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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les coéquipiers de Yannick Nyanga disputent la finale de la Coupe d’Europe de rugby face aux Irlandais du Leinster, samedi à Bilbao.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Certes, le Paris Saint-Germain est déjà champion, mais pour les dix-neuf autres équipes, le championnat de France est loin d’être fini.
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Ligue 1 : podium, course au maintien... les enjeux de la pénultième journée

Certes, le Paris Saint-Germain est déjà champion, mais pour les dix-neuf autres équipes, le championnat de France est loin d’être fini.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h10
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Paris a beau être sacré champion depuis presque un mois déjà, il y a encore beaucoup de choses en jeu lors de cette 37e et avant-dernière journée du championnat de France. Entre la bataille pour la deuxième place, la course à l’Europe et la lutte pour le maintien, les enjeux sont nombreux. Petit état des lieux :

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Course à la deuxième place
Avec leur match nul contre Guingamp (3-3), vendredi soir, les Marseillais viennent de « se tirer une balle dans le pied », comme le résume amèrement leur attaquant, Valère Germain. Les hommes de Rudi Garcia comptent un point de retard sur Lyon et sont à égalité avec Monaco, avec un match en plus. C’est donc un boulevard qui vient de s’ouvrir pour ces deux équipes. Une victoire de leur part, ce soir contre Strasbourg et Saint-Étienne respectivement, leur assurerait quasiment une place en Ligue des champions la saison prochaine, grâce à une différence de buts favorable.
Reste que les deux équipes rêvent d’échapper à une troisième place qui deviendrait synonyme de troisième tour de phase préliminaire, en cas de victoire de l’OM en finale de la Ligue Europa (en cas de défaite, les 2e et 3e de Ligue 1 seront directement qualifiés). Ce cas de figure leur ferait reprendre la saison plus tôt, et potentiellement sans certains de leurs cadres, en vacances après la Coupe du monde.
En cas de victoires de Lyon et Monaco, ce soir, Marseille serait probablement condamné à remporter la Ligue Europa, mercredi soir contre l’Atlético de Madrid (à suivre en direct sur Le Monde.fr) pour disputer la Ligue des champions la saison prochaine. Une victoire en Ligue Europa permet, en effet, de décrocher un billet pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Sans quoi, leur probable quatrième place en championnat les enverrait en Ligue Europa.
Course à l’Europe
Avec les victoires du PSG en finale de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France, deux places supplémentaires sont désormais ouvertes pour la Ligue Europa. En plus de la quatrième place, la cinquième est directement qualificative pour cette compétition européenne, tandis que la sixième place envoie le club en question au deuxième tour de qualifications.

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Cela profite à Rennes, actuel cinquième (54 points), mais aussi à Saint-Etienne, sixième avec 52 points. Mais ces deux clubs ont deux matches compliqués à jouer ce samedi. Rennes se déplace à Paris, et Saint-Étienne va à Monaco. Autant dire que Nice (7e, 51 points), Montpellier (8e, 49 points) et Bordeaux (9e, 49 points) pourraient bien en profiter pour continuer à rêver d’une aventure européenne, la saison prochaine.
Ces trois-là accueillent des équipes mal en point, qui doivent réaliser un bon résultat pour sauver leur tête en Ligue 1. Nice reçoit Caen (15e, 37 points), tandis que Montpellier joue contre Troyes (19e, 32 points), et que Bordeaux affronte Toulouse (18e, 34 points), dans le derby de la Garonne.
Le maintien
Après l’officialisation de la descente de Metz, après une cruelle défaite contre Angers (2-1), la semaine dernière, il reste encore une place directe pour la Ligue 2. Le 18e jouera lui un barrage contre un club de Ligue 2 (en matchs aller-retour). Cette double confrontation avait coûté à Lorient sa place en première division, la saison passée.
Au total, cinq équipes sont encore concernées par cette lutte. Caen (15e, 37 points) est le mieux placé, mais les Caennais affrontent Nice, qui joue une place européenne ce soir, et recevra Paris, lors de la dernière journée. Derrière, Lille (16e, 35 points) sort d’une victoire salvatrice à Toulouse (3-2) et tentera de confirmer contre Dijon (12e, 45 points), qui n’a plus rien à jouer, cette saison. Strasbourg (17e, 35 points) vit une période compliquée. Les Strasbourgeois ne se sont plus imposés depuis le 11 février dernier, et une victoire contre Troyes (2-1). Ils doivent affronter une équipe lyonnaise en pleine forme, ce soir, alors qu’ils sont aux portes des barrages.
Toulouse (18e, 34 points) va devoir renouer avec l’esprit de 2016 pour rester en Ligue 1. Les Toulousains auront un match compliqué à gérer face à leur rival bordelais, qui joue une place européenne. Enfin, Troyes, en position de relégable ou barragiste depuis la 24e journée va devoir réaliser deux exploits contre Montpellier et Monaco et compter sur des contre-performances des autres pour se maintenir : une performance que les Troyens n’ont plus réalisée depuis la saison 2005-2006. Ils avaient alors terminé 17e.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ COTE TRIBUNES. Ces dernières semaines, le principal groupe de supporteurs bordelais a bravé plusieurs interdictions d’aller encourager son équipe à l’extérieur.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le président du Racing 92, qui affronte le Leinster ce samedi en finale de la Coupe d’Europe de rugby, gère ce club centenaire comme une entreprise.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Rugby : Jacky Lorenzetti, entrepreneur avant tout

Le président du Racing 92, qui affronte le Leinster ce samedi en finale de la Coupe d’Europe de rugby, gère ce club centenaire comme une entreprise.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 07h00
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Il faut toujours écouter son médecin de famille. Prenons le dossier de Jacky Lorenzetti : en juin 2006, le fondateur du géant de l’immobilier Foncia se tourne vers le rugby sur les conseils de son docteur, Yves Legagneux, alors dirigeant d’un club en très petite forme, le Racing-Métro. « On cherchait de grands capitaines d’industrie pour le club », précise le praticien, aujourd’hui encore établi à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).
Depuis, M. Lorenzetti préside donc le Racing 92, qui a changé de nom comme de santé financière : l’hebdomadaire Challenges présente le dirigeant comme la 126e fortune de France, 680 millions d’euros au dernier décompte. Largement de quoi relancer un club centenaire ; le faire remonter de la deuxième à la première division (2009) ; lui offrir un titre de champion de France (2016), le sixième de son histoire. Puis, enfin, viser le sacre en Coupe d’Europe : les Racigmen affrontent les Irlandais du Leinster, samedi 12 mai à Bilbao, après la finale perdue il y a deux ans contre les Anglais des Saracens.
« Budget à l’équilibre »
Le mécène a revendu Foncia dès 2007. A 70 ans, il s’amuse désormais avec les filiales de la holding familiale, Ovalto : domaines viticoles, immobilier, gestion financière… et donc club de rugby. « La passion d’entreprendre », justifie-t-il : « J’aime ouvrir les portes, j’aime savoir qui il y a derrière. » L’entrepreneur a pourtant mis du temps à pousser celles d’un stade. Son premier souvenir de spectateur : « Un match du XV de France au Parc des Princes, il y a environ trente ans, avec des amis. » Vague. L’homme a surtout une caution girondine : « Ma femme est du Sud-Ouest », terre d’Ovalie par excellence.
En réalité, Jacky Lorenzetti reste avant tout cet homme d’affaires habitué à taper sur une calculette davantage que dans un ballon. L’un de ces nouveaux dirigeants ayant investi dans le rugby à mesure qu’il se professionnalisait, qu’il se médiatisait : « Le fait que les chefs d’entreprise arrivent dans ce sport est une bonne chose, veut-il croire. Je suis souvent révolté lorsque des gens prétendent que le rugby n’est pas une entreprise comme les autres en termes de gestion. »
Alors parlons budget. Depuis une décennie, le patron des Ciel et Blanc a investi « assez lourdement » chaque année dans ce club passé de 2 à près de 25 millions d’euros de budget annuel. Un apport de « 3 à 3,5 millions d’euros par an », selon ses calculs, qui ont notamment permis la création d’un nouveau siège au Plessis-Robinson. Toujours dans les Hauts-de-Seine, non loin de Montrouge, ville natale du dirigeant.
Le chef d’entreprise, de nationalité suisse par ses grands-parents, avait déjà songé à « [son] modèle économique » : rentabiliser le club à travers le financement d’un grand stade, derrière les immeubles d’affaires de la Défense, à Nanterre. Pardon : une grande salle de spectacles, finalement inaugurée à l’occasion d’un concert des Rolling Stones, en octobre 2017. La U Arena doit son nom, provisoire, à la forme de ses tribunes. Des spectacles, Jacky Lorenzetti en voudrait « quarante à cinquante » par an pour exploiter au mieux sa nouvelle propriété, conçue avant tout à cette fin : toit fermé, écran géant, pelouse synthétique. Y organiser seulement les matchs de rugby ? Une « hérésie » économique, d’après lui.
Cette quête de profit peut parfois mener loin, au détriment des sportifs. Samedi 5 mai, les joueurs du Racing devaient jouer à domicile, contre Agen, un match déterminant pour accéder aux demi-finales du championnat de France. La chanteuse américaine Beyoncé et son compagnon Jay-Z ayant loué le terrain pour y répéter une tournée mondiale, les rugbymen ont finalement joué (et gagné) à Vannes, en Bretagne… « Dans notre modèle économique, il faut bien accepter que le club parfois se délocalise pour permettre à l’Arena d’accueillir des spectacles. Quand Beyoncé s’est présentée, j’en ai parlé avec mes entraîneurs [du Racing], on a fait nos calculs et on s’est dit qu’il valait mieux donner la priorité à Beyoncé cette fois-là. » Le président annonce déjà un budget du Racing « à l’équilibre » à l’issue de la saison en cours, et « bénéficiaire » dans un an « sans qu’[il ait] besoin de mettre un centime ».
« Plate-forme de business »
Chez certains dirigeants, l’idée de l’« arène » a forcé le respect. « Pourtant, au début, moi-même je n’y croyais pas ! », déclare Alain Carré, président de l’US Colomiers et de l’Union des clubs professionnels de rugby, syndicat patronal. Un autre responsable de club, sous couvert d’anonymat, se fait plus critique : « Jacky Lorenzetti s’est “servi” du rugby pour développer des affaires, il s’en sert comme d’un support de communication, une plate-forme de business. » 
Lorenzetti concède aujourd’hui un seul regret : avoir voulu procéder à la fusion des effectifs professionnels du Racing 92 et du Stade français, en mars 2017. Projet vite avorté entre l’institution des Hauts-de-Seine et celle de Paris. « En côtoyant joueurs, supporteurs, dirigeants, je me suis aperçu que j’avais fait un faux pas. Deux clubs avec des identités différentes, ça peut cohabiter, se parler, s’affronter, mais pas se marier. »
Très impopulaire, la tentative trahit surtout, selon certains, une méconnaissance de ces clubs et de leur passé. « Il est venu comme un entrepreneur et il a oublié complètement de s’appuyer sur les valeurs du rugby », euphémise Yves Legagneux. Le docteur, qui a très mal vécu la « violence » de la manœuvre, est désormais en froid avec son ancien patient.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le conseil municipal de Miami a approuvé l’organisation d’un Grand Prix. Restent à trouver un accord financier et une date au calendrier.
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La formule 1 veut s’étendre aux Etats-Unis via Miami

