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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.
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Rappel de reblochons AOP vendus par Leclerc en raison de cas d’intoxication alimentaire « grave »

Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 17h56
   





                        


Les centres E. Leclerc ont annoncé vendredi 11 mai qu’ils procédaient au rappel d’un reblochon AOP vendu sous sa marque Nos régions ont du talent en raison de « plusieurs cas » d’intoxication alimentaire « grave » par la bactérie E. coli 026.
Des enfants en bas âge ont été infectés, et les autorités sanitaires ont identifié « sept cas d’infections à Escherichia coli, dont six syndromes hémolytiques et urémiques [complications rénales] survenus chez des enfants âgés de un an et demi à 3 ans », ont fait savoir les ministères de la santé et de l’agriculture.
Ce fromage de 450 grammes est fabriqué par la société Fromagerie Chabert, précise un communiqué du distributeur, alerté par un signalement de Santé publique France.
« Les consommateurs étant en possession de ce produit ne doivent pas le consommer et sont invités à le rapporter dans leur centre E. Leclerc », dit le communiqué, qui donne également un numéro vert mis à leur disposition (0800.011.100).
Gastroentérites éventuellement hémorragiques
Le 26 avril, une autre société, la Fromagerie du Plessis, avait annoncé le rappel d’un lot de camemberts de Normandie AOP commercialisé sur tout le territoire national à la suite d’un contrôle ayant révélé la présence de cette même bactérie (Escherichia coli).

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Escherichia coli O26:H11 peut entraîner, dans la semaine qui suit la consommation d’un produit contaminé, des gastroentérites, éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique).
Les personnes qui auraient consommé les produits concernés et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant et à lui signaler cette consommation et la nature du germe contaminant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La Cour de cassation doit décider le 19 juin si le procès pénal de l’amiante aura lieu. Voici des clés de compréhension de ce scandale sanitaire majeur.
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Procès de l’amiante : la « fibre tueuse » en quatre questions

La Cour de cassation doit décider le 19 juin si le procès pénal de l’amiante aura lieu. Voici des clés de compréhension de ce scandale sanitaire majeur.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 16h26
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


Le procès pénal de l’amiante aura-t-il lieu ? En début de semaine, la Cour de cassation a décidé qu’elle trancherait le 19 juin. Elle a été saisie par deux associations composées de victimes et de proches de victimes de l’amiante, Ardeva 59-62 et le Comité antiamiante Jussieu. Les victimes ont pour point commun d’avoir travaillé aux chantiers navals Normed Dunkerque, dans le Nord, ou sur le campus de l’université Jussieu, à Paris.

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                Un dernier espoir de procès pour les victimes de l’amiante



Les requérants demandent aux juges d’invalider une décision de la cour d’appel de Paris de septembre 2017, qui annule la mise en examen de huit responsables nationaux en lien avec le scandale sanitaire de l’amiante pour homicides et blessures involontaires (neuf initialement, un étant mort depuis). Il est reproché à ces scientifiques, industriels et fonctionnaires d’avoir participé, entre 1982 et 1995, au Comité permanent amiante (CPA). Si la Cour donne raison aux associations, les affaires seront renvoyées devant le juge du fond et un procès pénal pourrait avoir lieu, un quart de siècle après la première plainte.
En attendant, voici quelques clés de compréhension. 
Qu’est-ce que l’amiante ?
L’amiante est une famille de fibres minérales naturelles et plus précisément, des silicates hydratés de calcium et de magnésium répartis en deux variétés : la serpentine et les amphiboles. Ces fibres résistantes au feu sont notamment utilisées par les professionnels de l’isolation et du ciment.
Inhalé de manière prolongée, l’amiante cause plusieurs types de maladies. D’abord, des pathologies graves non cancéreuses. Il s’agit de l’asbestose (« asbeste » étant synonyme d’amiante), une fibrose pulmonaire entraînant une insuffisance respiratoire chronique, des pleurésies bénignes asbestosiques, sources de douleurs thoraciques et de difficultés respiratoires, ou encore des plaques pleurales, dépôts fibreux sur la plèvre (enveloppe des poumons). Il provoque aussi des cancers : le mésothéliome (cancer de la plèvre) et le cancer broncho-pulmonaire.
La « fibre tueuse » est responsable, en France, de plus de 85 % des cancers de la plèvre et de 10 % à 20 % des cancers du poumon.
De quoi le Comité permanent amiante est-il accusé ?
Cette structure, fondée en 1982 et aujourd’hui dissoute, réunissait les parties concernées par la gestion des risques liés à l’amiante. Les parties civiles l’accusent d’avoir, par son lobbying, retardé l’interdiction de sa fabrication, de sa transformation et de sa mise sur le marché en France, décidée en 1997. A cette date, sept autres pays européens avaient déjà interdit la fibre.
Si la France a tant tardé à l’interdire, c’est notamment parce que le CPA avait réussi à imposer le concept d’« usage contrôlé » de l’amiante pour faire durer le statu quo. A ce titre, une valeur limite d’exposition a été fixée, trop élevée pour véritablement protéger les travailleurs.
Les requérants reprochent aux ex-membres du CPA d’avoir œuvré tout en connaissant les risques. La dangerosité de la fibre est connue depuis le début de XXe siècle. La fibre a été classée source de maladie professionnelle (asbestose, pathologie pulmonaire grave) en 1945 en France. A l’époque des faits, toutes les formes d’amiante sont déjà désignées comme cancérogènes par le Centre international de lutte contre le cancer.
Malgré le « repenti » du CPA, qui regrette sa participation en faveur de l’amiante ou dit avoir été instrumentalisé, des juges ont déjà mis en doute la responsabilité de l’organisation. En mai 2013, dans un autre volet du scandale de l’amiante, la cour d’appel de Paris estimait, à la surprise générale, que l’influence du CPA n’était « pas établie ».
Le Sénat, dans un rapport d’information déposé en octobre 2005, n’est pas de cet avis :
« Le drame de l’amiante démontre qu’en l’absence de décisions des pouvoirs publics une structure de lobbying, certes particulièrement efficace, a réussi à se voir quasiment déléguer le dossier de l’amiante par le ministère. »
La chambre haute alerte : « Le CPA avait beaucoup plus de pouvoirs que certains, à commencer par ses anciens membres, voudraient le laisser croire. » Pour exercer son lobbying, le comité n’hésitait pas à envoyer des courriers aux ministres et même au premier ministre, Michel Rocard (1988-1991).
Combien de morts seraient liées à l’amiante ?
Ce procès pénal serait d’autant plus important et symbolique que l’amiante est la première cause de mortalité au travail. Entre 1965 et 1995, 35 000 personnes sont mortes dans l’Hexagone d’une maladie due à l’amiante, selon un rapport sénatorial de 2005. Chaque année en France, entre 2 200 et 5 400 cancers, et entre 1 686 et 3 867 morts sont liés à l’amiante, selon l’Institut de veille sanitaire. Il pourrait être la cause de 100 000 morts en France d’ici à 2025, selon le Haut Conseil de la santé publique. En la matière, les autorités sanitaires sont obligées de recourir aux projections : les maladies dues à la fibre se déclarent entre vingt et quarante ans après y avoir été exposé.
Les personnes les plus menacées sont bien sûr celles qui y sont exposées au cours de leur activité professionnelle. Dans les années 1960, les secteurs les plus touchés étaient les filières de production et d’utilisation (métiers de l’isolation, chauffagistes, chantiers navals). A partir des années 1980, après l’interdiction, les personnes le plus exposées sont celles qui interviennent professionnellement sur des matériaux contenant de l’amiante.
Un quart des salariés hommes actuellement retraités en France ont été exposés au moins une fois à l’amiante au cours de leur vie professionnelle, d’après l’Institut de veille sanitaire.
L’amiante est-il encore utilisé ?
En France, il reste présent dans de nombreux bâtiments construits ou rénovés avant son interdiction, en 1997. En particulier dans les toitures, les canalisations, les revêtements de sol, plafonds et faux plafonds, cloisons ou encore colles, joints et peintures. Il y aurait ainsi dans les immeubles entre 50 kg et 80 kg d’amiante par habitant.
Dans le monde, il n’est interdit que dans une soixantaine de pays. « De nombreuses multinationales européennes utilisent un double standard : elles travaillent sans amiante en Europe et continuent à utiliser de l’amiante dans le reste du monde », rappelle en 2005 un bulletin d’information du centre de recherches de l’Institut syndical européen. L’exportation de déchets européens contenant de la fibre vers des pays en voie de développement est un autre facteur de risque.
Les lignes bougent, mais lentement. Au Brésil, la Cour suprême a attendu, comme en France, que l’amiante cause des milliers de morts pour le bannir, en décembre 2017. Dans le monde, 100 000 personnes meurent chaque année à cause de l’amiante, selon l’Organisation mondiale de la santé.


