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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le jeune homme, Khamzat Azimov, abattu par les policiers juste après l’attaque, est un Français né en novembre 1997, en Tchétchénie. Il était fiché « S » depuis 2016.
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Qui est Khamzat Azimov, l’auteur de l’attentat au couteau qui a fait un mort à Paris ?

Le jeune homme, Khamzat Azimov, abattu par les policiers juste après l’attaque, est un Français né en novembre 1997, en Tchétchénie. Il était fiché « S » depuis 2016.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 17h12
   





                        



   


L’auteur de l’attaque au couteau revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI), qui a tué un passant samedi 12 mai à Paris, est un Français de 20 ans, qui était fiché « S ». Comme il est habituel dans les affaires de terrorisme, les parents du suspect ont été placés en garde à vue dimanche. Le domicile familial, rue Pajol dans le 18e arrondissement, a été perquisitionné, selon une source proche du dossier.
Le jeune homme, Khamzat Azimov, abattu par les policiers juste après l’attaque, est un Français né en novembre 1997 en Tchétchénie, une république musulmane russe du Caucase, théâtre de deux guerres dans les années 1990 et 2000.

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Khamzat Azimov est arrivé en France avec ses parents au début des années 2000, période à laquelle cette république musulmane russe du Caucase traversait une deuxième guerre, après celle des années 1990. Il grandit à Nice, puis à Strasbourg, dans le quartier populaire d’Elsau, où vit une importante communauté tchétchène, selon une source proche du dossier. En 2004, la famille bénéficie du statut de réfugiés, avant que la mère n’obtienne la nationalité française six ans plus tard, permettant ainsi la naturalisation de son fils, alors âgé de 13 ans. La demande de naturalisation du père, séparé de sa femme, est, elle, refusée.
Selon les informations du Monde, cette famille n’a pas été protégée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) qui a rejeté sa demande. Elle a obtenu son statut de réfugié dans un second temps en faisant appel de cette décision devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).
Suivi « léger »
En 2016, alors qu’il est âgé de 19 ans, il apparaît dans les radars des services antiterroristes en raison de ses liens avec un groupe de jeunes souhaitant gagner la Syrie, dans lequel figure un autre Tchétchène. Durant l’été, il est fiché « S » (pour « sûreté de l’Etat ») et inscrit au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste. Dans le groupe qu’il fréquente, parmi lesquels se trouvent deux Tchétchènes suivis par la DGSI, Khamzat Azimov apparaissait comme un « suiveur », un personnage secondaire, selon une source proche des services de renseignement.
Pour autant, il fait l’objet, lui aussi, d’un suivi de la DGSI. Son cas est régulièrement évoqué dans les groupes d’évaluation départementaux (GED), chargés d’estimer le degré de radicalisation des personnes inscrites au FSPRT. Il s’agit toutefois d’un suivi « léger », car rien dans son comportement où ses activités sur les réseaux sociaux ne permet d’en faire un « objectif prioritaire ».

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                Hommage aux forces de l’ordre et polémique : les réactions à l’attentat au couteau à Paris



« Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. Le jeune homme avait été « entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle, car il connaissait un homme lui-même en lien avec quelqu’un parti en Syrie », a rapporté une source proche de l’enquête. Peu avant son passage à l’acte, le jeune homme avait rejoint le domicile parental, à Paris, où ses parents s’étaient, semble-t-il, réinstallés ensemble.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le Front national, les Républicains et Debout la France ont demandé au gouvernement des « actes » et non plus des « commentaires » pour éviter de nouvelles attaques comme celle perpétrée, samedi soir, dans le cœur de Paris.
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Hommage aux forces de l’ordre et polémique : les réactions à l’attentat au couteau à Paris

Le Front national, les Républicains et Debout la France ont demandé au gouvernement des « actes » et non plus des « commentaires » pour éviter de nouvelles attaques comme celle perpétrée, samedi soir, dans le cœur de Paris.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 17h09
   





                        



   


Après l’attaque au couteau à Paris revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI), et qui a coûté la vie, samedi 12 mai, à un passant, les réactions politiques n’ont pas tardé.
Dans la nuit, Emmanuel Macron, le président de la République, a salué les victimes et les forces de l’ordre : « Toutes mes pensées vont aux victimes et aux blessés de l’attaque au couteau, perpétrée ce soir à Paris, ainsi qu’à leurs proches. Je salue au nom de tous les Français le courage des policiers qui ont neutralisé le terroriste. » Le président a ajouté : « La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté. »
Le premier ministre, Edouard Philippe, a rendu hommage, samedi soir, à la rapidité de l’intervention des policiers, qui ont neutralisé l’auteur de l’attaque au couteau et évité un « bilan plus lourd ». « Attaque à Opéra : le bilan est lourd et je veux exprimer à la famille de la victime et des blessés mes pensées les plus sincères. » Le premier ministre a insisté sur la rapidité de la réaction policière. « Dans les neuf minutes après le premier appel, l’assaillant était neutralisé. Nos forces de police ont encore une fois démontré leur remarquable maîtrise et capacité à intervenir. » Il a rappelé la détermination de l’exécutif : « La France est absolument déterminée à ne céder en rien aux menaces que les assaillants veulent faire peser sur elle. »
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a été le premier à réagir sur Twitter : « Je salue le sang-froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant, a-t-il déclaré. Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux. »

Agression à #Paris : je salue le sang froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant.… https://t.co/9T02m4I0dY— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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Polémiques
La présidente du FN, Marine Le Pen, a d’abord salué l’intervention des policiers avant de lancer la polémique :
« Soutien à nos forces de l’ordre qui ont neutralisé un assaillant islamiste à Paris. Le peuple français ne se contentera plus de commentaires. Ce sont des actes qui sont attendus. » « Maintenant, nous attendons une information essentielle. Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire ? »
« On apprend une nouvelle fois que le terroriste serait fiché “S”. A quoi peut bien servir cette fiche “S” si on ne s’en sert pas pour mettre ces bombes à retardement hors d’état de nuire sur le sol français ? Et à quoi sert le ministre de l’intérieur, qui balbutie à chaque attentat des commentaires d’une vacuité affligeante ? »
Le patron des Républicains, Laurent Wauquiez, a aussi rendu hommage aux policiers et s’est interrogé : « #Paris hommage à nos forces de l’ordre et pensées aux victimes et à leurs proches. Une fois encore, la barbarie islamiste fait couler le sang dans notre pays. Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes. »
Pour Nicolas Dupont-Aignan, « on va encore entendre les mêmes discours creux d’inaction et d’impuissance ! » « La loi antiterroriste est insuffisante, il faut rétablir l’état d’urgence et prendre les mesures concrètes que je n’ai cessé de proposer. » « Les attentats sont imprévisibles, mais nous ne pouvons pas accepter l’inaction de l’Etat ! », s’est emporté dans un communiqué le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. « Où est la “task force” de Monsieur Macron ? Où est la loi antiterroriste ? Où sont les actes derrière la communication du gouvernement ? », a-t-il fait valoir.
Le gouvernement a répliqué sans tarder par la voix de son porte-parole, Benjamin Griveaux : « Ceux qui expliquent que des mesures sorties du chapeau suffiraient à régler le problème, ceux-là mentent ».
Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ancien membre de LR, a toutefois relevé que le « risque zéro n’existe pas ». « Ce n’est jamais facile, celui qui dit “avec moi, ça se passerait mieux” est un menteur. » Mais il attend d’Emmanuel Macron une « réponse forte », a-t-il expliqué au « Grand Rendez-vous CNews-Europe 1-Les Echos ». « J’ai envie de savoir si des propositions peuvent être entendues », a-t-il ajouté, évoquant la « consultation de sites djihadistes ».
Condamnation de l’idéologie de l’Etat islamique
L’ancien président de la République, François Hollande, a déclaré : « En s’attaquant à ceux qui fêtaient la vie ce soir à Paris, l’idéologie mortifère de Daech a de nouveau attaqué la France. Unis, nous ne devons rien céder face à la barbarie. Je pense ce soir aux victimes et à leurs proches. »
Manuel Valls, député LRM et ex-premier ministre a tweeté : « Agression terrible dans le quartier de l’Opéra à Paris. Solidarité totale avec les victimes et leurs proches. Soutien aux forces de l’ordre dont je salue une nouvelle fois la réactivité, le sang-froid et le professionnalisme. Ne pas baisser la garde ! »
Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a dit : « Pensées émues pour les proches et les familles. Hommage au sang-froid des forces de l’ordre. L’horreur frappe une nouvelle fois la France, une nouvelle fois la République sera plus forte que la douleur. »
Valérie Pécresse, la présidente LR de l’Ile-de-France, a lancé : « Odieuse agression rue Monsigny à Paris. Je salue la réactivité des forces de l’ordre qui ont neutralisé l’assaillant et je tiens à leur dire notre reconnaissance. Mes plus chaleureuses pensées vont aux victimes et à leurs proches », ajoutant « la barbarie islamiste de Daech a une nouvelle fois frappé la France, au cœur de Paris. Face à cette attaque meurtrière, nous devons poursuivre sans relâche le combat contre le terrorisme, la radicalisation et pour la protection de nos valeurs. »
Anne Hidalgo, la maire de Paris, a déclaré : « Ce soir, notre ville a été meurtrie. Mes premières pensées vont à la famille de la victime qui a perdu la vie. Je pense également aux blessés et à leurs proches. Je veux leur dire que tous les Parisiens sont à leurs côtés. » « Je veux saluer les policiers, dont le sang-froid, le courage et le professionnalisme ont une fois encore permis de sauver des vies. Ils ont toute ma gratitude. Je remercie aussi les services de secours qui se sont rendus très vite sur place pour prendre en charge les blessés. »
Eric Coquerel, le député de La France insoumise, a tweeté : « Ce soir, je pense avec tristesse à la victime et aux blessés de la rue Monsigny. Hommage aux policiers qui ont neutralisé leur assaillant #Monsigny ».
La Grande Mosquée de Paris a aussi condamné l’attentat : « Paris endeuillée par une attaque lâche et barbare qui ne peut se réclamer d’aucune religion et que nous condamnons fermement. Nos pensées, notre solidarité aux victimes et à leurs familles. Hommage aux #policiers qui ont permis de neutraliser l’assaillant. »
« Toute la responsabilité » de l’attaque au couteau revient à la France, a affirmé dimanche Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie. « Il n’a fait que naître en Tchétchénie, mais il a grandi et a formé sa personnalité, ses opinons et ses convictions au sein de la société française », a poursuivi M. Kadyrov.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Près de 300 000 « navetteurs » empruntent chaque année cette ligne pour rejoindre leur travail à Paris. Leur temps de trajet s’est allongé au fil des ans.
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Pour les clients SNCF du Paris-Le Havre, « la grève et ses retards, c’est tous les jours de l’année »