Le conseil municipal de Miami a approuvé l’organisation d’un Grand Prix. Restent à trouver un accord financier et une date au calendrier.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h29
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Miami à dit oui. A l’unanimité de ses cinq membres, le Conseil municipal a voté, jeudi 10 mai, pour la résolution « Formule 1-circuit de course », soutenue par le maire, Francis Suarez, qui prévoit d’accueillir une étape du championnat du monde de F1, si possible dès 2019. Mais si les deux parties prenantes, la cité de Floride et le Groupe Formula One, détenu par Liberty Media, se sont félicités de ce scrutin, celui-ci n’est qu’une étape dans le long processus de création d’un Grand Prix d’Amérique bis.
La perspective d’une course de F1 réjouit M. Suarez. Miami deviendrait alors « la seule ville au monde à avoir la F1 en plus des équipes des cinq sports majeurs » : le football américain (NFL), le basket (NBA), le baseball (MLB), l’IndyCar, championnat américain de monoplaces, et le hockey sur glace. « D’un point de vue économique, c’est une chance incroyable pour notre ville et pour toute la région de la Floride du Sud, c’est comme si on accueillait le Super Bowl chaque année », ajoute Jose Diaz, représentant du comté de Miami-Wade.
De son côté, le patron de la F1 mondiale, l’Américain Chase Carey, franchit par ce vote une étape décisive vers son objectif de développement de la F1 aux Etats-Unis, patrie des très populaires Nascar, stock-car en voitures de série, et IndyCar. Dès son arrivée, l’homme de médias a défendu l’idée d’un deuxième Grand Prix aux Etats-Unis, si possible sur un tracé urbain, tellement plus attrayant. Parmi les villes envisagées dès juillet 2017, La Vegas, New York et Miami, ces deux dernières ayant déjà accueilli au moins un ePrix, compétition de monoplaces électriques.

   


Le processus enclenché, la municipalité de Floride doit maintenant trouver un accord commercial avec les organisateurs de la F1, lequel sera à nouveau soumis au vote du conseil municipal. On parle d’un contrat sur dix ans. Financièrement, le projet d’un Grand Prix à Miami est soutenu par Stephen Ross, propriétaire de l’équipe de football américain des Miami Dolphins. Et pour cause : c’est une de ses sociétés qui doit prendre en charge le futur Grand Prix de Miami. Les détails financiers de l’organisation n’ont pas été divulgués, mais, à titre de comparaison, le Grand Prix d’Austin perçoit environ 25 millions de dollars en taxes de l’Etat et du gouvernement fédéral pour financer la course.
Juin ou octobre ?
La double étape financière franchie se pose la question du calendrier. Miami doit-il s’ajouter aux vingt et un Grand Prix, comme le souhaite Chase Carey, ou se substituer à l’un d’eux ? Dans le second cas, Miami pourrait prendre la place de l’étape brésilienne, très critiquée pour son manque de sécurité, et qui a l’avantage de se dérouler sur le même continent. Autre éventualité, le Grand Prix d’Azerbaïdjan serait sur la sellette, malgré le fait qu’il soit un des rendez-vous les plus spectaculaires de la saison, avec son tracé en partie dans le vieux Bakou, qui autorise des pointes à 360 km/h. Cette ancienne république soviétique accusée de non-respect des droits humains ne cocherait pas toutes les cases de vitrine idéale de la F1.
A prendre en compte également le fait que pour limiter les coûts et les désagréments physiques de décalages horaires en série, Chase Carey souhaite regrouper les épreuves par zones géographiques, ce qu’il a à peu près réussi, à l’exception du Grand Prix du Canada le 10 juin, qui coupe en deux l’étape européenne du championnat.
Le 2 mai, le communiqué de Ross Brawn évoquait un possible Grand Prix de Miami en octobre, le même mois que celui d’Austin ; le 10 mai, juin était à son tour évoqué. Quoi qu’il en soit, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) devra valider la nouvelle inscription.

Interesting development: A group called Better Florida Alliance ran ad in Friday's @MiamiHerald asking residents to… https://t.co/cRXsMiDYHk— A_S12 (@Adam Stern)


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Sécurité et nuisances
Au-delà de ces formalités légales, l’organisation d’un Grand Prix exige le respect de multiples normes en matière de sécurité et de nuisances. « A Paris, la moitié du budget de l’ePrix est consacré aux bords en béton et aux grilles qui bordent la piste. Or, le niveau de sécurité en FE est deux niveaux inférieurs à celui requis en F1 », rappelait l’homme d’affaires espagnol Alejandro Agag, propriétaire du championnat de FE, en mars. Avant d’évoquer le bruit et les troubles de la circulation. L’expérience de l’ePrix de Miami de 2015 n’a ainsi pas été reconduite, en partie à cause des plaintes d’écologistes. Par ailleurs, le Miami New Times rappelait le 2 mai que les riches propriétaires des quartiers résidentiels de Miami se sont beaucoup investis ces dix dernières années pour obtenir la fermeture de boîtes de nuit jugées trop bruyantes… Des arguments qui faisaient dire à Alejandro Agag que la F1 avait peu de chances d’entrer dans les villes.

Today got a first look at a potential map for @F1 in @downtownMIA. Most of course is in the port with a loop around… https://t.co/pPM2W558ph— kenrussellmiami (@Ken Russell Miami)


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Excitante
Sûr de lui, le conseiller municipal de Miami Ken Russell a partagé sur Twitter une vue du tracé possible autour du port de Key Biscayne, très similaire à celui de l’ePrix de 2015, mais aussi du Grand Prix Cart (voitures de tourisme) de 1995. Dans les mémoires, le terme de « Grand Prix de Miami » reste toutefois plutôt associé au circuit ovale à Homestead, site étape des championnats de Cart et Indycar de 1996 et 2010, et alternative au circuit urbain.
Interrogés sur un probable Grand Prix de Miami, alors que le Grand Prix de Barcelone se court le 13 mai, les pilotes semblent attirés par le côté vibrant de la cité balnéaire de la côte est, même si le Canadien Lance Stroll estime que vingt-deux courses, c’est peut-être un peu beaucoup. A Londres, le 5 mai, le champion en titre Lewis Hamilton a quant à lui plaisanté : « Je ne vais pas gagner cette course, parce que Miami est vraiment excitante (…). C’est un endroit idéal pour faire la fête. (…) Il y a beaucoup de belles femmes et beaucoup de distractions. » C’est justement cela qui plaît à Liberty Media.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Trois frères de cette famille d’origine sénégalaise installée en Italie évoluent dans différentes divisions du championnat transalpin.
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Portrait

Chez les Gomis, on est gardiens de but de père en fils

Trois frères de cette famille d’origine sénégalaise installée en Italie évoluent dans différentes divisions du championnat transalpin.

