<FILE-date="2018/05/12/19">

<article-nb="2018/05/12/19-1">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, il avait été transféré le 16 février en France pour y purger sa peine.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

« Air Cocaïne » : Christophe Naudin sorti de prison pour raisons médicales

Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, il avait été transféré le 16 février en France pour y purger sa peine.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 17h36
   





                        



   


Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, dans le cadre de l’affaire dite « Air Cocaïne », Christophe Naudin aura finalement passé trois mois derrières les barreaux français, où il avait été transféré le 16 février pour y purger sa peine. Le spécialiste de sûreté aérienne français Christophe Naudin est sorti de prison samedi 12 mai, dans la matinée, pour raisons médicales, dans le cadre d’une libération conditionnelle, a-t-on appris auprès de l’administration pénitentiaire, confirmant une information de BFM-TV.
« C’est une très bonne nouvelle. Cela a été une procédure longue et il va maintenant pouvoir se reposer et se soigner », a déclaré Stephen Monod, l’avocat de l’expert en sûreté aéronautique, précisant que son épouse était allée le chercher à la prison de Villepinte, en région parisienne.
Arrêté en Egypte
L’affaire dite d’« Air Cocaïne » avait débuté dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand Bruno Odos et Pascal Fauret avaient été interpellés à Punta Cana. Le Falcon 50 qu’ils pilotaient s’apprêtait alors à décoller pour Saint-Tropez avec 680 kg de cocaïne à son bord.
Condamnés à vingt ans de prison par la justice dominicaine, ils avaient pris la fuite dans des conditions rocambolesques en octobre 2015, avant leur procès en appel, avec notamment l’aide de Christophe Naudin. L’expert, aujourd’hui âgé de 55 ans, n’a jamais caché sa participation à l’évasion qui devait, selon lui, réparer un « déni de justice ».
Et il en avait payé le prix : extradé en mars 2016 d’Egypte, où il effectuait une mission, vers Saint-Domingue, il y a été incarcéré et condamné à cinq ans de prison et 33 000 dollars d’amende. Son état de santé s’était « considérablement dégradé » en détention, selon un comité de soutien.
« Il a pour seule obligation de se soigner », a précisé M. Monod, expliquant que son client avait bénéficié d’un aménagement de peine pour raisons de santé mais aussi parce qu’il était éligible à un aménagement de peine.

        Lire aussi :
         

                « Air Cocaïne » : Christophe Naudin condamné à cinq ans de prison






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-2">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque d’elle, la plate-forme téléphonique a reçu des appels menaçants.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Des agents du SAMU portent plainte, menacés à la suite de la mort de Naomi Musenga

Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque d’elle, la plate-forme téléphonique a reçu des appels menaçants.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 15h56
   





                        



   


La révélation des circonstances ayant précédé la mort de Naomi Musenga, 22 ans, le 29 décembre 2017, à savoir un refus inadapté et irrespectueux d’une opératrice du SAMU de Strasbourg de prendre en charge le cas de la jeune femme, continue à avoir des répercussions, notamment auprès des personnels. Des agents du SAMU du Bas-Rhin ont porté plainte pour menaces, a-t-on appris samedi 12 mai de sources concordantes.
La direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), qui a communiqué cette information, ne souhaite pas donner plus de détails sur le nombre de plaintes et les motifs, invoquant des impératifs de confidentialité. « Un agent, qui s’est fait agresser verbalement, a déposé plainte », a confirmé une source syndicale.
Sur France Bleu Alsace, Sylvain Poirel, délégué CGT, a fait savoir que, vendredi, « quatre agents [avaient] été menacés directement sur les réseaux sociaux et une sur les quatre n’[avait] pas pu rentrer chez elle par crainte de représailles d’individus présents sur le lieu de son domicile ».

        Lire aussi :
         

                Au SAMU, l’onde de choc du drame de Strasbourg



Mesures de sécurité
Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque de la jeune femme quelques heures avant sa mort, a été rendu public mardi, la plate-forme téléphonique du SAMU du Bas-Rhin a reçu de nombreux appels menaçants.
Après plusieurs jours et des appels au calme de la famille de la jeune fille, « le nombre d’appels agressifs est en régression », a déclaré samedi l’hôpital. Néanmoins des mesures de sécurité particulières sont maintenues. A Bayonne, un homme « fortement alcoolisé » a été interpellé jeudi pour 19 appels menaçants au SAMU local, qu’il accusait d’être responsable de la mort de la jeune Strasbourgeoise.

        Lire aussi :
         

                Au SAMU, l’onde de choc du drame de Strasbourg



Une marche blanche sera organisée en mémoire de Naomi Musenga mercredi à 17 h 30 à Strasbourg. Un rassemblement à Paris, place de l’Opéra, est aussi prévu à la même heure. « On appelle vraiment à la non-violence », a déclaré sur BFM-TV Gloire Musenga, un des frères de Naomi.
« On ne peut pas leur en vouloir [aux opératrices du SAMU et des pompiers]. Si elles ne l’ont pas aidée, c’est dû à des problèmes qui ont eu lieu dans leur structure. (…) Elles n’avaient rien contre [Naomi] personnellement », a également dit Martial Musenga, un autre frère, évoquant Naomi comme une personne « pleine de vie », « joyeuse ».
De son côté, la famille de Naomi Musenga a déposé vendredi une plainte pour « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d’autrui » contre les HUS et contre X. Les HUS ont ouvert une enquête administrative, l’Inspection générale des affaires sociales a été saisie et le parquet de Strasbourg a ouvert mercredi une enquête préliminaire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-3">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Editorial. Les inégalités de genre sont légion dans le 7e art. Rien qu’à Cannes, en 71 éditions, 82 cinéastes femmes ont vu leurs œuvres sélectionnées, contre 1 645 hommes. Ce ne sont pourtant pas les talents féminins qui manquent.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Cinéma : la cause des femmes

Editorial. Les inégalités de genre sont légion dans le 7e art. Rien qu’à Cannes, en 71 éditions, 82 cinéastes femmes ont vu leurs œuvres sélectionnées, contre 1 645 hommes. Ce ne sont pourtant pas les talents féminins qui manquent.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 10h58
   





                        


