont organisées un peu partout dans le pays pour suivre la cérémonie, à partir de 14 heures (heure de Paris). D’autant qu’il s’agit du dernier mariage pour toute une génération dans la branche aînée de la famille royale.
Dans la matinée, la première ministre britannique, Theresa May, a adressé sur Twitter ses « meilleurs vœux » à Meghan Markle, une ex-actrice de 36 ans, et au prince Harry, 33 ans.

My very best wishes to Prince Harry and Meghan Markle on their wedding day. To all of those joining the national ce… https://t.co/02xBvpLWVw— theresa_may (@Theresa May)


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Mes meilleurs vœux au prince Harry et à Meghan Markle en ce jour de mariage. A tous ceux qui se joignent à la célébration nationale avec les fêtes de rue et d’autres événements, passez une merveilleuse journée. #RoyalWedding
Le couple s’est vu conférer par la reine les titres de duc et de duchesse de Sussex, a annoncé le palais de Buckingham, quelques heures avant la cérémonie.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ De nombreux fans « royaux » se sont rassemblés dans une ambiance festive à l’extérieur du château de Windsor, tandis que le prince Harry et Meghan Markle se mariaient dans la chapelle Saint-Georges.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Si elles se réjouissent de l’annonce de la démission des évêques chiliens, les victimes attendent encore des « actions concrètes » de la part de l’Eglise.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Au Chili, satisfaction prudente des victimes de pédophilie et silence de la classe politique

Si elles se réjouissent de l’annonce de la démission des évêques chiliens, les victimes attendent encore des « actions concrètes » de la part de l’Eglise.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 11h33
    |

            Angeline Montoya








                        



                                


                            

Surprise, satisfaction, mais aussi prudence. Ainsi ont réagi les victimes de pédophilie au Chili, qui se sont dans un premier temps réjouies de l’annonce de la démission de l’ensemble des évêques à la suite de la publication d’un document explosif du pape sur leurs agissements. Si elles saluent un geste qui « change les choses pour toujours », comme l’a écrit sur Twitter une des victimes, le journaliste Juan Carlos Cruz, elles attendent toutefois encore « des actions concrètes » de la part de l’Eglise.

« Les évêques ont annoncé une démission qui n’est pas encore effective », a nuancé Juan Carlos Claret, porte-parole de l’Association des laïcs d’Osorno, d’où est parti le scandale. C’est dans cette ville du sud du Chili qu’officiait Mgr Juan Barros, accusé d’avoir couvert le prêtre pédophile Fernando Karadima, et c’est lui que le pape François a longtemps défendu, notamment lors de sa visite au Chili en janvier, dénonçant des « calomnies » à son encontre. « Je ne crois pas que cette démission soit le résultat d’une volonté héroïque des évêques, a continué M. Claret, ils y ont été poussés. »
Classe politique assommée
Les affirmations du pape selon lesquelles des plaintes de victimes ont été hâtivement jugées « invraisemblables » alors qu’elles représentaient « de graves indices d’un délit effectif » ouvrira-t-elle la voie à des procédures judiciaires ? Du côté des personnalités politiques, personne, vendredi soir, ne s’était encore exprimé en ce sens. Personne ne s’était d’ailleurs exprimé tout court, comme si la nouvelle, inédite, de la démission de l’ensemble des évêques du pays avait assommé la classe politique, plus préoccupée par les manifestations féministes contre la violence de genre qui avaient eu lieu la veille dans les rues de Santiago.

