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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Grande figure de l’archéologie française, l’ancien titulaire de la chaire des Antiquités nationales au Collège de France Christian Goudineau est mort le 9 mai, à l’âge de 79 ans.
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Mort de Christian Goudineau, historien et archéologue

Grande figure de l’archéologie française, l’ancien titulaire de la chaire des Antiquités nationales au Collège de France Christian Goudineau est mort le 9 mai, à l’âge de 79 ans.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 17h53
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14.05.2018 à 17h54
    |

Laurent Olivier (Historien et archéologue)







                        


                                                        
L’historien de l’Antiquité et archéologue de la Gaule Christian Goudineau est mort le 9 mai, à l’âge de 79 ans. Né le 5 avril 1939, il avait commencé sa carrière de chercheur en 1968, année où il était à la fois sorti de l’Ecole française de Rome et entré à l’université de Provence (Aix-en-Provence), au sein de laquelle il enseignera l’archéologie des antiquités nationales jusqu’en 1984. « Vous êtes fou, Goudineau ; c’est du suicide ! », lui avait lancé son maître, le latiniste Jacques Heurgon, pour tenter de le dissuader de s’engager sur le chemin, étroit et délaissé, de l’archéologie gauloise.
Bien peu étaient conscients de la révolution qui s’annonçait dans la recherche archéologique française et personne n’imaginait encore l’ampleur qu’elle allait prendre. En l’espace d’une génération, on allait passer d’une pratique d’amateurs isolés et dénués de moyens, pour la plupart autodidactes, à une activité professionnelle, bénéficiant de financements importants, ouverte sur la recherche internationale et en particulier européenne.
Christian Goudineau l’avait-il pressenti ? En tout cas, c’est lui qui a accompagné, et en grande partie conduit, cette mutation de l’archéologie française, entre les années 1980 et 2000. Il est resté, fondamentalement, un enseignant-chercheur, combinant l’enseignement universitaire et l’encadrement de la recherche de terrain. Dès l’année suivant son entrée à l’université, il prend la tête de la direction des antiquités historiques de la Côte d’Azur, où il organise les fouilles.
Spécialiste de la Gaule
Puis, à partir de 1978, il entre au Conseil supérieur de la recherche archéologique, où il va jouer un grand rôle. A ce moment, il n’existe encore ni cadre réglementaire ni corps de chercheurs professionnels pour faire face à l’explosion des découvertes que provoque, partout sur le territoire national, l’expansion des travaux d’aménagement. Christian Goudineau contribuera à mettre en place une organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Un nouvel instrument, Matisse, est en cours d’installation au Very Large Telescope, au Chili. Travaillant dans l’infrarouge, il étudiera les conditions de formation des systèmes planétaires, tandis qu’un télescope géant, le futur Extremely Large Telescope, sort de terre non loin de là.
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Astronomie : voir le berceau des étoiles

Un nouvel instrument, Matisse, est en cours d’installation au Very Large Telescope, au Chili. Travaillant dans l’infrarouge, il étudiera les conditions de formation des systèmes planétaires, tandis qu’un télescope géant, le futur Extremely Large Telescope, sort de terre non loin de là.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h33
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14.05.2018 à 15h34
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                            Camille Lavoix (Désert d’Atacama (Chili), envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Il s’appelle Matisse. Il est niché sous terre, au cœur des montagnes chiliennes du désert d’Atacama (Chili). L’air y est le plus sec du monde, faisant de chaque nuit une opportunité de voir le ciel austral. Matisse ne dort pas, il est en pleine phase de tests. Il pèse trois tonnes et la grande boîte qui l’abrite est transparente, offrant à la vue de celui qui s’aventure dans les souterrains 20 m3 de prouesses scientifiques. Derrière les parois en verre, miroirs et moteurs s’enchevêtrent sur une table optique. Plus de 10 000 éléments confectionnés, assemblés et alignés au millionième de mètre près, fonctionnent dans l’obscurité.
Au-dessus de Matisse, comme installés sur son toit, quatre mastodontes d’acier et de verre aux allures d’immeubles répondent à des noms évocateurs en mapudungun, la langue du peuple indigène ­mapuche : Antu (Soleil), Kueyen (Lune), Melipal (Croix du Sud) et Yepun (Vénus). Sur cette plate-forme à 2 600 mètres d’altitude, ces quatre gigantesques unit telescopes (UT) de 430 tonnes chacun composent le cœur du VLT, le Very Large Telescope, l’un des principaux instruments gérés par l’Observatoire européen austral (ESO), qui associe quinze pays du Vieux Continent. La lumière des étoiles se concentre dans ces immenses entonnoirs, pour ­finir dans les entrailles de Matisse, sous terre.
Ce nouvel instrument français, abréviation de « Multi AperTure mid-Infrared SpectroScopic ­Experiment », fruit de dix ans de travail entre ­plusieurs instituts européens, va décupler les ­potentialités du VLT. Bruno Lopez, astronome à l’Observatoire de Nice et responsable scientifique de Matisse, espère qu’il permettra de comprendre comment se forment les planètes : « La question de l’origine du système solaire est ancienne : elle ­fascinait Descartes, Kant, Laplace. Nous espérons pouvoir y répondre ».

Pour saisir comment fonctionnera Matisse, il faut suivre Nicolas Schuhler, ingénieur français qui ­arpente les...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ L’Extremely Large Telescope, dans le désert d’Atacama au Chili, va devenir, en 2024, le plus grand œil braqué sur le ciel.
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Le plus grand télescope du monde sort de terre

L’Extremely Large Telescope, dans le désert d’Atacama au Chili, va devenir, en 2024, le plus grand œil braqué sur le ciel.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h33
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14.05.2018 à 15h34
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                            Camille Lavoix (Désert d’Atacama (Chili), envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Dans les montagnes du désert d’Atacama, au Chili, à 23 kilomètres à l’est du mont Paranal, où se situe le VLT, le Very Large Telescope, un autre géant est en train de naître. Sur le mont Armazones, à 3 046 mètres d’altitude, les pelleteuses préparent le terrain de l’ELT, l’Extremely Large Telescope. Lorsqu’il entrera en service, en 2024, ce sera le plus grand œil au monde braqué sur le ciel. Son miroir principal, de 39 mètres de diamètre, s’étendra sur pratiquement la moitié d’un terrain de football. L’ELT est le projet de tous les superlatifs, l’ESO (l’Observatoire européen austral), qui le construit, espère « qu’il ­révolutionnera notre perception de l’Univers, bien plus que ne le fit Galilée il y a quatre cents ans quand il pointa pour la première fois un ­télescope vers le ciel ».

