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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Clap de fin pour le Festival de Cannes. Le jury, mené par Cate Blanchett, va dévoiler samedi à partir de 19 h 15, le palmarès de cette 71e édition, dont le film qui remportera la Palme d’or.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La cérémonie, qui s’est déroulée samedi dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, a notamment été marquée par le sermon enflammé du révérend américain Michael Curry.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le mariage de Meghan Markle et du prince Harry entre gospel et protocole royal

La cérémonie, qui s’est déroulée samedi dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, a notamment été marquée par le sermon enflammé du révérend américain Michael Curry.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 18h42
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie."
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            data-slide-description="Il est encore tôt en ce matin brumeux, samedi 19 mai, quand de nombreux Britanniques arrivent non loin du château de Windsor."
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            data-slide-description="Non loin du château de Windsor, des fans de la première heure se sont installés dans la matinée, en attendant l’arrivée du couple princier, suivie de la cérémonie."
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            data-slide-description="Des fans « royaux » joyeusement accoutrés ont commencé à se rassembler dans la matinée sur la pelouse le long du chemin qu’emprunteront le prince Harry et Meghan Markle jusqu’au château de Windsor."
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            data-slide-description="Izzy Newman, habitante de Windsor, attend le mariage princier avec impatience."
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            data-slide-description="On peut même croiser des fans royaux de type canin aux abords du château de Windsor, portant le drapeau du Royaume-Uni, l’« Union Jack »."
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            data-slide-description="Le mariage princier est l’occasion de porter la partie originale d’un vestiaire qu’il est plus ardu de revêtir en plus banale circonstance."
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            data-slide-description="Les fans royaux ont arboré pour ce jour spécial leurs plus belles couleurs, y compris sous forme de maquillage."
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            data-slide-description="Chito Salarza-Grant, connu comme « l’homme au chapeau de Londres », est naturellement venu coiffé de sa dernière création. Salarza-Grant est réputé pour arborer des couvre-chefs de sa fabrication lors d’occasions spéciales, telles que le mariage du prince William et de Kate Middleton, en 2011, ou les Jeux olympiques de Londres, en 2012."
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            data-slide-description="Enveloppés dans leur « Union Jack », des sympathisants marchent vers la chapelle Saint-Georges, là où le couple princier va se marier, et qu’on peut apercevoir en arrière-plan, alors que le soleil se lève sur la Grande-Bretagne."
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            data-slide-description="Tony Appleton, un crieur professionnel, pose à High Street dans sa tenue traditionnelle à quelques heures du mariage. Tony Appleton est connu pour avoir annoncé, en criant, la naissance du prince George, premier fils du prince William et de Kate Middleton, en 2013, trompant deux journalistes américains qui avaient pris son annonce pour une officialisation de la naissance."
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            data-slide-description="Le flux de fans à la gare ferroviaire de Windsor & Eton Riverside ne faiblissait pas, samedi matin."
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            data-slide-description="Des fans royaux colorés s’apprêtent à prendre le train à la gare de Waterloo, à Londres, pour se rendre à Windsor."
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            data-slide-description="La foule nombreuse s’est massée à l’extérieur de l’enceinte du château de Windsor."
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            data-slide-description="Idris Elba et Sabrina Dhowre, suivis d’Oprah Winfrey, arrivent à la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’avocate Amal Clooney, et son mari, acteur, George."
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            data-slide-description="La créatrice de mode Victoria Beckham et son mari, l’ex-footballeur David Beckham, font partie des invités."
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            data-slide-description="Doria Ragland, la mère de Meghan Markle, arrive au château de Windsor."
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            data-slide-description="L’arrivée de la reine Elizabeth II, habillée d’un joli vert pomme, pour la cérémonie de mariage de son petit-fils Harry."
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            data-slide-description="Le prince Harry marche au côté de son frère et garçon d’honneur, le prince William, alors qu’ils se dirigent vers la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Meghan Markle lors de son arrivée devant la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="L’entrée de Meghan Markle dans la chapelle Saint-Georges."
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            data-slide-description="Le prince Harry enlève le voile de la robe de Meghan Markle lors de leur cérémonie de mariage."
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            data-slide-description="De gauche à droite : le prince William, le prince Charles, son épouse Camilla, et l’épouse de William, Kate."
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            data-slide-description="Harry et Meghan, main dans la main, avant d’échanger leurs vœux."
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            data-slide-description="Les deux époux à la sortie de la chapelle Saint-Georges."
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De nombreux Britanniques sont arrivés très tôt le long de la route jusqu’au château de Windsor dans la matinée de samedi 19 mai. C’est d’ici que partira la route du calèche du prince Harry et de Meghan Markle après la cérémonie.

TOLGA AKMEN / AFP
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Marier la tradition à l’audace, les pompes patriotiques à l’ouverture aux autres cultures : ce talent typiquement britannique s’est déployé en grand, samedi 19 mai pendant l’office religieux au cours duquel le prince Harry et l’actrice américaine Meghan Markle se sont juré d’être mari et femme « pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort [les] sépare ». Rompant avec la coutume royale, la mariée n’a pas promis « obéissance » à son époux et celui-ci, peut-être en signe d’égalité, a choisi de porter une alliance comme elle.

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Depuis leur mariage, scellé à la mi-journée au milieu de 600 invités dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, le couple est officiellement désigné par le très aristocratique titre de « duc et duchesse de Sussex ». Pendant l’office religieux, Meghan Markle portait un diadème de offert en 1893 par la reine Victoria à la reine Mary et prêté par l’actuelle souveraine. Et son voile diaphane, long de cinq mètres, était parsemé de 53 fleurs symbolisant chacun des pays du Commonwealth, dont la plupart sont des anciennes possessions de l’Empire britannique.
Sermon enflammé du révérend Michael Curry
La cérémonie, conçue pour symboliser la modernisation de la monarchie britannique, a atteint son but. Entre gospel et Schubert, entre prêche enflammé à l’américaine et rite anglican rigoureux, le mariage royal millésime 2018 a clairement signifié aux Britanniques, voire au monde, la volonté de la vénérable institution de vivre dans son siècle. Certes, en l’absence de son père, la mariée a été officiellement accueillie chez les Windsor au bras du prince Charles, le prochain roi. Mais le sermon enflammé sur « le pouvoir de l’amour » prononcé par le révérend Michael Curry, prédicateur afro-américain, a transformé la chapelle médiévale en cathédrale d’Harlem.
Devant un auditoire huppé hésitant entre sidération, adhésion et amusement, le président de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis a commencé en citant le leader américain de la lutte pour les droits civiques Martin Luther King : « Le Dr King avait raison, nous devons découvrir l’amour, le pouvoir rédempteur de l’amour. De cette façon, nous pourrons faire du vieux monde un monde nouveau. L’amour est le seul moyen, a-t-il lancé en agitant les bras devant une reine Elizabeth II visiblement interloquée. Deux jeunes gens sont tombés amoureux et nous voici rassemblés ici ». 
Même sous le joug, les esclaves noirs américains ont continué de croire dans le pouvoir de l’amour, a poursuivi le révérend en présence de Doria Ragland, mère de la mariée et descendante d’esclaves des plantations de Géorgie, assise au premier rang. Des chanteurs de gospel ont entonné plus tard This Little Light of Mine, un chant d’inspiration biblique utilisé pendant la lutte américaine pour les droits civiques.
Entrée de la diversité chez les Windsor

   


Bien sûr, il y a eu du Fauré et du Schubert interprété au violoncelle par le Britannique Sheku Kanneh-Mason et des musiciens de trois orchestres nationaux, et une lecture biblique par la sœur de la princesse Diana, dont l’esprit flottait dans l’air. Mais le message était clair : on célébrait un mariage d’un type nouveau, officialisant l’entrée de la diversité chez les Windsor.

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Pourtant, Meghan Markle n’est pas seulement une Américaine née d’un couple mixte. La comédienne de la série Suits s’est montrée telle qu’en elle-même : à l’aise dans son nouveau rôle de duchesse, rayonnante, parfois à la limite du rire, tandis que son nouvel époux oscillait à la frontière des larmes de bonheur. Devant un parterre d’invités transatlantiques prestigieux – le musicien Elton John, les acteurs Idriss Elba et George Clooney, l’ex-footballeur David Beckham, la joueuse de tennis Serena Williams et la star de la télévision américaine Oprah Winfrey –, la nouvelle ambassadrice de l’élégance britannique a assuré la promotion de la French touch, en l’occurrence les maisons françaises Givenchy – et sa directrice artistique britannique Clare Waight Keller –, qui a créé sa robe blanche immaculée, et Cartier, qui lui a fourni ses boucles d’oreille et son bracelet. Après l’office religieux, quelque 100 000 personnes ont suivi le tour de calèche des nouveaux époux dans les rues de Windsor.
Dans sa vie d’avant, Meghan Markle a déclaré qu’elle n’a jamais voulu « être une femme qui déjeune, mais une femme qui travaille ». Samedi, à Windsor, elle a débuté brillamment sa nouvelle carrière dans une famille Windsor dont elle est censée desserrer le protocole millénaire étouffant. Mais déjà, le chroniqueur royal de la BBC interroge : « Qui changera en premier, Meghan ou la famille royale ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Tout juste élu, Quim Torra a formé samedi un gouvernement régional comprenant deux anciens ministres emprisonnés et deux autres exilés depuis la tentative de sécession d’avec l’Espagne.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

En Catalogne, le nouveau président nomme des prisonniers et des exilés dans son gouvernement

Tout juste élu, Quim Torra a formé samedi un gouvernement régional comprenant deux anciens ministres emprisonnés et deux autres exilés depuis la tentative de sécession d’avec l’Espagne.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 18h45
   





                        



   