Juan Pablo Hermosilla, l’avocat de trois victimes du père Karadima (M. Cruz, José Andrés Murillo...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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Mort de Nicole Fontaine, ancienne présidente du Parlement européen

Seconde femme après Simone Veil à avoir accédé au poste de présidente du Parlement européen, l’ex-ministre de l’industrie Nicole Fontaine est morte jeudi 17 mai, à 76 ans.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h20
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Au bout de sa vie, marquée depuis quelques mois par la certitude d’un mal incurable, elle se souvenait de cette phrase de François Mitterrand : « Je suis content d’avoir pu parler debout », lui confia-t-il, malade lui aussi, à l’issue de sa dernière intervention devant le Parlement européen, à Strasbourg.
Debout, l’ancienne présidente de l’Assemblée européenne le sera également restée, consacrant les dernières semaines de sa vie à l’accompagnement d’étudiants qui préparaient un ouvrage sur les perspectives offertes par le Brexit. Elle estimait, quant à elle, que pour les Britanniques le fait de quitter l’Union ne présenterait aucun avantage, mais jugeait que le résultat du référendum avait cruellement traduit la situation d’une Union « malade de son déficit démocratique ».
Mme Fontaine supervisait aussi la préparation du bicentenaire de Sup de co Paris (désormais appelée ESCP Europe), la première école de commerce du monde, fondée en 1819 et tournée vers ce projet qui guida sa vie : une Union européenne pacifique, forte, proche des citoyens.
Décédée à 76 ans, cette femme discrète mais ferme, consensuelle mais portée par des convictions solides, connut trois vies. Une de responsable de l’enseignement catholique, une autre de ministre et une troisième, la plus importante sans doute à ses yeux, d’élue européenne. Jeune, elle rêvait d’une carrière artistique mais en fut rapidement dissuadée par son père, un médecin qui la convainquit d’étudier le droit.
« Notre-Dame de la conciliation »
Licenciée à 20 ans, diplômée ensuite de Sciences Po Paris, elle décroche en 1969 un doctorat d’Etat en droit public pour une thèse sur l’application de la loi Debré, qui avait institué le régime de contrats entre l’Etat et les établissements privés d’enseignement. Pendant vingt ans, elle sera la responsable des relations entre ces derniers et les pouvoirs publics. Son combat pour l’école catholique allait se poursuivre après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les conclusions de l’investigation, qui seront rendues avant mars 2019, ont toutes les chances d’être ignorées par lsraéliens et Américains.
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Violences à Gaza : le Conseil des droits de l’homme de l’ONU lance une enquête

Les conclusions de l’investigation, qui seront rendues avant mars 2019, ont toutes les chances d’être ignorées par lsraéliens et Américains.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h17
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                        



                                


                            

L’indignation suscitée par la mort de 58 Palestiniens, tués à Gaza, lundi 14 mai, sous des tirs israéliens, a entraîné une intense activité diplomatique à l’ONU. Le Conseil des droits de l’homme, basé à Genève, a voté, vendredi 18 mai, l’envoi en urgence d’une commission d’enquête internationale indépendante qui devra rendre ses conclusions avant mars 2019. Sur les 47 membres que compte l’institution, seuls les Etats-Unis et l’Australie s’y sont opposés, 14 autres pays – parmi lesquels la Suisse, l’Allemagne et le Royaume-Uni se sont abstenus.
Ces enquêteurs seront chargés de faire la lumière sur « toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire » à Jérusalem-Est et Gaza, « dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018 », y compris ceux qui pourraient relever de « crimes de guerre ».
Lors de cette session extraordinaire, le haut-commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a accusé l’Etat hébreu d’avoir violé le droit international humanitaire. « Le fort contraste entre le nombre de victimes des deux côtés suggère que la réponse [d’Israël] était totalement disproportionnée », a t-il relevé assurant que les morts palestiniens résultaient « d’un usage illégal de la force ».
« Force de protection internationale »
Cette enquête a toutefois peu de chances d’aboutir selon Richard Gowan, expert au Conseil européen des relations internationales.
« Les Israéliens et les Américains vont ignorer ses conclusions (…) Au mieux, elle offrira un soutien moral aux Palestiniens qui n’ont aucune perspective de gagner des batailles politiques au sein du Conseil de sécurité actuellement. »
Ce vote a suscité la consternation de l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, qui avait vanté, mardi 15 mai, la « retenue » d’Israël et accusé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Le secteur vinicole plébiscite les accords commerciaux signés par l’Europe.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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Europe : les négociants en vins et spiritueux sablent le champagne

