<FILE-date="2018/05/12/19">

<article-nb="2018/05/12/19-1">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque d’elle, la plate-forme téléphonique a reçu des appels menaçants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Des agents du SAMU portent plainte, menacés à la suite de la mort de Naomi Musenga

Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque d’elle, la plate-forme téléphonique a reçu des appels menaçants.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 15h56
   





                        



   


La révélation des circonstances ayant précédé la mort de Naomi Musenga, 22 ans, le 29 décembre 2017, à savoir un refus inadapté et irrespectueux d’une opératrice du SAMU de Strasbourg de prendre en charge le cas de la jeune femme, continue à avoir des répercussions, notamment auprès des personnels. Des agents du SAMU du Bas-Rhin ont porté plainte pour menaces, a-t-on appris samedi 12 mai de sources concordantes.
La direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), qui a communiqué cette information, ne souhaite pas donner plus de détails sur le nombre de plaintes et les motifs, invoquant des impératifs de confidentialité. « Un agent, qui s’est fait agresser verbalement, a déposé plainte », a confirmé une source syndicale.
Sur France Bleu Alsace, Sylvain Poirel, délégué CGT, a fait savoir que, vendredi, « quatre agents [avaient] été menacés directement sur les réseaux sociaux et une sur les quatre n’[avait] pas pu rentrer chez elle par crainte de représailles d’individus présents sur le lieu de son domicile ».

        Lire aussi :
         

                Au SAMU, l’onde de choc du drame de Strasbourg



Mesures de sécurité
Depuis que l’enregistrement de l’appel de Naomi Musenga au SAMU, dans lequel une opératrice se moque de la jeune femme quelques heures avant sa mort, a été rendu public mardi, la plate-forme téléphonique du SAMU du Bas-Rhin a reçu de nombreux appels menaçants.
Après plusieurs jours et des appels au calme de la famille de la jeune fille, « le nombre d’appels agressifs est en régression », a déclaré samedi l’hôpital. Néanmoins des mesures de sécurité particulières sont maintenues. A Bayonne, un homme « fortement alcoolisé » a été interpellé jeudi pour 19 appels menaçants au SAMU local, qu’il accusait d’être responsable de la mort de la jeune Strasbourgeoise.

        Lire aussi :
         

                Au SAMU, l’onde de choc du drame de Strasbourg



Une marche blanche sera organisée en mémoire de Naomi Musenga mercredi à 17 h 30 à Strasbourg. Un rassemblement à Paris, place de l’Opéra, est aussi prévu à la même heure. « On appelle vraiment à la non-violence », a déclaré sur BFM-TV Gloire Musenga, un des frères de Naomi.
« On ne peut pas leur en vouloir [aux opératrices du SAMU et des pompiers]. Si elles ne l’ont pas aidée, c’est dû à des problèmes qui ont eu lieu dans leur structure. (…) Elles n’avaient rien contre [Naomi] personnellement », a également dit Martial Musenga, un autre frère, évoquant Naomi comme une personne « pleine de vie », « joyeuse ».
De son côté, la famille de Naomi Musenga a déposé vendredi une plainte pour « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d’autrui » contre les HUS et contre X. Les HUS ont ouvert une enquête administrative, l’Inspection générale des affaires sociales a été saisie et le parquet de Strasbourg a ouvert mercredi une enquête préliminaire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-2">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ M. McCain s’est opposé à la nomination de Gina Haspel, à la tête de la CIA en raison de son rôle dans des programmes d’interrogatoires poussés après le 11-Septembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Emoi à Washington à la suite de commentaires d’une conseillère de Donald Trump sur John McCain

M. McCain s’est opposé à la nomination de Gina Haspel, à la tête de la CIA en raison de son rôle dans des programmes d’interrogatoires poussés après le 11-Septembre.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h12
   





                        



   


On ne s’en prend pas impunément au sénateur républicain John McCain. Agé de 81 ans, six mandats de sénateur à son actif, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2008, il souffre d’un glioblastome, diagnostiqué en 2017, une forme agressive de cancer du cerveau dont est mort en 2009 le sénateur démocrate Ted Kennedy.
Absent du Congrès, où il n’a pas fait d’apparition depuis le début de l’année, il n’en reste pas moins, au sein du camp républicain, l’un des rares à faire entendre sa différence face aux errements de Donald Trump.
Le rôle de Gina Haspel après le 11-Septembre
Depuis son fief, M. McCain s’est en effet opposé à la nomination de Gina Haspel – choisie par le président Trump pour diriger la CIA, où elle a passé plus de trente ans – en raison de son rôle controversé dans des programmes d’interrogatoires poussés après le 11-Septembre. Elle avait dirigé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où des détenus suspectés d’appartenir à Al-Qaida avaient été torturés.

I believe Gina Haspel is a patriot who loves our country & has devoted her professional life to its service & defen… https://t.co/nSU8tuawsj— SenJohnMcCain (@John McCain)


require(["twitter/widgets"]);

« Je crois que Gina Haspel est une patriote qui aime son pays et a consacré sa vie professionnelle à son service et sa défense. Cependant, son rôle dans Ia supervision de l’utilisation de la torture est inquiétant, et son refus de reconnaître l’immoralité de la torture est rédhibitoire », a-t-il écrit dans un tweet.
En réponse, Kelly Sadler, une conseillère en communication de la Maison Blanche, aurait déclaré, jeudi à huis clos, que l’opposition du sénateur à la nomination de Gina Haspel n’était pas grave. « Il va mourir, de toute façon », a réagi Mme Sadler. Les propos de cette dernière ont déclenché une vive polémique.
McCain, héros de la guerre du Vietnam
Si les critiques de McCain contre Gina Haspel rencontrent peu d’écho auprès des élus républicains, le sénateur est considéré comme un héros de la guerre du Vietnam, où il a passé plus de cinq ans comme prisonnier de guerre et a été torturé pendant sa captivité, comme l’a rappelé Paul Ryan, le speaker républicain à la Chambre des représentants.

        Lire aussi :
         

                Des figures du Parti républicain s’opposent à Donald Trump



L’ancien vice-président démocrate Joe Biden, un ami proche de M. McCain, s’est indigné. « Les gens se demandaient quand l’administration toucherait le fond en matière de décence. C’est arrivé hier », a-t-il dit dans un communiqué. « Etant donné le manque de respect de la Maison Blanche envers John et d’autres, cette collaboratrice n’est pas l’exception à la règle, mais son incarnation », a-t-il ajouté.
Le clan McCain a aussitôt montré son indignation. La fille de John McCain, Meghan, a estimé que Kelly Sadler, l’auteure de cette remarque, devait être limogée. « Je ne comprends pas l’environnement dans lequel [ces propos] seraient acceptables et que vous puissiez revenir au travail le lendemain et garder votre emploi », a-t-elle dit sur ABC. « Ne vous en faites pas pour notre famille, nous sommes forts », a-t-elle ajouté. L’épouse de John McCain, Cindy, a elle aussi réagi : « Puis-je vous rappeler que mon mari a une famille, sept enfants et cinq petits-enfants ? », a-t-elle écrit sur Twitter, en s’adressant directement à Kelly Sadler.
Mais Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, a refusé de s’excuser au nom de l’exécutif ou d’aborder le sujet frontalement, affirmant n’avoir aucun commentaire à faire sur des propos tenus « lors d’une réunion interne ». « Nous respectons tous les Américains », a-t-elle simplement affirmé, confirmant par ailleurs que Kelly Sadler travaillait toujours à la Maison Blanche. Mme Sadler a présenté ses excuses à Meghan McCain pour ses propos.
Attaques de Donald Trump contre John McCain
Le président Donald Trump s’en était déjà pris aux états de service de M. McCain pendant la campagne électorale de 2016. « C’est un héros parce qu’il a été capturé ? J’aime les gens qui n’ont pas été capturés », avait-il lancé.
Un animateur de la chaîne TV Fox Business a également présenté ses excuses jeudi auprès du sénateur sur Twitter pour ne pas avoir contredit le général en retraite Thomas McInerney, un de ses invités, qui affirmait que M. McCain avait parlé sous la torture pendant sa détention au Vietnam. Cette accusation, déjà lancée en 2008, s’était révélée fausse. La chaîne a annoncé vendredi que le général en retraite Thomas McInerney ne serait désormais plus invité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-3">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les coéquipiers de Yannick Nyanga disputent la finale de la Coupe d’Europe de rugby face aux Irlandais du Leinster, samedi à Bilbao.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/05/12/19-4">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Emilie Satt et Jean-Karl Lucas représenteront la France à l’Eurovision, samedi soir, avec leur chanson « Mercy ». Avant cela, le couple s’est fait connaître en collaborant notamment avec le rappeur Youssoupha.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Madame Monsieur, un duo pop pour l’Eurovision

Emilie Satt et Jean-Karl Lucas représenteront la France à l’Eurovision, samedi soir, avec leur chanson « Mercy ». Avant cela, le couple s’est fait connaître en collaborant notamment avec le rappeur Youssoupha.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 15h58
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Madame, c’est Emilie Satt, 29 ans, originaire de la Côte d’Azur. Monsieur, c’est Jean-Karl Lucas, 35 ans, d’Amiens. Le grand public a découvert le duo Madame Monsieur, en janvier sur France 2, lors de l’émission « Destination Eurovision », où ils ont décroché leur ticket pour le Portugal. Ce soir-là, sur scène, deux silhouettes noires chaussées de baskets rouges contaient la naissance de Mercy sur le bateau de l’association SOS Méditerranée. Une prestation tout en sobriété, loin de l’univers à paillettes de l’Eurovision.
Quatre mois plus tard, les voici à Lisbonne, où ils figurent parmi les favoris. Après une grosse semaine de répétitions et d’ajustements de leur mise en scène, ils s’apprêtent à interpréter, samedi soir, leur chanson Mercy face à quelques milliers de spectateurs réunis dans l’Altice Arena et environ 200 millions de téléspectateurs d’une cinquantaine de pays.
« Nous avons fait ces dernières années pas mal de Zénith et de grandes salles parisiennes, en première partie, cela ne nous fait donc pas peur de jouer dans cette enceinte, confie Jean-Karl Lucas. En revanche, ce que nous découvrons, c’est le spectacle télé, ici on chante pour les caméras avant tout. » A l’Eurovision, « tout est écrit, mais il faut éviter que cela ne se ressente dans la prestation », complète Emilie Satt.
Groupe créé en 2013
Les deux artistes se sont rencontrés il y a dix ans dans un bar parisien. Leur collaboration musicale a débuté dès le lendemain, leur relation de couple un an plus tard. Depuis, ils se sont mariés et ont créé, en 2013, leur groupe, Madame Monsieur. Un nom dont ils apprécient la simplicité et le chic. A la fois auteurs-compositeurs et interprètes, ils avaient déjà sorti deux EP, des mini-albums, Malibu et Tandem, quand la production de « Destination Eurovision » les a contactés.
Leur victoire à ce concours les sélectionnant pour l’Eurovision a bien sûr eu l’effet d’une bombe. « L’engouement pour la chanson a été immédiat », témoigne Guillaume Silvestri, leur producteur depuis quatre ans. « En France, Mercy a été numéro un au classement iTunes pendant une semaine après “Destination Eurovision”, mais surtout elle est toujours dans le top 20 depuis quatre mois. » Une belle histoire aussi pour le label indépendant Low Wood, spécialisé dans la pop en français. « Nous étions un peu le petit poucet de “Destination Eurovision” », raconte Guillaume Silvestri, qui dirige le label.
Avant « Destination Eurovision », les amateurs de musique connaissaient surtout le duo pour sa collaboration avec les rappeurs Youssoupha, Jok’air, S.Pri Noir, Disiz La Peste ou encore le trompettiste Ibrahim Maalouf. En 2015 notamment, le titre Smile, pour lequel Youssoupha avait invité le duo, a rencontré un grand succès. La même année, Madame a aussi collaboré avec le groupe belge Hooverphonic, sur l’entêtant Badaboom.

