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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Avec plus de cinq millions de téléspectateurs, la finale du concours a largement devancé celle de « The Voice » sur TF1.
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Meilleure audience pour l’Eurovision depuis 2009

Avec plus de cinq millions de téléspectateurs, la finale du concours a largement devancé celle de « The Voice » sur TF1.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 13h16
   





                        


La finale du concours de l’Eurovision, diffusée samedi 12 mai sur France 2 en direct depuis Lisbonne, a enregistré sa meilleure audience depuis 2009, avec plus de cinq millions de téléspectateurs, et a largement devancé la finale de The Voice de TF1, tombée à un plus bas niveau, d’après des chiffres de Médiamétrie.
Selon les données de Médiamétrie, la 63e édition du concours, remportée par la chanteuse israélienne Netta, a été suivie par 5,2 millions de téléspectateurs, donnant à France 2 une part d’audience de 28,5 %.
C’est le meilleur résultat depuis 2009, quand l’Eurovision avait réuni 5,7 millions de téléspectateurs. Depuis, l’émission n’était jamais remontée au-dessus de cinq millions de téléspectateurs et s’était même effondrée sous la barre des trois millions en 2013 et 2014.
Parallèlement, la finale du télécrochet de TF1, The Voice, diffusée également samedi soir, a été regardée par 4,5 millions de téléspectateurs, soit une part d’audience de 21,2 % pour TF1. A l’inverse, c’est un plus bas historique pour la finale de ce show lancé en 2012, et qui avait attiré un peu moins de cinq millions de téléspectateurs lors des deux précédentes finales.



                            


                        

                        


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édition abonné


« Etre abonné à Netflix, c’est faire partie d’une communauté »

Fini les horaires imposés de la télévision, l’arrivée de la plate-forme américaine a révolutionné les usages des consommateurs.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 15h27
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

C’est un aveu qui ressemble à ceux recueillis sur le divan : Netflix a tué la télévision de papa, si l’on en croit les près de 300 témoignages recueillis à la suite d’un appel lancé sur Lemonde.fr. Christophe Capeyron était un fidèle de Canal+ de plus de vingt ans : une chaîne de télévision payante dont ses parents étaient clients depuis sa création le 4 novembre 1984. A l’époque, c’était le phénomène du paysage audiovisuel français dont Netflix, avec ses séries vedettes comme Narcos, Dark ou La Casa de Papel, est le pendant, trente ans plus tard.
« Binge-watching », « binge-racing », « Netflix-cheating »
Quand M. Capeyron, cadre commercial, habitant à Epinal, a choisi la plate-forme américaine, il a programmé la fin du lien « familial » avec Canal+ : en septembre, lorsque son abonnement viendra à échéance. « On ne regarde plus Canal, seul le replay survit dans la maison. » Le passage des générations… C’est ce que pense aussi Thomas Ladouce, professeur des écoles de 35 ans. Une nouvelle époque s’engage : avant, c’était « des programmes qui ne m’intéressaient pas pour la plupart (télé-réalité, etc.), le tout entrecoupé de pubs de plus en plus nombreuses » ; « des programmes TV qui ne démarrent pas à l’heure et donc un film qui se termine vers 23 heures ». C’est désormais l’ère du binge-watching, qui consiste à finir de regarder une série dans la semaine suivant le début du visionnage, du binge-racing – finir en vingt-quatre heures tous une saison dès sa sortie –, du Netflix-cheating – regarder des épisodes seul alors qu’on avait commencé en couple…

« Quand je veux, ce que je veux, où je veux »
Fini donc les horaires imposés de la télévision linéaire, désormais il est possible d’être le maître des écrans, chez soi ou à l’extérieur, avec toutes sortes d’écrans. Au total, Netflix est compatible avec 1 700 types...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Malgré la menace, les groupes audiovisuels français ont des difficultés à s’entendre.
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En France, une riposte crédible à Netflix peine à s’organiser

Malgré la menace, les groupes audiovisuels français ont des difficultés à s’entendre.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h37
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 10h49
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Faire émerger un Netflix français ou européen… Tout le monde en rêve, mais personne n’assume, aujourd’hui, cet objectif. La montée en puissance du géant américain intimide : ces derniers mois, il recrute, en France, environ 100 000 abonnés par mois, et espérait en atteindre 3,5 millions fin mars, selon Libération.
Arrivé en France en 2015, le groupe Netflix y a d’abord été vu comme un concurrent pour la plate-forme de vidéo à la demande par abonnement Canalplay, puis comme une menace pour le service premium de sa maison mère, Canal+, qui compte 4,95 millions d’abonnés. « Aujourd’hui, tout le monde prend conscience que Netflix concurrence l’ensemble des chaînes de télévision, explique un cadre du secteur. Le sujet n’est pas de prendre la place de Netflix, mais de l’empêcher de prendre la nôtre ! »

Malgré ce sentiment d’urgence, voire de panique, élaborer une riposte crédible reste difficile. France Télévisions en fait l’expérience, bien que sa présidente, Delphine Ernotte, ait annoncé, dès 2015, vouloir créer une plate-forme de vidéo à la demande par abonnement. L’entreprise publique a d’abord constaté qu’il était impossible de construire un service avec ses homologues européens, car aucune chaîne ne possède les droits de diffuser sur tout le continent les séries et films qu’elle finance. Et, à l’échelle française, acheter un catalogue d’œuvres attrayant est jugé trop cher et difficile à rentabiliser par France Télévisions.
Les discussions avec TF1 et M6 « avancent bien »
L’équipe de Mme Ernotte a obtenu des grands producteurs qu’ils mettent quand même à disposition leurs programmes, de façon non exclusive, en échange d’une part – environ 20 % – des revenus des abonnements. Mais, après avoir accumulé les retards, France Télévisions a fini par mettre le projet « en pause » : la direction et Matignon ont estimé qu’il était difficile, pour l’entreprise publique, de porter un tel service...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ La plate-forme américaine de vidéo à la demande Netflix veut investir près de 7 milliards d’euros dans l’audiovisuel et le cinéma en 2018.
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Sortie en salles ou diffusion sur petit écran ? Le dilemme des réalisateurs à Cannes

La plate-forme américaine de vidéo à la demande Netflix veut investir près de 7 milliards d’euros dans l’audiovisuel et le cinéma en 2018.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 10h48
    |

            Nicole Vulser (Cannes, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Netflix, le grand absent, mis au ban du 71e Festival de Cannes ? Pas tant que cela. Certes, la plus grande plate-forme mondiale de vidéo par abonnement s’est exclue d’elle-même en refusant de sortir ses films en salles dans l’Hexagone avant de les mettre à la disposition des internautes, comme le prévoit le nouveau règlement de la compétition.
C’est la raison pour laquelle plusieurs longs-métrages qu’elle a financés n’ont pu figurer dans la sélection, comme The Other Side of the Wind – celui laissé inachevé par Orson Welles et terminé par Peter Bogdanovich, avec le producteur Frank Marshall – ou encore Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron, Hold the Dark, de l’Américain Jeremy Saulnier, et Norway, du Britannique Paul Greengrass.

Pourtant, si aucun des grands patrons de Netflix n’a fait le déplacement à Cannes, les affaires, elles, se poursuivent. Ainsi, l’entreprise y a envoyé une importante délégation de vingt-six acheteurs et professionnels du marketing venus des Etats-Unis et d’Europe dans le cadre du Marché du film. A titre de comparaison, Amazon n’en a missionné que dix-sept.
Netflix a la ferme intention de poursuivre ses emplettes (3 000 longs-métrages sont en vente au Marché) afin d’enrichir l’offre proposée à ses 125 millions d’abonnés dans le monde. Tous les vendeurs internationaux redoublent d’efforts pour séduire la plate-forme, devenue l’un des principaux acheteurs planétaires de droits de films en vidéo. Ses premières offres concernaient surtout le marché américain.
Martin Scorsese, cas emblématique
En revanche, les négociations en cours depuis plusieurs mois pour l’acquisition, par Netflix, d’EuropaCorp, le studio de Luc Besson, semblent avoir achoppé définitivement sur la Croisette, faute d’accord sur la valorisation du catalogue. Le fait que l’entreprise française repose strictement sur les épaules du réalisateur aurait également pesé dans la balance. Netflix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Mi-GAFA, mi-studio hollywoodien, le nouveau monstre de l’audiovisuel connaît un succès fulgurant. Il compte désormais 125 millions d’abonnés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
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Netflix dynamite la télé et le septième art