Editorial du « Monde ». Cinquante ans après Mai 68, la révolution n’est pas au programme du Festival de Cannes. Et pas seulement parce que les aphorismes de Jean-Luc Godard ont pris un coup de vieux. Alors que l’affaire Weinstein a déclenché depuis sept mois un vent de révolte tous azimuts pour défendre la cause des femmes et dénoncer à voix forte le sexisme ordinaire – ou extraordinaire –, nul vent de fronde ne souffle sur la Croisette. Il est vrai que ce producteur américain, accusé de harcèlement et d’agressions sexuels par de nombreuses actrices, y a longtemps joué les nababs.
Cela imposait d’autant mieux la retenue, voire la discrétion embarrassée, que le monde du cinéma s’est toujours montré passablement schizophrène avec les femmes. Reconnues, encensées et primées comme actrices, volontiers starisées, adulées ou transformées en icônes mondiales, elles ont pour l’essentiel été ignorées dans tout autre rôle.
Les chiffres sont même stupéfiants : depuis sa création, en 1947, en soixante et onze éditions, 82 cinéastes femmes ont vu leurs œuvres sélectionnées par le Festival de Cannes, contre 1 645 hommes. Le nombre de réalisatrices en compétition officielle y est toujours marginal – aucune en 2012, une en 2013, trois cette année. Quant aux récompenses, n’en parlons pas : une demi-palme d’or décernée à Jane Campion en 1993 pour La Leçon de piano, partagée avec Chen Kaige. Ce ne sont pourtant pas les talents féminins qui manquent, comme le démontrent les programmations plus mixtes, voire paritaires, des sections parallèles de la Quinzaine des réalisateurs, de la Semaine de la critique et de l’ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion).
Initiatives feutrées
Plus largement, l’on sait que, dans l’univers du septième art, les inégalités sont aussi flagrantes que choquantes. A peine plus du quart (28 %) des avances sur recettes, ces aides vitales attribuées par le Centre national du cinéma, le sont à des projets menés par des femmes, alors qu’elles constituent 60 % des effectifs sortant de l’Ecole nationale des métiers de l’image et du son (Femis). Le déséquilibre est de même ampleur pour les aides européennes. Quant aux inégalités des salaires et des cachets, elles y sont plus indécentes que dans la plupart des autres domaines d’activité, avec un écart de 42 % en défaveur des femmes. Pas question pour autant d’introduire des mesures de discrimination positive – des quotas –, s’insurgent les gardiens du temple.

        Lire la chronique sur la parité hommes-femmes :
         

          « Dans la culture, les quotas font grincer des dents »



Cannes 2018 se contentera donc d’initiatives feutrées en faveur de la cause des femmes. Après d’autres, c’est la « reine » Cate Blanchett qui préside un jury pour la première fois majoritairement féminin. Samedi 12 mai, ce sont 82 femmes, autant que de réalisatrices sélectionnées depuis 1947, qui devaient faire une symbolique « montée des marches » en s’arrêtant au milieu pour marquer le chemin qui reste à parcourir. De même, les directeurs et programmateurs des différentes sections cannoises vont signer une charte de la diversité afin d’atteindre la parité dans leurs instances dirigeantes. Le 14 mai enfin, la ministre de la culture va annoncer la tenue d’assises pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Récemment, Françoise Nyssen assurait que « le secteur culturel a un devoir d’avant-garde » en la matière. Cannes s’honorerait de ne pas faire la sourde oreille à cette injonction. La liberté chérie des cinéastes – appellation opportunément bisexuée –, ne saurait être l’ennemie de leur égalité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-4">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le manque et la cherté des logements en région parisienne ne permettent pas de trouver des solutions pérennes. Au détriment des familles, comme celle de Noudjoud Tailoul.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Année après année, l’échec à prévenir les expulsions locatives perdure

Le manque et la cherté des logements en région parisienne ne permettent pas de trouver des solutions pérennes. Au détriment des familles, comme celle de Noudjoud Tailoul.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h17
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
La politique du « logement d’abord », que prône l’actuel gouvernement, consiste à épargner aux personnes qui sont à la rue un parcours heurté, d’hôtels en centres d’hébergement ou en logements passerelles, et à proposer directement un logement pérenne, social ou pas. C’est non seulement plus efficace mais aussi moins cher pour les finances publiques. Ce bon principe se heurte néanmoins au manque de logements et, dans le Grand Paris, à leur cherté.
Le cas de Noudjoud Tailoul, mère de famille franco-algérienne, illustre l’échec de la prévention en la matière. « Le logement, c’est tout », rappelle-t-elle : le 13 avril, elle a été expulsée manu militari avec ses cinq enfants. Ils se retrouvent aujourd’hui entassés dans deux chambres d’hôtel, à Longjumeau, dans l’Essonne, coincés entre une zone industrielle et des boîtes de nuit. « Quand je suis arrivée avec mes valises, je voulais me jeter par la fenêtre. J’avais l’impression d’être une merde », a-t-elle confié, en larmes, aux travailleurs sociaux de la Fondation Abbé Pierre (FAP).

Loyer payé rubis sur l’ongle
La trêve hivernale s’achevant le 31 mars, le printemps et l’été sont propices aux expulsions. Au fil des ans, le nombre de décisions n’a cessé d’augmenter. Il avait atteint 126 946 en 2015 (dernier chiffre connu), en hausse de 80 % depuis 2000. Les exécutions avec le concours de la force publique ont plus que doublé, passant, dans le même temps, de 5 936 à 14 127.
Cette année encore, les expulsions vont bon train, selon les associations. Les dispositifs de prévention, dont la circulaire du 22 mars 2017 qui demande aux préfets de veiller au relogement des expulsés, la priorité en principe accordée aux situations d’urgence, sans oublier la procédure de droit au logement opposable (DALO), ne fonctionnent tout simplement pas.
A 42 ans, Mme Tailoul vit seule avec ses cinq enfants de 18 ans à 21 mois. Et se retrouve sans travail ni logement....




                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-5">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le scandale suscité par la mort de Naomi Musenga pourrait accélérer les évolutions du système de régulation médicale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Au SAMU, l’onde de choc du drame de Strasbourg

Le scandale suscité par la mort de Naomi Musenga pourrait accélérer les évolutions du système de régulation médicale.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 16h48
    |

            François Béguin








                        



   


La révélation des circonstances ayant précédé la mort de Naomi Musenga, 22 ans, le 29 décembre 2017, à savoir un refus inadapté et irrespectueux de prise en charge par le SAMU de Strasbourg, va-t-elle accélérer l’évolution de la régulation des urgences en France ? Après trois jours de tempête médiatique, les représentants du SAMU avaient encore du mal, vendredi 11 mai, à évaluer la portée de l’onde de choc suscitée par ce drame.
Tous faisaient d’abord état d’une hausse sensible du nombre d’injures et de menaces reçues par les centres de régulation. Certains médecins urgentistes s’indignaient d’un traitement médiatique « injuste », regrettant par exemple la publication d’appels à témoigner de mauvaises expériences avec le SAMU. « Il suffit qu’il y ait un cas où ça n’a pas bien marché pour que ça efface les 99,99 % des cas où ça fonctionne », déplorait l’un d’eux. François Braun, le président de SAMU-Urgences de France, s’inquiétait d’une dégradation de l’image du SAMU. Pour lui, « ce qui s’est passé met le doute sur un système qui fonctionne bien, voire très bien, avec le risque que des patients n’appellent plus, ce qui se traduirait par des pertes de chances pour eux ».
Dans la journée, l’organisation avait renvoyé à tous les SAMU une série de recommandations de bonnes pratiques en matière de régulation médicale, rappelant notamment aux opérateurs qu’il fallait « éviter absolument toute familiarité, toute plaisanterie et tout propos agressif, péjoratif, méprisant ou injurieux » lors des échanges téléphoniques. Des règles de bon sens qu’avait visiblement oubliées l’opératrice strasbourgeoise.

        Lire aussi :
         

                Affaire Naomi Musenga : les zones d’ombre de l’hôpital de Strasbourg



Formation initiale obligatoire
Les évolutions structurelles, elles, sont au menu de la rencontre lundi 14 mai avec la ministre de la santé, Agnès Buzyn. La première question posée devrait être celle de la formation des assistants de régulation médicale (ARM), un métier crucial, accessible avec un simple bac et quasiment sans formation spécifique. Un rapport du Sénat de septembre 2017 estimait que cette fonction était « bien souvent » exercée « par des personnes manquant d’expérience, quand ce n’est tout simplement pas d’une formation initiale ». Les auteurs proposaient de mettre en place une formation initiale obligatoire et standardisée d’au moins deux ans, incluant des périodes de stage et sanctionnée par un diplôme qualifiant.
Deuxième sujet : la mise en place d’un numéro et d’une plate-forme uniques entre le SAMU (le 15) et les pompiers (le 18). Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale de l’administration (IGA) est attendu prochainement sur les conditions de mise en place de cette mesure qui divise depuis des années les blancs (le SAMU) et les rouges (les pompiers).