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Le secteur vinicole plébiscite les accords commerciaux signés par l’Europe.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La herse entravant l’entrée des vins européens sur le marché japonais va se lever. L’issue est inéluctable. L’échéance très attendue. Et pour cause. Les taxes douanières devraient passer de 15 % à 0 %. Une conséquence directe de l’accord commercial négocié entre l’Union européenne et le Japon.
« Nous espérons qu’il soit ratifié en janvier 2019 », affirme Nicolas Ozanam, de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). Toutefois, comme le souligne Jean-Marie Barillère, coprésident du Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC), représentant du négoce, « une fois l’accord ratifié, il faut qu’il soit effectivement mis en place. Pour nous, il est donc trop tôt pour parler de l’impact sur le Japon. »
Le précédent accord commercial plébiscité par les négociants européens concernait la Corée, en 2011. « Depuis sa véritable mise en place, les volumes de vin que nous commercialisons sur le marché coréen ont cessé de décroître », estime Patrick Jestin, patron de la société de négoce bordelaise CVBG-Dourthe-Kressmann, qui poursuit : « La problématique sur les marchés japonais ou coréen, c’est que les Australiens et les Chiliens ont, durant les quinze dernières années, négocié des droits de douane égaux à zéro. Une distorsion de concurrence qui nous a fait perdre des parts de marché sur les bordeaux les moins chers. »
Gênés par la fluctuation du yen
Entre 2012 et 2017, soit après la remise à zéro des compteurs pour les droits de douane frappant les alcools européens, les volumes de vins français exportés vers la Corée du Sud ont bondi de plus de 50 %, chiffre Antoine Leccia, président de la FEVS. Toutefois, ce pays pèse peu dans nos exportations.
En 2017, il se classait au dix-neuvième rang de nos ventes de vins et spiritueux, avec un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros. Soit 0,7 % du résultat de la commercialisation des alcools hexagonaux hors de nos frontières. Un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Europe : « Le marché unique a fait bondir les échanges entre les pays membres »

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). Pour Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Cepii, « le marché unique a durablement gonflé le PIB des pays européens de 4,4 % en moyenne ».



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Brexit, essor du protectionnisme, pression populiste… Que se passerait-il ces prochaines années si le marché unique européen se délitait ? Les échanges entre les pays membres et leur niveau de richesse s’amoindriraient, estime Vincent Vicard, spécialiste du commerce international au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) et coauteur d’une étude parue en avril sur le sujet, « Les coûts de la non-Europe revisités ».
Qu’a changé l’instauration du marché unique, en 1987, pour les pays de l’Union européenne ?
Elle a fait bondir de façon spectaculaire les échanges entre les Etats européens. En moyenne, on estime qu’ils ont progressé de 109 % pour les biens et de 58 % pour les services depuis 1987. Cette hausse est trois fois plus importante que celle apportée par les accords commerciaux classiques. Et ce, car l’intégration européenne, de loin la plus poussée au monde, comporte de nombreux éléments non tarifaires, tels que la reconnaissance mutuelle des normes ou les quatre libertés de circulation (biens, services, personnes, capitaux), qui se renforcent les unes les autres.
Le marché unique a durablement gonflé le produit intérieur brut (PIB) des pays européens de 4,4 % en moyenne. Cela ne prend pas en compte les bénéfices non économiques, par exemple liés aux politiques communes. En cas de délitement de ce marché, ces gains seraient effacés. Aucun pays n’en sortirait gagnant.
Certaines capitales ont-elles profité plus que d’autres de cette intégration commerciale ?
Oui. Les bénéfices économiques liés à la hausse des échanges ont été plus importants pour les petites économies les plus ouvertes, notamment en Europe de l’Est, comme la Hongrie, la Slovaquie, la Slovénie ou encore la République tchèque. Ces pays ont vu leur PIB croître de 10 % sous le seul effet du marché unique.
Les grands Etats tels que la France en ont aussi profité, mais dans une proportion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ A Shanghaï, Carrefour inaugure un concept de supermarchés connectés, grâce à son nouveau partenaire local, Tencent.
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En Chine, Carrefour lance son premier magasin connecté

A Shanghaï, Carrefour inaugure un concept de supermarchés connectés, grâce à son nouveau partenaire local, Tencent.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
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            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

C’est le premier Carrefour du monde où les clients peuvent payer avec leur visage. Chez « Carrefour, le Marché » (en français dans le texte), Tencent, géant chinois du Web et partenaire du distributeur en Chine depuis février, expérimente son système de paiement par reconnaissance faciale, qui pourrait à terme remplacer le paiement mobile.

