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Paris améliore son offre pour remplacer les avions de combat de l’armée belge

Le gouvernement français a relancé, mardi, son offre de « partenariat élargi » à la Belgique pour remplacer ses avions de combat par des Rafale.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 18h27
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le gouvernement français relance son offre de « partenariat élargi » à la Belgique pour le renouvellement de ses avions de combat, soit un marché de 34 appareils, estimé à ce stade à quelque 3,6 milliards d’euros. Une délégation du cabinet de Florence Parly, la ministre française des armées, a précisé, détaillé et amplifié, mardi 15 mai, son offre à la défense belge pour le remplacement de ses actuels F-16 américains.
Deux agences gouvernementales, celle des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui représentent respectivement Lockheed Martin (pour le F-35) et le consortium Eurofighter (pour le Typhoon), ont déposé une offre en février. Le gouvernement français avait, lui, choisi une autre voie, celle d’un projet à multiples facettes s’écartant du cahier des charges et de la grille d’évaluation fixés initialement par le gouvernement belge. Il s’articule autour du Groupement d’intérêt économique (GIE) Rafale – Dassault Aviation avec Thales et Safran avec une offre d’acquisition du Rafale, désormais assortie de divers compléments.
Paris a insisté, mardi, sur « la dimension politique » de son plan. Divers projets d’association sont proposés à Bruxelles. Pour de futures opérations, l’entraînement des pilotes, la mise en commun de diverses capacités, la mutualisation de simulateurs ou pièces de rechange, etc. La défense belge se voit également offrir l’option d’un partage de la capacité aéronavale de la France, et donc la possibilité d’opérer aussi à partir de porte-avions à l’avenir. La Belgique verrait aussi son accès à l’espace aérien français élargi, pour des exercices et des missions d’entraînement.

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« Aucun chantage à la clé »
Le projet souligne la nécessité d’une prise en compte du développement de l’Europe de la défense, dans le cadre notamment du système de combat aérien du futur, un projet franco-allemand, placé sous le leadership de Paris mais qui pourrait être élargi à la Belgique.
Dans le domaine clé des retombées industrielles, le consortium Eurofighter chiffre son offre à quelque 19 milliards d’euros et 6 000 postes de travail. Lockheed Martin est plus évasif mais insiste sur sa longue expérience en Belgique. La France fait de même et projette différents investissements dans les trois régions du royaume, en rappelant que la coopération industrielle dans le domaine aéronautique entre les deux pays dégage actuellement un chiffre d’affaires annuel de 800 millions d’euros.
« Un montant qui pourrait être augmenté », a-t-il été précisé à la partie belge. Et réduit si le gouvernement de Charles Michel ne choisissait pas le Rafale ? « Il n’y a aucun chantage à la clé, mais dans l’industrie un chiffre d’affaires n’est jamais garanti », souligne un expert.
« Heureuse » d’avoir pu présenter officiellement son projet, la délégation française attend désormais la décision belge. Censée tomber en juillet, celle-ci sera plus que vraisemblablement retardée, compte tenu notamment de divisions au sein de la coalition du libéral francophone Charles Michel et d’une polémique impliquant le ministre de la défense, le nationaliste flamand Steven Vandeput.

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Certains de ses rivaux affirment qu’il aurait volontairement négligé, pour favoriser le choix rapide du F-35, un rapport indiquant que la durée de vie des appareils actuels de l’armée pouvait être prolongée. Le ministre, appuyé par un audit officiel, nie avoir été informé de l’existence d’une telle étude.
Manifestement hostile à la procédure « parallèle » choisie par Paris et réputé favorable au choix de l’appareil américain, M. Vandeput ne semble plus en mesure, aujourd’hui, de faire pencher seul la balance. D’autant qu’au sein de la coalition et du parti du premier ministre, des voix se font entendre pour que la décision finale ne tombe qu’après un examen en profondeur des différents projets. Et d’une prise en compte de la dimension européenne du choix qui sera opéré, quitte à déplaire à l’administration américaine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Soutenus par Apple et les gouvernements québécois et canadien, les industriels Alcoa et Rio Tinto comptent sur un nouveau procédé ne rejetant dans l’atmosphère que de l’oxygène.
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Le Canada veut produire de l’aluminium « vert », sans émission de carbone

Soutenus par Apple et les gouvernements québécois et canadien, les industriels Alcoa et Rio Tinto comptent sur un nouveau procédé ne rejetant dans l’atmosphère que de l’oxygène.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 17h42
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        



   


Dans le secteur de l’aluminium, l’élimination des émissions de gaz à effet de serre n’est pas pour demain, mais elle pourrait faire bientôt un grand pas en avant avec un mode de production non polluant, qui devrait être opérationnel à partir de 2024. Le 10 mai, les groupes Alcoa et Rio Tinto ont annoncé vouloir fonder une entreprise conjointe, Elysis, pour exploiter un procédé qui n’émet pas du tout de dioxyde de carbone contrairement à la technique de fusion traditionnelle. Apple ainsi que les gouvernements canadien et québécois leur apportent leur concours.
L’usine sera la première du genre dans le monde. Le projet doit se développer à Jonquière, dans le nord du Québec, centre névralgique de la production canadienne d’aluminium. L’investissement s’élève à 558 millions de dollars canadiens (365 millions d’euros). Ottawa et Québec mettent chacun 39 millions d’euros sur la table, Apple 8,5 millions, Alcoa et Rio Tinto 278 millions.
La nouvelle technologie, brevetée par Alcoa en 2009 après des années de recherche, entre dans sa phase industrielle. L’objectif est de la vendre sous licence dès 2024 pour de nouvelles installations ou pour modifier des usines existantes. Elle transformerait radicalement la phase de réduction de l’alumine en aluminium, à partir d’anodes inertes utilisant un matériau conducteur évolué qui libérerait de l’oxygène pur.
Des gains de productivité
Le procédé actuel soumet l’alumine à un puissant courant électrique pour provoquer une réaction d’oxydoréduction en faisant appel à des matières carbonées qui, en brûlant, libèrent des gaz à effet de serre. Avec le système d’Elysis, une céramique remplacerait le carbone de l’électrode du four, qui émettait du CO2 en se combinant à l’oxygène.
L’industrie pourrait ainsi obtenir de l’aluminium plus propre et plus rentable. Vincent Chris, nouveau PDG d’Elysis, parle de 15 % de gain de productivité et d’une baisse de 15 % des coûts de production.
Pour le premier ministre canadien, Justin Trudeau, « il s’agit de la plus importante innovation dans l’industrie de l’aluminium depuis plus d’un siècle et d’une étape décisive dans la lutte contre le changement climatique ». Elle pourrait, selon lui, contribuer à réduire de 6,5 millions de tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre au Canada. On comprend son enthousiasme à l’heure où la lutte contre le réchauffement piétine dans ce pays.
« Si elle se concrétise, cette annonce pourrait apporter une véritable révolution pour l’industrie de l’aluminium, assure Patrick Bonin, responsable de la campagne climat énergie chez Greenpeace Canada. Reste à connaître tous les impacts environnementaux qui découleraient de l’utilisation de cette nouvelle technologie. »
1 % des émissions de gaz à effet de serre
A lui seul, le Québec produit 2,8 millions de tonnes d’aluminium primaire par an avec l’actuel procédé de fabrication par électrolyse, note Claude Villeneuve, spécialiste en sciences de l’environnement à l’Université du Québec, à Chicoutimi. Et pour en obtenir une tonne, la combustion émet 1,5 tonne de CO2. Cela ne devrait plus être plus le cas.
Apple – qui a provoqué le rapprochement entre Alcoa et Rio Tinto – veut se montrer écoresponsable, mais ses ordinateurs portables, iPad et iPhone demandent beaucoup d’aluminium. « Nous sommes fiers de participer à ce nouveau projet ambitieux », a déclaré son PDG, Tim Cook, assurant qu’il attend la suite « avec impatience ».
Pour le secteur de l’aluminium, qui génère directement 1 % des émissions de gaz à effet de serre de toute l’industrie mondiale (responsable elle-même de 21 % des émissions à l’échelle planétaire), ses performances en termes de bilan carbone devraient stimuler les ventes d’Elysis.
Une centaine de chercheurs, techniciens et ingénieurs vont s’installer prochainement à Jonquière pour travailler à la phase industrielle de la technologie d’abord développée dans les laboratoires d’Alcoa à Pittsburgh (Pennsylvanie). Il est prévu une année de tests avant d’aller plus loin.
« Le potentiel est là, estime Claude Villeneuve. Et si de gros acteurs comme Alcoa, Rio Tinto et Apple investissent autant, c’est qu’ils ont bon espoir d’arriver à parvenir à produire de l’aluminium sans émissions de CO2, peut-être entre 2023 ou 2028. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Depuis que la reprise a pris ses quartiers dans l’Hexagone, de plus en plus de sociétés disent avoir du mal à embaucher.
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Que font les entreprises qui peinent à recruter ?