La surface collectrice de lumière de l’ELT sera supérieure à la surface combinée de l’ensemble des télescopes optiques existants et 100 millions de fois plus importante que celle de l’œil humain. Un record : 978 m2. Avec son système à cinq miroirs, l’ELT va s’attaquer à de nombreuses questions, notamment celle de l’origine de l’Univers à travers ses galaxies les plus anciennes et l’étude détaillée d’exoplanètes. Ces dernières sont des planètes qui gravitent autour d’autres étoiles que notre Soleil. L’ELT ciblera les exoplanètes similaires à la Terre, ou tout du moins présentant de potentiels signes de vie au-delà de notre Système solaire.
Des planètes au plus près de leur étoile
Cette recherche d’« extraterrestres » bat déjà son plein au VLT avec le nouvel instrument made in Genève, Espresso. Jorge Lillo-Box travaille à sa mise en service pour octobre 2018 et rêve déjà de poursuivre ses recherches avec l’ELT. Grâce à son miroir géant, l’astronome espagnol et ses collègues verront des planètes au plus près de leur étoile. Comme si un humain, à 10 kilomètres, pouvait distinguer la lumière d’un briquet allumé à côté d’un phare. L’enjeu est de pouvoir...




                        

                        


<article-nb="2018/05/14/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ La pandémie qui, depuis trente ans, décime les amphibiens sur tous les continents, est partie de Corée et s’est répandue à la faveur du commerce mondial.
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Le champignon tueur de grenouilles venait de Corée

La pandémie qui, depuis trente ans, décime les amphibiens sur tous les continents, est partie de Corée et s’est répandue à la faveur du commerce mondial.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h12
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Les investigations scientifiques n’ont rien à envier aux enquêtes policières. L’annonce, jeudi 10 mai, dans la revue Science, de l’origine du terrible champignon qui dévaste les populations d’amphibiens depuis quelques décennies, en apporte une preuve éclatante. Vingt ans après l’identification de Batrachochytrium dendrobatidis, plus communément baptisé « Bd », une équipe internationale a établi que le pathogène était parti de Corée avant de muter et de conquérir le monde au cours du XXe siècle. Forts des informations recueillies, les chercheurs relèvent la responsabilité du commerce mondial et réclament un arrêt des importations de grenouilles, crapauds et autres salamandres en provenance d’Asie.
Jusqu’ici, l’histoire de cette terrible pandémie – qui contribue à faire des amphibiens le groupe animal le plus menacé, selon l’Union internationale de protection de la nature – restait mystérieuse. D’où était-elle partie ? Comment et quand s’était-elle répandue ? Afrique, Amérique du Sud ou du Nord, Japon et Asie du Sud-Est avaient été envisagés. Quant à la date d’apparition de la souche la plus virulente du pathogène, certains généticiens la jugeaient récente (quelques décennies), d’autres très ancienne (jusqu’à 26 000 ans).
Pour mettre tout le monde d’accord, Matthew Fisher, de l’école de santé publique de l’Imperial College de Londres, a rassemblé 56 scientifiques issus de 38 laboratoires et s’est lancé dans une vaste entreprise de collecte d’échantillons à travers le monde. Un travail de bénédictins. « Nous sommes partis deux semaines en Guyane, dans des régions évidemment très difficiles d’accès, raconte Claude Miaud, de l’université de Montpellier. Nous avons capturé 250 amphibiens, recueilli par frottis le mucus que nous avons mis en culture dans 500 boîtes de Petri. Mais tous les animaux ne sont pas infectés et la culture ne marche pas toujours… Nous n’avons finalement pu exploiter que… trois échantillons. »

Au...




                        

                        


<article-nb="2018/05/14/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ L’engin de l’agence spatiale américaine permettra d’observer des zones inaccessibles depuis le sol. Il devrait être sur place en 2021.
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ L’Organisation mondiale de la santé veut faire disparaître de l’alimentation les acides gras trans qui favorisent les maladies cardio-vasculaires.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                

Le monde entier se ligue contre les mauvaises graisses

L’Organisation mondiale de la santé veut faire disparaître de l’alimentation les acides gras trans qui favorisent les maladies cardio-vasculaires.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 12h33
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