Par                Romuald Gadegbeku



LE MONDE
              datetime="2018-05-11T11:40:06+02:00"

        Le 11.05.2018 à 11h40






    
Alfred Gomis, lors d’un sauvetage sur sa ligne le 25 octobre 2017, à Turin.
Crédits : MIGUEL MEDINA / AFP


Il y a trente ans, Charles Gomis est arrivé à Coni, en Italie, avec un objectif déterminé. Celui d’être le dernier rempart d’une équipe de football. En réalité, il gagnerait bien sa vie grâce à ses mains, mais en goudronnant les routes de la cité piémontaise. En revanche, ses fils Lys (28 ans), Alfred (24 ans) et Maurice (20 ans) sont aujourd’hui gardiens de but. Chaque week-end, ils jouent au plus haut niveau ou s’en rapprochent. L’aîné évolue à Paganese, en Serie C, le plus jeune à la Nocerina, en Serie D. Le cadet, lui, est doublure à la SPAL Ferrara, en Serie A. Il devrait se déplacer à Turin pour le match du dimanche 13 mai contre le Torino.
En 1996, Lys a 7 ans lorsqu’il quitte Ziguinchor, en Casamance, avec son petit frère Alfred et sa mère pour rejoindre son père. Maurice naît l’année suivante. « Notre père a joué gardien au Sénégal, un temps en Autriche, et il a même fait un essai à Naples, raconte ce dernier. Pour lui, ce n’était pas une histoire de don ou de destin. Il nous a appris le travail et le respect. Il nous a dit aussi qu’ici, en Italie, on ne nous donnerait rien. »

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Le patriarche n’est plus là. Il s’est éteint en 2016, à 51 ans. L’héritage qu’il a laissé : sa passion pour le poste de gardien de but, mais aussi une éducation, des valeurs humaines. Car Charles Gomis, qui aida les premiers migrants sénégalais à s’installer dans la région, était un modèle. A la mairie de Coni, une plaque commémorative lui rend hommage. « Il avait fondé Manko, une association pour résoudre les problèmes de la communauté sénégalaise, aider pour les permis de séjour et pour tout autre document, en collaborant avec la mairie », explique Lys.
Premier gardien africain en Serie A
« Il ne nous a jamais forcés à jouer. Il voulait juste que nous soyons heureux, peu importe le domaine », se souvient Lys. « Sa passion nous a influencés », affirme en revanche Maurice, qui précise : « Ses idoles étaient Dino Zoff et Thomas N’Kono. »
Si les trois frères ont fait leurs classes au Torino, seul l’aîné a pu goûter aux joies de l’équipe première. En entrant en jeu sous les couleurs du « Toro », le 30 novembre 2013, il est devenu le premier gardien africain à évoluer en Serie A. Vivre son rêve à travers son fils fut une émotion particulière pour Charles. « L’appel est venu à minuit ; ma femme, Anne-Marie, et moi l’attendions. Lys était au septième ciel ! Ce moment, c’est ce que je leur ai enseigné : le travail. Je dois remercier le Torino de prendre soin de mes enfants », déclarait-il alors dans Tuttosport, un quotidien sportif transalpin.

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Depuis, Lys Gomis est devenu international sénégalais (quatre sélections), comme son frère Alfred (une sélection) – « le plus talentueux » selon lui. Percer au haut niveau offre parfois un choix difficile lorsqu’on a deux nationalités, deux cultures. Il y a la dimension sportive, mais pas seulement.
« Tu es Noir, pas Italien… », c’est l’antienne, accompagnée de cris de singes, qu’a souvent entendue Mario Balotelli lorsqu’il foulait les terrains de Serie A. Moins connus et moins excentriques que l’attaquant transalpin, qui joue actuellement à l’OGC Nice, les frères Gomis ont aussi fait face au racisme.

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En 2013, Alfred Gomis, lors de son passage au FC Crotone, dénonçait par un tweet les cris simiesques des supporters de Bari. Même chose pour Maurice, lors d’une défaite avec les Molossi de Nocera en novembre. « Aujourd’hui, j’ai [été la cible] de nombreux cris racistes lorsque je touchais le ballon. Ma question est : pourquoi ? Quelle est ma différence avec les autres ? Pourquoi devrais-je être touché par ça ? L’ignorance n’a aucune limite », a-t-il réagi sur les réseaux sociaux après le match.
« Je découvre mes liens avec le Sénégal »
Né à Coni, Maurice a obtenu son passeport italien à 18 ans. Il a ensuite porté le maillot de la sélection italienne des moins de 20 ans de Luigi di Biagio, avant de dire oui aux Lionceaux de la Teranga. « Ça m’ennuie qu’il y ait encore des gens dans la rue ou dans les bars qui puissent s’opposer au fait que nous soyons italiens. Maintenant je découvre mes liens avec le Sénégal, mais j’ai étudié ici, j’habite ici, je respire ici », explique le jeune gardien.

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Lys a participé à la Coupe d’Afrique des nations en 2015 sur le banc, spectateur de l’échec des Lions, éliminés dès le premier tour. Alfred a, lui, de bonnes chances de figurer dans le groupe d’Aliou Cissé qui s’envolera disputer le Mondial en Russie, du 14 juin au 15 juillet. Pour lui, la sélection sénégalaise s’est présentée comme une opportunité sportive bien plus accessible que la Squadra Azzura, mais aussi comme une manière de se reconnecter au pays de son père et de rendre hommage à ce dernier. L’histoire aurait probablement été différente si les frères avaient été des piliers de Serie A…
Dans les années qui viennent, il y a aura toujours un Gomis prêt à garder la cage des Lions. Parce que derrière les trois colosses se cache David, le dernier-né de la fratrie. Il a 12 ans et porte le numéro 1 dans le dos.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le tandem a franchi victorieux la ligne d’arrivée à Saint-Barthélemy de la Transat en double AG2R La Mondiale après 18 jours passés en mer.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Entre les absents, les blessés et les joueurs en manque de constance, l’Espagnol qui vient de remporter pour la 11e fois le Masters 1000 de Monte-Carlo, peut être confiant sur terre battue.
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Rafael Nadal, sans rival sur terre battue à deux semaines de Roland-Garros

Entre les absents, les blessés et les joueurs en manque de constance, l’Espagnol qui vient de remporter pour la 11e fois le Masters 1000 de Monte-Carlo, peut être confiant sur terre battue.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 09h32
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 16h35
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Depuis la Zambie où il séjournait il y a encore quelques jours, alternant entre safari et missions auprès des enfants dans le cadre de sa fondation, Roger Federer devait se féliciter d’avoir eu le nez creux. Comme en 2017, le Suisse a fait l’impasse sur la saison sur terre battue et, comme en 2017, Rafael Nadal, en quarts de finale à Madrid vendredi 11 mai face à l’Autrichien Dominic Thiem, est jusque-là sans pitié pour la concurrence.
Federer fit un choix cartésien : ses efforts d’adaptation à cette surface sont inversement proportionnels à ceux de l’Espagnol. Et le retour sur investissement n’est pas garanti, même quand ce dernier est en manque de repères. Au vu de son début d’année contrarié – il a dû observer une pause de deux mois et demi pour soigner sa blessure à la cuisse droite (psoas iliaque) qui l’avait contraint à l’abandon en quarts de finale de l’Open d’Australie en janvier –, d’aucuns pensaient que le Suisse avait une carte à jouer.
Sa décision a surpris jusqu’à son rival majorquin, comme il l’expliquait, le sourire en coin, en marge du Masters 1000 de Monte-Carlo, mi-avril : « Roger a fait savoir qu’il adorerait rejouer contre moi sur terre battue dans un match au meilleur des cinq manches. Je pensais donc qu’il allait disputer Roland-Garros. Et quelques jours après, il décide de ne pas jouer sur terre battue. C’est peut-être un peu contradictoire… » 
Un revers plus percutant
Sur le Rocher, le numéro un mondial a conquis le titre pour la onzième fois, une « undécima » qu’il a réitérée une semaine plus tard à Barcelone. Jamais dans l’histoire un joueur n’avait remporté un tournoi à onze reprises. Voilà qui le place à la hauteur de Margaret Court (Open d’Australie) et Martina Navratilova (Eastbourne). « C’est une très bonne nouvelle pour moi qui reviens de blessure. Je savoure car je sais que la fin de carrière est plus proche que le début », a commenté Nadal, qui fêtera ses 32 ans, le 3 juin.
A quinze jours du coup d’envoi de Roland-Garros (du 27 mai au 10 juin), le signal envoyé à ses rivaux est assommant, sinon démoralisant. Plus personne n’a été capable de battre l’Espagnol sur terre depuis bientôt un an. Sa dernière défaite remonte au 19 mai 2017 face à Thiem, en quarts de finale à Rome, lessivé par un enchaînement victorieux à Monte-Carlo, Barcelone et Madrid. Depuis, l’Autrichien, 24 ans, a été renvoyé deux fois à ses chères études, à Roland-Garros et à Monte-Carlo, puni par deux fois par une mortifiante « roue de bicyclette ».
Alexander Zverev, Grigor Dimitrov, Karen Khachanov… la nouvelle génération subit sa loi depuis sa reprise en Coupe Davis, début avril, face à l’Allemagne. « Jouer Rafa sur terre, c’est comme recevoir un cours gratuit », ironisait le rookie Stefanos Tsitsipas, battu en finale à Barcelone. David Goffin et Kei Nishikori, qui l’avaient par le passé inquiété, ont été cette saison de simples spectateurs.
Même quand il est loin de son meilleur niveau, sa marge est telle qu’à chaque fois, le scénario semble inexorable : l’adversaire est « balayé », « étouffé », « écrasé » ou « concassé », selon la nomenclature journalistique qui lui est accolée. L’affront ne dépasse jamais les deux heures. Et aucun n’a réussi à lui faire jouer un jeu décisif cette saison.
Patrick Mouratoglou observe qu’« il tourne moins autour du coup droit car il se fie plus à son revers ». « D’habitude, au début de la saison sur terre, il a besoin de confiance donc il s’appuie plus sur ses qualités défensives. Là, il est agressif d’entrée », complète l’entraîneur de Serena Williams. En remportant un 50e set consécutif sur sa surface fétiche en 21 matchs, jeudi à Madrid, Nadal a fait tomber un record vieux de trente-quatre ans, détenu par John McEnroe.
blessures et convalescences
S’il évolue à 100 % de ses moyens physiques, on ne voit pas bien qui sera en mesure de menacer le décuple vainqueur du Grand Chelem parisien. « Il a encore moins de rivaux que d’habitude, déjà qu’il n’en a pas énormément... Je n’arrive même pas à sortir un nom », résume Patrick Mouratoglou. Stan Wawrinka, en délicatesse avec son genou, devrait faire son retour à Rome (du 13 au 20 mai), la convalescence d’Andy Murray, opéré en janvier de la hanche, s’éternise et Novak Djokovic traîne encore sa blessure au coude ou son spleen, on ne sait plus trop. Si le Serbe parvient à retrouver son tennis, il a les armes pour le faire choir, lui qui l’a déjà battu sept fois sur cette surface.
« La façon dont il joue, sa stratégie de match, tout chez lui est très propre, analysait Dimitrov en marge de Madrid. Vous avez beau savoir la façon dont vos coups reviendront, il n’y a pas grand-chose à faire. Face à lui, nous n’avons d’autre choix que d’être à 100 % et tenter d’exploiter ses sautes de concentration car il en a, tout Rafa qu’il est. Mais s’y atteler en bataillant plusieurs heures, c’est un autre problème… » 
L’intéressé, lui, assure ne pas se prendre la tête « avec [son] statut de favori. Vous devez toujours avoir à l’esprit que vous pouvez perdre. (…) Le jour où je ne serai plus inquiet à propos de ma forme ou de mon tennis, ce jour sera celui où je ne gagnerai plus ». Et où ses adversaires commenceront à exister sur terre.

