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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Un responsable policier régional, qui coordonne les secours sur place, a cité comme cause probable de cette rupture les fortes précipitations des dernières semaines.
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Compte rendu

Au Kenya, la rupture d’un barrage fait des dizaines de morts

Un responsable policier régional, qui coordonne les secours sur place, a cité comme cause probable de cette rupture les fortes précipitations des dernières semaines.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 10.05.2018 à 09h43

     •
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        Mis à jour le 10.05.2018 à 18h48






    
Des habitants autour des corps des victimes.
Crédits : AFP


La rupture d’un barrage au Kenya, dans la soirée de mercredi 9 mai, a provoqué la mort d’au moins 41 personnes selon un bilan provisoire communiqué, jeudi soir, par les autorités policières. Leurs maisons ont été emportées par les eaux. Le décompte des victimes n’a cessé de s’aggraver au lendemain de la catastrophe.
Le barrage de Solai, situé à dix kilomètres au nord de la ville de Nakuru (soit à environ 150 kilomètres au nord de Nairobi) a cédé mercredi vers 21 heures. Un responsable policier régional, qui coordonne les secours sur place, a cité comme cause probable de cette rupture les fortes précipitations des dernières semaines.
Des inondations très meurtrières
Les eaux boueuses « ont emporté des habitations alors que les gens dormaient », a-t-il ajouté, précisant que « les recherches et secours se poursuivent et de nouveaux cadavres ont été découverts. Le bilan est désormais de 27 morts ».
Au moins 36 personnes ont, par ailleurs, été admises dans des établissements médicaux de la région après que les services de secours, Croix-Rouge kényane en tête, se furent mobilisés rapidement.
D’après plusieurs sources locales interrogées par l’AFP, le barrage était utilisé pour l’irrigation des fermes environnantes et entouré d’habitations de fortune d’ouvriers agricoles employés dans ces exploitations.
Quelque 150 personnes ont été tuées au Kenya par les inondations depuis le début de la saison des pluies en mars, selon un dernier bilan du gouvernement kényan rendu public mercredi (132 morts), auxquelles s’ajoutent les victimes de la catastrophe du barrage de Solai.
Le Kenya connaît deux saisons des pluies annuelles : la courte, d’octobre à décembre, et la longue entre mars et juin. Les trois dernières saisons avaient été pauvres en précipitations, mais celle en cours a vu des pluies torrentielles s’abattre sur une bonne partie du pays et dans le reste de l’Afrique de l’Est.

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                Les catastrophes naturelles coûtent 520 milliards de dollars par an





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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Un rapport du Oakland Institute dénonce des intimidations envers les éleveurs qui pâtissent de conflits fonciers et doivent céder la place aux touristes et aux chasseurs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/05/2018
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En Tanzanie, les Masai sont rejetés hors de leurs terres au nom de la protection de la nature

Un rapport du Oakland Institute dénonce des intimidations envers les éleveurs qui pâtissent de conflits fonciers et doivent céder la place aux touristes et aux chasseurs.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
10.05.2018 à 12h31
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



   