Mi-GAFA, mi-studio hollywoodien, le nouveau monstre de l’audiovisuel connaît un succès fulgurant. Il compte désormais 125 millions d’abonnés.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 07h08
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Netflix a-t-il déjà gagné la guerre ? La question se pose dans les couloirs des chaînes de télévision, dans les grands studios ou les entreprises technologiques, dans les coulisses du Festival de Cannes ou dans les cabinets ministériels. Ses séries s’invitent de plus en plus dans les conversations. « Un de mes collègues est allé à une fête avec ses parents, plutôt âgés. Sa mère y discutait des programmes de Netflix avec ses copines. Ça l’a soufflé », raconte un producteur français, mi-amusé, mi-effaré.
La formule à la demande de Netflix est en phase avec les attentes des téléspectateurs : c’est une sorte de buffet audiovisuel à volonté, où l’on peut goûter les dernières grandes productions maison, comme la série de science-fiction Stranger Things, rattraper des vieux classiques tels que Friends, se laisser aller à quelques films de séries B ou s’orienter vers d’étonnants mangas japonais ou un documentaire de six heures sur une secte établie dans l’Oregon jusqu’en 1985 (Wild Wild Country). Consommable sur place, avec son téléviseur, ou à emporter, sur ordinateur, tablette ou smartphone, le menu comporte peu de grands films récents et laisse parfois le même goût d’indécision ressenti face aux murs de DVD d’un vidéoclub… mais, pour 10 euros par mois, il offre un rapport qualité-prix assez addictif.
Au premier trimestre 2018, Netflix a dépassé toutes les prévisions en conquérant 7,4 millions de nouveaux abonnés. Son chiffre d’affaires a fait un bond de 43 % par rapport à 2017, lorsqu’il avait engrangé 11,6 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros) pour un résultat de 886 millions… Le service dépensera cette année 8 milliards de dollars dans les contenus, et il compte désormais 125 millions d’abonnés, dont 3,5 millions en France.
Premier studio international
Le modèle de Netflix fascine et fait débat. C’est un ovni, à mi-chemin entre les grandes plates-formes numériques (GAFA) et les géants du divertissement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le propriétaire australien du quotidien anglophone s’est vu contraint de céder le journal à un homme d’affaires malaisien.
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Au Cambodge, la vente du « Phnom Penh Post » sonne le glas de la presse indépendante

Le propriétaire australien du quotidien anglophone s’est vu contraint de céder le journal à un homme d’affaires malaisien.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 14h21
    |

            Harold Thibault








                        



   


La vente du quotidien anglophone The Phnom Penh Post représente la dernière pelletée de terre sur la presse indépendante au Royaume du Cambodge, où le premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis plus de trois décennies, a verrouillé la vie politique à l’approche des législatives de juillet.
Le titre était jusqu’ici détenu par un magnat australien des mines, Bill Clough, mais ce dernier s’est vu soudain présenter une facture d’arriérés fiscaux de 3,9 millions de dollars (3,3 millions d’euros) par le gouvernement cambodgien, le contraignant de fait à vendre le journal. Une notification controversée des impôts avait déjà forcé l’autre journal anglophone, le Cambodia Daily, à mettre la clé sous la porte en septembre 2017. A la même période, l’un des chefs de l’opposition, Kem Sokha, avait été arrêté sur une accusation de « complot » avec l’étranger et plusieurs radios avaient été suspendues des ondes. Hun Sen, réélu de justesse en 2013 après que ses critiques eurent dénoncé d’importantes fraudes, entend manifestement ne rien laisser au hasard.

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                Au Cambodge, l’opposition interdite



Dans ce contexte, le profil de l’acquéreur du Phnom Penh Post n’est pas anodin. Sivakumar S. Ganapathy, un homme d’affaires malaisien, dirige une agence de relations publiques, Asia PR, dont le site Internet cite parmi ses clients et missions passés, outre IBM ou KFC, « le Cambodge et l’installation de Hun Sen au gouvernement ».
Le rédacteur en chef licencié
La rédaction n’a pas tardé à faire l’expérience des limites de sa tolérance. Une injonction du nouveau propriétaire est arrivée dès la publication en ligne d’un article, dimanche 6 mai au soir, sur la vente, qui mentionnait les liens opaques de l’acquéreur malaisien avec des politiciens de son pays d’origine. Le rédacteur en chef, Kay Kimsong, a été licencié pour avoir refusé de retirer l’article et ses adjoints et l’essentiel des journalistes étrangers du quotidien ont depuis démissionné. « Après la fermeture du Cambodia Daily, toute la rédaction du Post s’est demandé si elle était la prochaine cible ou si conserver un journal indépendant permettait de sauver les apparences », explique Erin Handley, une des treize journalistes démissionnaires.
Dans un communiqué, M. Ganapathy s’est notamment offusqué qu’ait été omise l’initiale « S » entre son prénom et son nom mais aussi que l’article ne mentionne pas le fait qu’Asia PR n’a travaillé pour le gouvernement cambodgien qu’avant sa propre arrivée dans le groupe. Il écrit dans le journal que le vendeur l’avait assuré que les journalistes de la maison étaient « de gros calibre ». « Maintenant j’ai des doutes », dit celui qui avait promis de respecter l’indépendance de la rédaction. Pour Mme Handley, si des journalistes cambodgiens sont restés, c’est qu’ils constatent que, s’ils abandonnaient maintenant, il ne resterait plus aucun média indépendant dans le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Dernière victime de la crise des médias canadiens, le quotidien francophone québécois va devenir un organisme sans but lucratif.
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Le canadien Power Corp. cède « La Presse »

Dernière victime de la crise des médias canadiens, le quotidien francophone québécois va devenir un organisme sans but lucratif.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h08
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        


Le couperet est tombé le 8 mai : « on a vu André Desmarais entrer dans la salle du Palais des Congrès », où les salariés de La Presse avaient été convoqués la veille, et annoncer que Power Corporation abandonnait la propriété du quotidien québécois francophone plus que centenaire, passé au tout numérique le 1er janvier dernier. La seule présence du grand patron du groupe était « en soi un événement », observe dans une chronique publiée le lendemain le journaliste de La Presse Yves Boisvert, la preuve que « l’heure était grave ».
Le groupe cède La Presse, achetée en 1967, à un organisme sans but lucratif (OSBL), qui sera formé sous peu. L’ex-fleuron médiatique de Paul Desmarais « père » était devenu un pion mineur dans l’empire repris par ses fils qui ne voulaient plus en éponger les pertes, après avoir investi 40 millions de dollars canadiens (26,25 millions d’euros) en 2013 dans le développement de La Presse +, édition sur tablette qui n’a pas tenu ses promesses. Les seuls chiffres connus font état de près de 250 millions de dollars canadiens (164 millions d’euros) engloutis dans l’aventure de 2013 à 2015.
Perçue comme un précurseur lors du lancement de cette édition numérique gratuite, La Presse n’a pas réussi son pari, malgré un « succès incontesté » auprès du public, selon son président, Pierre-Elliott Levasseur (avec près de deux millions de lecteurs uniques par semaine sur tablette, plates-formes Web et mobiles). « Chaque jour, ajoute-il, La Presse + est consultée sur 260 000 tablettes en moyenne », tout en évoquant un plafonnement du lectorat.
Chute des revenus publicitaires
Le modèle pâtit, comme pour les autres médias canadiens, de la chute libre des revenus publicitaires, qui ont fondu de 75 % depuis 2005. Désormais, les géants de l’Internet Google et Facebook « accaparent près de 80 % » du total des revenus publicitaires numériques au Canada, note M. Levasseur. Ces derniers sont évalués à 6,3 milliards d’euros.
L’édition sur tablette, renforcée après l’arrêt, en 2016, de l’édition papier en semaine, puis de celle du week-end début 2018, était censée permettre à La Presse de drainer assez de revenus publicitaires pour assurer la rentabilité du journal, ce qui ne s’est pas produit.

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                La délicate transition numérique de la presse canadienne



La chute de ces recettes sonne le glas du « modèle d’affaires » des médias traditionnels, affirme M. Levasseur. Même le Toronto Star, le plus gros titre national, est à bout de souffle. « Nous luttons pour notre survie », déclarait son président John Honderich en début d’année. Le quotidien torontois avait acquis la technologie développée par La Presse pour son édition sur tablette, avant de renoncer à l’utiliser devant l’ampleur des investissements nécessaires pour un profit hypothétique.
La Fédération nationale des communications, syndicat canadien, a calculé que depuis 2009, plus de 330 quotidiens et hebdomadaires locaux ont disparu au Canada ou sont en passe de fermer.
Un modèle de financement « novateur »
Pour survivre, La Presse fait un nouveau pari : rester dans l’édition numérique, « voler de ses propres ailes » et faire « un grand pas en avant », selon l’expression de M. Levasseur. La cession à un organisme sans but lucratif ouvrira la porte, espère-t-il, à un financement « novateur », sous forme de dons, subventions et incitations fiscales, en plus des revenus publicitaires. M. Levasseur a dit vouloir « s’inspirer » de l’exemple du Guardian britannique.
La Presse compte aussi sur un coup de pouce des gouvernements du Québec et du Canada. Ottawa et Québec sont prêts à soutenir une presse en crise mais les fonds ne seront sûrement pas suffisants pour répondre aux attentes. La province a promis récemment un programme universel de soutien aux quotidiens québécois. Du côté fédéral, les choses bougent lentement. En février, des représentants syndicaux de la presse nationale ont tiré la sonnette d’alarme et demandé un soutien des pouvoirs publics. Ils proposaient un crédit d’impôt de 30 % sur la masse salariale des entreprises de presse, équivalant à 176 millions d’euros par an.
Le gouvernement canadien rechigne en fait, selon M. Levasseur, à venir en aide aux journaux qui sont « la propriété de familles riches ou de grandes entreprises ». Mercredi, la ministre du patrimoine canadien, Mélanie Joly, s’est toutefois montrée disposée à étudier les façons de « permettre les dons philanthropiques aux médias ».
Un nouveau plan stratégique
S’il se sépare de La Presse, M. Desmarais a tout de même promis que Power Corporation assumerait ses responsabilités en matière de retraites pour les anciens salariés et les quelque 600 actuellement en poste. Le groupe offrira aussi un don défiscalisé de 32,5 millions d’euros au journal pour faciliter la transition vers la nouvelle structure de propriété.

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                Le contentieux commercial entre le Canada et les Etats-Unis s’étend au papier journal



La mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique, gardé en partie secret, est au menu. Une application mobile « à la hauteur de l’application tablette » est dans l’air. On évoque aussi une approche publicitaire différente, misant sur une meilleure connaissance des lecteurs et des partenariats avec d’autres acteurs des communications, comme des chaînes de télé et de radio. Objectif : avoir une masse critique plus intéressante pour les annonceurs du futur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le directeur délégué aux antennes et aux contenus de la radio publique pourrait rejoindre Europe 1.
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Radio France annonce le départ de son numéro deux, Laurent Guimier

Le directeur délégué aux antennes et aux contenus de la radio publique pourrait rejoindre Europe 1.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 09h05
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


Est-ce le retour au bercail qui se profile pour le désormais ex-numéro deux de Radio France, Laurent Guimier, qui avait commencé sa carrière à Europe 1 il y a vingt-quatre ans ? Si, depuis quelques semaines, ce n’est qu’une rumeur, son départ de la radio publique, annoncé vendredi 11 mai, lui donne de la crédibilité.

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C’est la nouvelle présidente de Radio France, Sibyle Veil, désignée il y a un mois par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui l’a officialisé dans un message adressé aux salariés de la radio publique. A 47 ans, Laurent Guimier, directeur délégué aux antennes et aux contenus depuis mai 2017, « a décidé d’entreprendre un nouveau projet professionnel », a-t-elle expliqué. « Il quitte l’entreprise à compter d’aujourd’hui », a-t-elle ajouté, sans donner plus de détails. Joint par Le Monde, M. Guimier n’a pas souhaité s’exprimer. Dans un Tweet, il s’est dit « fier de la mission accomplie et convaincu que des regards neufs sauront confirmer l’élan du service public ».

après 4 ans @franceinfo puis à la Direction des antennes, je quitte @RadioFrance, fier de la mission accomplie et c… https://t.co/NdqYmlZVjs— laurentguimier (@Laurent Guimier)


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Mme Veil doit décider dans les jours à venir qui remplacera M. Guimier. Elle a fait savoir qu’elle informerait les salariés la semaine prochaine « de la succession qui sera mise en place pour soutenir les équipes des chaînes de Radio France ». Selon nos informations, un ancien de la maison, Matthieu Aron, actuellement grand reporter et conseiller éditorial à L’Obs, quitterait l’hebdomadaire détenu par les actionnaires du Monde pour rejoindre la direction des antennes, où il s’occuperait de l’information.
Beaucoup soulignent en interne que le poste de directeur des contenus avait moins d’impact opérationnel depuis que les stations avaient été repositionnées, avec des directeurs d’antenne bien installés. Pour la nouvelle présidente, ce recrutement sera tout de même un premier test, alors qu’elle devra être épaulée pour les nombreux chantiers de l’audiovisuel public que l’exécutif souhaite intégrer dans sa future réforme.
« Vision stratégique »
La rumeur de l’arrivée de Laurent Guimier à Europe 1 pour reprendre les rênes de la radio du groupe Lagardère n’a cessé d’enfler, sur fond de tensions entre l’actuel vice-PDG, Frédéric Schlesinger, et l’actionnaire, la relance espérée n’ayant pas eu lieu. Interrogé à ce sujet lors de l’assemblée générale du groupe, le 3 mai, Arnaud Lagardère a demandé « d’attendre quelques jours, voire une petite semaine ou deux, pour avoir une réponse ». M. Guimier faisait même partie des personnes qui avaient été approchées dès décembre 2016 pour diriger la radio, mais les discussions n’avaient pas abouti, conduisant finalement à l’arrivée de M. Schlesinger.

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Les circonstances d’une nouvelle restructuration du navire amiral du groupe Lagardère restent toutefois à éclaircir : l’actionnaire souhaitera-t-il réinvestir, alors que la station, au plus bas – 6,8 % d’audience cumulée pour la période janvier-mars –, a perdu 19 millions d’euros en 2017 ? La radio doit-elle davantage se déployer dans la vidéo, à l’image du « média global » Franceinfo lancé par France Télévisions et Radio France et copiloté par M. Guimier ? Ce dernier voudrait-il réaliser des synergies avec les deux derniers médias du groupe Lagardère, Le Journal du dimanche et Paris Match ?
Parfois décrit comme un ambitieux qui n’hésite pas à passer de groupe en groupe, Laurent Guimier jouit toutefois d’une réputation plutôt positive à Europe 1. « Il connaît l’historique de notre radio, mais maîtrise aussi le numérique, ce qui est nouveau », analyse un journaliste, qui salue sa « vision stratégique ».
Laurent Guimier, qui avait lancé Le Lab, un média social d’info politique fermé en décembre 2017, aura probablement des projets sur le Web, mais « son urgence sera de faire une grille au plus vite pour la rentrée, car le nerf de la guerre reste les audiences radio, qui conditionnent la publicité, principale ressource économique », rappelle cet employé. Le futur directeur devra mener ce chantier en parallèle du déménagement d’Europe 1, qui quitte ses locaux historiques en juillet.

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M. Guimier est habitué à reprendre en main des situations compliquées : il a ainsi contribué à redresser Franceinfo, en difficulté, en la recentrant sur l’information chaude. Lors de la campagne pour la présidence de Radio France, à la suite du limogeage fin janvier de Mathieu Gallet, il faisait partie des directeurs qui ont soutenu la candidature de Mme Veil. Il avait même été présenté comme la caution éditoriale d’un « ticket » avec celle-ci, plus gestionnaire. Cette dernière n’a jamais démenti, ni évoqué un éventuel départ de M. Guimier, sans pour autant évoquer son nom dans sa campagne.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 10/05/2018
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« Koh-Lanta » : l’annulation du tournage liée à une accusation d’agression sexuelle

La société Adventure Line, qui produit l’émission diffusée sur TF1, s’était jusqu’alors refusée à tout commentaire sur la nature de l’événement l’ayant conduit à suspendre le tournage.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h51
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 02h18
    |

            Mustapha Kessous








                        


Dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 mai, Adventure Line Productions (ALP), la société qui réalise l’émission « Koh-Lanta », a annoncé, dans un communiqué lapidaire, avoir annulé le tournage du jeu d’aventures phare de TF1.
Après avoir invoqué dans la matinée un « événement extérieur au jeu survenu entre deux candidats », tout en refusant d’en donner la nature, ALP a, finalement, précisé dans un communiqué publié dans l’après-midi que l’annulation avait été décidée après qu’une concurrente a accusé un autre participant d’avoir commis une « agression sexuelle ».
« Dans la nuit du 4e au 5e jour de tournage, une concurrente a fait état de faits susceptibles de relever d’une agression sexuelle », déclare dans ce communiqué Alexia Laroche-Joubert, la présidente d’ALP, ajoutant que « ces faits sont formellement contestés par le concurrent concerné ». Face à cette situation, ALP a choisi de n’être « ni juge, ni procureur », et de « respecter la parole de l’une comme la présemption d’innocence de l’autre ». Ainsi, la décision d’annuler le tournage repose sur le fait que l’émission est « un jeu d’aventure familial » et qu’elle a été prise « pour le bien des participants » et des « équipes ».
Aucune précision sur la nature de cet « événement extérieur » n’avait été jusqu’alors dévoilée. La chaîne ALP se contentant de dire qu’il était « impossible de poursuivre cette nouvelle édition dans des conditions suffisamment sereines ».TF1 avait, quant à elle, fait savoir dans la matinée dans un communiqué de presse qu’elle prenait « acte de cette décision qu’elle estime prudente, responsable et conforme aux valeurs de “Koh-Lanta” ».
Plusieurs tournages déjà annulés ces dernières années
Ce n’est pas la première fois qu’Adventure Line est contrainte d’annuler un tournage. Cela a été le cas en mars 2013, après la mort par crise cardiaque du candidat Gérald Babin, 25 ans, lors du tournage de la 16e édition du jeu sur l’île de Koh Rong, au Cambodge. Dans cette affaire, l’instruction judiciaire ouverte à trouvé un accord financier avec les proches du candidat. Dix jours après ce décès, le docteur Thierry Costa, le médecin du programme, se suicidait. Il n’avait pas supporté les critiques anonymes pointant des négligences dans la rapidité et la qualité de l’intervention des secours prodigués à Gérald Babin.

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Trois ans plus, en mars 2015, ALP interrompait le tournage de « Dropped », un nouveau jeu, après le crash de deux hélicoptères entrés en collision qui fit dix morts dont les athlètes Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine. En avril, la société de production a été condamnée par le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) des Hauts-de-Seine « pour faute grave » à indemniser une famille des victimes.
Adventure Line Productions (ALP), est une société de production française, créée en 1972, spécialiste des jeux d’aventures comme « Fort Boyard », « La Chasse aux trésors » ou « La Course autour du monde ». Ces dernières années, ALP a réalisé plusieurs adaptations de formats étrangers de grandes émissions aux frontières du jeu, du divertissement et de la téléréalité.

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Depuis mars, TF1 diffuse « Koh-Lanta : le combat des héros », une version spéciale du jeu d’aventures présenté par Denis Brogniart, qui met en scène d’anciens participants. Cette émission permet à la première chaîne d’être en tête des audiences le vendredi soir et d’attirer près de cinq millions de téléspectateurs (plus de 23 % de part d’audience). Lancé en 2001, « Koh-Lanta » est un enjeu vital pour la première chaîne. Selon nos informations, cette émission d’aventures a un taux de rentabilité proche d’une série américaine : quelque 650 000 euros par prime et chaque émission peuvent lui rapporter trois fois plus en publicités. Face à ce succès, TF1 avait décidé, en 2016, de diffuser deux éditions par saison de « Koh-Lanta ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Les ventes de l’hebdomadaire lancé le 21 mars étaient seulement de 5 000 exemplaires.
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« Vraiment » suspend sa parution au bout de huit numéros

Les ventes de l’hebdomadaire lancé le 21 mars étaient seulement de 5 000 exemplaires.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
10.05.2018 à 00h24
    |

            François Bougon








                        



   


Les temps sont durs pour les nouveaux hebdomadaires généralistes. Après l’échec cuisant d’Ebdo, moins de trois mois après son lancement, c’est au tour de Vraiment de jeter l’éponge après seulement sept semaines d’existence en kiosque.
Les trois fondateurs – Jules Lavie, le directeur de la rédaction, Julien Mendez et Julie Morel, deux anciens conseillers au ministère de l’économie à l’époque d’Emmanuel Macron, puis de Michel Sapin – ont décidé de suspendre la parution. Le huitième numéro, qui sortait mercredi 9 mai, sera le dernier, en tout cas sous la forme hebdomadaire.

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Le journal s’était lancé le 21 mars avec une rédaction de seize journalistes. Mais il n’a pas pu trouver sa place dans le paysage tourmenté des « news magazines », bousculé par la chute des ressources publicitaires et la crise du principal distributeur de presse, Presstalis. La diffusion payée du premier numéro, au prix de vente de 4,50 euros, était de 18 000 exemplaires avant de tomber ensuite autour de 5 000, alors que le nombre d’abonnés s’élevait à un millier. Le point d’équilibre se trouvait à 40 000…
« Initialement, on se donnait dix-huit mois pour l’atteindre, mais on était tellement loin de nos objectifs qu’il n’était pas réaliste d’attendre plus longtemps », déclare Julien Mendez. « On préfère arrêter les frais avant que la facture ne soit trop lourde », renchérit Jules Lavie.
« On n’a pas trouvé notre lectorat »
Un tour de table, auquel avait participé Bernard Mourad, l’ex-responsable du pôle médias du groupe SFR, prévoyait de lever 2 millions d’euros. Une moitié avait déjà été récoltée. Mais les fonds n’étaient pas suffisants, en particulier pour mener des campagnes publicitaires et élargir le public de l’hebdomadaire.
Jules Lavie, pour sa part, tente de comprendre les raisons de l’échec : « On a fait un bon journal, mais on n’a pas trouvé notre lectorat. On n’a peut-être pas réussi à partir sur une ligne très précise. Il était d’ailleurs difficile de résumer le journal en une phrase. » Malgré des enquêtes intéressantes et une maquette agréable, Vraiment n’a en effet pas su convaincre qu’il pouvait constituer le média complémentaire qu’il souhaitait être à côté des grands médias de la presse écrite.
L’équipe – « motivée et soudée », selon M. Mendez – veut désormais se donner le temps de la réflexion, jusqu’à l’été, pour voir comment l’aventure peut se poursuivre : « J’ai fait le tour des actionnaires et on réfléchit », précise le cofondateur. Pour l’heure, Vraiment ne suit donc pas le chemin de l’autre hebdomadaire malheureux, Ebdo, placé en liquidation début avril par le tribunal de commerce de Paris avec poursuite de l’activité de l’éditeur des revues XXI et 6Mois, Rollin Publications (63 salariés).
Les candidats à la reprise de Rollin Publications et de ses deux revues avaient jusqu’au mercredi 2 mai pour déposer leurs offres. Cinq se sont manifestés : le groupe Le Monde, la société d’édition Editis, l’éditeur Le Seuil associé à La Revue dessinée, le groupe Hildegarde (qui détient les magazines Le Film français, Première, Studio, Causette…), et Thierry Mandon (qui était le directeur général d’Ebdo) associé à plusieurs autres investisseurs. Vraiment espère, quant à lui, repartir sur un rythme moins ambitieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Dans son rapport annuel, l’ONG Reporters sans frontières s’alarme du dénigrement systématique des journalistes par le député de La France insoumise.
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La stratégie de « haine des médias » de Jean-Luc Mélenchon inquiète Reporters sans frontières

Dans son rapport annuel, l’ONG Reporters sans frontières s’alarme du dénigrement systématique des journalistes par le député de La France insoumise.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h52
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 09h45
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Dans son classement annuel pour la liberté de la presse, publié le 25 avril, Reporters sans frontières s’alarme du « dénigrement systématique de la profession par certains leaders politiques ». Pour illustrer son propos, l’organisation non gouvernementale a notamment mis en avant les fréquentes sorties de Jean-Luc Mélenchon envers les journalistes.

   


Quelques heures après la publication du classement de RSF, le politologue et membre de La France insoumise (LFI) Thomas Guénolé a contesté cette affirmation, assurant que Jean-Luc Mélenchon n’avait pas directement appelé à la haine envers les journalistes. « La phrase réelle, en résumé, c’est : “Etre ulcéré par les médias c’est légitime, mais il faut les combattre de façon réfléchie et politiquement.” C’est un appel au combat politique calme », a-t-il dit, rappelant que l’adversaire de LFI est « le système médiatique » et non « les journalistes dans leur ensemble ». « Nous sommes de leur côté », a conclu M. Guénolé. Qu’en est-il exactement ?
« La haine des médias est juste et saine »
La citation mentionnée par RSF est issue d’une note de Jean-Luc Mélenchon publiée sur son blog le 26 février 2018. Le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée y écrivait que « si la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine, elle ne doit pas nous empêcher de réfléchir et de penser notre rapport à eux comme une question qui doit se traiter rationnellement dans les termes d’un combat ». Il qualifiait ensuite la presse de « première ennemie de la liberté d’expression » en avançant que le « parti médiatique […] inoculait de la drogue dans les cerveaux » — avant de conclure que « le pouvoir médiatique est d’essence complotiste ».
Longue série de sorties hostiles
Cette déclaration s’inscrit dans une longue série de sorties hostiles à des journalistes. En 2010, déjà, le responsable politique qualifiait un étudiant en journalisme venu l’interviewer entre les deux tours des élections régionales de « petite cervelle » au service d’un « métier pourri », d’une « sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier ». En mars 2014, c’est au tour d’un journaliste de « La Nouvelle Edition », une émission de Canal+, qui tentait de l’interroger de se faire traiter « d’abruti » et de « vermine ».
Lors de la dernière campagne présidentielle, le 18 mars 2017, M. Mélenchon insultait de « sale con » et d’« hyène » un journaliste de « C à vous » qui l’interrogeait sur sa stratégie vis-à-vis de Benoît Hamon. Ou qualifiait « d’ennemie » la chaîne France 2, qui lui proposait de participer au journal de 20 heures, dans une scène enregistrée pour le documentaire L’Insoumis.
Plus récemment, Jean-Luc Mélenchon n’a pas apprécié les conditions dans lesquelles il a été interrogé lors de « L’Emission politique » de France 2. Il aurait alors insulté la journaliste Nathalie Saint-Cricq hors antenne, lui lançant « va te faire foutre », selon Quotidien. Peu après, il réclamait dans une longue note postée sur son blog un « tribunal professionnel » des médias contre « les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs ».
Vocabulaire belliqueux
Loin d’être le fruit du hasard ou d’une aversion personnelle envers la corporation journalistique, la position antimédias de M. Mélenchon résulte d’une stratégie politique. « On considère que les médias ne sont pas le reflet de la réalité et qu’ils sont la deuxième peau du système », disait déjà en 2013 au Monde François Delapierre, défunt bras droit de Jean-Luc Mélenchon. Dans sa note de blog datée du 26 février 2018, Jean-Luc Mélenchon s’en prenait à la « caste médiatique » avec force termes belliqueux. Ainsi, le candidat déçu à l’élection présidentielle déclarait-il avoir « beaucoup appris sur l’art de la guerre », sur comment « parer les coups » et ne pas s’être laissé submerger par la haine, « victoire de l’ennemi ».

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S’inscrire en opposition aux médias, donc, tout en les utilisant pour diffuser ses idées. « Les outrances du système médiatique visent à me rendre clivant. J’utilise sa force négative pour coaliser en notre faveur », déclarait en septembre 2017 Jean-Luc Mélenchon au magazine Marianne. Les chiffres de temps de parole du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), compilés par le site Politologue, confirment la stratégie d’utilisation : entre le 1er février et le 21 avril 2017, le candidat de LFI a bénéficié de sept jours et dix-neuf heures de temps d’antenne sur les télévisions et radios. A titre de comparaison, Emmanuel Macron et Marine Le Pen avaient bénéficié de dix jours de temps de parole, quand Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jean Lassalle et Jacques Cheminade n’ont pas dépassé les deux jours de temps de parole.
« Cette haine ne vient pas de nulle part »
Historienne belge, Marie Peltier a publié un livre de référence sur la posture antisystème et antimédias adoptée par La France insoumise (L’Ere du complotisme, la maladie d’une société fracturée, 2016). Pour la chercheuse, les fréquentes insultes de Jean-Luc Mélenchon aux journalistes sont un choix politique. « Cette haine ne vient pas de nulle part, analyse-t-elle. Elle vient de l’imaginaire antisystème sur lequel est construite toute la stratégie de La France insoumise. C’est un vieil imaginaire, qui a toujours une double cible : les représentants politiques et les médias. »
Paroxysme du média « bashing »
Selon l’historienne, le média bashing, ou dénigrement des médias, est en vogue depuis une quinzaine d’années, mais il a atteint, au cours de ces derniers mois, une forme paroxystique. « On peut faire le parallèle avec Trump, qui a beaucoup utilisé la corde antimédias primaire en insultant les journalistes, et qui a été élu là-dessus. Le discours antisystème, antimédias et antiélites de M. Mélenchon est opportuniste : il explique une grande partie de son score aux dernières élections. »
Pour s’éloigner du prêche des « curés médiatiques » que dénonce fréquemment M. Mélenchon, rien ne vaut les ouailles de sa propre paroisse. Le Média, webtélé de gauche, voulait répondre aux attentes de ceux qui « sont profondément déçus par le paysage médiatique français ». Bien que s’étant toujours défendue d’être proche de LFI, elle est dirigée par des personnalités proches du parti de Jean-Luc Mélenchon — à l’instar de Sophia Chikirou, qui fut sa directrice de campagne, devenue cofondatrice du Média.
Las, moins de deux mois après son lancement, Le Média était confronté à de vives critiques concernant son traitement de l’actualité en Syrie et à la diffusion d’un faux témoignage sur des violences policières à Tolbiac. La webtélé a également été frappée par le désengagement d’une dizaine de ses soutiens historiques, à l’instar de Noël Mamère. « Le Média ne répond plus, à nos yeux, à la promesse initiale, ni sur le fond ni sur la forme », déclaraient onze personnalités en mars 2018.
Contactée par Le Monde, La France insoumise n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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Correction, le 9 mai à 9 h 30 : les propos de Jean-Luc Mélenchon à l’encontre de Nathalie Saint-Cricq n’ont pas été tenus à l’antenne. Il s’agit d’une altercation qui aurait eu lieu après l’émission et a été rapportée par Quotidien.



                            


                        

                        


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Ados disparues ou célibataire craquant ? Nos choix de séries

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Le Monde
 |    08.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 07h54
    |

                            Martine Delahaye








                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Vous faites partie des chanceux qui font le pont ? Voici trois nouveautés pour occuper les temps morts de cette longue semaine de farniente.
« Doxa » : satire sur les sondages

   


Ceux qui, comme nous, ont adoré découvrir le comédien Sébastien Chassaigne dans Irresponsable (à revoir sur OCS) n’hésiteront pas à le suivre dans une nouvelle série, Doxa, sur la plate-forme du service public Studio 4. L’on s’y attache aux mini-drames et cocasseries qui ponctuent la vie de célibataire d’Arthur Joubert, la trentaine, chargé d’études à l’institut de sondages Iflop. Un institut si sérieux que, selon le client présent à l’agence, Arthur devra assumer le titre (et le bagout, s’il le peut) de chargé de l’alimentation et de la santé, de spécialiste de l’opinion et des médias, ou d’expert des réseaux sociaux.
Arthur est en tout cas un garçon très soigneux, à voir la façon dont il tapote son canapé d’une éponge légèrement humide lorsque son pote Blaise débarque inopinément, sac au dos depuis la Thaïlande, pour squatter quelque temps chez lui. Afin de se refaire un peu, Blaise va commencer par dealer sur Internet un mélange de poudres de son cru, certifié légal en Thaïlande, tandis qu’Arthur lui racontera, le soir, les magouilles et duperies qui peuvent se cacher derrière les statistiques : « On ne fait pas des sondages pour connaître l’opinion des gens, lui démontre-t-il. On fait des sondages pour que les gens sachent quoi penser. »
Signée Alexandre Pierrin pour le scénario et Olivier Marquézy pour la réalisation, Doxa emporte l’adhésion dès son premier épisode en abattant deux cartes trop rares en France : l’une estampillée « comique burlesque », l’autre « intelligence du propos ».
Doxa, série Web. Avec Sébastien Chassaigne, Aude Gogny-Goubert, Romain Vissol (France, 2018, 6 x 13 min). Sur Studio 4 à partir du jeudi 10 mai.
« Red Creek » : frissons canadiens

Elle s’appelle Marlène Bernard et elle aussi, dans douze jours, aura disparu. C’est elle qui nous l’annonce, en nous accompagnant en voix off tout au long de la série.
Française, Marlène Bernard a débarqué au Canada il y a deux ans, pensant laisser de l’autre côté de l’Atlantique sa (jeune) carrière de flic et ses cauchemars. « Tu dois te demander ce que je suis venue foutre ici… », reconnaît-elle en nous invitant à la suivre dans un village du nord canadien. Pour en finir avec l’ennui des petits boulots à Montréal, Marlène vient de décider, sur un coup de tête, en découvrant l’annonce de la disparition d’une ado, de se rendre à Red Creek. Son intention : proposer à la famille en détresse de retrouver leur fille disparue, en marge de la police. Un travail de détective privé qui va l’emmener, semble-t-il, jusqu’aux marges de l’exorcisme.
Sans se distinguer notoirement par l’originalité de son propos (tout au moins dans ses premiers épisodes, les seuls que nous ayons vus), Red Creek bénéficie d’un récit rythmé, d’un personnage principal intrigant et d’une bonne interprétation.
Red Creek, série créée par Aurélien Molas. Avec Lou de Laâge, Tobie Pelletier, Kent McQuaid (Canada et France, 2018, 10 x 10 min). Sur la plate-forme payante Studio +.
« Safe » : du pur Harlan Coben

Création du romancier à succès Harlan Coben (Une chance de trop, The Five), Safe est le fruit d’une coproduction entre le groupe Canal+ et Netflix, le premier diffusant la série en France (sur C8, chaîne gratuite de la TNT) et le groupe de vidéo à la demande, à l’international.
On ne peut pas dire qu’Harlan Coben ait changé de centre d’intérêt et de braquet pour cette série, le pitch, une fois encore, tournant autour de la disparition d’une ado. Au vu des deux premiers épisodes, cependant, Safe a les allures d’une histoire solide, non pour ce que l’on va découvrir sur la jeune disparue, mais pour les personnages de la communauté, privilégiée et fermée, qui vont y prendre une part de plus en plus importante.
Ce drame se concentre au départ sur Tom Delaney (Michael C. Hall, inoubliable Dexter), ancien militaire, chirurgien pédiatrique, veuf et père de deux adolescentes. Toujours en deuil après la mort de sa femme, il mène une vie aisée et protégée des heurts et des soucis jusqu’à ce que sa fille aînée disparaisse et qu’il entreprenne de la rechercher lui-même. L’occasion, pour le spectateur, de découvrir les personnages de son entourage, et quelques sombres secrets sous l’apparence lisse du savoir-vivre et du bien-être. Maître du polar, Harlan Coben lance le spectateur sur plusieurs pistes tout en brossant le portrait de quelques fortes personnalités qui donnent son sel à cette série.
Safe, série créée par Danny Brocklehurst et Harlan Coben. Avec Michael C. Hall, Audrey Fleurot, Amanda Abbington, Emmet J. Scanlan (EU, 2018, 8 x 52 min). Sur C8, mardi 15 mai à 21 heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Racheté par TF1, le média, qui tire l’ensemble de ses revenus de la publication de contenus sponsorisés, ouvre un pôle data à Lyon.
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MinuteBuzz, champion français du « brand content »

Racheté par TF1, le média, qui tire l’ensemble de ses revenus de la publication de contenus sponsorisés, ouvre un pôle data à Lyon.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h04
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            
« Nous sommes habitués à changer en permanence. » Confrontée aux ajustements réguliers de l’algorithme de Facebook, censé favoriser les publications des proches au détriment de celles des médias, l’équipe de MinuteBuzz n’a d’autre choix que de s’adapter. Premier éditeur à publier des vidéos exclusivement sur les réseaux sociaux, sa survie en dépend. En 2017, la dernière modification de Facebook a entraîné une baisse de 17 % de l’audience de ce média émergent, qui poste uniquement des contenus viraux destinés aux adolescents. « Cela n’a aucun impact sur le business », relativise Maxime Barbier, cofondateur de l’entreprise.

Pourtant, l’audience est la pièce maîtresse du modèle économique de MinuteBuzz, qui est entièrement financé par la publication de vidéos sponsorisées par des marques que la start-up produit. « Chaque jour, nous parlons à près de 12 millions de personnes », proclame fièrement le site réservé aux annonceurs. Conserver cette audience est donc primordial. Pour cela, M. Barbier est en contact permanent avec les équipes françaises de Facebook. « Cette proximité est utile pour améliorer notre capacité d’adaptation. On se voit tous les mois », explique-t-il.

« Synergies »
MinuteBuzz peut aussi compter sur la force de frappe de la régie publicitaire de TF1, qui l’a acquis en décembre 2016. « Cela nous ouvre les portes de nombreux annonceurs », reconnaît Laure Lefevre, présidente de la société, qui précise que 20 % du chiffre d’affaires de 2017 « a été apporté par TF1 ». « Nous sommes satisfaits des synergies qui se mettent en place avec MinuteBuzz », se félicite de son côté Philippe Denery, directeur général adjoint finances et achats du groupe TF1.

Pour consolider sa place de leader du « brand content » (contenu sponsorisé) sur les réseaux sociaux, l’entreprise investit pour toujours mieux connaître son public. « Nous avons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Pour diversifier leurs revenus, les chaînes de télévision diffusent de plus en plus de contenus sponsorisés, sans être toujours très transparentes à l’égard du téléspectateur.
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Les contenus sponsorisés à la conquête du petit écran

Pour diversifier leurs revenus, les chaînes de télévision diffusent de plus en plus de contenus sponsorisés, sans être toujours très transparentes à l’égard du téléspectateur.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h05
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

« Il n’y a pas de mise en scène. Il n’y a pas de voix off, pas de commentaire. C’est un peu l’anti-“Cash Investigation”. » En direct sur BFM Business, l’horloge affiche 20 h 52, ce mercredi 4 avril. L’émission « Tech & Co », animée par Sébastien Couasnon, présente une série consacrée au quotidien de jeunes fondateurs de start-up ayant intégré l’incubateur Station F, créé par Xavier Niel (actionnaire du Monde à titre personnel).
« L’anti-“Cash Investigation” » ? Le présentateur ne croit pas si bien dire. Le documentaire ressemble à un reportage journalistique… sans en être un. Il n’est pas réalisé par les journalistes de BFM Business mais par Le Next Studio, filiale de NextRadioTV, maison mère du groupe BFM, chargée de la production de contenus sponsorisés par des marques, communément appelé brand content.
Cette série est donc en réalité une publicité, financée, entre autres, par Station F et l’assureur Allianz, ce que s’est bien gardé de préciser le présentateur.
Mélange des genres
Bien que peu d’études se soient penchées sur l’efficacité et le retour sur investissement de telles campagnes, la pratique se généralise. « Par exemple, BNP Paribas a placé “Mes colocs” sur NRJ12, et “What Ze Teuf” sur D8, tandis que Sosh a créé “The Social Rush” sur C Star », énumère Daniel Bo, PDG de l’institut d’études QualiQuanti. Et les entreprises ne sont pas les seules séduites par ce mélange des genres, qui associe contenus éditoriaux et promotion. « Certaines émissions en partenariat avec les armées de terre et de l’air sont l’occasion de célébrer ces métiers et de susciter des vocations », explique M. Bo.

La multiplication de ces campagnes à la télévision répond à un double besoin. D’un côté les chaînes cherchent à diversifier leurs sources de revenus, de l’autre « les marques souhaitent proposer des contenus pour s’assurer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La présidente du Front national et le président des Républicains ont déjà fait savoir qu’ils participeraient à ce débat, qui aura pour cadre « L’Emission politique ».
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Un an après l’élection de Macron, un grand débat politique organisé le 17 mai sur France 2

La présidente du Front national et le président des Républicains ont déjà fait savoir qu’ils participeraient à ce débat, qui aura pour cadre « L’Emission politique ».



Le Monde
 |    04.05.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 10h14
   





                        


France 2 veut organiser jeudi 17 mai un débat entre les principaux responsables politiques à l’occasion du premier anniversaire de l’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, selon des sources concordantes.
La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, finaliste de la dernière élection présidentielle, et le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, ont déjà fait savoir qu’ils participeraient à ce débat, qui aura pour cadre « L’Emission politique » de France 2.
Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part décliné l’invitation, a fait savoir vendredi soir à l’Agence France-Presse son entourage.
Laetitia Avia pour La République en marche
S’agissant du représentant de La République en marche (LRM), le parti présidentiel avait refusé de communiquer officiellement sur son choix. « La République en marche sera bien représentée, mais pas par un membre du gouvernement, car l’ensemble des ministres seront sur le terrain ce jour-là pour des rencontres décentralisées avec les Français », a-t-on appris dans la journée de vendredi auprès de LRM.
Finalement, la porte-parole de LRM, Laetitia Avia, a fait savoir dans la soirée que c’était elle qui représenterait les macronistes lors du débat. « Point de dérobade, je serai bien là, car nous assumons pleinement le renouvellement de la vie politique », a tweeté la députée de Paris alors que des critiques commençaient à poindre sur les réseaux sociaux quant au refus du délégué général de LRM et secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner, de participer au débat.
Le Parti socialiste a répondu positivement à l’invitation de France 2 et sera donc présent, selon l’entourage du premier secrétaire Olivier Faure.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Le groupe de médias français a perdu la majorité au conseil d’administration de l’opérateur télécoms italien aux dépens du fonds spéculatif américain Elliott. Un nouveau coup dur pour Vincent Bolloré.
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Vivendi voit le contrôle de Telecom Italia lui échapper

Le groupe de médias français a perdu la majorité au conseil d’administration de l’opérateur télécoms italien aux dépens du fonds spéculatif américain Elliott. Un nouveau coup dur pour Vincent Bolloré.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 06h52
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


La campagne d’Italie s’est transformée en défaite en rase campagne pour Vincent Bolloré et Vivendi, dont il est premier actionnaire. Le groupe de médias français a perdu, vendredi 4 mai, la majorité au conseil d’administration de Telecom Italia (TIM), dont il possède 24 % du capital. A l’issue d’une assemblée générale exceptionnelle des actionnaires, le fonds spéculatif américain Elliott, avec 9 % du capital, a fait élire 10 des 15 administrateurs, l’emportant avec 49,84 % des voix contre 47,18 % en faveur de Vivendi.

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Choisis par Elliott, dix administrateurs italiens indépendants – parmi lesquels Luigi Gubitosi, administrateur d’Alitalia, et Fulvio Conti, ex-directeur général d’Enel – font leur entrée au conseil, tandis que Vivendi conserve cinq représentants. Ainsi, Amos Genish, qui est également le patron de TIM, et Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire de Vivendi continuent de siéger au conseil. En revanche, le groupe de médias a dû renoncer à d’autres candidats de poids, à commencer par Franco Bernabe , ex-administrateur délégué de TIM, Frédéric Crépin, secrétaire général de Vivendi, et Stéphane Roussel, le directeur général chargé des opérations, pour ne conserver que trois autres administrateurs indépendants.
Campagne de déstabilisation
« Elliott accueille positivement le pas effectué par Telecom Italia en matière de gouvernance », a expliqué le fonds, qui a fondé toute sa campagne de déstabilisation de Vivendi sur le fait que le groupe de médias français favorisait davantage ses intérêts que ceux de l’ensemble des actionnaires. De son côté, Vivendi a averti qu’il s’assurerait que les administrateurs d’Elliott veillent au respect du plan stratégique conduit par Amos Genish et évitent « le démantèlement ».

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Si Elliott dit « soutenir entièrement Amos Genish et son management, et être aligné sur son plan », des dissensions pourraient rapidement apparaître. Au coeur des interrogations, l’avenir d’Amos Genish. Avant le vote, le dirigeant isarélien avait clairement pris par parti pour Vivendi, expliquant que la situation deviendrait « intenable » si jamais le groupe de médias français était évincé.
La première confrontation entre Vivendi et les nouveaux administrateurs choisis par Elliott aura lieu lundi à l’occasion de la nomination par le conseil d’administration de son président et « l’amministratore delegato » (équivalent du directeur général). Selon Il Sole24Ore, Il pourrait s’agir Fulvio Conti, ancien patron d’Enel jusqu’en 2014 et choisi par Elliott. Amos Genish est censé conserver son poste de directeur général.
Mais le premier test entre les parties interviendra au moment où l’avenir du réseau Internet de TIM sera mis sur la table. Elliott, qui s’était montré discret juste avant l’assemblée générale, a levé le voile sur ses désirs. Dans un communiqué, il a appelé le nouveau conseil à réexaminer les orientations qu’il avait proposées, et a invité les administrateurs à étudier « les alternatives stratégiques sur Netco [le réseau Internet de TIM logé dans une filiale ] ». Le fonds souhaitait céder 51% d’un actif qu’il évalue à 15 milliards d’euros afin de désendetter l’entreprise.
De son côté, Amos Genish a toujours dit qu’il était hors de question de s’en séparer. Dernièrement, il avait mis de l’eau dans son vin, se disant ouvert à l’entrée d’actionnaires minoritaires.
Une chose est sûre, ce projet porté par Elliott converge avec les intentions du gouvernement. Ce dernier pourrait saisir l’occasion pour fusionner le réseau de TIM et Open Fiber, le réseau de fibre concurrent lancé au printemps 2016 sous la houlette de l’ancien président du conseil Matteo Renzi.

   


Open Fiber compte à son capital Enel et la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), la Caisse des dépots italienne. Cette dernière a d’ailleurs été un soutien de poids dans le bras de fer entre Vivendi et Elliott. Elle avait récemment racheté 4,8 % de Telecom Italia, afin d’avoir son mot à dire au moment de l’Assemblée générale. Son vote a d’ailleurs permis au « hedge fund » de l’emporter. « Ce n’est pas une victoire conduite par le marché. La CDP contrôlée par le gouvernement a fait la différence en votant pour un fonds, au lieu d’un actionnaire industriel sur le long terme », s’est d’ailleurs ému Vivendi.
Si Vivendi en est arrivé là, c’est aussi parce que le groupe de médias n’a pas su décourager Matteo Renzi de faire émerger un réseau concurrent au sien. Ce qui a eu pour effet de faire chuter le cours de Bourse. Pourquoi cette initiative ? Certains critiquaient la faiblesse des investissements de TIM dans la fibre. Selon d’autres, l’ex-chef du gouvernement souhaitait mettre des batons dans les roues des Français, qui avaient pris le pouvoir chez Telecom Italia quelques mois plus tôt, hérissant les pouvoirs publics.
Chez Vivendi, on préfère rappeler les mauvaises relations qu’entretenaient les dirigeants de TIM avec le gouvernement. Une chose est sûre, perdre le contrôle de la filiale dédiée au réseau est une mauvaise nouvelle pour Telecom Italia. Coincée avec la Cassa depositi e prestiti, Enel ou d’autres actionnaires, l’opérateur, qui supporterait une dette encore importante, n’aura plus la maîtrise des investissements de cette filiale. Poussée par le gouvernement, la nouvelle structure pourrait décider de mettre les bouchées doubles dans la fibre pour couvrir le plus vite possible le territoire.
Seule consolation pour Vincent Bolloré, depuis l’arrivée d’Elliott au capital de Telecom Italia en mars dernier, le cours de Bourse a fait un bond de 30%. Depuis fin décembre, la moins value latente de son investissement dans Telecom Italia est ainsi passé de 1,3 milliard fin 2017 à 800 millions d’euros.
Pour Vincent Bolloré, la défaite est d’autant plus cruelle qu’il est toujours en conflit avec les Berlusconi autour de Mediaset, où il a dû geler 19,2% des 28,8% de participation. Celui dont il voulait faire un partenaire dans la télévision payante le traîne désormais devant les tribunaux.



                            


                        

                        


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Vivendi perd le contrôle de Telecom Italia

Le groupe français reste l’actionnaire principal de l’opérateur mais se trouve en minorité au sein du conseil d’administration.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h17
   





                        



   


Le groupe français Vivendi a essuyé un sérieux revers vendredi 4 mai en perdant le contrôle du conseil d’administration (CA) de Telecom Italia (Tim) au profit du fonds américain Elliott.
Parmi les actionnaires votants, 49,84 % se sont prononcés pour le fonds activiste et 47,18 % pour le groupe de Vincent Bolloré, principal actionnaire de Tim avec 23,94 % du capital. Elliott détiendra donc dix sièges sur les quinze du CA, et Vivendi cinq. Interrogé après le vote, le groupe français a dit être engagé sur le long terme dans l’opérateur et souligné qu’il veillerait à empêcher son éventuel « démantèlement ».
« Nous avons cinq sièges au conseil, nous sommes l’actionnaire principal. Nous continuerons à soutenir la stratégie [du directeur général] Amos Genish, qui a été votée à l’unanimité par le conseil, a déclaré le directeur de la communication de Vivendi, Simon Gillham. Nous serons très vigilants sur le fait qu’il n’y ait pas d’autre stratégie, de démantèlement ou autre. » Interrogé sur une éventuelle baisse de sa participation, il a déclaré : « Nous sommes un actionnaire à long terme. »

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La Caisse italienne des dépôts, favorable à Elliott
Lors de cette assemblée générale réunie à Rozzano, en banlieue de Milan (nord), 67,15 % du capital était représenté. Les influentes sociétés de conseil Glass Lewis, ISS et Frontis avaient recommandé de voter pour Elliott, qui détient quelque 9 % de Tim.
La Caisse italienne des dépôts – entrée en avril au capital dans le cadre de son soutien aux « infrastructures stratégiques nationales » et qui en possède désormais 4,78 % – s’est aussi rangée du côté du fonds activiste, une alliance qui peut sembler incongrue vu de l’étranger.
Mais le gouvernement italien a régulièrement condamné l’attitude de Vivendi, et les tensions ont été à plusieurs reprises extrêmement vives entre Rome et le groupe français, même si ce dernier a cherché à apaiser la situation ces derniers mois.
« Vivendi a été un très mauvais actionnaire », avait déclaré en avril le ministre du développement économique Carlo Calenda. « Je suis favorable aux investissements étrangers, mais cela ne veut pas dire rester inerte quand ils [veulent] détruire la valeur plutôt que la créer », avait-il à l’adresse du groupe français, qui s’est aussi mis à dos de l’autre côté de l’échiquier politique les Berlusconi, en raison d’un contentieux autour de Mediaset.
Incertitude sur le poste de directeur général
« Ce n’est pas une victoire conduite par le marché. La CDP contrôlée par le gouvernement a fait la différence en votant pour un fonds, au lieu d’un actionnaire industriel sur le long terme », a déploré Simon Gillham.
La plupart des petits actionnaires, Assogestioni, qui regroupe des fonds italiens, et le grand gestionnaire américain Blackrock ont également soutenu Elliott. Le fonds dénonçait la « mauvaise gestion » du groupe français et estimait nécessaire un CA « indépendant » pour « améliorer la gouvernance et la performance de Tim ».
Entrent au conseil ses dix candidats, des personnalités connues du monde italien des affaires, dont Luigi Gubitosi, administrateur d’Alitalia et ex-directeur général de la télévision publique Rai, et Fulvio Conti, ex-directeur général d’Enel, qui sera le nouveau président de Tim.
L’incertitude demeure en revanche sur qui assumera le poste de directeur général, même si les déclarations de Vivendi laissent entendre qu’Amos Genish pourrait rester en poste. Elliott, qui avait soutenu l’élection au CA d’Amos Genish, désigné avec quasi 98 % des voix le 24 avril, a souhaité qu’il poursuive son mandat. Très apprécié des marchés, qui saluent l’amélioration des résultats de Tim ces derniers mois, M. Genish menait la liste remaniée de Vivendi et avait mis son poids dans la balance, en jugeant sa position « intenable » en cas d’échec de Vivendi.



                            


                        

                        


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Discussion lancée le 04 mai 2018
04 mai 2018

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Le « New York Times » compte 3,7 millions d’abonnés

Les abonnements et la vente au numéro représentent désormais 63 % du chiffre d’affaires du groupe, contre 30 % seulement pour la publicité, qui pesait encore plus de 50 % des revenus en 2011.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 08h21
   





                        


Le New York Times a gagné, en net, 139 000 abonnés en ligne durant les trois premiers mois de 2018, et compte désormais plus de 3,7 millions d’abonnés, a annoncé le groupe jeudi 3 mai. Le quotidien communique résolument sur le nombre des abonnés uniquement en ligne, qui se situait à presque 2,8 millions à la fin mars. Mais lors d’une conférence téléphonique, le PDG, Mark Thompson, a révélé que, en incluant les abonnés aux éditions imprimées ou les formules mixtes, le portefeuille dépassait 3,7 millions.
Les abonnements et la vente au numéro représentent désormais 63 % du chiffre d’affaires du groupe, contre 30 % seulement pour la publicité, qui pesait encore plus de 50 % des revenus en 2011. « Les abonnements numériques sont clairement un succès pour le Times et nous estimons qu’il y a encore une vraie marge pour accélérer encore », a commenté Mark Thompson.
Locomotive de l’information
La numéro deux du groupe, Meredith Kopit Levien, a expliqué que l’abaissement, début décembre, du nombre d’articles gratuits, de dix à cinq par mois, avait eu un résultat positif pour le New York Times et permis d’augmenter le rythme des abonnements.
Alors que le chiffre d’affaires tiré des abonnements et de la vente des éditions imprimées a progressé de 7,5 % sur la période, il a baissé de 3,4 % pour les revenus provenant de la publicité. Le quotidien tire là les bénéfices de ses investissements importants dans la couverture de l’administration Trump et dans le contenu éditorial en général, qui lui a récemment valu trois nouveaux prix Pulitzer.

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Depuis le début de l’ère Trump, le New York Times s’est imposé comme la locomotive de l’information aux Etats-Unis, qu’il s’agisse de politique ou de l’affaire Weinstein, le Washington Post étant le seul à pouvoir encore rivaliser.
Diversification
Mark Thompson a évoqué jeudi la poursuite de la diversification du groupe, déjà présent depuis début 2017 dans la radio avec le podcast quotidien « The Daily », parmi les dix podcasts les plus téléchargés aux Etats-Unis depuis son lancement. Le PDG a confirmé que le Times se lancerait bientôt dans la télévision, avec un format qu’il a comparé au « Daily », en vidéo.
Le bénéfice net est en hausse de 67 %, à 21,9 millions de dollars, un bond en partie dû à un effet fiscal et à des charges exceptionnelles passées au premier trimestre 2017.
Si le New York Times a axé sa stratégie sur le développement du numérique, les revenus tirés des abonnements aux sites et applications du groupe ne représentent encore que 36,6 % des revenus provenant des abonnements et de la vente au numéro, même si cette proportion est en hausse sensible par rapport à la même période l’an dernier (31,2 %).
Lundi, les analystes de la banque JPMorgan ont publié une note très positive sur le New York Times, estimant que la croissance du numérique allait rester soutenue dans les trimestres à venir. La note relève notamment que le taux de croissance des revenus tirés des abonnements en ligne est supérieur à celui de géants d’internet, comme Google, et équivalent à celui de Facebook.

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Europe 1 : Arnaud Lagardère « assume » l’échec de la relance

L’actionnaire et gérant du groupe s’est expliqué lors d’une assemblée générale, jeudi, affirmant qu’il « resterait président » de la station.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 21h36
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 09h22
    |

            Alexandre Piquard








                        


« L’échec, je l’assume, qu’il soit le mien, qu’il soit celui des autres, ça ne change rien, c’est le mien de toute manière », a répondu Arnaud Lagardère lors de l’assemblée générale du groupe, jeudi 3 mai, interrogé sur sa responsabilité personnelle dans la relance ratée d’Europe 1.
Savoir à qui imputer les erreurs de la nouvelle formule de la station prend une importance particulière dans le contexte actuel : depuis plusieurs semaines s’accumulent les rumeurs et articles de presse évoquant la possible mise à l’écart du directeur d’Europe 1, Frédéric Schlesinger, pourtant débauché il y a moins d’un an de Radio France par Arnaud Lagardère. Le matinalier star Patrick Cohen, recruté au même moment, serait aussi sur la sellette. Pour corriger le tir, le patron du groupe ferait venir un nouveau transfuge de Radio France : le directeur des programmes, Laurent Guimier, ancien d’Europe 1.
Frictions à propos des budgets
Voici un an, Arnaud Lagardère en avait fait une affaire personnelle en prenant lui-même la présidence d’Europe 1. Une façon de montrer son implication, tout en dessaisissant au passage du dossier le patron de la branche Lagardère Active, Denis Olivennes.
Un an plus tard, les salariés racontent ne pas avoir vu Arnaud Lagardère dans le bureau qu’il s’était attribué dans les locaux de la radio. Selon une source, M. Schlesinger n’a plus vu son actionnaire depuis janvier, ce que le groupe conteste, assurant qu’il y a eu de nombreux contacts. La distance se serait installée dès décembre 2017, au moment de la discussion des budgets qui a suscité des frictions, notamment entre M. Schlesinger et le porte-parole du groupe, Ramzi Khiroun.
Ce dernier nie des tensions mais reconnaît un « désaccord » entre le directeur d’Europe 1 et l’actionnaire lors d’un comité financier. M. Schlesinger s’estimait insuffisamment soutenu. Selon une source interne, MM. Lagardère et Khiroun ont eux été déçus que l’audience ait reculé lors des premiers résultats et ont jugé que M. Schlesinger ne tenait pas ses promesses.

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Moments de flottement
Dès la fin de novembre, M. Khiroun disait dans Le Parisien qu’« Arnaud Lagardère a [vait] changé de doctrine en ce qui concerne la grille des programmes d’Europe 1 » et demandait à la direction des changements rapides. « J’ai toujours dit qu’il nous fallait trois ans pour atteindre nos objectifs », répondait au début de janvier M. Schlesinger. Celui-ci avait fait le constat en interne que la matinale de Patrick Cohen ne prenait pas auprès des auditeurs, et avait procédé à quelques ajustements.
Europe 1 a finalement vécu des moments de flottement un peu surréalistes : le 19 avril, M. Schlesinger a dû commenter devant les salariés les nouveaux mauvais résultats d’audience, alors que plusieurs articles annonçaient son remplacement par M. Guimier, ainsi que le départ de M. Cohen. « Je n’en sais rien », a dû répondre le directeur de la station, alors que l’actionnaire gardait le silence radio.
Pour certains, le ratage de la relance de la radio engagée par Jean-Luc Lagardère illustre les manquements du leadership de son fils, Arnaud. Jeudi, à l’assemblée générale, l’héritier a pourtant affiché sa confiance, promettant de « rester président » d’Europe 1. Quant aux éventuels changements de direction, il a demandé « d’attendre quelques jours, voire une petite semaine ou deux, pour avoir une réponse ».

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