L’indépendantiste Quim Torra, investi lundi 14 mai, a publié un décret nommant les membres du nouvel exécutif catalan, mais la formation de ce gouvernement pourrait être bloquée par Madrid.
Le gouvernement espagnol conserve en effet la tutelle sur cette région, imposée le 27 octobre 2017 lors d’une déclaration d’indépendance restée sans suite, et a mis en doute la légalité d’une prise de fonctions de ministres incarcérés en Espagne ou en fuite à l’étranger.
Deux prisonniers et deux exilés au gouvernement
Sur les quatorze « conseillers » du gouvernement régional, deux, Jordi Turull et Josep Rull, sont en détention préventive près de Madrid. Deux autres, Toni Comin et Lluis Puig, vivent en exil en Belgique, où ils avaient fui avec le président Carles Puigdemont après la destitution du gouvernement régional. MM. Turull et Rull ont annoncé qu’ils acceptaient la charge qui leur était confiée dans des messages identiques sur leur compte Twitter.
Quim Torra, élu président lundi par le parlement régional catalan, a été choisi par son prédécesseur destitué, Carles Puigdemont, qui se considère toujours comme « le président légitime ».
M. Puigdemont attend en Allemagne que la justice se prononce sur une demande d’extradition de la justice espagnole, qui veut le juger pour « rébellion » avec d’autres dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Hyperinflation, pénuries alimentaires et situation sanitaire alarmante : retour sur le contexte de crise à l’heure de l’élection présidentielle au Venezuela.
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La crise alimentaire et sanitaire s’accentue au Venezuela

Hyperinflation, pénuries alimentaires et situation sanitaire alarmante : retour sur le contexte de crise à l’heure de l’élection présidentielle au Venezuela.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h43
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Boucliers pare-balles, porte-documents blindés, caméras : face aux fusillades de masse, comme celle de Santa Fe, au Texas, le 18 mai, les écoles américaines multiplient les dispositifs sécuritaires.
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Les Etats-Unis sur le chemin de l’école-forteresse

Boucliers pare-balles, porte-documents blindés, caméras : face aux fusillades de masse, comme celle de Santa Fe, au Texas, le 18 mai, les écoles américaines multiplient les dispositifs sécuritaires.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h54
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            Stéphanie Le Bars (Pocomoke (Maryland), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Qu’elle le veuille ou non, Annette Wallace pense chaque jour au pire : qu’un tireur surarmé fasse irruption dans son lycée de Pocomoke, un établissement de 350 élèves situé dans la campagne apparemment paisible de cet extrême sud du Maryland. L’énergique proviseure imagine la scène : l’affolement, les cris, les portes que l’on verrouille à la hâte, les enseignants qui tentent de faire barrage, comme c’est souvent le cas dans ces tragédies. « Dans ce genre de situation, les professeurs sont les premiers recours. Ils utilisent leur corps comme un bouclier pour sauver leurs élèves », note la jeune femme, entre admiration et effroi.
Aussi, lorsque le directeur de Hardwire, l’usine voisine spécialisée dans le blindage des véhicules militaires, lui a proposé d’installer des boucliers pare-balles dans son établissement, Mme Wallace n’a pas hésité. « Au moins, maintenant, en cas d’urgence, on peut se saisir de cette protection ; on n’est plus seuls face au tireur », poursuit-elle en arpentant les couloirs silencieux du lycée, où, entre les casiers et les salles de classe, elle fait le compte des boucliers rouges récemment accrochés aux murs. En tout, une trentaine de ces plaques, équipées de deux poignées, étonnamment légères, ont été livrées par George Tunis, l’entreprenant ingénieur fondateur de la société installée sur une ancienne friche de Pocomoke.
« Des élèves qui ne se sentent pas en sécurité ne peuvent pas se concentrer sur les apprentissages »
C’est ainsi : après chaque nouvelle fusillade de masse, comme celle qui a fait au moins 10 morts, vendredi 18 mai, à Santa Fe (Texas), le débat qui, durant quelques jours, agite le pays sur les raisons de telles tragédies en cache un autre, plus concret, plus local. Comment protéger au mieux les écoles de ce poison si typiquement américain ? « On vit au quotidien avec cette préoccupation en tête, témoigne Mme Wallace. Or, des enseignants, des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Qui de Monaco, Lyon ou Marseille jouera en Ligue des champions la saison prochaine, et qui accompagnera Metz en Ligue 2 ? Point sur la Ligue 1 à quatre-vingt-dix minutes de la fin de la saison 2017-2018.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : course à la Ligue des champions et au maintien, les enjeux de la dernière journée

Qui de Monaco, Lyon ou Marseille jouera en Ligue des champions la saison prochaine, et qui accompagnera Metz en Ligue 2 ? Point sur la Ligue 1 à quatre-vingt-dix minutes de la fin de la saison 2017-2018.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 15h23
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Neuf mois et trois cent soixante-dix matches plus tard, nous voilà donc à quatre-vingt-dix minutes de la fin de cette saison de Ligue 1. Pourtant, tout est encore loin d’être joué. Paris a beau être officiellement sacré champion depuis des semaines déjà, cette dernière journée va permettre de connaître les deux autres clubs qui l’accompagneront en Ligue des champions, la saison prochaine, ceux qui joueront la Ligue Europa avec le Stade rennais, celui qui accompagnera Metz en Ligue 2, et celui qui jouera une double rencontre de barrages pour sauver sa tête en Ligue 1.
Monaco, Lyon et l’OM pour deux places en Ligue des champions
Trois clubs pour deux places seulement, mais un point positif par rapport aux saisons précédentes : la troisième place est directement qualificative après la défaite de Marseille en finale de la Ligue Europa, jeudi 17 mai, contre l’Atlético de Madrid (3-0).
Avec 77 points, Monaco (2e) est évidemment le mieux placé. Le club de la principauté n’a besoin que d’un point contre Troyes (19e), pour assurer sa place dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Juste derrière, Lyon (3e, 75 points) doit probablement amèrement regretter les trois points perdus la semaine dernière en fin de match contre Strasbourg (défaite 3-2). D’autant plus que les Lyonnais semblent avoir la rencontre la plus compliquée des trois prétendants à la Ligue des champions sur le papier, puisqu’ils affrontent Nice (6e, 54 points), qui doit assurer de son côté, une place en Ligue Europa, la saison prochaine.
Enfin, Marseille va devoir se reconcentrer après la désillusion de mercredi. Les Marseillais n’ont pas seulement laissé échapper un titre européen, mais aussi un billet direct pour la Ligue des champions offert au vainqueur de la Ligue Europa. Pour espérer jouer la C1 la saison prochaine, ils devront s’imposer contre Amiens (12e, 45 points), qui n’a plus rien à jouer cette saison, et espérer un faux pas de Monaco ou de Lyon.
Trois clubs pour la Ligue Europa (4e, 5e et 6e)
En plus du perdant de la lutte entre Monaco, Lyon et Marseille, et de Rennes (5e, 57 points, qui affronte Montpellier), trois clubs peuvent encore être européens la saison prochaine. Nice (6e, 54 points) est évidemment le mieux placé, mais le club azuréen affronte Lyon, qui doit valider son billet pour la Ligue des champions. Derrière Bordeaux (7e, 52 points) et Saint-Etienne (8e, 52 points) seront à l’affût. Les Bordelais vont à Metz, qui finira la saison à la vingtième et dernière place. De son côté, Saint-Etienne reçoit une équipe lilloise, qui a assuré son maintien lors de la précédente journée, et qui n’a donc plus rien à jouer cette saison.
Maintien (17e), barrages (18e), et relégation (19e)
Ils étaient cinq la semaine dernière, ils ne sont plus que trois aujourd’hui. Caen, Toulouse, Troyes : une de ces équipes sera officiellement sauvée ce soir, une autre directement reléguée en Ligue 2, tandis que la dernière jouera sa survie en Ligue lors d’une double confrontation lors des barrages.
Caen est le mieux placé dans cette course. 17es avec 37 points, les Caennais ont leur destin entre leurs pieds et n’ont besoin que d’un nul pour assurer leur place dans l’élite la saison prochaine. Ils affrontent le PSG ce soir. Motif d’espoir pour les hommes de Patrice Garande, les Parisiens ont laissé filer de nombreux points en cette fin de saison (deux nuls, une défaite sur les trois derniers matchs). Reste à savoir si les Normands seront capables de profiter de cette fébrilité.
Derrière, Toulouse (18e, 34 points) devra compter sur une défaite caennaise pour éviter les barrages. Les Toulousains devront également s’imposer contre Guingamp (11e, 47 points), qui ne joue plus rien cette saison, mais qui a reçu le soutien de nombreux supporteurs normands, ces derniers jours. Signe positif pour ces derniers, le TFC n’a plus connu la victoire en Ligue 1 depuis près d’un mois.
Enfin, Troyes est l’équipe la plus mal embarquée. Avant-derniers (33 points), les Troyens ne peuvent plus espérer qu’une place de barragiste pour jouer en Ligue 1, la saison prochaine. Mais pour cela, il leur faudra compter sur un faux pas toulousain et s’imposer contre Monaco (un nul ne permettrait probablement pas de rattraper la différence de buts largement favorable au TFC). Pas de chance pour eux, les Monégasques (2es, 77 points) ont encore beaucoup à jouer lors de ces quatre-vingt-dix dernières minutes.
Les autres matchs
Dijon (13e) - Angers (14e)
Nantes (10e) - Strasbourg (16e)



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 18/05/2018
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SNCF : la grève faiblit, le malaise cheminot grandit

La journée de vendredi a vu coïncider l’un des plus faibles taux de mobilisation depuis le début du conflit avec une défaite des syndicats dans la bataille sur le paiement des jours d’arrêt de travail.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 09h11
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Rude journée pour les cheminots en lutte contre la réforme ferroviaire, vendredi 18 mai. « Nous avons pris des coups sur la tête », reconnaissait un syndicaliste un peu groggy en fin de soirée. Le dix-neuvième jour de grève du conflit en pointillé, qui dure depuis le 3 avril, a en effet vu coïncider l’un des plus faibles taux de mobilisation de cette séquence sociale avec une défaite des syndicats de la SNCF dans la bataille juridique qui les oppose à la direction de l’entreprise sur le paiement des jours de grève.
Le chiffre de la mobilisation d’abord : 15,7 % de grévistes seulement en ce vendredi précédent le week-end de Pentecôte. Le résultat était hautement attendu car venant après un impressionnant taux de 27,6 % des personnels en grève lundi 14 mai, l’un des plus hauts de la mobilisation en cours. Ce bond spectaculaire, après une érosion continue, laissait alors penser que la bataille contre le « nouveau pacte ferroviaire » était en train de connaître une vigueur nouvelle.