        Lire aussi :
         

                Une jeune Strasbourgeoise meurt peu après avoir été moquée par le SAMU



Il sera enfin question de moyens humains supplémentaires. Même si Mme Buzyn a assuré que le drame de Strasbourg n’était pas « une question de moyens », mais « une question de formation, d’empathie et d’écoute », la question sera abordée. « Les professionnels dans les SAMU travaillent dans des conditions épouvantables depuis des années et n’ont plus les moyens d’assurer un service public correct », juge Wilfrid Sammut, médecin au SAMU dans les Yvelines et membre du syndicat des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs.
Liaisons vidéo
Par manque de médecins régulateurs, explique Christophe Prudhomme, le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes (AMUF), le protocole prévoyant que les ARM ne décident pas seuls des suites à donner aux appels (à l’exception de ceux demandant une adresse de dentiste ou de pharmacie) « n’est pas toujours appliqué » dans les SAMU. Conséquence : « On fait porter aux ARM des responsabilités qu’ils ne devraient pas avoir. Appliquer les règles de bonnes pratiques va augmenter la charge de travail. » 
A la Société française de médecine d’urgence, on compte également plaider pour une modernisation des pratiques. Karim Tazarourte, son vice-président, urgentiste à Lyon, s’interroge ainsi sur la possibilité de recourir plus souvent à des liaisons vidéo, grâce aux smartphones. « L’image serait une information supplémentaire et nous aiderait à faire un tri pour ne pas rater les appels qui présentent un caractère de gravité », dit-il.
Les nouvelles mesures devraient être annoncées lors de la publication des conclusions de l’enquête flash de l’IGAS commandée par Mme Buzyn sur le drame de Strasbourg, a annoncé vendredi soir son ministère.

        Lire aussi :
         

                Comment fonctionne le SAMU, mis en cause après de « graves dysfonctionnements » à Strasbourg ?



Mise à jour le 12 mai à 16h40 : la citation de Christophe Prudhomme a été modifiée à sa demande.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-6">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Un litige oppose les sociétés Natixis et Impala à une entreprise de thé qui finance l’association de la compagne de l’ancien premier ministre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’« ami » chinois du couple Fabius qui a spolié deux fonds français

Un litige oppose les sociétés Natixis et Impala à une entreprise de thé qui finance l’association de la compagne de l’ancien premier ministre.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 10h00
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Debout devant le pupitre, Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, vient de terminer, ce 30 septembre 2014, son discours lors de l’inauguration de l’exposition « Visages de Chine », à Toulouse, l’un des événements marquant les 50 ans de relations entre la France et la Chine. Dans la foulée, il se dirige vers l’un des stands dressés pour l’occasion, celui d’une entreprise de thé chinoise, Sanhe, vante ses produits et fait l’éloge de son jeune président, Wu Rongshan.
Un peu plus tard, c’est la compagne de M. Fabius, Marie-France Marchand-Baylet, qui pose devant les photographes, dégustant les thés de cette même société, l’une des principales donatrices de son association Flag France, créée pour valoriser le patrimoine français. Ce n’est pas la première fois que le couple Fabius célèbre les activités de Sanhe. Ils l’ont également fait en Chine. En 2015, le ministre attribuera la Légion d’honneur à M. Wu.
Les deux fonds tentent depuis 2011 de récupérer une créance qui s’élevait à 38 millions d’euros en 2014
Au même moment, pourtant, cette entreprise et son dirigeant sont accusés d’escroquerie et de fraudes par deux fonds d’investissement français, Natixis et Impala, qui tentent, depuis 2011, de récupérer leur créance. En 2014, elle s’élevait, selon eux, à 38 millions d’euros.
Cette sollicitude de l’un des plus hauts personnages de l’Etat, qui deviendra, en 2016, président du Conseil constitutionnel, en faveur d’une société défaillante mais proche de l’association de sa compagne est le principal enseignement du récit d’un long contentieux financier que Le Monde a pu reconstituer et qui dure toujours.
Tout débute en 2010 lorsque Natixis, filiale du groupe Caisse d’épargne, convainc le fonds Impala (groupe Louis-Dreyfus) d’investir, à ses côtés, 25 millions d’euros dans une société chinoise spécialisée dans la production de thé. Ils prennent 30 % du capital de Sanhe.
En 2011, le cabinet d’audit américain...




                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-7">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le propriétaire de l’appartement du 3e étage assigne celui du 4e étage, après avoir constaté des infiltrations d’eau dans son plafond. La justice lui reproche de ne pas démontrer la « faute » du voisin du dessus. Il se pourvoit en cassation.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/05/12/19-8">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Si le quartier d’EuroNantes fait émerger de nouveaux immeubles tous les ans, la ville souffre encore d’un stock de biens trop faible, au détriment des acquéreurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Effervescence immobilière à Nantes

Si le quartier d’EuroNantes fait émerger de nouveaux immeubles tous les ans, la ville souffre encore d’un stock de biens trop faible, au détriment des acquéreurs.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 08h42
    |

                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

C’est l’une des pépites de l’Ouest sur le plan immobilier. Nantes n’a en effet rien à envier en matière d’attractivité à Bordeaux, sa rivale du Sud. « Tous les ans, la ville gagne 8 000 habitants supplémentaires, observe Vincent Chauveau, notaire de la ville. Il y a un besoin urgent en construction pour accueillir ces nouvelles populations. » Grues et pelleteuses s’activent pourtant depuis plus d’une vingtaine d’années dans la métropole, sans parvenir à totalement rattraper le choc démographique que connaît la métropole. « Le PLU [plan local d’urbanisme] est en pleine modification et durant cette période, il est impossible de se voir délivrer de permis de construire, raconte Jérôme Beauvois, directeur régional chez Cogedim Atlantique. De plus, Nantes souffre indirectement du Grand Paris. Nous manquons de main-d’œuvre, comme des soudeurs, pour construire de nouveaux immeubles. Ces derniers ont quitté la région pour aller travailler dans la capitale. »

La réputation de Nantes n’est pourtant plus à faire. Outre ses campus universitaires, la ville possède sa petite Station F avec La Cantine, un espace de coworking qui réunit les start-upeurs. L’agglomération doit aussi sa renommée à ses fabuleuses machines en forme de dragon ou d’éléphant, postées sur l’île de Nantes et connues dans le monde entier. A cela, il faut ajouter le grand projet d’aménagement d’EuroNantes, gigantesque centre d’affaires européen, installé sur une cinquantaine d’hectares entre le quartier de Malakoff, le Pré-Gauchet et une partie de l’île de Nantes. Dès 2020, c’est quelque 2 000 logements et près de 500 000 m² de bureaux qui seront livrés. De quoi attirer bon nombre d’investisseurs. « Sur la métropole, entre 60 % et 65 % des achats sont réalisés à titre d’investissement », indique Jérôme Beauvois.
Hausse de plus 19 % en 10 ans
Comme dans beaucoup de métropoles régionales, l’immobilier nantais est orienté à la hausse....