Avec un design rajeuni, une sélection de produits haut de gamme et une intégration des outils digitaux maximale, « Le Marché » de Carrefour, qui ouvre officiellement à Shanghaï dimanche 20 mai, marque l’entrée de l’enseigne française dans l’ère de la distribution connectée. C’est aussi le premier exemple de la collaboration avec Tencent, le créateur de WeChat, réseau social au milliard d’utilisateurs, partenaire de Carrefour depuis février.
L’« expérience », davantage que les produits
Il y avait urgence : depuis plus de deux ans, les multiples innovations dans le secteur de la distribution en Chine avaient donné un sacré coup de vieux aux magasins du distributeur français. Les choix du « Marché » rappellent d’ailleurs certains partis pris du leader du genre : Hema, le magasin ultra-connecté d’Alibaba.
Le leader du commerce en ligne, à la lutte avec Tencent pour dominer le Web chinois, a lancé ces supermarchés d’un nouveau genre il y a trois ans, pour en faire un exemple de l’intégration du physique et du digital. Comme chez Hema, « Le Marché » offre à la fois un supermarché, un service de livraison de proximité et un espace de restauration, où l’on peut se faire cuisiner des produits frais provenant des rayons.
Une manière de mettre en valeur les produits mais surtout de développer l’expérience, vue de plus en plus comme la clé pour attirer la clientèle dans les magasins. « Le commerce de la rue Tianshan est issu d’une réflexion entamée il y a deux ans environ. Dans un pays où on peut tout faire avec son smartphone, quel est le rôle du magasin ? Il doit devenir un lieu de vie, où l’on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ L’entrepreneur, pionnier de l’Internet et cofondateur d’AOL, organise des concours de start-up dans des villes des Etats-Unis délaissées.
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Quand le bus de Steve Case s’arrête en Alabama pour que chacun ait sa part du rêve américain

L’entrepreneur, pionnier de l’Internet et cofondateur d’AOL, organise des concours de start-up dans des villes des Etats-Unis délaissées.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
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            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Birmingham (Alabama), envoyé spécial
On les appelle les « fly-over States », ces Etats qu’on survole en avion pour rejoindre New York depuis la Californie (ou l’inverse). Sans s’y arrêter, sans y investir. Terres laissées en déshérence, où le « trumpisme » s’est enraciné. C’est pour mettre fin à cet abandon que Steve Case, pionnier de l’Internet et cofondateur d’AOL, a lancé Rise of the Rest. Littéralement, « l’émergence du reste », de l’ailleurs, des oubliés.

Depuis quatre ans, avec son autocar, deux fois par an, il arpente les villes d’Amérique, qui ne reçoivent pas de capital-risque – les trois quarts des fonds sont captés par la Californie, New York et Boston. Il organise des concours de start-up pour dénicher des pépites. La gagnante reçoit 100 000 dollars (85 000 euros). « Pour que chacun ait sa part du rêve américain », explique l’homme d’affaires à ses interlocuteurs.
Trente-sixième étape, le 9 mai : son bus s’est arrêté à Birmingham, en Alabama, après être passé la veille à Nashville, dans le Tennessee. De l’Alabama, on ne connaît guère que les tensions raciales et la lutte pour les droits civiques. Pourtant, sa ville principale, Birmingham, fondée après la guerre de sécession, a eu un passé glorieux, à l’âge d’or de la sidérurgie, au point qu’elle a été surnommée « Magic City » pour sa croissance extraordinaire. Avec de la main-d’œuvre bon marché, car non syndiquée et parfois afro-américaine, venue des champs de coton.
5 minutes pour présenter son projet
La ville veut de nouveau être synonyme de progrès. Car, pour l’instant, comme le dit Steve Case, « la plupart des gens se lèvent inquiets le matin et pensent que ce qui vient de la Silicon Valley ne va pas les aider, mais les menacer ». La high-tech, il faut l’inventer, pas la subir. Clin d’œil au passé, l’entrepreneur avait organisé son petit concours dans un ancien haut-fourneau transformé en musée. Pour trouver des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). L’opacité dans laquelle étaient négociés les traités de libre-échange a alimenté la défiance. Depuis, l’Union européenne se veut plus transparente.
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Europe : Bruxelles contrainte à la transparence sous la pression des opinions publiques