Près de 300 000 « navetteurs » empruntent chaque année cette ligne pour rejoindre leur travail à Paris. Leur temps de trajet s’est allongé au fil des ans.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 10h25
    |

            Cécile Bouanchaud (Rouen, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Tous les matins, quand Karine arrive au travail, elle a droit aux félicitations de ses collègues. Car ceux-ci « savent qu’arriver à l’heure au travail tient de l’exploit » pour cette Rouennaise de 35 ans. Assistante sociale auprès de personnes âgées dans les 11e, 12e et 20e arrondissements de Paris, elle effectue trois jours par semaine, depuis huit ans, 250 kilomètres en train sur la ligne Le Havre-Paris.
La journée de cette mère de famille de deux enfants commence bien avant celle de ses collègues. Dans la douceur du début de mois de mai, il est six heures, la nuit se dérobe à peine, quand sa fine silhouette apparaît sur le parvis de la gare de Rouen. A l’intérieur, une trentaine de personnes éclairées par la lumière des néons s’agglutinent déjà autour des écrans d’affichage des horaires.
A l’instar de Karine, près de 300 000 clients, appelés « navetteurs », empruntent chaque année cette ligne pour gagner la capitale et leur travail. Si tous ont fait le calcul – d’apparence séduisant – de bénéficier d’un meilleur cadre de vie, au prix d’environ deux heures trente de train chaque jour, la réalité est venue se cogner à cet idéal.

« Parmi les plus défaillantes du réseau ferroviaire »
Ligne « vétuste », « pas fiable », « délaissée », « triste »… d’une même voix, les clients rencontrés au gré des arrêts déplorent la détérioration de leurs conditions de voyage. « Les lignes normandes comptent parmi les plus défaillantes du réseau ferroviaire », reconnaît un cadre de la compagnie, qui évoque pêle-mêle la saturation du trafic ferroviaire dans les métropoles, la multiplication des arrêts en gare ou la vétusté des trains. 

A rebours de nombreuses régions, qui ont vu ces dernières années les temps de trajet ferroviaire raccourcir, la Normandie voit les siens se rallonger. « Quand on regarde les grandes villes, toutes se sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’homme qui a tué un passant et blessé quatre personnes, samedi soir, dans le centre de Paris, avant d’être abattu par les forces de l’ordre, était né en 1997 en Tchétchénie.
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Ce que l’on sait de l’attentat au couteau qui a fait un mort à Paris

L’homme qui a tué un passant et blessé quatre personnes, samedi soir, dans le centre de Paris, avant d’être abattu par les forces de l’ordre, était né en 1997 en Tchétchénie.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 07h50
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 16h57
   





                        



   


L’attaque au couteau à Paris revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI), qui a coûté la vie, samedi 12 mai, à un passant, a été perpétrée par un Français né en 1997 en Tchétchénie, dont les parents ont été placés, dimanche, en garde à vue. Un troisième individu, présenté comme un ami du même âge que l’auteur de l’attaque, a été interpellé à Strasbourg et placé en garde à vue, dans l’après-midi, selon une source judiciaire.

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Comment s’est déroulée l’attaque ?
Aux environs de 20 h 40 samedi soir, un homme a commencé à attaquer des passants avec un couteau. L’attaque s’est déroulée entre la rue Saint-Augustin et la rue Monsigny, dans le 2e arrondissement de Paris, à proximité de l’Opéra Garnier. Il s’agit d’un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres, très fréquenté le samedi soir.
Une patrouille de trois agents de police secours des 2e et 3e arrondissements circule rue Saint-Augustin. Elle est alertée par des passants qui les informent de la présence d’un homme muni d’un couteau, qui vient d’agresser plusieurs personnes. Ils le rattrapent au niveau du 8, rue Monsigny, dans le prolongement de la rue Marsollier. Les voyant arriver à sa hauteur, l’agresseur se dirige vers eux et les menace.
A deux reprises, un des policiers essaie de le maîtriser avec un pistolet à impulsion électrique, sans succès. Son collègue sort alors son arme et tire deux fois. Le jeune homme est atteint au niveau du cœur. Il lâche son couteau, dont la lame de dix centimètres se brise.
Qui sont les victimes ?
Un passant, âgé de 29 ans, a été tué. Un homme de 34 ans a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.
« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », a déclaré dans la nuit le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui s’est rendu à l’hôpital Georges-Pompidou. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.
Une cellule psychologique, ouverte après chaque attaque de ce type, a accueilli, dès samedi soir, une quinzaine de passants et riverains « choqués » par l’attaque, selon l’entourage de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. Ces personnes sont depuis rentrées chez elles, mais la cellule, située au sein des urgences de l’Hôtel-Dieu, dans le 4e arrondissement de la capitale, reste ouverte.
Qui est l’assaillant ?
Né en 1997 en Tchétchénie, Khamzat Azimov est arrivé en France avec ses parents au début des années 2000, période à laquelle cette république musulmane russe du Caucase traversait une deuxième guerre, après celle des années 1990. Il a grandi à Nice, puis à Strasbourg, dans le quartier populaire d’Elsau, où vit une importante communauté tchétchène, selon une source proche du dossier. En 2004, la famille bénéficie du statut de réfugiés, avant que la mère n’obtienne la nationalité française six ans plus tard, permettant ainsi la naturalisation de son fils, alors âgé de 13 ans. La demande de naturalisation du père, séparé de sa femme, est, elle, refusée.
En 2016, alors qu’il est âgé de 19 ans, il apparaît dans les radars des services antiterroristes en raison de ses liens avec un groupe de jeunes souhaitant gagner la Syrie, dans lequel figure un autre Tchétchène. Durant l’été, il est fiché « S » (pour « sûreté de l’Etat ») et inscrit au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste. Dans le groupe qu’il fréquente, parmi lesquels deux Tchétchènes suivis par la DGSI, Khamzat Azimov apparaissait comme un « suiveur », un personnage secondaire, selon une source proche des services de renseignement.

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Pour autant, il fait l’objet d’un suivi de la DGSI, et son cas est régulièrement évoqué dans les groupes d’évaluation départementaux (GED), chargés d’estimer le degré de radicalisation des personnes inscrites au FSPRT. Il s’agit toutefois d’un suivi « léger », car rien dans son comportement où ses activités sur les réseaux sociaux ne permet d’en faire un « objectif prioritaire ».
« Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. Le jeune homme avait été « entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle, car il connaissait un homme lui-même en lien avec quelqu’un parti en Syrie », a rapporté une source proche de l’enquête. Peu avant son passage à l’acte, le jeune homme avait rejoint le domicile parental, à Paris.
Quelle revendication ? 
L’organisation Etat islamique a revendiqué l’attentat, rapporte le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites Internet islamistes.
« L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique et l’opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’agence de propagande de l’EI.
Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a réagi en affirmant que « toute la responsabilité » de cette attaque, qui a fait un mort, revenait à la France, où a grandi l’assaillant présumé. Pour autant, de nombreuses attaques terroristes ont été commises ces dernières années par des Tchétchènes, principalement en Russie où une rébellion islamiste est active dans tout le Caucase du Nord. Cette rébellion a prêté allégeance à l’EI en 2015 et a été une source importante de combattants dans les rangs des groupes djihadistes en Syrie et en Irak.
L’enquête
La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie compte tenu du mode opératoire de l’attaque et « sur la foi de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié “Allahou akbar !” », a précisé le procureur de Paris, François Molins.
Les qualifications d’« association de malfaiteurs terroriste pour préparer la commission de crime d’atteinte aux personnes » et « d’assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » ont été retenues.
« Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a fait savoir une source judiciaire. Le domicile familial, rue Pajol dans le 18e arrondissement, a été perquisitionné, selon une source proche du dossier.
Un troisième individu, présenté comme un ami du même âge que Khamzat Azimov, a été interpellé à Strasbourg et placé en garde à vue, dans l’après-midi.
Le contexte
Cette attaque intervient sept semaines après celles du 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), qui avaient porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017. La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et en Irak contre l’EI.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Des solutions existent afin de permettre un héritage équitable explique Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales de l’Union financière de France.
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Familles recomposées : comment assurer l’équité entre tous les enfants au moment de la transmission ?

