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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Instaurée par la loi de transition énergétique d’août 2015, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise à définir une feuille de route plaçant le pays sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs à long terme.
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Transition énergétique : En France, un débat dans l’ombre du nucléaire

Instaurée par la loi de transition énergétique d’août 2015, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise à définir une feuille de route plaçant le pays sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs à long terme.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 17h15
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« Les Français sont-ils capables de parler d’autre chose que du nucléaire ? », plaisantait récemment un industriel, fasciné par la capacité du débat français à se focaliser sur le sujet. Depuis le début de l’année, la France est entrée dans les débats sur sa feuille de route énergétique, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Instaurée par la loi de transition énergétique d’août 2015, la PPE vise à définir, pour deux périodes de cinq ans (2019-2023 et 2024-2028), une feuille de route plaçant le pays sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs à long terme.
Nicolas Hulot a annoncé, le 7 novembre 2017, que la France renonçait à l’objectif de 2025 pour atteindre 50 % de nucléaire dans sa production électrique
A savoir : la neutralité carbone au milieu du siècle, la diminution de moitié de la consommation d’énergie à la même échéance, la réduction de 30 % du recours aux énergies fossiles d’ici à 2030, le développement des renouvelables à hauteur de 32 % des besoins énergétiques à la même date, mais aussi la baisse de la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 %… à une date indéterminée.
Et c’est ce dernier point qui est au centre de toutes les attentions. Surtout depuis que Nicolas Hulot a annoncé, le 7 novembre 2017, que la France renonçait à l’objectif de 2025 pour atteindre 50 % de nucléaire dans sa production électrique – contre 75 % aujourd’hui. « Il sera difficile de tenir ce calendrier, sauf à relancer la production d’électricité à base d’énergies fossiles », explique alors le ministre de la transition écologique et solidaire.

Le raisonnement est le suivant : la priorité doit être donnée à la lutte contre le changement climatique et à la diminution des gaz à effets de serre. Réduire trop vite la part de nucléaire, qui n’émet pas de CO2, c’est prendre le risque de ne pas pouvoir fermer les centrales à charbon, voire d’ouvrir d’autres centrales thermiques à gaz.
Mix électrique
Selon...




                        

                        


<article-nb="2018/05/13/19-2">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Alors que la France réfléchit à sa stratégie de transition énergétique, la voie radicale choisie par l’Allemagne – sortie du nucléaire compensée par les renouvelables – divise toujours. Non concertée avec ses voisins, elle a bouleversé le paysage européen.
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Nucléaire : le dialogue de sourds entre Allemands et Français

Alors que la France réfléchit à sa stratégie de transition énergétique, la voie radicale choisie par l’Allemagne – sortie du nucléaire compensée par les renouvelables – divise toujours. Non concertée avec ses voisins, elle a bouleversé le paysage européen.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 17h00
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La visite n’a duré que quelques heures, mais c’était une première pour un ministre français : en venant rassurer les élus locaux sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, à la mi-avril, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a franchi le Rhin pour rencontrer élus et chefs d’entreprise en pays germanique. L’objectif : réfléchir ensemble au futur du territoire après la fermeture, en fin d’année, des réacteurs nucléaires, réclamée de longue date par des Allemands hostiles à l’énergie nucléaire. Avec un espoir : qu’une fois la page Fessenheim (Haut-Rhin) tournée, le dialogue de sourds entre Français et Allemands sur la transition énergétique reparte sur de meilleures bases.
une grande partie de la classe politique et des industriels allemands estime que le pays est sur la bonne voie
Il y a en effet urgence. La France s’est lancée depuis plusieurs semaines dans la rédaction de sa feuille de route énergétique, baptisée « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE), et l’exemple allemand de sortie du nucléaire pourrait lui être fort utile. Pour l’instant, il fait encore largement figure d’épouvantail de ce côté-ci du Rhin. Malgré les centaines de milliards d’euros investis, raille Jean-Marc Jancovici, consultant en énergie-climat pour Carbone 4, « l’Allemagne n’a pas diminué de manière notable la facture de ses importations d’énergie, ni diminué ses émissions de CO2, a fragilisé son réseau électrique et il n’est pas certain que cela ait permis de créer des champions industriels pérennes ». Bref, un échec total.
A l’inverse, une grande partie de la classe politique et des industriels allemands estime que le pays est sur la bonne voie. « En France, on a tendance à considérer que les Allemands sont stupides d’avoir fait ce choix et, en Allemagne, on a tendance à penser que les Français sont stupides de ne pas l’avoir fait », plaisante Felix Matthes, directeur de recherche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Seul un TGV, TER ou Transilien sur trois circulera en moyenne lundi 14 mai, selon la direction du groupe.
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Grève à la SNCF : « sursaut de mobilisation » lundi, le trafic très perturbé

Seul un TGV, TER ou Transilien sur trois circulera en moyenne lundi 14 mai, selon la direction du groupe.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 17h30
   





                        


La mobilisation des cheminots contre la réforme ferroviaire sera plus importante que lors des dernières journées de grève, lundi 14 mai, selon les prévisions de trafic communiquées par la direction du groupe SNCF dimanche. « La journée de demain sera une journée très difficile », anticipe la compagnie ferroviaire, notant un « sursaut de mobilisation ».
Alors qu’un TGV et un Transilien sur deux circulaient dimanche, seulement un TGV, TER ou Transilien sur trois roulera lundi. Les perturbations seront encore plus importantes en régions, où un train Intercités sur cinq circulera. En Ile-de-France, le trafic sera également « très perturbé » sur toutes les lignes de RER (A, B, C, D et E) avec parfois moins d’un train sur trois. A l’international, deux trains sur cinq rouleront – sauf pour les Eurostar et Thalys pour lesquels le trafic sera quasi normal.