        Lire aussi l’entretien :
         

          Rafael Nadal : « Je joue avec la douleur »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Depuis plus de soixante-dix ans, les Landes s’enthousiasment pour leur coupe départementale de basket, phénomène social et culturel dont les finales étaient disputées mercredi.
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Basket : dans le chaudron de la Coupe « du monde » des Landes

Depuis plus de soixante-dix ans, les Landes s’enthousiasment pour leur coupe départementale de basket, phénomène social et culturel dont les finales étaient disputées mercredi.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
10.05.2018 à 17h35
    |

            Clément Martel (Pomarez, envoyé spécial)








                        



   


Les joues peintes de bleu et de grenat, une famille rejoint la cohorte de fans qui attendent l’ouverture des portes des arènes de Pomarez. « Est-ce qu’il y a les taureaux ? » interroge une petite fille, inquiète, tenant à bout de bras la main de son père. Non. Si bandas et odeurs de grillades sont au rendez-vous dans ce haut lieu de la course landaise, en cette fin du mois de mars, les spectateurs viennent voir un autre affrontement : les demi-finales de la Coupe des Landes de basket.
« Ici, le basket est une religion. » Capitaine du club de Dax-Gamarde (Nationale 2), Jérôme Mansanné évolue dans le territoire depuis dix-sept ans. Avec plus de 12 000 licenciés, les Landes sont aujourd’hui le département où l’on joue le plus au basket – rapporté à la population. A son apogée, environ 130 villages possédaient leur club.
« Le basket demande peu de monde et peu de place », explique Claudine Latrubesse. « Bible du basket landais », cette ancienne prof, élue pendant quarante ans au Comité des Landes basket-ball, a consacré sa vie à la balle orange. Dans des petits villages, un sport collectif ne requérant que cinq joueurs avait tout pour se développer. Pourtant, le basket n’a pas envahi la France des champs, faisant de la région de la Chalosse, au sud du département, un phénomène unique.
Du foie gras au basket
« La Chalosse est la seule région de France au développement rural positif grâce au foie gras », souligne Jean Caplanne, qui a présidé pendant trente ans le club de Pomarez. Etant l’une des principales zones de production de ce mets, la Chalosse n’a pas vécu d’exode rural après la seconde guerre mondiale. « Puisqu’il y avait du travail, les jeunes sont restés à la ferme. Et parce qu’ils étaient disponibles le week-end, le basket s’est développé. »
Si le basket est une religion en Chalosse, la Coupe des Landes est sa messe. Une coupe unique, rassemblant tous les clubs du département depuis 1947. Elle constitue « la récompense et la convergence de tout le peuple du basket » vers les arènes, où se disputent les finales (féminine et masculine), estime Jean-François « Paco » Laulhé, l’entraîneur landais d’Orthez, en Nationale 1 féminine.
Ouverte à tous les clubs sans distinction de niveau, dans un territoire où chaque village a son club, cette coupe départementale est le réceptacle des « guerres de clochers ». « On la surnomme la Coupe “du monde” des Landes, glisse l’ancien joueur Olivier Léglise, ancienne gloire du basket landais. Car dans nos villages, tout tourne autour du basket. » Pas question de perdre face au voisin, quand tout le village s’est déplacé avec tambours et trompettes pour vous encourager.
Chaque année, on se rend comme en pèlerinage aux arènes (couvertes) sur le sable desquelles a été posé un parquet de basket. Ces lieux consacrés à la course landaise deviennent un chaudron incandescent le temps de la finale. A compter de 2019, celle-ci se déroulera dans les arènes – à ciel ouvert – de Dax, permettant d’accueillir jusqu’à 8 000 personnes (contre 3 600 places rapidement écoulées cette année). Un pari osé, compte tenu du niveau de la compétition, mais que le président du Comité des Landes, Pierre Dufau, assume, certain de « la passion des supporteurs landais ».
Sorte de Graal du basketteur landais
« J’ai débarqué dans la Coupe des Landes un soir de quarts de finale, se souvient le manageur général de l’équipe de France, Patrick Beesley. C’était ma première sortie dans les Landes, et je m’étais dit “je suis tombé chez les fous”. » Originaire de la région bordelaise, il a été nommé conseiller technique départemental dans ce département, en 1979.
Reconnaissant une part d’irrationnel entre l’amour des Landais pour ce qu’ils « considèrent comme la plus belle des coupes » et le niveau de jeu, l’ancien DTN du basket français s’est lui aussi pris au jeu. « Une année, j’ai dit ne pas pouvoir aller à la finale de l’Euroleague “parce qu’il y a la coupe du monde de basket”. » 
D’autant que la spécificité de la coupe, un système de handicap (sept points par niveau d’écart), permet à toutes les équipes d’espérer faire un beau parcours dans la compétition. « J’ai déjà commencé un match à – 49 », relate Jérôme Mansanné, qui évolue dans le meilleur club du département. A la tête d’une cohorte d’anciens espoirs de l’Elan béarnais – le grand club de la région, bien que béarnais –, Paco Laulhé a « reconstitué un club disparu », pour repartir du plus bas niveau départemental et profiter de ce système de handicap. En 1991, ses joueurs d’Arsague ont signé un « parcours magnifique en coupe », n’échouant qu’en quarts de finale.
Pour tout joueur landais, la « Coupe » est « une sorte de Graal », reconnaît l’entraîneur de Levallois (Pro A) Frédéric Fauthoux. Né à Horsarrieu, l’ancien capitaine de Pau-Orthez est « tombé dans le basket dès le berceau », ayant ses deux parents bénévoles dans le club local. Et si sa carrière l’a amené jusqu’à l’équipe de France, il s’est « toujours promis de revenir jouer à Horsarrieu, retrouver [ses] amis, rendre ce que le club [lui] avait donné. Avec l’objectif de remporter la Coupe des Landes ». Devoir accompli, en 2010, quand il a enfin soulevé le trophée départemental avec son village, où « la fête a duré deux ou trois jours ».
Comme Fauthoux, qui a donné son nom à la version jeunes de la Coupe des Landes, de nombreux basketteurs landais devenus professionnels ont voulu, au crépuscule de leur carrière, remporter le « Graal ». La finale de l’édition 2018 a ainsi vu s’affronter Gauthier Darrigand et Nicolas Gayon, aux solides carrières en Pro A et Pro B.
Des Jeux olympiques à la Coupe des Landes
Même les non-Landais se prennent au jeu, dont certains après avoir évolué dans des championnats autrement relevés. Le pivot espagnol et ancien pro Roberto Morentin a longtemps bourlingué en seconde division espagnole, avant de terminer sa carrière dans les Landes. « En Espagne, on disputait les coupes régionales en présaison, en guise de préparation, retrace le géant ibérique (2,04 mètres), admettant sa « surprise » à son arrivée dans les Landes. Ici, la coupe est très importante, et souvent, elle intéresse plus les clubs que le championnat. »
Lui qui a disputé la March Madness avec une université de Floride constate « un peu la même ambiance » entre la folie qui s’empare des Etats-Unis lors du tournoi universitaire final et celle des Landes, à la différence près que « là-bas, on joue dans des salles NBA, pas dans des arènes ».
L’engouement autour du basket landais, c’est ce qui a poussé Jean Luent, ancien entraîneur de l’équipe de France aux Jeux olympiques de Los Angeles (1984), à prendre les rênes du club de Monségur, village de 400 habitants. Car à Monségur évoluait Olivier Léglise, l’incarnation du basketteur des champs. Icône dans le mundillo (petit monde) landais, ce grand ailier au shoot soyeux a résisté à deux reprises aux sirènes du professionnalisme, préférant rester dans son village et reprendre la ferme de ses parents.
Avec l’ancien coach de l’Elan béarnais, Léglise, qui s’entraînait depuis son enfance sur un panier forgé et scellé au mur de la ferme par le curé du village, a remporté plusieurs Coupes des Landes. Et si nombre d’observateurs, comme Paco Laulhé, restent « frustrés de ne pas l’avoir vu aller jusqu’au bout et devenir professionnel », à 51 ans, l’ancien joueur affirme « ne jamais avoir regretté [ses] choix ». L’appel de la terre était trop fort pour celui qu’on surnomme là-bas « l’Américain » et dont l’exploitation produit « des céréales et de la volaille, label “en liberté” ».
Le club, nerf de la vie du village
« Les clubs, chez nous, c’est le nerf de la vie du village », explique Frédéric Fauthoux. Et d’énumérer les « réunions, loto, repas de chasse, soirée carnaval… » organisés au fil de l’an pour faire vivre le club : « Cette histoire se transmet de génération en génération, et l’on perpétue la fierté de représenter son club. » « Si vous ôtez le basket du village, je tournerais en rond comme un lion en cage », renchérit Olivier Léglise, qui reste investi dans son club de toujours.
« Je n’ai jamais été champion du monde, mais quand tu gagnes la Coupe des Landes, au moins pendant quelque temps, tu as l’impression de l’être, savoure Jérôme Mansanné. Et tout le monde le sait dans le département, tu es reconnu pour ça. » Vainqueur du trophée pour la troisième année de suite, mercredi 9 mai, avec Dax-Gamarde (victoire 75-52 face à l’Elan souémontain montgaillardais sarrazietois), son huitième titre personnel, le joueur dacquois est à nouveau sur le toit du monde. Du petit monde du basket landais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Elu meilleur footballeur du championnat néerlandais, l’international marocain ne fait pas l’unanimité chez les supporteurs de son club.
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Portrait

