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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’Iran compte une trentaine de détenus à double nationalité, dont au moins cinq Irano-Américains.
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Les familles des détenus irano-américains inquiètes après la décision de Trump

L’Iran compte une trentaine de détenus à double nationalité, dont au moins cinq Irano-Américains.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 18h35
    |

                            service international








                        



   


Donald Trump a accueilli en grande pompe, jeudi 10 mai, trois Américains libérés par Pyongyang après avoir passé des mois dans les prisons nord-coréennes. Mais d’autres prisonniers américains détenus à l’étranger sont inquiets de leur sort après l’annonce du président américain, deux jours plus tôt, de la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.
Selon les organisations de défense des droits humains, la République islamique d’Iran compte une trentaine de détenus à double nationalité, dont au moins cinq Irano-Américains. Leurs familles redoutent que la montée des tensions entre les deux pays ne nuise au sort de leurs proches et qu’elle ne retarde encore plus leur libération. Mercredi, plusieurs de ces familles ont demandé publiquement à Washington d’engager avec Téhéran des pourparlers « humanitaires » pour obtenir leur rapatriement.

Parmi eux figurent l’homme d’affaires Siamak Namazi et son père, Mohammad Bagher, tous les deux condamnés en octobre 2016 à dix ans de prison pour « espionnage » au profit de Washington. Depuis leur arrestation – par les gardiens de la révolution et non pas par le ministère du renseignement, qui opère sous l’autorité du président modéré, Hassan Rohani –, la Maison Blanche a, à de multiples reprises, demandé leur rapide rapatriement vers les Etats-Unis en brandissant la menace de nouvelles sanctions. Or Téhéran s’y est toujours opposé, évoquant l’indépendance de son système judiciaire.
« Haute priorité »
Mercredi, Babak Namazi, un autre fils de Mohammad Bagher, a déclaré avoir rencontré deux hauts responsables de la Maison Blanche et avoir fait part des préoccupations de sa famille. « On m’a assuré que l’administration continue de traiter ma famille et d’autres otages avec une haute priorité, a précisé Babak Namazi, qui vit aux Etats-Unis. Tout ce qui compte pour moi, c’est le retour immédiat et en toute sécurité de mes proches. »

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Ces derniers mois, les gardiens de la révolution ont tout particulièrement visé les Irano-Britanniques, avec deux arrestations durant le seul mois d’avril. Il s’agit de l’académicien en sciences informatiques et mathématiques à l’Imperial College de Londres, Abbas Edalat, et de l’analyste politique et écrivain, Mahan Abedin.
Le premier, également à l’origine du groupe Campagne contre les sanctions et l’intervention militaire en Iran, s’était rendu à Téhéran pour participer à un séminaire académique lorsqu’il a été arrêté. Lors d’une conférence de presse, le 29 avril, le porte-parole de la justice, Gholam Hossein Mohseni Ejei, a confirmé son arrestation « pour des accusations sécuritaires », sans avancer plus de détails.
Mahan Abedin, lui, est connu pour ses positions anti-américaines, parfois très favorables à la République islamique d’Iran, ce qui rend son arrestation d’autant plus étonnante. Une autre Irano-Britannique, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, chef de projet pour l’organisation caritative de la Fondation Thomson Reuters, est détenue en Iran depuis 2016. Cette femme de 38 ans a été condamnée à cinq ans de prison pour « propagande contre la République islamique d’Iran ».

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Monnaie d’échange
Dans les cercles diplomatiques, on estime que l’Iran garde en détention ces Irano-Britanniques pour obliger le Royaume-Uni à rembourser une dette liée à une facture impayée de vente d’armes interrompue au moment de la révolution islamique, en 1979.
D’une manière plus générale, il semblerait que les binationaux restent une cible privilégiée pour Téhéran, qui peut les utiliser comme monnaie d’échange dans les différends politiques et économiques qui l’oppose aux pays occidentaux.
En janvier 2016, au moment où l’accord nucléaire est entré en vigueur, l’Iran et les Etats-Unis ont ainsi réalisé un échange de prisonniers. En avril, juste avant l’annonce de Donald Trump, le ministre des affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, avait déclaré que l’Iran était ouvert aux négociations de prisonniers « si les Etats-Unis changeaient d’attitude », une manière pour Téhéran de tenter de convaincre Washington de rester dans l’accord. Aujourd’hui, la perceptive d’une libération des détenus binationaux est plus que jamais improbable.

Notre sélection d’articles sur l’accord relatif au nucléaire iranien
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quelles conséquences du retrait de l’accord pour l’économie iranienne ?la tentation d’un changement de régime à Téhéran, un voeu commun aux faucons de Washington et Tel-Avivles Iraniens « pessimistes » et « dégoûtés » au lendemain de l’annonce américaine« Une décision absurde aux effets déstabilisateurs », l’éditorial du Monde le 9 mailes réponses à vos questions sur l’annonce du retrait américain de l’accordl’analyse de notre correspondant aux Etats-Unis, qui souligne que les décisions de Donal Trump « sont souvent en contradiction avec sa vision du monde ».les Européens déterminés à défendre l’accordles points clés de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015ce qu’il faut savoir de l’accord, en sept questions ;l’analyse des promesses faites par Donald Trump durant la campagne présidentiellela tribune de parlementaires européens qui appellent leurs homologues américains à sauver l’accord sur le nucléaire ;les images de la visite d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, où il a débattu de l’accord avec Donald Trump ;la chronique de Sylvie Kauffmann, pour qui, « sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé » ;la tribune de François Nicoullaud, ancien ambassadeur à Téhéran, qui appelle à « sortir par le haut de la crise du nucléaire avec l’Iran ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ L’auteur et journaliste syrien Omar Kaddour raconte la férocité du régime des Assad, dont le nom signifie « lion », en arabe.
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édition abonné


Assad ou le lion nu

L’auteur et journaliste syrien Omar Kaddour raconte la férocité du régime des Assad, dont le nom signifie « lion », en arabe.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 18h29
   





                        



                                


                            
Par Omar Kaddour

Né en 1966, Omar Kaddour est un poète, romancier et journaliste syrien. Il a publié deux recueils de poèmes dans les années 1990 et quatre romans entre 2002 et 2013, tous non traduits. En 2014, il a quitté Damas pour le Liban. Il vit en France depuis 2015.
Vers le milieu du mois de mars dernier, la chaîne de télévision Al-Ikhbariya, affiliée à l’Etat syrien, diffusait de rapides interviews avec des habitants quittant la Ghouta orientale à la suite de la longue offensive qu’elle venait de subir. Le journaliste, qui n’apparaissait pas à l’écran, s’adressait à l’un des évacués sur un mode accusateur : « On dit que les habitants soutiennent les factions armées… » A quoi le vieillard répondait : « Nous sommes de pauvres gens sans défense. »
Au même moment, un jeune homme prend l’initiative de demander à sa fille de dire qu’elle est « Habiba, la “fille” de Bachar Al-Assad ». Mais la petite crie avec une grande colère, d’un ton sans réplique, que non, elle n’est pas la fille de Bachar ! N’importe quel ­Syrien comprendra ici que si cet homme demande une telle chose à sa fille, c’est pour implorer l’aman (miséricorde), d’autant qu’il est en âge de combattre : on sait que les hommes de son âge, après avoir quitté les zones assiégées, ont soit été arrêtés et torturés, soit contraints de se rallier aux forces d’Assad pour combattre les factions de l’opposition. N’importe quel Syrien comprendra également que cette bévue du direct, le père pourrait en payer le prix, et peut-être même sa fille.
La petite Habiba nous rappelle le célèbre conte des Habits neufs de l’empereur [connu en arabe sous le titre de L’Empereur nu], de Hans Andersen, car elle n’a pas encore acquis la conscience de la peur ni la prudence qu’elle exige. Sauf que dans son cas, on peut imaginer que cela va plus loin que pour l’enfant qui criait « Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Selon le ministère de la santé gazaoui, au moins quarante-neuf personnes ont été blessées vendredi lors de manifestations à la frontière avec Israël.
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Un Palestinien tué par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza

Selon le ministère de la santé gazaoui, au moins quarante-neuf personnes ont été blessées vendredi lors de manifestations à la frontière avec Israël.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 17h29
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 18h20
   





                        



   


Un Palestinien a été tué et quarante-neuf autres personnes ont été blessées vendredi 11 mai par des tirs de soldats israéliens lors du septième vendredi consécutif de manifestations à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a annoncé le ministère de la santé gazaoui.
Un homme de 40 ans, atteint d’une balle à la poitrine, est mort près de Khan Younès, dans le sud de l’enclave palestinienne. Cette mort porte à cinquante-trois le nombre de Palestiniens tués depuis le 30 mars, date du début du mouvement de protestation appelé la « grande marche du retour ».
La manifestation de vendredi a lieu à l’approche du transfert, lundi, de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, et de la commémoration, mardi, de la Nakba (la « catastrophe », en arabe), qui marque pour les Palestiniens la création de l’Etat d’Israël et l’exode de centaines de milliers de Palestiniens, en 1948.