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (5/5). L’opacité dans laquelle étaient négociés les traités de libre-échange a alimenté la défiance. Depuis, l’Union européenne se veut plus transparente.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 11h00
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            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Habituée à prêcher dans le désert ou devant un public de superspécialistes, la Commission européenne n’a pas vu venir la contestation populaire. La gifle fut d’autant plus cuisante pour l’institution, négociatrice en chef des accords de libre-échange de l’Union avec le reste du monde, quand à l’automne 2016, le petit parlement wallon, sis à Namur (moins de 70 kilomètres de Bruxelles), est entré en rébellion contre un traité commercial tout juste signé avec le Canada.
Jusqu’alors passé un peu sous les radars, le désormais fameux CETA a soudain concentré toutes les critiques : de la société civile, d’une grande partie de la gauche européenne, voire de la droite modérée, qui voyaient en lui un des symboles de la mondialisation, et de ses excès. Pour éviter que cet accord déraille, et avec lui toute la politique commerciale de l’Union, la commission a dû, bon gré mal gré, affronter l’orage et changer ses pratiques.
En réalité, c’est la négociation du Tafta (TTIP en anglais), le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, qui avait allumé la mèche de la contestation populaire. Matinée d’une pincée d’antiaméricanisme (surtout en France), la critique de cette discussion initiée formellement à l’été 2013 s’est nourrie de l’opacité dans laquelle elle était menée. Le mandat de négociation (le périmètre des discussions) est longtemps resté secret, tout comme l’état d’avancement des pourparlers.
La leçon wallonne
Les eurodéputés ne disposaient ainsi que d’un accès très restreint aux documents, dans des salles de lecture sécurisées. Et sur le fonds, le Tafta abordait pour la première fois la question d’un possible rapprochement réglementaire : explosif, tant, dans l’agriculture par exemple, les modes de production diffèrent des deux côtés de l’Atlantique.
Consciente que la vindicte publique nuisait à son image, la Commission a changé de braquet. La personnalité de Cecilia Malmström, la commissaire à l’économie, n’y est pas étrangère.
Ayant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Après un mois de manifestations contre le chef de l’Etat, qui ont fait 63 morts, le gouvernement de Daniel Ortega et l’opposition ont conclu une trêve pour le week-end.
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Manifestations meurtrières au Nicaragua : deux jours de trêve entre gouvernement et opposition

Après un mois de manifestations contre le chef de l’Etat, qui ont fait 63 morts, le gouvernement de Daniel Ortega et l’opposition ont conclu une trêve pour le week-end.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 11h42
   





                        



   


Quarante-huit heures pour que la tension retombe au Nicaragua, cela sera-t-il suffisant ? Le gouvernement de Daniel Ortega et l’opposition ont conclu une trêve de deux jours vendredi 18 mai, effective samedi et dimanche, selon une source ecclésiastique. Cette pause dans les affrontements a lieu après un mois de manifestations contre le chef de l’Etat, qui ont fait soixante-trois morts et quelque cinq cents blessées, selon le dernier bilan d’organisations non gouvernementales.
La Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN) a fait savoir par un communiqué que le gouvernement s’était engagé à retirer des rues les troupes « antiémeutes, groupes de choc et sympathisants », responsables selon les manifestants des morts et des blessés. De leur côté, les opposants, qui maintiennent leurs opérations de blocage des rues, devront s’efforcer de « favoriser les meilleures conditions possibles pour le dialogue et la reprise de la circulation ».