La région du Serengeti, au nord de la Tanzanie, est mondialement connue pour la richesse de sa faune sauvage, qui attire chaque année des milliers de touristes et de chasseurs. Cette terre est également, depuis toujours, celle des Masai, non moins célèbres éleveurs semi-nomades qui vivent entre le Kenya et la Tanzanie.
Dans son rapport Perdre le Serengeti, la terre Masai qui devait durer pour toujours, publié jeudi 10 mai, le Oakland Institute s’alarme des conflits générés par la compétition autour de l’usage de cette vaste plaine. Le think-tank californien, qui travaille notamment sur les conflits fonciers, a mené trois ans de recherches sur la zone de Loliondo, au nord-est du Serengeti.
Sa conclusion : un long processus entamé à l’époque coloniale a provoqué une limitation drastique des terrains accessibles aux Masai. Une tendance renforcée par le tourisme, avec le développement d’aires protégées (le parc national du Serengeti n’est plus habitable depuis les années 1950), de zones réservées aux safaris ou aux lodges, contrôlées par l’Etat ou par des sociétés privées et qui n’offrent plus assez de surface aux Masai pour faire paître leur troupeau ou cultiver des parcelles de terres, affirme-t-il.
La faim, les maladies, un climat de peur
« L’accès à leur terre ancestrale rétrécit encore et encore, au lieu que leurs droits sur elle soit reconnus par le cadre légal », déplore la fondatrice et directrice exécutive du Oakland Institute, Anuradha Mittal. Elle souligne par ailleurs que les conséquences de ce processus sont « la faim, les maladies mais aussi l’instauration d’un climat de peur » au sein des villages dans lesquels les membres d’Oakland Institute se sont rendus, en raison des conflits générés par l’usage des terres.
Le rapport dénonce ainsi des menaces et des brutalités dont les Masai ont fait l’objet ces dernières années à Loliondo. Le dernier événement recensé date d’août 2017 : plus de 180 bomas (maisons traditionnelles) ont été détruites, des milliers de villageois déplacés et d’importantes pertes constatées au sein des cheptels.
« Dans un communiqué, le ministère [tanzanien] du tourisme a indiqué que ces bomas avaient été brûlées sur ordre du gouvernement dans le but de préserver les écosystèmes de la région et attirer plus de touristes. Il menaçait aussi ceux qui tentent de résister à travers des actions légales », indiquent les auteurs. Souvent, en effet, les communautés Masai continuent de vivre ou de passer sur des terrains – rarement balisés –, dont ils contestent la propriété. Des conflits aggravés par les lacunes du droit foncier et qui débouchent parfois sur de longues batailles judiciaires.
Deux exemples sont mis en avant par le think-tank. Le premier oppose des villages Masai à Tanzania Conservation Limited (TCL), une société spécialisée dans l’écotourisme, opérant sur 5 100 hectares et détenue par les propriétaires du tour-opérateur américain Thomson Safaris ; le deuxième à une société contrôlée depuis les Emirats arabes unis, Ortello Business Corporation (OBC), qui utilise un terrain de plus de 150 000 hectares pour des chasses.
« Une problématique mondiale »
Après des conflits, des Masai avaient intenté puis perdu en 2015 un procès contre TCL. Ils ont fait appel début 2017 et la procédure est toujours en cours. Contacté par Le Monde, Thomson Safaris déplore de son côté « d’horribles accusations qui ne font aucun sens et sont tout simplement fausses ».
La situation est légèrement différente quant à la zone de chasse émiratie. Là aussi, une action en justice avait été lancée par des organisations de la société civile, en 2010 – elle n’a jamais abouti. Mais, après une décision de la Commission tanzanienne pour les droits de l’homme, le gouvernement a décidé, en novembre 2017, de supprimer la licence d’OBC, vieille de vingt-cinq ans. Oakland Institute est cependant loin de considérer ce cas « résolu » : non seulement, selon le think-tank californien, « des chasses étaient toujours observées dans cette zone en mars 2018 », mais ce retrait de licence ne signifie pas que les Masai pourront à nouveau y accéder.
« Notre objectif n’est en aucun cas de diffamer ni le gouvernement ni des entreprises spécifiques mais juste de mettre en lumière que des communautés locales sont repoussées en dehors de leurs terres au nom de la protection de la nature », souligne Anuradha Mittal, pour qui ces exemples doivent servir de réflexion sur « une problématique mondiale ».
« Il ne s’agit pas d’interdire le tourisme. Mais ce dernier doit pouvoir s’exercer avec respect envers les populations qui habitent ces zones depuis toujours », poursuit cette analyste née en Inde. Oakland Institute appelle tout d’abord le gouvernement tanzanien à agir « en stoppant au plus vite les arrestations et les violences ». Contacté, le ministère du tourisme n’a pas répondu à nos sollicitations. Oakland Institute souligne aussi que, outre les recours judiciaires, « des solutions gagnant-gagnant existent en Tanzanie », citant les certificats de droits coutumiers d’occupation (CCROs), un système d’accès aux terres qui a déjà bénéficié à des communautés ailleurs dans le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Le Congrès américain ausculte la crise des opioïdes

Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 12h52
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

S’ils ne sont pas tous satisfaits des budgets consacrés à la lutte contre la crise sanitaire qui ravage le pays, les élus américains semblent en revanche unanimement déterminés à remonter la chaîne des responsabilités ayant mené à l’explosion du nombre d’overdoses liées aux antidouleurs. Mardi 8 mai, durant trois heures, une commission de la Chambre des représentants a questionné, parfois durement, les dirigeants de cinq des plus grands distributeurs de médicaments du pays, responsables, selon eux, d’avoir fourni durant des années des quantités excessives d’opiacés aux pharmacies de certains Etats. Alors que les plaintes se multiplient à travers le pays contre les fabricants et les distributeurs d’antidouleurs, certains d’entre eux ont déjà dû payer de fortes amendes.

