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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ A trois semaines de son congrès confédéral, du 4 au 8 juin à Rennes, la première organisation syndicale du secteur privé précise qu’elle comptait 623 802 adhérents en 2017, et non 860 243 comme annoncés jusqu’alors.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La candidature de l’ancien député de Gironde comme tête de liste commune entre Génération.s et EELV est étudiée par les deux formations.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Elections européennes : Noël Mamère, un candidat de consensus ?

La candidature de l’ancien député de Gironde comme tête de liste commune entre Génération.s et EELV est étudiée par les deux formations.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 17h55
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 18h10
    |

            Abel Mestre








                        



   


Son nom revient systématiquement depuis plusieurs mois. Noël Mamère, 69 ans, est régulièrement cité comme potentielle tête d’une liste commune entre Génération.s et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) aux élections européennes de mai 2019. « C’est une option que l’on étudie », reconnaît Guillaume Balas, bras droit de Benoît Hamon. Julien Bayou, porte-parole d’EELV, verrait également d’un bon œil l’arrivée de l’ancien député de Gironde qui ne s’est pas représenté aux législatives de 2017, comme locomotive d’une liste d’union, de gauche et pro-européenne.
L’idée a germé, début 2018, chez Cécile Duflot (depuis retirée de la vie politique) et quelques-uns de ses proches, après que d’autres personnalités ont été approchées, sans succès, comme Christiane Taubira. Il est vrai que Noël Mamère a le profil idéal pour être un candidat de consensus. Son engagement européen est connu, il est à la fois adhérent à EELV et dans les instances de Génération.s, et son âge fait de lui « un passeur », selon le mot de M. Bayou, pour les militants plus jeunes.

        Lire l’entretien avec Noël Mamère :
         

          « Si Génération.s et EELV ont besoin de moi aux européennes, j’irai »



Génération.s et EELV ont, de plus, des programmes quasiment identiques, aussi bien sur les institutions européennes – les deux organisations se disent fédéralistes – que sur l’écologie ou la question du travail. Avoir deux listes concurrentes reviendrait à fragmenter le paysage d’une gauche mal en point et contribuerait à un éparpillement des voix. Mais l’union ne va pas de soi et plusieurs obstacles existent encore.
« Risque de balkanisation »
Certains cadres d’EELV, comme Yannick Jadot, veulent en effet une liste en leur nom propre. Le scrutin européen, une liste nationale à la proportionnelle, est celui qui réussit le mieux aux écologistes qui ont encore en mémoire leur score de 2009 (16,28 % des suffrages). La stratégie autonome permettrait de reconduire les sortants et de siéger dans le groupe des Verts européens. Bref, d’exister dans le paysage politique.
Du côté de Génération.s, on hésite encore sur la tête de liste. Benoît Hamon lui-même ne dit pas non. Le nouveau mouvement fondé par l’ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2017 doit tenir une convention les 30 juin et 1er juillet à Grenoble où un texte d’orientation stratégique sera adopté. La liste, elle, devrait être annoncée à l’automne. « Avec EELV, on peut aboutir à quelque chose. Sinon, il y a un risque de balkanisation, avertit Guillaume Balas. Et ceux qui auront refusé l’alliance devront expliquer pourquoi. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’ancien député écologiste plaide pour une candidature commune entre les deux formations au scrutin de mai 2019.
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Noël Mamère prêt à conduire une liste Génération.s-EELV aux européennes

Dans un entretien au « Monde », l’ancien député écologiste plaide pour une candidature commune entre les deux formations au scrutin de mai 2019.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 18h14
    |

                            Astrid de Villaines








                        



   


L’ancien député écologiste plaide pour une candidature commune entre Générations.s et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) aux élections européennes qui se dérouleront en mai 2019.
Vous n’êtes plus ni député ni maire depuis juin 2017. Avez-vous tourné le dos à la politique ?
Non, j’écris des documentaires et je travaille aux liens entre Génération.s et Europe Ecologie-Les Verts. Dans la perspective des européennes, il faut travailler à ce rapprochement ! Je n’imagine pas une seconde qu’il puisse y avoir deux listes. Il faut créer les conditions d’une liste commune aux européennes qui soit le préalable à une nouvelle entité politique.
Pourriez-vous conduire la liste de cette nouvelle entité politique ?
J’ai été sollicité par des amis écologistes qui m’ont dit « ce serait bien que tu sois tête de liste ». C’est un peu compliqué pour moi de dire oui alors que j’ai commencé mon retrait de toute fonction élective en politique. On dit qu’il faut du renouvellement, il faut donc se l’appliquer à soi-même. Après, on peut toujours réfléchir, et si je peux rendre service, je le ferai.

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Pourquoi vouloir retourner en politique alors que vous l’aviez quittée ?
La politique est une drogue dure. En 2017, je me suis arraché la double perfusion de député et de maire. Mais je n’étais pas « en descente », je m’étais préparé ! Il est urgent que les gauches se réveillent. J’ai envie de me mêler de ce qui me regarde, c’est-à-dire la politique, cela peut passer par des fonctions électives, mais pas seulement… Et je ne suis pas demandeur. Mais je garde ce goût pour le combat politique. On ne baisse pas les bras devant une telle crise écologique aux conséquences sociales et environnementales sans précédent.
Vous avez été député pendant vingt ans, vous n’incarnez pas vraiment le renouvellement…
C’est ce qui me désole et qui flatte mon amour-propre en même temps : ils cherchent des gens, mais à chaque fois ça finit sur moi.
Avez-vous discuté de l’hypothèse de votre candidature avec Benoît Hamon ?
Non. Je dois le voir la semaine prochaine, mais je ne lui en parlerai pas. Cela doit venir de lui. Il semblerait que ce soit une hypothèse qu’il envisage. En tout cas, s’ils ont besoin de moi, j’irai. Mais, je le répète, à la condition que nous ne présentions qu’une seule liste. Et cela peut également être en position non éligible.
Pour le moment, la direction d’EELV ne parle pas d’alliance avec Génération.s…
Il y a une tendance à vouloir partir seuls. Ils s’imaginent qu’ils vont refonder tout seuls l’écologie politique, mais il n’y a pas d’autre solution que de s’allier. On ne va pas tirer le rideau de l’écologie politique maintenant !
Il y a beaucoup d’eurodéputés sortants chez Génération.s et EELV qui espèrent être réélus, ce que compliquerait une liste de « renouvellement ». Qu’en pensez-vous ?
Il faudra leur dire non. J’ai conduit cinq listes aux municipales, heureusement que je n’ai pas reconduit tous ceux qui étaient là depuis 1989. C’est comme ça qu’on gagne ! La logique politique ne s’impose pas toujours aux responsables politiques, le problème des ego est vieux comme la politique.
Quels sont vos rapports avec Jean-Luc Mélenchon ?
Ils sont peu fréquents. Ils étaient bons jusqu’à l’épisode du Média [Noël Mamère a quitté le pure player de la gauche radicale en février, après l’éviction de sa rédactrice en chef]. La France insoumise aurait bien aimé que je les rejoigne à la présidentielle, mais je n’avais aucune raison de le faire : mon candidat était Benoît Hamon. Jean-Luc Mélenchon m’envoyait des SMS pour me dire : « Regarde les sondages, rejoins-nous ! ». Mais trop de sujets nous séparent : l’Europe, la question de la souveraineté, du travail, notamment l’enjeu du revenu universel, le rapport aux régimes dirigistes, l’analyse de la situation syrienne et la proximité avec la Russie…
Pourquoi l’unité de la gauche est-elle au point mort ?
Le comportement de Jean-Luc Mélenchon contribue à assécher la gauche, car il n’accepte aucune discussion. Il se considère comme l’incarnation du peuple. Il domine aujourd’hui, mais il domine sur un tas de ruines. Il est le roi du cimetière. Il y a une tombe bien fleurie, c’est celle de La France insoumise, mais le reste est à l’abandon. Je ne me résous pas à un Lider Maximo qui règne sur ce qu’il reste de la gauche. Cela empêche toute reconstruction pour une véritable alternative au techno-capitalisme incarné par Emmanuel Macron.
Comment jugez-vous la première année d’Emmanuel Macron à l’Elysée ?
Emmanuel Macron prend de sérieux risques en affaiblissant de manière systématique les corps intermédiaires et en menant une politique libérale qui s’adresse principalement aux plus nantis. Avec la SNCF, il veut avoir « sa » réforme comme Thatcher ou Reagan, mais ce n’est pas aussi simple, cette entreprise appartient au patrimoine français.
Malgré le mouvement social, le gouvernement ne semble pas prêt à reculer…
Il y a des médicaments à « effet retard ». Le 26 mai, il n’y aura pas forcément une « marée humaine », mais cela ne signera pas pour autant une victoire d’Emmanuel Macron. La politique se fait sur le long terme. « Et, monté sur le faîte, il aspire à descendre », écrivait Corneille dans Cinna. Mais je ne le souhaite pas pour la France, car un échec de Macron constituerait un risque grave avec la montée des populismes et de l’extrême droite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La centrale a annoncé mercredi son intention de rejoindre la « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ « Paris a été frappé une nouvelle fois », a déploré l’édile socialiste lors d’une cérémonie dans le quartier de l’Opéra Garnier, dans la capitale.
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Hommage d’Anne Hidalgo à Ronan Gosnet, tué dans l’attentat au couteau de Paris

« Paris a été frappé une nouvelle fois », a déploré l’édile socialiste lors d’une cérémonie dans le quartier de l’Opéra Garnier, dans la capitale.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 13h55
   





                        



   


La maire de Paris, Anne Hidalgo, a rendu hommage mercredi 16 mai à Ronan Gosnet, tué lors de l’attentat au couteau survenu dans le centre de la capitale samedi soir. « Paris a été frappé une nouvelle fois », a déploré l’édile socialiste lors d’une cérémonie dans le quartier de l’Opéra Garnier (9e arrondissement).

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                Attaque au couteau à Paris : un assaillant jeune, suivi par les services de renseignement



« Un jeune homme est mort, un Parisien, Ronan Gosnet, qui aimait cette ville, qui y travaillait », a déclaré Mme Hidalgo, accompagnée du maire écologiste du 2e arrondissement Jacques Boutault, de la maire Les Républicains (LR) du 5e Florence Berthout, de la présidente LR du conseil régional d’Ile-de-France Valérie Pécresse et du député La République en marche de Paris Sylvain Maillard.

Cérémonie d’hommage à Ronan Gosnet, jeune Parisien assassiné lors de l’attentat du 12 mai 2018, rue #Monsigny. Une… https://t.co/YvuppxV8DO— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Débat sur les fichés S
Les élus se sont ensuite rendus sur le lieu de l’attaque, qui a également fait quatre blessés et dont l’auteur Khamzat Azimov a été tué par la police, pour déposer une gerbe et observer une minute de silence. Mme Hidalgo a également rappelé que l’attaque avait eu lieu « dans un quartier touristique, un quartier animé de la capitale ». « C’est sans doute cela aussi qui était visé, notre façon de vivre, notre façon d’aimer la vie », a-t-elle déploré.

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                Qui est Khamzat Azimov, l’auteur de l’attentat qui a fait un mort samedi à Paris ?



De son côté, Valérie Pécresse a jugé sur Twitter que « les personnes fichées S soupçonnées de radicalisation doivent être poursuivies pour intelligence avec l’ennemi ». La commission des lois du Sénat a d’ailleurs décidé mercredi de créer un groupe de travail sur l’amélioration de l’efficacité des fiches S après l’attentat à Paris. Cet outil du fichier des personnes recherchées fournit notamment des consignes de surveillance aux forces de l’ordre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Kemal Dervis estime que la mondialisation ne suffira pas à elle seule à définir un grand parti politique et que dans les années à venir Emmanuel Macron devra s’aligner plus étroitement sur le centre droit ou sur le centre gauche.
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« Pour être acceptée, la mondialisation doit être accompagnée d’une politique sociale modernisée »

Dans cette chronique, l’économiste Kemal Dervis estime que la mondialisation ne suffira pas à elle seule à définir un grand parti politique et que dans les années à venir Emmanuel Macron devra s’aligner plus étroitement sur le centre droit ou sur le centre gauche.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 13h00
    |

Kemal Dervis (Chercheur à la Brookings Institution, ancien ministre turc de l’économie et ancien vice-président de la Banque mondiale)







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. S’adressant au Congrès amé­ricain le 25 avril, lors de sa visite officielle aux Etats-Unis, Emmanuel Macron a défendu un point de vue résolument internationaliste, appelant au renforcement des institutions internationales, au renouvellement de l’engagement en faveur d’échanges commerciaux basés sur des règles et à une adhésion sans réserve à la mondialisation.
A une époque où les motifs d’inquiétude ne manquent pas, qu’il s’agisse de la remise en cause du libéralisme, de l’avenir de la social-démocratie, de la montée en puissance des nationalismes ou du rejet de la mondialisation, cette position est remarquable. Le président français propose une « nouvelle politique » pour l’Occident, qui ne serait plus uniquement définie par la concurrence entre les grands partis du centre droit et du centre gauche.
Dès le début de son entrée en politique, Macron a décrit son mouvement, baptisé En marche !, comme n’étant ni de gauche ni de droite, mais en évitant aussi toute référence au « centrisme ». Aujourd’hui, il le qualifie comme étant à la fois de gauche et de droite. Si ce clivage gauche-droite devient de plus en plus flou, la question se pose de savoir ce qui le remplacera.
Polarisation électorale
Etant donné que la mondialisation est au centre des débats politiques dans la plupart des pays, ce pourrait être l’opposition entre les partis cosmopolites et les partis chauvins. Dans cette optique, Macron serait à la tête du mouvement pro-mondialisation (et pro-européen), tandis que les partis de l’opposition, de droite ou de gauche, seraient hostiles à une politique d’ouverture économique.
Pour être populaire, un positionnement promondialisation nécessite un nouveau contrat social, soutenu par des actions et des moyens financiers publics
En réalité, les partis politiques de centre droit et de centre gauche existants – en France et dans les autres pays occidentaux – comprennent des factions tournées vers l’international...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les eurodéputés socialistes Emmanuel Maurel et Christine Revault d’Allonnes doivent définir un programme avant octobre. En ligne de mire, la délicate tâche de trouver une tête de liste pour le scrutin de mai 2019.
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Le PS face au difficile « chantier » des européennes

Les eurodéputés socialistes Emmanuel Maurel et Christine Revault d’Allonnes doivent définir un programme avant octobre. En ligne de mire, la délicate tâche de trouver une tête de liste pour le scrutin de mai 2019.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 12h29
    |

                            Astrid de Villaines








                        


C’était la « priorité » d’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste. Le « chantier » consacré à l’Europe pour préparer les élections européennes de mai 2019 a été ouvert mardi 15 mai, lors d’un bureau national. Deux députés européens en prennent la tête : Christine Revault d’Allonnes et Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche qui a longuement hésité avant d’accepter. Ils seront accompagnés de deux rapporteurs, les députés Boris Vallaud, également secrétaire national chargé de l’Europe, et Marietta Karamanli, proche de Stéphane Le Foll.
Ce chantier doit élaborer un programme pour des élections historiquement très compliquées pour le parti qui ne s’est jamais remis de ses divisions lors du référendum de 2005. « J’ai envie qu’on sorte des sentiers battus de la social-démocratie et qu’on arrête de dire “Et maintenant l’Europe sociale” qui ne se produit jamais », explique M. Maurel. « Nous sommes européens, mais pas eurobéats », affirme Mme Revault d’Allonnes, en référence à Emmanuel Macron qui va jouer à fond la carte européenne et qui peut prendre des voix au PS.
Une tête de liste difficile à trouver
Autre question majeure à résoudre avant le mois d’octobre, date de la fin du chantier : qui pour mener la liste ? L’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira a été approchée, mais elle a décliné. Najat Vallaud-Belkacem, aujourd’hui directrice de collection chez Fayard et membre de la direction de l’institut de sondages Ipsos, s’est mise en retrait de la vie politique : « Je suis heureuse là où je suis », évacue-t-elle.
Le commissaire européen chargé des affaires économiques, Pierre Moscovici, est disposé à conduire la liste mais bon nombre de socialistes émettent des réserves à l’évocation de son nom. « Ce n’est pas le renouveau », dit le sénateur David Assouline. « Ce serait rédhibitoire », ajoute sa consœur du palais du Luxembourg Marie-Noëlle Lienemann. « Je ne veux pas être le candidat d’un parti qui traîne les pieds avec une liste de grognons », répond l’ancien ministre de l’économie. « Moscovici est la roue de secours d’Olivier Faure. S’il ne trouve personne d’autre, il le prendra », avance une source parlementaire.
Un autre ex-ministre de François Hollande a récemment fait une offre de service à Olivier Faure : Christian Eckert. « Je me suis déclaré disponible, confirme l’ancien ministre du budget. Je n’ai pas une grande notoriété, mais il y a une sorte de vide, et beaucoup dont je suis voient d’un mauvais œil la candidature de Pierre Moscovici. » Pour l’instant, les socialistes semblent au moins d’accord sur un point : leur opposition à la candidature du commissaire européen.

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                Les premiers pas feutrés d’Olivier Faure à la tête du PS






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Jean-Charles Simon, et son soutien, Vincent Charpin estiment que « le processus de l’élection à la présidence du Medef (…) ne permet pas l’expression normale de [leur] candidature ».
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Election du président du Medef : un candidat se retire au profit de Geoffroy Roux de Bézieux

Jean-Charles Simon, et son soutien, Vincent Charpin estiment que « le processus de l’élection à la présidence du Medef (…) ne permet pas l’expression normale de [leur] candidature ».



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 12h18
   





                        



   


La liste des candidats à l’élection du président du Medef se resserre. Jean-Charles Simon et son soutien, Vincent Charpin, ont annoncé, mercredi 16 mai, le retrait de leur candidature commune pour rapporter leur soutien à Geoffroy Roux de Bézieux.

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                Medef : la campagne pour la succession de Pierre Gattaz est ouverte



« Malgré tous nos efforts et le grand intérêt rencontré par notre projet, nous constatons que le processus de l’élection à la présidence du Medef, fermé sur un très faible collège d’organisations elles-mêmes contraintes, ne permet pas l’expression normale de notre candidature », déclarent-ils dans un communiqué.
MM. Simon et Charpin, respectivement ancien directeur général de l’organisation patronale et président du Medef Pays de la Loire, estiment par ailleurs que « les conditions d’une campagne équitable ne sont pas pleinement réunies ». Ils apportent leur soutien à M. Roux de Bézieux, qui leur apparaît « sans hésitation » comme « le mieux à même de défendre les intérêts et les libertés des entreprises qui [leur] sont chers ».

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                Medef : la majorité des candidats en lice veulent la fin du paritarisme



Election le 3 juillet
Présenté comme l’un des favoris pour succéder à Pierre Gattaz, M. Roux de Bézieux, 55 ans, est à la tête du groupe Notus Technologies et vice-président de l’organisation patronale chargé du pôle économie. Il brigue pour la deuxième fois la présidence du mouvement.
Après ce retrait, il restera six candidats pour cette élection qui se déroulera le 3 juillet :
Dominique Carlac’h, seule femme dans la course, ancienne spécialiste du 400 m et à la tête depuis vingt-cinq ans d’une société de conseil ;Olivier Klotz, président du Medef Alsace ;Patrick Martin, le président du Medef Auvergne - Rhône-Alpes ;Frédéric Motte, ancien vice-président du mouvement ;M. Roux de Bézieux ;Alexandre Saubot, ancien vice-président du Medef, chargé du pôle social et patron du groupe industriel familial Haulotte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Selon l’économiste, qui critique la présidence Macron, la société numérique impose une réflexion en profondeur sur la concurrence, le lien social et le rapport entre l’homme et la machine.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
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Daniel Cohen : « Trop de concurrence crée de la déliaison sociale »

Selon l’économiste, qui critique la présidence Macron, la société numérique impose une réflexion en profondeur sur la concurrence, le lien social et le rapport entre l’homme et la machine.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h29
    |

            Philippe Escande et 
Françoise Fressoz








                        



                                


                            

Daniel Cohen dirige le département d’économie de l’Ecole normale supérieure et le Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap). Il est également membre du conseil de surveillance du « Monde ». Mardi 15 mai, il était l’invité du Club de l’économie du « Monde ».
Vous dites que la présidence Macron est en train de gâcher sa chance. Pourquoi ?
Parce que, comme ses prédécesseurs Chirac et Sarkozy, il a très vite dépensé ses cartouches fiscales et budgétaires. Quand on fait la liste de toutes les promesses de suppression de taxes et d’impôts, on monte à 35 ou 40 milliards d’euros. Il est donc déjà sur le fil du rasoir, ce qui l’empêche de réaffecter des ressources là où ce serait nécessaire, comme la formation ou l’université.
Bien sûr, on peut réduire les dépenses de l’Etat, mais nous ne sommes pas sur la même échelle de temps. On ne peut pas supprimer d’un coup des professeurs de lycée alors que c’est tout de suite que l’on a besoin d’enseignants dans les BTS et les universités. Sur la SNCF, par exemple, il n’a pas la capacité fiscale de reprendre toute la dette. Même chose pour l’élargissement du droit aux indemnités chômage pour les démissionnaires et indépendants. Il a suffi de trois secondes pour dire que c’était insoutenable fiscalement. Ce qui explique qu’il gouverne vite, en force, sans rentrer trop dans la profondeur des choses, car il n’en a pas les moyens.
Doit-on injecter plus de concurrence dans le système ?
Je ne le crois pas. Depuis cinquante ans, avec la numérisation du monde, nous assistons à une mise en concurrence générale de tous les acteurs. Nous sommes sortis de ces grandes entreprises pyramidales dans lesquelles tous les segments de la société étaient intégrés pour aller vers un monde où la sous-traitance devient la règle, c’est-à-dire la mise en concurrence des fournisseurs par rapport aux donneurs d’ordre. Chacun est, en cascade, soumis à une concurrence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ L’influence de la mouvance identitaire parmi les supporteurs de football se fait particulièrement sentir à Lyon.
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OM-Atlético : un dispositif de sécurité renforcé

L’influence de la mouvance identitaire parmi les supporteurs de football se fait particulièrement sentir à Lyon.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 11h28
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        


L’influence de la mouvance identitaire parmi les supporteurs de football se fait particulièrement sentir à Lyon. L’inquiétude monte d’un cran, à l’occasion du match entre l’Olympique de Marseille et l’Atlético de Madrid, ce mercredi 16 mai. Si les supporteurs lyonnais ne sont pas directement concernés par cette finale de Ligue Europa, les autorités craignent des provocations ou des actions violentes des plus ultras, sur fond de rivalité entre les clubs lyonnais et phocéen, un temps entretenue par leurs dirigeants respectifs. Le contexte terroriste ajoute un paramètre supplémentaire qui explique que le dispositif de sécurité soit sans précédent en province pour une rencontre de football.

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                A Lyon, la confluence des extrêmes droites



Au total, près de 1 300 policiers et gendarmes sont mobilisés tout au long de la journée et de la soirée. « C’est deux fois plus que pour un match de l’Euro 2016, le dispositif est absolument exceptionnel », dit Stéphane Bouillon, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Aux dix unités de forces mobiles, disposant d’un hélicoptère et de deux canons à eau, et aux 450 policiers de la sécurité publique de Lyon, il faut ajouter des policiers municipaux, ainsi que plus de 1 200 stadiers, dont 200 fournis par l’Olympique de Marseille.
« Tout est organisé pour que cette fête soit une réussite, qu’elle soit un moment de bonheur pour les amoureux du football », insiste le préfet. Une fête sans aucun rassemblement autorisé dans la ville de Lyon. Tout le dispositif consiste à encadrer des circuits d’accès directs au stade, situé à Décines, le long de la rocade Est. Des accès différents et étanches entre les groupes de supporteurs des deux villes européennes. L’objectif est qu’aucun des 11 500 supporteurs marseillais ne croise les 11 500 Madrilènes. Qu’ils viennent en voiture, en bus ou en avion, les premiers sont dirigés vers le départ la ligne D du métro, au parc de Parilly, avec navettes pour accéder au Groupama Stadium. Les seconds doivent passer par la ligne A du métro.
Les forces de l’ordre entourent tous les itinéraires prévus, depuis les entrées d’autoroute jusqu’aux portes du stade. Toute la ville est quadrillée. Par des unités fixes autour des points emblématiques, comme la place Bellecour ou le Vieux Lyon, et par des équipages de la brigade anticriminalité, chargés d’arriver au plus vite sur d’éventuels rassemblements à risque.
Coup d’éclat
Lors d’un match entre l’Olympique lyonnais et Amsterdam, en juillet 2017, la police lyonnaise avait réussi à déjouer un affrontement entre supporteurs ultras des deux clubs, par plusieurs interpellations préventives. C’est bien un « fight » de dernier moment, ou un coup d’éclat de supporteurs lyonnais liés à la mouvance identitaire, que redoutent les forces de l’ordre. « Le foot, c’est leur terrain de jeu depuis plusieurs années, les identitaires ont repris de la vigueur dans ce secteur, ils noyautent des petits groupes », résume un policier lyonnais impliqué dans la sécurité des rencontres de football. De cent à deux cents supporteurs sont considérés comme potentiellement très violents. Des groupes, comme Cosa Nostra, dissous en 2010, ont tendance à se reformer sous d’autres appellations, ou sans dénomination officielle, notamment dans le virage sud.
Un épisode marquant s’est produit le 15 mars, en marge du match entre l’Olympique lyonnais et le CSKA Moscou. Près de deux cents supporteurs ont chargé un équipage de police qui se tenait à l’écart du dispositif principal, près de l’esplanade du stade. Les policiers de la brigade anticriminalité assuraient une mission antiterroriste. Ils ont vu déferler une horde encagoulée jetant projectiles et barrières de chantier. Un policier a été roué de coups. Sept participants ont été identifiés, interpellés et jugés, dont plusieurs détenaient des armes ou des objets à connotation nazie. « C’est quelque chose qui ne s’était jamais produit lors d’un match de foot, des supporteurs d’une équipe locale qui s’en prennent délibérément à la police ; depuis, nous en avons tiré les leçons, les choses ont changé », explique Lucien Pourailly, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP). Désormais, les unités consacrées à la lutte antiterroriste ne s’isolent plus du dispositif général. Et les supporteurs identitaires sont dans le collimateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Artisan de la recomposition politique, le premier ministre n’a pas coupé les liens avec son ancienne famille.
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Edouard Philippe, le vrai faux ami de la droite

Artisan de la recomposition politique, le premier ministre n’a pas coupé les liens avec son ancienne famille.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 15h51
    |

            Cédric Pietralunga et 
Olivier Faye








                        



                                


                            

Edouard Philippe vient d’arriver à l’hôtel de Matignon, ce 15 mai 2017, jour de la passation des pouvoirs avec son prédécesseur, Bernard Cazeneuve. Après avoir assuré sur le perron qu’il reste « un homme de droite » malgré son ralliement à l’ancien ministre de François Hollande, le juppéiste passe quelques appels. Dont l’un à Nicolas Sarkozy, l’adversaire de trente ans de son mentor Alain Juppé ; celui avec qui l’ancien maire du Havre a longtemps entretenu, de son propre aveu, des « relations difficiles ».
Les deux hommes se connaissent à peine, mais, à droite, c’est presque devenu un passage obligé de traiter avec égard le jeune retraité de la politique, qui reste influent dans son camp et populaire dans le cœur des sympathisants. « Ce n’était pas Edouard Philippe qui appelait Nicolas Sarkozy, c’était le nouveau premier ministre qui appelait l’ancien président, justifie a posteriori un proche du locataire de Matignon. Entre ceux qui ont géré l’Etat, il y a une forme de solidarité. » 
Depuis un an, la relation entre MM. Philippe et Sarkozy s’est nourrie de nouveaux échanges téléphoniques et serait empreinte, selon les mots du chef du gouvernement, d’un « respect mutuel ». Elle est en tout cas le symbole d’un premier ministre soucieux de soigner sa droite.

« Style humoristico-faux nonchalant »
Chez Les Républicains (LR), pourtant, l’ancien cofondateur et directeur général de l’UMP – entre 2002 et 2004 – laisse le souvenir amer de celui qui a changé de camp à la veille des élections législatives, aggravant – selon certains – la déroute du parti. Ce ressentiment se lit dans la dureté des commentaires. « Edouard Philippe n’est pas premier ministre, il est directeur de cabinet. Il est parfois le collaborateur des collaborateurs d’Emmanuel Macron », grince le patron des députés LR, Christian Jacob.
« Il n’imprime absolument pas. Il a déjà un double prénom, il faudrait qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Chargée des outre-mer, cette Saint-Pierraise voit s’empiler sur son bureau des dossiers toujours plus urgents.
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Annick Girardin, ministre engagée mais « dépassée »

Chargée des outre-mer, cette Saint-Pierraise voit s’empiler sur son bureau des dossiers toujours plus urgents.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h13
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Chaque jour qui passe, Annick Girardin mesure un peu plus l’ampleur de sa tâche. La ministre des outre-mer a présenté à Mayotte, mardi 15 mai, un plan de rattrapage et de développement pour le département dans lequel l’Etat s’engage à hauteur de 1,3 milliard d’euros. Ce dispositif exceptionnel doit permettre d’apporter des réponses immédiates et à moyen terme à la crise profonde que subit le territoire.

Ce dossier figurait au sommet de la pile des urgences qui s’entassent sur son bureau. A peine plus de trois mois après sa nomination, elle a dû gérer les conséquences catastrophiques de l’ouragan Irma qui a dévasté une partie des Antilles, principalement à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin. Elle s’est attelée ensuite au suivi des accords de Guyane du 21 avril 2017 conclus à la suite du mouvement social qui avait paralysé le département pendant plusieurs semaines. Elle doit aussi faire face aux échouages massifs de sargasses (algues brunes) sur les côtes antillaises, aux conséquences sanitaires de l’usage du chlordécone – un insecticide utilisé pendant plus de vingt ans dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique –, à l’incendie qui a ravagé le CHU de Guadeloupe ainsi qu’à l’épidémie de dengue sans précédent que subit actuellement La Réunion…

C’est cependant sur les dossiers plus spécifiquement politiques que cette animatrice socioculturelle de formation âgée de 53 ans, née à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et qui a grandi à Saint-Pierre-et-Miquelon, a dû faire ses preuves, avec deux sujets particulièrement sensibles : la préparation de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie qui aura lieu le 4 novembre – gérée en direct par l’Elysée et Matignon – et les réponses à la crise profonde que subit le département de Mayotte, dont le mouvement qui a bloqué l’activité du territoire pendant plus de six semaines a été l’expression.
Mme Girardin n’est pas une novice au gouvernement....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le syndicat a annoncé, mercredi, qu’il se joindra à l’appel lancé par des associations, syndicats et partis politiques, tels que La France insoumise, le PCF ou le NPA.
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La CGT appelle à participer à la « marée populaire » du 26 mai

Le syndicat a annoncé, mercredi, qu’il se joindra à l’appel lancé par des associations, syndicats et partis politiques, tels que La France insoumise, le PCF ou le NPA.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h12
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


C’est officiel. La CGT appelle à « une large mobilisation » à l’occasion de l’initiative intitulée « Marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » du 26 mai organisée par des associations, syndicats et partis politiques tels que La France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF) ou le Nouveau Partie anticapitaliste (NPA). « Il s’agit de rassembler la jeunesse, les retraités, les salariés en emploi et hors de l’emploi, les précaires ainsi que toutes celles et ceux qui, solidaires des luttes en cours, ne sont pas encore engagés dans l’action », écrit la CGT dans un communiqué publié mercredi 16 mai. Le syndicat précise que des initiatives seront organisées sur tout le territoire.

