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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La réduction des émissions de gaz à effet de serre pourrait générer quatre fois plus d’emplois dans le monde qu’elle n’en détruirait selon l’Organisation internationale du travail.
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Lutter contre le changement climatique créerait 18 millions d’emplois

La réduction des émissions de gaz à effet de serre pourrait générer quatre fois plus d’emplois dans le monde qu’elle n’en détruirait selon l’Organisation internationale du travail.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 18h18
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Créer 24 millions d’emplois dans le monde, voilà ce que permettrait la lutte pour réduire les émissions de CO2 – afin de contenir le réchauffement climatique en dessous des 2 °C, tel que le préconise l’accord de Paris conclu le 12 décembre 2015.
Dans le rapport « Emploi et questions sociales dans le monde 2018 : une économie verte et créatrice d’emploi », rendu public lundi 14 mai au soir, l’Organisation internationale du travail (OIT) a réalisé une estimation des pertes et des créations d’emplois induites par cette évolution de l’économie, qu’elle juge inéluctable. Avec six millions d’emplois détruits, le solde induit par la généralisation de la transition verte serait donc de 18 millions d’ici à 2030.
L’unique agence tripartite des Nations unies – regroupant les représentants des gouvernements, des employeurs et des salariés de 187 Etats membres – avait déjà, dans le passé, travaillé sur la question des emplois verts et du travail décent. En 2013, lors de la Conférence internationale du travail, qui se tient chaque mois de juillet à Genève, elle avait produit un rapport indiquant « des gains nets en matière d’emplois supplémentaires, entre 2010 et 2030, de 0,5 % à 2 % ».
Catherine Saget, économiste à l’OIT et principale auteure du rapport publié lundi, prévient qu’« il ne s’agit pas ici de comptabiliser les emplois verts à venir, mais d’étudier les gains et pertes dans tous les secteurs touchés par la mutation de l’économie ». Ainsi l’OIT estime que « l’action visant à limiter le réchauffement climatique à 2 °C va se traduire par suffisamment de créations d’emplois pour compenser largement les six millions de suppressions d’emploi faites ailleurs ».
Bénéfice en Amérique, Asie et Europe, perte en Afrique
Le bénéfice net se concentre dans les Amériques, en Asie et dans la zone Pacifique, ainsi qu’en Europe, s’élevant respectivement à trois millions, à quatorze millions et à douze millions d’emplois. A contrario, le Moyen-Orient et l’Afrique en perdraient respectivement environ 300 000 et 350 000 (soit – 0,48 % et – 0,04 % du total dans chacune des deux régions du monde), « en raison de leur dépendance à l’égard, respectivement, des énergies fossiles et des mines », précise l’OIT.
Sur les 163 secteurs économiques étudiés, seuls quatorze vont subir des suppressions supérieures à dix mille postes à l’échelle mondiale. L’extraction pétrolière et le raffinage afficheraient des pertes supérieures à un million d’emplois. Dans le secteur de l’électricité, la création de 2,5 millions de postes pour les énergies renouvelables compenserait largement la destruction de 400 000 emplois dans la production basée sur les combustibles fossiles.
L’économie circulaire, avec les activités de recyclage, de tri, la réparation, la location et la réutilisation d’objets générerait six millions d’emplois. Dans ces domaines, l’OIT insiste aussi sur la nécessité d’assurer la qualité du travail, bien souvent précaire, dangereux et dénué de protection sociale dans des secteurs informels.

   


Renforcer les formations et les protections sociales
Plus difficile à quantifier, la montée en puissance de l’agriculture bio et de l’agriculture de conservation (qui permet de maintenir et d’augmenter le potentiel agronomique des sols en limitant les intrants, par exemple, et en organisant les rotations culturales) devrait aussi permettre d’embaucher davantage de monde. En Europe, l’emploi agricole a augmenté de 1,1 % avec les conversions en bio. « Le passage à des systèmes agricoles plus durables créerait des emplois dans des fermes bio de taille moyenne ou grande et permettrait aux petits exploitants de diversifier leurs sources de revenu, surtout si les fermiers disposent des compétences adéquates », écrivent les auteurs du rapport.
Pour limiter les impacts négatifs et les réductions de personnel à court terme induits par les mesures climatiques, il faut impérativement, insiste l’OIT, développer des « politiques appropriées », s’agissant notamment des revenus des travailleurs, d’une assurance sociale renforcée et des formations nécessaires pour accompagner la mutation de l’économie.
De nombreux exemples d’aides possibles sont présentés dans ce rapport, comme la mise en place, au Kenya, d’un système qui organise des transferts de cash, de l’ordre de 50 dollars (42 euros) tous les deux mois, versés à 25 % des familles en cas de sécheresse. Ou le programme Bolsa verde, créé au Brésil en 2011, qui encourage la préservation de l’environnement, en augmentant le niveau de revenu de familles en situation d’extrême pauvreté. Celles-ci doivent réaliser des activités comme l’utilisation durable des ressources naturelles ou l’entretien de l’extension forestière.
Solde positif dans la construction et les services
« Les pays à faible revenu et certains pays à revenu intermédiaire ont encore besoin d’aide pour développer la collecte des données, pour adopter et financer des stratégies en faveur d’une juste transition vers une économie durable sur le plan environnemental et une société qui inclut chacune et chacun, dans toutes les couches de la société », souligne Catherine Saget.
Les pays aux économies développées ne sont pas oubliés. En France, l’organisation internationale estime qu’environ 2,1 millions de postes (représentant 8 % de l’emploi total) « dépendent directement de la gestion efficace et de la durabilité d’un environnement sain ». Dans le domaine de l’énergie, les pertes pourraient atteindre quelque 42 000 emplois, compensées par la création de 155 000 autres. Les secteurs qui connaîtraient un solde positif sont la construction (86 500), le secteur manufacturier (33 400) et les services (32 000).
Au niveau mondial, l’agence des Nations unies étudie aussi les impacts négatifs du changement climatique sur l’économie. Dans le domaine de l’agriculture, le réchauffement se traduit par des épuisements et des pertes économiques sèches. Les auteurs du rapport estiment que « le stress thermique va provoquer une perte mondiale de 2 % des heures travaillées d’ici à 2030 pour cause de maladie ». Un argument supplémentaire pour l’OIT qui pousse les Etats à développer des modèles économiques conformes à l’ambition climatique affichée en 2015 et aux normes qu’elle prône pour un travail décent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le Fonds monétaire international invite la première puissance économique européenne à accroître la dépense publique, dans son rapport annuel sur le pays, publié lundi.
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Le FMI presse l’Allemagne de réduire ses excédents

Le Fonds monétaire international invite la première puissance économique européenne à accroître la dépense publique, dans son rapport annuel sur le pays, publié lundi.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 17h27
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Le conseil n’est pas nouveau mais il se fait plus pressant : l’Allemagne d’Angela Merkel est invitée par le Fonds monétaire international (FMI) à accroître la dépense publique afin de réduire ses excédents massifs. Dans son rapport annuel sur le pays publié lundi 14 mai, le Fonds reconnaît les efforts annoncés à Berlin pour soutenir la croissance à long terme et réduire le risque de pauvreté. Pour autant, « plus de volonté politique est nécessaire pour améliorer de manière décisive l’investissement intérieur, ce qui pourrait aussi aider à rééquilibrer la balance extérieure », ajoute-t-il.
Ces commentaires suivent de près le discours prononcé par le président français Emmanuel Macron à Aix-la-Chapelle (Allemagne), jeudi 10 mai. Alors qu’il se voyait décerner le prix Charlemagne, la plus prestigieuse récompense européenne, le chef de l’Etat s’est permis d’exhorter Berlin à en finir avec ses « fétiches », référence claire au conservatisme allemand en matière budgétaire.