« Aujourd’hui, 115 personnes vont mourir d’une overdose due aux antidouleurs », a relevé en préambule l’un des membres de la commission, Greg Walden, un élu républicain de l’Oregon. En tant que distributeurs, « vous êtes en première ligne dans cette crise », a-t-il ajouté. En 2016, plus de 42 000 personnes ont succombé à une overdose d’opioïdes, en grande partie obtenus sur prescription médicale, une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente. Et, selon les experts, l’année 2017 devrait être aussi sombre avec, en outre, une augmentation des morts liées aux opioïdes de synthèse.
En colère, frustrés ou incrédules, les élus ont cherché à savoir comment ces entreprises avaient pu livrer, sans se poser de questions, des millions d’opiacés à certains de leurs clients, des pharmacies de communes rurales comptant seulement quelques centaines d’habitants. Les chiffres que la presse américaine et l’enquête des élus ont révélés sont vertigineux.
Défense surprenante
Ainsi, dans une ville de 1 779 habitants de Virginie-Occidentale, l’Etat le plus touché par la crise des opioïdes, une officine a reçu, entre 2006 et 2016, 16,5 millions de pilules d’oxycodone...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ La filiale de Volkswagen a interrompu la livraison de certains véhicules, après avoir découvert des irrégularités sur des moteurs.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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« Dieselgate » : Audi soupçonnée de continuer à installer des logiciels trompeurs dans ses véhicules

La filiale de Volkswagen a interrompu la livraison de certains véhicules, après avoir découvert des irrégularités sur des moteurs.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 16h32
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Deux ans et demi après le déclenchement du « dieselgate », Volkswagen (VW) n’a toujours pas fait le ménage dans son passé. Une fois de plus, c’est sa filiale Audi qui est au cœur du scandale. L’office fédéral allemand pour la circulation des véhicules à moteurs (KBA) soupçonne la marque de continuer à installer des logiciels trompeurs dans ses voitures récentes. Mardi 8 mai, il a ordonné une enquête contre certains véhicules diesel du constructeur, qui pourraient être équipés d’un logiciel illégal d’un genre nouveau. En début d’après-midi, Audi a reconnu avoir interrompu les livraisons de deux modèles diesel récents, pour vérifier « des anomalies dans le logiciel du moteur ».
En tout, 60 000 véhicules sont concernés dans le monde, dont 33 000 en Allemagne. Il s’agit des berlines de type A6 et A7 équipées de moteurs V6 TDI, a précisé le ministère des transports. Ces voitures sont soupçonnées de contenir un logiciel programmé pour désactiver le système de dépollution du moteur dans certaines situations.
Les deux modèles concernés sont équipés des systèmes de traitement des gaz d’échappement les plus récents : un filtre dit « SCR » (réduction catalytique sélective), qui transforme les émissions d’oxydes d’azote (NOx) en vapeur d’eau et d’azote inoffensifs, grâce à l’aspersion d’AdBlue, un liquide à base d’urée. La réaction chimique ainsi provoquée permet de piéger une grande partie des émissions de NOx… à condition d’injecter suffisamment de liquide à l’échappement. Et donc d’en transporter une quantité importante ou de passer régulièrement faire le plein.

C’est bien le point qui a sans doute influencé les programmeurs du logiciel incriminé. Pour que le conducteur n’ait pas à remplir lui-même le réservoir d’AdBlue, mais puisse en laisser le soin au garagiste, Audi aurait fortement réduit les quantités de liquide injectées à partir de 2 400 kilomètres avant de devoir refaire le plein d’ABlue.
Durant cette phase, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Après un an, les réalisations du très prudent ministre de l’environnement paraissent bien maigres, juge le professeur de sciences politiques Simon Persico.
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Nicolas Hulot, un bilan en deçà des attentes

Après un an, les réalisations du très prudent ministre de l’environnement paraissent bien maigres, juge le professeur de sciences politiques Simon Persico.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 07h16
    |

Simon Persico (professeur de science politique à Sciences Po Grenoble et chercheur au laboratoire Pacte)







                        



                                


