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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Au menu : les fourmis voyageuses, une université américaine a égaré du plutonium, l’intelligence artificielle dans le monde de l’espionnage, etc.
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<article-nb="2018/05/11/19-2">
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Une étude publiée dans « Science » décrit les mécanismes physiques par lesquels l’extraction de gaz, la fracturation hydraulique et la géothermie déclenchent des séismes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/05/2018
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Comment les humains provoquent des tremblements de terre

Une étude publiée dans « Science » décrit les mécanismes physiques par lesquels l’extraction de gaz, la fracturation hydraulique et la géothermie déclenchent des séismes.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 10h50
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Quel est le point commun entre les villes de Pawnee (Etats-Unis), Groningue (Pays-Bas) ou Bâle (Suisse) ? Toutes les trois ont subi, ces dernières années, d’inattendus tremblements de terre provoqués par les activités humaines en sous-sol. L’Etat de l’Oklahoma, où se situe Pawnee, est ainsi devenu champion du monde de ces séismes dits induits, avec plusieurs centaines d’événements en 2015. A l’origine de ce phénomène, l’exploitation des gaz et de pétrole de schiste de la région. Non seulement les exploitants ont recours à la technique de la fracturation hydraulique – le « fracking » –, qui consiste à fissurer la roche en y injectant des liquides sous haute pression, mais ils renvoient ensuite dans le sous-sol toutes les eaux usées qui découlent de l’extraction et notamment l’eau saline stockée naturellement dans le réservoir géologique et remontée avec les hydrocarbures.
A Bâle, victime d’un petit séisme de magnitude 3,4 en 2006, c’est aussi la fracturation hydraulique qui a été pointée du doigt, mais cette fois dans le cadre d’un projet de géothermie profonde non conventionnelle. L’idée consistait à disloquer la roche pour augmenter sa perméabilité et ainsi améliorer les échanges thermiques en sous-sol. Le projet a été abandonné après le tremblement de terre.
Tassement des couches géologiques
La mésaventure suisse n’a pas servi de leçon aux promoteurs d’un programme analogue à Pohang, en Corée du Sud. Le 15 novembre 2017, la ville a été secouée par un séisme de magnitude 5,4, le plus puissant de l’histoire moderne du pays, au cours duquel plusieurs dizaines de personnes ont été blessées. Deux études récemment parues dans Science ont estimé très probable le lien de cause à effet entre le fracking et ce séisme.

Dans un article publié lui aussi par Science jeudi 10 mai, une équipe de l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée décrit les mécanismes qui déclenchent ces séismes induits. Après l’injection...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Dressée par des scientifiques de l’université de Manchester, l’araignée peut effectuer sur commande des bonds faisant jusqu’à six fois la taille de son corps.
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<article-nb="2018/05/11/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Les personnes suivies en psychiatrie sont privées d’une prise en charge efficace des pathologies dites somatiques. Une négligence inacceptable, selon le pédopsychiatre Olivier Bonnot.
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Les malades psychiatriques sont aussi des malades tout court

Les personnes suivies en psychiatrie sont privées d’une prise en charge efficace des pathologies dites somatiques. Une négligence inacceptable, selon le pédopsychiatre Olivier Bonnot.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 14h00
   





                        


                                                        
La psychiatrie est une discipline médicale transversale aux champs d’intérêt larges oscillant entre sciences humaines et neurosciences. Cette diversité des approches en fait toute la richesse, mais cache des luttes idéologiques, en particulier sur la question des liens entre maladies organiques et troubles psychiatriques.
Aujourd’hui encore, on apprend aux étudiants qu’un patient est psychiatrique s’il n’a pas de pathologie organique. En médecine, on appelle cela un diagnostic d’exclusion ou d’élimination. Cette dichotomie psychique versus organique est à la fois en contradiction totale avec les avancées scientifiques de ces vingt dernières années, mais surtout hautement préjudiciable pour les patients qui risquent de ne pas bénéficier de soins appropriés.
Les maladies liées à des anomalies génétiques connues fournissent un exemple éclairant des risques et aberrations de cette dichotomie. Il y a maintenant vingt ans, des chercheurs ont démontré que 2 % des patients schizophrènes ont une anomalie génétique bien identifiée, une microdélétion 22q11 (anomalie sur le bras court du chromosome 22), ce qui est au moins deux fois plus que dans la population générale. Cette découverte surprenante n’a malheureusement pas eu un retentissement considérable dans la pratique quotidienne, alors qu’elle doit impliquer des changements dans la stratégie thérapeutique.
« Cette négligence mène à des retards diagnostiques et de traitements. Elle est à l’image de la façon dont notre société traite les patients psychiatriques et handicapés mentaux »
Cette anomalie génétique n’est pas un cas isolé, ce sont plusieurs centaines de maladies organiques qui peuvent être associées aux pathologies psychiatriques ou à la déficience intellectuelle. Certaines d’entre elles, à l’instar des maladies enzymatiques ou neurométaboliques, peuvent parfois bénéficier d’un traitement médicamenteux et être associées à l’autisme, aux schizophrénies ou à la déficience intellectuelle. Cela signifie...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Du cerveau autiste aux galères que vivent les familles, deux livres sont consacrés à ces troubles du neurodéveloppement
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C’est quoi l’autisme ?

