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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le Fonds monétaire international invite la première puissance économique européenne à accroître la dépense publique, dans son rapport annuel sur le pays, publié lundi.
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Le FMI presse l’Allemagne de réduire ses excédents

Le Fonds monétaire international invite la première puissance économique européenne à accroître la dépense publique, dans son rapport annuel sur le pays, publié lundi.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 17h27
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Le conseil n’est pas nouveau mais il se fait plus pressant : l’Allemagne d’Angela Merkel est invitée par le Fonds monétaire international (FMI) à accroître la dépense publique afin de réduire ses excédents massifs. Dans son rapport annuel sur le pays publié lundi 14 mai, le Fonds reconnaît les efforts annoncés à Berlin pour soutenir la croissance à long terme et réduire le risque de pauvreté. Pour autant, « plus de volonté politique est nécessaire pour améliorer de manière décisive l’investissement intérieur, ce qui pourrait aussi aider à rééquilibrer la balance extérieure », ajoute-t-il.
Ces commentaires suivent de près le discours prononcé par le président français Emmanuel Macron à Aix-la-Chapelle (Allemagne), jeudi 10 mai. Alors qu’il se voyait décerner le prix Charlemagne, la plus prestigieuse récompense européenne, le chef de l’Etat s’est permis d’exhorter Berlin à en finir avec ses « fétiches », référence claire au conservatisme allemand en matière budgétaire.

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Une gestion marcoéconomique « prudente »
Les excédents de l’Allemagne – courants et commerciaux – sont un sujet de débat récurrent parmi les partenaires de la première puissance économique européenne. Les crispations sont devenues plus vives depuis l’arrivée au pouvoir du président américain Donald Trump, prompt à reprocher à Berlin d’entretenir volontairement avec les Etats-Unis une relation commerciale déséquilibrée.
Le FMI presse l’Allemagne de mettre à profit ses « marges de manœuvre budgétaires assez considérables » pour accroître ses investissements publics dans les infrastructures et l’éducation. Berlin est aussi invité à envisager des réformes des retraites et de son marché du travail pour accroître la part des travailleurs âgés dans la population active, atténuer le risque de pauvreté chez les seniors et le besoin d’épargner beaucoup en prévision de la retraite.

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Le bulletin du FMI n’en décerne pas moins une série de satisfecit à la première économie européenne : une croissance « robuste », un taux de chômage « tombé à des niveaux plus vus depuis des décennies », une dette publique « en déclin rapide ». Enfin, une gestion marcoéconomique « prudente ». Sans doute trop, donc.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Un test génétique prouve que Medhanie Tesfamariam Behre n’est pas le père de l’enfant du véritable passeur. Ce dernier serait libre en Ouganda.
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Compte rendu

L’ADN, nouvel élément à décharge pour l’Erythréen accusé en Italie de trafic d’êtres humains

Un test génétique prouve que Medhanie Tesfamariam Behre n’est pas le père de l’enfant du véritable passeur. Ce dernier serait libre en Ouganda.

Par                                            Gaël Grilhot




LE MONDE
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        Le 14.05.2018 à 15h32

     •
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        Mis à jour le 14.05.2018 à 17h15






    
Medhanie à son arrivée à l’aéroport italien de Palerme, depuis le Soudan, en juin 2016.
Crédits : Handout . / REUTERS


C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire de Medhanie Tesfamariam Behre, cet Erythréen accusé en Italie d’être l’un des plus importants trafiquants d’êtres humains de la Méditerranée. Arrêté en mai 2016 grâce à la collaboration des polices anglaise, suédoise, italienne et soudanaise, et incarcéré à Palerme depuis bientôt deux ans, le jeune plombier n’a cessé de déclarer qu’il y avait erreur sur la personne. A cet effet, la défense a produit le 9 mai un test ADN qui pourrait être le dernier clou dans le cercueil de l’accusation.

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Le 6 avril, l’avocat Michele Calantropo s’était rendu en Suède pour y rencontrer Lydia Tesfu, la femme de Medhanie Yehdego Mered – le trafiquant présumé avec lequel l’accusé serait confondu –, et leur enfant Raei. « Il n’a pas été facile de lui expliquer l’importance que revêtait le prélèvement de sa salive et de celle de son fils. Mais elle a accepté de le faire pour sauver son honneur et montrer que son mari n’est pas celui emprisonné à Palerme », explique le défenseur de Medhanie Tesfamariam Behre. Après examen de ces échantillons, le généticien italien Gregorio Seidita a produit un compte rendu de onze pages, que Le Monde Afrique s’est procuré. Il y conclut : « Il ressort de l’analyse génétique conjointe de Lydia Tesfu, [de] son enfant Raei et de Medhanie, qu’il y a onze incompatibilités génétiques entre le père présumé et l’enfant. Cela nous permet d’affirmer sans aucun doute que Medhanie ne peut pas être le père biologique de l’enfant Raei. »
« Nous avons déjà apporté tellement de preuves »
Si ce test devait être accepté comme preuve par la justice italienne, la thèse du ministère public serait encore fragilisée. En effet, pour le procureur palermitain Calogero Ferrara, le Medhanie incarcéré est non seulement le mari de Lydia Tesfu mais surtout le père de Raei Yehdego. Il l’a répété plusieurs fois en audience et écrit dans l’acte d’accusation, malgré que Lydia Tesfu ait à plusieurs reprises déclaré que le prisonnier n’était pas son époux, et bien que la page Facebook de Mered, le passeur présumé, soit toujours en activité et affiche la photo de Raei comme image de profil.
En dépit de ces nouveaux éléments, l’avocat de la défense reste sceptique sur les chances de son client d’être libéré lors de la prochaine audience, le 21 mai. « Au vu de la masse des preuves que nous avons fournies, il y aurait assez d’éléments pour le libérer. Mais nous devrons sans doute attendre jusqu’à septembre pour obtenir le jugement de cette triste histoire », prévient-il. Un pessimisme que partage Seghen, la sœur de Medhanie. « Honnêtement, je ne sais pas comment on peut leur prouver qu’il n’est pas le trafiquant que l’on recherche. Nous avons déjà apporté tellement de preuves. Le plus frustrant, c’est que tout le monde sait que le vrai coupable se balade librement en Ouganda. Deux de mes amis sur place me l’ont encore confirmé le mois dernier », dit-elle depuis le Soudan, où elle réside.

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Cette information a été confirmée par plusieurs médias dont le quotidien britannique The Guardian et la télévision nationale suédoise SVT, qui ont révélé en avril que le véritable trafiquant se trouvait à Kampala, la capitale ougandaise. Les médias locaux se sont ensuite emparés de l’affaire. Le 14 avril, le quotidien progouvernemental New Vision en a même fait sa « une ». Mais du côté des responsables officiels ougandais, la plus grande discrétion reste de mise. Le ministre chargé des réfugiés, Hillary Onek, a ainsi déclaré lors d’une conférence de presse « n’avoir reçu aucune demande de la part d’Interpol ».
Secret de polichinelle
Le 18 avril, un autre quotidien, The Observer, s’est emparé de l’affaire. Citant « une source haut placée », il a affirmé que le trafiquant aurait voyagé sous un faux nom avec un passeport ougandais. Un élément embarrassant pour Kampala. Le porte-parole de la police, Patrick Onyango, a cherché à temporiser en expliquant vouloir en premier lieu « vérifier [cette] information » et affirmé qu’il s’était entretenu avec Interpol Ouganda sur ce sujet, sans avoir reçu de notification le concernant. Et pour cause, comme toutes les branches nationales de l’organisation, le bureau ougandais emploie des officiers locaux. Toute sollicitation d’une réaction de leur part se heurte à un refus poli, le demandeur étant renvoyé… vers Patrick Onyango.

