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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le gouvernement français a relancé, mardi, son offre de « partenariat élargi » à la Belgique pour remplacer ses avions de combat par des Rafale.
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Paris améliore son offre pour remplacer les avions de combat de l’armée belge

Le gouvernement français a relancé, mardi, son offre de « partenariat élargi » à la Belgique pour remplacer ses avions de combat par des Rafale.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 18h27
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le gouvernement français relance son offre de « partenariat élargi » à la Belgique pour le renouvellement de ses avions de combat, soit un marché de 34 appareils, estimé à ce stade à quelque 3,6 milliards d’euros. Une délégation du cabinet de Florence Parly, la ministre française des armées, a précisé, détaillé et amplifié, mardi 15 mai, son offre à la défense belge pour le remplacement de ses actuels F-16 américains.
Deux agences gouvernementales, celle des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui représentent respectivement Lockheed Martin (pour le F-35) et le consortium Eurofighter (pour le Typhoon), ont déposé une offre en février. Le gouvernement français avait, lui, choisi une autre voie, celle d’un projet à multiples facettes s’écartant du cahier des charges et de la grille d’évaluation fixés initialement par le gouvernement belge. Il s’articule autour du Groupement d’intérêt économique (GIE) Rafale – Dassault Aviation avec Thales et Safran avec une offre d’acquisition du Rafale, désormais assortie de divers compléments.
Paris a insisté, mardi, sur « la dimension politique » de son plan. Divers projets d’association sont proposés à Bruxelles. Pour de futures opérations, l’entraînement des pilotes, la mise en commun de diverses capacités, la mutualisation de simulateurs ou pièces de rechange, etc. La défense belge se voit également offrir l’option d’un partage de la capacité aéronavale de la France, et donc la possibilité d’opérer aussi à partir de porte-avions à l’avenir. La Belgique verrait aussi son accès à l’espace aérien français élargi, pour des exercices et des missions d’entraînement.

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« Aucun chantage à la clé »
Le projet souligne la nécessité d’une prise en compte du développement de l’Europe de la défense, dans le cadre notamment du système de combat aérien du futur, un projet franco-allemand, placé sous le leadership de Paris mais qui pourrait être élargi à la Belgique.
Dans le domaine clé des retombées industrielles, le consortium Eurofighter chiffre son offre à quelque 19 milliards d’euros et 6 000 postes de travail. Lockheed Martin est plus évasif mais insiste sur sa longue expérience en Belgique. La France fait de même et projette différents investissements dans les trois régions du royaume, en rappelant que la coopération industrielle dans le domaine aéronautique entre les deux pays dégage actuellement un chiffre d’affaires annuel de 800 millions d’euros.
« Un montant qui pourrait être augmenté », a-t-il été précisé à la partie belge. Et réduit si le gouvernement de Charles Michel ne choisissait pas le Rafale ? « Il n’y a aucun chantage à la clé, mais dans l’industrie un chiffre d’affaires n’est jamais garanti », souligne un expert.
« Heureuse » d’avoir pu présenter officiellement son projet, la délégation française attend désormais la décision belge. Censée tomber en juillet, celle-ci sera plus que vraisemblablement retardée, compte tenu notamment de divisions au sein de la coalition du libéral francophone Charles Michel et d’une polémique impliquant le ministre de la défense, le nationaliste flamand Steven Vandeput.

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Certains de ses rivaux affirment qu’il aurait volontairement négligé, pour favoriser le choix rapide du F-35, un rapport indiquant que la durée de vie des appareils actuels de l’armée pouvait être prolongée. Le ministre, appuyé par un audit officiel, nie avoir été informé de l’existence d’une telle étude.
Manifestement hostile à la procédure « parallèle » choisie par Paris et réputé favorable au choix de l’appareil américain, M. Vandeput ne semble plus en mesure, aujourd’hui, de faire pencher seul la balance. D’autant qu’au sein de la coalition et du parti du premier ministre, des voix se font entendre pour que la décision finale ne tombe qu’après un examen en profondeur des différents projets. Et d’une prise en compte de la dimension européenne du choix qui sera opéré, quitte à déplaire à l’administration américaine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La justice russe l’a reconnu coupable d’avoir organisé le 5 mai une manifestation non autorisée, deux jours avant l’investiture de Vladimir Poutine.
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L’opposant russe Alexeï Navalny condamné à trente jours de détention

La justice russe l’a reconnu coupable d’avoir organisé le 5 mai une manifestation non autorisée, deux jours avant l’investiture de Vladimir Poutine.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 18h09
   





                        



   


Une semaine après le début du quatrième mandat de Vladimir Poutine à la tête de la Russie, son principal opposant se prépare à retourner en prison. Alexeï Navalny a été condamné mardi 15 mai à trente jours de détention pour avoir organisé une manifestation deux jours avant l’investiture de l’homme fort du Kremlin.
Après environ cinq heures d’audience, le juge Dmitri Gordeïev a reconnu M. Navalny « coupable en vertu de l’article 20.2 » sur l’organisation de manifestations non autorisées. L’opposant doit aussi être jugé mardi pour avoir « désobéi aux forces de l’ordre ». Il pourrait ne pas être incarcéré dès mardi en fonction d’un éventuel appel.
Habitué des tribunaux
Coutumier des procès, Alexeï Navalny, 41 ans, a multiplié ces derniers mois les manifestations pour faire pression sur le Kremlin, après avoir été déclaré inéligible à l’élection présidentielle du 18 mars, remportée sans surprise par Vladimir Poutine.
Ces rassemblements ont attiré notamment de nombreuses jeunes personnes, qui partagent abondamment sur les réseaux sociaux ses enquêtes sur la corruption des élites. Sous le slogan « Pas notre tsar », l’opposant avait appelé le 5 mai ses partisans à sortir dans les rues. Des milliers de personnes avaient alors manifesté dans de nombreuses villes du pays.

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Alexeï Navalny avait lui-même été interpellé à Moscou lors d’une manifestation émaillée de heurts entre ses partisans et des personnes en treillis qui scandaient des slogans pro-Kremlin. La police avait dispersé le rassemblement en employant la force.
En octobre, l’opposant avait déjà été condamné à vingt jours de détention pour appels à des manifestations non autorisées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le président russe a pris le volant d’un camion orange pour traverser l’ouvrage de dix-neuf kilomètres, construit en à peine trois ans. Un pont que l’Union européenne considère comme une violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Depuis trois ans, le pays est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.
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Compte rendu

Au Burkina, un préfet abattu dans le nord par des djihadistes présumés

Depuis trois ans, le pays est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 15.05.2018 à 17h34

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        Mis à jour le 15.05.2018 à 17h50






    
Une opération de recherche de groupes armés terroristes, dans le nord du Burkina Faso, à la frontière avec le Mali, le 6 mars 2016.
Crédits : Sophie Garcia/Hanslucas.com


Le préfet d’Oursi, une localité du Burkina Faso frontalière du Mali, a été tué dans la nuit du lundi 14 mai par des djihadistes présumés, a-t-on appris de sources sécuritaires. « Des individus armés ont abattu le préfet d’Oursi, Patrick Kaboré, chez lui et son domicile [de fonction] a également été incendié », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

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« L’attaque s’est déroulée aux environs de 23 heures [locales et GMT], mais c’est plus tard que le corps du préfet a été retrouvé non loin de sa résidence », a précisé cette source. « Un ratissage est en cours pour appréhender les individus » dont l’identité et le nombre n’ont jusque-là pas été déterminés, a indiqué une source policière, selon laquelle « il s’agit sûrement de djihadistes » qui sévissent dans la zone.
Des opérations de ratissage
Selon des sources concordantes, la résidence du préfet, officier de police de formation, en poste depuis juillet 2016, avait déjà été la cible d’une attaque en mars. Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières dans le nord du pays.