C’est la première initiative mondiale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le PDG de Resolve to Save Lives, Tom Frieden, ont lancé, lundi 14 mai, une stratégie pour l’élimination des acides gras trans (AGT) d’origine industrielle de l’alimentation d’ici à 2023. Une démarche qui s’inscrit dans un mouvement amorcé depuis plus d’une décennie et qui pourrait « sauver plus de 10 millions de vies », selon l’OMS. La consommation d’AGT artificiels, présents dans les margarines, la pâtisserie industrielle et les aliments cuits ou frits dans de l’huile de cuisson, serait « responsable de plus de 500 000 décès prématurés par maladie cardio-vasculaire chaque année dans le monde », selon l’institution internationale.
Les six actions stratégiques proposées par l’OMS sont regroupées sous l’acronyme anglo-saxon « Replace ». Elles s’articulent ainsi : dresser l’inventaire des sources d’AGT d’origine industrielle, promouvoir des graisses plus saines, prendre des mesures législatives pour éliminer les AGT d’origine industrielle, évaluer les évolutions des consommations, sensibiliser aux effets néfastes des AGT et appliquer des politiques et réglementations.
Les acides gras insaturés se présentent sous deux formes selon que leurs atomes d’hydrogène sont situés du même côté (« cis ») ou de part et d’autre (« trans ») de la molécule. Certains AGT sont d’origine naturelle et sont présents dans la viande de ruminants, le lait et les produits laitiers. D’autres, produits industriellement, notamment par hydrogénation des huiles végétales, sont utilisés dans l’industrie agroalimentaire comme stabilisateurs et comme conservateurs. De nombreux produits, tels que les viennoiseries, les pizzas industrielles, les quiches, des barres chocolatées, des plats cuisinés, vont accroître l’apport alimentaire en AGT.
Le bon et le mauvais cholestérol
Or, comme l’explique l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur son site Internet, « les études épidémiologiques ont montré qu’une consommation excessive d’acides gras trans (apports supérieurs à 2 % de l’apport énergétique total) est associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire. Ces effets passent par une augmentation du “mauvais” cholestérol (LDL) et une baisse du “bon” cholestérol (HDL) ». A l’inverse, précise l’Agence, « aucune augmentation du risque cardio-vasculaire n’a été mise en évidence avec la consommation d’acides gras trans d’origine naturelle, aux niveaux de consommation actuellement constatés en France ».
De ce fait, l’agence française avait fixé en 2005 à 2 % de l’apport énergétique total le seuil maximal d’apport en AGT – l’OMS abaissant encore ce seuil à 1 % par la suite. En 1998-1999 la première enquête de consommation alimentaire INCA (individuelle et nationale sur les consommations alimentaires) montrait qu’en France, les garçons âgés de 12 à 14 ans constituaient la tranche d’âge la plus consommatrice d’AGT, avec près de 8 g/jour. Les enquêtes ultérieures étaient plus rassurantes avec des apports moyens situés en dessous du seuil de 2 % de l’apport énergétique total.
La situation ailleurs est plus préoccupante. Les habitants des régions les plus pauvres sont beaucoup plus exposés. Directeur du département nutrition à l’OMS, le Dr Francesco Branca évoque en particulier l’Europe de l’Est, l’Inde, le Pakistan, l’Iran, l’Argentine, et beaucoup des Etats africains, avec des aliments vendus dans la rue pouvant atteindre jusqu’à 22 fois plus que l’apport quotidien recommandé.
Lire aussi : Vos frites, avec ou sans acides gras trans ?
Une substance toxique dont on peut se passer
Le Danemark a été le pays pionnier en matière de mise en œuvre d’une stratégie offensive contre les AGT d’origine industrielle. En 2003, les autorités ont mis en place un taux maximal légal d’AGT d’origine industrielle dans les huiles et matières grasses fixé à 2 %. Une étude publiée en 2015 montrait que trois ans après l’entrée en vigueur de cette mesure, le taux de mortalité par maladie cardio-vasculaire avait diminué : le taux moyen est passé de 440 à 426 morts pour 100 000 habitants.
Cette initiative a été suivie par d’autres et, notamment, il y a une décennie par la ville de New York. De 2002 à 2009, le Dr Tom Frieden était commissaire à la santé de la métropole américaine. Il a été l’architecte de l’élimination des graisses d’origine industrielle dans la municipalité, en commençant par les restaurants, avant de poursuivre ce combat contre les facteurs de risque des maladies non transmissibles à l’échelle fédérale, à la tête des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de 2009 à 2017. Aujourd’hui, il explique : « Les AGT sont des substances toxiques ajoutées aux aliments et elles tuent des gens. On peut s’en passer sans que cela modifie le goût, le coût ou la disponibilité des aliments. Donc, il faut les éliminer. De grandes chaînes de restauration l’ont fait sans problème. »
Tom Frieden souligne qu’après l’avoir réussi avec des maladies infectieuses, comme la variole, ou y être quasi parvenu pour la poliomyélite, « ce serait la première fois qu’on pourrait atteindre à l’échelle mondiale l’élimination d’un facteur de risque d’une maladie non transmissible et sauver des vies ».
Aller plus loin que l’étiquetage
En 2006, les Etats-Unis ont imposé aux industriels d’indiquer sur les produits la présence d’AGT. Entre 2003 et 2012, la consommation des acides gras trans a diminué de près de 80 %, chutant de plus de 4 grammes par jour à environ 1 gramme. Dans la foulée de l’évaluation, à la fin de 2013, par la Food and Drug Administration (FDA) concluant à la nocivité des AGT, les Etats-Unis ont décidé, le 16 juin 2015, leur interdiction, les industriels se voyant accorder un délai de trois ans pour les remplacer par des substances présentant moins de risques.

        Lire aussi :
         

          Les Etats-Unis veulent bannir les « mauvaises graisses » des produits alimentaires d’ici à trois ans



D’autres pays européens ont emboîté le pas et imposé eux aussi une teneur maximale en AGT. Dans l’ordre chronologique : la Suisse, l’Autriche, l’Islande, la Hongrie, la Norvège et la Lettonie. Toutes ces expériences ont démontré que la substitution est parfaitement possible.
Le Parlement européen a adopté une résolution le 26 octobre 2016 visant à aller plus loin que la simple information des consommateurs par l’étiquetage et demandant à la Commission européenne d’« instaurer le plus tôt possible une limite européenne légale relative à la teneur en AGT dans tous les aliments ». Cette proposition devait être faite « au plus tard dans deux ans » (octobre 2018) et accompagnée d’une étude d’impact.
Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros rappelle qu’à l’échelle mondiale, près de 45 pays – pour la plupart à revenu élevé – ont adopté des mesures contre les AGT dont une vingtaine ont instauré leur interdiction ou imposé un taux maximal. L’Argentine les a quasiment éliminés, la Thaïlande devrait à son tour les bannir en juin.
Comme le résume Tom Frieden, « quand on remplace les AGT, les aliments ont bon goût et seul votre cœur sentira la différence ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ La plus vieille cendre volcanique vient d’être découverte au Gabon, sur un site où ont aussi été trouvés les fossiles des plus anciens organismes multicellulaires.
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<article-nb="2018/05/14/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Un amendement au projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes prévoit que cette pathologie soit considérée comme un obstacle à la dénonciation des faits entraînant la suspension de la prescription.
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Amnésie traumatique : l’allongement du délai de prescription en débat

Un amendement au projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes prévoit que cette pathologie soit considérée comme un obstacle à la dénonciation des faits entraînant la suspension de la prescription.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 13h04
    |

                            Sophie Boutboul








                        



                                