                            
Le monde de l’écologie était très optimiste quand il a appris, en mai 2017, la décision de Nicolas Hulot d’entrer au gouvernement en tant que ministre de la transition écologique. Pour les ONG, les entreprises de l’économie verte, les associations, et même les cadres du parti EELV, les attentes étaient grandes à l’égard du fer de lance le plus populaire et médiatique du mouvement écologiste français.
Sa stratégie était claire. Il s’agissait d’utiliser son rang protocolaire et son aura médiatique pour peser de l’intérieur sur la conduite des politiques gouvernementales. Pressenti, avant l’élection présidentielle, pour y représenter la nébuleuse écolo, il avait finalement privilégié une stratégie d’accompagnement d’un Emmanuel Macron aux positions souples, en apparence, sur les questions écologiques.
Cette stratégie n’est pas vraiment nouvelle. C’est le choix qu’avait fait avant lui un Brice Lalonde, pionnier des Amis de la Terre France et ancien leader écologiste : en 1988, il avait rejoint le gouvernement de Michel Rocard en tant que secrétaire d’Etat, puis ministre de l’environnement, pour finalement sortir progressivement des radars politiques. Nicolas Hulot connaîtra-t-il le même destin ?
Quelques succès
Il est évidemment trop tôt pour répondre de manière univoque à cette question. Toutefois, de nombreux travaux de science politique montrent que les réformes qui ne sont pas adoptées la première année du mandat ont beaucoup de chances de ne pas l’être par la suite. De ce point de vue, cette première année de mandat offre déjà de nombreux indices pour évaluer le succès de Nicolas Hulot.
Si l’on s’intéresse aux résultats obtenus sur le front du changement des politiques publiques, la réponse est nuancée. L’exécutif a connu quelques succès importants en la matière. Il y a d’abord eu l’abandon de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Cette décision symbolique, très attendue des acteurs de l’écologie, peut sans doute être mise au crédit de Nicolas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La Chine domine un secteur d’activité tiré par la croissance du solaire photovoltaïque.
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Les énergies renouvelables passent le cap des 10 millions d’emplois dans le monde

La Chine domine un secteur d’activité tiré par la croissance du solaire photovoltaïque.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 17h38
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Alors que les énergies « vertes » peinent à trouver leur place dans le paysage français, les indicateurs restent au beau fixe pour ce secteur à l’échelle planétaire. Pour la première fois, le cap des 10 millions d’emplois a été franchi en 2017, selon le décompte publié mardi 8 mai par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Toutes filières confondues, le total s’établit à 10,34 millions, soit un bond de plus de 500 000 en un an. Par rapport à 2012, la progression est considérable puisqu’elle atteint 45 %.
« Les énergies renouvelables sont devenues un pilier d’une croissance économique faiblement carbonée partout dans le monde », commente Adnan Z. Amin, directeur général de l’Irena, qui met en avant « les avantages économiques, sociaux et environnementaux de ces énergies ».
Les forces vives sont toutefois très inégalement réparties. L’Asie en concentre 60 %, dont près de 40 % chez le géant chinois, tandis que l’Inde, malgré son développement dans le solaire, ne pèse encore que pour à peine 4 % du total. Le dynamisme du continent asiatique s’explique bien sûr par la taille de son marché intérieur, mais aussi, souligne l’étude, par les politiques de soutien public mises en place. Les deux autres poids lourds sont le Brésil et les Etats-Unis, avec respectivement 893 000 et 786 000 emplois.

Considérée dans son ensemble, l’Europe occupe une place significative, avec 1,2 million d’emplois. Elle le doit pour beaucoup à l’Allemagne, qui représente à elle seule plus du quart de ce potentiel, loin devant le Royaune-Uni et la France. Celle-ci ne totalise que 107 000 postes dans les renouvelables, soit seulement 1 % du score mondial.
Enfin, l’Afrique, bien que sous-représentée, figure désormais dans le recensement de l’Irena, où elle n’apparaissait pas avant 2016. Un essor timide qui reste surtout le fait de l’Afrique du Sud, où sont localisés près de 60 % des 76 000 emplois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Coulées de lave, émanation toxique, tremblement de terre…, l’éruption du Kilauea continue à Hawaï. Plus de 1 700 personnes ont dû être évacuées.
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<article-nb="2018/05/10/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La Cour de cassation a examiné le pourvoi formé par deux associations contestant l’annulation des mises en examen. Réponse le 19  juin.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Un dernier espoir de procès pour les victimes de l’amiante

