<FILE-date="2018/05/16/19">

<article-nb="2018/05/16/19-1">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les Marseillais de Florian Thauvin affrontent l’Atletico Madrid et sa star Antoine Griezmann mercredi à Lyon en finale de la Ligue Europa.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/05/16/19-2">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ A l’approche du choix du pays hôte par la FIFA, le royaume a présenté à Paris son dossier de candidature. Objectif : fédérer les soutiens européens.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤         

Décryptage

Coupe du monde 2026 : le Maroc mobilise ses amis français

A l’approche du choix du pays hôte par la FIFA, le royaume a présenté à Paris son dossier de candidature. Objectif : fédérer les soutiens européens.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
              datetime="2018-05-16T18:25:54+02:00"

        Le 16.05.2018 à 18h25

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-05-16T18:29:30+02:00"

        Mis à jour le 16.05.2018 à 18h29






    
Des répliques du trophée de la Coupe du monde, en Chine, en 2018.
Crédits : Bobby Yip / REUTERS


Tout le monde était là, le ban et l’arrière-ban des parlementaires français amis du Maroc. Le président du groupe d’amitié France-Maroc à l’Assemblée, celui du Sénat, celui de l’Union européenne (UE), mais aussi l’ancien ministre Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe. Mardi 15 mai, le Maroc a présenté dans le somptueux hôtel de Lassay, à Paris, son dossier de candidature au Mondial 2026. En maître de cérémonie, Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées du Maroc, a loué le rôle de la culture, du sport, et une candidature jugée « solide et crédible » par de nombreux experts. L’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, a vanté une nation de football mais aussi les valeurs du sport, antidote aux sirènes de l’extrémisme.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2026 : toute l’Afrique (ou presque) vote pour le Maroc



Si les Marocains jettent leurs dernières forces dans la bataille, c’est que les échéances décisives approchent. Le 29 mai, une task force de la Fédération internationale de football, la FIFA, devra dire si les dossiers des deux candidats – le Maroc et le trio Etats-Unis/Mexique/Canada – sont éligibles. Puis le 13 juin, 207 fédérations de la FIFA (les 211 fédérations membres moins les quatre candidats) réunies en congrès choisiront de donner leurs voix (ou de s’abstenir) à l’un ou l’autre pour accueillir la Coupe du monde de football en 2026. Pour Rabat, il s’agit donc de prouver que la candidature marocaine est la meilleure ; et face à l’Amérique de Trump, le royaume chérifien a quelques arguments.
Eviter le syndrome du suréquipement
« La candidature du Maroc sera bénéfique pour tous les acteurs clés », a souligné Moulay Hafid Elalamy, ministre marocain de l’industrie et du commerce et président du comité d’organisation, lors de la présentation du dossier technique. Pour les joueurs, qui pourront jouer dans des distances raisonnables ; pour les fans, qui n’auront pas de problèmes de visa ; pour la FIFA, qui touchera d’importants profits ; pour le Maroc et l’Afrique, qui profiteront d’un développement accéléré ; et enfin pour le monde, alors que les valeurs « d’apaisement et de tolérance » font partie du Maroc, a-t-il détaillé.
Les défenseurs de la candidature marocaine mettent l’accent sur le développement économique du pays, expliquant qu’entre 2003 et 2017, le PIB a été multiplié par 2,1, dopant les capacités autoroutières, aéroportuaires, hôtelières et touristiques. Pour la Coupe du monde 2026, douze villes ont été choisies « dans un rayon de 550 km autour de Casablanca », à rebours des longues distances proposées par le trio américain. Rabat veut aussi rassurer sur les infrastructures sportives : non seulement les quatorze stades ultramodernes promis seront prêts à temps, mais le Maroc a innové, défend le ministre, en créant un modèle de « stade modulable » : des installations aux normes internationales mais dont certaines parties pourront être enlevées et réutilisées ailleurs afin d’éviter le syndrome post-Coupe du monde de suréquipement.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2026 : le Maroc charge la FIFA



Les promoteurs du dossier marocain veulent montrer qu’ils éviteront les erreurs passées commises par d’autres pays hôtes, notamment du Sud, sortis surendettés de cette aventure. Ainsi, selon M. Elalamy, sur les 15,8 milliards de dollars (environ 13,3 milliards d’euros) d’investissements nécessaires à l’organisation de l’événement, 13,8 milliards sont déjà inscrits dans des stratégies sectorielles propres au développement du Maroc. Manqueraient donc 2 milliards, qui seraient fournis par la partie du budget national destinée à être réallouée (environ 12 % chaque année). Le ministre met aussi en avant « l’héritage » d’une telle aventure pour le royaume : des stades, 21 nouveaux hôpitaux, ainsi qu’un tunnel entre Marrakech et Ouarzazate « qui permettra de désenclaver toute la zone », assure-t-il en réponse aux critiques internes sur les lacunes de développement du Maroc.
Entre les lignes, M. Elalamy n’a pas manqué de tacler la candidature concurrente, insistant sur le Maroc « pays de tolérance », sur la réputation de sécurité du royaume et sur son accessibilité pour de nombreux pays du monde. Certains critères demandés sont « ridicules », a-t-il fustigé, citant les 60 millions d’arrivées aéroportuaires requises : « Pour recevoir 1,1 million de personnes ? Pourquoi ? Pour éliminer 97 % des pays de la planète d’une telle compétition ? » Au « bid book » (le dossier technique), qui représente 24 tomes et 40 000 pages, s’est ajoutée « une coquetterie nouvelle, la task force », a rappelé le ministre. Cette commission de cinq personnes, membres de l’administration ou de commissions de la FIFA, est chargée de rendre un rapport sur l’éligibilité de chaque dossier.
« Si le Maroc gagne, c’est l’Europe qui gagne »
Au-delà des arguments techniques, le royaume mise sur les atouts « géopolitiques » de sa candidature. Mardi, Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et spécialiste de la géopolitique du sport, a défendu « une certaine idée du monde » : « Le monde se multipolarise, le football le doit aussi », a-t-il poursuivi, sauf à dire que « seule une oligarchie de pays peut organiser les grandes fêtes sportives ». Le géopolitologue a directement visé le président américain : « Peut-on accueillir le monde entier alors qu’on crache au visage du monde entier ? », a-t-il questionné en référence aux interdictions de visas de l’administration Trump et au mur de séparation entre le Mexique et les Etats-Unis, assurant que le Maroc offrirait « une Coupe du monde à visage et à dimension humaines ».

        Lire aussi :
         

                La violence, ce mal qui gangrène le football marocain



La répartition des rôles lors de cette soirée de soutien était manifestement bien rodée. Le président du groupe d’amitié France-Maroc à l’Assemblée, le député Mustapha Laabid (La République en marche), a expliqué que cette candidature est aussi celle de l’Europe. « Le Maroc est un carrefour entre l’Afrique et l’Europe. Si le Maroc gagne, c’est l’Europe qui gagne, c’est l’Afrique qui gagne », a-t-il affirmé, rappelant qu’en quatre-vingt-douze ans, l’Afrique n’avait accueilli la compétition qu’une seule fois alors que le football y est le sport roi. Le député européen Gilles Pargneaux (Parti socialiste), président du groupe d’amitié UE-Maroc, a appelé les capitales européennes à soutenir Rabat. Enfin le président du groupe d’amitié au Sénat, Christian Cambon (Les Républicains), a salué « la symbolique de la paix » d’une telle candidature : « Ce n’est pas un hasard si le monde arabe tout entier la soutient. »
Dans le camp marocain, à l’approche de l’échéance du 29 mai, on se dit « relativement confiant », estimant qu’il sera bien difficile à la task force de trouver de quoi éliminer cette candidature. « Nous y avons mis notre sang, nous y croyons au niveau de nos tripes », a prévenu le ministre Elalamy, pour qui le Maroc acceptera de gagner ou de perdre mais « dignement », dans le respect des « valeurs d’éthique et de transparence ». Une ultime mise en garde alors que les derniers mois ont été marqués par des accusations de favoritisme et de manipulations au sein de la FIFA en faveur de la candidature nord-américaine.


<article-nb="2018/05/16/19-3">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Mercredi soir, une bonne partie de la France du football sera derrière l’Olympique de Marseille pour la conquête de son deuxième trophée européen. Mais pas certains clubs majeurs, tels le Paris - Saint-Germain ou l’Olympique lyonnais.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Quiz : quels clubs français sont pour Marseille, lesquels ne le sont pas ?

Mercredi soir, une bonne partie de la France du football sera derrière l’Olympique de Marseille pour la conquête de son deuxième trophée européen. Mais pas certains clubs majeurs, tels le Paris - Saint-Germain ou l’Olympique lyonnais.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 15h02
    |

            William Audureau








                        



var input = [{"description":"","question":"Quel club a félicité Zinedine Zidane pour la finale du Real Madrid mais pas l'OM pour sa qualification en finale d'Europa League ?","choices":["Monaco","Saint-Etienne","Lyon","Bordeaux"],"bonnereponse":"Bordeaux","incorrect":"004d006f00740075007300200065007400200062006f007500630068006500200063006f00750073007500650020006400650020006c00610020007000610072007400200064007500200063006c00750062002000610075002000730063006100700075006c0061006900720065002c002000630061007000610062006c00650020006400650020006600e9006c0069006300690074006500720020006c00650020005200650061006c0020004d0061006400720069006400200064006500200073006f006e00200061006e006300690065006e0020006a006f00750065007500720020005a0069006e006500640069006e00650020005a006900640061006e006500200065006e00200032003000310037002c0020006f00750020006c0065002000500053004700200070006f0075007200200073006f006e0020007200650063006f0072006400200064006500200076006900630074006f006900720065007300200065006e00200063006f00750070006500730020006400650020004600720061006e0063006500200065006e00200032003000310034002c0020006d0061006900730020006d00750065007400200063006f006e006300650072006e0061006e00740020006c0027004f004d002e0020004c006500730020004700690072006f006e00640069006e007300200064006500200042006f0072006400650061007500780020006500740020006c0027004f006c0079006d007000690071007500650020006400650020004d00610072007300650069006c006c006500200065006e007400720065007400690065006e006e0065006e007400200065006e00200065006600660065007400200075006e006500200072006900760061006c0069007400e900200064006500700075006900730020006c006500750072002000e200670065002000640027006f007200200063006f006d006d0075006e002000e00020006c0061002000660069006e002000640065007300200061006e006e00e90065007300200031003900380030002e0020","correct":"004d006f00740075007300200065007400200062006f007500630068006500200063006f00750073007500650020006400650020006c00610020007000610072007400200064007500200063006c00750062002000610075002000730063006100700075006c0061006900720065002c002000630061007000610062006c00650020006400650020006600e9006c0069006300690074006500720020006c00650020005200650061006c0020004d0061006400720069006400200064006500200073006f006e00200061006e006300690065006e0020006a006f00750065007500720020005a0069006e006500640069006e00650020005a006900640061006e006500200065006e00200032003000310037002c0020006f00750020006c0065002000500053004700200070006f0075007200200073006f006e0020007200650063006f0072006400200064006500200076006900630074006f006900720065007300200065006e00200063006f00750070006500730020006400650020004600720061006e0063006500200065006e00200032003000310034002c0020006d0061006900730020006d00750065007400200063006f006e006300650072006e0061006e00740020006c0027004f004d002e0020004c006500730020004700690072006f006e00640069006e007300200064006500200042006f0072006400650061007500780020006500740020006c0027004f006c0079006d007000690071007500650020006400650020004d00610072007300650069006c006c006500200065006e007400720065007400690065006e006e0065006e007400200065006e00200065006600660065007400200075006e006500200072006900760061006c0069007400e900200064006500700075006900730020006c006500750072002000e200670065002000640027006f007200200063006f006d006d0075006e002000e00020006c0061002000660069006e002000640065007300200061006e006e00e90065007300200031003900380030002e0020","indice":"","rowNumber":1},{"description":"","question":"Quel président estime que l’OM a, comme son club, « la coupe d’Europe dans son ADN, dans son sang » ?","choices":["Saint-Etienne","Monaco","Paris Saint-Germain","Bastia"],"bonnereponse":"Saint-Etienne","incorrect":"004c006500200070007200e90073006900640065006e007400200073007400e9007000680061006e006f006900730020004200650072006e00610072006400200043006100ef0061007a007a006f00200061002000730061006e007300200064006f0075007400650020006100700070006f0072007400e90020006c006500200073006f0075007400690065006e0020006c006500200070006c0075007300200061007000700075007900e900200061007500200063006c00750062002000700068006f006300e90065006e002e002000ab00a0004a006500200073006f0075007400690065006e0073002000e000200066006f006e00640020006c2019004f006c0079006d007000690071007500650020006400650020004d00610072007300650069006c006c0065002000640061006e00730020006300650074007400650020006100760065006e0074007500720065002e00200043006f006d006d00650020005300610069006e0074002d00c9007400690065006e006e0065002c0020006c2019004f004d002000610020006c006100200063006f007500700065002000642019004500750072006f00700065002000640061006e007300200073006f006e002000410044004e002c002000640061006e007300200073006f006e002000730061006e0067002c00200061002d0074002d0069006c0020006400e90063006c0061007200e9002000e00020004c0061002000500072006f00760065006e00630065002e0020004c2019004f004d0020007200650064006f006e006e00650020006400650020006c2019006500730070006f0069007200200061007500200066006f006f00740020006600720061006e00e7006100690073002e0020005200e900630065006d006d0065006e0074002c002000640065007300200073007500700070006f007200740065007200730020006400650020005300610069006e0074002d00c9007400690065006e006e00650020006d2019006f006e007400200069006e00740065007200700065006c006c00e90020003a002020190045007400200070006f0075007200710075006f006900200070006100730020006c2019004100530053004500200065006e002000660069006e0061006c00650020006c20190061006e002000700072006f0063006800610069006e0020003f201900a000bb002e000a","correct":"004c006500200070007200e90073006900640065006e007400200073007400e9007000680061006e006f006900730020004200650072006e00610072006400200043006100ef0061007a007a006f00200061002000730061006e007300200064006f0075007400650020006100700070006f0072007400e90020006c006500200073006f0075007400690065006e0020006c006500200070006c0075007300200061007000700075007900e900200061007500200063006c00750062002000700068006f006300e90065006e002e002000ab00a0004a006500200073006f0075007400690065006e0073002000e000200066006f006e00640020006c2019004f006c0079006d007000690071007500650020006400650020004d00610072007300650069006c006c0065002000640061006e00730020006300650074007400650020006100760065006e0074007500720065002e00200043006f006d006d00650020005300610069006e0074002d00c9007400690065006e006e0065002c0020006c2019004f004d002000610020006c006100200063006f007500700065002000642019004500750072006f00700065002000640061006e007300200073006f006e002000410044004e002c002000640061006e007300200073006f006e002000730061006e0067002c00200061002d0074002d0069006c0020006400e90063006c0061007200e9002000e00020004c0061002000500072006f00760065006e00630065002e0020004c2019004f004d0020007200650064006f006e006e00650020006400650020006c2019006500730070006f0069007200200061007500200066006f006f00740020006600720061006e00e7006100690073002e0020005200e900630065006d006d0065006e0074002c002000640065007300200073007500700070006f007200740065007200730020006400650020005300610069006e0074002d00c9007400690065006e006e00650020006d2019006f006e007400200069006e00740065007200700065006c006c00e90020003a002020190045007400200070006f0075007200710075006f006900200070006100730020006c2019004100530053004500200065006e002000660069006e0061006c00650020006c20190061006e002000700072006f0063006800610069006e0020003f201900a000bb002e000a","indice":"","rowNumber":2},{"description":"","question":"Monaco et Lyon ont intérêt à ce que Marseille...","choices":["Gagne","Perde","L'emporte aux tirs aux buts","Finisse 3e du championnat"],"bonnereponse":"Perde","incorrect":"00ab0020004f006e0020007300650072006100200064006500720072006900e8007200650020006c002700e9007100750069007000650020006600720061006e00e70061006900730065002c002000e90076006900640065006d006d0065006e0074002c0020006d00610069007300200061007500730073006900200064006500720072006900e8007200650020006c002700410074006c00e9007400690063006f0020004d0061006400720069006400200063006100720020006f006e0020007300610069007400200071007500650020007300270069006c0020006700610067006e0065002c0020006c0065002000740072006f00690073006900e8006d00650020006400750020004300680061006d00700069006f006e006e006100740020006400650020004600720061006e00630065002000730065007200610020007100750061006c00690066006900e900200070006f007500720020006c00610020004c006900670075006500200064006500730020006300680061006d00700069006f006e0073002000bb002c0020006100200070007200e900760065006e00750020006c006500200070007200e90073006900640065006e00740020006c0079006f006e006e006100690073002c0020004a00650061006e002d004d0069006300680065006c002000410075006c00610073002e0020004c2019004f004c0020006500730074002000610063007400750065006c006c0065006d0065006e00740020003300650020006500740020004d006f006e00610063006f00200032006e0064002c002000e000200075006e00650020006a006f00750072006e00e900650020006400650020006c0061002000660069006e002e0020004c006500730020006400650075007800200063006c0075006200730020006f006e007400200069006e007400e9007200ea0074002000e000200063006500200071007500650020006c0027004f004d002000700065007200640065002000650074002000e000200063006500200071007500650020006c006500200063006c0061007300730065006d0065006e00740020006e002700e90076006f006c007500650020007000610073002c00200063006500200071007500690020006c0065007300200065006e007600650072007200610069007400200064006900720065006300740065006d0065006e007400200065006e00200070006800610073006500200064006500200070006f0075006c00650020006400650020004300680061006d00700069006f006e002700730020004c00650061006700750065002e","correct":"00ab0020004f006e0020007300650072006100200064006500720072006900e8007200650020006c002700e9007100750069007000650020006600720061006e00e70061006900730065002c002000e90076006900640065006d006d0065006e0074002c0020006d00610069007300200061007500730073006900200064006500720072006900e8007200650020006c002700410074006c00e9007400690063006f0020004d0061006400720069006400200063006100720020006f006e0020007300610069007400200071007500650020007300270069006c0020006700610067006e0065002c0020006c0065002000740072006f00690073006900e8006d00650020006400750020004300680061006d00700069006f006e006e006100740020006400650020004600720061006e00630065002000730065007200610020007100750061006c00690066006900e900200070006f007500720020006c00610020004c006900670075006500200064006500730020006300680061006d00700069006f006e0073002000bb002c0020006100200070007200e900760065006e00750020006c006500200070007200e90073006900640065006e00740020006c0079006f006e006e006100690073002c0020004a00650061006e002d004d0069006300680065006c002000410075006c00610073002e0020004c2019004f004c0020006500730074002000610063007400750065006c006c0065006d0065006e00740020003300650020006500740020004d006f006e00610063006f00200032006e0064002c002000e000200075006e00650020006a006f00750072006e00e900650020006400650020006c0061002000660069006e002e0020004c006500730020006400650075007800200063006c0075006200730020006f006e007400200069006e007400e9007200ea0074002000e000200063006500200071007500650020006c0027004f004d002000700065007200640065002000650074002000e000200063006500200071007500650020006c006500200063006c0061007300730065006d0065006e00740020006e002700e90076006f006c007500650020007000610073002c00200063006500200071007500690020006c0065007300200065006e007600650072007200610069007400200064006900720065006300740065006d0065006e007400200065006e00200070006800610073006500200064006500200070006f0075006c00650020006400650020004300680061006d00700069006f006e002700730020004c00650061006700750065002e","indice":"","rowNumber":3},{"description":"","question":"En championnat, pour favoriser Marseille en amont de la finale, l'En-Avant Guingamp a...","choices":["laissé gagner l'OM","joué un vendredi","fait annuler une suspension","prêté un de ses joueurs"],"bonnereponse":"joué un vendredi","incorrect":"004100750020006e006f006d002000ab00a0005b006400650073005d00200069006e007400e9007200ea00740073002000730075007000e900720069006500750072007300200064007500200066006f006f007400620061006c006c0020006600720061006e00e700610069007300a000bb002c0020006c0061002000730065006d00610069006e00650020007000610073007300e90065002c0020006c006500200063006c0075006200200062007200650074006f006e00200061002000610063006300650070007400e9002000642019006100760061006e0063006500720020006c006100200064006100740065002000640065002000730061002000720065006e0063006f006e00740072006500200063006f006e0074007200650020004d00610072007300650069006c006c0065002000640065002000730061006d006500640069002000310032002000e0002000760065006e006400720065006400690020003100310020006d00610069002c0020006100660069006e0020006400650020006c00610069007300730065007200200070006c00750073002000640065002000740065006d007000730020006400650020007200e900630075007000e90072006100740069006f006e002000e000200073006f006e00200061006400760065007200730061006900720065002e0020004c00650020006d006500730073006100670065002000650073007400200063006c0061006900720020003a00200061006c006c0065007a0020006c2019004f004d002e","correct":"004100750020006e006f006d002000ab00a0005b006400650073005d00200069006e007400e9007200ea00740073002000730075007000e900720069006500750072007300200064007500200066006f006f007400620061006c006c0020006600720061006e00e700610069007300a000bb002c0020006c0061002000730065006d00610069006e00650020007000610073007300e90065002c0020006c006500200063006c0075006200200062007200650074006f006e00200061002000610063006300650070007400e9002000642019006100760061006e0063006500720020006c006100200064006100740065002000640065002000730061002000720065006e0063006f006e00740072006500200063006f006e0074007200650020004d00610072007300650069006c006c0065002000640065002000730061006d006500640069002000310032002000e0002000760065006e006400720065006400690020003100310020006d00610069002c0020006100660069006e0020006400650020006c00610069007300730065007200200070006c00750073002000640065002000740065006d007000730020006400650020007200e900630075007000e90072006100740069006f006e002000e000200073006f006e00200061006400760065007200730061006900720065002e0020004c00650020006d006500730073006100670065002000650073007400200063006c0061006900720020003a00200061006c006c0065007a0020006c2019004f004d002e","indice":"","rowNumber":4},{"description":"","question":"Interrogé pour savoir s'il allait soutenir l'OM, le président du PSG a estimé que “si on est parisien, c’est... ","choices":["la moindre des choses. »","une insulte. »","normal d'être pour un club français. »","difficile. »"],"bonnereponse":"difficile. »","incorrect":"00440061006e00730020006c00650020006d0061007400630068002000e0002000640069007300740061006e0063006500200065006e0074007200650020006c0065007300200064006500750078002000e9007400650072006e0065006c007300200072006900760061007500780020006500740020007300650075006c007300200063006c0075006200730020006600720061006e00e70061006900730020007400690074007200e900730020006100750020006e0069007600650061007500200063006f006e00740069006e0065006e00740061006c002c0020006c0065002000730063006f007200650020006500730074002000670065006c00e90020006400650070007500690073002000760069006e0067007400200061006e0073002000e000200031002d0031002000280075006e00650020006c006900670075006500200064006500730020006300680061006d00700069006f006e007300200070006f007500720020006c2019004f004d00200065006e00200031003900390033002c00200075006e006500200063006f007500700065002000640065007300200063006f007500700065007300200070006f007500720020006c0065002000500053004700200065006e002000310039003900360029002e00200055006e006500200076006900630074006f0069007200650020006400650020004d00610072007300650069006c006c00650020007000650072006d006500740074007200610069007400200061007500200063006c00750062002000700068006f006300e90065006e00200064006500200072006500700061007300730065007200200064006500760061006e0074002c002000710075006900200070006c0075007300200065007300740020006c00610020007000690072006500200061006e006e00e90065002c002000630065006c006c00650020006f00f90020006c006500200072006900760061006c00200070006100720069007300690065006e002000610020006300610073007300e90020006c006100200074006900720065006c00690072006500200070006f00750072002000732019006f006600660072006900720020004e00650079006d006100720020006500740020007200ea00760065007200200064006500200076006900630074006f00690072006500200065006e002000430031002e0020004c006500200070007200e90073006900640065006e00740020004e0061007300730065007200200041006c002d004b00680065006c006100ef006600690020006c201900610020006c00750069002d006d00ea006d006500200070007500640069007100750065006d0065006e0074002000720061007000700065006c00e9002c00200065006e0063006f0075007200610067006500720020006c2019004f004d002c0020201c007300690020006f006e002000650073007400200070006100720069007300690065006e002c00200063201900650073007400200064006900660066006900630069006c0065201d002e0020","correct":"00440061006e00730020006c00650020006d0061007400630068002000e0002000640069007300740061006e0063006500200065006e0074007200650020006c0065007300200064006500750078002000e9007400650072006e0065006c007300200072006900760061007500780020006500740020007300650075006c007300200063006c0075006200730020006600720061006e00e70061006900730020007400690074007200e900730020006100750020006e0069007600650061007500200063006f006e00740069006e0065006e00740061006c002c0020006c0065002000730063006f007200650020006500730074002000670065006c00e90020006400650070007500690073002000760069006e0067007400200061006e0073002000e000200031002d0031002000280075006e00650020006c006900670075006500200064006500730020006300680061006d00700069006f006e007300200070006f007500720020006c2019004f004d00200065006e00200031003900390033002c00200075006e006500200063006f007500700065002000640065007300200063006f007500700065007300200070006f007500720020006c0065002000500053004700200065006e002000310039003900360029002e00200055006e006500200076006900630074006f0069007200650020006400650020004d00610072007300650069006c006c00650020007000650072006d006500740074007200610069007400200061007500200063006c00750062002000700068006f006300e90065006e00200064006500200072006500700061007300730065007200200064006500760061006e0074002c002000710075006900200070006c0075007300200065007300740020006c00610020007000690072006500200061006e006e00e90065002c002000630065006c006c00650020006f00f90020006c006500200072006900760061006c00200070006100720069007300690065006e002000610020006300610073007300e90020006c006100200074006900720065006c00690072006500200070006f00750072002000732019006f006600660072006900720020004e00650079006d006100720020006500740020007200ea00760065007200200064006500200076006900630074006f00690072006500200065006e002000430031002e0020004c006500200070007200e90073006900640065006e00740020004e0061007300730065007200200041006c002d004b00680065006c006100ef006600690020006c201900610020006c00750069002d006d00ea006d006500200070007500640069007100750065006d0065006e0074002000720061007000700065006c00e9002c00200065006e0063006f0075007200610067006500720020006c2019004f004d002c0020201c007300690020006f006e002000650073007400200070006100720069007300690065006e002c00200063201900650073007400200064006900660066006900630069006c0065201d002e0020","indice":"","rowNumber":5},{"description":"","question":"Au moment de l'escalade verbale entre dirigeants marseillais et lyonnais, quel club a pris position pour l'OM ?","choices":["Saint-Etienne","Nice","Toulouse","Amiens"],"bonnereponse":"Toulouse","incorrect":"00ab00a00043006500200073006f00690072002c0020006f006e002000650073007400200074006f0075007300200075006e00200070006500750020006f0062006c0069006700e9007300200064006500200073007500700070006f00720074006500720020006c00270040004f004d005f004f006600660069006300690065006c0020006e006f006e0020003f00200041006c006c0065007a00200040004a004d005f00410075006c00610073002c0020006f006e0020007900200076006100200074006f0075007300200065006e00200063006f006500750072002100200023004f004d004600430053002000230054006f00750073004300680065007a004a00650061006e004d0069002000bb002c00200073002700650073007400200061006d0075007300e9002000e000200070006f00730074006500720020006c006500200032003600200061007600720069006c0020006c006500200063006f006d007000740065002000540077006900740074006500720020006f006600660069006300690065006c0020006400750020005400e9004600e9004300e9002c0020006100750020006d006f006d0065006e00740020006400650073002000640065006d0069002d00660069006e0061006c00650020006400650020006c0027004500750072006f007000610020004c00650061006700750065002e0020","correct":"00ab00a00043006500200073006f00690072002c0020006f006e002000650073007400200074006f0075007300200075006e00200070006500750020006f0062006c0069006700e9007300200064006500200073007500700070006f00720074006500720020006c00270040004f004d005f004f006600660069006300690065006c0020006e006f006e0020003f00200041006c006c0065007a00200040004a004d005f00410075006c00610073002c0020006f006e0020007900200076006100200074006f0075007300200065006e00200063006f006500750072002100200023004f004d004600430053002000230054006f00750073004300680065007a004a00650061006e004d0069002000bb002c00200073002700650073007400200061006d0075007300e9002000e000200070006f00730074006500720020006c006500200032003600200061007600720069006c0020006c006500200063006f006d007000740065002000540077006900740074006500720020006f006600660069006300690065006c0020006400750020005400e9004600e9004300e9002c0020006100750020006d006f006d0065006e00740020006400650073002000640065006d0069002d00660069006e0061006c00650020006400650020006c0027004500750072006f007000610020004c00650061006700750065002e0020","indice":"","rowNumber":6},{"description":"","question":"Dijon a encouragé Marseille à « casser tout au Groupama Stadium contre l’Atletico…","choices":["mais sur le terrain »","mais de perdre quand même »","mais de préserver la buvette »","et d'envoyer l'addition au PSG »"],"bonnereponse":"mais sur le terrain »","incorrect":"00440069006a006f006e0020003a0020004c0061002000660069006e00200064006500200073006100690073006f006e0020006e2019006100200070006c007500730020006420190065006e006a0065007500200070006f007500720020006c006500200063006c0075006200200062006f007500720067007500690067006e006f006e002c0020003100330065002e002000420065006100750020006a006f00750065007500720020006d006100690073002000740061007100750069006e002c00200069006c0020006100200065006e0063006f007500720061006700e90020004d00610072007300650069006c006c0065002000e0002000ab00a000630061007300730065007200200074006f00750074002000610075002000470072006f007500700061006d00610020005300740061006400690075006d00200063006f006e0074007200650020006c201900410074006c0065007400690063006f20260020006d00610069007300200073007500720020006c00650020007400650072007200610069006e00a000bb002c0020007200e9006600e900720065006e00630065002000610075007800200061007000700065006c00730020006d00610072007300650069006c006c006100690073002000e0002000760061006e00640061006c00690073006500720020006c00650020007300740061006400650020006c0079006f006e006e006100690073002e0020004400650070007500690073002c0020006c0065007300200070007200e90073006900640065006e007400730020006400650020006c0027004f004d0020006500740020006400650020006c0027004f004c0020006f006e0074002000740065006e007400e9002000640065002000630061006c006d006500720020006c00650020006a00650075002c00200065006e00200069006e0076006900740061006e00740020006c0065007300200073007500700070006f00720074006500720073002000e00020006600610069007200650020007000720065007500760065002000640065002000740065006e00750065002000640061006e007300200065007400200068006f00720073002000640075002000730074006100640065002e","correct":"00440069006a006f006e0020003a0020004c0061002000660069006e00200064006500200073006100690073006f006e0020006e2019006100200070006c007500730020006420190065006e006a0065007500200070006f007500720020006c006500200063006c0075006200200062006f007500720067007500690067006e006f006e002c0020003100330065002e002000420065006100750020006a006f00750065007500720020006d006100690073002000740061007100750069006e002c00200069006c0020006100200065006e0063006f007500720061006700e90020004d00610072007300650069006c006c0065002000e0002000ab00a000630061007300730065007200200074006f00750074002000610075002000470072006f007500700061006d00610020005300740061006400690075006d00200063006f006e0074007200650020006c201900410074006c0065007400690063006f20260020006d00610069007300200073007500720020006c00650020007400650072007200610069006e00a000bb002c0020007200e9006600e900720065006e00630065002000610075007800200061007000700065006c00730020006d00610072007300650069006c006c006100690073002000e0002000760061006e00640061006c00690073006500720020006c00650020007300740061006400650020006c0079006f006e006e006100690073002e0020004400650070007500690073002c0020006c0065007300200070007200e90073006900640065006e007400730020006400650020006c0027004f004d0020006500740020006400650020006c0027004f004c0020006f006e0074002000740065006e007400e9002000640065002000630061006c006d006500720020006c00650020006a00650075002c00200065006e00200069006e0076006900740061006e00740020006c0065007300200073007500700070006f00720074006500720073002000e00020006600610069007200650020007000720065007500760065002000640065002000740065006e00750065002000640061006e007300200065007400200068006f00720073002000640075002000730074006100640065002e","indice":"","rowNumber":7},{"description":"","question":"En cas de victoire marseillaise, le football français peut...","choices":["dépasser l'Allemagne à l'indice UEFA","être exempté de barrages","avoir quatre clubs en Ligue des Champions","repêcher l'Italie pour la Coupe du Monde"],"bonnereponse":"avoir quatre clubs en Ligue des Champions","incorrect":"0053007500690074006500200061007500780020006e006f007500760065006c006c006500730020007200e80067006c006500730020006400650020006c00270055004500460041002c0020006c00650020007600610069006e007100750065007500720020006400650020006c0027004500750072006f007000610020004c00650061006700750065002000650073007400200064006900720065006300740065006d0065006e00740020007100750061006c00690066006900e900200070006f007500720020006c00610020004c006900670075006500200064006500730020004300680061006d00700069006f006e0073002e0020005300690020006c0027004f006c0079006d007000690071007500650020006400650020004d00610072007300650069006c006c006500200062006100740020006c002700410074006c0065007400690063006f00200065007400200071007500650020006c006500200063006c0061007300730065006d0065006e00740020006400750020006300680061006d00700069006f006e006e006100740020006e002700e90076006f006c007500650020007000610073002c00200069006c002000720065006a006f0069006e0064007200610020006c00650020005000610072006900730020005300610069006e00740020004700650072006d00610069006e0020006500740020006c0027004100530020004d006f006e00610063006f002c00200065007500780020006100750073007300690020007100750061006c00690066006900e90073002c0020006500740020006c0027004f006c0079006d007000690071007500650020006c0079006f006e006e006100690073002c002000730069002000630065006c00750069002d006300690020007000610073007300650020006c0065007300200074006f0075007200730020006400650020007100750061006c0069006600690063006100740069006f006e002e","correct":"0053007500690074006500200061007500780020006e006f007500760065006c006c006500730020007200e80067006c006500730020006400650020006c00270055004500460041002c0020006c00650020007600610069006e007100750065007500720020006400650020006c0027004500750072006f007000610020004c00650061006700750065002000650073007400200064006900720065006300740065006d0065006e00740020007100750061006c00690066006900e900200070006f007500720020006c00610020004c006900670075006500200064006500730020004300680061006d00700069006f006e0073002e0020005300690020006c0027004f006c0079006d007000690071007500650020006400650020004d00610072007300650069006c006c006500200062006100740020006c002700410074006c0065007400690063006f00200065007400200071007500650020006c006500200063006c0061007300730065006d0065006e00740020006400750020006300680061006d00700069006f006e006e006100740020006e002700e90076006f006c007500650020007000610073002c00200069006c002000720065006a006f0069006e0064007200610020006c00650020005000610072006900730020005300610069006e00740020004700650072006d00610069006e0020006500740020006c0027004100530020004d006f006e00610063006f002c00200065007500780020006100750073007300690020007100750061006c00690066006900e90073002c0020006500740020006c0027004f006c0079006d007000690071007500650020006c0079006f006e006e006100690073002c002000730069002000630065006c00750069002d006300690020007000610073007300650020006c0065007300200074006f0075007200730020006400650020007100750061006c0069006600690063006100740069006f006e002e","indice":"","rowNumber":8}];var pubStylesheet = 'quiz-lemonde.css';var pub = 'lemonde';var compte_twitter = 'lemondefr';var button_ok = 'false';var cdn = '//s1.lemde.fr/assets-redaction/quizodeur/v2.0.5/';require(['//s1.lemde.fr/assets-redaction/quizodeur/v2.0.5/javascripts/quizcodeur.js'], function() { quizodeur(); });




