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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les autorités sanitaires retirent de la vente l’ensemble des reblochons de la marque savoyarde, après la contamination d’enfants par la bactérie « Escherichia coli ».
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L’ensemble des reblochons produits par la fromagerie Chabert rappelés

Les autorités sanitaires retirent de la vente l’ensemble des reblochons de la marque savoyarde, après la contamination d’enfants par la bactérie « Escherichia coli ».



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h59
   





                        



   


Les autorités sanitaires ont décidé, lundi 14 mai, de retirer de la vente et de rappeler l’ensemble des fromages reblochons entiers au lait cru fabriqués et commercialisés par la fromagerie Chabert. Ces fromages ont été jugés responsables de la contamination par la bactérie Escherichia coli de sept enfants âgés d’un an et demi à 3 ans. Six d’entre eux ont été hospitalisés la semaine dernière.
L’un d’eux était toujours à l’hôpital lundi, selon Santé publique France, qui expliquait que le bilan était inchangé. Les autorités poursuivent néanmoins la surveillance des syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) pour détecter d’éventuels nouveaux cas en lien avec cette consommation.
Toutes les enseignes concernées
L’ensemble des enseignes de distribution est concerné par cette procédure de rappel par « précaution ». Les reblochons fabriqués à Cruseilles (Haute-Savoie) sont notamment vendus sous les marques Chabert, Nos régions ont du talent (Leclerc), Reflets de France (Carrefour) et Itinéraire des saveurs (Intermarché).
Dès vendredi, les centres E. Leclerc avaient annoncé qu’ils procédaient au rappel de ce reblochon AOP, à la suite de « plusieurs cas » d’intoxication alimentaire « grave » par la bactérie E. coli 026, ayant provoqué plusieurs complications rénales chez six enfants.
Gastro-entérites et complications rénales
La bactérie Escherichia coli O26 : H11 peut entraîner, dans la semaine qui suit la consommation d’un produit contaminé, des gastro-entérites, éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique).
Les personnes qui auraient consommé les produits concernés et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant et à lui signaler cette consommation et la nature du germe contaminant.



                            


                        

                        


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Mines d’or et pollution : pourquoi le projet « Montagne d’or » en Guyane est contesté

Pendant que le débat public se déroule en Guyane autour du projet de mine à ciel ouvert « Montagne d’or », éléments d’éclairage sur la pollution des mines d’or.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 16h29
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


Alors qu’un débat public est ouvert jusqu’au 7 juillet pour « Montagne d’or », un projet de mine d’or à ciel ouvert en Guyane, les critiques se multiplient contre ce projet porté par le consortium russo-canadien Nordgold-Columbus Gold. Des voix s’élèvent au sein de la population, mais aussi chez les associations écologiques, dont le WWF, et certains responsables politiques.
Le député européen Yannick Jadot a, par exemple, dénoncé « une catastrophe », le 11 mai sur France Info. De son côté, Emmanuel Macron y est favorable. En 2015, alors ministre de l’économie, il plaidait déjà pour une augmentation de l’activité aurifère en Guyane.
La construction est prévue de 2019 à 2021, sous réserve d’autorisations, pour une production d’environ 6,7 tonnes par an, de 2022 à 2034. Explication en trois points.

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1. Risque élevé de déversement de cyanure dans la nature
Pour exploiter une mine d’or, il faut, en l’état des avancées technologiques, utiliser du cyanure. Ce composant chimique est tellement toxique que les députés européens ont demandé, sans succès, à la Commission européenne, via deux résolutions votées en mai 2010 et avril 2017, d’interdire le cyanure dans l’industrie minière des Etats membres. Les risques pour l’environnement se situent essentiellement au stade du transport, du stockage et du recyclage du cyanure.
Le cyanure permet notamment de rendre soluble l’or par « lixiviation » – ou dissolution chimique permettant d’extraire d’un minerai les métaux et minéraux de valeur. Après lixiviation, l’eau et les boues contaminées au cyanure sont stockées dans des bassins de rétention. En cas de débordement, à cause de fortes pluies par exemple, ou de rupture de digue, le cyanure est alors déversé dans la nature. « La présence de larges quantités de boue liquide, chargées en produits dangereux derrière des digues peut avoir des effets désastreux pour l’environnement en cas de fuite ou de rupture de ces digues », rappelle le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans un rapport de 2013.
L’accident le plus emblématique reste la rupture du barrage de la mine d’or de Baia Mare en Roumanie, en 2000. Il s’agit de la plus grande catastrophe écologique en Europe de l’Est depuis Tchernobyl. L’eau polluée, qui a tué des milliers de poissons, s’est déversée dans les rivières locales avant de gagner le Danube, pourtant à plusieurs centaines de kilomètres de distance. « Au moins 25 ruptures de digue ont eu lieu depuis 2000 dans le monde », recense l’ONG allemande Sauvons la forêt.
Le projet guyanais a la particularité de se situer à proximité de deux réserves biologiques intégrales, rappelle le WWF.

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2. Déforestation
Les projets de mine d’or sont source de déforestation. En 2015, des chercheurs de l’université de Porto Rico ont alerté sur le lien entre l’accélération de la déforestation des forêts humides d’Amérique du Sud et l’extraction aurifère. « La déforestation était significativement plus élevée au cours de la période 2007-2013, et cela était associé à l’augmentation de la demande mondiale d’or après la crise financière internationale », écrivent-ils.
Mais ce lien de causalité inclut l’orpaillage, ou recherche artisanale de l’or à petite échelle, souvent pratiqué dans l’illégalité. Une étude portant sur une zone de 600 000 kilomètres carrés, de l’Etat brésilien d’Amapá au Guyana en passant par la Guyane française et le Surinam, démontre que les cours mondiaux de l’or déterminent l’ampleur de la déforestation liée à l’orpaillage. « Lorsque le cours de l’or était en deçà de 400 dollars l’once, voici une quinzaine d’années, environ 2 000 hectares de forêts étaient annuellement déforestés par l’orpaillage. Quand il a flambé, pour atteindre 1 600 dollars l’once en 2011-2012, cette déforestation a atteint près de 9 000 hectares par an », pointent les chercheurs du Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad), du CNRS et de l’université de Guyane.

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Les défenseurs du projet guyanais prédisent que la future mine facilitera la lutte contre l’orpaillage illégal, sans toutefois convaincre les opposants. Ces derniers estiment que ces deux éléments n’ont aucun rapport entre eux.
Dans le cas guyanais, le projet de 800 hectares implique de déboiser 374 hectares de forêt primaire ainsi que 200 hectares supplémentaires pour construire la ligne haute tension qui alimentera la mine en électricité. La superficie de la forêt primaire à déboiser représente l’équivalent de 820 terrains de football.
3. Dépenses d’eau et d’énergie
Comme toutes les industries minières, les mines d’or utilisent beaucoup d’eau. Dans le monde, une grande partie des mines d’or sont situées dans des zones de « stress hydrique » (en situation de pénurie d’eau). Par exemple, l’Australie compte parmi les principaux pays producteurs d’or alors qu’elle souffre déjà d’un stress hydrique important. Au Pérou, le projet de mine d’or et de cuivre de l’américain Newmont a été suspendu en 2012 après que la population a protesté, compte tenu du risque de pollution de l’eau, mais aussi de manque d’eau pour les habitants.
Pour le projet guyanais, « en moyenne, 140 000 litres d’eau par heure sont nécessaires », calcule l’association Sauvons la forêt.
Les besoins électriques de la mine s’élèveront, quant à eux, à 20 MW, soit 8,5 % de la consommation électrique totale de la Guyane, calcule le site Novethic. Par ailleurs, 142 millions de litres de fuel seront nécessaires sur les douze années de vie du projet.


Pour aller plus loin :

Projet de mine d'or en Guyane, dossier du maître d’ouvrage.
« Plateau des Guyanes : les cours mondiaux de l’or déterminent l’ampleur de la déforestation », dans la revue Etude du Cirad, 2017 (2017).
«  10 ans d’opération Harpie contre l’orpaillage illégal », dans la revue  ministère des Armées, 2018 (2017).


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Le champignon tueur de grenouilles venait de Corée

La pandémie qui, depuis trente ans, décime les amphibiens sur tous les continents, est partie de Corée et s’est répandue à la faveur du commerce mondial.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 15h12
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Les investigations scientifiques n’ont rien à envier aux enquêtes policières. L’annonce, jeudi 10 mai, dans la revue Science, de l’origine du terrible champignon qui dévaste les populations d’amphibiens depuis quelques décennies, en apporte une preuve éclatante. Vingt ans après l’identification de Batrachochytrium dendrobatidis, plus communément baptisé « Bd », une équipe internationale a établi que le pathogène était parti de Corée avant de muter et de conquérir le monde au cours du XXe siècle. Forts des informations recueillies, les chercheurs relèvent la responsabilité du commerce mondial et réclament un arrêt des importations de grenouilles, crapauds et autres salamandres en provenance d’Asie.
Jusqu’ici, l’histoire de cette terrible pandémie – qui contribue à faire des amphibiens le groupe animal le plus menacé, selon l’Union internationale de protection de la nature – restait mystérieuse. D’où était-elle partie ? Comment et quand s’était-elle répandue ? Afrique, Amérique du Sud ou du Nord, Japon et Asie du Sud-Est avaient été envisagés. Quant à la date d’apparition de la souche la plus virulente du pathogène, certains généticiens la jugeaient récente (quelques décennies), d’autres très ancienne (jusqu’à 26 000 ans).
Pour mettre tout le monde d’accord, Matthew Fisher, de l’école de santé publique de l’Imperial College de Londres, a rassemblé 56 scientifiques issus de 38 laboratoires et s’est lancé dans une vaste entreprise de collecte d’échantillons à travers le monde. Un travail de bénédictins. « Nous sommes partis deux semaines en Guyane, dans des régions évidemment très difficiles d’accès, raconte Claude Miaud, de l’université de Montpellier. Nous avons capturé 250 amphibiens, recueilli par frottis le mucus que nous avons mis en culture dans 500 boîtes de Petri. Mais tous les animaux ne sont pas infectés et la culture ne marche pas toujours… Nous n’avons finalement pu exploiter que… trois échantillons. »

Au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Après plusieurs années de baisse, l’Ecole nationale d’administration a attiré près de 11 % de candidats supplémentaires en vue de la session 2018.
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Sursaut d’inscriptions aux concours de l’ENA

Après plusieurs années de baisse, l’Ecole nationale d’administration a attiré près de 11 % de candidats supplémentaires en vue de la session 2018.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 14h16
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 14h25
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Cent quarante-neuf candidats de plus : c’est le bilan des inscriptions aux concours 2018 de l’Ecole nationale d’administration, dont les épreuves écrites commenceront le 20 août.
Cette hausse de 10,9 % sonne comme un signal positif pour l’établissement, sis à Strasbourg, qui souffre d’une image tenace d’élitisme et a vu chuter de plus de 8 % entre 2010 et 2017 le nombre de candidats à ses trois concours (concours externe, réservé aux étudiants ; concours interne, réservé aux fonctionnaires ; troisième concours, réservé aux salariés du privé ou du secteur associatif).
La session 2018 enregistre 1 517 dossiers de candidature, contre 1 398 en 2017. C’est le 3e concours qui bénéficie du plus fort regain d’intérêt, avec 34,3 % de candidats supplémentaires pour la session 2018. Un sursaut, alors que c’est cette troisième voie qui accusait la plus forte baisse l’an dernier (de 169 à 108 candidats).

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Des trois concours, l’interne est celui qui semble le moins en vogue, même si la session 2018 verra se présenter 4,1 % de candidats de plus que l’an dernier (350 au total). Le nombre de fonctionnaires séduits par le concours de l’ENA est en baisse de 12,5 % entre 2010 et 2018.
Quant au concours externe, qui fournit le gros des troupes, il totalise 1 022 candidatures, en hausse de 10,6 % par rapport à 2017. Un score qui s’approche des records atteints en 2013 et 2016 où, respectivement 1 108 et 1 096 candidats s’étaient présentés.
Saluant ce bilan dans un communiqué, l’ENA fait un lien direct avec sa « campagne de recrutement » — toute première du genre — lancée au début d’avril sur les réseaux sociaux avec pour slogan « Sautez le pas ».

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Une première victoire, même s’il est trop tôt pour conclure que le pari du directeur de l’école sera tenu : au-delà du nombre, Patrick Gérard souhaite surtout « davantage encore voir augmenter la diversité des origines et des parcours ». A ce stade, l’école ne fournit aucun détail sur le profil des nouveaux candidats.

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Immobilier : la hausse des prix est générale en Europe

Si les prix parisiens sont une exception, les marchés immobiliers évoluent de concert en Europe. Seuls les villes de Prague et Stockholm sont orientées à la baisse.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 13h57
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La hausse des prix observée en France n’est pas une exception en Europe, montre une étude réalisée par ERA. Créé en 1971 aux Etats-Unis, ce réseau compte 2 300 agences dans 35 pays, dont 14 en Europe.
Le climat reste favorable à l’immobilier résidentiel en Europe, estiment les auteurs de l’étude, qui ont ausculté onze pays du Vieux Continent, sous l’angle des prix du mètre carré, des taux d’intérêt des emprunts immobiliers, du pourcentage de propriétaires dans la population, etc.

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Premier constat, la flambée des prix dans les capitales européennes n’est pas terminée. Les prix demeurent orientés à la hausse dans 8 des 11 villes étudiées (Paris, Berlin, Lisbonne, Vienne, Bruxelles, Sofia, Luxembourg et Amsterdam). Seules Prague (République tchèque) et Stockholm (Suède) baissent, tandis que Bern (Suisse) stagne. A noter : Londres, Rome et Madrid ne figurent pas dans l’étude.
« Le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier n’est évidemment pas une exception française »
En hausse de 8,4 % sur un an, à 8 716 euros à la fin de 2017, le prix moyen du mètre carré observé à Paris par ERA atteint des hauteurs que seule Stockholm connaît (8 378 euros). La situation de la capitale française est donc une exception à l’échelle européenne. En revanche, dès que l’on s’intéresse aux prix au mètre carré au niveau national, la France rentre dans le rang. A 2 550 euros le mètre carré, elle est devancée par le Luxembourg (4 800 euros) et la Suède (3 280 euros).

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Le prix moyen d’achat au niveau national entre 2016 et 2017 a augmenté dans tous les pays étudiés sans exception. « Le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier n’est évidemment pas une exception française. Il résulte de politiques gouvernementales assez identiques, en matière économique, budgétaire et monétaire. Du coup, partout, il se crée un climat favorable au marché résidentiel », écrivent les auteurs de l’étude.
Toutefois, la notion de taux bas peut varier d’un pays à l’autre. En Bulgarie, il se traduit par un taux moyen de 4,1 % sur une durée de vingt à vingt-cinq ans. Comme la France, la Belgique et la République tchèque anticipent une remontée progressive du taux des crédits immobiliers en 2018. En revanche, les taux devraient rester stables en Autriche, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Certains points du projet de loi suscitent la déception des associations de défense des droits des femmes et de protection de l’enfance.
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Violences sexistes et sexuelles : ce que contient le projet de loi

Certains points du projet de loi suscitent la déception des associations de défense des droits des femmes et de protection de l’enfance.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 14h04
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


L’Assemblée nationale examine, lundi 14 et mardi 15 mai, un projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, défendu par la ministre de la justice, Nicole Belloubet, et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Certains points du texte suscitent la déception des associations de défense des droits des femmes et de protection de l’enfance. En voici les principales mesures.

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Le délai de prescription pour les crimes sur mineur porté de vingt à trente ans après la majorité
L’objectif est de laisser davantage de temps pour porter plainte aux victimes, d’autant plus traumatisées qu’elles étaient mineures au moment des faits.
Quelques associations réclament l’imprescriptibilité pour les crimes sexuels sur les mineurs, en raison des très longues années nécessaires à certaines victimes pour briser le tabou et parler, voire de l’amnésie traumatique de certaines d’entre elles.
Les amendements allant dans ce sens ont été rejetés lors de l’examen du texte en commission des lois, mercredi 9 mai, en raison des difficultés à apporter des preuves d’un crime après des dizaines d’années, mais aussi parce qu’une telle mesure introduirait des incohérences dans les règles de prescription des différents crimes.

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La répression des infractions sexuelles sur les mineurs renforcée
C’est l’article qui suscite le plus de controverse. Alors que l’instauration d’une présomption de non-consentement pour les mineurs de moins de 15 ans a pendant plusieurs mois été évoquée par le gouvernement, le texte ne retient pas cette option.

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« En matière criminelle, il n’y a pas de présomption de culpabilité possible, défend la rapporteuse (LRM) de la commission des lois, Alexandra Louis. Le doute profite au mis en cause. C’est un principe fondamental de notre droit. »
La députée met en garde contre une censure du Conseil constitutionnel. « Quand une disposition est censurée, des victimes perdent l’opportunité de saisir le juge, explique-t-elle. Nous avons une responsabilité énorme. » 
Le texte, modifié par la commission des lois, précise la définition du viol sur mineurs dans le code pénal, afin d’aider les juges à mieux caractériser l’infraction. « Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de moins de 15 ans, la contrainte morale et la surprise sont caractérisées par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour consentir à ces actes », précise le projet de loi.
Dans le même temps, il porte à sept ans la peine pour atteinte sexuelle (qui sanctionne toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans, même sans violence, menace, contrainte ou surprise), et à dix ans en cas de pénétration. Cette disposition en particulier « pose un interdit civilisationnel clair sur les rapports sexuels entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans », selon Marlène Schiappa. 
Elle est cependant contestée par plusieurs associations, qui estiment qu’elle entraîne un risque accru de déqualification des viols sur mineurs en délits. Dans une lettre ouverte publiée lundi 14 mai, 250 personnalités, dont l’ancienne ministre des droits des femmes Yvette Roudy, l’écrivaine Geneviève Brisac, ou l’actrice Karin Viard, demandent le retrait de cette disposition.

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Lutte contre le harcèlement groupé
C’est la disposition la plus consensuelle du texte. Le gouvernement prévoit que les délits de harcèlement sexuel et de harcèlement moral, punis respectivement de trois et deux ans de prison, seront constitués « lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime de manière concertée par plusieurs personnes, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ».
La commission des lois a ajouté que les faits seraient caractérisés « lorsque ces propos et comportements sont imposés à une même victime, successivement, par plusieurs personnes qui même en l’absence de concertation, savent qu’ils caractérisent une répétition ». 
L’objectif est de mieux sanctionner les « raids numériques », des attaques coordonnées menées en ligne, dont les auteurs échappent aujourd’hui aux poursuites, car ils n’ont pas agi de façon répétée.

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Création d’une infraction d’outrage sexiste
Sanctionner le harcèlement de rue faisait partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Le projet de loi crée une infraction d’outrage sexiste inspirée de la définition du harcèlement sexuel – c’est-à-dire le fait d’imposer à une personne des propos ou des comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

        Lire l’entretien avec Marlène Schiappa :
         

          « L’amende contre l’outrage sexiste aura une valeur pédagogique »



Cette infraction sera sanctionnée d’une amende de 90 euros, pouvant aller jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive. La mesure est plutôt bien accueillie, même si des doutes s’expriment sur son application, l’infraction devant être constatée en flagrance.
Un amendement de la rapporteuse adopté en commission étend le champ des personnes habilitées à dresser des procès-verbaux. En plus des officiers et agents de police judiciaire, les agents de police judiciaire adjoints (agents de police municipale, adjoints de sécurité…), ainsi que les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP pourront constater l’infraction.

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                Les députés examinent le projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Vous travaillez et gagnez votre vie, mais vous rencontrez ou avez rencontré des difficultés pour accéder à la location, racontez-nous pourquoi.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Jeunes actifs, vous rencontrez des difficultés pour louer un logement, racontez-nous

Discussion lancée le 14 mai 2018

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Après quarante ans de vie commune, Jean et Martine se séparent. Le juge aux affaires familiales prononce leur divorce aux torts exclusifs de Jean, du fait qu’il a quitté le domicile conjugal pour rejoindre Mme Z.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Pour donner la valeur ajoutée à sa copie de bac en sciences économiques et sociales, rien de tel que de citer quelques économistes, suggère sur son blog le professeur Claude Garcia.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Selon le directeur du zoo, Rodolphe Delord, un coffre a été forcé dans la nuit de samedi à dimanche au ZooParc de Beauval.
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Cambriolage au zoo de Beauval : entre 150 000 et 200 000 euros dérobés

Selon le directeur du zoo, Rodolphe Delord, un coffre a été forcé dans la nuit de samedi à dimanche au ZooParc de Beauval.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h53
   





                        



   


Un cambriolage s’est produit dans la nuit de samedi 12 à dimanche 13 mai au ZooParc de Beauval (Loir-et-Cher) où un coffre-fort a été forcé. Entre 150 000 et 200 000 euros ont été dérobés, a annoncé lundi le directeur du zoo, Rodolphe Delord, à l’Agence France-Presse.
Selon lui, « le ou les voleurs sont passés par une fenêtre malgré la présence de plusieurs véhicules de sécurité. Il était, ou ils étaient très bien renseignés, très préparés. Une partie de l’argent ne sera pas utilisable car le coffre était verrouillé par des caissons à encre. Il y avait de l’encre partout », a toutefois précisé M. Delord.
Enorme succès du zoo de Beauval
« Une enquête est confiée à la brigade de recherches de Romorantin avec le soutien de la section de recherches d’Orléans », a précisé le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier.

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                A Beauval, une communication bien léchée autour du bébé panda



Le ZooParc de Beauval connaît un énorme succès ces dernières années : il a en effet accueilli 1 450 000 visiteurs en 2017, soit 100 000 de plus qu’en 2016. Ce succès se fonde notamment sur le fait qu’il est l’unique zoo en France à détenir trois pandas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans les villes qui accueillent ce type d’écoles, la gauche dénonce un positionnement « traditionaliste empruntant au paternalisme de la droite catholique ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Espérance banlieues, un réseau contesté qui a su trouver des soutiens

Dans les villes qui accueillent ce type d’écoles, la gauche dénonce un positionnement « traditionaliste empruntant au paternalisme de la droite catholique ».



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h35
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Le fondateur d’Espérance banlieues, Eric Mestrallet, ne compte plus ses détracteurs dans les « salles de profs » ; mais même les plus remontés reconnaissent son « franc-parler ». « J’ai été déçu par la politique, lâche celui qui fut, un temps, conseiller parlementaire de l’ex-sénateur Bernard Seillier, un proche de Philippe de Villiers (Mouvement pour la France). J’ai trouvé avec l’école une autre façon d’en faire. » 
Une posture assumée qui heurte de plein fouet la culture de l’éducation nationale. Idem pour le modèle financier que ce chef d’entreprise défend : moins du tiers du budget des établissements pèse sur les familles (mises à contribution à hauteur de 75 euros par mois) ; le reste provient de dons privés ou d’entreprises. Total et Bouygues à Sartrouville (Yvelines) ; Thales, Saint-Gobain, Vinci ou encore BNP Paribas ailleurs : chacun de ces grands donateurs, convaincu de l’incurie de l’école en banlieue, verse son obole.
Les « terres de mission » du réseau – une expression que M. Mestrallet ne récuse pas – s’étendent de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), où la première école a ouvert ses portes en 2012, à Marseille, jusqu’à Argenteuil (Val-d’Oise), Roubaix (Nord) ou Saint-Etienne (Loire). Cinq inaugurations sont encore promises à la rentrée 2018 à Reims (Marne), Toulon (Var), Orléans (Loiret), Compiègne (Oise) et Toulouse (Haute-Garonne).
Objectifs affichés : répondre aux besoins éducatifs « urgents » des banlieues, en transmettant aux enfants qui y grandissent « le meilleur » de la culture française – sa langue, son histoire, ses auteurs et ses héros –, défend le directeur du cours Charles-Péguy à Sartrouville, Alban Reboul Salze. « Et lutter contre le communautarisme en développant un sentiment d’appartenance à la société », ajoute-t-on dans les rangs d’Espérance banlieues, en défendant un « axe intégratif » autant qu’éducatif. De quoi faire s’étrangler l’opposition de gauche dans quasiment toutes les villes concernées, qui dénonce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Trois ex-salariés, brutalement licenciés en vertu de nouvelles dispositions liées à la lutte contre le terrorisme, ont saisi les prud’hommes
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A la RATP, ces enquêtes administratives qui heurtent le droit du travail

Trois ex-salariés, brutalement licenciés en vertu de nouvelles dispositions liées à la lutte contre le terrorisme, ont saisi les prud’hommes



Le Monde
 |    14.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 14h57
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

L’un était conducteur de bus à la RATP – « machiniste », comme on dit – depuis presque dix ans. Les deux autres avaient été recrutés à ce poste début novembre 2017, au sein de la même entreprise. Aujourd’hui, ces trois hommes sont au chômage. Leur ancien employeur les a licenciés, respectivement en janvier et début mars, au motif qu’ils représenteraient une menace potentielle pour la sécurité des passagers et de leurs collègues. Une décision prise en vertu de nouvelles dispositions adoptées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Le droit a été bafoué, s’indignent les trois congédiés, qui ont saisi la justice. Après une première série d’audiences en référé, l’une des affaires doit à nouveau être examinée, mardi 15 mai, par le conseil des prud’hommes de Paris, en présence d’un magistrat professionnel cette fois-ci.
Depuis la promulgation de la loi du 22 mars 2016, les sociétés de transport public de personnes peuvent demander des « enquêtes administratives » sur des candidats à l’embauche et sur des salariés déjà en place qui souhaitent changer d’affectation. Ces vérifications ne sont admises que pour certains métiers jugés sensibles – par exemple chauffeur de bus ou agent de sécurité. Le but est de s’assurer que le comportement des intéressés « n’est pas incompatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées ».

Le contrôle de pedigree est confié au Service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas), qui dépend du ministère de l’intérieur. Il rend des avis dits de « compatibilité » ou d’« incompatibilité », non motivés et transmis uniquement à l’employeur s’il s’agit d’un recrutement ou d’une mobilité en interne.
« C’est un peu violent »
Le Sneas se fonde, entre autres, sur divers fichiers relatifs « à la prévention du terrorisme ou des atteintes à la sécurité et à l’ordre publics ». La cible est relativement large : sont susceptibles d’apparaître...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Pour la dix-huitième journée de mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire » proposé par le gouvernement, le taux de grévistes des personnels indispensables à la circulation des trains se monte à 49,8 %.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Journée blanche pour un lundi noir à la SNCF

Pour la dix-huitième journée de mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire » proposé par le gouvernement, le taux de grévistes des personnels indispensables à la circulation des trains se monte à 49,8 %.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 11h04
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Les syndicats de la SNCF l’avaient par avance surnommée « journée sans cheminots ». Le lundi 14 mai, dix-huitième jour de la grève par épisodes, qui a commencé le 3 avril dernier, a effectivement coïncidé avec un regain de mobilisation des opposants à la réforme ferroviaire.
Le trafic ferroviaire était très perturbé dans la matinée du 14 mai, les voyageurs pouvant tabler en moyenne sur un TGV, TER ou Transilien sur trois et un Intercités sur cinq, avec des situations contrastées en fonction des régions. Selon la SNCF, le taux de grévistes, lundi, des personnels soumis à déclaration préalable (c’est-à-dire indispensables à la circulation des trains), et mesuré la veille, dimanche 13 mai, se montait à 49,8 %, soit un niveau très légèrement supérieur au taux enregistré le 3 avril (48 %).
Comme à chaque fois, le niveau de mobilisation a été particulièrement élevé chez les conducteurs (76 %), le taux de déclaration préalable dépassant également les 70 % chez les contrôleurs (74,2 %) et se montant à 36 % chez les aiguilleurs. Mercredi 9 mai, le pourcentage de grévistes était tombé à 14,46 % en matinée, le plus faible depuis le début du mouvement, les conducteurs demeurant en majorité mobilisés (53 %).
Référendum syndical
Cette journée du lundi 14 mai donne aussi le coup d’envoi de la consultation lancée auprès des 147 000 salariés de la SNCF par les quatre syndicats représentatifs du groupe public (CGT-Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots), unis depuis le début de la contestation. Ce référendum « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement », appelé « votaction » par les syndicats, prendra fin le 21 mai, quelques jours avant l’examen de la réforme au Sénat.
Sans valeur juridique et jugé « illégitime » par la direction de la SNCF, la consultation est également conçue, selon Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, comme « une modalité d’action », qui vise à « expliquer aux cheminots le contenu de cette réforme et discuter avec eux ».
Reste à savoir si ce sursaut du mouvement constitue une vraie relance du conflit ou n’est que le chant du cygne d’une mobilisation qui a commencé à s’essouffler. Le pourrissement sans franche sortie de grève comporte des risques : celle des actions isolées et jusqu’au-boutistes. Le 14 mai au matin, le trafic des trains était interrompu entre Paris-Saint-Lazare et la Normandie en raison d’un acte « de malveillance » au niveau d’une caténaire dans l’Eure. La SNCF qui craignait des actions de ce type va porter plainte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Pour les militants féministes, qui ont signé une lettre ouverte à Emmanuel Macron, le texte « ouvre la porte à une correctionnalisation massive des viols sur mineurs ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Projet de loi Schiappa : plus de 250 personnalités lancent un appel pour retirer l’article 2 du texte

Pour les militants féministes, qui ont signé une lettre ouverte à Emmanuel Macron, le texte « ouvre la porte à une correctionnalisation massive des viols sur mineurs ».



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 11h03
   





                        



   


L’article 2 du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, porté par Marlène Schiappa, ne passe pas. Plus de 250 personnalités, dont l’actrice Karin Viard ou la militante féministe Caroline De Haas, ont lancé un appel lundi 14 mai à Emmanuel Macron pour qu’il soit « retiré ». Une pétition a également été lancée pour demander le retrait de cet article.
Après plusieurs affaires, dont l’une au tribunal de Pontoise, où des fillettes de 11 ans avaient été considérées comme consentantes par la justice, cet article prévoit de « renforcer la répression des infractions sexuelles sur mineurs ».

        Lire aussi :
         

                Projet de loi contre les violences sexuelles : les associations dénoncent des reculs



Mais pour les signataires – militants d’associations, médecins, sages-femmes, universitaires, dans une lettre ouverte à l’initiative du Groupe F, mouvement féministe fondé notamment par Mme De Haas –, il « fait l’inverse », ouvrant « la porte à une correctionnalisation massive des viols sur mineurs ».
« En créant un nouveau délit, celui d’“atteinte sexuelle sur mineur par pénétration”, puni de dix ans de prison, la loi facilitera le renvoi vers le tribunal correctionnel des affaires de viols sur mineur, affaires dans lesquelles on estime souvent que la contrainte ou la surprise seraient difficiles à établir. »

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Texte examiné à l’Assemblée nationale
Le projet de loi, examiné lundi et mardi en première lecture par l’Assemblée nationale, entend faciliter les condamnations pour viol sur mineur en prévoyant que « lorsque les faits sont commis sur un mineur de 15 ans », les notions de contrainte et de surprise peuvent « être caractérisées par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour consentir à ces actes ».
Mais les associations féministes souhaitaient voir introduite une présomption de non-consentement d’un mineur de moins de 15 ans en cas de relation sexuelle avec un majeur. Leurs demandes avaient été rejetées par les députés.
L’article 2, mis en cause par les militantes féministes, avait toutefois été modifié par la commission des lois de l’Assemblée nationale la semaine dernière, qui jugeait trop flou le texte du gouvernement. Mais les députés ne sont pas allés assez loin selon les militants féministes.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès, estime que les citoyens français sont désormais davantage attachés à la justice qu’à l’égalité.
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« La montée des inégalités s’impose partout comme une préoccupation »

Dans un entretien au « Monde », Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès, estime que les citoyens français sont désormais davantage attachés à la justice qu’à l’égalité.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h32
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Chloé Morin est directrice de l’Observatoire de l’opinion au sein de la Fondation Jean-Jaurès. Elle fut la conseillère chargée de l’opinion publique dans le cabinet du premier ministre Jean-Marc Ayrault, puis Manuel Valls, de 2012 à 2016.
Les Français sont-ils sensibles aux thématiques que soulève le rapport Oxfam ?
Oui. Le rapport d’Oxfam ne va faire que conforter des constats qui sont déjà largement partagés dans l’opinion : l’idée que les riches s’enrichissent, que le travail est moins valorisé que le capital, et que la politique menée, loin d’encadrer les dérives du système économique, les accroît.

Emmanuel Macron, accusé par l’opposition d’être le « président des riches », peut-il pâtir de ce sentiment d’injustice ?
La politique du président de la République est jugée injuste par 71 % des Français et pourtant, depuis un an, elle satisfait 40 % à 45 % d’entre eux. A cela, j’ajoute une gauche qui fait de la solidarité et de l’égalité son combat, mais ne cesse de reculer, situation qui, d’ailleurs, n’est pas propre à la France. Si l’on n’explique pas ce paradoxe, on passe à côté du sujet.

Comment l’expliquez-vous justement ?
Les institutions et solutions collectives sont largement décrédibilisées. On juge que le système fiscal et l’école accroissent les inégalités – ce qui est faux s’agissant du système fiscal –, que les instruments de la solidarité favorisent les nantis et les assistés, que globalement l’Etat n’est pas efficace et que le service rendu n’est pas à la hauteur de ce que l’on paie. Dans ce contexte, quand la gauche dit « solidarité », on entend souvent « assistanat ». Quand la gauche dit « taxer les riches », on entend « matraquage fiscal des classes moyennes ».
Ce serait donc la fin de la solidarité ?
La France reste un pays pétri d’égalité. La demande de justice et d’égalité est loin d’avoir disparu....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Selon la DGSI, plus de 7 % des résidents français impliqués dans les filières syriennes sont d’origine tchétchène.
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Attaque au couteau à Paris : l’héritage du djihad tchétchène dans la mouvance islamiste

Selon la DGSI, plus de 7 % des résidents français impliqués dans les filières syriennes sont d’origine tchétchène.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 14h35
    |

            Soren Seelow








                        



   


L’attaque au couteau perpétrée samedi 12 mai à Paris est la première commise par un Français d’origine tchétchène. Ces dernières années, plusieurs procédures terroristes ont en revanche impliqué des personnes originaires de cette petite république du Caucase du Nord. De la seconde guerre de Tchétchénie, au début des années 2000, jusqu’à la naissance de l’organisation Etat islamique (EI) quinze ans plus tard, le djihad tchétchène a toujours exercé une forte fascination au sein de la mouvance islamiste.
Au cours des années 1990 et 2000, deux guerres d’indépendance sanglantes contre l’armée russe ont transformé la Tchétchénie en terre de désolation et en champ d’expérimentation djihadiste. La France n’a jamais été visée, mais le conflit a eu des répercussions indirectes sur la menace terroriste, avec l’apparition au début des années 2000 d’un réseau franco-algérien galvanisé par la guerre du Caucase, surnommé les « filières tchétchènes ». Soupçonnés de vouloir combattre les Russes en Tchétchénie ou de préparer des attentats en France, vingt-sept de ses membres, tous Algériens ou Français d’origine algérienne, ont été jugés en 2006 à Paris. Parmi eux, l’Algérien Saïd Arif rejoindra après sa sortie de prison la Syrie, où il a été tué par un drone américain en 2015.

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                Attaque au couteau à Paris : un assaillant jeune, suivi par les services de renseignement



Comme Saïd Arif, plusieurs vétérans du conflit tchétchène ont rejoint l’EI après la proclamation du « califat ». Devant la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre le terrorisme, en juillet 2016, le général Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire, évaluait à « environ 4 000 » le nombre de combattants russophones de l’EI, essentiellement des Caucasiens. Le plus célèbre d’entre eux, le Géorgien Omar Al-Chichani (« Omar le Tchétchène »), dirigeait la « brigade des immigrés », dans laquelle a notamment combattu le Français Salim Benghalem, devenu un cadre des opérations extérieures de l’EI.
L’infographiste de Schiltigheim
La Tchétchénie a elle-même produit au milieu des années 2000 un émir autoproclamé du Caucase, Dokou Oumarov. Cet héritage djihadiste a pu laisser des traces parmi quelques jeunes Tchétchènes de la diaspora. Devant la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, Patrick Calvar, ancien directeur de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avait ainsi déclaré en février 2016 que de « 7 % à 8 % des personnes souhaitant quitter la France pour la Syrie ou en revenir sont des Tchétchènes ».
Plusieurs d’entre eux ont été impliqués dans des dossiers terroristes ces dernières années. Le premier, Youssoup Nassoulkhanov, ancien assistant infographiste pour la mairie de Schiltigheim (Bas-Rhin), était apparu dans une vidéo de propagande tournée en Syrie quelques jours après les attentats de janvier 2015 à Paris. Fusil-mitrailleur au bras, il annonçait l’arrivée imminente de combattants de l’EI en Europe, prédisant des attaques « en France, en Belgique, en Allemagne, en Suisse, partout en Europe ».
Un mois plus tard, six hommes vivant dans le Sud-Ouest, dont quatre réfugiés politiques et deux naturalisés, étaient mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et financement du terrorisme dans le cadre d’une filière de départ vers la Syrie. En décembre de la même année, Issa Khassiev, un Tourangeau de nationalité tchétchène, est arrêté. Il sera condamné en mars 2017 pour un projet d’attentat visant des policiers à six ans de prison assortis d’une interdiction de territoire, décision dont il a fait appel.
Le 18 avril 2017, Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, sont interpellés à Marseille, soupçonnés de projeter un attentat à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle. Comme à l’époque des « filières tchétchènes », aucun n’est originaire du Caucase. Mais Clément Baur, qui parle russe, a pour nom d’emprunt Ismaël Djabrailov, et se fait volontiers passer pour un demandeur d’asile tchétchène. Proche des milieux caucasiens, il est cité dans un dossier belge de filière de recrutement djihadiste tchétchène.
Craignant les retombées de l’attentat du 12 mai en termes d’image, le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a estimé dimanche que « toute la responsabilité » en revenait « aux autorités françaises », l’assaillant ayant « grandi et formé sa personnalité » en France. Un copier-coller de sa réaction au lendemain des attentats de Boston de 2013, commis par deux Tchétchènes, les frères Tsarnaev. M. Kadyrov avait alors déclaré : « Ils ont vécu et étudié aux Etats-Unis. Ce qui s’est passé à Boston est la faute des services spéciaux américains. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Au cours Charles-Péguy, à Sartrouville (Yvelines), les parents louent les faibles effectifs de cette école du réseau Espérance banlieues.
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Espérance banlieues : «  Ce n’est pas  un choix contre l’école publique  »

Au cours Charles-Péguy, à Sartrouville (Yvelines), les parents louent les faibles effectifs de cette école du réseau Espérance banlieues.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 12h40
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Que l’école qui accueille leurs enfants puisse relever du privé « hors contrat » ne les interpelle pas. Pas plus que la croissance relative de ce secteur – plus de cent établissements inaugurés cette année, souvent avec de très petits effectifs –, ou la querelle politico-médiatique qu’il attise entre défenseurs du service public et partisans du libre choix d’éducation. Non, ce qui prime pour Nicolas et Cécile, couple de quadragénaires installé à Houilles (Yvelines), avec leurs quatre enfants, c’est que leur fils de 9 ans « en décrochage dès le CE1 », racontent-ils, ait retrouvé au cours Charles-Péguy, l’une des écoles du réseau Espérance banlieues inaugurée il y a deux ans à Sartrouville (Yvelines), la « joie » de revenir en classe.
« Ce n’est pas un choix contre l’école publique, défend Nicolas, qui comme tous les parents rencontrés préfère ne donner que son prénom. Nos autres enfants y sont toujours scolarisés. Mais eux sont entrés dans le moule, quand notre fils, lui, ne pouvait manifestement pas. » « L’an dernier, son instituteur a vraiment fait tout ce qu’il pouvait pour prendre en charge son trouble de l’attention, poursuit Cécile, mais comment faire, avec plus de 30 élèves face à soi ? »
Quand il termine son CE1, Paul (son prénom a été modifié) n’a pas « le niveau », expliquent ses parents, mais on leur refuse un redoublement. « On redoutait de le voir s’enfoncer encore, reprend la mère. Lorsqu’on a dit à la directrice qu’on avait trouvé une petite structure pour lui, un lieu où il pourrait, grâce à des classes multiniveaux, recommencer son CE1 et évoluer en CE2 en cours d’année, elle nous a dit : Foncez ! »
« Dans des villes de droite »
Petite, l’école Péguy, installée à Sartrouville aux confins de deux quartiers prioritaires, Le Vieux Pays et la Cité des Indes, l’est sans conteste. Avec 37 élèves répartis dans quatre classes pour sa deuxième année scolaire, 6 élèves seulement à l’inauguration, en 2016, et 50 visés à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ A Nantes, les ouvriers de Sud-Aviation sont parmi les premiers à rejoindre le combat des étudiants parisiens. Après un mois de grève, leurs revendications sont pour la plupart satisfaites.
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Anniversaire de Mai 68 : le 14 mai, quand les ouvriers entrent dans la danse

A Nantes, les ouvriers de Sud-Aviation sont parmi les premiers à rejoindre le combat des étudiants parisiens. Après un mois de grève, leurs revendications sont pour la plupart satisfaites.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 09h37
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            

Article issu du hors-série du Monde « 68 : les jours qui ébranlèrent la France ». Ce 14 mai 1968, les ouvriers de Sud-Aviation Nantes votent à la majorité l’occupation de l’usine. A l’approche de la nuit, les scellés sont posés sur toutes les portes. Tout au long des 1 800 mètres du mur d’enceinte qui clôture les nombreux bâtiments de la « boîte », ils se livrent à un travail de fortification des postes sentinelles.
Des chants révolutionnaires, diffusés par un puissant électrophone, retentissent dans les grands bureaux de la direction, où le patron est séquestré. Pour se réchauffer, les ouvriers se rassemblent autour des brasiers flamboyants qui ont été allumés un peu partout. Des engins circulent dans tous les sens, transportant des masses imposantes de planches, de rondins et de caisses pour approvisionner en combustible ces feux dévorants. Où vont-ils dormir pendant cette froide « nuit rouge » ? Combien de temps tiendront-ils ? Quand reverront-ils leur famille ? Comment vont-ils ravitailler l’usine ?
« On pensait que l’occupation durerait trois-quatre jours tout au plus »
Ces questions, ils sont nombreux à se les poser parmi les quelque 1 300 grévistes lorsque commence l’occupation de l’usine de Sud-Aviation, à Bouguenais, près de Nantes. « On pensait que l’occupation durerait trois-quatre jours tout au plus. On ne se doutait pas que notre mouvement serait suivi par d’autres usines en France », raconte Georges Boutin, 83 ans, l’un des rares grévistes encore en vie.
Tout commence en décembre 1967, lorsque la direction de Sud-Aviation décide de réduire le temps de travail sans compensation salariale, provoquant la colère des ouvriers de cette usine qui compte plus de 2 500 salariés. En février 1968, le directeur, Paul Duvochel, annonce que la durée hebdomadaire de travail passera de quarante-huit heures à quarante-six heures et demie en avril et à quarante-cinq heures au cours du second semestre.
Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’intervention policière à Rennes s’est déroulée tôt lundi matin et dans le calme, après presque un mois d’occupation par les étudiants. Lundi soir, l’université de Nanterre envisageait de faire passer l’ensemble des examens à distance.
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Universités : évacuation de Rennes-II, annulation de partiels à Lyon-II et Aix-Marseille

L’intervention policière à Rennes s’est déroulée tôt lundi matin et dans le calme, après presque un mois d’occupation par les étudiants. Lundi soir, l’université de Nanterre envisageait de faire passer l’ensemble des examens à distance.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 09h29
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 18h35
    |

                            Service Campus








                        



   


Après Tolbiac à Paris, Saulcy à Metz ou encore le Mirail, à Toulouse, c’est au tour de l’université Rennes-II d’être évacuée par la police, lundi 14 mai, a annoncé son président, Olivier David. L’intervention policière s’est déroulée sans heurts, après près d’un mois d’occupation pour s’opposer au projet de réforme de l’université, a précisé M. David dans un communiqué.
« Après plus de quatre semaines de blocage de l’établissement, j’ai dû faire appel aux forces de l’ordre pour procéder à l’évacuation des locaux occupés depuis le début du mois d’avril. L’intervention a eu lieu ce lundi 14 mai à 4 h 30. Elle s’est déroulée dans le calme et sans incident. »

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                La carte de France des universités bloquées ou occupées par les étudiants



L’UNEF dénonce « la lâcheté de l’intervention policière »
De son côté, l’UNEF a condamné « fermement la lâcheté de l’intervention policière qui a eu lieu cette nuit ». « Nous prenons acte que la direction de l’université n’a donc aucune parole, participant elle-même à l’évacuation », écrit le syndicat étudiant sur Twitter.
Mais pour M. David, cette décision de faire évacuer Rennes-II « s’est imposée suite à l’impossibilité de négocier avec l’assemblée générale étudiante et les organisations représentatives des étudiants ». 
Les partiels sont programmés les 17, 18 et 19 mai, et une assemblée générale étudiante du 7 mai avait voté en faveur de leur blocage. « Nous sécuriserons les locaux pour que les examens se déroulent normalement », a précisé M. David dans une vidéo diffusée par le journal Ouest-France.
A Sciences Po Rennes, des CRS ont procédé dans la matinée à un filtrage des entrées, afin que seuls pénètrent dans l’IEP les étudiants ayant des examens à passer. Selon Ouest-France, une partie des étudiants, une fois entrés, ont décidé de boycotter les partiels pour protester contre ces conditions.
Dans un communiqué, onze enseignants de l’IEP ont apporté leur soutien à la mobilisation contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) et marqué leur refus d’entrer dans l’IEP « sous escorte policière » et de surveiller des examens en présence des forces de l’ordre. « Nous refusons une réforme qui ne peut qu’accentuer et non soulager la crise d’un système universitaire sous-financé et dans lequel les missions de production de connaissances scientifiques et de formation de citoyens réflexifs sont de plus en plus marginalisées », écrivent les enseignants.
Examens maintenus à Nantes, annulés à Lyon et Marseille
A Lyon, les examens à l’université Lumière-Lyon-II qui devaient débuter ce lundi ont été annulés pour la journée, en raison d’un blocage des bâtiments, a fait savoir la présidence de l’établissement. Vers 6 h 30, une centaine d’étudiants qui avait voté vendredi en assemblée générale la poursuite du blocage des lieux, ont formé une chaîne humaine, empêchant l’accès aux deux sites de l’université (Berges du Rhône et Bron), a précisé à l’AFP la direction de la communication de l’université. Les forces de l’ordre sont intervenues pour empêcher les manifestants de pénétrer dans les bâtiments.
« Avec l’aide des agents de sécurité et des CRS, nous avons pu rétablir un barrage filtrant pour permettre aux personnels enseignants et administratifs de rejoindre leurs bureaux », déclarait la direction de la communication au Monde. Elle n’était pas en mesure de dire si, à la suite des événements du matin, « les partiels seraient reportés, annulés ou organisés avec des modalités différentes ». 
A Marseille, les examens prévus lundi pour environ 700 étudiants ont été annulés par la direction de l’Université Aix-Marseille, après le blocage d’un site universitaire sur la Canebière. Vers 9 heures, des policiers ont repoussé les 60 à 80 jeunes qui bloquaient l’entrée de la faculté de droit et d’économie, où avaient été délocalisées de épreuves de sciences, a constaté l’AFP. Face au risque de « trouble à l’ordre public », la direction de l’université a décidé d’annuler les examens prévus, a précisé une porte-parole.
A Nantes, une cinquantaine de bloqueurs ont voulu empêcher la tenue des examens délocalisés dans une salle de Rezé, en banlieue nantaise, mise à disposition de l’université. Ils ont été évacués par les CRS à 7 h 30 et les partiels ont pu démarrer à 8 h 15. L’occupation du campus du Tertre a pris fin vendredi 11 mai dans le calme, selon France Bleu Loire Océan.
Des étudiants mobilisés de Paris-VIII avaient eux prévu de bloquer des partiels que l’université avait délocalisés à Saint-Ouen, dans un lieu accueillant généralement formations et séminaires. Des CRS bloquaient une trentaine d’étudiants bloqueurs, selon un journaliste du Monde présent sur place. Une trentaine d’étudiants en psychologie qui devaient débuter leurs examens à 11 heures ne pouvaient pas accéder au bâtiment. La faculté de psychologie a finalement annoncé l’annulation des partiels prévus cette semaine, selon le journal Le Parisien. D’autres modes d’évaluation sont à l’étude, dont des « devoirs à la maison ».
Lundi soir, à Nanterre, une commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) examinait l’éventualité de cesser toute délocalisation des examens pour éviter de nouveaux blocages tels que celui de la Maison des examens à Arcueil, vendredi 11 mai. L’université envisage des modalités d’évaluation alternatives, chaque UFR et chaque professeur pouvant décider s’il organise des devoirs maison, des examens en ligne, des oraux sur Skype… L’ensemble des examens se feraient donc à distance, sauf dans le cas des étudiants Erasmus (moins de 1 %) et des étudiants handicapés ayant besoin d’un accompagnement spécifique durant les épreuves. Une quarantaine d’étudiants occupent toujours le bâtiment E de l’université depuis le 9 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Un amendement au projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes prévoit que cette pathologie soit considérée comme un obstacle à la dénonciation des faits entraînant la suspension de la prescription.
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Amnésie traumatique : l’allongement du délai de prescription en débat

Un amendement au projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes prévoit que cette pathologie soit considérée comme un obstacle à la dénonciation des faits entraînant la suspension de la prescription.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 13h04
    |

                            Sophie Boutboul








                        



                                


                            
Lors de l’examen du projet de loi ­contre les violences sexuelles et sexistes, qui a ­débuté lundi 14 mai en séance publique, à l’Assemblée nationale, Sophie Auconie, ­députée (UDI) d’Indre-et-Loire, présentera un amendement approuvé au Sénat. Ce dernier prévoit que l’amnésie traumatique soit ­considérée comme un obstacle à la dénonciation des faits entraînant la suspension de la prescription.
L’amnésie post-traumatique fera quoi qu’il ­arrive son apparition dans la ­législation puisqu’elle est citée dans le projet de loi parmi les arguments ayant motivé l’allongement du délai de prescription de vingt à trente ans pour les crimes sexuels.
Dans une étude prospective de 1995, la sociologue américaine Linda Williams avait recueilli les témoignages de 129 femmes reçues à ­l’hôpital après des plaintes dans leur enfance pour des violences sexuelles. Parmi elles, 38 % ne se souvenaient pas du viol ou des agressions subies dix-sept ans auparavant. « La loi prendra désormais en compte la réalité des difficultés que les mineurs victimes peuvent rencontrer à révéler les faits, quand ils se retrouvent plusieurs ­années dans l’incapacité de s’en souvenir », explique Youssef Badr, porte-parole de la chancellerie.
« Stress post-traumatique »
En France, la psychiatre Muriel ­Salmona travaille depuis des années sur le mécanisme de l’amnésie traumatique. Elle a réalisé, en 2015, l’enquête « Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte », avec le soutien de l’Unicef. Conduite auprès de 1 200 victimes par son ­association, Mémoire traumatique, elle concluait que plus d’un tiers des répondants témoignaient d’une ­période d’amnésie traumatique.
Dans le DSM-5, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association psychiatrique américaine, l’amnésie dissociative est décrite comme un « symptôme de l’exposition à la mort, à des blessures graves ou à des violences sexuelles ». Il y est expliqué que « certaines...




                        

                        