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Une gestion marcoéconomique « prudente »
Les excédents de l’Allemagne – courants et commerciaux – sont un sujet de débat récurrent parmi les partenaires de la première puissance économique européenne. Les crispations sont devenues plus vives depuis l’arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump, prompt à reprocher à Berlin d’entretenir volontairement avec les Etats-Unis une relation commerciale déséquilibrée.
Le FMI presse l’Allemagne de mettre à profit ses « marges de manœuvre budgétaires assez considérables » pour accroître ses investissements publics dans les infrastructures et l’éducation. Berlin est aussi invité à envisager des réformes des retraites et de son marché du travail pour accroître la part des travailleurs âgés dans la population active, atténuer le risque de pauvreté chez les seniors et le besoin d’épargner beaucoup en prévision de la retraite.

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                En Allemagne, la fierté des excédents record a fait place au doute



Le bulletin du FMI n’en décerne pas moins une série de satisfecit à la première économie européenne : une croissance « robuste », un taux de chômage « tombé à des niveaux plus vus depuis des décennies », une dette publique « en déclin rapide ». Enfin, une gestion marcoéconomique « prudente ». Sans doute trop, donc.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’abondance des financements accordés par Pékin pour des projets d’infrastructures inquiète le FMI et la Banque mondiale.
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Chronique

L’Afrique sous la menace du surendettement, effet pervers des prêts chinois

L’abondance des financements accordés par Pékin pour des projets d’infrastructures inquiète le FMI et la Banque mondiale.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-05-14T17:23:14+02:00"

        Le 14.05.2018 à 17h23






    
Comité d’accueil pour l’arrivée en gare de Djibouti, le 3 janvier 2018, du premier train commercial de la ligne de chemin de fer avec l’Ethiopie, réalisée par des entreprises chinoises et partiellement financée par la Banque chinoise d’import-export.
Crédits : HOUSSEIN HERSI / AFP


Le Kenya est le dernier pays africain en date à adhérer à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII), chargée de financer les projets chinois dans le cadre des « nouvelles routes de la soie ». L’Egypte et l’Ethiopie font déjà partie des 86 pays membres de cette institution née en janvier 2016 et dirigée par la Chine. Nairobi pourra désormais profiter de ses deniers. Mais pour le Kenya, le risque de voir sa dette publique, déjà très importante, exploser est préoccupant.
« Ce fardeau reste lourd pour le Kenya et les prêts chinois peuvent le rendre insoutenable », prévient Apurva Sanghi, ancien économiste en chef de la Banque mondiale pour plusieurs pays d’Afrique de l’Est, dont le Kenya.

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Selon l’agence de notation Moody’s, le risque de « stress financier » va s’accroître au début de la prochaine décennie… La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) tirent également la sonnette d’alarme. La directrice générale du FMI a mis en garde le mois dernier contre le piège de l’endettement. Christine Lagarde s’exprimait à Pékin à l’occasion d’un forum sur les « nouvelles routes de la soie », le colossal plan lancé en 2013 par le président chinois, Xi Jinping, pour déployer routes, ports, voies ferrées et parcs industriels à travers le monde. Il ne faut pas que les pays acceptant d’accueillir certains de ces chantiers aient le sentiment que « c’est un repas gratuit », a-t-elle observé, plaidant pour des investissements plus collectifs et une gestion plus attentive.
« Ni un plan Marshall, ni un complot chinois »
Il faut dire que les conditions posées par Pékin – ou plutôt l’absence de conditions – sont séduisantes : pas de contrepartie politique, pas ou peu de contrôle de la corruption, pas d’obligation de privatisation… On est loin de la feuille de route imposée par l’Occident, le FMI et la Banque mondiale.
Christine Lagarde a plaidé pour la mise en place d’une agence commune de la Chine et du FMI afin de s’assurer de la pérennité des financements. Mais Pékin devrait continuer à jouer en solo. Vitrine de la politique étrangère mise en place par Xi Jinping en 2013, ce projet constitue en effet un symbole fort. « Il ne s’agit ni d’un plan Marshall, ni d’un complot chinois, s’est ainsi défendu le chef d’Etat. Il s’agit d’une initiative suivant son cours en pleine lumière. »

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Pourtant, même dans son pays, on commence à s’inquiéter des possibles dérapages. L’économiste Li Ruogu, ancien président de la Banque chinoise d’import-export (Exim Bank), explique que « peu d’Etats africains ont la capacité de rembourser les sommes prêtées dans le cadre ». La plupart des projets sont actuellement financés par la seule Chine, via la BAII, la Banque chinoise de développement, l’Exim Bank et le Fonds des routes de la soie. Mais il manque encore 500 millions de dollars (près de 420 millions d’euros) par an pour faire face au coût des chantiers, ce qui pousse Pékin à puiser dans son portefeuille et à assouplir les conditions de ses prêts, quitte à refroidir d’autres investisseurs qui auraient pu participer à ce grand projet.
Premier créancier bilatéral
La dette publique en Afrique subsaharienne représentait 45 % du PIB fin 2017, en hausse de 40 % en trois ans ! Dans son dernier rapport, la Banque mondiale considère que 11 des 35 pays à faible revenu de la zone présentent un haut risque de surendettement. Et la Chine est leur premier créancier : près de 70 % de la dette publique bilatérale camerounaise sont détenus par Pékin. Même situation au Kenya, où la dette publique a régulièrement augmenté, passant de 43,1 % du PIB en 2011 à 54,1 % en 2016.
En janvier 2017, le Mozambique s’est déclaré en défaut de paiement. Le gouvernement a été contraint de dévoiler l’existence d’une dette occultée de 1,8 milliard d’euros, souscrite par les entreprises publiques. La Chine a déjà effacé une partie de l’ardoise…

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Au Congo, l’inauguration à Brazzaville du siège de la Banque sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA-Bank), fruit de la coopération avec la Chine – auprès de laquelle ce pays a contracté une partie de sa lourde dette publique qui inquiète tant le FMI –, est un autre exemple. La construction de cet immeuble de quinze étages, d’un coût de 53 millions d’euros, a été entièrement financée par « l’argent du pétrole congolais », a indiqué Rigobert-Roger Andely, président du conseil d’administration de la BSCA-Bank. Brazzaville et Pékin ont signé un partenariat de stratégie économique qui a permis à la Chine de préfinancer plusieurs projets d’infrastructures, augmentant du même coup la dette du Congo, estimée par le FMI à 117 % de son PIB. Après avoir masqué une partie de ses emprunts, le pays d’Afrique centrale a repris des négociations avec l’institution.