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                Isolée sur le plan syndical, la CGT se prépare à rejoindre la « marée populaire » du 26  mai



Ce choix a été approuvé, mardi, à une très large majorité par le comité confédéral national, le parlement de la CGT. Il n’en constitue pas moins une rupture pour la centrale de Montreuil, qui avait pris ses distances avec le politique dans les années 1990. Le 5 mai, le syndicat dirigé par Philippe Martinez avait refusé de participer à « La fête à Macron » lancée par le député LFI François Ruffin.
« Respect des périmètres d’intervention »
Cette fois, la CGT estime que cette décision se fait « dans le respect des périmètres d’intervention et des prérogatives de chacune des organisations » et que la confédération « reste ainsi fidèle à ses principes d’indépendance tout en favorisant l’expression du plus grand nombre de citoyens ». « La réussite de cette journée d’action sera un nouveau cap dans la construction d’un rapport de force indispensable à développer pour contrer les mauvais coups du patronat, du président Macron et de sa majorité parlementaire, et pour faire valoir l’exigence d’autres choix économiques et sociaux », explique le communiqué.
A l’origine de cette initiative : Attac et la Fondation Copernic, qui l’ont rendue publique le 4 mai. Solidaires, la FSU ou encore le Syndicat de la magistrature s’y sont également associés. Depuis début mai, la CGT participait aux réunions préparatoires. Elle était notamment représentée par la directrice de cabinet de M. Martinez, Elsa Conseil, et par Catherine Perret, la numéro deux de l’organisation. Dès lors, il semblait délicat pour le syndicat de faire marche arrière. La décision était même « prévisible », juge un participant au collectif du 26 mai. « Cela pouvait difficilement être autrement vu l’engagement de la direction de la CGT mais elle devait se border en interne », ajoute-t-il.

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« Manifestation d’ordre politique »
Selon une source à la CGT, les débats ont cependant été « compliqués ». « Nous sommes une organisation très légitimiste quand ça vient d’en haut, explique-t-elle. Mais beaucoup d’interrogations se sont exprimées sur la ligne politique, la stratégie, la frontière entre le syndicalisme et le politique. » Pour cette source, « le message est complètement brouillé » : « C’est quoi une “marée populaire” ? Le mot d’ordre n’est pas clair. Nous ne sommes pas habitués à un attelage comme ça… » 
Plusieurs des homologues de la CGT ont de leur côté refusé de s’associer au 26 mai. « Il n’y a aucune chance de voir la CFDT dans un défilé qui a une connotation politique – et je ne juge pas le contenu de ce défilé, ce n’est pas mon problème », a tranché, lundi, son secrétaire général, Laurent Berger. « C’est une manifestation d’ordre politique, nous n’avons pas à nous en mêler et nous ne nous en mêlerons pas », avait également jugé, début mai, Pascal Pavageau, numéro un de Force ouvrière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Selon le secrétaire général de la CFDT, pour mettre fin au conflit qui dure depuis début avril, le gouvernement doit encadrer la négociation avec le patronat du transport ferroviaire et donner des garanties aux cheminots.
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Laurent Berger : « Je suis le premier à vouloir qu’on sorte du conflit de la SNCF »

Selon le secrétaire général de la CFDT, pour mettre fin au conflit qui dure depuis début avril, le gouvernement doit encadrer la négociation avec le patronat du transport ferroviaire et donner des garanties aux cheminots.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 11h12
    |

            Françoise Fressoz et 
Philippe Escande








                        



                                


                            

Laurent Berger, 49 ans, est depuis 2012 secrétaire général de la CFDT, première organisation syndicale dans le secteur privé en France, qui tiendra son congrès du 4 au 8 juin. Mardi 15 mai, il était l’invité du Club de l’économie du « Monde ».
La grève à la SNCF
« Je suis le premier à vouloir qu’on sorte du conflit, la CFDT-Cheminots aussi, mais à une seule condition : qu’on puisse dire qu’on a obtenu un certain nombre de résultats et qu’on a été utiles. Un nouveau rendez-vous est prévu auprès du premier ministre, à la fin de mai, lorsque le projet de loi sera discuté au Sénat. C’est à ce moment-là que chacun se positionnera en fonction de ce qu’il y aura sur la table. Si c’est insuffisant, la CFDT le dira. Est-ce que cela voudra dire que la grève perdurera en juillet, en août et pourquoi pas en septembre ? Ce n’est évidemment pas notre souhait, mais on jugera sur pièces. Il ne vous a pas échappé qu’aujourd’hui deux syndicats discutent avec le gouvernement : la CFDT et l’UNSA-Ferroviaire. C’est notre conception du syndicalisme.
L’ouverture à la concurrence et la fin du statut en 2020 ont été votées par 450 députés. Nous ne le contestons pas. Ce qui nous intéresse, c’est le réel : garantir aux cheminots qui vont perdre leur statut que, pour eux, ce ne sera pas le précipice. C’est pourquoi le préalable à l’arrêt du conflit, c’est de dire à l’UTP, le patronat du secteur, “sur la protection sociale, sur le déroulement des carrières, sur la formation et les classifications, voilà les axes sur lesquels il faut aller”. Le gouvernement a bien compris qu’on ne pouvait laisser les discussions aller au fil de l’eau et qu’il fallait que l’Etat encadre la négociation. L’autre sujet, c’est la dette, il n’y a pas d’autre choix que la reprise par l’Etat. Il faut juste que ce soit compatible avec les règles européennes. »
Le conflit à Air France
« J’entends un certain nombre d’acteurs, y compris politiques, dire que le peuple ouvrier s’est levé à Air France...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Invité de BFM-TV et RMC mercredi matin, le ministre de la transition écologique a annoncé qu’il aura cet été « un moment de vérité » avec Emmanuel Macron et Edouard Philippe.
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Nicolas Hulot va-t-il quitter le gouvernement ? Il prendra sa décision cet été

Invité de BFM-TV et RMC mercredi matin, le ministre de la transition écologique a annoncé qu’il aura cet été « un moment de vérité » avec Emmanuel Macron et Edouard Philippe.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 09h27
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 09h30
   





                        



   


Restera, restera pas ? Le ministre de la transition écologique a laissé planer le doute, mercredi 16 mai dans une interview sur BFM-TV et RMC, affirmant qu’il dira cet été s’il reste ou non au gouvernement.
« Cet été, on aura avec le président et le premier ministre un moment de vérité, on fera le point, on tracera les perspectives et on prendra ensemble des décisions sur l’avenir et les prochaines étapes, a-t-il affirmé. Si je sens qu’on n’avance pas, que les conditions ne sont pas remplies, voire éventuellement qu’on régresse, à ce moment-là, j’en tirerai les leçons. »

        Lire la tribune de Simon Persico :
         

          Nicolas Hulot, un bilan en deçà des attentes



« Jusqu’à l’été, j’ai la tête sous l’eau »
A la question de savoir s’il est « satisfait » de cette première année au gouvernement, M. Hulot a reconnu que c’était « difficile ».
« Je vois surtout ce qu’il reste à faire. Là je suis en pleine action avec le plan d’innovation thermique, la programmation pluriannuelle de l’énergie… Jusqu’à l’été, j’ai la tête sous l’eau. Cette évaluation-là, je la ferai cet été. J’aurai suffisamment d’éléments si je participe à cette transformation sociétale. »
En octobre déjà, dans une interview au Monde, le ministre de la transition écologique s’était donné « un an » pour juger de son utilité au gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Bien implantés, les groupuscules radicaux revoient leur stratégie, en se lançant dans l’aide sociale pour les « Français de souche » et en se rapprochant du Front national.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/05/2018
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A Lyon, la confluence des extrêmes droites

Bien implantés, les groupuscules radicaux revoient leur stratégie, en se lançant dans l’aide sociale pour les « Français de souche » et en se rapprochant du Front national.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 15h28
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            Lucie Soullier (Lyon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Le rendez-vous n’a rien de discret. En plein cœur du vieux Lyon, une terrasse en plein soleil, en pleine journée. Rencontre avec Steven Bissuel, ancien cadre du groupuscule d’extrême droite violent et autodissous Groupe Union Défense (GUD), nouveau patron du « Bastion social » et perpétuel apôtre des « Français d’abord ». Tatouage « Europa Patria Nostra » et discours sur la « remigration » affirmé, l’autoproclamé « nationaliste-révolutionnaire » se pose en « défenseur des identités ». « Européenne en Europe et africaine en Afrique. » L’islam ? « Si c’est sur leur continent, grand bien leur fasse. » 
Nul besoin de se faire discret dans « son » 5e arrondissement lyonnais. « Je suis presque un gamin du quartier », sourit celui qui n’a pas le droit d’y poser un pied entre 22 heures et 6 heures, contrôle judiciaire oblige. Le militant d’extrême droite vient d’être mis en examen pour « violences aggravées en réunion », conséquence d’une rixe au soir d’un concert estampillé « no fascism », le 11 avril.
C’est dans ce même Ouest lyonnais que Steven Bissuel a ouvert un magasin de vêtements, aux logos populaires sur les costumes de ville de sa mouvance radicale. Dans ce quartier toujours, il a installé son Bastion social, après avoir occupé et été expulsé d’un bâtiment public du centre-ville. Sa nouvelle faction a fait parler d’elle en se lançant dans l’aide sociale réservée aux « Français de souche ».
Depuis, elle a essaimé à Aix, Chambéry, Marseille, Strasbourg… « Bientôt Clermont-Ferrand », sourit le jeune leader de 24 ans qui cite Maurras et Barrès, lit Céline et Orwell et prône désormais « l’action politique et sociale » davantage que la castagne. Du moins dans le texte. Le lendemain, il intimidera un journaliste qui aura eu l’insolence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les associations, les riverains et la Mairie de Paris demandent en vain une évacuation des campements à la Place Beauvau.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/05/2018
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A Paris, l’immobilisme du ministère de l’intérieur face à la dégradation de la situation des migrants

Les associations, les riverains et la Mairie de Paris demandent en vain une évacuation des campements à la Place Beauvau.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 11h03
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Regarder les rats passer… sur les bords du canal Saint-Martin (10e), leur petit manège fascine Ahmed, mardi matin 15 mai. Le jeune Afghan n’en a pas peur. Il veille juste à bien fermer sa tente et ne pas y garder de nourriture. Sa vraie crainte serait plutôt le canal. Le 8 mai, un homme est mort noyé, à deux pas. « Il est tombé et il a coulé », explique le garçon, qui trouve « stupide » de « mourir comme ça après avoir échappé à tous les dangers de la route ». Deux jours avant déjà, un autre homme s’était noyé dans le canal Saint-Denis, porte d’Aubervilliers. Un Africain qui dormait dans le camp du Millénaire, dans le 19e arrondissement.
« 1 600 personnes sur 400 m2… Avec une telle concentration, chaque mètre de quai compte et peut donner lieu à bagarre », déplore Pierre Henry, le directeur de France Terre d’asile. Au total, Paris compte donc désormais quelque 2 400 migrants éparpillés en plusieurs points de son quart nord-est, dans une « absence totale d’humanité », a dénoncé lundi 14 mai le vicaire général du diocèse de Paris, Mgr Benoist de Sinety.
Les associations, les riverains et la Mairie de Paris n’ont de cesse d’alerter le ministère de l’intérieur sur cette situation et de demander une mise à l’abri. Rien ne se passe, hormis un échange de lettres entre Anne Hidalgo, la Place Beauvau et désormais Matignon. La maire de Paris, qui avait écrit en mars à Gérard Collomb, a reçu une réponse en mai lui rappelant qu’elle n’avait qu’à lancer des « procédures judiciaires » pour que l’Etat évacue. Se refusant à « demander l’expulsion », et rappelant que c’est « d’une prise en charge dont ces gens avaient besoin », et non d’un éparpillement, Anne Hidalgo a écrit vendredi au premier ministre, cette fois, pour l’alerter sur l’« impasse ».
La situation se dégrade un peu plus chaque jour dans ces no man’s land. Au point...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Christophe Castaner a organisé, mardi 15 mai, une soirée pour la première année de Macron à l’Elysée au Musée des Arts forains, un lieu tenu secret jusqu’au dernier moment.
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La Macronie fête son premier anniversaire, en cachette

Christophe Castaner a organisé, mardi 15 mai, une soirée pour la première année de Macron à l’Elysée au Musée des Arts forains, un lieu tenu secret jusqu’au dernier moment.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 11h15
    |

            Virginie Malingre et 
Alexandre Lemarié








                        


Toute la Macronie était conviée. Mardi 15 mai, à partir de 19 heures, on les a vus entrer les uns après les autres au Musée des arts forains, dans le 12e arrondissement de Paris, pour le premier anniversaire d’Emmanuel Macron à l’Elysée. La star de la soirée – le président de la République – n’a pas fait le déplacement. Edouard Philippe, mais aussi Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer, Marlène Schiappa, Stéphane Travert, Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi, ainsi que des dizaines de parlementaires LRM et des salariés ou bénévoles de La République en marche (LRM), ont en revanche répondu présent à l’invitation du mouvement et de son délégué général, Christophe Castaner.
Le premier ministre a remercié les « marcheurs » pour l’accueil qui lui a été réservé depuis le début de son aventure à Matignon, alors qu’il n’a jamais adhéré à LRM. « Je suis heureux d’être passé de l’angoisse à la confiance », a -t-il poursuivi, rappelant ses inquiétudes, il y a un an, devant « une France plombée ». Pour l’occasion, il a offert un bouquet d’épis de blé et de coton à son hôte. Une référence aux noces de coton, c’est-à-dire à sa première année d’union avec LRM. « Il a aussi expliqué que Le Havre [dont il fut le maire] était un port cotonnier, que ses grands-parents faisaient du commerce de coton, et que le coton symbolisait le travail qui apporte la richesse », explique un élu. Moins dans la symbolique, Christophe Castaner lui a donné une bouteille de whisky japonais.
« Comme une rave party »
C’était « un moment de rassemblement », de ceux qui ont fait l’aventure d’En marche !, a commenté ce dernier dans la soirée, « pas un moment de fête, car rien ne se prête à la fête ». Christophe Castaner a retenu la leçon de l’épisode de La Rotonde, cette brasserie de Montparnasse où Emmanuel Macron avait, au vu et au su de tous les passants, reçu ses amis au soir du premier tour de l’élection présidentielle, donnant l’impression de célébrer sa victoire avant l’heure. Mardi, des rues qui longent les anciens entrepôts de Bercy, où se tenaient les festivités, le chaland ne pouvait voir que de jolis lampions accrochés dans les arbres.
Pas question de se montrer « dans l’autocélébration », explique un participant. D’autant que M. Castaner redoutait qu’un comité d’accueil de cheminots ne vienne troubler la fête. Voilà pourquoi les élus de la majorité n’ont été informés de l’endroit où ils devaient se rendre que deux heures avant le rendez-vous. « C’est comme une rave party, on reçoit l’info juste avant pour éviter les fuites », s’amuse un député. Le quartier avait été bouclé. Et le métro ne s’arrêtait plus à la station Cour-Saint-Emilion « en raison d’une manifestation sur la voie publique », annonçait la RATP aux voyageurs de la ligne 14… Une manifestation d’un genre très particulier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Sécurité, santé, éducation, logement… la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a présenté, mardi 15 mai, son plan de rattrapage pour le département.
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Mayotte : le gouvernement présente un plan d’1,3 milliard d’euros

Sécurité, santé, éducation, logement… la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a présenté, mardi 15 mai, son plan de rattrapage pour le département.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 18h22
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 07h06
    |

            Patrick Roger








                        


Le gouvernement s’apprête à mettre 1,3 milliard d’euros sur la table pour Mayotte. Au terme d’un déplacement de trois jours sur place, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a présenté, mardi 15 mai, son plan de rattrapage pour le département. Ce dispositif se veut « une réponse durable » à « un échec des politiques publiques depuis de nombreuses années », selon les termes de la ministre. « Certains estimeront ce plan insuffisant ou trop tardif, a déclaré Mme Girardin, anticipant les critiques à venir, mais la critique systématique dissimule parfois une forme de renoncement. Tout ne s’arrête pas avec ce plan. Regardons au-delà du quinquennat. Le plan proposé aujourd’hui n’est qu’une étape. »
Le plan, fruit du travail de concertation mené par le nouveau préfet délégué, Dominique Sorain, reprend dans les grandes lignes les annonces faites par le premier ministre, Edouard Philippe, le 19 avril à Matignon, après sa rencontre avec les élus mahorais, mais assorti d’un chiffrage et d’un calendrier. Il se décompose en six chapitres (sécurité, justice et immigration ; santé ; social ; éducation et formation ; logement ; infrastructures ; institutions et services de l’Etat), 53 engagements et 125 actions pour un coût global, selon la ministre, de 1,3 milliard d’euros hors personnels de l’éducation nationale (500 recrutements prévus). « Je m’assurerai que les citoyens de Mayotte puissent en suivre la mise en œuvre », a affirmé Mme Girardin.
L’immigration comorienne au cœur des débats
Les mesures pour la sécurité, la justice et l’immigration reprennent pour l’essentiel celles qui avaient été annoncées en mars par la ministre des outre-mer : mise en place de la police de sécurité du quotidien avec un renfort de 20 gendarmes dès 2019, augmentation des effectifs de police et de gendarmerie nationale, affection d’un troisième escadron de gendarmerie mobile pour la lutte contre l’immigration clandestine, création de deux brigades à Koungou. Depuis samedi, un nouveau sous-préfet a pris ses fonctions, spécifiquement chargé de la lutte contre l’immigration clandestine.
Sur ce point, toutefois, la situation reste pour l’heure bloquée compte tenu du refus opposé par les autorités comoriennes d’accepter le retour de ses ressortissants ayant fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire. De fait, les centres de rétention étant saturés, l’administration n’a d’autre choix que de relâcher les immigrés en situation irrégulière, ce qui exacerbe les tensions. « J’ai conscience que le temps de la diplomatie n’est pas propre à satisfaire les attentes de la population », a concédé Mme Girardin, tout en assurant que « nous ne céderons pas, ni moi ni Jean-Yves Le Drian », le ministre des affaires étrangères, qui mène les négociations avec les responsables comoriens.
Une offre de soins renforcée
Mayotte sera dotée, à partir de 2020, d’une agence de santé. Un programme de santé publique va être élaboré accompagné d’une augmentation en 2018 du fonds d’intervention régional, qui passera de 7,5 millions à 11,7 millions d’euros, pour doubler en 2019. Surtout, l’offre de soins va être renforcée et 200 millions d’euros vont être consacrés à la modernisation du Centre hospitalier de Mayotte, ou 30 postes d’assistants spécialisés vont être créés, et à des opérations urgentes d’investissement.
La couverture médicale des Mahorais va être améliorée avec la mise en place à partir de 2019 de la gratuité des soins (exonération du ticket modérateur pour les assurés sociaux sous conditions de ressources) et le déploiement, à partir de 2022, de la couverture maladie universelle complémentaire.
Social : une convergence avec la métropole
L’objectif est la convergence progressive des prestations et des minima sociaux avec ceux de la métropole sur le quinquennat. Cela va concerner l’extension de l’allocation éducation d’enfants handicapés et de l’allocation pour les adultes handicapés, l’allocation journalière de présence parentale, la prestation d’accueil du jeune enfant, la mise en place progressive de la prestation de service unique, l’extension de l’allocation de rentrée scolaire et de l’allocation de logement temporaire ainsi que l’augmentation de la prestation de restauration scolaire dès la rentrée 2018-2019. La ministre, toutefois, a indiqué qu’elle n’excluait pas de « limiter les conditions d’accès à ces ressources en fonction de la durée de présence sur le territoire ».
Mais « Mayotte manque de tout, le seul alignement des prestations ne va pas résoudre toutes les difficultés », a ajouté la ministre. C’est pourquoi va être mis en place en 2019, pour la durée du quinquennat, un fonds de développement social pour investir dans les domaines de la parentalité, de l’éducation et de la prévention sanitaire ainsi que des dispositifs d’accueil de la petite enfance. En outre, dès 2018, 4 millions d’euros vont être alloués pour la construction de nouveaux équipements sportifs.
500 millions pour les constructions scolaires
Le vice-rectorat de Mayotte va être transformé en un rectorat de plein exercice. L’Etat va investir 500 millions d’euros sur le quinquennat pour les constructions scolaires, soit un doublement par rapport au rythme de constructions durant le précédent quinquennat. Une mission d’appui va être diligentée afin d’élaborer un plan pluriannuel d’investissements sur dix ans. L’offre de restauration scolaire va également être renforcée. Au total, près de 500 recrutements vont être opérés, dont 345 postes supplémentaires dès la rentrée 2018.
Concernant la formation, une direction régionale de Pôle emploi va être créée à Mayotte au premier trimestre 2019. L’Etat va renforcer le dispositif de service militaire adapté. Les étudiants mahorais et certains salariés à titre dérogatoire pourront bénéficier à la rentrée 2018 du dispositif Cadres avenir pour répondre au besoin de cadres locaux. En outre, 486 formations supplémentaires vont être financées en 2018 pour un coût de 2,2 millions d’euros. Enfin, le nombre de bénéficiaires de la Garantie jeune va être doublé en passant de 200 à 300.
Davantage de logements sociaux
Dès 2018, les crédits de la politique du logement vont être augmentés de 50 %. L’objectif est de porter la construction de logements sociaux à 400 dès 2018. Une opération d’intérêt national va être engagée afin d’accélérer la production de logements en structurant parallèlement l’organisation des commerces, d’emplois, de services et d’équipements publics. Trois opérations de modernisation vont être engagées dès 2019 dans les quartiers de Kaweni à Mamoudzou, de Majicavo Koropa à Koungou et de la Vigie à Dzaoudzi.
Pour s’attaquer au « fléau des bidonvilles », de nouvelles procédures ont été introduites dans le cadre de la loi logement en cours de discussion au Parlement afin de réduire les délais d’opérations de destruction, sans intervention préalable du juge. « J’ai besoin de l’engagement de tous, à commencer par les élus locaux », a insisté Mme Girardin.
Des transports en commun développés
L’Etat s’engage pour un montant de 113,6 millions d’euros sur quinze ans, notamment pour le développement de transports en commun. Il augmente aussi son effort d’entretien des routes nationales et départementales pour un montant total de 16,3 millions d’euros. En ce qui concerne l’amélioration de la desserte aérienne et le développement de l’aéroport, une mission va être diligentée.
Un plan pluriannuel d’investissement pour les infrastructures et les réseaux d’assainissement de l’eau et la gestion des déchets va être mis en œuvre sur la période 2018-2020 pour un montant total de 150 millions d’euros.
Un soutien à l’économie locale
Il s’agit essentiellement d’apporter un soutien immédiat aux entreprises qui ont été durement éprouvées par la succession de mouvements sociaux, avec notamment un report des obligations fiscales et sociales et l’extension avec effet rétroactif du dispositif d’activité partielle.
En outre, les zones franches vont être renforcées et un dispositif spécifique d’allégement du coût du travail va être instauré qui permettra de compenser l’intégralité de la suppression de l’actuel crédit d’impôt compétitivité emploi. Enfin, l’Etat va accompagner le renforcement des filières pêche et agriculture et relancer la filière dite « ylang-ylang », dont la fleur est à l’origine du surnom « l’île aux parfums » attribué à Mayotte.
Vers une collectivité unique
« Nous ne reviendrons pas sur la départementalisation, a réaffirmé Mme Girardin, mais j’entends aussi le besoin d’adaptation », notamment sur l’évolution institutionnelle du conseil départemental en collectivité unique et sur la répartition des compétences entre l’Etat et les différents niveaux de collectivité. Par ailleurs, a-t-elle ajouté, « l’Etat doit aussi se réorganiser, renforcer ses compétences, renforcer ses effectifs » : « Je veux un Etat fort et un Etat efficace. »
En conclusion, la ministre a reconnu qu’il manquait aujourd’hui « une vision à plus long terme » : « Quelle place voulons-nous avoir dans l’Océan Indien ? Quel rôle pour Mayotte dans l’axe indo-Pacifique que le président de la République appelle de ses vœux ? Pour construire cette prochaine étape, l’Etat jouera pleinement son rôle au côté des élus. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les trois hommes politiques soutiennent le club marseillais, qui dispute mercredi la finale de la Ligue Europa. C’est un de leurs rares points communs.
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Ligue Europa : l’OM réconcilie Macron, Hamon et Mélenchon

Les trois hommes politiques soutiennent le club marseillais, qui dispute mercredi la finale de la Ligue Europa. C’est un de leurs rares points communs.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 18h56
    |

            Abel Mestre








                        



   


« A jamais les premiers. » Les supporteurs de l’Olympique de Marseille aiment rappeler son palmarès européen et son statut de premier — et unique à ce jour — club français à avoir remporté la Ligue des champions, en 1993. Mais ce titre honorifique pourrait bien être décliné en politique. A quelques heures de la finale de la Ligue Europa qui oppose mercredi 16 mai, à Lyon, l’OM à l’Atlético Madrid, les Marseillais paraissent être les seuls à réconcilier l’inconciliable : des hommes politiques. En effet, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont un dénominateur commun, en plus d’êtres des hommes politiques ayant candidaté à l’élection présidentielle de 2017 : ils sont fans de l’Olympique de Marseille.
Emmanuel Macron en a d’ailleurs usé lors de sa campagne présidentielle. Le natif d’Amiens s’est volontiers affiché avec un maillot de son club de cœur. Il l’avait dit sur le plateau de « Quotidien », de Yann Barthès, sur TMC. Puis des enfants lui avaient offert le maillot marseillais lors de l’émission « Au tableau », sur C8. Dans le documentaire de Yann L’Hénoret, Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire, on voit même le futur chef de l’Etat jurer devant la défaite de l’OM face à Monaco. Il a également rendu une petite visite estivale au centre d’entraînement Robert-Louis-Dreyfus, chose rare pour un président de la République. Et s’il n’assistera pas à la finale mercredi soir, il soutiendra à distance les hommes de Rudi Garcia.

        Lire aussi :
         

                OM-Atlético : une finale de Ligue Europa sous tension à Lyon



« Fidèle à ma paroisse »
Benoît Hamon, est lui aussi, un fan de longue date de l’OM. Breton, membre pratiquant de l’Ovalie, il avoue aimer depuis l’enfance le Stade brestois et l’Olympique de Marseille. « Je suis désolé, je suis un fidèle, moi. C’est comme ça depuis tout petit. J’avais le Stade brestois et l’OM. Je pense qu’il faut être fidèle dans la vie. Et le problème du foot, c’est que ça ne se commande pas. Une fois que le cœur a parlé, vous avez beau être déçu, énervé… », avait notamment lancé le candidat socialiste lors de la campagne présidentielle.
Quand il évoque l’OM, le leadeur de Génération-s prend même des accents religieux. « Suis fidèle à ma paroisse. Ce soir je regarde encore la messe à la télé », avait-il tweeté avant le match retour face à Salzbourg.

Suis fidèle à ma paroisse. Ce soir je regarde encore la messe à la télé. #salzbourgOM #TeamOM https://t.co/F7dpxUXMS6— benoithamon (@Benoît Hamon)


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M. Hamon est un vrai amateur de football. Il en parle régulièrement avec les journalistes qui suivent la gauche et qui partagent la même passion pour le ballon rond (dont l’auteur de ces lignes). Il s’amuse également à composer « son » équipe de France et la compare à celle de son proche Pascal Cherki.
« Pas assez connaisseur »
On souligne souvent le zèle des nouveaux convertis, la chose est également vraie en matière de football. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon. Depuis qu’il a été élu député de Marseille, M. Mélenchon s’est découvert une passion pour l’équipe de sa ville. Finies ses saillies sur « l’opium du peuple » et les « RMIstes qui applaudissent des milliardaires ». Jean-Luc Mélenchon s’affiche désormais au Stade Vélodrome et dit suivre les « parties » de l’OM, même à Paris.

Les nerfs à vif. @dimpayet17 au secours ! 
— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


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Il s’est expliqué sur ce revirement dans un post de blog intitulé « L’OM et la bonne mère ». « Ma relation au foot n’a aucun rapport avec l’art du dribble, de la passe arrière, du tir au but croisé, ni d’aucune des merveilles appréciées dans ce sport. On sait aussi que je n’aime pas la place du fric dans ce milieu. Je n’ai pas changé d’avis », y reconnaît-il. Il est vrai qu’il est plus à l’aise avec les écrits de Chantal Mouffe et d’Ernesto Laclau, deux penseurs qui ont théorisé le populisme de gauche, qu’avec la règle du hors-jeu.
« L’ordre secret du chaos »
A sa lecture, l’on voit que, malgré ses efforts, le leadeur de La France insoumise a encore quelques lacunes footballistiques, et il lui arrive d’avoir des jugements à l’emporte-pièce. « La presse parisienne m’a bien brocardé. Il est vrai que la plupart des journalistes parisiens sont supporters du PSG et acceptent des places gratuites du club qatari », écrit-il entre autres. Un peu plus loin : « Mais je dois reconnaître combien je me suis aussi fait happer par le match. Le goût de la stratégie me faisait avoir un avis sur chaque déploiement. […] Je ne vais pourtant pas commenter le match : je ne suis pas assez connaisseur pour ça. »
On perçoit l’intérêt qu’ont les hommes politiques de premier plan de mettre en scène leur passion pour le football, sport universel, qui touche toutes les classes sociales. Dans un texte prémonitoire, écrit en 1997 pour Le Monde diplomatique, Manuel Vazquez Montalban expliquait pourquoi le football exerce une telle fascination sur les politiques. « Un anthropologue dirait que, désormais, les dirigeants politiques gèrent ce que d’autres (les marchés) décident ; le président d’un club, lui, connaît l’ordre secret du chaos et la discrète volonté des masses », avançait l’auteur catalan.
Une question reste en suspens : en cas de victoire olympienne face à l’Atlético Madrid, MM. Hamon, Mélenchon et Macron entonneront-ils ensemble « We Are the Champions » ?



                            


                        

                        