Pour aller plus loin sur l'amiante

Tout savoir sur l'amiante, vidéo de la chaîne Deux gouttes de culture sur Youtube.
« Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir », rapport des sénateurs Gérard Dériot et Jean-Pierre Godefroy (2005).
« Impact sanitaire de l’exposition à l’amiante », dossier de l’Institut de veille sanitaire en 2013.
« Présentation, effets sanitaires, expositions et cadre réglementaire », dossier de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en 2016.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Les difficiles conditions météorologiques des dernières semaines sont responsables de l’accident, qui a fait au moins 44 morts.
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Au Kenya, la rupture d’un barrage fait de nombreuses victimes



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
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        Le 11.05.2018 à 14h33

     •
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        Mis à jour le 11.05.2018 à 14h48






Durée : 01:01 | 

Dans la nuit du 9 au 10 mars, un barrage situé près de Nakuru, au Kenya, a cédé. Ses eaux ont balayé les modestes habitations de cette zone rurale, tuant au moins 44 personnes, dont 20 enfants. Les rescapés qualifient les eaux boueuses et tumultueuses emportant leurs habitations d’« enfer sur terre ».
Le barrage était utilisé par les fermiers pour irriguer leurs terres. Le pays est soumis à de fortes précipitations depuis le début de la saison des pluies. Elles ont entraîné des inondations causant la mort de 170 personnes.


                

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Révélé dans le film « Demain », le PDG de Pocheco, qui fabrique des enveloppes dans le Nord, promeut l’écolonomie.
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édition abonné


Un apéro avec Emmanuel Druon : « On se chauffe presque à l’eau de pluie ! »


                      Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Révélé dans le film « Demain », le PDG de Pocheco, qui fabrique des enveloppes dans le Nord, promeut l’écolonomie.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h19
    |

            Denis Cosnard








                              

                        

Il est tout gêné d’être ici, dans ce palace des Champs-Elysées, avec six mètres de hauteur sous plafond et une harpiste qui égrène ses notes tandis que les clients dégustent leur café. « Quand je vais dire ça aux collègues… » Emmanuel Druon a beau être PDG, le luxe n’est pas son monde. Dans son entreprise, il a opté pour le salaire minimum – certains de ses salariés gagnent quatre fois plus que lui ! Alors ce chantre de l’écologie et de la sobriété aurait préféré un lieu plus simple. Pour ne pas être bloqué par les grèves, il a néanmoins accepté de se replier sur un grand hôtel proche de son rendez-vous précédent. Quitte à se sentir un peu déplacé en posant sa grosse sacoche orange sur le canapé… Nous commandons deux thés noirs. Idéal pour la voix.
Echo impressionnant
Patron et « collègue » de ses salariés malgré tout. Industriel et écolo. Businessman mais littéraire dans l’âme. « Maladivement timide » et pourtant vedette. Emmanuel Druon, le PDG du fabricant d’enveloppes Pocheco, est un curieux animal. Un oxymore fait homme, qui tente sans cesse de concilier ce qui paraît incompatible, en lui comme autour de lui. D’emblée, ce fils d’un patron de presse et d’une psychanalyste admet être guetté par une forme de schizophrénie : « D’un côté, il faudrait que l’entreprise ait une croissance continue, se développe sur un continent, puis deux, avale ses concurrents, etc. De l’autre, les ressources s’amenuisent et le réchauffement climatique risque d’entraîner des catastrophes. En tant qu’industriel, on se sent à la fois impuissant et responsable. »
« On peut entreprendre sans détruire », assure-t-il cependant, en sortant de son sac un des deux carnets qu’il transporte toujours avec lui, l’un pour tout ce qui concerne l’entreprise, l’autre pour nourrir son prochain livre. Avant notre apéro, il y a préparé quelques phrases. « Il est plus économique de produire de façon écologique, l’expérience de notre entreprise...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Elégant et écologique, le bois devient le matériau de prédilection des nouveaux immeubles, tours d’habitation ou de bureaux. Une révolution architecturale rendue possible par la mise au point de panneaux d’une résistance inégalée.
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Les architectes retournent au bois


                      Elégant et écologique, le bois devient le matériau de prédilection des nouveaux immeubles, tours d’habitation ou de bureaux. Une révolution architecturale rendue possible par la mise au point de panneaux d’une résistance inégalée.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 17h01
    |

                            Marie Godfrain








   


Dans dix mois, un nouveau sommet culminera entre le centre-ville de Strasbourg et la frontière allemande. Haute de 38 mètres et dotée de 11 étages, la tour Sensations aura la particularité d’être entièrement réalisée en bois, de la façade à la cage d’ascenseur… 146 appartements y seront logés. A Bordeaux, au niveau du quai de Brienne, ce sont des entreprises qui investiront, dans quelques jours, le plus grand immeuble de bureaux en bois de France. Baptisé Perspective, il se dresse sur sept niveaux.
Jusqu’à 50 mètres de hauteur
Le bois fait son grand retour dans la construction. Après avoir convaincu les architectes d’intérieur, qui attribuent au lambris des vertus apaisantes, le bois apparaît désormais sur les façades extérieures des maisons et, depuis cinq ans, sur celles des immeubles. Architectes, promoteurs et autres professionnels du bâtiment multiplient en effet les expérimentations pour lancer des chantiers qui peuvent atteindre jusqu’à 50 mètres de hauteur. On le sait peu, mais le bardage (la partie visible qui recouvre les façades) ne représente que 5 % du bois utilisé. L’essentiel est employé pour la structure, invisible de l’extérieur mais véritable enjeu de ce renouveau du bois. « Nous avons dû nous fédérer pour répondre à ce nouveau besoin pour les chantiers à plusieurs étages, de plus en plus nombreux en France », explique Sylvain Larrouy, le président de Maître Cube, qui regroupe les huit plus gros charpentiers du pays.