Du cerveau autiste aux galères que vivent les familles, deux livres sont consacrés à ces troubles du neurodéveloppement



Le Monde
 |    10.05.2018 à 10h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Le livre. Pourquoi certains autistes ne veulent-ils pas qu’on les touche ? Pour quelle raison sortent-ils non couverts par un temps glacial sans avoir froid ?… C’est à ces questions concrètes et à bien d’autres que répondent les Québecoises Brigitte Harrisson et Lise St-Charles dans L’Autisme expliqué aux non-autistes. Travailleuse ­sociale et autiste elle-même en ce qui ­concerne la première, spécialiste des troubles du spectre autistique (TSA) en ce qui concerne la seconde, elles ont fondé un centre d’expertise sur les TSA à Québec.
Alors que d’après les dernières statistiques américaines 1 enfant de 8 ans sur 59 ­serait autiste, il est grand temps que les « neurotypiques » (les non-autistes) apprennent à les comprendre, pour mieux les intégrer et les aider. Et c’est tout l’intérêt de cet ouvrage que d’expliquer pratiquement et avec moult exemples les particularités du cerveau autiste. « Il faut voir l’autisme comme la ­surdité ou la cécité parce que l’autiste est ­“socialement” aveugle », estiment les auteures. Ses connexions cérébrales étant différentes, il doit trouver une tout autre gestion de l’information.
Ainsi, le toucher est très complexe. « Tout entre par les yeux : si un toucher n’est pas vu et que le cerveau ne peut pas associer une image à la sensation physique ressentie, il ne peut pas être enregistré et cause alors un réel malaise », décryptent Mmes Harrisson et St-Charles. De même, parce que le froid ne se voit pas, les autistes ne pensent pas spontanément à se couvrir suffisamment, et peuvent se faire des engelures sans s’en rendre compte.
Expliquer l’autisme aux non-autistes, c’est aussi ce que fait Sophie Janois, dans un tout autre contexte, bien plus dramatique. Avocate, elle a fait de la défense des familles de ces enfants différents un combat qu’elle ­raconte dans La Cause des autistes. « Je maintiens hors de l’eau des familles lourdement...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Une équipe de chercheurs américains a mis au point un microscope ultraperfectionné qui permet d’observer les cellules en 3D et sans les isoler de leur environnement.
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<article-nb="2018/05/11/19-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Des études récentes tentent de nous éclairer sur ce qui nous fait rire, et pourquoi.
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Et vous trouvez cela drôle ?

Des études récentes tentent de nous éclairer sur ce qui nous fait rire, et pourquoi.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 07h00
    |

                            Sylvie Chokron (Directrice de recherches au CNRS, Laboratoire de psychologie de la perception, université Paris-Descartes et Fondation ophtalmologique Rothschild)








                        



                                