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La situation n’est guère meilleure au Nigeria, où le service de la dette absorbe 60 % des recettes de l’Etat, pénalisant les investissements publics. Même tableau au Ghana, en Angola et en Zambie…
Sans mettre en doute les bienfaits de certains travaux d’infrastructures entrepris sur le continent, Pékin doit aujourd’hui s’interroger sur leur financement. Le banquier de l’Afrique pourrait ainsi revenir sur sa politique de crédit trop facile. La question sera à l’ordre du jour lors du prochain forum Chine-Afrique, à Pékin en septembre.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le ministère du travail a annoncé que la présidente de Vigeo-Eiris, ancienne secrétaire générale de la CFDT, ne représenterait pas le gouvernement français au conseil d’administration du Bureau international du travail.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Didi Chuxing, leadeur du VTC en Chine, qui revendique 450 millions d’utilisateurs, a suspendu, depuis le 12 mai, son service de covoiturage, Hitch, pendant une semaine.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le Uber chinois dans la tourmente après le meurtre d’une cliente

Didi Chuxing, leadeur du VTC en Chine, qui revendique 450 millions d’utilisateurs, a suspendu, depuis le 12 mai, son service de covoiturage, Hitch, pendant une semaine.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 17h20
    |

            François Bougon








                        



   


Didi Chuxing, le numéro un du VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) en Chine, a suspendu pour une semaine, depuis samedi 12 mai, son service de covoiturage, Hitch. Cette décision, annoncée la veille par l’entreprise dans un communiqué publié sur son compte Weibo, a été prise après le meurtre d’une hôtesse de l’air de 21 ans le 6 mai par un chauffeur, un fait divers qui a soulevé indignation et critiques envers l’entreprise.
Le service de covoiturage n’est qu’un des treize services assurés par Didi Chuxing et n’en représente qu’une part infime, s’est défendue l’entreprise, mais l’impact sur son image est indéniable au moment où Didi, qui a réussi à bouter Uber hors de Chine en 2016, cherche à s’internationaliser.
L’assassinat s’est produit à Zhengzhou, capitale de la province du Henan (centre). L’auteur présumé a pris la fuite et est toujours recherché par la police. Didi Chuxing, qui a offert une récompense d’un million de yuans (plus de 132 000 euros) pour toute information permettant de le localiser, s’est déclaré « profondément attristé et désolé » et a présenté ses excuses à la famille de la jeune femme.
Mécanismes de sécurité défectueux
L’entreprise a également reconnu ses erreurs : « Nous devons nous efforcer de gagner la confiance de nos utilisateurs. Nos responsabilités dans ce cas sont indéniables », a-t-elle indiqué, reconnaissant un certain nombre de déficiences dans le système de contrôle et de sécurité. L’auteur présumé, âgé de 27 ans, utilisait le compte ouvert par son père. « Notre mécanisme de sécurité de nuit était défectueux de sorte que le mécanisme de reconnaissance de visage en mode nocturne n’a pas été déclenché avant la prise de commande par le conducteur », a déclaré la compagnie. Interviewé par la télévision publique chinoise, le père de la victime s’en est pris à Didi Chuxing, se demandant comment il était possible que de tels individus puissent assurer leur service.
Les autorités chinoises ont annoncé vouloir établir une « liste noire » des chauffeurs utilisant les services des applications telles que Didi Chuxing. Le projet a été publié vendredi par le ministère des transports pour recueillir avis et suggestions. En analysant les jugements ayant impliqué des chauffeurs de VTC depuis 2015, le site d’informations The Paper a recensé onze cas de viol.

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                Uber, soumis à une forte concurrence, se retire d’Asie du Sud-Est



Didi, qui revendique 450 millions d’utilisateurs et 21 millions de chauffeurs, a effectué plusieurs levées de fonds, récoltant au total treize milliards de dollars notamment auprès d’Alibaba, Tencent, Apple et Softbank. La dernière, effectuée en décembre 2017 et qui s’est élevée à quatre milliards de dollars, doit servir l’internationalisation de l’entreprise, mais aussi les projets d’intelligence artificielle et de véhicule propre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les autorités sanitaires retirent de la vente l’ensemble des reblochons de la marque savoyarde, après la contamination d’enfants par la bactérie « Escherichia coli ».
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L’ensemble des reblochons produits par la fromagerie Chabert rappelés

Les autorités sanitaires retirent de la vente l’ensemble des reblochons de la marque savoyarde, après la contamination d’enfants par la bactérie « Escherichia coli ».



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h59
   





                        



   


Les autorités sanitaires ont décidé, lundi 14 mai, de retirer de la vente et de rappeler l’ensemble des fromages reblochons entiers au lait cru fabriqués et commercialisés par la fromagerie Chabert. Ces fromages ont été jugés responsables de la contamination par la bactérie Escherichia coli de sept enfants âgés d’un an et demi à 3 ans. Six d’entre eux ont été hospitalisés la semaine dernière.
L’un d’eux était toujours à l’hôpital lundi, selon Santé publique France, qui expliquait que le bilan était inchangé. Les autorités poursuivent néanmoins la surveillance des syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) pour détecter d’éventuels nouveaux cas en lien avec cette consommation.
Toutes les enseignes concernées
L’ensemble des enseignes de distribution est concerné par cette procédure de rappel par « précaution ». Les reblochons fabriqués à Cruseilles (Haute-Savoie) sont notamment vendus sous les marques Chabert, Nos régions ont du talent (Leclerc), Reflets de France (Carrefour) et Itinéraire des saveurs (Intermarché).
Dès vendredi, les centres E. Leclerc avaient annoncé qu’ils procédaient au rappel de ce reblochon AOP, à la suite de « plusieurs cas » d’intoxication alimentaire « grave » par la bactérie E. coli 026, ayant provoqué plusieurs complications rénales chez six enfants.
Gastro-entérites et complications rénales
La bactérie Escherichia coli O26 : H11 peut entraîner, dans la semaine qui suit la consommation d’un produit contaminé, des gastro-entérites, éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique).
Les personnes qui auraient consommé les produits concernés et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant et à lui signaler cette consommation et la nature du germe contaminant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ A 47 ans, l’Alsacien devrait être nommé PDG du groupe de distribution, à l’issue du vote du conseil d’administration, le 16 mai. Cet homme discret veut faire entrer l’enseigne dans l’ère du numérique.
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édition abonné


Dominique Schelcher, l’ascension d’un fils d’épicier chez Système U

A 47 ans, l’Alsacien devrait être nommé PDG du groupe de distribution, à l’issue du vote du conseil d’administration, le 16 mai. Cet homme discret veut faire entrer l’enseigne dans l’ère du numérique.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 14h00
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