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Un bilan officiel a fait état de 133 morts dans 80 attaques dans cette région. A quoi s’ajoutent trois attaques djihadistes qui ont frappé la capitale, Ouagadougou, en deux ans, et qui ont fait au total près de 60 morts. Ces derniers mois, une centaine de personnes ont été interpellées et des engins explosifs ont été neutralisés au cours d’opérations de ratissage dans les régions de l’est et du nord du Burkina Faso en proie à ces attaques djihadistes.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le chef des Forces démocratiques alliées, un groupe islamiste visant à renverser le président Museveni, est accusé de massacres en Ouganda et en RDC.
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Décryptage

Le procès du djihadiste Jamil Mukulu, un test pour la justice ougandaise

Le chef des Forces démocratiques alliées, un groupe islamiste visant à renverser le président Museveni, est accusé de massacres en Ouganda et en RDC.

Par                                            Gaël Grilhot (contributeur Le Monde Afrique, Kampala)




LE MONDE
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        Le 15.05.2018 à 17h04

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        Mis à jour le 15.05.2018 à 17h17






    
Le chef rebelle Jamil Mukulu à son arrivée à la Haute Cour ougandaise, à Kampala, le 14 mai 2018.
Crédits : ISAAC KASAMANI / AFP


« Je ne suis pas un meurtrier, ce sont eux. » Dès sa sortie du bus pénitentiaire, lundi 14 mai à Kampala (Ouganda), Jamil Mukulu a donné le ton de sa ligne de défense. Le chef et fondateur, en 1995, de la rébellion islamiste des Forces démocratiques alliées (ADF) semble ne pas avoir abdiqué. Dans la salle de la Haute Cour où se tient son avant-procès, au milieu d’une trentaine de co-accusés menottés, il écoute avec attention, prend des notes et sourit même parfois aux commentaires de la juge. La procédure vise à déterminer si un procès doit se tenir et quelles charges – crimes contre l’humanité ? terrorisme ? – seront retenues.

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C’est l’une des premières fois que Jamil Mukulu apparaît publiquement depuis son extradition de Tanzanie, peu après son arrestation, en 2015, en possession d’au moins neuf passeports. Le numéro un des ADF y vivait alors une double vie de revendeur de voitures, tout en continuant, selon les autorités, à diriger l’organisation qu’il avait fondée vingt ans auparavant.
Absence de preuves recevables
Né chrétien, Jamil Mukulu s’est converti à l’islam dans les années 1980, choisissant de suivre la voie du Tabligh, une branche rigoriste d’origine indienne bien implantée en Ouganda. Après une formation théologique au Pakistan et au Soudan, il revient à la fin des années 1980 et s’engage politiquement, dénonçant la marginalisation dont font preuve à ses yeux les musulmans. Emprisonné au début des années 1990, il est libéré en 1995, rejoint ses compagnons et fonde les ADF avec pour objectif de renverser le régime du président Yoweri Museveni.
Son organisation sera accusée de multiples exactions commises dans l’ouest de l’Ouganda, dont l’attaque du lycée technique de Kichwamba, à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), qui a fait plusieurs dizaines de tués. Les ADF sont finalement chassés par l’armée ougandaise et se réfugient dans l’est de la RDC, où ils ont été – et sont toujours – accusés de massacres et d’enlèvements de civils.

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Le dossier est lourd, mais pour qu’il y ait procès, en droit anglo-saxon, il faut qu’il y ait des preuves recevables. Et lors de la première audience de cet avant-procès, l’accusation n’a pas été en mesure de fournir les siennes. Elle a demandé un report de quinze jours afin d’examiner de nouveaux éléments arrivés récemment de Tanzanie, ce qui a donné lieu à une première passe d’armes avec la défense. Certains prévenus étant en détention depuis trois ans, l’accusation a selon elle eu tout le temps nécessaire pour rassembler les preuves. « Le processus d’enquête n’a jamais été transparent », dénonce Caleb Alaka, l’un des avocats de Jamil Mukulu.
Pour Kristof Titeka, chercheur à l’université d’Anvers et spécialiste des ADF, cette absence d’éléments à charge n’est pas une surprise. « Dans le passé, le gouvernement n’a pas été en mesure de présenter la preuve de l’implication des ADF et de Mukulu dans l’assassinat d’imams [un des crimes qui leur sont reprochés], il reste donc à voir s’ils ont assez de preuves maintenant. » Mais Kristof Titeka en doute. « Même si les ADF ont effectivement été et continuent d’être une menace réelle, l’Etat les a souvent utilisés comme boucs émissaires. Depuis les années 1990, quand l’intervention ougandaise en RDC a été justifiée comme une attaque contre les ADF, jusqu’à aujourd’hui. »
« Des détenus ont été torturés »
Maria Burnett, directrice associée à Human Rights Watch pour l’Afrique, ne s’inquiète pas outre mesure de l’allongement de la procédure devant la division des crimes internationaux de la Haute Cour. « Nous avons déjà observé de longs délais dans d’autres affaires portées devant cette juridiction », estime-t-elle, mais ce qui est essentiel, c’est que « la défense comprenne les accusations à son encontre et puisse les mettre en cause ». Selon elle, c’est « un nouveau test » pour la justice ougandaise.