Ce regain semble n’avoir été qu’un feu de paille, le chiffre de ce 18 mai retombant quasiment au niveau de ce qui demeure aujourd’hui comme le plus petit score de la campagne sociale : 14,5 % de grévistes le 9 mai. « La forte mobilisation du 14 mai a été une parenthèse, un sursaut temporaire, commente Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF. Nous présentons d’ailleurs, samedi 19 mai, le meilleur plan de transport pour une journée de grève depuis le début du conflit. »
« Il ne faut pas baisser la garde »
L’autre déception pour les syndicats de cheminots est venue du tribunal de Bobigny. Déboutées en référé, deux des organisations syndicales de la SNCF (CFDT et UNSA) n’ont pas réussi avec cette procédure d’urgence à contrer la direction, qui refuse de payer certains jours de repos aux grévistes. L’affaire sera jugée sur le fond le 31 mai, mais, en attendant, ces déboires juridiques vont augmenter la facture de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Un millier de djihadistes de l’EI retranchés dans l’ancien camp palestinien résistent à l’offensive du régime syrien depuis le 19 avril.
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En Syrie, la bataille de Yarmouk s’éternise dans le sud de Damas

Un millier de djihadistes de l’EI retranchés dans l’ancien camp palestinien résistent à l’offensive du régime syrien depuis le 19 avril.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 10h37
    |

            Madjid Zerrouky








                        



   


La roquette a frappé dans la soirée du mercredi 16 mai. Par chance, l’appartement touché, au dernier étage d’un immeuble du quartier d’Al-Salhieh, dans le nord de Damas, était vide. Quelques heures plus tôt, c’est le quartier d’Al-Midan, à cinq kilomètres de là, qui a été visé à deux reprises par quatre obus de mortier.
Le 11 mai, un passant y a été tué et plusieurs autres blessés dans des circonstances similaires. Que visaient les artilleurs qui ont ciblé Al-Salhieh ? « Je ne sais pas. La mosquée, le magasin de meubles, le vendeur de fleurs ? Demandez-leur… », réagit avec colère un habitant de la capitale syrienne joint par messagerie.
Les auteurs de ces tirs erratiques sont des membres de l’organisation Etat islamique (EI), assiégés dans leur réduit de Yarmouk, un camp palestinien du sud de Damas. Ils ne semblent plus avoir d’autre but que de signifier aux habitants de la capitale qu’ils existent encore. Ces derniers savent parfaitement ce qui se joue de nouveau dans le dernier quartier de la capitale échappant encore au contrôle des forces gouvernementales.
« Souffrance indescriptible »
Enveloppé dans un nuage de fumée, le sud de Damas vit au rythme des explosions depuis le 19 avril, date du début de l’offensive du régime contre la zone tenue par les djihadistes, pilonnée jour et nuit par l’aviation et l’artillerie. Une victoire lui permettra de contrôler l’intégralité de la capitale et de ses environs, pour la première fois depuis 2012.
Au moins 440 djihadistes, combattants gouvernementaux et membres de factions palestiniennes prorégime auraient déjà péri dans ces combats, selon un bilan établi par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Après avoir pris le contrôle du quartier de Hajar Al-Aswad et de plusieurs avenues de Yarmouk avec l’aide de l’aviation et d’intenses tirs de barrages d’artillerie, l’armée syrienne et ses alliés avancent péniblement face à un millier de djihadistes qui ont eu trois ans pour se préparer à la bataille. Plusieurs centaines de civils seraient encore pris au piège dans une zone d’à peine trois kilomètres carrés réduite à l’état de ruine, au vu des images filmées par les deux camps.
L’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) s’était alarmée le 27 avril des « conséquences catastrophiques de l’intensification de la violence à Yarmouk et dans les environs (…). Yarmouk et ses habitants ont enduré une douleur et une souffrance indescriptibles au cours des années de conflit. » 

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Avant cette dernière offensive, quelque 6 000 réfugiés palestiniens vivaient encore à Yarmouk et 6 000 dans les alentours, selon l’UNRWA. Sept mille personnes sont parvenues à quitter l’enclave au début de l’offensive. Certains en franchissant le point de passage de Beit Sahem, qui séparait le camp palestinien des territoires adjacents encore contrôlés par d’autres groupes rebelles. Ces derniers ont quitté le secteur le 10 mai en vertu d’un accord d’évacuation, le dernier d’une série d’initiatives similaires imposées par le régime dans les environs de Damas pour consolider son pouvoir sur la capitale.
Etat de siège
Depuis, l’EI, qui a refusé jusqu’ici toute négociation en promettant de « couper les têtes » de ses adversaires, est le dernier groupe armé qui continue de menacer le régime. Mais « si le régime continue de progresser sur le terrain, l’EI serait acculé et devra aussi négocier un accord d’évacuation », estime pourtant Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH.
Situé à sept kilomètres du centre de Damas, Yarmouk est initialement un camp de réfugiés créé par l’ONU dans les années 1950 pour accueillir les Palestiniens chassés de leurs terres en 1948. Avant 2011 et le début de la révolte contre Bachar Al-Assad, il comptait près de 200 000 habitants, loin d’être uniquement palestiniens.
Déjà en partie encerclé depuis mi-2013 quand le régime a imposé un état de siège sur tous les quartiers du sud de la capitale, Yarmouk avait été en grande partie conquis par l’EI en avril 2015 à partir du quartier voisin de Hajar Al-Aswad. Entre 2013 et 2015, période à laquelle le siège était le plus hermétique, 170 personnes y étaient mortes de faim, selon l’ONG palestinienne Jafra. A cette détresse sont venues s’ajouter les exactions des djihadistes. « Dans le lexique de l’inhumanité de l’homme envers son frère s’ajoute un nouveau terme : Yarmouk », a ainsi déclaré Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ En avril, les centres de contrôle technique ont observé une hausse de fréquentation de 61 %. En cause, la crainte de la nouvelle mouture de l’examen obligatoire. Explications.
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Sept questions sur le nouveau contrôle technique

En avril, les centres de contrôle technique ont observé une hausse de fréquentation de 61 %. En cause, la crainte de la nouvelle mouture de l’examen obligatoire. Explications.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 20h19
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