« C’est le roi de la liste. Il en a plusieurs. Vous pensez qu’il va peut-être oublier un dossier, mais non, il se rappelle de tout ! » Lorsqu’il se remémore les huit dernières années passées au côté de Dominique Schelcher, à l’époque patron de la région Est de Système U, quand lui-même en était directeur général, Daniel Maruzzo garde le souvenir des trajets en voiture dès 5 heures du matin les emmenant aux conseils d’administration où, immanquablement, l’intéressé finissait par sortir de sa poche sa liste des dossiers en cours.
Nul doute qu’une de ses fiches est consacrée à la réunion du conseil d’administration de Système U du 16 mai. En jeu : l’élection du futur PDG de l’enseigne de grande distribution alimentaire. Une formalité. Dominique Schelcher étant appelé à prendre les rênes du groupe pour un mandat renouvelable de six ans.
Une consécration pour ce fils d’épicier dont les parents tenaient un magasin de 20 m² à Fessenheim (Haut-Rhin), dans lequel il a baigné toute son enfance. Ses étés, il les passait à les aider, les voyant travailler d’arrache-pied et passer tout leur temps libre dans leur commerce. « Mon père partait tôt, revenait tard et on m’oubliait à l’école, où, régulièrement, une employée du magasin finissait par venir me chercher », se souvient-il. Il s’était alors promis de ne jamais faire ce métier…
Quatre décennies plus tard, M. Schelcher doit devenir, à 47 ans, PDG de la coopérative de tête U Enseigne, forte de 1 568 points de vente, dont 827 magasins de grande taille et 741 de proximité. Ensemble, ils ont réalisé, en 2017, un chiffre d’affaires de 19,49 milliards d’euros (hors carburant), en progression de 1,4 % sur un an.
« Travailleur acharné »
Comme tous les anciens dirigeants du groupe, cet homme du sérail possède son propre magasin, à Fessenheim, « juste à côté de la centrale », où il retourne tous les week-ends. « Un Super U de 3 000 m2, aussi représentatif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans cette chronique, Eric Albert, journaliste du « Monde » à Londres, constate que la période de baisse structurelle des taux d’intérêt dans le monde occidental, commencée il y a trente ans, s’achève. Un taux de 4 % à moyen terme est tout à fait envisageable.
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Comme une « période d’avant-crise » à la City

Dans cette chronique, Eric Albert, journaliste du « Monde » à Londres, constate que la période de baisse structurelle des taux d’intérêt dans le monde occidental, commencée il y a trente ans, s’achève. Un taux de 4 % à moyen terme est tout à fait envisageable.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 14h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Marchés. Avec ses trois décennies d’expérience du marché des devises, Simon Derrick a connu de nombreuses crises financières, et pas mal de périodes d’euphorie. Pour ce banquier britannique de l’établissement américain BNY Mellon, pas de doute, on traverse actuellement la deuxième phase. « Il règne une étrange atmosphère, qui me fait penser à 1999 ou 2007. L’optimisme qui règne sur les marchés est vraiment troublant. » En clair, on est dans une période d’avant-crise.
La première banque centrale à mener la charge est la Réserve fédérale américaine
Lui qui se définit comme « éternellement pessimiste » concentre ses anxiétés sur le marché obligataire. Depuis la fin des années 1980, le monde occidental est entré dans une période de baisse structurelle des taux d’intérêt : autour de 10 % il y a trois décennies, 5 % au début des années 2000 et presque 0 % depuis la crise financière de 2008.
Voilà pourtant presque deux ans que ce mouvement s’inverse. La première banque centrale à mener la charge est la Réserve fédérale américaine. A force d’augmenter son taux directeur, elle a réussi à faire remonter les taux américains à dix ans. Fin avril, ceux-ci ont franchi le cap des 3 %, provoquant un frisson digne des cimes les plus élevées. En Europe et au Royaume-Uni, on n’en est pas là (0,8 % en France), mais la tendance à la hausse est la même.
Coup de semonce
En soi, c’est bon signe. La croissance occidentale est solide, et les taux d’intérêt se normalisent enfin, après des années exceptionnelles. Cela récompense les épargnants, qui vont bénéficier d’un meilleur rendement.
Comme toujours, impossible de prévoir avec précision la date de la chute
Le problème est que cela change tout l’équilibre des marchés financiers. En particulier, les marchés actions apparaissent soudain largement surévalués. Une justification les maintenait à ce niveau : les rendements obligataires étant très faibles, les investisseurs préféraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Si les prix parisiens sont une exception, les marchés immobiliers évoluent de concert en Europe. Seuls les villes de Prague et Stockholm sont orientées à la baisse.
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Immobilier : la hausse des prix est générale en Europe

Si les prix parisiens sont une exception, les marchés immobiliers évoluent de concert en Europe. Seuls les villes de Prague et Stockholm sont orientées à la baisse.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 13h57
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La hausse des prix observée en France n’est pas une exception en Europe, montre une étude réalisée par ERA. Créé en 1971 aux Etats-Unis, ce réseau compte 2 300 agences dans 35 pays, dont 14 en Europe.
Le climat reste favorable à l’immobilier résidentiel en Europe, estiment les auteurs de l’étude, qui ont ausculté onze pays du Vieux Continent, sous l’angle des prix du mètre carré, des taux d’intérêt des emprunts immobiliers, du pourcentage de propriétaires dans la population, etc.

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                Effervescence immobilière à Nantes



Premier constat, la flambée des prix dans les capitales européennes n’est pas terminée. Les prix demeurent orientés à la hausse dans 8 des 11 villes étudiées (Paris, Berlin, Lisbonne, Vienne, Bruxelles, Sofia, Luxembourg et Amsterdam). Seules Prague (République tchèque) et Stockholm (Suède) baissent, tandis que Bern (Suisse) stagne. A noter : Londres, Rome et Madrid ne figurent pas dans l’étude.
« Le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier n’est évidemment pas une exception française »
En hausse de 8,4 % sur un an, à 8 716 euros à la fin de 2017, le prix moyen du mètre carré observé à Paris par ERA atteint des hauteurs que seule Stockholm connaît (8 378 euros). La situation de la capitale française est donc une exception à l’échelle européenne. En revanche, dès que l’on s’intéresse aux prix au mètre carré au niveau national, la France rentre dans le rang. A 2 550 euros le mètre carré, elle est devancée par le Luxembourg (4 800 euros) et la Suède (3 280 euros).

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                Investir dans le neuf reste une bonne idée en 2018



Le prix moyen d’achat au niveau national entre 2016 et 2017 a augmenté dans tous les pays étudiés sans exception. « Le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier n’est évidemment pas une exception française. Il résulte de politiques gouvernementales assez identiques, en matière économique, budgétaire et monétaire. Du coup, partout, il se crée un climat favorable au marché résidentiel », écrivent les auteurs de l’étude.
Toutefois, la notion de taux bas peut varier d’un pays à l’autre. En Bulgarie, il se traduit par un taux moyen de 4,1 % sur une durée de vingt à vingt-cinq ans. Comme la France, la Belgique et la République tchèque anticipent une remontée progressive du taux des crédits immobiliers en 2018. En revanche, les taux devraient rester stables en Autriche, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Vous travaillez et gagnez votre vie, mais vous rencontrez ou avez rencontré des difficultés pour accéder à la location, racontez-nous pourquoi.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Jeunes actifs, vous rencontrez des difficultés pour louer un logement, racontez-nous

Discussion lancée le 14 mai 2018

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Vous avez entre 18 et 35 ans, vous êtes apprentis, salariés à temps plein ou à temps partiel, indépendant, vous gagnez votre vie, mais vous rencontrez des difficultés pour louer un logement, expliquez-nous pourquoi.
A quels obstacles vous êtes-vous heurté dans votre recherche (manque de logements, salaire trop faible, contrat précaire…) ? Avez-vous notamment été confrontés à des demandes de garanties particulièrement exigeantes de la part des propriétaires ? Quelles sont les conséquences pour vous et quelle(s) solution(s) avez-vous trouvées face à cette situation (logement social, retour chez vos parents, colocation…) ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de nous laisser une adresse électronique que vous consultez régulièrement ou un numéro de téléphone, afin que nous puissions vous contacter pour vous demander des précisions. Votre témoignage pourra être publié anonymement si vous le souhaitez.                            