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Mais au sein de la communauté érythréenne de Kampala, la présence dans le pays de Medhanie Yehdego Mered semble être un secret de polichinelle. Zecarias Gerrima, le directeur adjoint d’Africa Monitors, une organisation de défense des droits des réfugiés est-africains, est lui aussi persuadé que la personne jugée en Italie n’est pas la bonne. Comme plusieurs Erythréens qui ont témoigné l’avoir reconnu dans la capitale ougandaise, le plus souvent accompagné de gardes armés, Zecarias a souvent croisé Mered à Muyenga, un quartier animé de la ville. En particulier au Sami’s Bar, lieu de prédilection de la diaspora érythréenne. Situé sur une rue passante entre une pizzeria et des friperies, ce bar populaire aurait même appartenu un temps au trafiquant présumé.
Même si Zecarias reconnaît « ne pas avoir vu [ce dernier] depuis plusieurs mois », il reste très remonté contre l’Italie. « Les Italiens cherchent à sauver la face à tout prix, quitte à juger la mauvaise personne. Le vrai Mered est tranquille pour le moment, parce que personne ne le recherche officiellement », s’insurge le directeur adjoint d’Africa Monitors. Pour lui, il est même probable que Mered soit toujours impliqué dans des trafics : « Il a l’argent, les réseaux et il sait qui arroser, il n’y a aucune raison qu’il arrête. »


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Quim Torra, nouveau venu en politique, a été élu par 66 voix des grands partis indépendantistes contre 65 de l’opposition, et l’abstention de quatre députés d’un parti séparatiste d’extrême gauche.
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Espagne : Quim Torra, séparatiste convaincu, élu président de Catalogne

Quim Torra, nouveau venu en politique, a été élu par 66 voix des grands partis indépendantistes contre 65 de l’opposition, et l’abstention de quatre députés d’un parti séparatiste d’extrême gauche.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 14h59
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 16h08
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


« Sectaire », « radical », « antiespagnol », « xénophobe »… Les qualificatifs utilisés par l’opposition de droite comme de gauche pour définir le nationaliste Quim Torra, le nouveau président de la Catalogne, sont loin d’annoncer l’apaisement des tensions politiques dans la région espagnole.
Quim Torra i Pla a été élu lundi 14 mai au poste occupé par Carles Puigdemont jusqu’à la mise sous tutelle de la région après sa déclaration unilatérale d’indépendance, le 27 octobre 2017. Il a obtenu 66 voix pour, 65 contre et quatre abstentions, celles du parti d’extrême gauche CUP, qui avait décidé de ne pas rejeter sa candidature après des mois de blocage entre les forces indépendantistes.
Cet avocat de formation, âgé de 55 ans, est né à Blanes, dans la province ultra-indépendantiste de Gérone. Cultivé, adepte d’une ironie mordante, il occupa pendant près de vingt ans un poste de direction dans une multinationale d’assurance avant de créer en 2008 une maison d’édition, A Contra Vent, et de se consacrer à l’activisme indépendantiste, quand cette option était encore très minoritaire en Catalogne.
« Dernière colonie d’Europe »
Mais depuis que M. Puigdemont l’a désigné comme successeur, vendredi, le candidat numéro 11 de la liste Ensemble pour la Catalogne (JxC) est rattrapé par les nombreux articles d’opinions et de Tweets qu’il a rédigés ces dernières années, multipliant les commentaires anti-espagnols, traduisant une conception ethnique du catalanisme – parlant par exemple de « l’ADN » des Espagnols, qui « ne savent que spolier ». Il y affiche son mépris de ceux qui parlent castillan dans la région, et n’hésite pas à qualifier la Catalogne de « dernière colonie d’Europe ».
Devant le Parlement, il a demandé pardon pour ses prises de position les plus polémiques. Il avait déjà effacé ses Tweets. « Je regrette, cela ne se reproduira plus », a-t-il déclaré.
Essayiste, auteur de sept ouvrages, principalement sur les journalistes et intellectuels de Catalogne des années 1920 et 1930, il s’est engagé brièvement en 2009 au sein du parti Reagrupament, une scission de la Gauche républicaine (ERC) qui finit par s’allier avec la droite nationaliste. Il présida aussi brièvement une association indépendantiste, Souveraineté et justice. Entre 2010 et 2015, il fut à la fois membre du conseil de direction de l’Assemblée nationale catalane (ANC) et vice-président d’Omnium cultural, les deux puissantes associations indépendantistes catalanes.
« Sans trêve et sans flancher »
En 2012, il avait porté plainte devant la Cour européenne des droits de l’homme contre une résolution du Tribunal constitutionnel espagnol, qui avait censuré plusieurs articles du statut d’autonomie catalan. Sa plainte avait été rejetée, mais il s’était dit prêt à saisir « chaque possibilité, même infime, pour affronter le royaume d’Espagne jusqu’à la fin, sans trêve et sans flancher ».
Directeur du centre culturel El Born (BCC) de Barcelone, lorsque ce musée présentait une exposition sur les trois cents ans du siège de Barcelone de 1714 par les partisans du roi Felipe V, lors de la guerre de succession au trône d’Espagne, il définissait alors le lieu comme « le Ground Zero des Catalans ».
Mais c’est en tant que bref président d’Omnium cultural, après l’engagement politique de sa prédécesseure, en 2015, que cet ancien directeur de la Revista de Catalunya et du Centre d’études contemporaines de la Généralité – le siège du pouvoir catalan – a obtenu la fonction la plus médiatique de sa carrière. Un poste intérimaire qu’il quitta au bout de cinq mois.
Vers une dissolution ?
Cinq mois, ce sera peut-être aussi la durée de son mandat de président de Catalogne. Il aura sans doute du mal dans ces conditions à appliquer son programme, à commencer par la rédaction d’un projet de Constitution de la République catalane. C’est en tout cas ce qu’a assuré Carles Puigdemont au journal italien La Stampa, précisant que son successeur pourrait dissoudre le Parlement en octobre de manière à organiser des élections en plein procès des dirigeants sécessionnistes accusés de « rébellion ».
Car les principales qualités de Quim Torra, cet « indépendantiste émotionnel » comme il se définit, sont sans doute sa fidélité à sa terre au-dessus de tout, y compris de ses « propres convictions », et sa soumission à l’ancien président de la région. Soumission assumée par M. Torra dès les premiers mots de son discours d’investiture, insistant sur le fait que M. Puigdemont est encore le « président légitime » de la Catalogne.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Si les prix parisiens sont une exception, les marchés immobiliers évoluent de concert en Europe. Seuls les villes de Prague et Stockholm sont orientées à la baisse.
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Immobilier : la hausse des prix est générale en Europe

Si les prix parisiens sont une exception, les marchés immobiliers évoluent de concert en Europe. Seuls les villes de Prague et Stockholm sont orientées à la baisse.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 13h57
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La hausse des prix observée en France n’est pas une exception en Europe, montre une étude réalisée par ERA. Créé en 1971 aux Etats-Unis, ce réseau compte 2 300 agences dans 35 pays, dont 14 en Europe.
Le climat reste favorable à l’immobilier résidentiel en Europe, estiment les auteurs de l’étude, qui ont ausculté onze pays du Vieux Continent, sous l’angle des prix du mètre carré, des taux d’intérêt des emprunts immobiliers, du pourcentage de propriétaires dans la population, etc.