Finalement, en avril 2018, quelques jours avant leur départ pour Lisbonne et après dix ans de travail commun, leur premier album, Vu d’Ici, est sorti. Quatorze titres en français, aux accents pop électriques. Parmi les chansons les plus remarquées : « Comme une reine », inspirée par une amie, évoque l’acceptation de soi et de son corps, ou encore « 22.11.2013 », qui relate l’émouvante histoire d’un couple d’octogénaires qui se sont donné la mort, main dans la main, dans un palace parisien.
Simples, sobres, sincères dans leur démarche
A Lisbonne cette semaine, le couple est apparu très concentré. Ce qui ne l’a pas empêché d’aller à la rencontre de ses fans à plusieurs reprises. « Ils sont solides et ne se laissent pas engloutir par la pression. Leur force, c’est de présenter une chanson qui leur ressemble. Ils sont simples et sobres, extrêmement sincères dans leur démarche », souligne Guillaume Silvestri. « Elle est impulsive, instinctive, parle davantage, lui est très raisonné, et observe plus, ils sont complémentaires », constate Edoardo Grassi, le chef de la délégation française, qui les accompagne depuis quatre mois dans le marathon entrepris pour les faire connaître. Enchaînant avec eux les déplacements et concerts, à Kiev, Tel-Aviv, Londres, Amsterdam, ou encore Madrid.
Madame Monsieur sera sur scène le 26 juin à La Cigale, à Paris. On les retrouvera ensuite dans une dizaine de festivals, puis commencera en novembre une tournée d’une trentaine de dates, précise leur producteur. Un programme qui pourrait se trouver bouleversé en cas de victoire samedi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-5">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La SNCF a détaillé les prévisions de trafic pour la journée du dimanche 13 mai, 17e jour de mobilisation des cheminots contre la réforme ferroviaire depuis mars.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Grève à la SNCF : un TGV et un Transilien sur deux circuleront dimanche

La SNCF a détaillé les prévisions de trafic pour la journée du dimanche 13 mai, 17e jour de mobilisation des cheminots contre la réforme ferroviaire depuis mars.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 18h49
   





                        


Le trafic ferroviaire sera une nouvelle fois perturbé dimanche 13 mai avec la 17e journée de grève à la SNCF depuis mars. Cinquante pour cent des TGV et des Transilien circuleront, ainsi que deux TER sur cinq, selon les prévisions de la direction publiées samedi. Les Intercités seront plus fortement touchés, avec un train sur trois en circulation, en moyenne.
En Ile-de-France, le trafic sera perturbé avec, en moyenne, un train sur deux pour les RER A et B, et un train sur trois pour le RER C. A l’international, il y aura un train sur deux, avec un trafic « normal » pour les Eurostar et « quasi normal » pour les Thalys.
Les prévisions de trafic sont très contrastées selon les régions, avec par exemple un TGV sur quatre pour les lignes de l’axe nord ou un sur six pour les axes intersecteurs (qui ne passent pas par une gare parisienne). Même chose pour les trains Intercités, où le trafic sera « très perturbé », selon la SNCF, pour les lignes Bordeaux-Marseille, Paris-St-Quentin-Maubeuge, Paris-Nevers, ou encore Paris-Caen-Cherbourg.
Début de la « vot’action » lundi
Les syndicats de la SNCF lanceront lundi 14 mai une « vot’action », une consultation d’une semaine auprès des cheminots pour savoir s’ils sont « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ». Ils appellent également à un autre temps fort le même jour, une « journée sans cheminots » ayant pour « objectif zéro train ».
La SNCF n’a pas encore détaillé les conditions de circulation pour lundi, mais la journée s’annonce « plus dure » que les précédentes, a affirmé le directeur général adjoint du groupe SNCF Mathias Vicherat lors d’une conférence de presse, lequel a évoqué « une journée particulière avec une forme de sursaut de mobilisation ».

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-6">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Partout en France, on se déhanche au son des orchestres de jazz, en cravate à losanges et manches ballons. Le lindy hop, danse des années folles, fait son grand retour sur les parquets cirés.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
Découvrir l’application


                     
édition abonné


Lindy Hop : et que ça swingue !


                      Partout en France, on se déhanche au son des orchestres de jazz, en cravate à losanges et manches ballons. Le lindy hop, danse des années folles, fait son grand retour sur les parquets cirés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 16h35
    |

            Pascale Krémer








                              

                        

A les observer, on se surprend à sourire, l’air béat. Gagnée par l’euphorie ambiante. Dopée à la joie de vivre. Est-ce la musique de l’orchestre, qui réveille la mémoire des Tex Avery d’antan, ou cet entremêlement de danseurs, comme au mariage de la cousine, jeunes, vieux, doués ou gauches, tous sautillant avec le même entrain ? Un bal swing vaut antidote à la morosité, nous avait-on avertie. Seul un dépressif pourrait le nier.
Montreuil (Seine-Saint-Denis), au lieu-dit culturel La Marbrerie, un vendredi soir d’avril. Loft géant, béton brut et fumoir tagué. L’ambiance futuriste underground contraste avec l’apparence des participants qu’on dirait échappés d’un film noir et blanc d’avant-guerre.
Accélération de tempo
Pantalon à pinces, cravate à losanges, chaussures bicolores, cheveux courts gominés vers l’arrière pour les gars. Petite robe fleurie à manches ballons et bandeau dans les cheveux côté filles. C’est soir de bal swing, organisé par ­Brotherswing, la plus grosse école parisienne spécialisée dans ces danses rétro, dont la reine du moment, le lindy hop. Dans un décor Berlin 2018, trois cents personnes rejouent Harlem 1930.

C’est là, au sein de la communauté noire new-yorkaise, qu’a émergé à la fin des années 1920, et prospéré jusque dans l’immédiat après-guerre, cette énergique danse de rue, et de couple, baptisée lindy hop en hommage à l’aviateur Charles Lindbergh. Les Gl ont débarqué avec elle en Europe, mais dès les années 1950, le rock l’a balayée d’un mouvement de hanches. Jusqu’à cet inattendu rebond jazzy qui passe par la Suède des années 1980, l’Angleterre, la Lituanie, et la France, depuis le début du millénaire, avec une franche accélération de tempo ces quatre dernières années.

Paris peut se flatter d’être devenue en un rien de temps l’une des scènes swing qui font du bruit en Europe. Paris où une bonne vingtaine d’écoles spécialisées (elles n’étaient que trois en 2011) se disputent le marché des...




<article-nb="2018/05/12/19-7">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La Corée du Nord « prend des mesures techniques » pour démanteler son site d’essais atomiques. Certains experts ont estimé qu’il s’agissait d’une concession de façade.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La Corée du Nord démantèlera son site d’essais atomiques entre le 23 et le 25 mai

La Corée du Nord « prend des mesures techniques » pour démanteler son site d’essais atomiques. Certains experts ont estimé qu’il s’agissait d’une concession de façade.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 17h22
   





                        



   


Kim Jong-un précise un peu plus sa volonté d’abandonner les activités nucléaires de son pays. La Corée du Nord « prend des mesures techniques » pour démanteler son site d’essais atomiques et invitera des journalistes étrangers à une cérémonie de lancement du processus entre les 23 et 25 mai, a annoncé samedi 12 mai l’agence d’Etat KCNA.
« Une cérémonie de démantèlement du site d’essais atomiques est maintenant prévue entre les 23 et 25 mai, en fonction des conditions météorologiques », a fait savoir l’agence, qui cite un communiqué du ministère des affaires étrangères nord-coréen.

        Lire aussi :
         

                La fermeture du site d’essais nucléaires nord-coréen, un gage de Kim Jong-un



A l’occasion d’un sommet intercoréen historique le 27 avril, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait proposé à Séoul de fermer en mai son seul site connu d’essais nucléaires, Punggye-ri, une installation secrète sise près de la frontière avec la Chine.
Concession de façade
C’est à partir de ce site souterrain que Pyongyang a procédé à ses six essais nucléaires, dont le dernier en date remonte à septembre. Le site, entouré de sommets escarpés, est creusé profondément sous une montagne granitique de 2 000 m d’altitude dans le Hamgyong du Nord, province du nord-est frontalière de la Chine. Il est réputé l’endroit idéal pour résister aux forces déchaînées par des explosions nucléaires.
Son existence a été mise au jour en octobre 2006 avec le premier test nucléaire nord-coréen, au temps de Kim Jong-il, feu le père de M. Kim. Depuis, il est scruté par des images satellitaires.
Certains experts ont estimé qu’il s’agissait d’une concession de façade, le site pouvant être déjà inutilisable en raison du « syndrome de la montagne fatiguée ». Selon des sismologues chinois cités en avril sur le site de l’université de science et technologie de Chine, le dernier essai a provoqué un effondrement de roches à l’intérieur de la montagne.