                            
Lors de l’examen du projet de loi ­contre les violences sexuelles et sexistes, qui a ­débuté lundi 14 mai en séance publique, à l’Assemblée nationale, Sophie Auconie, ­députée (UDI) d’Indre-et-Loire, présentera un amendement approuvé au Sénat. Ce dernier prévoit que l’amnésie traumatique soit ­considérée comme un obstacle à la dénonciation des faits entraînant la suspension de la prescription.
L’amnésie post-traumatique fera quoi qu’il ­arrive son apparition dans la ­législation puisqu’elle est citée dans le projet de loi parmi les arguments ayant motivé l’allongement du délai de prescription de vingt à trente ans pour les crimes sexuels.
Dans une étude prospective de 1995, la sociologue américaine Linda Williams avait recueilli les témoignages de 129 femmes reçues à ­l’hôpital après des plaintes dans leur enfance pour des violences sexuelles. Parmi elles, 38 % ne se souvenaient pas du viol ou des agressions subies dix-sept ans auparavant. « La loi prendra désormais en compte la réalité des difficultés que les mineurs victimes peuvent rencontrer à révéler les faits, quand ils se retrouvent plusieurs ­années dans l’incapacité de s’en souvenir », explique Youssef Badr, porte-parole de la chancellerie.
« Stress post-traumatique »
En France, la psychiatre Muriel ­Salmona travaille depuis des années sur le mécanisme de l’amnésie traumatique. Elle a réalisé, en 2015, l’enquête « Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte », avec le soutien de l’Unicef. Conduite auprès de 1 200 victimes par son ­association, Mémoire traumatique, elle concluait que plus d’un tiers des répondants témoignaient d’une ­période d’amnésie traumatique.
Dans le DSM-5, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association psychiatrique américaine, l’amnésie dissociative est décrite comme un « symptôme de l’exposition à la mort, à des blessures graves ou à des violences sexuelles ». Il y est expliqué que « certaines...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Le projet de loi examiné à partir de lundi à l’Assemblée nationale prend en compte cette incapacité à se souvenir d’un événement traumatisant. Reportage dans un groupe de parole.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/05/2018
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Violences sexuelles : comment remonter le fil de l’amnésie traumatique

Le projet de loi examiné à partir de lundi à l’Assemblée nationale prend en compte cette incapacité à se souvenir d’un événement traumatisant. Reportage dans un groupe de parole.



Le Monde
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14.05.2018 à 14h50
    |

                            Sophie Boutboul








                        



                                


                            
Dans un silence impeccable ponctué de chants d’oiseaux du jardin attenant, six femmes et un homme échangent autour d’une table, grignotant des tomates cerises et des chips. Il est 13 heures et le soleil entre par touches dans la salle de la Maison d’accueil de l’Assomption de ­Paris, prêtée pour l’occasion. En ce jour de printemps quasi caniculaire se tient le premier groupe de parole consacré aux victimes de violences sexuelles dans l’enfance ayant subi une amnésie liée aux traumatismes, menant à un effacement partiel ou total des faits dans la mémoire.
L’amnésie traumatique ? C’est un « mécanisme dissociatif, une déconnexion du circuit de la ­ mémoire pour survivre, qui se produit chez des ­victimes de viol, mais aussi de guerre », explique la psychiatre Muriel Salmona. La journaliste Mié ­Kohiyama, initiatrice de ce projet de groupe de parole, sans vocation thérapeutique, s’est remémoré à 37 ans les viols dont elle-même a été victime petite : « L’idée est de partir du “Je” pour partager, créer du lien et échanger sur l’amnésie traumatique, ce mécanisme qu’on a toutes traversé. » Les participantes se sont inscrites au groupe sur la page Facebook Moiaussiamnésie consacrée aux victimes ­d’amnésie traumatique consécutive à des violences sexuelles, que Mié a lancée fin 2017. Pour animer le groupe, Mié est accompagnée de Samir Ben ­Salem, juriste de formation ayant étudié la psychologie, seul participant à ne pas être ­victime, « un homme bienveillant avec un regard extérieur », précise Mié.
« Je pleurais, je tremblais, je revivais tout »
Natacha, 37 ans, ingénieure en informatique, se lance : « C’était à une fête d’anniversaire, j’avais 16 ans. C’est une amnésie partielle, car pendant vingt ans, je ne me suis souvenue que du début et de la fin. Je pensais que c’était un viol par un seul homme. En fait, ils étaient trois et ça a duré deux heures, retrace très calmement Natacha, les regards des participants délicatement...




                        

                        


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Anne-Sarah Kertudo, pour le droit au handicap

Portrait. Malentendante depuis l’adolescence et devenue presque aveugle, la juriste veut faire émerger un nouveau regard sur les personnes invalides. Un combat politique.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 10h37
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Elle veut changer le dictionnaire. ­Directrice de l’association Droit ­pluriel, créée en 2009, Anne-Sarah Kertudo bataille pour que les définitions actuelles du mot « handicap » soient modifiées dans le Larousse de poche, Le Robert et Le Robert Junior. Signée de la ­productrice de cinéma Fabienne Servan-Schreiber, présidente de Droit pluriel depuis 2015, du Conseil national des barreaux et du Conseil national consultatif des personnes handicapées, une lettre ouverte a été adressée mi-mars aux éditeurs de dictionnaires.
Définition
Elle juge inacceptable que le mot « handicap » soit défini comme un « désavantage quelconque, qui met en état d’infériorité », par le Larousse maxi-poche de 2018. Ou comme une « chose qui diminue les chances de s’épanouir ou de réussir », par Le Robert Junior 2018. Si Isabelle Neltner, des éditions Le Robert, a d’ores et déjà indiqué que cette définition va être retravaillée, en se plaçant « du point de vue de l’empêchement et non de ses conséquences », Larousse n’a pas répondu à leur demande, ni à celle du Monde…
Malentendante depuis l’adolescence – désormais appareillée et à la surdité insoupçonnable – et malvoyante depuis 2014, il s’agit pour Anne-Sarah Kertudo d’un des multiples combats qu’elle mène en faveur d’un autre regard sur le handicap.
Elle a ouvert la première permanence juridique en langue des signes en 2002 à la mairie du 9e arrondissement de Paris. La seule pendant des années. Quelque 300 000 personnes sourdes parlent la langue des signes en France – sur les 6 millions de personnes sourdes et malentendantes. Parmi ces signeurs, 80 % sont analphabètes. « Une population marginalisée, isolée, ­totalement oubliée du système », écrit-elle dans son livre Est-ce qu’on entend la mer à Paris ? (L’Harmattan, 2010), qui raconte son parcours et l’histoire de cette permanence. Au sein de son association, elle se bat pour favoriser ­l’accès au...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Quand il grogne ou qu’il prend ses jambes à son cou, le pachyderme fait vibrer le sol, et ses congénères – et les chercheurs – l’écoutent.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/05/2018
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L’éléphant, sismomètre de la savane