                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-9">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Junot Diaz a cédé la présidence du prestigieux prix, le temps qu’une enquête indépendante soit menée sur les accusations le visant.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Accusé de harcèlement sexuel, le président du prix Pulitzer se met en retrait

Junot Diaz a cédé la présidence du prestigieux prix, le temps qu’une enquête indépendante soit menée sur les accusations le visant.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 22h12
   





                        


Accusé de harcèlement sexuel, le président du prestigieux prix Pulitzer, Junot Diaz, s’est mis en retrait. Il a abandonné sa fonction de président à Eugene Robinson, journaliste au Washington Post, en attendant le résultat d’une enquête indépendante. Il reste toutefois membre du conseil du prix Pulitzer.
Les accusations ont commencé le 4 mai : lors d’un salon organisé à Sydney, en Australie, la journaliste Zinzi Clemmons a abordé Junot Diaz au sujet d’un incident qui aurait eu lieu entre eux six ans plus tôt, selon plusieurs médias. Dans un message posté plus tard sur son compte Twitter, elle a affirmé que l’auteur, 49 ans, récompensé en 2008 par un prix Pulitzer pour son livre La Brève et Merveilleuse Vie d’Oscar Wao, l’avait embrassée de force. « Je suis loin d’être la seule à qui il ait fait ça », a écrit celle qui était, à l’époque, étudiante à l’université Columbia à New York. « Je refuse d’être silencieuse plus longtemps. »
Deux autres auteures, Carmen Maria Machado et Monica Byrne, ont accusé l’écrivain, originaire de République dominicaine, de comportement agressif depuis, sans évoquer de harcèlement sexuel.

        Lire aussi :
         

                Le prix Nobel de littérature en 2018 reporté d’un an



« J’écoute et j’apprends de ces récits de femmes »
Junot Diaz, qui a raconté en avril comment il a été violé enfant dans un essai publié dans The New Yorker, a réagi en début de semaine. Dans une déclaration transmise par son agent, il a dit « assumer [ses] responsabilités pour [son] passé. » « C’est pour cela que j’ai pris la décision de dire la vérité sur mon viol et ses séquelles. Cette conversation est importante et doit continuer. J’écoute et j’apprends de ces récits de femmes, en ce moment culturel essentiel qui a trop tardé », a-t-il ajouté.
Jeudi, le conseil du prix Pulitzer a indiqué avoir lancé une enquête indépendante sur ces accusations, précisant que Junot Diaz y était favorable et coopérerait aux investigations.
Depuis l’éclatement de l’affaire Weinstein, début octobre, des dizaines d’hommes influents issus du monde du divertissement, artistique, politique et journalistique ont été accusés de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou de viols. L’attribution du prix Nobel de littérature a été reportée d’un an, la célèbre académie suédoise ayant elle aussi été prise dans la tourmente du mouvement #MeToo.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-10">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le ministère de la justice a rappelé l’existence de deux infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Dans les Hautes-Alpes, les militants de Génération identitaire sont passibles de poursuites

Le ministère de la justice a rappelé l’existence de deux infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».



Le Monde
 |    11.05.2018 à 21h15
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 00h06
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


C’est un rappel de la loi qui a relancé la polémique. Le procureur de Gap a été amené à révéler, vendredi 11 mai, de révéler l’existence de plusieurs procédures à l’encontre du groupe Génération identitiaire (GI) après la publication, le 4 mai, d’une circulaire du ministère de la justice, dont le contenu a été révélé par Mediapart mercredi et consulté par Le Monde vendredi. Le ministère y rappelait à tous les procureurs de France l’existence d’infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».
Une semaine plus tôt, le procureur de Gap avait classé sans suite une enquête ouverte après que des militants du mouvement Defend Europe, lié au groupe d’extrême droite Génération identitaire (GI), s’étaient enorgueillis d’avoir « raccompagné » des migrants à la frontière franco-italienne dans la nuit du 26 au 27 avril. Ils faisaient alors déjà parler d’eux depuis le 21 avril, date à laquelle ils avaient bloqué un col des Hautes-Alpes à l’aide de grillages en plastique pour empêcher des migrants d’entrer sur le sol français.
Le parquet n’avait alors établi « aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque », provoquant la colère des associations d’aide aux migrants.
Il en existe pourtant, selon le ministère, qui se défend toutefois d’avoir voulu intervenir dans cette affaire. « Suite à plusieurs incidents en lien avec des passages à la frontière de migrants, plusieurs procureurs avaient interrogé la Chancellerie par l’intermédiaire des procureurs généraux, explique Rémy Heitz, auteur de la circulaire et directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère. Ces textes sont rarement appliqués, notre objectif était de rappeler l’état du droit afin que l’Etat puisse apporter une réponse coordonnée. » 

        Lire aussi :
         

                Migrants dans les Alpes : opération « Defend Europe » par des militants d’extrême droite



« L’Etat ne peut pas le tolérer »
La circulaire – qui rappelle également les délits dont sont passibles les personnes qui viennent en aide aux migrants et les immunités dont elles peuvent bénéficier – fait référence à deux infractions du chapitre « De l’usurpation de fonctions » du code pénal qui permettraient de poursuivre les militants identitaires.
La première, « l’immixtion dans une fonction publique », est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (article 433-12 du code pénal). « Le contrôle du respect des frontières, par la surveillance visuelle ou l’édification d’obstacles, par des personnes hostiles à la circulation des migrants (notamment des militants se revendiquant de la mouvance identitaire) » sont susceptibles de caractériser ce délit, tout comme « la reconduite à la frontière des migrants par ces mêmes personnes, y compris sans violence ».

        Lire aussi :
         

                Les identitaires font la guerre de la com aux migrants



Le 27 avril, des militants identitaires expliquaient au Monde : « On en a rencontré, on les a amenés à la frontière calmement, gentiment, et la police ensuite les a interpellés. » Ces derniers affirment être dans leur droit au motif que l’article 73 du code pénal autorise un individu à « appréhender l’auteur d’une infraction flagrante punie d’une peine d’emprisonnement », ce qui est le cas de l’entrée irrégulière sur le territoire. Mais le ministère met à mal cet argument en précisant que l’action doit pour cela être « isolée ». 
« Dès qu’une opération de contrôle ou de surveillance est organisée, on est dans de l’immixtion de fonction publique, et ça, l’Etat ne peut pas le tolérer », assure M. Heitz au Monde.
La circulaire mentionne également que les militants de Génération identitaire pourraient être poursuivis au titre de « l’exercice d’une activité ou l’usage de document créant la confusion avec une fonction publique », passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende (article 433-13 du code pénal). C’est notamment le cas lorsque l’on « fait croire, par son comportement ou par un ensemble de manœuvres, que l’on possède la qualité pour exercer la surveillance et le contrôle des frontières ».
D’autres enquêtes ouvertes
Alors, pour se défendre d’être « inactif » dans ce dossier, le procureur de Gap a réagi vendredi dans un communiqué, décidant de « lever le secret des enquêtes ». Il a précisé pour la première fois que l’enquête classée le 27 avril n’avait pour but que de « vérifier si ces individus [les militants de Génération identitaire] avaient commis des violences ou proféré des menaces ou tenu propos racistes » dans la seule nuit du 26 au 27 avril 2018 au col de Montgenèvre, ce qui a été rapidement écarté par l’enquête.