   


Ce phénomène n’aurait pas vu le jour sans un singulier alignement des planètes. D’abord, une prise de conscience politique. « Depuis la COP21, les élus ont compris les vertus du bois », estime Dimitri Roussel, qui s’est spécialisé dans ce matériau au sein de l’agence Laisné-Roussel, à qui l’on doit la tour bordelaise Perspective (l’architecte a, depuis, lancé son propre studio, Dream). « Ce sont l’Etat et les collectivités locales qui ont commencé ces programmes, que ce soit le futur édifice de la place Mazas, près de Bastille, avec le projet “Réinventer la Seine” ou L’Arboretum, des bureaux à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. »

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                A Tokyo, un gratte-ciel de bois façon Kapla



Dans le cadre du programme « Inventons la métropole du Grand Paris », l’agence Laisné-Roussel a aussi remporté la construction d’un ensemble qui sera réalisé à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Avec ses 60 mètres de hauteur, ce sera l’un des bâtiments en bois les plus élevés de France, grâce à l’utilisation de CLT (Cross Laminated Timber), un matériau ultrarésistant constitué de panneaux de bois massif développé depuis une dizaine d’années.
« Les méthodes de construction sont plus durables, on assemble comme au Lego, sans dépenser d’énergie. » Lina Ghotmeh, architecte
« La tour que je construis actuellement dans le 13e arrondissement de Paris n’aurait pas vu le jour sans le CLT, qui permet de construire haut et dense », souligne l’architecte Lina Ghotmeh. Pour ce projet baptisé « Ré-Alimenter Masséna », elle a utilisé le bois apparent comme un manifeste. « Ce n’est plus un bâtiment mais un élément naturel dans la ville. Il va grisailler, changer de couleur, faire œuvre de pédagogie. » Car le principal intérêt du bois est écologique, avec un bilan carbone deux fois moins lourd que le métal ou le béton, et un chantier court qui ne pollue pas le site puisque le matériau arrive prêt à être monté. « Les méthodes de construction sont plus durables, on assemble comme au Lego, sans dépenser d’énergie inutilement », résume Lina Ghotmeh.

   


L’usage du bois offre aussi de nouvelles formes architecturales, plus légères et élégantes. « Je fais souvent visiter l’immeuble Perspective à des bailleurs, des collectivités et des promoteurs qui ont besoin d’être rassurés, indique Dimitri Roussel. Ils sont rapidement convaincus par sa façade en pin des Landes et son intérieur en mélèze d’Aquitaine et du Massif central. »
Pourtant, le premier gratte-ciel en bois n’est pas pour demain. « Le Japonais Shigeru Ban est à l’origine d’une tour de 70 mètres à Vancouver, au Canada, mais on ne verra jamais de Burj Khalifa en bois (la tour la plus haute du monde, 828 mètres, située à Dubaï) », estime William Hall, auteur de Wood, ouvrage consacré à la construction en bois (éd. Phaidon). Peu importe, du moment que l’industrie du bâtiment, l’une des plus polluantes du monde, poursuit sa réforme.

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                La construction en bois prend de la hauteur en France






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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert dans l’Ouest guyanais suscite une forte controverse.
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Projet aurifère en Guyane : le député EELV Yannick Jadot dénonce « une catastrophe »

Ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert dans l’Ouest guyanais suscite une forte controverse.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h00
   





                        


Le député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot s’est élevé vendredi 11 mai sur Franceinfo contre le projet d’exploitation aurifère controversé de la « Montagne d’or », dans l’ouest de la Guyane, « une catastrophe » et « une aberration économique », selon lui. Le débat public sur ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert, le plus grand projet d’extraction d’or jamais proposé en France, est en cours en Guyane, et voit s’affronter deux logiques.
« Ce sont des milliers de tonnes de cyanure qu’on va mettre dans la nature, est-ce qu’on va faire crever la biodiversité et rendre malades les populations simplement pour faire plaisir à une société canadienne et à une société russe ? », a déclaré le député européen.
Selon M. Jadot, ce projet « c’est l’équivalent de 32 Stades de France » et « c’est une aberration économique, ça va vivre de subventions publiques », reprenant les arguments du Fonds mondial pour la nature (WWF), principal opposant au projet. « Est-ce qu’on a vraiment envie de laisser des sociétés canadienne et russe s’emparer et détruire les forêts, avec des revenus pour les Guyanais extrêmement limités par rapport à ça ? », a-t-il demandé.

        Lire la tribune de Patrick Lecante, maire d’une commune de Guyane :
         

          En Guyane, un projet minier « à contretemps de l’histoire »



Importante controverse
Le projet « Montagne d’or » prévoit l’exploitation d’une mine, d’une superficie de 8 km2, à partir de 2022, en forêt tropicale, et permettrait la création de 750 emplois directs, dont au moins 90 % d’emploi local, et 3 000 emplois indirects, selon ses promoteurs. Il utiliserait un procédé de récupération de l’or par cyanuration en circuit fermé.
Le projet est soutenu par le Medef, la chambre de commerce et d’industrie, la quasi-totalité des élus du littoral et le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre (DVG), mais dénoncé par des ONG environnementales, des organisations autochtones et des mouvements politiques.
Prévu près de Saint-Laurent-du-Maroni, dans l’Ouest guyanais, et détenu à 55 % par le russe Nordgold et à 45 % par le canadien Columbus gold, il suscite une telle controverse qu’il n’a pas encore été autorisé par le gouvernement français. Emmanuel Macron s’y est cependant dit favorable.

        Lire aussi :
         

                Macron soutient la controversée « Montagne d’or »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ A sept mois de la COP24, qui sera décisive pour l’application de l’accord de Paris, les ONG dénoncent un cadre liberticide imposé par Varsovie.
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Climat : la présidence polonaise de la future COP déjà sous tension

A sept mois de la COP24, qui sera décisive pour l’application de l’accord de Paris, les ONG dénoncent un cadre liberticide imposé par Varsovie.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 14h21
    |

            Simon Roger (Bonn (Allemagne), envoyé spécial)








                        



                                


                            

La décision de confier la prochaine conférence des Nations unies sur le climat aux Polonais fait de plus en plus débat. La COP24 qui aura lieu du 3 au 14 décembre à Katowice, au cœur de l’industrie charbonnière silésienne, s’annonce comme un rendez-vous décisif pour la mise en œuvre de l’accord de Paris. Les négociations vont être présidées par un pays particulièrement retors dans les négociations internationales car très dépendant du charbon – l’énergie fossile la plus émettrice de gaz à effet de serre.
Le sujet a imprégné les discussions de Bonn, en Allemagne, où s’est achevée, jeudi 10 mai, une session de travail préparatoire. Les négociateurs se sont quittés sans avancée majeure dans la rédaction du « rule book », le mode d’emploi de l’accord conclu fin 2015 à Paris, qui doit être adopté en décembre. Actant ce retard, le bureau de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a confirmé la tenue d’une session additionnelle à Bangkok du 3 au 8 septembre.
Collecte de données personnelles
Les 196 Etats membres de la Convention-cadre ont exprimé leurs inquiétudes face à la capacité hôtelière et aux moyens d’accès à Katowice, une ville de seulement 300 000 habitants. Au secrétariat de la CCNUCC, on envisage déjà de réduire la jauge de la conférence à 20 000 accrédités – la COP23, en Allemagne, avait enregistré 28 000 accréditations – pour s’adapter aux locaux étriqués retenus par les organisateurs, et on s’inquiète du retard pris dans les travaux d’infrastructures liés à l’événement.
Mais les délégués, les observateurs et les représentants de la société civile présents à Bonn ont repéré une facette des préparatifs plus problématique encore : le cadre législatif défini pour la conférence climat. Deux articles de la loi sur la logistique de la COP24, adoptée mi-janvier par le Parlement polonais, concentrent le malaise. L’article 17 du texte autorise les forces de police à collecter les données personnelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Depuis janvier, trois phocidés ont été retrouvés tués, roués de coups ou criblés de plombs sur des plages du littoral du Nord.
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Pas-de-Calais : Sea Sheperd propose 10 000 euros pour faire avancer l’enquête sur trois phoques tués

Depuis janvier, trois phocidés ont été retrouvés tués, roués de coups ou criblés de plombs sur des plages du littoral du Nord.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 11h26
   





                        


Jusqu’à 10 000 euros de récompense. C’est ce que propose l’ONG de défense des océans Sea Sheperd à qui permettra de faire avancer l’enquête pour retrouver des tueurs de phoques. Depuis janvier, trois phocidés ont été retrouvés tués, roués de coups ou criblés de plombs sur des plages du littoral du Nord. Le premier sur une plage de Oye-Plage et les deux autres sur une plage du Touquet (Pas-de-Calais).
L’ONG a doublé la mise par rapport à une première proposition de 5 000 euros, qui n’avait pas permis d’obtenir d’informations à même de faire avancer l’enquête, selon le quotidien régional Nord Littoral. L’association est coutumière de ces récompenses pour retrouver des braconniers. « On y a recours quand les enquêtes piétinent, explique la présidente de l’association, Lamya Essemlali, au Parisien. Ça surprend encore en France, mais nous voulons agir. Nous ne voulons pas laisser un sentiment d’impunité s’installer chez les tueurs de phoques du Pas-de-Calais, qui est quand même le seul endroit en France où il existe un comité antiphoques, même si je ne les mets pas directement en cause. »
Enquête judiciaire ouverte
L’association a également fait savoir qu’elle va porter plainte, comme l’ont déjà fait avant elle deux associations : le Groupement de défense de l’environnement dans l’arrondissement de Montreuil-sur-Mer (GDEAM-62), dont les membres avaient découvert les deux phoques tués le 6 mai, et la Ligue de défense des animaux (LPA), après que le premier phoque avait été découvert début janvier. La Fondation Brigitte Bardot veut également porter plainte.
L’autopsie, réalisée à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Liège, en Belgique, a révélé que le premier phoque avait reçu « huit plombs de chasse de gros diamètre au niveau du thorax » et des coups « violents au niveau du cou alors qu’il était agonisant, entraînant une hémorragie fatale », selon un communiqué de GDEAM-62 publié sur Facebook. Le second, bagué, est mort d’asphyxie, « probablement pris dans un engin de pêche provoquant sa noyade », et a également reçu des coups mais « nettement moins violents ».
Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer, selon Le Parisien, qui va être confiée au commissariat local. Les policiers privilégient la piste d’un acte commis par des pêcheurs, toujours selon le quotidien. Les enquêteurs sont toutefois pessimistes quant à la possibilité de remonter jusqu’aux auteurs. « Il y a rarement de témoins en mer, explique l’un d’eux au Parisien. Et, contrairement à d’autres armes, les balles de fusils de chasse ne disposent pas de signature, ce qui aurait pu permettre de retrouver les propriétaires. » 
D’où la récompense proposée par Sea Sheperd pour espérer faire parler d’éventuels témoins. « On va se pencher davantage sur le problème, d’autant qu’il y en a peut-être plus que ces trois cas précis. On ne retrouve pas tous les corps, et il n’y a pas toujours d’autopsie. Mais à notre connaissance, on n’a pas de cas similaires de phoques abattus à coups de plombs, sur les côtes françaises. C’est vraiment spécifique au littoral du Nord », explique Lamya Essemlali.
Le comité antiphoques se défend
Bien qu’elle ne les accuse pas directement, l’association ne cache pas ses soupçons à l’égard du comité antiphoques. « En France, il n’y a pas d’autre collectif antiphoques que dans cette région. Ça mérite qu’on s’interroge, même si on ne peut rien prouver », estime Mme Essemlali. 
Interrogé par Nord Littoral, le président de ce comité, Fabrice Gosselin, s’est défendu : « Quand on a ouvert un site internet pour le collectif antiphoques, on a vite renoncé : on se faisait insulter par des écolos de partout, jusqu’à Strasbourg ! Mais on n’est pas des tueurs sanguinaires, comme certains essayent de le faire croire. Un pêcheur, c’est d’abord un écologiste ! On est les premiers à dénoncer la pollution et les chaluts électriques… »
Reste que le collectif plaide toujours pour la mise en place d’une régulation de la population des phoques. « En Ecosse, ils autorisent la régulation des phoques à proximité des élevages de saumon, et ils ne sont pas en voie de disparition… On veut juste trouver un juste milieu. »
Entre 500 et 600 phoques, gris et veau marin, protégés depuis les années 1970, vivent selon lui au large des côtes du nord de la France, depuis la baie de Somme jusqu’à la Belgique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Un conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite, producteurs de l’or noir le plus rentable, arrangerait bien les producteurs américains, fait remarquer, dans une tribune au « Monde », l’économiste américain Robert Bell avec ironie.
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« Les producteurs de pétrole américains auraient tout à gagner » à une guerre dans le Golfe

Un conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite, producteurs de l’or noir le plus rentable, arrangerait bien les producteurs américains, fait remarquer, dans une tribune au « Monde », l’économiste américain Robert Bell avec ironie.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h15
    |

Robert Bell (Ancien directeur du département de finance et de gestion du Brooklyn College, City University of New York)







                        



                                


                            
Tribune. Et si les constructeurs automobiles qui se sont lancés dans les véhicules électriques gagnaient leur pari ? Les prix du brut baisseraient, même s’il y a bien sûr d’autres utilisations du pétrole que le carburant pour les automobiles. Il serait moins rentable d’investir dans les infrastructures pétrolières. Les baby drillers américains, ces petites sociétés de forage dont l’essor a été favorisé par la déréglementation environnementale et les allégements fiscaux de l’administration Trump, seraient en difficulté. Et la Russie de Poutine, grande exportatrice de pétrole, ferait la grimace.
le pétrole de schiste est un gouffre financier, les foreurs empruntant lourdement pour garder la tête hors de l’eau
Pour les pétroliers, le compte à rebours a commencé. Bloomberg New Energy ­Finance prévoit que, dès 2025-2029, « dans la plupart des pays les véhicules électriques auront des coûts de cycle de vie plus bas et seront moins chers à l’achat que les voitures à moteur à combustion interne ». C’est une très mauvaise nouvelle pour les baby drillers de Trump, dont la santé financière n’est pas brillante.
Jusqu’à cette année, alors que le brut américain se situait entre 60 et 68 dollars (entre 50,5 et 57,2 euros) le baril, le pétrole de schiste est un gouffre financier, les foreurs empruntant lourdement pour garder la tête hors de l’eau : ils ont souscrit 293 milliards de dollars en obligations entre 2008 et 2017, selon le ­Financial Times du 23 avril 2018. Et la hausse des taux d’intérêt renchérit d’ores et déjà ces emprunts.
Flux de trésorerie
Les baby drillers ne peuvent se contenter d’atteindre le seuil de rentabilité. Ils ont besoin d’un flux de trésorerie suffisant pour creuser de nouveaux puits ; la production des anciens diminue rapidement – d’environ 50 % ou davantage au cours de la première année, selon la plupart des experts. Ainsi, selon les analystes de marché, les exploitants...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 10/05/2018
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Comment les humains provoquent des tremblements de terre

Une étude publiée dans « Science » décrit les mécanismes physiques par lesquels l’extraction de gaz, la fracturation hydraulique et la géothermie déclenchent des séismes.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 10h50
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Quel est le point commun entre les villes de Pawnee (Etats-Unis), Groningue (Pays-Bas) ou Bâle (Suisse) ? Toutes les trois ont subi, ces dernières années, d’inattendus tremblements de terre provoqués par les activités humaines en sous-sol. L’Etat de l’Oklahoma, où se situe Pawnee, est ainsi devenu champion du monde de ces séismes dits induits, avec plusieurs centaines d’événements en 2015. A l’origine de ce phénomène, l’exploitation des gaz et de pétrole de schiste de la région. Non seulement les exploitants ont recours à la technique de la fracturation hydraulique – le « fracking » –, qui consiste à fissurer la roche en y injectant des liquides sous haute pression, mais ils renvoient ensuite dans le sous-sol toutes les eaux usées qui découlent de l’extraction et notamment l’eau saline stockée naturellement dans le réservoir géologique et remontée avec les hydrocarbures.
A Bâle, victime d’un petit séisme de magnitude 3,4 en 2006, c’est aussi la fracturation hydraulique qui a été pointée du doigt, mais cette fois dans le cadre d’un projet de géothermie profonde non conventionnelle. L’idée consistait à disloquer la roche pour augmenter sa perméabilité et ainsi améliorer les échanges thermiques en sous-sol. Le projet a été abandonné après le tremblement de terre.
Tassement des couches géologiques
La mésaventure suisse n’a pas servi de leçon aux promoteurs d’un programme analogue à Pohang, en Corée du Sud. Le 15 novembre 2017, la ville a été secouée par un séisme de magnitude 5,4, le plus puissant de l’histoire moderne du pays, au cours duquel plusieurs dizaines de personnes ont été blessées. Deux études récemment parues dans Science ont estimé très probable le lien de cause à effet entre le fracking et ce séisme.

Dans un article publié lui aussi par Science jeudi 10 mai, une équipe de l’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée décrit les mécanismes qui déclenchent ces séismes induits. Après l’injection...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Selon la revue « Science », la NASA explique l’annulation du Carbon Monitoring System par « des contraintes budgétaires ».
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La Maison Blanche supprime un programme de la NASA sur les gaz à effet de serre

Selon la revue « Science », la NASA explique l’annulation du Carbon Monitoring System par « des contraintes budgétaires ».



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h25
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 08h06
   





                        


« L’administration du président Donald Trump a discrètement tué le Carbon Monitoring System (CMS) », un programme de la NASA destiné à surveiller dans l’atmosphère le dioxyde de carbone et le méthane, considérés comme contribuant au réchauffement de la planète. Confirmant une information de la revue Science, jeudi 10 mai, un porte-parole de l’agence spatiale a qualifié cette décision de « dernière attaque d’envergure contre la science climatique » opérée par la Maison Blanche.
Le programme CMS, d’un montant de 10 millions de dollars par an, cherche les sources d’émission et les puits de dioxyde de carbone, et créé des modélisations en haute résolution des flux de ce gaz à effet de serre sur la Terre, explique la revue américaine. Selon Science, la NASA « a refusé de fournir une raison à cette annulation autre que “des contraintes budgétaires et des priorités plus pressantes au sein du budget scientifique” ».
La revue a cité également Steve Cole, un porte-parole de l’agence spatiale américaine, soulignant qu’il n’était fait mention du CMS nulle part dans le budget adopté en mars par le Congrès américain, ce qui « a permis à l’initiative de l’administration d’entrer en vigueur ».

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Un président sceptique sur le changement climatique
Le porte-parole a précisé jeudi soir à l’Agence France-Presse que le président américain avait proposé l’an dernier de supprimer le programme CMS ainsi que quatre autres missions scientifiques de la NASA. Selon lui, après de longues délibérations, le Congrès a décidé de préserver le financement des quatre missions mais comme le CMS n’était pas mentionné, il a été supprimé. Il a décrit ce processus comme une collaboration entre les parlementaires et l’exécutif. Les subventions déjà allouées vont être honorées mais aucune nouvelle étude ne sera lancée, a-t-il précisé.

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Le président américain s’est toujours montré sceptique concernant le changement climatique, parlant même, avant son élection, d’une « invention » de la Chine. Il a déjà annulé une autre mission scientifique de surveillance de la Terre, le Orbiting Carbon Observatory 3 (OCO-3), et annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat signé fin 2015.
D’après Kelly Sims Gallagher, directrice du Centre de politique internationale sur l’environnement et les ressources de l’université américaine Tufts, la suppression du CMS menace les efforts de vérification du niveau national de réduction des gaz à effet de serre pris dans le cadre de cet accord. « Si on ne peut pas mesurer les réductions des émissions, on ne peut pas avoir confiance dans le fait que les pays se conforment à l’accord », a-t-elle dit à Science. Supprimer le CMS est « une grave erreur ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Un responsable policier régional, qui coordonne les secours sur place, a cité comme cause probable de cette rupture les fortes précipitations des dernières semaines.
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Compte rendu

Au Kenya, la rupture d’un barrage fait des dizaines de morts

Un responsable policier régional, qui coordonne les secours sur place, a cité comme cause probable de cette rupture les fortes précipitations des dernières semaines.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 10.05.2018 à 09h43

     •
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        Mis à jour le 10.05.2018 à 18h48






    
Des habitants autour des corps des victimes.
Crédits : AFP


La rupture d’un barrage au Kenya, dans la soirée de mercredi 9 mai, a provoqué la mort d’au moins 41 personnes selon un bilan provisoire communiqué, jeudi soir, par les autorités policières. Leurs maisons ont été emportées par les eaux. Le décompte des victimes n’a cessé de s’aggraver au lendemain de la catastrophe.
Le barrage de Solai, situé à dix kilomètres au nord de la ville de Nakuru (soit à environ 150 kilomètres au nord de Nairobi) a cédé mercredi vers 21 heures. Un responsable policier régional, qui coordonne les secours sur place, a cité comme cause probable de cette rupture les fortes précipitations des dernières semaines.
Des inondations très meurtrières
Les eaux boueuses « ont emporté des habitations alors que les gens dormaient », a-t-il ajouté, précisant que « les recherches et secours se poursuivent et de nouveaux cadavres ont été découverts. Le bilan est désormais de 27 morts ».
Au moins 36 personnes ont, par ailleurs, été admises dans des établissements médicaux de la région après que les services de secours, Croix-Rouge kényane en tête, se furent mobilisés rapidement.
D’après plusieurs sources locales interrogées par l’AFP, le barrage était utilisé pour l’irrigation des fermes environnantes et entouré d’habitations de fortune d’ouvriers agricoles employés dans ces exploitations.
Quelque 150 personnes ont été tuées au Kenya par les inondations depuis le début de la saison des pluies en mars, selon un dernier bilan du gouvernement kényan rendu public mercredi (132 morts), auxquelles s’ajoutent les victimes de la catastrophe du barrage de Solai.
Le Kenya connaît deux saisons des pluies annuelles : la courte, d’octobre à décembre, et la longue entre mars et juin. Les trois dernières saisons avaient été pauvres en précipitations, mais celle en cours a vu des pluies torrentielles s’abattre sur une bonne partie du pays et dans le reste de l’Afrique de l’Est.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Un rapport du Oakland Institute dénonce des intimidations envers les éleveurs qui pâtissent de conflits fonciers et doivent céder la place aux touristes et aux chasseurs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/05/2018
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En Tanzanie, les Masai sont rejetés hors de leurs terres au nom de la protection de la nature

Un rapport du Oakland Institute dénonce des intimidations envers les éleveurs qui pâtissent de conflits fonciers et doivent céder la place aux touristes et aux chasseurs.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 10h49
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



   


La région du Serengeti, au nord de la Tanzanie, est mondialement connue pour la richesse de sa faune sauvage, qui attire chaque année des milliers de touristes et de chasseurs. Cette terre est également, depuis toujours, celle des Masai, non moins célèbres éleveurs semi-nomades qui vivent entre le Kenya et la Tanzanie.
Dans son rapport « Perdre le Serengeti, la terre masai qui devait durer pour toujours », publié jeudi 10 mai, le Oakland Institute s’alarme des conflits générés par la compétition autour de l’usage de cette vaste plaine. Le think-tank californien, qui travaille notamment sur les conflits fonciers, a conduit des recherches pendant trois ans dans la zone de Loliondo, dans le nord-est du Serengeti.
Sa conclusion : un long processus entamé à l’époque coloniale a provoqué une limitation drastique des terrains accessibles aux Masai. Cette tendance a été renforcée par le tourisme, avec le développement d’aires protégées (le parc national du Serengeti n’est plus habitable depuis les années 1950), de zones réservées aux safaris ou aux lodges, contrôlées par l’Etat ou par des sociétés privées, ce qui ne laisse plus assez de surface aux Masai pour faire paître leurs troupeaux ou cultiver la terre.
La faim, les maladies, un climat de peur
« L’accès à leur terre ancestrale rétrécit encore et encore, au lieu que leurs droits sur elle soient reconnus par le cadre légal », déplore la fondatrice et directrice exécutive du Oakland Institute, Anuradha Mittal. Elle souligne par ailleurs que les conséquences de ce processus sont « la faim, les maladies mais aussi l’instauration d’un climat de peur » au sein des villages dans lesquels les membres d’Oakland Institute se sont rendus, en raison des conflits générés par l’usage des terres.
Le rapport dénonce ainsi des menaces et des brutalités dont les Masai ont fait l’objet ces dernières années à Loliondo. Le dernier événement recensé date d’août 2017 : plus de 180 bomas (maisons traditionnelles) ont été détruites, des milliers de villageois déplacés et d’importantes pertes constatées au sein des cheptels.
« Dans un communiqué, le ministère [tanzanien] du tourisme a indiqué que ces bomas avaient été brûlées sur ordre du gouvernement dans le but de préserver les écosystèmes de la région et attirer plus de touristes. Il menaçait aussi ceux qui tentent de résister à travers des actions légales », indiquent les auteurs. Souvent, en effet, les communautés masai continuent de vivre ou de passer sur des terrains – rarement balisés – dont ils contestent la propriété. Ces conflits sont aggravés par les lacunes du droit foncier et débouchent parfois sur de longues batailles judiciaires.
Deux exemples sont mis en avant par le think-tank. Le premier oppose des villages masai à Tanzania Conservation Limited (TCL), une société spécialisée dans l’écotourisme, opérant sur 5 100 hectares et détenue par les propriétaires du voyagiste américain Thomson Safaris ; le deuxième à une société contrôlée depuis les Emirats arabes unis, Ortello Business Corporation (OBC), qui utilise un terrain de plus de 150 000 hectares pour des chasses.
« Une problématique mondiale »
Après des conflits, des Masai avaient intenté puis perdu en 2015 un procès contre TCL. Ils ont fait appel début 2017 et la procédure est toujours en cours. Contacté par Le Monde, Thomson Safaris déplore de son côté « d’horribles accusations qui ne font aucun sens et sont tout simplement fausses ».
La situation est légèrement différente quant à la zone de chasse émiratie. Là aussi, une action en justice avait été lancée par des organisations de la société civile, en 2010 – elle n’a jamais abouti. Mais, après une décision de la Commission tanzanienne pour les droits de l’homme, le gouvernement a décidé, en novembre 2017, de supprimer la licence d’OBC, vieille de vingt-cinq ans. Oakland Institute est cependant loin de considérer ce cas « résolu » : non seulement, selon le think-tank californien, « des chasses étaient toujours observées dans cette zone en mars », mais ce retrait de licence ne signifie pas que les Masai pourront de nouveau y accéder.
« Notre objectif n’est en aucun cas de diffamer ni le gouvernement ni des entreprises spécifiques, mais juste de mettre en lumière que des communautés locales sont repoussées en dehors de leurs terres au nom de la protection de la nature », souligne Anuradha Mittal, pour qui ces exemples doivent servir de réflexion sur une « problématique mondiale ».
« Il ne s’agit pas d’interdire le tourisme. Mais ce dernier doit pouvoir s’exercer avec respect envers les populations qui habitent ces zones depuis toujours », poursuit cette analyste. Oakland Institute appelle tout d’abord le gouvernement tanzanien à agir « en arrêtant au plus vite les arrestations et les violences ». Contacté, le ministère du tourisme n’a pas répondu à nos sollicitations. Oakland Institute souligne aussi que, outre les recours judiciaires, « des solutions gagnant-gagnant existent en Tanzanie », citant les certificats de droits coutumiers d’occupation (CCROs), un système d’accès aux terres qui a déjà bénéficié à des communautés ailleurs dans le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.
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Le Congrès américain ausculte la crise des opioïdes

Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 12h52
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

S’ils ne sont pas tous satisfaits des budgets consacrés à la lutte contre la crise sanitaire qui ravage le pays, les élus américains semblent en revanche unanimement déterminés à remonter la chaîne des responsabilités ayant mené à l’explosion du nombre d’overdoses liées aux antidouleurs. Mardi 8 mai, durant trois heures, une commission de la Chambre des représentants a questionné, parfois durement, les dirigeants de cinq des plus grands distributeurs de médicaments du pays, responsables, selon eux, d’avoir fourni durant des années des quantités excessives d’opiacés aux pharmacies de certains Etats. Alors que les plaintes se multiplient à travers le pays contre les fabricants et les distributeurs d’antidouleurs, certains d’entre eux ont déjà dû payer de fortes amendes.

« Aujourd’hui, 115 personnes vont mourir d’une overdose due aux antidouleurs », a relevé en préambule l’un des membres de la commission, Greg Walden, un élu républicain de l’Oregon. En tant que distributeurs, « vous êtes en première ligne dans cette crise », a-t-il ajouté. En 2016, plus de 42 000 personnes ont succombé à une overdose d’opioïdes, en grande partie obtenus sur prescription médicale, une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente. Et, selon les experts, l’année 2017 devrait être aussi sombre avec, en outre, une augmentation des morts liées aux opioïdes de synthèse.
En colère, frustrés ou incrédules, les élus ont cherché à savoir comment ces entreprises avaient pu livrer, sans se poser de questions, des millions d’opiacés à certains de leurs clients, des pharmacies de communes rurales comptant seulement quelques centaines d’habitants. Les chiffres que la presse américaine et l’enquête des élus ont révélés sont vertigineux.
Défense surprenante
Ainsi, dans une ville de 1 779 habitants de Virginie-Occidentale, l’Etat le plus touché par la crise des opioïdes, une officine a reçu, entre 2006 et 2016, 16,5 millions de pilules d’oxycodone...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La filiale de Volkswagen a interrompu la livraison de certains véhicules, après avoir découvert des irrégularités sur des moteurs.
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« Dieselgate » : Audi soupçonnée de continuer à installer des logiciels trompeurs dans ses véhicules

La filiale de Volkswagen a interrompu la livraison de certains véhicules, après avoir découvert des irrégularités sur des moteurs.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 16h32
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Deux ans et demi après le déclenchement du « dieselgate », Volkswagen (VW) n’a toujours pas fait le ménage dans son passé. Une fois de plus, c’est sa filiale Audi qui est au cœur du scandale. L’office fédéral allemand pour la circulation des véhicules à moteurs (KBA) soupçonne la marque de continuer à installer des logiciels trompeurs dans ses voitures récentes. Mardi 8 mai, il a ordonné une enquête contre certains véhicules diesel du constructeur, qui pourraient être équipés d’un logiciel illégal d’un genre nouveau. En début d’après-midi, Audi a reconnu avoir interrompu les livraisons de deux modèles diesel récents, pour vérifier « des anomalies dans le logiciel du moteur ».
En tout, 60 000 véhicules sont concernés dans le monde, dont 33 000 en Allemagne. Il s’agit des berlines de type A6 et A7 équipées de moteurs V6 TDI, a précisé le ministère des transports. Ces voitures sont soupçonnées de contenir un logiciel programmé pour désactiver le système de dépollution du moteur dans certaines situations.
Les deux modèles concernés sont équipés des systèmes de traitement des gaz d’échappement les plus récents : un filtre dit « SCR » (réduction catalytique sélective), qui transforme les émissions d’oxydes d’azote (NOx) en vapeur d’eau et d’azote inoffensifs, grâce à l’aspersion d’AdBlue, un liquide à base d’urée. La réaction chimique ainsi provoquée permet de piéger une grande partie des émissions de NOx… à condition d’injecter suffisamment de liquide à l’échappement. Et donc d’en transporter une quantité importante ou de passer régulièrement faire le plein.

C’est bien le point qui a sans doute influencé les programmeurs du logiciel incriminé. Pour que le conducteur n’ait pas à remplir lui-même le réservoir d’AdBlue, mais puisse en laisser le soin au garagiste, Audi aurait fortement réduit les quantités de liquide injectées à partir de 2 400 kilomètres avant de devoir refaire le plein d’ABlue.
Durant cette phase, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Après un an, les réalisations du très prudent ministre de l’environnement paraissent bien maigres, juge le professeur de sciences politiques Simon Persico.
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Nicolas Hulot, un bilan en deçà des attentes

Après un an, les réalisations du très prudent ministre de l’environnement paraissent bien maigres, juge le professeur de sciences politiques Simon Persico.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 07h16
    |

Simon Persico (professeur de science politique à Sciences Po Grenoble et chercheur au laboratoire Pacte)







                        



                                


                            
Le monde de l’écologie était très optimiste quand il a appris, en mai 2017, la décision de Nicolas Hulot d’entrer au gouvernement en tant que ministre de la transition écologique. Pour les ONG, les entreprises de l’économie verte, les associations, et même les cadres du parti EELV, les attentes étaient grandes à l’égard du fer de lance le plus populaire et médiatique du mouvement écologiste français.
Sa stratégie était claire. Il s’agissait d’utiliser son rang protocolaire et son aura médiatique pour peser de l’intérieur sur la conduite des politiques gouvernementales. Pressenti, avant l’élection présidentielle, pour y représenter la nébuleuse écolo, il avait finalement privilégié une stratégie d’accompagnement d’un Emmanuel Macron aux positions souples, en apparence, sur les questions écologiques.
Cette stratégie n’est pas vraiment nouvelle. C’est le choix qu’avait fait avant lui un Brice Lalonde, pionnier des Amis de la Terre France et ancien leader écologiste : en 1988, il avait rejoint le gouvernement de Michel Rocard en tant que secrétaire d’Etat, puis ministre de l’environnement, pour finalement sortir progressivement des radars politiques. Nicolas Hulot connaîtra-t-il le même destin ?
Quelques succès
Il est évidemment trop tôt pour répondre de manière univoque à cette question. Toutefois, de nombreux travaux de science politique montrent que les réformes qui ne sont pas adoptées la première année du mandat ont beaucoup de chances de ne pas l’être par la suite. De ce point de vue, cette première année de mandat offre déjà de nombreux indices pour évaluer le succès de Nicolas Hulot.
Si l’on s’intéresse aux résultats obtenus sur le front du changement des politiques publiques, la réponse est nuancée. L’exécutif a connu quelques succès importants en la matière. Il y a d’abord eu l’abandon de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Cette décision symbolique, très attendue des acteurs de l’écologie, peut sans doute être mise au crédit de Nicolas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La Chine domine un secteur d’activité tiré par la croissance du solaire photovoltaïque.
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Les énergies renouvelables passent le cap des 10 millions d’emplois dans le monde

La Chine domine un secteur d’activité tiré par la croissance du solaire photovoltaïque.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 17h38
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Alors que les énergies « vertes » peinent à trouver leur place dans le paysage français, les indicateurs restent au beau fixe pour ce secteur à l’échelle planétaire. Pour la première fois, le cap des 10 millions d’emplois a été franchi en 2017, selon le décompte publié mardi 8 mai par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Toutes filières confondues, le total s’établit à 10,34 millions, soit un bond de plus de 500 000 en un an. Par rapport à 2012, la progression est considérable puisqu’elle atteint 45 %.
« Les énergies renouvelables sont devenues un pilier d’une croissance économique faiblement carbonée partout dans le monde », commente Adnan Z. Amin, directeur général de l’Irena, qui met en avant « les avantages économiques, sociaux et environnementaux de ces énergies ».
Les forces vives sont toutefois très inégalement réparties. L’Asie en concentre 60 %, dont près de 40 % chez le géant chinois, tandis que l’Inde, malgré son développement dans le solaire, ne pèse encore que pour à peine 4 % du total. Le dynamisme du continent asiatique s’explique bien sûr par la taille de son marché intérieur, mais aussi, souligne l’étude, par les politiques de soutien public mises en place. Les deux autres poids lourds sont le Brésil et les Etats-Unis, avec respectivement 893 000 et 786 000 emplois.

Considérée dans son ensemble, l’Europe occupe une place significative, avec 1,2 million d’emplois. Elle le doit pour beaucoup à l’Allemagne, qui représente à elle seule plus du quart de ce potentiel, loin devant le Royaune-Uni et la France. Celle-ci ne totalise que 107 000 postes dans les renouvelables, soit seulement 1 % du score mondial.
Enfin, l’Afrique, bien que sous-représentée, figure désormais dans le recensement de l’Irena, où elle n’apparaissait pas avant 2016. Un essor timide qui reste surtout le fait de l’Afrique du Sud, où sont localisés près de 60 % des 76 000 emplois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Coulées de lave, émanation toxique, tremblement de terre…, l’éruption du Kilauea continue à Hawaï. Plus de 1 700 personnes ont dû être évacuées.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ La Cour de cassation a examiné le pourvoi formé par deux associations contestant l’annulation des mises en examen. Réponse le 19  juin.
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Un dernier espoir de procès pour les victimes de l’amiante

La Cour de cassation a examiné le pourvoi formé par deux associations contestant l’annulation des mises en examen. Réponse le 19  juin.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 11h08
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            
C’était l’audience de la dernière chance, celle qui ouvrira peut-être la voie à un procès pénal du scandale sanitaire de l’amiante, alors que la première plainte liée à cette fibre cancérogène – bannie en France depuis le 1er janvier 1997 – remonte à 1996. Lundi 7 mai, la chambre criminelle de la Cour de cassation a examiné les pourvois formés par le Comité anti-amiante Jussieu et l’Association régionale de défense des victimes de l’amiante du Nord-Pas-de-Calais (Ardeva 59-62) contre une décision rendue le 15 septembre 2017 par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Au grand dam des deux associations composées de proches ou de victimes ayant travaillé aux chantiers navals de la Normed de Dunkerque ou sur le campus universitaire parisien de Jussieu, la juridiction avait annulé ce jour-là, pour la deuxième fois en trois ans, les mises en examen pour « blessures ou homicides involontaires » de neuf personnes, prononcées entre décembre 2011 et janvier 2012. 
Issus du milieu industriel et scientifique ou hauts fonctionnaires du ministère du travail, de la santé ou de l’industrie, les mis en cause (dont un est entre-temps décédé) ont tous participé, de 1982 à 1995, à la structure de lobbying mise en place par les industriels de l’amiante : le Comité permanent amiante (CPA). Ils ont été mis en examen pour avoir « désinformé » sur les risques de l’amiante, avoir retardé l’adaptation de la réglementation et évité l’interdiction de la fibre. En septembre 2017, la chambre de l’instruction a cependant estimé que ces neuf personnes ne connaissaient pas les risques et ne disposaient pas d’un pouvoir décisionnaire. Une affirmation qui fait bondir les victimes.
Connaissance manifeste du risque
Juge du droit en matière judiciaire, la Cour de cassation n’a pas pour mission d’examiner le fond des dossiers. La Haute Juridiction doit seulement s’assurer que la loi a été correctement appliquée aux faits constatés par les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les Antilles françaises sont confrontées à une invasion d’algues brunes toxiques, une catastrophe sanitaire, environnementale et économique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/05/2018
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Les algues sargasses, cauchemar des Caraïbes

Les Antilles françaises sont confrontées à une invasion d’algues brunes toxiques, une catastrophe sanitaire, environnementale et économique.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 13h43
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Des navires qui ne peuvent plus quitter le port, englués dans une soupe d’algues brunes à l’odeur insoutenable et dont émane un cocktail d’hydrogène sulfuré et d’ammoniac : ce n’est là qu’une des illustrations du cauchemar vécu par les habitants des Caraïbes avec les arrivées à répétition de sargasses. Ces algues, qui s’échouent en radeaux de plusieurs centaines de mètres carrés de superficie et plusieurs mètres d’épaisseur, sont très abondantes depuis fin février. Ce phénomène se produit à épisodes irréguliers depuis les premières vagues apparues dans l’arc antillais en 2011.
Durant la saison catastrophique de référence, en 2014-2015, la Martinique avait par exemple ramassé près de 60 000 tonnes de matières sèches, tandis que 800 personnes avaient consulté pour des indispositions dues aux émanations de gaz. Cette année devrait être pire. C’est une véritable catastrophe sanitaire, environnementale et économique, que connaissent en particulier les Antilles françaises.
Les alertes se multiplient. Des survols aériens indiquent que des bancs de sargasses pourraient aussi atteindre Saint-Martin dans les prochains jours, alors que l’île était relativement épargnée jusqu’à présent. De même, les côtes de Guyane ont reçu en avril des arrivages qu’elle n’avait plus vus depuis 2015. Les bateaux de passagers ne parviennent plus à desservir les îles de La Désirade et de Terre-de-Bas dans l’archipel des Saintes.
« Catastrophique »
Près des lagons aux eaux auparavant bleu turquoise qui virent au brun, les résidents se plaignent de maux de tête sévères à cause de l’hydrogène sulfuré, un gaz toxique pour les humains que dégagent les algues en putréfaction. Dans la commune du Robert, en Martinique, les établissements scolaires ont dû fermer plusieurs jours. Même les équipements électroniques en pâtissent : frappés par un processus d’oxydation accélérée, frigos, climatiseurs, ordinateurs, tombent irrémédiablement en panne.
« C’est...




                        

                        

