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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Rencontres, témoignages, débats, projections, gastronomie, baignade et concerts : il y en aura pour tous les goûts, à la troisième édition du Festival international de journalisme, organisé du 13 au 15 juillet dans le village de Couthures-sur-Garonne.
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Festival international de journalisme : faites votre choix

Rencontres, témoignages, débats, projections, gastronomie, baignade et concerts : il y en aura pour tous les goûts, à la troisième édition du Festival international de journalisme, organisé du 13 au 15 juillet dans le village de Couthures-sur-Garonne.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 15h48
   





                        


Il va falloir choisir ! Comme tout festival qui se respecte, le Festival international de journalisme, organisé par le groupe Le Monde les 13, 14 et 15 juillet à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), contraindra ses participants à quelques choix déchirants. Un exemple, pioché au hasard dans le programme du festival : aller rencontrer Florence Aubenas (Le Monde) ou Jean-Michel Aphatie (Franceinfo), ou bien encore assister à la représentation de la pièce 50, jouée par Siriki Traoré et Mohamed Koné, deux migrants qui feront l’aller-retour depuis le Festival d’Avignon ?

Le programme complet des 3 jours est en ligne ! Tout beau , tout chaud 👍 https://t.co/l7mwwhNNjg— FestJournalisme (@Festival international de Journalisme)


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S’intéresser aux nouveaux médias avec Hugo Clément (Konbini), au rapport qu’entretient l’historien Benjamin Stora avec l’actualité, à l’avenir du vin face au réchauffement climatique, au regard de journalistes européens sur la France de Macron ou bien participer à des ateliers consacrés à la radio ou aux fake news ? Et ce ne sera pas plus simple le soir, quand il faudra choisir entre une projection en plein air d’En guerre, le film de Stéphane Brizé présenté à Cannes, un DJ-set sur la place de l’église ou une discussion en bord de Garonne et au clair de lune avec Pierre Haski, le président de Reporters sans frontières, et ses invités.
Forum à ciel ouvert
Tous les jours à partir de 10 heures du matin et jusque tard dans la nuit, le village de Couthures va se transformer en forum à ciel ouvert où l’on parlera journalisme et actualité, où les festivaliers pourront passer un quart d’heure en tête-à-tête avec Luc Bronner (directeur de la rédaction du Monde), Sophie Fontanel (L’Obs), Pierre Murat (Télérama) ou David Pujadas (LCI), où l’on refera le monde autour d’une bouteille de côtes-du-marmandais ou devant une assiette de tomates bio du pays, avant d’aller se rafraîchir en piquant une tête dans la Garonne, exceptionnellement ouverte à la baignade.

Une page pleine dans @sudouest aujourd’hui sur la prochaine édition de @FestJournalisme à Couthures-sur-Garonne (47… https://t.co/bmcZK1lm7H— JcWasner (@JC Wasner)


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Lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, internautes, journalistes, étudiants, chercheurs, vacanciers, familles et passionnés d’actualité se côtoieront pendant ces trois jours dans une ambiance bon enfant et conviviale qui est la marque de ce festival depuis sa création en 2016. Le tout sous le haut patronage de Benoît Poelvoorde, parrain du festival et artiste iconoclaste, qui viendra épicer ces trois journées de ses interventions inopinées.
Depuis le mois de janvier, un comité éditorial de dix-huit journalistes de Courrier International, du Huffington Post, du Monde, de L’Obs, de Télérama, mais aussi de médias extérieurs au groupe Le Monde, s’est attelé à concocter un programme dense et attractif autour de sept thématiques. Quatre d’entre elles font écho à l’actualité : « vivre avec les robots » ; « les chemins de l’exil » ; « après #MeToo, où sont les hommes ? » ; « vins du futur, futur du vin ». Les trois autres parlent du métier d’informer : « journalisme et politique, fatale attraction ? » ; « éducation à l’information, tout est à (re) faire » ; « journalistes, des historiens de l’immédiat ».

On en parlera bientôt à Couthures #FestJournalisme "Education à l’information : tout est à (re)faire" @rsenejoux… https://t.co/Fv9YIqdVQd— FestJournalisme (@Festival international de Journalisme)


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Chacune de ces thématiques se déclinera sur trois demi-journées et sous des formes diverses : témoignages, récits, témoignages, projections, quiz… On verra les festivaliers se lancer dans l’exercice de l’entretien politique sous les yeux d’intervieweurs professionnels ou débattre ensemble de la position des médias par rapport aux migrants. Parmi les invités de ces thématiques, de nombreux journalistes, bien sûr, mais aussi des experts comme l’anthropologue Mélanie Gourarier, le biologiste Gilles-Eric Séralini ou le psychiatre Serge Tisseron et des représentants de la société civile (Cédric Herrou) et du monde politique (Aurore Bergé et Alexis Corbière).

Venez discuter robots et #IA  avec @SergeTisseron @rozieres @CathVince au #festijournalisme à Couthures… https://t.co/VAWhZGVJ5u— FestJournalisme (@Festival international de Journalisme)


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Soyons clairs : il ne s’agit pas de se lancer dans un exercice de trois jours d’autojustification corporatiste, mais bien d’appuyer sur la touche « pause », en ce début d’été, pour se poser ensemble les bonnes questions – y compris celles qui fâchent – sur l’exercice du métier de journaliste et les dérives de l’information, dans une période où les questionnements et les remises en cause ne manquent pas. D’où la présence à Couthures de personnalités dont les journalistes du groupe Le Monde ne partagent pas forcément les points de vue et analyses.
Relation directe entre festivaliers et intervenants
A côté de ces thématiques, de nombreuses propositions seront faites aux festivaliers. Comme le principe de festival est de favoriser la relation directe, tous les intervenants du jour et les festivaliers seront invités à venir échanger à l’heure de l’apéro en bord de Garonne. Un speed dating quotidien permettra de passer un quart d’heure en tête-à-tête avec le journaliste de son choix. La librairie éphémère du village proposera des séances de dédicaces avec les auteurs présents.
Au kiosque international, animé par le quotidien suisse Le Temps et par Courrier international, on évoquera le regard porté par la presse internationale sur la France et les journalistes français. Côté performances, le collectif d’artistes bordelais De Méche investira le village. On pourra découvrir également le travail du photographe turc Cagdas Erdogan, dont la présence est espérée malgré son procès à venir le 1er juin.

La France et les journalistes français dans le miroir (parfois déformant) de la presse étrangère ? Une coproduction… https://t.co/x9SLCyeq5x— LTwerly (@Richard Werly)


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Des documentaires seront diffusés toute la journée dans l’église de Couthures, où Reporters sans frontières, association partenaire du festival, organisera une projection-débat autour du film Pentagon Papers. On parlera football avec le philosophe Jean-Claude Michéa, invité de l’Apéro du quotidien Sud-Ouest. Autres partenaires, avec les collectivités locales dont l’engagement au côté du groupe Le Monde a permis de pérenniser ce festival : France 3 Nouvelle Aquitaine, la revue Far-Ouest et l’association Colibris, qui proposera un atelier participatif sur « le web citoyen au service de la démocratie ».
Des ateliers pour tous les âges attendront les festivaliers : les enfants de la P’tite Rédac rédigeront le P’tit Monde, le quotidien du festival, alors que les adolescents, accompagnés par un journaliste de l’équipe Snapchat du Monde, réaliseront chaque jour une édition spéciale à la mode de leur application favorite. A tous, l’association Entre les lignes, qui favorise les interventions de journalistes en milieu scolaire, proposera des ateliers consacrés aux fausses informations et à la caricature, pendant que les jeunes journalistes de Radio Parleur initieront les festivaliers à leur média de prédilection.
Le soir, concerts, performances et DJ-sets prendront le relais. Ce n’est pas parce que l’on parle de choses sérieuses dans la journée qu’on n’a pas le droit de faire la fête !