Hakim Ziyech, un joueur « qu’on adore détester »

Elu meilleur footballeur du championnat néerlandais, l’international marocain ne fait pas l’unanimité chez les supporteurs de son club.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
              datetime="2018-05-10T15:33:01+02:00"

        Le 10.05.2018 à 15h33






    
Hakim Ziyech sous le maillot de l’Ajax Amsterdam lors d’un match de championnat des Pays-Bas contre le Feyenoord Rotterdam, le 21 janvier 2018.
Crédits : OLAF KRAAK / AFP


C’était au soir d’une défaite 3-0 contre l’ennemi intime du PSV Eindhoven, mi-avril. Des fans de l’Ajax Amsterdam, ulcérés par l’affront, bousculent Hakim Ziyech et certains de ses coéquipiers. L’épisode est emblématique des relations ambiguës qui unissent le milieu de terrain et une partie des supporteurs de son club. Depuis deux ans, l’international marocain né aux Pays-Bas est ponctuellement la cible des sifflets et des critiques d’une minorité active d’entre eux.
« Ziyech, c’est le type même de joueur que les supporteurs de l’Ajax adorent détester. Par le passé, ce fut le cas avec l’Egyptien Mido ou avec Zlatan Ibrahimovic, explique le milieu de terrain français Edouard Duplan, qui évolue depuis 2006 dans le championnat néerlandais. Comme eux, Ziyech a une personnalité qui ne cadre pas forcément avec les habitudes de l’Ajax. Il donne parfois l’impression d’être nonchalant, de ne pas faire beaucoup d’efforts défensifs. Dans un club où tout le monde attaque et où tout le monde défend, ce n’est pas toujours bien vu. Mais tous vous diront que c’est un vrai joueur de ballon. Il a un super pied gauche et, techniquement, il peut faire des choses incroyables. »

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Hakim Ziyech, formé au SC Heerenveen, s’est fait remarquer lors de la saison 2013-2014 (avec 9 buts et 9 passes décisives). Son transfert au FC Twente, la saison suivante, fait décoller sa carrière. En deux ans, le jeune milieu de terrain y inscrit 32 buts et délivre 26 passes décisives, dans l’un des championnats les plus offensifs d’Europe. « Il était logique qu’il signe à l’Ajax, un club qui aime les profils techniques », poursuit Edouard Duplan.
« Le prototype du joueur complet »
Avant d’être élu meilleur joueur du championnat des Pays-Bas 2017-2018 par le site spécialisé VoetbalPrimeur et le quotidien De Telegraaf, Hakim Ziyech a vécu une jeunesse compliquée. Après la mort de son père, il a connu des problèmes de délinquance, de drogue, d’alcool, et de discipline quand il fréquentait le centre de formation d’Heerenveen. « Sur le terrain, il a souvent une mine un peu renfrognée, qui ne cadre pas avec le football joyeux et instinctif qu’il propose. C’est le prototype du joueur complet, capable de marquer et de faire marquer. Il a aussi beaucoup progressé dans le travail défensif », apprécie Edouard Duplan. Pas encore assez, apparemment, pour certains supporteurs de l’Ajax.

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Le milieu de terrain est, en revanche, adulé par les fans des Lions de l’Atlas. Il est devenu international marocain en 2015 après avoir porté le maillot néerlandais dans les sélections des moins de 19, 20 et 21 ans. Un choix qui lui avait valu quelques critiques aux Pays-Bas. « Je n’avais pas été étonné qu’il opte pour le Maroc. Ici, on le renvoyait souvent à ses origines », se souvient Duplan. « C’est, avec Younès Belhanda et Fayçal Fajr, le joueur le plus technique de la sélection, souligne Fouad Chafik, défenseur de l’équipe nationale marocaine et du club de Dijon, en Ligue 1 française. Il est précieux sur les coups de pied arrêtés. Il a une très bonne frappe de balle et il est adroit devant le but. »

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Auteur de 8 buts en 15 matchs pour les Lions de l’Atlas, Ziyech entretient cependant des relations cependant compliquées avec le sélectionneur, Hervé Renard, qui ne l’a pas retenu pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, au Gabon. « Quand il n’était pas là ou qu’il était remplaçant, le public scandait son nom. Il est très populaire au Maroc, où les gens raffolent de son style de jeu », conclut Fouad Chafik. Plusieurs clubs européens semblent également sous le charme : l’Olympique de Marseille, l’AS Roma et l’équipe anglaise d’Everton s’intéressent à lui. Le transfert pourrait se négocier entre 55 et 60 millions d’euros.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Annoncée par la FIFA, la possibilité d’effectuer un quatrième remplacement durant les prolongations a été accueillie dans une remarquable indifférence.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ A l’occasion du Festival international des sports extrêmes de Montpellier, du 9 au 13 mai, rencontre avec les skateurs divisés sur la « chance » qu’ils ont d’aller aux JO de Tokyo de 2020.
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Le skate ne veut pas s’enchaîner aux anneaux olympiques

A l’occasion du Festival international des sports extrêmes de Montpellier, du 9 au 13 mai, rencontre avec les skateurs divisés sur la « chance » qu’ils ont d’aller aux JO de Tokyo de 2020.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 09h24
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Pour vivre heureux, vivons cachés. Telle est la maxime des skateurs, fidèles à la morale de la fable Le Grillon, de Florian, et au skateboard mythique, né dans les piscines asséchées de LA au début des années 1960. Depuis, ils font crisser leur planche de trottoirs en rampes d’escaliers, indifférents aux modes, aux générations, aux populations… Jusqu’à ce jour d’août 2016 où le Comité international olympique (CIO) a intégré le skate au programme des Jeux de Tokyo 2020. Adieu la marginalité, bonjour « le rayonnement de la nation et la promotion des valeurs du sport » (article L221-1 du code du sport). De quoi rebuter les plus idéalistes, qui firent alors scission, laissant les compétiteurs papillonner seuls autour de la flamme olympique. Partisans des deux camps s’expliquent aujourd’hui à l’occasion du Festival international des sports extrêmes (FISE) qui se tient à Montpellier, dans l’Hérault, du 9 au 13 mai.
Présenté par ses condisciples comme le leadeur des « anti », Victor Pellegrin, 27 ans, soigne sa réputation. Au Monde jugé trop institutionnel, il ne répondra que par textos. Les JO ? « On passe déjà pour des tocards à cause de ça… » Pourquoi ? « Le skateboard est né dans la rue et doit rester dans la rue. Les gens n’ont pas à savoir. (…) Je me bats pour que le skateboard ne touche aucune personne qui n’a rien à voir avec nous », écrit-il, le 3 mai, d’Italie, où il tourne une vidéo.
« On a beaucoup de mal à laisser rentrer dans notre monde des gens qui ne sont pas de notre milieu. Notre histoire nous est propre. Personne ne peut s’approprier notre sport alternatif », confirme Jérémie Grynblat, 31 ans, agent de skateurs. S’enchaîner aux anneaux olympiques, jamais !
Discipline « plus jeune, plus fun, plus urbaine »
« Nous ne voulons pas que le skateboard soit exploité et transformé pour entrer dans le programme olympique », précise la pétition, qui a reçu près de 8 000 signatures. « Le skate ne peut pas être une compétition, il n’y a pas un vainqueur et un perdant, mais deux personnes qui partagent du plaisir ensemble », peut-on lire. Une levée de boucliers qui rappelle les combats partagés. Accusés de dégrader le mobilier urbain, de fumer des joints, les jeunes adeptes peuvent recevoir des seaux d’eau sur la tête ou se faire courser par des vigiles. Blessée, rejetée, la communauté se soude autour de ses codes, ses références, comme Thrasher – faire la « une » du magazine américain vaut plus que toutes les médailles olympiques.
« Les Jeux, on n’a pas eu le choix, rétorque Jérémie Grynblat. Cela a été imposé par le CIO. » Ce que confirme Nicolas Belloir, vice-président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et président de la Fédération française de roller et skate depuis 2005. Le CIO et le comité olympique japonais ont voulu cinq disciplines additionnelles « plus jeunes, plus funs, plus urbaines », pour coller aux évolutions de la société et rajeunir son image.
Avec seulement 2 500 licenciés, le skateboard a ainsi été préféré au roller. « Le skateboard se pratique de façon libre et autonome », explique M. Belloir, qui estime à 500 000 le nombre d’amateurs d’un des 3 000 skatepark de l’Hexagone. Ce qui n’a rien d’incompatible avec le développement d’un secteur compétition, comme en ski, en vélo, etc.