        Lire aussi :
         

                Migrants dans les Hautes-Alpes : « On peut prêcher la haine, mais pas la solidarité »



Mais le procureur a affirmé ne pas s’en être tenu là. Il a déclaré avoir aussi demandé aux forces de l’ordre « de relever toute infraction flagrante susceptible d’être reprochée aux membres de ce groupe “identaire” » et « d’ouvrir des enquêtes du chef d’usurpation de fonctions sur le fondement de l’article 433-13 (1°) du code pénal ». Mais, à ce jour, « aucune infraction n’a été relevée du chef d’activité créant une confusion avec une activité publique », selon le communiqué, qui précise que les migrants interrogés n’ont pas pris les militants identitaires pour des membres de forces de l’ordre.
Le parquet a également révélé avoir demandé l’ouverture d’une « enquête préliminaire plus globale du chef d’immixtion dans une fonction publique (article 433-12 du code pénal) », dont les investigations sont en cours. Il décidera ensuite, en s’appuyant, entre autres, sur la circulaire du ministère, si « le délit d’usurpation dans une fonction publique est suffisamment caractérisé pour en poursuivre les auteurs identifiés ».
Possibilité de porter plainte
Mais ces éléments n’ont qu’à moitié rassuré les associations. « Nous avions connaissance de ces textes et nous travaillons depuis des semaines à la collecte de témoignages, en lien avec d’autres associations et des avocats, explique Agnès Antoine, du pôle juridique du collectif Tous Migrants. Nous nous préparons à un nouveau classement sans suite. Nous étudions la possibilité de porter plainte et de nous constituer partie civile, mais nous voulons pour cela des éléments les plus solides possible. »
En attendant, Génération identitaire, dont aucun militant n’a été interpellé, assure poursuivre des « opérations de surveillance » dans les Alpes, ce que confirment les associations d’aide aux migrants. Ces dernières dénoncent le « deux poids, deux mesures » du procureur, qui a par ailleurs engagé le 23 avril des poursuites contre des militants venus en aide aux migrants. Ils seront jugés le 31 mai pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière et en bande organisée ».

        Lire aussi :
         

                Hautes-Alpes : six militants placés en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-11">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ En République d’Irlande, l’avortement est interdit, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Le 25 mai, un référendum doit déterminer si les Irlandais sont prêts à assouplir la loi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/05/12/19-12">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
Découvrir l’application


                        

Rappel de reblochons AOP vendus par Leclerc en raison de cas d’intoxication alimentaire « grave »

Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 07h12
   





                        



   


Les centres E. Leclerc ont annoncé, vendredi 11 mai, qu’ils procédaient au rappel d’un reblochon AOP vendu sous sa marque « Nos régions ont du talent », en raison de « plusieurs cas » d’intoxication alimentaire « grave » par la bactérie E. coli 026.
Des enfants en bas âge ont été infectés, et les autorités sanitaires ont identifié « sept cas d’infections à Escherichia coli, dont six syndromes hémolytiques et urémiques [complications rénales] survenus chez des enfants âgés de un an et demi à 3 ans », ont fait savoir les ministères de la santé et de l’agriculture.
Ce fromage de 450 grammes est fabriqué par la société Fromagerie Chabert, précise un communiqué du distributeur, alerté par un signalement de Santé publique France.
« Les consommateurs étant en possession de ce produit ne doivent pas le consommer et sont invités à le rapporter dans leur centre E. Leclerc », dit le communiqué, qui donne également un numéro vert mis à leur disposition (0800.011.100).
Gastro-entérites éventuellement hémorragiques
Le 26 avril, une autre société, la Fromagerie du Plessis, avait annoncé le rappel d’un lot de camemberts de Normandie AOP commercialisé sur tout le territoire national, à la suite d’un contrôle ayant révélé la présence de cette même bactérie (Escherichia coli).

        Lire aussi :
         

                Bactérie « Escherichia coli » : des viandes hachées contaminées rappelées



Escherichia coli O26 : H11 peut entraîner, dans la semaine qui suit la consommation d’un produit contaminé, des gastro-entérites, éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique).
Les personnes qui auraient consommé les produits concernés et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant et à lui signaler cette consommation et la nature du germe contaminant.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-13">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La Cour de cassation doit décider le 19 juin si le procès pénal de l’amiante aura lieu. Voici des clés de compréhension de ce scandale sanitaire majeur.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Procès de l’amiante : la « fibre tueuse » en quatre questions

La Cour de cassation doit décider le 19 juin si le procès pénal de l’amiante aura lieu. Voici des clés de compréhension de ce scandale sanitaire majeur.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 16h26
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


Le procès pénal de l’amiante aura-t-il lieu ? En début de semaine, la Cour de cassation a décidé qu’elle trancherait le 19 juin. Elle a été saisie par deux associations composées de victimes et de proches de victimes de l’amiante, Ardeva 59-62 et le Comité antiamiante Jussieu. Les victimes ont pour point commun d’avoir travaillé aux chantiers navals Normed Dunkerque, dans le Nord, ou sur le campus de l’université Jussieu, à Paris.

        Lire aussi :
         