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Editorial. Les dividendes ont sensiblement augmenté depuis 2009. Les actionnaires doivent comprendre que leur soif insatiable de profits nous mène tous dans le mur.
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CAC 40 : un partage déséquilibré des bénéfices

Editorial. Les dividendes ont sensiblement augmenté depuis 2009. Les actionnaires doivent comprendre que leur soif insatiable de profits nous mène tous dans le mur.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 12h26
   





                        


Editorial du « Monde ». Mieux vaut être actionnaire que salarié, si l’on en croit les conclusions du rapport publié, lundi 14 mai, par l’organisation non gouvernementale Oxfam et le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic). Cette étude montre que, depuis 2009, les actionnaires des groupes du CAC 40 ont été généreusement servis en accaparant plus des deux tiers des bénéfices de ces entreprises. Vient ensuite la part consacrée aux investissements, qui n’a été en moyenne que de 27,5 %. Les salariés, eux, se sont vu attribuer seulement 5 % du total sous la forme d’intéressement et de participation.

        Lire aussi :
         

                Profits du CAC 40 : la priorité aux actionnaires de plus en plus contestée



Le partage des profits est au cœur de polémiques récurrentes en France. Nicolas Sarkozy avait relancé le débat en février 2009 en lançant l’idée d’une répartition en trois tiers : un tiers devant aller aux salariés, un autre aux actionnaires et le dernier devant être réinvesti dans l’entreprise « pour financer son développement ». Près de dix ans plus tard, la part des bénéfices reversée aux salariés reste toujours réduite à la portion congrue. Dans le même temps, les entreprises ont sensiblement augmenté le taux de versement de dividendes, qui en une décennie a progressé en moyenne de moitié, pour se situer entre 45 % et 60 %.
Toutefois, cet état des lieux ne donne qu’une vision partielle du partage de la valeur ajoutée, qui se compose notamment du revenu des salariés, de celui des propriétaires du capital, des impôts prélevés par l’Etat. Or, on observe que ce partage est relativement stable dans la période récente après des évolutions heurtées. Dans les années 1960, les salaires ont peu évolué, puis, à partir des années 1970, ont connu une forte croissance, ont baissé fortement dans les années 1980, avant une nouvelle stabilisation.
La part belle aux détenteurs du capital
Une fois ce constat posé, force est de constater que l’évolution actuelle du capitalisme conduit à un certain nombre de déséquilibres. D’abord, si le « gâteau salaires » reste inchangé, la taille des parts, elle, bouge beaucoup. Les salaires des PDG du CAC 40 ont ainsi augmenté deux fois plus vite que ceux de leurs salariés.

        Lire aussi :
         

                Salaires des patrons : « Les actionnaires commencent à regimber »



Les conséquences du phénomène dépassent le sort de quelques individus, il crée également une mécanique qui tend à faire la part belle aux détenteurs du capital. Les rémunérations des PDG étant de plus en plus liées au cours de Bourse, grâce à la distribution d’actions gratuites et autres stock-options, ceux-ci sont de plus en plus tentés d’aligner leurs intérêts sur ceux des actionnaires. Résultat : les 1 % les plus riches captent une grande partie de la croissance de la masse salariale.
Deuxième effet pervers, l’utilisation des profits. Leur augmentation spectaculaire ces dernières années n’a servi ni à augmenter les investissements ni à réduire l’endettement, mais à accroître la rémunération des actionnaires.
L’idée de rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail a souvent été critiquée au motif que, si les entrepreneurs sont conduits à donner une plus grande partie des profits aux salariés, il n’y aurait plus d’incitation à entreprendre. Mais les excès observés ces dernières années incitent à penser que le balancier a été trop loin. En quoi l’envolée des salaires des dirigeants, les rachats d’actions massifs ou le versement de dividendes supérieurs aux bénéfices de l’entreprise servent-ils les intérêts de l’économie réelle ? Il est temps pour les actionnaires de comprendre que leur soif insatiable de profits nous mène tous dans le mur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ En volant au secours du fabricant chinois de téléphones, au moment où il rompt l’accord sur l’Iran, Donald Trump met à mal la cohérence de sa politique et la légitimité de son administration, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Trump au secours du chinois ZTE, condamné par la justice américaine »

En volant au secours du fabricant chinois de téléphones, au moment où il rompt l’accord sur l’Iran, Donald Trump met à mal la cohérence de sa politique et la légitimité de son administration, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 11h56
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique.« Trop d’emplois chinois perdus ! » On pensait tout connaître de la versatilité du président des Etats-Unis, mais celle-ci franchit de nouveaux sommets.

Le twittomane Trump a lâché, dimanche 13 mai, sur son réseau préféré qu’il discutait avec son homologue chinois, Xi Jinping, sur la meilleure manière de sauver le fabricant de téléphones ZTE, menacé de mort par les sanctions américaines. Le département de la justice américain a, en effet, interdit à ce groupe d’acheter les puces électroniques américaines qui équipent ses smartphones.
Ainsi, l’hôte de la Maison Blanche, qui bataille depuis son arrivée contre le commerce chinois, accusé d’avoir tué l’industrie américaine, se mue en ardent défenseur d’une entreprise accusée par ses services d’avoir commercé avec l’Iran, menti à la justice américaine et menacé la sécurité intérieure du pays.
On frappe, on évalue les dégâts, on négocie…
Evidemment, face à Pékin, il peut toujours arguer que cette punition n’est pas de son fait. C’est même son ennemi juré, Barack Obama, qui est à l’origine de cette affaire.
C’est sous le mandat de ce dernier qu’avait été lancée l’enquête sur des ventes illégales de matériel chinois, équipé de composants américains, à l’Iran et à la Corée du Nord. Cette procédure avait abouti, en 2017, à la condamnation de ZTE, qui plaidait coupable, à payer 1,2 milliard de dollars d’amende. Un an plus tard, le département du commerce américain a constaté que non seulement les termes de cet accord n’étaient pas respectés, mais que les responsables de ces fraudes avaient reçu de confortables bonus. D’où les nouvelles sanctions.

La pensée trumpienne suit des arcanes imprévisibles dans lesquels les rapports sociaux semblent se réduire à des discussions de marchands de tapis, menées sur un ring de boxe. On frappe, on évalue les dégâts, on négocie…
A la suite de ses décisions unilatérales d’imposer des taxes douanières...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Jamais miraculeuses, les technologies de l’information et de la communication permettent de mieux gérer la ville et l’espace. Mais elles risquent d’amplifier les inégalités de notre monde, explique Antoine Picon.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une « ville intelligente » doit contenir les inégalités « dans des limites raisonnables »

Jamais miraculeuses, les technologies de l’information et de la communication permettent de mieux gérer la ville et l’espace. Mais elles risquent d’amplifier les inégalités de notre monde, explique Antoine Picon.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 16h23
    |

                            Francis Pisani








                        



                                


                            

Antoine Picon est directeur de recherches à l’Ecole des ponts ParisTech et professeur à la Graduate School of Design de l’université Harvard. Il est l’auteur d’un livre sur les Smart Cities (Editions B2, téléchargeable gratuitement). Il évoque sa vision de ce que doit être une smart city, et insiste sur la nécessité d’opérer des choix politiques pour éviter que le numérique accroisse les inégalités en ville.
Un article du « Monde » du 25 janvier nous invite à voir l’apparition des villes, il y a 6 000 ans, comme un processus de « cristallisation » des inégalités. Qu’en pensez-vous ?
Cela me semble à peu près évident. Il y a forcément de la division sociale. A partir du moment où la ville apparaît, on constate de la différenciation et, forcément, des inégalités. Reste à définir leur nature. On peut très bien concevoir une différenciation fonctionnelle, symbolique qui, néanmoins, parvienne à contenir les inégalités à un juste niveau. Il n’y a pas de fatalité à ce qu’on voie les inégalités atteindre les niveaux dramatiques que nous connaissons aujourd’hui. L’urbanisation participe d’un système capitaliste mondial, dans lequel les inégalités s’accroissent fortement à notre époque. Il suffit de regarder l’évolution du prix du mètre carré et l’évolution des salaires : l’écart se creuse un peu partout. Les villes jouent ainsi un rôle important dans cet accroissement.
Ce n’est donc pas l’existence d’inégalités qui pose problème mais le fait qu’elles sont devenues trop grandes…
J’ai longtemps travaillé sur les saint-simoniens et diverses pensées utopiques qui reconnaissaient un certain rôle à l’inégalité, tout en souhaitant la cantonner dans des limites raisonnables. Il n’y a pas de fatalité à ce que les inégalités en arrivent à une situation où certains se trouvent condamnés au dénuement absolu, voire au déni de leur dignité.
Quelle est votre définition d’une smart city ? 
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ En région PACA, la présence de trains italiens transfrontaliers sur la ligne Marseille-Nice-Milan permet aux voyageurs niçois de recourir quotidiennement à la concurrence.
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SNCF : à Nice, les trains Thello donnent un avant-goût de la concurrence

En région PACA, la présence de trains italiens transfrontaliers sur la ligne Marseille-Nice-Milan permet aux voyageurs niçois de recourir quotidiennement à la concurrence.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 12h07
    |

                            Eléa Pommiers








                        



                                


                            
Assis à sa place, Benoît regarde d’un air goguenard la foule en costumes et tailleurs qui se presse sur le quai numéro 4 de la gare de Nice. Comme beaucoup de ces usagers, il fait partie des 25 % de voyageurs qui empruntent quotidiennement le train pour aller travailler à Monaco. Mais contrairement à ceux qui attendent le TER quai numéro 4, lui a renoncé à recourir à la SNCF pour ses trajets matinaux. Il prend désormais place à bord du train de l’entreprise française privée Thello, filiale de la compagnie italienne Trenitalia, qui réalise trois allers-retours quotidiens entre Nice et Milan, en passant par Monaco.
« Avant je prenais les TER de la SNCF, mais entre les trains supprimés, en retard, en grève, ou tout simplement bondés, c’est devenu ingérable », explique-t-il en désignant les voyageurs qui, trois quais plus loin, se serrent dans le TER de 8 h 6 en direction de Vintimille (à la frontière franco-italienne) ; le seul à se rendre à Monaco entre 8 heures et 9 heures en ce jour de grève.

En 2016, plus de 15 % des TER avaient subi un retard en région PACA
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) connaît les taux de retard et d’annulation de trains les plus élevés du pays. En 2016, plus de 15 % des TER avaient subi un retard, contre 11,7 % en Ile-de-France. En cause, pour une large partie : l’état du réseau, qui pâtit d’un manque d’investissement. La ligne reliant Marseille à Vintimille date de 1860. La région comptait alors 1,6 million d’habitants, contre quasi 5 millions aujourd’hui. En 2016, elle est, hors Ile-de-France, la ligne ferroviaire la plus empruntée du pays et ses TER sont souvent bondés.
Fréquentation croissante
Alors, à Nice, les trains Thello – mis en service en 2014 après l’ouverture à la concurrence dans le transport international de voyageurs en 2009 –, beaucoup moins fréquentés, sont vus comme une alternative pour de nombreux voyageurs.
Encore plus depuis que la région a signé, en janvier, une...




                        

                        


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SNCF : mobilisation en hausse chez les grévistes, le trafic « très perturbé »

La journée « sans cheminots et sans trains » lancée par les syndicats ferroviaires engendre « un trafic très perturbé », lundi 14 mai.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 13h02
   





                        



   


Des trains circulent lundi 14 mai, au 18e jour de grève de la SNCF, mais la direction de l’entreprise a noté « un sursaut de mobilisation » et un « trafic très perturbé » avec, en moyenne, un TGV, TER ou Transilien sur trois et un Intercités sur cinq. Dans un communiqué publié en fin de matinée, la direction a annoncé que le taux de gréviste s’établissait à 27,58 % dans l’entreprise, contre 14,46 % le 9 mai.
Plus précisément, 74,4 % des conducteurs sont en grève, 74, 3 % des contrôleurs, et près de 37 % des aiguilleurs. « Il y a une très grosse mobilisation des conducteurs et contrôleurs, en grève à plus de 70 % », s’est félicité Erik Meyer, porte-parole de SUD-Rail.
Pour peser sur un gouvernement inflexible, les syndicats avaient appelé à une journée « sans cheminots et sans trains ». A Marseille, une opération « gare morte » a été menée par des cheminots qui ont paralysé la circulation des trains à la gare Saint-Charles pendant une partie de la matinée. A 8 heures, la quasi-totalité des TER étaient retardés ou annulés, selon les équipes de la SNCF sur place. Il y a eu « un blocage des voies par des salariés d’autres entreprises, des étudiants et des usagers », venus « nous soutenir », a affirmé Rémi Hours, responsable local de la CGT-Cheminots, devant des trains à l’arrêt.
A la grève à la SNCF se sont ajoutées, à Marseille et en Normandie, des ruptures de caténaires bloquant le trafic, la direction évoquant des « actes de malveillance ». A Gaillon, dans l’Eure, le sectionnement « très propre » dans la nuit d’un câble de soutien d’une caténaire à plusieurs mètres de hauteur a provoqué l’interruption de la circulation entre la gare Saint-Lazare, à Paris, et la Normandie. La direction de la SNCF, qui n’a établi aucun lien avec la grève, a annoncé qu’elle portait plainte.

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En Ile-de-France, seul un train sur deux circule sur les portions du RER A et B gérées par la RATP en raison d’une grève des conducteurs. Le trafic est également « très perturbé » sur toutes les lignes de RER (A, B, C, D et E) avec parfois moins d’un train sur trois.
Début de la « vot’action »
Ce 18e jour de grève marque également le début de la consultation lancée par les syndicats CGT, UNSA, SUD et CFDT auprès des 147 000 salariés de la SNCF. Baptisée « vot’action », elle invite chaque agent en activité à dire s’il est « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement », qui reste inflexible sur trois points : l’ouverture à la concurrence, la fin de l’embauche au statut, et la transformation de la SNCF en société anonyme (SA) à capitaux publics.
A Nice, où les cheminots avaient devancé l’appel et voté en fin de semaine dernière, les résultats indiquent que 95 % des votants (422 voix) se sont prononcés contre la réforme, contre 5 % (22 voix) en faveur. Près des deux tiers (63 %) des 718 salariés rattachés à la gare de Nice ont participé à la consultation.

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Si cette consultation n’a aucune « aucune légitimité » pour le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, les syndicats y voient une nouvelle « modalité d’action » pour « entrer en contact avec les cheminots », explique Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots.
La filialisation met le feu aux poudres
Les tensions entre les syndicats et l’exécutif ont été ravivées par la publication dimanche 13 mai d’un document interne, laissant la porte ouverte à la vente des titres des filiales de la SNCF. SUD-Rail a accusé dimanche le gouvernement et Guillaume Pepy d’« œuvrer en coulisse pour privatiser et filialiser » la SNCF. Evoquant « un mensonge d’Etat », le syndicat a demandé le départ du dirigeant. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé au gouvernement de dire « très clairement qu’il n’y aura pas de cessibilité de quelque filiale que ce soit à la SNCF ».
« Les trois entreprises SNCF, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, sont et resteront 100 % publiques et incessibles : ce n’est pas seulement une promesse, c’est ce que nous avons inscrit dans la loi votée à l’Assemblée nationale ! Nous le confirmerons lors du débat au Sénat », a assuré dans un tweet la ministre des transports, Elisabeth Borne.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Trois ex-salariés, brutalement licenciés en vertu de nouvelles dispositions liées à la lutte contre le terrorisme, ont saisi les prud’hommes
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A la RATP, ces enquêtes administratives qui heurtent le droit du travail

Trois ex-salariés, brutalement licenciés en vertu de nouvelles dispositions liées à la lutte contre le terrorisme, ont saisi les prud’hommes



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 14h57
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

L’un était conducteur de bus à la RATP – « machiniste », comme on dit – depuis presque dix ans. Les deux autres avaient été recrutés à ce poste début novembre 2017, au sein de la même entreprise. Aujourd’hui, ces trois hommes sont au chômage. Leur ancien employeur les a licenciés, respectivement en janvier et début mars, au motif qu’ils représenteraient une menace potentielle pour la sécurité des passagers et de leurs collègues. Une décision prise en vertu de nouvelles dispositions adoptées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Le droit a été bafoué, s’indignent les trois congédiés, qui ont saisi la justice. Après une première série d’audiences en référé, l’une des affaires doit à nouveau être examinée, mardi 15 mai, par le conseil des prud’hommes de Paris, en présence d’un magistrat professionnel cette fois-ci.
Depuis la promulgation de la loi du 22 mars 2016, les sociétés de transport public de personnes peuvent demander des « enquêtes administratives » sur des candidats à l’embauche et sur des salariés déjà en place qui souhaitent changer d’affectation. Ces vérifications ne sont admises que pour certains métiers jugés sensibles – par exemple chauffeur de bus ou agent de sécurité. Le but est de s’assurer que le comportement des intéressés « n’est pas incompatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées ».

Le contrôle de pedigree est confié au Service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas), qui dépend du ministère de l’intérieur. Il rend des avis dits de « compatibilité » ou d’« incompatibilité », non motivés et transmis uniquement à l’employeur s’il s’agit d’un recrutement ou d’une mobilité en interne.
« C’est un peu violent »
Le Sneas se fonde, entre autres, sur divers fichiers relatifs « à la prévention du terrorisme ou des atteintes à la sécurité et à l’ordre publics ». La cible est relativement large : sont susceptibles d’apparaître...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Pour la dix-huitième journée de mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire » proposé par le gouvernement, le taux de grévistes des personnels indispensables à la circulation des trains se monte à 49,8 %.
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Journée blanche pour un lundi noir à la SNCF

Pour la dix-huitième journée de mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire » proposé par le gouvernement, le taux de grévistes des personnels indispensables à la circulation des trains se monte à 49,8 %.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 11h04
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Les syndicats de la SNCF l’avaient par avance surnommée « journée sans cheminots ». Le lundi 14 mai, dix-huitième jour de la grève par épisodes, qui a commencé le 3 avril dernier, a effectivement coïncidé avec un regain de mobilisation des opposants à la réforme ferroviaire.
Le trafic ferroviaire était très perturbé dans la matinée du 14 mai, les voyageurs pouvant tabler en moyenne sur un TGV, TER ou Transilien sur trois et un Intercités sur cinq, avec des situations contrastées en fonction des régions. Selon la SNCF, le taux de grévistes, lundi, des personnels soumis à déclaration préalable (c’est-à-dire indispensables à la circulation des trains), et mesuré la veille, dimanche 13 mai, se montait à 49,8 %, soit un niveau très légèrement supérieur au taux enregistré le 3 avril (48 %).
Comme à chaque fois, le niveau de mobilisation a été particulièrement élevé chez les conducteurs (76 %), le taux de déclaration préalable dépassant également les 70 % chez les contrôleurs (74,2 %) et se montant à 36 % chez les aiguilleurs. Mercredi 9 mai, le pourcentage de grévistes était tombé à 14,46 % en matinée, le plus faible depuis le début du mouvement, les conducteurs demeurant en majorité mobilisés (53 %).
Référendum syndical
Cette journée du lundi 14 mai donne aussi le coup d’envoi de la consultation lancée auprès des 147 000 salariés de la SNCF par les quatre syndicats représentatifs du groupe public (CGT-Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots), unis depuis le début de la contestation. Ce référendum « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement », appelé « votaction » par les syndicats, prendra fin le 21 mai, quelques jours avant l’examen de la réforme au Sénat.
Sans valeur juridique et jugé « illégitime » par la direction de la SNCF, la consultation est également conçue, selon Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, comme « une modalité d’action », qui vise à « expliquer aux cheminots le contenu de cette réforme et discuter avec eux ».
Reste à savoir si ce sursaut du mouvement constitue une vraie relance du conflit ou n’est que le chant du cygne d’une mobilisation qui a commencé à s’essouffler. Le pourrissement sans franche sortie de grève comporte des risques : celle des actions isolées et jusqu’au-boutistes. Le 14 mai au matin, le trafic des trains était interrompu entre Paris-Saint-Lazare et la Normandie en raison d’un acte « de malveillance » au niveau d’une caténaire dans l’Eure. La SNCF qui craignait des actions de ce type va porter plainte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès, estime que les citoyens français sont désormais davantage attachés à la justice qu’à l’égalité.
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« La montée des inégalités s’impose partout comme une préoccupation »

Dans un entretien au « Monde », Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès, estime que les citoyens français sont désormais davantage attachés à la justice qu’à l’égalité.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h32
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Chloé Morin est directrice de l’Observatoire de l’opinion au sein de la Fondation Jean-Jaurès. Elle fut la conseillère chargée de l’opinion publique dans le cabinet du premier ministre Jean-Marc Ayrault, puis Manuel Valls, de 2012 à 2016.
Les Français sont-ils sensibles aux thématiques que soulève le rapport Oxfam ?
Oui. Le rapport d’Oxfam ne va faire que conforter des constats qui sont déjà largement partagés dans l’opinion : l’idée que les riches s’enrichissent, que le travail est moins valorisé que le capital, et que la politique menée, loin d’encadrer les dérives du système économique, les accroît.

Emmanuel Macron, accusé par l’opposition d’être le « président des riches », peut-il pâtir de ce sentiment d’injustice ?
La politique du président de la République est jugée injuste par 71 % des Français et pourtant, depuis un an, elle satisfait 40 % à 45 % d’entre eux. A cela, j’ajoute une gauche qui fait de la solidarité et de l’égalité son combat, mais ne cesse de reculer, situation qui, d’ailleurs, n’est pas propre à la France. Si l’on n’explique pas ce paradoxe, on passe à côté du sujet.

Comment l’expliquez-vous justement ?
Les institutions et solutions collectives sont largement décrédibilisées. On juge que le système fiscal et l’école accroissent les inégalités – ce qui est faux s’agissant du système fiscal –, que les instruments de la solidarité favorisent les nantis et les assistés, que globalement l’Etat n’est pas efficace et que le service rendu n’est pas à la hauteur de ce que l’on paie. Dans ce contexte, quand la gauche dit « solidarité », on entend souvent « assistanat ». Quand la gauche dit « taxer les riches », on entend « matraquage fiscal des classes moyennes ».
Ce serait donc la fin de la solidarité ?
La France reste un pays pétri d’égalité. La demande de justice et d’égalité est loin d’avoir disparu....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Avec la réforme fiscale de Trump, les montants en jeu grimpent en flèche.
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Aux Etats-Unis, la folie des rachats d’actions

Avec la réforme fiscale de Trump, les montants en jeu grimpent en flèche.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 09h58
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Cent milliards de dollars (84 milliards d’euros) ! C’est le montant spectaculaire du plan de rachat d’actions qu’Apple a officialisé le 1er mai. La plus grosse opération du genre jamais lancée, et un symbole de la folie actuelle des rachats d’actions aux Etats-Unis. Selon JPMorgan, les rachats effectués par les groupes du S&P 500 pourraient atteindre 800 milliards de dollars en 2018, un record absolu, contre 520 milliards en 2017. Une façon pour les ténors de Wall Street d’utiliser les fonds placés à l’étranger que la réforme fiscale de Donald Trump les incite à rapatrier, et dont ils n’ont pas un usage immédiat.

Les champions américains s’apprêtent ainsi à transférer davantage d’argent à leurs actionnaires sous forme de rachat d’actions que de dividendes, comme c’est déjà le cas depuis plusieurs années. En France, les rachats restent plus marginaux. Depuis 2010, ils représentent en moyenne 16 % des sommes totales destinées aux actionnaires du CAC 40. Total, Sanofi et BNP Paribas y ont particulièrement recours.
« Contre-nature ! »
A la fois financiers et enseignants à HEC, Pascal Quiry et Yann Le Fur y voient un comportement « logique » de la part de mastodontes arrivés à maturité. « Ils génèrent des capitaux propres importants, que leur faible croissance rend inutiles en leur sein », expliquent-ils dans La Lettre Vernimmen qu’ils publient ensemble. A leurs yeux, si Total ou Sanofi n’ont pas de projets très rentables en vue, « il est plus sain » de reverser ces liquidités à leurs actionnaires « que de les gaspiller en surinvestissements ou en placements oisifs ». Charge à ceux qui reçoivent cet argent d’en faire bon usage, en l’apportant à des groupes qui en ont davantage besoin.
Cette théorie est néanmoins contestée. Plutôt qu’un recyclage économique vertueux, certains voient dans les rachats massifs une aberration destinée avant tout à satisfaire la gloutonnerie des actionnaires....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les producteurs de soja sont déchirés entre leur loyauté envers le chef d’Etat américain, Donald Trump, et leur amitié avec le président chinois, Xi Jinping.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Face à la guerre commerciale sino-américaine : le dilemme des fermiers de l’Iowa

Les producteurs de soja sont déchirés entre leur loyauté envers le chef d’Etat américain, Donald Trump, et leur amitié avec le président chinois, Xi Jinping.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 13h44
    |

            Arnaud Leparmentier (Ankeny, Iowa, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’était il y a six ans, une éternité. Ils étaient tous présents devant la superbe moissonneuse, ce 16 février 2012 : le président chinois désigné, Xi Jinping, le gouverneur républicain de l’Iowa, Terry Branstad, et la famille Kimberley, qui faisait les honneurs de sa ferme de 1 600 hectares. Xi Jinping retournait chez ses amis de l’Iowa, lui qui, jeune fonctionnaire d’une province agricole, avait visité cet Etat du Midwest dans les années 1980, et s’était lié avec son éternel gouverneur.
L’heure était à la collaboration, l’Amérique allait fournir le soja dont la Chine a besoin pour engraisser ses porcs et nourrir sa population. Tout allait encore très bien à l’automne 2017, lorsque la ferme des Kimberley a été reproduite à l’identique dans la province rurale de Hebei, au nord-est de Pékin, pour servir de musée-laboratoire à la Chine.

Et puis Donald Trump est arrivé, qui a séparé les amis d’hier. Terry Branstad, nommé entre-temps ambassadeur à Pékin, a dû soutenir les sanctions commerciales contre la Chine décidées en mars. Le gouvernement du président Xi Jinping a annoncé, en rétorsion, l’imposition de droits de douane sur le soja américain, à hauteur de 25 %. Et les fermiers du Midwest, à commencer par ceux de l’Iowa, sont déchirés, entre leur loyauté à Donald Trump, leur amitié réelle avec les Chinois et leur modèle économique, qui menace de s’effondrer : le tiers de la production américaine, soit 14 milliards de dollars (11,7 milliards d’euros), est exporté vers la Chine.
Sous le choc, les agriculteurs de l’Iowa jouent la fibre humaniste. « J’avais espéré que l’agriculture ne serait pas prise en otage », déplore le fermier Grant Kimberley, ancien hôte de M. Xi. « Quand l’agriculture est utilisée comme arme, ce ne sont pas les gouvernements qui souffrent, mais les populations. »

« On verra comment cela finira »
En réalité, la Chine, qui s’en prend aux Etats ayant fait l’élection de Trump, n’est...




                        

                        

