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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Députée européenne pendant vingt ans et ministre déléguée à l’industrie au sein du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2004), elle était âgée de 76 ans.
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L’ex-présidente du Parlement européen et ex-ministre Nicole Fontaine est morte

Députée européenne pendant vingt ans et ministre déléguée à l’industrie au sein du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2004), elle était âgée de 76 ans.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 18h35
   





                        



   


L’ancienne présidente centriste du Parlement européen et ex-ministre de Jacques Chirac, Nicole Fontaine, est décédée jeudi à l’âge de 76 ans, a annoncé à l’Agence France-Presse son ancien collègue du gouvernement Raffarin, Dominique Bussereau.
Cette ancienne avocate et responsable de l’enseignement catholique, eurodéputée de 1984 à 2002, avait présidé le Parlement européen de 1999 à 2002 avant d’intégrer le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin comme ministre déléguée à l’Industrie (2002-2004).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les Vénezuliens sont convoqués aux urnes dimanche 20 mai pour élire leur nouveau président.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le chef de file de Podemos a acheté avec sa compagne, porte-parole de la formation politique, une demeure avec piscine d’une valeur de 615 000 euros à 40 km de Madrid.
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Pablo Iglesias pris au piège de sa villa de luxe près de Madrid

Le chef de file de Podemos a acheté avec sa compagne, porte-parole de la formation politique, une demeure avec piscine d’une valeur de 615 000 euros à 40 km de Madrid.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 18h30
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, 39 ans, et sa compagne, la porte-parole de cette formation de gauche radicale, Irene Montero, 30 ans, font-ils à présent partie de la « caste » politique qu’ils dénonçaient il y a deux ans et demi quand ils sont entrés au Parlement espagnol ? La question agite l’Espagne depuis que le couple, qui attend des jumeaux pour le mois d’octobre, a décidé d’acheter une luxueuse demeure à 40 km de Madrid.
Leur nouvelle maison de 260 m2, située sur un terrain de 2 300 m2 avec piscine et chalet d’invités, à Galapagar, au bord du parc national de la Sierra de Guadarrama, leur a coûté la bagatelle de 615 000 euros. Pour se l’offrir, ils n’ont pas hésité à s’endetter sur trente ans et paieront des mensualités d’un peu plus de 1 600 euros pour rembourser le crédit de 540 000 euros qu’ils ont contracté.
Comme le veut la charte de Podemos, chacun d’entre eux ne perçoit, en tant que député, que trois fois le salaire minimal, soit 2 200 euros, sur quatorze mois. Un montant qui avoisinera les 3 000 euros mensuels quand naîtront leurs jumeaux. Pablo Iglesias perçoit en outre des rétributions comme présentateur d’un programme politique sur la chaîne iranienne HispanTV.
« Nous savons que beaucoup de familles espagnoles, mêmes avec deux salaires, ne peuvent pas se permettre un crédit comme celui-ci et c’est pour cela que nous défendons des salaires dignes pour tous », a-t-il tenté de se justifier sur son compte Facebook alors que fusaient les premières critiques, allant jusqu’à souligner que ses parents, un inspecteur du travail et une avocate, tous deux à la retraite, « ont eu un bon salaire, surtout son père, et leur laisseront un héritage qui [les] aidera ».
Une polémique qui fait les délices d’opposants
Irene Montero, anciennement membre des Jeunesses communistes issue d’une famille modeste, diplômée en psychologie, qui n’avait eu qu’une brève expérience d’employée dans une entreprise d’électroménager entre 2010 et 2011, avant d’entrer en politique, a, quant à elle, sollicité un prêt auprès de ses parents. Tout en insistant sur le fait qu’ils ont acheté « une maison pour vivre et pas pour spéculer ».
Cette polémique a fait les délices des socialistes, des conservateurs et des principaux médias qui n’ont pas tardé à rappeler les « leçons de morale » que professait « l’inquisiteur » et « l’hypocrite » Pablo Iglesias, lorsqu’il était un modeste professeur universitaire intérimaire touchant 900 euros par mois.
« Confierais-tu la politique économique du pays à quelqu’un qui dépense 600 000 euros dans un penthouse de luxe ? », interpellait M. Iglesias, en 2012, sur Twitter, en référence à l’achat de l’ex-ministre de l’économie, Luis de Guindos, artisan de l’austérité et des réformes. « Ça me semble dangereux, ces politiques qui s’isolent, vivent dans des banlieues riches, dans des maisons, qui ne savent pas ce que c’est que de prendre les transports publics », assurait-il aussi à la présentatrice d’un célèbre programme de télévision en 2015, revendiquant son choix de vivre, alors, dans son quartier populaire de Vallecas, dans la banlieue de Madrid.
Le porte-parole du gouvernement Íñigo Méndez de Vigo s’est félicité « de voir comment ses politiques économiques permettent à de nouveaux couples de former un foyer ».
Mais la critique la plus cinglante est venue des rangs mêmes de Podemos. « Je ne pense pas et ne veux pas cesser de vivre ni d’élever mes enfants dans un appartement de travailleur dans un quartier de Cadix », a déclaré dans un communiqué le maire de cette ville andalouse, José Maria Gonzalez, alias « Kichi », membre du courant anticapitaliste. « L’idée est de ne pas ressembler à la caste. (…) Le code éthique de Podemos n’est pas une formalité, mais l’engagement de vivre comme les gens normaux pour pouvoir les représenter dans les institutions. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Un homme a ouvert le feu vendredi matin dans un lycée de Santa Fe. Selon les autorités locales, la situation est « sous contrôle » et le tireur a été arrêté.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Au Texas, une fusillade fait au moins huit morts dans un lycée

Un homme a ouvert le feu vendredi matin dans un lycée de Santa Fe. Selon les autorités locales, la situation est « sous contrôle » et le tireur a été arrêté.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 18h41
   





                        



   


Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d’une fusillade vendredi 18 mai dans un lycée de Santa Fe, au Texas, a annoncé le shérif du comté de Harris, Ed Gonzalez.
Un homme a ouvert le feu vers 7 h 45 (14 h 45, heure de Paris), au moment où les étudiants allaient commencer leurs cours. Deux élèves, dont le tireur, ont été arrêtées, selon la police. La plupart des victimes sont des lycéens, selon M. Gonzalez. Un policier a également été blessé.
La situation est « sous contrôle », avait plutôt fait savoir le district scolaire de Santa Fe sur sa page Facebook. Selon le compte Twitter officiel du shérif du comté de Harris, « la fusillade n’est plus en cours et les blessés sont en train d’être soignés ».

We are assisting @SantaFeISD with a multiple-casualty incident at Santa Fe High School. This is no longer an active… https://t.co/XViFqsLpBS— HCSOTexas (@HCSOTexas)


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Dénonçant « une attaque horrible », le président des Etats-Unis, Donald Trump, a exprimé vendredi sa profonde tristesse. « Cela dure depuis trop longtemps dans notre pays », a-t-il affirmé, assurant que son administration était déterminée à faire « tout ce qui est en son pouvoir » pour protéger les étudiants et s’assurer que « ceux qui représentent une menace pour eux-mêmes et pour les autres » ne puissent détenir d’armes.