Des solutions existent afin de permettre un héritage équitable explique Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales de l’Union financière de France.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 07h00
    |

Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales chez UFF







                        



   


Question à un expert En France, la loi prévoit que tous les enfants sont héritiers réservataires de leurs parents. Une part minimale leur est réservée : une demie en présence d’un seul enfant, deux tiers pour deux enfants, trois quarts pour trois enfants et plus. Soyez vigilant, cependant : en présence d’enfants d’un mariage précédent, la loi prévoit que le conjoint survivant percevra un quart du patrimoine du défunt en pleine propriété. Dans ce cas, seuls les enfants du dernier mariage seront susceptibles de recevoir ce patrimoine au décès du parent survivant.
Heureusement, des solutions existent afin d’assurer l’équité entre tous les enfants. Le parent des enfants d’un premier mariage peut, par exemple, rédiger un testament destiné à priver le conjoint survivant de ce quart en pleine propriété. Au décès du parent concerné, son patrimoine sera donc réparti équitablement entre tous ses enfants.

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Il est également possible de rédiger un contrat d’assurance-vie au profit des enfants du premier mariage destiné à compenser la part qui serait transmise par le conjoint survivant aux enfants du second mariage. Le conjoint a aussi la possibilité d’adopter les enfants du premier mariage de son conjoint ; ainsi, tous les enfants auront les mêmes droits au moment de la succession. Enfin, une donation entre époux ou une société civile aux statuts adaptés peuvent représenter des solutions pertinentes. Si l’objectif recherché est d’assurer l’équité entre tous les enfants, il est important de bien connaître ces règles pour prendre les bonnes dispositions patrimoniales.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/13/19-6">
<filnamedate="20180513"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180513"><AAMMJJHH="2018051319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Zoom sur cinquante ans d’évolution des mœurs et des schémas familiaux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 12/05/2018
Découvrir l’application


                        

1968-2018 : espérance de vie, mariage, enfants… ce qui a changé dans la population française

Zoom sur cinquante ans d’évolution des mœurs et des schémas familiaux.



Le Monde
 |    13.05.2018 à 06h25
    |

            Anne-Aël Durand








                        


La France célèbre le cinquantième anniversaire de Mai 68. Les Décodeurs ont cherché à comprendre comment la société a évolué en cinquante ans.
Des Français plus nombreux, qui vivent plus longtemps
+ 16,4 millions
La population française n’a cessé de croître en cinquante ans.


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Depuis 1968, la France est passée de 50,8 à 67,2 millions d'habitants
Population métropolitaine et DOM, hors Mayotte.

Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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				}
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					lineWidthPlus : 0
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			}
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
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				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		title: {
			text: ""
		},
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		},
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				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
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		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Population française (hors Mayotte)",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        -63075600000,
        50.8
      ],
      [
        157849200000,
        53.8
      ],
      [
        378774000000,
        55.6
      ],
      [
        631234800000,
        58
      ],
      [
        915231600000,
        60.1
      ],
      [
        1230850800000,
        64.3
      ],
      [
        1388617200000,
        65.9
      ],
      [
        1451689200000,
        66.5
      ],
      [
        1514847600000,
        67.2
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
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      "enabled": 0
    }
  }
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	tooltip: {
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


+ 11 ans d’espérance de vie
En 1968, un enfant qui naissait pouvait espérer vivre jusqu’à 71,5 ans en moyenne, avec un décalage important selon son sexe : 67,8 ans pour un homme et 75,2 ans pour une femme.
Aujourd’hui, l’espérance de vie à la naissance s’établit à 82,5 ans (en 2017), avec un écart réduit entre les hommes (79,5 ans) et les femmes (85,3 ans). Cette longévité s’explique par les progrès de la médecine, qui a réduit la mortalité des adultes et des personnes âgées, comme l’explique Gilles Pison dans Populations et sociétés n° 553, de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Résultat, la population a nettement vieilli. Les moins de 20 ans représentaient un tiers des Français en 1968, contre moins d’un quart en 2018.


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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
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		text-align: right;
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	}



Depuis 1968, la part des jeunes a baissé au profit des plus âgés
Structure de la population en France métropolitaine.

Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15254472130",
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		text: ""
	},
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	},
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			},
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					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
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		},
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			}
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	},{
		id:"1",
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			text:""
		},
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			useHTML: false,
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			zIndex: -1
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		endOnTick:true,
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	xAxis: {
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		title: {
			text: ""
		},
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			useHTML: false,
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			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
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		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

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  {
    "name": "Plus de 85 ans",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        3.2
      ]
    ],
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    }
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  {
    "name": "Entre 60 et 84 ans",
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    "data": [
      [
        "",
        17
      ],
      [
        "",
        22.7
      ]
    ],
    "type": "",
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  {
    "name": "Entre 20 et 59 ans",
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    "data": [
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        "",
        48.4
      ],
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        "",
        50
      ]
    ],
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    "stack": "null",
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    }
  },
  {
    "name": "Moins de 20 ans",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        33.8
      ],
      [
        "",
        24.1
      ]
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  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
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		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
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		},
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
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		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Moins d’enfants, plus tardivement
+ 4,5 ans pour les femmes à la naissance de leur premier enfant
En 1968 (ou plus précisément en 1967, selon des données de l’Insee), les femmes accouchaient de leur premier enfant à 24,2 ans en moyenne, et l’indice de fécondité, c’est-à-dire le nombre d’enfants par femme en âge de procréer, était de 2,5.
Aujourd’hui, l’âge des mères à la naissance de leur premier bébé se situe à 28,7 ans en moyenne (en 2017), avec un indice de fécondité en baisse, à moins de 1,9 enfant par femme.
L’entrée dans la maternité est plus étalée : il y a cinquante ans, près d’un tiers des femmes accouchaient pour la première fois entre 21 et 23 ans, et moins de 10 % devenaient mères après 30 ans, alors que c’est désormais le cas d’un tiers d’entre elles.


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	.tooltiplarge {
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	#container_15253597136 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les femmes donnent naissance à leur premier enfant en moyenne 4,5 ans plus tard qu'il y a cinquante ans 
Part des premières naissances selon l'âge des femmes.

Source : Ined



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15253597136",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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		type: "column",
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Des naissances plus maîtrisées
En 1968, il n’était pas évident pour les femmes d’avoir des relations sexuelles sans risquer de tomber enceinte : 25 % des femmes n’utilisaient aucun moyen de contraception, 32 % pratiquaient le retrait et 16 % d’autres méthodes comme l’abstinence périodique. La loi Neuwirth venait d’être votée, à la toute fin de l’année 1967, et la pilule, encore confidentielle, n’était pas remboursée.
Aujourd’hui, la contraception s’est généralisée, avec une hégémonie de la pilule (utilisée par 56 % des femmes en 2000), partiellement remise en cause après les années 2010, ainsi que le développement du stérilet et du préservatif.


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Depuis 1968, la contraception s'est généralisée
Principales méthodes de contrôle des naissances utilisées par les femmes en âge de procréer.

Source : INED



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		}],
		plotBands: [{
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		}]
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	legend:{
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	},

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      [
        "",
        4.8
      ],
      [
        "",
        43.4
      ]
    ],
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    "stack": "null",
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        2.6
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        Lire aussi :
         

                Apogée et déclin de la pilule, tabou de la stérilisation : 50 ans de contraception en France



Le mariage en déclin… et en recomposition
9 fois plus d’enfants de couples non mariés
En 1968, le mariage était la norme et le préalable à la constitution d’une famille. Les enfants « naturels » ou « illégitimes » étaient minoritaires (6,2 %) et souvent non reconnus par leur père.
Cinquante ans plus tard, les enfants nés hors mariage représentent la majorité des naissances (58,6 % en 2016). Toutefois, la quasi-totalité des pères reconnaissent leur enfant dans l’année qui suit la naissance. Seuls 4 % des enfants nés en 2016 n’ont pas bénéficié de la reconnaissance paternelle.


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Les enfants nés hors mariage, ultra-minoritaires en 1968, représentent désormais plus de 56 % des naissances
Naissances en France métropolitaine selon la situation matrimoniale des parents. 