La Cour de cassation a examiné le pourvoi formé par deux associations contestant l’annulation des mises en examen. Réponse le 19  juin.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 11h08
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            
C’était l’audience de la dernière chance, celle qui ouvrira peut-être la voie à un procès pénal du scandale sanitaire de l’amiante, alors que la première plainte liée à cette fibre cancérogène – bannie en France depuis le 1er janvier 1997 – remonte à 1996. Lundi 7 mai, la chambre criminelle de la Cour de cassation a examiné les pourvois formés par le Comité anti-amiante Jussieu et l’Association régionale de défense des victimes de l’amiante du Nord-Pas-de-Calais (Ardeva 59-62) contre une décision rendue le 15 septembre 2017 par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Au grand dam des deux associations composées de proches ou de victimes ayant travaillé aux chantiers navals de la Normed de Dunkerque ou sur le campus universitaire parisien de Jussieu, la juridiction avait annulé ce jour-là, pour la deuxième fois en trois ans, les mises en examen pour « blessures ou homicides involontaires » de neuf personnes, prononcées entre décembre 2011 et janvier 2012. 
Issus du milieu industriel et scientifique ou hauts fonctionnaires du ministère du travail, de la santé ou de l’industrie, les mis en cause (dont un est entre-temps décédé) ont tous participé, de 1982 à 1995, à la structure de lobbying mise en place par les industriels de l’amiante : le Comité permanent amiante (CPA). Ils ont été mis en examen pour avoir « désinformé » sur les risques de l’amiante, avoir retardé l’adaptation de la réglementation et évité l’interdiction de la fibre. En septembre 2017, la chambre de l’instruction a cependant estimé que ces neuf personnes ne connaissaient pas les risques et ne disposaient pas d’un pouvoir décisionnaire. Une affirmation qui fait bondir les victimes.
Connaissance manifeste du risque
Juge du droit en matière judiciaire, la Cour de cassation n’a pas pour mission d’examiner le fond des dossiers. La Haute Juridiction doit seulement s’assurer que la loi a été correctement appliquée aux faits constatés par les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les Antilles françaises sont confrontées à une invasion d’algues brunes toxiques, une catastrophe sanitaire, environnementale et économique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/05/2018
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Les algues sargasses, cauchemar des Caraïbes

Les Antilles françaises sont confrontées à une invasion d’algues brunes toxiques, une catastrophe sanitaire, environnementale et économique.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 13h43
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Des navires qui ne peuvent plus quitter le port, englués dans une soupe d’algues brunes à l’odeur insoutenable et dont émane un cocktail d’hydrogène sulfuré et d’ammoniac : ce n’est là qu’une des illustrations du cauchemar vécu par les habitants des Caraïbes avec les arrivées à répétition de sargasses. Ces algues, qui s’échouent en radeaux de plusieurs centaines de mètres carrés de superficie et plusieurs mètres d’épaisseur, sont très abondantes depuis fin février. Ce phénomène se produit à épisodes irréguliers depuis les premières vagues apparues dans l’arc antillais en 2011.
Durant la saison catastrophique de référence, en 2014-2015, la Martinique avait par exemple ramassé près de 60 000 tonnes de matières sèches, tandis que 800 personnes avaient consulté pour des indispositions dues aux émanations de gaz. Cette année devrait être pire. C’est une véritable catastrophe sanitaire, environnementale et économique, que connaissent en particulier les Antilles françaises.
Les alertes se multiplient. Des survols aériens indiquent que des bancs de sargasses pourraient aussi atteindre Saint-Martin dans les prochains jours, alors que l’île était relativement épargnée jusqu’à présent. De même, les côtes de Guyane ont reçu en avril des arrivages qu’elle n’avait plus vus depuis 2015. Les bateaux de passagers ne parviennent plus à desservir les îles de La Désirade et de Terre-de-Bas dans l’archipel des Saintes.
« Catastrophique »
Près des lagons aux eaux auparavant bleu turquoise qui virent au brun, les résidents se plaignent de maux de tête sévères à cause de l’hydrogène sulfuré, un gaz toxique pour les humains que dégagent les algues en putréfaction. Dans la commune du Robert, en Martinique, les établissements scolaires ont dû fermer plusieurs jours. Même les équipements électroniques en pâtissent : frappés par un processus d’oxydation accélérée, frigos, climatiseurs, ordinateurs, tombent irrémédiablement en panne.
« C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dus au tourisme, selon une étude prenant en compte transport, alimentation, hébergement et achats des voyageurs.
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Le tourisme fait s’envoler le réchauffement planétaire

8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dus au tourisme, selon une étude prenant en compte transport, alimentation, hébergement et achats des voyageurs.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 06h37
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


En 2017, le tourisme international a progressé de 7 %, soit « le meilleur résultat jamais atteint depuis sept ans », se félicitait au début de l’année l’Organisation mondiale du tourisme, qui prévoyait pour 2018 une nouvelle hausse de 4 % à 5 %. Mais l’institution onusienne ne disait rien du revers de ces déplacements en masse : leur impact environnemental, à commencer par leur contribution au réchauffement planétaire.
Or, une étude de chercheurs australiens, chinois et indonésien, publiée lundi 7 mai dans la revue Nature Climate Change, révèle que « l’empreinte carbone » du tourisme mondial est considérable. Selon leurs calculs, cette activité est responsable d’environ 8 % du total des émissions de gaz à effet de serre de l’humanité. Un pourcentage trois fois supérieur aux évaluations antérieures, qui se situaient dans une fourchette de 2,5 % à 3 %. A titre de comparaison, le transport maritime représente 3 % des émissions mondiales de CO2.
Pour parvenir à ce résultat, Manfred Lenzen (université de Sidney, en Australie) et ses collègues ont compilé les données sur les flux touristiques entre cent soixante pays au cours de la période 2009-2013. L’originalité de leur approche est d’avoir comptabilisé non seulement les émissions directement associées aux transports (comme la combustion du kérosène des avions et de l’essence ou du gazole des voitures), mais aussi celles liées aux biens et aux services consommés par les voyageurs, qu’il s’agisse de restauration, d’hôtellerie ou d’achats divers.
En additionnant tous ces postes, les chercheurs estiment que les émissions mondiales imputables au secteur touristique sont passées de 3,9 milliards de tonnes équivalent CO2, en 2009, à 4,5 milliards de tonnes, en 2013. Il faut préciser que ces chiffres incluent les déplacements professionnels, qui ne sont pas distingués des autres dans cette étude.
Contrepartie aux retombées économiques
Plus que les voyages internationaux, ce sont les trajets et les séjours intérieurs qui sont la source de la plus grande partie des rejets carbonés. Sans surprise, les Américains pèsent le plus fortement dans ce bilan, puisqu’ils sont à l’origine d’environ un quart des « émissions touristiques ». Ils sont suivis des Chinois, dont les classes émergentes sont de plus en plus voyageuses. Arrivent ensuite, dans le « top 10 » des pays émetteurs, l’Allemagne, l’Inde, le Mexique, le Brésil, le Canada, le Japon, la Russie et le Royaume-Uni.
Les auteurs attirent l’attention sur la situation des Etats insulaires, comme les Maldives, les Seychelles, la République de Maurice ou la République de Chypre, qui constituent des destinations exotiques très prisées des vacanciers et où le tourisme de masse génère « de 30 % à 80 % » des émissions nationales de CO2. Une contrepartie chèrement payée aux retombées économiques de l’afflux de visiteurs.
Jusqu’à présent, soulignent les chercheurs, les efforts de réduction de l’empreinte carbone du secteur touristique n’ont pas suffi à inverser la courbe. Le transport aérien est en première ligne. Certes, en octobre 2016, les cent quatre-vingt-douze pays membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale se sont engagés à plafonner les émissions de cette activité – non couverte par l’accord de Paris sur le climat – à leur niveau de 2020, jusqu’en 2035. Mais à moyen terme, la croissance continue du tourisme mondial, poussée par l’élévation du niveau de vie des pays émergents, laisse présager une aggravation de son impact environnemental.
« Nous prévoyons que le tourisme constituera une part croissante des émissions de gaz à effet de serre », préviennent les auteurs. Pour inciter les candidats au dépaysement à voyager moins, ou moins loin, la seule solution sera peut-être, suggèrent-ils, de mettre en place une taxation du carbone renchérissant le coût des déplacements. De quoi refroidir les touristes, pour ne pas réchauffer davantage le climat.