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Une défense déjà particulièrement à l’offensive sur certaines questions gênantes. « Plusieurs détenus ont affirmé avoir été torturés », déclare Ladislaus Rwakafuzi, un autre avocat de la défense. « D’autres se sont vu proposer une amnistie s’ils signaient des déclarations et plusieurs ont été incités à dénoncer leurs codétenus. Tout est faussé ! », s’indigne-t-il, tout en dénonçant les difficultés des avocats pour s’entretenir en privé avec leurs clients.
Dans la salle, certains prévenus prient, un petit Coran entre les mains. Jamil Mukulu, lui, discute et plaisante avec ses voisins. La juge met fin à cette première journée de débats en accédant à la requête de l’accusation : le procès est ajourné au 28 mai. A la sortie de la Haute Cour, Jamil Mukulu réaffirme sa ligne de défense, clamant : « Les meurtriers sont dehors et vous le savez. Arrêtez d’être naïfs ! »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La France se met à disposition de l’OTAN pour contribuer à ses opérations de cyberdéfense, a déclaré la ministre Florence Parly mardi.
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édition abonné


L’armée française va établir sa doctrine cyber-offensive

La France se met à disposition de l’OTAN pour contribuer à ses opérations de cyberdéfense, a déclaré la ministre Florence Parly mardi.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h51
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

La France peaufine sa cyberdéfense, à l’heure où l’OTAN veut investir davantage dans cette priorité collective. Un nouveau centre des opérations cyber est en cours d’installation au sein de l’état-major des 28 alliés à Mons, en Belgique, et depuis le « pacte cyber » décidé en 2016 par les 28 Etats membres, « presque tous les alliés ont amélioré leurs cyberdéfenses », a souligné mardi 15 mai le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, à Paris. « La France ouvre la voie, en investissant 1,6 milliard d’euros et en recrutant des milliers d’experts supplémentaires », a-t-il ajouté. 
« La France soutient la mise en place d’un mécanisme permettant aux nations d’apporter volontairement des effets cyber, dans le cadre des missions et opérations de l’Alliance », a déclaré la ministre des armées Florence Parly. En ce domaine, « notre première vulnérabilité, c’est la fragilité de notre gouvernance commune », a-t-elle souligné.
De son côté, selon nos informations, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, a demandé à son commandement cyber de préciser, d’ici à l’été, la doctrine de la lutte offensive menée dans ce domaine en appui des opérations militaires. Le document, à usage interne, posera les principes de la cyberguerre : comment l’intégrer dans la manœuvre militaire globale et quels effets en attendre.
4 000 « cybercombattants » en 2025
La doctrine avait été esquissée fin 2016 par Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la défense. « En temps de guerre, l’arme cyber pourra être la réponse, ou une partie de la réponse, à une agression armée, qu’elle soit de nature cyber ou non, avait-il exposé. Nos capacités cyber-offensives doivent donc nous permettre de nous introduire dans les systèmes ou les réseaux de nos ennemis, afin d’y causer des dommages, des interruptions de service ou des neutralisations temporaires ou définitives, justifiées par l’ouverture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Responsables politiques de droite et de gauche dénoncent l’usage de la force par l’armée israélienne. La gauche exhorte le gouvernement français à sortir d’« une diplomatie molle ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Après Gaza, les réactions politiques se multiplient en France

Responsables politiques de droite et de gauche dénoncent l’usage de la force par l’armée israélienne. La gauche exhorte le gouvernement français à sortir d’« une diplomatie molle ».



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h47
   





                        



   


Au lendemain de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis 2014, avec au moins 58 morts et plus de 1 350 blessés, la plupart par les balles de l’armée israélienne, des voix se sont élevées au sein de la classe politique française pour dénoncer l’emploi de la force par l’armée israélienne.
Dans un communiqué publié lundi 14 mai soir par l’Elysée, Emmanuel Macron a « condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants » palestiniens à Gaza, lors d’entretiens téléphoniques avec son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, et avec le roi de Jordanie, Abdallah II.
« Sortir de cette diplomatie molle »
Une réaction jugée insuffisante par une partie de la gauche française, d’autant qu’un premier communiqué émanant du ministère des affaires étrangères s’était contenté « d’appeler l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité afin d’éviter un nouvel embrasement ».

https://t.co/gAaffQe6dy— JY_LeDrian (@Jean-Yves Le Drian)


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Sur Twitter, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exhorté la France à « condamner les massacres à Gaza », ainsi qu’à « convoquer l’ambassadrice d’Israël à Paris pour qu’elle s’explique ». Très remonté, le député du Parti communiste français (PCF) Pierre Dharréville a aussi dénoncé l’action du gouvernement français et, jugeant qu’il fallait « sortir de cette diplomatie molle », a appelé à « des condamnations franches, qui ont beaucoup tardé de la part de l’exécutif de notre pays ».

La France doit condamner les massacres à #Gaza. L'ambassadeur d'Israël à Paris doit être convoqué à l'Élysée pour s… https://t.co/f9mEXuAnai— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


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Dénonçant à son tour une « diplomatie naïve », Sébastien Jumel, également député du Parti communiste français, a ajouté que « la France d[evai]t jouer son rôle pour redonner du sens à une logique de paix ». A l’instar de Jean-Luc Mélenchon, la convocation par la France de l’ambassadrice d’Israël en France « aurait du sens » à ses yeux.

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Les Etats-Unis « jettent de l’huile sur le feu »
Interrogé sur RTL, l’ancien socialiste Benoît Hamon a lui aussi dénoncé, mardi, l’« usage de la force totalement disproportionné de la part du gouvernement israélien, soutenu par les Etats-Unis, contre des manifestants non armés ».

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Le fondateur du mouvement Génération-s a fustigé les décisions du président américain, Donald Trump, « directement responsable d’un bain de sang, avec le gouvernement israélien de Benyamin Nétanyahou », et a encouragé les Européens à « reprendre le chemin de l’action » et à cesser d’être les « supplétifs de la stratégie américaine ». M. Hamon suggère à la France et à l’Union européenne de « reconnaître l’Etat de Palestine. »

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Déplorant de la « décision incendiaire du président Trump d’installer à Jérusalem la capitale d’Israël », Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs Les Républicains (LR) a lui aussi regretté sur CNews que « les Etats-Unis, (qui) ont été longtemps pour l’Occident une garantie de sécurité », soient aujourd’hui « des fauteurs de trouble ».
« Ce qui est désolant, c’est que les initiatives américaines jettent de l’huile sur le feu, a renchéri sur Public Sénat l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui regrette que la solution diplomatique de deux Etats israélien et palestinien distincts soit mise à mal. Nous sommes dans une situation maintenant où la perspective de deux Etats, qui était la perspective de la communauté internationale pour une issue vers la paix, est en train d’être progressivement abandonnée. »

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                « En Israël, le soutien à la solution à deux Etats reste majoritaire »



« On attend autre chose d’Israël »
La politique israélienne à l’encontre des populations palestiniennes a également été dénoncée par Bruno Retailleau. « Il y a une vérité dans les relations internationales (…), c’est qu’on ne doit jamais acculer un peuple à la désespérance. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui avec le peuple palestinien », a mis en garde le sénateur de la Vendée, qui « attend autre chose d’Israël qu’un comportement de ce type ».
A contre-courant des déclarations à l’encontre de l’Etat hébreu, le député Front national (FN) des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot, a accusé le Hamas d’avoir « poussé les masses palestiniennes à franchir la frontière ». « Les Israéliens ont défendu la frontière », a-t-il ajouté sur Sud-Radio. Comme Benoît Hamon, il se dit « favorable à la reconnaissance d’un Etat palestinien », mais « avec la garantie de la sécurité d’un Etat israélien reconnu par les autres pays arabes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le discours du président prononcé le 11 mai était censé faire baisser les prix des médicaments mais l’absence de mesures concrètes a provoqué une envolée des actions pharmaceutiques.
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Trump accuse les systèmes de santé étrangers de financer leurs médicaments grâce aux Américains