        Lire aussi :
         

                Corée du Nord : optimisme prudent après les précisions de Kim Jong-un sur la fermeture de son site d’essais nucléaires






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-8">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Certes, le Paris Saint-Germain est déjà champion, mais pour les dix-neuf autres équipes, le championnat de France est loin d’être fini.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : podium, course au maintien... les enjeux de la pénultième journée

Certes, le Paris Saint-Germain est déjà champion, mais pour les dix-neuf autres équipes, le championnat de France est loin d’être fini.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h10
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Paris a beau être sacré champion depuis presque un mois déjà, il y a encore beaucoup de choses en jeu lors de cette 37e et avant-dernière journée du championnat de France. Entre la bataille pour la deuxième place, la course à l’Europe et la lutte pour le maintien, les enjeux sont nombreux. Petit état des lieux :

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : le PSG sacré champion dans un Parc éteint



Course à la deuxième place
Avec leur match nul contre Guingamp (3-3), vendredi soir, les Marseillais viennent de « se tirer une balle dans le pied », comme le résume amèrement leur attaquant, Valère Germain. Les hommes de Rudi Garcia comptent un point de retard sur Lyon et sont à égalité avec Monaco, avec un match en plus. C’est donc un boulevard qui vient de s’ouvrir pour ces deux équipes. Une victoire de leur part, ce soir contre Strasbourg et Saint-Étienne respectivement, leur assurerait quasiment une place en Ligue des champions la saison prochaine, grâce à une différence de buts favorable.
Reste que les deux équipes rêvent d’échapper à une troisième place qui deviendrait synonyme de troisième tour de phase préliminaire, en cas de victoire de l’OM en finale de la Ligue Europa (en cas de défaite, les 2e et 3e de Ligue 1 seront directement qualifiés). Ce cas de figure leur ferait reprendre la saison plus tôt, et potentiellement sans certains de leurs cadres, en vacances après la Coupe du monde.
En cas de victoires de Lyon et Monaco, ce soir, Marseille serait probablement condamné à remporter la Ligue Europa, mercredi soir contre l’Atlético de Madrid (à suivre en direct sur Le Monde.fr) pour disputer la Ligue des champions la saison prochaine. Une victoire en Ligue Europa permet, en effet, de décrocher un billet pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Sans quoi, leur probable quatrième place en championnat les enverrait en Ligue Europa.
Course à l’Europe
Avec les victoires du PSG en finale de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France, deux places supplémentaires sont désormais ouvertes pour la Ligue Europa. En plus de la quatrième place, la cinquième est directement qualificative pour cette compétition européenne, tandis que la sixième place envoie le club en question au deuxième tour de qualifications.

        Lire aussi :
         

                Coupe de France : Les Herbiers s’inclinent sans regrets, le PSG gagne sans excès



Cela profite à Rennes, actuel cinquième (54 points), mais aussi à Saint-Etienne, sixième avec 52 points. Mais ces deux clubs ont deux matches compliqués à jouer ce samedi. Rennes se déplace à Paris, et Saint-Étienne va à Monaco. Autant dire que Nice (7e, 51 points), Montpellier (8e, 49 points) et Bordeaux (9e, 49 points) pourraient bien en profiter pour continuer à rêver d’une aventure européenne, la saison prochaine.
Ces trois-là accueillent des équipes mal en point, qui doivent réaliser un bon résultat pour sauver leur tête en Ligue 1. Nice reçoit Caen (15e, 37 points), tandis que Montpellier joue contre Troyes (19e, 32 points), et que Bordeaux affronte Toulouse (18e, 34 points), dans le derby de la Garonne.
Le maintien
Après l’officialisation de la descente de Metz, après une cruelle défaite contre Angers (2-1), la semaine dernière, il reste encore une place directe pour la Ligue 2. Le 18e jouera lui un barrage contre un club de Ligue 2 (en matchs aller-retour). Cette double confrontation avait coûté à Lorient sa place en première division, la saison passée.
Au total, cinq équipes sont encore concernées par cette lutte. Caen (15e, 37 points) est le mieux placé, mais les Caennais affrontent Nice, qui joue une place européenne ce soir, et recevra Paris, lors de la dernière journée. Derrière, Lille (16e, 35 points) sort d’une victoire salvatrice à Toulouse (3-2) et tentera de confirmer contre Dijon (12e, 45 points), qui n’a plus rien à jouer, cette saison. Strasbourg (17e, 35 points) vit une période compliquée. Les Strasbourgeois ne se sont plus imposés depuis le 11 février dernier, et une victoire contre Troyes (2-1). Ils doivent affronter une équipe lyonnaise en pleine forme, ce soir, alors qu’ils sont aux portes des barrages.
Toulouse (18e, 34 points) va devoir renouer avec l’esprit de 2016 pour rester en Ligue 1. Les Toulousains auront un match compliqué à gérer face à leur rival bordelais, qui joue une place européenne. Enfin, Troyes, en position de relégable ou barragiste depuis la 24e journée va devoir réaliser deux exploits contre Montpellier et Monaco et compter sur des contre-performances des autres pour se maintenir : une performance que les Troyens n’ont plus réalisée depuis la saison 2005-2006. Ils avaient alors terminé 17e.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-9">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’armée israélienne a annoncé cette décision samedi, en réaction à des dégâts provoqués vendredi par des manifestants palestiniens.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Le seul point de passage de marchandises vers Gaza fermé par Israël

L’armée israélienne a annoncé cette décision samedi, en réaction à des dégâts provoqués vendredi par des manifestants palestiniens.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 18h12
   





                        



   


Israël a annoncé, samedi 12 mai, la fermeture jusqu’à nouvel ordre du point de passage de Kerem Shalom. Il s’agit de la seule voie de circulation de marchandises vers la bande de Gaza, soumise à un blocus de l’Etat hébreu.
Cette décision, qui entrera en vigueur dimanche, a été prise en réaction à d’importants dégâts provoqués la veille par des manifestants palestiniens, a fait savoir l’armée israélienne dans un communiqué. Cette dernière y dénonce « des destructions et des incendies provoqués du côté palestinien de ce point de passage par des dizaines d’émeutiers sous les auspices du Hamas », le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza.
Des Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars par milliers près de la frontière, surtout le vendredi, dans le cadre de la « Grande marche du retour », mouvement qui exige le droit au retour des réfugiés palestiniens et qui doit aboutir mardi à la commémoration de la « Nakba » (la catastrophe, en arabe) qui marque pour les Palestiniens la création de l’Etat d’Israël et l’exode de centaines de milliers de Palestiniens. Ce mouvement de protestation a déjà coûté la vie à 53 Palestiniens depuis un mois et demi.

        Lire aussi :
         

                A Gaza, la stratégie de l’armée israélienne mise en cause par le grand nombre de blessés par balles



Une décision qui va aggraver le blocus de Gaza
La fermeture du point de passage va aggraver la situation déjà très précaire de la bande Gaza, soumise à un sévère blocus d’Israël depuis plus de dix ans, et où plus des deux tiers de la population dépendent de l’aide humanitaire.
« Le point de passage restera fermé jusqu’à ce que les dégâts soient réparés », a précisé l’armée, assurant que le terminal permettant d’approvisionner la bande de Gaza en carburant est dorénavant inutilisable en raison des destructions.
L’Egypte, dont la frontière avec Gaza est fermée la plupart du temps, a ouvert samedi son point de passage pour quatre jours.

        Lire aussi :
         

                Pour le leader du Hamas, Yahya Sinouar, Gaza est « un tigre affamé »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-10">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Une forme d’hommage au scientifique britannique, qui s’est interrogé dans ses nombreuses recherches sur la possibilité de voyager dans le temps.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

L’inhumation de Stephen Hawking ouverte aux voyageurs du futur

Une forme d’hommage au scientifique britannique, qui s’est interrogé dans ses nombreuses recherches sur la possibilité de voyager dans le temps.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 14h42
   





                        



   


C’est une inhumation sous forme de dernier hommage à la facétie du scientifique britannique Stephen Hawking, mort le 14 mars, qui se tiendra le 15 juin. Le tirage au sort organisé pour sélectionner les participants à son inhumation est ouvert à des personnes… qui ne sont pas encore nées. Sur le site Internet créé pour l’occasion, les postulants doivent renseigner leur date de naissance, qui peut aller jusqu’au 31 décembre 2038, comme l’a relevé l’auteur du blog Ianvisits.
Un hommage à l’astrophysicien, spécialiste des trous noirs, qui s’est interrogé, dans ses nombreuses recherches, sur la possibilité de voyager dans le temps et sur l’existence d’univers multiples.
« Nous ne pouvons pas exclure la possibilité de voyager dans le temps car, à notre satisfaction, cela n’a pas été réfuté », a expliqué un porte-parole de la fondation Stephen Hawking à la BBC. « Toute chose est possible jusqu’à ce que l’inverse ait été prouvé », a-t-il souligné, résumant la pensée du scientifique, auteur d’un best-seller planétaire, Une brève histoire du temps (J’ai lu), paru en 1988 et vendu à plusieurs millions d’exemplaires.

        Lire aussi :
         

                Le physicien Stephen Hawking, auteur d’« Une brève histoire du temps », est mort à 76 ans



Les inscriptions au tirage au sort, qui doit sélectionner 1 000 personnes, ont ouvert mercredi 9 mai, et fermeront le 15 mai. Dans les premières vingt-quatre heures, plus de 12 000 personnes avaient candidaté. « Nous avons eu des candidatures de partout à travers le monde », a précisé le porte-parole.
L’inhumation aura lieu le 15 juin à l’abbaye de Westminster, à Londres. Cet hommage est réservé aux plus grands, comme avant lui un autre géant des sciences, Isaac Newton.
Des voyageurs du futur inexistants
L’astrophysicien Stephen Hawking avait lui-même organisé en 2009 une fête pour les voyageurs du futur : dans une vidéo postée sur YouTube, il avait expliqué n’avoir envoyé les invitations qu’une fois l’événement terminé. « J’ai des preuves expérimentales que le voyage à travers le temps est impossible », en avait-il cependant conclu, non sans humour, constatant que personne n’était venu participer à la soirée, malgré les canapés et les coupes de champagne.