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L’Eglise catholique, qui fait office de médiatrice, avait assisté aux discussions engagées mercredi dans un climat tendu et auxquelles participent le mouvement étudiant, des entrepreneurs et des représentants de la société civile qui réclament le départ du chef de l’Etat. L’accord conclu après neuf heures de discussions était le meilleur possible pour parvenir à un climat apaisé entre tous les Nicaraguayens et pour garantir la liberté de manifester pacifiquement et sans répression, selon l’évêque auxiliaire de Managua, Silvio Baez.

   


C’est également vendredi 18 mai que la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) a commencé sa mission au Nicaragua, en demandant au gouvernement du président Daniel Ortega de « cesser immédiatement » la répression.
La CIDH a condamné « les morts, les disparitions et détentions arbitraires de manifestants, activistes et journalistes enregistrées dans le pays depuis le début des protestations ». « Nous appelons les autorités à enquêter sur ces faits, à juger et à sanctionner les responsables et à indemniser les victimes », a demandé la commission, au moment même où de nouveaux affrontements avaient lieu entre forces de l’ordre et manifestants dans la ville de Jinotega (Nord).

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Un mouvement de contestation est né au Nicaragua le 18 avril à l’annonce d’une réforme des retraites, abandonnée depuis. Des étudiants étaient eux aussi sortis dans la rue pour protester. La brutalité des forces de l’ordre, condamnée par la communauté internationale, a rapidement incité de nombreux Nicaraguayens à rejoindre le mouvement, qui dénonce plus généralement la confiscation du pouvoir par le président Ortega, 72 ans, un ex-leadeur de la révolution sandiniste (1979) au pouvoir de 1979 à 1990, puis depuis 2007.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Editorial. S’il n’y a pas rapidement des sanctions et des réformes, la démission de trente et un évêques chiliens, à la suite d’un rapport sur des abus sexuels couverts par l’Eglise catholique, ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau.
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Pédophilie : la culpabilité de l’Eglise

Editorial. S’il n’y a pas rapidement des sanctions et des réformes, la démission de trente et un évêques chiliens, à la suite d’un rapport sur des abus sexuels couverts par l’Eglise catholique, ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h40
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Cinq ans après son élection, le 13 mars 2013, le pape François tente de sortir de la crise la plus violente qu’il ait eu à affronter autour des scandales de pédophilie qui ont secoué le clergé chilien depuis des années.
Vendredi 18 mai, dans un geste sans précédent depuis deux siècles, trente et un évêques chiliens, convoqués par le pontife argentin à Rome à la suite d’un rapport accablant de 2 300 pages mettant en lumière « de nombreuses situations d’autorité et d’abus sexuels » couverts par l’Eglise catholique, ont remis leur démission. Cette affaire ternit l’image d’un pape qui a toujours mis l’accent sur la défense des faibles et des démunis face aux puissants, mais qui a été jusque-là moins vigilant que son prédécesseur, Benoît XVI, sur les scandales de pédophilie.

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Lors de sa visite au Chili, en janvier, François avait affiché son soutien à l’évêque d’Osorno, Juan Barros, accusé d’avoir protégé un prêtre, Fernando Karadima, dont l’Eglise avait reconnu qu’il avait agressé sexuellement de nombreux mineurs. Le prélat récusait ces accusations. Et le pape avait affirmé qu’« il n’y [avait] pas une seule preuve contre lui », n’hésitant pas à imputer ces « calomnies » à des « gauchistes ». Peu après, le cardinal américain Sean Patrick O’Malley, un des principaux ministres du pontife, lui avait infligé un camouflet en disant comprendre « la grande douleur » provoquée par ses propos « pour les survivants d’agressions sexuelles par des membres du clergé ou par d’autres agresseurs ».
Prenant finalement conscience de sa faute, François a diligenté une enquête au Chili, écouté les victimes et reconnu son aveuglement. Opérant un virage à 180 degrés, il a en quelque sorte plaidé coupable, avouant sa « douleur » et sa « honte » devant le « mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l’Eglise ». « Nous sommes tous impliqués, moi le premier », a-t-il affirmé, en admettant « avoir commis de graves erreurs d’appréciation et de perception ».