Le discours du président prononcé le 11 mai était censé faire baisser les prix des médicaments mais l’absence de mesures concrètes a provoqué une envolée des actions pharmaceutiques.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h29
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Ce fut un choc culturel, lors d’une première visite chez un pédiatre de Manhattan, avant l’entrée en crèche et deux vaccins obligatoires. Montant de l’addition : 715 dollars ! Ou encore pour ce couple installé depuis dix ans à New York, un accouchement de jumeaux un peu compliqué. Facture présentée par l’hôpital pour dix jours de séjour, 146 000 dollars (123 000 euros), finalement ramenée à 34 500 dollars par l’assurance. Une note supplémentaire de 136 000 dollars pour dix jours de couveuse pour un des nourrissons est encore en cours de négociation.
Enfin, un traitement pour le cancer innovant, autorisé en août 2017 par l’agence de santé américaine (Food and Drug Administration, FDA), a été mis sur le marché par Novartis au prix de 475 000 dollars. « Un prix significativement plus bas que ce qu’attendaient beaucoup d’analystes », écrivait très sérieusement le Wall Street Journal.
Bienvenue aux Etats-Unis. Le prix de la santé y est exorbitant, puisqu’elle coûte 17,2 % du produit intérieur brut (PIB) contre 11 % en France, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En valeur, on peut résumer l’affaire ainsi : les Américains payent en santé publique l’équivalent de la sécurité sociale française et doivent doubler la mise pour s’assurer auprès du secteur privé (la santé publique étant pour les plus pauvres et les personnes âgées).
Hausse des actions des grands laboratoires
Dans ce contexte, quand Donald Trump dit vouloir s’attaquer au prix des médicaments, chacun écoute avec attention. Le voilà qui fustigeait vendredi 11 mai l’industrie pharmaceutique. « Le lobby du médicament se fait une fortune considérable aux dépens du consommateur américain. L’an dernier, ces entreprises ont dépensé près de 280 millions de dollars en lobbyistes. C’est plus que les industries du tabac, du pétrole et de la défense combinée », a mis en garde le président américain, dans la roseraie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’organisation de défense de la liberté de la presse indique que deux journalistes ont été tués et une vingtaine d’autres blessés par l’armée israélienne depuis le 30 mars.
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Gaza : RSF saisit la Cour pénale internationale contre les « crimes de guerre » israéliens

L’organisation de défense de la liberté de la presse indique que deux journalistes ont été tués et une vingtaine d’autres blessés par l’armée israélienne depuis le 30 mars.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 17h29
   





                        



   


Reporters sans frontières (RSF) annonce avoir saisi la Cour pénale internationale (CPI) « concernant la perpétration de crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre des journalistes palestiniens » depuis le 30 mars et le début de la « grande marche du retour ».
L’organisation explique avoir saisi la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, sur le fondement de l’article 15 du statut de Rome, qui stipule que la procureure peut ouvrir une enquête si des faits qui lui sont transmis relèvent de la compétence de la cour. Dans la requête transmise à Mme Bensouda, Reporters sans frontières mentionne des tirs directs de snipers israéliens sur des journalistes palestiniens. Pour Christophe Deloire, secrétaire général de RSF :
« Les autorités israéliennes ne pouvaient ignorer la présence, parmi les civils manifestant, de journalistes. Elles ont manqué à leur élémentaire devoir de précaution et de distinction en visant à balles réelles ces personnes protégées. Ces violations délibérées et répétées du droit humanitaire international sont constitutifs de crimes de guerre. En saisissant la Cour pénale internationale, RSF appelle les autorités israéliennes au strict respect du droit international » 
Selon l’ONG, deux journalistes palestiniens – Yasser Murtaja, 30 ans, photographe pour l’agence Ain Media, et Ahmed Abou Hussein, 27 ans, journaliste pour Radio Shaab et Bisann News – ont été tués par balle par l’armée israélienne depuis le 30 mars, alors qu’ils étaient « clairement identifiés par un gilet ou un casque barré du mot “press” », et une vingtaine d’autres ont été blessés, dont sept journalistes lundi 14 mai : deux journalistes à l’est de la ville de Gaza, deux autres près de la ville de Khan Younès et un dernier à l’est de Rafah.

   


La CPI « prendra toute mesure appropriée »
La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a affirmé quelques heures plus tard, mardi, qu’elle suivait de près les violences à Gaza et promis de « prendre toute mesure appropriée ». « Mon équipe suit attentivement les développements sur place et examine tout crime présumé qui pourrait être du ressort » de la CPI, a-t-elle declaré, affirmant que « la violence doit cesser ».
Au total lundi, près de 60 Palestiniens ont été tués et 2 700 blessés par des tirs de l’armée israélienne à la frontière avec la bande de Gaza, au jour du 70e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël et de l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le président modéré, architecte du traité désormais compromis par le retrait des Etats-Unis, subit les foudres des conservateurs hostiles à l’Occident.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Aux législatives, le premier ministre sortant, Haïder Al-Abadi, arrive derrière la coalition du chef populiste chiite et de celle des chefs de milices chiites de la Mobilisation populaire. Sa reconduction n’est pourtant pas écartée.
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Moqtada Al-Sadr s’impose comme le faiseur de roi en Irak

Aux législatives, le premier ministre sortant, Haïder Al-Abadi, arrive derrière la coalition du chef populiste chiite et de celle des chefs de milices chiites de la Mobilisation populaire. Sa reconduction n’est pourtant pas écartée.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 15h21
    |

            Hélène Sallon (Bagdad, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

La déception se lit sur le visage du premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi. Lundi 14 mai en fin d’après-midi, alors que les résultats définitifs des premières élections législatives post-EI ne sont toujours pas publiés, des résultats partiels ne laissent aucun doute : il a perdu son pari. Sa coalition multiconfessionnelle Al-Nasr (« victoire ») n’est pas parvenue à s’imposer comme la première force politique du pays.
A l’exception de Mossoul et de sa province, elle a partout été devancée par plusieurs concurrents politiques. « Je félicite les coalitions qui ont remporté ces élections. Je suis prêt à prendre part à la formation d’un gouvernement fort qui œuvre contre la corruption, les ingérences étrangères et les faiblesses qui ont conduit Daech à contrôler le pays », a déclaré M. Abadi à la télévision irakienne.
L’appel du pied s’adresse au nouveau faiseur de roi, Moqtada Al-Sadr. A la surprise générale, la coalition Sa’iroun (« en marche ») que le dignitaire chiite de 44 ans a mise sur pied, dans une alliance inédite avec le Parti communiste irakien, est arrivée en tête du scrutin. Le faible taux de participation aux législatives – 44,52 % contre plus de 60 % à tous les scrutins qui se sont tenus depuis 2003 – a été favorable au chef populiste, capable de mobiliser une base de plusieurs millions d’Irakiens dans les quartiers défavorisés chiites de Bagdad et des provinces du sud du pays.