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                Aux Etats-Unis, les fusillades dans les écoles « en augmentation constante »



Le 14 février, un tireur avait tué 17 élèves et personnels d’encadrement dans un lycée de Parkland, en Floride. La tuerie a déclenché un vaste débat national sur le contrôle des armes à feu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le protocole étant bien rodé, l’événement ressemblera beaucoup aux précédents mariages princiers britanniques, à quelques exceptions près. Explications en images.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La dernière vente à la découpe du volailler breton, placé en liquidation judiciaire, a été bouclée vendredi à Rennes. LDC, Al-Munajem et Terrena s’engagent à reprendre 920 des 1 187 salariés.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Agroalimentaire : la fin de l’entreprise Doux

La dernière vente à la découpe du volailler breton, placé en liquidation judiciaire, a été bouclée vendredi à Rennes. LDC, Al-Munajem et Terrena s’engagent à reprendre 920 des 1 187 salariés.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 17h12
    |

            Laurence Girard








                        



   


Sans surprise, le tribunal de commerce de Rennes a tranché en faveur de l’offre de reprise du volailler Doux menée par le français LDC et soutenue par la région Bretagne. La décision est tombée vendredi 18 mai. Elle entérine la dernière vente à la découpe du volailler breton, placé en liquidation judiciaire, et donc la fin de l’entreprise Doux. Dans l’affaire, l’abattoir de Chantonnay, en Vendée, est sacrifié mais des offres d’emploi chez LDC sont soumises aux 152 salariés.
Signe de la fin d’une histoire, le siège de Doux à Chateaulin (Finistère) fermera définitivement ses portes. Mais la moitié de ses salariés se verront proposer de poursuivre leur activité chez les différents repreneurs. En effet, dans leur offre coordonnée, le français LDC, le saoudien Al-Munajem, et l’actuel actionnaire majoritaire, la coopérative Terrena, s’engagent à préserver 920 des 1 187 emplois restant chez Doux.

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                Liquidation judiciaire pour les poulets Doux



Le cœur de l’activité du volailler breton est repris par le saoudien Al-Munajem. Déjà actionnaire de l’entreprise, et principal client en tant que distributeur de volaille dans la péninsule arabique, il s’empare de l’activité poulets export qu’il rebaptise France Poultry. Il devrait embaucher 347 des 450 salariés de l’abattoir de Chateaulin en réduisant les volumes à 2 millions de poulets par semaine, contre 5 millions à la grande époque des aides européennes à l’exportation qui ont longtemps financé l’activité de Doux. Au passage, Al-Munajem reprend la marque Doux pour la péninsule Arabique.
La région Bretagne a beaucoup œuvré pour trouver une solution
LDC, connu pour ses marques Loué, Le Gaulois et Maître Coq, décroche pour sa part la marque Doux dans le reste du monde pour les produits élaborés export comme les saucisses de volailles, fabriqués dans l’usine de Quimper qui passe sous son pavillon avec ses 166 salariés. Denis Lambert, le patron de LDC, s’est également engagé à construire un nouvel abattoir à Chateaulin, dans les deux ans, pour le marché de l’industrie et de la restauration. Un marché, aujourd’hui cannibalisé par les importations et qu’il souhaite reconquérir. Il emploierait 250 personnes pour une capacité de 400 000 poulets par semaine. Un investissement qu’il chiffre à 55 millions d’euros. La région Bretagne apporterait un financement de 12 millions d’euros sur ce montant.

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                Le propriétaire des poulets Loué favori pour la reprise de Doux



La région Bretagne a beaucoup œuvré pour trouver une solution. En particulier pour les 300 éleveurs du Finistère qui seront regroupés au sein d’une structure Yer Breizh, réunissant LDC, Terrena et Al-Munajem. Une enveloppe de 3 millions d’euros est prévue pour que les élevages s’adaptent aux nouvelles attentes.
Cette offre coordonnée a été préférée à celle de l’Ukrainien MHP qui ne reprenait dans l’immédiat que 285 salariés. L’arrivée de cet acteur sur le marché français a peut-être poussé LDC à sortir du bois. « Le grand export de poulet ne nous intéressait pas. Mais il représente 30 % des volumes d’élevage en France. Nous avons un vrai besoin d’éleveurs dans le futur. Quant à MHP, il est déjà présent en Ukraine, en Pologne, aux Pays-Bas. Un jour il sera en France », affirme M. Lambert.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Depuis 2017, un conflit de basse intensité oppose les forces gouvernementales à des sécessionnistes armés dans le nord du pays.
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Compte rendu

Les Etats-Unis accusent le pouvoir camerounais et les séparatistes anglophones d’exactions

Depuis 2017, un conflit de basse intensité oppose les forces gouvernementales à des sécessionnistes armés dans le nord du pays.


LE MONDE
              datetime="2018-05-18T16:55:56+02:00"

        Le 18.05.2018 à 16h55






    
Des soldats de la 21e Brigade d’infanterie motorisée patrouillent dans les rues de Buea, dans la région anglophone du Sud-Ouest, au Cameroun, le 26 avril 2018.
Crédits : ALEXIS HUGUET / AFP


Les Etats-Unis ont accusé le gouvernement camerounais et les séparatistes de la minorité anglophone d’exactions dans le conflit qui les oppose depuis des mois, au moment où Yaoundé pointe du doigt l’Afrique du Sud, l’Amérique et l’Europe comme étant des bases arrière des indépendantistes.
Du côté gouvernemental, « il y a eu des assassinats ciblés […] des incendies [et] des pillages de villages », a accusé, dans un communiqué obtenu vendredi 18 mai par l’AFP, l’ambassadeur américain au Cameroun, Peter Henry Barlerin. Le diplomate, dont le texte a été publié à la suite d’une rencontre jeudi à Yaoundé avec le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, accuse aussi les séparatistes armés de « meurtres de gendarmes, enlèvements de fonctionnaires et incendies d’écoles ».

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C’est la première fois qu’une chancellerie occidentale affirme ouvertement que des exactions ont été commises par un camp ou l’autre dans ce conflit de basse intensité qui oppose depuis fin 2017 l’armée camerounaise à des sécessionnistes armés réclamant l’indépendance des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. En février, l’Union européenne (UE) avait appelé l’armée à un « usage proportionné de la force ».
Les deux camps « ne s’écoutent pas »
Les combats sont devenus quasi quotidiens entre les forces de sécurité et les hommes se réclamant de « forces de restauration » d’un Etat anglophone qui avait brièvement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.
D’abord cantonnés aux attaques contre les symboles de l’Etat (commissariats, gendarmeries), les séparatistes ont commencé, en 2018, à kidnapper des fonctionnaires et des francophones et à s’en prendre aux entreprises étrangères qu’ils accusent de soutenir Yaoundé. De nombreuses écoles ont aussi été brûlées. Le gouvernement central a répondu par un important déploiement de forces de sécurité dans les deux régions anglophones sur les dix que compte le pays.