                Un dernier espoir de procès pour les victimes de l’amiante



Les requérants demandent aux juges d’invalider une décision de la cour d’appel de Paris de septembre 2017, qui annule la mise en examen de huit responsables nationaux en lien avec le scandale sanitaire de l’amiante pour homicides et blessures involontaires (neuf initialement, un étant mort depuis). Il est reproché à ces scientifiques, industriels et fonctionnaires d’avoir participé, entre 1982 et 1995, au Comité permanent amiante (CPA). Si la Cour donne raison aux associations, les affaires seront renvoyées devant le juge du fond et un procès pénal pourrait avoir lieu, un quart de siècle après la première plainte.
En attendant, voici quelques clés de compréhension. 
Qu’est-ce que l’amiante ?
L’amiante est une famille de fibres minérales naturelles et plus précisément, des silicates hydratés de calcium et de magnésium répartis en deux variétés : la serpentine et les amphiboles. Ces fibres résistantes au feu sont notamment utilisées par les professionnels de l’isolation et du ciment.
Inhalé de manière prolongée, l’amiante cause plusieurs types de maladies. D’abord, des pathologies graves non cancéreuses. Il s’agit de l’asbestose (« asbeste » étant synonyme d’amiante), une fibrose pulmonaire entraînant une insuffisance respiratoire chronique, des pleurésies bénignes asbestosiques, sources de douleurs thoraciques et de difficultés respiratoires, ou encore des plaques pleurales, dépôts fibreux sur la plèvre (enveloppe des poumons). Il provoque aussi des cancers : le mésothéliome (cancer de la plèvre) et le cancer broncho-pulmonaire.
La « fibre tueuse » est responsable, en France, de plus de 85 % des cancers de la plèvre et de 10 % à 20 % des cancers du poumon.
De quoi le Comité permanent amiante est-il accusé ?
Cette structure, fondée en 1982 et aujourd’hui dissoute, réunissait les parties concernées par la gestion des risques liés à l’amiante. Les parties civiles l’accusent d’avoir, par son lobbying, retardé l’interdiction de sa fabrication, de sa transformation et de sa mise sur le marché en France, décidée en 1997. A cette date, sept autres pays européens avaient déjà interdit la fibre.
Si la France a tant tardé à l’interdire, c’est notamment parce que le CPA avait réussi à imposer le concept d’« usage contrôlé » de l’amiante pour faire durer le statu quo. A ce titre, une valeur limite d’exposition a été fixée, trop élevée pour véritablement protéger les travailleurs.
Les requérants reprochent aux ex-membres du CPA d’avoir œuvré tout en connaissant les risques. La dangerosité de la fibre est connue depuis le début de XXe siècle. La fibre a été classée source de maladie professionnelle (asbestose, pathologie pulmonaire grave) en 1945 en France. A l’époque des faits, toutes les formes d’amiante sont déjà désignées comme cancérogènes par le Centre international de lutte contre le cancer.
Malgré le « repenti » du CPA, qui regrette sa participation en faveur de l’amiante ou dit avoir été instrumentalisé, des juges ont déjà mis en doute la responsabilité de l’organisation. En mai 2013, dans un autre volet du scandale de l’amiante, la cour d’appel de Paris estimait, à la surprise générale, que l’influence du CPA n’était « pas établie ».
Le Sénat, dans un rapport d’information déposé en octobre 2005, n’est pas de cet avis :
« Le drame de l’amiante démontre qu’en l’absence de décisions des pouvoirs publics une structure de lobbying, certes particulièrement efficace, a réussi à se voir quasiment déléguer le dossier de l’amiante par le ministère. »
La chambre haute alerte : « Le CPA avait beaucoup plus de pouvoirs que certains, à commencer par ses anciens membres, voudraient le laisser croire. » Pour exercer son lobbying, le comité n’hésitait pas à envoyer des courriers aux ministres et même au premier ministre, Michel Rocard (1988-1991).
Combien de morts seraient liées à l’amiante ?
Ce procès pénal serait d’autant plus important et symbolique que l’amiante est la première cause de mortalité au travail. Entre 1965 et 1995, 35 000 personnes sont mortes dans l’Hexagone d’une maladie due à l’amiante, selon un rapport sénatorial de 2005. Chaque année en France, entre 2 200 et 5 400 cancers, et entre 1 686 et 3 867 morts sont liés à l’amiante, selon l’Institut de veille sanitaire. Il pourrait être la cause de 100 000 morts en France d’ici à 2025, selon le Haut Conseil de la santé publique. En la matière, les autorités sanitaires sont obligées de recourir aux projections : les maladies dues à la fibre se déclarent entre vingt et quarante ans après y avoir été exposé.
Les personnes les plus menacées sont bien sûr celles qui y sont exposées au cours de leur activité professionnelle. Dans les années 1960, les secteurs les plus touchés étaient les filières de production et d’utilisation (métiers de l’isolation, chauffagistes, chantiers navals). A partir des années 1980, après l’interdiction, les personnes le plus exposées sont celles qui interviennent professionnellement sur des matériaux contenant de l’amiante.
Un quart des salariés hommes actuellement retraités en France ont été exposés au moins une fois à l’amiante au cours de leur vie professionnelle, d’après l’Institut de veille sanitaire.
L’amiante est-il encore utilisé ?
En France, il reste présent dans de nombreux bâtiments construits ou rénovés avant son interdiction, en 1997. En particulier dans les toitures, les canalisations, les revêtements de sol, plafonds et faux plafonds, cloisons ou encore colles, joints et peintures. Il y aurait ainsi dans les immeubles entre 50 kg et 80 kg d’amiante par habitant.
Dans le monde, il n’est interdit que dans une soixantaine de pays. « De nombreuses multinationales européennes utilisent un double standard : elles travaillent sans amiante en Europe et continuent à utiliser de l’amiante dans le reste du monde », rappelle en 2005 un bulletin d’information du centre de recherches de l’Institut syndical européen. L’exportation de déchets européens contenant de la fibre vers des pays en voie de développement est un autre facteur de risque.
Les lignes bougent, mais lentement. Au Brésil, la Cour suprême a attendu, comme en France, que l’amiante cause des milliers de morts pour le bannir, en décembre 2017. Dans le monde, 100 000 personnes meurent chaque année à cause de l’amiante, selon l’Organisation mondiale de la santé.


Pour aller plus loin sur l'amiante

Tout savoir sur l'amiante, vidéo de la chaîne Deux gouttes de culture sur Youtube.
« Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir », rapport des sénateurs Gérard Dériot et Jean-Pierre Godefroy (2005).
« Impact sanitaire de l’exposition à l’amiante », dossier de l’Institut de veille sanitaire en 2013.
« Présentation, effets sanitaires, expositions et cadre réglementaire », dossier de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en 2016.


 .encadre_dcdr { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, sans-serif; margin: 24px 0; padding: 16px; border: 2px solid #eef1f5; background: #FFF; font-size: 1.3rem; border-top: 3px solid #ffc600; border-radius: 0 0 12px 12px; } .encadre_dcdr .titre_encadre_dcdr { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, sans-serif; line-height: 1.25; display: block; font-weight: 700; margin: 0 0 10px 0; font-size: 1.5rem; text-align: center; } .encadre_dcdr .lire { padding: 8px 16px 6px; clear: both; background: #fff; border-left: 1px solid #e4e6e9; font-weight: bold; margin: 20px 0; } .encadre_dcdr .lire a { border-bottom: 0; } @media screen and (max-width: 500px) { .encadre_dcdr { font-size: 1.4rem; } }




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-14">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Un scientifique australien de 104 ans s’est donné la mort en Suisse

David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 15h40
   





                        



   


David Goodall, un scientifique australien de 104 ans venu jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait, est mort, jeudi 10 mai, à Bâle après une injection de barbituriques, a annoncé la fondation Exit International.
Le centenaire ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, mais jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée et qu’il était temps de partir. Après une tentative de suicide ratée en début d’année, M. Goodall avait demandé aux autorités australiennes de bénéficier d’un suicide assisté. Mais devant leur refus, il avait été contraint de voyager jusqu’en Suisse, où plusieurs fondations offrent ce service.
« J’aurais préféré terminer en Australie et je regrette vraiment que l’Australie soit en retard sur la Suisse » en matière de droit à mourir, avait-il expliqué avec amertume devant les journalistes, mercredi, dans un hôtel de Bâle.
Ce chercheur associé honoraire à l’université Edith Cowan de Perthil avait quitté l’Australie la semaine précédente pour rendre visite à son fils à Bordeaux, avant d’arriver lundi en Suisse. « Je ne veux plus continuer à vivre », avait-il répété la veille de sa mort devant les médias, affirmant n’avoir aucune hésitation.
L’aide au suicide illégale dans la plupart des pays
La fondation suisse Eternal Spirit, qui a accepté de l’aider à se donner la mort, avait mis à sa disposition un appartement où le centenaire a pu être entouré de ses petits-enfants et d’un ami jusqu’à ses derniers instants.
Jeudi, après un dernier repas avec sa famille, M. Goodall s’est allongé et un assistant a placé une intraveineuse dans son bras. Mais conformément à la législation suisse, c’est le centenaire qui a lui-même ouvert la valve pour libérer le produit létal à base de pentobarbital de sodium, un sédatif puissant qui à forte dose stoppe les battements du cœur.
Devant le vif intérêt médiatique suscité par son cas, le scientifique a confié espérer que cela aurait pour effet de pousser l’Australie et d’autres pays à revoir leur législation, alors que l’aide au suicide est illégale dans la plupart des pays. En Australie, elle était totalement interdite jusqu’à ce que l’Etat de Victoria légalise l’an dernier la mort assistée. Mais cette législation, qui ne rentrera en vigueur qu’en juin 2019, ne concerne que les patients en phase terminale avec une espérance de vie de moins de six mois.
En Suisse, en revanche, la loi dispose que toute personne en bonne santé mentale et qui a, depuis un certain temps, exprimé le souhait constant de mettre un terme à sa vie, peut demander ce qu’on appelle la mort volontaire assistée.