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-4">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Marseille a beau ne pas être favori ce soir, la ferveur de la finale, la première en 14 ans pour l’OM, a quand même enveloppé la Canebière. A suivre en direct avec nos envoyés spéciaux.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/05/16/19-5">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Après dix-neuf mois à l’OM, le coach qui a qualifié son équipe pour la finale de la Ligue Europa contre l’Atletico Madrid fait soudain l’unanimité.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Ligue Europa : Rudi Garcia, l’entraîneur en fusion avec Marseille

Après dix-neuf mois à l’OM, le coach qui a qualifié son équipe pour la finale de la Ligue Europa contre l’Atletico Madrid fait soudain l’unanimité.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 14h04
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



   


Rudi Garcia n’a pas été élu meilleur entraîneur de Ligue 1 de la saison 2017-2018. La récompense, décernée dimanche 13 mai par les acteurs du football professionnel français, est revenue à Unai Emery, le coach déchu du Paris-Saint-Germain. Qu’importe. Mercredi 16 mai, sur le coup des 22 h 45, le coach de l’Olympique de Marseille visera un objectif bien plus important à ses yeux. Devenir le premier entraîneur français à remporter une Ligue Europa et à ramener l’OM sur le – petit – sommet de l’Europe.
Ses tenues d’entraînement sont marquées « R. G. ». Et les supporters marseillais ont bien noté que ces initiales sont les mêmes que celles de Raymond Goethals. Vingt-cinq ans après la victoire du mythique technicien de l’OM en Ligue des champions, la prémonition se savoure, mais la comparaison s’arrête là. Mâchoire carrée, voix puissante, débit de banlieusard parisien – naissance Nemours, enfance dans l’Essonne –, Rudi Garcia, 54 ans, affiche une personnalité sans rapport avec celle du vieux coach belge, noms écorchés, cigarette (Gauloise bleue) au bec et regard matois.
Avec sa prestance, – 1,80 m, ligne impeccable, son élégance peaufinée pendant sa période romaine, sa maîtrise de l’italien et de l’espagnol, Rudi Garcia a le profil de l’entraîneur du XXIe siècle. Lui dont la carrière de milieu offensif n’a marqué personne (Lille, Caen, Martigues, déjà dans les Bouches-du-Rhône) – semble taillé pour ce rôle, pratiqué successivement au Mans (2007-2008), à Lille (2008-2013) puis à l’AS Rome (2013-2016).
« Je lui ai dit clairement que Rudi ne viendrait pas à l’OM »
Frank McCourt et Jacques-Henri Eyraud ne s’y sont pas trompés. En quête de fondations solides pour leur « Champions Project », le nouvel actionnaire et le président de l’OM ont pris le temps de faire la cour à Rudi Garcia, tout comme ils étaient allés séduire Andoni Zubizarreta, l’ex-directeur sportif du FC Barcelone. « Le président Eyraud m’a contacté pour la première fois en août 2016, raconte Pascal Boisseau, qui, avec son frère Sébastien, gère la carrière de l’entraîneur. Et je lui ai dit clairement que Rudi ne viendrait pas à l’OM. »
La réaction n’étonnera personne. A cette époque, le club marseillais subit encore les errances de l’ère Louis-Dreyfus. Et Rudi Garcia ne veut pas revenir en Ligue 1. L’homme a goûté avec appétit à la Serie A et rêve plutôt d’Espagne, le pays de ses grands-parents qu’il dit « avoir dans le sang ».
Cette Espagne où, chaque été, il se ressource auprès de ses amis dans le petit port andalou de Garrucha. La ténacité de Jacques-Henri Eyraud et la perspective de pratiquer son métier dans une ville dingue de football finiront par le convaincre. « Ce club, je l’ai aussi choisi pour ça. Il est méditerranéen avec le meilleur public de France, une “tifoseria” chaude qui est derrière son équipe et ses joueurs. C’est émouvant de donner de la joie à nos fans », reconnaît-il aujourd’hui.

        Lire aussi :
         

          Les épopées de l’OM en finales européennes sont dans toutes les mémoires




   


Dix-neuf mois après son arrivée, Rudi Garcia ne regrette rien. A l’OM, il se sent désormais chez lui. Dimanche 6 mai, pendant le match contre l’OGC Nice, il a piqué une tête dans le gazon du Stade-Vélodrome, sidérant les 55 000 spectateurs présents. Un penalty oublié pour son équipe ? Le coach s’écroule comme foudroyé et roule sur lui-même. « Je vis les matches, tout le monde ne fait pas tout bien, c’est mon personnage », s’excuse-t-il. « Il était dans la partie à 150 %. Comme s’il la regardait dans son salon », s’amuse un ami. En septembre 2017, le stade grondait en voyant l’OM s’incliner 3-1 contre Rennes, après une déroute 6-1 à Monaco. Au printemps, il vibre avec son coach volcanique.
Conseil des sages
Cette saison à l’OM, Rudi Garcia a surtout confirmé qu’il savait gérer les hommes. Après un marathon de 60 rencontres – la finale sera la 61e –, son groupe affiche une fraîcheur d’esprit, une bonne humeur et un sens du collectif qui sidèrent adversaires et supporters. « Il veut que tout le monde soit concerné, ça tourne beaucoup. Il nous apporte grinta et rigueur au quotidien », confirme l’international Dimitri Payet. « Le coach nous a inculqué un état d’esprit : l’équipe avant tout », complète Florian Thauvin, l’autre star de l’attaque marseillaise.
Comme à Lille ou à Rome, Rudi Garcia responsabilise ses joueurs. Payet, Luiz Gustavo, Adil Rami, Rolando, Steve Mandanda forment un conseil des sages qu’il consulte régulièrement. « Il nous parle souvent, essaie d’avoir un rapport fusionnel avec l’équipe. Il n’est pas toujours tendre, car il est perfectionniste », confirme Adil Rami qui, comme Payet, l’a connu à Lille.
Une anecdote témoigne de la capacité de Rudi Garcia à transmettre sa motivation. En décembre, il reçoit le gardien remplaçant Yohann Pelé pour lui annoncer sa titularisation en Coupe de la Ligue contre Rennes. L’entretien est court, mais porteur. « Il lui a dit : “la saison dernière, tu as été exceptionnel et tu nous as permis d’atteindre la Ligue Europa. J’ai toute confiance en toi.” Quand Yohann est sorti, il était gonflé à bloc », raconte un proche.
Cinq mois plus tard, c’est le même Pelé, qui sauvera l’OM en demi-finales retour à Salzbourg (2-1). En course pour le podium national, avant la dernière journée, samedi 19 mai, qualifié pour une finale européenne, Rudi Garcia a fait taire ceux qui doutaient de ses capacités tactiques. Comme l’ex-joueur Jérôme Rothen devenu consultant, qui, en début de saison, le voyait comme « un frein à l’évolution de l’OM ».
L’hommage de Totti
« Rudi n’est pas considéré à sa juste valeur… Il fait partie des très grands entraîneurs mondiaux », s’agace son agent Pascal Boisseau qui met en avant le parcours de son protégé. Un doublé Coupe de France-championnat en 2011 avec Lille, deux places de second en Serie A italienne avec l’AS Rome en 2014 et 2015 et cet incroyable début de saison record de dix victoires consécutives pour sa première année romaine. « J’étais heureux de l’avoir rencontré sur mon chemin », dit, de lui, Francesco Totti, icône du football italien. « C’est un coach exceptionnel dont je voudrais m’inspirer », embraye son ex-coéquipier Daniele De Rossi.
Face aux journalistes qui lui demandent d’évoquer Diego Simeone, son rival de l’Atletico Madrid, Rudi Garcia fait pourtant profil bas : « C’est un grand entraîneur. Il a gagné le championnat d’Espagne, la Coupe d’Europe, il joue la Ligue des champions tous les ans. On ne peut pas établir de comparaison entre lui et moi. »

        Lire aussi :
         

                Ligue Europa : Diego Simeone, l’entraîneur qui transcende l’Atletico



L’humilité n’empêche pas l’ambition. Alors que Jacques-Henri Eyraud a déjà annoncé qu’il resterait l’entraîneur de l’OM la saison prochaine, Rudi Garcia a encore deux matches à négocier. Dans son entourage, on le dit « épuisé par cette année de dingue ». Fatigué ou pas, Rudi ne flanchera pas. « Quand on bataille toute la saison pour une Coupe d’Europe, c’est pour la jouer à fond », a-t-il déjà prévenu.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-6">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le sélectionneur de l’équipe de France de football annoncera, le 17 mai, la liste des vingt-trois joueurs choisis pour le Mondial. L’équipe sera à son image : une base solide et disciplinée, une ou deux individualités brillantes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                
                                    

Il est comme ça… Didier Deschamps


                      Le sélectionneur de l’équipe de France de football annoncera, le 17 mai, la liste des vingt-trois joueurs choisis pour le Mondial. L’équipe sera à son image : une base solide et disciplinée, une ou deux individualités brillantes.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 12h15
    |

            Philippe Ridet








   


S’il fallait une preuve supplémentaire que l’esprit de Mai a cessé de souffler, on la tient. Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France de football qui communiquera le 17 mai la liste des vingt-trois sélectionnés pour le Mondial, aura bientôt 50 ans, comme la « révolution ». Né le 15 octobre 1968, soit la veille de la victoire de Tommie Smith lors du 200 mètres des JO de Mexico, lequel montera ensuite sur le podium en chaussettes et le poing levé (mais, bien sûr, ça n’a rien à voir), il a déjà fait la preuve qu’il ne compte pas parmi les plus chauds partisans de l’autogestion.
Un meneur d’hommes doublé d’un tueur
Loin s’en faut. Il est vrai qu’appliquée au football hexagonal, cette dernière a montré ses limites le 20 juin 2010 à Knysna (Afrique du Sud), dans un bus climatisé d’où les joueurs refusèrent de descendre en signe de protestation. En humiliant leur coach, les Bleus ont, sans le vouloir, rétabli l’autorité de ses successeurs. On ne moufte plus chez les Bleus.
Déjà responsable de la sélection pour le Mondial brésilien en 2014 (quart de finale perdu contre l’Allemagne) et l’Euro français en 2016 (finale perdue contre le Portugal), l’entraîneur a résumé sa vision de l’autorité en 2014 dans une adresse à un joueur mécontent de ses choix : « N’inversons pas le pouvoir de décision. » En effet, dans le monde de Deschamps, les coachs coachent, les joueurs jouent. « Il est né avec de la barbe et un brassard de capitaine », disait Bixente Lizarazu de son ancien coéquipier de l’équipe de France. C’est bien sûr exagéré, mais on voit ce qu’il veut dire.
Un conseil : ne pas se fier à sa voix fluette et à son débit chantonnant dans les interviews d’après match. Le Basque aux cheveux coiffés en brosse est peut-être fringué comme un directeur de succursale de la BRED de Bayonne quand ses joueurs se sapent chez Armani, mais c’est un meneur d’hommes doublé d’un tueur. Dans son livre La Nuit des maudits (Fayard, 288 p., 18 euros), le journaliste Karim Nedjari révèle que « la Déche », son sobriquet, était déjà le Mazarin d’Aimé Jacquet quand ce dernier composait sa sélection pour l’Euro 1996. Eric Cantona, brillant mais foutraque, fut écarté.
De l’OM à la Juventus
L’équipe de France en Russie devrait donc lui ressembler, qualités et défauts compris. Une base solide et disciplinée, une ou deux individualités brillantes. Mais personne pour risquer d’ébranler le système de jeu et/ou de pouvoir. Pour Didier Deschamps, il s’agit moins de choisir les vingt-trois meilleurs footballeurs de France que d’en trouver la moitié qui acceptent de patienter sur le banc de touche, en souriant si possible en mondovision. C’est à cela qu’il mesure la qualité des hommes : leur capacité à se taire. Lui-même est une tombe.
Depuis combien de temps ne l’interroge-t-on plus sur ce qu’il pouvait savoir lorsque, capitaine de l’Olympique de Marseille en 1993, son club fut accusé d’avoir voulu corrompre des joueurs de Valenciennes pour s’assurer d’une victoire ? Qui se rappelle qu’il fut un pilier de la Juventus de Turin de 1994 à 1999, quand l’équipe italienne fut suspectée d’avoir recours au dopage ? A force de rouler des gobilles et de ne rien dire, il a fini par décourager toute curiosité. On ne se souvient que de son leitmotiv : « La victoire à tout prix ».