C’est un jeudi matin de mai, épargné par les jours fériés et les ponts. Deux heures avant l’ouverture de l’un des centres de contrôle technique de Meaux, en Seine-et-Marne, ils sont déjà une dizaine d’automobilistes à patienter. Une affluence « hallucinante », selon un employé du centre, qui « ne sai[t] plus où donner de la tête ». Et qui s’est observée dans toute la France depuis le début de l’année, provoquant une hausse de 61 % des rendez-vous dans les centres agréés pour le seul mois d’avril.
La raison de cette ruée aussi soudaine ? L’arrivée d’un nouveau contrôle technique, qui entre en vigueur dimanche 20 mai. Explications de cette nouvelle mouture de l’examen automobile, obligatoire depuis 1992 en France, que doivent passer chaque année 25,4 millions de véhicules légers dans les 6 300 centres de contrôle technique agréés.
Pourquoi le contrôle technique change-t-il ?
C’est la directive européenne 2014/45, publiée le 3 avril 2014, qui est à l’origine de ce changement. En jeu : l’harmonisation au sein de l’Union européenne des contrôles techniques, et l’objectif de diminuer de moitié, par rapport à 2010, le nombre de morts sur les routes à l’horizon 2020. La France est d’ailleurs le dernier pays européen à la transposer dans son droit, le 20 mai 2018 étant la date butoir fixée par le texte.
Qu’est-ce qui change dans le contrôle technique ?
Le nombre de points de contrôle augmente, passant de 124 à 132 avec les nouvelles règles. Surtout, c’est le nombre de défauts potentiels – rebaptisés officiellement « défaillances » – qui augmente, passant de 453 aujourd’hui – dont un tiers environ entraîne une contre-visite – à 668 à partir de lundi – 506 obligeant à une contre-visite.
Ces défaillances se déclinent désormais en trois catégories :
162 défaillances mineures, qui n’ont pas de conséquences lourdes sur le véhicule, l’environnement et la sécurité, et n’impliquent donc pas de contre-visite.362 défaillances majeures, qui regroupent les anomalies susceptibles de compromettre la sécurité du véhicule ou des autres usagers de la route, ou encore d’avoir une « incidence négative » sur l’environnement. Ces défaillances majeures obligent à des réparations dans un délai de deux mois, constatées par une contre-visite.144 défaillances critiques, qui désignent les dysfonctionnements qui constituent un danger direct et immédiat (siège conducteur mal fixé, plaquettes de frein absentes, ancrage des ceintures arrachées, essieu fêlé, etc.). Le véhicule disposera alors d’un contrôle technique valide jusqu’à la fin de la journée seulement, et aura donc ensuite interdiction de circuler jusqu’à ce que son propriétaire ait procédé aux réparations et à la contre-visite, dans un délai de deux mois.
Si les points de contrôle ne sont pas beaucoup plus nombreux, c’est donc le nombre de sous-éléments qui augmente fortement, essentiellement ceux donnant lieu à une contre-visite. Le système antiblocage des roues par exemple, qui faisait l’objet d’un seul point de vérification pouvant entraîner une contre-visite (anomalie importante de fonctionnement), sera désormais l’objet de six observations.
Enfin, la façon de contrôler les véhicules va également être modifiée. Les contrôleurs ne devront plus seulement reporter ce qu’ils observent, mais aussi évaluer l’évolution possible de ce qu’ils constatent, notamment le danger que cela représente. Ainsi, une « mauvaise fixation du système d’échappement » constituera une défaillance majeure. Mais une « mauvaise fixation du système d’échappement pouvant entraîner une chute » conduira au constat d’une défaillance critique.
C’est aussi pour cette raison que le niveau de technicité requis des contrôleurs va augmenter : alors qu’aujourd’hui un niveau de formation équivalant au CAP ou au BEP est requis, les contrôleurs devront désormais justifier d’un niveau bac professionnel en mécanique automobile.
Qu’est-ce qui ne change pas ?
La fréquence ne change pas : le contrôle technique reste obligatoire avant la quatrième année du véhicule, puis tous les deux ans, et moins de six mois avant la vente du véhicule.
Le prix du contrôle technique va-t-il augmenter ?
Depuis 2003, l’Etat a privatisé le contrôle technique des véhicules, c’est-à-dire que sa réalisation a été dévolue à des organismes privés. Chaque centre fixe donc ses tarifs, d’où les différences déjà en vigueur entre les professionnels possédant l’agrément.
Cette évolution du contrôle technique va conduire à un allongement du temps de contrôle, surtout au début, tant que le personnel ne sera pas rompu aux nouvelles exigences. En outre, le personnel sera plus qualifié. « Tous ces éléments rendent logique le fait que ça augmente, reste à savoir de combien », confirme Bernard Bourrier, président de la branche contrôle technique au sein Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) et du réseau spécialisé Autovision.
Avant la réforme, un contrôle technique coûtait en moyenne 65 euros. Le prix moyen d’une contre-visite était de 14 euros, mais elle était parfois offerte si elle était simple et rapide. Si certains professionnels parlent de 15 % à 30 % de hausse, Philippe Debouzy, président des agents et indépendants du CNPA, veut croire à une hausse limitée du fait de « la forte concurrence entre les centres qui empêche une envolée des tarifs ».
Le tarif de la contre-visite, dans la même logique, pourrait atteindre entre 20 euros et 30 euros, selon Dekra, un des principaux réseaux de contrôle technique agréés par l’Etat. Les 20 % environ des centres de contrôle technique qui offrent actuellement la contre-visite à leurs clients continueront-ils de proposer ce geste commercial ?
Qu’est-ce qui reste encore incertain ?
Outre l’ampleur de la hausse des prix, cette nouvelle législation laisse encore plusieurs zones de flou. Concernant les voitures présentant des défaillances critiques, donc interdites de circuler dès le lendemain du contrôle technique, on ignore encore si une tolérance sera observée pour que les conducteurs puissent conduire leur véhicule au garage afin d’effectuer les réparations. De fait, ils s’exposent à une amende de 135 euros s’ils circulent malgré l’interdiction.
Par ailleurs, on ignore encore si cette multiplication des critères d’observation va donner lieu à un nombre plus important des contre-visites. En 2016, le taux de prescription de contre-visites pour les véhicules particuliers était de 17,6 %. Certains tests menés par des centres, notamment au Mans pour Sécuritest, ont donné lieu à des taux de contre-visites de l’ordre de 40 %. Dekra, pour sa part, évalue ce chiffre à environ 25 %. Pour M. Bourrier, « il sera important de faire le point dans six mois : si on constate que les contre-visites passent à 35 % ou 40 %, il faudra évidemment s’interroger ».
Concernant les défaillances critiques, les professionnels se montrent moins inquiets, parlant des « cas les plus extrêmes ». « Est-ce qu’il est normal de laisser rouler pendant deux mois un véhicule qui a un flexible de freins coupé ou qui va se couper ? », argue le président de la branche contrôle technique au sein du CNPA, qui voit un progrès dans le fait que « ça obligera les gens à réparer immédiatement quand le danger est clairement établi ». Et de préciser que la mesure est déjà en vigueur pour les poids lourds, à la suite de plusieurs accidents graves.
Selon le groupe SGS (enseignes de contrôle technique Sécuritest et Auto Sécurité), qui a réalisé des tests à partir de 250 véhicules présentés au contrôle technique en appliquant de manière anticipée la nouvelle classification, environ 4 % d’entre eux présentaient des défaillances critiques (freins, pneus, etc.).
Pourquoi ce changement est-il critiqué ?
Hausse du carburant, difficultés de délivrance des cartes grises, baisse de la vitesse maximale sur les routes secondaires… le nouveau contrôle technique s’inscrit dans un contexte chargé en termes d’actualités pour les automobilistes. D’où la crispation qu’il provoque. Et les détracteurs du nouveau contrôle technique soulignent que l’état technique du véhicule n’est identifié comme une cause directe que dans moins de 5 % des accidents de voiture, plus de 90 % étant dus à une erreur humaine.
Un constat qui pourrait faire craindre que davantage d’automobilistes soient tentés de rouler sans contrôle technique à jour, sachant qu’un tiers des automobilistes confesse déjà le passer en retard, selon un sondage de BVA. 
« Il y a des tensions avec les clients », reconnaît ainsi M. Debouzy, de CNPA, qui déplore « la quantité de fausses informations qui circulent et l’effet de psychose ». Lui n’hésite pas à comparer la situation actuelle avec celles de crainte de pénuries d’essence, qui provoquent le manque du produit du fait d’une surconsommation. Depuis le début de l’année, les organismes de maintenance et de pièces détachées peinent ainsi à répondre à la forte hausse de la demande, manquant de matière première.
Surtout, Philippe Debouzy, installé dans le Val-de-Marne, craint des incidents avec les clients : ceux qui se sont précipités dans les centres avant le 20 mai, mais n’ont pas pris le temps de faire leur contre-visite avant l’entrée en vigueur du nouveau contrôle technique, seront contraints de repasser l’intégralité du contrôle dans sa nouvelle formule.
Pourquoi ça risque d’être pire en 2019 ?
Ces évolutions de mai 2018 ne sont pas les dernières pour les automobilistes, loin de là. Un bouleversement de taille devrait intervenir dès le 1er janvier 2019, avec la mise en place de nouveaux contrôles antipollution, particulièrement contraignants pour les véhicules diesel. Les seuils seront ainsi fortement baissés, impliquant pour beaucoup de véhicules des travaux coûteux, voire techniquement impossible.
« On sait déjà qu’un tas de voitures, y compris relativement récentes, ne sont pas conformes à ces nouveaux seuils », affirme M. Debouzy, qui s’inquiète des conséquences pour les automobilistes, notamment les plus pauvres. Pour inciter au renouvellement d’un parc automobile vieillissant et polluant, le gouvernement a bien mis en place une prime à la conversion, qui grimpe jusqu’à 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule neuf pour les foyers non imposés, et pourrait être prochainement ouvert aux véhicules d’occasion. Une mesure que le spécialiste juge insuffisante : « Si le contrôle technique devient un couperet social, c’est grave, il faut trouver d’autres solutions. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Sportif et bohème, classique et glamour, aujourd’hui, un vestiaire d’accessoires est multiple. Comme la personnalité de sa propriétaire.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les Tarnais, champions 2013 et finalistes en 2014, ont battu Toulouse 23 à 11. Ils affronteront le Racing 92, samedi prochain, en demi-finale.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Top 14 : Castres élimine Toulouse et va en demi-finales

Les Tarnais, champions 2013 et finalistes en 2014, ont battu Toulouse 23 à 11. Ils affronteront le Racing 92, samedi prochain, en demi-finale.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 18h27
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 18h52
   





                        



   


Castres s’est qualifié pour les demi-finales du Top 14 en allant battre samedi sur son terrain (23-11) son grand voisin du Stade Toulousain, passé totalement à côté de ses retrouvailles avec les phases finales. Comme le LOU vendredi soir à Toulon, les Tarnais ont fait mentir la hiérarchie en allant battre chez lui un adversaire mieux classé et surtout beaucoup plus huppé.
Sixièmes et derniers qualifiés à l’issue de la phase régulière, ils vont retrouver le dernier carré du championnat de France pour la première fois depuis 2014 et affronteront à Lyon samedi prochain le Racing 92. Un changement de dimension pour leur entraîneur Christophe Urios, arrivé en 2015 et qui s’était arrêté à la case barrages ces deux dernières saisons.
L’ombre de son grand voisin
Mais si le CO, propriété des laboratoires Pierre Fabre, a définitivement quitté l’ombre de son grand voisin, cela fait de longs mois qu’il ne nourrissait plus aucun complexe face au club de la métropole régionale, distante d’à peine 80 km, beaucoup plus prestigieux par le budget (29,9 millions d’euros contre 21,7) et le palmarès (19 Brennus contre 4).
En particulier depuis sa dernière venue en décembre à Ernest-Wallon dont le champion 2013 et finaliste 2014 était reparti victorieux pour la première fois depuis 1978. Pour les Rouge et Noir et leur entraîneur Ugo Mola, les retrouvailles avec les phases finales, après une saison dernière achevée à une calamiteuse douzième place, sont en revanche totalement ratées.
Troisièmes du Top 14 après une saison réussie de bout en bout, ils échouent à une marche des demi-finales qu’ils n’ont plus connues depuis 2015 et le départ de Guy Novès, leur emblématique patron aux dix titres de champion de France. Le chemin semble donc encore long pour que le club le plus titré du rugby français, qui sera renforcé la saison prochaine par le All Black, Jerome Kaino, joue à nouveau les premiers rôles.
Toulouse trop imprécis
Vainqueurs des trois derniers derbies entre les deux équipes, les Tarnais ont immédiatement montré qui étaient les nouveaux patrons en cueillant à froid les Toulousains après une touche ratée. Quelques passes plus loin, Armand Batlle inscrivait le premier essai du CO (12e, 0-7). Trop imprécis et indisciplinés, les Toulousains comptaient toujours un essai transformé de retard à la pause (6-13) après être pourtant revenus à un point (6-7) après deux pénalités de Thomas Ramos (16e, 20e).
Compliqué. D’autant que Batlle inscrivait un deuxième essai en début de deuxième période (44e, 6-20) avant une pénalité lointaine de Kockott (48e, 6-23). Les Toulousains ont pourtant joué vingt minutes en supériorité numérique après le carton rouge reçu par le talonneur castrais Jody Jenneker (60e) pour avoir frappé Maxime Médard au sol sur l’action d’essai de Leonardo Ghiraldini (11-23). Mais Castres était déjà trop loin. Sur la route de Lyon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le match de barrage de Ligue 2, prévu vendredi, a été reporté à dimanche après que le bus des joueurs normands eut été attaqué par des supporteurs corses.
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Football : Ajaccio-Le Havre sous haute tension