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Macron : sur l’environnement, une parole forte, mais des gestes faibles

Un an après son élection, le chef de l’Etat a fait du climat une arme diplomatique, mais il n’a pas impulsé de changements profonds à l’échelle de la France



Le Monde
 |    07.05.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 13h12
    |

                            Service planète








                        



                                


                            

En convainquant Nicolas Hulot, icône de l’environnement, d’entrer au gouvernement, en hissant le ministre de la transition écologique et solidaire au deuxième rang dans l’ordre protocolaire gouvernemental, Emmanuel Macron avait d’emblée placé l’écologie en tête des priorités de la France. Une surprise, tant la campagne du candidat d’En marche ! avait accordé une maigre place à ce dossier. Un an après son accession à l’Elysée, le bilan est plus que mitigé. L’action du chef l’Etat se résume à des prises de paroles extrêmement fortes, notamment sur le climat, accompagnées de politiques timides, voire symboliques. « Le gouvernement tient de beaux discours. Mais son but suprême, c’est le développement du commerce international, pas la défense et la préservation de notre environnement », analyse le philosophe Dominique Bourg, spécialiste de l’écologie.
Sitôt Nicolas Hulot nommé, le doute s’est installé quant à la pérennité du ministre de la transition écologique et solidaire et à sa capacité à peser sur les choix du gouvernement, à changer un modèle économique au regard des impératifs climatiques et environnementaux. Combien de temps le novice allait-il tenir ? Les premières décisions de l’exécutif ont fixé immédiatement les limites de la marge de manœuvre de Nicolas Hulot.
Recul de la baisse du nucléaire dans le mix énergétique, affaiblissement de la définition des perturbateurs endocriniens, interdiction limitée du glyphosate, influence très limitée dans les états généraux de l’alimentation : l’emblème de l’écologie n’a pas réussi à gagner ces arbitrages gouvernementaux. Contraint de composer, le ministre s’est donné « un an » pour juger de l’utilité de son action. Mais à ses premiers pas politiques difficiles s’est ajouté un épisode plus personnel, qui l’a considérablement affaibli : des rumeurs de harcèlement sexuel et de viol publiées dans feu le magazine Ebdo. Nicolas Hulot s’est effacé, réduisant au maximum ses interventions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Pour promouvoir la collecte citoyenne des détritus via les réseaux sociaux, le « selfie déchet » s’est avéré plus efficace que de longs discours. Les opérations se multiplient dans le monde.
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Encourager le nettoyage citoyen via le « selfie déchet »


                      Pour promouvoir la collecte citoyenne des détritus via les réseaux sociaux, le « selfie déchet » s’est avéré plus efficace que de longs discours. Les opérations se multiplient dans le monde.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h59
    |

                            Nicolas Santolaria








   


Aujourd’hui, il existe peu de choses aussi valorisantes que de se prendre en photo avec un déchet et de partager ce cliché sur les réseaux sociaux. « Au début, je postais des images de mes sorties running qui ne provoquaient pas vraiment d’enthousiasme. Un jour, je ne sais pas pourquoi, j’ai ramassé un paquet de cigarettes et j’ai fait un selfie avec. Là, à ma grande surprise, ça a suscité des dizaines de réactions », se rappelle Nicolas Lemonnier, un ostéopathe nantais qui, en janvier 2016, a lancé le groupe Facebook Run Eco Team, devenu depuis une association. Objectif : promouvoir la collecte des déchets en parallèle de la pratique sportive. En six mois, 1 200 personnes, issues de vingt pays différents, rejoignent le groupe, partageant une même préoccupation pour le devenir-poubelle de l’environnement.
« Mark Zuckerberg m’a confié qu’il ramassait lui aussi les déchets en courant, mais qu’il ne voulait pas s’afficher, pour ne pas cannibaliser notre opération. » Nicolas Lemonnier, fondateur de Run Eco Team
« Le 14 juillet 2016, je reçois un coup de fil d’une personne de Facebook qui me dit que Mark Zuckerberg est très intéressé par mon initiative. J’ai d’abord cru à un canular », se souvient Nicolas Lemonnier. Après plusieurs échanges de courriels avec le patron de Facebook, il est finalement invité au siège du réseau social, à San Francisco. La plate-forme américaine réalise alors un petit film sur Run Eco Team qui, une fois mis en ligne, fait passer les adhésions de 1 500 à 14 000, en tout juste quarante-huit heures. « Mark Zuckerberg m’a confié qu’il ramassait lui aussi les déchets en courant, mais qu’il ne voulait pas s’afficher, pour ne pas cannibaliser notre opération », raconte Nicolas Lemonnier, visiblement conquis. Aujourd’hui, Run Eco Team compte 50 000 membres dans 104 pays et récolterait 20 tonnes de détritus chaque semaine.