        Lire aussi :
         

                Football : le contrat de confiance de Didier Deschamps






<article-nb="2018/05/16/19-7">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ A quelques heures de la finale de la Ligue Europa entre Marseille et l’Atlético Madrid, les Lyonnais sont partagés entre élan patriotique et rancœur de supporteurs.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

OM - Atlético : « Je pense parler au nom de tous les Lyonnais, on veut que Marseille perde »

A quelques heures de la finale de la Ligue Europa entre Marseille et l’Atlético Madrid, les Lyonnais sont partagés entre élan patriotique et rancœur de supporteurs.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 14h04
    |

            William Audureau (envoyé spécial à Lyon)








                        



   


La femme, une trentaine d’années, américaine à en croire son accent, touche du doigt le tissu bleu sur la poitrine du vendeur. « C’est le maillot pour la Coupe d’Europe, celui-là ? » Le commerçant corrige, c’est la tunique extérieure en championnat. « Mais, demain soir, c’est bien ce maillot-là qui joue ? » Le vendeur de la boutique officielle de l’Olympique lyonnais se pince les lèvres. « Non, ce sont des compétitions différentes. Celui-ci, c’est Lyon, en championnat de France. » Il pointe le doigt en direction de la place Bellecour, où les touristes ont commencé à s’amasser. « Là-bas, c’est la finale de l’Europa League, entre Marseille et Madrid. » Il ne sera pas possible de poser des questions ni au vendeur, ni à la cliente : le service de presse du club rhodanien ne souhaite pas de reportage dans ses boutiques sur le vague à l’âme lyonnais à la veille du grand match. « Sujet sensible », nous explique-t-on.
Pour toute une ville, la fête aura un goût amer, mercredi 16 mai. La capitale des Gaules a la chance d’accueillir une finale de Coupe d’Europe, deux ans après avoir reçu une demi-finale de l’Euro sur ses terres (Portugal-Pays de Galles, 2-0), et c’est une équipe française qui pourrait bien soulever le prestigieux trophée. Mais de l’autre, cette équipe française, c’est le grand rival marseillais, concurrent acharné de l’Olympique lyonnais sur et en dehors des terrains durant toute la saison.
L’OL a rêvé de la disputer, cette finale à domicile. En huitièmes de finale de la compétition, le onze rhodanien commençait déjà à rêver, avant d’être inexplicablement éliminé par un CSKA Moscou très prenable (1-0, 2-3). Sur la place Bellecour, au milieu des mini-terrains de football déployés par l’UEFA, c’est désormais un carton à l’effigie du onze marseillais, taille réelle, qui sert de stand photo aux passants. Un trou ovale a été découpé à la place de la tête de l’attaquant phocéen Valère Germain, pour laisser les touristes y glisser leur minois.
Sur Twitter, des supporters marseillais facétieux se sont d’ores et déjà empressés d’en réaliser un montage avec la tête tout sourire de Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, chez qui ils se sont jurés de remporter le trophée, dans une nouvelle bravade entre les deux clubs.

        Lire aussi :
         

                A Marseille, les épopées de l’OM en finales européennes sont dans toutes les mémoires



« A 200 %, 300 %, 1 000 % pour l’Atlético »
Pour Charly, fondateur de Gones Away, un groupe de supporters lyonnais résidant à Paris, ce serait l’humiliation de trop. « Je suis à 200 %, 300 %, 1 000 % pour l’Atlético. C’est complètement assumé. Je veux bien que l’OM gagne l’Europe, mais pas chez nous. » 
Alors que le Paris-Saint-Germain boxe, désormais, dans une autre catégorie et que Monaco ne suscite guère les passions, Marseille est devenue la nouvelle bête noire des supporters lyonnais, presque plus encore que les frères ennemis stéphanois. « Je vais esquiver le match le plus possible, mais j’espère clairement que l’OM perde parce que j’estime que détester une équipe 364 jours par an ne peut pas s’effacer comme ça sans une certaine schizophrénie, résume Hugo, 23 ans, ingénieur dans l’automobile. Donc gloire à l’Atleti et espérons qu’il n’arrive rien de grave en ville demain. »
Après plusieurs confrontations électriques entre les deux olympiques, et une animosité explosive en dehors des terrains, cette finale se double même d’enjeux sportifs inattendus : une victoire madrilène ferait les affaires de… Lyon. « On sera derrière l’équipe française, évidemment, mais aussi derrière l’Atlético Madrid, car on sait que s’il gagne, le troisième du Championnat de France sera qualifié pour la Ligue des champions », a prévenu le président lyonnais. L’OL est actuellement 3e, à une journée de la fin. « Je pense parler au nom de tous les Lyonnais : on veut qu’ils perdent, martèle Charly. Le cœur, comme la raison le demandent. »
« Ils méritent un peu »
Si certains promettent sur les réseaux sociaux que « la colère est passée », la gêne reste palpable chez de nombreux résidents lyonnais. Ainsi de Lorine, étudiante de 19 ans, qui depuis la place Bellecour, observe le spectacle des passants madrilènes avec ses amies. « J’hésite entre Marseille, parce que c’est français, et l’Atlético, parce qu’ils sont meilleurs. Mais Marseille, ce sont des concurrents… Mais, en même temps, ils sont français… C’est gênant », soupire-t-elle.
Quelques mètres plus loin, Mathys, 12 ans, vient de marquer d’un petit pont parfait sur le mini-terrain gonflable de 1 contre 1. Mais son visage essouflé se ferme aussitôt quand on lui demande qui il soutiendra mercredi à 21 heures. « Pas Marseille », lâche-t-il comme on recrache un noyau, avant de s’éclipser. « Même si c’est une compétition internationale, la concurrence footballistique française reste en jeu », explique sa mère Marjorie, 40 ans, responsable d’une agence de réparation automobile.
Certains tentent pourtant d’être beaux joueurs. « Je serai plutôt pour Marseille, je les suis un peu, je les aime bien, ils ont de l’envie, de l’énergie, ils donnent ce qu’ils ont », reconnaît Kassim, 20 ans, pourtant supporter de l’OL. « Ils ont fait une bonne saison, rien à dire », corrobore Thiam, cuisinier de 22 ans, attablé avec plusieurs de ses amis à la terrasse d’une boulangerie proche de la gare de Perrache. « On reçoit la finale chez nous et on n’est pas fichus de battre le CSKA Moscou. Je m’en fiche de l’OM, mais ils méritent un peu », hoche-t-il de la tête. « Frère, arrête, ils ont dit qu’ils allaient casser le stade ! », l’interrompt dans un fou rire son voisin Mehdi, 22 ans, déménageur, visiblement peu effrayé par la venue des supporters de Marseille.
Et puis, il y a la veine patriotique, l’une des rares à transcender la rivalité entre les deux villes. « Il ne doit pas y avoir de jalousie, écarte Kara, 17 ans, joueur dans le club amateur du FC Tassin, en banlieue lyonnaise. OM, OL, tout ça, c’est français, si demain, c’est l’OL qui joue une finale à Marseille, c’est l’OL qu’il faudra encourager. » Un avis partagé par son binôme, entre deux parties de tennis-ballon. « L’OM, c’est français, on ne peut pas encourager l’autre équipe », jure Fabrice, 21 ans, qui voit déjà les Phocéens l’emporter 2-0. Charly évoque même des ultras prêts à souhaiter la victoire de Marseille, non par masochisme, mais pour contrarier Jean-Michel Aulas et l’obliger à changer de stratégie sportive pour le club. « La stratégie de la terre brûlée », détaille-t-il. D’autres réalisent qu’il y a peut-être des beaux souvenirs à glaner. « S’ils gagnent, je me ferais passer pour l’un des leurs et j’irai faire la fête dans les rues de Lyon avec eux », annonce Thiam.

        Lire aussi :
         

                OM-Atlético : une finale de Ligue Europa sous tension à Lyon






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-8">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ A un mois du Mondial, Mesut Özil et Ilkay Gündogan ont posé avec le chef d’Etat turc.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Deux footballeurs allemands font scandale en faisant d’Erdogan « leur » président

A un mois du Mondial, Mesut Özil et Ilkay Gündogan ont posé avec le chef d’Etat turc.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 10h45
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

A six semaines des élections présidentielle et législatives du 24 juin en Turquie, le président turc, Recep Tayipp Erdogan, ne pouvait rêver meilleure publicité. A un mois de la Coupe du monde de football, qui aura lieu en Russie du 14 juin au 15 juillet, l’équipe d’Allemagne se serait en revanche bien passé d’une telle polémique. En cause : une série de photos où l’on voit deux joueurs internationaux allemands d’origine turque, Mesut Özil et Ilkay Gündogan, poser aux côtés de M. Erdogan et lui offrir des maillots de leurs équipes respectives, Arsenal pour le premier, Manchester City pour le second. Sur celui de M. Gündogan figure en outre une dédicace, écrite en turc : « Pour mon président, avec respect ».

Prises dans un hôtel de Londres, dimanche 13 mai, ces photos ont été rapidement diffusées sur les réseaux sociaux par le Parti de la justice et du développement (AKP), le mouvement islamo-conservateur de M. Erdogan. En Allemagne, elles ont provoqué une avalanche de réactions et ont été condamnées par l’ensemble des partis politiques. « Nous souhaitons que nos concitoyens d’origine turque qui vivent ici considèrent la République fédérale comme leur pays. Et voilà que deux personnalités éminentes se reconnaissent dans un autre Etat. Cela n’est pas acceptable », a commenté Eberhard Gienger, chargé des questions sportives au sein de l’Union chrétienne-démocrate d’Angela Merkel. De son côté, le Parti social-démocrate a condamné cet « hommage rendu à un dirigeant politique qui foule aux pieds la liberté de la presse et les droits de l’homme ».
Même des dirigeants politiques qui ne sont d’habitude d’accord sur rien ont, cette fois, réagi à l’unisson. « Le président d’un joueur de l’équipe nationale allemande s’appelle Frank-Walter Steinmeier et non Recep Tayipp Erdogan. Il est très gênant et même honteux de voir des footballeurs qui gagnent des millions se laisser ainsi utiliser pour la campagne électorale d’un...




                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-9">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les distributeurs développent des communautés de sportifs autour de leurs enseignes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les magasins de sport multiplient les initiatives pour fidéliser leurs clients

Les distributeurs développent des communautés de sportifs autour de leurs enseignes.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 10h11
    |

                            Juliette Garnier et 
Cécile Prudhomme








                        



                                


                            
Le groupe Go Sport a annoncé, mercredi 16 mai, l’acquisition d’Endurance Shop, un réseau de soixante magasins spécialisés dans le running. La filiale de Casino, également à la tête de l’enseigne Courir, vise 100 magasins Endurance Shop by Go Sport d’ici quatre ans, réalisant 50 millions d’euros de chiffre d’affaires contre 30 millions actuellement.
Cette opération complète une série d’acquisitions et de création d’enseignes ces dernières années : le réseau de sports de montagne Twinner, acquis en 2014, dont la centaine de magasins ont été rebaptisés Go Sport Montagne ; le site de vente sur Internet d’appareils de fitness et de musculation Tool Fitness, racheté en 2015  ; et le lancement, en 2016, de l’enseigne Bike +, qui comptera 20 magasins à la fin de l’année.
Cette stratégie permet de couvrir l’ensemble des gammes de ses fournisseurs mais aussi d’accompagner l’évolution du sportif. « Alors que les multispécialistes comme Go Sport s’adresseront davantage aux débutants, les réseaux spécialisés attireront ceux qui ont une pratique intensive ou semi-professionnelle avec une offre de produits plus pointue, des modèles plus techniques et donc plus chers, et une expertise plus fine dans le conseil », estime André Ségura, président du groupe Go Sport, qui envisage d’acquérir une enseigne de magasins spécialisée dans le fitness.
Vélos et chaussures de sport en tête des ventes
Car le marché français de la distribution d’articles de sport ne cesse de croître. Selon l’Union sport & cycle, les ventes ont progressé de 3 % en 2017, pour atteindre 11,3 milliards d’euros, après une hausse de 2,7 % en 2016.
Les rayons les plus dynamiques ? Le vélo et les chaussures de sport, qui connaissent un regain d’intérêt grâce aux modèles de running et de fitness. En France, les ventes de chaussures de sport ont progressé de 5 % en volume en 2016 et de 3 % en 2017, selon le cabinet NPD Group. Le marché pèse désormais 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires....




                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-10">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Pressenti au FC Barcelone, l’attaquant français aspire à remporter avec l’Atletico Madrid son premier titre à Lyon, en finale de Ligue Europa face à l’OM.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Avant la finale de la Ligue Europa, Antoine Griezmann, entre Lyon, Madrid et Barcelone

Pressenti au FC Barcelone, l’attaquant français aspire à remporter avec l’Atletico Madrid son premier titre à Lyon, en finale de Ligue Europa face à l’OM.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 09h21
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 14h05
    |

            Clément Martel








                        



   


Alain Griezmann doit être un homme heureux. Lui qui regrettait que son fils ait été snobé dans sa jeunesse par les équipes de l’Hexagone – une question de gabarit à une période où la France du foot, même en formation, ne jurait que par des golgoths – et d’avoir dû « se claquer 900 kilomètres en voiture tous les week-ends pour aller le voir », va voir son désir devenir réalité.
Plutôt que San Sebastian, ville de la Real Sociedad, « j’aurais préféré aller à Lyon », expliquait le père d’Antoine Griezmann l’an passé dans So Foot. Quatorze ans après que l’attaquant de l’équipe de France a été refusé par le centre de formation de l’Olympique lyonnais, son père va pouvoir effectuer les 70 kilomètres séparant Mâcon de la capitale des Gaules. Mercredi 16 mai, Antoine Griezmann va fouler la pelouse du stade des Lumières de Lyon. Opposé à l’Olympique de Marseille en finale de Ligue Europa, l’attaquant de l’Atletico Madrid entend remporter sous le maillot des Colchoneros le premier titre de sa carrière (si l’on fait exception d’une Supercoupe d’Espagne en 2014).
Cette pelouse du stade de Décines, dans la banlieue lyonnaise, Griezmann la connaît bien. C’est là, voici deux ans, qu’en inscrivant un doublé – sans les mains – face à l’Irlande, il avait qualifié les Bleus pour les quarts de finale de l’Euro 2016. Trois ans auparavant, alors blond peroxydé et le maillot de la Real Sociedad sur les épaules, le natif de Mâcon s’était envolé dans le ciel du stade de Gerland, crucifiant l’Olympique lyonnais d’un splendide retourné acrobatique. Et barrant de fait l’accès à la Ligue des champions au club rhodanien qu’il supportait dans sa jeunesse. « Jusqu’à mon départ pour le Pays basque, j’allais très souvent avec mon père à Gerland, relatait-il au JDD en juin dernier. J’y étais même le soir du premier titre de champion de l’OL en 2002. J’ai vibré devant les coups francs de Juninho et les buts de Sonny Anderson. J’ai assisté aux débuts de Karim Benzema. J’avais acheté son maillot, le bleu à manches longues. »
D’ailleurs, Lyon, le gaucher des Bleus y était la semaine passée. A six jours de la finale de la compétition européenne, le Français a délaissé le rectangle vert pour le turf pour assister jeudi – plus ou moins incognito – à une course sur l’hippodrome de Lyon-Parilly. Fils d’un « fou de courses », Griezmann a acquis une pouliche, Princesa, l’hiver dernier, et n’a pas voulu manquer ses débuts en compétition.

  Une publication partagée par Antoine Griezmann (@antogriezmann) le 10 Mai 2018 à 12 :57 PDT 

Après la course – terminée à la troisième place –, le néo-propriétaire n’a pas caché avoir ressenti une pression « pire que [son] pénalty en finale de la Ligue des champions ». Des propos, tenus sur la chaîne Equidia, qui ont fait bondir certains supporteurs de l’Atletico Madrid, auprès de qui « Grizou » n’est plus en odeur de sainteté. Lors de la finale de l’édition 2016 de la Ligue des champions, le Français avait envoyé sur la barre un pénalty pouvant mettre son équipe à égalité face au Real Madrid (vainqueur aux tirs au but).
Passe d’armes entre le FC Barcelone et l’Atletico Madrid
Auteur d’une nouvelle saison de haut vol (19 buts en championnat et 6 en Europe) et grand artisan de la qualification des Colchoneros pour la finale européenne, Antoine Griezmann paie auprès des fans madrilènes la passe d’armes entre les dirigeants du FC Barcelone et de l’Atletico Madrid à propos de la couleur du maillot qu’il revêtira en août prochain.
Le contrat du Français avec le club madrilène court jusqu’en 2022 et fait état d’une clause libératoire de 200 millions d’euros. Une somme importante qui sera automatiquement divisée par deux à compter du premier juillet. Ce dont entendent tirer profit les dirigeants barcelonais, qui ne cachent plus leur intérêt pour la star des Bleus.
« Nous avons des relations avec son représentant, comme on en a avec d’autres représentants, a reconnu voici une semaine Josep Maria Bartomeu, le président de l’institution catalane sur une radio locale. C’était en octobre, une rencontre, rien de plus. » Quelques jours auparavant, le buteur blaugrana Luis Suarez s’était réjoui, lors d’une interview sur une radio uruguayenne, que le Barça « recrute des joueurs de la qualité d’Antoine, de Dembélé, de Coutinho ». Et de faire l’éloge de Griezmann, « un joueur qui apporte énormément, joue à ce niveau depuis de nombreuses années et est toujours en train de se battre ».

   


Des déclarations, accompagnées de rumeurs de la presse catalane faisant état d’un accord entre les représentants de Griezmann et le club de Lionel Messi, qui ont déclenché l’ire des Rojiblancos. « Nous en avons marre de l’attitude du Barça », a tancé Miguel Angel Gil Marin, conseiller délégué de l’Atlético, dans un communiqué, expliquant n’avoir « jamais négocié pour Griezmann et nous [n’avoir] aucune intention de le faire ». Réclamant « du respect pour le club », les dirigeants de l’Atletico, qui ont porté l’affaire devant la FIFA (Fédération internationale de football) en décembre, dénonçant l’approche illégale de leur star par le Barça (une pratique pour laquelle ces mêmes Colchoneros ont été condamnés par le passé), et aspirent à voir le club barcelonais payer la totalité de la clause libératoire de leur joueur en cas de départ, arguant de contacts anciens.
« C’est mon tour » de gagner un trophée
Si le quotidien sportif espagnol As affirme que Griezmann a informé Diego Simeone, son exigeant entraîneur argentin à Madrid qui lui a permis d’atteindre son niveau actuel, en décembre dernier de son départ à la fin de la saison et de ses envies de Catalogne ; le président de l’Atletico, Enrique Cerezo, a martelé dans les colonnes de Marca que « Griezmann est un joueur de l’Atletico, un point, c’est tout ».
Figure de proue du club madrilène depuis 2014, Antoine Griezmann a insisté tout au long de la saison pour régler les détails concernant son avenir avant le début de la Coupe du monde (du 14 juin au 15 juillet, en Russie). Avant ce rendez-vous mondial, l’attaquant des Bleus a un autre match à disputer. Mercredi, au stade des Lumières de Lyon, face à l’Olympique de Marseille, « le plus grand club de France », selon ses dires.
« Nous atteignons une autre finale, nous sommes ravis et nous espérons que l’histoire finira bien, se félicitait le Mâconnais au micro de beIN Sports au sortir du match retour face à Arsenal. Il s’agit de la quatrième finale européenne disputée par les hommes de Diego Simeone depuis 2011. Nous essaierons de bien faire les choses et de gagner l’Europa League. J’aimerais bien gagner, enfin, un trophée, c’est mon tour. » Les Marseillais sont prévenus, un coup de « Grizou » les menace mercredi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-11">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’OM dispute mercredi sa 5e finale européenne face à l’Atlético Madrid. Quatre témoins se remémorent les précédents rendez-vous historiques.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

A Marseille, les épopées de l’OM en finales européennes sont dans toutes les mémoires

L’OM dispute mercredi sa 5e finale européenne face à l’Atlético Madrid. Quatre témoins se remémorent les précédents rendez-vous historiques.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 17h50
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        


Joueurs, dirigeants, supporteurs… Quelles que soient leurs générations, tous sont d’accord. A l’OM, les coupes européennes produisent quelque chose de spécial, une euphorie étrange qui emporte tout sur son passage. Pas étonnant, dans ces conditions, que l’Olympique de Marseille possède le record de France de finales européennes disputées. A Lyon mercredi 16 mai, le club vivra contre l’Atlético Madrid sa cinquième finale de coupe continentale.

        Suivez notre direct :
         

          Ligue Europa : l’avant-match de la finale OM-Atletico vu de Marseille et de Lyon



La performance a été établie en moins de trois décennies et avec trois propriétaires différents, Bernard Tapie, Robert Louis-Dreyfus et l’Américain Franck McCourt. « Mais, à l’époque de Marcel Leclerc au début des années 1970, l’Europe était déjà un sujet qui enflammait les Marseillais », rappelle Jean-Pierre Bernès, ancien secrétaire général du club et enfant du cru.
Si l’OM reste, « à jamais le premier » club français à remporter la Ligue des champions en 1993 face au Milan AC (1-0) sur un but resté fameux de Basile Boli, il a aussi connu, avant et après cette date mythique, trois douloureux revers. Quatre finales au goût et à la genèse très différents, disputées par des équipes au profil incomparable, mais qui ont bâti la légende et la popularité du club marseillais. Chacune à leur manière, elles expliquent l’incroyable engouement qui a précédé la finale de la Ligue Europa 2018, pour laquelle seuls 11 000 supporteurs olympiens ont réussi à décrocher une place.
Bruno Germain, 58 ans, ex-joueur : « A Bari, nous étions si forts »

   


Etoile rouge de Belgrade-OM (0-0, 5 tab à 3), 29 mai 1991, Bari (Italie)
Dans le football européen, les pères et fils qui ont disputé chacun une finale de Coupe d’Europe sont rares. Bruno Germain, père de Valère qui jouera mercredi avec l’OM contre l’Atlético Madrid, était de la première finale du club marseillais en 1991. A l’époque, la Ligue des champions s’appelait encore Coupe d’Europe des clubs champions. Et toute la France était derrière l’OM.
« Nous nous sentions très forts, et pas seulement au niveau national. La saison précédente, l’OM avait fini champion de France et atteint la demi-finale de la Coupe d’Europe avec cette élimination injuste à Lisbonne, sur un but marqué de la main. Nous nous disions qu’en le voulant vraiment, on pourrait gagner cette Coupe d’Europe. C’était une équipe mûre, avec beaucoup d’internationaux et des joueurs de 28-29 ans, comme Carlos Mozer, Chris Waddle, Jean-Pierre Papin, Manuel Amoros…
Jean Tigana nous a rejoints et il n’était même pas titulaire, c’est vous dire le niveau ! Bernard Tapie, en tant que président, mettait une pression dingue. Le credo, c’était tous les jours faire mieux, s’améliorer pour gagner ce titre, arriver au sommet européen. Les supporteurs disent qu’on aurait mérité de gagner, que c’était l’une des plus belles équipes de l’OM, avec le plus beau football. On sentait l’amour des gens, c’était génial. Pas qu’à Marseille, mais partout en France. Comme le Saint-Etienne de la fin des années 1970.
Nous étions encore dans une France du foot un peu complexée par les épopées sans victoire de Reims, des Verts, mais nous pensions être la génération qui allait gagner quelque chose. Nous en étions persuadés. Nous nous sentions forts. Un peu trop…
Face à l’Etoile rouge de Belgrade, nous avons fait une petite faute. On s’est dit que le temps allait jouer pour nous, qu’il fallait être patients, que nous étions supérieurs dans tous les domaines et que nous allions finir par l’emporter. Ils ont tenu le 0-0 jusqu’au bout, jusqu’aux tirs aux buts. Nous aurions dû leur marcher dessus d’entrée, jouer haut, les bousculer. Moi, je devais tirer le 6e penalty. Ce n’est pas arrivé jusque-là car les Yougoslaves ont réussi un sans-faute et Manuel Amoros, un de nos meilleurs joueurs, a loupé le sien.
Cet échec a cassé l’équipe. Bernard Tapie, qui connaissait parfaitement le football, a tout chamboulé. Valère, lui, avait 1 an. Depuis, il est resté un supporteur total de l’OM. »
Jean-Pierre Bernès, 61 ans, dirigeant : « Le Graal pour toute une ville »

   


OM-Milan AC (1-0) 26 mai 1993, Munich (Allemagne)
Dans l’ombre de Bernard Tapie, il est l’homme qui a géré le quotidien de l’OM de 1986 à 1993. Condamné dans l’affaire de corruption de joueurs VA-OM, radié par la Fédération française de football, Jean-Pierre Bernès a assumé et purgé sa peine avant de redevenir un acteur important du foot européen, agent notamment du sélectionneur national Didier Deschamps. Il reste amoureux de l’Olympique de Marseille, le club qu’il supporte depuis son enfance.
« Quand j’étais jeune, dans le milieu des supporteurs de l’OM, on rêvait déjà de gagner la Coupe d’Europe. Aujourd’hui encore, c’est le Graal pour toute une ville. Et nous, en 1993, nous l’avons ramenée au stade Vélodrome. Pour moi, qui suis de la région comme Eric Di Meco, cela reste un aboutissement inégalé. La Coupe d’Europe, un soir, je l’ai prise et j’ai dormi avec. C’est inoubliable.
Quelques jours avant la finale, nous allons à Milan avec Raymond Goethals, notre entraîneur, pour superviser le Milan AC. Dans l’avion du retour, j’étais tellement impressionné par cette équipe, la meilleure d’Europe, que je me suis mis à manger des gâteaux à la file. C’était nerveux ! Goethals a vu ça et m’a dit : « Ne t’inquiète pas, on va travailler. » Au siège du club, j’ai mis un tableau derrière mon bureau avec la photo de chaque joueur du Milan. Tous les jours, Raymond venait, il s’asseyait et on travaillait sur un joueur.
La défaite de 1991 nous avait servi de leçon et on a peut-être réussi une meilleure préparation. Tout le monde disait : « C’est le Club Med, c’est détendu. » C’était vrai. Mais à l’intérieur, je peux vous garantir que Tapie, Goethals ou moi, on bouillonnait. On savait qu’une nouvelle chance ne se présenterait pas, mais il ne fallait pas montrer notre angoisse aux joueurs.
De la finale, je me souviens surtout que Fabien Barthez nous fait gagner. Bien sûr, il y a la tête de Boli et ce seul but. Mais ce but n’aurait pas existé si Barthez ne fait pas une première mi-temps digne du meilleur gardien du monde. Sur le banc, j’étais en communication permanente avec Bernard Tapie. Quand Basile Boli demande à sortir, il me crie qu’il ne veut pas… Quand Boli l’a su, il s’est accroché. La deuxième mi-temps a été interminable, et après, tout a basculé dans l’irrationnel avec ce retour au Vélodrome le lendemain et Didier Deschamps qui présente la coupe aux Marseillais.
Chacun a pris conscience qu’on entrait dans l’histoire. L’élan populaire derrière nous était énorme, mais la victoire a généré aussi pas mal de jalousie. Aujourd’hui, je n’écoute pas ce qui se dit sur la manière dont on aurait gagné cette coupe. L’important, c’est que nous sommes au palmarès. Après, ce qu’il s’est passé [avec l’affaire VA-OM] est une autre histoire, qui m’a marqué à vie. J’ai assumé, j’assume mais je ne veux pas gâcher cette victoire de Munich. Cela n’a rien à voir. »
Santos Mirasierra, 43 ans, supporteur : « Un immense stade vide »

   


Parme-OM (3-0), 12 mai 1999, coupe de l’UEFA, Moscou (Russie)
Pour Santos Mirasierra, la finale de la Ligue Europa contre l’Atlético Madrid a un goût particulier. En 2008, l’ancien porte-voix du Commando Ultra 84, plus ancien groupe de supporteurs de l’OM, a été arrêté puis condamné à trois ans et demi de prison pour « violences envers l’autorité » commises après un match de Coupe d’Europe contre l’équipe espagnole. A Lyon, il vivra sa quatrième finale européenne.
« Cette finale de 1999 était seulement mon septième déplacement avec le groupe. J’étais allé à Munich en 1993, et là, à Moscou, j’avais 25 ans. Après être descendu en deuxième division, l’OM refaisait parler de lui en Europe et, nous, les supporteurs, on suivait. On avait retrouvé cet engouement des années 1990, avec une très belle campagne européenne avec des matchs à Vigo, en Espagne, et à Bologne, en Italie.
Mais pour la finale, il n’y a pas eu de cohue comme celle de cette année. Cela se jouait à Moscou, il fallait payer l’avion, on se demandait tous s’il fallait un visa, un passeport… Au final, les Marseillais étaient 3 500 seulement. Et les Parmesans, à peine quelques centaines. Le stade, immense, était vide.
Mon premier souvenir, c’est le temps. Il faisait beau en quittant la Provence et en atterrissant, j’étais au bord du hublot et je vois quelques flocons tomber. En mai ! Les Marseillais n’y croyaient pas.
Nous y sommes allés avec de l’espoir, comme toujours, mais on savait que Parme était beaucoup plus fort que nous. L’OM avait une équipe qui tenait la route. Elle a joué le titre en championnat de France jusqu’au bout contre Bordeaux. Nous avions Laurent Blanc, Fabrizio Ravanelli, Florian Maurice, Robert Pirès, Stéphane Porato dans les cages… Et l’entraîneur était Rolland Courbis.
Mais la demi-finale à Bologne s’était terminée en bagarre et Christophe Dugarry et Peter Luccin avaient été suspendus. A l’époque, Parme avait une des meilleures équipes d’Europe avec Thuram, Boghossian, Buffon, Cannavaro, les Argentins Veron et surtout Crespo, le Cavani de l’époque, un joueur que j’adorais pour son envie, sa grinta…
Au stade, les policiers russes étaient partout. Ils refusaient de nous laisser rentrer avec nos banderoles, nos drapeaux. Dès qu’on se mettait debout sur les sièges, ils venaient nous matraquer derrière les genoux. Parme a marqué tôt. Les Italiens menaient 2-0 à la mi-temps. Ils ont tué le match et cassé l’ambiance. La deuxième mi-temps était un calvaire… Le retour, forcément, aussi. »
Aurore Gaillard, 35 ans, supportrice : « Tellement déçue pour Didier Drogba »

   


Valence-OM (2-0), 19 mai 2004, finale de la Coupe UEFA, Göteborg (Suède)
Entrée dans le groupe de supporteurs Marseille Trop Puissant (MTP) à l’âge de 15 ans, Aurore Gaillard fait partie, en 2004, du noyau dur des MTP et de sa section « Cagoles ». Habilleuse dans l’audiovisuel, elle n’est plus aujourd’hui abonnée au stade Vélodrome mais garde une passion intacte pour le club.
« Les images de la vente des billets pour le match de Lyon m’ont fait revivre celles de la finale de 2004. A l’époque, pendant dix jours, je me suis occupée à distribuer les places avec une amie et de remplir l’avion affrété par les MTP. C’était le même engouement, la queue devant le local avant l’ouverture et la joie des abonnés quand nous leur donnions leurs billets. Mais il y avait deux fois plus de places disponibles : 25 000 Marseillais sont montés en Suède.
Le jour du match, je devais passer l’examen de mon BTS action commerciale, mais pour moi, le choix était évident : c’était Göteborg et la finale. D’ailleurs, je n’ai jamais eu cet examen. Quand tu es investie à ce point dans un groupe de supporteurs, cela occupe toute ta vie sociale et prend le dessus sur tout. Il y a tellement de choses à faire : préparer les déplacements, les bâches, les tifos…
En Suède, cela s’est très bien passé. Beaucoup mieux que pour des déplacements en France où les centres des villes nous étaient interdits comme à Lyon ou à Bordeaux. On a laissé les supporteurs marseillais se balader. Et avec les Espagnols, les rencontres étaient très détendues.
Pour moi, cette saison reste à jamais celle de Didier Drogba. Ce qu’il a fait en seulement une année ici est tout simplement exceptionnel. Il portait le maillot de l’OM comme personne et entraînait toute l’équipe derrière lui, transformant des joueurs comme Dos Santos, Meriem, Flamini… Il les poussait à tout donner. Dans la section Cagoles, nous étions toutes dingues de lui.
Quelques jours avant le match, il s’est blessé en championnat et cela l’a diminué pour la finale. Quand Valence a gagné, j’étais tellement déçue pour lui et en colère contre Fabien Barthez d’avoir tué le match en se faisant expulser. Tous les Marseillais râlaient après l’arbitre italien, mais pour moi, le responsable de la défaite, c’est Barthez. Il nous vole cette finale et prive Didier Drogba d’une coupe qu’il aurait méritée.
Mon dernier souvenir est plus drôle. Ce sont les groupes de supporteurs de l’OM qui ramassent du bois et font un feu devant le stade de Göteborg pour se réchauffer en attendant que les bus nous ramènent à l’aéroport. En Suède, il ne faisait pas chaud comme à Marseille. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-12">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Les trois hommes politiques soutiennent le club marseillais, qui dispute mercredi la finale de la Ligue Europa. C’est un de leurs rares points communs.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Ligue Europa : l’OM réconcilie Macron, Hamon et Mélenchon

Les trois hommes politiques soutiennent le club marseillais, qui dispute mercredi la finale de la Ligue Europa. C’est un de leurs rares points communs.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 18h56
    |

            Abel Mestre








                        



   


« A jamais les premiers. » Les supporteurs de l’Olympique de Marseille aiment rappeler son palmarès européen et son statut de premier — et unique à ce jour — club français à avoir remporté la Ligue des champions, en 1993. Mais ce titre honorifique pourrait bien être décliné en politique. A quelques heures de la finale de la Ligue Europa qui oppose mercredi 16 mai, à Lyon, l’OM à l’Atlético Madrid, les Marseillais paraissent être les seuls à réconcilier l’inconciliable : des hommes politiques. En effet, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont un dénominateur commun, en plus d’êtres des hommes politiques ayant candidaté à l’élection présidentielle de 2017 : ils sont fans de l’Olympique de Marseille.
Emmanuel Macron en a d’ailleurs usé lors de sa campagne présidentielle. Le natif d’Amiens s’est volontiers affiché avec un maillot de son club de cœur. Il l’avait dit sur le plateau de « Quotidien », de Yann Barthès, sur TMC. Puis des enfants lui avaient offert le maillot marseillais lors de l’émission « Au tableau », sur C8. Dans le documentaire de Yann L’Hénoret, Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire, on voit même le futur chef de l’Etat jurer devant la défaite de l’OM face à Monaco. Il a également rendu une petite visite estivale au centre d’entraînement Robert-Louis-Dreyfus, chose rare pour un président de la République. Et s’il n’assistera pas à la finale mercredi soir, il soutiendra à distance les hommes de Rudi Garcia.

        Lire aussi :
         

                OM-Atlético : une finale de Ligue Europa sous tension à Lyon



« Fidèle à ma paroisse »
Benoît Hamon, est lui aussi, un fan de longue date de l’OM. Breton, membre pratiquant de l’Ovalie, il avoue aimer depuis l’enfance le Stade brestois et l’Olympique de Marseille. « Je suis désolé, je suis un fidèle, moi. C’est comme ça depuis tout petit. J’avais le Stade brestois et l’OM. Je pense qu’il faut être fidèle dans la vie. Et le problème du foot, c’est que ça ne se commande pas. Une fois que le cœur a parlé, vous avez beau être déçu, énervé… », avait notamment lancé le candidat socialiste lors de la campagne présidentielle.
Quand il évoque l’OM, le leadeur de Génération-s prend même des accents religieux. « Suis fidèle à ma paroisse. Ce soir je regarde encore la messe à la télé », avait-il tweeté avant le match retour face à Salzbourg.

Suis fidèle à ma paroisse. Ce soir je regarde encore la messe à la télé. #salzbourgOM #TeamOM https://t.co/F7dpxUXMS6— benoithamon (@Benoît Hamon)


require(["twitter/widgets"]);

M. Hamon est un vrai amateur de football. Il en parle régulièrement avec les journalistes qui suivent la gauche et qui partagent la même passion pour le ballon rond (dont l’auteur de ces lignes). Il s’amuse également à composer « son » équipe de France et la compare à celle de son proche Pascal Cherki.
« Pas assez connaisseur »
On souligne souvent le zèle des nouveaux convertis, la chose est également vraie en matière de football. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon. Depuis qu’il a été élu député de Marseille, M. Mélenchon s’est découvert une passion pour l’équipe de sa ville. Finies ses saillies sur « l’opium du peuple » et les « RMIstes qui applaudissent des milliardaires ». Jean-Luc Mélenchon s’affiche désormais au Stade Vélodrome et dit suivre les « parties » de l’OM, même à Paris.

Les nerfs à vif. @dimpayet17 au secours ! 
— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


require(["twitter/widgets"]);

Il s’est expliqué sur ce revirement dans un post de blog intitulé « L’OM et la bonne mère ». « Ma relation au foot n’a aucun rapport avec l’art du dribble, de la passe arrière, du tir au but croisé, ni d’aucune des merveilles appréciées dans ce sport. On sait aussi que je n’aime pas la place du fric dans ce milieu. Je n’ai pas changé d’avis », y reconnaît-il. Il est vrai qu’il est plus à l’aise avec les écrits de Chantal Mouffe et d’Ernesto Laclau, deux penseurs qui ont théorisé le populisme de gauche, qu’avec la règle du hors-jeu.
« L’ordre secret du chaos »
A sa lecture, l’on voit que, malgré ses efforts, le leadeur de La France insoumise a encore quelques lacunes footballistiques, et il lui arrive d’avoir des jugements à l’emporte-pièce. « La presse parisienne m’a bien brocardé. Il est vrai que la plupart des journalistes parisiens sont supporters du PSG et acceptent des places gratuites du club qatari », écrit-il entre autres. Un peu plus loin : « Mais je dois reconnaître combien je me suis aussi fait happer par le match. Le goût de la stratégie me faisait avoir un avis sur chaque déploiement. […] Je ne vais pourtant pas commenter le match : je ne suis pas assez connaisseur pour ça. »
On perçoit l’intérêt qu’ont les hommes politiques de premier plan de mettre en scène leur passion pour le football, sport universel, qui touche toutes les classes sociales. Dans un texte prémonitoire, écrit en 1997 pour Le Monde diplomatique, Manuel Vazquez Montalban expliquait pourquoi le football exerce une telle fascination sur les politiques. « Un anthropologue dirait que, désormais, les dirigeants politiques gèrent ce que d’autres (les marchés) décident ; le président d’un club, lui, connaît l’ordre secret du chaos et la discrète volonté des masses », avançait l’auteur catalan.
Une question reste en suspens : en cas de victoire olympienne face à l’Atlético Madrid, MM. Hamon, Mélenchon et Macron entonneront-ils ensemble « We Are the Champions » ?



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-13">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Un tête-à-queue dès le premier tour lors du Grand Prix à Barcelone, après avoir percuté un mur en zigzaguant à faible allure à Bakou. Et le passé du pilote Haas ressurgit.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Formule 1 : Romain Grosjean sous pression après sa nouvelle sortie de route

Un tête-à-queue dès le premier tour lors du Grand Prix à Barcelone, après avoir percuté un mur en zigzaguant à faible allure à Bakou. Et le passé du pilote Haas ressurgit.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 17h46
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Le « fou furieux du premier tour » est-il de retour ? Après s’être élancé d’une bonne 10e position sur la grille, Romain Grosjean est parti en tête-à-queue en milieu de peloton dès le premier tour du Grand Prix d’Espagne, le 13 mai, entraînant dans son abandon ceux de Pierre Gasly (Toro Rosso) et de Niko Hülkenberg (Renault). Difficile à vivre deux semaines après la sortie de route au ralenti – sous voiture de sécurité (safety car) – qui s’est terminée dans un muret de Bakou, lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan, le 29 avril. Bilan : une 19e place et zéro point inscrit après les cinq premières courses de la saison.
Au-delà des sanctions officielles, ce début de saison provoque les moqueries sur les réseaux sociaux et ravive les souvenirs d’un temps où l’Australien Mark Webber, furieux d’avoir été embouti dès le premier virage du Grand Prix du Japon 2012 par Romain Grosjean, l’avait traité de « first-lap nutcase ».

Ou ça passe ou ça casse. Ainsi peut se résumer en effet la première saison complète du jeune Grosjean en 2012. Quand il passe, il monte sur le podium, trois fois au total, dont le premier en avril à Bahreïn, une première pour un pilote français depuis treize saisons. Quand il casse, c’est dès le deuxième tour, à Melbourne, lors de la course inaugurale. Une péripétie qui se renouvellera à sept reprises au cours de la saison et toujours lors du premier tour. De quoi lui valoir les honneurs des « Guignols de l’info ».
A Spa-Francorchamp (Belgique), Romain Grosjean provoque dès le départ un carambolage « où personne, heureusement, n’est blessé », commentera-t-il plus tard. Fait rarissime, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) le pénalise d’un Grand Prix – celui d’Italie. S’en suit la fameuse course à Suzuka où il envoie Mark Webber dans le décor. « Ma plus gosse erreur, à mon avis. Je me suis trompé d’objectif », reconnaît le pilote trop pressé, quatre ans plus tard sur le plateau de « On n’est pas couché ».

        Lire aussi :
         

                Formule 1 : dernier tour de piste à Monza pour Lotus et Grosjean ?




Depuis, Romain Grosjean a mûri. A 30 ans, il est à nouveau aux avant-postes, pilote d’une nouvelle écurie, l’américaine Haas. Il revient de loin. Après trois années passées chez Lotus pour une meilleure 7e place et six podiums en 2013, il a même songé un temps abandonner l’élite de la compétition automobile pour se consacrer à la cuisine, son autre passion, avec sa femme, Marion Jollès Grosjean, journaliste sur les circuits de F1.

        Lire aussi :
         

                F1 : Romain Grosjean chez Haas, la Scuderia bis



Nurserie de Ferrari
Haas, pour Romain Grosjean, c’est certes le retour des Etats-Unis en F1 après trente ans d’absence, mais surtout l’entrée par la petite porte chez Ferrari, motoriste de l’écurie ; la Scuderia, dont il rêve depuis l’enfance. Sans démériter, le Français enchaîne deux saisons terminées à la 13e place du classement des pilotes. Une impression de stagnation, les années qui passent, d’où une pression qui peut expliquer les maladresses réitérées comme en Azerbaïdjan, le 29 avril.
« C’était une bonne course jusqu’à la safety car, et puis en chauffant les pneus, j’ai tourné le volant fort et j’ai tapé un bouton sur le volant qui s’est décalé, ce qui fait que quand j’ai touché les freins un petit peu plus loin, les roues arrières se sont bloquées et la voiture est partie en tête-à-queue », tentait-il d’expliquer après l’arrivée. Une péripétie déjà vécue en juillet 2014 en Hongrie.
« Ce Grand Prix est crucial »
Sur le circuit de Catalogne, ce week-end, le pilote franco-suisse était conscient des enjeux. « On a la chance d’avoir une voiture compétitive depuis le début de la saison. Partir dans le top 10, l’occasion est belle d’ouvrir mon capital points… Ce Grand Prix est crucial pour sortir de la mauvaise passe que j’ai traversée », annonçait-il en conférence de presse après les essais qualificatifs.
Crucial, mais raté. Après cette énième maladresse, la Toile, la presse et Nico Hülkenberg, le pilote Renault envoyé dans les graviers, se déchaînent. Le site de 20 Minutes titre sur le « Pierre Richard de l’asphalte ». Grosjean est aussi moqué sur Twitter pour sa maîtrise du freinage, qu’il vante actuellement dans une publicité réalisée avec son épouse… pour la sécurité routière.

   


Niko Hülkenberg ne décolérait pas à propos de son confrère. « Il est très doué pour se mettre en tête-à-queue et emporter d’autres pilotes avec lui. Je ne sais pas combien de fois il part en tête-à-queue par semaine. S’il fait ça tout seul, pas de problème. Mais s’il élimine d’autres pilotes en course, ça ne va pas. »
Après avoir visionné les images de l’incident, les commissaires sportifs infligent trois places de pénalité à Romain Grosjean sur la grille de départ du prochain Grand Prix, à Monaco le 27 mai, et deux points de pénalité sur sa super-licence. Si un pilote accumule douze points de pénalité en douze mois, il écope d’un « Grand Prix de suspension ».
« A l’autre bout du spectre »
« Il n’y a pas grand-chose à dire, a commenté officiellement Romain Grosjean. J’ai perdu l’adhérence à l’arrière dans le virage 3 et j’ai dérapé. Si vous regardez les images, je voulais éviter tout contact avec mon coéquipier. Kevin [Magnussen] a un peu de vacillé, j’ai levé le pied, et ensuite la voiture est partie. Je suis désolé pour les autres qui ont été impliqués (…). Je voulais faire une course régulière, mais ce n’était pas pour aujourd’hui. »
Guenther Steiner, patron de l’écurie Haas, s’est voulu positif. Même si la course de son pilote s’est arrêtée « trop tôt », il déclarait avoir vécu « dans l’ensemble une bonne journée [puisque] nous avons montré une fois encore que nous sommes en haut du milieu de tableau ». Une performance d’ensemble qu’il devait surtout au Danois Kevin Magnussen, le coéquipier de Grosjean, sixième à l’arrivée. 
Contactée par Le Monde, Haas n’a pas souhaité ajouter de commentaires après la prestation du Français. Fin 2017, Guenther Steiner n’avait pas hésité à se débarrasser du Mexicain Esteban Gutiérrez, lanterne rouge des pilotes avec zéro point. Grosjean est prévenu, en Formule 1, la patience touche toujours très vite à ses limites.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-14">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’OM disputera sa finale européenne, mercredi, dans le stade de son rival l’OL. Un dispositif de sécurité « exceptionnel » est prévu.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/05/2018
Découvrir l’application


                        

OM-Atlético : une finale de Ligue Europa sous tension à Lyon

L’OM disputera sa finale européenne, mercredi, dans le stade de son rival l’OL. Un dispositif de sécurité « exceptionnel » est prévu.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 07h53
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Il y aura une troisième variable à la finale de la Ligue Europa qui opposera l’Olympique de Marseille et l’Atlético Madrid, mercredi 16 mai : la ville de Lyon, où elle se déroulera. La rivalité sportive et médiatique entre l’Olympique lyonnais et l’OM donne une coloration imprévue à un match qui devait se jouer, comme toutes les finales européennes, sur terrain neutre. Or, la neutralité n’existe plus quand les supporteurs d’un des finalistes sont à trois heures de route du Groupama Stadium et qu’ils clament leur plaisir à venir chambrer, plus ou moins violemment, leurs rivaux dans leur stade.
Pour éviter que l’antagonisme que les deux clubs français entretiennent depuis des années comme un petit feu ne se transforme en incendie, leurs présidents respectifs, Jacques-Henri Eyraud et Jean-Michel Aulas se sont symboliquement serré la main et siégeront ensemble en tribune, après avoir passé des mois à s’insulter par médias et réseaux sociaux interposés.
Parce que la seule bonne foi suffit rarement à éviter les affrontements entre ultras, la préfecture du Rhône a prévu un dispositif de sécurité « exceptionnel » : 1 250 policiers, gendarmes et CRS, 1 100 stadiers, un hélicoptère et l’interdiction de pétards, fumigènes et alcool pendant le match. Même s’il assure n’être « pas fondamentalement inquiet », le préfet Stéphane Bouillon a préféré voir les choses en grand pour que « la fête soit réussie (…) dans le stade, et autour du stade, et en ville ».
Thierry Aldebert, directeur de la sécurité de l’OM, a précisé à l’Agence France-Presse que les groupes officiels de supporteurs qui viendront en car depuis Marseille « vont se rendre directement au stade et ne vont pas passer par le centre-ville », pour éviter d’y croiser des Lyonnais. Mais il prévient que cette mesure ne concerne que ceux qui ont acheté une des 11 566 places que l’Union européenne de football (UEFA) a accordées à l’OM, soit en majorité les membres des groupes de supporteurs comme les Ultras, South Winners, Yankees ou Fanatics
« Sur les 30 000 places vendues par l’UEFA, il y aura des Marseillais qui iront en centre-ville et qui seront hors quota, et enfin on peut retrouver en ville des gens qui n’auront pas de ticket. »
La préfecture pense qu’entre 2 000 et 3 000 supporteurs de l’OM débarqueront sans billet et si le centre-ville lyonnais ne leur est pas officiellement interdit, elle leur a bien fait comprendre qu’ils devraient rester suivre le match à domicile. « Le Vélodrome a organisé la diffusion du match et 45 000 places ont été réservées. Pour les Marseillais, la fête aura aussi lieu dans leur stade », a rappelé Stéphane Bouillon. La préfecture surveillera de près les ultras, qu’ils soient marseillais, lyonnais ou espagnols, sur les réseaux sociaux et dans la rue, et n’exclut pas quelques bagarres. « Mais nous serons d’une extrême vigilance et prêts à réagir. »
Mots doux et surveillance de l’UEFA

   


Si incidents il y a, l’Olympique lyonnais ne sera pas tenu pour responsable car, dans cette affaire, il ne fait que louer son stade à l’UEFA. Ce sont les finalistes marseillais et madrilène, dont 11 000 supporteurs feront aussi le déplacement, qui le seront.
Les deux clubs français sont bien placés pour savoir que l’instance européenne a la sanction facile en Ligue Europa. Les Lyonnais sont actuellement menacés d’exclusion européenne, après des incidents lors d’un match contre le CSKA Moscou cette année et Besiktas en 2017. Les Marseillais traînent une procédure disciplinaire pour « utilisation et jet d’engins pyrotechniques » contre Bilbao et Salzbourg. Dans ce contexte, des incidents graves pourraient non seulement affecter l’attractivité de Lyon aux yeux de l’UEFA, mais aussi gâcher une éventuelle victoire marseillaise, et pas seulement financièrement.
D’où les déclarations mielleuses des deux présidents, qui contrastent tellement avec celles qu’ils se lançaient au visage il y a encore quelques mois qu’on se demande s’ils n’ont pas été remplacés par des clones bienveillants. Cette guerre des mots entretient une rivalité entre deux clubs qui se disputent le bas du podium à l’ombre du PSG. C’est le carburant qui fait vivre ce derby médiatique qu’est « l’Olympico ».

        La chronique :
         

          Rivalité OL-OM : en s’attaquant à Jean-Michel Aulas, Eyraud brigue ses galons de président



L’accumulation de critiques sur l’arbitrage et le favoritisme, et surtout la bagarre générale après la victoire de l’OL (3-2) au Vélodrome le 18 mars et la suspension de plusieurs joueurs, ont poussé cette rivalité à son apogée au pire moment pour l’image du football français. Evoquant à quelques semaines de la fin du championnat cette « guérilla », la présidente de Ligue, Nathalie Boy de la Tour, a appelé « les deux présidents [aux] parcours et profils différents (…) au calme ». 
Résultat, le même Eyraud qui avait dit que, dans le football français, « le problème, c’est Jean-Michel Aulas », a juré, le 12 mai sur BFM-TV, que « tout est rentré dans l’ordre » avec son collègue, « un immense président de Lyon ». Et le même Aulas, qui taillait régulièrement le néoprésident marseillais sur son compte Twitter, a promis d’être en tribune à ses côtés en se disant « très satisfait qu’une équipe française arrive en finale ». 

        La chronique :
         

          Ligue 1 : OM-OL, provoquer n’est pas jouer



« On va tout casser chez Aulas, mais avec du respect »

   


L’attitude conciliatrice a ruisselé jusqu’au vestiaire marseillais. Comme chez des hommes politiques briefés par le parti, les joueurs sortent une variante d’une même phrase tout en équilibre, pour à la fois donner des gages aux supporteurs sans inciter ouvertement à la destruction d’une ville. « On va tout casser chez Aulas, mais avec du respect », a tenté le défenseur Adil Rami. Le milieu de terrain Maxime Lopez ne s’est pas embêté à parler entre les lignes :
« On va là-bas pour tout casser. Mais sportivement. Il ne faut pas disjoncter. C’est un message pour les supporters : nous encourager mais pas disjoncter. »
La phrase fait référence à un chant né vers la fin de la campagne européenne marseillaise, quand la finale chez les voisins lyonnais devenait probable. Elle s’en prend au symbole lyonnais par excellence en lui disant, dans la version la plus douce, « Jean-Michel Aulas, on va la gagner chez toi », et dans celles plus explicites « Jean-Michel Aulas, on va tout casser chez toi » ou pire.
Sur Internet, où les consignes du vivre-ensemble ont moins de poids, des vidéos de la chanson ont largement circulé, repris notamment par d’ex-joueurs marseillais (Benjamin Mendy, Rémy Cabella) ou même Mourad Boudjellal, le président du club de rugby de Toulon, qui veut « tout casser chez Jean-Michel Aulas, parce qu’il le mérite bien quand même ».
Le ton de la rigolade, ou comme le dit le responsable sécurité de l’OM Thierry Aldebert, de « la galéjade », n’a pas convaincu l’équipe hôte. L’OL a annoncé qu’il déposerait plainte « pour provocation au délit de destructions, dégradations et détériorations volontaires, dangereuses pour les personnes ». La direction lyonnaise ne semble pas connaître « l’effet Streisand », selon lequel en faisant appel à la justice pour effacer quelque chose qui circule sur Internet, on ne fait que lui donner plus de visibilité. Il y a désormais 100 % de chances que le chant incriminé résonne dans le stade lyonnais et que Jean-Michel Aulas, qui y a déjà personnellement été confronté, l’entende. Mercredi soir, son Groupama Stadium sera pour quatre-vingt-dix minutes ou plus si prolongation, une annexe marseillaise.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-15">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La sclérose latérale amyotrophique serait plus fréquente chez les grands sportifs. Une énigme qui pourrait s’expliquer par une particularité des neurones moteurs, très vulnérables au stress énergétique lié à l’effort.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le sport intensif, facteur de risque de la maladie de Charcot ?

La sclérose latérale amyotrophique serait plus fréquente chez les grands sportifs. Une énigme qui pourrait s’expliquer par une particularité des neurones moteurs, très vulnérables au stress énergétique lié à l’effort.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 13h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Ne nous savonnons pas la planche, la présente chronique ne remet pas en cause les bénéfices multiples de l’activité physique pour la santé. Mais le meilleur des médicaments a, comme tous les autres, de potentiels effets indésirables dont il faut bien discuter. En l’espèce, un sujet taraude les scientifiques depuis des décennies : le sport, et en particulier sa pratique intensive, est-il un facteur de risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ? La question est d’autant plus délicate que cette affection dégénérative des motoneurones, aussi appelée maladie de Charcot, est rare – elle touche de cinq à huit personnes pour 100 000 –, mais grave. Elle se traduit par une paralysie progressive du corps avec fonte musculaire, conduisant à une grande dépendance.
L’hypothèse d’un lien entre sport et SLA a d’abord été soulevée en raison de cas chez des champions de plusieurs disciplines sportives. Le premier, et l’un de ceux qui ont le plus marqué les esprits, est celui du joueur de base-ball américain Lou Gehrig, décédé des suites d’une SLA en 1941, à 37 ans. Il a d’ailleurs laissé son nom à cette affection, baptisée maladie de Lou Gehrig en Amérique du Nord. Depuis, d’autres exemples ont été médiatisés, et plusieurs études ont été conduites. En scrutant une cohorte de plus de 7 300 footballeurs professionnels, en activité entre 1970 et 2000 en Italie, des chercheurs de l’université de Pavie ont retrouvé un taux de SLA 6,5 fois plus élevé que dans la population générale. Le risque de SLA augmentait avec la durée de la carrière professionnelle, soulignait l’article (Brain, 2005). Cette étude a cependant été critiquée, et d’autres recherches n’ont pas confirmé cet excès de risque.
Qualité de la méthodologie
L’étude d’un consortium européen, parue le 23 avril dans le Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry apporte de nouveaux éléments au débat. Elle a porté sur 1 557 patients avec SLA, comparés...




                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-16">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Détenu jusqu’ici notamment par Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, le club deviendrait, si l’affaire se conclut, le deuxième en France à être détenu par un Américain, après l’Olympique de Marseille.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Football : le fonds PEAK6 « en discussions exclusives » pour racheter l’AS Saint-Etienne

Détenu jusqu’ici notamment par Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, le club deviendrait, si l’affaire se conclut, le deuxième en France à être détenu par un Américain, après l’Olympique de Marseille.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 12h49
   





                        



   


Après l’Olympique de Marseille, l’AS Saint-Etienne (ASSE) va-t-elle passer sous pavillon américain ? Dans un communiqué diffusé mardi 15 mai, les propriétaires du club du Forez ont annoncé être entrés « en discussions exclusives » avec le fonds d’investissement américain PEAK6 en vue de racheter les parts du club de Ligue 1.

        Lire aussi :
         

                La vivifiante saison du football français



« La réalisation de l’opération reste soumise à la consultation du comité d’entreprise et à la finalisation de la documentation juridique », explique le texte, qui ne précise pas le montant du rachat.
PEAK6, basé à Chicago, est déjà actionnaire majoritaire du club irlandais Dundalk FC et détient des parts dans l’AS Rome en Italie et l’AFC Bournemouth en Angleterre.
Jérôme de Bontin, futur président de l’ASSE ?
« Après avoir revu différentes options et repreneurs potentiels, nous sommes ravis d’entrer en négociations exclusives avec PEAK6, expliquent dans le communiqué les principaux actionnaires de l’ASSE, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer. Nous avons été convaincus par leur grande connaissance du monde du sport, leur expérience du monde des affaires et leur rayonnement international, combinés à leur passion pour le football. »
« Cette nouvelle étape permettra de pérenniser l’excellence sportive du club sans renier ses valeurs. La présence d’un club français avec un actionnariat américain en finale de l’UEFA Ligue Europa [l’OM, qui joue mercredi contre l’Atlético Madrid à Lyon], est un signe qui démontre l’efficacité du modèle US dans le football européen. »

        Lire aussi :
         

                La vivifiante saison du football français



Si l’affaire se conclut, le fonds d’investissement américain envisage de nommer à la tête du club Jérôme de Bontin, qui a été précédemment administrateur et président de l’AS Monaco, ainsi que directeur général des New York Red Bulls qui évolue dans la Major League Soccer, la première division de football nord-américaine.
Cette annonce intervient alors que l’ASSE, 8e au classement, est toujours en course en Ligue 1 pour accrocher une place en Ligue Europa, avant la dernière journée samedi, malgré un début de saison très compliqué.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-17">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le charismatique technicien argentin incarne entièrement l’Atletico Madrid, adversaire de l’OM, mercredi en finale à Lyon.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Ligue Europa : Diego Simeone, l’entraîneur qui transcende l’Atletico

Le charismatique technicien argentin incarne entièrement l’Atletico Madrid, adversaire de l’OM, mercredi en finale à Lyon.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 10h34
    |

            Anthony Hernandez et 
                                Alexandre Pedro








                        



   


En deux matchs, la demi-finale de Ligue Europa victorieuse de l’Atletico Madrid face à Arsenal a exprimé toute la quintessence de Diego Simeone. A Londres, il a d’abord été envoyé en tribunes pour avoir insulté l’arbitre, coupable, selon lui, d’avoir expulsé l’un de ses joueurs dès la 10e minute de jeu. Menée 1-0, son équipe a ensuite égalisé en fin de match à 10 contre 11, après une lutte sans merci. A la fin de la rencontre, le Français Antoine Griezmann avait tout résumé : « Vous savez, on a l’habitude de faire des entraînements à quatre contre onze… »