Source : INED



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	var chart = new Highcharts.Chart({
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				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip) + annotation_spe[this.points[0].point.index]
			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


3,5 fois plus de divorces
En 1968, plus de 350 000 couples se mariaient chaque année, dont la grande majorité pour la première fois. Le divorce était rare, et ne concernait qu’un couple sur dix en moyenne. Actuellement, le nombre d’unions a baissé, et plus d’un quart (28 %) sont des remariages. En revanche, le divorce a explosé et touche plus de 123 000 couples par an.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
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		text-align: right;
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Depuis 1968, un tiers de mariages en moins, et 3,5 fois plus de divorces


Source : INED



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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			text:""
		},
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		},
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		},
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				useHTML: false,
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			}
		}],
		plotBands: [{
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			label: {
				useHTML: false,
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			}
		}]
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ]
    ],
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    "lineWidth": 2,
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    }
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        108086
      ],
      [
        "",
        107994
      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
      [
        "",
        119189
      ],
      [
        "",
        117382
      ],
      [
        "",
        116158
      ],
      [
        "",
        118884
      ],
      [
        "",
        119549
      ],
      [
        "",
        116723
      ],
      [
        "",
        115388
      ],
      [
        "",
        118686
      ],
      [
        "",
        127966
      ],
      [
        "",
        134601
      ],
      [
        "",
        155253
      ],
      [
        "",
        139147
      ],
      [
        "",
        134477
      ],
      [
        "",
        132594
      ],
      [
        "",
        130601
      ],
      [
        "",
        133909
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
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	tooltip: {
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		},
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Des unions plus diverses
Depuis vingt ans, le mariage traditionnel a été complété par d’autres formes d’union, qui incluent les couples homosexuels : le pacte civil de solidarité, instauré en 1999, puis le mariage pour tous à partir de 2013. Il y a désormais davantage d’unions enregistrées chaque année devant les autorités qu’en 1968.


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En additionnant mariages et Pacs, le nombre d'unions dépasse le niveau de 1968
Le Pacs (ouvert à la fois aux homosexuels et hétérosexuels) a été instauré en 1999 suivi par le mariage pour tous en 2013.

Sources : Insee, INED



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15254459975",
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/05/2018
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Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi

L’assaillant a également fait quatre blessés samedi soir, avant d’être abattu. Selon plusieurs témoins, il a crié « Allahou akbar ! » lors de l’attaque.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 11h35
   





                        



   


Le procureur de la République de Paris, François Molins, a annoncé avoir saisi la section antiterroriste du parquet, samedi 12 mai, après qu’un homme a agressé plusieurs personnes avec un couteau, dans le 2e arrondissement, près de l’Opéra. L’attaque a fait un mort et quatre personnes blessées, a expliqué la préfecture de police. L’agresseur est mort, abattu par les forces de police, toujours selon la préfecture.
L’organisation Etat islamique (EI), via son organe de propagande Amaq, a attribué les faits à « un soldat du califat ».
Peu après le drame, la préfecture de police avait précisé que deux des blessés l’étaient « grièvement » et que les deux autres l’étaient « légèrement ». Mais plus tard dans la nuit, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a fait savoir que les quatre personnes blessées étaient, désormais, hors de danger. « Je viens de voir la personne la plus grièvement blessée, elle va mieux, elle est sauvée », a déclaré à la presse le ministre, qui s’est rendu à son chevet à l’hôpital parisien Georges-Pompidou. Deux de ses amis sont « hors de danger », la quatrième personne est « hors de danger aussi », a ajouté M. Collomb. « Un jeune homme de 29 ans a perdu la vie », a-t-il poursuivi, relevant que « c’est à nouveau la jeunesse de France qui est frappée ».
L’attaque a eu lieu en début de soirée, autour de 21 heures, rue Monsigny, à quelques centaines de mètres de l’Opéra. Samedi soir à 22 h 20, la station de métro Quatre-Septembre, située a proximité, était fermée par mesure de sécurité, a fait savoir la RATP.
« Allahou akbar ! »
Selon plusieurs témoins, l’assaillant a crié « Allahou akbar ! » lors de l’attaque, ce qui a motivé, avec le « mode opératoire », la saisine de la section antiterroriste sous la qualification d’« association de malfaiteurs terroriste » et « assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en lien avec une entreprise terroriste », a détaillé M. Molins, lors d’une conférence de presse sur les lieux de l’attaque.

   


L’enquête a été confiée conjointement à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire, a ajouté le procureur.
« La France paye une nouvelle fois le prix du sang »
Emmanuel Macron a déploré que la France paie « une nouvelle fois le prix du sang », mais a assuré qu’elle ne céderait « pas un pouce aux ennemis de la liberté ». « Toutes mes pensées vont aux victimes et aux blessés de l’attaque au couteau perpétrée ce soir à Paris, ainsi qu’à leurs proches. Je salue au nom de tous les Français le courage des policiers qui ont neutralisé le terroriste », a ajouté le président de la République sur Twitter.

La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté (2/2).— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Toutes mes pensées vont aux victimes et aux blessés de l’attaque au couteau perpétrée ce soir à Paris, ainsi qu’à l… https://t.co/9wIMmPGNS7— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Le premier ministre, Edouard Philippe, s’est rendu samedi soir au commissariat du 3e arrondissement après l’attaque. Il a salué « l’exceptionnelle réactivité des forces de police » qui a évité un « bilan plus lourd ». Un appel à police secours a été, selon lui, passé à 20 h 47. « Dans les cinq minutes », les policiers étaient sur place et « moins de neuf minutes » après, l’auteur de l’attaque était abattu. L’identité de l’assaillant « n’est pas établie à l’heure où je vous parle », a-t-il encore déclaré à la presse.
M. Collomb avait auparavant salué sur Twitter « le sang-froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant ». « Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux », avait-il réagi.

Agression à #Paris : je salue le sang froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant.… https://t.co/9T02m4I0dY— gerardcollomb (@Gérard Collomb)


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« Ce soir, notre ville a été meurtrie », a, pour sa part, dénoncé la maire de Paris, Anne Hidalgo. « Mes premières pensées vont à la famille de la victime qui a perdu la vie. Je pense également aux blessés et à leurs proches. Je veux leur dire que tous les Parisiens sont à leurs côtés », a-t-elle écrit sur Twitter, remerciant les policiers et les services de secours.

Ce soir, notre ville a été meurtrie. Mes premières pensées vont à la famille de la victime qui a perdu la vie. Je p… https://t.co/1HlC2dkgCC— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Je veux saluer les policiers, dont le sang-froid, le courage et le professionnalisme ont une fois encore permis de… https://t.co/Tg9lV5Sgkv— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, il avait été transféré le 16 février en France pour y purger sa peine.
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« Air Cocaïne » : Christophe Naudin sorti de prison pour raisons médicales

Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, il avait été transféré le 16 février en France pour y purger sa peine.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 17h36
   





                        



   


Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, dans le cadre de l’affaire dite « Air Cocaïne », Christophe Naudin aura finalement passé trois mois derrières les barreaux français, où il avait été transféré le 16 février pour y purger sa peine. Le spécialiste de sûreté aérienne français Christophe Naudin est sorti de prison samedi 12 mai, dans la matinée, pour raisons médicales, dans le cadre d’une libération conditionnelle, a-t-on appris auprès de l’administration pénitentiaire, confirmant une information de BFM-TV.
« C’est une très bonne nouvelle. Cela a été une procédure longue et il va maintenant pouvoir se reposer et se soigner », a déclaré Stephen Monod, l’avocat de l’expert en sûreté aéronautique, précisant que son épouse était allée le chercher à la prison de Villepinte, en région parisienne.
Arrêté en Egypte
L’affaire dite d’« Air Cocaïne » avait débuté dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand Bruno Odos et Pascal Fauret avaient été interpellés à Punta Cana. Le Falcon 50 qu’ils pilotaient s’apprêtait alors à décoller pour Saint-Tropez avec 680 kg de cocaïne à son bord.
Condamnés à vingt ans de prison par la justice dominicaine, ils avaient pris la fuite dans des conditions rocambolesques en octobre 2015, avant leur procès en appel, avec notamment l’aide de Christophe Naudin. L’expert, aujourd’hui âgé de 55 ans, n’a jamais caché sa participation à l’évasion qui devait, selon lui, réparer un « déni de justice ».
Et il en avait payé le prix : extradé en mars 2016 d’Egypte, où il effectuait une mission, vers Saint-Domingue, il y a été incarcéré et condamné à cinq ans de prison et 33 000 dollars d’amende. Son état de santé s’était « considérablement dégradé » en détention, selon un comité de soutien.
« Il a pour seule obligation de se soigner », a précisé M. Monod, expliquant que son client avait bénéficié d’un aménagement de peine pour raisons de santé mais aussi parce qu’il était éligible à un aménagement de peine.

        Lire aussi :
         

                « Air Cocaïne » : Christophe Naudin condamné à cinq ans de prison






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque d’elle, la plate-forme téléphonique a reçu des appels menaçants.
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Des agents du SAMU portent plainte, menacés à la suite de la mort de Naomi Musenga

Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque d’elle, la plate-forme téléphonique a reçu des appels menaçants.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 15h56
   





                        



   


La révélation des circonstances ayant précédé la mort de Naomi Musenga, 22 ans, le 29 décembre 2017, à savoir un refus inadapté et irrespectueux d’une opératrice du SAMU de Strasbourg de prendre en charge le cas de la jeune femme, continue à avoir des répercussions, notamment auprès des personnels. Des agents du SAMU du Bas-Rhin ont porté plainte pour menaces, a-t-on appris samedi 12 mai de sources concordantes.
La direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), qui a communiqué cette information, ne souhaite pas donner plus de détails sur le nombre de plaintes et les motifs, invoquant des impératifs de confidentialité. « Un agent, qui s’est fait agresser verbalement, a déposé plainte », a confirmé une source syndicale.
Sur France Bleu Alsace, Sylvain Poirel, délégué CGT, a fait savoir que, vendredi, « quatre agents [avaient] été menacés directement sur les réseaux sociaux et une sur les quatre n’[avait] pas pu rentrer chez elle par crainte de représailles d’individus présents sur le lieu de son domicile ».

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                Au SAMU, l’onde de choc du drame de Strasbourg



Mesures de sécurité
Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque de la jeune femme quelques heures avant sa mort, a été rendu public mardi, la plate-forme téléphonique du SAMU du Bas-Rhin a reçu de nombreux appels menaçants.
Après plusieurs jours et des appels au calme de la famille de la jeune fille, « le nombre d’appels agressifs est en régression », a déclaré samedi l’hôpital. Néanmoins des mesures de sécurité particulières sont maintenues. A Bayonne, un homme « fortement alcoolisé » a été interpellé jeudi pour 19 appels menaçants au SAMU local, qu’il accusait d’être responsable de la mort de la jeune Strasbourgeoise.

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Une marche blanche sera organisée en mémoire de Naomi Musenga mercredi à 17 h 30 à Strasbourg. Un rassemblement à Paris, place de l’Opéra, est aussi prévu à la même heure. « On appelle vraiment à la non-violence », a déclaré sur BFM-TV Gloire Musenga, un des frères de Naomi.
« On ne peut pas leur en vouloir [aux opératrices du SAMU et des pompiers]. Si elles ne l’ont pas aidée, c’est dû à des problèmes qui ont eu lieu dans leur structure. (…) Elles n’avaient rien contre [Naomi] personnellement », a également dit Martial Musenga, un autre frère, évoquant Naomi comme une personne « pleine de vie », « joyeuse ».
De son côté, la famille de Naomi Musenga a déposé vendredi une plainte pour « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d’autrui » contre les HUS et contre X. Les HUS ont ouvert une enquête administrative, l’Inspection générale des affaires sociales a été saisie et le parquet de Strasbourg a ouvert mercredi une enquête préliminaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Editorial. Les inégalités de genre sont légion dans le 7e art. A Cannes, en 71 éditions, 82 cinéastes femmes ont vu leurs œuvres sélectionnées, contre 1 688 hommes.
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Cinéma : la cause des femmes

Editorial. Les inégalités de genre sont légion dans le 7e art. A Cannes, en 71 éditions, 82 cinéastes femmes ont vu leurs œuvres sélectionnées, contre 1 688 hommes.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
13.05.2018 à 14h14
   





                        


Editorial du « Monde ». Cinquante ans après Mai 68, la révolution n’est pas au programme du Festival de Cannes. Et pas seulement parce que les aphorismes de Jean-Luc Godard ont pris un coup de vieux. Alors que l’affaire Weinstein a déclenché depuis sept mois un vent de révolte tous azimuts pour défendre la cause des femmes et dénoncer à voix forte le sexisme ordinaire – ou extraordinaire –, nul vent de fronde ne souffle sur la Croisette. Il est vrai que ce producteur américain, accusé de harcèlement et d’agressions sexuels par de nombreuses actrices, y a longtemps joué les nababs.
Cela imposait d’autant mieux la retenue, voire la discrétion embarrassée, que le monde du cinéma s’est toujours montré passablement schizophrène avec les femmes. Reconnues, encensées et primées comme actrices, volontiers starisées, adulées ou transformées en icônes mondiales, elles ont pour l’essentiel été ignorées dans tout autre rôle.
Les chiffres sont même stupéfiants : depuis sa création, en 1947, en soixante et onze éditions, 82 cinéastes femmes ont vu leurs œuvres sélectionnées par le Festival de Cannes, contre 1 688 hommes. Le nombre de réalisatrices en compétition officielle y est toujours marginal – aucune en 2012, une en 2013, trois cette année. Quant aux récompenses, n’en parlons pas : une demi-palme d’or décernée à Jane Campion en 1993 pour La Leçon de piano, partagée avec Chen Kaige. Ce ne sont pourtant pas les talents féminins qui manquent, comme le démontrent les programmations plus mixtes, voire paritaires, des sections parallèles de la Quinzaine des réalisateurs, de la Semaine de la critique et de l’ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion).
Initiatives feutrées
Plus largement, l’on sait que, dans l’univers du septième art, les inégalités sont aussi flagrantes que choquantes. A peine plus du quart (28 %) des avances sur recettes, ces aides vitales attribuées par le Centre national du cinéma, le sont à des projets menés par des femmes, alors qu’elles constituent 60 % des effectifs sortant de l’Ecole nationale des métiers de l’image et du son (Femis). Le déséquilibre est de même ampleur pour les aides européennes. Quant aux inégalités des salaires et des cachets, elles y sont plus indécentes que dans la plupart des autres domaines d’activité, avec un écart de 42 % en défaveur des femmes. Pas question pour autant d’introduire des mesures de discrimination positive – des quotas –, s’insurgent les gardiens du temple.

        Lire la chronique sur la parité hommes-femmes :
         

          « Dans la culture, les quotas font grincer des dents »



Cannes 2018 se contentera donc d’initiatives feutrées en faveur de la cause des femmes. Après d’autres, c’est la « reine » Cate Blanchett qui préside un jury pour la première fois majoritairement féminin. Samedi 12 mai, ce sont 82 femmes, autant que de réalisatrices sélectionnées depuis 1947, qui devaient faire une symbolique « montée des marches » en s’arrêtant au milieu pour marquer le chemin qui reste à parcourir. De même, les directeurs et programmateurs des différentes sections cannoises vont signer une charte de la diversité afin d’atteindre la parité dans leurs instances dirigeantes. Le 14 mai enfin, la ministre de la culture va annoncer la tenue d’assises pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Récemment, Françoise Nyssen assurait que « le secteur culturel a un devoir d’avant-garde » en la matière. Cannes s’honorerait de ne pas faire la sourde oreille à cette injonction. La liberté chérie des cinéastes – appellation opportunément bisexuée –, ne saurait être l’ennemie de leur égalité.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le manque et la cherté des logements en région parisienne ne permettent pas de trouver des solutions pérennes. Au détriment des familles, comme celle de Noudjoud Tailoul.
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Année après année, l’échec à prévenir les expulsions locatives perdure

Le manque et la cherté des logements en région parisienne ne permettent pas de trouver des solutions pérennes. Au détriment des familles, comme celle de Noudjoud Tailoul.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h17
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
La politique du « logement d’abord », que prône l’actuel gouvernement, consiste à épargner aux personnes qui sont à la rue un parcours heurté, d’hôtels en centres d’hébergement ou en logements passerelles, et à proposer directement un logement pérenne, social ou pas. C’est non seulement plus efficace mais aussi moins cher pour les finances publiques. Ce bon principe se heurte néanmoins au manque de logements et, dans le Grand Paris, à leur cherté.
Le cas de Noudjoud Tailoul, mère de famille franco-algérienne, illustre l’échec de la prévention en la matière. « Le logement, c’est tout », rappelle-t-elle : le 13 avril, elle a été expulsée manu militari avec ses cinq enfants. Ils se retrouvent aujourd’hui entassés dans deux chambres d’hôtel, à Longjumeau, dans l’Essonne, coincés entre une zone industrielle et des boîtes de nuit. « Quand je suis arrivée avec mes valises, je voulais me jeter par la fenêtre. J’avais l’impression d’être une merde », a-t-elle confié, en larmes, aux travailleurs sociaux de la Fondation Abbé Pierre (FAP).

Loyer payé rubis sur l’ongle
La trêve hivernale s’achevant le 31 mars, le printemps et l’été sont propices aux expulsions. Au fil des ans, le nombre de décisions n’a cessé d’augmenter. Il avait atteint 126 946 en 2015 (dernier chiffre connu), en hausse de 80 % depuis 2000. Les exécutions avec le concours de la force publique ont plus que doublé, passant, dans le même temps, de 5 936 à 14 127.
Cette année encore, les expulsions vont bon train, selon les associations. Les dispositifs de prévention, dont la circulaire du 22 mars 2017 qui demande aux préfets de veiller au relogement des expulsés, la priorité en principe accordée aux situations d’urgence, sans oublier la procédure de droit au logement opposable (DALO), ne fonctionnent tout simplement pas.
A 42 ans, Mme Tailoul vit seule avec ses cinq enfants de 18 ans à 21 mois. Et se retrouve sans travail ni logement....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le scandale suscité par la mort de Naomi Musenga pourrait accélérer les évolutions du système de régulation médicale.
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Au SAMU, l’onde de choc du drame de Strasbourg

Le scandale suscité par la mort de Naomi Musenga pourrait accélérer les évolutions du système de régulation médicale.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 16h48
    |

            François Béguin








                        



   


La révélation des circonstances ayant précédé la mort de Naomi Musenga, 22 ans, le 29 décembre 2017, à savoir un refus inadapté et irrespectueux de prise en charge par le SAMU de Strasbourg, va-t-elle accélérer l’évolution de la régulation des urgences en France ? Après trois jours de tempête médiatique, les représentants du SAMU avaient encore du mal, vendredi 11 mai, à évaluer la portée de l’onde de choc suscitée par ce drame.
Tous faisaient d’abord état d’une hausse sensible du nombre d’injures et de menaces reçues par les centres de régulation. Certains médecins urgentistes s’indignaient d’un traitement médiatique « injuste », regrettant par exemple la publication d’appels à témoigner de mauvaises expériences avec le SAMU. « Il suffit qu’il y ait un cas où ça n’a pas bien marché pour que ça efface les 99,99 % des cas où ça fonctionne », déplorait l’un d’eux. François Braun, le président de SAMU-Urgences de France, s’inquiétait d’une dégradation de l’image du SAMU. Pour lui, « ce qui s’est passé met le doute sur un système qui fonctionne bien, voire très bien, avec le risque que des patients n’appellent plus, ce qui se traduirait par des pertes de chances pour eux ».
Dans la journée, l’organisation avait renvoyé à tous les SAMU une série de recommandations de bonnes pratiques en matière de régulation médicale, rappelant notamment aux opérateurs qu’il fallait « éviter absolument toute familiarité, toute plaisanterie et tout propos agressif, péjoratif, méprisant ou injurieux » lors des échanges téléphoniques. Des règles de bon sens qu’avait visiblement oubliées l’opératrice strasbourgeoise.

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Formation initiale obligatoire
Les évolutions structurelles, elles, sont au menu de la rencontre lundi 14 mai avec la ministre de la santé, Agnès Buzyn. La première question posée devrait être celle de la formation des assistants de régulation médicale (ARM), un métier crucial, accessible avec un simple bac et quasiment sans formation spécifique. Un rapport du Sénat de septembre 2017 estimait que cette fonction était « bien souvent » exercée « par des personnes manquant d’expérience, quand ce n’est tout simplement pas d’une formation initiale ». Les auteurs proposaient de mettre en place une formation initiale obligatoire et standardisée d’au moins deux ans, incluant des périodes de stage et sanctionnée par un diplôme qualifiant.
Deuxième sujet : la mise en place d’un numéro et d’une plate-forme uniques entre le SAMU (le 15) et les pompiers (le 18). Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale de l’administration (IGA) est attendu prochainement sur les conditions de mise en place de cette mesure qui divise depuis des années les blancs (le SAMU) et les rouges (les pompiers).

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Il sera enfin question de moyens humains supplémentaires. Même si Mme Buzyn a assuré que le drame de Strasbourg n’était pas « une question de moyens », mais « une question de formation, d’empathie et d’écoute », la question sera abordée. « Les professionnels dans les SAMU travaillent dans des conditions épouvantables depuis des années et n’ont plus les moyens d’assurer un service public correct », juge Wilfrid Sammut, médecin au SAMU dans les Yvelines et membre du syndicat des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs.
Liaisons vidéo
Par manque de médecins régulateurs, explique Christophe Prudhomme, le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes (AMUF), le protocole prévoyant que les ARM ne décident pas seuls des suites à donner aux appels (à l’exception de ceux demandant une adresse de dentiste ou de pharmacie) « n’est pas toujours appliqué » dans les SAMU. Conséquence : « On fait porter aux ARM des responsabilités qu’ils ne devraient pas avoir. Appliquer les règles de bonnes pratiques va augmenter la charge de travail. » 
A la Société française de médecine d’urgence, on compte également plaider pour une modernisation des pratiques. Karim Tazarourte, son vice-président, urgentiste à Lyon, s’interroge ainsi sur la possibilité de recourir plus souvent à des liaisons vidéo, grâce aux smartphones. « L’image serait une information supplémentaire et nous aiderait à faire un tri pour ne pas rater les appels qui présentent un caractère de gravité », dit-il.
Les nouvelles mesures devraient être annoncées lors de la publication des conclusions de l’enquête flash de l’IGAS commandée par Mme Buzyn sur le drame de Strasbourg, a annoncé vendredi soir son ministère.

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Mise à jour le 12 mai à 16h40 : la citation de Christophe Prudhomme a été modifiée à sa demande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Un litige oppose les sociétés Natixis et Impala à une entreprise de thé qui finance l’association de la compagne de l’ancien premier ministre.
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L’« ami » chinois du couple Fabius qui a spolié deux fonds français

Un litige oppose les sociétés Natixis et Impala à une entreprise de thé qui finance l’association de la compagne de l’ancien premier ministre.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h00
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Debout devant le pupitre, Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, vient de terminer, ce 30 septembre 2014, son discours lors de l’inauguration de l’exposition « Visages de Chine », à Toulouse, l’un des événements marquant les 50 ans de relations entre la France et la Chine. Dans la foulée, il se dirige vers l’un des stands dressés pour l’occasion, celui d’une entreprise de thé chinoise, Sanhe, vante ses produits et fait l’éloge de son jeune président, Wu Rongshan.
Un peu plus tard, c’est la compagne de M. Fabius, Marie-France Marchand-Baylet, qui pose devant les photographes, dégustant les thés de cette même société, l’une des principales donatrices de son association Flag France, créée pour valoriser le patrimoine français. Ce n’est pas la première fois que le couple Fabius célèbre les activités de Sanhe. Ils l’ont également fait en Chine. En 2015, le ministre attribuera la Légion d’honneur à M. Wu.
Les deux fonds tentent depuis 2011 de récupérer une créance qui s’élevait à 38 millions d’euros en 2014
Au même moment, pourtant, cette entreprise et son dirigeant sont accusés d’escroquerie et de fraudes par deux fonds d’investissement français, Natixis et Impala, qui tentent, depuis 2011, de récupérer leur créance. En 2014, elle s’élevait, selon eux, à 38 millions d’euros.
Cette sollicitude de l’un des plus hauts personnages de l’Etat, qui deviendra, en 2016, président du Conseil constitutionnel, en faveur d’une société défaillante mais proche de l’association de sa compagne est le principal enseignement du récit d’un long contentieux financier que Le Monde a pu reconstituer et qui dure toujours.
Tout débute en 2010 lorsque Natixis, filiale du groupe Caisse d’épargne, convainc le fonds Impala (groupe Louis-Dreyfus) d’investir, à ses côtés, 25 millions d’euros dans une société chinoise spécialisée dans la production de thé. Ils prennent 30 % du capital de Sanhe.
En 2011, le cabinet d’audit américain...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le propriétaire de l’appartement du 3e étage assigne celui du 4e étage, après avoir constaté des infiltrations d’eau dans son plafond. La justice lui reproche de ne pas démontrer la « faute » du voisin du dessus. Il se pourvoit en cassation.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Si le quartier d’EuroNantes fait émerger de nouveaux immeubles tous les ans, la ville souffre encore d’un stock de biens trop faible, au détriment des acquéreurs.
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Effervescence immobilière à Nantes

Si le quartier d’EuroNantes fait émerger de nouveaux immeubles tous les ans, la ville souffre encore d’un stock de biens trop faible, au détriment des acquéreurs.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 08h42
    |

                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

C’est l’une des pépites de l’Ouest sur le plan immobilier. Nantes n’a en effet rien à envier en matière d’attractivité à Bordeaux, sa rivale du Sud. « Tous les ans, la ville gagne 8 000 habitants supplémentaires, observe Vincent Chauveau, notaire de la ville. Il y a un besoin urgent en construction pour accueillir ces nouvelles populations. » Grues et pelleteuses s’activent pourtant depuis plus d’une vingtaine d’années dans la métropole, sans parvenir à totalement rattraper le choc démographique que connaît la métropole. « Le PLU [plan local d’urbanisme] est en pleine modification et durant cette période, il est impossible de se voir délivrer de permis de construire, raconte Jérôme Beauvois, directeur régional chez Cogedim Atlantique. De plus, Nantes souffre indirectement du Grand Paris. Nous manquons de main-d’œuvre, comme des soudeurs, pour construire de nouveaux immeubles. Ces derniers ont quitté la région pour aller travailler dans la capitale. »

La réputation de Nantes n’est pourtant plus à faire. Outre ses campus universitaires, la ville possède sa petite Station F avec La Cantine, un espace de coworking qui réunit les start-upeurs. L’agglomération doit aussi sa renommée à ses fabuleuses machines en forme de dragon ou d’éléphant, postées sur l’île de Nantes et connues dans le monde entier. A cela, il faut ajouter le grand projet d’aménagement d’EuroNantes, gigantesque centre d’affaires européen, installé sur une cinquantaine d’hectares entre le quartier de Malakoff, le Pré-Gauchet et une partie de l’île de Nantes. Dès 2020, c’est quelque 2 000 logements et près de 500 000 m² de bureaux qui seront livrés. De quoi attirer bon nombre d’investisseurs. « Sur la métropole, entre 60 % et 65 % des achats sont réalisés à titre d’investissement », indique Jérôme Beauvois.
Hausse de plus 19 % en 10 ans
Comme dans beaucoup de métropoles régionales, l’immobilier nantais est orienté à la hausse....




                        

                        


<article-nb="2018/05/13/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Junot Diaz a cédé la présidence du prestigieux prix, le temps qu’une enquête indépendante soit menée sur les accusations le visant.
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Accusé de harcèlement sexuel, le président du prix Pulitzer se met en retrait

Junot Diaz a cédé la présidence du prestigieux prix, le temps qu’une enquête indépendante soit menée sur les accusations le visant.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 22h12
   





                        


Accusé de harcèlement sexuel, le président du prestigieux prix Pulitzer, Junot Diaz, s’est mis en retrait. Il a abandonné sa fonction de président à Eugene Robinson, journaliste au Washington Post, en attendant le résultat d’une enquête indépendante. Il reste toutefois membre du conseil du prix Pulitzer.
Les accusations ont commencé le 4 mai : lors d’un salon organisé à Sydney, en Australie, la journaliste Zinzi Clemmons a abordé Junot Diaz au sujet d’un incident qui aurait eu lieu entre eux six ans plus tôt, selon plusieurs médias. Dans un message posté plus tard sur son compte Twitter, elle a affirmé que l’auteur, 49 ans, récompensé en 2008 par un prix Pulitzer pour son livre La Brève et Merveilleuse Vie d’Oscar Wao, l’avait embrassée de force. « Je suis loin d’être la seule à qui il ait fait ça », a écrit celle qui était, à l’époque, étudiante à l’université Columbia à New York. « Je refuse d’être silencieuse plus longtemps. »
Deux autres auteures, Carmen Maria Machado et Monica Byrne, ont accusé l’écrivain, originaire de République dominicaine, de comportement agressif depuis, sans évoquer de harcèlement sexuel.

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                Le prix Nobel de littérature en 2018 reporté d’un an



« J’écoute et j’apprends de ces récits de femmes »
Junot Diaz, qui a raconté en avril comment il a été violé enfant dans un essai publié dans The New Yorker, a réagi en début de semaine. Dans une déclaration transmise par son agent, il a dit « assumer [ses] responsabilités pour [son] passé. » « C’est pour cela que j’ai pris la décision de dire la vérité sur mon viol et ses séquelles. Cette conversation est importante et doit continuer. J’écoute et j’apprends de ces récits de femmes, en ce moment culturel essentiel qui a trop tardé », a-t-il ajouté.
Jeudi, le conseil du prix Pulitzer a indiqué avoir lancé une enquête indépendante sur ces accusations, précisant que Junot Diaz y était favorable et coopérerait aux investigations.
Depuis l’éclatement de l’affaire Weinstein, début octobre, des dizaines d’hommes influents issus du monde du divertissement, artistique, politique et journalistique ont été accusés de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou de viols. L’attribution du prix Nobel de littérature a été reportée d’un an, la célèbre académie suédoise ayant elle aussi été prise dans la tourmente du mouvement #MeToo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le ministère de la justice a rappelé l’existence de deux infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».
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Dans les Hautes-Alpes, les militants de Génération identitaire sont passibles de poursuites

Le ministère de la justice a rappelé l’existence de deux infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».



Le Monde
 |    11.05.2018 à 21h15
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 00h06
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


C’est un rappel de la loi qui a relancé la polémique. Le procureur de Gap a été amené à révéler, vendredi 11 mai, de révéler l’existence de plusieurs procédures à l’encontre du groupe Génération identitiaire (GI) après la publication, le 4 mai, d’une circulaire du ministère de la justice, dont le contenu a été révélé par Mediapart mercredi et consulté par Le Monde vendredi. Le ministère y rappelait à tous les procureurs de France l’existence d’infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».
Une semaine plus tôt, le procureur de Gap avait classé sans suite une enquête ouverte après que des militants du mouvement Defend Europe, lié au groupe d’extrême droite Génération identitaire (GI), s’étaient enorgueillis d’avoir « raccompagné » des migrants à la frontière franco-italienne dans la nuit du 26 au 27 avril. Ils faisaient alors déjà parler d’eux depuis le 21 avril, date à laquelle ils avaient bloqué un col des Hautes-Alpes à l’aide de grillages en plastique pour empêcher des migrants d’entrer sur le sol français.
Le parquet n’avait alors établi « aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque », provoquant la colère des associations d’aide aux migrants.
Il en existe pourtant, selon le ministère, qui se défend toutefois d’avoir voulu intervenir dans cette affaire. « Suite à plusieurs incidents en lien avec des passages à la frontière de migrants, plusieurs procureurs avaient interrogé la Chancellerie par l’intermédiaire des procureurs généraux, explique Rémy Heitz, auteur de la circulaire et directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère. Ces textes sont rarement appliqués, notre objectif était de rappeler l’état du droit afin que l’Etat puisse apporter une réponse coordonnée. » 

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« L’Etat ne peut pas le tolérer »
La circulaire – qui rappelle également les délits dont sont passibles les personnes qui viennent en aide aux migrants et les immunités dont elles peuvent bénéficier – fait référence à deux infractions du chapitre « De l’usurpation de fonctions » du code pénal qui permettraient de poursuivre les militants identitaires.
La première, « l’immixtion dans une fonction publique », est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (article 433-12 du code pénal). « Le contrôle du respect des frontières, par la surveillance visuelle ou l’édification d’obstacles, par des personnes hostiles à la circulation des migrants (notamment des militants se revendiquant de la mouvance identitaire) » sont susceptibles de caractériser ce délit, tout comme « la reconduite à la frontière des migrants par ces mêmes personnes, y compris sans violence ».

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Le 27 avril, des militants identitaires expliquaient au Monde : « On en a rencontré, on les a amenés à la frontière calmement, gentiment, et la police ensuite les a interpellés. » Ces derniers affirment être dans leur droit au motif que l’article 73 du code pénal autorise un individu à « appréhender l’auteur d’une infraction flagrante punie d’une peine d’emprisonnement », ce qui est le cas de l’entrée irrégulière sur le territoire. Mais le ministère met à mal cet argument en précisant que l’action doit pour cela être « isolée ». 
« Dès qu’une opération de contrôle ou de surveillance est organisée, on est dans de l’immixtion de fonction publique, et ça, l’Etat ne peut pas le tolérer », assure M. Heitz au Monde.
La circulaire mentionne également que les militants de Génération identitaire pourraient être poursuivis au titre de « l’exercice d’une activité ou l’usage de document créant la confusion avec une fonction publique », passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende (article 433-13 du code pénal). C’est notamment le cas lorsque l’on « fait croire, par son comportement ou par un ensemble de manœuvres, que l’on possède la qualité pour exercer la surveillance et le contrôle des frontières ».
D’autres enquêtes ouvertes
Alors, pour se défendre d’être « inactif » dans ce dossier, le procureur de Gap a réagi vendredi dans un communiqué, décidant de « lever le secret des enquêtes ». Il a précisé pour la première fois que l’enquête classée le 27 avril n’avait pour but que de « vérifier si ces individus [les militants de Génération identitaire] avaient commis des violences ou proféré des menaces ou tenu propos racistes » dans la seule nuit du 26 au 27 avril 2018 au col de Montgenèvre, ce qui a été rapidement écarté par l’enquête.

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Mais le procureur a affirmé ne pas s’en être tenu là. Il a déclaré avoir aussi demandé aux forces de l’ordre « de relever toute infraction flagrante susceptible d’être reprochée aux membres de ce groupe “identaire” » et « d’ouvrir des enquêtes du chef d’usurpation de fonctions sur le fondement de l’article 433-13 (1°) du code pénal ». Mais, à ce jour, « aucune infraction n’a été relevée du chef d’activité créant une confusion avec une activité publique », selon le communiqué, qui précise que les migrants interrogés n’ont pas pris les militants identitaires pour des membres de forces de l’ordre.
Le parquet a également révélé avoir demandé l’ouverture d’une « enquête préliminaire plus globale du chef d’immixtion dans une fonction publique (article 433-12 du code pénal) », dont les investigations sont en cours. Il décidera ensuite, en s’appuyant, entre autres, sur la circulaire du ministère, si « le délit d’usurpation dans une fonction publique est suffisamment caractérisé pour en poursuivre les auteurs identifiés ».
Possibilité de porter plainte
Mais ces éléments n’ont qu’à moitié rassuré les associations. « Nous avions connaissance de ces textes et nous travaillons depuis des semaines à la collecte de témoignages, en lien avec d’autres associations et des avocats, explique Agnès Antoine, du pôle juridique du collectif Tous Migrants. Nous nous préparons à un nouveau classement sans suite. Nous étudions la possibilité de porter plainte et de nous constituer partie civile, mais nous voulons pour cela des éléments les plus solides possible. »
En attendant, Génération identitaire, dont aucun militant n’a été interpellé, assure poursuivre des « opérations de surveillance » dans les Alpes, ce que confirment les associations d’aide aux migrants. Ces dernières dénoncent le « deux poids, deux mesures » du procureur, qui a par ailleurs engagé le 23 avril des poursuites contre des militants venus en aide aux migrants. Ils seront jugés le 31 mai pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière et en bande organisée ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ En République d’Irlande, l’avortement est interdit, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Le 25 mai, un référendum doit déterminer si les Irlandais sont prêts à assouplir la loi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
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Rappel de reblochons AOP vendus par Leclerc en raison de cas d’intoxication alimentaire « grave »

Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 07h12
   





                        



   


Les centres E. Leclerc ont annoncé, vendredi 11 mai, qu’ils procédaient au rappel d’un reblochon AOP vendu sous sa marque « Nos régions ont du talent », en raison de « plusieurs cas » d’intoxication alimentaire « grave » par la bactérie E. coli 026.
Des enfants en bas âge ont été infectés, et les autorités sanitaires ont identifié « sept cas d’infections à Escherichia coli, dont six syndromes hémolytiques et urémiques [complications rénales] survenus chez des enfants âgés de un an et demi à 3 ans », ont fait savoir les ministères de la santé et de l’agriculture.
Ce fromage de 450 grammes est fabriqué par la société Fromagerie Chabert, précise un communiqué du distributeur, alerté par un signalement de Santé publique France.
« Les consommateurs étant en possession de ce produit ne doivent pas le consommer et sont invités à le rapporter dans leur centre E. Leclerc », dit le communiqué, qui donne également un numéro vert mis à leur disposition (0800.011.100).
Gastro-entérites éventuellement hémorragiques
Le 26 avril, une autre société, la Fromagerie du Plessis, avait annoncé le rappel d’un lot de camemberts de Normandie AOP commercialisé sur tout le territoire national, à la suite d’un contrôle ayant révélé la présence de cette même bactérie (Escherichia coli).

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Escherichia coli O26 : H11 peut entraîner, dans la semaine qui suit la consommation d’un produit contaminé, des gastro-entérites, éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique).
Les personnes qui auraient consommé les produits concernés et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant et à lui signaler cette consommation et la nature du germe contaminant.



                            


                        

                        


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Procès de l’amiante : la « fibre tueuse » en quatre questions

La Cour de cassation doit décider le 19 juin si le procès pénal de l’amiante aura lieu. Voici des clés de compréhension de ce scandale sanitaire majeur.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 16h26
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


Le procès pénal de l’amiante aura-t-il lieu ? En début de semaine, la Cour de cassation a décidé qu’elle trancherait le 19 juin. Elle a été saisie par deux associations composées de victimes et de proches de victimes de l’amiante, Ardeva 59-62 et le Comité antiamiante Jussieu. Les victimes ont pour point commun d’avoir travaillé aux chantiers navals Normed Dunkerque, dans le Nord, ou sur le campus de l’université Jussieu, à Paris.

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Les requérants demandent aux juges d’invalider une décision de la cour d’appel de Paris de septembre 2017, qui annule la mise en examen de huit responsables nationaux en lien avec le scandale sanitaire de l’amiante pour homicides et blessures involontaires (neuf initialement, un étant mort depuis). Il est reproché à ces scientifiques, industriels et fonctionnaires d’avoir participé, entre 1982 et 1995, au Comité permanent amiante (CPA). Si la Cour donne raison aux associations, les affaires seront renvoyées devant le juge du fond et un procès pénal pourrait avoir lieu, un quart de siècle après la première plainte.
En attendant, voici quelques clés de compréhension. 
Qu’est-ce que l’amiante ?
L’amiante est une famille de fibres minérales naturelles et plus précisément, des silicates hydratés de calcium et de magnésium répartis en deux variétés : la serpentine et les amphiboles. Ces fibres résistantes au feu sont notamment utilisées par les professionnels de l’isolation et du ciment.
Inhalé de manière prolongée, l’amiante cause plusieurs types de maladies. D’abord, des pathologies graves non cancéreuses. Il s’agit de l’asbestose (« asbeste » étant synonyme d’amiante), une fibrose pulmonaire entraînant une insuffisance respiratoire chronique, des pleurésies bénignes asbestosiques, sources de douleurs thoraciques et de difficultés respiratoires, ou encore des plaques pleurales, dépôts fibreux sur la plèvre (enveloppe des poumons). Il provoque aussi des cancers : le mésothéliome (cancer de la plèvre) et le cancer broncho-pulmonaire.
La « fibre tueuse » est responsable, en France, de plus de 85 % des cancers de la plèvre et de 10 % à 20 % des cancers du poumon.
De quoi le Comité permanent amiante est-il accusé ?
Cette structure, fondée en 1982 et aujourd’hui dissoute, réunissait les parties concernées par la gestion des risques liés à l’amiante. Les parties civiles l’accusent d’avoir, par son lobbying, retardé l’interdiction de sa fabrication, de sa transformation et de sa mise sur le marché en France, décidée en 1997. A cette date, sept autres pays européens avaient déjà interdit la fibre.
Si la France a tant tardé à l’interdire, c’est notamment parce que le CPA avait réussi à imposer le concept d’« usage contrôlé » de l’amiante pour faire durer le statu quo. A ce titre, une valeur limite d’exposition a été fixée, trop élevée pour véritablement protéger les travailleurs.
Les requérants reprochent aux ex-membres du CPA d’avoir œuvré tout en connaissant les risques. La dangerosité de la fibre est connue depuis le début de XXe siècle. La fibre a été classée source de maladie professionnelle (asbestose, pathologie pulmonaire grave) en 1945 en France. A l’époque des faits, toutes les formes d’amiante sont déjà désignées comme cancérogènes par le Centre international de lutte contre le cancer.
Malgré le « repenti » du CPA, qui regrette sa participation en faveur de l’amiante ou dit avoir été instrumentalisé, des juges ont déjà mis en doute la responsabilité de l’organisation. En mai 2013, dans un autre volet du scandale de l’amiante, la cour d’appel de Paris estimait, à la surprise générale, que l’influence du CPA n’était « pas établie ».
Le Sénat, dans un rapport d’information déposé en octobre 2005, n’est pas de cet avis :
« Le drame de l’amiante démontre qu’en l’absence de décisions des pouvoirs publics une structure de lobbying, certes particulièrement efficace, a réussi à se voir quasiment déléguer le dossier de l’amiante par le ministère. »
La chambre haute alerte : « Le CPA avait beaucoup plus de pouvoirs que certains, à commencer par ses anciens membres, voudraient le laisser croire. » Pour exercer son lobbying, le comité n’hésitait pas à envoyer des courriers aux ministres et même au premier ministre, Michel Rocard (1988-1991).
Combien de morts seraient liées à l’amiante ?
Ce procès pénal serait d’autant plus important et symbolique que l’amiante est la première cause de mortalité au travail. Entre 1965 et 1995, 35 000 personnes sont mortes dans l’Hexagone d’une maladie due à l’amiante, selon un rapport sénatorial de 2005. Chaque année en France, entre 2 200 et 5 400 cancers, et entre 1 686 et 3 867 morts sont liés à l’amiante, selon l’Institut de veille sanitaire. Il pourrait être la cause de 100 000 morts en France d’ici à 2025, selon le Haut Conseil de la santé publique. En la matière, les autorités sanitaires sont obligées de recourir aux projections : les maladies dues à la fibre se déclarent entre vingt et quarante ans après y avoir été exposé.
Les personnes les plus menacées sont bien sûr celles qui y sont exposées au cours de leur activité professionnelle. Dans les années 1960, les secteurs les plus touchés étaient les filières de production et d’utilisation (métiers de l’isolation, chauffagistes, chantiers navals). A partir des années 1980, après l’interdiction, les personnes le plus exposées sont celles qui interviennent professionnellement sur des matériaux contenant de l’amiante.
Un quart des salariés hommes actuellement retraités en France ont été exposés au moins une fois à l’amiante au cours de leur vie professionnelle, d’après l’Institut de veille sanitaire.
L’amiante est-il encore utilisé ?
En France, il reste présent dans de nombreux bâtiments construits ou rénovés avant son interdiction, en 1997. En particulier dans les toitures, les canalisations, les revêtements de sol, plafonds et faux plafonds, cloisons ou encore colles, joints et peintures. Il y aurait ainsi dans les immeubles entre 50 kg et 80 kg d’amiante par habitant.
Dans le monde, il n’est interdit que dans une soixantaine de pays. « De nombreuses multinationales européennes utilisent un double standard : elles travaillent sans amiante en Europe et continuent à utiliser de l’amiante dans le reste du monde », rappelle en 2005 un bulletin d’information du centre de recherches de l’Institut syndical européen. L’exportation de déchets européens contenant de la fibre vers des pays en voie de développement est un autre facteur de risque.
Les lignes bougent, mais lentement. Au Brésil, la Cour suprême a attendu, comme en France, que l’amiante cause des milliers de morts pour le bannir, en décembre 2017. Dans le monde, 100 000 personnes meurent chaque année à cause de l’amiante, selon l’Organisation mondiale de la santé.


Pour aller plus loin sur l'amiante

Tout savoir sur l'amiante, vidéo de la chaîne Deux gouttes de culture sur Youtube.
« Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir », rapport des sénateurs Gérard Dériot et Jean-Pierre Godefroy (2005).
« Impact sanitaire de l’exposition à l’amiante », dossier de l’Institut de veille sanitaire en 2013.
« Présentation, effets sanitaires, expositions et cadre réglementaire », dossier de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en 2016.


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