« Juger, c’est compliqué »
Deux branches du skateboard ont été retenues par le CIO : le Street, skate de rue, et le Bowl aménagé – dans une sorte de piscine sans eau à rebords.
Plutôt que de se braquer, Jérémie Grynblat a décidé de s’investir dans le projet olympique. « Quand les JO sont tombés, Florent Balesta [sélectionneur national] s’est tourné vers des gens comme moi, pour crédibiliser la compétition. » Ex-snowboarder professionnel (1996-2004), devenu team manager, tout en réalisant des vidéos, Greg Poissonnier a également été recruté, en 2017, comme responsable de la communication de la Fédération française de roller et skateboard (FFRS) en 2017. A 45 ans, il souhaite renvoyer au monde la vraie image du skate, celle de toutes les mixités, sociale, générationnelle, hommes-femmes ; de toutes les spécificités aussi. « Le skate park n’est pas un gymnase ou un stade de foot, on n’y va pas le mercredi après-midi de 14 heures à 16 heures. On y va lorsqu’on en a envie. »
Difficile, dans ces conditions, de structurer une pratique allergique par essence à toute règle. D’autant que, très vite, l’équipe se heurte à un des arguments des pétitionnaires : « Personne ne peut juger le skate. » « Juger, c’est compliqué », reconnaît Jérémie Grynblat, par ailleurs, juge. Chaque compétiteur a une minute pour effectuer son run, une combinaison libre – le combo – de figures, dont la base est le ollie, le saut de la planche en retombant dessus, qui se complique en flip si en sautant la planche effectue un tour complet sur elle-même. Chacun a son style, par nature subjectif. « On est sur de l’humain, note Nicolas Belloir, il peut toujours y avoir une erreur. »

   


Joseph Garbaccio, 20 ans, n’a ainsi pas bien compris pourquoi il a terminé 2e des derniers championnats de France, derrière Aurélien Giraud, alors que ce dernier a chuté, ce qui, en théorie, est rédhibitoire pour la victoire. L’explication vient de M. Grynblat. De nouveaux critères internationaux viennent d’être imposés selon quatre critères : la prise de risques, la réalisation, l’amplitude et la technicité. Joseph Garbaccio va devoir laisser libre cours à son « explosivité » pour aller à Tokyo. Le jeune Havrais en rêve : « Ne serait-ce qu’une fois, pour échanger avec les autres sportifs internationaux. »
« Le skate, c’est la liberté, les potes »
La Fédération internationale World Skate a précisé le 25 avril que quatre-vingts skateurs iraient au Japon : vingt hommes et vingt femmes dans chacune des deux disciplines. La tâche ne va pas être simple pour les Français, face à des Etats-Unis dominateurs, bien que les forces commencent à s’équilibrer. Vincent Matheron a ainsi battu deux Américains lors des derniers Internationaux de Nankin fin avril. « Une quinzaine d’athlètes français ont des chances réelles de médaille », estime Nicolas Belloir.
Première étape, la sélection. Selon la World Skate, elle s’effectuera en fonction du classement général World Skate mondial et du nombre de points marqués entre le 1er janvier 2019 et le 31 mai 2020, par exemple, lors de la Vans Park Series (VPS) de Paris, en septembre 2019. Le FISE a également « vocation à servir de qualification pour les Jeux de 2020 », selon Nicolas Belloir.
La VPS, le FISE… Apôtre de la réconciliation, Greg Poissonnier ne veut voir dans les Jeux olympiques qu’une compétition supplémentaire. Jérémie Grynblat va plus loin : « Nous sommes tous contents de ce que nous avons montré en compétition, mais il faut bien voir que cela reste une petite partie du skateboard mondial. Le skate, c’est la liberté, les potes. » Finaliste du FISE 2015, Victor Pellegrin ne va pas le contredire. Fédérateur malgré lui, il confiait d’ailleurs en privé qu’il sera le premier à venir encourager ses « potes » aux Jeux.

FISE Montpellier à suivre sur SFR Sport 4, huit heures de live chaque jour pendant cinq jours sur SFR Sport4.



                            


                        

                        


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A Marseille, la quête des billets pour la finale de Ligue Europa tourne à la frustration

L’OM n’a reçu que 11 566 places pour le match contre l’Atlético Madrid et doit gérer une pénurie auprès de ses supporteurs, partenaires et salariés.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 13h59
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Après l’euphorie, la frustration. Enivrés par la qualification de leur équipe pour la finale de la Ligue Europa, mercredi 16 mai à Lyon contre l’Atlético Madrid, les supporteurs de l’Olympique de Marseille ont soudain compris qu’ils ne pourraient pas tous vivre le match de l’année. « Tout le monde cherche des billets, c’est du délire », constate un responsable ultra, assuré, lui, d’avoir son sésame. Sur les réseaux sociaux, tous ceux qui de près ou de loin sont liés à l’OM – sponsors, journalistes, supporteurs médiatisés… – sont harcelés. « J’ai mis mon téléphone de côté, je ne réponds plus qu’aux numéros que je connais », glisse un salarié du club.
Comme son adversaire madrilène, dont les supporteurs protestent eux aussi sur les réseaux sociaux, l’OM n’a reçu que 11 566 places de la part de l’Union européenne de football (UEFA), organisatrice de la rencontre et de la compétition. Une dotation extrêmement faible pour un club qui compte 33 000 abonnés et a joué à guichets fermés ses deux derniers matchs européens à domicile, avec plus de 60 000 spectateurs. Le club de supporteurs Marseille Trop Puissant évoque « une honte ». Son homologue des South Winners dénonce « un scandale », fustige la volonté de l’UEFA de « se démarquer du foot populaire » et rappelle qu’en 1993 à Munich, pour la finale de la ligue des Champions 1993 contre le Milan AC, 25 000 Marseillais étaient dans le stade (1-0).

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« Il nous aurait fallu un quota deux fois plus important »
A l’OM, on se garde de charger l’instance européenne, mais on s’interroge sur la méthode de commercialisation des billets de la finale, très en amont de l’événement. Et sur la part conservée pour les finalistes, dans un Groupama Stadium qui compte 57 000 sièges. « Le fait que cela se passe à Lyon, à trois heures de voiture, a fait exploser la demande, note-t-on à la communication de l’OM. Il nous aurait fallu un quota deux fois plus important pour gérer correctement la situation. De l’ordre de ceux que nous recevons pour une finale de coupe de France ou de coupe de la Ligue. »
L’OM a géré la pénurie en privilégiant ses plus fidèles supporteurs. Sept mille neuf cents billets – à 45 et 65 euros – ont été attribués aux associations qui animent toute la saison les virages du Vélodrome et représentent… près de 24 000 abonnés. Cette semaine, Ultras, South Winners, Yankees ou Fanatics serviront d’abord leurs adhérents les plus actifs, qui aident aux tifos, participent aux déplacements. Soit quelques centaines de personnes. « Ceux qui sont allés à Salzbourg pour la demi-finale sont prioritaires », assure Marc, abonné des Dodgers, aujourd’hui encore plus content d’avoir fait le déplacement en Autriche. D’autres ont prévu d’attendre toute la nuit devant les locaux de leur association. Sans certitude.
Seule note d’humour dans cette situation tendue, les South Winners ont proposé, mardi, d’offrir deux places à l’ancien olympien Benjamin Mendy, aujourd’hui à Manchester City. Un ex de la maison menacé de poursuites par l’Olympique lyonnais pour avoir repris, sur Twitter, le chant viral des supporteurs marseillais menaçant de « tout casser » dans le stade rhodanien.
« Ne nous demandez pas des places… nous n’en avons même pas assez pour nos familles »
L’espoir, en revanche, est déjà passé pour une bonne partie des abonnés des autres tribunes du Vélodrome. L’OM a organisé à leur intention un tirage au sort lundi 7 mai sur son site Internet. « Je me suis inscrit. On m’a demandé mon numéro d’abonné, ma carte d’identité… Je n’ai pas eu de nouvelles. C’est mort », témoigne, dépité, Nicolas, assidu au Stade-Vélodrome depuis 2010. Les près de 2 000 chanceux devront, eux, sans faute, se déplacer personnellement, jeudi 10 mai avant midi pour récupérer leur ticket à la billetterie du Stade-Vélodrome.
« Ne nous demandez pas des places… nous n’en n’avons même pas assez pour nos familles », a prévenu, mi-amusé, mi-agacé, Rudi Garcia, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille mardi en conférence de presse. « J’en ai pour mes proches, mes amis, et puis c’est tout », complète le jeune milieu de terrain Maxime Lopez, Marseillais d’origine, qui reconnaît que les demandes ont saturé son téléphone. Comme les autres, les joueurs de l’OM ont été rationnés. « Deux invitations et quatre places à acheter par personne. Soit 300 places pour l’ensemble du groupe professionnel, staff compris », précise le club. Dans les autres services, au centre de formation, comme chez les féminines, chaque salarié olympien a reçu une invitation et s’est vu proposer une seconde place payante. L’OM a également acheté deux loges, pour accueillir son actionnaire, l’Américain Frank McCourt, qui, lui, ne ratera pas l’événement.
Comme pour la demi-finale retour, la municipalité marseillaise transformera une partie du Stade-Vélodrome en fan-zone, permettant à plus de 20 000 supporteurs de suivre gratuitement le match. Les frustrés de la finale auront, au moins, l’opportunité de vivre une messe collective. Piètre consolation.