        Lire aussi :
         

                Mort de Stephen Hawking : la communauté internationale salue « un ambassadeur de la science »



La mort de Stephen Hawking avait suscité une pluie d’hommages rarement égalée pour un scientifique. Confiné dans un fauteuil roulant en raison de la maladie de Charcot dont il était affecté, cet esprit brillant, professeur à l’université de Cambridge, avait consacré sa vie à l’étude de l’univers jusqu’à devenir une figure scientifique de premier ordre et une personnalité publique au Royaume-Uni.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-11">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le président américain a pris ses distances avec son ancien avocat après une enquête du FBI et une cascade de révélations sur ses affaires.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Michael Cohen, « pitbull » déchu de Donald Trump

Le président américain a pris ses distances avec son ancien avocat après une enquête du FBI et une cascade de révélations sur ses affaires.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h56
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Le 5 avril, il était encore « Michael » dans la bouche de Donald Trump. « Michael est mon avocat », précisait-il à la presse embarquée à bord d’Air Force One pour un déplacement en Virginie-Occidentale. Moins d’un mois plus tard, il n’était plus question que de « Mr. Cohen, un avocat », sur le compte Twitter du président des Etats-Unis. Le glissement sémantique a des allures de cordon sanitaire. Un raid de la police fédérale (FBI) le 9 avril et une cascade de révélations ont transformé, il est vrai, l’ancien proche du magnat de l’immobilier en quasi-pestiféré.
Pour Michael Cohen, la chute a débuté le 12 janvier avec la publication d’un article du Wall Street Journal. Il relatait son rôle dans le versement de 130 000 dollars (108 000 euros) à une ancienne actrice pornographique, Stephanie Clifford alias « Stormy Daniels », à la veille de l’élection de 2016. L’argent, qui avait transité par une société écran créée pour la circonstance, devait servir à acheter le silence de la jeune femme à propos d’une éventuelle relation extraconjugale que Donald Trump aurait eue avec elle. L’avocat avait nié, avant d’admettre être à l’origine de ce marchandage.
Ses déboires ont pris une autre tournure le 8 mai avec la révélation par un autre avocat, Michael Avenatti, le conseil de l’ancienne actrice, du versement de millions de dollars sur le compte de la même société par des firmes souhaitant manifestement s’attacher les services d’un proche du nouveau président des Etats-Unis. Un constat particulièrement embarrassant pour Donald Trump, qui avait promis à son arrivée à la Maison Blanche d’« assécher le marigot » dans lequel s’ébrouaient selon lui lobbyistes et responsables politiques.
« Je prendrais une balle pour le président »
Diplômé d’une école de droit controversée, la Western Michigan University Cooley Law School, propriétaire de taxis avant d’investir dans l’immobilier, Michael Cohen est entré au service de M. Trump au milieu des années 2000, jouant d’un ressort essentiel pour le milliardaire : la loyauté. « Si quelqu’un fait quelque chose que M. Trump n’aime pas, je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour régler le problème au profit de M. Trump. Si vous faites quelque chose de mal, je vais venir, vous attraper par le col et je ne vous lâcherai pas tant que ce ne sera pas terminé », expliquait-il à la chaîne ABC en 2011.

        Lire aussi :
         

                Tout comprendre à l’affaire Trump-Russie



En septembre 2017, il en rajoutait dans son rôle revendiqué de « pitbull » au cours d’un entretien avec Vanity Fair. « Je suis le gars qui arrête les “fuites”. Je suis le gars qui protège le président et la famille. Je suis le gars qui prendrait une balle pour le président », assurait-il à la veille d’un témoignage au Congrès dans le cadre de l’affaire sur les interférences prêtées à la Russie pendant la campagne présidentielle.
Michael Cohen a-t-il conçu de l’amertume pour avoir été tenu à distance de la Maison Blanche après une victoire pour laquelle il s’était dépensé sans compter, imaginant pouvoir occuper les plus hautes fonctions, dont celle de chef de cabinet ? Le New York Times en a fait l’hypothèse.
Elle pourrait expliquer pourquoi l’avocat a monnayé au prix fort sa proximité de naguère. En quelques mois, Michael Cohen a ainsi accumulé près de 3 millions de dollars. Parmi ses bienfaiteurs figurent une entreprise d’aviation sud-coréenne, Korea Aerospace (150 000 dollars), le géant pharmaceutique Novartis (1,2 million de dollars), une firme de lobbying de Washington (500 000 dollars) ou encore l’opérateur de télécoms AT&T (600 000 dollars), engagé dans un projet de fusion avec le groupe Time Warner auquel le président est notoirement hostile.
« Grave erreur de jugement »
Ces entreprises ont reconnu les versements, non sans gêne. « Tout ce que nous avons fait était légal et légitime », a ainsi indiqué Randall Stephenson, le patron d’AT & T, dans un courrier interne, mais « notre collaboration avec M. Cohen représente une grave erreur de jugement ». Le directeur des affaires juridiques du groupe, Bob Quinn, va d’ailleurs « prendre sa retraite », selon la formule de M. Stephenson.
Une société attire plus particulièrement l’attention. Il s’agit de Columbus Nova, une firme d’investissement dirigée par l’oligarque russe Viktor Vekselberg, un proche de Vladimir Poutine. Elle aurait versé 500 000 dollars à Michael Cohen. Présent à la cérémonie d’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2017, M. Vekselberg fait partie du groupe d’hommes d’affaires russes proches du régime sanctionnés début avril par Washington, en représailles à l’empoisonnement, au Royaume-Uni, d’un ancien agent double russe, imputé à Moscou.
Le 9 mai, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a refusé de commenter ces informations relevant selon elle de décisions d’entreprises privées. Elle a ajouté ne pas avoir entendu « le président exprimer d’inquiétudes à ce sujet » et elle a indiqué ne pas avoir « été au courant » de décisions favorables à ces sociétés prises par la Maison Blanche pendant cette période.
Le 26 avril, au cours d’un entretien téléphonique avec la chaîne conservatrice Fox News, Donald Trump avait décrit son ancien proche comme « un homme d’affaires ». « Je n’ai rien à voir avec ça », avait-il assuré, ajoutant que l’avocat ne s’occupait que d’une « minuscule petite fraction » de ses dossiers juridiques.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-12">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, il avait été transféré le 16 février en France pour y purger sa peine.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« Air Cocaïne » : Christophe Naudin sorti de prison pour raisons médicales

Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, il avait été transféré le 16 février en France pour y purger sa peine.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 17h36
   





                        



   


Condamné à cinq ans de prison par la justice dominicaine pour son rôle dans la fuite de deux pilotes français, dans le cadre de l’affaire dite « Air Cocaïne », Christophe Naudin aura finalement passé trois mois derrières les barreaux français, où il avait été transféré le 16 février pour y purger sa peine. Le spécialiste de sûreté aérienne français Christophe Naudin est sorti de prison samedi 12 mai, dans la matinée, pour raisons médicales, dans le cadre d’une libération conditionnelle, a-t-on appris auprès de l’administration pénitentiaire, confirmant une information de BFM-TV.
« C’est une très bonne nouvelle. Cela a été une procédure longue et il va maintenant pouvoir se reposer et se soigner », a déclaré Stephen Monod, l’avocat de l’expert en sûreté aéronautique, précisant que son épouse était allée le chercher à la prison de Villepinte, en région parisienne.
Arrêté en Egypte
L’affaire dite d’« Air Cocaïne » avait débuté dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand Bruno Odos et Pascal Fauret avaient été interpellés à Punta Cana. Le Falcon 50 qu’ils pilotaient s’apprêtait alors à décoller pour Saint-Tropez avec 680 kg de cocaïne à son bord.
Condamnés à vingt ans de prison par la justice dominicaine, ils avaient pris la fuite dans des conditions rocambolesques en octobre 2015, avant leur procès en appel, avec notamment l’aide de Christophe Naudin. L’expert, aujourd’hui âgé de 55 ans, n’a jamais caché sa participation à l’évasion qui devait, selon lui, réparer un « déni de justice ».
Et il en avait payé le prix : extradé en mars 2016 d’Egypte, où il effectuait une mission, vers Saint-Domingue, il y a été incarcéré et condamné à cinq ans de prison et 33 000 dollars d’amende. Son état de santé s’était « considérablement dégradé » en détention, selon un comité de soutien.
« Il a pour seule obligation de se soigner », a précisé M. Monod, expliquant que son client avait bénéficié d’un aménagement de peine pour raisons de santé mais aussi parce qu’il était éligible à un aménagement de peine.

        Lire aussi :
         

                « Air Cocaïne » : Christophe Naudin condamné à cinq ans de prison






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-13">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le dirigeant du mouvement islamiste appelle de ses vœux des négociations avec Israël, mais il prévient que Gaza explosera si le blocus n’est pas levé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Pour le leader du Hamas, Yahya Sinouar, Gaza est « un tigre affamé »

Le dirigeant du mouvement islamiste appelle de ses vœux des négociations avec Israël, mais il prévient que Gaza explosera si le blocus n’est pas levé.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 14h35
    |

            Piotr Smolar (Gaza, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il arrive sourire aux lèvres, veste grise sur chemise sombre, yeux perçants et barbe blanche, puis salue l’assistance de quelques mots courtois. Les coupures de courant, lors de son allocution, ne lui inspirent aucune irritation. Ainsi va la vie à Gaza.
Rompu à la clandestinité, détenu pendant près d’un quart de siècle dans les prisons israéliennes, Yahya Sinouar n’aime pas les caméras. Il se montre pourtant à l’aise, en ce jeudi 10 mai, lors de sa première rencontre avec des journalistes étrangers depuis sa désignation comme chef du Hamas à Gaza, il y a quinze mois.
La curiosité est grande. C’est lui qui pousse le mouvement islamiste, maître affaibli d’un territoire à l’agonie, sur deux voies délicates : la réconciliation avec le Fatah du président Mahmoud Abbas, actuellement dans l’impasse, et la « résistance populaire ». « Nous croyons que s’il y a un moyen de résoudre pacifiquement le conflit [avec Israël] sans causer de destructions, ça nous convient », dit-il.
Délaissant pour l’heure la lutte armée, le Hamas a choisi de soutenir la « marche du grand retour », qui mobilise des milliers de Gazaouis, chaque vendredi, depuis le 30 mars, à la frontière avec l’Etat hébreu. A ce jour, les soldats israéliens ont tué quarante-huit personnes et blessé par balles plus de deux mille autres.
Voici qu’approche le grand final de cette mobilisation, les 14 et 15 mai, à l’occasion du déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, puis de la commémoration de la Nakba, l’exode de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création d’Israël, en 1948. L’hypothèse d’un bain de sang sans précédent, au cas où les manifestants tenteraient massivement de franchir la clôture, est évoquée de part et d’autre. « Ces barbelés ne sont pas une vache sacrée ou un tabou auquel personne ne pourrait toucher », souligne Yahya Sinouar. « Quel est le problème si des centaines de milliers [de manifestants]...




                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-14">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La master class cannoise du réalisateur de « Black Panther » illustre la prise en compte croissante, par l’industrie du cinéma, des voix afro-américaines.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
Découvrir l’application


                        

A Cannes, de Ryan Coogler à Donald Glover, fiertés noires sur tapis rouge

La master class cannoise du réalisateur de « Black Panther » illustre la prise en compte croissante, par l’industrie du cinéma, des voix afro-américaines.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 14h59
    |

            Aureliano Tonet








                        



   


Une rumeur persistante voudrait que Thomas Bangalter, moitié du duo Daft Punk, soit un festivalier régulier. Point de casque à Cannes, cependant : le musicien parisien aime, paraît-il, à sillonner la Croisette incognito, c’est-à-dire à visage découvert. Cette année, allez savoir, il a peut-être prêté son nœud pap’à un vieux pote, la pop star The Weeknd, avec lequel les Daft fraient sur leurs derniers tubes, Starboy et I Feel It Coming.
Car lui, c’est une certitude, est bel et bien de la fête. Jeudi 10 mai, le chanteur de R’n’B, de son vrai nom Abel Makkonen Tesfaye, s’est infiltré au premier rang du « Rendez-vous avec Ryan Coogler ». Soit un dialogue de deux heures entre le réalisateur de Black Panther et le critique afro-américain Elvis Mitchell, étrangement programmé dans la section vintage Cannes Classics – quand bien même le blockbuster, qui a dépassé le milliard de dollars (838 millions d’euros) de recettes depuis sa sortie, mi-février, témoigne de l’époque avec plus d’à-propos que certains films de la Sélection officielle.

        Lire la critique de « Black Panther » :
         

          L’Afrique a enfin son super-héros sur grand écran



La salle Buñuel est aussi bondée que l’était, la veille, la plage de la Croisette, où le film était projeté gratuitement : le félin de Disney-Marvel continue de drainer une foule de tous âges et pelages – jeunes loups, vieux lions, panthères roses ou noires, peu importe. En haut des gradins trône Raoul Peck, héraut du cinéma « réalisé par des gens de couleur noire », ainsi que le formule en préambule le délégué général, Thierry Frémaux, qu’on a connu moins pusillanime.
Crescendo
Victime d’une sono défaillante, Ryan Coogler s’en remet d’entrée de jeu à la maestria acoustique de The Weeknd, qui pose sa voix suave sur la bande-son de Black Panther : « Abel, viens nous aider ! », plaisante le jeune homme de 31 ans. Il faudra trois interventions de techniciens pour que résonne dans toute son acuité l’accent au couteau de Coogler, aiguisé à Oakland (Californie), non loin de San Francisco, où il a grandi.

        Lire le décryptage :
         

          La noire réalité derrière « Black Panther »



Ce crescendo figure assez joliment la prise en considération grandissante, au sein de l’industrie cinématographique, des voix afro-américaines. Car l’ascension saisissante du réalisateur n’est pas isolée, comme en témoignent les cartons de Straight Outta Compton (2015), de F. Gary Gray, ou de Get Out (2017), de Jordan Peele. « Il fut un temps où les équipes de basket ne faisaient pas jouer de Noirs, de peur de ne pas vendre de tickets !, « parabolise » le cinéaste. Et puis ça a changé. Au tour du cinéma de changer. » 
En 2013, son premier long-métrage, Fruitvale Station, était déterré à Sundance, mine de talents indie. A Cannes, le même film émargeait à Un certain regard, deux ans avant que le deuxième, Creed : L’Héritage de Rocky Balboa, n’en confirme les promesses, sous la férule de Sylvester Stallone et d’une world company hollywoodienne, la Warner.
Un long périple en Afrique
Y aurait-il déjà une griffe Coogler ? La master class, acérée, en fait l’hypothèse, en même temps que la genèse. Enfance dans des faubourgs fauchés, choyée par des parents assistants sociaux : « J’ai eu de la chance, la plupart de mes potes ne connaissaient pas leur père, se souvient le cinéaste, après qu’Elvis Mitchell lui eut fait remarquer combien l’absence paternelle traverse ses trois films. Personne ne se voyait vivre au-delà de 25 ans : la mort, la prison bouchaient nos horizons. »
« Disney m’avait parqué dans des hôtels sécurisés, alors j’ai sympathisé avec le personnel, femmes de ménage, concierge »
De son père, Coogler héritera le goût et la pratique assidue du sport, grâce auxquels il intégrera les bancs universitaires ; de sa mère, une cinéphilie hypermnésique, façon base de données – « maman, c’était IMDB avant qu’IMDB n’existe ! ». Et de citer une pluie de références – Le Parrain, Casino Royale, Timbuktu, La Cité de Dieu, The Wrestler, L’Etreinte du serpent, Un prophète, La Haine, The Wire… – irriguant son approche duale : une patte dans le réel, au chevet des déshérités, l’autre musclée par les puissances de l’imaginaire.

        Lire le focus :
         

          Comment le film « Black Panther » rebâtit l’Afrique



La faconde des Wakandais – les habitants du royaume afro-futuriste de Black Panther –, il l’a nourrie au cours d’un long périple en Afrique, du Cap au Kenya : « Disney m’avait parqué dans des hôtels sécurisés, alors j’ai sympathisé avec le personnel, femmes de ménage, concierge… Je me suis familiarisé avec la musicalité de leur langue, j’ai découvert leurs rituels. Par moments, j’avais l’impression d’être à une fête chez moi, à Oakland : les gestes pour faire circuler les boissons sont les mêmes ! »
Se frotter à une histoire originale
Pour l’heure, tous ses scénarios sont des adaptations de faits réels – la bavure raciste de Fruitvale Station – ou d’univers préexistants – la saga Rocky, les comics Marvel. Mais Coogler dit avoir envie de se frotter à une histoire originale. « Ou alors, pourquoi pas une suite de Black Panther centrée sur les personnages féminins – peut-être les plus importants du film, bifurque-t-il aussitôt. La décision ne m’appartient pas totalement. Au final, cela reste un business. Et j’espère qu’on laissera ce business dans un meilleur état qu’on ne l’a trouvé. »

        Lire le reportage :
         

          Au Kenya, l’industrie du cinéma veut profiter du succès phénoménal de « Black Panther »



Les cadres de Disney sont parmi les premiers à quitter la salle. Il faut préparer l’arrivée de Donald Glover, alias Childish Gambino, qui montera les marches, le 15 mai, avec l’équipe de la nouvelle grosse production maison, Solo : A Star Wars Story.
L’acteur et musicien afro-américain affole la Toile, depuis la publication, le 5 mai, du vidéoclip This Is America. Barbe drue, torse nu, il y chorégraphie avec une grâce furieuse les contorsions des siens. En quelques jours, l’allégorie a suscité une telle exégèse que le Festival serait avisé, se dit-on, de lui proposer sans tarder un autre « rendez-vous ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-15">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Il pourrait y avoir jusqu’à 30 ou 50 cm de neige au-dessus de 1 000 m dans l’Ardèche, le Cantal, la Haute-Loire et la Lozère, selon Météo-France.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Quatre départements placés en vigilance orange en prévision de chutes de neige

Il pourrait y avoir jusqu’à 30 ou 50 cm de neige au-dessus de 1 000 m dans l’Ardèche, le Cantal, la Haute-Loire et la Lozère, selon Météo-France.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 18h36
   





                        


De la neige au mois de mai. C’est ce qui attend une partie de la France dimanche, selon Météo-France, qui a lancé une vigilance orange sur les départements de l’Ardèche, du Cantal, de la Haute-Loire et la Lozère. Ce phénomène neigeux important débutera dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 mai et se poursuivra dans la journée de dimanche.
De nombreux départements de France connaîtront des pluies parfois orageuses et intenses, notamment du Languedoc-Roussillon à l’Auvergne. Sur le relief, il devrait neiger au-dessus de 900-1 000 m et les cumuls de neige seront localement importants, surtout pour la saison. Les plus faibles devraient se situer à 5 à 10 cm dès 900 m, et ils pourront s’élever jusqu’à 30 ou 50 cm sur les plateaux dont l’altitude est supérieure à 1 000 m.
Ces chutes de neige « tardi[ves] et notable[s] » pourraient rendre la circulation difficile en cette période de retour de congés, selon Météo-France.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-16">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le président du Racing 92, qui affronte le Leinster ce samedi en finale de la Coupe d’Europe de rugby, gère ce club centenaire comme une entreprise.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Rugby : Jacky Lorenzetti, entrepreneur avant tout

Le président du Racing 92, qui affronte le Leinster ce samedi en finale de la Coupe d’Europe de rugby, gère ce club centenaire comme une entreprise.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 07h00
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Il faut toujours écouter son médecin de famille. Prenons le dossier de Jacky Lorenzetti : en juin 2006, le fondateur du géant de l’immobilier Foncia se tourne vers le rugby sur les conseils de son docteur, Yves Legagneux, alors dirigeant d’un club en très petite forme, le Racing-Métro. « On cherchait de grands capitaines d’industrie pour le club », précise le praticien, aujourd’hui encore établi à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).
Depuis, M. Lorenzetti préside donc le Racing 92, qui a changé de nom comme de santé financière : l’hebdomadaire Challenges présente le dirigeant comme la 126e fortune de France, 680 millions d’euros au dernier décompte. Largement de quoi relancer un club centenaire ; le faire remonter de la deuxième à la première division (2009) ; lui offrir un titre de champion de France (2016), le sixième de son histoire. Puis, enfin, viser le sacre en Coupe d’Europe : les Racigmen affrontent les Irlandais du Leinster, samedi 12 mai à Bilbao, après la finale perdue il y a deux ans contre les Anglais des Saracens.
« Budget à l’équilibre »
Le mécène a revendu Foncia dès 2007. A 70 ans, il s’amuse désormais avec les filiales de la holding familiale, Ovalto : domaines viticoles, immobilier, gestion financière… et donc club de rugby. « La passion d’entreprendre », justifie-t-il : « J’aime ouvrir les portes, j’aime savoir qui il y a derrière. » L’entrepreneur a pourtant mis du temps à pousser celles d’un stade. Son premier souvenir de spectateur : « Un match du XV de France au Parc des Princes, il y a environ trente ans, avec des amis. » Vague. L’homme a surtout une caution girondine : « Ma femme est du Sud-Ouest », terre d’Ovalie par excellence.
En réalité, Jacky Lorenzetti reste avant tout cet homme d’affaires habitué à taper sur une calculette davantage que dans un ballon. L’un de ces nouveaux dirigeants ayant investi dans le rugby à mesure qu’il se professionnalisait, qu’il se médiatisait : « Le fait que les chefs d’entreprise arrivent dans ce sport est une bonne chose, veut-il croire. Je suis souvent révolté lorsque des gens prétendent que le rugby n’est pas une entreprise comme les autres en termes de gestion. »
Alors parlons budget. Depuis une décennie, le patron des Ciel et Blanc a investi « assez lourdement » chaque année dans ce club passé de 2 à près de 25 millions d’euros de budget annuel. Un apport de « 3 à 3,5 millions d’euros par an », selon ses calculs, qui ont notamment permis la création d’un nouveau siège au Plessis-Robinson. Toujours dans les Hauts-de-Seine, non loin de Montrouge, ville natale du dirigeant.
Le chef d’entreprise, de nationalité suisse par ses grands-parents, avait déjà songé à « [son] modèle économique » : rentabiliser le club à travers le financement d’un grand stade, derrière les immeubles d’affaires de la Défense, à Nanterre. Pardon : une grande salle de spectacles, finalement inaugurée à l’occasion d’un concert des Rolling Stones, en octobre 2017. La U Arena doit son nom, provisoire, à la forme de ses tribunes. Des spectacles, Jacky Lorenzetti en voudrait « quarante à cinquante » par an pour exploiter au mieux sa nouvelle propriété, conçue avant tout à cette fin : toit fermé, écran géant, pelouse synthétique. Y organiser seulement les matchs de rugby ? Une « hérésie » économique, d’après lui.
Cette quête de profit peut parfois mener loin, au détriment des sportifs. Samedi 5 mai, les joueurs du Racing devaient jouer à domicile, contre Agen, un match déterminant pour accéder aux demi-finales du championnat de France. La chanteuse américaine Beyoncé et son compagnon Jay-Z ayant loué le terrain pour y répéter une tournée mondiale, les rugbymen ont finalement joué (et gagné) à Vannes, en Bretagne… « Dans notre modèle économique, il faut bien accepter que le club parfois se délocalise pour permettre à l’Arena d’accueillir des spectacles. Quand Beyoncé s’est présentée, j’en ai parlé avec mes entraîneurs [du Racing], on a fait nos calculs et on s’est dit qu’il valait mieux donner la priorité à Beyoncé cette fois-là. » Le président annonce déjà un budget du Racing « à l’équilibre » à l’issue de la saison en cours, et « bénéficiaire » dans un an « sans qu’[il ait] besoin de mettre un centime ».
« Plate-forme de business »
Chez certains dirigeants, l’idée de l’« arène » a forcé le respect. « Pourtant, au début, moi-même je n’y croyais pas ! », déclare Alain Carré, président de l’US Colomiers et de l’Union des clubs professionnels de rugby, syndicat patronal. Un autre responsable de club, sous couvert d’anonymat, se fait plus critique : « Jacky Lorenzetti s’est “servi” du rugby pour développer des affaires, il s’en sert comme d’un support de communication, une plate-forme de business. » 
Lorenzetti concède aujourd’hui un seul regret : avoir voulu procéder à la fusion des effectifs professionnels du Racing 92 et du Stade français, en mars 2017. Projet vite avorté entre l’institution des Hauts-de-Seine et celle de Paris. « En côtoyant joueurs, supporteurs, dirigeants, je me suis aperçu que j’avais fait un faux pas. Deux clubs avec des identités différentes, ça peut cohabiter, se parler, s’affronter, mais pas se marier. »
Très impopulaire, la tentative trahit surtout, selon certains, une méconnaissance de ces clubs et de leur passé. « Il est venu comme un entrepreneur et il a oublié complètement de s’appuyer sur les valeurs du rugby », euphémise Yves Legagneux. Le docteur, qui a très mal vécu la « violence » de la manœuvre, est désormais en froid avec son ancien patient.

        Lire aussi :
         

                Le rugby en état de chocs






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-17">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le rappeur signe « This is America », une vidéo coup de poing fustigeant une Amérique « insouciante et raciste ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un clip de Childish Gambino fait débat

Le rappeur signe « This is America », une vidéo coup de poing fustigeant une Amérique « insouciante et raciste ».



Le Monde
 |    12.05.2018 à 12h53
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Depuis le 5 mai, le clip vidéo de Childish Gambino, This is America, cumule plus de 82 millions de vues sur YouTube. Ilvient de faire mieux que la bande-annonce du prochain Star Wars, Solo : A Star Wars Story (12 millions), diffusée sur Internet depuis plus d’un mois, film dans lequel il joue sous son nom d’acteur, Donald Glover, le rôle de Lando Calrissian. Ce nouvel épisode de la saga sera présenté en avant-première au Festival de Cannes mardi 15 mai avant la sortie en salle le 23. Mais pour l’instant, les médias s’intéressent surtout au contenu politique de son clip, un pamphlet à la fois contre la société du divertissement, la prolifération des armes à feu aux Etats-Unis et les violences racistes.

Dans cette vidéo de quatre minutes, Childish Gambino, qui sortira un nouvel album avant l’été chez Sony, dresse le portrait d’une Amérique insouciante qui préfère danser, courir après l’argent, plutôt que de regarder ce qui se passe dans son arrière-cour. Musicalement, This is America est moins créatif que les titres de son précédent album, Awaken, My Love !
En revanche, sur Internet comme dans la presse, le clip This is America fait l’objet d’une analyse sémiologique pointue. The New York Times, le magazine anglais Dazed & Confused, et bon nombre d’internautes sur les réseaux sociaux ont passé en revue tous les tableaux du clip, décrypté les chorégraphies qui s’inspireraient à la fois d’une danse sud-africaine, le Gwara Gwara, du « stanky leg » texan, et de la gestuelle de Jim Crow. Ce personnage fut popularisé dans les années 1830 par l’acteur (blanc) Thomas D. Rice qui, grimé en Noir, moquait la gestuelle des populations afro-américaines. A la fin du XIXe siècle, lorsque les Etats du Sud des Etats-Unis ratifièrent les lois de ségrégation raciale, elles furent appelées « lois de Jim Crow ».
Tueries de masse
Dans le clip, Childish...




                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-18">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A une semaine du mariage du prince Harry et de l’actrice américaine, la presse britannique spécule sur le choix de la tenue vestimentaire de la mariée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

La robe nuptiale de Meghan Markle agite la presse britannique

A une semaine du mariage du prince Harry et de l’actrice américaine, la presse britannique spécule sur le choix de la tenue vestimentaire de la mariée.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 15h03
    |

                            Cécile Frangne








                        



   


Exeunt les conséquences économiques du Brexit et l’escalade des tensions au Moyen-Orient. A presque une semaine du mariage royal du prince Harry et de l’actrice américaine Meghan Markle, une question cruciale agite le Royaume-Uni, en particulier la presse tabloïd : quelle robe portera la future mariée lors de la cérémonie, qui se tiendra samedi 19 mai au château de Windsor ?
Dans un pays convaincu à près de 68 % des bienfaits du régime monarchique, « on se souviendra des photos de mariage du couple pendant les siècles à venir, et elles joueront un rôle important dans l’histoire », assure sans exagération la désigneuse Caroline Castigliano, spécialiste de renommée internationale des robes de mariée de luxe, interrogée par Vanity Fair. Les commentateurs espèrent d’ailleurs que l’actrice américaine fasse le choix « patriote » d’une marque de haute-couture britannique.

        Lire l’enquête (en édition abonnés) :
         

          Les Windsor, une marque royale



« L’un des secrets les mieux gardés » du royaume
Le nom du couturier choisi par la mariée et le modèle de la robe sont « parmi les secrets les mieux gardés » du royaume, et ne seront dévoilés que le jour même de la cérémonie princière, apprend-on dans le tabloïd The Sun. Un détail qui n’empêche pas la presse britannique, avide de scoops royaux et de bookmakers, de spéculer depuis plusieurs semaines sur la tenue de Meghan Markle, à renfort d’analyses des « royal correspondent » qui commentent en permanence l’actualité de la monarchie britannique. Même le très sérieux journal The Guardian se prête à l’exercice, qui cherche à savoir, qui de Burburry, Stella McCartney, ou Erdem Moralıoğlu a reçu l’honneur de concevoir la robe princière.
Moins mesuré, le Daily Mail parie quant à lui sur la marque de couture londonienne Ralph & Russo, et estime le coût de la tenue à « 100 000 livres ». Se disant informée par « plusieurs sources de l’industrie de la mode et du cercle princier », la « royal correspondent » Rebecca English parle d’une robe « cousue à la main et perlée », qui a nécessité « des centaines d’heures de travail ». En somme, une robe de haute-couture. Pour préciser cette description un peu évasive, le journal est allé jusqu’à mettre au point un photomontage « imaginaire » de l’actrice américaine portant un modèle approchant ses prédictions.

   


Dans Vanity Fair, une source anonyme citée par la commentatrice royale Katie Nicholl parie également gros en annonçant que la robe « sera traditionnelle et élégante », et évoque des « discussions autour de dentelle et de manches ». A défaut de révéler avec certitude le nom du couturier princier, la presse anglo-saxonne en est réduite à égrener la liste de ceux dont ils sont sûrs qu’ils ne dessineront pas la tenue de Meghan Markle. Exeunt donc Victoria Beckam et le couturier Giles Deacon, qui ont tous les deux reconnu ne pas avoir été contactés par la future mariée.
Dans leur soif d’apercevoir Meghan Markle en robe de mariée, certains médias anglo-saxons se sont amusés à relayer l’une des dernières scènes de la série américaine Suits, où le personnage qu’elle interprète célèbre son mariage. D’autres, comme le magazine Elle, sont allés jusqu’à publier les photos de la première robe de mariée de l’actrice américaine lors d’une cérémonie célébrée en 2011 avec le producteur de cinéma Trevor Engelson, la ramenant à un statut de divorcée longtemps vu comme problématique au sein de la monarchie anglaise.
Tradition oblige, c’est la matriarche Elizabeth II qui aura le dernier mot puisqu’elle doit « approuver » la tenue de sa future petite-fille dans la semaine précédant le mariage, comme l’a doctement expliqué la commentatrice royale du Sun à la télévision britannique. En comparaison, la tenue du prince Harry, qui a le choix entre uniforme militaire et veste de costume ne déchaîne pas autant les passions.

        Lire aussi :
         

                Meghan Markle, future épouse du prince Harry, sera-t-elle la nouvelle Lady Diana ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-19">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le ministère de la justice a rappelé l’existence de deux infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Dans les Hautes-Alpes, les militants de Génération identitaire sont passibles de poursuites

Le ministère de la justice a rappelé l’existence de deux infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».



Le Monde
 |    11.05.2018 à 21h15
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 00h06
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


C’est un rappel de la loi qui a relancé la polémique. Le procureur de Gap a été amené à révéler, vendredi 11 mai, de révéler l’existence de plusieurs procédures à l’encontre du groupe Génération identitiaire (GI) après la publication, le 4 mai, d’une circulaire du ministère de la justice, dont le contenu a été révélé par Mediapart mercredi et consulté par Le Monde vendredi. Le ministère y rappelait à tous les procureurs de France l’existence d’infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ».
Une semaine plus tôt, le procureur de Gap avait classé sans suite une enquête ouverte après que des militants du mouvement Defend Europe, lié au groupe d’extrême droite Génération identitaire (GI), s’étaient enorgueillis d’avoir « raccompagné » des migrants à la frontière franco-italienne dans la nuit du 26 au 27 avril. Ils faisaient alors déjà parler d’eux depuis le 21 avril, date à laquelle ils avaient bloqué un col des Hautes-Alpes à l’aide de grillages en plastique pour empêcher des migrants d’entrer sur le sol français.
Le parquet n’avait alors établi « aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque », provoquant la colère des associations d’aide aux migrants.
Il en existe pourtant, selon le ministère, qui se défend toutefois d’avoir voulu intervenir dans cette affaire. « Suite à plusieurs incidents en lien avec des passages à la frontière de migrants, plusieurs procureurs avaient interrogé la Chancellerie par l’intermédiaire des procureurs généraux, explique Rémy Heitz, auteur de la circulaire et directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère. Ces textes sont rarement appliqués, notre objectif était de rappeler l’état du droit afin que l’Etat puisse apporter une réponse coordonnée. » 

        Lire aussi :
         

                Migrants dans les Alpes : opération « Defend Europe » par des militants d’extrême droite



« L’Etat ne peut pas le tolérer »
La circulaire – qui rappelle également les délits dont sont passibles les personnes qui viennent en aide aux migrants et les immunités dont elles peuvent bénéficier – fait référence à deux infractions du chapitre « De l’usurpation de fonctions » du code pénal qui permettraient de poursuivre les militants identitaires.
La première, « l’immixtion dans une fonction publique », est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (article 433-12 du code pénal). « Le contrôle du respect des frontières, par la surveillance visuelle ou l’édification d’obstacles, par des personnes hostiles à la circulation des migrants (notamment des militants se revendiquant de la mouvance identitaire) » sont susceptibles de caractériser ce délit, tout comme « la reconduite à la frontière des migrants par ces mêmes personnes, y compris sans violence ».

        Lire aussi :
         

                Les identitaires font la guerre de la com aux migrants



Le 27 avril, des militants identitaires expliquaient au Monde : « On en a rencontré, on les a amenés à la frontière calmement, gentiment, et la police ensuite les a interpellés. » Ces derniers affirment être dans leur droit au motif que l’article 73 du code pénal autorise un individu à « appréhender l’auteur d’une infraction flagrante punie d’une peine d’emprisonnement », ce qui est le cas de l’entrée irrégulière sur le territoire. Mais le ministère met à mal cet argument en précisant que l’action doit pour cela être « isolée ». 
« Dès qu’une opération de contrôle ou de surveillance est organisée, on est dans de l’immixtion de fonction publique, et ça, l’Etat ne peut pas le tolérer », assure M. Heitz au Monde.
La circulaire mentionne également que les militants de Génération identitaire pourraient être poursuivis au titre de « l’exercice d’une activité ou l’usage de document créant la confusion avec une fonction publique », passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende (article 433-13 du code pénal). C’est notamment le cas lorsque l’on « fait croire, par son comportement ou par un ensemble de manœuvres, que l’on possède la qualité pour exercer la surveillance et le contrôle des frontières ».
D’autres enquêtes ouvertes
Alors, pour se défendre d’être « inactif » dans ce dossier, le procureur de Gap a réagi vendredi dans un communiqué, décidant de « lever le secret des enquêtes ». Il a précisé pour la première fois que l’enquête classée le 27 avril n’avait pour but que de « vérifier si ces individus [les militants de Génération identitaire] avaient commis des violences ou proféré des menaces ou tenu propos racistes » dans la seule nuit du 26 au 27 avril 2018 au col de Montgenèvre, ce qui a été rapidement écarté par l’enquête.

        Lire aussi :
         

                Migrants dans les Hautes-Alpes : « On peut prêcher la haine, mais pas la solidarité »



Mais le procureur a affirmé ne pas s’en être tenu là. Il a déclaré avoir aussi demandé aux forces de l’ordre « de relever toute infraction flagrante susceptible d’être reprochée aux membres de ce groupe “identaire” » et « d’ouvrir des enquêtes du chef d’usurpation de fonctions sur le fondement de l’article 433-13 (1°) du code pénal ». Mais, à ce jour, « aucune infraction n’a été relevée du chef d’activité créant une confusion avec une activité publique », selon le communiqué, qui précise que les migrants interrogés n’ont pas pris les militants identitaires pour des membres de forces de l’ordre.
Le parquet a également révélé avoir demandé l’ouverture d’une « enquête préliminaire plus globale du chef d’immixtion dans une fonction publique (article 433-12 du code pénal) », dont les investigations sont en cours. Il décidera ensuite, en s’appuyant, entre autres, sur la circulaire du ministère, si « le délit d’usurpation dans une fonction publique est suffisamment caractérisé pour en poursuivre les auteurs identifiés ».
Possibilité de porter plainte
Mais ces éléments n’ont qu’à moitié rassuré les associations. « Nous avions connaissance de ces textes et nous travaillons depuis des semaines à la collecte de témoignages, en lien avec d’autres associations et des avocats, explique Agnès Antoine, du pôle juridique du collectif Tous Migrants. Nous nous préparons à un nouveau classement sans suite. Nous étudions la possibilité de porter plainte et de nous constituer partie civile, mais nous voulons pour cela des éléments les plus solides possible. »
En attendant, Génération identitaire, dont aucun militant n’a été interpellé, assure poursuivre des « opérations de surveillance » dans les Alpes, ce que confirment les associations d’aide aux migrants. Ces dernières dénoncent le « deux poids, deux mesures » du procureur, qui a par ailleurs engagé le 23 avril des poursuites contre des militants venus en aide aux migrants. Ils seront jugés le 31 mai pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière et en bande organisée ».

        Lire aussi :
         

                Hautes-Alpes : six militants placés en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-20">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La décision du président Donald Trump est un choc pour les sociétés hexagonales. La France est l’un des premiers investisseurs dans la République islamique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Retrait américain sur le nucléaire iranien : l’inquiétude des entreprises françaises

La décision du président Donald Trump est un choc pour les sociétés hexagonales. La France est l’un des premiers investisseurs dans la République islamique.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h29
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Service économie








                        



                                


                            

« Ceux qui font des affaires en Iran auront un délai pour pouvoir défaire leurs engagements. Ceux qui n’auront pas renoncé à leurs activités impliquant l’Iran à la fin de ce délai s’exposeront à de graves conséquences. » En annonçant, mardi 8 mai, son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien, le président des Etats-Unis Donald Trump a été très clair. Plus question pour les entreprises occidentales de faire des affaires avec la République islamique.
Pour les sociétés françaises, il s’agit d’une véritable douche froide. Depuis 2015, et la signature de l’accord international sur le programme nucléaire iranien, la France était l’un des premiers investisseurs en Iran. Pas moins de 2,5 milliards d’euros ont été investis par des multinationales comme des PME hexagonales, tandis que la France est son 8e partenaire commercial…
De PSA et Renault à Total, en passant par de nombreux grands groupes (Accor, Bel, Decathlon, Ipsen, Sanofi, Vinci, etc.), beaucoup ont profité depuis trois ans de l’arrêt du régime de sanctions précédent pour s’y implanter ou se positionner. Dès mercredi, la France a annoncé par un communiqué de l’Elysée que tout allait être fait « pour protéger les intérêts des entreprises » européennes en Iran. Le texte précise que l’Union européenne compte mener « des négociations serrées » avec les Etats-Unis.
Total avait anticipé
« Nous allons tout faire, en lien avec nos entreprises, pour défendre et protéger leurs intérêts et maintenir les effets incitatifs de l’accord », a précisé l’Elysée. Pour l’instant, personne ne connaît exactement les effets des décisions américaines. « Nous étudions toujours aujourd’hui les implications générales et financières de ce discours de M. Trump. Nous ferons tout pour conserver un flux d’activité fort, notamment dans le cadre de l’automobile », indique une source gouvernementale.

« Comme l’ensemble des acteurs économiques,...




                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-21">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Ce déménagement est le cadeau suprême de l’administration Trump à son allié stratégique, à l’occasion du 70e anniversaire de l’Etat hébreu.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Derniers préparatifs avant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem

Ce déménagement est le cadeau suprême de l’administration Trump à son allié stratégique, à l’occasion du 70e anniversaire de l’Etat hébreu.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 09h59
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


Les ouvriers s’affairent, des fleurs aux couleurs du drapeau américain sont déjà disposées, la police finalise son dispositif. Les derniers préparatifs étaient en cours vendredi 11 mai, avant l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, prévue lundi. Ce déménagement, annoncé le 6 décembre par Donald Trump lors de sa reconnaissance historique de la ville comme capitale d’Israël, est le cadeau suprême de son administration à son allié stratégique, à l’occasion du 70e anniversaire de l’Etat.
Il s’agit d’un déménagement symbolique, d’un changement de plaque sur un bâtiment du consulat américain, dans le quartier d’Arnona, au sud de Jérusalem. Le déplacement éventuel de tous les services actuellement présents à Tel-Aviv vers un site pour l’heure non identifié réclamerait sans doute plusieurs années et un investissement énorme. « Des centaines de millions de dollars », a même estimé sur Twitter l’ancien ambassadeur américain, Dan Shapiro, devenu analyste en Israël. Après avoir laissé planer le suspens, Donald Trump a renoncé au déplacement. Il adressera un message vidéo à l’assistance, lundi.
Trois Etats membres de l’UE présents
Une grande cérémonie d’accueil est prévue dimanche au ministère des affaires étrangères, en présence du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, de l’ensemble du gouvernement et de dizaines de diplomates étrangers. La Hongrie, la Bulgarie et la République tchèque, trois Etats membres de l’Union européenne, qui s’est opposée à la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale par Washington, vont pourtant participer à cette soirée. Du côté américain, la délégation sera conduite par le secrétaire au trésor, Steven Mnuchin, Ivanka Trump et son mari, Jared Kushner, conseiller du président.

        Lire aussi :
         

                Pour le leader du Hamas, Yahya Sinouar, Gaza est « un tigre affamé »



Tandis que la fête battra son plein du côté israélien, les Palestiniens comptent se rassembler et manifester contre ce déménagement. Une attention particulière sera portée à la bande de Gaza. Le 14 mai et le 15 mai, qui sera le jour de commémoration de la Nakba, l’exode de centaines de milliers de Palestiniens au moment de la création de l’Etat hébreu, une foule nombreuse est attendue le long de la frontière avec Israël, faisant craindre de nouvelles violences. Vendredi, le bilan des manifestations, qui ont rassemblé 15 000 personnes selon l’armée, s’est élevé à un mort et environ 140 blessés par balles.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/12/19-22">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ COTE TRIBUNES. Ces dernières semaines, le principal groupe de supporteurs bordelais a bravé plusieurs interdictions d’aller encourager son équipe à l’extérieur.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ 
<article-nb="2018/05/12/19-23">
<filnamedate="20180512"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180512"><AAMMJJHH="2018051219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Les élections du 12 mai doivent déboucher sur la désignation d’un nouveau premier ministre. Les bureaux sont placés sous haute sécurité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/05/2018
Découvrir l’application


                        

Irak : les enjeux des premières législatives post-Etat islamique

Les élections du 12 mai doivent déboucher sur la désignation d’un nouveau premier ministre. Les bureaux sont placés sous haute sécurité.



Le Monde
 |    12.05.2018 à 03h03
 • Mis à jour le
12.05.2018 à 08h17
    |

            Hélène Sallon (envoyée spéciale à Bagdad (Irak)








                        



   


Samedi 12 mai, 24,5 millions d’Irakiens sont appelés à voter pour renouveler les 329 sièges du Parlement, qui sera à son tour chargé de désigner le futur premier ministre. Pour ces premières élections législatives post-Etat islamique (EI), le scrutin est placé sous haute sécurité. Bien que vaincu militairement fin 2017, le groupe djihadiste a menacé d’attaquer les bureaux de vote via ses cellules dormantes.
Le chef du gouvernement, Haïder Al-Abadi, qui brigue un second mandat à la tête d’une coalition multiconfessionnelle, est donné favori face à une alliance de candidats issus des groupes politico-militaires chiites proches de l’Iran.

        Lire aussi :
         

                En Irak, Al-Abadi décrète la fin de la guerre contre l’EI



Ce sont deux visions de l’Irak qui s’affrontent et qui donnent à ces élections un enjeu tout particulier, davantage encore après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, porteur de déstabilisation pour toute la région.
Les élections en chiffres
Plus de 7 000 candidats, dont 2 600 femmes, se présentent dans les dix-huit provinces irakiennes. Le Parlement comprend 329 sièges, dont neuf sont réservés aux minorités (chrétienne, shabak, sabéenne, yézidie et kurdes faïli – chiites –) et 83 aux femmes. Tous sont élus pour un mandat de quatre ans.
Plus de 24,5 millions d’électeurs sont appelés à voter dans 8 148 bureaux, tous équipés pour le vote électronique. Le vote manuel a été retenu pour les 285 564 électeurs déplacés dans 70 camps dans huit provinces du pays. Les Irakiens de la diaspora ont voté dans dix-neuf pays, ainsi que les forces de sécurité irakiennes, jeudi.
Sécurité et intégrité du scrutin
Un couvre-feu a été décrété sur Bagdad et les grandes villes d’Irak, les frontières du pays fermées et les lignes aériennes suspendues pendant 24 heures, samedi. L’EI a menacé de perpétrer des attaques lors du scrutin. Il est à craindre que ces menaces puissent détourner certains électeurs des bureaux de vote.
L’intégrité du scrutin pose aussi question. Le gouvernement a opté pour le vote électronique afin de minimiser les possibilités de fraude. Mais, outre les soupçons d’achats de vote, des responsables politiques indiquent que des dizaines de milliers d’électeurs n’ont pas pu obtenir leur carte électorale, notamment dans les provinces de l’Anbar, de Ninive et à Bagdad. Sans compter que des diplomates occidentaux redoutent des dysfonctionnements avec les machines de vote électronique.
Fin de la corruption et du confessionnalisme, les deux slogans de campagne
A la suite de l’expansion de l’EI sur l’Irak, nombre d’Irakiens disent vouloir se débarrasser des élites au pouvoir, jugées trop corrompues et sectaires, qui depuis quinze ans ont négligé l’intérêt public et fragilisé les institutions.

        Lire aussi :
         

                En Irak, la lutte anticorruption est semée d’embûches



Ce sentiment palpable chez une partie croissante des chiites comme des sunnites est aujourd’hui exploité par la quasi-totalité des partis politiques, qui affichent des programmes appelant à l’unité de l’Irak et à la réconciliation, à la lutte contre la corruption et à des réformes en profondeur.
Le premier ministre Al-Abadi brigue un second mandat
Le premier ministre sortant, Haïdar Al-Abadi, 66 ans, aborde ces élections sans garantie de succès. Porté au pouvoir en août 2014 pour tenter d’en finir avec les pratiques jugées discriminantes de son prédécesseur Nouri Al-Maliki, cet homme de compromis a inscrit à son bilan la victoire militaire contre l’EI, l’apaisement des tensions interconfessionnelles et le maintien de l’unité territoriale du pays après le référendum d’autodétermination kurde.

        Lire aussi :
         

                La campagne d’Haïder Al-Abadi commence mal en Irak



Sa liste, l’Alliance de la victoire, est la seule à présenter des candidats dans les dix-huit provinces du pays, de toutes confessions et ethnies. Mais M. Al-Abadi est critiqué pour la persistance de la corruption au sein de l’appareil d’Etat, les difficultés économiques et les mesures d’austérité adoptées à la suite de la baisse des cours du pétrole et pour financer la lutte contre l’EI.
Les milices chiites, challengers d’un camp chiite divisé
Le parti Dawa, auquel appartient M. Abadi, s’est divisé entre une majorité – dont la direction – qui a rejoint le premier ministre et une minorité restée fidèle à son prédécesseur et secrétaire général du parti, Nouri Al-Maliki. Marginalisé en 2014 après huit ans au pouvoir, ce dernier voit ses capacités de mobilisation limitées, mais pas sa force de nuisance. Le dignitaire populiste chiite Moqtada Al-Sadr a formé une alliance inédite avec le Parti communiste.

        Lire aussi :
         

                A Yathrib, les difficultés de la réconciliation entre sunnites et chiites irakiens



Les organisations politico-militaires chiites proches de l’Iran, réunies au sein de la coalition Al-Fatih (« Conquête »), sont vues comme le principal concurrent de M. Al-Abadi. Leur chef, Hadi Al-Améri, 63 ans, mène campagne sur la victoire contre les djihadistes de l’EI. Leader de l’organisation Badr, architecte des forces de mobilisation populaire, alliance de milices principalement chiites qui ont été essentielles dans la bataille, il entretient des liens étroits avec le corps des gardiens de la révolution iranienne et maintient des contacts avec les diplomates américains en poste à Bagdad.
Le camp sunnite, champ de ruines
La minorité sunnite d’Irak – environ 40 % de la population – est elle aussi divisée entre plusieurs listes dont la principale est « L’alliance nationale », emmenée par le vice-président chiite Iyad Allaoui – mais qui se présente en laïc – et le président sunnite du Parlement Salim Al-Joubouri. Laminés par la percée de l’EI, les sunnites – dont 1,6 million sont toujours déplacés dans des camps – pourraient être les grands perdants de ce scrutin.
Les nouveaux venus dans la course misent sur la désaffection de la population envers les élites locales au pouvoir, dont la corruption et la négligence sont un des facteurs qui a poussé la province dans les bras de l’EI en 2014. Ces dernières, qui tentent de se donner un nouveau souffle, peuvent toutefois compter sur leurs réseaux, leurs relais à Bagdad et leur argent.
Le contrecoup du référendum d’autodétermination kurde
Après l’échec du référendum d’autodétermination du Kurdistan et la reconquête par Bagdad des « territoires disputés », les Kurdes partent en rangs divisés pour les 46 sièges de la région autonome, dont deux réservés aux chrétiens. Les principaux partis kurdes sont les partis historiques du Parti démocratique du Kurdistan (PDK, du clan Barzani) et de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK, du clan Talabani) ; et l’opposition, dont les principales forces sont la Jamaa Islamiya, le mouvement récemment créé « Nouvelle génération » et Goran (le changement, en kurde).

        Lire aussi :
         

                Recul kurde sur le référendum d’indépendance



L’inconnue de la participation
La Haute Commission électorale indépendante prédit un taux de participation élevé, du fait du calme relatif qui règne dans le pays. Lors des précédents scrutins, marqués par des attaques, il s’était élevé à environ 60 %. De nombreux Irakiens assurent toutefois qu’ils n’iront pas voter, affichant leur désaffection pour la classe politique et leur désillusion sur les perspectives d’un changement.
Tractations et compromis pour former un gouvernement
Les résultats devraient être proclamés sous 48 heures, selon la Haute Commission électorale indépendante. Une fois les résultats proclamés, la Constitution prévoit un délai maximum de 90 jours pour la formation du futur gouvernement. Du fait de la multiplicité des listes, aucune coalition n’est à même de remporter les 165 sièges nécessaires à obtenir la majorité.
Même si l’Alliance de la victoire décroche le plus grand nombre de sièges, des tractations complexes seront nécessaires avec d’autres formations pour parvenir à former un nouveau gouvernement de coalition. « Ce n’est pas seulement le résultat de l’élection qui compte dans le choix du premier ministre mais la position de l’Iran, de l’Arabie saoudite et des Etats-Unis », reconnaît Hussein Al-Adhili, le porte-parole de campagne de M. Al-Abadi.



                            


                        

                        