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                Les festivals de journalisme ont le vent en poupe



Programme détaillé, informations pratiques et billetterie sur le site du festival : www.festivalinternationaldejournalisme.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Quatre-vingts détenteurs de billets, proposés par le quotidien pour la finale de la Ligue Europa, n’ont pas pu accéder au stade.
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Le PDG de « La Provence » démissionne après une affaire de faux billets pour le match OM-Atlético

Quatre-vingts détenteurs de billets, proposés par le quotidien pour la finale de la Ligue Europa, n’ont pas pu accéder au stade.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 14h34
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


Face à la colère de Bernard Tapie, propriétaire de La Provence, le PDG du journal n’a eu d’autre choix que de démissionner. Jean-Christophe Serfati, qui dirige le groupe de presse depuis un an, a présenté sa démission jeudi 17 mai, après avoir acheté 120 billets pour la finale de la Ligue Europa auprès d’un intermédiaire installé à l’étranger et non agréé par l’UEFA, pour le compte du quotidien.
« J’ai été victime d’une escroquerie », a déclaré à l’AFP le patron démissionnaire du journal qu’il avait rejoint après avoir mis en place des services immobiliers comme Logic-Immo.com et Surface privée. « M. Serfati a pensé bien faire en invitant des annonceurs, il a oublié totalement de demander s’il avait le droit de le faire », a déclaré de son côté Bernard Tapie.
Le site Marsactu et Le Canard enchaîné avaient révélé, mercredi, que le journal avait proposé à ses annonceurs un pack combinant des encarts de publicitaires et des entrées au stade. Proposés dans le cadre d’une « opération de relations publiques », ces billets n’ont permis d’accéder à la finale opposant l’Olympique de Marseille à l’Atlético de Madrid qu’à un tiers de leurs détenteurs, soit 40 personnes. Selon Le Figaro, les 80 détenteurs de billets frauduleux ont pu atténuer leur déception en suivant le match attablés autour d’un dîner au sein d’un restaurant lyonnais.
L’opération contrevenait au règlement de l’UEFA, qui stipule que seuls les sponsors de la Ligue Europa sont autorisés à gérer les billets des compétitions ou les opérations, ce qui n’est pas le cas de l’agence qui a fourni les billets à la régie publicitaire de La Provence. L’UEFA et La Provence devraient déposer plainte contre l’entité qui a vendu les places. « Bernard Tapie n’était pas au courant de l’opération », précise une source au sein du journal. Franz-Olivier Giesbert, actuel directeur éditorial, assurera l’intérim à la tête du titre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ L’émission donne, jeudi soir, la parole aux dirigeants des cinq principales formations politiques pour tirer le bilan d’un an de présidence d’Emmanuel Macron.
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Dernière de la saison contestée pour « L’Emission politique », sur France 2

L’émission donne, jeudi soir, la parole aux dirigeants des cinq principales formations politiques pour tirer le bilan d’un an de présidence d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 16h21
   





                        



   


L’affiche paraissait alléchante : les représentants des « cinq principales formations politiques », selon les mots de France Télévisions, sur le plateau de « L’Emission politique », sur France 2, pour discuter du bilan de la présidence d’Emmanuel Macron, après un an au pouvoir. Le choix des invités aussi : Christophe Castaner (La République en marche, LRM) ; Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) ; Olivier Faure (Parti socialiste) ; Laurent Wauquiez (Les Républicains) ; Marine Le Pen (Front national).
Mais il n’y aura pas de débat entre ces cinq-là. Chacun des invités interviendra, seul, à travers un entretien de quinze minutes. Si la chaîne avait initialement prévu une passe d’armes entre les principaux chefs de parti, plusieurs invités ont contesté l’exercice. C’est le cas notamment de Christophe Castaner, seul représentant de la majorité sur le plateau, qui avait d’abord décliné l’invitation au profit de la porte-parole de LRM, Laetitia Avia. C’est une « vision totalement autocratique du pouvoir », a grincé l’entourage de Laurent Wauquiez, regrettant l’absence de débat.
« On ne peut pas forcer les gens à débattre », a justifié Léa Salamé, désormais seule présentatrice de l’émission, au micro d’Europe 1, lundi 14 mai. Elle a toutefois promis que les entretiens seraient « rythmés et enlevés ». Par ailleurs, les cinq interviewés ont été invités à apporter chacun un objet qui aura symbolisé, selon eux, l’année d’Emmanuel Macron au pouvoir.
Le choix des invités jugé déséquilibré
A défaut d’être sur le plateau, le débat s’est porté cette semaine sur le choix des invités de l’émission, jugé déséquilibré par plusieurs formations politiques. Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération-s, a regretté son absence du panel d’invités, mardi dans une lettre à la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte.
« Votre programmation jette un doute extrêmement regrettable sur la neutralité du service public, et alimentera les soupçons que nos concitoyens nourrissent envers leurs médias publics », lui dit-il, notant également l’absence de « représentant de l’écologie politique ».
Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a lui aussi contesté « cette mise à l’écart des antennes » et a accusé « le gouvernement d’imposer ses interlocuteurs » et de « dicter même la forme des émissions politiques ». 
« Dégoûté » d’avoir été « écarté de “L’Emission politique” », Nicolas Dupont-Aignan va même jusqu’à parler d’« injustice ». Le parti Debout la France a dénoncé dans un communiqué l’absence de son président au nom du « pluralisme politique », ainsi que du « nouveau rôle politique » qu’occupe le député de l’Essonne depuis la dernière élection présidentielle.

Ce jeudi, la rédaction de @France2tv a choisi de faire le bilan de la première année d’E. #Macron dans l’… https://t.co/bXntQVDUGJ— DLF_Officiel (@Debout la France)


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Quant à Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes, il regrette sur Twitter que France 2 n’ait « invité que des partisans du maintien dans l’Union européenne et des anti-Frexit à un an des élections européennes ».

J’ai adressé hier une lettre à Madame Ernotte, présidente de France Télévisions, pour regretter que ce soir… https://t.co/F1tL2ERgaT— f_philippot (@Florian Philippot)


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Le groupe d’audiovisuel public France Télévisions s’est défendu en arguant dans un communiqué que « “L’Emission politique” a[vait] fait le choix d’inviter les dirigeants des cinq principales formations politiques : LRM, LR, le FN, la France insoumise et le PS ».
« Benoît Hamon, que l’émission a bien suivi lors de la campagne présidentielle, n’est plus au Parti socialiste », note encore France Télévisions, disant qu’« il sera bien entendu invité lors d’un prochain numéro ». La même invitation a été transmise à Nicolas Dupont-Aignan.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur en relations internationales Ivan Manokha, estime que le « capital de plate-forme » reposant sur le pillage des données personnelles des usagers reste promis à un grand avenir.
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Cambridge Analytica : « Pour regagner le contrôle des données, les citoyens doivent remettre en cause le système dans son ensemble »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur en relations internationales Ivan Manokha, estime que le « capital de plate-forme » reposant sur le pillage des données personnelles des usagers reste promis à un grand avenir.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 14h00
    |

Ivan Manokha (Docteur en relations internationales et enseignant-chercheur à l’Université d’Oxford, spécialiste de la surveillance et de la protect...







                        



                                


                            
Tribune. Le 2 mai, quarante-six jours après l’éclatement du scandale Cambridge Analytica, cette société de conseil politique londonienne ainsi que sa maison mère Strategic Communication Laboratories (SCL) ont annoncé leur fermeture. L’annonce est intervenue à la suite d’une campagne massive des médias, de la société civile et de la sphère politique internationale, s’appuyant sur les révélations des articles de l’Observer et du New York Times sur le vol des données personnelles de millions d’utilisateurs Facebook par cette société.

Faut-il célébrer un tel aboutissement de la mobilisation contre Cambridge Analytica, ou devrions-nous nous inquiéter que le scandale puisse prendre fin aussi facilement ? La résolution de cette affaire aura eu des conséquences majeures. Elle a contribué à renforcer la distinction entre les moyens dissimulés de collecte de données, et ceux considérés comme légitimes. Toutefois, seule la collecte de données à l’insu de leur propriétaire a été condamnée. L’acquisition quotidienne de quantités gigantesques de données personnelles et leur monétisation pratiquées par des plates-formes numériques ont en revanche été validées.
Car l’affaire Cambridge Analytica conduit de manière plus fondamentale à se poser deux questions : quelles sont les conditions qui rendent possible la collecte de données « légitimes » et quelles en sont les conséquences sociétales ?
Collecte permanente
Nous vivons dans un monde marqué par deux nouveautés importantes. La première est le développement d’une nouvelle marchandise, les « données utilisateur », qui peut s’ajouter à la liste des trois « marchandises fictives » de Karl Polanyi (terre, travail et argent), c’est-à-dire les objets qui ne sont pas initialement produits pour la vente, mais qui deviennent marchandises vendables dans le cadre du capitalisme.
Le capital de plate-forme ne devient capital que lorsqu’il est combiné aux données de l’utilisateur,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ L’économiste Philippe Moati engage, dans une tribune au « Monde », les professionnels du 7e art à ouvrir les yeux sur la mutation du modèle économique de production des films.
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« Le risque majeur qui pèse sur le cinéma français est qu’il perde le contrôle de son propre avenir »

L’économiste Philippe Moati engage, dans une tribune au « Monde », les professionnels du 7e art à ouvrir les yeux sur la mutation du modèle économique de production des films.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 18h34
    |

Philippe Moati (Professeur d’économie à l’université Paris-Diderot, cofondateur de l’ObSoCo (L’Observatoire société et consommation))







                        



                                


                            
Tribune. L’étude réalisée par l’Observatoire société et consommation (ObSoCo) pour Unifrance sur la manière dont la filière française du cinéma perçoit son avenir à dix ans révèle bien un microcosme convaincu de traverser un épisode de mutation. Mais si le rôle du numérique est clairement identifié, les personnes interrogées peinent toutefois à se prêter au jeu des anticipations, et les visions de ce que pourrait être la filière du cinéma en 2027 paraissent marquées d’un conservatisme teinté d’optimisme.
Cet optimisme est visible à deux niveaux, qui constituent des nœuds de l’économie de la filière. Tout d’abord, le marché, que 61 % des répondants anticipent en croissance à l’échelle mondiale. Les débouchés promis par les pays émergents nourrissent cet élan d’optimisme, mais les prévisions sont à peine moins favorables concernant le marché français.

Or, si le cinéma français a plutôt bien traversé les crises antérieures, ce n’est pas le cas de tous les cinémas nationaux. Cette exception française tient pour beaucoup à un cadre institutionnel original dont découle une régulation efficace et protectrice. Mais aujourd’hui, la question centrale est celle de la capacité de ce système à s’adapter à une nouvelle donne sans compromettre les grands équilibres qui président au bon fonctionnement de la filière.
Myopie
Or, la révolution numérique en cours menace le système de financement. A commencer par la télévision, dont les répondants anticipent clairement le recul de la capacité contributive. Les professionnels sont beaucoup plus optimistes quant à l’avenir de la salle. Mais ne sont-ils pas victimes d’une myopie entretenue par une croyance profondément ancrée : rien ne remplacera jamais l’émotion qui naît de la vision d’un film en salle. Et pourtant, comment ne pas voir que le succès des nouveaux supports s’appuie non pas sur « le film de cinéma » mais sur d’autres formats, en particulier les séries, qui explorent d’autres modes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ L’opérateur a gagné 239 000 abonnés mobiles et 71 000 dans le fixe au premier trimestre.
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En difficulté depuis trois ans, SFR est reparti à la conquête de ses clients

L’opérateur a gagné 239 000 abonnés mobiles et 71 000 dans le fixe au premier trimestre.



Le Monde
 |    17.05.2018 à 10h30
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Dans les télécoms, le jeu des vases communicants continue. Profitant, peut-être, de l’essoufflement de ses concurrents, en particulier de Free (dont le fondateur, Xavier Niel, est actionnaire à titre personnel du Monde), SFR, en difficulté depuis son rachat par Patrick Drahi il y a un peu plus de trois ans, a remonté la pente commerciale au premier trimestre.
Entre les mois de janvier et mars, il a gagné 239 000 clients dans le mobile et 71 000 dans le fixe. « Nous sommes l’opérateur qui a recruté le plus d’abonnés dans le fixe et dans le mobile ce trimestre. Les clignotants sont passés au vert. Le taux d’attrition [taux de départ des clients] a énormément baissé », se félicite Alain Weill, qui a été propulsé patron d’Altice Europe, la structure coiffant SFR, mais aussi Israël et la République dominicaine. En comparaison, Bouygues Telecom, qui publiait également ses résultats, jeudi 17 au matin, a engrangé 130 000 nouveaux clients dans le mobile et 64 000 dans le fixe.
A la Bourse de Paris, le titre gagnait 8 % en début de séance, jeudi. En revanche, le chiffre d’affaires de SFR a légèrement reculé de 0,8 %, à 2,6 milliards d’euros, et l’ebitda est resté stable, à 914 millions d’euros. Au total, les recettes d’Altice Europe n’ont pas évolué, atteignant 3,6 milliards d’euros, tandis que l’ebitda a reculé de 2,2 %.
Recul du revenu moyen par abonné
Dans le fixe, le revenu moyen par abonné SFR (ARPU), indicateur très regardé par les analystes, a reculé de 1,80 euro. L’opérateur a notamment pâti de la réforme de la TVA, qui lui permettait, en 2017, d’utiliser massivement le taux super-réduit de la presse à 2,1 %, et qui devrait amputer ses revenus de 200 millions d’euros cette année. Mais Alain Weill préfère voir dans cette stagnation un effet normal de ce début de reconquête.

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                Football : la Ligue 1 lance son appel d’offres, probablement sans SFR



« Il faut y voir l’effet des promotions. Mais nous comptons notamment faire remonter le chiffre d’affaires grâce à la politique d’options que nous avons mise en place en mars et qui fonctionne très bien », assure ce dernier. Alors qu’il a longtemps misé sur des offres onéreuses comprenant par défaut Internet, sport et cinéma, l’opérateur a décidé de faire des contenus, de simples options, actant que cela répondait mieux à la demande de ses clients.

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                SFR contraint de séparer contenus et forfaits Internet



Signe que l’opérateur, très chahuté en Bourse ces derniers mois, continue de piloter au plus près ses dépenses, Alain Weill, tout en assurant que les contenus restent au cœur de la stratégie, confirme qu’il ne sera pas au rendez-vous de la Ligue 1. Les droits du championnat de France de football pour la période 2020-2024 seront remis en jeu le 29 mai. « Nous ne pouvons pas prendre un engagement de 3 milliards à 4 milliards d’euros sur quatre ans. Si nous n’avons pas la Ligue 1, nos abonnés y auront quand même accès, car nous distribuons Canal+ et BeIN Sports », explique le PDG, qui préfère assurer le lancement, le 30 mai, de RMC Sport, qui diffusera la Champions League à la rentrée prochaine.
Faire baisser la dette

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Mais SFR n’a pas encore réussi à convaincre ses concurrents Orange, Free et Bouygues Telecom de distribuer RMC Sport, dont il aimerait obtenir, selon nos informations, des minima garantis à six chiffres.
Du côté des investissements, Alain Weill assure être au rendez-vous de la fibre, même si l’opérateur ne donne pas le détail de ses recrutements, les mélangeant avec les abonnés câbles. « Nous participons à tous les appels d’offres dans les zones rurales », affirme-t-il. Mais, si SFR continue à négocier avec Orange un partage de la construction d’infrastructures dans les zones moyennement denses, il se déploie moins vite que son concurrent. L’an passé, il a construit 279 000 prises de raccordement à la fibre, contre 1,8 million pour Orange.

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En attendant, il doit toujours faire entrer du cash afin de faire baisser sa dette, qui est de 32,5 milliards d’euros. « Nous allons filialiser les tours de téléphonie mobile, afin de faire entrer de nouveaux actionnaires. Nous souhaitons retirer 2 milliards d’euros entre la France et le Portugal », déclare le PDG.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le parquet de Nancy a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête concernant des faits supposés d’agression sexuelle par un candidat de l’émission phare de TF1.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

« Koh-Lanta » : ouverture d’une information judiciaire pour agression sexuelle

Le parquet de Nancy a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête concernant des faits supposés d’agression sexuelle par un candidat de l’émission phare de TF1.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 19h02
   





                        


Deux jours après avoir entendu l’homme soupçonné d’agression sexuelle sur le tournage du jeu télévisé « Koh-Lanta », le parquet de Nancy a ouvert mercredi 16 mai une information judiciaire à son encontre, à la suite de la plainte déposée par une participante.
L’homme, âgé de 33 ans et domicilié en Meurthe-et-Moselle, avait été entendu par la police judiciaire en garde à vue, après avoir été arrêté lundi matin à sa descente d’avion à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
L’homme nie « catégoriquement » les faits
« Il récusait les accusations portées à son encontre par la jeune femme, même s’il confirmait que la nuit des faits dénoncés, il avait dormi à côté » d’elle, a dit le procureur de la République de Nancy, François Pérain, « compétent au regard du domicile du mis en cause ».
La jeune femme, âgée de 20 ans, a raconté aux enquêteurs qu’au début de mai, « elle s’était réveillée alors que le mis en cause était en train de l’embrasser sur la bouche, avant de pratiquer des attouchements sous ses vêtements », a relaté le procureur. Repoussant à plusieurs reprises la main de son agresseur supposé, elle avait dit avoir quitté l’abri où dormait le groupe et s’être confiée à d’autres candidates, puis à des membres de l’équipe de tournage. « Il revient au seul juge d’instruction d’organiser les investigations à venir et de désigner un service enquêteur », a déclaré le procureur.
La défense doute du « discernement » de la victime supposée
Contacté par Le Monde, Léon del Forno, l’avocat de la candidate, n’a pas souhaité commenter la procédure en cours, afin de « respecter la sérénité de l’enquête ». « Nous réservons nos informations à la justice, a-t-il argué, mais quand il sera fait état d’informations inexactes, (…) on le signalera, parce que cela relève non seulement de faits inexacts, mais d’une intention de la déstabiliser. »
Jérémie Assous, l’avocat du candidat accusé, estime que l’ouverture d’une information judiciaire est « une excellente nouvelle » qui va permettre de « procéder à un certain nombre de demandes d’actes afin de connaître et participer à la manifestation de la vérité, sur les faits dont [son client] est accusé, qu’[il] conteste catégoriquement, mais également sur les conditions de tournage et sa légalité ». 
Connu pour les actions en justice qu’il a entreprises par le passé contre des chaînes de télévision et des sociétés de production d’émissions de télé-réalité, Me Assous « considère que si cette malheureuse a pu tenir de tels propos, c’est, je pense, parce que son discernement était altéré du fait des conditions de tournage ».
Le tournage de l’émission phare de TF1 aux Fidji a été annulé vendredi 11 mai, avait annoncé la société de production, Adventure Line Production (ALP), à la suite de « faits susceptibles de relever d’une agression sexuelle » rapportés « dans la nuit du 4e au 5e jour de tournage », selon le communiqué d’ALP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Depuis avril 2017, le service Vidéo du « Monde » a fait le choix de se concentrer sur une chose : l’explication.
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Quelle stratégie vidéo au « Monde » ?

Depuis avril 2017, le service Vidéo du « Monde » a fait le choix de se concentrer sur une chose : l’explication.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 17h29
    |

            David Castello-Lopes et 
Olivier Clairouin








                        


Vidéos en direct par drone, cartographies, animations, reportages à 360°, émissions culinaires, cinématographiques, scientifiques, musicales… depuis sa création, en 2011, le service Vidéo du Monde a expérimenté de nombreux formats.
Six ans plus tard, en avril 2017, nous nous sommes, cependant, donné une ligne éditoriale plus cohérente, celle de l’explication, et un objectif, celui d’unifier visuellement notre production. Sur le modèle de Vox, aux Etats-Unis, nous cherchons donc, désormais, à répondre aux questions que se posent nos lecteurs, mais aussi à celles qu’ils ne se posent pas encore, balayant à la fois des sujets ancrés dans l’actualité, des éléments du quotidien et des thèmes proches de la philosophie. Pour nous, il s’agit autant d’expliquer ceci :

Que ceci :

Ou ceci :

Faire principalement des vidéos d’explication
Pourquoi avons-nous fait ce choix ? D’abord parce que, de tous les formats que nous avions expérimentés, les vidéos pédagogiques étaient de loin celles qui avaient reçu le meilleur accueil : cartographies animées, analyses filmiques, vidéos scientifiques, explications en personnages animés…, tous ces éléments étaient à la fois ceux pour lesquels nous recevions le plus de retours positifs, mais aussi ceux qui réalisaient les meilleures audiences. Comme « Comprendre la domination de l’Etat islamique en 7 minutes », « Le réchauffement climatique expliqué en 4 minutes » ou « Comment la NSA vous espionne, expliqué en patates ».
Ce succès de nos vidéos pédagogiques est d’ailleurs assez logique. D’une part, la vidéo explicative est un genre à part entière, bien ancré dans la culture Web (et dont les télévisions elles-mêmes ont fini par s’inspirer). D’autre part, elles s’inscrivent dans la ligne éditoriale du Monde, celle de l’analyse et de la mise en perspective. Et dans un contexte où la grande majorité des sites d’information produit aujourd’hui de la vidéo, il était naturel de mettre l’accent sur ce qui nous définit le mieux.
Etre plus homogène et identifiable
Nous avons, par ailleurs, remarqué que nos contenus avaient tendance à manquer de cohérence dans leur forme. L’un des grands chantiers de notre réorganisation a donc été de rendre nos vidéos à la fois plus jolies et plus harmonieuses graphiquement.
Et nous sommes donc passés de ceci :

   


à ceci :

   


De ceci :

   


à ceci :

   


Et enfin de ceci :

   


à ceci :

   


Comment avons-nous fait ?
Pour que ce projet voie le jour, nous avons dû changer un certain nombre de choses dans l’organisation du service. Nous avons également diversifié les profils au sein de l’équipe, de façon à gagner en qualité technique. Enfin, nous avons organisé de nouvelles manières de travailler à quatre mains, voire à six, sur chacun de nos contenus, là encore dans un souci d’améliorer le rendu final.
Procéder ainsi nous a permis de nous affranchir progressivement des genres journalistiques hérités du papier (« reportage », « infographie animée », « plateau »…) et d’établir un ensemble de bonnes recettes réutilisables par les vidéastes du Monde, qu’il s’agisse de méthodes de recherche journalistique, de techniques d’écriture ou d’astuces de montage.
Et maintenant ?
Nous avons produit ces deux dernières années bon nombre de vidéos à destination des réseaux sociaux ainsi que de très nombreux Facebook Live. Nous avons cependant choisi en 2018 de diminuer drastiquement la quantité de ces contenus postés sur les comptes Facebook et Twitter du Monde pour les rediriger principalement vers une autre plate-forme : YouTube.
Les raisons en sont multiples :
les utilisateurs de YouTube sont plus exigeants en matière de vidéos, puisqu’ils se rendent sur la plate-forme dans l’intention d’en regarder. Ils sont donc dans une position plus active que ceux qui aperçoivent brièvement un contenu dans leur fil Facebook ou Twitter ;cette exigence du public de YouTube se retrouve dans nos statistiques : le temps moyen de visionnage de nos vidéos sur YouTube se maintient au-dessus de trois minutes, là où il se limite à une poignée de secondes sur Facebook ;YouTube est la plate-forme reine quand il s’agit de vidéos d’explication, de nombreux youtubeurs français et étrangers y ayant créé les codes fondateurs de ce que nous faisons aujourd’hui ;enfin, YouTube est un réseau social à part entière. Il nous offre la possibilité d’interagir avec notre audience dans les commentaires ou dans des vidéos en direct (pour lesquelles nous avons dorénavant le savoir-faire), de répondre à leurs interrogations et de recueillir leurs suggestions.
Ces directions prises, nous cherchons à faire mieux encore. En nous écartant peut-être de l’obsession des vidéos dites « en face cam », où un journaliste s’adresse à la caméra directement, et dont certains youtubeurs manifestent aujourd’hui leur lassitude. En diversifiant aussi notre production pour y inclure des « tribunes vidéo », où une personne témoigne sur un sujet, sans commentaire du journaliste. En lançant enfin des séries thématiques anglées, comme celle que nous préparons à l’occasion de la Coupe du monde sur ce que le big data a apporté au football.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Le journaliste de 52 ans, connu principalement sur le petit écran, devient directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale.
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« Surprenante », « hallucinante », « démotivante »… à Radio France, la nomination de Guy Lagache suscite des remous

Le journaliste de 52 ans, connu principalement sur le petit écran, devient directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
17.05.2018 à 06h34
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Le nom de Guy Lagache circulait depuis quelques jours dans les couloirs de Radio France, mais certains n’y croyaient pas. D’autres pensaient que ses rendez-vous à l’étage de la présidence annonçaient certes une nomination, mais pas au poste de directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale, où il a été nommé, mercredi 16 mai.
« On l’a appris en pleine conférence de rédaction de 15 heures. On est tous consternés… A la limite, c’est à se demander s’ils ne vont pas nommer Patrick Sébastien », s’énerve à chaud un journaliste de France Inter.
« C’est un choix qui paraît surprenant », lâche un autre salarié de la Maison ronde. « C’est hallucinant », répète un autre, incrédule. La surprise ressentie en interne rappelle un peu celle exprimée à France Télévisions lors de la nomination de Michel Field, un visage d’antenne, à la direction de l’information, pour diriger des milliers de journalistes.
« Pour décider de l’avenir de la radio, on met quelqu’un qui n’y connaît rien, s’inquiète le journaliste de France Inter. Le message, c’est “tout ce qui compte, c’est de répliquer le modèle France Info, qui s’appuie autant sur la télévision que sur la radio”. »
Méfiance
Après des débuts dans la société de production Capa et à France 3, Guy Lagache a effectué toute sa carrière au sein de chaînes de télévision privées : d’abord à M6, à partir de 1995, où il a notamment lancé le programme d’investigation « Secrets d’actualité » avant de présenter, à partir de 2003, le magazine économique « Capital ».
En 2011, il avait rejoint la chaîne D8 (devenue C8), en tant que directeur des programmes puis directeur de l’information et des magazines. En 2017, il avait quitté la chaîne pour lancer sa propre société de production.
Dans l’antre de la radio publique, la nomination de Guy Lagache en rappelle une autre : Catherine Nayl, venue de TF1 et devenue directrice de l’information de France Inter. « Au début, ça ne nous a pas fait sauter de joie même si au final, ça se passe plutôt bien. Mais avec Guy Lagache, la greffe me parait encore plus difficile », analyse un journaliste, qui estime cette nomination « démotivante ».
A Radio France, alors que le président de la République Emmanuel Macron a promis une réforme profonde de l’audiovisuel public, cette arrivée renforce les craintes de voir les spécificités du média radio gommées au profit d’une « banalisation », via les médias vidéo et texte, sur le numérique. La nomination réveille aussi la méfiance vis-à-vis de France Télévisions, ce grand frère avec lequel le gouvernement souhaite développer les « synergies ». Le modèle est ici France Info, l’offre d’information en continu commune créée par les deux entités de l’audiovisuel public et diversement appréciée en interne côté radio.
Stratégie assumée de « média global »
Pour la nouvelle présidente de Radio France, Sibyle Veil, la nomination de Guy Lagache correspond à la stratégie assumée de « média global ». Selon cette expression déjà mise en avant par son prédécesseur Mathieu Gallet, « la programmation de chaque chaîne » doit être « pensée sur l’ensemble de l’espace de distribution », a déclaré Mme Veil dans un communiqué. Les contenus de Radio France sont ainsi appelés à être déclinés sur tous les supports et formats : antenne hertzienne, numérique, son, vidéo, podcasts natifs, conférences…

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Pour la direction, M. Lagache est un profil extérieur, venu du monde de l’image, et donc complémentaire des experts maison de la radio, notamment des directeurs d’antenne. Il aurait pour fonction d’apporter un regard neuf pour susciter des nouveaux formats, adaptés aux nouveaux moyens de diffusion et d’écoute, comme les assistants vocaux ou les voitures connectées, cités dans le projet de Mme Veil.
« Les réflexions en cours avec les autres acteurs de l’audiovisuel public sont l’occasion d’affirmer le rôle de Radio France de fer de lance dans le développement des offres de service public que sont l’information, la culture, la proximité et le lien social ainsi que la conquête des jeunes publics », a écrit Sibyle Veil dans un exposé stratégie fait au conseil d’administration du 3 mai.
Premier test important pour Sibyle Veil
Guy Lagache succédera le 25 juin à Laurent Guimier, parti pour Europe 1, mais sa fonction n’est pas exactement la même et la nouvelle direction qui l’entourera pourrait être remaniée.
Ces derniers jours était attendue en interne la création d’un poste transversal de directeur de l’information, pour lequel ont été cités les noms de Matthieu Aron, ancien de France Info passé par L’Obs, mais aussi de Catherine Nayl. Un responsable de la « transformation » pourrait aussi être nommé.

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Pour Sibyle Veil, nommée le 12 avril en remplacement de Mathieu Gallet, révoqué après sa condamnation pour favoritisme, cette nomination est un premier test important. La stabilité de l’équipe de M. Gallet a été un des points forts de son mandat et en comparaison, un des points faibles de celui de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Le nouveau directeur de la radio, en difficulté, devrait davantage s’appuyer sur la vidéo et le numérique.
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Europe 1 : Lagardère officialise l’arrivée de Laurent Guimier

Le nouveau directeur de la radio, en difficulté, devrait davantage s’appuyer sur la vidéo et le numérique.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 10h52
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Après une longue et pénible attente pour les équipes d’Europe 1 et de Radio France, le feuilleton du transfert de Laurent Guimier touche à sa fin. L’ancien directeur délégué aux antennes de l’entreprise publique va prendre la tête de la station du groupe Lagardère. Sa nomination, évoquée dans Le Parisien, devait être annoncée dans un communiqué, mercredi 16 mai.
La station a connu 6,8 % d’audience cumulée pour la période janvier-mars, contre 7,7 % un an auparavant
M. Guimier remplace Frédéric Schlesinger, arrivé il y a moins d’un an pour redresser Europe 1. Après des tensions avec l’actuel dirigeant, notamment sur les budgets, le groupe Lagardère joue désormais l’apaisement, estimant que M. Schlesinger a fait un bon travail, sans toutefois rencontrer de succès auprès du public de la station. « Le juge de paix, ce sont les audiences », insiste-t-on en interne. La radio a connu 6,8 % d’audience cumulée pour la période janvier-mars, contre 7,7 % un an auparavant.
Patrick Cohen va donc être remercié, bien que sa matinale soit jugée « de qualité ». Lui aussi avait été débauché de Radio France par Arnaud Lagardère il y a moins d’un an. Pour le remplacer, « plusieurs pistes sont ouvertes », selon le groupe. Parmi elles figure Nikos Aliagas, animateur notamment d’une émission sur Europe 1. 

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Par ailleurs, selon un document interne qui a fuité sur le blog de l’animateur Jean-Marc Morandini, Europe 1 a commandité une étude d’image sur les « incarnations » suivantes : Maxime Switek, animateur sur Europe 1 et chroniqueur sur France 5, mais aussi Sonia Mabrouk, qui a une émission sur Europe 1 et sur CNews, ainsi que Laurent Bazin, qui assure la tranche du soir sur la station.
Patrick Cohen, actuel titulaire, et, plus inattendu, Elise Lucet, figure de proue des magazines « Cash Investigation » et « Envoyé spécial » sur le service public, ont également été testés . Mais, d’après l’étude, aucun des noms ne fait l’unanimité auprès des auditeurs de la station, qui s’est souvent définie comme une radio des cadres entretenant une vision « optimiste » de l’avenir.

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Studios vidéo performants dans les nouveaux locaux
Comment relancer Europe 1 ? La question est ouverte et délicate. Une solution serait que la radio s’appuie davantage sur la vidéo et le numérique. C’est l’une des raisons de la venue de M. Guimier, explique-t-on au sein du groupe. Lagardère a d’ailleurs construit des studios vidéo performants dans les nouveaux locaux que la radio doit intégrer en juillet, après avoir déménagé de son siège parisien historique, rue François-Ier, près des Champs-Elysées.
Le modèle est ici le « média global », expression utilisée par Laurent Guimier et Mathieu Gallet, l’ex-président de Radio France, pour désigner France Info, qui a été relancée en 2015 comme radio d’actualité chaude avant d’être intégrée dans une offre d’information multimédia coproduite avec France Télévisions.

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En revanche, M. Guimier ne sera pas nommé directeur du « pôle news » formé par les trois derniers médias détenus par le groupe Lagardère – Europe 1, Le Journal du dimanche et Paris Match – comme cela avait un temps été annoncé dans la presse. Il aura les mêmes fonctions que Frédéric Schlesinger et en référera directement à Arnaud Lagardère, qui a tenu à prendre la présidence de la radio il y a un an, en désaisissant Denis Olivennes, le patron de la branche médias Lagardère Active.
Le gérant et actionnaire du groupe était mécontent des audiences et du leadership d’Europe 1 depuis mi-2016, mais avait préféré se laisser du temps, car la présidentielle, période jugée favorable, approchait. Cette saison, il a préféré réagir sans attendre. Au risque de paraître impatient ou inconstant, car il venait de recruter lui-même M. Schlesinger. Cette nouvelle relance de la radio fondée par son père Jean-Luc est aussi un défi pour Arnaud Lagardère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ D’un montant de 2,3 milliards d’euros, elle équivaut à plus d’une année d’activité du secteur.
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édition abonné


La « très confortable » trésorerie des sociétés d’auteurs

D’un montant de 2,3 milliards d’euros, elle équivaut à plus d’une année d’activité du secteur.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 10h33
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

« C’est un secteur qui ne connaît pas la crise », affirme Alain Pichon, président de la commission de contrôle des organismes de gestion des droits d’auteur. Publié mercredi 16 mai, le rapport annuel 2018 sur ces 25 sociétés de perception et de répartition des droits d’auteur met en lumière « une hausse de 7,7 % des droits en 2016, à 1,75 milliard d’euros ». A elle seule, la Sacem (auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) a perçu 580 millions d’euros.
Chaque année, la commission analyse les flux financiers de ces organismes de gestion et en passe certains au crible sur un sujet précis. Là, l’exercice a porté sur l’évolution des charges de gestion entre 2011 et 2016. La commission – la seule à contrôler ce secteur pour le compte du gouvernement et du Parlement – n’a pas relevé d’abus manifestes, mais a adressé aux sociétés d’auteurs une trentaine de recommandations destinées à renforcer la transparence de l’information aux ayants droit.

Alain Pichon, également président honoraire de la Cour des comptes, reproche par exemple à ces organismes de « ne pas dépenser l’intégralité des crédits liés à l’action artistique et culturelle ». Sur près de 150 millions d’euros, seulement 122 millions ont été distribués, alors même que les aides d’Etat au spectacle vivant stagnent et que les subsides des collectivités locales fondent. M. Pichon regrette aussi « que ce soient toujours les mêmes », installés dans « les mêmes régions », qui en bénéficient.
Autre point saillant : l’existence d’une « très confortable » trésorerie qui, selon le président, représente au total 2,3 milliards d’euros. Un gros matelas qui équivaut à plus d’une année d’activité du secteur et même jusqu’à trois ans pour la Procirep (producteurs de cinéma et de télévision). La commission considère qu’au-delà d’une trésorerie équivalente à un an de perception « les sociétés conservent dans leurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ L’organisation de défense de la liberté de la presse indique que deux journalistes ont été tués et une vingtaine d’autres blessés par l’armée israélienne depuis le 30 mars.
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Gaza : RSF saisit la Cour pénale internationale contre les « crimes de guerre » israéliens

L’organisation de défense de la liberté de la presse indique que deux journalistes ont été tués et une vingtaine d’autres blessés par l’armée israélienne depuis le 30 mars.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 17h29
   





                        



   


Reporters sans frontières (RSF) annonce avoir saisi la Cour pénale internationale (CPI) « concernant la perpétration de crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre des journalistes palestiniens » depuis le 30 mars et le début de la « grande marche du retour ».
L’organisation explique avoir saisi la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, sur le fondement de l’article 15 du statut de Rome, qui stipule que la procureure peut ouvrir une enquête si des faits qui lui sont transmis relèvent de la compétence de la cour. Dans la requête transmise à Mme Bensouda, Reporters sans frontières mentionne des tirs directs de snipers israéliens sur des journalistes palestiniens. Pour Christophe Deloire, secrétaire général de RSF :
« Les autorités israéliennes ne pouvaient ignorer la présence, parmi les civils manifestant, de journalistes. Elles ont manqué à leur élémentaire devoir de précaution et de distinction en visant à balles réelles ces personnes protégées. Ces violations délibérées et répétées du droit humanitaire international sont constitutifs de crimes de guerre. En saisissant la Cour pénale internationale, RSF appelle les autorités israéliennes au strict respect du droit international » 
Selon l’ONG, deux journalistes palestiniens – Yasser Murtaja, 30 ans, photographe pour l’agence Ain Media, et Ahmed Abou Hussein, 27 ans, journaliste pour Radio Shaab et Bisann News – ont été tués par balle par l’armée israélienne depuis le 30 mars, alors qu’ils étaient « clairement identifiés par un gilet ou un casque barré du mot “press” », et une vingtaine d’autres ont été blessés, dont sept journalistes lundi 14 mai : deux journalistes à l’est de la ville de Gaza, deux autres près de la ville de Khan Younès et un dernier à l’est de Rafah.

   


La CPI « prendra toute mesure appropriée »
La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a affirmé quelques heures plus tard, mardi, qu’elle suivait de près les violences à Gaza et promis de « prendre toute mesure appropriée ». « Mon équipe suit attentivement les développements sur place et examine tout crime présumé qui pourrait être du ressort » de la CPI, a-t-elle declaré, affirmant que « la violence doit cesser ».
Au total lundi, près de 60 Palestiniens ont été tués et 2 700 blessés par des tirs de l’armée israélienne à la frontière avec la bande de Gaza, au jour du 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël et de l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

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                « L’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem a décuplé la frustration des Palestiniens »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ De « Micro News » à « Canard PC » dont il était le directeur, en passant par « Joystick », « Lord Casque Noir » a accompagné quatre décennies de presse jeux vidéo.
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Mort de Jérôme Darnaudet, vétéran de la presse jeux vidéo

De « Micro News » à « Canard PC » dont il était le directeur, en passant par « Joystick », « Lord Casque Noir » a accompagné quatre décennies de presse jeux vidéo.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 19h55
    |

            Corentin Lamy








                        



   


Jérôme Darnaudet est mort, lundi 7 mai, à l’âge de 49 ans, après « un très long combat contre la maladie », a annoncé, lundi 14 mai, son collègue Ivan Gaudé sur le site de Canard PC, magazine qu’ils ont cofondé en 2003.
Celui qui était le directeur de la rédaction du magazine « a été inhumé dans l’intimité familiale à Bédéchan, dans le département du Gers », précise M. Gaudé.
Bimensuel de tests et d’actualité du jeu vidéo, publication atypique au ton humoristique voire satirique, Canard PC est l’un des plus anciens magazines spécialisés encore en activité. M. Darnaudet en fut le premier rédacteur en chef et le « CEO des thunes ».
Samuel Demeulemeester, rédacteur en chef de Canard PC Hardware, a rendu hommage à « un ami hors norme » et au « dernier utilisateur de Windows Phone au monde ».
« La folle histoire »
Vétéran de la presse spécialisée, Jérôme Darnaudet y était connu sous le pseudonyme de Lord Casque Noir, en référence au film La Folle Histoire de l’espace de Mel Brooks.
Il y avait fait ses débuts à la fin des années 1980 dans Micro News, avant d’entrer à Joystick en 1992, à l’époque magazine de jeux vidéo sur ordinateur leadeur du marché. Il en devient le rédacteur en chef en 2002. En 2003, le groupe Hachette Disney Presse se sépare de son pôle jeux vidéo et Joystick est racheté par le groupe britannique Future Publishing.
Soucieux de préserver le ton impertinent du magazine, M. Darnaudet quitte alors Joystick et cofonde Presse Non-Stop, société éditrice de Canard PC, de Canard PC Hardware ou encore d’Humanoïde. Encore aujourd’hui, Presse Non-Stop est majoritairement détenue par ses journalistes fondateurs.
Dans son premier éditorial, Canard PC définissait ainsi sa ligne éditoriale.
« Indépendance, sérieux, clarté, refus total de la vulgarité : ça, c’est du journalisme, bordel. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Le journaliste, qui anime la matinale de la station de radio depuis septembre 2017, officiera le soir sur BFM-TV dès la saison prochaine.
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Bruce Toussaint partira de Franceinfo à la fin de la saison

Le journaliste, qui anime la matinale de la station de radio depuis septembre 2017, officiera le soir sur BFM-TV dès la saison prochaine.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 17h31
   





                        



   


Bruce Toussaint partira des ondes de Franceinfo à la fin de la saison, à la fin du mois de juin, a annoncé Vincent Giret, le directeur de la radio, lundi 14 mai. Le journaliste était arrivé en septembre 2017 à la tête de la matinale de Franceinfo, de 7 heures à 9 heures, pour remplacer Fabienne Sintes, elle-même arrivée dans cette tranche un an plus tôt, après avoir animé le 6 heures-9 heures pendant deux ans.
La croissance de l’audience de Franceinfo, déjà forte en 2016-2017, s’est poursuivie en 2017-2018 avec un gain de 200 000 auditeurs, soit une progression de 10 %.
Le journaliste animera dès la saison prochaine la tranche 22 heures-minuit sur BFM-TV et prendra la tête de l’émission d’actualité « Grand Angle », du lundi au jeudi, actuellement présentée par Jean-Baptiste Boursier.

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                Franceinfo, les bonnes ondes d’une trentenaire






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ L’annulation du tournage du jeu d’aventure diffusé sur TF1 avait été annoncée vendredi par le producteur de l’émission, Adventure Line Productions, en raison d’un « événement extérieur au jeu survenu entre deux concurrents ».
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« Koh-Lanta » : garde à vue levée pour le candidat soupçonné d’agression sexuelle

L’annulation du tournage du jeu d’aventure diffusé sur TF1 avait été annoncée vendredi par le producteur de l’émission, Adventure Line Productions, en raison d’un « événement extérieur au jeu survenu entre deux concurrents ».



Le Monde
 |    14.05.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 18h00
   





                        



   


La garde à vue de l’homme soupçonné d’avoir agressé sexuellement une candidate de « Koh-Lanta » a été levée dans l’après-midi, lundi 14 mai, après quelques heures passées dans les les locaux de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. L’homme, qui nie les faits, a été laissé libre et « l’enquête se poursuit », a ajouté le parquet de Bobigny, qui a ouvert une enquête à la suite de la plainte déposée dimanche par la candidate. Il avait été arrêté dans la matinée, alors qu’il descendait de l’avion à l’aéroport de Roissy - Charles-de-Gaulle.
Vendredi, le producteur de l’émission diffusée sur TF1, Adventure Line Productions (ALP) avait annoncé dans un communiqué l’annulation du tournage de l’émission dans le Pacifique en raison d’un « événement extérieur au jeu survenu entre deux concurrents ».
« Dans la nuit du 4e au 5e jour de tournage, une concurrente a fait état de faits susceptibles de relever d’une agression sexuelle », avait par la suite précisé Alexia Laroche-Joubert, la présidente d’Adventure Line Productions, ajoutant que « ces faits sont formellement contestés par le concurrent concerné ». Face à cette situation, ALP avait choisi de n’être « ni juge ni procureur », et de « respecter la parole de l’une comme la présomption d’innocence de l’autre ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Avec plus de cinq millions de téléspectateurs, la finale du concours a largement devancé celle de « The Voice » sur TF1.
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Meilleure audience pour l’Eurovision depuis 2009

Avec plus de cinq millions de téléspectateurs, la finale du concours a largement devancé celle de « The Voice » sur TF1.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 13h16
   





                        


La finale du concours de l’Eurovision, diffusée samedi 12 mai sur France 2 en direct depuis Lisbonne, a enregistré sa meilleure audience depuis 2009, avec plus de cinq millions de téléspectateurs, et a largement devancé la finale de The Voice de TF1, tombée à un plus bas niveau, d’après des chiffres de Médiamétrie.
Selon les données de Médiamétrie, la 63e édition du concours, remportée par la chanteuse israélienne Netta, a été suivie par 5,2 millions de téléspectateurs, donnant à France 2 une part d’audience de 28,5 %.
C’est le meilleur résultat depuis 2009, quand l’Eurovision avait réuni 5,7 millions de téléspectateurs. Depuis, l’émission n’était jamais remontée au-dessus de cinq millions de téléspectateurs et s’était même effondrée sous la barre des trois millions en 2013 et 2014.
Parallèlement, la finale du télécrochet de TF1, The Voice, diffusée également samedi soir, a été regardée par 4,5 millions de téléspectateurs, soit une part d’audience de 21,2 % pour TF1. A l’inverse, c’est un plus bas historique pour la finale de ce show lancé en 2012, et qui avait attiré un peu moins de cinq millions de téléspectateurs lors des deux précédentes finales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Fini les horaires imposés de la télévision, l’arrivée de la plate-forme américaine a révolutionné les usages des consommateurs.
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« Etre abonné à Netflix, c’est faire partie d’une communauté »

Fini les horaires imposés de la télévision, l’arrivée de la plate-forme américaine a révolutionné les usages des consommateurs.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 15h27
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

C’est un aveu qui ressemble à ceux recueillis sur le divan : Netflix a tué la télévision de papa, si l’on en croit les près de 300 témoignages recueillis à la suite d’un appel lancé sur Lemonde.fr. Christophe Capeyron était un fidèle de Canal+ de plus de vingt ans : une chaîne de télévision payante dont ses parents étaient clients depuis sa création le 4 novembre 1984. A l’époque, c’était le phénomène du paysage audiovisuel français dont Netflix, avec ses séries vedettes comme Narcos, Dark ou La Casa de Papel, est le pendant, trente ans plus tard.
« Binge-watching », « binge-racing », « Netflix-cheating »
Quand M. Capeyron, cadre commercial, habitant à Epinal, a choisi la plate-forme américaine, il a programmé la fin du lien « familial » avec Canal+ : en septembre, lorsque son abonnement viendra à échéance. « On ne regarde plus Canal, seul le replay survit dans la maison. » Le passage des générations… C’est ce que pense aussi Thomas Ladouce, professeur des écoles de 35 ans. Une nouvelle époque s’engage : avant, c’était « des programmes qui ne m’intéressaient pas pour la plupart (télé-réalité, etc.), le tout entrecoupé de pubs de plus en plus nombreuses » ; « des programmes TV qui ne démarrent pas à l’heure et donc un film qui se termine vers 23 heures ». C’est désormais l’ère du binge-watching, qui consiste à finir de regarder une série dans la semaine suivant le début du visionnage, du binge-racing – finir en vingt-quatre heures tous une saison dès sa sortie –, du Netflix-cheating – regarder des épisodes seul alors qu’on avait commencé en couple…

« Quand je veux, ce que je veux, où je veux »
Fini donc les horaires imposés de la télévision linéaire, désormais il est possible d’être le maître des écrans, chez soi ou à l’extérieur, avec toutes sortes d’écrans. Au total, Netflix est compatible avec 1 700 types...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Malgré la menace, les groupes audiovisuels français ont des difficultés à s’entendre.
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En France, une riposte crédible à Netflix peine à s’organiser

Malgré la menace, les groupes audiovisuels français ont des difficultés à s’entendre.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h37
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 10h49
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Faire émerger un Netflix français ou européen… Tout le monde en rêve, mais personne n’assume, aujourd’hui, cet objectif. La montée en puissance du géant américain intimide : ces derniers mois, il recrute, en France, environ 100 000 abonnés par mois, et espérait en atteindre 3,5 millions fin mars, selon Libération.
Arrivé en France en 2015, le groupe Netflix y a d’abord été vu comme un concurrent pour la plate-forme de vidéo à la demande par abonnement Canalplay, puis comme une menace pour le service premium de sa maison mère, Canal+, qui compte 4,95 millions d’abonnés. « Aujourd’hui, tout le monde prend conscience que Netflix concurrence l’ensemble des chaînes de télévision, explique un cadre du secteur. Le sujet n’est pas de prendre la place de Netflix, mais de l’empêcher de prendre la nôtre ! »

Malgré ce sentiment d’urgence, voire de panique, élaborer une riposte crédible reste difficile. France Télévisions en fait l’expérience, bien que sa présidente, Delphine Ernotte, ait annoncé, dès 2015, vouloir créer une plate-forme de vidéo à la demande par abonnement. L’entreprise publique a d’abord constaté qu’il était impossible de construire un service avec ses homologues européens, car aucune chaîne ne possède les droits de diffuser sur tout le continent les séries et films qu’elle finance. Et, à l’échelle française, acheter un catalogue d’œuvres attrayant est jugé trop cher et difficile à rentabiliser par France Télévisions.
Les discussions avec TF1 et M6 « avancent bien »
L’équipe de Mme Ernotte a obtenu des grands producteurs qu’ils mettent quand même à disposition leurs programmes, de façon non exclusive, en échange d’une part – environ 20 % – des revenus des abonnements. Mais, après avoir accumulé les retards, France Télévisions a fini par mettre le projet « en pause » : la direction et Matignon ont estimé qu’il était difficile, pour l’entreprise publique, de porter un tel service...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La plate-forme américaine de vidéo à la demande Netflix veut investir près de 7 milliards d’euros dans l’audiovisuel et le cinéma en 2018.
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Sortie en salles ou diffusion sur petit écran ? Le dilemme des réalisateurs à Cannes

La plate-forme américaine de vidéo à la demande Netflix veut investir près de 7 milliards d’euros dans l’audiovisuel et le cinéma en 2018.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 10h48
    |

            Nicole Vulser (Cannes, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Netflix, le grand absent, mis au ban du 71e Festival de Cannes ? Pas tant que cela. Certes, la plus grande plate-forme mondiale de vidéo par abonnement s’est exclue d’elle-même en refusant de sortir ses films en salles dans l’Hexagone avant de les mettre à la disposition des internautes, comme le prévoit le nouveau règlement de la compétition.
C’est la raison pour laquelle plusieurs longs-métrages qu’elle a financés n’ont pu figurer dans la sélection, comme The Other Side of the Wind – celui laissé inachevé par Orson Welles et terminé par Peter Bogdanovich, avec le producteur Frank Marshall – ou encore Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron, Hold the Dark, de l’Américain Jeremy Saulnier, et Norway, du Britannique Paul Greengrass.

Pourtant, si aucun des grands patrons de Netflix n’a fait le déplacement à Cannes, les affaires, elles, se poursuivent. Ainsi, l’entreprise y a envoyé une importante délégation de vingt-six acheteurs et professionnels du marketing venus des Etats-Unis et d’Europe dans le cadre du Marché du film. A titre de comparaison, Amazon n’en a missionné que dix-sept.
Netflix a la ferme intention de poursuivre ses emplettes (3 000 longs-métrages sont en vente au Marché) afin d’enrichir l’offre proposée à ses 125 millions d’abonnés dans le monde. Tous les vendeurs internationaux redoublent d’efforts pour séduire la plate-forme, devenue l’un des principaux acheteurs planétaires de droits de films en vidéo. Ses premières offres concernaient surtout le marché américain.
Martin Scorsese, cas emblématique
En revanche, les négociations en cours depuis plusieurs mois pour l’acquisition, par Netflix, d’EuropaCorp, le studio de Luc Besson, semblent avoir achoppé définitivement sur la Croisette, faute d’accord sur la valorisation du catalogue. Le fait que l’entreprise française repose strictement sur les épaules du réalisateur aurait également pesé dans la balance. Netflix...




                        

                        


<article-nb="2018/05/17/19-20">
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Mi-GAFA, mi-studio hollywoodien, le nouveau monstre de l’audiovisuel connaît un succès fulgurant. Il compte désormais 125 millions d’abonnés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
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Netflix dynamite la télé et le septième art

Mi-GAFA, mi-studio hollywoodien, le nouveau monstre de l’audiovisuel connaît un succès fulgurant. Il compte désormais 125 millions d’abonnés.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 07h08
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Netflix a-t-il déjà gagné la guerre ? La question se pose dans les couloirs des chaînes de télévision, dans les grands studios ou les entreprises technologiques, dans les coulisses du Festival de Cannes ou dans les cabinets ministériels. Ses séries s’invitent de plus en plus dans les conversations. « Un de mes collègues est allé à une fête avec ses parents, plutôt âgés. Sa mère y discutait des programmes de Netflix avec ses copines. Ça l’a soufflé », raconte un producteur français, mi-amusé, mi-effaré.
La formule à la demande de Netflix est en phase avec les attentes des téléspectateurs : c’est une sorte de buffet audiovisuel à volonté, où l’on peut goûter les dernières grandes productions maison, comme la série de science-fiction Stranger Things, rattraper des vieux classiques tels que Friends, se laisser aller à quelques films de séries B ou s’orienter vers d’étonnants mangas japonais ou un documentaire de six heures sur une secte établie dans l’Oregon jusqu’en 1985 (Wild Wild Country). Consommable sur place, avec son téléviseur, ou à emporter, sur ordinateur, tablette ou smartphone, le menu comporte peu de grands films récents et laisse parfois le même goût d’indécision ressenti face aux murs de DVD d’un vidéoclub… mais, pour 10 euros par mois, il offre un rapport qualité-prix assez addictif.
Au premier trimestre 2018, Netflix a dépassé toutes les prévisions en conquérant 7,4 millions de nouveaux abonnés. Son chiffre d’affaires a fait un bond de 43 % par rapport à 2017, lorsqu’il avait engrangé 11,6 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros) pour un résultat de 886 millions… Le service dépensera cette année 8 milliards de dollars dans les contenus, et il compte désormais 125 millions d’abonnés, dont 3,5 millions en France.
Premier studio international
Le modèle de Netflix fascine et fait débat. C’est un ovni, à mi-chemin entre les grandes plates-formes numériques (GAFA) et les géants du divertissement...




                        

                        