        Lire aussi :
         

                Le suicide assisté de DJ Fabo dans une clinique suisse bouleverse l’Italie






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-15">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Une pétition ayant recueilli plus de 5 500 signatures en quatre jours demande à la présidence de revenir sur sa décision de maintenir les examens du 14 au 25 mai.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

A Lyon-II, une pétition dénonce le maintien des examens

Une pétition ayant recueilli plus de 5 500 signatures en quatre jours demande à la présidence de revenir sur sa décision de maintenir les examens du 14 au 25 mai.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 14h46
    |

                            Caroline Pain








                        



   


La présidence de l’université Louis-Lumière Lyon-II, perturbée depuis plusieurs semaines, a décidé de maintenir les examens du lundi 14 au vendredi 25 mai, dans des conditions contestées par une pétition étudiante. « Le seul changement concerne le mercredi 16 mai, où aucun examen ne se tiendra », précise au Monde la direction de la communication de l’université. Et ce, en raison de la finale de l’Europa Ligue, qui se jouera près de Lyon :
« Comme nous avons demandé à la préfecture la sécurisation du périmètre extérieur par les forces de l’ordre, il était difficile d’assurer, ce jour-là, le maintien de l’ordre à la fois lors du match et lors des examens. »
Et d’insister sur la nature de la mission des forces de l’ordre : « Elles ne seront présentes qu’à l’extérieur de l’université pour éviter tout débordement, elles ne pénétreront pas dans l’établissement et ne seront pas chargées de faire des contrôles. » Un filtrage aux abords des salles d’examens est prévu, mais ce sont des personnels et des enseignants qui contrôleront les cartes d’étudiants et les convocations d’examens.
Les examens qui ne pourront se tenir, mercredi 16 mai, seront « ventilés sur la semaine suivante, du 21 au 25 mai ». « Nous avons évoqué la possibilité de décaler ces examens au samedi 19, mais c’est compliqué de mobiliser étudiants et personnels ce jour-là », reconnaît la présidence. La question se posait toujours, vendredi matin, pour des étudiants de sciences politiques qui pourraient voir leurs examens décalés au samedi 19. La présidence fait savoir qu’elle prendra une décision vendredi. Des examens se tiendront tout de même samedi 19 mai : ceux des étudiants en parcours international Minerve, qui étaient initialement prévus à cette date.
« Vous avez réussi à nous réunir, malgré nos clivages »
Des étudiants d’une quinzaine de filières de Lyon-II, des langues au droit en passant par l’économie et la gestion, ont lancé, lundi, une pétition « pour de meilleures conditions d’examen à l’université Lyon-II », contestant leur maintien :
« Plutôt que de nous évaluer uniquement sur la base de nos notes de TD, ou de nous donner des devoirs maison. (…) L’université étant bloquée depuis maintenant presque un mois, vous comme nous savons pertinemment qu’elle ne sera pas débloquée comme par magie lundi 14 mai au matin. Dans ce cas, pourquoi maintenir les examens ? Pourquoi risquer des accidents en faisant intervenir les forces de l’ordre ? »
Celui-ci avait recueilli 5 596 signatures vendredi matin. « Alors qu’auparavant nous étions divisés au sujet de la loi ORE, mais aussi sur les manières de se faire entendre et de manifester son mécontentement, aujourd’hui, vous avez réussi à nous réunir, malgré nos clivages, quels qu’ils soient, et nos divergences d’opinions, pour nous concentrer sur une chose : nos conditions d’examen », précise également la pétition.
La direction déclare en avoir pris connaissance, mais estime « ne pas être en mesure de décaler les examens à d’autres dates, des étudiants en licence 3 doivent postuler à leurs masters, certains ont des obligations de travail et il en va également de la préparation de la rentrée en temps et en heure ».

        Lire aussi :
         

                A la maison des examens d’Arcueil, les étudiants face à l’annulation de leurs partiels






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-16">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Recommandé par l’agence de santé publique française, ce système d’étiquetage, qui fournit une information sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, fait une entrée timide dans les rayons des supermarchés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Alimentation : le Nutri-Score peine à s’imposer

Recommandé par l’agence de santé publique française, ce système d’étiquetage, qui fournit une information sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, fait une entrée timide dans les rayons des supermarchés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h10
    |

            Pascale Santi








                        


Un peu plus de six mois après la signature de l’arrêté entérinant l’entrée en vigueur du système Nutri-Score d’information sur la qualité nutritionnelle des aliments, l’agence de santé publique Santé publique France a lancé lundi 7 mai une campagne destinée à promouvoir cet étiquetage, qui fait timidement son entrée dans les rayons des supermarchés. « Avec le Nutri-Score, c’est plus facile de manger mieux », assure la publicité.

Recommandé par l’Etat, les associations de consommateurs et la communauté scientifique, le ­Nutri-Score permet d’évaluer, à l’aide d’une échelle de couleurs et de lettres allant de A à E, les qualités nutritionnelles des produits manufacturés (céréales, pizzas, biscuits, desserts lactés, plats cuisinés, conserves, etc.), de les comparer et d’identifier le plus équilibré, le moins gras, le moins sucré et le moins salé. En mettant en avant la simplicité du Nutri-Score, l’agence de santé publique espère convaincre l’opinion, ses effets sur la santé étant validés scientifiquement.

« Des choses à cacher »
A ce stade, plus de 50 entreprises se sont engagées à mettre le logo sur leurs produits d’ici à 2019, dont Fleury Michon, McCain, Danone, Bonduelle, Intermarché, Auchan et Leclerc Drive. Un effet boule de neige est espéré, même si le logo reste facultatif. Cinq grands groupes (Coca-Cola, Mondelez, Nestlé, PepsiCo et Unilever) s’opposent au Nutri-Score et veulent lancer leur propre système d’étiquetage, basé sur une approche par portions, et non pas aux 100 grammes.

        Lire aussi :
         

                La grande distribution se lance dans la bataille du « mieux manger »



Pour autant, le professeur Serge Hercberg, qui préside le programme national nutrition santé (PNNS), à l’origine du projet, se dit « plutôt satisfait ». « Si le produit n’a pas de logo, ça sous-entend que l’industriel a des choses à cacher », estime-t-il.