Quand il grogne ou qu’il prend ses jambes à son cou, le pachyderme fait vibrer le sol, et ses congénères – et les chercheurs – l’écoutent.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 06h25
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 06h58
    |

                            Alexis Riopel








                        



   


Il est entendu que lorsqu’on pèse quatre tonnes, le plancher tremble sous nos pas. Quand les éléphants s’enfuient face à un danger, ils font vibrer la savane comme un tambour sur un rayon de plusieurs kilomètres. Et quand ils poussent des vocalisations de très basse fréquence, sortes de gargouillements, elles se propagent dans le sol sur de grandes distances. Loin d’être inutiles, ces ­vibrations seraient perceptibles par leurs ­congénères et aideraient à la communication.
Dans la revue Current Biology du 7 mai, une équipe multidisciplinaire des universités d’Oxford et de Bristol, au Royaume-Uni, a ­annoncé être en mesure d’identifier le comportement des éléphants en écoutant les ­microséismes qu’ils engendrent. La biologiste Beth Mortimer a fait appel à ses collègues sismologues afin de modéliser la propagation des ondes dans le sol. Ils ont montré qu’il est possible de remonter à la source et de reconnaître, à distance, la marche rapide ou les gargouillements d’un pachyderme à partir des vibrations seules.
Communication sismique
Evidemment, la distance de propagation dépend du type de sol. Les ondes voyagent mieux dans le sable tapé que dans la pierre. Les plus grandes distances de transmission mesurées par l’équipe lors de sa campagne au Kenya sont de 6,4 km pour les gargouillements et de 3,6 km pour un éléphant au trot.
« La grande nouveauté, c’est d’étudier à la fois le type de comportement, le type de ­substrat et la présence de bruit ambiant, croit ­Sarah Bortolamiol, chercheuse associée au Muséum national d’histoire naturelle, à ­Paris. Ces aspects avaient été étudiés séparément, mais jamais ensemble. »

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Ces travaux confirment aussi la vraisemblance d’une communication sismique chez les éléphants. Caitlin O’Connell-Rodwell, une spécialiste de l’université Stanford en Californie, écrivait il y a une dizaine d’années que les éléphants réagissent vivement à des signaux d’avertissement sismique lancés par leurs semblables. Les mastodontes se regroupent alors en formations plus denses et s’orientent vers l’origine de l’alerte. Ils reniflent, scrutent les alentours ou posent leurs genoux par terre, nerveusement. En revanche, si l’avertissement sismique provient d’un individu ­inconnu, ils y répondent beaucoup moins fortement. Les éléphants vivent en hardes d’une dizaine d’individus, mais entretiennent des liens avec d’autres groupes.
Perçoivent-ils les vibrations grâce à leurs oreilles, leurs pieds ?
Le mécanisme exact par lequel les éléphants « écoutent » le sol reste à établir. Peut-être perçoivent-ils les vibrations grâce à leurs oreilles, de la même manière qu’ils entendent un son. Les ondes pourraient voyager jusqu’à la tête de l’animal par l’intermédiaire de ses os. Une autre possibilité serait que les vibrations soient directement ressenties par les pieds de l’animal, où se trouvent de nombreux récepteurs sensoriels spécialisés dans la détection des pressions. Le coussin graisseux épais dont est couvert le dessous du pied de l’éléphant est particulièrement efficace pour transmettre les ondes.
Le canal utilisé par les éléphants, autour de 20 Hz, est habituellement exempt de bruit, hormis les secousses sismiques ou le tonnerre. Cependant, Beth Mortimer et ses collègues ont estimé que les activités humaines, notamment le passage des voitures, peuvent diminuer d’un facteur cinq la distance sur laquelle les signaux des éléphants demeurent déchiffrables.
Les découvertes des chercheurs anglais pourraient maintenant servir à protéger les éléphants des braconniers en détectant en temps réel le vacarme sismique que provoque une harde d’éléphants fuyant un agresseur. Un réseau de géophones permettrait de localiser l’événement en triangulant les ­signaux. Pour Sarah Bortolamiol, une implémentation à petite échelle pour surveiller des populations particulièrement isolées ou en danger serait un outil intéressant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Une forme d’hommage au scientifique britannique, qui s’est interrogé dans ses nombreuses recherches sur la possibilité de voyager dans le temps.
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L’inhumation de Stephen Hawking ouverte aux voyageurs du futur

Une forme d’hommage au scientifique britannique, qui s’est interrogé dans ses nombreuses recherches sur la possibilité de voyager dans le temps.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 14h42
   





                        



   


C’est une inhumation sous forme de dernier hommage à la facétie du scientifique britannique Stephen Hawking, mort le 14 mars, qui se tiendra le 15 juin. Le tirage au sort organisé pour sélectionner les participants à son inhumation est ouvert à des personnes… qui ne sont pas encore nées. Sur le site Internet créé pour l’occasion, les postulants doivent renseigner leur date de naissance, qui peut aller jusqu’au 31 décembre 2038, comme l’a relevé l’auteur du blog Ianvisits.
Un hommage à l’astrophysicien, spécialiste des trous noirs, qui s’est interrogé, dans ses nombreuses recherches, sur la possibilité de voyager dans le temps et sur l’existence d’univers multiples.
« Nous ne pouvons pas exclure la possibilité de voyager dans le temps car, à notre satisfaction, cela n’a pas été réfuté », a expliqué un porte-parole de la fondation Stephen Hawking à la BBC. « Toute chose est possible jusqu’à ce que l’inverse ait été prouvé », a-t-il souligné, résumant la pensée du scientifique, auteur d’un best-seller planétaire, Une brève histoire du temps (J’ai lu), paru en 1988 et vendu à plusieurs millions d’exemplaires.