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Premier constat, la flambée des prix dans les capitales européennes n’est pas terminée. Les prix demeurent orientés à la hausse dans 8 des 11 villes étudiées (Paris, Berlin, Lisbonne, Vienne, Bruxelles, Sofia, Luxembourg et Amsterdam). Seules Prague (République tchèque) et Stockholm (Suède) baissent, tandis que Bern (Suisse) stagne. A noter : Londres, Rome et Madrid ne figurent pas dans l’étude.
« Le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier n’est évidemment pas une exception française »
En hausse de 8,4 % sur un an, à 8 716 euros à la fin de 2017, le prix moyen du mètre carré observé à Paris par ERA atteint des hauteurs que seule Stockholm connaît (8 378 euros). La situation de la capitale française est donc une exception à l’échelle européenne. En revanche, dès que l’on s’intéresse aux prix au mètre carré au niveau national, la France rentre dans le rang. A 2 550 euros le mètre carré, elle est devancée par le Luxembourg (4 800 euros) et la Suède (3 280 euros).

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Le prix moyen d’achat au niveau national entre 2016 et 2017 a augmenté dans tous les pays étudiés sans exception. « Le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier n’est évidemment pas une exception française. Il résulte de politiques gouvernementales assez identiques, en matière économique, budgétaire et monétaire. Du coup, partout, il se crée un climat favorable au marché résidentiel », écrivent les auteurs de l’étude.
Toutefois, la notion de taux bas peut varier d’un pays à l’autre. En Bulgarie, il se traduit par un taux moyen de 4,1 % sur une durée de vingt à vingt-cinq ans. Comme la France, la Belgique et la République tchèque anticipent une remontée progressive du taux des crédits immobiliers en 2018. En revanche, les taux devraient rester stables en Autriche, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Après avoir rencontré les porte-paroles des victimes, fin avril, François doit recevoir, à Rome, à partir de mardi, l’ensemble des évêques du Chili.
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Pédophilie : le pape reconnaît des dérives au sein de l’épiscopat chilien

Après avoir rencontré les porte-paroles des victimes, fin avril, François doit recevoir, à Rome, à partir de mardi, l’ensemble des évêques du Chili.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h52
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Soupçonnés, pour certains, d’avoir couvert des faits de pédophilie et d’agression sexuelle au sein de l’Eglise catholique de leur pays, trente et un des trente-deux évêques chiliens et deux évêques émérites sont arrivés à Rome pour affronter, sinon un moment de vérité, à tout le moins un examen de conscience. Ils y rencontreront, à sa demande, le pape François, du mardi 15 au jeudi 17 mai.
Le communiqué publié par le Vatican, samedi 12 mai, ne laisse guère de doute sur l’état d’esprit avec lequel le pontife argentin aborde cette réunion. Il veut « examiner en profondeur les causes et les conséquences » des « abus de pouvoir, sexuels et de conscience intervenus au Chili au long des dernières décennies », ainsi que « les mécanismes qui ont conduit, dans certains cas, à les couvrir et à de graves manquements envers les victimes ». Autant dire que, sur la réalité des dérives au sein de l’épiscopat chilien, François n’a plus aujourd’hui de doute.

Cette réunion pourrait amorcer le dénouement d’une crise qui n’a fait que s’approfondir depuis plusieurs années, et dans laquelle le pape s’est lui-même enfoncé. Elle avait culminé en janvier, lors de sa visite au Chili. François avait alors pris le parti des évêques mis en cause. Les anciennes victimes d’un prêtre reconnu pédophile par l’Eglise, en 2011, Fernando Karadima, reprochaient en effet à certains évêques d’avoir couvert ce dernier. Le pontife avait affirmé n’avoir vu aucune « preuve » de leurs assertions, qu’il avait qualifiées de « calomnies ».
Dans une lettre, le pape François écrit « avoir commis de graves erreurs d’appréciation et de perception »
Le scandale qui avait suivi les déclarations du pape François avait été tel que, de retour à Rome, il avait dépêché au Chili l’archevêque de Malte, Charles Scicluna, et le père Jordi Bertomeu, de la congrégation pour la doctrine de la foi, avec, pour mission, d’entendre toutes les victimes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Après avoir refusé de participer à une coalition, le chef du FDP tente désormais de concilier discours populiste et pro-européen.
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édition abonné


En Allemagne, Christian Lindner et les libéraux se cherchent

Après avoir refusé de participer à une coalition, le chef du FDP tente désormais de concilier discours populiste et pro-européen.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 10h40
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Tous les responsables politiques le savent : une phrase polémique peut suffire à faire oublier le reste d’un discours. Christian Lindner, le président du Parti libéral-démocrate (FDP), en a fait l’expérience, samedi 12 mai, à Berlin, lors du 69e congrès de son parti.
« Quand on fait la queue chez le boulanger et qu’on entend quelqu’un demander du pain dans un mauvais allemand, on ne peut pas savoir s’il s’agit d’un Indien hautement qualifié dans le domaine de l’intelligence artificielle ou d’un étranger qui séjourne chez nous illégalement », a déclaré M. Lindner, avant d’ajouter : « Pour qu’une société vive en paix, (…) tous ses membres doivent être sûrs que ceux qui s’y trouvent y séjournent de façon légale. »
La phrase a été très commentée, notamment sur les réseaux sociaux. Chris Pyak, un responsable allemand de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, le groupe auquel est affilié le FDP au Parlement européen, a annoncé qu’il quittait la formation de M. Lindner, accusant celui-ci d’« excuser les nazis qui agressent des personnes de couleur ».

« Hystérie »
De son côté, Alice Weidel, la coprésidente du groupe d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) au Bundestag, a pris acte des propos de M. Lindner avec un mélange d’ironie et de satisfaction : « Nous invitons le FDP à faire en sorte que ses paroles se traduisent en actes. »
« Ceux qui voient dans mes propos une forme de racisme ou de populisme d’extrême droite sont dans l’hystérie. Je pense que ces débats doivent être menés avec sobriété et réserve », s’est défendu M. Lindner, dimanche, dans une vidéo postée sur Twitter. Il n’empêche : sa petite phrase de samedi autant que sa mise au point de dimanche illustrent bien la difficulté qu’a son parti à trouver sa place sur une scène politique allemande plus fracturée que jamais.
Huit mois après les législatives du 24 septembre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ La directive « équilibre entre vie professionnelle et vie privée » propose que chacun des parents, à la naissance d’un enfant, ait droit à quatre mois de congés rémunérés à hauteur des indemnités maladie.
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A Bruxelles, la France s’oppose à un congé parental mieux rémunéré

La directive « équilibre entre vie professionnelle et vie privée » propose que chacun des parents, à la naissance d’un enfant, ait droit à quatre mois de congés rémunérés à hauteur des indemnités maladie.



Le Monde
 |    14.05.2018 à 06h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            LETTRE DE BRUXELLES
Si elle penche clairement à droite en France, la présidence Macron avait, jusqu’à présent, un discours plutôt très progressiste à Bruxelles : convergence sociale et fiscale, création d’un super-ministre des finances et d’un budget conséquent pour la zone euro… Un programme parfaitement social-démocrate, ces avancées étant réclamées par le centre-gauche européen depuis des années.
Ces dernières semaines, pourtant, la France tient discrètement une ligne bien moins sociale dans les instances communautaires. Elle fait partie des nombreux pays qui bloquent toute avancée dans les discussions sur la directive « équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et aidants », proposée par la Commission européenne en 2017. Elle a même pris la tête de la fronde contre une des dispositions de ce texte, portant sur une harmonisation européenne du congé parental.
Bruxelles propose que chacun des deux parents, à la naissance d’un enfant, ait droit à une période de quatre mois de congés, non transférables de l’un à l’autre et, surtout, rémunérée, au moins à hauteur des indemnités maladie dans leur pays. Le congé peut par ailleurs être pris de manière fragmentée, ou à temps partiel. Jusqu’aux 12 ans de l’enfant.

Il s’agit de sortir du cercle vicieux actuel : ce sont les femmes qui, en priorité, prennent ces congés, pour l’instant trop peu rémunérés. Le choix pèse souvent sur leur carrière et freine les évolutions sociales, notamment le partage des tâches hommes-femmes dans les foyers.
Le hic, c’est qu’en France, le congé parental n’est que très faiblement rémunéré, bien moins que le niveau des indemnisations maladie (moins de 400 euros par mois, contre une moyenne de 950 euros pour les congés maladie). C’est précisément la raison pour laquelle un nombre infime de pères français profitent de leur congé parental : 4 % seulement, selon une étude de l’OCDE datant de 2016.
Liste de « droits et principes »
S’aligner...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Les leaders des deux partis antisystème, en discussion depuis plusieurs jours, doivent être reçus au palais présidentiel dans la journée.
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Italie : le M5S et la Ligue « prêts » à annoncer un accord de gouvernement

Les leaders des deux partis antisystème, en discussion depuis plusieurs jours, doivent être reçus au palais présidentiel dans la journée.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 21h15
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 07h14
   





                        



   


Les deux partis antisystème italiens, le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et la Ligue, ont trouvé un accord sur un programme de gouvernement et le nom du premier ministre, ont annoncé dimanche 14 mai au soir les médias italiens.
Luigi Di Maio, leader du M5S « a passé un bref coup de téléphone » au secrétaire général de la présidence de la République italienne pour annoncer que lui et le chef de la Ligue, Matteo Salvini, sont « prêts à rendre compte de tout, y compris du nom du futur premier ministre », a indiqué l’agence AGI, citant des sources des deux partis.
Le nom du nouveau chef du gouvernement italien doit encore être validé par le chef de l’Etat, Sergio Mattarella, qui pourrait annoncer sa nomination en début de semaine. Selon la Constitution italienne, les ministres seront ensuite nommés par le président sur proposition du chef du gouvernement désigné.
Deux mois de discussions
Après plus de deux mois de discussions infructueuses entre les diverses forces politiques à l’issue des législatives du 4 mars, remportées par le M5S et la Ligue, le président Sergio Mattarella, en désespoir de cause, s’était prononcé en faveur d’un gouvernement « neutre », censé représenter le pays et tenir ses engagements internationaux jusqu’à la fin de l’année. Une initiative aussitôt rejetée par la Ligue et le M5S, qui ont obtenu un délai supplémentaire pour pousser leurs discussions en cours sur un possible accord de gouvernement.
Ensemble, les deux formations disposent d’une majorité de sept voix au Sénat et de trente-deux voix à la Chambre des députés, et elles pourraient bénéficier au coup par coup du soutien actif ou au moins d’une abstention bienveillante des partenaires de la coalition de droite, dont Forza Italia.
Les divergences semblent importantes entre la Ligue – formation nationaliste proche du Front national français –, qui a fait le plein des voix au Nord sur la promesse de baisses drastiques d’impôts, et le M5S, plus ambivalent sur l’Union européenne et plébiscité par le Sud pour avoir promis un revenu de citoyenneté.
Mais outre l’ambition de leurs jeunes dirigeants, les deux partis ont en commun un rejet des forces politiques traditionnelles et des promesses voisines en matière de retraites, de lutte contre l’immigration ou de moralisation de la vie politique.

        Lire :
         

          La Ligue et les 5 étoiles tentent de s’entendre, l’Italie retient son souffle



« Un politique, non un technicien »
A l’issue d’une nouvelle journée de tractations, à Milan, avec son homologue d’extrême droite, Matteo Salvini, et leurs principaux lieutenants, M. Di Maio a indiqué que le premier ministre choisi serait « un politique et non un technicien ». Les deux hommes doivent se voir à nouveau lundi à Rome, avant d’être reçus au Quirinal, le palais présidentiel.
Selon les médias italiens, le candidat proposé pour diriger la troisième économie de la zone euro serait une « tierce personne » n’appartenant ni à la Ligue ni au M5S. Il devra aussi faire autorité au plan international et être en mesure de rendre compatible avec Bruxelles la tonalité eurosceptique du futur exécutif.
Quelque 70 jours après les législatives qui n’ont pas permis d’aboutir à une majorité claire au Parlement, les deux partis protestataires auraient trouvé des points de convergences sur une vingtaine de sujets examinés, allant de l’âge de départ à la retraite à la « flat tax » en passant par l’immigration.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ A 77 ans, le président du parti de la félicité (SP), membre de la vieille garde islamo-conservatrice a rejoint l’opposition anti Erdogan pour les législatives et la présidentielle du 24 juin
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Candidat à la présidentielle turque, Temel Karamollaoglu veut dire « au cruel Sultan qu’il est injuste »

A 77 ans, le président du parti de la félicité (SP), membre de la vieille garde islamo-conservatrice a rejoint l’opposition anti Erdogan pour les législatives et la présidentielle du 24 juin



Le Monde
 |    13.05.2018 à 20h26
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 07h21
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            
Cinq candidats affronteront le président Recep Tayyip Erdogan au premier tour de la présidentielle du 24 juin. Contre toute attente, Temel Karamollaoglu, 77 ans, un pionnier de l’islam politique en Turquie, est l’un d’eux.
Il est urgent à ses yeux que la Turquie change de cap. « Si nous laissons le pays entre les mains de ceux qui le gouvernent aujourd’hui nous ne parviendrons plus à le redresser ». Inquiété par « la disparition de l’Etat de droit », il assure que le moment est venu de dire « au cruel Sultan qu’il est injuste ».
Non seulement l’homme est candidat à la présidentielle, mais le parti de la Félicité (Saadet partisi, SP, islamo-conservateur) qu’il dirige, va faire listes communes avec trois autres formations d’opposition –les républicains du CHP, les nationalistes du Bon parti, les conservateurs du parti démocrate - lors des législatives qui auront lieu le même jour.

Le SP aurait pu rallier le pouvoir, il a préféré rejoindre le front anti Erdogan
Malgré sa faible audience –moins de 1% des votes aux législatives de 2015- le SP est courtisé pour sa capacité à attirer à lui les voix des électeurs pieux, Turcs et Kurdes, déçus par le régime d’Erdogan.
A l’origine, M. Karamollaoglu et son parti ont les mêmes racines idéologiques que M. Erdogan et son parti de la Justice et du développement (AKP). Ils sont des islamo-conservateurs issus du mouvement Milli Görüs (Vision nationale), la matrice de l’islam politique turc. Mais la vieille garde se rebelle aujourd’hui.
M. Erdogan « a divisé la société comme jamais »
Le SP aurait pu rallier le camp du pouvoir, l’AKP lui ayant proposé d’entrer dans la coalition islamo-nationaliste qu’il a formé avec le parti MHP pour les élections. Il a préféré rejoindre le front anti Erdogan.
Il y a une bonne raison à cela. « A son arrivée au poste de Premier ministre en 2003, Recep Tayyip Erdogan avait deux mots à la bouche : justice et liberté....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Alors que la France réfléchit à sa stratégie de transition énergétique, la voie radicale choisie par l’Allemagne – sortie du nucléaire compensée par les renouvelables – divise toujours. Non concertée avec ses voisins, elle a bouleversé le paysage européen.
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Nucléaire : le dialogue de sourds entre Allemands et Français

Alors que la France réfléchit à sa stratégie de transition énergétique, la voie radicale choisie par l’Allemagne – sortie du nucléaire compensée par les renouvelables – divise toujours. Non concertée avec ses voisins, elle a bouleversé le paysage européen.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 17h00
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La visite n’a duré que quelques heures, mais c’était une première pour un ministre français : en venant rassurer les élus locaux sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, à la mi-avril, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a franchi le Rhin pour rencontrer élus et chefs d’entreprise en pays germanique. L’objectif : réfléchir ensemble au futur du territoire après la fermeture, en fin d’année, des réacteurs nucléaires, réclamée de longue date par des Allemands hostiles à l’énergie nucléaire. Avec un espoir : qu’une fois la page Fessenheim (Haut-Rhin) tournée, le dialogue de sourds entre Français et Allemands sur la transition énergétique reparte sur de meilleures bases.
une grande partie de la classe politique et des industriels allemands estime que le pays est sur la bonne voie
Il y a en effet urgence. La France s’est lancée depuis plusieurs semaines dans la rédaction de sa feuille de route énergétique, baptisée « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE), et l’exemple allemand de sortie du nucléaire pourrait lui être fort utile. Pour l’instant, il fait encore largement figure d’épouvantail de ce côté-ci du Rhin. Malgré les centaines de milliards d’euros investis, raille Jean-Marc Jancovici, consultant en énergie-climat pour Carbone 4, « l’Allemagne n’a pas diminué de manière notable la facture de ses importations d’énergie, ni diminué ses émissions de CO2, a fragilisé son réseau électrique et il n’est pas certain que cela ait permis de créer des champions industriels pérennes ». Bref, un échec total.
A l’inverse, une grande partie de la classe politique et des industriels allemands estime que le pays est sur la bonne voie. « En France, on a tendance à considérer que les Allemands sont stupides d’avoir fait ce choix et, en Allemagne, on a tendance à penser que les Français sont stupides de ne pas l’avoir fait », plaisante Felix Matthes, directeur de recherche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Ils avaient été enlevés vendredi, dans le parc national des Virunga, dans l’est du pays, lors d’un assaut qui a coûté la vie à une garde du parc.
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Libération des deux Britanniques enlevés, vendredi, en République démocratique du Congo

Ils avaient été enlevés vendredi, dans le parc national des Virunga, dans l’est du pays, lors d’un assaut qui a coûté la vie à une garde du parc.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 16h55
   





                        


La prise d’otages des deux touristes britanniques, enlevés dans le parc national des Virunga, dans l’est de la République démocratique du Congo, aura duré deux jours. Le ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, a annoncé, dimanche 13 mai, leur libération. Il n’a pas précisé si leur chauffeur congolais avait également été libéré.
« Je rends hommage aux autorités congolaises et à l’Institut congolais pour la conservation de la nature pour leur soutien infatigable », a-t-il souligné.
Boris Johnson a, en outre, adressé un message de soutien à la famille de Rachel Makissa Baraka, une garde du parc, de nationalité congolaise, tuée au moment de l’enlèvement.
Zone occupée par la rébellion musulmane ougandaise
Les deux touristes britanniques et leur chauffeur avaient été victimes, vendredi, d’une attaque de leur véhicule par des hommes armés non identifiés dans les Virunga, un parc naturel situé dans la province du Nord Kivu, fief de multiples groupes armés. Selon la presse locale, l’armée congolaise avait rapidement pris des mesures pour retrouver les trois disparus.

        Lire aussi :
         

                RDC : une garde tuée et deux touristes britanniques enlevés dans le parc des Virunga



Avec ses gorilles de montagne, ses chimpanzés et ses volcans, le parc des Virunga, classé par l’Unesco au Patrimoine mondial, attire les touristes. Mais la zone est également occupée par les rebelles présumés ougandais musulmans (ADF), qui sèment la terreur dans la ville de Beni, et des milices maï-maï communautaires hutu, nande ou hunde.
Le 9 avril, cinq gardes et un chauffeur avaient été tués par des assaillants non identifiés. En 2014, le directeur du parc, le Belge Emmanuel de Mérode, avait survécu à une attaque.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ L’indépendantiste Quim Torra devrait pouvoir profiter de l’abstention de quatre députés d’extrême gauche, lundi, pour être élu à la tête de la région.
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Catalogne : l’abstention des radicaux ouvre la voie au candidat indépendantiste

L’indépendantiste Quim Torra devrait pouvoir profiter de l’abstention de quatre députés d’extrême gauche, lundi, pour être élu à la tête de la région.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 16h49
   





                        



   


Un nouveau président devrait enfin pouvoir être élu, lundi 14 mai, à la tête de la Catalogne. La frange radicale des indépendantistes en s’abstenant a permis d’ouvrir la voie à l’élection à la présidence de la région d’un candidat séparatiste.
Le petit parti d’extrême gauche Candidature d’unité populaire (CUP) a annoncé que ses quatre députés au Parlement régional s’abstiendraient lors du second vote d’investiture lundi. Ce choix devrait permettre à Quim Torra, le candidat choisi par l’ex-président en exil Carles Puigdemont, d’être élu à la majorité simple de 66 députés régionaux contre 65.
« La CUP ne bloquera pas la formation d’un nouveau gouvernement, en maintenant ses quatre abstentions », a annoncé dans un communiqué la formation anticapitaliste après avoir consulté ses militants lors d’une réunion au nord de Barcelone. Ces quatre députés s’étaient abstenus au premier tour, samedi, privant le candidat indépendantiste de la majorité absolue requise de 68 députés.
Vers la levée automatique de la tutelle de Madrid
Quim Torra, un éditeur de 55 ans, a été choisi par Carles Puigdemont qui s’est exilé après la proclamation d’indépendance des députés séparatistes catalans, le 27 octobre dernier. Le gouvernement espagnol avait immédiatement destitué le gouvernement régional catalan et convoqué de nouvelles élections, où les séparatistes ont conservé en décembre une mince majorité.
Après un succès inattendu dans ce scrutin, Carles Puigdemont a voulu se faire réélire président depuis son exil. Mais, bloqué par les tribunaux, il a fini par se résigner à passer le témoin, sans renoncer à son influence politique.
Une fois élu, Quim Torra pourra former son gouvernement, ce qui entraînera automatiquement la levée de la tutelle de Madrid sur cette région de 7,5 millions d’habitants. Dans son discours d’investiture samedi, il a promis de « travailler sans relâche » pour l’indépendance de la Catalogne et de faciliter au plus tôt le retour au pouvoir de Carles Puigdemont, qui est, selon lui, « le président légitime ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La « pose de pouvoir » qu’adoptent systématiquement les Tories devant les caméras suscite outre-Manche des commentaires ironiques.
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Pourquoi les conservateurs britanniques écartent-ils les pieds ?

La « pose de pouvoir » qu’adoptent systématiquement les Tories devant les caméras suscite outre-Manche des commentaires ironiques.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 12h15
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Sajid Javid, 48 ans, nouveau ministre britannique de l’intérieur, a remplacé au pied levé, lundi 30 avril, Amber Rudd, emportée par le scandale de la « gé­nération Windrush », ces Antillais installés au Royaume-Uni depuis des décennies et pourtant touchés par une politique gouvernementale de reconduite à la frontière visant à faire du chiffre.
Triomphant, M. Javid apparaît sur une photo de l’agence Reuters devant l’entrée du ministère qu’il vient de conquérir, les jambes largement écartées, le regard satisfait scrutant un avenir radieux. Ses conseillers ont eu beau affirmer qu’il a été piégé par le photographe, qui venait de lui demander de se déplacer, l’image évoque pour le public le stéréotype de la « pose de pouvoir » qu’adoptent systématiquement les dirigeants du Parti conservateur.

Au congrès tory de 2015, Theresa May et George Osborne, alors respectivement ministre de l’intérieur et ministre des finances, avaient posé dans la même attitude conquérante – quoique gâchée, pour ce dernier, par des pieds tournés vers l’intérieur qui lui donnent une allure plutôt niaise. Un cliché montre l’ancien premier ministre David Cameron dans une posture similaire, ce qui ne lui a guère réussi lors du référendum sur le Brexit de 2016. A l’époque, les médias avaient ricané, sug­gérant que tous ces hauts responsables avaient assisté à la même formation d’un gourou du body ­langage, session « je montre que j’en ai ».
Plus prosaïquement, ils pourraient avoir suivi les conseils d’Amy Cuddy, psycho­sociologue américaine apôtre des « poses de pouvoir ». Cette conférencière à succès ­assure avoir établi scientifiquement qu’adopter certaines postures – écarter les jambes, déployer son corps, sourire au loin – donne non seulement confiance en soi, mais ­génère également une production adéquate d’hormones. Cela conduit à « une élévation du taux de testostérone, hormone de la domination, à une réduction du taux de cortisol, hormone du stress,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Des chiffres publiés par l’OCDE indiquent que la part de travailleurs pauvres est plus élevée en France qu’en Allemagne. Mais ceux d’Eurostat, suivant une définition un peu différente, montrent l’inverse…
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Selon l’OCDE, la part des travailleurs pauvres est deux fois plus élevée en France qu’en Allemagne

Des chiffres publiés par l’OCDE indiquent que la part de travailleurs pauvres est plus élevée en France qu’en Allemagne. Mais ceux d’Eurostat, suivant une définition un peu différente, montrent l’inverse…



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h20
    |

            Marie Charrel








                        



   


Le chiffre a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux – en particulier en France : en 2015, la part de travailleurs pauvres (vivant sous le seuil de pauvreté, à 50 % du revenu médian) était de 3,7 % en Allemagne, soit deux fois moindre que celle de l’Hexagone, à 7,1 %, selon les chiffres publiés, le 8 mai, par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Voilà ce qui, à première vue, bat en brèche l’idée selon laquelle l’Allemagne est la championne des travailleurs pauvres, en dépit de sa puissance économique. Le généreux modèle social français n’était-il pas censé mieux protéger ses salariés ?
Si l’on se fie à Eurostat, c’est pourtant toujours le cas. Selon les données de l’office statistique de l’Union européenne, fréquemment citées sur le sujet, 9,5 % des travailleurs allemands étaient considérés comme pauvres en 2016, contre 7,9 % pour les Français. Soit un constat bien différent de celui de l’OCDE.
Mais alors, qui dit vrai ? « Les deux, car ces données ne mesurent pas exactement la même chose », explique Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi à l’OCDE.

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                Le marché de l’emploi s’améliore dans les pays de l’OCDE, mais les inégalités se creusent



Taux de chômage plus bas en Allemagne
Ces nuances de paramètres statistiques ont de quoi donner le tournis aux non-initiés, mais elles sont importantes pour comprendre ce qui sépare nos deux pays. Si l’on schématise, Eurostat regarde la part des travailleurs pauvres pris individuellement par rapport à l’ensemble des personnes en activité, tandis que l’OCDE mesure le pourcentage des personnes membres d’un ménage vivant sous le seuil de pauvreté, et où au moins l’un des adultes travaille. Ici, la composition du foyer entre donc en compte, avec le nombre des adultes en emploi, et une pondération selon le nombre d’enfants. Et cela explique les écarts. « Tous ces chiffres montrent que la part des travailleurs pauvres est plus élevée en Allemagne qu’en France, lorsqu’ils sont comptabilisés individuellement, mais elle est plus basse si l’on prend en compte la composition du foyer », détaille M. Scarpetta.

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Et ce, pour une raison bien simple : le taux de chômage est plus bas chez nos voisins (3,4 % en mars, contre 8,8 % chez nous), tandis que leur taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de personnes disposant d’un emploi parmi celles en âge de travailler, est à 75,6 %, soit 10 points de plus que le nôtre (65,2 %). Il y a donc beaucoup plus de ménages allemands où les deux adultes travaillent, ce qui explique que les chiffres de l’OCDE soient plus bas. D’autant que les Français font plus d’enfants. Les membres d’un ménage tricolore avec trois enfants où un seul parent touche un salaire seront mécaniquement plus pauvres que le même couple allemand, mais sans bambin.

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Faiblesse du modèle français
« Ces chiffres éclairent surtout les différences de modèles choisis par nos pays », commente Patrick Artus, économiste chez Natixis. L’Allemagne a fait le choix d’inclure un maximum de personnes dans l’emploi, quitte à ce que certains métiers soient plus précaires. En 2017, la proportion des temps partiels y était de 29,6 %, contre 18,1 % chez nous, selon Eurostat. Et elle est particulièrement élevée chez les femmes (46,4 %, contre 29,6 % en France). Les jobs tricolores sont moins précaires, mais davantage de personnes sont exclues du marché du travail.

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C’est d’ailleurs la grande faiblesse du modèle français, car elle fait grimper les inégalités de revenus entre ceux inclus et ceux exclus de l’emploi. « Voilà pourquoi les inégalités de revenus avant redistribution sont plus élevées en France qu’aux Etats-Unis ou en Allemagne, mais elles sont largement corrigées, ensuite, par les transferts sociaux, ajoute M. Artus. Pour les réduire, nous avons intérêt à améliorer l’éducation et la formation pour faire revenir un maximum de personnes sur le marché du travail. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Lundi 14 et mercredi 16 mai, près de 600 vols seront annulés et 63 000 passagers touchés.
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Les pilotes de Brussels Airlines se mettent en grève

Lundi 14 et mercredi 16 mai, près de 600 vols seront annulés et 63 000 passagers touchés.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h07
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Il y a un petit parfum venu de France – et d’Air France – dans le conflit que lance, lundi 14 et mercredi 16 mai, une grande partie des pilotes de SN Brussels Airlines. Près de 600 vols seront annulés et 63 000 passagers touchés par ce mouvement, qui n’est que le deuxième dans l’histoire de la société, née en 2006 sur les restes de la défunte Sabena.
Contraints à des efforts salariaux depuis 2012, les pilotes espéraient que le rachat de leur compagnie par Lufthansa, en 2017, la sortirait de l’ornière. Ils ont rapidement déchanté après le licenciement de leur patron, Bernard Gustin, et de son bras droit, Jan De Raeymaeker, remplacés par des dirigeants allemands. Et le sort qui sera finalement réservé à SN Brussels dans l’ensemble Eurowings, filiale du groupe allemand, reste incertain.
26 millions d’euros de pertes au premier trimestre

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Christina Foerster, la nouvelle directrice générale de la compagnie belge, a été clairement parachutée pour restaurer la rentabilité de l’entreprise, qui a subi 26 millions d’euros de pertes au premier trimestre et va perdre quelque 10 millions supplémentaires en raison de la grève.
Les pilotes ont rejeté une proposition d’augmentation de 3 % au 1er janvier 2019 et de 3 % en 2020. Vendredi 11 mai, la direction a promis de leur soumettre rapidement un nouveau plan, axé surtout, semble-t-il, sur l’allégement de la charge de travail et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Pour ce qui est des investissements – et donc de la survie à long terme –, en revanche, les 3 900 employés auraient du souci à se faire. Le directeur de la communication de Lufthansa, Andreas Bartels, a fait savoir – en niant toute menace – que la société n’avait pas l’habitude d’investir « dans une flotte dont le positionnement en termes de coûts n’est pas correct ». « Nous investissons là où il y a des perspectives de croissance », a ajouté M. Bartels. Or, Eurowings dans son ensemble a perdu 203 millions d’euros depuis le début de l’année.



                            


                        

                        


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Dans les Hautes-Alpes, les militants de Génération identitaire sont passibles de poursuites

Le ministère de la justice a rappelé l’existence de deux infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».



Le Monde
 |    11.05.2018 à 21h15
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 00h06
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


C’est un rappel de la loi qui a relancé la polémique. Le procureur de Gap a été amené à révéler, vendredi 11 mai, de révéler l’existence de plusieurs procédures à l’encontre du groupe Génération identitiaire (GI) après la publication, le 4 mai, d’une circulaire du ministère de la justice, dont le contenu a été révélé par Mediapart mercredi et consulté par Le Monde vendredi. Le ministère y rappelait à tous les procureurs de France l’existence d’infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».
Une semaine plus tôt, le procureur de Gap avait classé sans suite une enquête ouverte après que des militants du mouvement Defend Europe, lié au groupe d’extrême droite Génération identitaire (GI), s’étaient enorgueillis d’avoir « raccompagné » des migrants à la frontière franco-italienne dans la nuit du 26 au 27 avril. Ils faisaient alors déjà parler d’eux depuis le 21 avril, date à laquelle ils avaient bloqué un col des Hautes-Alpes à l’aide de grillages en plastique pour empêcher des migrants d’entrer sur le sol français.
Le parquet n’avait alors établi « aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque », provoquant la colère des associations d’aide aux migrants.
Il en existe pourtant, selon le ministère, qui se défend toutefois d’avoir voulu intervenir dans cette affaire. « Suite à plusieurs incidents en lien avec des passages à la frontière de migrants, plusieurs procureurs avaient interrogé la Chancellerie par l’intermédiaire des procureurs généraux, explique Rémy Heitz, auteur de la circulaire et directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère. Ces textes sont rarement appliqués, notre objectif était de rappeler l’état du droit afin que l’Etat puisse apporter une réponse coordonnée. » 

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« L’Etat ne peut pas le tolérer »
La circulaire – qui rappelle également les délits dont sont passibles les personnes qui viennent en aide aux migrants et les immunités dont elles peuvent bénéficier – fait référence à deux infractions du chapitre « De l’usurpation de fonctions » du code pénal qui permettraient de poursuivre les militants identitaires.
La première, « l’immixtion dans une fonction publique », est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (article 433-12 du code pénal). « Le contrôle du respect des frontières, par la surveillance visuelle ou l’édification d’obstacles, par des personnes hostiles à la circulation des migrants (notamment des militants se revendiquant de la mouvance identitaire) » sont susceptibles de caractériser ce délit, tout comme « la reconduite à la frontière des migrants par ces mêmes personnes, y compris sans violence ».

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Le 27 avril, des militants identitaires expliquaient au Monde : « On en a rencontré, on les a amenés à la frontière calmement, gentiment, et la police ensuite les a interpellés. » Ces derniers affirment être dans leur droit au motif que l’article 73 du code pénal autorise un individu à « appréhender l’auteur d’une infraction flagrante punie d’une peine d’emprisonnement », ce qui est le cas de l’entrée irrégulière sur le territoire. Mais le ministère met à mal cet argument en précisant que l’action doit pour cela être « isolée ». 
« Dès qu’une opération de contrôle ou de surveillance est organisée, on est dans de l’immixtion de fonction publique, et ça, l’Etat ne peut pas le tolérer », assure M. Heitz au Monde.
La circulaire mentionne également que les militants de Génération identitaire pourraient être poursuivis au titre de « l’exercice d’une activité ou l’usage de document créant la confusion avec une fonction publique », passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende (article 433-13 du code pénal). C’est notamment le cas lorsque l’on « fait croire, par son comportement ou par un ensemble de manœuvres, que l’on possède la qualité pour exercer la surveillance et le contrôle des frontières ».
D’autres enquêtes ouvertes
Alors, pour se défendre d’être « inactif » dans ce dossier, le procureur de Gap a réagi vendredi dans un communiqué, décidant de « lever le secret des enquêtes ». Il a précisé pour la première fois que l’enquête classée le 27 avril n’avait pour but que de « vérifier si ces individus [les militants de Génération identitaire] avaient commis des violences ou proféré des menaces ou tenu propos racistes » dans la seule nuit du 26 au 27 avril 2018 au col de Montgenèvre, ce qui a été rapidement écarté par l’enquête.

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Mais le procureur a affirmé ne pas s’en être tenu là. Il a déclaré avoir aussi demandé aux forces de l’ordre « de relever toute infraction flagrante susceptible d’être reprochée aux membres de ce groupe “identaire” » et « d’ouvrir des enquêtes du chef d’usurpation de fonctions sur le fondement de l’article 433-13 (1°) du code pénal ». Mais, à ce jour, « aucune infraction n’a été relevée du chef d’activité créant une confusion avec une activité publique », selon le communiqué, qui précise que les migrants interrogés n’ont pas pris les militants identitaires pour des membres de forces de l’ordre.
Le parquet a également révélé avoir demandé l’ouverture d’une « enquête préliminaire plus globale du chef d’immixtion dans une fonction publique (article 433-12 du code pénal) », dont les investigations sont en cours. Il décidera ensuite, en s’appuyant, entre autres, sur la circulaire du ministère, si « le délit d’usurpation dans une fonction publique est suffisamment caractérisé pour en poursuivre les auteurs identifiés ».
Possibilité de porter plainte
Mais ces éléments n’ont qu’à moitié rassuré les associations. « Nous avions connaissance de ces textes et nous travaillons depuis des semaines à la collecte de témoignages, en lien avec d’autres associations et des avocats, explique Agnès Antoine, du pôle juridique du collectif Tous Migrants. Nous nous préparons à un nouveau classement sans suite. Nous étudions la possibilité de porter plainte et de nous constituer partie civile, mais nous voulons pour cela des éléments les plus solides possible. »
En attendant, Génération identitaire, dont aucun militant n’a été interpellé, assure poursuivre des « opérations de surveillance » dans les Alpes, ce que confirment les associations d’aide aux migrants. Ces dernières dénoncent le « deux poids, deux mesures » du procureur, qui a par ailleurs engagé le 23 avril des poursuites contre des militants venus en aide aux migrants. Ils seront jugés le 31 mai pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière et en bande organisée ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le Finlandais Tero Varjoranta, responsable des inspections au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), n’a pas précisé la raison de son départ.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
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Démission surprise du chef des inspections au sein de l’AIEA

Le Finlandais Tero Varjoranta, responsable des inspections au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), n’a pas précisé la raison de son départ.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 21h09
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 08h04
   





                        



   


Le responsable des inspections au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le Finlandais Tero Varjoranta, a annoncé sa démission surprise, a fait savoir vendredi 11 mai l’agence onusienne, sans en donner la raison. « Les activités de sécurisation de l’agence se poursuivront de manière très professionnelle », a ajouté le porte-parole à Vienne, où l’AIEA a son siège.
Tero Varjoranta occupait les fonctions de directeur général adjoint de l’AIEA et chef du département des garanties – chargé de la vérification du bon respect du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) – depuis octobre 2013. Il a été remplacé à titre provisoire par Massimo Aparo, le directeur par intérim du bureau de l’agence chargé des vérifications dans le domaine nucléaire en Iran. Son successeur sera nommé dès que possible, a déclaré le porte-parole.
L’AIEA défend la fiabilité de ses vérifications
Ce départ intervient à un moment délicat, trois jours après l’annonce par les Etats-Unis qu’ils se retiraient de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire de l’Iran et rétablissaient des sanctions à l’encontre de Téhéran. La Maison Blanche a fait savoir jeudi qu’elle voulait que les inspections de sites nucléaires iraniens se poursuivent en dépit du retrait des Etats-Unis de l’accord. « Nous devons être en mesure d’aller sur un site et de vérifier ce site. Nous devons être en mesure d’aller dans leurs bases militaires pour voir si oui ou non ils trichent », a de son côté déclaré, jeudi soir, Donald Trump.
L’AIEA a pourtant confirmé mercredi que l’Iran remplissait ses « engagements en matière de nucléaire », conformément à l’accord signé avec les grandes puissances. « L’Iran est soumis au régime de vérification le plus fiable du monde en matière de nucléaire », avait réaffirmé Yukiya Amano, le directeur général de cette agence.

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Créée en 1957, l’AIEA est l’organisation onusienne compétente dans le domaine des technologies nucléaires. Outre son travail sur la sécurité du nucléaire civil et ses recherches scientifiques, dans le domaine de la santé et de l’environnement par exemple, elle a pour mission de détecter d’éventuels programmes nucléaires militaires clandestins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ En République d’Irlande, l’avortement est interdit, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Le 25 mai, un référendum doit déterminer si les Irlandais sont prêts à assouplir la loi.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.
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Un scientifique australien de 104 ans s’est donné la mort en Suisse

David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 15h40
   





                        



   


David Goodall, un scientifique australien de 104 ans venu jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait, est mort, jeudi 10 mai, à Bâle après une injection de barbituriques, a annoncé la fondation Exit International.
Le centenaire ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, mais jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée et qu’il était temps de partir. Après une tentative de suicide ratée en début d’année, M. Goodall avait demandé aux autorités australiennes de bénéficier d’un suicide assisté. Mais devant leur refus, il avait été contraint de voyager jusqu’en Suisse, où plusieurs fondations offrent ce service.
« J’aurais préféré terminer en Australie et je regrette vraiment que l’Australie soit en retard sur la Suisse » en matière de droit à mourir, avait-il expliqué avec amertume devant les journalistes, mercredi, dans un hôtel de Bâle.
Ce chercheur associé honoraire à l’université Edith Cowan de Perthil avait quitté l’Australie la semaine précédente pour rendre visite à son fils à Bordeaux, avant d’arriver lundi en Suisse. « Je ne veux plus continuer à vivre », avait-il répété la veille de sa mort devant les médias, affirmant n’avoir aucune hésitation.
L’aide au suicide illégale dans la plupart des pays
La fondation suisse Eternal Spirit, qui a accepté de l’aider à se donner la mort, avait mis à sa disposition un appartement où le centenaire a pu être entouré de ses petits-enfants et d’un ami jusqu’à ses derniers instants.
Jeudi, après un dernier repas avec sa famille, M. Goodall s’est allongé et un assistant a placé une intraveineuse dans son bras. Mais conformément à la législation suisse, c’est le centenaire qui a lui-même ouvert la valve pour libérer le produit létal à base de pentobarbital de sodium, un sédatif puissant qui à forte dose stoppe les battements du cœur.
Devant le vif intérêt médiatique suscité par son cas, le scientifique a confié espérer que cela aurait pour effet de pousser l’Australie et d’autres pays à revoir leur législation, alors que l’aide au suicide est illégale dans la plupart des pays. En Australie, elle était totalement interdite jusqu’à ce que l’Etat de Victoria légalise l’an dernier la mort assistée. Mais cette législation, qui ne rentrera en vigueur qu’en juin 2019, ne concerne que les patients en phase terminale avec une espérance de vie de moins de six mois.
En Suisse, en revanche, la loi dispose que toute personne en bonne santé mentale et qui a, depuis un certain temps, exprimé le souhait constant de mettre un terme à sa vie, peut demander ce qu’on appelle la mort volontaire assistée.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Une exposition à New York sur la mode et le catholicisme, une autre sur Andy Warhol au Vatican, un pavillon à la Biennale d’architecture de Venise… Le Saint-Siège dépoussière son image d’institution peu ouverte aux tendances artistiques de l’époque.
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Le Vatican se convertit au pape art


                      Une exposition à New York sur la mode et le catholicisme, une autre sur Andy Warhol au Vatican, un pavillon à la Biennale d’architecture de Venise… Le Saint-Siège dépoussière son image d’institution peu ouverte aux tendances artistiques de l’époque.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
14.05.2018 à 08h39
   





                              

                        

Un haut responsable du Vatican qui pose en soutane à côté des papesses de la mode Anna Wintour, avec son carré frangé, et Donatella Versace, cheveux blonds peroxydés et lèvres hypertrophiées, l’image a de quoi surprendre. Le 26 février, au palais Colonna, à Rome, le cardinal Gianfranco Ravasi, président du conseil pontifical pour la culture, prend le micro en présence de la célèbre rédactrice en chef du magazine américain Vogue et de la créatrice italienne pour annoncer un partenariat avec le Metropolitan Museum of Art (MET) de New York. Fruit de cette collaboration, l’exposition « Heavenly Bodies : Fashion and the Catholic Imagination » (Corps célestes : la mode et l’imaginaire catholique) ouvre le 10 mai ses portes dans le prestigieux musée. L’alliance est moins incongrue qu’il n’y paraît.
 Andrew Bolton, commissaire de l’exposition
Comme on peut le constater au MET, les habits ecclésiastiques n’ont cessé d’inspirer artistes et stylistes. En 1985, Yves Saint Laurent avait confectionné la parure dorée de la statue de la Vierge d’El Rocío à la chapelle Notre-Dame-de-Compassion, à Paris. En 1997, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse, c’est Jean-Charles de Castelbajac qui avait dessiné la soutane que portait Jean Paul II. Le visiteur du MET peut aussi admirer des robes directement inspirées des vêtements liturgiques, comme cet ensemble du soir signé John Galliano pour Dior, incrusté de bijoux et surmonté d’une mitre d’évêque. Sans compter les quarante « œuvres d’art ecclésiastiques » portées par des papes du XVIIIe au XXIe siècle, prêtées par le Vatican, parmi lesquelles les fameux souliers rouges du souverain pontife.
Lire aussi (édition abonnés) : 1997, Jean-Charles de Castelbajac habille le pape
Barbara Jatta, directrice des Musées du Vatican, est l’architecte de ce projet...