Depuis que la reprise a pris ses quartiers dans l’Hexagone, de plus en plus de sociétés disent avoir du mal à embaucher.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 17h40
    |

            Elise Barthet








                        



   


C’est une petite musique qui revient chaque mois depuis que la reprise s’est installée en France : malgré des carnets de commandes bien remplis, des marges retrouvées et un investissement au beau fixe, les entreprises peinent à recruter. D’après le tout nouveau baromètre sur la trésorerie, l’investissement et la croissance des PME lancé mardi 15 mai par le Lab de BPI et le think tank COE-Rexecode, elles seraient aujourd’hui 86 % à se déclarer prête à embaucher. Mais un peu plus de la moitié (52 %) des entreprises interrogées auraient du mal à trouver les perles rares.
Etrangement, la raison invoquée par une écrasante majorité de patrons (81 %) pour expliquer ces difficultés est « l’absence de candidats », ou plus précisément le manque de profils « adaptés ». Près de la moitié blâme, en outre, le niveau de qualification, 26 % le manque d’expérience, 22 % l’adaptabilité à la culture maison. Les questions salariales ne seraient un obstacle que dans 20 % des cas. « Les avantages sociaux, les perspectives de carrière, la notoriété de l’entreprise sont moins cités par les dirigeants de PME », ajoute l’enquête.

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Le recours à l’intérim et à la sous-traitance est fréquent
Pour faire face ces difficultés, la solution privilégiée semble être… de ne pas recruter mais de se réorganiser en interne en développant la polyvalence des salariés grâce à la formation, en augmentant la durée du travail (heures supp, allongement des temps partiels) et en boostant les rémunérations (dans 18 % des cas). En revanche, note l’étude, peu de chefs d’entreprise investissent dans l’automatisation des tâches (13 %) et ils sont encore moins nombreux à mettre en place des solutions de mobilité de la main-d’œuvre ou du télétravail (4 %).

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Les directions des ressources humaines s’efforcent, pour leur part, de diversifier leur mode de recrutement. Réseaux sociaux, débauchage chez les concurrents, chasseurs de tête… Tous les moyens sont bons et 18 % assurent y consacrer des moyens plus importants qu’auparavant. Le recours à l’intérim et à la sous-traitance est également fréquent.
On peut se demander, toutefois, si les entreprises ne devraient pas, tout simplement, revoir leurs critères de recrutement. Seules 27 % ont été amenés à offrir des salaires plus élevés, 21 % à abaisser leurs exigences en termes de qualification et 17 % à modifier le type d’embauche proposé (CDI plutôt que CDD par exemple).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Sur son site canadien, le revendeur a accidentellement listé des dizaines de jeux vidéo, dont certains tenus secrets, trois semaines avant le grand Salon annuel de l’industrie.
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E3 : une bourde de Walmart sonne le début précipité du Salon mondial du jeu vidéo

Sur son site canadien, le revendeur a accidentellement listé des dizaines de jeux vidéo, dont certains tenus secrets, trois semaines avant le grand Salon annuel de l’industrie.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 17h07
    |

            William Audureau








                        



   


Un nouvel Assassin’s Creed, Borderlands 3, Forza Horizon 5, Gears of War 5, Just Cause 4, LEGO DC Villains, Rage 2, ou encore le retour de Splinter Cell… Mercredi 9 mai, en mettant en ligne une liste mise à jour de son catalogue, le site de vente en ligne canadien de Walmart, géant nord-américain de la grande distribution, a dévoilé une dizaine de jeux vidéo dont l’existence, si elle est avérée, était tenue secrète.
Coupant l’herbe sous le pied à quelques-uns des plus grands éditeurs du secteur, à seulement un mois de l’Electronic Entertainment Exposition (E3), le Salon mondial annuel où l’industrie de la manette débourse des millions de dollars pour dévoiler en grande pompe ses projets au public. Celui-ci se tiendra du 12 au 15 juin, mais « Walmart a peut-être ruiné nombre des surprises de l’E3 », spécule le site spécialisé Destructoid.

   


« Souci technique »
A trois semaines du plus grand événement mondial, le géant de la distribution place en effet plusieurs de ses partenaires commerciaux dans l’embarras, d’autant qu’une fuite émanant d’un site de vente en ligne majeur a autrement plus de poids et de crédibilité qu’une rumeur sur un site de jeu vidéo amateur. « C’est crédible, et ce n’est pas la première fois. Néanmoins, c’est souvent une erreur plus qu’une volonté réelle de nuire », souligne Thomas Grellier, directeur associé et cofondateur de l’Ecole de management des industries créatives (EMIC). En mars, Splinter Cell avait déjà été repéré sur un listing d’Amazon.
Les géants de la grande distribution sont généralement les rares acteurs à être mis dans la confidence des groupes de jeu vidéo en amont de l’annonce de leurs grands jeux. C’est notamment ce qui leur permet d’ouvrir les ventes en préréservation au plus tôt. Contactée par le site américain Motherboard, Anika Malik, directrice des affaires publiques de Walmart Canada, a tenté de se dédouaner en minimisant la fiabilité de cette liste :
« Walmart a connu un souci technique qui a permis à certains produits d’être mis en ligne sur notre site pendant une courte période. Les produits en question relevaient de la spéculation et seuls les éditeurs de jeux peuvent confirmer l’annonce d’une sortie. Nous nous excusons pour la confusion causée. Comme la communauté des joueurs, Walmart attend ces annonces avec impatience. »
Bethesda officialise la fuite
Les explications du géant n’ont pas vraiment convaincu. Aux côtés d’arlésiennes qui ont déjà été évoquées plusieurs fois ces derniers mois, comme Splinter Cell, Walmart évoque des titres sur lesquels très peu auraient parié, comme Rage 2, suite d’un jeu de 2010 qui a eu le temps de se faire oublier. Loin d’infirmer la supposée spéculation, Bethesda, son éditeur, a d’abord joué la carte de l’humour, puis a fini par officialiser le projet lundi en dévoilant sa bande-annonce.

