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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’université du Michigan a trouvé un accord de dédommagement avec plus de 300 victimes de l’ex-médecin condamné pour des agressions sexuelles sur des jeunes sportives.
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Agressions sexuelles : un accord de 500 millions de dollars avec les victimes du médecin Larry Nassar

L’université du Michigan a trouvé un accord de dédommagement avec plus de 300 victimes de l’ex-médecin condamné pour des agressions sexuelles sur des jeunes sportives.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 18h50
   





                        



   


L’Université d’Etat du Michigan, où exerçait l’ex-médecin Larry Nassar condamné pour des centaines d’agressions sexuelles sur des jeunes sportives, a annoncé mercredi 15 mai avoir trouvé un accord de dédommagement avec plus de 300 victimes pour un montant total de 500 millions de dollars.
Cet « accord global » trouvé avec les avocats de 332 victimes concerne uniquement les plaintes déposées contre des salariés de l’université impliqués dans le plus grand scandale de l’histoire sportive américaine, a précisé la MSU dans un communiqué. D’autres plaintes visent toujours la Fédération américaine de gymnastique, le comité olympique américain ou le couple d’entraîneurs Bela et Marta Karolyi.

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L’université accusée d’avoir ignoré les plaintes
Larry Nassar a agressé sexuellement des centaines de femmes sous couvert de traitements médicaux durant deux décennies en officiant comme thérapeute au sein de la Fédération américaine de gymnastique et de l’université d’Etat du Michigan.
L’ostéopathe a été jugé dans trois procès distincts et devrait terminer sa vie en prison.

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L’Etat du Michigan était accusé d’avoir ignoré ou rejeté les plaintes à l’encontre du médecin, dont certaines datent des années 1990. L’université a pour sa part assuré qu’aucune de ces plaintes ne faisait état d’agressions sexuelles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Après des décennies d’impasse militaire et diplomatique, les partisans de l’autodétermination se placent sur le terrain juridique et commercial.
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Analyse

Sahara occidental : les intérêts économiques du Maroc dans le viseur du Polisario

Après des décennies d’impasse militaire et diplomatique, les partisans de l’autodétermination se placent sur le terrain juridique et commercial.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
              datetime="2018-05-16T17:48:25+02:00"

        Le 16.05.2018 à 17h48

     •
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        Mis à jour le 16.05.2018 à 18h50






                        

Crédits : Youssef Boudlal / REUTERS


                    

Analyse. C’est l’épilogue d’une bataille judiciaire qui aura duré près d’un an. Lundi 7 mai, le bateau affrété par l’Office chérifien des phosphates (OCP) qui était coincé depuis 2017 en Afrique du Sud a pu reprendre la mer. Direction la Nouvelle-Zélande, où il pourra décharger sa cargaison de 55 000 tonnes de phosphate venues de Laâyoune, au Sahara occidental. « Nous l’avons récupérée pour un dollar symbolique », s’est félicité le directeur juridique du groupe marocain, Otmane Bennani-Smires, estimant que la saisie de cette cargaison « s’est soldée par un échec » et dénonçant une « grave entorse aux principes élémentaires du droit menaçant la liberté du commerce international ».

En réalité, la mésaventure est plus embêtante pour Rabat que ce responsable ne veut bien le dire. Car elle n’est qu’un exemple parmi d’autres des actions en justice entreprises depuis quelques années par les indépendantistes du Front Polisario pour faire valoir leur point de vue. « La donne a changé : le Polisario s’adresse à des instances supranationales pour dénoncer l’exploitation des ressources économiques du Sahara, souligne Khadija Mohsen-Finan, universitaire et spécialiste de ce conflit. Aujourd’hui, par lui-même ou via des associations proches de la cause qu’il défend, il est devenu audible sur des points de droit. »
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole en grande partie désertique mais aux richesses naturelles importantes, est revendiqué à la fois par Rabat, qui contrôle la zone à 80 % et propose un statut d’autonomie, et par le Front Polisario, qui demande la tenue d’un référendum d’autodétermination, comme prévu par les Nations unies. Après des décennies d’impasse militaire – un cessez-le-feu a été conclu en 1991 sous l’égide de l’ONU – et diplomatique, l’organisation sahraouie a décidé de changer de méthode : contester au Maroc sa souveraineté sur les ressources naturelles du...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Un quatorzième pied, portant une chaussure, a été trouvé au début de mai sur les côtes de la mer des Salish. Ces macabres découvertes donnent lieu à de nombreuses spéculations.
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Au Canada, le mystère des « pieds humains flottants » trouve réponses

Un quatorzième pied, portant une chaussure, a été trouvé au début de mai sur les côtes de la mer des Salish. Ces macabres découvertes donnent lieu à de nombreuses spéculations.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 17h58
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Un pied droit masculin dans une chaussure de sport, trouvé en août 2007 sur l’île Jedediah ; puis un autre pied droit masculin dans une basket, échoué à la même époque sur l’île de Gabriola ; puis un pied dans une chaussure, en février 2008 sur l’île de Valdez ; et encore un pied, cette fois féminin, découvert quelques mois plus tard dans la rivière Fraser… Depuis plus d’une décennie, des randonneurs, des campeurs ou des travailleurs forestiers font de macabres découvertes sur les côtes de la mer des Salish, qui borde la Colombie-Britannique au Canada et l’Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis.
Au total, quatorze pieds ont été découverts sur les côtes canadiennes. Le dernier a été trouvé le 6 mai, sur l’île de Gabriola. Il portait une chaussure de marche, alors que les treize précédents étaient dans une chaussure de sport. Cinq pieds ont aussi échoué sur les côtes américaines.

   


Des chaussures en matières flottantes
Ces découvertes donnent lieu, depuis des années, à de nombreuses spéculations. Parmi les théories évoquées, celles de pieds appartenant à des victimes du tsunami de 2004, de trafiquants d’êtres humains, d’un tueur de la mafia, d’un fétichiste des pieds plutôt dérangé ou d’un tueur en série, résume le New York Times. Des thèses qui assombrissent l’image de carte postale de la Colombie-Britannique, connue pour ses montagnes belles à couper le souffle, ses pistes de ski et ses fruits de mer.



En réalité, pour les enquêteurs canadiens et les médecins légistes, ce macabre inventaire à la Prévert ne dissimule plus rien de mystérieux. Si la découverte de deux pieds en août 2007 avait alarmé les autorités, elles se veulent aujourd’hui rassurantes : il n’y a ni un « étrange tueur en série » pratiquant des amputations, ni de « drôles de petits aliens » qui déposent ces pieds le long des côtes, a ainsi expliqué, en 2016, la légiste Barb McLintock aux médias canadiens.
« Ces pieds appartiennent aux corps de suicidés ou d’accidentés », confirme au Monde Andy Watson, le porte-parole des services de médecine légale de Colombie-Britannique. L’explication serait donc simple : post-mortem, les pieds ont été naturellement séparés du reste du corps et les chaussures de sport ou techniques, imputrescibles car faites en matières synthétiques ou dotées d’un coussin d’amortissement rempli d’air, ont permis d’assurer leur flottaison, les courants faisant le reste.
Neuf pieds identifiés sur quatorze
La découverte de ces pieds n’a commencé « que lorsque nous avons eu des chaussures de course qui flottaient si bien, a précisé Barb McLintock. Avant, ils restaient là-bas au fond de l’océan ».
Neuf des quatorze pieds retrouvés au Canada ont d’ailleurs été identifiés, deux appartenant à la même personne. Un pied découvert le 4 novembre 2011 à proximité de Port Moody a par exemple été identifié comme appartenant à Stefan Zahorujko, un pêcheur disparu depuis 1985, rapporte le Washington Post.
En février, les services de médecine légale de Colombie-Britannique ont annoncé avoir identifié le pied découvert en décembre 2017 comme appartenant à Stanley K. Okumoto, qui vivait à East Bremerton, dans l’Etat de Washington. M. Okumoto était âgé de 79 ans lorsque sa disparition avait été signalée, le 19 septembre. Deux mois plus tard, sa voiture puis son corps – dont le pied s’était détaché – avaient été retrouvés dans le comté de Clallam, à environ 190 kilomètres de chez lui.
Les circonstances de la mort de cet homme restent, elles, totalement inexpliquées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les principaux candidats au poste de gouverneur de Géorgie, aux Etats-Unis, ont diffusé leurs clips respectifs de campagne. Plusieurs d’entre eux affichent leur engagement contre les migrants et pour le port d’armes, dans des mises en scène garanties « politiquement incorrectes »
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Au lendemain de la mort d’un des leurs, les étudiants ont à nouveau affronté les forces de l’ordre à Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor.
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Compte rendu

Au Sénégal, nouveaux heurts entre étudiants et forces de l’ordre dans des universités

Au lendemain de la mort d’un des leurs, les étudiants ont à nouveau affronté les forces de l’ordre à Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-16T16:31:43+02:00"

        Le 16.05.2018 à 16h31






    
Sur le campus de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, le 15 mai 2018.
Crédits : Salma Niasse


De nouveaux heurts entre étudiants et forces de l’ordre ont éclaté mercredi 16 mai dans plusieurs universités du Sénégal, au lendemain de la mort d’un étudiant dans le nord du pays lors d’une confrontation avec les gendarmes. A Dakar, les étudiants lançaient des pierres sur la police, qui répliquait par des tirs de grenades lacrymogènes, aux abords de l’université Cheikh-Anta-Diop, la plus grande du pays, où des événements similaires s’étaient déjà déroulés la veille, ont constaté des journalistes de l’AFP.

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A Ziguinchor (sud), la plus grande ville de Casamance, des étudiants ont également affronté la police, qui a là aussi fait usage de gaz lacrymogènes, a affirmé à l’AFP une source policière. Des élèves du secondaire se sont joints au mouvement, selon la même source. A l’université Gaston-Berger de Saint-Louis (nord), d’où sont partis les troubles mardi, les étudiants ont organisé une procession jusqu’au lieu où est tombé, selon eux, l’étudiant tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, où ils ont observé un moment de prière, selon un correspondant de l’AFP.
« Répression sauvage »
L’un des principaux syndicats des enseignants du supérieur, le Saes, « solidaire des étudiants », a commencé mercredi une grève de 48 heures. « Il est inadmissible que la violence des forces de l’ordre ait entraîné une mort d’homme dans le campus », a indiqué le Saes dans un communiqué. Ces nouveaux troubles surviennent après la mort mardi d’un étudiant en lettres de l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, Mouhamadou Fallou Sène, à la suite de heurts avec les gendarmes. Le jeuen homme de 25 ans a été tué « par balle », selon les étudiants. Les autorités ont annoncé une autopsie.

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Les étudiants de Saint-Louis, qui réclamaient le paiement de leurs bourses, avaient décidé de se servir sans payer pendant 48 heures dans les restaurants de la cité universitaire. Le rectorat avait fait appel aux forces de l’ordre pour empêcher cette action, ce qui a déclenché les troubles, selon les autorités. Mardi soir, le président sénégalais Macky Sall a fait part de sa « profonde émotion » et indiqué avoir « instruit le gouvernement de faire toute la lumière et de situer les responsabilités ».
La mort d’un étudiant, rare au Sénégal, a suscité une vague d’émotion dans le pays. Le Front démocratique et social de résistance, une coalition de l’opposition, a dénoncé « la répression sauvage des étudiants » et « les retards récurrents dans le paiement » des bourses. Des mouvements étudiants ont appelé à la démission du recteur de l’université et du ministre de l’intérieur, Ali Ngouye Ndiaye. Les deux derniers cas de décès d’étudiants tués dans le pays lors de confrontations avec les forces de l’ordre remontent à 2001 et 2014, à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Virginija Langbakk, directrice de l’Institut européen pour l’égalité des genres, plaide pour l’instauration légale d’un congé paternité rémunéré, ce à quoi la France s’oppose.
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Congé parental : « Sans législation, les pères n’ont pas besoin d’assumer leur responsabilité »

Virginija Langbakk, directrice de l’Institut européen pour l’égalité des genres, plaide pour l’instauration légale d’un congé paternité rémunéré, ce à quoi la France s’oppose.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 16h24
    |

                            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Stockholm)








                        



   


Une meilleure indemnisation du congé parental, la possibilité de le fractionner et de le prendre jusqu’aux 12 ans de l’enfant et, surtout, l’obligation pour les pères de prendre un congé de dix jours à la naissance : voilà ce que propose la directive européenne « équilibre entre vie professionnelle et vie privée » à l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne. Pour le moment, treize pays s’y opposent, parmi lesquels la France, qui a pris la tête de la fronde.
A l’occasion de la quatrième conférence internationale sur les hommes et l’égalité des chances (ICMEO), qui se tenait mardi 14 et mercredi 15 mai à Stockholm (Suède), Virginija Langbakk, directrice de l’Institut européen pour l’égalité des genres (EIGE), à Vilnius (Lituanie), défend le principe de cette directive. Pour elle, tout le monde gagnerait à l’appliquer : les femmes, les enfants, les pères mais aussi les Etats eux-mêmes.
Pourquoi est-il important d’avoir une législation prévoyant un congé spécifique pour le père, qu’il ne peut partager avec la mère ?
Virginija Langbakk : Parce que cela force les gens à faire des choix. Sans législation, les pères n’ont pas besoin d’assumer leur responsabilité. Les hommes gagnent en général plus que les femmes, donc ils perdront plus d’argent en restant à la maison. L’équilibrage est rapidement fait au sein de la famille. Et ce sont toujours les femmes qui finissent par se retrouver à la maison avec les enfants. Tandis que si on réserve un congé qui ne peut être pris que par l’homme, la famille doit réfléchir : est-ce qu’elle est prête à renoncer à un congé indemnisé ? C’est plus difficile, je pense, de faire un choix négatif.
Ce congé doit donc être suffisamment indemnisé.
Absolument. C’est essentiel d’avoir une indemnisation suffisamment élevée, pour empêcher les hommes de dire qu’ils gagnent mieux lorsqu’ils travaillent. Il faut un contrepoids. On le voit bien dans les pays où la loi permet aux hommes de prendre un congé parental, mais ne prévoit pas d’indemnité ou des indemnités trop basses : ils ne prennent pas ces congés.
Pourquoi est-ce important de fixer des règles européennes ?
C’est important parce que nous avons des buts communs pour l’Union européenne, un budget, des cibles. On a adopté un socle européen des droits sociaux. Cela en fait partie. Nous avons besoin de bases communes qui obligent les pays membres à agir. Même si c’est un minimum et que certains font déjà plus.
Mais ça coince encore dans de nombreux pays européens.
Oui, et pour plusieurs raisons. Dans certains pays, l’idée domine que l’homme doit subvenir aux besoins de la famille et que la place de la femme est à la maison. On voit d’ailleurs une progression de ces idées très conservatrices en Europe, ce qui est inquiétant. Pour d’autres, il est biologiquement important pour le bébé que sa mère reste avec lui, les premiers temps. Ce genre d’arguments est souvent utilisé dans des pays qui n’ont pas de structures d’accueil pour la petite enfance. Les mères n’ont d’autre choix que de rester à la maison avec l’enfant.
Certains pays comme la France pensent que cela va coûter trop cher.
Oui, allonger la durée d’un congé paternité ou augmenter le niveau des indemnités entraîne des coûts. Mais les gouvernements qui s’y opposent pour des raisons financières oublient de prendre en compte les gains pour leurs pays sur le long terme. Ils devraient réfléchir à ce que perd la société quand les femmes restent à la maison… Plus elles sont absentes du marché du travail, plus il est difficile pour elles de maintenir leurs qualifications et leurs compétences. Quand les hommes assument leurs responsabilités à la maison, l’activité des femmes croît et contribue à la croissance de l’économie. Alors évidemment, cela prend du temps d’en voir les effets. Mais les coûts seront couverts par les bénéfices.
Quel est l’intérêt pour les hommes ?
Passer du temps avec son enfant, au tout début de sa vie, est très important. Cela forme les relations entre le père et son enfant pour la suite. Aujourd’hui, deux pères européens sur trois passent en moyenne moins d’une heure par jour avec leurs enfants. Ce qui veut dire qu’ils ont tout juste le temps de s’intéresser à leurs besoins physiologiques, mais pas à leur développement moral. Mais ce n’est pas tout : toutes les études montrent que passer du temps avec son enfant réduit le stress, relaxe, améliore la santé. Ce sont des bénéfices dont les Etats devraient se soucier.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Initiées par un accord de « réconciliation » négocié par le régime de Damas, ces évacuations marquent la reprise définitive de la province de Homs par les forces de Bachar Al-Assad.
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Les évacuations de rebelles dans le centre de la Syrie sont terminées

Initiées par un accord de « réconciliation » négocié par le régime de Damas, ces évacuations marquent la reprise définitive de la province de Homs par les forces de Bachar Al-Assad.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 16h00
   





                        



   


Les évacuations de combattants rebelles et de civils des derniers bastions d’opposition au régime de Bachar Al-Assad ont pris fin mercredi 16 mai dans la province de Homs, consolidant le pouvoir de Damas face aux insurgés. Dans le centre de Rastan, située dans le gouvernorat de Homs en Syrie, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi pour célébrer le retour du régime et assister à la levée du drapeau syrien sur une place publique.

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Paraphé, le 2 mai, par les forces de l’opposition, d’un côté, et par celles du régime et de l’armée russe, de l’autre, l’accord de « réconciliation » concernait l’évacuation de plusieurs secteurs dans les provinces de Hama et de Homs, notamment les localités de Talbissé, Rastan et Al-Houla.
34 500 personnes évacuées
Au terme d’une période probatoire de six mois, cet accord prévoit théoriquement pour les militants armés ou activistes soupçonnés de « subversion » d’être amnistiés en échange d’un renoncement à toute activité antigouvernementale. Dans les faits, par peur des représailles, nombre d’opposants, leurs familles ou des jeunes en âge d’effectuer leur service militaire ont préféré embarquer dans des cars en direction des territoires rebelles sous domination turque du Nord.

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Au total, quelque 34 500 personnes, des rebelles et leurs familles mais aussi d’autres civils, ont été évacuées dans le cadre de cette opération, indique l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), tandis que près de 150 000 personnes sont restées dans le secteur.
Réouverture de l’autoroute Damas-Homs
« A partir de ce jour, il n’y a plus aucun homme armé, il n’y a plus d’armes dans toute la province de Homs », s’est réjoui mercredi le gouverneur de la province de Homs, Talal Barazai, qui a par ailleurs promis « la réouverture dans les jours à venir » de l’autoroute reliant la capitale Damas aux villes de Homs et Hama, axe routier stratégique qui était sous contrôle rebelle depuis 2012.
Si ces évacuations mettent fin à la présence rebelle dans la province de Homs, pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en 2011, le groupe Etat islamique maintient sa présence dans le désert de la Badiya, dans l’extrême est de cette province, selon l’OSDH. Le nord de la province de Hama est, lui, toujours sous contrôle rebelle. Selon l’OSDH, le régime de Bachar Al-Assad a désormais repris le contrôle sur plus de 60 % du territoire syrien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’armée libanaise et le Hezbollah ont empêché de jeunes Palestiniens, rassemblés dans le sud du Liban, d’aller manifester à la frontière israélienne comme les habitants de Gaza.
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Vu du Liban, « le retour en Palestine, c’est un pur rêve entre les mains de Dieu »

L’armée libanaise et le Hezbollah ont empêché de jeunes Palestiniens, rassemblés dans le sud du Liban, d’aller manifester à la frontière israélienne comme les habitants de Gaza.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 15h48
    |

            Benjamin Barthe (forteresse de Beaufort (Liban) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Quelques milliers de réfugiés palestiniens, et des Libanais sympathisants de leur cause, se sont rassemblés, mardi 15 mai, autour de la forteresse de Beaufort, un site médiéval dans le sud du Liban, pour commémorer la « Nakba », le naufrage de la Palestine lors de la création d’Israël, en 1948.
Haut lieu de la résistance des fedayin (guérilleros) de l’OLP à l’invasion israélienne de 1982, la vieille forteresse, qui remonte au temps des croisades, offre une vue imprenable sur la pointe nord de l’Etat hébreu. De son éperon rocheux, qui culmine à 700 mètres d’altitude, on distingue les pavillons de Metoula, la commune la plus septentrionale de l’Etat hébreu, située à 6 kilomètres à vol d’oiseau.
« Un jour, avec l’aide de tous les peuples arabes, on rentrera là-bas et on libérera Jérusalem par les armes », jure Ali Al-Najdi, un militant communiste libanais de 50 ans, qui s’est décidé à monter à Beaufort en voyant les images de Gaza, où une soixantaine de manifestants ont été tués, lundi, par l’armée israélienne. « Ça me rappelle ma jeunesse », dit-il, l’œil brillant, en observant les collines de Galilée couronnées de nuages.

Au début des années 1980, ce natif de Tyr a participé au Jammoul (l’acronyme arabe de Front de la résistance nationale libanaise), la guérilla de gauche qui a lancé la lutte contre l’occupation israélienne, avant que ce combat soit accaparé par le Hezbollah, le mouvement chiite fondé en 1985 à l’instigation de l’Iran. « La libération du sud-Liban, c’est nous qui l’avons commencé », confie Ali, agacé qu’un membre du service d’ordre de ce parti lui refuse l’accès à une butte dominant la tribune.
Au micro, Mohamed Raad, un député du Hezbollah, sorti vainqueur des élections législatives du début du mois, s’époumone contre « l’ennemi israélien ». « Nous vaincrons et mourrons ensemble en martyrs, nous vous le promettons », lance-t-il à la foule des réfugiés, arrivés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ A deux mois de l’élection présidentielle, notre chroniqueuse dit sa déception vis-à-vis du leader du Collectif pour la défense de la République.
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Chronique

« Au Mali, le renouveau démocratique porté par Ras Bath s’apparente hélas à la politique de papa »

A deux mois de l’élection présidentielle, notre chroniqueuse dit sa déception vis-à-vis du leader du Collectif pour la défense de la République.

Par                Sarah-Jane Fouda (chroniqueuse Le Monde Afrique)



LE MONDE
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        Le 16.05.2018 à 15h10

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        Mis à jour le 16.05.2018 à 15h24






    
Le militant Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath (à gauche), avec Soumaïla Cissé, leader de l’Union pour la république et la démocratie, à Bamako, le 12 mai 2018.
Crédits : SEBASTIEN RIEUSSEC / AFP


Chronique. Souffrez que j’accable Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath. Son intransigeance, son inventivité et celle de ses compagnons du Collectif pour la défense de la République (CDR) m’ont fait rêver. Animateur radio à Bamako, juriste de formation et poil à gratter de la classe politique, Ras Bath a depuis un an une idée fixe : l’alternance en 2018. Après la critique au vitriol de la « démocrature » malienne, le collectif semblait avoir trouvé la formule pour impliquer les citoyens dans les choix et la mise en œuvre effective des orientations politiques. Mais ce renouveau démocratique s’apparente malheureusement à la vieille politique africaine.

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Jusqu’aux 24 et 25 mars, le CDR participait de ces organisations de la société civile investies dans le champ politique – à l’instar de Y’en a marre au Sénégal ou du Balai citoyen au Burkina Faso – et qui aujourd’hui se satisfont de mettre en place des « présimètres ». Mackymetre.com pour le programme du président sénégalais, Lahidi.org pour le Guinéen Alpha Condé, Presimetre.vote229.org pour le Béninois Patrice Talon. Pourtant, chez Ras Bath et ses pairs, un je-ne-sais-quoi présageait d’une maturité neuve, d’un bond en avant que vinrent entériner leurs premières concertations populaires.
Troisième voie
La disruption était à l’ordre du jour : le CDR travaillait à une plateforme de propositions. Mieux, il invitait les dirigeants, représentants des partis politiques de l’opposition et candidats à l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 29 juillet, à souscrire à son « Manifeste pour un Mali nouveau ». Il y avait là Soumaïla Cissé (Union pour la république et la démocratie), Cheick Modibo Diarra (Rassemblement pour le développement du Mali), Tiébilé Dramé (Parti pour la renaissance nationale), Moussa Sinko Coulibaly (Plateforme pour le changement)… Et Ras Bath de les prévenir : « Nous ne plaçons pas notre espoir sur le président de la République mais en la capacité du peuple à surveiller le président. »
Exercer le pouvoir sans prendre le pouvoir ! Voilà ringardisés le dégagisme et les tentatives de démocratie participative, dépassée l’injonction du « politisez-vous ». En terre malienne, un pacte populaire surclassait le pacte écologique de Nicolas Hulot. Distancés les Indignés, Occupy Wall Street, Nuit debout et autres éveils démocratiques en Occident. Une révolution ! Nous pouvions désormais pousser nos mandarins de la pensée dans les orties tant il devenait manifeste que les idées de rupture émanent des militants, Kémi Séba et le franc CFA ; maintenant le CDR et la question de la démocratie. Saperlipopette ! Outre l’infécondité, la cécité intellectuelle frapperait-elle aussi nos « sachants », commentateurs patentés et analystes politiques ? Nous ne demandions visiblement pas l’impossible, juste de garder l’œil ouvert.



Le CDR engageait une remise en cause profonde du paradigme de l’impossible souveraineté populaire en Afrique, ce consensus théorique fondé sur le couple despote-démocratie apparente qui conduit, au choix, à un désenchantement électoral ou à une révolte généralisée. Sans rejeter les urnes, sans glorifier le prix du sang, le CDR ouvrait une troisième voie où s’affirmerait le caractère inaliénable de la volonté du peuple et de son habilité à exercer le pouvoir. Qu’importe le bourrage des urnes, semblait-il dire, qu’importe la manière, le vainqueur quel qu’il soit serait lié aux engagements pris… Le peuple y veillerait.

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Il déjouait ainsi un travers constitutionnel généralisé, en introduisant un contre-pouvoir à l’action du président, voire à l’abus de pouvoir présidentiel. Car ce que n’annonce pas la Constitution de la Ve République française, modèle qui s’exporte si bien en Afrique, c’est la toute-puissance d’un président quasiment incontrôlable après son élection : libre de conduire une politique rejetée par le peuple sans risque d’être écarté du pouvoir par les parlementaires. En se focalisant sur l’action présidentielle, désormais contractualisée, le CDR y aurait introduit la responsabilité politique et légitimé la dénonciation par la rue.
Schéma partisan
Certes, le CDR ne représente pas tout le peuple malien, il ne le prétend pas. Mais s’offrait l’occasion d’admettre que les luttes politiques sont des luttes d’idées, de visions, de projets et non de vérités éternelles, loin de l’habitus du consensus bâtard qui engendre tant de conférences et de gouvernements d’union nationale en Afrique depuis les années 1990. Nous en aurions fini avec la tentation de l’unanimité, ses usurpations de pouvoir fondées sur le parcours professionnel, ses présomptions au despotisme cette fois éclairé, l’homme providentiel, le peuple sorti des ténèbres, ces « moi président » qui font les ministres mais défont la politique. C’en était enfin fini avec « le peuple », devenu « les citoyens ».
Hélas, ces possibles s’évanouissaient dès le 26 mars avec le retour du schéma partisan. Car au lieu d’imposer son manifeste à tous, le CDR annonce qu’il va sélectionner, soutenir et faire élire un candidat. Pire, l’organisation soumettra ses propositions aux partis aspirant à l’alternance et sera seule juge de la vérité de l’aspiration. Ras Bath ajoute que le CDR n’a pas présenté de candidat à la présidentielle parce qu’il vise des sièges à l’Assemblée nationale… Jeux d’alliances, conquête du pouvoir, retour au vieux monde… et à « la politique de papa ».

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Alors que se présentait une occasion en or pour résoudre cet Œdipe politique, la question se pose : le CDR n’était-il que l’habit neuf des partis ? L’interrogation prend une résonance particulière depuis ce 4 avril où Mohamed Aly Bathily, père de Ras Bath, ex-ministre de la justice puis de l’habitat de l’actuel président, Ibrahim Boubacar Keïta, officiellement passé à l’opposition, s’est déclaré candidat à la présidentielle. Jeudi 10 mai dans Jeune Afrique, il déclarait : « Aucun parti politique ne peut avoir la prétention aujourd’hui de gagner l’élection sans la société civile. Et cette société civile ne veut pas des partis politiques. » Et, répondant sur Ras Bath : « Ce n’est pas lui qui est mon fils, c’est moi qui suis son père. »
Sarah-Jane Fouda est consultante en communication, spécialiste du discours et de l’argumentation. Elle enseigne la logique informelle à l’Université Paris-III Sorbonne-Nouvelle.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Série « 2008-2018, une décennie perdue » (2/5). Après trois programmes d’assistance financière assortis de drastiques mesures d’austérité depuis 2010, la vie quotidienne des Grecs a été bouleversée.
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En Grèce, les huit ans d’austérité qui ont radicalement changé la vie de la famille Pappas

Série « 2008-2018, une décennie perdue » (2/5). Après trois programmes d’assistance financière assortis de drastiques mesures d’austérité depuis 2010, la vie quotidienne des Grecs a été bouleversée.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 14h37
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

Toujours bien apprêté, en chemise et pantalon de costume, Kostas continue, à 73 ans, de s’affairer dans sa papeterie du centre d’Athènes, véritable institution dans ce quartier populaire où de nombreux magasins ont fermé avec la crise. Kostas aurait pu prendre sa retraite il y a quelques années déjà, mais « la crise est passée par là, et j’ai décidé de ne pas fermer ma boutique pour aider mes enfants », souligne-t-il.
Depuis huit ans, son chiffre d’affaires s’est effondré de 50 %, et « près de la moitié de [ses] revenus part en impôts ». « Rien que la TVA est passée de 8 % à 24 % en quelques années. Les taxes ont complètement asphyxié les commerçants, qui ont été souvent obligés de mettre la clef sous la porte », note le septuagénaire amer.
Conséquence directe pour Kostas et sa famille : « Dans tous les domaines, nous faisons des économies pour pouvoir payer nos impôts. Nous consommons moins de viande et de poisson, nous n’achetons plus de nouveaux vêtements, nous circulons moins en voiture, nous ne partons plus en vacances… » Selon l’OCDE, en 2017, un salarié grec a dépensé en impôts et en cotisations sociales environ 40 % de son revenu, c’est presque autant que dans les pays scandinaves. 
« Une régression sociale sans précédent »
Pour Kostas, même aller au village familial, près de Delphes, à seulement deux heures d’Athènes en voiture, est devenu compliqué. « Avant, je m’y rendais deux semaines au mois d’août avec toute la famille. Désormais, je ne ferme plus que deux ou trois jours par an le magasin pour y faire un aller-retour… », soupire-t-il. Mais il y a pire pour celui qui a commencé à travailler dès l’adolescence : « Il m’arrive de devoir emprunter de l’argent à des proches pour boucler les fins de mois. Je ne l’avais jamais fait de ma vie… J’ai l’impression d’une régression sociale sans précédent ! »
Sa femme, Olga, 70 ans, n’a pas non plus été épargnée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les vingt-deux membres de l’organisation doivent décider, mercredi, de l’attitude à adopter après l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem.
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Gaza : la Ligue arabe se réunit en urgence

Les vingt-deux membres de l’organisation doivent décider, mercredi, de l’attitude à adopter après l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 12h07
   





                        



   


Montrés du doigt pour la tiédeur de leur réponse diplomatique face à la mort, lundi 14 mai, de 60 Palestiniens sous les balles israéliennes, les pays arabes se réunissent en urgence mercredi 16 mai, par le biais des délégués permanents de la Ligue arabe, pour discuter des suites à donner à l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.
Cette initiative américaine, que les vingt-deux membres de l’organisation panarabe jugent « illégale », a été qualifiée lundi de « violation claire du droit international » par le secrétaire général de la ligue, Ahmed Aboul Gheit.

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A l’annonce du transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem par Donald Trump en décembre 2017, les ministres de la Ligue arabe avaient appelé les Etats-Unis à faire marche arrière, et qualifié la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël d’un « assaut clair » contre la nation arabe.

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Nouvelle réunion jeudi
Jeudi 17 mai, une autre réunion « extraordinaire » se tiendra au siège de la Ligue arabe, situé au Caire, cette fois-ci au niveau des ministres arabes des affaires étrangères. Organisée à la demande de l’Arabie saoudite, cette seconde rencontre sera également destinée à « faire face à l’agression israélienne contre le peuple palestinien et réagir à la décision illégale prise par les Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem », a déclaré Hossam Zaki, secrétaire général adjoint.
Ahmed Aboul Gheit a condamné mardi les « massacres » d’Israël envers les Palestiniens de Gaza, que l’Etat hébreu avait justifiés par la nécessité de défendre ses frontières. « Israël est une entité oppressive et meurtrière et ses politiciens et militaires doivent être traduits devant la Cour pénale internationale [CPI] », a pour sa part affirmé Amjad Shamout, le président de la commission permanente des droits de l’homme de la Ligue arabe, qui a appelé la CPI à lancer une enquête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le plus célèbre des milliardaires chinois, 89 ans, prend sa retraite. Le profond changement imposé au pays par le président Xi Jinping a pesé sur la décision de ce dragon des affaires, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Avec la retraite de Li Ka Shing, une page du capitalisme asiatique se tourne »

Le plus célèbre des milliardaires chinois, 89 ans, prend sa retraite. Le profond changement imposé au pays par le président Xi Jinping a pesé sur la décision de ce dragon des affaires, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    16.05.2018 à 12h05
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Que se cache-t-il derrière l’ambition d’un homme ? L’argent, le pouvoir, les honneurs, le désir d’immortalité, le simple plaisir de la course en avant ? Probablement un peu de tout cela est présent dans la tête de Li Ka Shing, le plus célèbre des milliardaires chinois, qui vient tout juste de prendre sa retraite, à 89 ans. Un personnage de roman, si typique du capitalisme de l’après-guerre en Asie.
A 12 ans, en 1940, il fuit la Chine envahie par les Japonais et trouve refuge avec son père à Hongkong. Il vend des montres dans la rue avant d’entrer comme apprenti dans une entreprise de commerce de plastiques. A 19 ans, il en devient le directeur, puis la quitte et lance sa propre usine de fleurs artificielles.
Un empire, un vrai
Dix ans plus tard, son affaire est prospère. Mais la Révolution culturelle fait rage en Chine. Mao envoie les intellectuels aux travaux forcés. L’enclave britannique prend peur et les prix de l’immobilier s’effondrent. Le jeune Li flaire la bonne affaire et rafle les mètres carrés à prix cassés. Ainsi commence sa vraie fortune.
Mais au lieu d’en rester là, et de devenir, comme nombre de ses collègues, un magnat de l’immobilier, il va tirer parti de cette rente pour se construire un empire, un vrai. Avec l’acquisition de la plus importante société holding de l’île, Hutchison Whampoa, il met la main sur des ports, des chaînes de magasins, des industries. Surnommé « Superman » pour son sens des affaires, il achète à tour de bras. Son groupe est à la tête de 52 ports dans le monde, de trois opérateurs de télécoms et de plusieurs compagnies d’électricité.

Souvent comparé à Warren Buffett, le milliardaire américain de 87 ans, pour son sens aigu de l’investissement, il partage avec lui le goût des formules chocs, des paris audacieux sur le long terme et, aussi, d’une certaine prudence. Deux vieux dragons sur le départ, qui ont profité de l’explosion de la Bourse sur la très longue durée, et ont su éviter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le PIB a baissé de 0,2% au premier trimestre. La consommation des ménages et les investissements des entreprises ont ralenti. La politique protectionniste du président américain Donald Trump pèse sur les exportations.
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Au Japon, l’économie accuse un recul pour la première fois depuis 2015

Le PIB a baissé de 0,2% au premier trimestre. La consommation des ménages et les investissements des entreprises ont ralenti. La politique protectionniste du président américain Donald Trump pèse sur les exportations.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 12h10
   





                        



   


Mauvaise passe pour l’économie japonaise en ce début d’année. Sur la période janvier à mars, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a reculé de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, après près de deux ans de hausse ininterrompue, selon des données préliminaires publiées mercredi 16 mai par le gouvernement.

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Cette baisse est notamment due à la faible consommation des ménages, au repli surprise des investissements des entreprises, mais également aux effets éventuels de la politique protectionniste du président américain, Donald Trump, sur les exportations.
« Volatilité des marchés »
Le ministre de l’économie, Toshimitsu Motegi, a fait savoir que le gouvernement ne voyait aucun changement pour sa prévision de redressement modéré de l’économie, prédisant une reprise de la croissance, soutenue essentiellement par la consommation privée et les dépenses d’investissement. « Mais nous ne devons pas oublier l’impact de l’incertitude économique à l’étranger et de la volatilité des marchés », a-t-il ajouté.

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Les données publiées mercredi marquent la fin de la plus longue période de croissance depuis celle qui avait duré douze trimestres entre avril-juin 1986 et janvier-mars 1989 et au cours de laquelle s’était formée une bulle économique qui a éclaté au début des années 1990.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La justice belge a rejeté, mercredi, l’exécution de trois mandats d’arrêt, qui visaient Meritxell Serret, Anton Comin et Lluis Puig, anciens membres de l’exécutif régional.
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Pas d’arrestation pour trois ex-ministres catalans réfugiés en Belgique

La justice belge a rejeté, mercredi, l’exécution de trois mandats d’arrêt, qui visaient Meritxell Serret, Anton Comin et Lluis Puig, anciens membres de l’exécutif régional.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h56
   





                        


La Belgique ne donnera pas suite à la demande espagnole d’arrestation de trois anciens ministres catalans. La justice belge s’est prononcée mercredi 16 mai : elle a rejeté l’exécution de trois mandats d’arrêt, qui visaient Meritxell Serret, Anton Comin et Lluis Puig, anciens membres de l’exécutif régional déchu en octobre après la tentative avortée de sécession en Catalogne.
Les premiers mandats d’arrêt avaient été émis à Madrid le 3 novembre 2017. Ils avaient été retirés un mois plus tard, alors que la justice belge avait entamé leur examen. Les demandes de remise à l’Espagne avaient à nouveau été formulées le 23 mars.
Anton Comin, ex-ministre catalan de la santé, est, par exemple, poursuivi par la justice espagnole pour « rébellion », un délit passible de trente ans de prison.
Les trois ex-dirigeants catalans s’étaient livrés le 5 avril aux autorités belges. Ils avaient été laissés en liberté, sous conditions, après avoir été entendus par un juge d’instruction.
Fin octobre 2017, quatre ex-ministres régionaux s’étaient exilés en Belgique avec leur président destitué Carles Puigdemont, également poursuivi pour « rébellion ». Ce dernier est, désormais, sous surveillance judiciaire en Allemagne et l’une des quatre ministres, Clara Ponsati, a quitté le Belgique pour l’Ecosse où elle enseigne à l’université et où elle est en liberté conditionnelle.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Après Pékin et Moscou, le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Zarif, s’est rendu à Bruxelles pour défendre l’accord nucléaire.
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L’UE cherche à maintenir ses relations économiques avec l’iran

Après Pékin et Moscou, le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Zarif, s’est rendu à Bruxelles pour défendre l’accord nucléaire.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h32
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante), 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Un « bon départ » : c’est ainsi que le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Zarif, venu à Bruxelles, mardi 15 mai, pour évoquer la survie de l’accord sur le nucléaire signé par son pays en 2015, a qualifié ses discussions avec l’Union européenne. Ses homologues français, allemand et britannique et la haute représentante Federica Mogherini, qui évoquait « un contexte très difficile », ont insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas de renégocier ce texte très complexe, censé éviter que Téhéran relance son programme nucléaire, ni de lui annexer une série d’obligations.
En échange de leur soutien, les Européens attendent cependant des « gestes » de la part de l’Iran quant au développement de son programme de missiles balistiques, ou son rôle dans la région. S’ils veulent éviter de mélanger les sujets, ils espèrent des garanties claires, sans toutefois prendre le risque de déstabiliser le président Hassan Rohani, qu’ils considèrent comme un interlocuteur « raisonnable ».

Le dossier iranien devait être l’un des plats de résistance du sommet que les chefs d’Etat et de gouvernement, réunis mercredi soir et jeudi à Sofia, entendaient initialement consacrer à la relation entre l’UE et les Balkans occidentaux. « Si l’Iran respecte ses engagements, l’UE respectera les siens, ce sera le message », a indiqué Donald Tusk, le président du Conseil européen. Son entourage insiste sur l’impérieuse nécessité, pour l’UE, d’afficher sa capacité à sauver cet accord, balayé par une administration américaine qui remet par ailleurs en cause la relation transatlantique et menace de taxer les exportations d’aluminium et d’acier européens.
Garanties économiques
Après s’être rendu à Pékin et avant d’arriver à Bruxelles, M. Zarif avait fait escale, lundi 14 mai, à Moscou, où il avait suggéré à son homologue russe, Sergueï Lavrov, de créer « un groupe de travail commun » entre les signataires de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les nationalistes hindous confirment leur puissance à un an des élections générales.
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Inde : le parti du premier ministre Narendra Modi s’impose dans le sud

Les nationalistes hindous confirment leur puissance à un an des élections générales.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 12h24
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