        Lire aussi :
         

                OM-Atlético Madrid : Santos Mirasierra, dix ans après, toujours ultra



A Madrid, ses joueurs ont contrôlé une rencontre remportée par une marge infime (1-0), une spécialité maison. Et le public madrilène a pu célébrer au cri de « Cholo, Cholo » (surnom de Simeone) son chouchou, suspendu, qui faisait tournoyer en retour son écharpe. L’histoire d’amour est authentique entre le peuple de l’Atletico et ce Porteno [originaire de Buenos Aires]. Avant son arrivée en 2011, l’Altético était ce club à la fois attachant, maudit et connu pour sa gestion baroque pendant la présidence du sulfureux Jesus Gil y Gil (1987-2003).
Simeone avait connu en tant que joueur (de 1994-1997) ces années agitées où la durée de vie d’un entraîneur dépassait rarement six mois. En sept ans, il a réussi l’exploit de changer cette image et de remplir l’armoire à trophées. Les Colchoneros ont ainsi remporté une Ligue Europa et une Supercoupe d’Europe (2012), une Coupe du Roi (2013), une Liga et une Supercoupe d’Espagne (2014). Ils ont fait trembler l’Europe avant de s’incliner in extremis deux fois en finale de la Ligue des champions (2014 et 2016) face au voisin du Real.
« Le cholisme est une manière de réhabiliter les mots rigueur et discipline »
Mercredi contre Marseille, Diego Simeone ne pourra pas prendre place sur le banc du Parc OL, mais il sera, malgré tout, l’un des atouts principaux du club espagnol. Son obsession de la victoire rend impossible le risque d’une éventuelle décontraction d’une équipe donnée favorite. « Le supporter plus intelligent est celui qui n’est pas obsédé par les beaux gestes, mais par les victoires », clame-t-il dans son autobiographie, Mes secrets de coach. Le ton est donné.
Entraîneur depuis l’âge de 36 ans, dès sa retraite de joueur actée en 2006, Diego Simeone a fait ses armes en Argentine avant de transfigurer l’Atletico au point de se voir accoler un nom à sa philosophie du football : le cholisme. L’ancien footballeur argentin, Omar Da Fonseca, spécialiste de la Liga sur beIN Sports, en donne sa définition : « le cholisme, c’est une manière de réhabiliter les mots “rigueur”, “discipline” et “organisation”. Le football prôné par Simeone demande à ses joueurs de repenser leur manière de voir le foot. Plus la goutte de transpiration est grosse, mieux tu vas jouer le week-end… »
Les joueurs qui peuvent évoluer avec Diego Simeone ont des caractéristiques bien particulières. Il apprécie les défenseurs intransigeants et intelligents (Diego Godin). Il exige d’un milieu de terrain qu’il ne rechigne pas aux replis défensifs, tout en ayant les moyens techniques de repartir vite vers l’avant (Saul). Son attaquant rêvé (Diego Costa) est apte au combat et le premier à défendre.
Aujourd’hui exilé dans le championnat chinois, le milieu de terrain Yannick Carrasco a passé trois saisons sous les ordres de Diego Simeone (de 2015 à 2018). Avant de quitter Monaco, l’international belge savait pertinemment ce qui l’attendait dans la capitale espagnole : « Quand tu arrives à l’Atletico, il faut s’adapter au style de jeu et ce n’est pas donné à tout le monde. Je pense que j’avais la caisse physique pour les efforts demandés par Simeone. C’est inné, le volume physique tu l’as ou tu l’as pas. » 

   


Cet engagement sans faille est réclamé en match comme à l’entraînement. Simeone pousse à son paroxysme le vieil adage footballistique “on joue comme on s’entraîne”. « Un entraînement est le meilleur moyen de savoir quel joueur a vraiment envie de jouer ou non. Les corps parlent. Tu les regardes et ils te disent quels joueurs sont en rébellion, quels sont ceux qui sont en train de souffrir, ceux qui sont tristes, ceux qui sont passifs, ceux qui n’en ont rien à faire de l’entraînement », assène-t-il.
Etre joueur de l’Atletico, c’est endosser l’uniforme d’une armée ultradisciplinée. « Avec lui, tu dois mouiller le maillot à fond et souffrir pour ton coéquipier. Mais tu sais que, quand tu perds un ballon, ton coéquipier va s’arracher pour le récupérer, alors toi, tu t’arraches aussi, explique Carrasco, En match, tu l’entends aussi et tu as l’impression de jouer à douze contre onze avec lui. Il t’encourage, il t’insulte, il te défend. Tu te dis qu’il va rentrer sur le terrain pour venir tacler. »
« Il n’a pas changé en devenant coach »
Toujours très imagé, le consultant Omar Da Fonseca résume ainsi l’influence de son compatriote argentin sur son groupe : « Il arrive à renforcer les liens sur le terrain de ses joueurs, qui “jouent les couilles en groupe”. J’ai l’habitude de dire qu’il use d’une douce violence avec eux. Il exige beaucoup d’eux, mais il donne énormément en retour. » 
Avant de devenir l’un des entraîneurs les plus en vue, Diego Simeone a été un milieu de terrain de l’ombre, mais ô combien essentiel des équipes dans lesquelles il a évolué. Il a remporté une Coupe de l’UEFA avec l’Inter Milan et une Serie A avec la Lazio Rome. A l’Atletico, il avait participé au doublé surprise de 1996, Liga et Coupe du Roi. Le Français Benoît Cauet, arrivé la même année que lui à l’Inter en 1997, est impressionné : « Il avait les idées très claires. Déjà comme joueur, il appréciait le jeu direct, un jeu en verticalité. Il n’a pas changé en devenant coach. Le jeu qu’il prône reflète sa personnalité de joueur. » 

Installé à l’Atletico depuis maintenant sept ans, Diego Simeone est-il l’entraîneur d’un seul club ? Sa personnalité exigeante interroge sur sa capacité à prendre les rênes d’un géant européen. On imagine mal Neymar ou Messi accepter ce qu’il réclame à tous ses joueurs. « Je ne veux pas être réducteur, car je n’ai pas la certitude qu’il ne peut pas entraîner un joueur comme Neymar. N’empêche qu’il est vrai que sa tactique a tendance à dénaturer les qualités naturelles des joueurs les plus brillants », analyse prudemment Omar Da Fonseca.
Pour l’ancien Parisien Benoît Cauet, Diego Simeone est « un entraîneur sous-évalué » qui obtient des résultats malgré des moyens moins importants que d’autres et la vente régulière de ses meilleurs joueurs : « il a dû recevoir de nombreuses offres, mais l’Atletico, c’est un vrai choix. Là-bas, on l’adule. Il y a une vraie passion. » Simeone aurait ainsi refusé une offre du PSG pour succéder à Unai Emery la saison prochaine. « On lui proposait le double de son salaire actuel », révélait, lundi, Carla Pereyra, sa compagne, au site Informalia. L’Atletico Madrid risque bien de rester, pendant encore quelques années, l’Atletico de Simeone.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-18">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le joueur originaire des Tonga, qui présente l’homosexualité comme une perversion, a déclenché une vague de protestations qui va bien au-delà du rugby.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/05/16/19-19">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La plus haute cour étasunienne a, lundi 14 mai, déclaré contraire à la Constitution une loi de 1992 qui interdit les paris sportifs dans quarante-six des cinquante Etats du pays.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Aux Etats-Unis, la Cour suprême abolit l’interdiction des paris sportifs

La plus haute cour étasunienne a, lundi 14 mai, déclaré contraire à la Constitution une loi de 1992 qui interdit les paris sportifs dans quarante-six des cinquante Etats du pays.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 17h52
   





                        



   


La Haute Cour a donné raison au New Jersey, Etat qui se bat depuis 2010 pour obtenir le droit d’organiser des paris sportifs et dont les casinos, sinistrés économiquement, sont concentrés à Atlantic City.
La décision de la Cour suprême ouvre la voie à un marché estimé à des dizaines de milliards de dollars. Au moins 18 Etats pourraient légaliser les paris sportifs. Les Américains, inventeurs des machines à sous et des casinos géants, vont donc pouvoir, dans leur grande majorité, découvrir tout un nouvel univers du jeu, tandis que les Etats vont pouvoir bénéficier d’une manne financière importante sous forme de taxes.
Les « sages » de la plus haute juridiction américaine ont estimé, à 6 contre 3, que la loi de 1992 en vigueur était contraire à la Constitution. Voté en 1992, le Professional and Amateur Sports Protection Act (surnommé le « Bradley Act ») avait banni les paris sur les sports professionnels ou universitaires, sauf dans les quatre Etats où ils existaient déjà (Nevada, Delaware, Montana, Oregon).
Le Congrès avait adopté cette législation en estimant que les paris menaceraient l’intégrité des rencontres sportives. Le texte avait été défendu par le sénateur Bill Bradley, une ancienne vedette de basket-ball, au nom de la protection de la jeunesse. « Les paris sportifs sous l’égide des Etats véhiculeraient le message que, dans le sport, l’argent est plus important que le dépassement de soi et l’esprit sportif », avait affirmé l’élu démocrate.
Les quatre principales fédérations sportives, la NFL (football américain), la NBA (basket), la MLB (baseball) et la NHL (hockey sur glace) avaient aussi soutenu ces restrictions.
Vers la fin des paris clandestins ?
Le texte était depuis quelques années confronté à de vives critiques. Devenu gouverneur du New Jersey en 2010, Chris Christie (républicain) avait entamé une lutte de longue haleine contre le texte, essuyant des revers systématiques devant les tribunaux.
Donald Trump, confronté aux difficultés financières de ses établissements de jeu à Atlantic City, avait lui aussi fait campagne contre cette loi, en considérant que les paris sportifs pourraient lui offrir une planche de salut.
« Un grand jour pour le droit des Etats et le droit de leurs populations à décider par elles-mêmes », a rapidement réagi, lundi, M. Christie sur Twitter.
Les opposants au texte plaidaient pour une approche pragmatique, alors que les jeux d’argent via les casinos et les loteries sont déjà largement implantés aux quatre coins des Etats-Unis. « Les paris sportifs existent, [mais] ils sont illégaux », avait, par ailleurs, affirmé Theodore Olson, l’avocat du New Jersey. En effet, les paris sportifs clandestins représentent aujourd’hui un marché annuel de 150 milliards de dollars, selon l’American Gaming Association.
Une défaite pour les opposants religieux
La décision de la Cour suprême est, en revanche, un échec pour des groupes religieux chrétiens et musulmans, qui avaient adressé aux juges des argumentaires contre l’extension des paris sportifs en Amérique.
Les experts avaient toutefois relevé que, derrière le blocage sur les principes, les lignes bougeaient. Les fédérations sportives américaines, au fait des enjeux monétaires, sont apparues de moins en moins opposées aux paris sportifs. En novembre 2014, Adam Silver, le commissaire général de la NBA, avait notamment publié une tribune préconisant un virage complet sur la question.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/16/19-20">
<filnamedate="20180516"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180516"><AAMMJJHH="2018051619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le club parisien a annoncé lundi avoir trouvé un accord avec le technicien allemand de 44 ans, ancien entraîneur du Borussia Dortmund, pour remplacer Unai Emery.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 14/05/2018
Découvrir l’application


                        

PSG : l’Allemand Thomas Tuchel nommé entraîneur

Le club parisien a annoncé lundi avoir trouvé un accord avec le technicien allemand de 44 ans, ancien entraîneur du Borussia Dortmund, pour remplacer Unai Emery.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 15h02
   





                        



   


Cette fois, c’est officiel. L’Allemand Thomas Tuchel, ancien coach du Borussia Dortmund, sera le nouvel entraîneur du PSG dès le début du mois de juillet, a annoncé, lundi 14 mai, le club parisien dans un communiqué. Actuellement sans club, l’Allemand de 44 ans a signé un contrat de deux ans avec le club champion de France. Il succède à l’Espagnol Unai Emery, qui n’a pas été renouvelé à la fin de son contrat, plombé par de mauvais résultats en Ligue des champions.
« C’est avec beaucoup de joie, de fierté et d’ambition que je rejoins ce grand club du football mondial qu’est le Paris-Saint-Germain », a déclaré Thomas Tuchel dans le communiqué de son nouveau club, se disant « impatient de travailler avec tous ces grands joueurs, qui figurent tous parmi les meilleurs de la planète ».
Visage juvénile et allure décontractée, natif de Krumbach, en Bavière, il passe pour un coach à poigne, enclin à appuyer sur la corde sensible pour rasséréner ses troupes. Prônant un football offensif et dynamique, Thomas Tuchel a entamé sa carrière sur le banc dès l’âge de 27 ans, à la tête des équipes de jeunes du Vfb Stuttgart, avant de prendre les rênes du FSV Mayence en 2009.

        Lire aussi :
         

                Les grands travaux du PSG



Philosophie d’un jeu spectaculaire
Estimé par ses pairs comme l’un des entraîneurs les plus novateurs et les plus suivis d’Allemagne, Tuchel a été nommé à la tête du Borussia Dortmund en 2015. En deux saisons dans le prestigieux club de la Ruhr, l’Allemand poursuit sa ligne directrice, celle d’un jeu collectif porté sur la créativité, la combativité et la compétitivité. Une vision du football qui lui a ouvert les portes du PSG cet été, le président qatari du club parisien le chargeant « d’aider l’équipe à repousser ses limites, jusqu’au plus haut niveau international ».
La nomination de Tuchel était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, alors qu’Unai Emery – fraîchement nommé meilleur entraîneur de l’année – savait qu’il ne serait pas prolongé après son échec en Ligue des champions face au Real Madrid. Mais le profil du nouvel arrivant, et le processus ayant amené à sa signature interroge.
Selon L’Equipe, le nom de Thomas Tuchel aurait été glissé à l’oreille du frère cadet de l’émir par le consul du Qatar en Allemagne. Avec son CV modeste, son maigre palmarès (un titre en Coupe d’Allemagne, en 2017) et son profil d’ancien joueur de deuxième division allemande, Tuchel est aux antipodes des « références » de la profession (Antonio Conte, Mauricio Pochettino, André Villas-Boas) un temps convoitées par les dignitaires de Doha.
Inexpérimenté en Coupe d’Europe
Sortant d’une année sabbatique après son éviction de Dortmund pour divergences d’opinion, Thomas Tuchel a réussi haut la main son entretien d’embauche dans la capitale qatarie. Tamim Al-Thani et le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, semblent avoir été sensibles à sa philosophie de jeu spectaculaire et à sa capacité à s’adapter au schéma tactique de l’adversaire. Et qu’importe si l’intéressé n’a jamais emmené ses joueurs au-delà d’un quart de finale de Coupe d’Europe, l’objectif affiché du club parisien. Celui pour lequel QSI a cassé sa tirelire l’été dernier, pour s’attacher à prix d’or les services de Neymar et Mbappé.
Le tempérament volcanique de ce communiquant hors pair, épris de littérature, pose question. Tout comme son inexpérience en matière de gestion d’ego démesurés. Parviendra-t-il à gagner l’estime et le respect de stars de la trempe d’un Neymar, véritable diva du vestiaire parisien ?

        Lire aussi :
         

                L’entraîneur du PSG Unai Emery va manquer au football français






                            


                        

                        