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Les inscriptions au tirage au sort, qui doit sélectionner 1 000 personnes, ont ouvert mercredi 9 mai, et fermeront le 15 mai. Dans les premières vingt-quatre heures, plus de 12 000 personnes avaient candidaté. « Nous avons eu des candidatures de partout à travers le monde », a précisé le porte-parole.
L’inhumation aura lieu le 15 juin à l’abbaye de Westminster, à Londres. Cet hommage est réservé aux plus grands, comme avant lui un autre géant des sciences, Isaac Newton.
Des voyageurs du futur inexistants
L’astrophysicien Stephen Hawking avait lui-même organisé en 2009 une fête pour les voyageurs du futur : dans une vidéo postée sur YouTube, il avait expliqué n’avoir envoyé les invitations qu’une fois l’événement terminé. « J’ai des preuves expérimentales que le voyage à travers le temps est impossible », en avait-il cependant conclu, non sans humour, constatant que personne n’était venu participer à la soirée, malgré les canapés et les coupes de champagne.

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La mort de Stephen Hawking avait suscité une pluie d’hommages rarement égalée pour un scientifique. Confiné dans un fauteuil roulant en raison de la maladie de Charcot dont il était affecté, cet esprit brillant, professeur à l’université de Cambridge, avait consacré sa vie à l’étude de l’univers jusqu’à devenir une figure scientifique de premier ordre et une personnalité publique au Royaume-Uni.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Selon les scientifiques, ces nuages ont un impact encore plus important que le carburant brûlé par les appareils.
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Les traînées blanches des avions contribuent au réchauffement climatique

Selon les scientifiques, ces nuages ont un impact encore plus important que le carburant brûlé par les appareils.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 06h23
    |

                            Alexis Riopel








                        



   


Les traînées de condensation qui s’étirent derrière les avions à réaction accentuent le réchauffement climatique de façon importante – probablement davantage que le carburant brûlé pour faire voler les appareils. On le savait depuis quelques années, mais une synthèse très complète sur les contrails (contraction de l’anglais condensation trails), parue cette semaine dans la revue Nature Communications, rappelle le constat. Cette publication fait aussi le point sur quelques solutions envisageables.
A l’heure actuelle, l’aviation est responsable de 4 % du « forçage radiatif anthropogénique », c’est-à-dire du déséquilibre d’origine humaine entre l’énergie entrante et sortante dans l’atmosphère terrestre. Ce pourcentage se partage entre les nuages générés par les avions et le CO2 issu des réacteurs.
« C’est environ moitié-moitié, ou peut-être même un peu plus pour les nuages, indique Bernd Kärcher, auteur de l’étude et physicien au Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR). Il est important de remarquer que le CO2 persiste beaucoup plus longtemps dans l’atmosphère que les nuages produits par les avions. Empêcher la formation de ces nuages pourrait donc constituer une solution rapide pour ralentir le changement climatique, et nous donner un peu de temps pour arriver à réduire les émissions de CO2. »
Microscopiques cristaux de glace
Ces conclusions tombent la même semaine que la publication, dans Nature Climate Change, d’une étude affirmant que les émissions de gaz à effet de serre causées par le tourisme, dont le transport aérien constitue une large part, sont passées en quatre ans, entre 2009 et 2013, de 3,9 à 4,5 milliards de tonnes équivalents de CO2. Pour juger de l’impact réel sur le climat, il faut cependant ajouter l’effet des nuages produits par l’aviation, exclus de l’analyse.

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Comme tous les nuages, les traînées de condensation – ou cirrus homogenitus, le nom que leur a donné en 2017 l’Organisation météorologique mondiale – naissent quand de la vapeur d’eau se condense sur de fines particules en suspension dans l’air.
Les réacteurs d’avion facilitent le phénomène en rejetant des poussières de suie dans un environnement autrement dépourvu de particules. De la vapeur d’eau provenant du réacteur s’agglutine sur les poussières pour former des gouttelettes. Plus loin dans le sillage de l’appareil, où le souffle du moteur s’est refroidi, les gouttelettes gèlent et forment de microscopiques cristaux de glace. Dans les minutes et les heures qui suivent, l’humidité naturellement présente dans l’air fait croître les cristaux et en décuple la taille.
Sous certaines conditions, les traînées de condensation peuvent subsister dans l’atmosphère pendant des heures. Certaines perdront leur forme longiligne et deviendront alors des cirrus, ces nuages rappelant les cheveux d’ange qu’on voit très haut dans le ciel. Presque transparents, les cirrus absorbent tout de même une partie de la radiation provenant de la Terre et la réémettent vers le sol. Les rayons du Soleil, eux, traversent les cirrus sans trop de mal. L’effet net est donc un réchauffement de la température de surface, contrairement aux nuages plus bas, opaques et blancs, qui la diminuent.
« Voler plus haut »
La multiplicité des variables impliquées a beau compliquer la tâche des scientifiques qui veulent comprendre comment les avions génèrent des nuages, elle leur offre aussi beaucoup de pistes pour réduire leur impact délétère sur le climat.
Parmi les solutions à court terme, Bernd Kärcher pense aux combustibles synthétiques, dérivés du charbon, du gaz naturel ou de la biomasse, ou encore aux biocarburants, dont la combustion entraîne l’émission de beaucoup moins de particules dans l’air que le kérosène. L’hydrogène liquide ou le gaz naturel liquéfié représentent également des options prometteuses, mais plus difficile à mettre en place car elles nécessitent d’autres types de moteur. Les avions électriques régleraient évidemment aussi le problème, mais demeurent pour l’instant un « rêve lointain », selon Bernd Kärcher.

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De même, un détournement du trafic aérien pourrait réduire la formation de nuages produits par l’aviation. « Voler plus haut, où l’air est froid et sec, pourrait réduire la formation de traînées », précise Bernd Kärcher. Toutefois, les trajets actuellement empruntés minimisent les temps de vol et les coûts, et les compagnies aériennes seront réticentes à les modifier, estime le scientifique.
Avant toute action, une plus grande reconnaissance du problème sera essentielle. Dans son article de synthèse, Bernd Kärcher note que l’Organisation de l’aviation civile internationale a adopté en 2016 un plan de compensation et de réduction des émissions de carbone dans le but de réduire son impact sur le changement climatique, mais qu’elle n’y considère pas les nuages générés par l’aviation, qui constituent pourtant la moitié du problème.