   


La situation sera fortement variable selon les régions : pour les TGV, les lignes de l’axe atlantique (deux trains sur cinq), de l’axe nord ou sud-est (un train sur trois) seront particulièrement touchées. Même chose pour les trains Intercités, avec seulement un train sur six pour les lignes Paris-Rouen-Le Havre, Paris-St-Quentin-Maubeuge, ou Bordeaux-Marseille.
En Ile-de-France pour les lignes Transilien, et pour les lignes Intercités, la SNCF conseille aux voyageurs « de privilégier des itinéraires alternatifs ou de reporter leur voyage dans la mesure du possible ».
Début de la « vot’action » organisée par les syndicats
Les syndicats de la SNCF avaient appelé ces derniers jours à faire du lundi 14 mai une « journée sans cheminots » avec un « objectif zéro train ».
Selon la SNCF, il y a eu « des menaces d’exactions et blocages de gares » qui pourraient « se traduire par l’occupation de voies, de locaux, de gares ». « Si de telles exactions devaient avoir lieu, SNCF fera preuve d’une grande fermeté », a indiqué la direction de la SNCF dans un communiqué.
Cette journée de grève contre la réforme ferroviaire, la 18e depuis mars, marquera aussi le début d’une « vot’action », une consultation d’une semaine auprès des cheminots pour savoir s’ils sont « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ».
La neuvième séquence de grève à la SNCF débutée samedi soir doit s’achever mardi à 7 h 55. Les prochaines journées de mobilisation à la SNCF sont prévues pour vendredi 18 et samedi 19 mai.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/13/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Il était plus rapide de faire Paris-Le Havre en 1974 qu’en 2018. Les clients qui empruntent cette ligne pour aller travailler racontent leur « vie rythmée par le train ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/05/13/19-5">
<filnamedate="20180513"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180513"><AAMMJJHH="2018051319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Près de 300 000 « navetteurs » empruntent chaque année cette ligne pour rejoindre leur travail à Paris. Leur temps de trajet s’est allongé au fil des ans.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Pour les clients SNCF du Paris-Le Havre, « la grève et ses retards, c’est tous les jours de l’année »

Près de 300 000 « navetteurs » empruntent chaque année cette ligne pour rejoindre leur travail à Paris. Leur temps de trajet s’est allongé au fil des ans.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 10h25
    |

            Cécile Bouanchaud (Rouen, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Tous les matins, quand Karine arrive au travail, elle a droit aux félicitations de ses collègues. Car ceux-ci « savent qu’arriver à l’heure au travail tient de l’exploit » pour cette Rouennaise de 35 ans. Assistante sociale auprès de personnes âgées dans les 11e, 12e et 20e arrondissements de Paris, elle effectue trois jours par semaine, depuis huit ans, 250 kilomètres en train sur la ligne Le Havre-Paris.
La journée de cette mère de famille de deux enfants commence bien avant celle de ses collègues. Dans la douceur du début de mois de mai, il est six heures, la nuit se dérobe à peine, quand sa fine silhouette apparaît sur le parvis de la gare de Rouen. A l’intérieur, une trentaine de personnes éclairées par la lumière des néons s’agglutinent déjà autour des écrans d’affichage des horaires.
A l’instar de Karine, près de 300 000 clients, appelés « navetteurs », empruntent chaque année cette ligne pour gagner la capitale et leur travail. Si tous ont fait le calcul – d’apparence séduisant – de bénéficier d’un meilleur cadre de vie, au prix d’environ deux heures trente de train chaque jour, la réalité est venue se cogner à cet idéal.

« Parmi les plus défaillantes du réseau ferroviaire »
Ligne « vétuste », « pas fiable », « délaissée », « triste »… d’une même voix, les clients rencontrés au gré des arrêts déplorent la détérioration de leurs conditions de voyage. « Les lignes normandes comptent parmi les plus défaillantes du réseau ferroviaire », reconnaît un cadre de la compagnie, qui évoque pêle-mêle la saturation du trafic ferroviaire dans les métropoles, la multiplication des arrêts en gare ou la vétusté des trains. 

A rebours de nombreuses régions, qui ont vu ces dernières années les temps de trajet ferroviaire raccourcir, la Normandie voit les siens se rallonger. « Quand on regarde les grandes villes, toutes se sont...




                        

                        


<article-nb="2018/05/13/19-6">

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Des solutions existent afin de permettre un héritage équitable explique Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales de l’Union financière de France.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Familles recomposées : comment assurer l’équité entre tous les enfants au moment de la transmission ?

Des solutions existent afin de permettre un héritage équitable explique Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales de l’Union financière de France.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 07h00
    |

Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales chez UFF







                        



   


Question à un expert En France, la loi prévoit que tous les enfants sont héritiers réservataires de leurs parents. Une part minimale leur est réservée : une demie en présence d’un seul enfant, deux tiers pour deux enfants, trois quarts pour trois enfants et plus. Soyez vigilant, cependant : en présence d’enfants d’un mariage précédent, la loi prévoit que le conjoint survivant percevra un quart du patrimoine du défunt en pleine propriété. Dans ce cas, seuls les enfants du dernier mariage seront susceptibles de recevoir ce patrimoine au décès du parent survivant.
Heureusement, des solutions existent afin d’assurer l’équité entre tous les enfants. Le parent des enfants d’un premier mariage peut, par exemple, rédiger un testament destiné à priver le conjoint survivant de ce quart en pleine propriété. Au décès du parent concerné, son patrimoine sera donc réparti équitablement entre tous ses enfants.

        Lire aussi :
         

                Déclaration de revenus 2017 : les choix de dernière minute qui peuvent alléger l’imposition



Il est également possible de rédiger un contrat d’assurance-vie au profit des enfants du premier mariage destiné à compenser la part qui serait transmise par le conjoint survivant aux enfants du second mariage. Le conjoint a aussi la possibilité d’adopter les enfants du premier mariage de son conjoint ; ainsi, tous les enfants auront les mêmes droits au moment de la succession. Enfin, une donation entre époux ou une société civile aux statuts adaptés peuvent représenter des solutions pertinentes. Si l’objectif recherché est d’assurer l’équité entre tous les enfants, il est important de bien connaître ces règles pour prendre les bonnes dispositions patrimoniales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La SNCF a détaillé les prévisions de trafic pour la journée du dimanche 13 mai, 17e jour de mobilisation des cheminots contre la réforme ferroviaire depuis mars.
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Grève à la SNCF : un TGV et un Transilien sur deux circuleront dimanche

La SNCF a détaillé les prévisions de trafic pour la journée du dimanche 13 mai, 17e jour de mobilisation des cheminots contre la réforme ferroviaire depuis mars.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 18h49
   





                        


Le trafic ferroviaire sera une nouvelle fois perturbé dimanche 13 mai avec la 17e journée de grève à la SNCF depuis mars. Cinquante pour cent des TGV et des Transilien circuleront, ainsi que deux TER sur cinq, selon les prévisions de la direction publiées samedi. Les Intercités seront plus fortement touchés, avec un train sur trois en circulation, en moyenne.
En Ile-de-France, le trafic sera perturbé avec, en moyenne, un train sur deux pour les RER A et B, et un train sur trois pour le RER C. A l’international, il y aura un train sur deux, avec un trafic « normal » pour les Eurostar et « quasi normal » pour les Thalys.
Les prévisions de trafic sont très contrastées selon les régions, avec par exemple un TGV sur quatre pour les lignes de l’axe nord ou un sur six pour les axes intersecteurs (qui ne passent pas par une gare parisienne). Même chose pour les trains Intercités, où le trafic sera « très perturbé », selon la SNCF, pour les lignes Bordeaux-Marseille, Paris-St-Quentin-Maubeuge, Paris-Nevers, ou encore Paris-Caen-Cherbourg.
Début de la « vot’action » lundi
Les syndicats de la SNCF lanceront lundi 14 mai une « vot’action », une consultation d’une semaine auprès des cheminots pour savoir s’ils sont « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ». Ils appellent également à un autre temps fort le même jour, une « journée sans cheminots » ayant pour « objectif zéro train ».
La SNCF n’a pas encore détaillé les conditions de circulation pour lundi, mais la journée s’annonce « plus dure » que les précédentes, a affirmé le directeur général adjoint du groupe SNCF Mathias Vicherat lors d’une conférence de presse, lequel a évoqué « une journée particulière avec une forme de sursaut de mobilisation ».

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », estime indispensable de lutter contre la discrimination entre collègues. En particulier à la cantine.
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édition abonné


« En entreprise, les regroupements à table sont hélas représentatifs d’un certain instinct grégaire »

Dans sa chronique, Annie Kahn, journaliste au « Monde », estime indispensable de lutter contre la discrimination entre collègues. En particulier à la cantine.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 16h16
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            

Il est de bon ton aujourd’hui de vanter les mérites de la diversité. Et particulièrement dans le monde du travail. Outre le fait que s’engager en faveur de la diversité apparaît plus moral, plus équitable, cette attitude serait aussi plus rentable. De nombreuses études ont en effet démontré la meilleure productivité et créativité d’équipes aux profils variés : diversité d’origine, d’âge, de genre, de milieu social, de centres d’intérêt, etc.
Et pourtant, que d’occasions perdues ! Rien de tel que d’observer les mœurs et coutumes des cantines et autres restaurants d’entreprise ou lieux propices à la prise d’un repas en commun pour s’en convaincre. L’entre-soi le plus strict y est la règle.
On se retrouve entre personnes d’un même service, d’un même groupe d’âge, d’un statut social voire hiérarchique équivalent, d’origines semblables. Vous êtes-vous écarté depuis quelques mois, voire quelques années, de la communauté d’intérêt à laquelle vous apparteniez ? Le changement est immédiat. Vous voici exclu du groupe.
Tisser des liens
Alors qu’il est bien connu que prendre un repas en commun est l’une des meilleures occasions de tisser des liens. Les milieux d’affaires le savent depuis longtemps. Les architectes de bureaux également, qui prévoient des mini-cuisines à la disposition du personnel, selon un modèle popularisé par ­Google et d’autres entreprises de la Silicon Valley. Et, depuis quelques années, la préparation dudit repas est même devenue une activité prônée par les consultants pour renforcer l’esprit d’équipe. Au même titre que les défis de saut à l’élastique d’hier. A condition de ne pas pousser le bouchon trop loin.
« Les membres d’une équipe qui socialisent uniquement entre eux risquent de se retrouver déconnectés du reste de l’organisation et du monde extérieur », avertit le sociologue américain Kevin Kniffin.
Rares sont les sociologues qui se sont intéressés à cette question. Dans un article de la revue Le Mouvement social...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le choix français pour le nucléaire est d’autant plus périlleux qu’il est économiquement dépassé par d’autres sources d’énergie, affirme l’économiste Aurélien Saussay dans une tribune au « Monde ».
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édition abonné


Energie : « L’entêtement français sur la voie du nucléaire est une stratégie risquée »

Le choix français pour le nucléaire est d’autant plus périlleux qu’il est économiquement dépassé par d’autres sources d’énergie, affirme l’économiste Aurélien Saussay dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    12.05.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 13h03
    |

Aurélien Saussay (Economiste et responsable du pôle environnement à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE, Sciences Po))







                        



                                


                            

[La préférence française pour le nucléaire est au cœur du débat public qui a lieu jusqu’au 30 juin sur la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE).]
Tribune. Avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), en débat public jusqu’au 30 juin, la France semble devoir renouveler ses vœux de fidélité au nucléaire. Les tenants du statu quo avancent des arguments surtout économiques. Seule l’électricité nucléaire, fleuron de la technologie française, serait capable de répondre à nos besoins pour un coût raisonnable, tout en n’émettant pas de gaz à effets de serre.
La santé économique de la filière n’est pourtant guère rassurante. Contrairement aux espoirs d’une « renaissance » soulevés en 2007 lors du lancement du chantier de l’EPR à Flamanville, la décennie écoulée s’est avérée désastreuse pour le nucléaire français et international. Areva, qui avait assuré la conception et la maîtrise d’ouvrage de l’EPR, s’est trouvée dans une situation critique, en 2016, après avoir subi une perte cumulée de 10 milliards d’euros de 2011 à 2015. Seule l’injection de près de 5 milliards d’euros par l’Etat et une restructuration drastique a sauvé de la faillite l’entreprise.
De très nombreux projets de réacteurs ont été annulés ces dernières années, au Brésil, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis. Principale exception : la Chine, avec 20 réacteurs en construction et 60 autres projetés pour la décennie à venir. Le premier EPR mis en service au monde se trouvera d’ailleurs dans le sud-est de la Chine. En dehors de cette spécificité chinoise, comment expliquer la déroute, en France comme à l’étranger, d’une industrie promise au plus bel avenir il y a seulement dix ans ?
Des tendances structurelles qui minent la compétitivité
La fusion de trois des quatre réacteurs de la centrale de Fukushima en mars 2011 a certes joué un rôle majeur dans ce revirement. Les terribles conséquences de l’accident...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La France ne peut délaisser, au nom de ses difficultés actuelles, un savoir-faire technologique prisé sur les marchés étrangers, défend Claude Jaouen, ancien cadre d’Areva, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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Energie : « Au-delà de la situation conjoncturelle, l’industrie nucléaire française a des atouts indéniables »

La France ne peut délaisser, au nom de ses difficultés actuelles, un savoir-faire technologique prisé sur les marchés étrangers, défend Claude Jaouen, ancien cadre d’Areva, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    12.05.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 13h02
    |

Claude Jaouen (Ancien cadre d'Areva)







                        



                                


                            

[La préférence française pour le nucléaire est au cœur du débat public qui a lieu jusqu’au 30 juin sur la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE).]
Tribune. Le succès à l’international de l’industrie nucléaire française depuis de nombreuses années représente un gain significatif pour l’économie nationale. Les choix qui seront faits d’ici à la fin 2018 sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) seront déterminants pour les années à venir, en termes d’emplois et de balance commerciale.

Avec une rentabilité obérée par des investissements non rentables, la crise financière et l’accident nucléaire provoqué par le tsunami qui a dévasté la côte nord-est du Japon en mars 2011, Areva a dû se restructurer et être recapitalisé. L’industrie nucléaire a également subi les aléas inévitables lorsque l’on redécouvre, après vingt ans sans construction majeure d’infrastructures en Europe, le métier des grands projets et les effets classiques des prototypes ou de têtes de série, dans un référentiel réglementaire non stabilisé.
Tout cela fait beaucoup, et le doute s’est installé. Les bonnes nouvelles passent inaperçues, et l’ensemble de la filière est fragilisé.
Des emplois qualifiés pérennes
Mais qu’observe-t-on dans les filières éolienne et solaire photovoltaïque, malgré une volonté forte et des subventions significatives ? Danois et Allemands dominent le marché de l’éolien terrestre, les technologies offshore d’Alstom et Areva ont été reprises respectivement par ­General Electric et Siemens, le marché des panneaux photovoltaïques est largement dominé par la Chine – ce qui contribue d’ailleurs à sa compétitivité coût. Bref, dans ces domaines, les emplois ­qualifiés ne sont pas en France ! Il faut bien sûr développer les énergies alternatives, mais pas à n’importe quel prix, et en fonction de ce qu’elles peuvent réellement apporter.
Cette industrie représente aujourd’hui...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le consultant Jacques Marceau explique qu’il existe des solutions innovantes pour consommer moins d’énergie, pour l’instant ignorées par les pouvoirs publics.
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Energie : « Il est aujourd’hui techniquement possible de stocker l’été la chaleur dans le sol pour la restituer l’hiver »

Dans une tribune au « Monde », le consultant Jacques Marceau explique qu’il existe des solutions innovantes pour consommer moins d’énergie, pour l’instant ignorées par les pouvoirs publics.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 12h59
    |

Jacques Marceau (Membre du conseil scientifique de l’Institut de la souveraineté numérique)







                        



                                


                            

[La préférence française pour le nucléaire est au cœur du débat public qui a lieu jusqu’au 30 juin sur la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE).]
Tribune. Obnubilés que nous sommes par les gaz d’échappement de nos voitures, nous avons presque oublié qu’en France, le bâtiment engloutit à lui seul 45 % de l’énergie consommée et est responsable de 27 % des émissions de gaz à effet de serre, dont une grande partie due au chauffage et la climatisation. Les solutions jusqu’à présent imaginées se bornent à agir sur l’enveloppe du bâtiment, alors qu’il est aujourd’hui techniquement possible de stocker la chaleur l’été dans le sol pour la restituer l’hiver, notamment grâce à l’intelligence artificielle.

Pour réussir la décarbonation des bâtiments, il faut bien sûr favoriser la construction de bâtiments thermiquement vertueux, mais aussi limiter l’émission de gaz à effet de serre associée à leur consommation énergétique.
Sortir de la doxa
La première et malheureusement trop souvent unique méthode utilisée en conception comme en rénovation des bâtiments est l’isolation de l’enveloppe. Depuis des années, les pouvoirs publics encouragent le recours à des procédés, matériaux et technologies visant à isoler le bâtiment en déployant tout un arsenal de normes, d’avantages fiscaux et autres subventions.
Dans ce contexte, le développement des énergies renouvelables (ENR) est une opportunité historique, à condition de palier leur intermittence grâce à des solutions de stockage adaptées, qui devront être peu émettrices de carbone.
Mais politiques et professionnels du bâtiment oublient qu’il existe un autre levier d’action avec la décarbonation de la production de chaleur ou de froid. Un levier efficace tant d’un point de vue économique qu’environnemental, qui requiert la mise en œuvre de systèmes énergétiques le plus décarbonés possible, qui consommeront une énergie peu polluante, ce qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Dominique Finon et l’ingénieur Henri Prévot expliquent que le gouvernement doit retourner aux fondamentaux de l’analyse des coûts et des bénéfices, pour renoncer à une réduction de la part du nucléaire qui ne repose que sur des critères politiques.
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Energie : « Une réduction du nucléaire à 50 % serait l’amorce d’une dynamique de pertes d’apprentissage technologique et industriel »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Dominique Finon et l’ingénieur Henri Prévot expliquent que le gouvernement doit retourner aux fondamentaux de l’analyse des coûts et des bénéfices, pour renoncer à une réduction de la part du nucléaire qui ne repose que sur des critères politiques.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 13h05
    |

Dominique Finon (Directeur de recherche CNRS émérite, économiste des marchés électriques et des politiques énergie-climat) et Henri Prévot (Ingénie...







                        



                                


                            

[La préférence française pour le nucléaire est au cœur du débat public qui a lieu jusqu’au 30 juin sur la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE).]
Tribune. Un des principaux thèmes du débat public en cours sur la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE) est le choix d’évolution du mix électrique dans les quinze prochaines années. Or, selon les documents qui encadrent le débat, celui-ci est enfermé dans un carcan normatif dont on ne semble pas devoir sortir en dépit du pragmatisme affiché, en décembre 2017, par le président de la République et son ministre de la transition écologique, ­Nicolas Hulot, lorsqu’ils ont reporté sine die l’échéance de l’objectif de 50 % de nucléaire dans la consommation française. Le débat sur la PPE est, en effet, posé de façon fermée avec cet objectif glissant, complété par celui de 40 % d’énergies renouvelables (ENR). Les participants au débat sont juste autorisés à proposer quelques nuances à deux des scénarios prospectifs que le gouvernement a demandés à RTE d’élaborer sur cette base.

La position du président serait de « descendre le plus vite possible vers 50 % de nucléaire, mais à condition de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre » (Le Monde du 13 décembre 2017). Mais pourquoi ce chiffre ? Certes, il est inscrit dans la loi de transition énergétique. Mais quelle en est la raison, si ce n’est un compromis politique bancal qui n’a plus de raison d’être depuis l’élection du nouveau président il y a un an ? ­Pourquoi serait-il préférable à 30 %, ou à 75 % comme actuellement ? Pourquoi devrait-il être atteint « le plus vite possible », alors que le nucléaire répond à l’impératif climatique ?
Il n’existe aucune étude technico-économique indiquant que ce chiffre est un optimum, tant pour le coût de l’électricité que pour la sécurité de l’approvisionnement, et encore moins pour le maintien des émissions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revient sur les jubilés, ces décisions politiques qui pendant des millénaires, de la Mésopotamie à la Rome républicaine, ont permis, avec l’annulation de certaines dettes, d’éviter la polarisation excessive de la société.
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« Réfléchir à une mesure “disruptive” bénéficiant au plus grand nombre et à la stabilité sociale »

Dans cette chronique, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revient sur les jubilés, ces décisions politiques qui pendant des millénaires, de la Mésopotamie à la Rome républicaine, ont permis, avec l’annulation de certaines dettes, d’éviter la polarisation excessive de la société.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h30
    |

                            Pierre-Cyrille Hautcoeur (Directeur d'études à l'EHESS)








                        



                                


                            
Recherches. La crise financière de 2007 a été attribuée à un excès d’accumulation de dettes tant privées que publiques, et les systèmes financiers sont encore considérés comme fragiles par beaucoup de spécialistes. Une des raisons de cette fragilité se trouve dans la situation des ménages, dont les dettes n’ont en France jamais été aussi élevées par rapport à leurs revenus, notamment celles des classes moyennes. Elles sont structurellement débitrices pour l’acquisition de leurs logements, mais leurs revenus ont stagné et leurs impôts ont augmenté, à l’inverse du « 1 % » des plus riches.
la fragilisation de catégories sociales, historiquement soutiens fervents de la démocratie parlementaire, n’est pas sans lien avec l’affaiblissement de celle-ci face aux populismes
Si la baisse des taux d’intérêt allège l’endettement, elle conduit aussi à la hausse du prix du logement, qui reste pour beaucoup aussi inaccessible que nécessaire. Or la fragilisation de ces catégories sociales, historiquement soutiens fervents de la démocratie parlementaire, n’est pas sans lien avec l’affaiblissement de celle-ci face aux populismes.
Comme le montre Michael Hudson, professeur d’économie à l’université du Missouri, dans And Forgive them their Debts – Credit and Redemption from Bronze Age debt Remissions to the Jubilee year (à paraître cet été), des décisions politiques d’annulation des dettes (les « jubilés » bibliques) ont pendant des millénaires permis d’éviter la polarisation excessive de la société, et notamment la confiscation du pouvoir par les grands propriétaires au détriment des plus petits.
Réduire le fardeau des dettes
Pratiqué chez les Sumériens dès 2500 avant J.-C. à Babylone, en Assyrie durant tout le premier millénaire avant notre ère, inscrite dans le Lévitique, utilisé par les tyrans des cités grecques archaïques puis dans la Rome républicaine, le jubilé ne consistait pas en une annulation générale des dettes, qui aurait certainement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La direction du groupe automobile français et le syndicat allemand IG Metall sont en conflit ouvert depuis plusieurs semaines.
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Dialogue social : le choc des cultures entre PSA et Opel

La direction du groupe automobile français et le syndicat allemand IG Metall sont en conflit ouvert depuis plusieurs semaines.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h15
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

La méthode de Carlos Tavares est-elle en train de compromettre l’avenir d’Opel ? Le conflit qui dure depuis plusieurs semaines entre la direction du groupe PSA et sa nouvelle filiale allemande, Opel, prend une tournure inquiétante. Entre les représentants du personnel, le syndicat IG Metall et la direction du groupe automobile français, l’incompréhension a atteint son paroxysme et illustre le gouffre entre deux cultures de dialogue social dans l’entreprise.
Le dirigeant portugais entend redresser Opel avec la même rapidité qu’il l’a fait pour PSA : la marque à l’éclair, qui n’a pas gagné un euro depuis 1999, doit dégager une marge opérationnelle de 2 % d’ici à 2020, selon ses plans. Pour ce faire, PSA est parvenu à des compromis sur les salaires avec les employés de tous ses sites Opel-Vauxhall en Europe… sauf en Allemagne, le cœur de la marque. Là, PSA a dû accepter à contrecœur d’adopter la nouvelle convention collective négociée en février, qui a accordé 4,3 % d’augmentation pour tous les salariés de l’industrie.

Depuis, une épreuve de force est engagée entre la direction et le syndicat allemand pour obtenir des contreparties à ces hausses de salaire. Pour s’imposer, PSA et la direction d’Opel ont ouvert un généreux guichet de départs volontaires et entretiennent le flou sur l’activité à venir des trois sites du groupe en Allemagne : Rüsselsheim, Eisenach et Kaiserslautern, qui emploient au total 19 000 personnes.
Malaise grandissant
Du côté du syndicat IG Metall et du Betriebsrat d’Opel (le conseil de représentation des salariés), cette manière de faire passe mal. Le plan de départs volontaires est jugé excessif. Ils arguent que la tradition de dialogue social outre-Rhin prévoit bien qu’une entreprise en difficulté économique puisse s’affranchir temporairement de certaines conditions prévues par une convention collective, à condition que la direction ouvre ses comptes et présente aux représentants des salariés un plan...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Fini les horaires imposés de la télévision, l’arrivée de la plate-forme américaine a révolutionné les usages des consommateurs.
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« Etre abonné à Netflix, c’est faire partie d’une communauté »

Fini les horaires imposés de la télévision, l’arrivée de la plate-forme américaine a révolutionné les usages des consommateurs.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 15h27
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

C’est un aveu qui ressemble à ceux recueillis sur le divan : Netflix a tué la télévision de papa, si l’on en croit les près de 300 témoignages recueillis à la suite d’un appel lancé sur Lemonde.fr. Christophe Capeyron était un fidèle de Canal+ de plus de vingt ans : une chaîne de télévision payante dont ses parents étaient clients depuis sa création le 4 novembre 1984. A l’époque, c’était le phénomène du paysage audiovisuel français dont Netflix, avec ses séries vedettes comme Narcos, Dark ou La Casa de Papel, est le pendant, trente ans plus tard.
« Binge-watching », « binge-racing », « Netflix-cheating »
Quand M. Capeyron, cadre commercial, habitant à Epinal, a choisi la plate-forme américaine, il a programmé la fin du lien « familial » avec Canal+ : en septembre, lorsque son abonnement viendra à échéance. « On ne regarde plus Canal, seul le replay survit dans la maison. » Le passage des générations… C’est ce que pense aussi Thomas Ladouce, professeur des écoles de 35 ans. Une nouvelle époque s’engage : avant, c’était « des programmes qui ne m’intéressaient pas pour la plupart (télé-réalité, etc.), le tout entrecoupé de pubs de plus en plus nombreuses » ; « des programmes TV qui ne démarrent pas à l’heure et donc un film qui se termine vers 23 heures ». C’est désormais l’ère du binge-watching, qui consiste à finir de regarder une série dans la semaine suivant le début du visionnage, du binge-racing – finir en vingt-quatre heures tous une saison dès sa sortie –, du Netflix-cheating – regarder des épisodes seul alors qu’on avait commencé en couple…

« Quand je veux, ce que je veux, où je veux »
Fini donc les horaires imposés de la télévision linéaire, désormais il est possible d’être le maître des écrans, chez soi ou à l’extérieur, avec toutes sortes d’écrans. Au total, Netflix est compatible avec 1 700 types...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ L’Etat hébreu, né officiellement en mai 1948, est confronté à de fortes disparités de revenus et de niveau de vie.
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En soixante-dix ans, Israël a construit une économie robuste mais inégalitaire

L’Etat hébreu, né officiellement en mai 1948, est confronté à de fortes disparités de revenus et de niveau de vie.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h59
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Officiellement né le 14 mai 1948, Israël a matière à célébration pour son soixante-dixième anniversaire : une croissance solide (3,4 % en 2017), un chômage au plus bas (4,2 % de la population active), des finances publiques saines et une réputation d’excellence mondiale dans les technologies. Des prouesses remarquables pour un pays en état de guerre presque permanent, faiblement doté en ressources naturelles et dont l’économie faillit s’effondrer, dans les années 1980, sous le coup d’une hyperinflation.
« On peut marquer un temps d’arrêt et regarder en arrière avec satisfaction », louait, il y a quelques semaines, Karnit Flug, la gouverneure de la Banque d’Israël. Parmi les plus belles réussites figure sans conteste le savoir-faire développé par l’Etat hébreu dans le domaine de l’innovation. L’an dernier, les levées de fonds des firmes technologiques nationales ont atteint un niveau record (5,24 milliards de dollars, soit 4,4 milliards d’euros).
Au Nasdaq, la Bourse des valeurs technologiques américaines, ce pays de seulement 8,5 millions d’habitants se classe troisième, derrière les Etats-Unis ou la Chine, en matière de sociétés cotées. Les géants de la high-tech américaine sont d’ailleurs solidement implantés en Israël : d’Intel à Google ou Facebook, pas une multinationale qui n’ait son centre de recherche (R&D) et son incubateur entre Tel-Aviv (ouest) et Haïfa (nord).

« Globalement, si l’on regarde sur 70 ans, c’est une “success story” », estime l’économiste Eytan Sheshinski. Au rang des faits les plus marquants, ce professeur à l’université hébraïque de Jérusalem cite l’absorption réussie de centaines de milliers d’immigrants. Ceux de l’ex-URSS, venus en masse à partir de la fin des années 1980 et souvent très diplômés, jouèrent un rôle déterminant dans l’établissement d’un Israël de la connaissance.
Nombreux laissés-pour-compte
Le sous-investissement dont souffre le pays dans l’éducation et les infrastructures...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Malgré la menace, les groupes audiovisuels français ont des difficultés à s’entendre.
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En France, une riposte crédible à Netflix peine à s’organiser

Malgré la menace, les groupes audiovisuels français ont des difficultés à s’entendre.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h37
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 10h49
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            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Faire émerger un Netflix français ou européen… Tout le monde en rêve, mais personne n’assume, aujourd’hui, cet objectif. La montée en puissance du géant américain intimide : ces derniers mois, il recrute, en France, environ 100 000 abonnés par mois, et espérait en atteindre 3,5 millions fin mars, selon Libération.
Arrivé en France en 2015, le groupe Netflix y a d’abord été vu comme un concurrent pour la plate-forme de vidéo à la demande par abonnement Canalplay, puis comme une menace pour le service premium de sa maison mère, Canal+, qui compte 4,95 millions d’abonnés. « Aujourd’hui, tout le monde prend conscience que Netflix concurrence l’ensemble des chaînes de télévision, explique un cadre du secteur. Le sujet n’est pas de prendre la place de Netflix, mais de l’empêcher de prendre la nôtre ! »

Malgré ce sentiment d’urgence, voire de panique, élaborer une riposte crédible reste difficile. France Télévisions en fait l’expérience, bien que sa présidente, Delphine Ernotte, ait annoncé, dès 2015, vouloir créer une plate-forme de vidéo à la demande par abonnement. L’entreprise publique a d’abord constaté qu’il était impossible de construire un service avec ses homologues européens, car aucune chaîne ne possède les droits de diffuser sur tout le continent les séries et films qu’elle finance. Et, à l’échelle française, acheter un catalogue d’œuvres attrayant est jugé trop cher et difficile à rentabiliser par France Télévisions.
Les discussions avec TF1 et M6 « avancent bien »
L’équipe de Mme Ernotte a obtenu des grands producteurs qu’ils mettent quand même à disposition leurs programmes, de façon non exclusive, en échange d’une part – environ 20 % – des revenus des abonnements. Mais, après avoir accumulé les retards, France Télévisions a fini par mettre le projet « en pause » : la direction et Matignon ont estimé qu’il était difficile, pour l’entreprise publique, de porter un tel service...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La plate-forme américaine de vidéo à la demande Netflix veut investir près de 7 milliards d’euros dans l’audiovisuel et le cinéma en 2018.
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Sortie en salles ou diffusion sur petit écran ? Le dilemme des réalisateurs à Cannes

La plate-forme américaine de vidéo à la demande Netflix veut investir près de 7 milliards d’euros dans l’audiovisuel et le cinéma en 2018.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 10h48
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            Nicole Vulser (Cannes, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Netflix, le grand absent, mis au ban du 71e Festival de Cannes ? Pas tant que cela. Certes, la plus grande plate-forme mondiale de vidéo par abonnement s’est exclue d’elle-même en refusant de sortir ses films en salles dans l’Hexagone avant de les mettre à la disposition des internautes, comme le prévoit le nouveau règlement de la compétition.
C’est la raison pour laquelle plusieurs longs-métrages qu’elle a financés n’ont pu figurer dans la sélection, comme The Other Side of the Wind – celui laissé inachevé par Orson Welles et terminé par Peter Bogdanovich, avec le producteur Frank Marshall – ou encore Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron, Hold the Dark, de l’Américain Jeremy Saulnier, et Norway, du Britannique Paul Greengrass.

Pourtant, si aucun des grands patrons de Netflix n’a fait le déplacement à Cannes, les affaires, elles, se poursuivent. Ainsi, l’entreprise y a envoyé une importante délégation de vingt-six acheteurs et professionnels du marketing venus des Etats-Unis et d’Europe dans le cadre du Marché du film. A titre de comparaison, Amazon n’en a missionné que dix-sept.
Netflix a la ferme intention de poursuivre ses emplettes (3 000 longs-métrages sont en vente au Marché) afin d’enrichir l’offre proposée à ses 125 millions d’abonnés dans le monde. Tous les vendeurs internationaux redoublent d’efforts pour séduire la plate-forme, devenue l’un des principaux acheteurs planétaires de droits de films en vidéo. Ses premières offres concernaient surtout le marché américain.
Martin Scorsese, cas emblématique
En revanche, les négociations en cours depuis plusieurs mois pour l’acquisition, par Netflix, d’EuropaCorp, le studio de Luc Besson, semblent avoir achoppé définitivement sur la Croisette, faute d’accord sur la valorisation du catalogue. Le fait que l’entreprise française repose strictement sur les épaules du réalisateur aurait également pesé dans la balance. Netflix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le volume de ce fruit sec passé au casse-noix a progressé de près de 50 % depuis 2010. Il a même dépassé les 700 000 tonnes de noix décortiquées. La poussée de fièvre du prix de l’amande de cajou échauffe les esprits, explique la chroniqueuse Laurence Girard.
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« En quelques années, la noix de cajou a bousculé l’ordre établi »

Le volume de ce fruit sec passé au casse-noix a progressé de près de 50 % depuis 2010. Il a même dépassé les 700 000 tonnes de noix décortiquées. La poussée de fièvre du prix de l’amande de cajou échauffe les esprits, explique la chroniqueuse Laurence Girard.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h28
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            Laurence Girard








                        



                                


                            

Matières premières. Craquer pour les noix de cajou. A l’apéritif. Comme aux repas. Que l’on soit adepte des régimes végans ou simples gourmands. Les rangs des consommateurs prêts à croquer le fruit de l’anacardier n’ont cessé de s’étoffer ces dernières années. Au point que le volume de ce fruit sec passé au casse-noix a progressé de près de 50 % depuis 2010. Il a même dépassé les 700 000 tonnes de noix décortiquées.
En quelques années, le cajou a bousculé l’ordre établi. Il a broyé la superbe des pistaches, noix et noisettes, leur grillant la politesse dans la liste de prédilection des consommateurs. Seule l’amande lui tient encore la dragée haute. Même au pays où l’amande est reine, les Etats-Unis, les importations du fruit de l’anacardier ont encore progressé de 10 % en 2017. Ou comment varier l’assortiment de boissons végétales, dont les Américains sont de plus en plus friands.

Cet engouement n’a pas échappé aux planteurs africains. D’autant que la courbe du prix de la noix de cajou s’est orientée à la hausse. Résultat, la Côte d’Ivoire a décroché le cocotier, devenant le premier producteur mondial de ce fruit à coque, devant l’Inde et le Vietnam. Un titre qu’elle a défendu en 2017, avec une récolte de 711 200 tonnes, selon les estimations de l’organisme N’Kalo. Mais les concurrents se pressent au portillon. Au Burkina Faso, en Guinée-Bissau, au Ghana, en Guinée, au Mozambique ou au Sénégal, l’anacardier a la cote. Parfois au détriment du cacaoyer, qui broie du noir.
Poussée de fièvre
La poussée de fièvre du prix de l’amande de cajou, avec un pic atteint en juin 2017, à plus de 10 000 dollars (8 400 euros) la tonne, échauffe les esprits. Chacun souhaite se faire du beurre avec la noix. L’Etat ivoirien a fixé un prix minimum aux planteurs de 500 francs CFA (0,76 euro) le kilo en 2018. Quand son voisin ghanéen a fixé la barre à 1 000 francs CFA le kilo, ou le Burkina à 900 francs CFA. Sans surprise, les cajous...




                        

                        