Get ready to RAGE! Watch the Announce Trailer for #RAGE2 now and see the Official Gameplay Trailer tomorrow. https://t.co/3lDS2ji8jo— bethesda (@Bethesda)


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Il est possible d’y voir un premier effet collatéral de la bourde de Walmart. Pour Thomas Grellier, ce genre de fuites « crée du stress pour les équipes produit et de développement concernées. La conséquence souvent immédiate est une accélération de l’annonce officielle ».
Sony annonce le contenu de sa conférence
L’imbroglio survient alors que, paradoxalement, de plus en plus d’acteurs majeurs de l’industrie jouent carte sur table en amont de l’événement. Nintendo fut le premier, en 2016, à prévenir que sa présence au Salon de Los Angeles serait quasi entièrement tournée vers The Legend of Zelda : Breath of the Wild — avec succès, celui-ci ayant monopolisé l’attention.
L’année suivante, le constructeur japonais avait prévenu que Super Mario Odyssey concentrerait ses efforts, et cette année, le tapis est d’ores et déjà déroulé au prochain jeu de combat Super Smash Bros. sur Switch — une manière, aussi, de tempérer les attentes des fans et d’éviter les désillusions.
Cette approche transparente tend à faire des émules. Le constructeur de la PlayStation 4 a annoncé sur son blog officiel qu’il montrerait Death Stranding, Ghost of Tsushima, Marvel’s Spider-Man, et The Last of Us Part II lors de sa conférence pré-E3, dans la nuit du 11 au 12 juin. « Un avant-goût », précise le directeur mondial des studios de Sony, Shawn Layden, « à l’encontre de la tradition » qui veut que le contenu d’une conférence soit tenu secret jusqu’au dernier moment.
Ces quatre titres, tous déjà annoncés, n’empêchent toutefois pas des révélations surprises. Une question reste en suspens : feront-elles autant parler d’eux que Rage 2, annonce accidentelle devenue le centre de l’attention des joueurs ces derniers jours ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le discours du président prononcé le 11 mai était censé faire baisser les prix des médicaments mais l’absence de mesures concrètes a provoqué une envolée des actions pharmaceutiques.
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Trump accuse les systèmes de santé étrangers de financer leurs médicaments grâce aux Américains

Le discours du président prononcé le 11 mai était censé faire baisser les prix des médicaments mais l’absence de mesures concrètes a provoqué une envolée des actions pharmaceutiques.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h29
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Ce fut un choc culturel, lors d’une première visite chez un pédiatre de Manhattan, avant l’entrée en crèche et deux vaccins obligatoires. Montant de l’addition : 715 dollars ! Ou encore pour ce couple installé depuis dix ans à New York, un accouchement de jumeaux un peu compliqué. Facture présentée par l’hôpital pour dix jours de séjour, 146 000 dollars (123 000 euros), finalement ramenée à 34 500 dollars par l’assurance. Une note supplémentaire de 136 000 dollars pour dix jours de couveuse pour un des nourrissons est encore en cours de négociation.
Enfin, un traitement pour le cancer innovant, autorisé en août 2017 par l’agence de santé américaine (Food and Drug Administration, FDA), a été mis sur le marché par Novartis au prix de 475 000 dollars. « Un prix significativement plus bas que ce qu’attendaient beaucoup d’analystes », écrivait très sérieusement le Wall Street Journal.
Bienvenue aux Etats-Unis. Le prix de la santé y est exorbitant, puisqu’elle coûte 17,2 % du produit intérieur brut (PIB) contre 11 % en France, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En valeur, on peut résumer l’affaire ainsi : les Américains payent en santé publique l’équivalent de la sécurité sociale française et doivent doubler la mise pour s’assurer auprès du secteur privé (la santé publique étant pour les plus pauvres et les personnes âgées).
Hausse des actions des grands laboratoires
Dans ce contexte, quand Donald Trump dit vouloir s’attaquer au prix des médicaments, chacun écoute avec attention. Le voilà qui fustigeait vendredi 11 mai l’industrie pharmaceutique. « Le lobby du médicament se fait une fortune considérable aux dépens du consommateur américain. L’an dernier, ces entreprises ont dépensé près de 280 millions de dollars en lobbyistes. C’est plus que les industries du tabac, du pétrole et de la défense combinée », a mis en garde le président américain, dans la roseraie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’économie collaborative reconfigure les villes. Mais elle est avant tout l’affaire d’une jeune génération urbaine, connectée et diplômée, explique la sociologue Monique Dagnaud dans cet entretien.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le réseau social américain dont les pratiques de modération font débat, supprime de plus en plus de contenus haineux et violents de sa plateforme.
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Facebook publie pour la première fois des chiffres sur la modération des contenus

Le réseau social américain dont les pratiques de modération font débat, supprime de plus en plus de contenus haineux et violents de sa plateforme.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 17h40
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Facebook continue son opération transparence. Le réseau social américain organise, mardi 15 mai, à Paris, son premier « Content summit », un événement destiné à présenter et débattre de ses règles de modération. Il y a de quoi faire : de la nudité aux contenus djihadistes en passant par les faux comptes ou les discours de haine, la question de ce qui est autorisé ou non aux 2,2 milliards de ses utilisateurs est l’objet d’âpres et lancinantes discussions.
L’entreprise de Menlo Park, en Californie, profite de ce sommet pour publier, mardi, un rapport contenant des statistiques sur les publications qu’elle estime contrevenir à ses règles et leur place réelle dans le flot de contenus publiés. Une première. « Ces chiffres vont aider les gens à comprendre ce qu’est l’expérience typique de Facebook », veut croire Monika Bickert, directrice de la politique de contenus du réseau social dans un entretien au Monde.
On y apprend que la propagande djihadiste – Facebook est régulièrement accusé de laxisme à ce sujet – est très peu consultée par rapport aux autres contenus problématiques ; que le spam représente le gros des violations des règles de Facebook, et que les outils de détection automatique, notamment l’intelligence artificielle, déterminent de plus en plus ce qui peut y être posté ou non.

        Lire notre entretien avec Monika Bickert :
         

          « Ce n’est pas parce que quelque chose est offensant qu’il est contraire aux règles de Facebook »



Violence
Selon les mesures effectuées par l’entreprise sur la base d’un échantillon de l’activité des utilisateurs, sur mille consultations (par les utilisateurs) de contenus publiés (texte, image, vidéos, liens, vidéos en direct), 2,5 relevaient de la « violence évidente » au premier trimestre 2018, en légère augmentation par rapport au précédent trimestre (1,8).
Au total, le réseau social a retiré ou limité la diffusion de 3,4 millions de contenus relevant de cette catégorie. C’est bien plus que lors des trois mois précédents (1,2 million), une augmentation que Facebook explique essentiellement par le déploiement de nouveaux outils de reconnaissance automatiques. La très grande majorité (85,4 %) de ces contenus a été repérée avant même qu’un utilisateur ne le signale au réseau social.
Nudité
Sur mille visionnages de contenus par les utilisateurs de Facebook, sept concernaient des contenus sexuels ou de nus que Facebook estime ne pas être compatibles avec ses règles. De manière générale, Facebook dit tolérer la nudité lorsqu’elle est à visée politique ou artistique. C’est la règle qui fait le plus débat, car les sensibilités sur cette question au sein des 2,2 milliards d’utilisateurs varient considérablement.

        Lire :
         

          Censure de « L’Origine du monde » : une faute de Facebook reconnue, mais pas sur le fond



L’entreprise dit avoir supprimé ou limité la diffusion de 21 millions de contenus de nu ou sexuel contraires à ses règles : 95 % d’entre eux avant même qu’ils ne soient signalés par un utilisateur de Facebook.
Ces statistiques, explique Facebook, ne concernent pas les cas les plus graves de nudité, comme la pédopornographie ou la « promotion de la violence sexuelle ».
Terrorisme
Facebook est régulièrement accusé d’être un lieu privilégié de propagande et de recrutement terroriste. Actuellement, les seules statistiques dont dispose l’entreprise concernent Al-Qaida, l’organisation Etat islamique (EI) et leurs affiliés : c’est en effet contre ces mouvances djihadistes que se concentre l’essentiel de ses efforts, même si, précise Facebook, l’interdiction stricte de toute propagande « couvre toutes les organisations terroristes ».
La place de cette propagande est bien moindre que celle des autres contenus contraires à ses règles internes, explique-t-elle. L’entreprise donne des chiffres concernant le nombre de contenus djihadistes qu’elle a supprimés au premier trimestre : 1,9 million. Ce chiffre est en nette augmentation (73 %) par rapport aux trois mois précédents. Une augmentation attribuée à la fois au perfectionnement de ses outils de détection automatiques, mais aussi, et c’est notable, à l’augmentation de la propagande djihadiste.
La quasi-totalité de ces contenus (99,5 %) ont été retirés avant même qu’ils ne soient signalés à Facebook. Un point qu’a tout intérêt à mettre en avant le réseau social : les exécutifs de plusieurs pays européens, dont la France, réclament à l’entreprise d’être plus proactive en la matière.

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          Bruxelles presse les géants du Web de mieux lutter contre les contenus illicites



Discours haineux
L’entreprise définit le discours haineux comme toute « attaque directe sur les gens » basée sur certaines « caractéristiques » (« race, ethnicité, nationalité, affiliation religieuse, orientation sexuelle, sexe, genre, handicap ou maladie »). Contrairement à d’autres types de contenus, Facebook ne dévoile pas la fréquence à laquelle ils sont consultés mais affirme avoir supprimé 2,5 millions d’entre eux au premier trimestre 2018, en augmentation de 56 % par rapport au trimestre précédent.
Seuls 38 % de ces contenus supprimés ont été détectés par Facebook sans intervention des utilisateurs, un pourcentage qui s’explique par la nature des contenus difficiles à repérer par des systèmes de reconnaissance automatiques.
Spam
C’est le spam (contenu publié par des robots) qui représente le gros des contenus que Facebook estime ne pas avoir sa place sur la plateforme ; au premier trimestre 2018, 837 millions de contenus ont été supprimés, dont la quasi-totalité avant qu’ils ne soient signalés comme tels aux équipes de l’entreprise.
Facebook s’attarde en particulier sur les faux comptes, qui peuvent être destinés à usurper l’identité d’un tiers, mais qui sont surtout créés et utilisés de manière plus ou moins robotisée (pour booster la popularité d’une page Facebook ou d’un contenu). Ces comptes représentent 3 % à 4 % des comptes actifs.
Le volume de faux comptes supprimés par l’entreprise donne le vertige : 583 millions au premier trimestre (sur 2,2 milliards d’utilisateurs). D’autant que le réseau social précise que ne figurent pas dans ce chiffre les comptes dont la création est bloquée automatiquement, ce qui représente, dixit Facebook, plusieurs millions de comptes par jour.
Pourquoi publier ces statistiques ?
Facebook, comme d’autres géants de la Silicon Valley, fait face depuis plusieurs mois à des vagues de critiques. Si le scandale a récemment porté, avec l’affaire Cambridge Analytica, sur la question des données personnelles, celle de la modération des contenus est particulièrement sensible pour Facebook et ses deux milliards d’utilisateurs. La modération de Facebook est souvent jugée incompréhensible, trop lente, trop sévère ou trop laxiste.
« Nous voulons donner aux gens un meilleur aperçu de la manière dont nous gérons les contenus et dont nous appliquons les règles, assure Monika Bickert. Nous savons qu’il y a une soif d’informations à ce sujet. »
Certains éléments manquent pourtant à ce rapport, comme la durée pendant laquelle les contenus non repérés par Facebook mais signalés comme problématiques par ses utilisateurs restent en ligne, ou la proportion des contenus signalés par les internautes que le réseau social décide de maintenir en ligne.
Après la publication de ce rapport et quelques semaines après avoir publié les consignes données à ses équipes de modération, l’entreprise prévoit de les actualiser très régulièrement. « Nous allons mettre à jour nos règles beaucoup plus régulièrement, sans doute une fois par mois », explique ainsi Mme Bickert.
Facebook reste cependant très flou sur l’identité, la localisation et le bagage des équipes de modération (7 500 personnes selon le réseau social). L’entreprise est aussi extrêmement discrète quant à la relation contractuelle qui l’unit à ces travailleurs chargés d’encadrer la liberté d’expression de 2,2 milliards de personnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La République démocratique du Congo a donné son feu vert à l’utilisation d’un vaccin expérimental pour lutter contre l’épidémie qui s’est déclarée dans le nord-ouest du pays.
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Ebola : un vaccin expérimental sera utilisé en RDC

La République démocratique du Congo a donné son feu vert à l’utilisation d’un vaccin expérimental pour lutter contre l’épidémie qui s’est déclarée dans le nord-ouest du pays.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 15h43
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



   


Un vaccin expérimental contre Ebola pourrait être déployé dès lundi 21 mai en République démocratique du Congo (RDC). Alors que le virus s’est déclaré dans le nord-ouest du pays, les autorités ont donné leur feu vert lundi 14 mai à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les premières doses devraient être acheminées dans la semaine mais la logistique s’avère très compliquée. L’épicentre de l’épidémie, la ville de Bikoro, se situe dans une zone très reculée, à deux jours de route de la capitale Kinshasa. Par ailleurs, le vaccin doit être conservé à une température comprise entre – 60°C et – 80°C ce qui suppose l’envoi des équipements spécifiques.

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                La fièvre de Lassa, maladie proche d’Ebola, se répand au Nigeria



Mis au point par le laboratoire pharmaceutique Merck en 2016, le vaccin s’est révélé efficace lors d’essais sur les humains, mais il n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Connu sous le nom de code V920, il avait été testé en Guinée en 2015, à la fin de l’épidémie qui avait fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest. Les résultats publiés dans The Lancet début 2017 semblent très prometteurs : sur les quelque 6 000 personnes vaccinées (dont près de 200 enfants) aucune n’a contracté la maladie dans les semaines suivant la vaccination. Les participants avaient été sélectionnés sur la base de leur proximité avec un patient infecté.
Le V920 s’appuie sur les travaux d’un laboratoire de recherche public canadien, et a d’abord été développé par la biotech américaine NewLink Genetics. Merck a conclu avec elle un accord de licence fin 2014, et commencé les vaccinations dès mars 2015 en Guinée. Les données collectées lors de cet essai clinique, le plus important conduit dans un contexte épidémique, seront étudiées à la loupe par les autorités de santé en Europe et aux Etats-Unis où Merck prévoit de déposer une demande d’AMM. Le laboratoire comptait présenter son dossier fin 2017 mais a pris du retard, et aucun calendrier n’a été avancé pour 2018.
Les vaccins ont été fabriqués par Merck
L’OMS dispose aujourd’hui de 4 000 vaccins, mais au moins 300 000 autres doses sont disponibles. Ces vaccins ont été fabriqués par Merck à la suite d’un accord passé avec Gavi, une organisation internationale dont l’objectif est de favoriser l’accès des pays pauvres aux vaccins. En janvier 2016, elle s’était engagée à verser 5 millions de dollars au laboratoire américain en contrepartie de la création d’un stock d’urgence. « Il est inquiétant de constater que le monde n’est toujours pas prêt à faire face aux nouvelles menaces sanitaires qui pourraient se présenter à l’avenir ; il faut absolument changer de mentalité et investir dès aujourd’hui dans la recherche et le développement pour assurer notre protection dans les années à venir, » avait à ce moment déclaré le Dr Seth Berkley, le directeur de Gavi.

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                Nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo



L’OMS a comptabilisé 39 cas suspects, probables ou confirmés de fièvre Ebola entre le 4 avril et le 13 mai aux alentours de Bikoro. Sur ces cas-là, 19 ont été mortels. Près de 400 personnes ayant été en contact avec les malades ont été placées en observation. Elles devraient être les premières à recevoir le vaccin, ainsi que le personnel soignant, l’objectif étant de limiter au maximum le risque de diffusion.
Mbandaka, la ville la plus proche, se situe à quinze heures de route. « Une épidémie urbaine majeure [à Mbandaka] est un risque immédiat », a souligné Peter Salama, responsable des situations d’urgence à l’OMS. « Une fois qu’Ebola arrive dans les zones urbaines, en particulier dans les bidonvilles urbains pauvres, il est très difficile d’éliminer la maladie », a-t-il ajouté. Les liaisons fluviales représentent aussi un risque : par le fleuve Congo, Bikoro est relié à la capitale Kinshasa (11,5 millions d’habitants) ainsi qu’à Brazzaville la capitale de la République du Congo (1,9 million d’habitants).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Pour devenir une nation référente dans l’IA, notre pays doit démystifier celle-ci dès le plus jeune âge et renforcer l’enseignement scientifique, estime dans une tribune au « Monde » le PDG de Vekia Manuel Davy.
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« Pour que la France puisse peser en matière d’intelligence artificielle »

Pour devenir une nation référente dans l’IA, notre pays doit démystifier celle-ci dès le plus jeune âge et renforcer l’enseignement scientifique, estime dans une tribune au « Monde » le PDG de Vekia Manuel Davy.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 14h15
    |

Manuel Davy (PDG de Vekia, start-up spécialisée dans la gestion des approvisionnements des entreprises par l’intelligence artificielle)







                        



                                


                            
Tribune. Le monde de l’intelligence artificielle n’a pas attendu l’été pour donner le coup d’envoi de son mercato. En avril, Apple a cassé sa tirelire pour recruter John Giannandrea, ­responsable de la recherche et de l’intelligence artificielle… chez Google. Bien qu’aucune information n’ait fuité sur le montant du « transfert », certaines sources évoquent un salaire à huit chiffres. Une hypothèse envisageable quand on sait qu’Anthony Levandowski, un des pontes de la division voiture autonome de Google, a perçu plus de 120 millions de dollars en à peine neuf ans avant de passer chez Uber. Des sommes mirobolantes – plus proches des salaires de la NBA que de ceux du monde scientifique – justifiées par la rareté des talents.
seuls 23 % des élèves français ont un bon niveau en mathématiques, contre 48 % de leurs homologues européens
Le cabinet canadien Element AI estime à moins de 10 000 le nombre de personnes dans le monde capables de se mesurer aux défis de l’intelligence artificielle. Un contingent dans lequel la France ­figure certainement en bonne place, avec 13 lauréats de la médaille Fields et des personnalités comme Cédric Villani (député LRM et mathématicien), Yann LeCun (directeur de l’intelligence artificielle chez Facebook) ou Patrice Simard (ingénieur chez Microsoft, spécialisé dans le machine teaching). Toutefois, ­attention à ne pas céder au triomphalisme. Si la France a été capable de ­former et de placer des chercheurs de haut niveau dans l’élite de l’intelligence artificielle, rien ne dit qu’il en ira de même durant les prochaines années.
En 2016, l’étude « Trends in International Mathematics and Science Study » (Timss), qui évalue les performances des élèves en mathématiques et en sciences, publiait des conclusions sans appel : seuls 23 % des élèves français ont un bon niveau en mathématiques, contre 48 % de leurs homologues européens. Pis, en termes de compétences en mathématiques, la France est 22e...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Nicolas Colin estime que l’Europe doit s’engouffrer dans la brèche créée par le désengagement de l’administration Trump dans l’économie de l’innovation.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Capital-risque : « Les Etats européens, convertis à l’austérité depuis 2008, manquent à l’appel »

Dans cette chronique, l’économiste Nicolas Colin estime que l’Europe doit s’engouffrer dans la brèche créée par le désengagement de l’administration Trump dans l’économie de l’innovation.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 14h00
    |

Nicolas Colin (Cotitulaire de la chaire Technology, Governance and Institutional Innovation à l’Ecole d’affaires publiques de Sciences Po Paris, et...







                        



                                


                            
Transformations. Il est de bon ton de déplorer la mauvaise allocation de l’épargne des Français : ceux-ci aiment l’immobilier et les obligations d’Etat, mais ne financent pas les entrepreneurs et les start-up. Les politiques annoncent régulièrement vouloir y remédier – c’est l’un des objectifs du projet de loi Pacte, toujours en attente de présentation au conseil des ministres. Hélas, ils ignorent à peu près tout du fonctionnement du capital-risque, au mieux inconnu, au pire suspecté.
Le livre de l’économiste américain William H. Janeway, Doing Capitalismin the Innovation Economy (Cambridge University Press, non traduit), dont la deuxième édition paraît cette semaine, pourrait leur servir de guide. Formé à l’école keynésienne, lecteur de Marx et de Braudel, Janeway a cofondé avec George Soros l’Institute for New Economic Thinking (INET), afin de reconstruire la pensée économique après la crise de 2008. Surtout, il est lui-même un vétéran du capital-risque, avec à son actif un track record (« bilan ») exceptionnel entre 1988 et 2006 au sein de la légendaire société Warburg Pincus.
La thèse centrale de Bill Janeway est la suivante : la croissance économique est tirée par des innovateurs qui vont d’échec en échec avant, parfois, de connaître un succès hors norme. Compte tenu de cette prévalence de l’échec, soutenir ces innovateurs suppose de renoncer a priori à l’idée d’un retour financier sur investissement.
L’Etat n’est pas un financier comme les autres
Et cela n’arrive que dans deux cas : lorsque l’Etat alloue des capitaux à la poursuite d’une mission d’intérêt général ; et lorsque les marchés financiers s’emballent dans des bulles spéculatives – qui, inévitablement, finissent par éclater.
Souvent, ces deux phases se succèdent dans la même séquence : l’Etat commence par dépenser massivement, puis les spéculateurs se mettent dans sa roue pour profiter de l’aubaine. Cette séquence « vertueuse », récurrente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Un collectif de vingt-deux scientifiques s’inquiète, dans une tribune au « Monde », de voir les grandes écoles d’ingénieurs s’éloigner de l’université et enseigner l’entrepreneuriat et la gestion plutôt que la démarche scientifique.
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« Les grandes écoles d’ingénieurs n’ont pas vocation à imiter les grandes écoles commerciales »

Un collectif de vingt-deux scientifiques s’inquiète, dans une tribune au « Monde », de voir les grandes écoles d’ingénieurs s’éloigner de l’université et enseigner l’entrepreneuriat et la gestion plutôt que la démarche scientifique.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 14h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. La mondialisation en cours dans l’enseignement supérieur sur le modèle anglo-saxon affecte plus spécifiquement la France, qui, de longue date, possède un modèle dual, avec les universités et les grandes écoles. Ces dernières, et notamment les écoles d’ingénieurs les plus sélectives, se retrouvent depuis une quinzaine d’années confrontées à diverses questions existentielles : que signifie le terme d’ingénieur généraliste à l’international ? Pour quels profils de carrière ?
Les grandes écoles d’ingénieurs doivent capitaliser sur la science, sur le lien avec l’université, sur leurs laboratoires de recherche
Ce choc assez soudain et inattendu est une épine dans le pied de ces établissements, voire une blessure narcissique pour un certain nombre de nos décideurs passés par ces écoles. Plusieurs stratégies ont été mises en œuvre pour y répondre. Si l’on prend l’exemple de l’Ecole polytechnique (dont le mandat de président est en cours d’attribution), l’accent a été mis d’abord sur le management et les start-up, puis sur une tentative de regroupement entre grandes écoles, tournant le dos à la coopération avec l’université Paris-Sud.
Nous sommes convaincus que ces deux orientations sont profondément erronées. Les grandes écoles d’ingénieurs n’ont pas vocation à imiter les grandes écoles commerciales (HEC, ­Essec, etc.). Elles doivent capitaliser sur la science, sur le lien avec l’université, sur leurs laboratoires de recherche : que ceux-ci irriguent effectivement l’enseignement, et qu’une réelle démarche scientifique, avec ses questionnements et sa créativité, vienne former des étudiants sélectionnés principalement sur leur capacité à réussir aux concours, à la suite d’un parcours assez standardisé et normatif.
Innovation et reconnaissance internationale
Ce lien avec la démarche scientifique, trop longtemps négligé dans ces grandes écoles, nous paraît fondamental. Bien évidemment, tous les étudiants qui en sont issus n’ont pas...




                        

                        


<article-nb="2018/05/15/19-12">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les balcons sont considérés comme des parties communes : ils font partie de l’ossature de l’immeuble, leurs dalles étant le prolongement des planchers des appartements. Mais qu’en est-il des garde-corps (appelés aussi garde-fous ou rambardes), ces barrières de protection des balcons ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/05/15/19-13">
<filnamedate="20180515"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180515"><AAMMJJHH="2018051519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Estimée encore en février à 2 %, la croissance de l’économie française est révisée à 2,3 %, le plus haut niveau atteint dans l’Hexagone depuis 2007.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

La croissance française revue à la hausse pour 2017

Estimée encore en février à 2 %, la croissance de l’économie française est révisée à 2,3 %, le plus haut niveau atteint dans l’Hexagone depuis 2007.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 15h59
    |

            Elise Barthet








                        


On a beau considérer à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) que ce genre de correction n’a « rien d’exceptionnel », la révision à la hausse de la croissance française en 2017 a de quoi surprendre : estimée an janvier à 1,9 %, puis à 2 % en février, elle aurait finalement atteint 2,3 %, selon un communiqué publié mardi 15 mai. Un rythme que l’on n’avait plus atteint dans l’Hexagone depuis 2007.
On parle ici de la progression du produit intérieur brut (PIB) « en volume corrigé des jours ouvrés ». Dans un langage moins jargonneux, cela signifie que la richesse est mesurée en neutralisant les effets de variation des prix et de calendrier. L’objectif : se rapprocher le plus possible des évolutions réelles de l’activité.

        Lire aussi :
         

                La croissance française fléchit légèrement en début d’année



2 246,7 milliards d’euros
Le montant du PIB est donc estimé à 2 246,7 milliards d’euros pour l’an passé. Pour disposer des chiffres définitifs, il faudra attendre le 30 mai. On peut toutefois d’ores et déjà expliquer les 2,3 % de croissance enregistrés en 2017, par le rebond de l’investissement des entreprises et des ménages. Estimé à 2,8 % en 2016, il a atteint 4,5 % en 2017. En outre, la contribution du commerce extérieur au PIB s’est redressée, passant dans le vert à + 0,1 point, contre – 0,5 l’année précédente.
Conséquence de ces révisions, le ratio de la dette publique sur le PIB a légèrement baissé. L’endettement de la France ne représenterait « plus que » 96,8 % de la richesse nationale, et non 97 % comme annoncé précédemment.
L’estimation de déficit public, elle, ne bouge pas : elle s’établit toujours à 2,6 % pour 2017, contre 3,4 % un an plus tôt.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ En Meurthe-et-Moselle, une loi peu connue permet aux chômeurs de revenir à l’emploi. L’expérimentation court jusqu’en 2021 mais ses promoteurs espèrent une nouvelle loi pour en élargir le champ.
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Chômage de longue durée : dix territoires en France se mobilisent

En Meurthe-et-Moselle, une loi peu connue permet aux chômeurs de revenir à l’emploi. L’expérimentation court jusqu’en 2021 mais ses promoteurs espèrent une nouvelle loi pour en élargir le champ.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 14h51
    |

            Elise Barthet (Meurthe-et-Moselle, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Près du bassin où s’ébattent des carpes koï, trois hommes suent à grosses gouttes. Ils ont déjà rehaussé les murs, consolidé la charpente. Reste à couvrir l’auvent. Qu’importe si le soleil cogne fort ce vendredi 11 mai sur le bourg lorrain de Gerbécourt-et-Haplemont : Marc Duval-Hass et ses collègues en redemandent. Qui dit chantier dit travail. « Une bouffée d’air » inespérée après un an, parfois plus, à se ronger les sangs faute d’emploi.
Car les trois ouvriers sont des rescapés du chômage de longue durée. Le phénomène touchait encore 46,1 % des chômeurs au premier trimestre 2018, selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Un chiffre qui a explosé en 2008 avec la crise et peine depuis à diminuer. Surtout dans des territoires comme ce bout rural de Meurthe-et-Moselle, affectés de longue date par la désindustrialisation et la déprime du bâtiment.
Chauffeur pendant treize ans pour une entreprise de travaux publics, Marc Duval-Hass était aux premières loges. « Avant la crise, se souvient-il, quand je montais à la carrière en camion chercher du sable, je faisais la queue. Puis, il y a eu de moins en moins de monde au chargement… » L’entreprise qui l’employait a compté jusqu’à une centaine de salariés et intérimaires, avant d’enchaîner les plans de licenciements jusqu’en 2015. Quand est venu le tour du quinquagénaire, père de cinq enfants, « ça a été la claque. Trois mois sans salaire avant la liquidation. Un gouffre ». La chute est d’autant plus rude que Pôle emploi, ici, n’a pas grand-chose à proposer. Thanry, la scierie de Favières, a fermé ses portes au début des années 2000. A Toul, c’est l’usine de pneus Kleber qui a mis la clé sous la porte. Même la cristallerie de Vannes-le-Châtel a réduit la voilure.

Tout le territoire en profite
Pour l’ancien chauffeur, la lumière est venue d’une initiative peu connue, permise par une loi votée en février 2016...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans son dernier essai, l’économiste et statisticien Thomas Coutrot s’interroge sur les fondements théoriques et politiques d’un mouvement visant la liberté du travail.
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Choisir le côté vivant du travail

Dans son dernier essai, l’économiste et statisticien Thomas Coutrot s’interroge sur les fondements théoriques et politiques d’un mouvement visant la liberté du travail.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h54
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. A peine élu, le président Emmanuel Macron tient sa promesse et « libère le travail » : les indicateurs écologiques pèseront désormais autant que les ratios financiers, les actionnaires stables auront des droits de vote supérieurs aux actionnaires spéculatifs, les marchés publics privilégieront les entreprises collaboratives et solidaires, le salaire de base sera maintenu en cas de chômage ou de formation… « Trêve de fantaisie : libérer le travail, on le savait, voulait dire tout autre chose : le débarrasser, autant que possible, des rigidités qui découragent les investisseurs », regrette Thomas Coutrot.
Dans son dernier essai Libérer le travail, l’économiste et statisticien s’interroge sur les fondements théoriques et politiques d’un mouvement visant la liberté du travail, prisonnier d’une organisation néotaylorienne focalisée sur le rendement financier. Son ouvrage fait le constat de l’échec de la gauche du XXIe siècle. « Nous avons cru pouvoir contrer le capitalisme avec la démocratie politique, par les nationalisations, la redistribution des richesses, la planification démocratique. Mais la sphère du travail imprime sa marque sur l’ensemble des comportements et des rôles sociaux. Obéir aux ordres durant toute une vie de travail ne prédispose pas à l’exercice du libre arbitre dans la cité. »

Plutôt que de chercher refuge du côté de l’Etat, l’ancien porte-parole d’Attac et cofondateur des Economistes atterrés explore des issues du côté du travail vivant. La théorie de l’entreprise auto-gouvernée repose sur la vision considérant le profit non pas comme un but en soi mais comme un moyen d’atteindre une mission qualitative, d’ordre sociétal, déterminée par les parties prenantes à la vie de l’entreprise, la répartition des compétences résultant elle-même d’un processus permanent de libération. « Ce mode d’organisation pourrait faire reculer le degré d’abstraction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ La forte demande de refroidissement dans les parties les plus chaudes de la planète va faire augmenter la consommation d’électricité et risque d’accentuer le changement climatique.
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Comment les climatiseurs réchauffent la planète

La forte demande de refroidissement dans les parties les plus chaudes de la planète va faire augmenter la consommation d’électricité et risque d’accentuer le changement climatique.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h31
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Les climatiseurs ne refroidissent pas la planète, ils la réchauffent. L’équation peut sembler simpliste, mais elle permet de comprendre l’un des points aveugles du débat sur l’énergie et le climat.

Alors que des centaines de millions de personnes vivent dans des zones aux températures élevées, les besoins en électricité pour répondre à cette demande de refroidissement sont de plus en plus importants. Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), rendue publique mardi 15 mai, ces besoins pourraient représenter l’équivalent de la production électrique des Etats-Unis et de l’Allemagne d’ici à 2050.

Dans un rapport intitulé « Le Futur du refroidissement », l’AIE met en garde contre les conséquences d’une telle trajectoire : la hausse exponentielle de la consommation d’électricité liée aux besoins en air conditionné pourrait conduire à plus de production électrique à partir de charbon ou de gaz et rendre plus difficile – voire impossible – d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat. Selon cet accord, adopté en décembre 2015, la quasi-totalité des pays du monde se sont engagés à maintenir le réchauffement « bien au-dessous de 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels ».
De 1,6 à 5 milliards d’appareils
A l’heure actuelle, 1,6 milliard de climatiseurs sont utilisés dans le monde, dont la moitié aux Etats-Unis et en Chine. Ils nécessitent plus de 2 000 térawattheures d’électricité par an, soit, à titre de comparaison, quatre fois la consommation annuelle d’électricité en France. Depuis 1990, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) liées à cette consommation ont plus que triplé et représentent autant que les émissions du Japon, soit 1 130 millions de tonnes de CO2.

La hausse de la demande de refroidissement est portée par la croissance économique de régions parmi les plus chaudes de la planète. Trois pays – l’Inde, la Chine et l’Indonésie – représentent à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Opacité des décisions, prérogatives limitées des eurodéputés, Etats arc-boutés sur leur souveraineté... les critiques sont légion.
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En Europe, une démocratie vivante, mais perfectible

Opacité des décisions, prérogatives limitées des eurodéputés, Etats arc-boutés sur leur souveraineté... les critiques sont légion.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 12h41
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Les prochaines élections européennes se tiendront dans un an, du 23 au 26 mai 2019. Cependant, à Bruxelles et à Strasbourg, la campagne a déjà commencé, dans les couloirs des institutions de l’Union – Conseil, Commission et Parlement.
En effet, le renouvellement ne concernera pas seulement les postes d’eurodéputés (les élus britanniques quitteront définitivement l’hémicycle, du fait du Brexit), mais aussi ceux des commissaires. A cela s’ajoutera, en novembre 2019, le choix d’un nouveau président du Conseil, qui réunit les différents Etats membres.
En outre, qui prendra la place de Jean-Claude Juncker, président de la Commission depuis novembre 2014 : Michel Barnier, le « M. Brexit » de Bruxelles, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), ou la Danoise Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence ? Les scénarios vont bon train, même si les diplomates mettent en garde : eu égard à l’actualité européenne, il est beaucoup trop prématuré pour avancer le nom de celui ou celle qui apparaîtra en haut de l’affiche, à l’été 2019.

D’autant que les citoyens de l’Union auront leur mot à dire, car si le principe des Spitzenkandidaten (têtes de liste) est maintenu en 2019 – après avoir été imposé par le Parlement européen en 2014 –, c’est la personne désignée par le parti européen arrivé en tête du scrutin européen qui présidera la future Commission.
C’est ainsi qu’il y a quatre ans, M. Juncker, choisi en amont comme le candidat du Parti populaire européen (PPE, la réunion des droites classiques de l’Union), avait été imposé aux dirigeants européens, qui jusqu’alors décidaient dans le huis clos des conseils bruxellois.
Manque d’incarnation
Cela reflète toute la complexité et les limites de la démocratie européenne. En 2014, les citoyens n’avaient pas voté pour ou contre M. Juncker, mais pour des candidats nationaux à la députation européenne. C’est la chancelière allemande,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Alors que la concurrence fait rage sur le marché de l’emploi du numérique, l’opérateur historique lance un vaste forum de recrutement dans onze villes françaises.
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Orange polit son image pour séduire les jeunes candidats

Alors que la concurrence fait rage sur le marché de l’emploi du numérique, l’opérateur historique lance un vaste forum de recrutement dans onze villes françaises.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h02
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Comment paraître aussi attrayant qu’une start-up ou aussi dynamique qu’un géant de la Silicon Valley (Californie) quand on est un groupe du CAC 40, dont le passé de monopole public transpire encore des murs de l’entreprise ? Pour soigner son image et attirer les meilleurs candidats, Orange lance, jeudi 17 mai, « Hello Jobs », un vaste forum de l’emploi dans onze villes françaises (neuf de métropole, une à La Réunion et une en Guadeloupe).

A cette occasion, l’opérateur historique fera découvrir les métiers et les postes à pourvoir, organisera des tables rondes sur des sujets qui lui sont chers (intelligence artificielle, relation client du XXIe siècle…), et exhibera ses plus belles innovations.
L’objectif est de faire venir les meilleurs, alors que la concurrence fait rage sur le marché de l’emploi du numérique en France et au niveau international. « Nous recrutons 2 500 CDI par an, de bac + 2 à bac + 5. Nous voulons à la fois avoir plus de diversité et intéresser des candidats qui ne seraient pas venus à nous naturellement, explique Fabienne Dulac, la directrice exécutive d’Orange France. La grande entreprise intéresse moins les jeunes, car ils ont besoin de donner du sens à ce qu’ils font. »
Compétition ardue entre entreprises
Les généreux émoluments d’Orange, la diversité des carrières en France ou à l’échelle internationale et la sécurité de l’emploi ne suffisent donc plus à conquérir les talents face aux jeunes pousses ou aux géants du numérique.
Réseaux, relation clients, cyberdéfense et numérique : tels sont les quatre domaines dans lesquels Orange souhaite se renforcer. La cyberdéfense, pour laquelle peu de formations existent, fait l’objet d’une compétition ardue entre entreprises. Orange, qui espère embaucher 220 collaborateurs (hackeurs, ingénieurs, spécialistes de géopolitique…), a fait de cette activité un important relais de croissance.

L’opérateur de télécoms, qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Déjà actionnaire d’Energias de Portugal, le groupe d’énergie public China Three Gorges a annoncé, vendredi 11 mai, sa volonté d’en prendre le contrôle total.
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L’« EDF portugais » pourrait tomber dans l’escarcelle chinoise

Déjà actionnaire d’Energias de Portugal, le groupe d’énergie public China Three Gorges a annoncé, vendredi 11 mai, sa volonté d’en prendre le contrôle total.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 10h55
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Imagine-t-on un instant EDF racheté par un concurrent chinois ? Ce cas de figure improbable est en passe de se réaliser au Portugal : le groupe d’énergie public China Three Gorges (CTG) a annoncé, vendredi 11 mai, sa volonté de prendre le contrôle total d’Energias de Portugal (EDP), dont il possède déjà 23,3 % depuis 2011. Une compagnie qui domine le marché local avec 10 millions de clients portugais, mais qui est aussi implantée au Brésil et aux Etats-Unis dans le secteur des énergies renouvelables.
Dès les premières rumeurs sur cette OPA à 9 milliards d’euros (23 milliards avec la dette), le premier ministre portugais, Antonio Costa, a fixé la ligne : « Laissons le marché fonctionner. » Ce socialiste ne trouve rien à redire à ce que centrales et réseaux électriques passent sous le contrôle des Chinois, qui ont promis qu’EDP conserverait sa cotation et son siège à Lisbonne. L’option chinoise présente d’autres avantages. CTG, qui a les moyens de recapitaliser EDP, n’a pas d’autres activités sur le Vieux Continent et ne court donc pas le risque d’être barré par Bruxelles. Au contraire, les services anti-trust de la Commission auraient pesé au trébuchet une offre européenne et sans doute imposé des cessions d’actifs d’EDP, entraînant des tensions sociales au sein de cette entreprise de 12 000 salariés.
Manœuvre préventive de CTG pour éviter l’OPA d’un groupe européen d’énergie ? Peut-être. Mais jusqu’à présent, le français Engie, l’italien Enel ou l’espagnol Gas Natural n’ont manifesté aucun intérêt. Très endettées, fragilisées par l’effondrement des prix de l’électricité et engagées dans la transition énergétique, ces grandes utilities doivent se réinventer en sortant des énergies fossiles et en offrant toujours plus de services. CTG s’est ainsi cru en terrain conquis et n’a proposé qu’une modeste prime de 4,8 % par rapport au cours de clôture du 11 mai. Un prix trop bas que l’électricien portugais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Sorti du plan d’aide européen en 2014, le pays profite aujourd’hui du redressement de ses exportations. L’optimisme est de retour parmi la jeunesse lusitanienne.
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Le Portugal croit de nouveau en l’avenir

Sorti du plan d’aide européen en 2014, le pays profite aujourd’hui du redressement de ses exportations. L’optimisme est de retour parmi la jeunesse lusitanienne.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 12h37
    |

            Marie Charrel (Lisbonne, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

En ce matin ensoleillé de mars, difficile de se frayer un chemin Rua da Prata, au cœur de Lisbonne. Une bande de retraités japonais se serre devant la vitrine d’une conserverie traditionnelle, où les recettes de sardines revisitées s’arrachent à prix d’or.
En face, un vendeur de souvenirs déploie une collection de bracelets en liège sous le regard hésitant d’un couple enlacé. « Lorsque nous nous sommes installés ici, il y a sept ans, les immeubles tombaient en ruine et j’avais peur de marcher seule dans les rues désertes », se remémore Ana Santiago, l’une des dirigeantes de l’incubateur Startup Lisboa.
Les créateurs de start-up européens se battent pour décrocher une place au sein de l’incubateur Startup Lisboa
A l’époque, les caisses de la capitale portugaise sont vides. Le pays, en pleine récession, est sous la coupe des politiques d’austérité. Prête à tout pour sauver la cité, la mairie installe un lieu dévolu aux jeunes entreprises dans le centre-ville, alors décati. Le pari est osé, mais il fonctionne.
Aujourd’hui, les créateurs de start-up européens se battent pour décrocher une place au sein de l’incubateur, qui a essaimé dans d’autres quartiers. Quant aux touristes, ils prennent d’assaut les rues historiques, le nez levé vers les façades rénovées. « Pendant la crise, nous avons tout perdu, y compris la peur, résume Ana. C’est ce qui nous a donné la force de nous relever. »

Quelque chose a changé au Portugal. Cela ne tient pas seulement à l’essor du tourisme lisboète. Ni aux bons chiffres de la croissance retrouvée. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,7 %, au plus haut depuis dix ans. Le taux de chômage est retombé sous la barre des 8 %, loin du pic de 17 % atteint en 2013.
« Le pouvoir d’achat s’est redressé »
« La structure de notre économie s’est transformée en profondeur, et nous avons gagné des parts de marché à l’étranger, détaille Augusto...




                        

                        