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Article sélectionné dans La Matinale du 08/05/2018
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Coupe de France : Les Herbiers s’inclinent sans regrets, le PSG gagne sans excès

Battus (0-2) mardi en finale de la Coupe de France, les Vendéens ont quitté le Stade de France heureux et avec le respect de Parisiens trop forts pour eux.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 04h37
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 10h51
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Ils savaient que c’était impossible alors les joueurs des Herbiers ont essayé de le faire. Et on a eu envie d’y croire avec eux, du moins le temps d’une première action.
Coup d’envoi de cette 101e finale de la Coupe de France, mardi 8 mai au Stade de France : le ballon ne brûle pas les pieds, les passes sont ajustées et l’attaque placée termine une minute plus tard par une frappe déviée en corner du capitaine de la formation vendéenne, Sébastien Flochon. « On a quand même eu la première occasion du match », remarque le gardien Matthieu Pichot qui pousse un peu sur le terme « d’occasion ».

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Elégance et courtoisie
A ce stade du match, le PSG n’a pas vu le ballon. Disons qu’il a eu l’élégance de laisser les Vendéens frapper les premiers. L’élégance de celui qui ne doute pas de son destin, de cette quatrième victoire de suite en Coupe de France, la douzième de son histoire.
Le club parisien a aussi eu la courtoisie de ne s’imposer que par un modeste 2-0 quand il avait scoré six fois à Rennes, quatre fois à Guingamp ou trois fois à Lyon lors des tours précédents. « On aurait signé avant le match pour une défaite 0-2 », avouait Pichot, soulagé de ne pas en « avoir pris quinze comme certains l’annonçaient ».
Il ne faut pas y voir du cynisme. Les joueurs du PSG ont dominé cette finale de la tête et des épaules, mais ils n’ont « pas été très chanceux dans la finition », selon le milieu de terrain Adrien Rabiot. En première mi-temps, les deux « protagonistes principaux » pour Les Herbiers sont Matthieu Pichot et son fidèle poteau droit sur lesquels ricochent deux tirs de Giovani Lo Celso et un autre de Kylian Mbappé.
Alors, on se rappelle que le football est un drôle de sport où la chance a parfois son mot à dire, où la loi du plus fort ne s’impose pas toujours à la fin. Un sport de malentendu. « Entre les poteaux et toutes les occasions ratées, on s’est dit au début que les dieux du football étaient peut-être avec nous », explique l’attaquant herbretais Valentin Vanbaleghem.
Fidélité à des principes
Ces divinités doivent aussi se trouver dans le studio où l’arbitre vidéo de cette finale a annulé en début de seconde période un but à Mbappé pour une main au préalable d’un Marquinhos… poussé dans le dos par un défenseur.
Peu importe, la soirée n’était pas faite pour lancer un nouveau débat sur le VAR (assistance vidéo) et ses limites. Il faut que la fête soit belle au Stade de France, fédératrice, et que le scénario de la finale ne la gâche pas avec une ouverture de la marque trop précoce des Parisiens. Finalement, le but du persévérant Lo Celso est arrivé à la 26e minute. Le timing est bien choisi et attendu.
Depuis un moment, les joueurs de Stéphane Masala vivent en huis clos devant leur surface de réparation. En National, les Herbiers ont une image d’équipe joueuse, de petit Barça du bocage vendéen, alors hors de question de renier ces principes de jeu. « Tout au long de l’année, on n’a pas toujours l’occasion de jouer sur des pelouses où on peut développer notre football, dit Vanbaleghem. Alors, ça aurait été dommage de balancer des grands ballons devant sur une aussi belle pelouse et de ne pas montrer ce qu’on sait faire. »

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Stéphane Masala avait un plan. « On avait décidé pendant une heure de faire tourner un peu le chronomètre pour arriver dans la dernière demi-heure, peut-être, sur une autre atmosphère, faire douter le PSG », décryptait l’entraîneur vendéen après la rencontre. Il n’a fonctionné qu’à moitié. Ses joueurs ont fait tourner le chronomètre avant qu’Edinson Cavani inscrive sur penalty à la 73e minute son traditionnel but au Stade de France, un soir de finale.
Et le capitaine des Herbiers soulève le trophée
Est-ce une question d’habitude ou de respect pour un adversaire dont ils avaient saisi le capital sympathie ? Toujours est-il que les joueurs du PSG ont eu la victoire discrète. On entendait bien quelques bouchons de champagne sauter et les voix de certains plus bruyantes et revendicatives que d’autres, mais ces scènes étaient réservées « à nous dans le vestiaire », précisait Adrien Rabiot. Préposé pour l’exercice de la zone mixte, le milieu de terrain saluait l’adversaire d’un soir, « une équipe qui propose un jeu plus élaboré que certaines formations de Ligue 2 ».
C’est chic de sa part, un peu convenu, comme lorsque le capitaine du PSG, Thiago Silva, invite son homologue des Herbiers, Sébastien Flochon, à soulever le trophée Charles Simon, comme en 2000 le Nantais Mickaël Landreau avec le Calaisien Réginald Becque. « Il n’était pas obligé de le faire, c’était un beau geste de sa part », salue Flochon qu’on avait pourtant senti pas complètement à son aise à ce moment précis.
Mais peu importe, la soirée était réussie et la défaite aussi. Il avait juste manqué un frisson, se dire un instant « et s’ils le faisaient ? », comme lorsque Calais virait avec un but d’avance à la mi-temps. Les bons sentiments ne suffisent pas à donner une grande finale, mais ils peuvent faire passer une douce soirée. Comme ce mardi soir à Saint-Denis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les coéquipiers de Cavani s’imposent (2-0) face aux joueurs vendéens évoluant en National, et remportent leur troisième titre de la saison.
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Le PSG s’impose face aux valeureux Herbiers et remporte la Coupe de France

Les coéquipiers de Cavani s’imposent (2-0) face aux joueurs vendéens évoluant en National, et remportent leur troisième titre de la saison.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 23h55
    |

            Clément Martel








                        



   


Comme il y a dix-huit ans, la logique a été respectée. Et comme lors du Calais-Nantes de l’an 2000, le vainqueur a offert au capitaine de son valeureux adversaire la joie de soulever la Coupe de France au terme de la rencontre. Le Paris Saint-Germain s’est imposé mardi 8 mai en finale de Coupe de France face aux Herbiers, club de National (2-0).

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Longtemps, le roseaux vendéen – accompagné dans la cité dyonisienne par une armée rouge – a plié sans rompre face aux assauts du PSG, certes privé de Neymar, mais sans commune mesure avec des joueurs de troisième division. Portés par leur gardien, Matthieu Pichot, auteur d’une performance de haut vol face aux Mbappé, Cavani, Di Maria et consorts, les joueurs de Stéphane Masala se sont arque-bouté en défense, étant sauvés à trois reprises par leurs poteaux en début de rencontre.

3e poteau parisien 😅 #VHFPSG pic.twitter.com/PIHdDGOcli— Eurosport.fr (@Eurosport_FR) 8 mai 2018


Mais à la 26e minute, Giovanni Lo Celso est parvenu à tromper le gardien herbretais, d’un tir puissant de l’extérieur de la surface de réparation. Menant 1-0 à la pause, les hommes de Unai Emery, qui n’ont jamais pris de haut leur adversaire, se sont appliqué lors de la seconde période à creuser l’écart.

Et 1-0 pour le @PSG_inside ! Lo Celso ouvre le score d'une frappe à l'entrée de la surface #VHFPSG pic.twitter.com/FVIuU4iuXm— Eurosport.fr (@Eurosport_FR) 8 mai 2018


Logique respectée, mais spectacle au rendez-vous
Si les joueurs des Herbiers ont vendu chèrement leur peau, ne cédant jamais à la tentation d’effectuer de longs dégagements, les Parisiens ont poursuivi leurs assauts sur les cages vendéennes. Et ils ont trouvé la faille par Mbappé, au terme d’un cafouillage sur un corner parisien. Mais après avoir fait appel à l’arbitre vidéo, celui de la rencontre décidait d’annuler le but pour une main parisienne... à la suite d’une faute herbretaise dans la surface de réparation.

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Sans se démonter, les hommes d’Emery, qui remporte son sixième – et ultime – trophée en deux ans sur le banc du club parisiens, ont creusé l’écart à un quart d’heure de la fin de la partie. A la récéption d’une ouverture en cloche, Cavani prenait de distance toute la défense du club de National et se présentait face au gardien des Herbiers, forcé de le faucher. Le buteur uruguayen transformait le pénalty et inscrivait son 170e but sous le maillot parisien (74e).