   


C’est un « thriller politique » dont la démocratie indienne a le secret. Les Indiens devaient connaître mardi 15 mai au matin le nom du vainqueur des élections dans l’Etat du Karnataka (sud-ouest), l’un des derniers bastions détenus par le Parti du Congrès. Ils devront attendre encore quelques jours pour savoir si le vieux parti de l’indépendance a été emporté ou non par la vague nationaliste hindoue du Parti du peuple indien (BJP).
Annoncé comme victorieux en début de journée, le BJP est finalement arrivé en tête, mais sans obtenir de majorité au Parlement régional. Ses supporteurs ont vite rangé pétards et drapeaux pour suivre sur leurs smartphones les multiples rebondissements de cette journée électorale. Le Parti du Congrès, affaibli mais pas anéanti, a immédiatement apporté son soutien au parti régional du Janata Dal (Secular), arrivé troisième, pour former une coalition et couper l’herbe sous le pied de son ennemi du BJP.
Mais nouveau coup de théâtre : le gouverneur de l’Etat du Karnataka, Vajubhai Vala, issu du BJP, a préféré attendre avant de leur confier la formation du gouvernement. Il pourrait offrir un peu de répit aux nationalistes hindous, le temps pour eux de braconner quelques parlementaires supplémentaires dans le camp adverse, et de parvenir ainsi à la majorité. C’est ce que l’on appelle en Inde la resort politics ou la « politique des hôtels », un endroit à l’abri des regards où se mènent des tractations pas toujours très avouables.
Sur les plateaux des chaînes d’information en continu, les commentaires politiques ont vite laissé place à des débats juridiques. La Constitution autorise-t-elle un gouverneur à favoriser le parti arrivé en tête, plutôt que la coalition de majorité parlementaire, pour former un gouvernement ? Jamais les chaînes de télévision indiennes ne s’étaient autant intéressées à la Constitution.
Machine électorale sophistiquée
Tous les regards en Inde sont désormais rivés sur ce scrutin régional à dimension nationale. Le Karnataka était l’un des quatre derniers Etats indiens, sur les 29 que compte le pays, dirigé par le Parti du Congrès. Rahul Gandhi, héritier de la dynastie des Nehru-Gandhi, n’a pas pu empêcher une nouvelle défaite, ce qui risque de le décrédibiliser encore davantage à seulement un an des élections générales, en 2019.
Les résultats enregistrés par le BJP confirment en revanche sa bonne dynamique électorale, emmenée par M. Modi. Le parti dirige 20 Etats, soit 70 % de la population indienne. Une victoire dans le Karnataka, riche et densément peuplé, a une valeur symbolique importante pour les nationalistes hindous. Le parti s’est longtemps cantonné à la ceinture hindiphone du nord de l’Inde ; le Karnataka lui ouvre les portes du sud du pays. M. Modi y a d’ailleurs effectué pas moins de 21 meetings lors de ces dernières semaines.

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Cette victoire est cependant loin d’être un sacre. Le BJP a récolté dans cet Etat moins de voix que lors des élections nationales de 2014. En pourcentage de votes, il est au coude à coude avec son rival du Congrès. Mais c’est une victoire du BJP en nombre de sièges, la seule qui compte dans la démocratie parlementaire indienne. La machine électorale du BJP est bien plus sophistiquée que celle du Congrès. « Elle a fait preuve d’une remarquable capacité à concentrer ses ressources, à tisser de larges coalitions sociales, et à investir dans une puissante organisation », observe Prashant Jha, journaliste au quotidien Hindustan Times.
D’autres scrutins régionaux vont avoir lieu à la fin de l’année dans trois Etats importants du nord de l’Inde. Et le BJP devra, cette fois, conserver ses positions dominantes. A un an des élections générales, la force du BJP repose sur M. Modi, et celle du Parti du Congrès sur des alliances avec des partis régionaux, voués à jouer un rôle significatif lors du scrutin national de 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Une mission d’enquête de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a pu établir que du chlore avait été « vraisemblablement utilisé comme arme chimique » en février lors d’une attaque contre la ville syrienne de Saraqeb.
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L’OIAC confirme l’utilisation de chlore comme arme chimique en Syrie

Une mission d’enquête de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a pu établir que du chlore avait été « vraisemblablement utilisé comme arme chimique » en février lors d’une attaque contre la ville syrienne de Saraqeb.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h29
   





                        



   


L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé mercredi 16 mai que du chlore avait été « vraisemblablement utilisé comme arme chimique » le 4 février lors d’une attaque contre la ville syrienne de Saraqeb.
Une mission d’enquête de l’OIAC a pu établir que « du chlore a été libéré de cylindres par impact mécanique dans le quartier d’Al-Talil, à Saraqeb », affirme un communiqué de l’institution. Des saisies d’échantillons dans la région ont également « montré une présence inhabituelle de chlore dans l’environnement local », a précisé l’organisation sise à La Haye.
Onze personnes avaient été hospitalisées après cette attaque pour difficultés respiratoires, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Une information confirmée par l’OIAC : « Un certain nombre de patients avaient été soignés pour des symptômes correspondant à une exposition au chlore. »

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Attaque chimique le 7 avril
En revanche, l’OIAC n’a pas dit qui avait pu utiliser ce chlore, en conformité avec le mandat qui lui a été délivré. A la suite de cette attaque chimique, et de celle du 5 février à Douma dans la Ghouta orientale, deux localités contrôlées alors par les rebelles, la commission internationale d’enquête sur la Syrie, mandatée par les Nations nies, avait ouvert une enquête.
L’OIAC attend actuellement les résultats d’une autre enquête lancée après l’attaque du 7 avril à Douma qui avait fait au moins 40 morts. L’équipe de l’OIAC a notamment exhumé des corps et rassemblé une centaine d’échantillons environnementaux, qui sont actuellement analysés dans différents laboratoires.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le bloc formé par les pays arabes et les ambassadeurs européens unis derrière la Palestine, n’a pas résisté à la pression des Etats-Unis affichant un soutien sans faille avec Israël.
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Gaza : le Conseil de sécurité paralysé par Washington

Le bloc formé par les pays arabes et les ambassadeurs européens unis derrière la Palestine, n’a pas résisté à la pression des Etats-Unis affichant un soutien sans faille avec Israël.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
16.05.2018 à 14h02
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                        



   


Les photos de familles sont parfois trompeuses. Certes, l’image du groupe des pays arabes entourant l’ambassadeur palestinien, Riyad Mansour, venu plaider devant le Conseil de sécurité de l’ONU, mardi 15 mai, une protection internationale pour son peuple, était belle. Certes, l’image des ambassadeurs européens venus lire une déclaration commune appelant Israël « à la retenue » et réclamant une désescalade rapide, était forte. Mais le bloc, soudé derrière la Palestine, n’a pas résisté à la pression d’un seul membre des Nations unies, les Etats-Unis, qui ont affiché un soutien sans faille avec l’allié israélien.

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Il y a des images qui valent aussi plus que de longs discours. Celle de Nikki Haley, l’ambassadrice américaine, tournant ostensiblement les talons alors que M. Mansour, le représentant palestinien, prenait la parole, en est une. Le regard las de celui qui se bat depuis trop d’années, M. Mansour, a supplié alors les diplomates « d’arrêter ce massacre contre les Palestiniens », déplorant au passage la « paralysie du Conseil », incapable de s’exprimer alors que Gaza a connu, lundi 14 mai, sa journée la plus sanglante depuis 2014.
Un peu plus tôt, l’ambassadrice américaine avait pourtant vanté « la retenue de l’Etat hébreu » face aux « provocations » des Gazaouis à sa frontière, sans se priver de tacler « des Etats membres du Conseil de sécurité » qui n’auraient, selon elle, certainement pas montré un tel discernement dans des circonstances identiques.
Sourde au rappel des textes
A l’opposé des quatorze autres membres du Conseil, qui ont condamné l’usage disproportionné de la force par Israël et demandé la tenue d’une enquête indépendante, Mme Haley a souligné la responsabilité de « l’organisation terroriste Hamas » qui « a incité à la violence pendant des années, bien avant-même que les Etats-Unis ne décident de déplacer leur ambassade à Jérusalem ».
Sourde au rappel des textes onusiens qui considèrent « nulle et non avenue », la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington, l’ambassadrice Haley a insisté sur « cette réalité historique » qui est, selon elle, un élément-clé « pour parvenir à un accord de paix ».
Outré par les blocages des Américains, qui ont empêché toute expression publique du Conseil depuis le début des violences, il y a sept semaines, l’ambassadeur français François Delattre a estimé que sa « raison d’être » était remise en cause. Il a aussi inventé un nouveau mot pour qualifier l’attitude de Washington : « l’unisolationisme », mélange d’unilatéralisme et d’isolationnisme.

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Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies se réunira vendredi à Genève en séance extraordinaire pour « débattre de la détérioration de la situation dans les territoires palestiniens ». La Ligue arabe a appelé le procureur de la Cour pénale internationale à ouvrir une enquête sur « les crimes de l’occupation israélienne ».
Israël doit aussi faire face aux retombées diplomatiques de la crise. Les relations déjà compliquées avec la Turquie se sont envenimées, Ankara renvoyant l’ambassadeur israélien. Israël a riposté de même avec le consul général turc à Jérusalem, entraînant celle du consul général israélien à Istanbul.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Au Burundi, Pierre Nkurunziza veut rester quatorze ans de plus au pouvoir

Les électeurs doivent se prononcer jeudi sur une réforme de la Constitution. Les partisans du non sont accusés d’être des « ennemis » par le parti au pouvoir.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
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        Le 16.05.2018 à 11h16

     •
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        Mis à jour le 16.05.2018 à 12h06






                        

Crédits : STR / AFP


                    

Il a fallu attendre la toute fin de la longue campagne pour le référendum constitutionnel, au Burundi, pour qu’une foule se réunisse et ose prendre parti en faveur du non à une réforme qui ouvre la voie au maintien au pouvoir du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza. Cela n’a eu lieu qu’une seule fois, dimanche 13 mai, à Gitega, dans le centre du pays. Quatre jours plus tard, jeudi 17 mai, près de 5 millions d’électeurs doivent se rendre aux urnes pour se prononcer sur un texte qui n’a été rendu public qu’à la dernière minute, après des mois de campagne au cours desquels le parti de Pierre Nkurunziza, le CNDD-FDD (Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie), a eu recours à de nombreuses formes d’intimidation, dénoncées notamment par les organisations des droits de l’homme, l’Union européenne ou la conférence des évêques.
Lundi 14 mai, lors du dernier jour de campagne, à Bujumbura, le général Evariste Ndayishimiye, secrétaire général du CNDD-FDD, avait résumé la tonalité générale des arguments répétés depuis le 12 décembre 2017 par son camp : « Celui qui votera non sera un traître à la solde des colonisateurs blancs. Ce sera même un diable, car voter non, c’est apporter la malédiction. » Puis il avait conclu : « Je mets en garde ceux qui vont voter non, ce sont des ennemis du pays. » Les membres de la Ligue des jeunes du parti, les Imbonerakure, sont supposés être à la pointe de l’intimidation contre ces « ennemis ». Encore ne s’agit-il que de partisans du non. Il a été décrété qu’il était interdit de faire campagne pour l’abstention, de peur de voir surgir un vaste mouvement de désertion des bureaux de vote.

Ida Sawyer, responsable du programme Afrique centrale à l’ONG Human Rights Watch, s’émeut de voir « des responsables burundais et les Imbonerakure [commettre] des violences avec une impunité quasi totale afin de permettre à Nkurunziza de renforcer son emprise...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Invoquant le harcèlement gouvernemental à son encontre, l’ONG de George Soros va déménager à Berlin.
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édition abonné


Pour Bruxelles, le départ de la société de Soros est le symbole du recul des libertés en Hongrie

Invoquant le harcèlement gouvernemental à son encontre, l’ONG de George Soros va déménager à Berlin.



Le Monde
 |    16.05.2018 à 11h05
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Déplorant « les méthodes sans précédent dans l’Union européenne » utilisées à son encontre, l’ONG Open Society Foundations (OSF) a annoncé qu’elle allait quitter son berceau hongrois. C’est ce qu’a déclaré son président, Patrick Gaspard, mardi 15 mai, en dénonçant « la politique de répression croissante » orchestrée à l’encontre de ses employés par le gouvernement du souverainiste Viktor Orban.
OSF a été fondée en 1984 par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, notamment pour promouvoir la démocratie et les valeurs libérales sous le régime communiste. Elle compte déménager à Berlin, ville depuis laquelle elle espère pouvoir continuer à soutenir les sociétés civiles d’Europe centrale et orientale.
Même accompagnée d’une telle promesse, la perspective d’un exil allemand ressemble à une page qui se tourne : M. Soros semble prendre acte de son incapacité à protéger sa centaine de salariés face au harcèlement de l’exécutif hongrois. Depuis 2016, le parti Fidesz de Viktor Orban mène une campagne diffamatoire à l’égard de l’octogénaire et de ses activités philanthropiques, qu’il accuse, à travers des théories complotistes aux relents antisémites, d’encourager la migration massive de populations extraeuropéennes vers le Vieux Continent. Le Parlement doit d’ailleurs se pencher en juin sur un nouveau texte de loi permettant, selon Patrick Gaspard, d’empêcher le travail de représentation et de conseil des ONG auprès des demandeurs d’asile et des réfugiés.

Selon Balazs Hidvégi, le directeur de la communication du Fidesz, le départ « de façade » d’OSF s’apparenterait plutôt à une « fuite face à la transparence », destinée à éviter que les citoyens hongrois ne découvrent ses sources de financement.
Symbole du recul des libertés
Bruxelles semble toutefois l’interpréter comme le symbole le plus spectaculaire, ces derniers mois, du recul des libertés observé en Hongrie....




                        

                        