Toujours coiffé du turban noir des descendants du prophète, le dignitaire chiite doit cette popularité, empreinte de dévotion, autant à son lignage qu’au rôle politique qu’il a pris depuis l’invasion américaine de 2003. Après la mort de son parent, Mohamed Baqir Al-Sadr, réformateur de l’islam chiite exécuté en 1980 par Saddam Hussein, et de son père, le grand ayatollah Mohamed Sadiq Al-Sadr, tué avec deux de ses autres fils à Nadjaf en 1999, il a repris le flambeau du courant sadriste, en alliant islam puritain et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La République démocratique du Congo a donné son feu vert à l’utilisation d’un vaccin expérimental pour lutter contre l’épidémie qui s’est déclarée dans le nord-ouest du pays.
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Ebola : un vaccin expérimental sera utilisé en RDC

La République démocratique du Congo a donné son feu vert à l’utilisation d’un vaccin expérimental pour lutter contre l’épidémie qui s’est déclarée dans le nord-ouest du pays.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 15h43
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



   


Un vaccin expérimental contre Ebola pourrait être déployé dès lundi 21 mai en République démocratique du Congo (RDC). Alors que le virus s’est déclaré dans le nord-ouest du pays, les autorités ont donné leur feu vert lundi 14 mai à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les premières doses devraient être acheminées dans la semaine mais la logistique s’avère très compliquée. L’épicentre de l’épidémie, la ville de Bikoro, se situe dans une zone très reculée, à deux jours de route de la capitale Kinshasa. Par ailleurs, le vaccin doit être conservé à une température comprise entre – 60°C et – 80°C ce qui suppose l’envoi des équipements spécifiques.

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Mis au point par le laboratoire pharmaceutique Merck en 2016, le vaccin s’est révélé efficace lors d’essais sur les humains, mais il n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Connu sous le nom de code V920, il avait été testé en Guinée en 2015, à la fin de l’épidémie qui avait fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest. Les résultats publiés dans The Lancet début 2017 semblent très prometteurs : sur les quelque 6 000 personnes vaccinées (dont près de 200 enfants) aucune n’a contracté la maladie dans les semaines suivant la vaccination. Les participants avaient été sélectionnés sur la base de leur proximité avec un patient infecté.
Le V920 s’appuie sur les travaux d’un laboratoire de recherche public canadien, et a d’abord été développé par la biotech américaine NewLink Genetics. Merck a conclu avec elle un accord de licence fin 2014, et commencé les vaccinations dès mars 2015 en Guinée. Les données collectées lors de cet essai clinique, le plus important conduit dans un contexte épidémique, seront étudiées à la loupe par les autorités de santé en Europe et aux Etats-Unis où Merck prévoit de déposer une demande d’AMM. Le laboratoire comptait présenter son dossier fin 2017 mais a pris du retard, et aucun calendrier n’a été avancé pour 2018.
Les vaccins ont été fabriqués par Merck
L’OMS dispose aujourd’hui de 4 000 vaccins, mais au moins 300 000 autres doses sont disponibles. Ces vaccins ont été fabriqués par Merck à la suite d’un accord passé avec Gavi, une organisation internationale dont l’objectif est de favoriser l’accès des pays pauvres aux vaccins. En janvier 2016, elle s’était engagée à verser 5 millions de dollars au laboratoire américain en contrepartie de la création d’un stock d’urgence. « Il est inquiétant de constater que le monde n’est toujours pas prêt à faire face aux nouvelles menaces sanitaires qui pourraient se présenter à l’avenir ; il faut absolument changer de mentalité et investir dès aujourd’hui dans la recherche et le développement pour assurer notre protection dans les années à venir, » avait à ce moment déclaré le Dr Seth Berkley, le directeur de Gavi.

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L’OMS a comptabilisé 39 cas suspects, probables ou confirmés de fièvre Ebola entre le 4 avril et le 13 mai aux alentours de Bikoro. Sur ces cas-là, 19 ont été mortels. Près de 400 personnes ayant été en contact avec les malades ont été placées en observation. Elles devraient être les premières à recevoir le vaccin, ainsi que le personnel soignant, l’objectif étant de limiter au maximum le risque de diffusion.
Mbandaka, la ville la plus proche, se situe à quinze heures de route. « Une épidémie urbaine majeure [à Mbandaka] est un risque immédiat », a souligné Peter Salama, responsable des situations d’urgence à l’OMS. « Une fois qu’Ebola arrive dans les zones urbaines, en particulier dans les bidonvilles urbains pauvres, il est très difficile d’éliminer la maladie », a-t-il ajouté. Les liaisons fluviales représentent aussi un risque : par le fleuve Congo, Bikoro est relié à la capitale Kinshasa (11,5 millions d’habitants) ainsi qu’à Brazzaville la capitale de la République du Congo (1,9 million d’habitants).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le chef du service International du « Monde » a décrypté, dans un tchat, la répression par Israël des manifestants près de la frontière avec Gaza, qui a fait au moins 58 morts, lundi 14 mai.
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« L’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem a décuplé la frustration des Palestiniens »

Le chef du service International du « Monde » a décrypté, dans un tchat, la répression par Israël des manifestants près de la frontière avec Gaza, qui a fait au moins 58 morts, lundi 14 mai.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 17h42
   





                        



   


Les tirs de l’armée israélienne contre les milliers de manifestants rassemblés à Gaza le long de la frontière ont fait au moins 58 morts et plus de 1 350 blessés par balles, lundi 14 mai. Au même moment, les Etats-Unis célébraient, à Jérusalem, le transfert de leur ambassade, en présence de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien. Le chef du service International du Monde, Christophe Ayad, a fait le point avec les internautes au cours d’un tchat.
Benyamin : Bonjour, quelles sont les règles d’engagement des militaires israéliens ? Selon toute vraisemblance, les manifestants palestiniens abattus n’étaient pas armés…
Christophe Ayad : Bonjour. Les règles d’engagement stipulent que toute personne qui entre dans un périmètre de 100 à 300 mètres de la barrière de sécurité israélienne, même côté palestinien, est une menace et peut être abattue. D’où le grand nombre de morts et de blessés, car les Palestiniens se sont massivement rapprochés de la barrière cette fois-ci, et ils étaient bien plus nombreux que les vendredis précédents.
Pso : Qu’est-ce que la « marche du retour » ? Les événements d’hier sont-ils liés seulement à la question de l’ambassade ?
Vous avez raison de poser cette question. Les événements d’hier et la « marche du retour » ne sont pas liés à la question de l’ambassade. C’est une marche, dont l’initiative a été prise au tout début de l’année, pour commémorer la Nakba, c’est-à-dire la fuite des Palestiniens de leurs terres et de leurs habitations au moment de la proclamation de l’Etat d’Israël, en 1948, et de la guerre qui a immédiatement suivi.
Des centaines de milliers de Palestiniens avaient fui leurs foyers, volontairement ou forcés par l’armée israélienne. Ils sont depuis réfugiés à l’étranger (Syrie, Liban, Jordanie) ou à l’intérieur des territoires palestiniens (Gaza et Cisjordanie). L’inauguration de l’ambassade américaine n’a fait que décupler cette frustration et ce souvenir douloureux.