Cavani frappe en force son penalty et ça fait 2-0 pour le PSG #VHFPSG pic.twitter.com/KpscOqgxY9— Eurosport.fr (@Eurosport_FR) 8 mai 2018


Si les Vendéens ont eu l’occasion, dans le temps additionnel, de réduire l’écart, Thiago Silva a veillé au grain, et empêché Couturier de conclure une contre attaque où il avait effacé le gardien parisien. En guise de célébration de leur troisième titre de la saison (quatrième en comptant le trophée des champions), les Parisiens – rejoints par Neymar – ont effectué une haie d’honneur pour accompagner leur adversaire du soir. Avant cette image finale, de Thiago Silva et Sébastien Flochon soulevant le trophée de la Coupe de France ensemble. Si la logique a été respectée et le résultat sans surprise, la 101e finale de la compétition nationale aura livré un beau spectacle.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le club parisien s’impose face au petit poucet vendéen (2-0) au terme d’une rencontre où les Herbiers ont tout donné en défense.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Une note de la Fondation Jean-Jaurès, publiée en exclusivité sur « Le Monde », voit dans la disparition progressive des classes populaires des stades le symptôme d’un football-business en mal de régulation.
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Le stade et « le peuple des loges » comme illustration d’un football à deux vitesses

Une note de la Fondation Jean-Jaurès, publiée en exclusivité sur « Le Monde », voit dans la disparition progressive des classes populaires des stades le symptôme d’un football-business en mal de régulation.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h53
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Au coup d’envoi de la finale de Coupe de France entre le Paris Saint-Germain et Les Herbiers, mardi 8 mai, les travées du Stade de France illustreront le fossé qui sépare ces clubs : le triple tenant du titre à 540 millions d’euros de budget aura son public, et le finaliste-surprise à 2 millions, le sien. Deux mondes du football cohabiteront le temps d’un match au Stade de France.
Dans une note réalisée pour la Fondation Jean-Jaurès, que Le Monde publie en exclusivité, Pierre Rondeau, économiste du sport, et Richard Bouigue, adjoint socialiste à la mairie du 12e arrondissement de Paris, abordent le football-business précisément par ce biais très visible : celui de la métamorphose des stades et de la composition sociologique du public qui s’y rend.
Les auteurs partent d’un constat vérifiable chez beaucoup de clubs repris ces dernières années par des investisseurs extérieurs aux poches profondes : la disparition des gradins de « la frange populaire de la population, remplacée par les classes moyenne et supérieure aisée ».
« Les stades sont à moitié vides, l’ambiance a disparu, au profit d’un calme plat, aseptisé, dépourvu de toutes violences et de peurs (…) Les supporters sont oubliés, chassés des enceintes, remplacés par une classe aisée, qui regarde silencieusement les joutes hebdomadaires, à la recherche des bénéfices externes du football. »
Le stade de football, « lieu affectif, mémoriel, social », est désormais barré pour un certain public – ceux qui ne peuvent plus se payer des places ou des abonnements, mais aussi ceux qui le peuvent mais font trop de bruit, ont trop de fumigènes ou de banderoles hargneuses – remplacés, davantage économiquement que numériquement, par ceux que les auteurs appellent « le peuple des loges ». Moins supporteurs d’une équipe que clients d’un spectacle, ils viennent de temps en temps et pour certains d’entre eux regardent, littéralement, le match de haut depuis les tribunes VIP des stades modernes, « ne se mêlant pas à la foule, préférant picorer le spectacle dans des tribunes ultra-sécurisées, déconnectées du reste de l’enceinte. ». 
Pierre Rondeau et Richard Bouigue voient dans cette lutte sociale dans le stade, conséquence de « l’avènement du football moderne qui met la rentabilité financière au cœur des priorités des propriétaires des clubs », un reflet de celle qui se déroule en dehors. Ce sport aux racines populaires, comme l’a raconté Mickaël Correia dans son livre Histoire populaire du football, « a été privatisé, spolié, ravagé, dépouillé, confisqué (…) subtilisé aux fans et offert aux puissants », finissant en ce début de XXIe siècle « oublié dans les abymes du capitalisme moderne et du néolibéralisme triomphant. ».
« Voir un match comme on assiste à un opéra »
Le stade est un point d’entrée idéal pour illustrer les dérives du football-business car c’est le lieu où convergent deux des ingrédients nécessaires à son existence, la passion des supporteurs et l’argent. Pour les équipes dirigées par des investisseurs en recherche de profit, le second est toujours préférable au premier. Leurs stades « offrent des prestations générales de meilleure qualité » avec « espace VIP et loges [qui] forment des espaces privatisés, dont l’accès est limité aux rares personnes munies d’un sésame qui n’est pas accessible à la vente. » Cela aboutit à un « processus de séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société et que l’on aperçoit les soirs de match. »
Pour les spectateurs qui ne montent pas jusqu’aux loges, le prix des places devient une simple variable d’ajustement. Le modèle anglais perfectionné par Manchester United, Liverpool ou Arsenal, et aujourd’hui adopté par le PSG, nécessite « de générer de l’argent d’abord, pour pouvoir le dépenser ensuite, conformément au fair-play financier », rappelle au Monde Pierre Rondeau. « La billetterie devient une manne financière, à la fois avec le prix des billets et des loges louées 600 000 euros ».

   


La critique, qui porte à gauche, et le diagnostic pessimiste peuvent parfois paraître un peu exagérés. « Maintenant, on vient voir un match comme on assiste à un concert de musique classique, à un opéra ou à un ballet », écrivent les auteurs et on imaginerait presque les matchs de foot comme une scène de Hunger Games, avec le 1 % perché dans les loges aux buffets remplis regardant à peine un sport qui ne les intéresse pas vraiment, pendant que les 99 % se pressent dans des tribunes surfacturées et silencieuses.
On pardonne ces quelques hyperboles parce que le fond du problème est bien réel et que les auteurs sont des amoureux du sport qui ne se contentent pas de la critique pure. Ils prêchent qu’un autre football est possible. « Je ne dis pas que tout va mal et qu’on court à la catastrophe, nous dit Pierre Rondeau, Je dis que si on continue comme cela, avec l’augmentation de la télé-dépendance et des droits télévisés toujours plus élevés, il y a un risque que cela explose. »
Dans Le foot va-t-il exploser ? Pour une régulation du système économique du football, livre qu’il cosigne avec Richard Bouigue (éditions de l’Aube), ils énumèrent les excès qui accompagnent le développement économique effréné du football, les mêmes que l’on retourne dans n’importe quel autre secteur économique : inégalités, exploitations, dépendances, abus. La régulation internationale qu’ils prônent ne doit pas « intervenir directement dans les marchés ou réduire la compétitivité, mais corriger ces défaillances », avance Pierre Rondeau. Cette régulation passe par des mesures concrètes, comme la mise en vente de certaines places à un prix bas et fixe, qu’ils étayent dans le livre et sur les réseaux, pour faire vivre un débat salutaire.

Nos propositions (et il y en a bcp d'autres) pour améliorer le football.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
— Lasciencedufoot (@Pierre Rondeau)


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Les Herbiers face au PSG, deux mondes en finale de la Coupe de France

EN UN GRAPHIQUE – L’équipe amateur de Vendée affronte le champion de Ligue 1, mardi au Stade de France. Avant-goût de ce duel improbable en chiffres.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 16h41
    |

                            Cyrielle Chazal








                        


L’équipe amateur des Herbiers (Vendée), qui évolue en National (troisième division), affronte le Paris-Saint-Germain en finale de la Coupe de France, mardi 8 mai au Stade de France. Tout oppose l’ogre parisien au Petit Poucet de la Coupe de France, qui n’a pas affronté d’équipe de Ligue 1 au cours de la compétition.
Les Herbretais auraient été plus à l’aise face à Caen, éliminé par Paris (1-3) en demi-finale, a sous-entendu leur entraîneur, Stéphane Masala, dans une interview au Monde. La dernière fois qu’un club de National a atteint la finale de la Coupe de France, c’était en 2012. L’Olympique lyonnais avait battu 1-0 l’US Quevilly-Rouen, habitué aux coups d’éclats. Pendant que les outsiders vendéens s’entraînent à Clairefontaine dans l’espoir de terminer en beauté leur folle épopée, avant-goût de ce duel improbable en quelques chiffres.

   


Quelle que soit l’issue du match, cette finale sera « grandiose », a promis lundi Stéphane Masala lors d’une conférence d’avant-match. Malgré la différence de niveau qui sépare les deux équipes, les supporteurs des deux camps auront les yeux rivés sur le score… Tous les clubs de troisième division, ou moins, à avoir disputé la finale de la Coupe de France n’ont jamais perdu de plus d’un but.

        Lire :
         

          Football : huit raisons de s’intéresser à la Coupe de France




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le joueur, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie, a confirmé son entraîneur.
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Le défenseur français Laurent Koscielny forfait pour le Mondial 2018

Le joueur, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie, a confirmé son entraîneur.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 13h39
   





                        



   


Ce sera sans lui. Le défenseur français Laurent Koscielny, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie (14 juin-15 juillet), a confirmé officiellement, mardi 8 mai, son entraîneur à Arsenal Arsène Wenger.
« Il est évidemment effondré. Il va être absent six mois. On ne le verra pas avant début décembre au mieux », a déclaré Wenger au sujet de Koscielny, 32 ans, qui avait prévu de prendre sa retraite internationale après le Mondial.
Le défenseur central s’est blessé le 3 mai lors de la défaite d’Arsenal contre l’Atlético Madrid en demi-finale retour de la Ligue Europa. Le sélectionneur Didier Deschamps et la Fédération française avaient rapidement laissé entendre que Koscielny manquerait le Mondial.

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                Ligue Europa : blessé au tendon d’Achille, Koscielny voit la Coupe du Monde s’éloigner



« Un très gros coup dur »
« C’est un très gros coup dur pour l’équipe de France, avait déclaré Deschamps dès le 4 mai. Je suis vraiment très triste pour Laurent car cette Coupe du monde était un moment très important dans sa carrière. Je lui souhaite beaucoup de courage et un bon retour sur les terrains. »
Koscielny était devenu le repère défensif de l’équipe de France lors de l’Euro 2016. Son vécu avec la sélection, où la première de ses 51 apparitions remonte à novembre 2011, offrait aux Bleus une expérience non négligeable au sein d’un groupe qui en manque largement.
Il souffre de douleurs récurrentes aux tendons d’Achille qui, depuis des mois, lui imposent des soins quotidiens et l’empêchent d’enchaîner les matchs rapprochés.

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                La liste des 23 Bleus pour la Coupe du monde décalée au 17 mai






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La commune vendéenne, dont le club de National (3e division) dispute la finale de la Coupe de France face au PSG mardi, est au coeur de la zone de plein emploi français.
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