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Les Etats-Unis, qui estiment que les deux camps « ne s’écoutent tout simplement pas » et « se sont engagées dans une rhétorique qui déshumanise la partie adverse », ont appelé le président Biya à « utiliser son leadership » en vue d’un dialogue. Pour la première fois depuis le début de la crise, Yaoundé a admis mardi avoir malmené un séparatiste présumé arrêté. L’armée a toujours nié les accusations d’exactions qui se sont multipliées ces derniers mois.
Des séparatistes « tapis à l’étranger »
Yaoundé a désigné l’Afrique du Sud, l’Amérique et l’Europe comme des bases arrière des séparatistes anglophones. « Il est apparu que ces sécessionnistes émettraient [leurs discours sur Internet] à partir d’un pays qui se trouve être un pays ami. Nous avons donc reçu l’ambassadrice [sud-africaine] pour lui faire part de nos inquiétudes, de ce que l’Afrique du Sud, un pays frère, pourrait prendre comme mesures », a déclaré le ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, à la télévision d’Etat vendredi.
Le 11 mai, le ministre de la défense avait asséné que les séparatistes « sont tapis à l’étranger, en Amérique et en Europe, où ils procèdent à des levées de fonds pour venir porter la déstabilisation au Cameroun », selon la presse camerounaise. Interrogé au sortir de sa réunion avec Paul Biya, l’ambassadeur américain a indiqué « en avoir parlé » avec le président camerounais.
Fin 2017, début du conflit armé dans la crise présente depuis fin 2016 dans les régions anglophones, de nombreux appels à la création de groupes armés d’« autodéfense contre les forces d’occupation » camerounaises ont été lancés par des leaders séparatistes depuis l’étranger et diffusés sur les réseaux sociaux.
Des tortures entraînant la mort
Les Etats-Unis étant impliqués au côté du Cameroun dans la lutte contre le groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans le nord du pays, l’ambassadeur Barlerin a « félicité » le président Biya des efforts conjoints. « J’ai aussi indiqué que les lois américaines nous obligent à ne pas travailler ou former des unités [de l’armée] contre lesquelles des allégations crédibles de violations des droits de l’homme ont été avancées », a prévenu l’ambassadeur.

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En 2017, un rapport de l’ONG Amnesty International avait accusé les forces camerounaises de tortures entraînant la mort dans sa lutte contre Boko Haram, estimant que des « dizaines » de prisonniers seraient morts au Cameroun dans des centres de détention. A l’époque, le gouvernement avait démenti ces accusations.
Enfin, l’ambassadeur des Etats-Unis a indiqué avoir discuté avec Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, « des élections à venir » alors qu’une présidentielle est prévue cette année, à laquelle il n’a pas dit s’il se présenterait. « J’ai suggéré au président qu’il devrait réfléchir à son héritage et à comment il veut que l’on se souvienne de lui dans les livres d’histoire », a-t-il indiqué.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les guides expérimentés devenant rares, les plus jeunes sont forcés de prendre davantage de risques, mettant parfois leur vie en danger.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Meghan Markle a confirmé, jeudi, que son père n’assisterait pas à la cérémonie, prévue pour samedi 19 mai, au château de Windsor.
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Mariage du prince Harry et de Meghan Markle, une union royale qui a failli dérailler

Meghan Markle a confirmé, jeudi, que son père n’assisterait pas à la cérémonie, prévue pour samedi 19 mai, au château de Windsor.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 17h28
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Le mariage du prince Henry de Galles, alias « Harry », 33 ans, sixième dans l’ordre de succession de la monarchie, avec Meghan Markle, 36 ans, roturière, actrice, divorcée et américaine, samedi 19 mai au château de Windsor, devait symboliser la nouvelle ouverture d’esprit de la famille royale britannique. Mais admettre chez les « Royals » un beau-père déclaré financièrement en faillite et absent le jour des noces, une demi-sœur qui traite la mariée d’« arriviste » et des neveux qui cultivent le cannabis dans l’Oregon est sans doute un peu too much. Les frasques de la famille recomposée Markle ont failli faire dérailler un événement programmé au millimètre et dont le gouvernement de Theresa May a bien besoin pour faire oublier la déprime liée à l’impasse du « Brexit ».
Le remarquable talent britannique pour mettre en scène de grandioses cérémonies et pour couvrir les fausses notes des mots les plus suaves, a une nouvelle fois opéré. Vendredi 18 mai au matin, à vingt-quatre heures du mariage royal, suivi dans le monde entier, le palais de Kensington a annoncé que le prince Charles, héritier direct de la reine Elizabeth II et futur beau-père de Meghan Markle, la conduirait à l’autel, en l’absence de son père. « Mlle Meghan Markle a demandé à Son Altesse royale le prince Charles de la conduire à l’autel » de la chapelle Saint-George au château de Windsor, a indiqué un communiqué. « Le prince de Galles est ravi de pouvoir accueillir Mlle Markle de cette façon dans la famille royale. »
Habile autant qu’élégant, ce geste est aussi destiné à faire taire les méchantes langues, qui accusent Kensington Palace d’avoir abandonné Thomas Markle, le père de Meghan, à la rapacité des paparazzis. Un thème particulièrement sensible pour le marié, dont la mère Diana est morte en 1997 à Paris alors que sa voiture était prise en chasse par des photographes. De fait, face au chaos qui a prévalu ces derniers temps au sein de la famille Markle, les Windsor, longtemps secoués par les drames conjugaux et les rivalités, font figure de famille modèle. « Samedi sera un jour magnifique et heureux, a hardiment prédit une source royale. Le palais a toujours cherché à fournir son aide à [Thomas Markle]. Mlle Markle est à l’évidence soucieuse de sa santé. » Pour compléter le tableau, les petits George et Charlotte, enfants de William et Kate, figureront parmi les garçons et filles d’honneur.

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Seule la mère de Meghan Markle sera présente
Après des journées de confusion, Meghan Markle a confirmé jeudi 1er mai, que son père, âgé de 73 ans, n’assisterait « malheureusement » pas à la cérémonie. « J’ai toujours été très attachée à mon père et j’espère qu’on lui laissera l’espace dont il a besoin pour se concentrer sur sa santé », a fait savoir la future « princesse » (son titre exact n’est pas tranché). La mère de Meghan Markle, Doria Ragland, 61 ans, travailleuse sociale et professeure de yoga, sera le seul membre de sa famille à être présente parmi les six cents personnes invitées à la chapelle Saint-George du château de Windsor, où l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, donnera la bénédiction nuptiale, à partir de midi.
Les présentations ont été faites : mercredi, peu après son arrivée à Heathrow, Mme Ragland a pris le thé avec le prince Charles et son épouse Camilla – « un très joyeux après-midi », a révélé le palais. Le lendemain, elle a fait la connaissance de Kate, William et de leurs enfants. Vendredi, elle devait rencontrer la reine, grand-mère du marié, toujours à l’heure du thé. La qualité d’« African American » de Mme Markle est amplement mise en exergue par les commentateurs britanniques, comme symbole de la modernisation des « Royals ». « Une descendante d’esclaves noirs entre dans la famille de la chef du Commonwealth », s’est enthousiasmée la BBC. D’autres n’hésitent pas à dresser un parallèle entre l’entrée de Meghan Markle chez les Windsor et l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis.

   


Mais le conte de fées a bien failli basculer dans le drame, ou la comédie, selon le degré d’importance que l’on accorde à l’événement. Lundi, Thomas Markle, ex-éclairagiste à Hollywood, à la retraite, avait déclaré au site people américain TMZ qu’il avait décidé de ne pas assister à la cérémonie « pour ne pas embarrasser la famille royale ou sa fille ». La veille, le tabloïd britannique Mail on Sunday avait révélé que les récents clichés le montrant se préparant pour le mariage, et présentés comme pris sur le vif, étaient en réalité le fruit d’une mise en scène et avaient été vendus 100 000 dollars (84 000 euros) dans le monde entier. Des paparazzis ont loué la maison qui jouxte celle où vit M. Markle, à Rosarito au Mexique, près de la frontière américaine. Sept ou huit voitures le suivent chaque fois qu’il en sort, et le harcèlent. Après avoir semblé changer d’avis, le papa a fait savoir qu’il ne pourrait définitivement pas être présent. Mercredi, il aurait subi une opération du cœur. Mais ces supposés atermoiements, connus uniquement sur TMZ et jamais confirmés à Londres, ont enveloppé le mariage d’une impression générale de malaise et aussi de tristesse pour la future mariée.
Réveiller l’attention des Britanniques
Ces imprévus de dernière minute ont transformé un événement largement protocolaire et réglé comme du papier à musique, en happening permanent. Ce qui n’est pas forcément mauvais pour réveiller l’attention des Britanniques. Selon un sondage YouGov réalisé pour l’association antimonarchiste Republic, 66 % d’entre eux n’ont rien à faire du mariage de Meghan Markle et le prince Harry. Tandis que l’événement sert de prétexte à des réjouissances entre amis ou au sein de familles, nombre de sujets du royaume, interrogés dans les médias, font savoir qu’ils ne seront pas devant leur poste de télévision samedi. A Windsor cependant, où d’importantes mesures de sécurité sont déployées, des dizaines de milliers de spectateurs munis de drapeaux britanniques et de photographies à l’effigie du couple sont attendus pour assister au défilé du carrosse royal dans les rues.
Ceux que les fastes de Windsor ne passionnent pas peuvent se délecter, en revanche, du mauvais feuilleton alimenté par la jalousie des membres de la famille Markle qui, non invités à la cérémonie, règlent leurs comptes ou tentent de profiter de l’aubaine. Les « stars » de ce regrettable soap opera sont Samantha et Thomas Junior, les demi-sœur et frère de Meghan Markle. Samantha Grant, 53 ans, qui a repris récemment le nom de Markle, oscille entre férocité et gentillesse à l’égard de la future mariée, qu’elle n’a pas vue depuis dix ans. Peu après l’annonce de la romance « Meghan-Harry », elle a traité sa demi-sœur d’« arriviste » dans le Sun en se demandant si elle était digne d’entrer dans la famille royale. Elle a ensuite annoncé la publication d’un livre sur Meghan Markle gentiment intitulé Le Journal de la sœur de la princesse aux dents longues.
Reproches familiaux… et revirements
Lorsque, en décembre, Harry a expliqué à la BBC que la famille royale était « la famille que, je suppose, Meghan n’a jamais eue », Samantha a explosé : « En réalité, Meghan a une grande famille qui a toujours été là pour elle. » Elle lui a reproché de porter « une robe de couturier à 56 000 livres sterling », somme qui aurait été mieux dépensée, selon elle, pour aider leur père, en faillite. Atteinte de sclérose en plaques et clouée dans un fauteuil roulant, elle regardera le mariage depuis les Etats-Unis après avoir mis de l’eau dans son vin. « Je suis incroyablement heureuse pour toi », a-t-elle fait savoir en assurant que l’esprit de son livre avait été « mal interprété ». Jeudi, Samantha Markle aurait eu un accident de voiture en Floride en tentant d’échapper à des paparazzis.
Thomas Junior, 51 ans, installateur de fenêtres dans l’Oregon, a, lui aussi, étalé sa rancœur avant de se raviser. Dans une lettre publiée par le magazine In Touch, il avait conseillé au prince Harry d’annuler son mariage avec sa demi-sœur, une femme « cynique, insensible et prétentieuse » qui n’est « de toute évidence pas la bonne personne ». Non invité à la cérémonie, il vient cependant de se faire photographier à Windsor pour le Daily Mirror aux côtés de répliques en carton des futurs mariés, en affirmant que Meghan Markle serait « une parfaite princesse moderne ». Pour couronner le tout, Tracey Dooley, l’ex-épouse de Thomas Junior, a fait, elle aussi, le voyage de Windsor – sans invitation – avec ses deux fils, Thomas et Tyler. Ce dernier cultive le cannabis dans l’Oregon – Etat où la plante est autorisée. Ils commentent le mariage pour des chaînes de télévision américaine.
Les événements liés à la famille royale ont ceci de particulier pour un journaliste qu’il est impossible de vérifier de façon indépendante les sentiments, les humeurs ou les opinions prêtés aux Windsor. Ces derniers ne donnent pratiquement jamais d’interviews et leur communication est verrouillée par une armée de communicants experts en langue de bois royale. Mais un fait semble avéré : Tyler Dooley, 25 ans, a profité du mariage royal de sa tante pour développer une souche hybride de cannabis qu’il a poétiquement baptisée « Markle Sparkle » (« éclat de Markle »). Une formule inédite pour des noces éblouissantes.




                            


                        

                        


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Décryptage

Au Congo, le régime de Sassou-Nguesso exprime sa toute-puissance répressive

Procès d’opposants et arrestations de militants de la société civile se multiplient à Brazzaville, alors que la crise économique nourrit la grogne sociale.

Christophe Châtelot
    



LE MONDE
              datetime="2018-05-18T15:47:07+02:00"

        Le 18.05.2018 à 15h47






    
Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, lors des funérailles de Winnie Madikizela-Mandela, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 14 avril 2018.
Crédits : WIKUS DE WET / AFP


En l’espace de dix jours, au Congo, un ancien candidat à la présidentielle a été condamné à vingt ans de prison (un autre qui croupit depuis des mois dans une geôle pourrait connaître le même sort très prochainement), deux procès d’anciens dignitaires du régime (un ministre et un général) se sont ouverts, et 23 jeunes militants d’un mouvement citoyen qui exprimaient pacifiquement leur opposition au président Sassou-Nguesso ont été appréhendés par la police à Brazzaville et à Pointe-Noire, la capitale économique.

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Quel lien entre ces affaires ? Est-ce le signe de la fébrilité d’un pouvoir qui ne peut plus éluder la question de la succession de Denis Sassou-Nguesso, 75 ans cette année dont 34 au sommet de l’Etat, ou au contraire l’expression de sa toute-puissance répressive ? Ces procès et arrestations délivrent un double message : « Tenir la rue en diffusant la peur dans la population et intimider les “traîtres” potentiels, ceux qui sont tentés de quitter le navire du pouvoir », résume Trésor Nzila, directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH).
Prisonniers politiques
Le tournant date de 2015. « On assiste depuis à une dégradation généralisée des droits humains », ajoute M. Nzila. Cette année-là, Denis Sassou-Nguesso fait modifier la Constitution par un référendum joué d’avance pour lui permettre de se présenter à l’élection présidentielle de l’année suivante. Les manifestations anti-référendum sont réprimées. Sans surprise, le président rempile pour un nouveau mandat en mars 2016, non sans avoir soumis le pays, durant dix jours – avant, pendant et après le vote – à un black-out total des communications téléphoniques et d’Internet, interdisant de fait tout contrôle indépendant du scrutin.