                            
Carte blanche. Un enfant très inquiet au sujet de ses origines finit par oser demander à ses parents s’il a été adopté… Ses parents lui répondent : « Non, pas encore, mais nous n’avons mis l’annonce qu’hier… » Vous avez peut-être ri en lisant cette blague, ou souri, ou peut-être n’avez-vous pas du tout trouvé cela drôle et vous êtes-vous demandé comment on pouvait rire d’un sujet aussi grave. Quoi qu’il en soit, sans humour, notre vie, c’est indéniable, serait beaucoup plus terne et bien moins excitante…
D’un point de vue neurophysiologique, le fait de rire a également de nombreux effets bénéfiques sur les systèmes cardio-vasculaire, immunitaire et endocrinien, et agit comme un antagoniste naturel du stress. C’est donc un fait établi, rire est bon pour la santé physique et morale… Nous devrions donc en user et en abuser ! Mais si certaines situations provoquent un fou rire, d’autres au contraire nous laissent de marbre. La question n’est donc pas seulement de ­savoir si tout sujet peut être tourné en dérision, mais plutôt de déterminer ce qui nous fait rire et pourquoi.
Récemment, l’équipe de Jyotsna Vaid, de l’université du Texas, s’est interrogée sur les facteurs culturels pouvant influencer notre sens de l’humour en commençant par le genre et le pays d’origine… Des participants américains, iraniens et turcs devaient tout d’abord indiquer si, pour eux, le comique idéal ou la personne de leur connaissance la plus drôle était un homme ou une femme. Les résultats sont sans appel : quel que soit leur pays d’origine, plus de 70 % des participants considèrent que leur idéal d’un point de vue comique est un homme…
Un jeu de mots qui fait du bien
Néanmoins, lorsque ces résultats sont analysés en fonction du genre des participants, on constate que ce sont surtout les hommes qui considèrent que l’idéal en matière d’humour est masculin, les résultats étant plus nuancés pour les femmes… En quelque sorte, si les femmes ont longtemps...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Huitième volet de la collection « Génies des mathématiques », l’Indien Srinivasa Ramanujan, sorte de supernova dont l’explosion a illuminé les moindres recoins des mathématiques.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Ramanujan, Rimbaud des nombres

Huitième volet de la collection « Génies des mathématiques », l’Indien Srinivasa Ramanujan, sorte de supernova dont l’explosion a illuminé les moindres recoins des mathématiques.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 14h00
    |

                            Ludovic Perrin








                        



                                


                            
Collection « Génies des maths ». Il n’est guère surprenant que le septième art se soit intéressé à la destinée de Srinivasa Ramanujan. A lui seul, ce génie des mathématiques incarne à merveille l’idée que l’on se fait d’un révolutionnaire des sciences tout autant qu’il symbolise l’émergence d’un continent entier au cœur des turbulences du XXe siècle. C’est à coup sûr cette vision romanesque et romantique qui a séduit le cinéaste britannique Matthew Brown, lorsqu’il s’est attelé à la réalisation de son film L’Homme qui défiait l’infini (2017), après avoir lu la biographie éponyme consacrée au mathématicien que l’on place à la quintessence dans l’étude de Pi. Et s’il est fort probable que la majorité des spectateurs ne maîtrisaient pas l’usage des théories combinatoires, ils ont pu s’identifier au personnage joué à l’écran par l’acteur anglais d’origine indienne Dev Patel (Slumdog Millionaire, 2008).
Nous voilà en mars 1914. Au Trinity College, pépinière de Prix Nobel, à l’université de Cambridge, l’éminent mathématicien Godfrey Harold Hardy (Jeremy Irons dans le biopic sus-cité) s’impatiente de rencontrer cet Indien dont il a reçu une missive quelques mois plus tôt. Tout d’abord, comme une grande partie d’ailleurs de la communauté scientifique indienne, il n’a pas saisi la portée des écrits que ce mystérieux comptable de Madras lui a postés. Est-ce un imposteur ou tout simplement un envoyé du ciel ? Né le 22 décembre 1887, à Erode, au sein d’une famille modeste de brahmanes orthodoxes, après une scolarité erratique, il a eu la révélation en ouvrant un traité de mathématiques que des étudiants du Government College avaient oublié chez ses parents.
Raison et intuition conjuguée
Le courrier de Srinivasa Ramanujan regorge de formules combinant des sommes et des fractions infinies, ainsi que des identités mathématiques dont certaines sont inconnues, même à Godfrey Harold Hardy. Le mathématicien de Cambridge aura...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.
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Le Congrès américain ausculte la crise des opioïdes

Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 12h52
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

S’ils ne sont pas tous satisfaits des budgets consacrés à la lutte contre la crise sanitaire qui ravage le pays, les élus américains semblent en revanche unanimement déterminés à remonter la chaîne des responsabilités ayant mené à l’explosion du nombre d’overdoses liées aux antidouleurs. Mardi 8 mai, durant trois heures, une commission de la Chambre des représentants a questionné, parfois durement, les dirigeants de cinq des plus grands distributeurs de médicaments du pays, responsables, selon eux, d’avoir fourni durant des années des quantités excessives d’opiacés aux pharmacies de certains Etats. Alors que les plaintes se multiplient à travers le pays contre les fabricants et les distributeurs d’antidouleurs, certains d’entre eux ont déjà dû payer de fortes amendes.