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Selon l’armée israélienne, environ cinq mille Palestiniens ont participé vendredi à la manifestation à cinq endroits le long de la frontière. « Les émeutiers ont brûlé des pneus, lancé des pierres vers la barrière de sécurité et les soldats israéliens. Ils ont également fait voler des cerfs-volants auxquels étaient attachés des engins incendiaires », écrit Tsahal dans un communiqué. Les troupes israéliennes ont riposté en tirant « selon les règles d’engagement », a-t-elle ajouté, sans donner d’autres précisions.
Mouvement de protestation
Les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis plusieurs semaines par milliers près de la frontière pour revendiquer leur droit à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont dû fuir à la création d’Israël.
Ce mouvement vise aussi à dénoncer le blocus israélien imposé depuis plus de dix ans à l’enclave palestinienne, que dirige le mouvement islamiste Hamas, auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.
L’armée israélienne est notamment critiquée pour faire un usage excessif de la force. L’Organisation des Nations unies (ONU) et l’Union européenne ont réclamé des enquêtes indépendantes. Mais Tsahal, l’armée israélienne, affirme que ses soldats ne tirent à balles réelles qu’en dernier recours, quand les moyens non létaux ont été épuisés, pour parer au danger pour les soldats et les civils israéliens habitant près de l’enclave.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ En République d’Irlande, l’avortement est interdit, sauf en cas de danger pour la vie de la mère. Le 25 mai, un référendum doit déterminer si les Irlandais sont prêts à assouplir la loi.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le lieu de culte visé était d’obédience chiite, alors que la majorité des musulmans du pays sont sunnites.
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Compte rendu

L’attaque d’une mosquée inquiète les communautés religieuses en Afrique du Sud

Le lieu de culte visé était d’obédience chiite, alors que la majorité des musulmans du pays sont sunnites.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
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        Le 11.05.2018 à 16h11

     •
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        Mis à jour le 11.05.2018 à 17h14






    
Devant la mosquée Imam-Hussein de Verulam, dans la province sud-africaine du Kwazulu-Natal, après l’attaque menée par trois hommes non identifiés, jeudi 10 mai 2018.
Crédits : ROGAN WARD / REUTERS


Rien n’a été volé lors de l’attaque de la mosquée Imam-Hussein de Verulam, dans la province du Kwazulu-Natal, à 27 km au nord du port de Durban. Les trois hommes qui ont pénétré dans l’édifice religieux, jeudi 10 mai dans l’après-midi, portaient des cagoules noires. Ils avaient des couteaux de chasse et de quoi mettre le feu. Ils s’en sont pris d’abord à la bibliothèque, dans laquelle ils ont réussi à déclencher un incendie, puis ont attaqué l’imam, qui se trouvait à l’étage, seul avec un fidèle. Le responsable religieux a déclaré, vendredi, à sa sortie de l’hôpital, avoir survécu grâce à sa maîtrise des arts martiaux et en particulier du nunchaku qu’il dit avoir utilisé pour se défendre.
Entendant des cris, Abbas Essop, un commerçant de nationalité canadienne dont la boutique se trouve en face de la mosquée – qu’il fréquentait –, s’était précipité pour porter secours au moulana (imam). Il s’est alors trouvé confronté aux assaillants, qui l’ont maîtrisé avant de lui trancher la gorge, puis se sont enfuis à bord d’une voiture.
Appel au calme
L’Afrique du Sud ne sait comment interpréter cet acte, encore impossible à qualifier avec précision. S’agit-il d’un attentat ? D’un crime crapuleux ? L’affaire est suivie avec beaucoup d’attention dans un pays qui faisait jusqu’ici figure de havre de paix confessionnelle, malgré des tensions souterraines. Shaykh Isgaak Taliep, le secrétaire général du Conseil judiciaire musulman sud-africain, a d’ailleurs exprimé son inquiétude. A l’issue d’une réunion avec de nombreux responsables religieux, il a déploré « cet acte sans précédent qui, [espère-t-il,] sera le dernier », mais appelle également « la communauté [musulmane] tout comme le reste de l’Afrique du Sud au calme, à la raison », et surtout à éviter toute tentation de se faire justice.
Les fidèles de la mosquée Imam-Hussein sont de confession chiite, dans un pays où les musulmans (moins de 2 % de la population) sont majoritairement sunnites. Des tensions ponctuelles entre les groupes se sont multipliées, mais elles étaient jusqu’ici considérées comme anecdotiques. Pour autant, les discours enflammés contre les chiites ne restent pas cantonnés à la clandestinité en Afrique du Sud. Des écrits véhéments circulent, comme la Lettre ouverte aux musulmans d’Afrique du Sud diffusée par des associations du Kwazulu-Natal (notamment une organisation baptisée Réveil de l’islam). Ce texte invite les croyants sunnites à considérer chaque chiite comme un « ennemi intérieur », adepte d’une religion n’ayant rien à voir avec l’islam mais devant être considérée comme « une création des Perses ». Dans une veine clairement anti-iranienne, il conseille à ses lecteurs d’éviter de « faire des affaires avec l’Iran » ou encore de « fréquenter des restaurants tenus par des chiites ».

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« Dans ce pays, on n’a pas peur de parler avec véhémence de questions de ce genre mais, hormis deux exemples dans les années 1980 dans la région de Durban, cela ne mène habituellement pas à des actes violents », nuance Na’eem Jeenah, directeur exécutif du Centre Afrique Moyen-Orient (AMEC), un think tank de Johannesburg. Mais une bonne source au sein de la communauté musulmane d’Afrique du Sud assure pencher « pour une piste menant vers une question confessionnelle », ajoutant : « D’après les informations que j’ai pu recueillir, cette attaque a été conduite par des étrangers, même s’il est trop tôt pour confirmer leur nationalité. » Plusieurs observateurs étrangers tentent de déterminer si ces faits peuvent être reliés à des sympathisants de groupes djihadistes en Afrique du Sud.
Combattants rentrés de Syrie
Par le passé, il a été établi que le groupe somalien Al-Chabab menait des activités dans le pays. Il y collecte des fonds et s’y procure des explosifs, dont certains ont été utilisés en Somalie et au Kenya. Ces opérations n’impliquent pas, en théorie, de projets d’attentats sur le sol sud-africain.
En revanche, des sympathisants de l’organisation Etat islamique (EI) sont soupçonnés d’élaborer des projets de cette nature. De jeunes Sud-Africains sont partis dès 2013 en direction de la Syrie pour rejoindre le califat et ses troupes. Certains y sont morts, mais quelques dizaines de combattants sont parvenus, depuis, à rentrer.
D’autres aspirants au départ n’ont jamais réussi à gagner la Syrie, comme Fatima Patel, arrêtée en 2016 avant d’avoir pu quitter le pays. Dans sa chambre, les enquêteurs avaient trouvé des munitions et un drapeau de l’EI. Elle avait cependant été libérée sous caution. Elle a été de nouveau arrêtée en février, en même temps que son compagnon, Sayfydeen Aslam Del Vecchio, dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement et le meurtre d’un couple détenteur de la double nationalité britannique et sud-africaine. Le corps de Rodney Saunders avait été découvert dans une rivière du Kwazulu-Natal le 17 février, une semaine après sa disparition ; son épouse, Rachel, n’a pas été retrouvée. Fatima Patel et Sayfydeen Aslam Del Vecchio sont soupçonnés d’avoir vidé le compte en banque des Saunders pour financer des activités illégales.

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Il est néanmoins impossible de déterminer si une cellule préparant activement des attaques est à l’œuvre dans la région. Les autorités sud-africaines restent prudentes et considèrent, en l’état actuel de l’enquête, le dossier Saunders comme une tentative d’enlèvement qui aurait mal tourné.
Mais pour les autorités britanniques, « il est possible que des terroristes mènent des attaques en Afrique du Sud ». Ces actions « pourraient se produire en de multiples endroits, notamment ceux fréquentés par les touristes, comme les centres commerciaux des grandes villes », précise le gouvernement dans un avis aux voyageurs. Les services sud-africains ont déjoué plusieurs projets de cette nature par le passé. Des jumeaux, Brandon-Lee et Tony-Lee Thulsie, avaient notamment été arrêtés en 2016. Ils étaient soupçonnés de préparer des attentats contre des cibles de la communauté juive et des représentations diplomatiques occidentales.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.
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Un scientifique australien de 104 ans s’est donné la mort en Suisse

David Goodall a voyagé jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait. S’il ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, il jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 15h40
   





                        



   


David Goodall, un scientifique australien de 104 ans venu jusqu’en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté que son pays lui refusait, est mort, jeudi 10 mai, à Bâle après une injection de barbituriques, a annoncé la fondation Exit International.
Le centenaire ne souffrait d’aucune maladie en phase terminale, mais jugeait que sa qualité de vie s’était détériorée et qu’il était temps de partir. Après une tentative de suicide ratée en début d’année, M. Goodall avait demandé aux autorités australiennes de bénéficier d’un suicide assisté. Mais devant leur refus, il avait été contraint de voyager jusqu’en Suisse, où plusieurs fondations offrent ce service.
« J’aurais préféré terminer en Australie et je regrette vraiment que l’Australie soit en retard sur la Suisse » en matière de droit à mourir, avait-il expliqué avec amertume devant les journalistes, mercredi, dans un hôtel de Bâle.
Ce chercheur associé honoraire à l’université Edith Cowan de Perthil avait quitté l’Australie la semaine précédente pour rendre visite à son fils à Bordeaux, avant d’arriver lundi en Suisse. « Je ne veux plus continuer à vivre », avait-il répété la veille de sa mort devant les médias, affirmant n’avoir aucune hésitation.
L’aide au suicide illégale dans la plupart des pays
La fondation suisse Eternal Spirit, qui a accepté de l’aider à se donner la mort, avait mis à sa disposition un appartement où le centenaire a pu être entouré de ses petits-enfants et d’un ami jusqu’à ses derniers instants.
Jeudi, après un dernier repas avec sa famille, M. Goodall s’est allongé et un assistant a placé une intraveineuse dans son bras. Mais conformément à la législation suisse, c’est le centenaire qui a lui-même ouvert la valve pour libérer le produit létal à base de pentobarbital de sodium, un sédatif puissant qui à forte dose stoppe les battements du cœur.
Devant le vif intérêt médiatique suscité par son cas, le scientifique a confié espérer que cela aurait pour effet de pousser l’Australie et d’autres pays à revoir leur législation, alors que l’aide au suicide est illégale dans la plupart des pays. En Australie, elle était totalement interdite jusqu’à ce que l’Etat de Victoria légalise l’an dernier la mort assistée. Mais cette législation, qui ne rentrera en vigueur qu’en juin 2019, ne concerne que les patients en phase terminale avec une espérance de vie de moins de six mois.
En Suisse, en revanche, la loi dispose que toute personne en bonne santé mentale et qui a, depuis un certain temps, exprimé le souhait constant de mettre un terme à sa vie, peut demander ce qu’on appelle la mort volontaire assistée.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Aux municipales du 6 mai, « les listes indépendantes ont cumulé un intérêt dépassant celui des grandes machines politiques », relève la journaliste tunisienne Inès Oueslati.
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Point de vue

« En Tunisie, l’espoir d’une régénération de la classe politique »

Aux municipales du 6 mai, « les listes indépendantes ont cumulé un intérêt dépassant celui des grandes machines politiques », relève la journaliste tunisienne Inès Oueslati.

Par                Inès Oueslati



LE MONDE
              datetime="2018-05-11T15:38:43+02:00"

        Le 11.05.2018 à 15h38






    
Un membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) décompte les résultats des élections municipales du 6 mai, à Ariana, près de la capitale Tunis, le 7 mai 2018.
Crédits : FETHI BELAID / AFP


Tribune. La Tunisie sort d’une phase électorale importante sur les plans local et national. Les premières élections municipales d’après révolution, tenues le 6 mai, sont un reflet de sa situation actuelle et un signal pour l’avenir de sa démocratie. Une lecture des chiffres annoncés dans la soirée du 9 mai par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) permet de décrypter les dernières mutations de la scène sociopolitique tunisienne et ses perspectives d’évolution.
Le taux le plus bas de votants est celui de la cité Ettadhamen, quartier pauvre de la capitale. Avec 18,46 %, le fief de ceux qui se disent mal aimés lance un signal fort aux décideurs. La classe défavorisée, celle qui a crié halte aux injustices sociales après la révolution, celle à qui on avait promis monts et merveilles lors des élections précédentes est en perte de confiance par rapport à la chose politique.
Un désintérêt massif
La raison est certes égocentrée mais en dit long sur le fossé qui se creuse en Tunisie entre les différentes classes sociales. Avec un taux d’inflation à 7,7 % (en avril 2018), une infrastructure vieillissante et le manque de moyens locaux, certains quartiers se ghettoïsent, tant par une dégradation des conditions de vie que par un sentiment de marginalisation croissante des habitants. Démissionnaires du parcours démocratique qui se dresse à chaque étape électorale, les indifférents d’aujourd’hui peuvent être les rebelles de demain.
Avec près de 65 % d’abstentionnistes, les municipales tunisiennes ont été marquées par un désintérêt massif. Pour de nombreux observateurs, ce pourcentage est à l’image de ceux que connaissent d’autres pays à l’ancrage démocratique plus affirmé. C’est la fragilité du modèle démocratique tunisien qui fait pourtant dire à ce chiffre des signaux plus alarmants.

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L’engouement du Tunisien pour la chose publique s’est estompé. Ceux qui ont renoncé à exercer leur citoyenneté ont exprimé une volte-face par rapport à la politique, faisant au passage l’amalgame entre une situation politique globale et un scrutin aux enjeux locaux. Pour cause, une frilosité par rapport aux partis en place, rendus responsables des maux sociaux et du statu quo économique. Dans cette démocratie encore jeune, l’esprit citoyen maintenu en alerte est l’un des principaux garants du futur.
Avec 28,64 % des voix, Ennahda récolte près de 516 000 voix. Nidaa Tounès fait, quant à lui, 21 % et 375 000 voix environ. Moins d’un million de voix pour les deux partis les plus forts. Ceux-là avaient fait environ un million de voix chacun, lors des dernières législatives. Quoique chaque enjeu électoral recèle ses propres spécificités, la différence est édifiante. Ereinté par l’exercice du pouvoir et ses querelles internes, Nidaa Tounès, le parti au pouvoir, perd en popularité et en crédibilité.
Une discrimination positive
Quant au parti islamiste Ennahda, son électorat de 2014 a exprimé sa déception par rapport aux promesses du passé. Passée la curiosité de voir émerger un parti prônant des valeurs morales autres dans une Tunisie affaiblie par les mauvaises pratiques, passés la victimisation et le discours religieux habillant celui politique, l’engouement pour Ennahda a connu une baisse remarquable, malgré sa position en tête des partis lors de ces municipales. Les crises de leadership de Nidaa Tounès et la crise identitaire d’Ennahda ont affaibli les deux partis dits forts de la Tunisie. Le constat n’est pas plus glorieux pour la coalition de partis dite Union civile qui fait 6,8 %. La désaffection du Tunisien pour les partis était déjà perceptible. Avec les élections, elle atteint un taux qui doit alarmer les décideurs.
Depuis l’annonce des résultats, la Tunisie est prise au piège de débats annexes, reflets d’une pensée pour le moins rétrograde. « Une femme maire à Tunis, cela n’est pas de nos coutumes », a exprimé un des dirigeants de Nidaa Tounès, désavoué ensuite par Hafedh Caïd Essebsi, numéro 1 dudit parti. « Le maire de Tunis doit être tunisien de souche », selon une autre théorie avancée par un des intellectuels de la place. Dans la guerre des oppositions et des coalitions pour les postes de maires, on croyait tout permis. Cela dépasse ce à quoi l’on s’attendait en matière de qualité de débat.

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Toutefois, dans ce topo très mitigé se dressent, comme un signe d’espoir, des éléments positifs. Parmi eux, l’engagement des femmes et des jeunes et leur présence sur le champ des batailles à venir. 47 % des membres des conseils municipaux à venir sont des femmes et 37 % de ces nouveaux représentants locaux ont moins de 35 ans. Fruits d’une discrimination positive, ces chiffres pourraient finir par instaurer, à force de pratiques démocratiques, de nouvelles habitudes.
L’émergence de nouvelles têtes d’affiche est, à son tour, l’élément lumineux de ce scrutin. Avec 32,27 % des voix, les listes indépendantes cumulent un intérêt dépassant celui des grandes machines politiques. Ces indépendants sont le fruit d’une forte mobilisation citoyenne se voulant une alternative par rapport à la qualité de l’offre que représentent les partis. Ils forment l’image d’une classe politique capable de se régénérer et d’offrir à la Tunisie un avenir différent.
Inès Oueslati est une journaliste tunisienne vivant à Tunis.


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A 92 ans, le premier ministre malaisien est le plus vieux dirigeant du monde

EN GRAPHIQUE. Mahathir Mohamad, investi jeudi 10 mai, a déjà occupé le poste de premier ministre entre 1981 et 2003.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h36
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 15h42
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


L’ancien premier ministre de la Malaisie Mahathir Mohamad, qui avait dirigé le pays pendant vingt-deux ans, entre 1981 et 2003, est revenu au pouvoir et a été investi, jeudi 10 mai, chef du gouvernement devant le sultan Muhammad V, après la victoire surprise de l’opposition aux élections législatives.
Né en 1925, il devient le dirigeant politique le plus âgé de la planète, devançant de quelques mois la souveraine britannique Elizabeth II et le président tunisien Beji Caïd Essebsi. Durant la campagne, Mahathir Mohamad s’est toutefois engagé à laisser le pouvoir à son ancien vice-premier ministre actuellement en prison, Anwar Ibrahim, âgé de seulement 70 ans.


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A 92 ans, le premier ministre malaisien est le dirigeant le plus âgé du monde
Mahathir Mohamad est le plus vieux des chefs d'Etat et de gouvernement, devant la reine Elisabeth II et le président tunisien Béji Caïd Essebsi.

Source : Wikipedia



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Parmi l’ensemble des dirigeants de la planète, qu’ils soient élus démocratiquement, désignés ou souverains héréditaires, moins d’une vingtaine sont octogénaires ou nonagénaires. Les dirigeants exécutifs (premier ministre, chef du gouvernement) sont généralement plus jeunes que les chefs d’Etat (présidents élus ou désigné, rois, émirs, sultans…), souvent censés représenter la continuité de la nation.


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Les chefs de gouvernement sont généralement plus jeunes que les chefs d'Etat
Les deux tiers des dirigeants mondiaux sont quinquagénaires ou sexagénaires

Source : Wikipedia



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Seule une dizaine de dirigeants sont âgés de moins de 40 ans, parmi lesquels plusieurs n’ont pas été élus par le peuple, comme le guide suprême nord-coréen Kim Jong-un, l’émir du Qatar Tamim Ben Hamad Al-Thani. Le « benjamin » mondial est Mateo Ciacci, le cocapitaine-régent du micro-Etat de Saint-Marin, âgé de 28 ans, suivi du chancelier autrichien Sebastian Kurz (31 ans).


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Seule dizaine de chefs d'Etat et de gouvernement ont moins de 40 ans
Le capitaine-régent de Saint-Marin, le chancelier autrichien et le guide suprême nord-coréen sont les plus jeunes dirigeants au monde

Source : Wikipedia



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Alek Minassian, décrit par un ancien camarade comme ayant « peur des filles », avait foncé sur un trottoir du centre-ville le 23 avril, tuant huit femmes et deux hommes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

L’auteur de l’attaque de Toronto devra répondre de dix chefs d’accusation de meurtre

Alek Minassian, décrit par un ancien camarade comme ayant « peur des filles », avait foncé sur un trottoir du centre-ville le 23 avril, tuant huit femmes et deux hommes.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 15h31
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        


Alek Minassian, chauffeur du véhicule-bélier qui a foncé sur la foule, le 23 avril, dans le centre-ville de Toronto, tuant dix piétons et en blessant seize, a été inculpé, jeudi 10 mai, de trois nouveaux chefs d’accusation. Il devra, désormais, répondre de dix chefs d’accusation de meurtres avec préméditation et seize tentatives de meurtre. Une prochaine audience est prévue le 14 septembre.
Son avocat, Boris Bytensky, a précisé à la sortie du tribunal que « le processus judiciaire serait long », ajoutant que « justice sera faite », sans préciser si Alek Minassian avait l’intention de plaider coupable ou non. Me Bytensky a noté que les avocats devaient parfois « représenter des gens qui ne sont pas toujours les plus populaires ».

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Qualifiant le cas de son client de « très complexe », il a refusé de faire des commentaires sur sa santé mentale ou sa personnalité : « Ce n’est pas le moment de discuter de M. Minassian. La ville est en deuil ; les familles pleurent leurs disparus. Nos pensées et celles de la famille Minassian sont avec eux. » L’avocat a, par ailleurs, écarté la piste terroriste, tout comme la police, même si certaines féministes, comme l’essayiste américaine, Jessica Valenti, plaident pour la reconnaissance d’un « terrorisme misogyne ».
Thèse du féminicide
Acte d’un misogyne, d’un déséquilibré mental ou les deux à la fois ? Les indices et témoignages recueillis après l’attaque meurtrière dressent le portrait d’un jeune homme de 25 ans brillant, calme et réservé, mais qui répétait souvent : « j’ai peur des filles », comme « un slogan ou un tic », selon les confidences, au Toronto Sun, d’Ari Blaff, un ancien camarade de classe qui l’a connu au lycée Thornlea de Thornhill.
La thèse du féminicide est, en tout cas, corroborée par le nombre de victimes femmes, soit huit sur dix personnes tuées lors de la course folle du véhicule-bélier sur la rue Yonge, mais aussi par le message qu’Alek Minassian avait laissé le jour même sur son compte Facebook. Au lendemain de l’attaque, la police notait que son auteur avait visé « majoritairement des femmes » juste après avoir publié sur Facebook « un message énigmatique » mais clairement misogyne. « La rébellion Incel a déjà commencé », écrivait-il en référence au mouvement anglo-saxon des « célibataires involontaires ».
Il a également mentionné Elliot Rodger, l’auteur de la tuerie d’Isla Vista en Californie, en 2014, qui avait fait six victimes. Ce dernier avait expliqué dans une vidéo vouloir imposer un « châtiment » aux femmes qui l’avaient rejeté. Le 28 avril, le quotidien Toronto Sun révélait qu’en prison, Alek Minassian a ouvertement évoqué son dédain pour les femmes.

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                Attaque de Toronto : qui sont les Incels, le groupe de célibataires auquel se réfère le suspect ?



Le jeune Alek était presque toujours seul, n’avait pas beaucoup d’amis et avait un comportement « assez étrange » mais jamais agressif envers les autres. En revanche, se souvient son ancien camarade Ari Blaff, « il ouvrait souvent sa chemise et se crachait dessus au milieu de la classe ».
Un bon élève « socialement mal à l’aise »
A Thornhill, le jeune Alek suivait également un programme spécial pour jeunes autistes. Dans un entretien accordé en 2009 au journal local Richmond Hill Liberal par sa mère, Sonia Minassian, on apprend que son fils vivait avec le syndrome d’Asperger, un trouble envahissant du développement, forme d’autisme touchant l’interaction sociale, la communication et la perception cognitive. Mais sans rapport avec un risque de comportement violent.
Au collège universitaire Seneca, où il a étudié de 2011 à début 2018, certains le décrivent comme « socialement mal à l’aise », souffrant d’un trouble obsessionnel compulsif. Il se frottait notamment la tête et les mains à répétition. S’il participait activement aux cours, il ne parlait à personne en dehors. En classe, se souvient Joseph Pham, « il s’exprimait très bien mais parlait très lentement. Il posait des questions intelligentes et remettait des travaux de haute qualité. »
En 2017, Alek Minassian a passé deux mois dans les Forces armées canadiennes. Dans ce cadre, il devait suivre un entraînement de treize semaines, mais au bout de seize jours, il a demandé à en partir. Une source militaire a rapporté à l’agence La Presse canadienne qu’il avait des difficultés avec la discipline militaire et que ses performances étaient en dessous de la moyenne. En revanche, aucun signe avant-coureur de la tragédie de Toronto n’avait été décelé, selon cette même source.
Passionné d’informatique et de développement de logiciels, il faisait partie d’un bureau interne de recherche et d’innovation. Il avait développé l’application Toronto Green Parking Advisor, permettant de trouver facilement des places de parking dans la ville. Fraîchement diplômé en développement de logiciels, Alek Minassian cherchait un emploi depuis le début de l’année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ L’agence spécialisée des Nations unies qui a comptabilisé 32 cas, dont 18 morts, entre le 4 avril et le 9 mai, sonne l’alarme.
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Compte rendu

Ebola : l’OMS se prépare au « pire des scénarios » en RDC

L’agence spécialisée des Nations unies qui a comptabilisé 32 cas, dont 18 morts, entre le 4 avril et le 9 mai, sonne l’alarme.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-11T15:07:00+02:00"

        Le 11.05.2018 à 15h07





Le « pire des scénarios ». C’est ce à quoi se prépare l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a jugé, vendredi, « élevé » le risque de propagation de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC).
« Pourquoi sommes-nous préoccupés par cette épidémie ? Bien sûr, c’est une maladie mortelle, avec un taux de létalité qui va de 20 % à 90 %. Nous savons aussi que plusieurs éléments nous préoccupent, car ils risquent d’amplifier cette épidémie », a déclaré le directeur du programme de gestion des situations d’urgence de l’OMS, Peter Salama, lors d’un point de presse à Genève.
L’agence spécialisée des Nations unies a comptabilisé 32 cas (deux cas confirmés, 18 probables et 12 suspects), dont 18 morts, entre le 4 avril et le 9 mai, dans la région de Bikoro, située au nord-est de Kinshasa, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.
Un sujet particulier d’inquiétude est le fait que les cas – bien qu’étant recensés dans une seule zone rurale pour l’instant – ont été signalés dans « trois emplacements distincts », a détaillé M. Salama. Autre facteur « amplificateur » : trois des 32 cas concernent des membres du personnel soignant (dont un est mort), a souligné M. Salama.

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                Nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo



L’OMS critiquée pour la lenteur de sa réaction
L’épidémie d’Ebola la plus violente de l’histoire avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11 300 morts sur quelque 29 000 cas recensés, à plus de 99 % en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. L’OMS avait alors été vivement critiquée pour la lenteur de sa réaction, beaucoup l’accusant d’avoir beaucoup trop tardé à décréter une « urgence de santé publique de portée internationale ».

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                L’OMS, un « monstre » qui doit se réformer



La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.
Apparue pour la première fois dans l’ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976, la fièvre hémorragique Ebola vient d’un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel.
Les travailleurs humanitaires vont devoir surmonter d’autres difficultés pour venir en aide aux populations affectées. « La situation est absolument désastreuse sur le plan de l’infrastructure, il y a très peu de routes pavées, d’infrastructures électriques, très peu d’eau et d’infrastructures sanitaires », a noté M. Salama.
« L’accès est extrêmement difficile. Il faut 15 heures en moto depuis la ville la plus proche », a-t-il dit, ajoutant que « la réponse sera très compliquée et coûteuse ».
L’urgence d’acheminer du matériel
Aussi, l’ONU espère acheminer du matériel sur place dès « ce week-end » grâce à des hélicoptères et l’OMS souhaite mettre en place un véritable « pont aérien » (avec des petits avions) dès que possible pour transporter davantage d’aide. Seul hic : l’absence de piste pour atterrir.
Sur place, l’OMS dispose déjà d’experts et espère mettre en place un laboratoire mobile ce week-end. Une autre équipe de 30 à 40 personnes, comprenant notamment des épidémiologistes, des logisticiens et des spécialistes des vaccins, doit aussi être envoyée. L’OMS attend en effet le feu vert des autorités de la RDC pour distribuer un vaccin expérimental contre Ebola.

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                Dans l’enfer d’Ebola, conflits éthiques à MSF



Contrairement à ce qui s’était passé lors de la terrible épidémie de 2013-2016 en Afrique de l’Ouest, l’OMS a agi, cette fois, rapidement, a souligné M. Salama. « L’épidémie a été déclarée par le gouvernement mardi matin. En moins d’une heure, notre équipe de gestion des urgences était sur pied », a-t-il relevé.
L’ONG Médecins sans frontières met aussi en place un centre de traitement pour la prise en charge des cas dans la zone de santé de Bikoro, selon l’OMS. Bien que l’épidémie « semble être géographiquement limitée (…) dans une région éloignée », « le risque global est considéré comme élevé au niveau national en raison de la nature de la maladie et du manque d’informations épidémiologiques et démographiques pour estimer l’ampleur de l’épidémie », pointe l’OMS.

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                Médecins sans frontières au miroir d’Ebola



Les épidémiologistes doivent notamment essayer de déterminer son origine. « Nous savons que certains ont été infectés lors des enterrements et que d’autres l’ont été alors qu’ils s’occupaient de patients », a déclaré Pierre Formenty, qui dirige le département des Fièvres hémorragiques virales à l’OMS.
Au niveau régional, neuf pays voisins ont été mis en « état d’alerte » et le risque a été jugé « élevé » pour la République centrafricaine et la République du Congo, en raison de leur proximité avec le fleuve Congo, note l’OMS.
L’agence de l’ONU n’appelle toutefois pas à une restriction des échanges commerciaux et des vols des compagnies aériennes avec ces pays.

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                Les survivants oubliés d’Ebola





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<filnamedate="20180511"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180511"><AAMMJJHH="2018051119">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les difficiles conditions météorologiques des dernières semaines sont responsables de l’accident, qui a fait au moins 44 morts.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤         

Au Kenya, la rupture d’un barrage fait de nombreuses victimes



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
              datetime="2018-05-11T14:33:31+02:00"

        Le 11.05.2018 à 14h33

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-05-11T14:48:56+02:00"

        Mis à jour le 11.05.2018 à 14h48






Durée : 01:01 | 

Dans la nuit du 9 au 10 mars, un barrage situé près de Nakuru, au Kenya, a cédé. Ses eaux ont balayé les modestes habitations de cette zone rurale, tuant au moins 44 personnes, dont 20 enfants. Les rescapés qualifient les eaux boueuses et tumultueuses emportant leurs habitations d’« enfer sur terre ».
Le barrage était utilisé par les fermiers pour irriguer leurs terres. Le pays est soumis à de fortes précipitations depuis le début de la saison des pluies. Elles ont entraîné des inondations causant la mort de 170 personnes.


                

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Pouvoir et opposition ont mis en suspens plus de quarante ans de différends le temps des funérailles du leader de la Renamo.
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Compte rendu

Le Mozambique a rendu hommage à son éternel rebelle, Afonso Dhlakama

Pouvoir et opposition ont mis en suspens plus de quarante ans de différends le temps des funérailles du leader de la Renamo.

Par                                            Adrien Barbier (Mangunde, Mozambique, envoyé spécial)




LE MONDE
              datetime="2018-05-11T14:13:20+02:00"

        Le 11.05.2018 à 14h13






    
Le cercueil d’Afonso Dhlakama porté par des soldats de l’armée gouvernementale mozambicaine qu’il combattait, lors des funérailles officielles du leader de la Renamo, le 9 mai 2018 à Beira.
Crédits : Tsvangirayi Mukwazhi / AP


« Nous enterrons le corps, mais nous n’enterrons pas les idées. » En quelques mots, prononcés sur la tombe fraîchement refermée d’Afonso Dhlakama, le frère du défunt a résumé l’état d’esprit de tout un mouvement. Jeudi 10 mai, militants et sympathisants de la Résistance nationale mozambicaine (Renamo) sont venus de tout le pays, voire de l’étranger, pour saluer celui qui les a guidés durant trente-neuf ans, lors de sa mise en terre dans son village natal de Mangunde (centre). Emus et fébriles, ils ont fait leurs adieux au chef de guerre et à l’homme de paix, figure de l’histoire du Mozambique.
Décédé subitement le 3 mai, à 65 ans, d’une attaque cardiaque, le leader de l’ancienne rébellion de la guerre civile (1976-1992) devenue principal parti d’opposition, repose en pleine brousse, là où il aura passé la plus grande partie de sa vie. Il y avait une certaine incongruité à voir les soldats de l’armée mozambicaine transporter son cercueil, puis tirer trois coups de feu en l’air lors du salut militaire. Des soldats qu’Afonso Dhlakama aura combattus jusqu’à la fin.

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Après une série d’échecs électoraux, la Renamo avait repris les armes en 2013 pour contester l’hégémonie du Front de libération du Mozambique (Frelimo), l’ancien parti marxiste au pouvoir depuis l’indépendance, en 1975. Après un regain de tensions en 2016, le dirigeant rebelle avait annoncé une trêve, permettant la tenue de nouvelles négociations. Il est mort dans sa base nichée dans les montagnes de Gorongosa, encerclé par les troupes gouvernementales. « Il nous disait toujours que c’est la maladie qui le tuerait, pas les balles du Frelimo », remarque Albina da Costa, une militante.
Marée humaine
Situé à une vingtaine de kilomètres de la principale route reliant le nord au sud du Mozambique, le village du chef Mangunde, le père d’Afonso Dhlakama, n’avait jamais connu pareille affluence.
La veille, après les funérailles officielles organisées à Beira, une véritable marée humaine s’était formée pour accompagner le cortège jusqu’à la sortie de la ville, la deuxième du pays. Un signe de la popularité de celui qui était perçu comme le seul capable de faire plier le régime du Frelimo. Le temps d’une cérémonie historique, mercredi, le gouvernement et la Renamo ont mis en suspens plus de quarante ans de différends afin de rendre hommage, côte à côte, au vieux guérillero.

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« Jusqu’à sa mort, Afonso Dhlakama avait ses propres convictions sur le pluralisme politique au Mozambique, et il a donné sa vie pour les défendre », a admis dans son éloge funèbre le président Filipe Nyusi, son ancien rival. Depuis la trêve, les deux hommes négociaient en tête à tête. Ils étaient proches d’un accord. « Que ce soit bien clair pour tous les Mozambicains, je poursuivrai le processus de construction de la paix avec le nouveau leadership du parti de Dhlakama », a annoncé le chef de l’Etat, sous les applaudissements.
L’épineuse question de la démobilisation
De leur côté, les dirigeants de l’opposition n’ont pas hésité à égratigner le gouvernement. « Le président Dhlakama a été victime de l’intolérance politique, il a souffert des attaques successives perpétrées par les forces de défense et de sécurité », a dénoncé Ossufo Momade, son successeur par intérim. « Pars, heureux, vers la vie éternelle. Nous allons poursuivre ta lutte », a conclu, en s’adressant au défunt, le nouvel homme fort de la Renamo. Cet ancien lieutenant général de la branche armée, proche de Dhlakama et député à l’Assemblée, est en bonne position pour assurer la relève.
Les priorités pour le parti sont désormais de faire aboutir les négociations de paix, de régler l’épineuse question de la démobilisation de ses combattants et de leur réintégration dans l’armée régulière, et de préparer sereinement les élections locales prévues en octobre.

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Les militants, qui attendent la désignation officielle du successeur d’Afonso Dhlakama, semblent d’ores et déjà prêts à suivre un nouveau chef. Profondément affectés par la disparation de leur « guide suprême », qu’ils qualifient de « père de la démocratie », ils ne laissent pas le désespoir se substituer à la douleur. « Ce qu’il nous a appris, c’est à lutter, jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’on ait la démocratie et une paix effective », résumait Maria Ramos, une sympathisante, juste après l’enterrement.


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Reportage

Au Cameroun, la menace Boko Haram s’amenuise et Maroua revit

La ville, frappée par des attentats depuis 2015, accueille les Jeux universitaires. Un moyen pour les autorités de montrer que le calme est revenu.

Joan Tilouine (Maroua (Cameroun), envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-05-11T12:42:28+02:00"

        Le 11.05.2018 à 12h42

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        Mis à jour le 11.05.2018 à 16h10






    
Un combat de lutte dans le cadre des Jeux universitaires organisés à Maroua, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, en mai 2018.
Crédits : Bénédicte Kurzen/Noor Images


A la nuit tombée, Le Boucan Bar ne désemplit pas. L’établissement est un remarquable indicateur du moral de Maroua, capitale de la région camerounaise de l’Extrême-Nord. Ses tables poisseuses ont supporté les moments de joie de cette cité commerçante à la lisière du Sahel, puis elles ont tremblé en juillet 2015 lorsqu’une jeune fille s’est approchée et a activé sa ceinture d’explosifs. Le quartier Pont vert, festif et populaire, s’est alors refermé.
Tout comme Maiduguri, sa grande sœur nigériane à 200 km au nord-ouest, Maroua a basculé dans la guerre, avec la peur et l’asphyxie économique qui l’accompagnent. D’autres attentats ont suivi. Le marché central fut visé par les combattants d’Abubakar Shekau, chef du groupe djihadiste Boko Haram, coutumier de cette ville qu’il fréquentait autrefois. Un couvre-feu fut décrété, de même que l’interdiction de circuler à moto, moyen de transport prisé par les terroristes mais qui fait aussi vivre des milliers de jeunes taxis et contrebandiers d’essence.

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« On a vécu la peur au ventre, dans la psychose. Mais on a résisté. Religieux de toutes obédiences, notables, responsables politiques, habitants, chacun à sa manière a combattu Boko Haram, déclare Hamadou Hamidou, le maire de Maroua. Malgré quelques attaques sporadiques, Boko Haram a été anéanti par nos forces armées mais la ville est encore traumatisée. » 
« On fait du sport et on oublie les problèmes »
Aujourd’hui, de la terrasse bondée du Boucan Bar qui surplombe une piste de terre, on peut à nouveau voir déambuler les vendeurs de bière artisanale et d’autres liqueurs bachiques, les bons vivants, les travailleurs et les survivants. Il a fallu du temps pour que cette taverne retrouve de l’animation, le temps pour Maroua de soigner ses angoisses, de sortir de la psychose. Le couvre-feu, officiellement toujours en vigueur, ne l’est plus dans la pratique. Les motos ont repris leurs droits sur les routes ombragées par les acacias, tandis que la frontière avec le Nigeria est officieusement rouverte. Chrétiens (majoritaires) et musulmans ne prient plus dans la peur. Les commerces ouvrent tard et on danse à nouveau à Maroua, pas seulement la nuit à la lumière des néons multicolores des bars du centre-ville.

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Sur le campus sablonneux de l’université, en ce jeudi matin de l’Ascension, des centaines de jeunes gens gambillent autour de colosses qui s’affrontent. Dans une arène de sable se déroulent des combats de lutte, rythmés par les percussions des étudiants de Bamenda et de Buéa. Ils sont venus de l’Ouest anglophone, théâtre de l’autre guerre du Cameroun à laquelle ne veut pas penser cette grappe de futurs diplômés, sous un soleil de plomb. « On fait du sport, la fête, et on oublie les problèmes », lâche Michael, en pidgin (« créole » d’Afrique de l’Ouest anglophone). Des milliers d’étudiants de tout le pays se retrouvent depuis le 4 mai pour la 21e édition des Jeux universitaires, la première à se dérouler à Maroua.
Des stars de la musique ont fait le show. Ministres et autres responsables politiques ou sécuritaires sont venus de Yaoundé. Alors que l’élection présidentielle doit se tenir en octobre, le gouvernement camerounais entend ainsi démontrer que la paix est rétablie dans cette région, longtemps délaissée par le pouvoir central bien qu’acquise au parti présidentiel. Ces jeux universitaires servent aussi à consolider le message politique du président Paul Biya – 85 ans dont trente-cinq passés à la tête de l’Etat – sur la victoire contre Boko Haram. Considérablement affaibli au Cameroun, qu’il ne peut plus utiliser comme base de repli, le groupe y est incapable d’affronter les forces armées.

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Depuis le mois de mars, Maroua et ses environs connaissent un « calme relatif », marqué par une réduction drastique des incursions de djihadistes dans les villages, se réjouit une source sécuritaire. Mais la capitale de la région la plus pauvre du Cameroun, et la plus sensible au changement climatique, doit désormais faire face aux crises humanitaire et économique provoquées par cette sale guerre, gérer les plus de 100 000 déplacés internes, les tensions communautaires, sur fond de villages vidés et de champs abandonnés.
En attendant, Maroua savoure. Ses hôtels affichent à nouveau complet et la ville se prend à rêver du retour des touristes étrangers. Fin décembre 2017, près de 30 000 habitants ont assisté au festival culturel Yelwata (« réjouissance populaire » en langue fulfulde). L’événement, inconcevable un an plus tôt, a servi de préparatifs aux jeux universitaires. Le déploiement de militaires et d’agents de renseignement est aujourd’hui considérable pour sécuriser cette grande fête qu’une tentative d’attentat-suicide déjouée n’a pas suffi à gâcher. Comme il y a trois ans, la bombe humaine était un enfant.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Sur les 7 000 candidats, 2 600 femmes sont en lice pour les élections de samedi, mais leur présence en politique n’est pas encore entrée dans les mœurs.
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A Bagdad, une campagne législative semée d’embûches pour les femmes

Sur les 7 000 candidats, 2 600 femmes sont en lice pour les élections de samedi, mais leur présence en politique n’est pas encore entrée dans les mœurs.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h42
    |

            Hélène Sallon (Bagdad, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il faut la force de caractère d’Ansam Eskander pour mener, avec détermination et élégance, la bataille pour les élections législatives du samedi 12 mai. Avec ses grands yeux surlignés d’eye-liner et sa croix ornée de turquoise qui pend dans son décolleté, cette chrétienne de Bagdad, une célibataire de 42 ans, a l’expérience des batailles difficiles. Elle a fait carrière dans la lutte contre les violences faites aux femmes au sein d’associations irakiennes.
Il y a un mois, elle s’est lancée dans sa première campagne électorale pour briguer un poste de députée. Ansam Eskander avait le profil idéal pour la coalition du premier ministre Haïder Al-Abadi, Al-Nasr (« Victoire »), qui l’a sollicitée : diplômée, reconnue dans son domaine, libérale et non confessionnelle – elle ne se présente pas comme chrétienne.
Avec seulement trente jours pour mener campagne, elle s’est appuyée sur ses réseaux associatifs et part, chaque jour, à la rencontre des électeurs de la province de Bagdad. Quartiers chiites, sunnites, mixtes, populaires ou favorisés, elle n’en exclut aucun, sauf certaines villes et villages sunnites de la ceinture de Bagdad, anciens bastions du djihadisme, qu’elle évite du fait de craintes personnelles pour sa sécurité, « injustifiées certainement », reconnaît-elle sans fierté.

Attaques personnelles, scandales et pressions
La présence de femmes au Parlement n’est pas une nouveauté en Irak. Depuis 2005, 25 % des 329 sièges parlementaires leur sont réservés. En 2014, seules 22 femmes avaient obtenu le nombre de suffrages nécessaires pour être élues, 61 autres avaient été désignées selon la méthode des quotas (quand les 25 % de femmes ne sont pas atteints, les hommes du bas de la liste perdent leur siège au profit de candidates qui ont obtenu moins de votes).
Rares sont celles dont la voix s’est fait entendre pendant la législature. « L’Assemblée était dominée par les partis islamistes. Les femmes étaient inaudibles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Environ dix mille entreprises allemandes ont des relations commerciales avec l’Iran, dont des grands groupes comme Siemens, ou les constructeurs automobiles.
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Iran : les entreprises allemandes dénoncent les menaces de sanctions américaines

Environ dix mille entreprises allemandes ont des relations commerciales avec l’Iran, dont des grands groupes comme Siemens, ou les constructeurs automobiles.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 18h15
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Depuis deux jours, les industriels allemands sont sous le choc. L’annonce de Donald Trump, mardi 8 mai, du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, même si elle était attendue, a jeté un coup de froid dans les milieux économiques outre-Rhin. Le coup a été d’autant plus rude que cette annonce s’est doublée de menaces en direction des entreprises allemandes.
Alors qu’il vient tout juste de prendre ses fonctions, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne, Richard Grenell, ne s’embarrassant pas des salutations et précautions d’usage, s’est en effet empressé de traduire la décision du président américain dans des termes très directs et guère diplomatiques :
« Les entreprises allemandes présentes en Iran doivent cesser immédiatement leurs activités », a-t-il écrit, mardi, sur Twitter.
« Profond ressentiment »
Après la publication de ce message, Eric Schweitzer, président de la fédération des chambres de commerce et d’industrie allemande, a déclaré que les propos de M. Grenell « ont provoqué de grandes incertitudes et un profond ressentiment au sein de l’économie allemande ».
« Monsieur Grenell est ambassadeur depuis peu de temps et doit certainement arriver dans son nouveau rôle. Je suis sûr que notre ministère des affaires étrangères lui rappellera que ce n’est pas son rôle de donner des instructions aux entreprises allemandes ou de les menacer », a également réagi Michael Tockuss, membre de la direction de la chambre de commerce germano-iranienne.
Adoptant un ton beaucoup moins diplomatique, Dieter Kempf, président du BDI, la principale fédération industrielle allemande, a, pour sa part, assuré n’avoir « aucune compréhension pour l’appel adressé aux entreprises allemandes de cesser leurs activités en Iran ». Dans un communiqué, publié mercredi 9 mai, à midi, il dit « regretter profondément » le retrait américain d’un accord « longuement et laborieusement » négocié.

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Des pressions aux « conséquences imprévisibles »
« L’industrie allemande dénonce l’utilisation extraterritoriale de sanctions envisagées par les Etats-Unis, illégales au regard du droit international », a ajouté le président du BDI, en s’alarmant du fait que la pression du gouvernement américain sur les entreprises actives en Iran augmente considérablement, avec « des conséquences imprévisibles ».
Environ dix mille entreprises allemandes ont des relations commerciales avec l’Iran, dont des grands groupes comme Siemens, ou les constructeurs automobiles. Cent vingt sociétés y disposent d’un siège et y emploient du personnel. Le volume d’affaires généré par les échanges germano-iraniens reste toutefois limité : environ trois milliards d’euros d’exportation allemande vers l’Iran – une goutte d’eau dans le bilan du commerce extérieur de l’Allemagne (0,2 %) –, pour 500 millions d’euros dans l’autre sens.
Mais avec le desserrement des sanctions depuis 2016, les groupes allemands avaient beaucoup espéré développer leurs activités dans une République islamique, dont les infrastructures et les équipements ont souffert d’années d’isolement et où ils jouissent d’une excellente réputation. Le volume d’échanges a augmenté depuis cette date de 42 %. Volkswagen avait ainsi lancé l’exportation de modèles et envisageait même une production commune. Daimler, de son côté, avait lancé une activité de véhicules utilitaires en République islamique et avait noué une alliance avec Iran Khodro, le plus gros constructeur automobile du Moyen-Orient.
Les premières menaces exprimées par le président Trump de remettre en cause l’accord sur le nucléaire avaient déjà refroidi les ardeurs des entreprises. Aujourd’hui, les relations commerciales menacent de s’effondrer complètement.

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L’Etat allemand et l’UE sollicités
« La décision américaine touche durement l’économie allemande », avance Eric Schweitzer, de la chambre d’industrie et de commerce allemande, qui a demandé « de l’aide au gouvernement » pour protéger les relations commerciales germano-iraniennes.
Une demande également adressée à l’Union européenne, afin que les aspects de sécurité ne soient pas les seuls considérés. Le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a annoncé son intention d’examiner les conséquences du retrait américain sur les entreprises allemandes.
Mais, même dans le cas où le gouvernement ou l’Union européenne assureraient une protection aux entreprises, le problème du financement restera entier : la plupart des grandes banques, par crainte de mettre en danger leurs relations d’affaires avec les Etats-Unis, refusent de financer les projets en lien avec l’Iran.
Mieux que des sanctions clairement identifiées, ces incertitudes pourraient décourager toute velléité allemande de poursuivre les relations commerciales avec la République islamique, redoutent les experts.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le propriétaire australien du quotidien anglophone s’est vu contraint de céder le journal à un homme d’affaires malaisien.
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Au Cambodge, la vente du « Phnom Penh Post » sonne le glas de la presse indépendante

Le propriétaire australien du quotidien anglophone s’est vu contraint de céder le journal à un homme d’affaires malaisien.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 14h21
    |

            Harold Thibault








                        



   


La vente du quotidien anglophone The Phnom Penh Post représente la dernière pelletée de terre sur la presse indépendante au Royaume du Cambodge, où le premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis plus de trois décennies, a verrouillé la vie politique à l’approche des législatives de juillet.
Le titre était jusqu’ici détenu par un magnat australien des mines, Bill Clough, mais ce dernier s’est vu soudain présenter une facture d’arriérés fiscaux de 3,9 millions de dollars (3,3 millions d’euros) par le gouvernement cambodgien, le contraignant de fait à vendre le journal. Une notification controversée des impôts avait déjà forcé l’autre journal anglophone, le Cambodia Daily, à mettre la clé sous la porte en septembre 2017. A la même période, l’un des chefs de l’opposition, Kem Sokha, avait été arrêté sur une accusation de « complot » avec l’étranger et plusieurs radios avaient été suspendues des ondes. Hun Sen, réélu de justesse en 2013 après que ses critiques eurent dénoncé d’importantes fraudes, entend manifestement ne rien laisser au hasard.

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Dans ce contexte, le profil de l’acquéreur du Phnom Penh Post n’est pas anodin. Sivakumar S. Ganapathy, un homme d’affaires malaisien, dirige une agence de relations publiques, Asia PR, dont le site Internet cite parmi ses clients et missions passés, outre IBM ou KFC, « le Cambodge et l’installation de Hun Sen au gouvernement ».
Le rédacteur en chef licencié
La rédaction n’a pas tardé à faire l’expérience des limites de sa tolérance. Une injonction du nouveau propriétaire est arrivée dès la publication en ligne d’un article, dimanche 6 mai au soir, sur la vente, qui mentionnait les liens opaques de l’acquéreur malaisien avec des politiciens de son pays d’origine. Le rédacteur en chef, Kay Kimsong, a été licencié pour avoir refusé de retirer l’article et ses adjoints et l’essentiel des journalistes étrangers du quotidien ont depuis démissionné. « Après la fermeture du Cambodia Daily, toute la rédaction du Post s’est demandé si elle était la prochaine cible ou si conserver un journal indépendant permettait de sauver les apparences », explique Erin Handley, une des treize journalistes démissionnaires.
Dans un communiqué, M. Ganapathy s’est notamment offusqué qu’ait été omise l’initiale « S » entre son prénom et son nom mais aussi que l’article ne mentionne pas le fait qu’Asia PR n’a travaillé pour le gouvernement cambodgien qu’avant sa propre arrivée dans le groupe. Il écrit dans le journal que le vendeur l’avait assuré que les journalistes de la maison étaient « de gros calibre ». « Maintenant j’ai des doutes », dit celui qui avait promis de respecter l’indépendance de la rédaction. Pour Mme Handley, si des journalistes cambodgiens sont restés, c’est qu’ils constatent que, s’ils abandonnaient maintenant, il ne resterait plus aucun média indépendant dans le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La chef de la diplomatie de l’UE recevra les ministres des affaires étrangères de ces pays, tandis que les Européens se montrent déterminés à sauver l’accord.
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Nucléaire iranien : Iran, France, Allemagne et Royaume-Uni discuteront à Bruxelles

La chef de la diplomatie de l’UE recevra les ministres des affaires étrangères de ces pays, tandis que les Européens se montrent déterminés à sauver l’accord.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
11.05.2018 à 13h58
   





                        


Après la décision du président américain Donald Trump de quitter avec fracas l’accord nucléaire avec l’Iran, les Européens se montrent déterminés à le sauver en prenant les discussions en main. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, recevra ainsi mardi 15 mai les ministres des affaires étrangères de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, qui seront ensuite rejoints par leur homologue iranien, ont annoncé vendredi ses services.
Avant sa visite à Bruxelles, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, se rendra à Pékin et Moscou pour discuter des moyens de sauver l’accord nucléaire.
Les Européens ont commencé des discussions dès mercredi pour convaincre l’Iran de ne pas sortir de l’accord encadrant son programme nucléaire en réponse au retrait des Etats-Unis. Les déclarations se sont succédé depuis Paris, Londres et Berlin, qui ont pesé de tout leur soutien pour cet accord.

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Entretien entre Merkel et Poutine
Federica Mogherini a affirmé que l’UE était « déterminée à préserver » l’accord nucléaire iranien, « l’une des plus belles réussites jamais réalisées de la diplomatie ». Le « Plan d’action conjoint » (JCPOA, le nom officiel de l’accord nucléaire iranien) « répond à son objectif qui est de garantir que l’Iran ne développe pas des armes nucléaires », a estimé Mme Mogherini après l’annonce de Donald Trump.
La Chine et la Russie, les deux autres signataires de l’accord, ont également réitéré leur engagement. Le président russe, Vladimir Poutine, et la chancelière allemande, Angela Merkel, se sont par ailleurs dits favorables vendredi, lors d’un entretien téléphonique, au maintien de l’accord sur le nucléaire iranien, a fait savoir le Kremlin.
Le texte conclu en 2015 vise à faciliter les échanges commerciaux avec l’Iran et à relancer son économie, en levant de lourdes sanctions internationales en échange d’un engagement de Téhéran à limiter ses activités nucléaires et à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique.

Notre sélection d’articles sur l’accord relatif au nucléaire iranien
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quelles conséquences du retrait de l’accord pour l’économie iranienne ?la tentation d’un changement de régime à Téhéran, un voeu commun aux faucons de Washington et Tel-Avivles Iraniens « pessimistes » et « dégoûtés » au lendemain de l’annonce américaine« Une décision absurde aux effets déstabilisateurs », l’éditorial du Monde le 9 mailes réponses à vos questions sur l’annonce du retrait américain de l’accordl’analyse de notre correspondant aux Etats-Unis, qui souligne que les décisions de Donal Trump « sont souvent en contradiction avec sa vision du monde ».les Européens déterminés à défendre l’accordles points clés de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015ce qu’il faut savoir de l’accord, en sept questions ;l’analyse des promesses faites par Donald Trump durant la campagne présidentiellela tribune de parlementaires européens qui appellent leurs homologues américains à sauver l’accord sur le nucléaire ;les images de la visite d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, où il a débattu de l’accord avec Donald Trump ;la chronique de Sylvie Kauffmann, pour qui, « sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé » ;la tribune de François Nicoullaud, ancien ambassadeur à Téhéran, qui appelle à « sortir par le haut de la crise du nucléaire avec l’Iran ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Quatre soldats américains et quatre soldats nigériens avaient été tués lorsqu’une patrouille conjointe était tombée dans une embuscade en octobre 2017.
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Compte rendu

Le Pentagone admet des erreurs sur l’embuscade meurtrière au Niger

Quatre soldats américains et quatre soldats nigériens avaient été tués lorsqu’une patrouille conjointe était tombée dans une embuscade en octobre 2017.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-11T12:29:42+02:00"

        Le 11.05.2018 à 12h29






    
Des commandos nigériens à l’entraînement, dans la région de Ouallam, à l’ouest du Niger, en avril 2018.
Crédits : Aaron Ross / REUTERS


Manque de préparation, supervision insuffisante : une enquête du Pentagone a conclu jeudi 10 mai qu’une succession d’erreurs était à l’origine de la mort de soldats américains lors d’une embuscade au Niger en octobre 2017. Quatre Américains et quatre Nigériens ont été tués lorsqu’une patrouille conjointe de reconnaissance est tombée dans une embuscade à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.
Les soldats ont été attaqués par des combattants affiliés au groupe Etat islamique (EI), équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Selon le Pentagone, les militaires n’avaient pas suffisamment préparé cette mission qui n’aurait pas dû être approuvée en l’état.
« Manque d’attention dans les détails »
Le rapport de huit pages rendu public, un condensé de l’enquête restée confidentielle, conclut à une combinaison « d’erreurs et faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles ». Les militaires étaient arrivés à l’automne au Niger pour former l’armée nigérienne et lui fournir une assistance dans la lutte antiterroriste. Mais au moment du déploiement, seule la moitié de l’unité avait eu un entraînement collectif, note le Pentagone.

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La mission d’octobre était de « trouver, surveiller et si possible capturer » un responsable – non identifié par le Pentagone – du groupe djihadiste autoproclamé Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), dirigé par Adnan Abou Walid Sahraoui.
Des responsables ont précisé plus tard que la cible était Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement de l’humanitaire américain Jeffery Woodke, en octobre 2016 dans la région de Tahoua (centre). Le sort de l’otage est toujours inconnu. Mais, selon l’enquête, le chef de patrouille a « défini de manière inexacte » la nature de cette mission pour qu’elle soit approuvée au niveau local, alors qu’elle aurait dû recevoir le feu vert au niveau du chef de bataillon, basé au Tchad.
La description de la mission était une redite d’une mission précédente, ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas détecté. Tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons ». De plus, l’unité n’a pas fait de répétition ni de simulation de combat avec la patrouille nigérienne avant le départ.

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Le général Thomas Waldhauser, patron du commandement américain pour l’Afrique (Africom), a affirmé lors d’une conférence de presse que l’armée était désormais « beaucoup plus prudente » lors des missions, pour lesquelles les militaires sont mieux équipés et bénéficient d’un soutien aérien renforcé.
Quelque 6 000 militaires déployés en Afrique
Le Pentagone a aussi diffusé une reconstitution en images de synthèse des dix premières minutes de l’attaque, alors que le convoi quittait Tongo Tongo. Les militaires ne portaient pas de gilet pare-balles et ont dû stopper les véhicules pour les mettre. Le feu ennemi s’est rapidement intensifié alors que les assaillants sortaient d’une zone boisée. L’un des véhicules a été isolé des autres et entouré par les djihadistes.
L’intervention d’avions de chasse de l’armée française, qui ont survolé la zone à basse altitude dans une « démonstration de force », a forcé les assaillants à battre en retraite. Si les chasseurs n’ont pas engagé le combat – ils n’avaient pas la position des Américains – ces vols « ont sûrement sauvé la vie des membres survivants » de la patrouille, souligne le Pentagone. Les avions français « ont éloigné les djihadistes » qui avaient rassemblé les corps de trois des militaires tués, a souligné jeudi le général Roger Cloutier, chef d’état-major de l’Africom, qui a dirigé l’enquête.

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Celui du sergent La David Johnson, qui avait été séparé du groupe pendant l’attaque et qui s’était mis à couvert sous un gros arbre, avait été retrouvé 48 heures plus tard. Sa mort avait provoqué une polémique à cause de commentaires attribués au président Donald Trump par la veuve du militaire lors d’une conversation téléphonique.
Les Etats-Unis ont quelque 6 000 militaires déployés en Afrique, des forces spéciales pour la plupart, en parallèle de celles du G5 Sahel (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso). Portée par la France, cette force régionale lutte contre les groupes djihadistes ayant multiplié les attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger depuis 2015.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », quatre cent vingt personnalités françaises et européennes, issues de la politique, du syndicalisme et de la recherche, proposent cinq réformes pour forger un nouveau modèle européen du travail.
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édition abonné


« Les salariés de l’UE ne peuvent plus continuer à être exclus de la construction européenne »

Dans une tribune au « Monde », quatre cent vingt personnalités françaises et européennes, issues de la politique, du syndicalisme et de la recherche, proposent cinq réformes pour forger un nouveau modèle européen du travail.



Le Monde
 |    11.05.2018 à 12h11
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Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Quelque chose s’est mal passé dans l’Union européenne (UE). Quatre exemples témoignent de ce désordre. Comment justifier que des centaines de milliers de sociétés boîtes aux lettres aient été autorisées à se développer, bien que leur seul but soit d’échapper aux taxes, aux lois du travail et aux réglementations ? Comment expliquer que des ­décisions de la Cour européenne de justice autorisent la restriction des droits fondamentaux des salariés ?
Comment ne pas être scandalisé par les révélations régulières, telles que celles des « Panama Papers » et des « Paradise Papers », qui montrent ­l’incapacité de l’UE à empêcher le contournement des règles fis­cales par les particuliers fortunés et les grandes entreprises ? Comment accepter qu’en dépit de drames tels que celui du Rana Plaza, de nombreuses entreprises continuent de fermer les yeux sur des fournisseurs qui ignorent les droits sociaux, ­environnementaux et humains les plus élémentaires ?
depuis les années 1990, les profits ont augmenté au détriment des salaires
La théorie de la « suprématie ­actionnariale » a été promue par la Commission européenne alors que l’économie réelle et les salariés ont été oubliés dans le processus. En conséquence, depuis les années 1990, les profits ont augmenté au détriment des salaires. Cela n’a pas de sens, car les salariés sont une partie constituante des entreprises : tandis que les actionnaires apportent du capital, les salariés inves­tissent leur temps, leurs compétences et leur vie. C’est pourquoi il est temps de repenser la place des plus de 140 millions de salariés de l’UE travaillant dans les entreprises. Les élections pour le Parlement européen ont lieu dans un an, et nous souhaitons que le prochain débat soit fondé sur de bonnes bases.
Nous croyons profondément qu’il est vital que les cinq réformes suivantes soient lancées.
Choisir l’économie réelle. Des limites strictes doivent être ­imposées aux sociétés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ L’armée israélienne a annoncé avoir intercepté, grâce à son système de défense aérienne, vingt roquettes tirées depuis la Syrie, dans la nuit de mercredi à jeudi.
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Qu’est-ce que le « Dôme de fer », qui a intercepté des roquettes tirées sur Israël ?

L’armée israélienne a annoncé avoir intercepté, grâce à son système de défense aérienne, vingt roquettes tirées depuis la Syrie, dans la nuit de mercredi à jeudi.



Le Monde
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Dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 mai, Israël a annoncé avoir intercepté vingt roquettes tirées depuis la Syrie en direction du plateau du Golan. L’interception de ces armes – attribués à la force Al-Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens de la révolution iraniens – a été mise au crédit du système « Dôme de fer » (kipat barzel, en hébreu) par les militaires israéliens. Ce système de défense aérienne, dont la mise en place avait été décidée en 2005, est l’un des éléments centraux du système de protection développé par Israël depuis le milieu des années 1990.
Comment fonctionne ce système ?
Le « Dôme de fer » recourt à de petits missiles guidés par radar, pouvant anéantir en plein vol des roquettes de courte portée − de 4 à 70 km – et des obus d’artillerie et de mortier. Chaque batterie du Dôme de fer comprend un radar de détection et de pistage, un logiciel de contrôle de tir et trois lanceurs équipés chacun de 20 missiles d’interception.
Le système repère la trajectoire de la roquette depuis son lancement. Si elle doit s’abattre sur une zone habitée, il tire un missile pour l’intercepter en vol. Selon des statistiques de l’armée, qu’elle avait communiquées en 2014, le taux de réussite oscille entre 75 % et 90 %.
Le temps de prise de décision est court, environ deux minutes entre le lancement et l’impact d’un projectile, note Joseph Henrotin, rédacteur en chef de la revue Défense et sécurité internationales (DSI). Cela explique que l’interception se fasse près du point d’impact, une fois que le système est verrouillé sur la cible.
Quel est son coût ?
Chaque batterie de tir coûte 500 000 dollars (420 500 euros) et chaque missile 60 000 dollars (50 500 euros). La mise en place du système avait d’ailleurs été retardée, pour mieux former le personnel, mais aussi parce qu’il semblait exagérément cher.
Israël aurait investi un milliard de dollars dans le développement et la production de ces batteries de tir, confiés au groupe d’armement public Rafael Advances Defence Systems. Les Etats-Unis en ont financé une partie.
Où sont installées les batteries de tir ?
La première batterie de tir a été installée en mars 2011 dans la région de Bersheeva, à 40 km de la bande de Gaza et à portée des roquettes Grad, de conception russe. Trois autres ont été installées près des villes côtières d’Ashkelon et Ashdod, au sud de Tel-Aviv, et près de Netivot, à 20 km de la bande de Gaza. Une cinquième batterie a été installée, fin 2012, à Tel-Aviv. Une batterie supplémentaire a été déployée ensuite, puis, fin 2017, plusieurs autres dans le centre du pays. Le système, semi-mobile, a aussi été testé sur des navires, posé sur des bases de conteneurs.
Quelle est l’efficacité du système ?
Selon les Israéliens, une batterie serait en mesure de défendre efficacement une ville de 100 000 habitants, comme Ashkelon. Le système aurait permis, pendant l’offensive israélienne « Pilier de défense » sur la bande de Gaza, en novembre 2012, d’intercepter 85 % des roquettes venues de l’enclave palestinienne (environ 1 500 roquettes avaient été tirées).
Cette estimation avait été contestée à l’époque par l’expert militaire du quotidien israélien Haaretz, Reuven Pedatzur, qui avançait un taux proche de 5 %. Le spécialiste s’appuyait sur les évaluations du professeur américain Theodore Postol du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le Pentagone, de son côté, a procédé à ses propres études et conclu que le système n’était pas dénué d’efficacité.
En juillet 2014, selon le journaliste militaire d’Haaretz, Amos Harel, le système avait enregistré un taux de réussite de 90 % lorsqu’il avait été activé pour intercepter des dizaines de roquettes tirées par les mouvements palestiniens depuis la bande de Gaza (le système n’était activé que lorsque les projectiles se dirigeaient vers des zones habitées).
Y a-t-il d’autres dispositifs d’interception ?
« Depuis le milieu des années 2000, les Israéliens ont un système intégré de surveillance antibalistique et antiaérien multicouches », indique Joseph Henrotin. Ce système s’appuie sur des avions de détection aérienne avancée, des stations de radar volantes et des radars au sol. « Le Dôme de fer a son propre système de radars, relié également au centre. Il dispose d’un meilleur radar de détection en termes de trajectrométrie. »
D’autres dispositifs d’interception complètent ce système : « Fronde de David » (kala David) a été déployé en 2017. Ce système est dirigé contre les missiles de courte portée (supérieure à 70 km mais inférieure à 250 km), les roquettes de longue portée, les gros calibres (dont les ogives peuvent aller jusqu’à une demi-tonne) et les missiles de croisière.
Le système « Arrow » (« la flèche » en français ou hetz en hébreu), opérationnel depuis 2000, protège Israël des missiles balistiques d’une portée supérieure à 250 km. Washington finance la moitié de son coût annuel. Le programme Arrow II a été développé par Boeing et Israel Aerospace Industries (IAI), à partir de 1995, pour éliminer les missiles balistiques conventionnels à plus longue portée, en particulier iraniens (d’une portée de plus de 1 600 km).
Pour contrer une éventuelle attaque nucléaire de Téhéran, Israël a développé un intercepteur qui peut localiser et entrer en collision avec des missiles balistiques au-delà de l’atmosphère terrestre : Arrow III. Sa conception, confiée à IAI et Boeing, a été lancée en 2008. Il a été transféré à l’armée de l’air en 2017.



                            


                        

                        