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Selon Trésor Nzila, le pays compterait dorénavant « une centaine de prisonniers politiques » : des dirigeants de l’opposition, de simples militants, des acteurs de la société civile ou des villageois du Pool raflés dans cette région rétive que l’armée a entrepris de « pacifier » à huis clos. « Les autorités congolaises ne se limitent pas aux arrestations arbitraires des opposants et militants : elles vont jusqu’à les torturer et leur infliger des traitements inhumains et dégradants », dénonçait, en mars, Amnesty International. « Il est difficile d’établir le nombre exact de prisonniers politiques, nous n’avons pas accès aux prisons, mais elles sont pleines », ajoute Trésor Nzila.
Les organisations de défense des droits humains ont inclus dans cette catégorie le général Jean-Marie Michel Mokoko. Cet officier faisait en effet partie du cercle rapproché de M. Sassou-Nguesso, lui-même ancien militaire, dont il fut le conseiller spécial pour les questions de sécurité après avoir occupé les fonctions de chef d’état-major de l’armée. Originaire du nord du pays, comme le président, Jean-Marie Michel Mokoko a commis un crime de lèse-majesté : se présenter en 2016 contre son ancien chef. « Il paie pour cela », affirme son avocat, Me Eric Yvon Ibouanga.
Un procès expéditif
Ses ennuis remontent à la campagne électorale. Une vidéo controversée datant de 2007 est alors opportunément exhumée, dans laquelle le général Mokoko serait en train de préparer un coup d’Etat. Les autorités affirment que des armes ont été saisies, après le scrutin de 2016, au domicile du général, ce qu’il conteste. Il sera arrêté dans la foulée de la présidentielle.
Son procès expéditif n’a pas permis de faire la lumière sur ses accusations. Aucune preuve n’a été fournie et la défense a refusé de répondre au juge « pour ne pas légitimer ces accusations ni la juridiction », explique son avocat. La cour l’a toutefois condamné, vendredi 11 mai, à vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». « C’est un verdict très lourd mais prévisible, malheureusement, compte tenu de l’absence d’indépendance de la justice congolaise », dénonce Laurent Duarte, coordinateur de la campagne internationale « Tournons la page » visant à promouvoir la démocratie et l’alternance en Afrique.

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Autre candidat à la présidentielle de 2016, André Okombi Salissa est lui aussi aux mains de la justice, depuis janvier 2017. Comme le général Mokoko, il n’a pas reconnu la victoire de Denis Sassou-Nguesso. Il se retrouve sous le coup d’une inculpation pour « atteinte à la sûreté intérieure » et « détention illégale d’armes ». Idem pour Jean-Martin Mbemba, ancien ministre de la justice et ex-président de la Commission nationale des droits de l’homme, tandis que le général Norbert Dabira, ancien inspecteur des armées, comparaît actuellement devant la justice, accusé d’avoir voulu abattre le président.
Cette vague répressive s’inscrit dans un contexte politique sensible et opaque lié à la question de « l’après-Sassou ». L’homme autour duquel la politique congolaise tourne depuis des décennies ne donne pas l’impression de vouloir passer la main. Mais en coulisses, on s’activerait. « Il y a une lutte entre clans pour conserver ou prendre le pouvoir après Sassou », affirme un observateur local. Parmi eux figurerait le propre fils de l’actuel chef de l’Etat, Denis Christel Sassou-Nguesso, dit « Kiki », qui avait la haute main sur les affaires pétrolières de ce pays disposant des quatrièmes plus importantes réserves d’or noir au sud du Sahara.
Nouvelle forme de contestation
Parallèlement, la pression s’accentue sur certaines organisations de la société civile, notamment le mouvement « Ras-le-bol ». Vingt-trois de ses militants, dont leur coordinateur national, Franck Nzila, ont été arrêtés les 7 et 9 mai à Pointe-Noire et Brazzaville par des agents de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Dix-huit d’entre eux ont été libérés depuis.
Ce mouvement, essentiellement urbain et adepte des happenings pacifiques, ne dispose pourtant pas d’un pouvoir de mobilisation massif. Mais le pouvoir pourrait chercher à tuer dans l’œuf une nouvelle forme de contestation, plus sociale et moins politique, qui éclôt sur le lit d’une profonde crise économique.

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Car le Congo va mal. « L’économie congolaise souffre des effets des bas prix du pétrole, d’une dette insoutenable [127 % du PIB] et des défis importants liés à la gouvernance », écrivait mi-avril le Fonds monétaire international (FMI) au retour d’une mission : « Une récession prolongée de l’économie non pétrolière affecte négativement les populations vulnérables. »
En d’autres termes, le Congo, régi par un système hautement corrompu, étranglé financièrement, ne paie plus ses fonctionnaires, ses retraités ni ses créanciers congolais, alors qu’une élite continue de s’enrichir. C’est peut-être là que réside le plus grand danger pour le pouvoir : la misère et que, soudain, la rue se soulève.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Face aux flux de migrants venant d’Italie, la France a accentué les contrôles des clandestins, systématiquement reconduits à la frontière. Cette attitude, renforcée après les attentats de 2015, crée des tensions entre les deux pays.
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Entre l’Italie et la France, la frontière de tous les dangers

Face aux flux de migrants venant d’Italie, la France a accentué les contrôles des clandestins, systématiquement reconduits à la frontière. Cette attitude, renforcée après les attentats de 2015, crée des tensions entre les deux pays.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 15h05
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Ce sont des frontières qu’on imagine paisibles depuis toujours. Pourtant la ligne de partage entre la France et l’Italie a été âprement disputée pendant des siècles. En Europe occidentale, c’est l’une des dernières à avoir été dessinées : elle n’a pris sa forme actuelle qu’en 1947, par le rattachement à la France des communes de Tende et La Brigue (Alpes-Maritimes), ainsi que la partie sud de la vallée de la Roya.
A partir de la fin des années 1940, des ­côtes ligures aux massifs alpins, les divers axes traversant la frontière ont été empruntés par des milliers de migrants économiques venant des régions les plus défavorisées d’Italie du Nord, qui traversaient les Alpes pour apporter en France leur force de travail. Aucune organisation en réseaux, juste une série de parcours ­individuels ; en période de plein-emploi, les forces de l’ordre n’avaient aucune raison de lutter contre cette migration. Puis le miracle économique italien a amené le flux à se tarir, et ces frontières ont cessé d’exister matériellement à la fin du XXe siècle, à la suite des accords consacrant la libre circulation des personnes – l’Italie est entrée dans l’espace Schengen en 1997, deux ans après la France.
Profond ressentiment
L’arrivée massive des migrants sur les ­côtes sud de l’Italie, au début des années 2010, a changé la donne. A partir de 2013-2014, la France, de la même manière que l’Autriche, a accentué les contrôles des clandestins, systématiquement reconduits à la frontière. Une attitude renforcée après les attentats de 2015, qui a provoqué, peu à peu, un profond ressentiment des Italiens pour la France, accusée de ne pas vouloir prendre sa part du fardeau de l’accueil des migrants, alors qu’elle a joué un rôle décisif dans la guerre de Libye – un des facteurs de déclenchement des arrivées massives sur les côtes italiennes.
Localement, ces tensions se manifestent par un surcroît d’activités militantes, de part et d’autre de la frontière, et par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La société MSCI va introduire 234 valeurs chinoises dans son indice des marchés émergents. Elle est sous pression pour faire de même avec l’Arabie saoudite.
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Ces indices qui régissent les Bourses mondiales

La société MSCI va introduire 234 valeurs chinoises dans son indice des marchés émergents. Elle est sous pression pour faire de même avec l’Arabie saoudite.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 15h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

MSCI, une entreprise américaine qui réalise des indices boursiers, a dû provoquer de belles célébrations chez quelques compagnies chinoises cotées en Bourse, mardi 15 mai. Elle a révélé la liste des 234 sociétés qui, pour la première fois, vont être introduites dans son indice des marchés émergents.
Cette décision, technique en apparence, est capitale. Après l’introduction d’une deuxième liste d’entreprises chinoises en octobre, les Bourses chinoises vont recevoir, de façon automatique, 2,5 milliards de dollars d’investissements étrangers. Et, très probablement, au moins dix fois plus devrait suivre dans la foulée.

Peu connues du grand public, les sociétés qui fournissent les indices boursiers ont acquis une importance considérable ces dernières années. Leurs décisions sont au cœur de la géopolitique de la finance, en orientant des flux de plusieurs milliards de dollars selon qu’elles incluent ou non un pays ou un secteur dans certains de leurs indices.
Les règles des Bourses chinoises étaient jusqu’à présent jugées trop absconses, avec d’importantes restrictions sur les capitaux étrangers. MSCI utilisait donc uniquement des entreprises présentes à la Bourse de Hongkong. Après quatre ans de consultations, elle a finalement choisi de prendre en compte des sociétés cotées sur la place de Shanghaï. « Nous avons un certain pouvoir [sur les marchés], mais nous n’en abusons pas », se défend Sébastien Lieblich, responsable de la recherche chez MSCI.
« Beaucoup de lobbying »
Après la Chine, l’une des grandes questions est de savoir si l’Arabie saoudite pourrait être introduite dans l’indice des marchés émergents de MSCI. « Nous subissons tout le temps beaucoup de lobbying, de Chine, de Corée, d’ailleurs, poursuit M. Lieblich. Nos décisions, qui sont prises sur des critères techniques, ont des répercussions politiques. »
Les fournisseurs d’indices ne sont pas nouveaux, mais leur poids grandit....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le prince Harry épousera samedi 19 mai Meghan Markle au château de Windsor. Philippe Bernard, le correspondant au Royaume-Uni du « Monde », répond à vos questions sur le mariage.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ « Le Monde » publie une série en cinq volets sur les défis de l’Europe, dix ans après le début de la crise financière, qui a laissé de profondes séquelles.
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Europe 2008-2018 : une décennie perdue

« Le Monde » publie une série en cinq volets sur les défis de l’Europe, dix ans après le début de la crise financière, qui a laissé de profondes séquelles.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 14h47
   





                        


Dix ans après le début de la crise financière, l’économie européenne se porte mieux. Mais les plans de rigueur ont laissé de profondes séquelles. « Le Monde » publie une série en cinq volets sur les défis de l’Europe, si elle veut relancer la convergence entre Etats membres et redonner de l’espoir aux citoyens.
L’Europe panse ses plaies 1/5
Europe, le fragile retour de la croissanceLe Portugal croit de nouveau en l’avenirChômage de longue durée : les territoires se mobilisentEn Europe, une démocratie vivante, mais perfectible
Les pays du Sud entrevoient le bout du tunnel 2/5
Dix ans après la crise, l’horizon se dégage en Europe pour les pays du SudEn Espagne, les chercheurs cherchent encore… la sortie de criseEn Grèce, les huit ans d’austérité qui ont radicalement changé la vie de la famille PappasLe fossé Nord-Sud, obstacle au redémarrage de l’Italie
Un continent qui vieillit 3/5
L’Europe face au défi du vieillissementLe vieillissement freine la dynamique salariale dans la zone euroLe mirage du système suédois de retraiteL’Allemagne, eldorado des jeunes Roumains
Les promesses vacillantes de l’euro 4/5
Les promesses vacillantes de l’euroXavier Timbeau : « En France, l’euro a permis de réduire la charge de la dette publique »La Pologne, pays réfractaire à l’adoption de la monnaie européenneLa Bulgarie rêve d’entrer dans l’union monétaire



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (4/5). Le ministre bulgare des finances affirme que son pays remplit les critères économiques exigés pour intégrer l’Union monétaire.
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Vladislav Goranov : « Il serait injuste de repousser notre candidature à l’euro »

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (4/5). Le ministre bulgare des finances affirme que son pays remplit les critères économiques exigés pour intégrer l’Union monétaire.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 14h34
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

A la tête de la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’en juillet, la Bulgarie désire intégrer la monnaie unique et l’espace Schengen. Si elle affiche des finances publiques au carré et une croissance dynamique, Sofia reste gangrenée par la corruption et affiche le niveau de vie le plus bas des 28 pays membres. Ces arguments ne justifient pas que sa candidature à l’euro soit rejetée, affirme Vladislav Goranov, le ministre bulgare des finances.
Comment l’économie bulgare a-t-elle évolué depuis son entrée dans l’Union européenne (UE), en 2007 ?
En une décennie, notre économie est devenue plus intégrée et compétitive. En témoigne la part de nos exportations à destination de l’UE, qui a considérablement augmenté : elles pèsent aujourd’hui de 51 % du produit intérieur brut [PIB], contre 34 % en moyenne pour les autres pays membres. L’Europe représente notre principale source de demande extérieure. La productivité du travail s’est améliorée, permettant d’accélérer la convergence des revenus vers le niveau de l’ouest.
La crise de 2008 vous a frappé presque aussitôt…
Oui, elle a coïncidé avec notre entrée dans l’UE, et d’une certaine façon, cela nous a aidés. Les importants flux d’investissements directs étrangers dont nous bénéficions se sont brutalement taris, chutant de 15 % à 2 % du PIB par an. Mais la croissance d’avant-crise, supérieure à 6 % par an, reposait en partie sur des déséquilibres : notre compte courant était déficitaire, la dette des entreprises privées non financières était considérable. Ces déséquilibres sont désormais résorbés, notamment grâce à notre politique budgétaire particulièrement stricte – une ligne de conduite à laquelle l’ensemble de la classe politique est attaché. Aujourd’hui, nous avons renoué avec une croissance dynamique, supérieure à celle de la moyenne européenne.
Votre objectif est-il toujours d’intégrer l’euro ?
Oui,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Poursuivant la voie tracée par Afonso Dhlakama, l’ancienne rébellion de la Renamo pourrait contribuer à ancrer la démocratie dans le pays.
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Analyse

Après la mort de son chef, la délicate métamorphose de l’opposition mozambicaine

Poursuivant la voie tracée par Afonso Dhlakama, l’ancienne rébellion de la Renamo pourrait contribuer à ancrer la démocratie dans le pays.

Par                                            Adrien Barbier (Beira, Mozambique, envoyé spécial)




LE MONDE
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        Le 18.05.2018 à 14h17

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        Mis à jour le 18.05.2018 à 15h06






                        

Crédits : ADRIEN BARBIER / AFP


                    

Guérillero sanguinaire pour les uns, « père de la démocratie » pour les autres, Afonso Dhlakama cristallisait les paradoxes de la vie politique au Mozambique. Son décès à 65 ans, le 3 mai, a profondément déstabilisé son parti, la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), ancienne rébellion anticommuniste de la guerre civile (1977-1992) devenue principal parti d’opposition. Les observateurs ont immédiatement envisagé le pire des scénarios : l’implosion du mouvement en groupuscules armés incontrôlables et le retour durable de l’instabilité dans ce grand pays d’Afrique australe.

Depuis la disparition du chef, cependant, au gré des hommages et des célébrations, un chemin escarpé semble se dessiner selon lequel, dans le processus de recomposition actuel, la Renamo parviendrait à faire de sa déconvenue une opportunité afin de bousculer pour de bon le jeu politique. Voire, à la faveur des prochaines élections, de provoquer l’alternance en délogeant du pouvoir son ennemi de quarante ans, le Front de libération du Mozambique (Frelimo).
La Renamo pourrait arriver en position de force aux élections municipales d’octobre 2018 et aux élections générales de 2019 grâce à la stratégie mise en place par Dhlakama. En reprenant les armes en 2012 après avoir tenté, durant vingt ans, de jouer le jeu de la démocratie, il était parvenu à faire plier le gouvernement du Frelimo, largement discrédité par des affaires de corruption. Dernièrement, il était sur le point de conclure des négociations sur la décentralisation, pour permettre à l’opposition de nommer ses gouverneurs dans une bonne partie des provinces.
Poursuite des pourparlers
Les points d’achoppement restent nombreux et le calendrier serré. Mais le président Filipe Nyusi, qui ces derniers mois négociait en tête-à-tête avec Dhlakama, a annoncé, jeudi 17 mai, la poursuite des pourparlers avec la direction intérimaire de la Renamo. « Quand un événement tragique se produit au moment...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (4/5). Le directeur principal à l’Observatoire français des conjonctures économique estime que la monnaie unique à permis de réduire les taux d’intérêt.
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Xavier Timbeau : « En France, l’euro a permis de réduire la charge de la dette publique »

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (4/5). Le directeur principal à l’Observatoire français des conjonctures économique estime que la monnaie unique à permis de réduire les taux d’intérêt.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 14h38
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Pour Xavier Timbeau, directeur principal à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), l’euro a aussi amplifié la crise de 2012.
L’union monétaire a été créée pour mettre fin à l’instabilité des changes. La France y était-elle particulièrement exposée ?
Oui. Le franc a longtemps eu la réputation d’être une monnaie faible, traînant derrière lui une longue histoire de dévaluations. Dans les années 1980, celles-ci avaient généré une énorme inflation. Le franc subissait en outre une double pression : plus faible que le deutschemark, il était aussi soumis aux dévaluations des monnaies du Sud. Résultat : au début des années 1990, au moment de la réunification allemande, Paris a choisi de conserver une parité avec le mark. Mais, comme beaucoup d’Etats ont dévalué leur monnaie, cela a entraîné une perte de compétitivité de l’économie française. L’instabilité des taux de change a pesé sur la capacité des industriels à investir.

Ce que les uns ont gagné en stabilité avec l’euro, les ménages l’ont-ils perdu en pouvoir d’achat ?
Le débat sur le sujet a été très intense au début des années 2000. L’Insee a fini par trancher : il n’y a pas eu de bond en avant des prix au moment du passage à l’euro. A son introduction, la monnaie unique était plutôt dévaluée par rapport au dollar, ce qui a provoqué un peu d’inflation importée, et il y a eu également un effet d’arrondi. Les consommateurs ont fortement ressenti la hausse de certains produits comme le café au comptoir. Mais ils ont oublié la baisse des prix d’un certain nombre de biens manufacturés et d’équipement.
Comment expliquez-vous l’écart entre les statistiques et la perception générale ?
L’euro était censé poser les conditions d’une stabilité macroéconomique et permettre aux Européens de s’insérer sans trop de dommage dans la mondialisation. Seulement, il n’a pas empêché l’irruption des inégalités. A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ L’empoisonnement de M. Skripal et sa fille a provoqué une crise diplomatique entre Londres et ses alliés occidentaux et la Russie, accusée d’en être responsable.
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L’ex-espion russe Sergeï Skripal est sorti de l’hôpital

L’empoisonnement de M. Skripal et sa fille a provoqué une crise diplomatique entre Londres et ses alliés occidentaux et la Russie, accusée d’en être responsable.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h14
   





                        



   


L’ancien agent double russe Sergueï Skripal est sorti de l’hôpital, ont annoncé, vendredi, les services de santé britanniques.
« C’est une information fantastique que Sergueï Skripal aille suffisamment bien pour quitter l’hôpital de district de Salisbury », a déclaré la directrice de l’hôpital Cara Charles-Barks dans un communiqué.
Sergueï Skripal et sa fille, Ioulia, ont été retrouvés le 4 mars inconscients sur un banc public de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, après qu’un agent innervant de conception soviétique, le Novitchok, avait été aspergé sur la porte d’entrée de leur domicile.
Ioulia Skripal est sortie, pour sa part, de l’hôpital le 10 avril.
L’empoisonnement de M. Skripal et sa fille a provoqué une crise diplomatique entre Londres et ses alliés occidentaux et la Russie, accusée d’en être responsable.
Moscou dément catégoriquement et cette affaire a provoqué une crise diplomatique entre l’Occident et la Russie, la plus grave depuis la fin de la guerre froide avec l’expulsion de dizaines de diplomates de part et d’autre.

        Lire aussi :
         

                Affaire Skripal : le Royaume-Uni dénonce le comportement « irresponsable » de la Russie






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Ce programme va être soumis à l’approbation des militants des deux partis dans le cadre d’une consultation accélérée prévue sur trois jours.
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En Italie, le M5S et la Ligue dévoilent leur contrat de gouvernement

Ce programme va être soumis à l’approbation des militants des deux partis dans le cadre d’une consultation accélérée prévue sur trois jours.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 14h13
   





                        



   


La version définitive du « contrat de gouvernement » conclu en Italie entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue a été publiée vendredi 18 mai. Ce texte tente une synthèse entre la rhétorique du M5S sur l’environnement, les nouvelles technologies, ou encore la moralisation de la vie publique, et le tour de vis sécuritaire anti-immigrés et anti-islam de la Ligue.
Ce programme de 58 pages, qui comporte 30 points, disponible sur les sites des médias italiens, est soumis à l’approbation des militants des deux partis dans le cadre d’une consultation accélérée, prévue sur trois jours.
Sur Facebook, le chef de file du M5S, Luigi Di Maio a écrit :
« Aujourd’hui est finalement défini dans toutes ses composantes le « contrat pour le gouvernement de changement », je suis vraiment heureux. Ces 70 jours ont été vraiment intenses, de nombreuses choses sont arrivées mais, à la fin, nous avons réussi à réaliser ce que nous avions annoncé pendant la campagne électorale. »

        Lire aussi :
         

                En Italie, le M5S et la Ligue affirment avoir bouclé leur « contrat » de gouvernement



Un texte soumis au vote des militants
Depuis vendredi matin et jusqu’à 20 heures, les militants du M5S sont appelés à se prononcer sur Internet.
La Ligue a, pour sa part, annoncé sa volonté de soumettre aussi le texte – qu’elle n’a, pour l’instant, pas publié de son côté – au vote de ses militants samedi et dimanche sur des stands installés à travers l’Italie.
A l’issue de cette consultation, un gouvernement pourrait alors être en place dans le courant de la semaine prochaine, onze semaines après les élections législatives du 4 mars qui n’ont produit aucune majorité évidente. Les deux formations doivent encore à s’entendre sur le nom du futur président du Conseil – chacun des deux dirigeants a exclu que l’autre accède au palais Chigi – et à obtenir l’aval du président de la République, Sergio Mattarella.
Pas de sortie de l’euro
Le « contrat de gouvernement » appelle à une révision des règles de gouvernance européenne et pose le décor d’une confrontation avec les partenaires européens de l’Italie, mais ne demande pas à exclure du calcul de la dette les rachats d’obligations opérées par la Banque centrale européenne (BCE).
Le programme tourne résolument le dos à l’austérité et parie sur une politique de croissance pour réduire la colossale dette publique italienne. « L’action du gouvernement visera un programme de réduction de la dette publique non pas par des recettes fondées sur les impôts et l’austérité, des politiques qui n’ont pas atteint leur objectif, mais plutôt via l’augmentation du PIB à travers la relance de la demande interne », explique le texte.
Il entend « revoir, avec les partenaires européens, le cadre de la gouvernance économique », y compris la monnaie unique, pour « revenir à la situation des origines dans laquelle les Etats européens étaient mus par une intention sincère de paix, de fraternité, de coopération et de solidarité ».
Réforme des institutions et lutte contre la corruption
Le texte prévoit une réduction drastique du nombre de parlementaires avec 400 députés (contre 630 aujourd’hui) et 200 sénateurs (contre 318), tous élus au suffrage universel direct mais avec interdiction de changer de groupe politique pendant la législature.
Les partis prévoient une « législation anticorruption sévère et incisive » pour « récupérer des ressources soustraites à l’Etat et relancer la compétitivité du pays », avec des peines augmentées, des coupables bannis à vie de la fonction publique, ou l’introduction d’« agents provocateurs » pour tester l’honnêteté des fonctionnaires.
Pas de ministre ayant été condamné pour corruption, faisant l’objet d’une enquête pour des faits graves, ou franc-maçon.
Réforme fiscale, revenu de citoyenneté
Les deux promesses-phares des partis sont bien là, même si aucun calendrier n’est précisé : une réforme fiscale « courageuse et révolutionnaire » avec les impôts des particuliers comme des entreprises rabaissés à deux barèmes de 15 % et 20 % pour la Ligue, et l’instauration d’un « revenu de citoyenneté » de 780 euros mensuels pour le M5S.
Abaissement de l’âge de la retraite
Dans le pays le plus vieux du monde après le Japon, les deux partis prévoient de rabaisser l’âge de la retraite, qui devait passer à 67 ans en 2019. Désormais, il sera possible de cesser le travail quand la somme de l’âge et des années de cotisation atteint 100.
Des mesures sont prévues pour relancer la natalité, comme des crèches gratuites pour les Italiens ou une TVA à 0 % pour les produits de la petite enfance.
Réexamen de la ligne Lyon-Turin, relancer Alitalia
Les deux partis demandent aussi un réexamen complet du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin. Ils entendent également relancer la compagnie nationale aérienne Alitalia.
Le « partenaire » russe
Les deux formations réaffirment l’ancrage de l’Italie dans l’alliance atlantique « avec les Etats-Unis comme partenaire privilégié » mais prévoient « une ouverture vers la Russie, qui ne doit pas être perçue comme une menace mais comme un partenaire économique et commercial ». Pour cela, elles estiment opportun le retrait des sanctions imposées à la Russie, qu’il faut réhabiliter comme interlocuteur stratégique.
Au total, l’ensemble des mesures proposées pourraient coûter au moins 100 milliards d’euros, selon plusieurs experts, sans que l’on sache vraiment comment leur financement pourra être assuré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Emmanuel Macron n’avait que peu d’expérience en politique extérieure au moment de son élection, le 7 mai 2017. Servi par son image, il a exercé une diplomatie proactive et pragmatique. Paradoxalement, c’est en Europe que le président français est aujourd’hui le plus à la peine.
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Macron : les limites d’une diplomatie jupitérienne

Emmanuel Macron n’avait que peu d’expérience en politique extérieure au moment de son élection, le 7 mai 2017. Servi par son image, il a exercé une diplomatie proactive et pragmatique. Paradoxalement, c’est en Europe que le président français est aujourd’hui le plus à la peine.



Le Monde
 |    18.05.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
18.05.2018 à 12h22
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            
France is back ! » aime à répéter Emmanuel Macron. Il lança la formule au Forum de Davos, le 24 janvier et, la veille, à Versailles, s’adressant en anglais aux grands patrons américains de la nouvelle économie, en partance pour la station des Alpes helvétiques. Apôtre d’une francophonie « décomplexée », le président français manie volontiers la langue de Shakespeare pour vanter une France ouverte aux défis de la mondialisation.
L’élection surprise, le 7 mai 2017, de ce jeune et brillant technocrate aux convictions européennes assumées constituait déjà en soi un changement. D’où le rapide et indéniable succès d’image du nouveau président, même s’il se retrouve parfois en porte-à-faux, à force de vouloir concilier l’inconciliable.
Un an plus tard, le retrait de Donald Trump de l’accord sur le nucléaire iranien, après celui sur le climat, malgré la relation affichée d’« amitié » entre les deux chefs d’Etat, représente un incontestable revers pour un président très attentif à son image. Pour 55 % des Français, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info, il est perçu comme trop aligné sur le locataire de la Maison Blanche. Dresser le bilan de la politique extérieure d’Emmanuel Macron est prématuré, mais il est déjà possible de déceler les lignes de force et les failles de son action diplomatique.
Le jupitérien
Encore candidat, Emmanuel Macron déclarait dans l’hebdomadaire Challenges, en octobre 2016 : « La France a besoin d’un président jupitérien. » En s’installant à l’Elysée, il a rappelé que, selon la Constitution de la Ve République, le chef de l’Etat est le véritable maître d’œuvre d’une politique étrangère. Si le jeune président a fait de la personnalisation extrême de la fonction une marque de fabrique, elle est souvent ressentie comme de l’arrogance, notamment au sein de l’Union européenne. Surtout, elle l’expose.
Avec un Donald Trump imprévisible, une Theresa May engluée...




                        

                        