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                Jérusalem fête son ambassade américaine, Gaza pleure ses morts



Aya : Dans son article, votre correspondant écrit qu’il n’y a aucune arme à feu ni stratégie du Hamas dans ces manifestations. Alors de quoi les Israéliens ont-ils peur ?
La peur d’Israël, la raison des tirs de son armée, c’est que la barrière de sécurité qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien soit violée. Cela créerait un précédent très difficile à gérer ensuite. Israël ne veut sous aucun prétexte qu’elle soit franchie.
Geogo : Est-ce que le Hamas n’a vraiment aucune main sur ces manifs ?
Il semble que le Hamas court derrière les manifestations plus qu’il les organise. Il soutient le mouvement, car ce mouvement est très populaire. Or, le Hamas se sait affaibli militairement et financièrement, à cause du blocus égypto-israélien mais aussi de l’ostracisme de son sponsor qu’est le Qatar et de ses différends avec l’Iran, notamment sur le soulèvement en Syrie. Il sait aussi que sa gestion dans la bande de Gaza a été un échec, donc il se rallie à un mouvement d’opinion fort et populaire. Ensuite, il apporte son soutien logistique, notamment en indemnisant les familles de victimes.
Olivier : La Cisjordanie semble sans réaction. Y a-t-il eu des manifs de soutien à Hébron ou Ramallah ?
Vous avez raison, la Cisjordanie est restée calme hier. Il y a eu de petites manifestations sporadiques à Ramallah, au check-point avec Israël, c’est tout ou presque. Cela illustre bien la déconnexion croissante entre les deux grands territoires palestiniens, une déconnexion physique mais aussi politique et économique. Les populations de Gaza et de Cisjordanie ne vivent pas du tout dans le même environnement.
Le Naggue : Quels sont les intérêts, pour les USA, de transférer leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem ? Et quels sont ceux de la France pour ne pas condamner plus fermement les agissements d’Israël ?
Il n’y a pas d’intérêt économique dans la décision américaine. Elle est surtout idéologique et motivée par la volonté de Donald Trump de satisfaire son électorat évangélique extrémiste. Elle tient aussi à la proximité de Jared Kushner, le gendre du président, avec les cercles nationalistes de droite en Israël.

   


La France a condamné, mais même si elle le faisait plus durement, cela n’aurait aucune influence sur le gouvernement Nétanyahou, sauf à provoquer une rupture diplomatique. Ce dont ne veut pas Emmanuel Macron, dont la philosophie consiste à parler à tout le monde.
Huboux : Comment réagit l’opinion publique israélienne à ces massacres ?
L’opinion israélienne est majoritairement indifférente au massacre à Gaza. C’est le résultat des années d’Intifada au début des années 2000 et des nombreux attentats-suicides à l’époque. Depuis, les Israéliens souhaitent une séparation nette avec les Palestiniens, ils ne veulent plus les voir ni en entendre parler. C’est le cas depuis le retrait israélien de Gaza et la construction du mur de séparation avec la Cisjordanie. Benyamin Nétanyahou a été élu sur un programme de droite, il n’y a aucune chance qu’il soit sanctionné par l’opinion pour avoir tenu une ligne dure.
David : Israël n’a-t-elle pas perdu hier le soutien des opinions internationales pour longtemps ?
Je pense que le soutien de l’administration Trump donne à Israël le sentiment d’un soutien diplomatique fort, mais c’est une illusion dangereuse. La journée d’hier a causé des dégâts considérables sur l’image d’Israël. Et le plus dangereux est que le pays ne s’en rende pas compte. Car même l’opinion américaine et, en particulier, la grande majorité des juifs américains sont choqués par ce qui s’est passé. Dans l’opinion mondiale, Israël est plus isolé que jamais.
Daniele : Comment réagissent les gouvernements arabes ?
Ils sont plutôt silencieux. Une réunion de la Ligue arabe a été convoquée, mais elle n’est que de pure forme et n’aboutira probablement à aucune décision majeure. Les principaux pays du Golfe (Arabie saoudite et Emirats arabes unis) sont surtout obsédés par l’Iran et voudraient passer une alliance avec Israël contre leur ennemi principal, quitte à oublier la cause palestinienne. Quant à l’Egypte, elle se méfie du Hamas, jugé lié aux Frères musulmans. Elle estime, en outre, que la bande de Gaza est une source de danger pour elle à cause des trafics d’armes avec les groupes djihadistes dans le Sinaï.

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                Répression à Gaza : protestations de pure forme dans le monde arabe



Patrick : Peut-on imaginer une action iranienne à la suite de ces événements ? L’Iran semble être un des rares pays à condamner fermement les actions israéliennes.
Il faut voir comment le Hezbollah libanais va agir cet après-midi. Va-t-il laisser des Palestiniens s’approcher de la frontière nord d’Israël, comme plusieurs groupes de jeunes Palestiniens en ont l’intention aujourd’hui ? Cela permettra de mesurer l’attitude iranienne. Je ne crois pas, en revanche, en l’état actuel des choses, à une action iranienne depuis la Syrie par exemple (tirs de missiles). Le violent accrochage de la semaine dernière a probablement rendu les Iraniens plus prudents.
Si, en revanche, les massacres de grande ampleur devaient durer plusieurs jours à Gaza, l’Iran pourrait entrer dans la danse, notamment pour souligner la passivité des pays arabes et regagner une partie des opinions arabes sunnites perdues à la faveur du soutien au régime de Bachar Al-Assad en Syrie.
Lancastre : Pouvez-vous préciser les attentes des Palestiniens en matière de droit au retour ?
Officiellement, les Palestiniens réclament un droit au retour intégral des réfugiés. Cela n’est ni possible ni souhaitable soixante-dix ans plus tard. Et l’un des torts de l’Autorité palestinienne est de ne pas avoir dit qu’elle renonçait officiellement au droit au retour littéral en échange d’arrangements, mais, lors des négociations passées, des solutions ont été esquissées : des échanges de territoires, des compensations financières… Il existe donc des compromis possibles. Maintenir le dogme du droit au retour intégral donne à Israël une justification pour dire que son existence même est menacée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Des cornacs ont aidé les familles à traverser de larges rivières et des zones de jungle dans le nord du pays, comme le montrent des images tournées le 11 mai. Plus de 100 000 personnes sont actuellement déplacées dans la région, selon l’ONU.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le pays fait face à une importante crise économique, malgré la levée en octobre 2017 de sanctions imposées depuis vingt ans par Washington.
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Compte rendu

Au Soudan, large remaniement ministériel sur fond de crise économique

Le pays fait face à une importante crise économique, malgré la levée en octobre 2017 de sanctions imposées depuis vingt ans par Washington.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-15T12:29:50+02:00"

        Le 15.05.2018 à 12h29






    
Le président soudanais Omar Al-Bachir, à Juba, au Soudan du Sud, en août 2008.
Crédits : TIM MCKULKA / AFP


Le président soudanais Omar Al-Bachir a annoncé lundi 14 mai un large remaniement ministériel avec notamment le remplacement des ministres du pétrole et de l’intérieur, sur fond de crise économique, ont rapporté les médias d’Etat. Le remaniement, approuvé par le parti présidentiel du Congrès national dimanche soir selon l’agence officielle Suna, intervient quelques semaines après le limogeage par M. Bachir de son ministre des affaires étrangères, qui avait affirmé être dans l’incapacité de payer ses diplomates faute de fonds.

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Lundi, dans un décret présidentiel, le président soudanais a remplacé les ministres du pétrole, de l’intérieur, de l’agriculture, de la justice et de la jeunesse et des sports, a précisé Suna, soulignant en outre qu’un nouveau chef de la diplomatie avait été nommé. Ainsi, Al-Dierdiry Al-Dhikheri, Ibrahim Hamid et Azhari Abdallah dirigeront respectivement les affaires étrangères, l’intérieur et le pétrole. M. Bachir a également remplacé cinq ministres d’Etat et huit gouverneurs, a ajouté Suna.
Deux dévaluations depuis janvier
Ces changements ont lieu alors que le pays fait face à une importante crise économique, malgré la levée en octobre 2017 de sanctions imposées depuis vingt ans par Washington. Le Soudan connaît une pénurie de devises étrangères ayant entraîné une baisse du cours de la livre soudanaise face au dollar, forçant la banque centrale à dévaluer deux fois la monnaie depuis janvier.
La levée des sanctions par Washington avait fait naître des espoirs de reprise de l’économie, mais les responsables s’accordent pour dire que la situation n’a pas changé en raison de la frilosité des banques étrangères vis-à-vis du Soudan. Les Américains ont maintenu Khartoum sur la liste des Etats soutenant le « terrorisme ». Outre les sanctions, l’économie soudanaise a subi un coup dur avec la sécession du Soudan du Sud, en 2011, qui l’a amputée de la plus grande partie de ses revenus pétroliers.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La plupart des capitales arabes ont publié un communiqué condamnant les tirs de l’armée israélienne. Malgré tout, l’isolement des Palestiniens est croissant au Proche-Orient.
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Répression à Gaza : protestations de pure forme dans le monde arabe

La plupart des capitales arabes ont publié un communiqué condamnant les tirs de l’armée israélienne. Malgré tout, l’isolement des Palestiniens est croissant au Proche-Orient.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 12h04
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Dans les heures qui ont suivi le bain de sang de Gaza, la plupart des chancelleries arabes ont publié un communiqué condamnant le comportement de l’armée israélienne. Mais ces réactions de pure forme, pesées au trébuchet, qui se rapprochent de plus en plus de la sémantique éthérée des diplomaties occidentales, ne témoignent pas tant de la colère du monde arabe vis-à-vis d’Israël que de l’isolement croissant des Palestiniens au Proche-Orient.
L’Egypte et l’Arabie saoudite, les deux poids lourds de la région, ont critiqué en des termes quasi similaires « les tirs des forces d’occupation israélienne contre des civils désarmés » et réaffirmé, à l’unisson, leur soutien « aux droits du peuple palestinien ». Les Emirats arabes unis ont dénoncé « l’usage excessif de la force par l’armée d’occupation israélienne contre le peuple palestinien désarmé », une formulation employée également par la Jordanie. Le Koweït, en partenariat avec l’Autorité palestinienne, a appelé à une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies mardi 15 mai.

Cette tiédeur, dont seuls le Qatar et la Syrie se démarquent en parlant de « massacre », reflète le recul de la question palestinienne dans les priorités du monde arabe. Aux yeux de l’Arabie saoudite et de ses alliés, la menace principale n’est désormais plus Israël mais l’Iran. L’endiguement de l’influence croissante de la République islamique au Proche-Orient nécessite, aux yeux de ces Etats, de se rapprocher discrètement de l’Etat hébreu, puissance militaire majeure, qui nourrit la même aversion pour Téhéran.
« Le droit de se défendre »
Les indices de cette normalisation, en rupture avec le credo de la Ligue arabe, qui conditionne tout rapprochement avec Israël à la fin de l’occupation des territoires palestiniens, se sont multipliés ces derniers mois.
Le pouvoir saoudien, incarné par le prince héritier Mohammed Ben Salman, très proche de l’administration Trump,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités issues de la société civile appelle l’Union européenne à proposer la tenue d’une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien.
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« Ramener le gouvernement israélien au respect du droit n’est en rien une manifestation d’antisémitisme »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités issues de la société civile appelle l’Union européenne à proposer la tenue d’une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
15.05.2018 à 12h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Israël fête ses 70 ans d’existence. Sa proclamation en 1948 au lendemain de la seconde guerre mondiale marquée par le génocide des juifs d’Europe, a été accueillie dans le monde comme un refuge pour les survivants et comme un espoir. En même temps, elle a dépossédé les Palestiniens d’une partie importante de leur pays et représenté pour eux une catastrophe, la Naqba. Soixante-dix ans plus tard, l’Etat d’Israël est une réalité, comme l’est aussi le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.
Ce qui n’est pas supportable, c’est la négation assumée des droits du peuple palestinien par la force brute de la répression et des armes
Depuis 1948, ces deux réalités s’entrechoquent entraînant du sang et des larmes, entravant l’avenir des peuples de la région et produisant ses effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde. L’occupation et la colonisation poursuivies par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières internationalement reconnues aggravent une situation régionale, par ailleurs, bouleversée par de nombreux conflits et fait peser de lourdes menaces sur la paix mondiale.
Ce qui n’est pas supportable, c’est la négation assumée des droits du peuple palestinien par la force brute de la répression et des armes. S’appropriant les terres, cantonnant les Palestiniens à des territoires de plus en plus réduits, les différents gouvernements israéliens détruisent de plus en plus sûrement tout espoir que deux Etats puissent vivre en paix, côte à côte, avec Jérusalem comme capitale commune. Le résultat de leur politique interroge, certes, sur la possibilité de cette solution.
Peser sur les deux parties
La poursuite continue de la colonisation, conduisant à l’installation de quelque 700 000 colons en Cisjordanie, a sapé les espoirs suscités par le processus d’Oslo. Mais il est clair que l’hypothèse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La forte demande de refroidissement dans les parties les plus chaudes de la planète va faire augmenter la consommation d’électricité et risque d’accentuer le changement climatique.
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Comment les climatiseurs réchauffent la planète

La forte demande de refroidissement dans les parties les plus chaudes de la planète va faire augmenter la consommation d’électricité et risque d’accentuer le changement climatique.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h31
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Les climatiseurs ne refroidissent pas la planète, ils la réchauffent. L’équation peut sembler simpliste, mais elle permet de comprendre l’un des points aveugles du débat sur l’énergie et le climat.

Alors que des centaines de millions de personnes vivent dans des zones aux températures élevées, les besoins en électricité pour répondre à cette demande de refroidissement sont de plus en plus importants. Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), rendue publique mardi 15 mai, ces besoins pourraient représenter l’équivalent de la production électrique des Etats-Unis et de l’Allemagne d’ici à 2050.

Dans un rapport intitulé « Le Futur du refroidissement », l’AIE met en garde contre les conséquences d’une telle trajectoire : la hausse exponentielle de la consommation d’électricité liée aux besoins en air conditionné pourrait conduire à plus de production électrique à partir de charbon ou de gaz et rendre plus difficile – voire impossible – d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat. Selon cet accord, adopté en décembre 2015, la quasi-totalité des pays du monde se sont engagés à maintenir le réchauffement « bien au-dessous de 2 degrés par rapport aux niveaux préindustriels ».
De 1,6 à 5 milliards d’appareils
A l’heure actuelle, 1,6 milliard de climatiseurs sont utilisés dans le monde, dont la moitié aux Etats-Unis et en Chine. Ils nécessitent plus de 2 000 térawattheures d’électricité par an, soit, à titre de comparaison, quatre fois la consommation annuelle d’électricité en France. Depuis 1990, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) liées à cette consommation ont plus que triplé et représentent autant que les émissions du Japon, soit 1 130 millions de tonnes de CO2.

La hausse de la demande de refroidissement est portée par la croissance économique de régions parmi les plus chaudes de la planète. Trois pays – l’Inde, la Chine et l’Indonésie – représentent à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Célébré en grande pompe, le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem consacre l’alignement entre les gouvernements américain et israélien.
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A Jérusalem, triomphalisme israélien et silence palestinien

Célébré en grande pompe, le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem consacre l’alignement entre les gouvernements américain et israélien.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h29
    |

                            Allan Kaval (Jérusalem, envoyé spécial)








                        


                                                        
Le soleil brillait lundi après-midi à Jérusalem, où les chaînes de télévision israéliennes ont retransmis en direct la cérémonie d’inauguration de la nouvelle ambassade américaine, située dans un quartier tranquille aux façades lisses du sud de la ville. En présence du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et, pour la délégation américaine, de Jared Kushner, ­gendre et conseiller du président Trump, ainsi que de son épouse Ivanka, on fêtait la concrétisation d’un rêve ancien : la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, annoncée par Donald Trump en décembre 2017. Une inauguration coïncidant de surcroît avec le 70e anniversaire d’Israël.
« Nous n’avons pas de meilleurs amis au monde ! », a lancé M. Nétanyahou à la tribune. L’arrière-fond tiré derrière lui représentait la bannière étoilée unie au drapeau israélien. Emaillant ses propos de références historiques et religieuses, le premier ministre israélien s’est emparé de l’occasion pour réaffirmer l’idée d’une « souveraineté juive »sur Jérusalem. Le président américain, qui s’est exprimé dans un message vidéo en direct, a répété que Jérusalem, capitale d’Israël, était « une réalité évidente ».
Jamais l’alignement n’aura été aussi parfait entre le premier ministre, issu de la droite israélienne, et le président américain, qui compte tirer parti de la résonance messianique de l’événement auprès de son électoral chrétien fondamentaliste.
Rien ne devait troubler une journée aussi parfaite. Pas même l’écho des morts à Gaza, où le ­bilan ne cessait de s’alourdir. M. Kushner y fera référence au détour d’une phrase, pour mieux dénoncer « ceux qui provoquent la violence » et qui font donc ­« partie du problème ».
« Bomber le torse »
A quelques centaines de mètres de l’ambassade, dont les accès ont été hermétiquement bouclés, un attroupement s’est formé sur un tronçon de rue qui jouxte un ensemble...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Mohammad Javad Zarif est à Bruxelles lundi pour rencontrer notamment ses homologues français, allemand et britannique.
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Nucléaire : le chef de la diplomatie iranienne à Bruxelles pour tenter de sauver l’accord

Mohammad Javad Zarif est à Bruxelles lundi pour rencontrer notamment ses homologues français, allemand et britannique.



Le Monde
 |    15.05.2018 à 11h23
   





                        



   


L’Iran et l’Union européenne vont-ils poursuivre l’accord sur le nucléaire iranien malgré le retrait des Etats-Unis ? C’est tout l’enjeu de la visite du ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, à Bruxelles mardi 15 mai. Il a rencontré dans la matinée la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, avant de voir dans l’après-midi ses homologues français, allemand et britannique.
Ces entretiens visent à éviter que l’Iran n’abandonne cet accord et relance son programme nucléaire. Ils doivent également permettre de protéger les entreprises européennes actives en Iran des sanctions imposées par les Etats-Unis.
Cette étape dans le capitale européenne est la troisième de la tournée diplomatique commencée par M. Zarif pour sauver l’accord. Il s’est d’abord arrêté à Pékin pendant le week-end, puis à Moscou lundi, où il s’est entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. « L’objectif final de tous ces pourparlers, c’est d’obtenir des assurances que les intérêts du peuple iranien, garantis par [l’accord], seront défendus », a déclaré M. Zarif lundi.

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« L’accord avec l’Iran fonctionne »
Conclu en 2015 par le groupe 5 + 1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’Union européenne et l’Iran, cet accord visait à empêcher Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire, en levant, en contrepartie, les sanctions internationales. Mais il a été dénoncé violemment par Donald Trump, qui a annoncé la semaine dernière que les Etats-Unis se retiraient de cet accord.

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« L’accord avec l’Iran fonctionne, nous devons faire le maximum pour le préserver », a commenté lundi Maja Kocijancic, porte-parole de Mme Mogherini. Ce texte « peut servir de base », a-t-elle ajouté, mais « il ne faut pas y mettre (…) des points qui n’y sont pas ». Vendredi, M. Zarif a prévenu que l’Iran se préparait à reprendre « l’enrichissement industriel » d’uranium « sans aucune restriction », à moins que l’Europe ne fournisse de solides garanties de maintien des relations commerciales avec l’Iran.

Notre sélection d’articles sur l’accord relatif au nucléaire iranien
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur l’accord sur le nucléaire iranien :
quelles conséquences du retrait de l’accord pour l’économie iranienne ?la tentation d’un changement de régime à Téhéran, un voeu commun aux faucons de Washington et Tel-Avivles Iraniens « pessimistes » et « dégoûtés » au lendemain de l’annonce américaine« Une décision absurde aux effets déstabilisateurs », l’éditorial du Monde le 9 mailes réponses à vos questions sur l’annonce du retrait américain de l’accordl’analyse de notre correspondant aux Etats-Unis, qui souligne que les décisions de Donal Trump « sont souvent en contradiction avec sa vision du monde ».les Européens déterminés à défendre l’accordles points clés de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015ce qu’il faut savoir de l’accord, en sept questions ;l’analyse des promesses faites par Donald Trump durant la campagne présidentiellela tribune de parlementaires européens qui appellent leurs homologues américains à sauver l’accord sur le nucléaire ;les images de la visite d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, où il a débattu de l’accord avec Donald Trump ;la chronique de Sylvie Kauffmann, pour qui, « sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé » ;la tribune de François Nicoullaud, ancien ambassadeur à Téhéran, qui appelle à « sortir par le haut de la crise du nucléaire avec l’Iran ».





                            


                        

                        