Le match de barrage de Ligue 2, prévu vendredi, a été reporté à dimanche après que le bus des joueurs normands eut été attaqué par des supporteurs corses.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 17h20
   





                        



   


La finale de barrage de Ligue 2 entre l’Athletic Club ajaccien et Le Havre Athletic Club se jouera dimanche à 19 heures, avec deux jours de retard, le blocage du car normand par des supporteurs ajacciens ayant entraîné le report. Place au football. Samedi matin, la commission des compétitions de la Ligue de football professionnel (LFP) a tranché, ACA-HAC « peut se jouer à Ajaccio ».
Dans un calendrier serré, l’accord a été donné en s’appuyant sur le rapport du délégué de la LFP établissant que « l’ACA n’est pas responsable de ces incidents », et sur celui du coordinateur de la sécurité, Xavier Delarue, précisant que « les conditions de sécurité seront assurées et renforcées ». La rencontre se tiendra bien au stade François-Coty, mais la tension est toujours palpable après les incidents de vendredi soir.
Insultes racistes
Les Normands ont eu peur quand leur car a été bloqué par quelques dizaines de supporteurs ajacciens excités, à une cinquantaine de mètres de l’entrée. Proférant des insultes racistes, ils avaient lancé des fumigènes et quelques pierres, dont une avait endommagé le véhicule, provoquant son immobilisation durant près de trois heures.
« Insultes, menaces de mort, pétards, racisme (…), je suis choqué », a réagi sur France Bleue Normandie le président du HAC, Vincent Volpé. « Nous déplorons et condamnons ces actes », a souligné de son côté le vice-président de l’ACA, Alain Orsoni, tout en précisant que « le club n’est en aucun cas responsable de ces incidents. Ils se sont produits en dehors de l’enceinte du stade et incombent à la sécurité publique ».
Polémique entre les deux clubs
Une polémique s’en est ensuivie, certains Ajacciens reprochant aux Normands d’avoir refusé de jouer, les Havrais s’indignant en rétorquant que ce match ne pouvait pas se disputer dans de bonnes conditions. Riad Nouri, joueur d’Ajaccio, se disait « dégoûté, au micro de BEin Sport, moi j’ai envie de jouer ce soir. Ils (les joueurs du Havre) jouent leur carte aussi je comprends. On aurait peut-être fait pareil. Moi j’ai déjà vu des bus qui n’avaient plus de vitres ».
« Les conditions ne semblent guère réunies pour garantir la sécurité des joueurs, répliquait pour sa part le dirigeant normand Pierre Broccolicchi, le match doit être délocalisé voire disputé à huis clos. » Ajaccio n’en voulait absolument pas, le club ayant acquis sur le terrain, par sa 3e place, le droit de disputer à domicile la finale de barrage les 23 et 27 mai. La décision a été prise, maintenant place au jeu pour désigner le club qui disputera au 18e de Ligue 1 le droit de monter ou de rester parmi l’élite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Une voyageuse avait signalé à la police un homme aux « agissements étranges », portant un sac contenant des batteries et des fils électriques.
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Marseille : la gare Saint-Charles évacuée après l’arrestation d’un homme au comportement suspect

Une voyageuse avait signalé à la police un homme aux « agissements étranges », portant un sac contenant des batteries et des fils électriques.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 17h13
   





                        



   


La gare Saint-Charles de Marseille a été évacuée et le trafic ferroviaire interrompu plusieurs heures, samedi 19 mai, après l’arrestation d’un homme par des soldats de l’opération « Sentinelle » en raison d’un comportement « étrange », a fait savoir un porte-parole de la police à l’Agence France-Presse.
Le suspect a été interpellé cinq minutes après son signalement par une voyageuse vers midi, a précisé la police des Bouches-du-Rhône sur Twitter.

#GareSaintCharles Sécurisation secteur terminée.Un individu interpellé par @PoliceNat13 suite  comportement suspect… https://t.co/oxaq8rUHRJ— PoliceNat13 (@Police nationale 13)


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Des batteries et des fils électriques dans son sac
Il a été arrêté avec en sa possession un sac contenant des batteries et des fils électriques, a fait savoir une source policière à l’agence Reuters. Il a déclaré aux forces de l’ordre qu’il ne s’agissait pas d’un engin explosif. S’il n’a opposé « aucune résistance lors de son interpellation », il a toutefois refusé de décliner son identité, selon une autre source policière s’adressant à l’Agence France-Presse.
Vers 15 h 45, la gare fermée depuis un peu plus de midi pour permettre à une équipe de déminage de procéder à des vérifications, s’apprêtait à rouvrir. La police judiciaire, saisie de l’enquête, procède aux vérifications concernant le suspect placé en garde à vue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le parti sera présent dans les cortèges du 26 mai, même si Nathalie Arthaud précise que LO ne signera pas l’appel commun.
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En attendant le « grand soir », Lutte ouvrière rejoint la « marée populaire »

Le parti sera présent dans les cortèges du 26 mai, même si Nathalie Arthaud précise que LO ne signera pas l’appel commun.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 12h42
    |

            Abel Mestre








                        


C’est presque une surprise. Lutte ouvrière (LO) sera finalement présente dans les cortèges de la « marée populaire » du 26 mai à l’initiative d’une cinquantaine d’associations, partis ou syndicats, dont la CGT, SUD-Solidaires, La France insoumise, le Parti communiste français, Génération.s, le Nouveau Parti anticapitaliste.
« Nous appelons à participer à ces manifestations. Nous sommes conscients que les travailleurs veulent exprimer leur hostilité face à la politique d’Emmanuel Macron, favorable à la bourgeoisie », a ainsi déclaré Nathalie Arthaud, porte-parole de l’organisation trotskiste. L’annonce sera faite lors de son discours dimanche après-midi, pendant la traditionnelle fête de LO qui a lieu chaque année à Presles (Val-d’Oise).
« Manœuvres politiques »
Cependant, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle tient à préciser que LO « ne signera pas l’appel commun et ne participera pas au cadre unitaire » de l’organisation de la marche. LO a refusé avec constance toutes les initiatives « unitaires » de la gauche qui fleurissent depuis le mois de mars. « Nous dénonçons ces manœuvres politiques, argumente-t-elle. Quelle est la perspective ? L’alternance ? Le retour de la gauche au pouvoir ? Nous avons le souvenir amer de ces expériences. » 
Pour Mme Arthaud, ces appels à l’unité sont autant de faux nez des partis « réformistes » pour préparer les prochaines élections. Or, pour elle, la seule alternative s’incarne dans une perspective révolutionnaire. Sauf que LO ne peut pas se payer le luxe d’être totalement absente de « la marée populaire », point d’orgue de la mobilisation anti-Macron. Lutte ouvrière, qui revendique 8 000 adhérents, sort d’une année électorale 2017 morne. L’émanation française de l’Union communiste internationaliste n’a recueilli que 0,64 % des suffrages exprimés lors de la présidentielle et 0,72 % lors des législatives. Elle ne doit pas tomber dans l’oubli.
Leurs militants seront donc là, mais en queue des cortèges et « il n’y aura pas de photo » avec les autres dirigeants de gauche. Dans le viseur de Mme Arthaud, se trouve notamment Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise, qui appelle à une telle marche depuis plusieurs semaines, ne cherche qu’à « prendre la place d’Emmanuel Macron ». « Ce sont des discours radicaux, mais vides. Il n’a jamais dit qu’il fallait exproprier les [grandes entreprises]. Il n’est pas communiste. Il veut simplement humaniser, moraliser, adoucir le capitalisme », tranche la professeure d’économie. Et fait oublier aux travailleurs la perspective du « grand soir ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.
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Grève de fonctionnaires : la DGAC recommande d’annuler 20 % des vols le 22 mai

La Direction générale de l’aviation civile recommande aux compagnies aériennes d’annuler mardi 22 mai un vol sur cinq partant d’Orly, de Lyon et de Marseille, compte tenu de l’appel à la grève dans la fonction publique.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 15h50
   





                        



   


L’USAC-CGT, FO et l’UNSA ont déposé un préavis de grève auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour la troisième journée nationale de grève et de manifestations, mardi 22 mai, organisée pour soutenir la fonction publique.
L’autorité supervisant le trafic aérien prévoit « des perturbations sur l’ensemble du territoire » et recommande aux voyageurs de voir auprès de leur compagnie aérienne quels vols seront annulés ou en retard.
Les fédérations CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA de la fonction publique, représentant les 5,7 millions d’agents publics, ont appelé à cette journée de mobilisation, qui entraînera également des perturbations dans les crèches, les écoles, mais aussi à Pôle Emploi ou dans des secteurs comme l’énergie ou la santé.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’économiste Bernard Paranque, dans une tribune au « Monde », voit dans les modes d’organisation sociale proposés à Notre-Dame-des-Landes une expérimentation dépassant les canons de l’économie classique.
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« Reconnaissons aux zadistes un droit à l’expérimentation »

L’économiste Bernard Paranque, dans une tribune au « Monde », voit dans les modes d’organisation sociale proposés à Notre-Dame-des-Landes une expérimentation dépassant les canons de l’économie classique.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 11h54
    |

Bernard Paranque (Professeur d’économie, titulaire de la chaire ­ « Finance autrement » à Kedge ­Business School)







                        



                                


                            

Tribune. Les affrontements sur le site de Notre-Dame-des-Landes ont occulté un débat important, car si on peut dénoncer ces violences, il n’en reste pas moins que rien n’est dit, ou presque, sur le projet social tenté par les zadistes.
Certes, on peut s’interroger sur leur modèle économique et sur sa cohérence, mais il est plus étrange de ne poser ces interrogations que dans le cadre du marché et de la propriété privée, comme si l’un et l’autre étaient l’alpha et l’oméga de toute circulation économique. On peut à l’inverse partir de leur projet social, dans lequel l’économique n’est qu’une composante soumise à d’autres principes d’action et de coordination que le seul marché et la seule propriété privée.
Des propriétés et des pratiques diverses
Contrairement aux apparences, ces deux concepts ne sont ni simples, ni des réalités évidentes dans leurs contenus. Le marché capitaliste n’est qu’une forme de circulation des biens et services parmi d’autres, mais qui fonctionne de manière spécifique avec une double inégalité, dans le contrôle des moyens de production et dans le processus de décisions qui régit la répartition des richesses. Ces deux points sont une sérieuse limite à la liberté individuelle au vu des inégalités sociales qu’ils engendrent.

Comme l’a montré l’anthropologue Alain Testart, cet échange marchand capitaliste n’est qu’un cas particulier, bien qu’il soit dominant, parmi d’autres formes de circulation, dont le don, la réciprocité et l’échange non marchand, qui fonctionnent selon d’autres principes. Ainsi, quand on parle de marché comme une évidence, encore faut-il rappeler que dans les faits, il s’agit déjà d’un choix qui ne vise qu’à justifier un certain ordre social, ce qui est la définition d’un discours idéologique si l’on suit Ricœur, en proposant une certaine forme de circulation fondée sur la propriété privée des moyens de production.
Mais là encore, il n’y a pas une propriété mais des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Editorial. S’il n’y a pas rapidement des sanctions et des réformes, la démission de trente et un évêques chiliens, à la suite d’un rapport sur des abus sexuels couverts par l’Eglise catholique, ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau.
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Pédophilie : la culpabilité de l’Eglise

Editorial. S’il n’y a pas rapidement des sanctions et des réformes, la démission de trente et un évêques chiliens, à la suite d’un rapport sur des abus sexuels couverts par l’Eglise catholique, ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 10h40
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Cinq ans après son élection, le 13 mars 2013, le pape François tente de sortir de la crise la plus violente qu’il ait eu à affronter autour des scandales de pédophilie qui ont secoué le clergé chilien depuis des années.
Vendredi 18 mai, dans un geste sans précédent depuis deux siècles, trente et un évêques chiliens, convoqués par le pontife argentin à Rome à la suite d’un rapport accablant de 2 300 pages mettant en lumière « de nombreuses situations d’autorité et d’abus sexuels » couverts par l’Eglise catholique, ont remis leur démission. Cette affaire ternit l’image d’un pape qui a toujours mis l’accent sur la défense des faibles et des démunis face aux puissants, mais qui a été jusque-là moins vigilant que son prédécesseur, Benoît XVI, sur les scandales de pédophilie.

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Lors de sa visite au Chili, en janvier, François avait affiché son soutien à l’évêque d’Osorno, Juan Barros, accusé d’avoir protégé un prêtre, Fernando Karadima, dont l’Eglise avait reconnu qu’il avait agressé sexuellement de nombreux mineurs. Le prélat récusait ces accusations. Et le pape avait affirmé qu’« il n’y [avait] pas une seule preuve contre lui », n’hésitant pas à imputer ces « calomnies » à des « gauchistes ». Peu après, le cardinal américain Sean Patrick O’Malley, un des principaux ministres du pontife, lui avait infligé un camouflet en disant comprendre « la grande douleur » provoquée par ses propos « pour les survivants d’agressions sexuelles par des membres du clergé ou par d’autres agresseurs ».
Prenant finalement conscience de sa faute, François a diligenté une enquête au Chili, écouté les victimes et reconnu son aveuglement. Opérant un virage à 180 degrés, il a en quelque sorte plaidé coupable, avouant sa « douleur » et sa « honte » devant le « mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l’Eglise ». « Nous sommes tous impliqués, moi le premier », a-t-il affirmé, en admettant « avoir commis de graves erreurs d’appréciation et de perception ».

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Mais il a aussi mis en cause son propre système ecclésial, qui a fait la preuve de son incapacité à instaurer des mécanismes de contrôle pour éviter de telles déviances. Alors qu’il a souvent dénoncé la propension des clercs à s’attribuer une autorité supérieure à celle des autres croyants, il avait agi, dans l’affaire chilienne, comme un chef d’administration d’abord soucieux de défendre ses agents. Aujourd’hui, il reconnaît que « quelque chose dans le corps ecclésial est malade » et parle même de « perversion » ecclésiale.
Le pape bat sa coulpe, mais il dit lui-même qu’il ne suffira pas de changer les hommes et qu’il faudra « trouver les racines et les structures qui ont permis que ces événements se produisent et se perpétuent ». Il préconise de travailler avec la société civile pour « promouvoir une culture anti-abus ». Une première commission de protection des mineurs, instituée par François, avait formulé des pistes pour mettre en œuvre la « tolérance zéro » réclamée par le pape. Aucune n’a jusqu’alors été retenue.
S’il n’y a pas rapidement des sanctions et des réformes – comme la création d’un tribunal chargé de juger les évêques défaillants, la levée du secret pontifical dans les procédures canoniques en cas d’agressions sexuelles, l’abolition du délai de prescription –, la démission des évêques chiliens ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau, qui laissera intactes la honte de l’Eglise et la douleur de ses victimes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Martin Hirsch, le directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a annoncé un renforcement du nombre de caméras de surveillance dans les établissements parisiens.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

A-t-on le droit de « vidéosurveiller » l’hôpital ?

Martin Hirsch, le directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a annoncé un renforcement du nombre de caméras de surveillance dans les établissements parisiens.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 09h17
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Les hôpitaux parisiens seront dotés d’ici trois ans de 40 % de caméras de vidéosurveillance supplémentaires. Martin Hirsch, le directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) en a fait l’annonce mercredi 16 mai dans les colonnes du Parisien.
Il en coûtera 30 millions d’euros à l’organisme, qui gère 39 hôpitaux en région parisienne. Une vidéosurveillance « intelligente » sera même expérimentée ces prochaines semaines, a expliqué Martin Hirsch, destinée notamment à « détecter des bagarres, des colis suspects, (…) des chutes au sol ou d’agir lors d’une disparition de patient ».

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La vidéosurveillance est-elle déjà utilisée à l’hôpital ?
Oui. L’AP-HP, pour ne parler que d’elle, dispose déjà de plus de 1 100 caméras de vidéosurveillance.
Après la disparition puis la mort d’un patient, en janvier 2017 à l’hôpital européen Georges Pompidou, l’AP-HP avait déjà annoncé sa volonté de « poursuivre le déploiement des dispositifs de vidéo-protection et de contrôle d’accès ». A l’époque, il s’agissait moins de l’utiliser pour lutter contre les incivilités que de « réduire l’exposition aux risques des patients les plus fragiles ».
L’AP-HP a récemment passé deux appels d’offre pour équiper ses établissements de caméras : l’un en 2016, pour compléter le parc de l’hôpital Necker – Enfants malades, et l’autre tout récemment, en mars, pour « intégrer plus de 300 caméras » sur le site de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière.

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A-t-on le droit d’utiliser la vidéosurveillance dans un hôpital ?
Oui. Il est tout à fait possible pour un hôpital d’installer des caméras de surveillance, y compris à l’intérieur de ses locaux. Deux cas peuvent se présenter : soit la caméra filme les abords immédiats de l’hôpital ou des zones ouvertes au public, soit elle filme des zones à accès restreint, réservées aux patients ou aux personnels. « La frontière, c’est là où il faut badger, où il faut justifier de sa qualité pour pénétrer dans un lieu », précise Nathalie Metallinos, avocate experte en données personnelles.
Dans le premier cas, l’hôpital doit solliciter une autorisation préfectorale valable cinq ans. Cette autorisation précise la durée pendant laquelle les images peuvent être conservées (dans la limite d’un mois), ainsi que les personnes qui peuvent y avoir accès. L’établissement doit « informer de manière claire et permanente le public de l’existence du système » de vidéosurveillance. Toute personne peut demander d’accéder aux bandes le concernant et les faire supprimer. La commission départementale de vidéoprotection et dans certains cas la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) peuvent vérifier si l’installation est conforme à l’autorisation préfectorale.
Pour les cas où les caméras sont situées dans des zones inaccessibles au public, c’est un autre cadre juridique qui s’applique, celui sur les données personnelles. Ce dernier va justement évoluer le 25 mai avec l’application du règlement européen sur les données personnelles (RGPD). Jusqu’à cette date, une déclaration à la CNIL devait être faite pour tout système de vidéosurveillance. A partir du 25 mai, l’hôpital devra l’inscrire dans un registre qu’il tiendra à disposition de la CNIL en cas de contrôle et effectuer une analyse des risques que fait peser la vidéosurveillance sur ses salariés et, le cas échéant, ses patients. Les principes restent les mêmes : les personnes doivent être informées, les employés de l’hôpital ne peuvent pas être filmés en permanence, et le but de la vidéosurveillance doit être légitime (ce qui est le cas pour la prévention des incivilités et des violences). Les images ne peuvent être conservées plus d’un mois.
La vidéosurveillance n’est-elle pas incompatible avec le secret médical ?
La loi n’est pas complètement claire à ce sujet. Les données médicales sont considérées par la loi comme très sensibles et sont très protégées. Les images captées par une caméra à l’extérieur d’un service de cancérologie constituent-elles, par exemple, des données sensibles ?
« La question peut se poser. Une image peut être une donnée à caractère personnel, et si elle révèle la santé de la personne, c’est une donnée sensible. En principe, sa collecte est interdite sauf cas dérogatoires », explique Anne Debet, professeure de droit privé à l’université Paris Descartes et membre de l’Institut Droit et Santé.
Avec le RGPD, dans le cas de la vidéosurveillance en milieu hospitalier, « il faut faire une analyse d’impact sur la vie privée, qui devra indiquer précisément l’évaluation des risques, notamment au regard des locaux à usage médical et [l’hôpital] ne pourra pas contrevenir en théorie au secret médical » renchérit Guillaume Desgens-Pasanau, maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et magistrat.
« Le fonctionnement de ces installations [de vidéosurveillance] doit permettre de respecter le secret médical, la dignité des patients et le droit à la vie privée des usagers et du personnel » dispose le règlement intérieur de l’AP-HP.
Qu’est-ce que la « vidéosurveillance intelligente » et est-elle utilisée à l’hôpital ?
Ce que Martin Hirsch appelle « vidéosurveillance intelligente » est l’ajout à la captation d’images des systèmes d’analyse de ce qu’il s’y passe, afin, par exemple, de détecter certains types de mouvements (une chute, un individu qui marche à rebours d’une foule, des bagarres).
Elle est déjà utilisée en milieu hospitalier, notamment aux Hospices civils de Lyon, qui prévoient de déployer sur leur système de vidéosurveillance des systèmes d’alertes automatiques permettant de détecter « la disparition d’objet d’une scène », le « franchissement d’une ligne virtuelle » ou une « activité dans une zone prédéfinie ».
En fonction de leurs fonctionnalités exactes, par exemple si les caméras sont capables de capter du son ou d’identifier des individus (biométrie), leur statut légal peut changer et durcir considérablement le cadre de leur déploiement et de leur utilisation.



                            


                        

                        


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Le sport intensif, facteur de risque de la maladie de Charcot ?

La sclérose latérale amyotrophique serait plus fréquente chez les grands sportifs. Une énigme qui pourrait s’expliquer par une particularité des neurones moteurs, très vulnérables au stress énergétique lié à l’effort.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 15h43
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Ne nous savonnons pas la planche, la présente chronique ne remet pas en cause les bénéfices multiples de l’activité physique pour la santé. Mais le meilleur des médicaments a, comme tous les autres, de potentiels effets indésirables dont il faut bien discuter. En l’espèce, un sujet taraude les scientifiques depuis des décennies : le sport, et en particulier sa pratique intensive, est-il un facteur de risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ?
La question est d’autant plus délicate que cette affection dégénérative des motoneurones, aussi appelée maladie de Charcot, est rare – elle touche de cinq à huit personnes pour 100 000 –, mais grave. Elle se traduit par une paralysie progressive du corps avec fonte musculaire, conduisant à une grande dépendance.
L’hypothèse d’un lien entre sport et SLA a d’abord été soulevée en raison de cas chez des champions de plusieurs disciplines sportives. Le premier, et l’un de ceux qui ont le plus marqué les esprits, est celui du joueur de base-ball américain Lou Gehrig, décédé des suites d’une SLA en 1941, à 37 ans. Il a d’ailleurs laissé son nom à cette affection, baptisée maladie de Lou Gehrig en Amérique du Nord.
Depuis, d’autres exemples ont été médiatisés, et plusieurs études ont été conduites. En scrutant une cohorte de plus de 7 300 footballeurs professionnels, en activité entre 1970 et 2000 en Italie, des chercheurs de l’université de Pavie ont retrouvé un taux de SLA 6,5 fois plus élevé que dans la population générale. Le risque de SLA augmentait avec la durée de la carrière professionnelle, soulignait l’article (Brain, 2005). Cette étude a cependant été critiquée, et d’autres recherches n’ont pas confirmé cet excès de risque.
Qualité de la méthodologie
L’étude d’un consortium européen, parue le 23 avril dans le Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry apporte de nouveaux éléments au débat. Elle a porté sur 1 557 patients avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Sélection de visites exceptionnelles ou insolites proposées le soir de samedi 19 mai, à travers toute la France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/05/2018
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Dix idées pour la Nuit des musées

Sélection de visites exceptionnelles ou insolites proposées le soir de samedi 19 mai, à travers toute la France.



Le Monde
 |    19.05.2018 à 06h46
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        


La formule de la Nuit européenne des musées est désormais bien connue : musées, centres d’art et monuments sont invités à ouvrir leurs portes au public gratuitement en soirée, et à proposer des visites ou animations inédites. Avec quelque 1 200 institutions participantes en France, et 3 000 au total à l’échelle européenne, le choix est vaste, samedi 19 mai, pour la 14e édition de l’événement (consulter ici la carte recensant l’ensemble des propositions). Voici une sélection d’explorations muséales nocturnes de toutes natures :
Le Jeu de Paume et la Conciergerie se jettent à l’eau

   


Dans la catégorie des toutes premières participations à la Nuit des musées à Paris, le Jeu de Paume se couchera tôt (21 heures), mais il sera en accès libre dès son ouverture, à 11 heures. Alors que l’événement coïncide avec le week-end de clôture de ses expositions consacrées aux photographes Raoul Hausmann et Susan Meiselas, des visites en compagnie des commissaires seront organisées en soirée (respectivement à 19 heures et à 20 heures). Première participation également pour la Conciergerie, où se déploie actuellement une installation monumentale de l’artiste Stéphane Thidet, qui détourne une partie de la Seine à travers le bâtiment. Des visites contées en écho à ce tour de force et à l’inondation de la crue de 1910 accompagneront les visiteurs.
Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, Paris 8e. La Conciergerie, 2, boulevard du Palais, sur l’île de la Cité, Paris 1er. Deux visites contées « La Seine, scène d’histoires » à 18 heures et à 20 heures. Entrée libre de 18 heures à minuit.
La tapisserie de l’Apocalypse revisitée par Frànçois & The Atlas Mountain

   


Pour sa deuxième participation à la nuit européenne des Musées, le Château d’Angers fait fort en proposant une création musicale sur mesure de Frànçois & The Atlas Mountain, en association avec la scène nationale du Chabada. Pour cette carte blanche, le groupe pop offrira une relecture inédite de la tapisserie de l’Apocalypse, chef-d’œuvre de l’art médiéval (1375) et le plus important ensemble de tapisseries médiévales subsistant au monde, exposé dans le monument. Suite de la programmation côté jardins, illuminés, avec le groupe Vacarme, la folk d’Anni Rossi, des ballades de Jaune et les mix de DJ Coconut.
Château d’Angers, 2, promenade du Bout-du-Monde, Angers. De 19 heures à minuit, gratuit.
Un « escape game » à la Villa Arson

   


Alors qu’enquêtes, jeux de piste et énigmes, voire murder parties sont devenus de grands classiques de la Nuit des musées, la Villa Arson, école et centre national d’art contemporain de Nice, que l’on n’attendait pas sur ce terrain, propose cette année un escape game. Intitulé « Babylone 2068 », son scénario est rétrofuturiste : « Il y a cinquante ans, le 19 mai 2018, les habitants se sont subitement enfuis de la colline. Seuls les dieux y sont restés. Quel phénomène a pu provoquer un tel exil ? Aujourd’hui, en cette nuit du 19 mai 2068, l’unique moyen de vous échapper sera de répondre à “la” question. Y parviendrez-vous ? » Avec la participation d’étudiants de l’école d’art.
Villa Arson, 20, avenue Stephen-Liégeard, Nice. « Escape game » accessible à partir de 15 ans, de 21 heures à minuit (départs toutes les quinze minutes par groupes de six participants). Accès gratuit sur réservation.
Acoustique, skate et Chet Baker en italien

   


Le FRAC Franche-Comté clôt ses expositions du moment, « Partitions régulières », de Raphaël Zarka, « Every Day is Exactly the Same », de Hugo Schüwer-Boss, et « Remake », d’Etienne Bossut, avec la complicité des artistes. Samedi soir, le collectif Zone(s) de combat accueillera les visiteurs par une exploration acoustique (percussions, clarinettes, trombone) du bâtiment tout de verre et de bois de Kengo Kuma. Et à l’invitation de Hugo Schüwer-Boss, dont de nombreux tableaux — pas si abstraits qu’ils en ont l’air — portent les titres de chansons, le musicien Fabio Viscogliosi (également peintre et écrivain) viendra interpréter ses morceaux, mais aussi Chet Baker, en italien.
Quant à Raphaël Zarka, qui réunit ses deux passions, les polyèdres et le skate, à travers la sculpture, il sortira le lendemain des salles d’exposition l’une de ses pièces modulaires inspirées du travail du mathématicien allemand Arthur Schoenflies. Conçue à échelle humaine, cette large structure géométrique en bois sera installée en extérieur pour être mise à la portée des skateurs.
FRAC Franche-Comté, Cité des arts, 2, passage des Arts, à Besançon. Samedi de 20 heures à 23 heures. Le dimanche, skatepark de 14 heures à 19 heures, et visite des expositions en compagnie des artistes : Hugo Schüwer-Boss à 15 h 30, Raphaël Zarka à 16 heures.
Festivités tsiganes

   


Dans le cadre de l’exposition photographique « Mondes tsiganes, la fabrique des images », le Musée de l’histoire de l’immigration propose un spectacle du dernier cirque tsigane d’Europe : celui de la famille Romanès. Acrobates, danseuses et musiciens évolueront sur le répertoire du groupe O’Djila, qui s’appuie sur divers folklores des pays que le peuple rom a traversés, entre des chants des Balkans, guitares manouche et tsigane, percussions orientales et contrebasse.
Musée de l’histoire de l’immigration, Palais de la porte Dorée, 293, avenue Daumesnil, Paris 12e. De 19 heures à 22 h 30. L’Aquarium tropical sera également ouvert et en accès libre de 18 heures à 21 heures. Le Palazzo, la terrasse éphémère du Palais restera ouverte jusqu’à minuit.
L’art jusqu’au bout des cils, à Bordeaux
Les consignes ont été respectées à la lettre à Bordeaux. Alors que cette 14e édition de la Nuit des musées s’inscrit dans la programmation de l’année européenne du patrimoine culturel, chaque musée bordelais représentera samedi un pays de l’Union européenne. Le Musée des Beaux-Arts sera aux couleurs espagnoles, avec notamment de la danse (un ballet flamenco), du chant, et un parcours hispanisant à travers sa collection, de Murillo à Picasso. Consignes parfaitement respectées également du côté du dispositif de médiation culturelle « La classe, l’œuvre ! », qui depuis six ans vise à rapprocher les musées des élèves : se succéderont donc des présentations de collégiens et de lycéens. La plus (in) attendue est une déambulation proposée par une classe de BTS cosmétologie, qui dévoilera des maquillages créés en regard de la collection.
Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, 20, cours d’Albret, de 18 heures à minuit.
Selfie gaulois et concert archéo
Parmi les propositions des musées d’archéologie, celle du musée Saint-Loup de Troyes est insolite : les visiteurs pourront s’immortaliser en tenues de Sénons, pour des « selfies gaulois ». Le musée de Saint-Germain-en-Laye organise, de son côté, un concert « Musico archéo », soit un voyage musical inédit au cœur des collections, entre lyre d’Orphée et flûtes préhistoriques.
Musée Saint-Loup, abbaye Saint-Loup, 1, rue Chrestien-de-Troyes, à Troyes, de 20 heures à minuit. Musée d’archéologie nationale et domaine national, place Charles-de-Gaulle, à Saint-Germain-en-Laye, de 19 heures à 23 h 30.
Merce Cunningham au Musée d’art moderne de Paris

   


Les interprètes du Centre national de danse contemporaine (CNDC) d’Angers investiront les espaces du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris pour y présenter un Event selon le chorégraphe américain, expert en abstraction, Merce Cunningham (1919-2009). Dans la trajectoire débordante de vitalité de Cunningham, qui s’y connaissait pour relancer les dés de la création, un « event » est une suite d’extraits de son répertoire librement articulés. Sous la direction artistique de Robert Swinston, ancien danseur de la compagnie Cunningham aujourd’hui à la tête du CNDC d’Angers, cette soirée spéciale va piocher ses éléments dans différentes pièces emblématiques, dont Un jour ou deux (1973) et Scramble (1967). (Rosita Boisseau)
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11, avenue du Président-Wilson, Paris 16e. De 18 heures à 23 h 45 : entrée gratuite à l’exposition « Jean Fautrier, matière et lumière », qui se termine le dimanche 20 mai (visites guidées toutes les heures de 19 heures à 22 heures, inscriptions à l’accueil). « Event », de Merce Cunningham, à partir de 19 heures.
Mai 68 sous toutes ses facettes
A Paris, les cinquante ans de Mai 68 se poursuivent la nuit tous azimuts. Le palais des Beaux-Arts propose une visite de l’exposition « Images en lutte – la culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974) », en compagnie des commissaires de l’exposition. La Cinémathèque française projette des ciné-tracts, des films de cinéastes ouvriers et autres raretés de ses collections en marge de son exposition consacrée à Chris Marker. Les Archives nationales invitent à venir redécouvrir les événements du côté des bureaux de l’administration et du pouvoir, à travers plus de quatre cents documents d’archives, dont certains seront lus par des étudiants du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Enfin, le Musée de la préfecture de police convie le public à venir assister à une conférence de Charles Diaz, ancien inspecteur de la police judiciaire, aujourd’hui contrôleur général, et auteur de Mémoires de police. Dans la tourmente de Mai 68.
Palais des Beaux-Arts, 13, quai Malaquais, Paris 6e, de 19 heures à 1 heure. Cinémathèque française, 51, rue de Bercy, Paris 12e, de 19 heures à 23 heures, séances à 21 h 30, 22 heures et 22 h 30. Archives nationales, Hôtel de Soubise, 60, rue des Francs-Bourgeois, Paris 3e, de 18 heures à minuit. Musée de la préfecture de police, 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, Paris 5e, conférence de 18 h 45 à 20 heures.
Quelles postures face aux œuvres ?
L’Institut d’art contemporain de Villeurbanne propose une visite-expérience originale au sein de l’exposition « The Middle Earth », projet des artistes Maria Thereza Alves et Jimmie Durham consacré à la Méditerranée. La danseuse et chorégraphe Marie-Zénobie Harlay, enseignante à l’Ecole nationale de danse de Villeurbanne et praticienne d’une méthode de réalignement postural, s’attachera à montrer, de façon ludique, ce que la posture des visiteurs face aux œuvres traduit de leurs émotions et réflexions.
Institut d’art contemporain de Villeurbanne, 11, rue Docteur-Dolard. Entrée gratuite de 19 heures à 22 heures. Visite « Posture(s) à l’œuvre » de 19 h 30 à 21 heures, 20 places, tarif : 8 euros, réservation ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’appareil de la compagnie Cubana de Aviacion transportait 110 personnes à destination de Holguin. L’accident a fait 107 morts et trois survivantes ont été hospitalisées « dans un état critique ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 18/05/2018
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Cuba : un avion de ligne s’écrase au décollage à La Havane, « trois survivantes »

L’appareil de la compagnie Cubana de Aviacion transportait 110 personnes à destination de Holguin. L’accident a fait 107 morts et trois survivantes ont été hospitalisées « dans un état critique ».



Le Monde
 |    18.05.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
19.05.2018 à 17h36
   





                        



   


Un avion de la compagnie Cubana de Aviacion, avec 104 passagers et six membres d’équipage, s’est écrasé, vendredi 18 mai, peu après son décollage de l’aéroport Jose-Marti de La Havane. L’accident a fait 107 morts et trois personnes se trouvent samedi dans un état critique. Un deuil national a été décrété pour samedi et dimanche par les autorités.
Les circonstances de l’accident ne sont pas encore connues samedi. Et les autorités n’ont pas précisé si les boîtes noires avaient été retrouvées. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a fait savoir que les trois femmes rescapées avaient été admises dans un état grave à l’hôpital Calixto Garcia de La Havane. « Pour le moment le pronostic est suspendu et leur état demeure grave, avec un danger vital », a déclaré vendredi soir à la télévision d’Etat le docteur Carlos Martinez, directeur de l’hôpital Calixto Garcia. Une autre source médicale a informé l’Agence France Presse (AFP) que chacune d’elles avait subi au moins huit interventions chirurgicales.
« Les corps sont en train d’être identifiés. Le ministère des transports a mis en place une commission pour enquêter sur les faits. (…) Nous allons lancer toutes les investigations pertinentes et nous communiquerons les informations à la population dès que nous les obtiendrons », a déclaré M. Diaz-Canel, qui a succédé à Raul Castro voici un mois.
Ce dernier, tout juste opéré d’une hernie à l’âge de 86 ans, a donné des instructions et transmis « ses condoléances aux familles des victimes de la catastrophe ».
Une enquête en cours
Selon des sources aéroportuaires et des témoins, le Boeing 737, qui prenait la direction de Holguin, dans l’est de l’île, s’est écrasé au moment de prendre son premier virage, dans un champ de patates douces, à près de 200 mètres de zones habitées, à proximité de l’aéroport, entre les quartiers de Boyeros et Santiago de Las Vegas, dans le sud de la capitale cubaine.
La directrice cubaine du transport aérien, Mercedes Vazquez, a précisé aux médias d’Etat que l’appareil était loué par Cubana de Aviacion à la compagnie mexicaine Global Aerolineas Damojh. Un numéro d’urgence a été ouvert à destination des proches des passagers et de l’équipage, et plusieurs hôpitaux ont été mis en état d’alerte immédiatement après l’accident.
La direction générale de l’aéronautique civile mexicaine a annoncé l’envoi d’une équipe de spécialistes pour aider les autorités cubaines dans l’enquête.
Le mystère demeure sur les passagers
Faute de publication par les autorités de la liste des passagers, il n’y avait pas d’information sur le nombre d’étrangers qui se trouvaient à bord de l’appareil, en plus de l’équipage mexicain. Certains médias d’Etat ont fait savoir que la majeure partie des passagers étaient cubains.
Pour l’heure, seul le gouvernement argentin a confirmé la mort de deux de ses ressortissants dans l’accident. A Buenos Aires, la légende locale du football, Diego Maradona, proche de Cuba, a transmis ses condoléances aux familles des victimes, imitant de nombreux gouvernements latino-américains et européens.
A La Havane et Holguin, ville située à 670 km à l’est de la capitale, les familles des victimes ont été isolées et prises en charge par les autorités. Les familles résidant en province seront rapidement acheminées à la Havane pour identifier les défunts, ont rapporté les médias officiels.



                            


                        

                        