« Aujourd’hui, 115 personnes vont mourir d’une overdose due aux antidouleurs », a relevé en préambule l’un des membres de la commission, Greg Walden, un élu républicain de l’Oregon. En tant que distributeurs, « vous êtes en première ligne dans cette crise », a-t-il ajouté. En 2016, plus de 42 000 personnes ont succombé à une overdose d’opioïdes, en grande partie obtenus sur prescription médicale, une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente. Et, selon les experts, l’année 2017 devrait être aussi sombre avec, en outre, une augmentation des morts liées aux opioïdes de synthèse.
En colère, frustrés ou incrédules, les élus ont cherché à savoir comment ces entreprises avaient pu livrer, sans se poser de questions, des millions d’opiacés à certains de leurs clients, des pharmacies de communes rurales comptant seulement quelques centaines d’habitants. Les chiffres que la presse américaine et l’enquête des élus ont révélés sont vertigineux.
Défense surprenante
Ainsi, dans une ville de 1 779 habitants de Virginie-Occidentale, l’Etat le plus touché par la crise des opioïdes, une officine a reçu, entre 2006 et 2016, 16,5 millions de pilules d’oxycodone...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Les professionnels de l’enfance s’alarment des troubles du développement chez les plus exposés précocement.
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L’inquiétude monte face à l’impact des écrans sur les plus jeunes

Les professionnels de l’enfance s’alarment des troubles du développement chez les plus exposés précocement.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 14h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Bon nombre de professionnels de l’enfance s’inquiètent de la place des écrans et de leur impact, et ce dès le plus jeune âge. Elisabeth Baton-Hervé, chercheuse indépendan­te, formatrice à l’éducation à l’image et aux médias, a voulu en savoir plus et a mené depuis 2014 une cinquantaine d’entretiens avec ces professionnels de terrain sur cette question, dans douze départements.
Elle a présenté des premiers résultats lors de la troisième édition du colloque « Les impacts des écrans sur la jeunesse : un enjeu majeur de santé publique », organisé par l’Association pour l’éducation à la réduction du temps écran (Alerte) et Edupax (une association québécoise qui organise les journées sans écran dans les écoles), qui s’est tenu ­samedi 5 mai à la mairie du 19e arrondissement, à Paris.
Elle a interrogé ces professionnels sur l’exposition aux écrans et le lien avec des troubles développementaux. Psychologues, ortho­phonistes, éducateurs de jeunes enfants, médecins, gendarmes… des paroles qui ne sont, selon elle, pas toujours prises en compte. Sans surprise, Elisabeth Baton-Hervé a d’abord constaté, au cours de ses entretiens, l’omni­présence des écrans. La télévision est souvent allumée le matin avec les dessins animés. De même, la tablette est en passe de remplacer la télévision à l’heure du repas, et ce, dès le plus jeune âge. Lors d’une consultation ou d’un rendez-vous, « il n’est pas rare que le parent cède son smartphone à l’enfant pour qu’il se tienne tranquille ». Ce sont ces moments de transition, ces moments « entre deux », dans les transports, les salles d’attente… qui se voient colonisés par les écrans. Un moyen pour les parents d’avoir un moment de tranquillité ou de vaquer à leurs occupations. « Exposer les bébés aux écrans revient à shunter l’étape sensori-motrice », note une orthophoniste.
Réalité et fiction confondues
Les conséquences ? Les professionnels relèvent des difficultés d’accès au langage chez les...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ ASTRONOMIE - La mission de la NASA, qui a pour objectif de sonder l’intérieur de la Planète rouge, notamment à l’aide d’un sismomètre français, a décollé de Californie samedi 5 mai.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                   
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InSight part sonder les entrailles de Mars

ASTRONOMIE - La mission de la NASA, qui a pour objectif de sonder l’intérieur de la Planète rouge, notamment à l’aide d’un sismomètre français, a décollé de Californie samedi 5 mai.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 12h05
    |

            Pierre Barthélémy (Base de Vandenberg (Californie)








                        



                                


                            

La terre a tremblé, avant l’aube, en Californie, ce samedi 5 mai. Non pas en raison d’un des séismes redoutés dans la région mais à l’occasion du décollage, depuis la base militaire de Vandenberg, d’une fusée Atlas-V emportant à son bord une mission de la NASA à 1 milliard de dollars, InSight. A 4 h 05, le lanceur s’est arraché du sol dans une purée de pois qui rendait invisible la lumière pourtant éblouissante de son moteur. Direction Mars, sur laquelle InSight se posera le 26 novembre, après un voyage de plus de six mois et de 485 millions de kilomètres. La mission a profité de la fenêtre de tir qui s’ouvre tous les vingt-six mois, quand la Terre est sur le point de « rattraper » la Planète rouge, plus éloignée du Soleil et dont la durée de révolution est plus longue.
Quitte à décevoir les enthousiastes du spatial, il ne s’agira pas d’une mission spectaculaire avec un rover escaladant des collines, examinant des cailloux ou prenant des photographies de paysage à couper le souffle. InSight – acronyme de Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transfer – est un atterrisseur, c’est-à-dire une plate-forme immobile d’instruments scientifiques. Et il ne va pas vraiment s’intéresser à ce qu’il y a sur Mars, mais à ce qu’il y a dedans. Ainsi que le résumait, avant le lancement, le responsable du projet, Tom Hoffman (Jet Propulsion Laboratory, NASA/Caltech), malgré toutes les machines envoyées sur la Planète rouge depuis des décennies, « jusqu’ici, sur Mars, on n’a littéralement fait que gratter la surface. Avec InSight, ce sera la première fois qu’on étudiera la structure interne » d’une autre planète que la Terre.
Une fois posé non loin de l’équateur martien, dans la plaine d’Elysium Planitia, InSight ouvrira ses deux panneaux solaires comme des éventails qu’on déploie, puis prendra quelques semaines pour installer ses deux principaux instruments. Le premier, SEIS (Seismic Experiment for Interior Structures),...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Des travaux récents ont montré chez la souris qu’un circuit cérébral spécifique assure un apprentissage fondé sur l’observation de congénères.
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Comment le cerveau apprend en observant

Des travaux récents ont montré chez la souris qu’un circuit cérébral spécifique assure un apprentissage fondé sur l’observation de congénères.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h00
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
« Il faut être rameur avant de ­tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant de gouverner soi-même le navire. » L’aphorisme d’Aristophane (Les Cavaliers, 424 avant notre ère) n’a pas pris une ride. Il résume deux des principaux piliers de l’apprentissage : l’expérience et l’observation.
L’observation d’autrui, en particulier, est un des socles du développement de l’enfant. « L’enfant apprend non seulement par ses ­actions propres, comme l’avait ­démontré Jean Piaget, mais aussi par l’observation d’autrui : il imite notamment ce qu’il faut faire et ne pas faire, relève Olivier Houdé, professeur de psychologie à l’université Paris-Descartes, directeur du laboratoire CNRS de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant, à la Sorbonne. C’est la théorie de l’apprentissage social, émise par Albert Bandura, de l’université Stanford. » Cette ­capacité d’apprentissage par imitation existe chez le bébé dès la naissance, a montré le psychologue américain Andrew Meltzoff, en 1997. Mais aussi chez l’animal, de la mouche à l’oiseau en passant par le singe ou le chat.
Avantage évolutif majeur
Pourquoi cette aptitude est-elle si répandue ? C’est notamment parce qu’il est très risqué d’apprendre à reconnaître un stimulus menaçant en l’expérimentant soi-même. Car une telle épreuve – la rencontre avec un prédateur ou la consommation de nourriture toxique, par exemple – met en ­péril la vie ! « Cette capacité d’apprentissage par l’observation confère un avantage évolutif majeur pour la survie, assure Kay Tye, professeure de sciences cognitives au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Cambridge, Etats-Unis). Cette aptitude innée, très conservée, ­serait aussi la base de comportements plus complexes comme ­l’empathie et l’altruisme. »
Le 3 mai, son équipe a publié une remarquable étude dans la revue Cell. Ces chercheurs sontparvenus...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Comment agir pour sauvegarder les ressources de la planète, y voir clair et prendre les bonnes décisions ?  Un outil mis en ligne répond à ces questions, avec une efficacité inédite.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Philosophe des sciences spécialisé dans l’histoire du darwinisme et de la génétique, Jean Gayon est mort le 28 avril, à 68 ans
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Mort de Jean Gayon, philosophe et historien

Philosophe des sciences spécialisé dans l’histoire du darwinisme et de la génétique, Jean Gayon est mort le 28 avril, à 68 ans



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h53
    |

Michel Veuille (Directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, Paris Sciences Lettres)







                        



                                


                            
Jean Gayon, mort le 28 avril à Paris, a contribué à renouveler les méthodes de l’histoire des sciences au cours d’une carrière consacrée à éclaircir la théorie de Darwin et l’histoire de la génétique en France.
Reçu à l’agrégation de philosophie en 1972 et devenu professeur de lycée, il retourne à l’université neuf ans pour devenir biologiste, obtenant le diplôme d’études approfondies d’évolution de l’université Paris VII en 1983. Sa double formation de philosophe et de scientifique, choix d’une voie austère mais ô combien prometteuse, lui donne un pouvoir de pénétration exceptionnel dans l’histoire de la biologie, à laquelle il consacre les trente années suivantes.
Il soutient en 1989 sous la direction de François Dagognet une thèse sur « la théorie de la sélection naturelle : Darwin et l’après-Darwin », étude éclairante sur les contradictions du darwinisme avec les conceptions de l’hérédité du XIXe siècle et leur résolution par la génétique au XXe siècle. Elle est publiée en anglais aux presses de l’université de Cambridge en 1989. L’accueil d’un Français dans le cercle très fermé des « études darwiniennes », jusqu’alors réservé aux chercheurs anglo-saxons, est un événement dans le monde de l’histoire des sciences.

Nommé à l’université de Dijon, il inaugure une méthode de travail fondée sur les échanges entre historiens et biologistes qu’il poursuivra une fois nommé professeur à l’université Paris VII, puis à Paris I-Panthéon-Sorbonne.
Un moment-clé est sa rencontre avec l’historien des sciences américain Richard Burian, initiant une collaboration extrêmement fructueuse qui explore le paradoxe français en génétique. La faible contribution des Français à l’histoire de la génétique était jusqu’alors attribuée à l’influence du naturaliste Lamarck, ce qui expliquerait qu’aucune chaire de génétique ne fut créée avant 1946 en France, longtemps après les autres nations scientifiques.
Un auteur charnière
Mais...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-15">
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Plus des deux tiers vit en zone non protégée par des gardes, ce qui les rend plus vulnérables au braconnage.
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Les gorilles des plaines, plus nombreux mais toujours menacés

Plus des deux tiers vit en zone non protégée par des gardes, ce qui les rend plus vulnérables au braconnage.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h03
   





                        



                                


                            
Les gorilles des plaines de l’Ouest, présents en Afrique centrale, sont deux fois plus nombreux qu’on ne le pensait, ­selon une étude publiée le 28 avril dans la revue américaine Science ­Advances. Mais cette bonne nouvelle ne remet pas en cause le rythme de déclin de ces populations de grands singes. Celui-ci est estimé à 2,7 % par an depuis une décennie. Ce qui justifie pour l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) de maintenir les primates dans le classement des espèces en danger critique d’extinction.

Le travail mené entre 2005 et 2013 dans cinq pays – Cameroun, Centrafrique, Congo, Guinée équatoriale et Gabon –, par une équipe ­internationale d’une cinquantaine de chercheurs a permis de couvrir une superficie sans précédent avec 59 sites visités.
Les résultats ont été établis à ­partir de la méthode traditionnelle du recensement des nids que l’animal construit chaque soir pour passer la nuit. Mais à la ­différence des évaluations antérieures, les chercheurs ont corrigé leurs ­données en extrapolant la présence de Gorilla gorilla gorilla aux zones géographiques reliant les sites recensés. Ils sont ainsi ­parvenus au chiffre total de 361 910 individus. Le Congo en abrite à lui seul 60 %.
Victimes du braconnage
Les gorilles des plaines de l’Ouest, qui représentent 99 % de l’espèce, vivent pour plus des deux tiers en dehors de zones protégées par des gardes, ce qui les rend particulièrement vulnérables au braconnage. « Les fusils, les maladies et les arbres déterminent la présence et la densité des gorilles et des chimpanzés », résume le titre de l’article.

Les auteurs, qui ont cherché à ­expliquer les causes du déclin, estiment que le braconnage a certainement joué le plus grand rôle au cours des vingt dernières années – en particulier dans les pays où l’animal est consommé. Viennent ensuite le virus Ebola puis la déforestation pour la conversion en ­terres agricoles. L’extension...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ On peut dire que la valeur touristique du gorille des montagnes l’a sauvé de l’extinction. Pourtant, le contact répété avec les humains fait peser une menace, mais elle est encore mal évaluée.
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Extinction des grands singes : le tourisme protège... mais jusqu’où ?

On peut dire que la valeur touristique du gorille des montagnes l’a sauvé de l’extinction. Pourtant, le contact répété avec les humains fait peser une menace, mais elle est encore mal évaluée.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h03
    |

            Laurence Caramel








                        



                                


                            
Lorsque le gouvernement rwandais a annoncé il y a un an que les ­touristes devraient désormais ­débourser 1 500 dollars chacun pour aller à la rencontre des gorilles de montagne du parc des Volcans, les ONG de conservation ont applaudi des deux mains. En un jour, le prix des permis délivrés pour cet extraordinaire et bref – le contact est limité à une heure – voyage était multiplié par deux. « C’est une décision bonne et courageuse, a déclaré Mark Rose, le ­directeur exécutif de Fauna & Flora International. Elle montre la volonté du gouvernement de gérer au mieux son actif ­naturel le plus précieux. »

Parmi les défenseurs de cette espèce, dont il subsiste moins d’un millier d’individus, le sujet ne fait plus débat : « La valeur touristique du gorille des montagnes l’a sauvé de l’extinction », affirme le docteur Kirsten Gilardi, la directrice américaine de Gorilla Doctors, un ­réseau de vétérinaires qui travaille en Afrique centrale.
Mais jusqu’où est-il possible d’exploiter cet « actif » sans le mettre en danger ? Stress, maladies, transformations du comportement qui conduiraient, par exemple, les gorilles à ne plus fuir ­devant les braconniers… L’incidence des contacts répétés avec les humains soulève de multiples questions.
Marché en pleine croissance
Le Rwanda, qui est de loin le pays où ce tourisme d’observation est le plus développé, a choisi de réguler ce marché en pleine croissance par les prix. En 2016, les onze familles de gorilles du parc des Volcans ont été visitées chaque jour, rapportant la somme record de 16 millions de dollars.
De l’autre côté de la frontière, dans le parc des Virunga, l’insécurité entretenue par la présence de groupes armés ­limite jusqu’à présent l’afflux de voyageurs étrangers. Mais les Congolais se préparent à profiter de la décision rwandaise en familiarisant deux nouveaux groupes au contact des hommes. Ici, il n’en coûte « que » 400 dollars.

De façon...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ La population de gorilles des montagnes, en Afrique centrale et de l’Est – un millier d’individus environ –, est en augmentation. Un cas unique  parmi les grands singes, menacés d’extinction.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/05/2018
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La stratégie qui sauve les gorilles des montagnes

La population de gorilles des montagnes, en Afrique centrale et de l’Est – un millier d’individus environ –, est en augmentation. Un cas unique  parmi les grands singes, menacés d’extinction.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 06h36
    |

            Laurence Caramel (Parc des Virunga (République démocratique du Congo), Musanze (Rwanda), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le jour vient à peine de se lever, découvrant la tête encore embrumée du ­Mikeno. Fusil à l’épaule, les gardes silencieux avancent sur les versants du volcan couverts de champs de pommes de terre et de haricots, tirés au cordeau, qui mènent au parc des Virunga. Il y a longtemps que, sur ces hautes terres densément peuplées du Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les paysans se sont installés aux marches de la plus ancienne aire protégée d’Afrique.
A peine franchie la fine clôture de fil de fer flanquée d’une pancarte fixant le début de la ­réserve, la nature reprend ses droits, et commence le royaume unique et fragile des ­derniers gorilles de montagne. Gorilla beringei beringei – toujours classée en danger critique d’extinction par l’Union internationale de ­conservation de la nature (UICN) – est la seule sous-espèce parmi les grands singes dont le nombre (880 au dernier ­recensement) soit en augmentation. A côté des moyens militaires ­déployés pour tenir à distance les braconniers et les groupes armés ­sévissant dans cette région fracturée par les guerres et la pauvreté, le rôle joué par les scientifiques est au cœur de ce rare succès d’une campagne de ­conservation, initiée à la fin des années 1960 par la primatologue américaine Dian Fossey.
La ronde quotidienne peut commencer. « Nous devons savoir où ils se trouvent et vérifier qu’ils sont en bonne santé », explique le chef ranger, Martin Kazereri, quinze ans de service. Partis en éclaireurs, les pisteurs tracent à la ­machette une mince voie dans un mur de branches et de lianes entrelacées et encore ruisselantes des pluies abondantes de la nuit. Les coordonnées GPS relevées la veille servent de point de départ pour retrouver le chemin ­emprunté par le groupe. Au bout de deux heures de marche, dans le silence de la forêt, perce le bruit des bois qui craquent sous le poids des juvéniles grimpant vers les cimes.

Au sol se dévoile le...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.
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Les enfants sont plus endurants que des athlètes

Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. « Maman, je suis fatigué. » La prochaine fois que Junior tentera cet argument pour échapper à une balade familiale à vélo ou un parcours santé, vous pourrez le contrer sans état d’âme, arguments scientifiques à l’appui. Des chercheurs viennent en effet de démontrer que les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme. Plus impressionnant encore, ces marmots récupèrent plus rapidement que des athlètes qui s’entraînent six fois par semaine.
Ces résultats ont été publiés le 24 avril dans la revue Frontiers in Physiology par une équipe dirigée par Sébastien Ratel, enseignant-chercheur en physiologie de l’exercice à l’Université Clermont-Auvergne.
C’est une évidence pour bien des parents : leurs enfants sont plus endurants qu’eux. Et la science le confirme. Depuis vingt ans, des travaux – principalement menés par M. Ratel – ont établi que les jeunes enfants (prépubères) fatiguent moins que des adultes non entraînés lors d’exercices physiques intenses et répétés, tels des sprints à vélo ou des courses à pied de courte distance. Mais qu’en est-il si on les compare à des athlètes de haut niveau ?
Récupération rapide
Pour pousser jusqu’au bout la démonstration, les chercheurs français et Anthony Blazevich (Université Edith-Cowan, Australie) ont constitué trois groupes de volontaires, tous de sexe masculin : douze garçons prépubères de 8 à 12 ans, douze adultes non entraînés d’une vingtaine d’années, et treize athlètes d’endurance dans la même tranche d’âge. Dans les deux premiers groupes, le niveau d’activité physique ne dépassait pas quatre heures par semaine. Les membres du troisième groupe étaient, eux, inscrits dans un club d’athlétisme, de cyclisme ou de triathlon et s’entraînaient six fois par semaine. Ils n’étaient pas marathoniens.
Tous ont été soumis à deux tests, sur un vélo...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Des traces laissées sur les os d’un rhinocéros insulaire suggèrent qu’un représentant du genre « Homo » vivait dans l’archipel dix fois plus tôt qu’on ne le pensait.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     
                                                   
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Une présence humaine aux Philippines il y a 700 000 ans

Des traces laissées sur les os d’un rhinocéros insulaire suggèrent qu’un représentant du genre « Homo » vivait dans l’archipel dix fois plus tôt qu’on ne le pensait.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 10h43
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            

Nos prédécesseurs du genre Homo avaient peut-être le pied plus marin qu’on ne l’imaginait. C’est ce que suggère la découverte sur l’île de Luzon, aux Philippines, d’outils de pierre taillée associés à des ossements de rhinocéros portant des marques de débitage et de percussion. L’ensemble aurait environ 700 000 ans, une date dix fois plus ancienne que le plus ancien ossement pré-humain connu dans l’archipel philippin, un os du pied vieux de 67 000 ans, trouvé dans la grotte de Callao. Pour rappel, Homo sapiens, lui, est apparu il y a un peu plus de 300 000 ans en Afrique.
La découverte, faite à 250 km au nord de Manille sur un site étudié depuis 2014, a été présentée, le 3 mai, dans la revue Nature. La fouille n’a pas livré de restes ­humains, mais les marques relevées sur le rhinocéros signent la présence de représentants du genre Homo aux Philippines à cette date reculée. A la même époque, dans la région, l’île indonésienne de Flores était habitée par Homo floresiensis, surnommé « le Hobbit » pour sa petite taille.
Colonisation des îles
« Ce qui est surprenant, c’est que ce se soit passé deux fois : Flores et Luzon ont toujours été des îles, et ­elles ont été toutes deux colonisées très tôt », souligne Thomas Ingicco, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, qui a dirigé les fouilles aux Philippines. Il rappelle que, même lorsque le ­niveau des mers était 120 mètres plus bas qu’aujourd’hui, les bras de mer à traverser pour atteindre Luzon n’ont jamais fait moins d’une cinquantaine de kilomètres de large, que l’on vienne du sud-ouest par l’archipel indo-malais, ou du nord, par Taiwan.

Comment faire le trajet depuis le continent ? Pour les petits animaux, des branches d’arbre servent aisément de radeau. Les gros herbivores, comme les stégodons, cousins éteints de l’éléphant, ou le rhinocéros des Philippines, lui aussi disparu, sont d’excellents flotteurs,...




                        

                        


<article-nb="2018/05/11/19-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Très rarement, une malformation utérine se traduit par le développement de jumeaux, voire de triplés, dans deux cavités séparées. Des naissances ont été rapportées.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤ 