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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’école de commerce de Montpellier propose à des élèves de BTS des quartiers prioritaires de suivre 200 heures de prépa dans ses murs afin de passer le concours d’admission à 13 grandes écoles de management.
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Du bac pro à la prépa, le « shaker social » de Montpellier business school

L’école de commerce de Montpellier propose à des élèves de BTS des quartiers prioritaires de suivre 200 heures de prépa dans ses murs afin de passer le concours d’admission à 13 grandes écoles de management.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 17h19
    |

            Soazig Le Nevé








                        



                                


                            

« Bon bah, il est 20 h 20 les enfants, on a un peu dépassé notre horaire… » Dehors il fait nuit et Jean-Louis Habert, prof de prépa à la Montpellier business school (MBS), libère ses élèves après plus de deux heures de cours.
Ce soir-là, ils sont sept à plancher sur la syntaxe et le vocabulaire anglais. Des cours du soir, qui s’ajoutent à leur emploi du temps d’étudiants en BTS dans l’un des trois lycées de l’Hérault – Jean-Monnet, Georges-Pompidou et Pierre-Mendès-France – partenaires du programme « Excellence et aptitude professionnelle » (EAP).
Créé en 2012, ce dispositif a pour objectif d’optimiser les chances d’étudiants boursiers issus d’un bac professionnel d’accéder à l’école de commerce de Montpellier, dont le campus est à la croisée de La Paillade et du Petit-Bard, deux « quartiers prioritaires de la politique de la ville » (QPV), où le chômage des jeunes dépasse les 40 %.
Avec 200 heures de cours le mercredi soir et le samedi matin pendant deux ans, une trentaine d’élèves intègrent ainsi l’unique prépa gratuite au concours Passerelle, qui permet d’intégrer treize écoles de management (dont celle de Montpellier) via les admissions parallèles. D’un coût de 20 000 euros, ces cours sont entièrement pris en charge par MBS.
Depuis ses débuts il y a 120 ans, l’école montpelliéraine joue la carte de l’ouverture et de la solidarité. « En 1904 déjà, il y a eu des débats sur la création de bourses pour les élèves en difficulté, j’en ai retrouvé les procès-verbaux », rapporte Benjamin Ferran, responsable du pôle « Ouverture sociale et initiatives étudiantes ». En 1915, la MBS fut la première école de commerce française à accueillir des filles. Aujourd’hui, elle recense « 38 % de boursiers en comptant les élèves en alternance et 27 % de CSP modestes contre une moyenne de 16 % dans les écoles de commerce », souligne Caroline Cazi, directrice des ressources humaines, de la diversité et de la responsabilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Malgré le vote du Sénat, les députés ont suivi le gouvernement, afin de permettre aux établissements de ne pas dévoiler leur algorithme de classement des candidatures reçues via Parcoursup.
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Parcoursup : le « secret des délibérations » sera maintenu

Malgré le vote du Sénat, les députés ont suivi le gouvernement, afin de permettre aux établissements de ne pas dévoiler leur algorithme de classement des candidatures reçues via Parcoursup.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h29
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 17h19
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Le « secret des délibérations » des jurys d’enseignants chargés d’examiner les candidatures reçues via Parcoursup pour entrer en première année d’études supérieures sera préservé. L’Assemblée nationale a eu le dernier mot, lundi 14 mai, lors du vote définitif du projet de loi relatif à la protection des données.
Malgré leurs efforts, les sénateurs n’auront donc pas réussi à convaincre la majorité La République en marche (LRM) au Palais-Bourbon. Lors de l’examen du texte au Sénat, en mars, ceux-ci avaient voté à la quasi-unanimité la suppression de ce secret, après avoir mené un véritable bras de fer, par amendements interposés, avec le gouvernement.

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En vertu de ce « secret », les établissements d’enseignement supérieur ont la possibilité de ne pas dévoiler les algorithmes locaux mis au point pour classer les candidats, selon l’adéquation entre leur profil et les attendus de la formation demandée. Les universités ont en outre la liberté de limiter aux seuls candidats qui le demandent l’accès aux critères, aux modalités d’examen et aux motifs pédagogiques qui justifient leur admission ou leur refus d’admission, les règles de transparence étant « réputées satisfaites » d’emblée.
Parcoursup déroge à la loi
Dans ces conditions, Parcoursup déroge à la loi « pour une République numérique » d’octobre 2016, qui impose deux obligations aux administrations recourant à des algorithmes dans le dessein d’aboutir à des décisions individuelles : intégrer systématiquement une « mention explicite » pour informer tous les usagers de l’existence et des modalités d’exercice de leur droit à connaître le détail des « règles » et « principales caractéristiques de mise en œuvre » du programme informatique utilisé ; et mettre en ligne et en libre accès – à compter du 7 octobre 2018 – les règles définissant « les principaux traitements algorithmiques utilisés dans l’accomplissement de leurs missions ».

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A l’Assemblée nationale, lundi 14 mai, le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) a tenté de rouvrir le débat en déposant un amendement – rejeté – appelant à « rétablir la communicabilité ou la publication, selon le cas, des règles et caractéristiques de mise en œuvre des traitements algorithmiques utilisés par les établissements d’enseignement supérieur ».
Cet amendement « reviendrait à priver les enseignants […] du bénéfice de la protection de leur délibération », a répondu au nom du gouvernement Nicole Belloubet, ministre de la justice. « Les 13 000 commissions d’examens des vœux verraient l’intégralité de leurs échanges publiée, au seul motif que ces formations auraient la faculté d’utiliser un algorithme local. »
Pour Nicole Belloubet, renoncer au « secret des délibérations » conduirait les formations « soit à recourir mécaniquement à l’outil d’aide à la décision [les algorithmes locaux] sans lui donner l’orientation pédagogique et sans délibérer sur le fond, soit à l’abandonner et à traiter l’intégralité des dossiers manuellement. Dans les deux hypothèses, […] cela conduit à une impasse. »
« Les recours d’étudiants vont se multiplier »
Rapporteure du texte au Sénat, la centriste Sophie Joissains, qui avait pris la tête de la fronde des sénateurs contre « le « manque de transparence de Parcoursup », fait part de son « effarement » à l’issue du vote à l’Assemblée nationale, dont la majorité LRM « a fait autorité », au détriment d’un « débat fondamental qui touche à la confiance, à l’équité et à l’équilibre du système universitaire ».
« Le “secret des délibérations” ne fera qu’alimenter la polémique. Et les recours d’étudiants vont se multiplier, bien plus encore qu’avec APB, dans la mesure où Parcoursup ne prévoit aucun classement des vœux », prévoit-elle.
« Il est illusoire de dire que chaque dossier de candidature passera entre les mains de professeurs. Seule une minorité sera sérieusement examinée. Le vrai secret n’est donc pas celui des délibérations, mais celui de l’absence de tri véritable avec intervention humaine, car un tel tri est matériellement impossible », poursuit Sophie Joissains. Partant, les critères n’étant pas suffisamment encadrés, « toutes les dérives seront possibles », notamment fixer une note en fonction de « la provenance des candidats », anticipe-t-elle.
Un règlement européen pourrait tout changer
Ce « secret des délibérations  » pourrait cependant être contesté en vertu du règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui entre en application le 25 mai et dont le projet de loi relatif à la protection des données personnelles devait donner le cadre d’exercice en France. D’application directe, ce texte s’imposera à tous les Etats européens, et pourra être invoqué par les étudiants en cas de litige.
« Dès qu’un étudiant aura un problème et fera appel à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), elle rappellera que c’est le RGPD qui s’applique à l’échelle européenne et que la loi française doit s’y conformer », explique la sénatrice. Et de citer également une délibération de la CNIL du 22 mars, qui rappelle que l’exception aux règles de transparence accordée à Parcoursup est, en réalité, sans effet, car la loi informatique et libertés et le RGPD lui-même comprennent des règles similaires auxquelles il n’est pas prévu de déroger.
Le président de l’université de Nanterre, Jean-François Balaudé, se dit de son côté favorable à la publication de l’algorithme local utilisé par son établissement. « Il est normal de mettre à disposition des étudiants les algorithmes qui ont été appliqués dans le cadre de leur candidature », indique-il au Monde, ajoutant qu’il n’est pas le seul président d’université à « partager ce sentiment ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Vincent Brès, le président de l’association Procréation médicalement anonyme, demande à ce que la France permette aux enfants nés de don puissent avoir accès à leurs origines.
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« La connaissance de ses origines est indissociable de la réflexion de tout être humain sur son identité personnelle »

Dans une tribune au « Monde », Vincent Brès, le président de l’association Procréation médicalement anonyme, demande à ce que la France permette aux enfants nés de don puissent avoir accès à leurs origines.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h00
    |

Vincent Brès (Président de l’association Procréation médicalement anonyme)







                        



                                


                            
Tribune. Les choses bougent, enfin, dans le monde un peu fermé de l’assistance médicale à la reproduction. Basé sur un système vieux de plus de quarante ans, le don de gamètes s’apprête à évoluer, répondant au mouvement de fond des évolutions de la société française.
Pour une raison très simple : les premiers à en être nés sont devenus des adultes responsables, souvent parents eux-mêmes, et prennent maintenant la parole. Ils dénoncent l’injustice d’un système qui confisque, sans jamais les avoir consultés, des informations sur leur hérédité.
La transmission des données non identifiantes sur les donneurs ne répond en rien aux attentes des personnes conçues par don
La présidente de la fédération des Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) a récemment proposé de réformer les pratiques au travers de la possibilité d’offrir des données non identifiantes aux personnes qui le souhaitent.
Si l’intention est à saluer, puisque pour la première fois les professionnels de l’assistance médicale à la procréation (AMP) avec don se tournent vers les personnes qui en sont issues, elle est encore insuffisante. Elle peut même apparaître comme un écran de fumée pour finalement ne rien faire, ne rien changer. La transmission des données non identifiantes sur les donneurs telles qu’une vague profession et quelques traits physiques généraux ne répond en rien aux attentes des personnes conçues par don.
Principe d’appariement
Pour savoir à quoi pourrait ressembler leur donneur, les personnes nées de don n’ont qu’à se tourner… vers leur propre père ! Grâce au principe d’appariement, mis en place par les CECOS en choisissant le donneur le plus proche physiquement du père d’intention, il n’y a que peu de doutes sur l’apparence physique de celui à qui ils doivent d’être nés.
La transmission d’informations non identifiantes est donc un os à ronger proposé aux enfants nés de don qui ne résout rien
Sa profession...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La République démocratique du Congo a donné son feu vert à l’utilisation d’un vaccin expérimental pour lutter contre l’épidémie qui s’est déclarée dans le nord-ouest du pays.
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Ebola : un vaccin expérimental sera utilisé en RDC

La République démocratique du Congo a donné son feu vert à l’utilisation d’un vaccin expérimental pour lutter contre l’épidémie qui s’est déclarée dans le nord-ouest du pays.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 15h43
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



   


Un vaccin expérimental contre Ebola pourrait être déployé dès lundi 21 mai en République démocratique du Congo (RDC). Alors que le virus s’est déclaré dans le nord-ouest du pays, les autorités ont donné leur feu vert lundi 14 mai à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les premières doses devraient être acheminées dans la semaine mais la logistique s’avère très compliquée. L’épicentre de l’épidémie, la ville de Bikoro, se situe dans une zone très reculée, à deux jours de route de la capitale Kinshasa. Par ailleurs, le vaccin doit être conservé à une température comprise entre – 60°C et – 80°C ce qui suppose l’envoi des équipements spécifiques.

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Mis au point par le laboratoire pharmaceutique Merck en 2016, le vaccin s’est révélé efficace lors d’essais sur les humains, mais il n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Connu sous le nom de code V920, il avait été testé en Guinée en 2015, à la fin de l’épidémie qui avait fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest. Les résultats publiés dans The Lancet début 2017 semblent très prometteurs : sur les quelque 6 000 personnes vaccinées (dont près de 200 enfants) aucune n’a contracté la maladie dans les semaines suivant la vaccination. Les participants avaient été sélectionnés sur la base de leur proximité avec un patient infecté.
Le V920 s’appuie sur les travaux d’un laboratoire de recherche public canadien, et a d’abord été développé par la biotech américaine NewLink Genetics. Merck a conclu avec elle un accord de licence fin 2014, et commencé les vaccinations dès mars 2015 en Guinée. Les données collectées lors de cet essai clinique, le plus important conduit dans un contexte épidémique, seront étudiées à la loupe par les autorités de santé en Europe et aux Etats-Unis où Merck prévoit de déposer une demande d’AMM. Le laboratoire comptait présenter son dossier fin 2017 mais a pris du retard, et aucun calendrier n’a été avancé pour 2018.
Les vaccins ont été fabriqués par Merck
L’OMS dispose aujourd’hui de 4 000 vaccins, mais au moins 300 000 autres doses sont disponibles. Ces vaccins ont été fabriqués par Merck à la suite d’un accord passé avec Gavi, une organisation internationale dont l’objectif est de favoriser l’accès des pays pauvres aux vaccins. En janvier 2016, elle s’était engagée à verser 5 millions de dollars au laboratoire américain en contrepartie de la création d’un stock d’urgence. « Il est inquiétant de constater que le monde n’est toujours pas prêt à faire face aux nouvelles menaces sanitaires qui pourraient se présenter à l’avenir ; il faut absolument changer de mentalité et investir dès aujourd’hui dans la recherche et le développement pour assurer notre protection dans les années à venir, » avait à ce moment déclaré le Dr Seth Berkley, le directeur de Gavi.

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L’OMS a comptabilisé 39 cas suspects, probables ou confirmés de fièvre Ebola entre le 4 avril et le 13 mai aux alentours de Bikoro. Sur ces cas-là, 19 ont été mortels. Près de 400 personnes ayant été en contact avec les malades ont été placées en observation. Elles devraient être les premières à recevoir le vaccin, ainsi que le personnel soignant, l’objectif étant de limiter au maximum le risque de diffusion.
Mbandaka, la ville la plus proche, se situe à quinze heures de route. « Une épidémie urbaine majeure [à Mbandaka] est un risque immédiat », a souligné Peter Salama, responsable des situations d’urgence à l’OMS. « Une fois qu’Ebola arrive dans les zones urbaines, en particulier dans les bidonvilles urbains pauvres, il est très difficile d’éliminer la maladie », a-t-il ajouté. Les liaisons fluviales représentent aussi un risque : par le fleuve Congo, Bikoro est relié à la capitale Kinshasa (11,5 millions d’habitants) ainsi qu’à Brazzaville la capitale de la République du Congo (1,9 million d’habitants).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ L’ancien ministre, qui avait reconnu en 2013 avoir un compte caché, ne bénéficiera pas d’une remise de peine automatique ; la décision appartiendra au juge d’application des peines.
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Fraude fiscale : Jérôme Cahuzac condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis

L’ancien ministre, qui avait reconnu en 2013 avoir un compte caché, ne bénéficiera pas d’une remise de peine automatique ; la décision appartiendra au juge d’application des peines.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 18h39
   





                        



   


La cour d’appel de Paris a rendu, mardi 15 mai, un arrêt qui aggrave symboliquement la condamnation de Jérôme Cahuzac à quatre ans d’emprisonnement, mais l’assortit de deux ans avec sursis. La peine de l’ancien ministre de l’économie et des finances reconnu coupable de fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale passe ainsi en dessous du quantum qui l’aurait automatiquement envoyé en prison.
En effet, depuis les lois de 2004 et 2009, les personnes condamnées à une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement peuvent échapper à l’incarcération en bénéficiant d’un aménagement (sous forme notamment de bracelet électronique). C’était l’unique objectif visé par la défense de Jérôme Cahuzac, assurée en appel par Eric Dupond-Moretti et Jean-Alain Michel.
« Je ne demande pas la lune, je vous demande même d’aggraver la peine, mais je vous supplie de ne pas l’envoyer en prison. La sanction sociale répond déjà à la peine » avait plaidé Me Dupond-Moretti. Par cet argument, la défense voulait contourner le principal obstacle de ce dossier, à savoir la peine définitive de deux ans ferme prononcée contre l’ex-épouse de Jérôme Cahuzac, poursuivie, elle aussi, pour fraude fiscale et qui n’avait pas fait appel de sa condamnation.
Eu égard aux responsabilités politiques exercées par Jérôme Cahuzac, qui avaient fait de lui le ministre chargé de la lutte contre la fraude fiscale, ses avocats ne pouvaient espérer que celui-ci, qui encourait sept ans d’emprisonnement, soit condamné à la même peine que son ex-épouse. D’autant que le parquet national financier, qui doit sa naissance à l’affaire Cahuzac, voulait faire de ce dossier un symbole de sévérité accrue en matière de délits fiscaux et financiers.

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                L’affaire Cahuzac en 15 dates



Cahuzac ne sera pas le nom d’une « jurisprudence »
Le tribunal avait suivi ces réquisitions en relevant, dans son jugement rendu en décembre 2016, que Jérôme Cahuzac s’était rendu coupable d’une « faute pénale d’une rare et exceptionnelle gravité, destructrice du lien social et de la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat et de ses représentants » qui nécessitait « une peine d’incarcération effective et non aménageable ».
A l’audience, l’avocat général Jean-Christophe Muller avait notamment répondu à la « peur » de la prison exprimée par Jérôme Cahuzac pour sa famille et pour lui, que « cette peine est infligée à 68 000 personnes et à 68 000 familles ».
Si la cour a les mêmes mots sévères à l’égard de l’ancien ministre et confirme l’inéligibilité de cinq ans prononcée par le tribunal, elle ne suit que partiellement les réquisitions « d’exemplarité » de la peine voulue par l’accusation. Jérôme Cahuzac ne sera pas le nom d’une « jurisprudence » pour les auteurs de fraude fiscale, comme l’avait souhaité l’avocat général en requérant contre lui la confirmation des trois années d’emprisonnement ferme prononcées en première instance.
La cour s’est contentée de refuser à l’ancien ministre l’aménagement de sa peine ab initio, c’est-à-dire qu’elle en a renvoyé la responsabilité à un juge d’application des peines. Celui-ci se prononcera lors d’une audience qui pourrait avoir lieu dans quelques mois, à huis clos.
La question de l’effectivité de la peine est par ailleurs au cœur de la réforme pénale présentée par Emmanuel Macron lors d’un discours prononcé le 6 mars devant l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), à Agen. Le président de la République a notamment annoncé une réduction drastique des possibilités d’aménagement de peine, en indiquant que celles-ci ne seront plus possibles au-delà d’un an ferme.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Pour devenir une nation référente dans l’IA, notre pays doit démystifier celle-ci dès le plus jeune âge et renforcer l’enseignement scientifique, estime dans une tribune au « Monde » le PDG de Vekia Manuel Davy.
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« Pour que la France puisse peser en matière d’intelligence artificielle »

Pour devenir une nation référente dans l’IA, notre pays doit démystifier celle-ci dès le plus jeune âge et renforcer l’enseignement scientifique, estime dans une tribune au « Monde » le PDG de Vekia Manuel Davy.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 14h15
    |

Manuel Davy (PDG de Vekia, start-up spécialisée dans la gestion des approvisionnements des entreprises par l’intelligence artificielle)







                        



                                


                            
Tribune. Le monde de l’intelligence artificielle n’a pas attendu l’été pour donner le coup d’envoi de son mercato. En avril, Apple a cassé sa tirelire pour recruter John Giannandrea, ­responsable de la recherche et de l’intelligence artificielle… chez Google. Bien qu’aucune information n’ait fuité sur le montant du « transfert », certaines sources évoquent un salaire à huit chiffres. Une hypothèse envisageable quand on sait qu’Anthony Levandowski, un des pontes de la division voiture autonome de Google, a perçu plus de 120 millions de dollars en à peine neuf ans avant de passer chez Uber. Des sommes mirobolantes – plus proches des salaires de la NBA que de ceux du monde scientifique – justifiées par la rareté des talents.
seuls 23 % des élèves français ont un bon niveau en mathématiques, contre 48 % de leurs homologues européens
Le cabinet canadien Element AI estime à moins de 10 000 le nombre de personnes dans le monde capables de se mesurer aux défis de l’intelligence artificielle. Un contingent dans lequel la France ­figure certainement en bonne place, avec 13 lauréats de la médaille Fields et des personnalités comme Cédric Villani (député LRM et mathématicien), Yann LeCun (directeur de l’intelligence artificielle chez Facebook) ou Patrice Simard (ingénieur chez Microsoft, spécialisé dans le machine teaching). Toutefois, ­attention à ne pas céder au triomphalisme. Si la France a été capable de ­former et de placer des chercheurs de haut niveau dans l’élite de l’intelligence artificielle, rien ne dit qu’il en ira de même durant les prochaines années.
En 2016, l’étude « Trends in International Mathematics and Science Study » (Timss), qui évalue les performances des élèves en mathématiques et en sciences, publiait des conclusions sans appel : seuls 23 % des élèves français ont un bon niveau en mathématiques, contre 48 % de leurs homologues européens. Pis, en termes de compétences en mathématiques, la France est 22e...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Un collectif de vingt-deux scientifiques s’inquiète, dans une tribune au « Monde », de voir les grandes écoles d’ingénieurs s’éloigner de l’université et enseigner l’entrepreneuriat et la gestion plutôt que la démarche scientifique.
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« Les grandes écoles d’ingénieurs n’ont pas vocation à imiter les grandes écoles commerciales »

Un collectif de vingt-deux scientifiques s’inquiète, dans une tribune au « Monde », de voir les grandes écoles d’ingénieurs s’éloigner de l’université et enseigner l’entrepreneuriat et la gestion plutôt que la démarche scientifique.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 14h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. La mondialisation en cours dans l’enseignement supérieur sur le modèle anglo-saxon affecte plus spécifiquement la France, qui, de longue date, possède un modèle dual, avec les universités et les grandes écoles. Ces dernières, et notamment les écoles d’ingénieurs les plus sélectives, se retrouvent depuis une quinzaine d’années confrontées à diverses questions existentielles : que signifie le terme d’ingénieur généraliste à l’international ? Pour quels profils de carrière ?
Les grandes écoles d’ingénieurs doivent capitaliser sur la science, sur le lien avec l’université, sur leurs laboratoires de recherche
Ce choc assez soudain et inattendu est une épine dans le pied de ces établissements, voire une blessure narcissique pour un certain nombre de nos décideurs passés par ces écoles. Plusieurs stratégies ont été mises en œuvre pour y répondre. Si l’on prend l’exemple de l’Ecole polytechnique (dont le mandat de président est en cours d’attribution), l’accent a été mis d’abord sur le management et les start-up, puis sur une tentative de regroupement entre grandes écoles, tournant le dos à la coopération avec l’université Paris-Sud.
Nous sommes convaincus que ces deux orientations sont profondément erronées. Les grandes écoles d’ingénieurs n’ont pas vocation à imiter les grandes écoles commerciales (HEC, ­Essec, etc.). Elles doivent capitaliser sur la science, sur le lien avec l’université, sur leurs laboratoires de recherche : que ceux-ci irriguent effectivement l’enseignement, et qu’une réelle démarche scientifique, avec ses questionnements et sa créativité, vienne former des étudiants sélectionnés principalement sur leur capacité à réussir aux concours, à la suite d’un parcours assez standardisé et normatif.
Innovation et reconnaissance internationale
Ce lien avec la démarche scientifique, trop longtemps négligé dans ces grandes écoles, nous paraît fondamental. Bien évidemment, tous les étudiants qui en sont issus n’ont pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ En 1968, la musique s’écoute sur un transistor, parfois à la télévision ou sur un tourne-disque. Souvent elle ronronne et roucoule. Mais elle se radicalise, se politise. Retour sur les chansons qui se sont le plus vendues cette année-là.
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1968


you say you want a revolution…



        






En 1968, la musique ronronne, roucoule ou cogne. C’est vrai en France, où Georgette Plana reprend Riquita, jolie fleur de Java, rengaine des années 1920, aux Etats-Unis, où la chanteuse country Jeannie C. Riley obtient un Grammy avec Harper Valley PTA, ou au Royaume-Uni, avec Lily The Pink, de The Scaffold. Après leur période flower power, les Beatles et les Rolling Stones rendent compte, avec plus ou moins de bonheur, de l’effervescence sociale. En France, Il est cinq heures, Paris s’éveille, la chanson-phare de Jacques Dutronc, est détournée par les contestataires.
Par Bernard Monasterolo et Pierre Bouvier


            
            





The Beatles
Hello Goodbye


25''






John Fred and His Playboy Band
Judy in Disguise (With Glasses)


25''






The Lemon Pipers
Green Tambourine


25''






Paul Mauriat
Love is Blue


25''






Otis Redding
The Dock of the bay


25''






Bobby Goldsboro
Honey


25''






Archie Bell & The Drells
Tighten Up


25''






Simon & Garfunkel
Mrs Robinson


25''






Herb Alpert 
This Guy’s in Love with You 


25''






Hugh Masekela
Grazing in the Glass


25''








Georgie Fame
The Ballad of Bonnie & Clyde


25''






Love Affaire
Everlasting Love


25''






Manfred Mann
Mighty Quinn 


25''






Esther & Abi Ofarim
Cinderella Rockefella


25''






The Beatles 
Lady Madonna


25''






Cliff Richard
Congratulations


25''






Louis Armstrong
What a Wonderful World


25''






Gary Puckett & The Union Gap
Young Girl 


25''






The Rolling Stones
Jumpin’ Jack Flash


25''






The Equals
Baby Come Back


25''








Johnny Hallyday
San Francisco


25''






Mireille Mathieu
La dernière valse


25''






The Moody Blues
Nights In White Satin


25''






Georgette Plana
Riquita, jolie fleur de Java


25''






Jacques Dutronc
Il est cinq heures, Paris s’éveille


25''






Les Irresistibles
My Year Is A Day


25''






Aphrodite’s Child
Rain & Tears


25''






Tom Jones
Delilah


25''






Mary Hopkin
Those Were The Days


25''






Peter Holm
Monia


25''








« Il est cinq heures, Paris s’éveille »
Jacques Dutronc

Dans ce tube, dont les paroles sont inspirées de la chanson Tableau de Paris à cinq heures du matin, écrite en 1802 par Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers, Jacques Dutronc et Anne Segalen, épouse de Jacques Lanzmann, parolier complice du chanteur, décrivent Paris et ses ouvriers déprimés un lendemain de fête. Mélange d’individualisme (5 heures, « C’est l’heure où je vais me coucher ») et de lecture sociale (« Les banlieusards sont dans les gares […] / Les ouvriers sont déprimés / Les gens se lèvent, ils sont brimés »), la chanson, désenchantée, passe en boucle sur l’ORTF et devient un hymne de rue.
Les paroles sont détournées par Jacques Le Glou, un producteur de cinéma engagé, qui va célébrer le Paris insurgé de 1830, 1848 ou de la Commune de 1871. Sur cet air et sur les barricades, on chante désormais : « Les 403 sont renversées / La grève sauvage est générale / Les Fords finissent de brûler / Les Enragés ouvrent le bal /Il est cinq heures, Paris s’éveille / Les blousons noirs sont à l’affût / Lance-pierres contre lacrymogènes / Les flics tombent morts au coin des rues / Nos petites filles deviennent des reines »


« Hey Jude »
The Beatles

En 1968, les Beatles sont un peu aux abonnés absents. Quand Martin Luther King est assassiné, en avril, ils sont en Inde, se perfectionnent dans le domaine de la méditation transcendantale et écrivent des chansons qui serviront de base pour leurs trois prochains albums et leur carrière solo. Revenus à Londres, ils enregistrent des démos avant de s’enfermer au studio EMI d’Abbey Road, entre la fin de mai et la mi-octobre, pour enregistrer ce qui devient l’album blanc, The Beatles.
Sorti en août 1968, Hey Jude marque le plus gros succès commercial des Beatles, avec 5 millions de ventes. C’est cette même année que John Lennon officialise son idylle avec Yoko Ono et met un terme à son mariage avec Cynthia Powell, dont il a un fils, Julian, tout juste âgé de 5 ans.
Le petit Julian, délaissé par son père, touche Paul Mc Cartney, qui noue une relation d’affection particulière avec lui. C’est cette affection qui est à l’origine de Hey Jude. McCartney était en chemin dans sa voiture pour rendre visite à Julian, il commença à fredonner une nouvelle mélodie avec comme refrain « Hey Julian », qu’il transforma après en « Hey Jules, don’t make it bad / Take a sad song and make it better ». Le temps d’arriver chez Julian, il avait écrit toute la chanson. Plus tard, en studio, les Beatles changèrent « Hey Jules » en « Hey Jude », parce que ça sonnait mieux.


« Revolution »
The Beatles

La face B du single Hey Jude est la première chanson ouvertement politique du groupe, loin de l’utopie hippie du All You Need Is Love de l’année précédente et de l’image de gendre idéal que chacun des quatre Beatles a donné depuis le début de leur carrière.
John Lennon puise son inspiration dans le climat international, politique et social, marqué par l’offensive du Têt au Vietnam, par la répression de la manifestation non violente à Londres, le 17 mars, contre la guerre du Viêt Nam devant l’ambassade des Etats-Unis, par les événements de mai 1968 à Paris et par l’assassinat de Martin Luther King.
Après la mort de leur manageur Brian Epstein, Lennon s’est senti autorisé à dire ce qu’il pensait de la guerre du Vietnam, comme il l’expliquait en 1970 au magazine Rolling Stone. Pour la version du 45 tours, les Beatles saturent leurs guitares et accélèrent le tempo du titre déjà enregistré pour leur double album. Lennon en conserve les paroles et s’interroge sur son attitude vis-à-vis des mouvements en cours, se demandant s’il faut compter sur lui ou non, sans parvenir à trancher. En 1980, il a la réponse : « Ne comptez pas sur moi, pour la violence. Je ne serai jamais sur une barricade, autrement qu’avec des fleurs. »
La nouvelle gauche s’est focalisée sur la teneur des paroles, accusant les Beatles de trahison, de dérive petit-bourgeoise.


« Jumpin’Jack Flash »
Rolling Stones

Les Rolling Stones ne se sont pas attardés sur le summer of love et l’ère psychédélique. Après l’expérience peu concluante de l’album Their Satanic Majesties Request (1967), ils se recentrent sur l’essentiel : leur amour pour le blues et le rock. Jumping Jack Flash annonce le son du prochain disque, Beggars Banquet, enregistré au printemps et au début de l’été 1968.
Si l’origine de la musique se trouve dans un riff de piano de Bill Wyman, les paroles de Jumpin’Jack Flash ont un rapport plus ou moins lointain avec les événements, évoquant le « feu croisé d’un ouragan » contrastant avec le « tout va bien » du refrain, l’ensemble est interprété sur un ton sarcastique, rarement entendu dans les enregistrements précédents des Stones.


« Street Fighting Man  »
Rolling Stones

Mais c’est surtout avec Street Fighting Man (ou encore Sympathy for The Devil, qui évoque la mort de Robert Kennedy, le 6 juin, en plein lors de l’enregistrement de ce titre), sorti sous forme de single, en août 1968, que le groupe se montre en phase avec le climat de son époque.
Le titre, écrit par Mick Jagger, s’inspire du début du mouvement étudiant à Paris et de la répression de la manifestation du 17 mars 1968 devant l’ambassade des Etats-Unis à Londres contre la guerre du Vietnam, dispersée par des policiers à cheval.
Les paroles de Street Fighting Man, enregistré en avril 1968, sont une ode à la contestation et aux manifestations de rue. Le titre est littéralement banni des ondes américaines après les violences qui ont émaillé les manifestations autour de la convention démocrate de Chicago, du 26 au 29 août 1968.

              
1968, une année en musique
En 1968, le monde change, la musique aussi. On l’écoute à l’aide de transistors, parfois à la télévision ou sur des tourne-disques, mais elle s’émancipe, se radicalise, se politise. La preuve en plus de 140 titres (et ce n’est pas fini).








 Pierre Bouvier

 Bernard Monasterolo 


      

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les balcons sont considérés comme des parties communes : ils font partie de l’ossature de l’immeuble, leurs dalles étant le prolongement des planchers des appartements. Mais qu’en est-il des garde-corps (appelés aussi garde-fous ou rambardes), ces barrières de protection des balcons ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ 
<article-nb="2018/05/15/19-10">
<filnamedate="20180515"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180515"><AAMMJJHH="2018051519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ A l’instar d’associations féministes, des élus LRM reprochent au gouvernement de reculer sur la répression des infractions sur mineurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Le texte de Marlène Schiappa sur les violences sexuelles suscite des réserves dans la majorité

A l’instar d’associations féministes, des élus LRM reprochent au gouvernement de reculer sur la répression des infractions sur mineurs.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 17h10
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Faut-il y voir une volonté d’émancipation ? Trois semaines après le vote de la loi asile-immigration, qui a suscité des divisions au sein de la majorité, une partie des députés La République en marche (LRM) et du MoDem critique cette fois le « manque d’ambition » du projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, examiné à l’Assemblée nationale, lundi 14 et mardi 15 mai.
En cause, l’article 2 du texte défendu par la ministre de la justice, Nicole Belloubet, et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, portant sur la « répression des infractions sexuelles sur mineurs ». A l’instar d’associations féministes et d’élus de l’opposition, plusieurs députés de la majorité reprochent au gouvernement d’avoir reculé sur ce point, après avoir affiché la volonté que toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans soit passible de poursuites pour viol ou agression sexuelle, estimant que le mineur devrait être considéré automatiquement comme non consentant. Une annonce après deux affaires, dont l’une au tribunal de Pontoise, où des fillettes de 11 ans avaient été déclarées consentantes par la justice.

        Lire aussi :
         

                Projet de loi Schiappa : plus de 250 personnalités lancent un appel pour retirer l’article 2 du texte



Mais devant le risque d’inconstitutionnalité d’une telle mesure, le gouvernement a finalement renoncé à instaurer une présomption de non-consentement. Au grand dam de la députée MoDem Nathalie Elimas, qui regrette que le texte soit loin de l’annonce initiale. « Le consentement d’un enfant pourra encore être questionné », a-t-elle déploré lundi, sur LCP. L’élue du Val-d’Oise craint que l’article 2 aboutisse à l’inverse du résultat recherché, avec des requalifications de viol (crime passible de vingt ans de prison) en atteinte sexuelle (délit passible de dix ans d’emprisonnement). « Oui, un viol est un crime ! », a affirmé à son tour le député MoDem de Vendée, Philippe Latombe, jugeant « inconcevable de considérer qu’un jeune mineur puisse avoir une relation “consentie” avec un majeur ».
Rappel à l’ordre
Face aux critiques, Mme Belloubet a assuré dans l’Hémicycle qu’au contraire, « les poursuites de viols seront facilitées en précisant les notions de contrainte morale et de surprise ». « Il n’y a aucun recul dans ce projet de loi, mais un renforcement de l’arsenal répressif », a abondé Laëtitia Avia (LRM). En commission, plusieurs députés de la majorité ont pourtant tenté de muscler le texte, en particulier l’article 2. Sur les 259 amendements qui ont été déposés au total, 67 ont été rédigés par des élus LRM – pour la plupart de manière individuelle, sans l’accord du groupe. Parmi eux, Annie Chapelier (Gard), Adrien Morenas (Vaucluse), Fabien Gouttefarde (Eure) ou Mireille Clapot (Drôme) ont ainsi réclamé de « renverser la charge de la preuve », pour que « l’agresseur » soit contraint d’« apporter la preuve du consentement des victimes et non plus l’inverse ».
Cette prise de liberté a suscité un rappel à l’ordre du président du groupe LRM, Richard Ferrand. Pour un pilier de la majorité, l’examen du texte asile-immigration, lors duquel des députés ont déposé leurs propres amendements ou se sont opposés au gouvernement, a « créé un précédent ». « Il faut trouver un équilibre entre le droit d’initiative de chaque parlementaire et le fonctionnement collectif de notre groupe », souligne le député LRM, Hugues Renson.

        Lire aussi :
         

                Violences sexistes et sexuelles : ce que contient le projet de loi






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Une trentaine d’élus macronistes réclament toujours une inflexion plus sociale, mais peinent à s’organiser.
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Chez les députés LRM, la grogne, pas encore la fronde

Une trentaine d’élus macronistes réclament toujours une inflexion plus sociale, mais peinent à s’organiser.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 15h50
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Sur le buffet ce soir-là, il y avait de la charcuterie et du vin. Delphine Bagarry, députée (La République en marche, LRM) des Alpes-de-Haute-Provence, avait pris les rênes de l’organisation. Réserver un salon de la questure, l’une de ces salles de réception à la disposition des parlementaires à l’Assemblée nationale ; convier les uns et les autres, et même Richard Ferrand, le patron du groupe LRM. Un moment de convivialité et de diplomatie dans un contexte moins festif. Ce mercredi d’avril, après l’apéritif, les élus s’apprêtaient à vivre leur troisième soirée de débat sur le projet de loi asile-immigration au cours de laquelle une vingtaine de « marcheurs » allaient minutieusement s’opposer à l’essentiel du texte présenté par le ministre de l’intérieur Gérard Collomb.
Sous les lustres de la questure, une partie de ces contestataires étaient là. Delphine Bagarry, donc, mais aussi, Martine Wonner, députée du Bas-Rhin, chevelure blonde électrique, et Stella Dupont, élue du Maine-et-Loire, lunettes rondes et carré court. Parmi eux, Sonia Krimi, celle par qui le vent de la contestation s’est levé, quand, dès le mois de décembre, la députée de la Manche a interpellé le ministre de l’intérieur dans l’Hémicycle sur la future loi. Un des rares hommes de la bande, Jean-Michel Clément, le doyen et seul élu sortant (Vienne), a également participé aux agapes, tout comme Sandrine Mörch (Haute-Garonne) ou encore Florence Granjus (Yvelines).
De relatifs anonymes dans cette majorité pléthorique, qui quelques jours plus tard, allaient se faire un nom en s’abstenant lors du vote du projet de loi. Autour du buffet, tous savaient que M. Clément voterait contre, provoquant sa mise à l’écart du groupe majoritaire, la ligne rouge fixée par Richard Ferrand à ses premiers récalcitrants.

Affranchis à la parole libérée
Aujourd’hui, ils font figure d’affranchis à la parole libérée, au-delà même de la question migratoire. « Avant on était là, dans l’Hémicycle,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le PDG de l’infrastructure ferroviaire insiste sur l’ampleur des efforts à faire dans le cadre de la réforme de l’entreprise publique.
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Patrick Jeantet : « SNCF Réseau va devoir dégager progressivement 1,3 milliard d’euros de productivité par an »

Le PDG de l’infrastructure ferroviaire insiste sur l’ampleur des efforts à faire dans le cadre de la réforme de l’entreprise publique.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 09h58
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Moins omniprésent que Guillaume Pepy dans les médias, Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau, est l’un des personnages-clés de la réforme ferroviaire. Il dirige cette infrastructure lestée de la fameuse dette de 47 milliards d’euros que le gouvernement s’est engagé à reprendre, au moins partiellement. Sujet d’intenses tractations entre l’exécutif et le groupe ferroviaire depuis plusieurs semaines, le modèle économique de SNCF Réseau est un des éléments qui pourraient débloquer le conflit. Le PDG détaille sa vision des changements à venir.
Une grève pénalisante
Il y a d’abord cette grève contre la réforme, qui contribue à fragiliser le système ferroviaire et singulièrement le réseau. Lundi 14 mai a été une journée sans cheminots. Lors de ce 18e jour de grève, la mobilisation a rebondi, avec 27,58 % de grévistes, soit le troisième taux le plus élevé en semaine depuis le début du mouvement par épisode, les 3 et 4 avril (33,9 % et 29,7 %). D’autre part, la journée a été marquée par une cinquantaine d’incidents et d’actes de malveillance. La SNCF a décidé de porter plainte.

« SNCF Réseau a, jusqu’ici, perdu 110 millions d’euros, estime M. Jeantet. Essentiellement en raison des péages ferroviaires non perçus. » Si l’immense planning de travaux de régénération du réseau accumule les retards, un autre problème, plus inattendu, lié à la grève, vient compliquer la tâche du gestionnaire d’infrastructure.
« Il faut savoir qu’au printemps, nos équipes préparent la saison des fortes chaleurs, explique le patron. Cela consiste à relâcher les contraintes dans le rail. Si on ne fait pas cela, lorsque les températures montent, les rails se déforment à cause de la dilatation de l’acier. Or, cette préparation va prendre du retard. L’ensemble des rails n’ayant pu être traités à temps, nous aurons, en juillet-août, davantage de ralentissements que d’habitude liés à ce point technique. »
« On...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ En 2017, le nombre d’agressions physiques déclarées a augmenté de 15 %, selon SOS Homophobie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 14/05/2018
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« Finissez-le, c’est un pédé » : plus d’un millier d’actes homophobes enregistrés en 2017

En 2017, le nombre d’agressions physiques déclarées a augmenté de 15 %, selon SOS Homophobie.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 18h36
    |

            Gaëlle Dupont








                        



                                


                            

Quatre ans après son agression, Jean-Paul, 54 ans, doit toujours voir un kiné pour soulager ses douleurs au dos. Et dans sa tête cela commence tout juste à aller mieux. « Une chose pareille, ça vous détruit », confie-t-il. Cette nuit de mars 2014, il a « failli y passer ».
Autour de minuit, à Montparnasse, après une soirée passée avec des amis dans un bar, il attend le dernier bus avec son compagnon. « On était super-amoureux, j’ai posé ma tête sur son épaule », raconte-t-il. Un passant lance : « C’est dégueulasse, bande de pédés ». « Je l’ai envoyé bouler », poursuit Jean-Paul, qui a souhaité conserver l’anonymat. C’est le début d’un déchaînement de violence. L’agresseur a une carrure imposante. Jean-Paul est poussé violemment, roule sur le capot d’une voiture et tombe de l’autre côté, avant d’être basculé par-dessus une balustrade. « Mon copain a été massacré, il a failli perdre un œil. » Ce dernier aura dix jours d’interruption temporaire de travail, Jean-Paul six.
Pendant la vingtaine de minutes qu’a duré l’agression, personne n’est venu en aide au couple. Ni le bus, arrivé au moment où les coups commençaient à pleuvoir, qui leur a fermé ses portes au nez. Ni le gérant d’une épicerie, qui a mis Jean-Paul dehors alors qu’il tentait de s’y réfugier. Ni les clients d’un restaurant, qui ont presque tous battu en retraite quand l’agresseur leur a lancé : « Finissez-le, c’est un pédé ! » La police a trouvé le couple et arrêté l’agresseur grâce à un appel passé par Jean-Paul au 17. Quelques semaines plus tard, l’homme était condamné à huit mois de prison dont trois ferme.
Le caractère homophobe de l’agression a été reconnu. C’est très important pour Jean-Paul. Il constate que les agressions sont nombreuses, par exemple dans le quartier gay du Marais qu’il fréquente. « Des types viennent voler et casser du pédé, explique-t-il. Les deux sont liés, car il y a beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Alors que les blocages d’université se réduisent, les étudiants opposés à la sélection à l’université ciblent les centres d’examens. Les universités doivent s’adapter. Certaines d’entre elles feront passer tous les examens en ligne.
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Mouvement étudiant : le blocage d’examens devient un moyen d’action

Alors que les blocages d’université se réduisent, les étudiants opposés à la sélection à l’université ciblent les centres d’examens. Les universités doivent s’adapter. Certaines d’entre elles feront passer tous les examens en ligne.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 11h57
    |

            Soazig Le Nevé, 
                                Caroline Pain, 
Séverin Graveleau et 
Eric Nunès








                        



                                


                            

Alors que le nombre de facultés paralysés par les étudiants opposés à la sélection à l’entrée de l’université est en baisse ces derniers jours, les blocages d’examens font office de nouveau moyen d’action dans une dizaine d’universités. Et obligent certaines d’entre elles à prendre des mesures draconiennes en annulant tous les partiels sur table comme à Nanterre ou à Lyon-II. Au moins 20 000 des 28 000 étudiants de cette université sont concernés par cette décision.
En début de matinée, quelque 300 d’entre eux avaient bloqué les deux campus, provoquant l’intervention des forces de l’ordre sur les quais du Rhône. Après s’être résolue à annuler ces partiels, la présidence de l’université a décidé de supprimer tous les examens sur table qui devaient se tenir jusqu’au 29 mai et de les remplacer par des « devoirs à la maison ».

Dans d’autres établissements, les partiels se tiennent mais avec une présence policière comme à l’université Grenoble-Alpes.

Rapport de force
Pour les étudiants mobilisés, les blocages d’examens à répétition, amorcés début mai, ne sont pas forcément une stratégie préméditée de longue date, mais un coup d’essai qui a fonctionné et qui est depuis répété. « Nous avons tenté un blocage des examens de licence à Rungis. Avec succès, raconte un militant de Nanterre qui participait lundi 14 mai au blocage d’un centre d’examen à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), l’opération a été reproduite à Arcueil, puis aujourd’hui à Saint-Ouen. [La ministre de l’enseignement supérieur] Frédérique Vidal affirme que les examens auront lieu, nous prouvons le contraire. »
Depuis l’évacuation du campus de Tolbiac, vendredi 20 avril, vécue comme une défaite par les occupants, l’objectif est de rétablir un rapport de force avec le gouvernement. « Macron a déclaré qu'“il n’y aura pas d’examens en chocolat”, en forçant la machine administrative à organiser les partiels, il veut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le médecin urgentiste Christophe Prudhomme juge que la mort de Naomi Musenga confirme plusieurs dysfonctionnements du SAMU.
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« Il faut prendre des mesures pour éviter que le drame du SAMU de Strasbourg ne se reproduise »

Dans une tribune au « Monde », le médecin urgentiste Christophe Prudhomme juge que la mort de Naomi Musenga confirme plusieurs dysfonctionnements du SAMU.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 08h41
    |

Christophe Prudhomme (docteur, porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France)







                        



                                


                            
Tribune. L’affaire du SAMU de Strasbourg est entre les mains de la justice, qui devra faire son travail. Cependant, les premiers éléments divulgués dans la presse pointent une faute individuelle de l’assistante de régulation médicale (ARM). Mais se limiter à ce niveau n’est pas suffisant car l’objectif, suite à un événement dramatique de ce type, est d’en faire l’analyse afin de prendre des mesures pour éviter qu’il ne se reproduise.

Au-delà des personnes, il est nécessaire d’analyser le système car tout travail est collectif, encore plus dans le domaine de l’urgence, où une chaîne d’intervenants doit se coordonner afin d’apporter une réponse adaptée à une détresse.

Un problème de formation
La première question qui se pose est : qui sont ces opérateurs et quelle est leur formation ? Au SAMU, ce sont des agents recrutés au niveau du baccalauréat, qui bénéficient d’une formation d’adaptation à l’emploi après leur embauche. Même si, dans de nombreuses professions de santé, une bonne partie de la formation s’effectue sur le tas par compagnonnage, on peut s’étonner que pour un métier à lourde responsabilité et à forte charge émotionnelle, il n’existe pas de formation initiale formalisée.
Même si la très grande majorité des ARM ont acquis des compétences qui leur permettent d’assurer correctement leur fonction, il est clair qu’il existe ici un véritable problème pour ceux qui débutent leur carrière. Nous proposons donc qu’un cursus de formation initiale à ce métier soit mis en place dans les meilleurs délais. Par ailleurs, il est essentiel que l’ensemble des personnels en poste puissent bénéficier d’une formation continue adaptée, car nous travaillons dans un environnement qui évolue rapidement, ce qui nécessite des mises à jour régulières.
le citoyen est un peu perdu et les appels arrivent de manière indifférenciée sur la plate-forme du 15 ou du 18
La deuxième question est celle de l’acheminement des appels....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Les coordonnées personnelles de trois salariées de l’hôpital de Strasbourg ont été diffusées sur Twitter par un compte connu pour diffuser de fausses informations.
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Affaire Naomi Musenga : trois opératrices du SAMU mises en cause à tort victimes de harcèlement

Les coordonnées personnelles de trois salariées de l’hôpital de Strasbourg ont été diffusées sur Twitter par un compte connu pour diffuser de fausses informations.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 19h17
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 23h36
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Un compte Twitter anonyme, connu pour diffuser de nombreuses fausses informations, a mis en ligne, jeudi 10 mai, deux tweets publiant l’identité de trois opératrices salariées de l’hôpital de Strasbourg qui se seraient moquées de Naomi Musenga, jeune femme morte peu après son appel au SAMU, le 29 décembre 2017.

   


Noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone… mais aussi photographies non floutées des enfants de l’une d’entre elles : toutes les coordonnées des femmes désignées par le compte Twitter ont été livrées en pâture sur les réseaux sociaux aux internautes. Des milliers de commentaires haineux et insultants ont été associés aux noms des trois opératrices citées par les tweets.
Aucune de ces femmes n’est l’opératrice qui avait reçu l’appel
Ces trois femmes incriminées par les tweets sont bien opératrices pour le SAMU, mais aucune d’entre elles n’est celle qui avait répondu à Naomi Musenga le 29 décembre 2017 — une information confirmée tant par l’hôpital de Strasbourg que par la gendarmerie locale, contactés par Le Monde.

   


Ces tweets accusant les trois opératrices ont été partagés des milliers de fois, provoquant appels au meurtre et à la vengeance. « J’ai reçu des milliers de messages privés me traitant de facho, souhaitant que je meure, que je souffre », se plaint, effrayée, Emilie L.
Craignant pour sa vie, Céline, dont des photos de famille ont été dévoilées sur Twitter, a dû déménager en urgence et déscolariser ses enfants. Au téléphone, Sylvie, qui a subi le même traitement, pleure en évoquant ses deux heures de sommeil par nuit, ses réveils en larmes, la frayeur qui la tenaille. De son côté, son mari craint pour sa sécurité lorsqu’elle sort seule.
« C’est tellement injuste »
Les trois victimes blâment d’une seule voix l’immobilisme de l’hôpital qui, en dépit de ses promesses, n’a toujours pas publié de communiqué pour innocenter ses trois employées. « On se sent abandonnées, dit Emilie. On a énormément de peine pour la famille de Naomi, mais on n’y peut rien, c’est tellement injuste. »
Malgré d’innombrables signalements, dont certains émanant de la police ou de la gendarmerie, le compte malveillant est resté actif jusqu’à dimanche 13 mai, avant d’être enfin désactivé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les autorités sanitaires retirent de la vente l’ensemble des reblochons de la marque savoyarde, après la contamination d’enfants par la bactérie « Escherichia coli ».
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L’ensemble des reblochons produits par la fromagerie Chabert rappelés

Les autorités sanitaires retirent de la vente l’ensemble des reblochons de la marque savoyarde, après la contamination d’enfants par la bactérie « Escherichia coli ».



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h59
   





                        



   


Les autorités sanitaires ont décidé, lundi 14 mai, de retirer de la vente et de rappeler l’ensemble des fromages reblochons entiers au lait cru fabriqués et commercialisés par la fromagerie Chabert. Ces fromages ont été jugés responsables de la contamination par la bactérie Escherichia coli de sept enfants âgés d’un an et demi à 3 ans. Six d’entre eux ont été hospitalisés la semaine dernière.
L’un d’eux était toujours à l’hôpital lundi, selon Santé publique France, qui expliquait que le bilan était inchangé. Les autorités poursuivent néanmoins la surveillance des syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) pour détecter d’éventuels nouveaux cas en lien avec cette consommation.
Toutes les enseignes concernées
L’ensemble des enseignes de distribution est concerné par cette procédure de rappel par « précaution ». Les reblochons fabriqués à Cruseilles (Haute-Savoie) sont notamment vendus sous les marques Chabert, Nos régions ont du talent (Leclerc), Reflets de France (Carrefour) et Itinéraire des saveurs (Intermarché).
Dès vendredi, les centres E. Leclerc avaient annoncé qu’ils procédaient au rappel de ce reblochon AOP, à la suite de « plusieurs cas » d’intoxication alimentaire « grave » par la bactérie E. coli 026, ayant provoqué plusieurs complications rénales chez six enfants.
Gastro-entérites et complications rénales
La bactérie Escherichia coli O26 : H11 peut entraîner, dans la semaine qui suit la consommation d’un produit contaminé, des gastro-entérites, éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique).
Les personnes qui auraient consommé les produits concernés et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant et à lui signaler cette consommation et la nature du germe contaminant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Pendant que le débat public se déroule en Guyane autour du projet de mine à ciel ouvert « Montagne d’or », éléments d’éclairage sur la pollution des mines d’or.
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Mines d’or et pollution : pourquoi le projet « Montagne d’or » en Guyane est contesté

Pendant que le débat public se déroule en Guyane autour du projet de mine à ciel ouvert « Montagne d’or », éléments d’éclairage sur la pollution des mines d’or.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 16h29
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


Alors qu’un débat public est ouvert jusqu’au 7 juillet pour « Montagne d’or », un projet de mine d’or à ciel ouvert en Guyane, les critiques se multiplient contre ce projet porté par le consortium russo-canadien Nordgold-Columbus Gold. Des voix s’élèvent au sein de la population, mais aussi chez les associations écologiques, dont le WWF, et certains responsables politiques.
Le député européen Yannick Jadot a, par exemple, dénoncé « une catastrophe », le 11 mai sur France Info. De son côté, Emmanuel Macron y est favorable. En 2015, alors ministre de l’économie, il plaidait déjà pour une augmentation de l’activité aurifère en Guyane.
La construction est prévue de 2019 à 2021, sous réserve d’autorisations, pour une production d’environ 6,7 tonnes par an, de 2022 à 2034. Explication en trois points.

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                Macron soutient la controversée « Montagne d’or »



1. Risque élevé de déversement de cyanure dans la nature
Pour exploiter une mine d’or, il faut, en l’état des avancées technologiques, utiliser du cyanure. Ce composant chimique est tellement toxique que les députés européens ont demandé, sans succès, à la Commission européenne, via deux résolutions votées en mai 2010 et avril 2017, d’interdire le cyanure dans l’industrie minière des Etats membres. Les risques pour l’environnement se situent essentiellement au stade du transport, du stockage et du recyclage du cyanure.
Le cyanure permet notamment de rendre soluble l’or par « lixiviation » – ou dissolution chimique permettant d’extraire d’un minerai les métaux et minéraux de valeur. Après lixiviation, l’eau et les boues contaminées au cyanure sont stockées dans des bassins de rétention. En cas de débordement, à cause de fortes pluies par exemple, ou de rupture de digue, le cyanure est alors déversé dans la nature. « La présence de larges quantités de boue liquide, chargées en produits dangereux derrière des digues peut avoir des effets désastreux pour l’environnement en cas de fuite ou de rupture de ces digues », rappelle le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans un rapport de 2013.
L’accident le plus emblématique reste la rupture du barrage de la mine d’or de Baia Mare en Roumanie, en 2000. Il s’agit de la plus grande catastrophe écologique en Europe de l’Est depuis Tchernobyl. L’eau polluée, qui a tué des milliers de poissons, s’est déversée dans les rivières locales avant de gagner le Danube, pourtant à plusieurs centaines de kilomètres de distance. « Au moins 25 ruptures de digue ont eu lieu depuis 2000 dans le monde », recense l’ONG allemande Sauvons la forêt.
Le projet guyanais a la particularité de se situer à proximité de deux réserves biologiques intégrales, rappelle le WWF.

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                En Guyane, un projet minier « à contretemps de l’histoire »



2. Déforestation
Les projets de mine d’or sont source de déforestation. En 2015, des chercheurs de l’université de Porto Rico ont alerté sur le lien entre l’accélération de la déforestation des forêts humides d’Amérique du Sud et l’extraction aurifère. « La déforestation était significativement plus élevée au cours de la période 2007-2013, et cela était associé à l’augmentation de la demande mondiale d’or après la crise financière internationale », écrivent-ils.
Mais ce lien de causalité inclut l’orpaillage, ou recherche artisanale de l’or à petite échelle, souvent pratiqué dans l’illégalité. Une étude portant sur une zone de 600 000 kilomètres carrés, de l’Etat brésilien d’Amapá au Guyana en passant par la Guyane française et le Surinam, démontre que les cours mondiaux de l’or déterminent l’ampleur de la déforestation liée à l’orpaillage. « Lorsque le cours de l’or était en deçà de 400 dollars l’once, voici une quinzaine d’années, environ 2 000 hectares de forêts étaient annuellement déforestés par l’orpaillage. Quand il a flambé, pour atteindre 1 600 dollars l’once en 2011-2012, cette déforestation a atteint près de 9 000 hectares par an », pointent les chercheurs du Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad), du CNRS et de l’université de Guyane.

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                Au cœur des mines d’or sauvages du Brésil



Les défenseurs du projet guyanais prédisent que la future mine facilitera la lutte contre l’orpaillage illégal, sans toutefois convaincre les opposants. Ces derniers estiment que ces deux éléments n’ont aucun rapport entre eux.
Dans le cas guyanais, le projet de 800 hectares implique de déboiser 374 hectares de forêt primaire ainsi que 200 hectares supplémentaires pour construire la ligne haute tension qui alimentera la mine en électricité. La superficie de la forêt primaire à déboiser représente l’équivalent de 820 terrains de football.
3. Dépenses d’eau et d’énergie
Comme toutes les industries minières, les mines d’or utilisent beaucoup d’eau. Dans le monde, une grande partie des mines d’or sont situées dans des zones de « stress hydrique » (en situation de pénurie d’eau). Par exemple, l’Australie compte parmi les principaux pays producteurs d’or alors qu’elle souffre déjà d’un stress hydrique important. Au Pérou, le projet de mine d’or et de cuivre de l’américain Newmont a été suspendu en 2012 après que la population a protesté, compte tenu du risque de pollution de l’eau, mais aussi de manque d’eau pour les habitants.
Pour le projet guyanais, « en moyenne, 140 000 litres d’eau par heure sont nécessaires », calcule l’association Sauvons la forêt.
Les besoins électriques de la mine s’élèveront, quant à eux, à 20 MW, soit 8,5 % de la consommation électrique totale de la Guyane, calcule le site Novethic. Par ailleurs, 142 millions de litres de fuel seront nécessaires sur les douze années de vie du projet.


Pour aller plus loin :

Projet de mine d'or en Guyane, dossier du maître d’ouvrage.
« Plateau des Guyanes : les cours mondiaux de l’or déterminent l’ampleur de la déforestation », dans la revue Etude du Cirad, 2017 (2017).
«  10 ans d’opération Harpie contre l’orpaillage illégal », dans la revue  ministère des Armées, 2018 (2017).


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La pandémie qui, depuis trente ans, décime les amphibiens sur tous les continents, est partie de Corée et s’est répandue à la faveur du commerce mondial.
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Le champignon tueur de grenouilles venait de Corée

La pandémie qui, depuis trente ans, décime les amphibiens sur tous les continents, est partie de Corée et s’est répandue à la faveur du commerce mondial.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h12
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Les investigations scientifiques n’ont rien à envier aux enquêtes policières. L’annonce, jeudi 10 mai, dans la revue Science, de l’origine du terrible champignon qui dévaste les populations d’amphibiens depuis quelques décennies, en apporte une preuve éclatante. Vingt ans après l’identification de Batrachochytrium dendrobatidis, plus communément baptisé « Bd », une équipe internationale a établi que le pathogène était parti de Corée avant de muter et de conquérir le monde au cours du XXe siècle. Forts des informations recueillies, les chercheurs relèvent la responsabilité du commerce mondial et réclament un arrêt des importations de grenouilles, crapauds et autres salamandres en provenance d’Asie.
Jusqu’ici, l’histoire de cette terrible pandémie – qui contribue à faire des amphibiens le groupe animal le plus menacé, selon l’Union internationale de protection de la nature – restait mystérieuse. D’où était-elle partie ? Comment et quand s’était-elle répandue ? Afrique, Amérique du Sud ou du Nord, Japon et Asie du Sud-Est avaient été envisagés. Quant à la date d’apparition de la souche la plus virulente du pathogène, certains généticiens la jugeaient récente (quelques décennies), d’autres très ancienne (jusqu’à 26 000 ans).
Pour mettre tout le monde d’accord, Matthew Fisher, de l’école de santé publique de l’Imperial College de Londres, a rassemblé 56 scientifiques issus de 38 laboratoires et s’est lancé dans une vaste entreprise de collecte d’échantillons à travers le monde. Un travail de bénédictins. « Nous sommes partis deux semaines en Guyane, dans des régions évidemment très difficiles d’accès, raconte Claude Miaud, de l’université de Montpellier. Nous avons capturé 250 amphibiens, recueilli par frottis le mucus que nous avons mis en culture dans 500 boîtes de Petri. Mais tous les animaux ne sont pas infectés et la culture ne marche pas toujours… Nous n’avons finalement pu exploiter que… trois échantillons. »

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Sursaut d’inscriptions aux concours de l’ENA

Après plusieurs années de baisse, l’Ecole nationale d’administration a attiré près de 11 % de candidats supplémentaires en vue de la session 2018.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 14h16
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 14h25
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Cent quarante-neuf candidats de plus : c’est le bilan des inscriptions aux concours 2018 de l’Ecole nationale d’administration, dont les épreuves écrites commenceront le 20 août.
Cette hausse de 10,9 % sonne comme un signal positif pour l’établissement, sis à Strasbourg, qui souffre d’une image tenace d’élitisme et a vu chuter de plus de 8 % entre 2010 et 2017 le nombre de candidats à ses trois concours (concours externe, réservé aux étudiants ; concours interne, réservé aux fonctionnaires ; troisième concours, réservé aux salariés du privé ou du secteur associatif).
La session 2018 enregistre 1 517 dossiers de candidature, contre 1 398 en 2017. C’est le 3e concours qui bénéficie du plus fort regain d’intérêt, avec 34,3 % de candidats supplémentaires pour la session 2018. Un sursaut, alors que c’est cette troisième voie qui accusait la plus forte baisse l’an dernier (de 169 à 108 candidats).

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Des trois concours, l’interne est celui qui semble le moins en vogue, même si la session 2018 verra se présenter 4,1 % de candidats de plus que l’an dernier (350 au total). Le nombre de fonctionnaires séduits par le concours de l’ENA est en baisse de 12,5 % entre 2010 et 2018.
Quant au concours externe, qui fournit le gros des troupes, il totalise 1 022 candidatures, en hausse de 10,6 % par rapport à 2017. Un score qui s’approche des records atteints en 2013 et 2016 où, respectivement 1 108 et 1 096 candidats s’étaient présentés.
Saluant ce bilan dans un communiqué, l’ENA fait un lien direct avec sa « campagne de recrutement » — toute première du genre — lancée au début d’avril sur les réseaux sociaux avec pour slogan « Sautez le pas ».

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Une première victoire, même s’il est trop tôt pour conclure que le pari du directeur de l’école sera tenu : au-delà du nombre, Patrick Gérard souhaite surtout « davantage encore voir augmenter la diversité des origines et des parcours ». A ce stade, l’école ne fournit aucun détail sur le profil des nouveaux candidats.

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