                            


                        

                        


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La vie aquatique selon Jonathan Balcombe

L’éthologue américain offre une immersion complète dans la vie sensible, sociale et sexuelle des poissons, qui se révèle bien plus riche qu’il n’y paraît.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 08h45
    |

                            Céline Henne (Collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
A quoi pensent les poissons ? La vie secrète de nos cousins sous-marins (What A Fish Knows. The Inner Lives of Our Underwater Cousins), de Jonathan Balcombe, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Catherine Schiellein, La Plage, 352 p., 19,95 €.

Il n’est pas rare de voir un végétarien commander du poisson au restaurant, lorsqu’il n’a pas d’autre choix. Comme si, sur l’échelle du vivant, le poisson était un être plus proche de la carotte que du cochon. D’un autre côté, pouvons-nous éprouver la même empathie pour ces créatures si éloignées de nous sur l’arbre de l’évolution ? Cela supposerait de pouvoir imaginer ce qu’ils sentent, ressentent, pensent. C’est bien là tout le problème : dans leurs yeux globuleux, au milieu de leurs faces dépourvues d’expression, difficile de voir autre chose que du vide.

Renversant tous les préjugés, le ­livre de l’éthologue Jonathan Balcombe offre une immersion complète dans la vie sensible, sociale et sexuelle des poissons, qui se révèle bien plus riche qu’il n’y paraît. On ­apprend que ces animaux aquatiques ont une expérience sensorielle très développée : ils sont victimes des ­mêmes illusions d’optique que nous, ou sont capables de faire la différence entre du blues et de la musique clas­sique. Surtout, la manière dont ils voient le monde est unique. Ils jouissent de sens inconnus des créatures terrestres, tels que percevoir les modifications du champ électrique autour d’eux, grâce à des « cellules géoma­gnétiques ». Plus encore, les poissons sont des êtres doués de sensibilité et d’émotions. Capables de ressentir le plaisir et la douleur, ils sont également sujets à la colère, à la terreur et au stress, et sont soulagés par les ­anxiolytiques.

Toutes ces études scientifiques sont rapportées dans le livre, où trans­paraît l’affection de Jonathan Balcombe pour ces créatures fascinantes. Le dernier chapitre porte sur ce que l’homme inflige aux poissons,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ L’auteur du best-seller mondial « La Vie secrète des arbres » récidive avec les animaux, d’évidences grossières en béatitude molle.
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Peter Wohlleben, c’est trop bête

L’auteur du best-seller mondial « La Vie secrète des arbres » récidive avec les animaux, d’évidences grossières en béatitude molle.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 08h45
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            
La Vie secrète des animaux. Amour, deuil, compassion : un monde secret s’ouvre à nous (Das Seelenleben der Tiere. Liebe, Trauer, Mitgefühl – erstaunliche Einblicke in eine verborgene Welt), de Peter Wohlleben, traduit de l’allemand par Lise Deschamps, Les Arènes, 278 p., 20,90 €.

Les animaux sont-ils des créatures intéressantes, belles souvent, ­aimables parfois, et courageuses, et d’une sensibilité étonnante ? Oui. Et ensuite ?

Ensuite, rien. L’ingénieur forestier allemand Peter Wohlleben, auteur du best-seller mondial La Vie secrète des arbres (Les Arènes, 2017), développe son concept. Il a désormais des révélations à nous faire sur le poussin de son enfance – « tellement mignon ! » –, sur la nature profonde de l’écureuil – « notre lutin roux » –, sur le vieillissement – « les animaux finissent eux aussi, avec l’âge, par avoir des ennuis de santé » –, sur la violence – ils « ne sont pas meilleurs que nous et peuvent se montrer d’une grande agressivité » –, sur cent autres sujets de béatitude molle, à propos desquels il réussit le tour de force de nous en enseigner moins que ce que nous en savons, quelle que soit notre familiarité avec les bêtes.
La vie des animaux, en réalité, n’est secrète que pour Peter Wohlleben. Il met, il est vrai, une belle constance à refuser tout savoir constitué. Son ­livre, qui plonge rapidement le lecteur dans la torpeur (du moins rit-on régulièrement, mais ce n’était pas au programme), ne serait d’ailleurs qu’un épiphénomène s’il ne témoignait, par son succès, d’un goût envahissant pour l’évidence grossière, pour la satisfaction moite de ressentir dans son coin, toujours préférable, dans cet univers mental, à la circu­lation des savoirs. « Me reposer uniquement sur des études ne me plaît guère, écrit-il : je préfère éprouver par moi-même la manière de penser de tel ou tel animal. »
Pourquoi...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Vétérinaire en chef de la ménagerie du Jardin des plantes, à Paris, Norin Chai a reçu des bêtes les leçons d’humanité qui sont au cœur de « Sagesse animale ».
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Norin Chai : « Nous avons appris à voir ce que nous avons sous les yeux »

Vétérinaire en chef de la ménagerie du Jardin des plantes, à Paris, Norin Chai a reçu des bêtes les leçons d’humanité qui sont au cœur de « Sagesse animale ».



Le Monde
 |    12.05.2018 à 08h45
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 08h29
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            
Sagesse animale. Comment les animaux peuvent nous rendre plus humains, de Norin Chai, avec Roland Portiche, Stock, 272 p., 19,50 €.
Norin Chai, né en 1969, est vétérinaire spécialiste de la faune sauvage. Son nouveau livre, Sagesse animale, mêle un état des lieux précis, fondé sur l’observation et l’expérience, à une réflexion sur « l’unité du vivant ».

« Sagesse animale », qui est d’abord la synthèse de ce que vous avez appris en vingt-cinq ans d’exercice du métier de vétérinaire spécialisé dans la faune sauvage, témoigne aussi de l’accélération spectaculaire de la recherche scientifique…
Nous sommes en effet en train de vivre une profonde mutation. Mais je ne crois pas que ce soient les recherches scientifiques qui l’induisent : c’est d’abord un changement dans la conscience que nous avons de nous-mêmes, de notre place dans le monde, de notre interaction avec les autres êtres vivants. C’est un progrès d’ordre plus spirituel, peut-être, que scientifique. Nous avons appris à voir ce que nous avons sous les yeux – l’intelligence des animaux, leurs émotions, leur personnalité… –, que nous refusions de voir. Ce n’étaient des choses ni démontrables ni répétables, de sorte qu’elles n’entraient pas dans les cases du savoir rationnel. Mais il est vrai que la science a changé. Elle accepte beaucoup plus qu’avant les connaissances empiriques. Elle nous aide désormais à percevoir autrement les émotions des animaux, à comprendre qu’elles nous renvoient les nôtres.
Vous évoquez l’un des axes de la recherche actuelle sur le comportement des animaux, la « théorie de l’esprit », qui étudie cette circulation. De quoi s’agit-il ?
Imaginons que vous adoriez les crêpes, et que je le sache. Je vous invite dans une crêperie, en pensant que vous allez être content. J’ai conscience de votre sentiment, et vous le savez. C’est exactement ce que la théorie...




                        

                        


<article-nb="2018/05/14/19-17">
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Emotions, sentiments, conscience… ne sont plus les propres de l’homme. Plusieurs parutions récentes proposent un bilan des nouvelles connaissances scientifiques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
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Frères animaux qui avec nous vivez

Emotions, sentiments, conscience… ne sont plus les propres de l’homme. Plusieurs parutions récentes proposent un bilan des nouvelles connaissances scientifiques.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 08h30
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

Moby Dick avait peut-être quelque chose à dire au capitaine Achab. Comment savoir ? Les cachalots étaient muets au temps de Melville. Mais voilà que, après des millénaires de fréquentation silencieuse, nous avons appris à écouter les animaux, à les regarder, à les connaître pour ce qu’ils sont – ni les « machines » que l’âge classique, dans la lignée de Descartes, voyait en eux, ni des êtres propres à incarner nos symboles et nos mythes, à défaut d’exister par eux-mêmes.
Il est difficile de comprendre tout à fait pourquoi l’on a tant tardé. Les progrès scientifiques sont souvent permis, aujourd’hui, par des développements techniques, qui pèsent peu en l’occurrence : tout était là, visible à l’œil nu. Il y a, simplement, des questions qu’on ne se posait pas, et qui ont surgi. Ce n’est, par exemple, qu’en 1967 qu’on s’est intéressé au langage des vervets, petits singes d’Afrique de l’Est et australe, et qu’on a découvert qu’ils savent désigner, dans leurs appels, le léopard, l’aigle, le serpent, le babouin, tout autre mammifère prédateur, un humain inconnu, un singe dominant, un singe subordonné… ; ils sont même capables de formuler « observe autre singe » ou « vois bande rivale ». De même n’a-t-on pas saisi, pendant des siècles, que les éléphants emploient plus d’une centaine de gestes rituels pour communiquer, sans parler de leur chant, qui couvre dix octaves et leur permet, remarque-t-on quand on veut bien les observer, de tenir de longues conversations.
Un savoir qui se renouvelle à une vitesse sidérante
Ces informations, et une masse considérable d’autres, sont recueillies dans un livre décisif, Qu’est-ce qui fait sourire les animaux ?, de l’essayiste américain Carl Safina, titulaire de la chaire Nature and Humanity à l’université Stony Brook de Long Island (Etat de New York). Parue aux Etats-Unis en 2015, cette vaste synthèse des expériences et observations accumulées dans les dernières décennies, en particulier sur les éléphants,...




                        

                        


<article-nb="2018/05/14/19-18">
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Au menu : les fourmis voyageuses, une université américaine a égaré du plutonium, l’intelligence artificielle dans le monde de l’espionnage, etc.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤ 
<article-nb="2018/05/14/19-19">
<filnamedate="20180514"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180514"><AAMMJJHH="2018051419">
<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Une étude publiée dans « Science » décrit les mécanismes physiques par lesquels l’extraction de gaz, la fracturation hydraulique et la géothermie déclenchent des séismes.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/05/2018
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Comment les humains provoquent des tremblements de terre

Une étude publiée dans « Science » décrit les mécanismes physiques par lesquels l’extraction de gaz, la fracturation hydraulique et la géothermie déclenchent des séismes.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 10h50
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Quel est le point commun entre les villes de Pawnee (Etats-Unis), Groningue (Pays-Bas) ou Bâle (Suisse) ? Toutes les trois ont subi, ces dernières années, d’inattendus tremblements de terre provoqués par les activités humaines en sous-sol. L’Etat de l’Oklahoma, où se situe Pawnee, est ainsi devenu champion du monde de ces séismes dits induits, avec plusieurs centaines d’événements en 2015. A l’origine de ce phénomène, l’exploitation des gaz et de pétrole de schiste de la région. Non seulement les exploitants ont recours à la technique de la fracturation hydraulique – le « fracking » –, qui consiste à fissurer la roche en y injectant des liquides sous haute pression, mais ils renvoient ensuite dans le sous-sol toutes les eaux usées qui découlent de l’extraction et notamment l’eau saline stockée naturellement dans le réservoir géologique et remontée avec les hydrocarbures.
A Bâle, victime d’un petit séisme de magnitude 3,4 en 2006, c’est aussi la fracturation hydraulique qui a été pointée du doigt, mais cette fois dans le cadre d’un projet de géothermie profonde non conventionnelle. L’idée consistait à disloquer la roche pour augmenter sa perméabilité et ainsi améliorer les échanges thermiques en sous-sol. Le projet a été abandonné après le tremblement de terre.
Tassement des couches géologiques
La mésaventure suisse n’a pas servi de leçon aux promoteurs d’un programme analogue à Pohang, en Corée du Sud. Le 15 novembre 2017, la ville a été secouée par un séisme de magnitude 5,4, le plus puissant de l’histoire moderne du pays, au cours duquel plusieurs dizaines de personnes ont été blessées. Deux études récemment parues dans Science ont estimé très probable le lien de cause à effet entre le fracking et ce séisme.

Dans un article publié lui aussi par Science jeudi 10 mai, une équipe de l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée décrit les mécanismes qui déclenchent ces séismes induits. Après l’injection...




                        

                        


<article-nb="2018/05/14/19-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Dressée par des scientifiques de l’université de Manchester, l’araignée peut effectuer sur commande des bonds faisant jusqu’à six fois la taille de son corps.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤ 