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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ En République d’Irlande, l’avortement est interdit, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Le 25 mai, un référendum doit déterminer si les Irlandais sont prêts à assouplir la loi.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.
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Rappel de reblochons AOP vendus par Leclerc en raison de cas d’intoxication alimentaire « grave »

Il s’agit du fromage vendu sous la marque « Nos régions ont du talent », qui a entraîné des intoxications par la bactérie E. coli 026. Sept enfants en bas âge ont été infectés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 17h56
   





                        


Les centres E. Leclerc ont annoncé vendredi 11 mai qu’ils procédaient au rappel d’un reblochon AOP vendu sous sa marque Nos régions ont du talent en raison de « plusieurs cas » d’intoxication alimentaire « grave » par la bactérie E. coli 026.
Des enfants en bas âge ont été infectés, et les autorités sanitaires ont identifié « sept cas d’infections à Escherichia coli, dont six syndromes hémolytiques et urémiques [complications rénales] survenus chez des enfants âgés de un an et demi à 3 ans », ont fait savoir les ministères de la santé et de l’agriculture.
Ce fromage de 450 grammes est fabriqué par la société Fromagerie Chabert, précise un communiqué du distributeur, alerté par un signalement de Santé publique France.
« Les consommateurs étant en possession de ce produit ne doivent pas le consommer et sont invités à le rapporter dans leur centre E. Leclerc », dit le communiqué, qui donne également un numéro vert mis à leur disposition (0800.011.100).
Gastroentérites éventuellement hémorragiques
Le 26 avril, une autre société, la Fromagerie du Plessis, avait annoncé le rappel d’un lot de camemberts de Normandie AOP commercialisé sur tout le territoire national à la suite d’un contrôle ayant révélé la présence de cette même bactérie (Escherichia coli).

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Escherichia coli O26:H11 peut entraîner, dans la semaine qui suit la consommation d’un produit contaminé, des gastroentérites, éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique).
Les personnes qui auraient consommé les produits concernés et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant et à lui signaler cette consommation et la nature du germe contaminant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La Cour de cassation doit décider le 19 juin si le procès pénal de l’amiante aura lieu. Voici des clés de compréhension de ce scandale sanitaire majeur.
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Procès de l’amiante : la « fibre tueuse » en quatre questions

La Cour de cassation doit décider le 19 juin si le procès pénal de l’amiante aura lieu. Voici des clés de compréhension de ce scandale sanitaire majeur.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 16h26
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


Le procès pénal de l’amiante aura-t-il lieu ? En début de semaine, la Cour de cassation a décidé qu’elle trancherait le 19 juin. Elle a été saisie par deux associations composées de victimes et de proches de victimes de l’amiante, Ardeva 59-62 et le Comité antiamiante Jussieu. Les victimes ont pour point commun d’avoir travaillé aux chantiers navals Normed Dunkerque, dans le Nord, ou sur le campus de l’université Jussieu, à Paris.

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                Un dernier espoir de procès pour les victimes de l’amiante



Les requérants demandent aux juges d’invalider une décision de la cour d’appel de Paris de septembre 2017, qui annule la mise en examen de huit responsables nationaux en lien avec le scandale sanitaire de l’amiante pour homicides et blessures involontaires (neuf initialement, un étant mort depuis). Il est reproché à ces scientifiques, industriels et fonctionnaires d’avoir participé, entre 1982 et 1995, au Comité permanent amiante (CPA). Si la Cour donne raison aux associations, les affaires seront renvoyées devant le juge du fond et un procès pénal pourrait avoir lieu, un quart de siècle après la première plainte.
En attendant, voici quelques clés de compréhension. 
Qu’est-ce que l’amiante ?
L’amiante est une famille de fibres minérales naturelles et plus précisément, des silicates hydratés de calcium et de magnésium répartis en deux variétés : la serpentine et les amphiboles. Ces fibres résistantes au feu sont notamment utilisées par les professionnels de l’isolation et du ciment.
Inhalé de manière prolongée, l’amiante cause plusieurs types de maladies. D’abord, des pathologies graves non cancéreuses. Il s’agit de l’asbestose (« asbeste » étant synonyme d’amiante), une fibrose pulmonaire entraînant une insuffisance respiratoire chronique, des pleurésies bénignes asbestosiques, sources de douleurs thoraciques et de difficultés respiratoires, ou encore des plaques pleurales, dépôts fibreux sur la plèvre (enveloppe des poumons). Il provoque aussi des cancers : le mésothéliome (cancer de la plèvre) et le cancer broncho-pulmonaire.
La « fibre tueuse » est responsable, en France, de plus de 85 % des cancers de la plèvre et de 10 % à 20 % des cancers du poumon.
De quoi le Comité permanent amiante est-il accusé ?
Cette structure, fondée en 1982 et aujourd’hui dissoute, réunissait les parties concernées par la gestion des risques liés à l’amiante. Les parties civiles l’accusent d’avoir, par son lobbying, retardé l’interdiction de sa fabrication, de sa transformation et de sa mise sur le marché en France, décidée en 1997. A cette date, sept autres pays européens avaient déjà interdit la fibre.
Si la France a tant tardé à l’interdire, c’est notamment parce que le CPA avait réussi à imposer le concept d’« usage contrôlé » de l’amiante pour faire durer le statu quo. A ce titre, une valeur limite d’exposition a été fixée, trop élevée pour véritablement protéger les travailleurs.
Les requérants reprochent aux ex-membres du CPA d’avoir œuvré tout en connaissant les risques. La dangerosité de la fibre est connue depuis le début de XXe siècle. La fibre a été classée source de maladie professionnelle (asbestose, pathologie pulmonaire grave) en 1945 en France. A l’époque des faits, toutes les formes d’amiante sont déjà désignées comme cancérogènes par le Centre international de lutte contre le cancer.
Malgré le « repenti » du CPA, qui regrette sa participation en faveur de l’amiante ou dit avoir été instrumentalisé, des juges ont déjà mis en doute la responsabilité de l’organisation. En mai 2013, dans un autre volet du scandale de l’amiante, la cour d’appel de Paris estimait, à la surprise générale, que l’influence du CPA n’était « pas établie ».
Le Sénat, dans un rapport d’information déposé en octobre 2005, n’est pas de cet avis :
« Le drame de l’amiante démontre qu’en l’absence de décisions des pouvoirs publics une structure de lobbying, certes particulièrement efficace, a réussi à se voir quasiment déléguer le dossier de l’amiante par le ministère. »
La chambre haute alerte : « Le CPA avait beaucoup plus de pouvoirs que certains, à commencer par ses anciens membres, voudraient le laisser croire. » Pour exercer son lobbying, le comité n’hésitait pas à envoyer des courriers aux ministres et même au premier ministre, Michel Rocard (1988-1991).
Combien de morts seraient liées à l’amiante ?
Ce procès pénal serait d’autant plus important et symbolique que l’amiante est la première cause de mortalité au travail. Entre 1965 et 1995, 35 000 personnes sont mortes dans l’Hexagone d’une maladie due à l’amiante, selon un rapport sénatorial de 2005. Chaque année en France, entre 2 200 et 5 400 cancers, et entre 1 686 et 3 867 morts sont liés à l’amiante, selon l’Institut de veille sanitaire. Il pourrait être la cause de 100 000 morts en France d’ici à 2025, selon le Haut Conseil de la santé publique. En la matière, les autorités sanitaires sont obligées de recourir aux projections : les maladies dues à la fibre se déclarent entre vingt et quarante ans après y avoir été exposé.
Les personnes les plus menacées sont bien sûr celles qui y sont exposées au cours de leur activité professionnelle. Dans les années 1960, les secteurs les plus touchés étaient les filières de production et d’utilisation (métiers de l’isolation, chauffagistes, chantiers navals). A partir des années 1980, après l’interdiction, les personnes le plus exposées sont celles qui interviennent professionnellement sur des matériaux contenant de l’amiante.
Un quart des salariés hommes actuellement retraités en France ont été exposés au moins une fois à l’amiante au cours de leur vie professionnelle, d’après l’Institut de veille sanitaire.
L’amiante est-il encore utilisé ?
En France, il reste présent dans de nombreux bâtiments construits ou rénovés avant son interdiction, en 1997. En particulier dans les toitures, les canalisations, les revêtements de sol, plafonds et faux plafonds, cloisons ou encore colles, joints et peintures. Il y aurait ainsi dans les immeubles entre 50 kg et 80 kg d’amiante par habitant.
Dans le monde, il n’est interdit que dans une soixantaine de pays. « De nombreuses multinationales européennes utilisent un double standard : elles travaillent sans amiante en Europe et continuent à utiliser de l’amiante dans le reste du monde », rappelle en 2005 un bulletin d’information du centre de recherches de l’Institut syndical européen. L’exportation de déchets européens contenant de la fibre vers des pays en voie de développement est un autre facteur de risque.
Les lignes bougent, mais lentement. Au Brésil, la Cour suprême a attendu, comme en France, que l’amiante cause des milliers de morts pour le bannir, en décembre 2017. Dans le monde, 100 000 personnes meurent chaque année à cause de l’amiante, selon l’Organisation mondiale de la santé.


Pour aller plus loin sur l'amiante

Tout savoir sur l'amiante, vidéo de la chaîne Deux gouttes de culture sur Youtube.
« Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir », rapport des sénateurs Gérard Dériot et Jean-Pierre Godefroy (2005).
« Impact sanitaire de l’exposition à l’amiante », dossier de l’Institut de veille sanitaire en 2013.
« Présentation, effets sanitaires, expositions et cadre réglementaire », dossier de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en 2016.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.
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Un scientifique australien de 104 ans s’est donné la mort en Suisse

David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 15h40
   





                        



   


David Goodall, un scientifique australien de 104 ans venu jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait, est mort, jeudi 10 mai, à Bâle après une injection de barbituriques, a annoncé la fondation Exit International.
Le centenaire ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, mais jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée et qu’il était temps de partir. Après une tentative de suicide ratée en début d’année, M. Goodall avait demandé aux autorités australiennes de bénéficier d’un suicide assisté. Mais devant leur refus, il avait été contraint de voyager jusqu’en Suisse, où plusieurs fondations offrent ce service.
« J’aurais préféré terminer en Australie et je regrette vraiment que l’Australie soit en retard sur la Suisse » en matière de droit à mourir, avait-il expliqué avec amertume devant les journalistes, mercredi, dans un hôtel de Bâle.
Ce chercheur associé honoraire à l’université Edith Cowan de Perthil avait quitté l’Australie la semaine précédente pour rendre visite à son fils à Bordeaux, avant d’arriver lundi en Suisse. « Je ne veux plus continuer à vivre », avait-il répété la veille de sa mort devant les médias, affirmant n’avoir aucune hésitation.
L’aide au suicide illégale dans la plupart des pays
La fondation suisse Eternal Spirit, qui a accepté de l’aider à se donner la mort, avait mis à sa disposition un appartement où le centenaire a pu être entouré de ses petits-enfants et d’un ami jusqu’à ses derniers instants.
Jeudi, après un dernier repas avec sa famille, M. Goodall s’est allongé et un assistant a placé une intraveineuse dans son bras. Mais conformément à la législation suisse, c’est le centenaire qui a lui-même ouvert la valve pour libérer le produit létal à base de pentobarbital de sodium, un sédatif puissant qui à forte dose stoppe les battements du cœur.
Devant le vif intérêt médiatique suscité par son cas, le scientifique a confié espérer que cela aurait pour effet de pousser l’Australie et d’autres pays à revoir leur législation, alors que l’aide au suicide est illégale dans la plupart des pays. En Australie, elle était totalement interdite jusqu’à ce que l’Etat de Victoria légalise l’an dernier la mort assistée. Mais cette législation, qui ne rentrera en vigueur qu’en juin 2019, ne concerne que les patients en phase terminale avec une espérance de vie de moins de six mois.
En Suisse, en revanche, la loi dispose que toute personne en bonne santé mentale et qui a, depuis un certain temps, exprimé le souhait constant de mettre un terme à sa vie, peut demander ce qu’on appelle la mort volontaire assistée.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Une pétition ayant recueilli plus de 5 500 signatures en quatre jours demande à la présidence de revenir sur sa décision de maintenir les examens du 14 au 25 mai.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

A Lyon-II, une pétition dénonce le maintien des examens

Une pétition ayant recueilli plus de 5 500 signatures en quatre jours demande à la présidence de revenir sur sa décision de maintenir les examens du 14 au 25 mai.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 14h46
    |

                            Caroline Pain








                        



   


La présidence de l’université Louis-Lumière Lyon-II, perturbée depuis plusieurs semaines, a décidé de maintenir les examens du lundi 14 au vendredi 25 mai, dans des conditions contestées par une pétition étudiante. « Le seul changement concerne le mercredi 16 mai, où aucun examen ne se tiendra », précise au Monde la direction de la communication de l’université. Et ce, en raison de la finale de l’Europa Ligue, qui se jouera près de Lyon :
« Comme nous avons demandé à la préfecture la sécurisation du périmètre extérieur par les forces de l’ordre, il était difficile d’assurer, ce jour-là, le maintien de l’ordre à la fois lors du match et lors des examens. »
Et d’insister sur la nature de la mission des forces de l’ordre : « Elles ne seront présentes qu’à l’extérieur de l’université pour éviter tout débordement, elles ne pénétreront pas dans l’établissement et ne seront pas chargées de faire des contrôles. » Un filtrage aux abords des salles d’examens est prévu, mais ce sont des personnels et des enseignants qui contrôleront les cartes d’étudiants et les convocations d’examens.
Les examens qui ne pourront se tenir, mercredi 16 mai, seront « ventilés sur la semaine suivante, du 21 au 25 mai ». « Nous avons évoqué la possibilité de décaler ces examens au samedi 19, mais c’est compliqué de mobiliser étudiants et personnels ce jour-là », reconnaît la présidence. La question se posait toujours, vendredi matin, pour des étudiants de sciences politiques qui pourraient voir leurs examens décalés au samedi 19. La présidence fait savoir qu’elle prendra une décision vendredi. Des examens se tiendront tout de même samedi 19 mai : ceux des étudiants en parcours international Minerve, qui étaient initialement prévus à cette date.
« Vous avez réussi à nous réunir, malgré nos clivages »
Des étudiants d’une quinzaine de filières de Lyon-II, des langues au droit en passant par l’économie et la gestion, ont lancé, lundi, une pétition « pour de meilleures conditions d’examen à l’université Lyon-II », contestant leur maintien :
« Plutôt que de nous évaluer uniquement sur la base de nos notes de TD, ou de nous donner des devoirs maison. (…) L’université étant bloquée depuis maintenant presque un mois, vous comme nous savons pertinemment qu’elle ne sera pas débloquée comme par magie lundi 14 mai au matin. Dans ce cas, pourquoi maintenir les examens ? Pourquoi risquer des accidents en faisant intervenir les forces de l’ordre ? »
Celui-ci avait recueilli 5 596 signatures vendredi matin. « Alors qu’auparavant nous étions divisés au sujet de la loi ORE, mais aussi sur les manières de se faire entendre et de manifester son mécontentement, aujourd’hui, vous avez réussi à nous réunir, malgré nos clivages, quels qu’ils soient, et nos divergences d’opinions, pour nous concentrer sur une chose : nos conditions d’examen », précise également la pétition.
La direction déclare en avoir pris connaissance, mais estime « ne pas être en mesure de décaler les examens à d’autres dates, des étudiants en licence 3 doivent postuler à leurs masters, certains ont des obligations de travail et il en va également de la préparation de la rentrée en temps et en heure ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Recommandé par l’agence de santé publique française, ce système d’étiquetage, qui fournit une information sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, fait une entrée timide dans les rayons des supermarchés.
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Alimentation : le Nutri-Score peine à s’imposer

Recommandé par l’agence de santé publique française, ce système d’étiquetage, qui fournit une information sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, fait une entrée timide dans les rayons des supermarchés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 14h10
    |

            Pascale Santi








                        


Un peu plus de six mois après la signature de l’arrêté entérinant l’entrée en vigueur du système Nutri-Score d’information sur la qualité nutritionnelle des aliments, l’agence de santé publique Santé publique France a lancé lundi 7 mai une campagne destinée à promouvoir cet étiquetage, qui fait timidement son entrée dans les rayons des supermarchés. « Avec le Nutri-Score, c’est plus facile de manger mieux », assure la publicité.

Recommandé par l’Etat, les associations de consommateurs et la communauté scientifique, le ­Nutri-Score permet d’évaluer, à l’aide d’une échelle de couleurs et de lettres allant de A à E, les qualités nutritionnelles des produits manufacturés (céréales, pizzas, biscuits, desserts lactés, plats cuisinés, conserves, etc.), de les comparer et d’identifier le plus équilibré, le moins gras, le moins sucré et le moins salé. En mettant en avant la simplicité du Nutri-Score, l’agence de santé publique espère convaincre l’opinion, ses effets sur la santé étant validés scientifiquement.

« Des choses à cacher »
A ce stade, plus de 50 entreprises se sont engagées à mettre le logo sur leurs produits d’ici à 2019, dont Fleury Michon, McCain, Danone, Bonduelle, Intermarché, Auchan et Leclerc Drive. Un effet boule de neige est espéré, même si le logo reste facultatif. Cinq grands groupes (Coca-Cola, Mondelez, Nestlé, PepsiCo et Unilever) s’opposent au Nutri-Score et veulent lancer leur propre système d’étiquetage, basé sur une approche par portions, et non pas aux 100 grammes.

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                La grande distribution se lance dans la bataille du « mieux manger »



Pour autant, le professeur Serge Hercberg, qui préside le programme national nutrition santé (PNNS), à l’origine du projet, se dit « plutôt satisfait ». « Si le produit n’a pas de logo, ça sous-entend que l’industriel a des choses à cacher », estime-t-il.

Je défendrai fin Mai un amendement visant à généraliser le #Nutriscore dans toutes les publicités 😉.
— olivierveran (@Olivier Véran)


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Par ailleurs, le député Olivier Véran, député LRM de l’Isère, compte bien faire adopter fin mai en séance à l’Assemblée nationale un amendement visant à généraliser le Nutri-Score sur tous les messages publicitaires concernant des denrées alimentaires (produits, fast-foods, sodas…). L’amendement avait été retoqué à une voix en commission le 18 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les partiels des étudiants de Nanterre devaient se tenir vendredi 10 et samedi 11 mai.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert dans l’Ouest guyanais suscite une forte controverse.
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Projet aurifère en Guyane : le député EELV Yannick Jadot dénonce « une catastrophe »

Ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert dans l’Ouest guyanais suscite une forte controverse.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h00
   





                        


Le député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot s’est élevé vendredi 11 mai sur Franceinfo contre le projet d’exploitation aurifère controversé de la « Montagne d’or », dans l’ouest de la Guyane, « une catastrophe » et « une aberration économique », selon lui. Le débat public sur ce projet d’exploitation minière à ciel ouvert, le plus grand projet d’extraction d’or jamais proposé en France, est en cours en Guyane, et voit s’affronter deux logiques.
« Ce sont des milliers de tonnes de cyanure qu’on va mettre dans la nature, est-ce qu’on va faire crever la biodiversité et rendre malades les populations simplement pour faire plaisir à une société canadienne et à une société russe ? », a déclaré le député européen.
Selon M. Jadot, ce projet « c’est l’équivalent de 32 Stades de France » et « c’est une aberration économique, ça va vivre de subventions publiques », reprenant les arguments du Fonds mondial pour la nature (WWF), principal opposant au projet. « Est-ce qu’on a vraiment envie de laisser des sociétés canadienne et russe s’emparer et détruire les forêts, avec des revenus pour les Guyanais extrêmement limités par rapport à ça ? », a-t-il demandé.

        Lire la tribune de Patrick Lecante, maire d’une commune de Guyane :
         

          En Guyane, un projet minier « à contretemps de l’histoire »



Importante controverse
Le projet « Montagne d’or » prévoit l’exploitation d’une mine, d’une superficie de 8 km2, à partir de 2022, en forêt tropicale, et permettrait la création de 750 emplois directs, dont au moins 90 % d’emploi local, et 3 000 emplois indirects, selon ses promoteurs. Il utiliserait un procédé de récupération de l’or par cyanuration en circuit fermé.
Le projet est soutenu par le Medef, la chambre de commerce et d’industrie, la quasi-totalité des élus du littoral et le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre (DVG), mais dénoncé par des ONG environnementales, des organisations autochtones et des mouvements politiques.
Prévu près de Saint-Laurent-du-Maroni, dans l’Ouest guyanais, et détenu à 55 % par le russe Nordgold et à 45 % par le canadien Columbus gold, il suscite une telle controverse qu’il n’a pas encore été autorisé par le gouvernement français. Emmanuel Macron s’y est cependant dit favorable.

        Lire aussi :
         

                Macron soutient la controversée « Montagne d’or »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Une manifestation a réuni environ 2 000 personnes, jeudi, à Mamoudzou, alors que la ministre des outre-mer doit présenter le 15 mai le plan de rattrapage et de développement du gouvernement pour le département.
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Mayotte a peur pour son statut

Une manifestation a réuni environ 2 000 personnes, jeudi, à Mamoudzou, alors que la ministre des outre-mer doit présenter le 15 mai le plan de rattrapage et de développement du gouvernement pour le département.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 11h47
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

A quelques jours de l’arrivée à Mayotte de la ministre des outre-mer, Annick Girardin, qui doit présenter, mardi 15 mai, le plan de rattrapage et de développement du gouvernement pour le département, la manifestation qui a réuni quelque 2 000 personnes, jeudi 10 mai à Mamoudzou, est révélatrice des peurs qui agitent le territoire. Le motif de cette « marche blanche » ? L’abandon de tout hypothétique projet de relance d’une « communauté de l’archipel des Comores », qui établirait une sorte de « cosouveraineté » de la France et des Comores sur Mayotte.
Interrogé mercredi 9 mai à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, par la députée mahoraise Ramlati Ali (LRM), le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pourtant une nouvelle fois démenti cette « rumeur » : « Nous ne transigerons pas sur le statut de Mayotte au sein de la République française, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises et je vous le redis aujourd’hui », a-t-il affirmé.

La fermeté du propos du ministre, cependant, n’a pas suffi à rassurer une partie de la population mahoraise, qui s’inquiète, notamment, des discussions en cours avec le gouvernement des Comores, ouvertes le 12 septembre 2017 par une feuille de route intitulée « Vers un cadre propice à une circulation régulière des personnes en toute sécurité ». L’objet de cette feuille de route est, à la fois, d’endiguer l’arrivée massive à Mayotte de Comoriens en situation irrégulière, en favorisant une circulation légale et maîtrisée, et de renforcer la coopération entre la France et les Comores. Mais, en l’absence d’informations précises sur son contenu, cette feuille de route continue d’alimenter tous les fantasmes et de semer la discorde dans les rangs des élus mahorais.
Risques de dérapages
Le mouvement qui a paralysé l’activité du département pendant six semaines au début du printemps a également exacerbé les tensions entre les communautés. Cette situation pourrait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Depuis deux ans, le nombre de candidats aux concours des instituts de formation d’aides-soignants (IFAS) baisse de près de 30 % dans plusieurs régions.
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Le nombre de candidats aux écoles d’aides-soignants en baisse

Depuis deux ans, le nombre de candidats aux concours des instituts de formation d’aides-soignants (IFAS) baisse de près de 30 % dans plusieurs régions.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 11h09
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Faut-il y voir un effet indirect de la reprise économique ? Alors que 95 % des personnes formées dans le secteur trouvent un travail dans les six mois, le métier d’aide-soignant, réputé contraignant, pénible et mal payé, attire de moins en moins. Depuis deux ans, le nombre de candidats aux concours des instituts de formation d’aides-soignants (IFAS) baisse de près de 30 % dans plusieurs régions. Récemment alertée sur cette situation « problématique » par l’Association des régions de France, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a prévu de tenir en mai une réunion pour « objectiver précisément la réalité et l’ampleur de ce phénomène », annonce la direction générale de l’offre de soins.

Si aucune agence régionale de santé (ARS) n’a souhaité communiquer de chiffres sur ce sujet, celle de Nouvelle-Aquitaine fait état, dans une note interne dont Le Monde a eu connaissance, d’une baisse de 32 % du nombre de candidats dans les 44 IFAS de la région entre 2015 et 2017. « Il n’est pas exclu que l’on n’en soit qu’au début du phénomène », relève l’agence, assurant que la situation est « sous surveillance » au niveau régional et national.
« Chute libre »
A l’IFAS de Cahors (Lot), par exemple, on confirme avoir constaté, « depuis deux ans, une chute libre du nombre d’inscrits, avec 217 candidats cette année contre 300 ou 400 les années précédentes ». En région Occitanie, la baisse serait également d’environ 30 %, selon le rapport rendu le 14 mars par les députés Caroline Fiat (LFI) et Monique Iborra (LRM). A la Croix-Rouge française, qui gère 33 centres de formation, on annonce avoir enregistré 2 433 candidatures en moins (− 27 %) entre 2015 et 2017 (de 8 907 à 6 474 candidats). « Une perte énorme », estime Marie-Luce Rouxel, directrice des formations sanitaires et sociales pour l’Ile-de-France.
Les autorités sanitaires relativisent toutefois les conséquences d’une telle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Cinq magistrats du parquet national financier travaillent depuis deux ans sur des dossiers des « Panama Papers », les contraignant à revoir leur mode d’organisation.
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Comment les « leaks » ont changé la façon de travailler de la justice

Cinq magistrats du parquet national financier travaillent depuis deux ans sur des dossiers des « Panama Papers », les contraignant à revoir leur mode d’organisation.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 09h40
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 10h29
    |

            Jérémie Baruch et 
Maxime Vaudano








                        



   


Le 3 avril 2016, à la lecture des premiers articles du Monde et de ses partenaires, les magistrats du parquet national financier (PNF) flairent immédiatement l’intérêt des « Panama Papers » pour la justice. Ils ignorent, en revanche, à quel point ce dossier va changer leur façon de travailler.
« Les faits décrits étaient suffisamment circonstanciés pour ouvrir une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale, ce qui permettait d’interrompre immédiatement la prescription », expliquent-ils aujourd’hui au Monde. Une équipe de cinq magistrats spécialisés est alors constituée pour enquêter sur les révélations de la presse.
Un seul dossier a, pour l’instant, donné lieu à un procès : l’industriel Gérard Autajon a été condamné en 2017 à un an de prison avec sursis et deux millions d’euros d’amende pour avoir dissimulé son patrimoine au fisc.
Deux ans après le scandale, les cinq magistrats et leurs équipes continuent de travailler sur une grosse vingtaine de dossiers. Conformément aux attributions du PNF, ils se sont concentrés sur les dossiers les plus complexes et les plus significatifs. « Nous avons tout d’abord déjà écarté tous les cas de fraudeurs qui n’étaient pas résidents fiscaux français. Les avancées dans les investigations judiciaires nous ont ensuite permis de trier les dossiers en fonction des sommes fraudées ou blanchies », détaillent-ils.
Une petite moitié de leurs enquêtes cible des « facilitateurs », c’est-à-dire des intermédiaires financiers – tels des banques ou des cabinets fiscalistes –, qui élaborent les montages frauduleux. Ces mandataires, acteurs essentiels du système offshore, revêtent donc une importance plus systémique.
« Nos méthodes de travail se sont enrichies »
Les magistrats français n’ont pas eu accès à l’ensemble des onze millions de documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca à l’origine de l’affaire : les médias du consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont refusé de les communiquer et la France n’a pas pour tradition d’acheter des documents qui ont fuité directement aux lanceurs d’alerte, comme a pu le faire l’Allemagne. Les enquêteurs du PNF se sont donc appuyés en grande partie sur des sources ouvertes. D’abord les articles de presse, puis l’un des rares extraits bruts des « Panama Papers » mis en ligne par l’ICIJ : la liste des sociétés offshore administrées par Mossack Fonseca et de leurs actionnaires déclarés, qui contient le nom d’un un petit millier de Français.
L’abondance de ces données a, pourtant, contraint les magistrats à adapter leur organisation. « Les “leaks” ont changé la façon de travailler de tout le monde, du magistrat à la greffière, en passant par les assistants spécialisés. Nos méthodes de travail se sont enrichies », expliquent-ils. Ils assurent, en particulier, que cette affaire a amélioré la fluidité de la collaboration avec les autres services de l’Etat impliqués dans l’enquête, des douanes à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions (OCLCIFF), en passant par les enquêteurs du fisc et les experts antiblanchiment de l’agence Tracfin. « Le terrain était fertile, mais cette affaire nous a permis d’intensifier l’action commune – par le biais de réunions mensuelles, par exemple – avec nos partenaires, les enquêteurs et le fisc. »
Une gageure tant les relations entre la justice et l’administration fiscale sont réputées conflictuelles. Bercy, qui a déclenché au total 411 contrôles fiscaux dans cette affaire, préfère généralement traiter les cas de fraude fiscale par des redressements avec pénalités financières à la clé, sans les transmettre à l’autorité judiciaire. Un choix qui leur appartient, et qu’on surnomme le « verrou de Bercy ». Mais qui n’a pas pu jouer en l’espèce, les informations étant déjà dans l’espace public.
Un manque de moyens pour tous les maillons de la chaîne
A en croire le PNF, ce scandale a également facilité la coopération internationale. « Les rencontres avec nos homologues du Panama se passent très bien », se félicite le parquet, qui a multiplié les demandes d’entraide judiciaire et reçu de nombreux « tuyaux » de la part de collègues étrangers travaillant aussi sur l’affaire.
Depuis les « Panama Papers », les magistrats financiers ont également eu à se pencher sur de nouvelles fuites : les « Football Leaks », les « Bahamas Leaks », les « Malta Files » et les « Paradise Papers ». De quoi submerger très rapidement une équipe qui ne compte qu’une quinzaine de magistrats. « Il est normal que nous continuions à traiter ces nouvelles affaires si elles entrent dans notre champ de compétence », sourit-on au PNF, sans manquer de souligner un criant manque de moyens pour tous les maillons de la chaîne d’enquête.
Un constat corroboré par l’eurodéputé tchèque Petr Jezek, qui a découvert pendant la commission d’enquête du Parlement européen sur les « Panama Papers » que le même problème se posait dans presque tous les pays européens : « Dans certains cas, les banques sont beaucoup plus fortes que les unités d’investigation financière : c’est pourquoi nous devons absolument renforcer [celles-ci] ! »

Fraude et optimisation fiscales : quel bilan après dix ans d’enquêtes ?
Notre sélection d’articles :
Récit de dix années d’évolution de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale : Paradis fiscaux : qu’ont changé dix ans de scandales ?Entretien avec le député européen Petr Jezek, président de la commission d’enquête « TAX 3 », créée après les « Paradise Papers » : « Nous nous sommes rendus compte que les intermédiaires financiers sont au cœur du problème »L’impact côté justice : Comment les « leaks » ont changé la façon de travailler de la justiceQuelques années après « LuxLeaks », les rescrits fiscaux perdurent : Malgré les scandales, l’Europe continue les accords d’optimisation fiscale avec les multinationales
Et aussi : Malgré les avancées, la criminalité prospère toujours dans les paradis fiscaux



> Retrouvez toutes les enquêtes des Décodeurs





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Des copropriétaires de la résidence des Plants à Cergy (Val-d’Oise) proposent leur pavillon de six pièces en colocation. Le syndicat des copropriétaires les assigne, au motif que c’est interdit par le règlement, et que cela engendre des nuisances.
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<article-nb="2018/05/11/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », revient sur les criantes inégalités de genre dans les milieux culturels et analyse les propositions qui pourraient faire évoluer les choses en la matière.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/05/2018
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Parité hommes-femmes : « Dans la culture, les quotas font grincer des dents »

Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », revient sur les criantes inégalités de genre dans les milieux culturels et analyse les propositions qui pourraient faire évoluer les choses en la matière.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 07h55
    |

            Michel Guerrin (rédacteur en chef au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. Partout sur la planète les débats s’accumulent sur la place des femmes dans la culture. La question agite le Festival de Cannes, qui vient de démarrer, avec Cate Blanchett en présidente du jury, mais dont la compétition se jouera entre 21 films et seulement trois réalisatrices. Dans un tout autre registre, et pour cerner l’ampleur du problème, la soprano Julie Fuchs a fait savoir, fin avril, qu’elle était écartée d’une Flûte enchantée de Mozart à l’opéra de Hambourg, parce qu’elle était enceinte de quatre mois. Comme si être enceinte était une maladie.
Bref, la révolution de la parité est lente. Pour accélérer le mouvement, loin des paillettes cannoises, un musée américain, celui de Baltimore (Maryland), vient de prendre une décision pour le moins radicale : vendre quelques tableaux de monstres sacrés de l’art pour acheter des artistes sous-représentés dans ses collections. A savoir des femmes et des Noirs. Seront vendus sept tableaux, notamment des maîtres du pop art Andy Warhol et Robert Rauschenberg. De 12 à 15 millions de dollars (de 10 à 12,5 millions d’euros) sont espérés afin d’acquérir, par exemple, des œuvres de l’artiste Amy Sherald, 44 ans. Une femme noire.
Le patron du musée de Baltimore, Christopher Bedford, étoile montante et responsable du pavillon américain à la Biennale de Venise 2017, a demandé à une femme de mener l’opération, Kristen Hileman. M. Bedford parle d’une stratégie « transformative », mais surtout il entend, et vite, « réécrire les canons de l’art d’après-guerre ». Ce qui veut dire : je n’achète pas des œuvres de femmes et de Noirs pour être correct ou dans l’air du temps, mais parce que ces deux « communautés » ont été injustement traitées par les décideurs machos qui ont privilégié des artistes hommes et blancs.
Climat post-Weinstein
Les musées américains ont le droit de vendre pour acheter mieux, et c’est du reste assez banal. Mais ils se séparent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Ces opérations, officiellement destinées à combler la faiblesse des usages du numérique dans les classes, ont provoqué une vive polémique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/05/2018
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L’éducation nationale met « en stand-by » les sorties scolaires chez Apple et Microsoft

Ces opérations, officiellement destinées à combler la faiblesse des usages du numérique dans les classes, ont provoqué une vive polémique.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 10h27
    |

                            Perrine Signoret et 
                            Mattea Battaglia








                        



   


Fini les sorties scolaires dans les magasins Apple, la « classe immersive » de Microsoft et toute autre visite ou atelier proposé aux élèves par les géants du Web ? La polémique sur les réseaux sociaux a en tout cas suffisamment enflé, depuis un mois, pour que le ministère de l’éducation campe sur une ligne de fermeté.
Les sorties scolaires de ce type sont « en stand-by », faisait-on savoir au cabinet de Jean-Michel Blanquer, mercredi 9 mai, en expliquant avoir mandaté les directions académiques du numérique « pour regarder, sortie par sortie, ce qui s’y passe, et faire la part entre l’intérêt pédagogique des activités proposées et la pression commerciale à laquelle les enfants peuvent être exposés ».
C’est un reportage diffusé sur France 2, le 3 avril, qui a poussé le ministère à réagir. On y voyait des élèves de CM2 de la région parisienne en visite dans un Apple Store être ovationnés à leur arrivée, avant de se voir offrir un tee-shirt avec le logo de la marque. L’initiation au code venait après, deux des formateurs sur cinq étant, en fait, des vendeurs.
Le 7 mai, Marianne a annoncé l’interdiction de ces sorties. « On ne peut pas parler de suspension à tout jamais, nuance-t-on dans l’entourage de M. Blanquer. Il n’y a pas d’interdit à amener les enfants dans des ateliers de programmation, de robotique ou sur l’intelligence artificielle, dès lors qu’ils ne sont pas soumis au monopole d’une marque. »
« Publicité à peine déguisée »
Ces visites, proposées depuis l’ouverture du premier store en France, il y a bientôt dix ans, gratuites et soumises à l’autorisation des parents, doivent apporter un « complément à l’enseignement que les élèves reçoivent [à l’école] », défend-on chez Apple. L’entreprise n’est pas la seule à s’être positionnée sur ce secteur. Microsoft met à la disposition des enseignants, depuis 2012, sa « classe immersive », actuellement en cours de refonte. « Un espace ouvert qui accueille les élèves de tout niveau pour une expérimentation en différents ateliers et une production de travaux », peut-on lire sur le portail Internet de l’académie de Paris, signe du soutien apporté au projet, jusqu’à présent, par l’institution.
Car, côté éducation nationale, un constat est partagé autour de la faiblesse, dans les classes, des usages du numérique pédagogique. Les enseignants, souvent les premiers à regretter le manque de formation, sont plutôt demandeurs d’accompagnement, surtout depuis l’intégration dans les programmes du code informatique, en 2016, et la succession des « plans numériques » qui ont souvent donné la priorité à l’équipement (tablettes, tableaux blancs interactifs, etc.) sans toujours fournir le mode d’emploi adéquat. Mais « pas de n’importe quel accompagnement », disent leurs syndicats. Pas si, sous couvert d’ateliers, se déploie de la « publicité à peine déguisée » ou si les « données personnelles » des élèves sont susceptibles d’être divulguées.

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« En interdisant, résout-on vraiment le problème ? », observe-t-on sur le terrain. « C’est toute la relation entre l’école et l’entreprise, en particulier avec ces géants du Web qui ont prise sur notre vie privée, qui doit être interrogée sereinement », plaide un professeur parisien. Une relation souvent polémique. Entre ceux, nombreux au sein de la communauté éducative, qui s’alarment de l’« entrisme » des grandes firmes, et ceux, pas moins nombreux, qui au contraire saluent l’adaptation – tardive – de l’école à la culture numérique, le parent s’y perd un peu.
« Manipulation »
D’autant que l’actualité lui donne des raisons de s’alarmer. En mai 2017, le New York Times publiait une enquête révélant « comment Google a pris le contrôle de la classe ». Au même moment, dans le sillage de l’élection du président Emmanuel Macron, alors que la France attendait la nomination du gouvernement, l’éducation nationale transmettait une consigne, sous la plume de son directeur du numérique, Mathieu Jeandron – recruté, depuis, chez Amazon –, autorisant l’usage à l’école des fameux « Gafam » : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Enseignants, parents, associations et même la CNIL donnaient l’alerte.
L’émotion n’est pas tout à fait retombée. « L’école doit être protégée de toute forme de manipulation visant à faire des jeunes des acheteurs ou des médiateurs pour de nouveaux clients », tacle Francette Popineau, du SNUipp-FSU, syndicat majoritaire au primaire. « Le ministère se positionne sur les Apple Stores car c’est médiatique et emblématique, mais les propositions pédago-commerciales fleurissent depuis longtemps, dès la maternelle, y compris dans d’autres secteurs », rappelle Stéphane Crochet, du SE-UNSA.
Les sorties de classe ne sont pas le seul outil proposé par Apple en matière d’éducation. La firme a toujours ciblé les écoles et universités, participant à leur informatisation. En mai 1983, déjà, elle lançait le programme « Kids Can’t Wait » (« les gamins ne peuvent pas attendre »). L’objectif : placer un ordinateur Apple dans chaque école comptant plus de 100 élèves en Californie. Dès les années 1990, la marque développe des machines spécialement pensées pour les professeurs et les étudiants : l’eMate 300, le Power Macintosh G3 All-in-One, puis l’eMac en 2002.
« Faisons confiance aux enseignants »
Jusqu’au début des années 2000, Apple faisait figure de leader, avant que Microsoft et Google se fassent, à leur tour, une place sur le marché. Elles aussi se mettent à proposer des machines spécialement pensées pour la scolarité ; elles imposent leurs logiciels, avec la licence Microsoft 365 Education et la G Suite de Google.
Combien pèse, pour ces fournisseurs de services, ce « marché » de l’école ? Aucun ne communique de chiffres récents. Tout juste sait-on que Microsoft a investi, en 2015, 13 millions d’euros pour le développement du numérique éducatif, dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de l’éducation.
Peut-on alors faire sans eux ? Pour Stéphane Crochet, il serait plus juste de rappeler que l’éducation nationale doit veiller à protéger les élèves et à « les éveiller sur les démarches marketing », en laissant l’enseignant choisir de ne pas aller sur une activité telle que celles proposées en magasin – en particulier avec les plus jeunes élèves –, mais « pourquoi pas de s’y rendre avec les plus grands, en travaillant à ce que personne ne soit dupe de la générosité de façade ». 

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Une position défendue sous le quinquennat précédent, quand « faire entrer l’école dans l’ère du numérique » était martelé comme un slogan par le président François Hollande. Interpellée sur l’intérêt des ateliers d’Apple, sa ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, avait pris position sur Twitter fin 2016 :
« Les enseignants utilisent leur liberté pédagogique de façon pertinente pour éviter les pièges commerciaux. Faisons-leur confiance. »
Apple et Microsoft, qui n’ont pas donné suite à nos demandes, n’indiquent pas combien d’enseignants se sont portés volontaires pour ces sorties de classe.



                            


                        

                        


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Les Ehpad face au casse-tête du recrutement d’aides-soignants

De nombreux directeurs d’établissement expliquent avoir du mal à pourvoir ces postes réputés pénibles, peu payés et peu considérés.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 12h30
    |

            François Béguin (Nantes, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Il aura fallu près d’un mois à l’Ehpad du Bois-Hercé, à Nantes, pour parvenir à recruter une aide-soignante à temps partiel, à 1 300 euros net par mois pour trente et une heures de travail par semaine. « Il y a deux ans, nous avions pas mal de réponses quand nous passions des annonces, aujourd’hui, c’est au compte-gouttes », explique Xavier Relandeau, le directeur de l’établissement, qui a finalement trouvé une aide-soignante en CDD jusqu’à l’été, et non en CDI comme il le souhaitait. Il a également dû se plier à la demande de la nouvelle recrue de travailler moins de trente et une heures. « On va jusqu’à transformer notre planning pour essayer de la garder », soupire-t-il.

Le phénomène n’est pas documenté au niveau national, mais de nombreux directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes disent aujourd’hui avoir du mal à pourvoir ces postes réputés pénibles, peu payés et peu considérés. Tous secteurs confondus (Ehpad, hôpitaux…), près de la moitié (48 %) des employeurs prêts à recruter des aides-soignantes anticipent des difficultés à le faire, selon l’étude « besoin en main-d’œuvre 2018 » de Pôle emploi, parue début avril.
Alors que les personnels des Ehpad se sont mis deux fois en grève, au niveau national, depuis le début de l’année pour réclamer davantage de moyens – principalement en effectifs – afin de s’occuper « dignement » des personnes âgées, ce manque d’attractivité pourrait rapidement se révéler problématique. Ce sera un enjeu central du plan grand âge promis par le gouvernement, dont la feuille de route doit être présentée d’ici à fin mai.

« Même si on avait des crédits supplémentaires, on serait bien embêtés pour pouvoir embaucher », assure Philippe Caillon, le directeur de la maison de retraite Saint-Joseph, un établissement appartenant au même groupe que le Bois-Hercé, dans la région nantaise. L’année dernière, dans cet Ehpad, un poste en CDI est resté...




                        

                        


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Affaire Naomi Musenga : les zones d’ombre de l’hôpital de Strasbourg

Le directeur de l’hôpital assure que le drame n’est pas dû à une mauvaise organisation, mais ne fait pas toute la clarté sur la mort de la jeune femme.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 19h05
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 09h34
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        



   


« J’ai très mal, je vais mourir. » Ces quelques mots seront parmi les derniers de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans, dont l’appel au Samu, le 29 décembre, n’avait pas été pris au sérieux par les opératrices téléphoniques. L’Alsacienne est morte quelques heures plus tard des suites d’une défaillance multiviscérale sur choc hémorragique.
L’affaire, révélée par le magazine local Heb’di, fait désormais l’objet d’une enquête préliminaire, ouverte mercredi 9 mai, afin de mettre en lumière les circonstances de la mort de la jeune femme. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, s’est déclarée profondément indignée et s’est engagée à ce que sa famille, qui s’est exprimée jeudi, obtienne toutes les informations sur le décès de Naomi Musenga.
Une opératrice dotée d’une solide expérience
Le directeur général de l’hôpital de Strasbourg, Christophe Gautier, a par la suite contacté Le Monde pour affirmer sa « démarche de recherche de la vérité » et sa « politique de transparence totale ». Joint par téléphone, il soutient avoir eu connaissance de « l’affaire Naomi » le 28 avril, au lendemain de la parution de l’enquête d’Heb’di. L’enquête administrative ouverte le 2 mai par les hôpitaux de Strasbourg devrait rendre ses conclusions le 24 mai : « L’on ne peut rien préjuger avant la fin de l’enquête, mais des premières auditions découlent une forte présomption de manquement grave à la procédure », explique M. Gautier.
Le directeur de l’hôpital a également tenu à démentir une information selon laquelle une surcharge de travail aurait influé sur le comportement de l’opératrice du Samu.
« Cette personne travaillait ce jour-là en horaires de douze heures, de 7 h 30 à 19 h 30. L’incident a eu lieu au début de son service, et elle venait par ailleurs de rentrer de quinze jours de congés annuels : la fatigue n’est donc pas en cause. »
Les trente-trois assistants de régulation médicale (ARM) que compte le Samu de Strasbourg reçoivent, tous les jours, entre deux mille et trois mille appels. Le 29 décembre, date du décès tragique de Naomi Musenga, était une période de crise pour le Samu. Selon un responsable du Samu, les épidémies de gastro-entérite et de grippe, conjuguées à la fermeture des cabinets médicaux pour Noël ont induit une grave surcharge d’appels pour le service.

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          Mort d’une jeune fille à Strasbourg : le manque de moyens du SAMU et de formation mis en cause



« Très affectée, comme nous le sommes tous »
L’opératrice, à ce poste depuis moins d’une dizaine d’années, disposait, selon M. Gautier, d’une « solide expérience », renforcée par vingt ans de service en tant qu’ambulancière. Elle est suspendue à titre conservatoire jusqu’à la fin de l’enquête. « Elle était très affectée, comme nous le sommes tous », rappelle M. Gautier. Lors des auditions inhérentes à l’enquête, elle n’a pas contesté les faits.
Que dit le drame vécu par Naomi du Samu et de ses failles ? Pour le docteur Agnès Ricard-Hibon, présidente de la société française de médecine d’urgence, le drame impose d’avoir « une réflexion profonde et une nécessaire remise en question ». Comment aurait-on pu l’éviter ? « Par une meilleure formation des auxiliaires de régulation médicale, à l’écoute empathique et à la gestion des appelants », martèle le docteur Ricard-Hibon, chef de service du Samu du Val-d’Oise. Il n’existe deux formation diplômante pour devenir ARM, mais elles ne sont pas reconnues par l’Etat. 
« Et surtout, pour une régulation médicale indispensable », poursuit-elle, rappelant qu’un appel de santé doit être systématiquement géré par un médecin. « Cet événement est tragique, indéfendable, mais il est un cas isolé et ne doit pas faire oublier les trente millions d’appels par an adressés au Samu, qui sauve, tous les jours, des vies en silence », conclut Agnès Ricard-Hibon.
Un « événement indésirable grave » non signalé
L’enquête menée par le CHU doit également expliquer pourquoi le comportement de l’opératrice n’a pas été signalé plus tôt à la direction. « Normalement, les équipes confrontées à un événement indésirable grave sont obligées de le signaler », assure pourtant Christophe Gautier. La Haute autorité de la santé (HAS) définit comme un « événement indésirable grave » tout événement inattendu au regard de l’état de santé et de la pathologie de la personne, dont les conséquences sont « le décès, la mise en jeu du pronostic vital ou la survenue probable d’un déficit fonctionnel permanent ».
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, affirmait sur France Info, le 10 avril, que « lorsqu’un événement indésirable grave aboutit au décès, on doit obligatoirement en référer à l’Agence régionale de santé [ARS] qui doit mener une enquête, voire le faire remonter au ministère ». Contactée par Le Monde, l’ARS affirmait, le 7 mai, ne pas être informée de l’affaire.

   


Pourtant, le procès-verbal d’admission à l’hôpital de Naomi Musenga, figurant en dernière page du rapport d’autopsie – que Le Monde s’est procuré – rapporte bien le ton moqueur des propos échangés et laisse supposer que l’hôpital a pu avoir connaissance de ces détails dès le jour du décès de la jeune femme. « Samu rigole, lui dit d’appeler SOS Médecins et raccroche », lit-on sur le feuillet manuscrit qui vient conclure le rapport d’autopsie. Interrogé sur ce document, Christophe Gautier, directeur général des hôpitaux de Strasbourg, dit ne jamais en avoir eu connaissance : « Vous me l’apprenez. Je n’ai jamais eu accès à ce dossier. »

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Cent douze heures entre le décès et l’autopsie
Thierry Hans, directeur de publication du magazine Heb’di, a pourtant contacté, à de nombreuses reprises, l’hôpital strasbourgeois avant la parution de son article. « Cela m’étonne un peu, je ne peux pas le confirmer », avance M. Gautier.
« J’ai appelé l’hôpital la veille de la parution de l’article, demandé le service de communication et eu au téléphone une personne qui n’était pas au courant de la situation. Elle a pris ça de haut, l’échange a duré trente secondes, et c’était fini », rapporte M. Hans.
Mohamed Aachour, l’un des avocats de la famille Musenga, s’est également étonné du délai de cent douze heures s’étant écoulé entre le décès de Naomi Musenga et son autopsie. « Quand on lit le rapport, on nous indique des organes en état de putréfaction avancée. Pourquoi cent douze heures ? Et quelles ont été les conditions de conservation du corps ? » s’interrogeait-il sur BFM-TV, le 9 mai.
« Concernant l’autopsie, nous ne confirmons pas qu’elle puisse être qualifiée de tardive et tous les détails concernant ce point seront disponibles lors du rendu des conclusions de l’investigation », répond la direction de l’hôpital. Autant de zone d’ombres que l’enquête administrative diligentée par l’hôpital ainsi que l’enquête ouverte par le parquet de Strasbourg se devront de mettre en lumière.

Les parents de Naomi Musenga veulent que « justice soit faite »
Les parents de la jeune femme ont demandé jeudi 10 mai que « justice soit faite » lors d’une conférence de presse au cabinet de leurs avocats. Son père, Polycarpe Musenga, estime avoir été « baladé » sur les circonstances de la mort de sa fille.
« La famille ne souhaite absolument pas que l’on charge uniquement l’opératrice », mais elle voudrait que des réponses soient apportées aux « nombreuses interrogations » et que l’on remonte la « chaîne de responsabilités », avait déclaré plus tôt l’un de ses avocats, Mohamed Aachour.





                            


                        

                        


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Les étudiants majoritairement opposés aux blocages, selon un sondage de la FAGE

Selon une enquête de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), ils réclament unanimement plus d’investissements dans l’enseignement supérieur.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 11h26
    |

                            Service Campus








                        



   


Alors que trois universités, Rennes-II, Paris-VIII et Paris-Nanterre sont toujours bloquées, une trentaine d’autres ont connu des perturbations diverses depuis le début du mouvement contre la loi orientation et réussite des étudiants (ORE), présidents et syndicats s’interrogent sur l’avis des étudiants quant à la mobilisation.
Durant trois semaines, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) a organisé une enquête auprès d’étudiants pour recueillir leur avis sur cette réforme. Un sondage en ligne sur une plate-forme où les étudiants pouvaient répondre aux questions, également relayé sur les réseaux sociaux.
Si la FAGE admet qu’« une marge d’erreur est possible » du fait que l’enquête n’était pas nominative, le syndicat étudiant dit que chaque personne consultée devait indiquer son niveau et sa ville d’étude. Pour collecter des avis, elle s’est par ailleurs appuyée sur ses relais dans une dizaine de campus, recueillant en près de trois semaines l’avis de 14 000 étudiants dans cinquante-deux villes — « dont les villes universitaires qui ont subi des blocages, ce qui dit l’importance pour les étudiants de s’exprimer ailleurs que dans les assemblées générales qui votent les blocages », relève la FAGE.
D’après l’enquête, 72,3 % des étudiants interrogés se disent opposés aux blocages, et 68,6 % sont contre le boycott des cours. Mais beaucoup s’accordent apparemment à dire qu’il faudrait trouver des modes d’échange ou de mobilisation autres que le blocage de locaux. « Il faut valoriser les lieux de débats organisés de manière réellement démocratique », dit un étudiant en deuxième année de licence, cité par la FAGE.
La FAGE a également demandé aux étudiants leur avis concernant la réforme de l’accès à l’université. Là, les résultats sont plus mitigés : 12 % des interrogés sont « plutôt en désaccord » avec la réforme, et 20 % ne sont « pas d’accord du tout » ; 40 % sont « plutôt d’accord » avec la loi, 19 % sont « totalement d’accord » ; 9 % n’ont « pas d’avis ».

fédéralisme publié par LeMonde.frCampus

Des votes électroniques dans les universités
Une question particulièrement clivante au sujet de la loi ORE est celle de la mise en place des attendus à l’entrée de chaque filière : 29 % des étudiants interrogés ne sont « pas du tout d’accord » avec ce dispositif ; alors que 24 % se disent « totalement d’accord ».
Une forme de consensus semble se dessiner quant aux moyens humains et financiers consacrés à l’université : 98 % des sondés pensent qu’il faut investir davantage dans l’enseignement supérieur. Dont 70,8 % réclament « l’augmentation du nombre d’enseignants » et 71,4 % « la rénovation et la construction de nouveaux locaux ». 
Dans les établissements perturbés ou entièrement bloqués ces dernières semaines, certains présidents ont organisé un vote électronique pour connaître l’avis des étudiants. Le dernier en date remonte au jeudi 3 mai, quand Jean Chambaz, le président de Sorbonne Université, a invité les étudiants à se prononcer sur le blocage de deux sites occupés à Paris. En quatre jours, 10 085 étudiants, sur 55 000, ont voté en ligne : 6 334 étaient défavorables aux blocages ; 2 772 favorables ; et 979 ne souhaitaient pas se prononcer, selon un communiqué de l’université.
Autre exemple, l’université de Lorraine a consulté les étudiants des campus de Metz et Nancy, le 9 avril, sur la question de la reprise des cours : « Avec la garantie de la mise à disposition de lieux pour le débat, approuvez-vous la reprise des cours le 11 avril à 8 heures permettant le maintien du calendrier universitaire ? » Sur les 3 919 participants, 2 456 se disaient favorables à la reprise des cours, 1 026 s’y étaient opposés. Mais c’était finalement l’intervention des forces de l’ordre, mercredi 25 avril, qui avait mis fin au blocage, comme le rapportait France Bleu.
Malgré des résultats souvent en faveur d’un déblocage, les votes électroniques ne sont pas toujours reconnus comme légitimes par les étudiants et les professeurs mobilisés. S’ils représentent un moyen de sonder l’opinion, leur impact peut finalement s’avérer limité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Si les syndicats restent unis après seize jours de grève, les questions des investissements publics et de la sortie du conflit restent épineuses.
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SNCF : quatre leçons de la grève à mi-conflit

Si les syndicats restent unis après seize jours de grève, les questions des investissements publics et de la sortie du conflit restent épineuses.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 10h34
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Alors que s’est achevé, mercredi 9 mai, le seizième jour de grève des cheminots contre la réforme ferroviaire, sur trente-six annoncés, le conflit semble s’être installé dans une routine, qui cache toutefois des phases distinctes.
Il y a d’abord eu, début avril, le lancement de cette grève originale par intermittence inventée par les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, UNSA, SUD et CFDT), puis l’entrée dans le débat législatif, qui a abouti au vote en première lecture du projet de loi à l’Assemblée nationale le 17 avril.
A suivi une période de « bouderie » des quatre organisations syndicales qui, contestant la méthode de concertation du gouvernement, ont refusé de continuer à discuter avec la ministre des transports, Elisabeth Borne, et revendiqué une négociation directe avec le premier ministre, Edouard Philippe.
Une nouvelle phase vient de s’ouvrir depuis le lundi 7 mai et la rencontre des syndicats avec M. Philippe, resté inflexible sur les points fondamentaux de la réforme (ouverture à la concurrence, transformation de la SNCF en société publique, extinction du statut) tout en laissant entrevoir quelques ouvertures (annonces imminentes sur la dette, implication du gouvernement pour une convention collective de haut niveau).
Ce nouveau moment, qui va courir jusqu’au 23 mai, début de l’examen du nouveau pacte ferroviaire par le Sénat, est l’occasion de tirer plusieurs leçons du conflit en cours.
Le front syndical reste uni
Si les quelques gages avancés par le premier ministre, le 7 mai, avaient pour but d’enfoncer un coin dans l’union syndicale, c’est plutôt manqué. Réunis en intersyndicale, mercredi 9 mai en fin de journée, les leaders des fédérations ont fait montre d’une unité sans faille et sans faux-semblants.
« Ce soir, l’unité syndicale n’a pas bronché », a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots :
« Nous avons des appréciations qui peuvent varier d’un sujet...




                        

                        


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Le surendettement recule en France

La forte baisse des taux d’intérêt et l’encadrement renforcé des pratiques des organismes de crédit ont eu un impact positif sur le surendettement.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
10.05.2018 à 16h14
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Le nombre annuel de dossiers déposés – et déclarés recevables – à la Banque de France a diminué de 13 % entre 2014 et 2017, soit 30 000 dossiers en moins par an, selon une étude publiée en début d’année.
Après s’être stabilisé au début des années 2000, ce chiffre avait bondi de 30 % entre 2007 et 2011 en raison de la crise financière. Plusieurs facteurs expliquent cette amélioration : la forte diminution des taux d’intérêt, et l’encadrement renforcé des pratiques des organismes de crédit (lois Lagarde de 2010 et Hamon de 2015).
La Banque de France souligne aussi que de très nombreux crédits ont été renégociés. Entre 2012 et 2017, la masse des crédits à la consommation a baissé d’un tiers, celle des seuls crédits renouvelables de 42 %.

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Un débiteur seul dans deux cas sur trois
Au total, les ménages surendettés ploient sous un fardeau de 7,2 milliards d’euros de dettes, à rapporter aux 1 350 milliards d’euros de revenu total des ménages. Après traitement par les commissions de surendettement, puis homologation éventuelle par la justice, 23 % de la dette globale a été effacée.
Aux trois quarts, cette masse porte sur des emprunts immobiliers (36 %) ou des crédits à la consommation (37 %), le reste relevant de loyers impayés (5,5 %), de caution d’autres emprunteurs (4 %) et d’impôts en retard (3 %).
En moyenne, les dossiers portent sur 43 000 euros. Les plus épineux à résoudre sont ceux qui concernent des emprunts immobiliers.

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Quel est le profil des personnes surendettées ? Les trois quarts (75,8 %) sont locataires, et seulement 3,4 % sont propriétaires de leur résidence principale (contre 36,9 % pour la moyenne des ménages français). Si 33,1 % vivent en couple, 36,8 % sont divorcés ou séparés, 24,6 % sont célibataires et 5,5 % sont veufs. Dans deux cas sur trois, le débiteur est donc seul pour faire face à ses difficultés financières.
En outre, 27 % des personnes surendettées sont au chômage. Un ménage surendetté sur deux n’a aucune capacité de remboursement. Plus de 82 % des ménages surendettés ont un patrimoine brut inférieur à 2 000 euros.



                            


                        

                        

