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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Dans la salle de régulation du SAMU du CHU d’Amiens, plus de trois cents appels par jour sont traités.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Rappeur emblématique des années 1990, Passi remonte sur scène avec le Secteur Ä à l’occasion d’une tournée en France.
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Passi : « Il faut rendre à l’Afrique ses mélodies de noblesse »


Propos recueillis par                                            Coumba Kane et 
                            Emile Costard




LE MONDE
              datetime="2018-05-18T17:46:54+02:00"

        Le 18.05.2018 à 17h46






Durée : 04:40 | 

Après vingt ans d’absence, le collectif de rappeurs Secteur Ä remonte sur scène. Passi, Stomy Bugsy, Doc Gynéco et Pit Baccardi ont marqué toute une génération à la fin des années 1990. Fondé en 1995, le Secteur Ä a vendu au moins 6 millions d’albums et s’est imposé comme un collectif incontournable du rap français. En tournée dans toute la France et à Paris le 22 mai, ils réinterprètent les titres qui les ont rendus célèbres, comme « Les Flammes du mal », « Une affaire de famille » ou « Le Bilan ». Pour Le Monde Afrique, Passi et Pit Baccardi reviennent sur leur carrière, l’évolution du rap et la situation dans les quartiers populaires.


                

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le centre d’appel du service d’aide médicale urgente traite à l’hôpital d’Amiens plus de 125 000 cas par an, un chiffre en constante augmentation.
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Au SAMU d’Amiens, « on ne sait jamais ce qu’il y a derrière un appel »

Le centre d’appel du service d’aide médicale urgente traite à l’hôpital d’Amiens plus de 125 000 cas par an, un chiffre en constante augmentation.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 18h28
    |

                            Eléa Pommiers








                        



                                


                            

A l’autre bout de la ligne, un coude cassé dans une chute. Puis un sexagénaire victime d’un infarctus. Un voyageur malade dans un train. Et un homme, récemment opéré, souffrant du genou. Dans la salle de l’hôpital d’Amiens, trois notes de musique résonnent, les écrans d’ordinateur clignotent et une phrase est répétée, comme un inlassable écho : « Le SAMU, bonjour. »
Pour le voyageur malade, des conseils téléphoniques suffiront. Le jeune homme opéré du genou, dont la voix tremble de douleur, nécessite l’envoi d’une équipe du SAMU. Ce ne sera finalement qu’une crampe.
Trois notes, l’écran qui clignote. Au téléphone, c’est cette fois un homme qui hurle des insultes, mais à qui il faut malgré tout poser les questions de rigueur sans ciller. Un autre, violent, pour qui il faut appeler la gendarmerie. Dans les combinés, la détresse sociale se mêle à la détresse médicale. C’est également une personne âgée, inconsciente à son domicile, dont les secours constateront finalement la mort en arrivant. L’appel avait été traité en moins de deux minutes. Un bref silence dans la salle, puis à nouveau trois notes et l’écran qui clignote.

« On passe du rien au tout, mais on ne s’arrête jamais », résume la professeure Christine Ammirati, à la tête du service d’urgences d’Amiens, qui héberge le SAMU 80 (Somme). Elle a connu le service à ses débuts, il y a trente ans, quand il ne comptait « qu’un téléphone sur une paillasse » et quand « deux appels par nuit, c’était déjà beaucoup ».
Depuis, la population a vieilli, amenant au SAMU des patients aux pathologies multiples et aux antécédents complexes. Les permanences des médecins généralistes se sont raréfiées et appeler le « 15 » est devenu pour beaucoup un réflexe, à toute heure et pour tout type de problème de santé. Le SAMU 80 traite désormais plus de 125 000 dossiers par an, soit en moyenne 335 par jour.
« Peur tous les jours »
Dans la journée, un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le secrétaire d’Etat au numérique s’est exprimé publiquement jeudi, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.
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Mounir Mahjoubi évoque son homosexualité sur Twitter pour « lutter contre l’homophobie »

Le secrétaire d’Etat au numérique s’est exprimé publiquement jeudi, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 17h34
   





                        



   


A l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, vendredi 18 mai, le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, a dénoncé « un mal qui ronge la société ». Il a publié un message sur Twitter dans lequel il dit que « l’homophobie (...) hante les esprits des homosexuels, et nous oblige parfois, souvent, à nous adapter et mentir pour éviter la haine, pour vivre ». 

L’homophobie est un mal qui ronge la Société, envahit les collèges et les lycées, contamine les familles et les ami… https://t.co/mMy8UtX5j4— mounir (@Mounir Mahjoubi)


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Par l’emploi du « nous », il confie avoir lui-même souffert de l’homophobie. Interrogé par Franceinfo, Mounir Mahjoubi répond « ne pas vouloir en faire un sujet », « mais si cela peut aider à lutter contre l’homophobie, je le fais ». « Nous sommes en 2018, je vis ma vie, même publique, de manière tranquille. Mais si, ce jour-là, je pouvais passer le message en le renforçant par mon expérience personnelle, je pense qu’il fallait le faire. » En 2015, M. Mahjoubi avait déjà publié sur Instagram une photo de son compagnon, avec lequel il est pacsé depuis 2015.
Son coming out a notamment été salué par l’association SOS Homophobie, parlant d’un « acte fort et important ».  

Le coming out du secrétaire d’Etat @mounir est un acte fort et important. Il contribue à la visibilité des personne… https://t.co/Z1LD7imfZq— SOShomophobie (@SOS homophobie)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Selon un rapport parlementaire, le département ne compte plus que 24 médecins scolaires, qui doivent hiérarchiser leurs missions, au détriment d’autres.
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Dans la Seine-Saint-Denis, la grande misère de la médecine scolaire

Selon un rapport parlementaire, le département ne compte plus que 24 médecins scolaires, qui doivent hiérarchiser leurs missions, au détriment d’autres.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 17h09
    |

                            Claire Thoizet








                        



                                


                            
« Vous savez, nous sommes une espèce en voie d’extinction », annonce d’emblée Nathalie Faraud, médecin scolaire, à une mère venue consulter mardi 15 mai à l’école Emile-Zola de Sevran, pour sa fille Alice [le prénom a été modifié]. En classe de CE1, Alice rencontre des difficultés d’apprentissage, après avoir déjà redoublé le CP. Dossier médical en main, la médecin consulte les notes de l’équipe pédagogique, inquiète des progrès trop lents de la petite fille, qu’ils soupçonnent d’être atteinte de troubles cognitifs.
« Comment voyez-vous l’année prochaine ?, lui demande la médecin. Elle ne serait pas mieux dans une classe plus petite ? » Bienveillante, elle prépare le terrain : Alice pourrait avoir besoin d’un aménagement particulier. « Sa mère voit bien qu’elle est en difficulté, mais elle ne se doute absolument pas qu’elle peut avoir un handicap », explique la professionnelle de santé.

Dans la Seine-Saint-Denis, la médecine scolaire est en crise. Dans l’ensemble du département, on ne compte plus que vingt-quatre médecins scolaires, selon un rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique dans le département, qui sera présenté le 31 mai à l’Assemblée nationale. Un pour 12 000 à 13 000 élèves, contre 5 000 recommandés. En moyenne, en France, un médecin s’occupe de 10 500 élèves, selon le Syndicat national des médecins scolaires et universitaires (SNMSU-UNSA Education). Le département en comptait trente-huit il y a dix ans. Quarante-neuf postes sont pourtant budgétés, mais la moitié ne trouvent pas preneur. En début de carrière, un médecin scolaire gagne 1 700 euros net. Avec les primes, le salaire grimpe jusqu’à 2 200 euros.
« S’adapter et prioriser »
Médecin scolaire depuis 2000, Nathalie Faraud exerce dans les communes de Sevran et de Livry-Gargan, soit un total de 17 000 enfants scolarisés. Elle ne saurait dire combien elle en reçoit. « Le chiffre me décevrait, concède-t-elle. Depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ En 1973, Pierre et Catherine R., éleveurs de bétail, achètent un terrain sur la commune de Sées (Orne), et y font construire leur maison. Trente ans plus tard, la société Service Environnement Propreté Valorisation (SEP Valorisation) s’installe sur un terrain mitoyen et démarre une activité de compostage de déchets provoquant son lot de nuisances.
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<filnamedate="20180518"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180518"><AAMMJJHH="2018051819">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ L’ancien maire de Sevran a démissionné à la fin du mois de mars pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieues. Il a répondu à vos questions sur la faillite de l’Etat en Seine-Saint-Denis.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Stéphane Gatignon : « On attend de Macron des actes » pour la Seine-Saint-Denis

L’ancien maire de Sevran a démissionné à la fin du mois de mars pour protester contre l’insuffisance des politiques publiques en banlieues. Il a répondu à vos questions sur la faillite de l’Etat en Seine-Saint-Denis.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 17h16
   





                        


Stéphane Gatignon, ancien maire de Sevran, a commenté pour les lecteurs du Monde.fr les conclusions d’un rapport parlementaire qui doit être remis à l’Assemblée nationale le 31 mai. Il a appelé le président Emmanuel Macron à réagir.

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Kate : Partagez-vous le constat fait dans leur rapport par François Cornut-Gentille (LR) et Rodrigue Kokouendo (LRM), qui parlent de « République en échec » ?
Stéphane Gatignon : Oui, dans le sens où le rapport porte sur les responsabilités régaliennes de l’Etat. On voit bien tout simplement que l’Etat met moins dans la Seine-Saint-Denis sur ses responsabilités de justice, de police, d’école… Au niveau de la justice, par exemple, il suffit de voir le tribunal de Bobigny et d’y passer une journée pour comprendre que ce tribunal est à la fois surchargé, totalement inadapté pour recevoir du public, avec des audiences parfois compliquées.

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Pour ma part, cela fait dix-sept ans que je fais ce constat. Ce qui change, avec ce rapport, c’est qu’il est officiel puisqu’il sort de l’Assemblée nationale. On ne pourra plus dire « ces élus ou telle personne abusent en disant que l’Etat est moins en Seine-Saint-Denis qu’ailleurs ». Maintenant, l’Etat, le président de la République, doivent prendre des mesures pour que la Seine-Saint-Denis soit traitée avec équité.
Rosy : Des décisions semblaient prévues mardi 22 mai et aujourd’hui on lit que non, finalement, il ne se passera rien mardi. Pourquoi ? Macron a-t-il réellement envie de se coltiner le dossier banlieues ?
J’espère que le chef de l’Etat parlera le 22 et annoncera 1) des mesures, 2) une méthode et 3) une organisation et des hommes et des femmes pour mettre en œuvre une nouvelle politique en banlieue. Aujourd’hui, on attend de Macron un discours clair et des actes. S’il ne veut pas se coltiner la banlieue, c’est la banlieue qui va se coltiner à lui. Il faut des réponses aux questions posées depuis des mois, voire des années. Le rapport sur la Seine-Saint-Denis démontre l’urgence de ces réponses.

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Certaines mesures du plan Borloo peuvent sembler gadget à certains, mais je les invite à lire l’ensemble du plan. Je regrette d’ailleurs que certains se soient sentis écartés des propositions par, je pense, une incompréhension du rôle de chacun. Et je pense que les tergiversations actuelles de l’Elysée amplifient ces incompréhensions. Aujourd’hui, c’est au président de parler et d’avoir un discours fort. C’est le seul moyen de redonner confiance à tout le monde et que chacun, où qu’il soit, participe collectivement à ce chantier qui est tout à la fois la vision et la construction d’une autre banlieue pour la France
Jack : Que pensez-vous des propositions de Jean-Louis Borloo sur les banlieues ?
Ses propositions forment une caisse à outils pour les territoires de banlieues, mais aussi les villes en grande difficulté en région et dans les DOM. Il propose des choses très concrètes. Un exemple : sur la petite enfance, la proposition de créer 30 000 places d’accueil dans nos territoires est fondamentale. Cela doit permettre à de nombreuses mères de famille, aujourd’hui astreintes à résidence dans le quartier ou la cité, de pouvoir avoir un mode de garde pour leurs enfants et ainsi pouvoir trouver ou retrouver un emploi, avec une autonomie sociale et financière. Quand on parle du rapport hommes-femmes dans les quartiers, cette question est essentielle. C’est financé par les excédents de la Caisse des allocations familiales, et non par le budget de l’Etat.

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Berry : A votre avis, quelles sont les raisons de ce manque d’investissement de l’Etat ?
Historiquement, la Seine-Saint-Denis a accueilli des ouvriers car les usines étaient là. Elles sont parties, et les populations fragiles qui y vivent actuellement forment un réservoir de main-d’œuvre important dans l’économie légale et dans l’autre économie. On sait aujourd’hui qu’une partie des chantiers de BTP ont une grosse part de travailleurs au noir. Ces travailleurs habitent dans nos territoires. Cette économie parallèle permet aux gens les plus fragiles de vivre et à notre économie de tourner. C’est une partie de la réponse. D’autre part, je pense profondément qu’il y a une incompréhension totale de la part des gouvernants sur ce que sont la banlieue, ses habitants, ses dynamiques.
Adrien : Ce problème se résume-t-il à un problème de moyens ?
Ce n’est pas seulement un problème financier, mais une volonté politique. Les nombreux projets qui existent pour « faire péter le ghetto » ne bénéficient pas aujourd’hui d’un soutien suffisant de l’Etat. Pour Sevran, dans un nouveau quartier, nous discutons avec les services de l’Etat depuis trois ans pour pouvoir accueillir deux résidences étudiantes. L’investisseur est là, le gestionnaire est là, la région est d’accord : l’Etat ne met pas d’argent, mais refuse le Graal, qui est un tampon sur un papier. Comment changer les choses chez nous si on ne restructure pas nos villes en permettant à chacun d’y habiter ?
Thibault : Est-il envisageable et souhaitable, selon vous, de renforcer le pouvoir des communes sur les projets de construction ?
Nous n’en sortirons pas en France si nous ne mixons pas les différents types d’habitat, pas seulement logements HLM et copropriétés, mais aussi logements pour personnes âgées ou étudiants. Il faut qu’il n’y ait pas qu’un seul type de population dans les territoires. Tout cela est possible si tout le monde joue le jeu : les élus locaux, l’Etat, les bailleurs sociaux, les investisseurs privés. C’est du gagnant-gagnant.
Sleepy Hollow : Comment attirer du personnel dans ce département ?
Il faut changer les règles de la fonction publique pour la justice, l’école, la police. Aujourd’hui, ce sont les fonctionnaires qui ont le moins de points qui se retrouvent dans la Seine-Saint-Denis. C’est difficile de passer de Guéret, dans la Creuse, aux Beaudottes, à Sevran, quand on est un jeune policier. Il faut changer cela, donner des primes pour qu’un agent « qui a de la bouteille » exerce dans nos territoires. Au même nombre de fonctionnaires par habitant, nos territoires coûtent environ 20 % de moins à l’Etat, parce que ces fonctionnaires sont jeunes.
Sam : Pensez-vous que votre démission a fait bouger les choses ?
Au-delà du côté personnel, je pense que ma démission a fait prendre conscience de la situation en banlieue et, au-delà, de la difficulté d’être maire aujourd’hui en France, que ce soit en zone urbaine ou rurale.

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Héloïse : Avec l’évolution du Grand Paris, l’installation d’entreprises, la construction de nouveaux logements, n’y aura-t-il pas une arrivée de médecins, d’avocats, etc. ?
La Seine-Saint-Denis se transforme profondément aujourd’hui, et l’arrivée du métro, et notamment celui du Grand Paris, est essentielle dans ces transformations puisqu’elle mobilise beaucoup d’investissements publics et surtout privés. Ce rapport parlementaire montre bien la situation paradoxale dans laquelle on est : ce département est fragile et en même temps l’avenir est là, notamment par la jeunesse de sa population. C’est pourquoi l’enjeu n’est pas seulement financier, mais d’abord politique. Les élus locaux et l’Etat doivent travailler main dans la main pour transformer nos territoires.
Durandag : Les problèmes sont-ils à chercher en amont ou en aval ?
Je pense que rien n’est irrécupérable. Tout d’abord il faut accepter que nous sommes dans un monde cosmopolite, jeune, libéral, avec des solidarités. La banlieue, c’est d’abord ça. Ensuite, il faut retisser du lien, renforcer les corps intermédiaires, souvent désabusés, mais qui font que cela ne craque pas. Je pense évidemment à ces milliers de gens investis dans le monde sportif, culturel, de l’entreprise. Ces gens engagés qui font par exemple que chaque semaine plus de cinq cents matchs de football sont organisés dans la Seine-Saint-Denis, c’est grâce à eux que la vie continue. Il faut que le président s’adresse d’abord à eux, et pas à ceux qui vivent depuis des années des subsides de la politique de la ville ou existent grâce à la situation en banlieue.

Sur la faillite de l’Etat en Seine-Saint-Denis, retrouvez tous nos articles :
Ecole : « Il faut varier les méthodes d’apprentissage »Police : « Des collègues laissent ouverts de 150 à 200 dossiers » Logement : Les bonnes affaires des marchands de sommeil Justice : « La lenteur aggrave la situation de justiciables déjà en grande difficulté » Portrait de la Seine-Saint-Denis, vue depuis la nationale 2





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le député LRM Aurélien Taché dénonce l’existence de plafonds de verre qui privent une large minorité d’accès à des droits fondamentaux comme le logement, la formation, une éducation et des soins de qualité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Plan Borloo : il faut « faire le choix de l’universalité »

Dans une tribune au « Monde », le député LRM Aurélien Taché dénonce l’existence de plafonds de verre qui privent une large minorité d’accès à des droits fondamentaux comme le logement, la formation, une éducation et des soins de qualité.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 15h14
    |

Aurélien Taché (Député LRM du Val-d'Oise)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a un an, Emmanuel Macron remportait l’élection présidentielle, sur la base d’une promesse : celle de rebattre totalement les cartes et d’ouvrir le jeu à ceux qui jusqu’ici, n’étaient jamais autour de la table. L’immobilisme qui prévaut depuis des années a conduit à des rentes de situation dans tous les domaines – politiques, économiques, culturels – et à ankyloser un pays tout entier. Il était donc devenu urgent, vital même, de faire respirer la France.
Mais le renouvellement sans précédent de la vie politique permis par cette victoire, qui devra d’ailleurs se poursuivre lors des prochaines élections, doit désormais trouver un prolongement dans tous les segments de la société. Car si la promesse d’émancipation n’est pas tenue, alors la confiance sera rompue. Pour y arriver, notre boussole des quatre prochaines années doit être celle de l’universalité.
Des plafonds de verres infinis
Il n’existe en effet qu’une seule minorité dans notre pays : celle qui est privée d’accès. D’accès au logement, à la formation, à une éducation et des soins de qualité… D’accès à des responsabilités, à la capacité de mener à bien ses projets. D’accès à ses rêves et à la possibilité de se réaliser. Pour notre génération, peut-on seulement encore parler de minorité ?
Pour elle en effet, les plafonds de verres sont infinis : de genre, d’âge, d’origine culturelle ou sociale et dans certains quartiers ou villages, ils arrivent parfois à tous se recouper et à faire que ceux qui y vivent se sentent en France comme étrangers, prisonniers devant des ascenseurs ou des trains bloqués, au sens propre comme figuré.

Pourtant que l’on s’appelle Karim ou Mickaël, Fatou ou Isabelle, qu’on vive à Cergy (Val-d’Oise) ou à Guéret (Creuse), aucun territoire, aucune frontière matérielle ou immatérielle ne devrait être indépassable. C’est pour ces raisons qu’il était urgent d’y créer des classes de CP de douze d’élèves et d’y inciter les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La commission nationale de contrôle des techniques de renseignement rend compte, dans son rapport annuel pour l’année 2017, de son travail de vigie.
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Renseignement : le contrôle « prégnant et exigeant » de la CNCTR

La commission nationale de contrôle des techniques de renseignement rend compte, dans son rapport annuel pour l’année 2017, de son travail de vigie.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 15h03
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Près de trois ans après le vote, en France, de la première loi sur le renseignement, on commence à y voir plus clair sur les rôles de chacun pour encadrer le monde du secret. Parmi les différents contre-pouvoirs, la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), née de cette même loi, tire son épingle du jeu, alors que la délégation parlementaire au renseignement (DPR) ou le Conseil d’Etat se sont surtout efforcés d’accompagner les désirs des services. Dans son deuxième rapport annuel, pour l’année 2017, remis au président de la République vendredi 18 mai, la CNCTR rend compte, en mots souvent feutrés et techniques, de ce travail quotidien de vigie.
Même si elle n’émet qu’un avis consultatif, cette autorité indépendante administrative vise toutes les demandes des services utilisant les techniques de renseignement, écoutes, sonorisation, balises, géolocalisation, collecte des données techniques de communications, etc. La CNCTR veille, dans un contrôle a priori, à ce que ces requêtes soient correctement motivées et que le choix de la technique, et donc de l’intrusion, soit proportionnel au but recherché. Elle vérifie, par sondage, a posteriori, l’exécution de la collecte de renseignements. Mais, en bout de course, c’est toujours le premier ministre qui autorise le placement sous surveillance.

Source de frustration
Dans son bilan annuel, la CNCTR indique que le nombre de demandes s’est élevé à 70 432, soit une augmentation de 5 % en 2016. Mais cela ne signifie pas qu’un nombre équivalent d’individus a été placé sous surveillance. Ce chiffre est trompeur. Plus de 30 000 cas relèvent, en fait, d’une fonction d’annuaire consistant à identifier des numéros de téléphone ou d’autres identifiants. Les requêtes, dans leur ensemble, sont faites, en premier lieu (49 %), au nom de la lutte contre le terrorisme, puis dans le cadre d’enquête contre le crime organisé (18 %).
Signe, selon le président de la CNCTR, Francis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Militant communiste vietnamien, Nguyen Duc Moc était ouvrier à l’usine Renault-Billancourt. C’était aussi un maître du Vô, l’art martial de son pays natal. Le club qu’il fonde en 1957 formera une partie de la gauche radicale qui se révoltera en Mai 68.
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1968, l’année du dragon 
                  
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Le Monde
 |
                  18.05.2018 à 14h52


Militant communiste vietnamien, Nguyen Duc Moc était ouvrier à l’usine Renault-Billancourt. C’était aussi un maître du Vô, l’art martial de son pays natal. Le club qu’il fonde en 1957 formera une partie de la gauche radicale qui se révoltera en Mai 68.

Par                             Nadia Sweeny





                     

Sur la pointe nord de l’île de Puteaux, des dizaines d’ouvriers en rang exécutent des gestes précis et simultanés. Leurs mains fendent l’air. Leurs jambes frappent un adversaire invisible. Bâtons longs, manches de pioche et sabres jonchent le sol, prêts à servir pour les prochains exercices. À leur tête, un petit homme sec et tout en muscles, Nguyen Duc Moc, organise cette chorégraphie menaçante.
Nous sommes à la fin des années 1950. Entre deux bras de Seine, dans cet Ouest parisien pas encore toisé par la skyline de la Défense, se forme un curieux groupe de combattants, qui se réunit régulièrement sous le regard des passants médusés : la fédération de Vô Vietnam.
Moc, ouvrier spécialisé à l’usine Renault-Billancourt, fait les choses bien. Il se rend en préfecture, le 15 novembre 1957, où des fonctionnaires indifférents enregistrent les statuts de son association d’art martial, présentée comme un espace de promotion artistique et culturelle. Le Vô, discipline aux influences chinoises du Nord-Vietnam, se pratique à Hanoï depuis des lustres. Mais chaque maître invente son style. Celui de Moc sera le Son Long Quyên Thuât – les techniques de combat de la montagne du dragon.

Cet ancien tirailleur indochinois est arrivé à l’usine en 1948, alors âgé d’une trentaine d’années. C’est un révolté parmi les révoltés, dans ce creuset des luttes ouvrières. Il a transité dans les camps de travailleurs du sud de la France, avec 30 000 de ses compatriotes enrôlés de force en juin 1940 pour soutenir l’effort de guerre. Mais il n’a jamais rompu le lien avec sa terre d’origine. Il milite discrètement en faveur d’Hô Chi Minh, son grand homme.
Rouge écarlate
En 1955, quand éclate la guerre entre le nord du Vietnam, sous influence communiste, et le sud, soutenu par les Occidentaux, il a choisi son camp depuis longtemps, et il est rouge écarlate. Il n’aime pas les tièdes. Puisqu’il ne peut pas participer la guerre sur place, il la mènera en France,...





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La réforme de l’accès à l’université ne devrait pas provoquer un infléchissement à la baisse des notes, selon Claude Garcia, professeur de SES et blogueur.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Muriel Pénicaud et Marlène Schiappa ont présenté, le 9 mai, leur plan d’action pour l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. La mesure-phare : une méthodologie commune dans les entreprises de plus de 50 salariés pour calculer les écarts de salaires injustifiés entre hommes et femmes.
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Egalité professionnelle : les propositions mesurées du gouvernement

Muriel Pénicaud et Marlène Schiappa ont présenté, le 9 mai, leur plan d’action pour l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. La mesure-phare : une méthodologie commune dans les entreprises de plus de 50 salariés pour calculer les écarts de salaires injustifiés entre hommes et femmes.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 15h55
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Passer d’une « obligation de moyens » à une « obligation de résultats » pour les entreprises qui ne respecteraient pas l’égalité salariale entre les hommes et les femmes : telle est la position défendue par Muriel Pénicaud et Marlène Schiappa. Pour ce faire, la ministre du travail et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes ont présenté, le 9 mai, quinze actions pour en finir avec l’inégalité salariale et lutter contre les violences au travail.
Ces annonces sont passées relativement inaperçues, car elles ont été occultées par la révélation de l’opposition de la France à la disposition de la directive européenne proposant de mieux indemniser le congé parental. Pourtant, « soutenir le projet de directive » fait bien partie, sur le papier, du plan d’actions présenté par Mmes Pénicaud et Schiappa.
Ce plan, dont certaines mesures intégreront la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel par le biais d’amendements, conclut la concertation entre les partenaires sociaux sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, lancée par le gouvernement au mois de mars.
Critères objectifs
La mesure-phare de ce plan – qui se concentre presque exclusivement sur les entreprises de plus de 50 salariés – consiste à mettre en place une « méthodologie commune » pour mesurer les écarts de salaires injustifiés entre hommes et femmes. Si, aujourd’hui, la loi impose déjà aux entreprises d’au moins 50 salariés de négocier un accord ou de mettre en place un plan d’action relatif à l’égalité professionnelle, sous peine d’une pénalité financière de l’ordre de 1 % – au maximum – de leur masse salariale, elle ne fixe pas, en revanche, d’obligations de résultats.

La difficulté de comparer les rémunérations entre les salariés, qui occupent rarement des postes équivalents, est un argument souvent avancé par les entreprises pour justifier l’absence d’objectifs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La revue « Etudes » toilette sa formule et consacre un large dossier au cinquantenaire des événements.
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Mai 68 vu par les Jésuites

La revue « Etudes » toilette sa formule et consacre un large dossier au cinquantenaire des événements.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 15h34
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            
Pour son numéro de printemps, Etudes a toiletté sa formule. Afin de « gagner en clarté », la revue de « culture contemporaine » fondée en 1856 par des pères de la Compagnie de Jésus a modifié sa maquette. Comme chaque mois, la revue s’attarde sur des thématiques qui font écho à l’actualité : la place des religions dans le monde désormais sécularisé des relations internationales, la réforme des lois de bioéthique à l’heure de la ­ « transition individualiste », mais aussi l’incontournable anniversaire des 50 ans de Mai 68.
Pour fêter ce cinquantenaire, la revue jésuite s’est adressée à Dominique Julia, historien de l’Ancien Régime et de la Révolution. Dans le numéro de mai-juin 1968, ce jeune agrégé d’histoire, qui était alors assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris, avait rédigé un article sur le mouvement étudiant. Cinquante ans plus tard, l’historien revient sur la place des chrétiens dans la révolte du joli mois de Mai. « Mai 68 n’a fait qu’accélérer leur immersion dans le siècle, fût-ce au prix d’un éloignement complet de l’institution. »
« Exil intérieur »
Les militants chrétiens qui ont participé à mai 1968, résume Dominique Julia, étaient « inaudibles en paroisse ». Un « exil intérieur » analysé, dès 1974, par Michel de Certeau, l’un des principaux animateurs de la revue Etudes, dans Le Christianisme éclaté (Seuil) : il soulignait alors, avec Jean-Marie ­Domenach, « le discrédit de l’institution ecclésiale, magistérielle ou sacramentaire, théologique ou liturgique », rappelle Dominique Julia. « Les engagements des militants chrétiens des années 1960-1970 se sont déplacés vers une action plus “sécularisée” », analyse l’historien.
Dans ce même numéro, l’ethno­psychiatre Tobie Nathan raconte sa jeunesse de lycéen situationniste, puis de militant maoïste. Etudiant en sociologie en 1968, il s’est retrouvé dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique en Seine-Saint-Denis, présenté à l’Assemblée le 31 mai, dresse le portrait d’un département qui manque de tout. A Aubervilliers, la justice y est plus lente qu’ailleurs.
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A Aubervilliers, « la lenteur de la justice aggrave la situation de justiciables déjà en grande difficulté »

Le rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique en Seine-Saint-Denis, présenté à l’Assemblée le 31 mai, dresse le portrait d’un département qui manque de tout. A Aubervilliers, la justice y est plus lente qu’ailleurs.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 12h29
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Cela fait trois heures qu’ils attendaient leur tour, sagement assis à bonne distance l’un de l’autre dans la salle d’audience du tribunal d’instance d’Aubervilliers, mardi 15 mai. Ils se retrouvent côte à côte au pied de la tribune pour raconter à la présidente une histoire d’une banalité confondante dans cette enceinte consacrée aux petites affaires des petites gens, autrement dit aux problèmes d’argent de ceux qui n’en ont pas.
Le petit homme, voûté, s’excuse : « J’ai fait la bêtise de rester dans l’appartement parce que je ne savais pas quoi faire. » Il a cessé de payer son loyer depuis vingt mois. La femme avec qui il partageait le loyer est partie et, à la suite d’un arrêt longue maladie, ses revenus ont été divisés par deux, à 732 euros par mois. Le propriétaire, qui n’a rien d’un crésus, s’excuse à son tour : « Je vous ai lassé cinq mois pour partir et j’étais prêt à un accord amiable, mais vous avez refusé, vous ne m’avez pas laissé le choix. »

Le locataire a attendu la veille de l’audience pour faire une demande de logement social. « Pourquoi avoir tant tardé ? », interroge la présidente. Le jugement qui sera rendu le 5 juin devrait le condamner à l’expulsion et au remboursement de la dette. Le drame est qu’entre le dépôt de l’assignation en référé, une procédure d’urgence, en août 2017, et l’audience, le montant des impayés est passé de 7 300 euros à 11 970 euros. Au sortir du tribunal, les trois billets de cinquante euros qu’il tend ne vont guère faire fondre la montagne. « Je vous l’avais dit, ça va vous plomber votre retraite pendant des années », sermonne le propriétaire en signant un reçu.
« La lenteur de la justice aggrave la situation de justiciables qui sont déjà en grande difficulté », constate Aurélie Police, présidente du tribunal depuis janvier 2016. Un référé c’est huit mois de délais à Aubervilliers contre deux mois à Paris. « Ici les dettes sont beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Au sein de la même entreprise, l’écart de salaire entre un homme et une femme occupant un poste de niveau équivalent en 2018 est de 3 % seulement dans les sociétés clientes du cabinet de conseil Korn Ferry.
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Inégalités salariales : le mauvais calcul ?

Au sein de la même entreprise, l’écart de salaire entre un homme et une femme occupant un poste de niveau équivalent en 2018 est de 3 % seulement dans les sociétés clientes du cabinet de conseil Korn Ferry.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 13h55
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Alors que le gouvernement vient de dévoiler son plan pour réduire les inégalités de salaires entre hommes et femmes, une étude menée par le cabinet de conseil Korn Ferry dévoilée lundi 14 mai jette un pavé dans la mare.
Selon les résultats de cette enquête, menée sur plus de 110 pays et dans plus de 25 000 entreprises clientes du cabinet Korn Ferry, l’écart de salaire constaté entre un homme et une femme en 2018 occupant un poste de niveau équivalent au sein de la même entreprise en France est « seulement » de 3 %. Toutes entreprises confondues, il grimpe à 3,2 %.

Un chiffre loin des pourcentages communément avancés. En moyenne, le salaire des femmes est inférieur de 18,5 % à celui des hommes en équivalent temps plein en 2015 (données les plus récentes disponibles), selon l’Insee. Une partie de cet écart s’explique par le fait que les femmes occupent plus souvent des postes moins bien qualifiés.
Sur ces 18,5 %, la moitié environ ne se justifierait pas par le niveau de poste, selon le ministère du travail. Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, estime pour sa part l’écart de rémunération horaire entre hommes et femmes à 15,2 %, tous niveaux de postes et qualifications confondus.

Cette bataille de chiffres révèle-t-elle des biais idéologiques ou des méthodes de calcul différentes ? En vérité, mesurer les écarts de salaire entre hommes et femmes, comme le souhaite le gouvernement, se révèle très complexe. Pour une bonne raison : il est rare qu’un homme et une femme occupent un poste équivalent, avec un même niveau d’expérience et de diplôme, au sein d’une entreprise.
Korn Ferry Hay Group a donc développé son propre un outil d’évaluation permettant de « quantifier » le niveau du poste. « En France, nous avons analysé les résultats de 670 entreprises clientes, indique Guillemette Gaullier, directrice de la branche Etudes du cabinet Korn Ferry. Il s’agit d’un panel considéré comme significatif....




                        

                        


<article-nb="2018/05/18/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Magistrats, enseignants, officiers de police judiciaire... La Seine-Saint-Denis manque de tout, note un rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique dans le département, qui sera présenté à l’Assemblée nationale le 31 mai.
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Police en Seine-Saint-Denis : « Des collègues laissent ouverts de 150 à 200 dossiers »

Magistrats, enseignants, officiers de police judiciaire... La Seine-Saint-Denis manque de tout, note un rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique dans le département, qui sera présenté à l’Assemblée nationale le 31 mai.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 13h00
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            
Face à la délinquance, « on fait ce qu’on peut ». Le constat sans fard de cet officier de police de Seine-Saint-Denis résonne avec les observations de la mission d’évaluation de l’action de l’Etat dans le département, dont le rapport sera présenté le 31 mai à l’Assemblée. Les parlementaires y évoquent des services de police sous-dimensionnés, désaffectés, en particulier en matière judiciaire où sévit une véritable « pénurie d’enquêteurs ».
Les officiers de police judiciaire (OPJ) ne représentent que 9,4 % des effectifs de sécurité publique, contre 16,9 % à Paris, ou 15,2 % dans le Val-de-Marne. Alors même que la Seine-Saint-Denis absorbe un volume important de délinquance. « Le département gère tous les jours entre 80 et 100 gardes à vue, résume le commissaire à la tête de la sûreté territoriale du département, qui s’exprime anonymement. C’est l’équivalent du 92 et du 94 réunis. On se situe juste derrière Paris, mais on n’a pas les moyens de la capitale. »
La sûreté territoriale a par exemple perdu une trentaine d’enquêteurs depuis dix ans. En 2017, ils étaient moins de 90 à gérer quelque 300 dossiers de délinquance générale (tentatives d’homicide sur fond de règlements de comptes, vols avec violences, cambriolages…), 450 dossiers impliquant des mineurs victimes et une cinquantaine portant sur des affaires de trafics de stupéfiants.
Dossiers prescrits
Plus encore que les services spécialisés, les commissariats sont en souffrance : « Certains tournent à 4 ou 5 OPJ, s’émeut un officier de police. Ils doivent gérer les placements en garde à vue, les constatations, les réquisitions… Au quotidien, ils traitent le flagrant délit mais tout ce qui est plaintes ou enquêtes préliminaires et plus généralement tous les dossiers qui ne présentent pas de caractère d’urgence vont attendre des mois. Des collègues laissent derrière eux 150 à 200 dossiers ouverts. Certains finissent par être prescrits. Ça concerne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les trafiquants sont à l’affût des saisies immobilières afin de pouvoir louer des appartements ou des pavillons hâtivement réhabilités et découpés.
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Logement en Seine-Saint-Denis : les bonnes affaires des marchands de sommeil

Les trafiquants sont à l’affût des saisies immobilières afin de pouvoir louer des appartements ou des pavillons hâtivement réhabilités et découpés.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 12h33
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

C’est l’une des parts d’ombre de la Seine-Saint-Denis. Des trafiquants d’un nouveau genre : les marchands de sommeil qui exploitent les logements insalubres représentant 7,5 % du parc mais beaucoup plus dans certaines communes. Des appartements loués à prix d’or ou hâtivement réhabilités et découpés s’il s’agit de pavillons. Le constat est dressé dans un rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique dans le département, qui sera présenté à l’Assemblée nationale le 31 mai.

Le terrain de chasse des marchands de sommeil : des biens vendus à la barre du tribunal à des prix dérisoires. « On voit tourner des marchands de biens autour des immeubles situés dans des copropriétés à la dérive qui sont légion en Seine-Saint-Denis », témoigne Pierre Roussel, de Coprocoop Ile-de-France, un organisme de portage foncier qui rachète des lots pour éviter qu’ils ne tombent en de mauvaises mains. Devant ce fléau, l’Etat semble impuissant. Selon le rapport parlementaire, la cellule de police spécialisée dans la lutte contre les marchands de sommeil a vu ses effectifs fondre de huit à trois fonctionnaires.
Mises à prix dérisoires
Comme chaque semaine, la salle d’audience du tribunal de grande instance de Bobigny est pleine, ce mardi 15 mai, pour la mise à l’encan de biens immobiliers. Outre la quinzaine d’avocats, poursuivant pour les créanciers ou enchérisseurs pour le compte de candidats acquéreurs, se côtoient des particuliers venus tenter leur chance.
La tension et l’angoisse à l’idée de rater l’affaire se lisent sur leur visage et contrastent avec l’aisance d’un petit groupe de marchands de biens qui se saluent. Des hommes d’âge mûr manifestement habitués à ces procédures. L’un arbore une montre de luxe achetée récemment place Vendôme, comme il le raconte à un de ses confrères, « qui vaut presque le prix d’une chambre », plaisante-t-il. A lui seul, il a acheté une trentaine de lots : « Les affaires deviennent difficiles...




                        

                        


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Egalité professionnelle : « le sens de l’histoire »

Une agence de communication a présenté le jeudi 17 mai une petite expo-parcours sur les grands faits historiques qui ont marqué la place des femmes au travail, au sein de l’espace de coworking Kwerk, à Paris.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 14h33
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Le saviez-vous ? C’est Stéphanie Shirley, une informaticienne britannique, qui est à l’origine de l’une des premières start-up mondiales. Se faisant surnommer « Steve » pour s’imposer dans un milieu d’affaires majoritairement masculin, elle innove en embauchant 99 % de femmes pour développer son entreprise de programmation, Freelance Programmers, créée en 1962. Le succès est au rendez-vous : revendue trente ans plus tard, sa société sera finalement valorisée 3 milliards de dollars.
Le parcours de cette figure méconnue fait partie des grands événements mis en avant dans « Le sens de l’histoire », une petite expo-parcours présentée le 17 mai au sein de l’espace de coworking Kwerk Haussmann, à Paris (dans le VIIIe arrondissement). Instauration du congé parental partagé en Suède en 1974, introduction du mot « sexisme » dans Le Petit Robert en 1978… Autant d’événements qui ont marqué la place des femmes au travail et dans la société.
« Dispositif événementiel »
Composée d’une petite dizaine de panneaux, cette exposition est en fait un « dispositif événementiel », développé par une agence de communication dédiée aux sujets de la diversité. Tell Me The Truffe, c’est son nom, souhaite commercialiser cette exposition auprès des entreprises qui souhaiteraient sensibiliser leurs salariés aux questions de l’égalité professionnelle hommes-femmes.

Le fait qu’une agence de communication cherche à se développer sur cette thématique, au lendemain du mouvement « #metoo », est assez révélateur. Jusqu’ici, Tell Me The Truffe était surtout sollicitée par les entreprises pour mener des actions de communication sur les thématiques « handicap » ou « diversité » de façon générale. « Très clairement, il y a eu une demande croissante de la part des entreprises dès la loi handicap de 2005 et l’instauration de “quotas” de salariés en situation de handicap », relève David Herz, cofondateur de l’agence.
L’égalité salariale dans...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique en Seine-Saint-Denis, présenté à l’Assemblée le 31 mai, dresse le portrait d’un département qui manque de tout . L’instabilité des effectifs d’enseignants y est plus forte qu’ailleurs.
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Ecole en Seine-Saint-Denis : « Il faut varier les méthodes d’apprentissage »

Le rapport d’évaluation de l’action de la puissance publique en Seine-Saint-Denis, présenté à l’Assemblée le 31 mai, dresse le portrait d’un département qui manque de tout . L’instabilité des effectifs d’enseignants y est plus forte qu’ailleurs.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 12h32
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
C’est l’une des plus grandes idées reçues sur la Seine-Saint-Denis. L’école y serait « surdotée ». La raison : l’étendue de son réseau d’éducation prioritaire – 58 % des écoliers du département et 62 % des collégiens y sont scolarisés. Mais les conclusions du rapport parlementaire d’évaluation de l’action de la puissance publique dans le département, qui sera présenté à l’Assemblée nationale le 31 mai, sont sans appel : l’instabilité des effectifs enseignants y est plus forte qu’ailleurs, l’absentéisme et le décrochage scolaire plus importants, la couverture des absences des enseignants moins efficace que dans le reste de l’académie de Créteil.

Dans ces conditions, l’école peut-elle être la même en Seine-Saint-Denis que sur le reste du territoire ? Sur le papier, les enseignants de ce département ne sont pas différents des autres. Mais en pratique, le taux de « néotitulaires » affectés dans des établissements difficiles explose par rapport au reste de la France : 64,4 %, pour 21,1 %. En 2016-2017, le département comptait 26,1 % d’enseignants de moins de 30 ans, pour 9,5 % en France métropolitaine.
« Cours dialogué »
Alors comment ces très jeunes professeurs, dont la formation s’affine au cours des premières années, enseignent-ils aux élèves de Seine-Saint-Denis ? Faire cours « différemment » semble être la condition sine qua non pour réussir à « accrocher » la majeure partie d’une classe. Camille Moro, enseignante depuis six ans en histoire-géographie au collège Pablo-Neruda de Pierrefitte-sur-Seine (classé REP), admet avoir connu une longue période d’adaptation.
« On nous fait croire à la fac qu’on va faire de l’histoire-géo. Mais moi, le cœur de mon travail, c’est de sans cesse varier mes approches. » 
Pour intéresser des classes que tous les professeurs interrogés jugent « très hétérogènes », certains évoquent les détours de l’actualité, le « cours dialogué » où l’oral prend une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans une note interne, que « Le Monde » s’est procurée, la direction du budget préconise de revoir le niveau de plusieurs prestations.
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Les pistes explosives de Bercy pour réduire les aides sociales

Dans une note interne, que « Le Monde » s’est procurée, la direction du budget préconise de revoir le niveau de plusieurs prestations.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 11h53
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Si le gouvernement ne sait pas comment s’y prendre pour réduire les dépenses publiques, il dispose d’une administration, prestigieuse mais crainte – voire honnie, parfois –, qui saura toujours lui souffler des idées : la direction du budget. Celle-ci a récemment formulé de « premières pistes d’économies » portant sur des dispositifs d’aide aux ménages, en général, et aux personnes démunies. Synthétisées dans un document qui s’intitule « Transformer les prestations sociales », que Le Monde s’est procuré, ces propositions seraient susceptibles – pour plusieurs d’entre elles – de provoquer un tollé si elles étaient mises en œuvre. Il ne s’agit que de « travaux techniques », qui ne se situent pas du tout au « niveau politique », fait-on valoir dans l’entourage du ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Mais l’inventivité des hauts fonctionnaires de Bercy pour alléger le montant de la facture peut cependant nourrir quelques inquiétudes.
La direction du budget part du constat que les prestations sociales constituent « un poids croissant », représentant 26 % des dépenses publiques en 2016 (soit près de cinq points supplémentaires en une quinzaine d’années). « Plusieurs approches [sont] possibles pour maîtriser la dynamique », écrit-elle : ne plus indexer (totalement ou partiellement) la progression des aides à l’évolution des prix, « revoir les règles d’éligibilité », mieux prendre en compte le patrimoine des personnes dans le calcul de l’allocation, encourager le retour à l’emploi – par exemple en conditionnant l’octroi de certains minima sociaux « à des démarches actives de recherche » d’un poste, etc.

Le document ne précise pas le montant d’économies induites par les diverses options esquissées, sauf dans un cas : le gel en 2019 des prestations, dites « légalement indexées » (allocations familiales, retraites…), « pourrait...




                        

                        