Je défendrai fin Mai un amendement visant à généraliser le #Nutriscore dans toutes les publicités 😉.
— olivierveran (@Olivier Véran)


require(["twitter/widgets"]);

Par ailleurs, le député Olivier Véran, député LRM de l’Isère, compte bien faire adopter fin mai en séance à l’Assemblée nationale un amendement visant à généraliser le Nutri-Score sur tous les messages publicitaires concernant des denrées alimentaires (produits, fast-foods, sodas…). L’amendement avait été retoqué à une voix en commission le 18 avril.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-17">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les partiels des étudiants de Nanterre devaient se tenir vendredi 10 et samedi 11 mai.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/05/12/19-18">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert dans l’Ouest guyanais suscite une forte controverse.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Projet aurifère en Guyane : le député EELV Yannick Jadot dénonce « une catastrophe »

Ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert dans l’Ouest guyanais suscite une forte controverse.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h00
   





                        


Le député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot s’est élevé vendredi 11 mai sur Franceinfo contre le projet d’exploitation aurifère controversé de la « Montagne d’or », dans l’ouest de la Guyane, « une catastrophe » et « une aberration économique », selon lui. Le débat public sur ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert, le plus grand projet d’extraction d’or jamais proposé en France, est en cours en Guyane, et voit s’affronter deux logiques.
« Ce sont des milliers de tonnes de cyanure qu’on va mettre dans la nature, est-ce qu’on va faire crever la biodiversité et rendre malades les populations simplement pour faire plaisir à une société canadienne et à une société russe ? », a déclaré le député européen.
Selon M. Jadot, ce projet « c’est l’équivalent de 32 Stades de France » et « c’est une aberration économique, ça va vivre de subventions publiques », reprenant les arguments du Fonds mondial pour la nature (WWF), principal opposant au projet. « Est-ce qu’on a vraiment envie de laisser des sociétés canadienne et russe s’emparer et détruire les forêts, avec des revenus pour les Guyanais extrêmement limités par rapport à ça ? », a-t-il demandé.

        Lire la tribune de Patrick Lecante, maire d’une commune de Guyane :
         

          En Guyane, un projet minier « à contretemps de l’histoire »



Importante controverse
Le projet « Montagne d’or » prévoit l’exploitation d’une mine, d’une superficie de 8 km2, à partir de 2022, en forêt tropicale, et permettrait la création de 750 emplois directs, dont au moins 90 % d’emploi local, et 3 000 emplois indirects, selon ses promoteurs. Il utiliserait un procédé de récupération de l’or par cyanuration en circuit fermé.
Le projet est soutenu par le Medef, la chambre de commerce et d’industrie, la quasi-totalité des élus du littoral et le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre (DVG), mais dénoncé par des ONG environnementales, des organisations autochtones et des mouvements politiques.
Prévu près de Saint-Laurent-du-Maroni, dans l’Ouest guyanais, et détenu à 55 % par le russe Nordgold et à 45 % par le canadien Columbus gold, il suscite une telle controverse qu’il n’a pas encore été autorisé par le gouvernement français. Emmanuel Macron s’y est cependant dit favorable.

        Lire aussi :
         

                Macron soutient la controversée « Montagne d’or »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-19">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Une manifestation a réuni environ 2 000 personnes, jeudi, à Mamoudzou, alors que la ministre des outre-mer doit présenter le 15 mai le plan de rattrapage et de développement du gouvernement pour le département.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Mayotte a peur pour son statut

Une manifestation a réuni environ 2 000 personnes, jeudi, à Mamoudzou, alors que la ministre des outre-mer doit présenter le 15 mai le plan de rattrapage et de développement du gouvernement pour le département.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 11h47
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

A quelques jours de l’arrivée à Mayotte de la ministre des outre-mer, Annick Girardin, qui doit présenter, mardi 15 mai, le plan de rattrapage et de développement du gouvernement pour le département, la manifestation qui a réuni quelque 2 000 personnes, jeudi 10 mai à Mamoudzou, est révélatrice des peurs qui agitent le territoire. Le motif de cette « marche blanche » ? L’abandon de tout hypothétique projet de relance d’une « communauté de l’archipel des Comores », qui établirait une sorte de « cosouveraineté » de la France et des Comores sur Mayotte.
Interrogé mercredi 9 mai à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, par la députée mahoraise Ramlati Ali (LRM), le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pourtant une nouvelle fois démenti cette « rumeur » : « Nous ne transigerons pas sur le statut de Mayotte au sein de la République française, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises et je vous le redis aujourd’hui », a-t-il affirmé.

La fermeté du propos du ministre, cependant, n’a pas suffi à rassurer une partie de la population mahoraise, qui s’inquiète, notamment, des discussions en cours avec le gouvernement des Comores, ouvertes le 12 septembre 2017 par une feuille de route intitulée « Vers un cadre propice à une circulation régulière des personnes en toute sécurité ». L’objet de cette feuille de route est, à la fois, d’endiguer l’arrivée massive à Mayotte de Comoriens en situation irrégulière, en favorisant une circulation légale et maîtrisée, et de renforcer la coopération entre la France et les Comores. Mais, en l’absence d’informations précises sur son contenu, cette feuille de route continue d’alimenter tous les fantasmes et de semer la discorde dans les rangs des élus mahorais.
Risques de dérapages
Le mouvement qui a paralysé l’activité du département pendant six semaines au début du printemps a également exacerbé les tensions entre les communautés. Cette situation pourrait...




                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-20">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Depuis deux ans, le nombre de candidats aux concours des instituts de formation d’aides-soignants (IFAS) baisse de près de 30 % dans plusieurs régions.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le nombre de candidats aux écoles d’aides-soignants en baisse

Depuis deux ans, le nombre de candidats aux concours des instituts de formation d’aides-soignants (IFAS) baisse de près de 30 % dans plusieurs régions.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h09
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Faut-il y voir un effet indirect de la reprise économique ? Alors que 95 % des personnes formées dans le secteur trouvent un travail dans les six mois, le métier d’aide-soignant, réputé contraignant, pénible et mal payé, attire de moins en moins. Depuis deux ans, le nombre de candidats aux concours des instituts de formation d’aides-soignants (IFAS) baisse de près de 30 % dans plusieurs régions. Récemment alertée sur cette situation « problématique » par l’Association des régions de France, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a prévu de tenir en mai une réunion pour « objectiver précisément la réalité et l’ampleur de ce phénomène », annonce la direction générale de l’offre de soins.

Si aucune agence régionale de santé (ARS) n’a souhaité communiquer de chiffres sur ce sujet, celle de Nouvelle-Aquitaine fait état, dans une note interne dont Le Monde a eu connaissance, d’une baisse de 32 % du nombre de candidats dans les 44 IFAS de la région entre 2015 et 2017. « Il n’est pas exclu que l’on n’en soit qu’au début du phénomène », relève l’agence, assurant que la situation est « sous surveillance » au niveau régional et national.
« Chute libre »
A l’IFAS de Cahors (Lot), par exemple, on confirme avoir constaté, « depuis deux ans, une chute libre du nombre d’inscrits, avec 217 candidats cette année contre 300 ou 400 les années précédentes ». En région Occitanie, la baisse serait également d’environ 30 %, selon le rapport rendu le 14 mars par les députés Caroline Fiat (LFI) et Monique Iborra (LRM). A la Croix-Rouge française, qui gère 33 centres de formation, on annonce avoir enregistré 2 433 candidatures en moins (− 27 %) entre 2015 et 2017 (de 8 907 à 6 474 candidats). « Une perte énorme », estime Marie-Luce Rouxel, directrice des formations sanitaires et sociales pour l’Ile-de-France.
Les autorités sanitaires relativisent toutefois les conséquences d’une telle...




                        

                        