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Mais il a aussi mis en cause son propre système ecclésial, qui a fait la preuve de son incapacité à instaurer des mécanismes de contrôle pour éviter de telles déviances. Alors qu’il a souvent dénoncé la propension des clercs à s’attribuer une autorité supérieure à celle des autres croyants, il avait agi, dans l’affaire chilienne, comme un chef d’administration d’abord soucieux de défendre ses agents. Aujourd’hui, il reconnaît que « quelque chose dans le corps ecclésial est malade » et parle même de « perversion » ecclésiale.
Le pape bat sa coulpe, mais il dit lui-même qu’il ne suffira pas de changer les hommes et qu’il faudra « trouver les racines et les structures qui ont permis que ces événements se produisent et se perpétuent ». Il préconise de travailler avec la société civile pour « promouvoir une culture anti-abus ». Une première commission de protection des mineurs, instituée par François, avait formulé des pistes pour mettre en œuvre la « tolérance zéro » réclamée par le pape. Aucune n’a jusqu’alors été retenue.
S’il n’y a pas rapidement des sanctions et des réformes – comme la création d’un tribunal chargé de juger les évêques défaillants, la levée du secret pontifical dans les procédures canoniques en cas d’agressions sexuelles, l’abolition du délai de prescription –, la démission des évêques chiliens ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau, qui laissera intactes la honte de l’Eglise et la douleur de ses victimes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Précédant la venue d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande, reçue à Sotchi par le chef du Kremlin, a plaidé pour la poursuite du gazoduc Nord Stream 2.
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Merkel cherche un terrain d’entente avec Poutine

Précédant la venue d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande, reçue à Sotchi par le chef du Kremlin, a plaidé pour la poursuite du gazoduc Nord Stream 2.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h34
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

C’est un Vladimir Poutine plus conciliant que de coutume qui a accueilli Angela Merkel, vendredi 18 mai, avec un bouquet de roses blanches à la main. Près d’un an après leur dernière entrevue, en juillet 2017, au même endroit, à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, le chef du Kremlin s’est entretenu avec la chancelière allemande dans un climat nettement moins glacial, s’autorisant même cet aimable rappel : « Malgré l’environnement international compliqué et les divergences de vue sur un certain nombre de problèmes (…) , l’Allemagne reste le deuxième partenaire de la Russie, après la Chine. » Le contexte est en effet davantage propice à discuter.
Devançant de quelques jours le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, attendu en Russie le 24 mai, Angela Merkel est arrivée en Russie lestée du poids des décisions de Donald Trump sur les épaules, qu’il s’agisse du retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien, signé par six autres pays, ou des menaces que font peser les sanctions américaines sur leurs propres alliés. La chancelière allemande a ainsi plaidé, de concert avec son hôte, pour la poursuite du plan d’action sur le nucléaire négocié avec Téhéran. « Cet accord n’est pas parfait mais c’est mieux que rien », a-t-elle souligné.

Combattre la riposte
Quant au dossier des sanctions américaines, désormais prises sans concertation avec l’Union européenne, contre la Russie ou ailleurs, la délégation allemande s’est trouvée dans la situation – avant son homologue française – de devoir combattre la riposte envisagée par Moscou. Un nouveau projet de loi déposé au Parlement russe envisage des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison et 500 000 roubles (6 805 euros) d’amende contre les investisseurs étrangers qui refuseraient de travailler avec les entreprises russes sous sanctions… Sont également concernés des Russes qui aideraient à l’adoption de ces sanctions.

Un autre...




                        

                        