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Pour favoriser son action, l’association a développé une application de running intégrant un compteur de déchets qui évalue, in fine, la propreté du parcours. « Mon but, c’est maintenant de faire un run écologique avec Emmanuel Macron », confie Nicolas Lemonnier.
Opération #1déchetparjour
A Marseille, l’opération #1déchetparjour/#1pieceofrubbish, initiée par le Britannique Eddie Platt, surfe, elle aussi, sur cette viralité positive, invitant à poster un selfie à chaque ramassage, puis à désigner cinq amis pour relever le défi du nettoyage citoyen.
Autre continent, même combat : constatant la gestion catastrophique des ordures en Guinée, l’activiste environnementale Fatoumata Chérif a imaginé l’opération #selfiedéchets. Au travers d’images qui empruntent autant à l’art de l’autoportrait qu’à celui de la nature morte, cette mise en lumière de l’insalubrité dans les rues de Conakry a permis de faire bouger les pouvoirs publics. « Faire des #selfiedéchets attire l’attention des citoyens sur l’état de pollution généralisée de notre ville, qui était jadis appelée “la perle de l’Afrique de l’Ouest”, se réjouit Fatoumata Chérif. C’est un moyen d’alerter les autorités, mais aussi de sensibiliser et de mobiliser des citoyens afin qu’ils adoptent de bonnes pratiques au quotidien. Le selfie atteste l’authenticité de l’image puisqu’il justifie de la présence de l’auteur de la photo sur les lieux au moment des faits. Ma plus grande satisfaction est d’avoir pu faire en sorte que d’autres jeunes s’approprient le concept. »

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Participant d’une esthétique de la mobilisation, le selfie déchets s’inscrit en réaction à une vision instagramisée de l’existence où, au lieu d’utiliser des filtres pour rendre son quotidien plus graphique, on le montre dans sa naturalité brute, souillée. Une fois passé le choc des photos, on se dit que la vie serait incontestablement plus belle si elle ne rimait plus avec poubelle.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Face aux déchets, prenez-vous le problème à la source, êtes-vous le roi du recyclage ou un adepte du « plogging » ?
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Quel écocitoyen êtes-vous ?


                      Face aux déchets, prenez-vous le problème à la source, êtes-vous le roi du recyclage ou un adepte du « plogging » ?



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h54
    |

                            Nicolas Santolaria








   


Le maxi-minimaliste
Envisageant le discours sur le recyclage comme un miroir aux alouettes, vous avez décidé d’éliminer le problème à sa source, quand le déchet n’est encore qu’un simple bien de consommation qui vous fait de l’œil. En conséquence, vous n’achetez plus rien de neuf, ou presque, et prenez un plaisir inouï à redonner un lustre aux vieilles choses qui encombrent les brocantes. Votre dernière acquisition : une lampe à huile.

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Le « Bocuse du déchet »
Voir jeter des cordons bleus, sous prétexte que leur date de péremption est tout juste dépassée, heurte vos convictions de « déchetarien ». Ennemi déclaré du gaspillage alimentaire, vous avez fait des poubelles de supermarché votre garde-manger et êtes passé maître dans le fait d’accommoder la laitue défraîchie et les tomates molles.

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Le joggeur ganté
Depuis quelque temps, vous aviez le sentiment étrange que le décor de vos sorties running ressemblait de plus en plus à une décharge publique. Après avoir vu passer sur Twitter le hashtag #1déchetparjour, vous avez investi dans une paire de gants et ramassez désormais tout ce qui vous tombe sous la main. Vous avez maintenant des quadriceps en béton et la conscience tranquille.

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L’éboueur sartrien
Le déchet est pour vous une source inépuisable de méditation. Récemment, vous vous êtes plongé dans l’ouvrage passionnant de David Wahl : Le Sale Discours. Géographie des déchets pour tenter de distinguer au mieux ce qui est propre de ce qui ne l’est pas (Premier Parallèle, 84 p., 10 €). Votre conviction profonde : l’obsession du déchet est un hygiénisme moral, et le sale est plus propre qu’on ne le pense.

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Le philanthrope du sac-poubelle
Adepte d’un nouveau type de luxe, vous attendez avec impatience la sortie du parfum I Am Trash, les fleurs du déchet (Etat Libre d’Orange), composé à base de détritus organiques. Depuis que réhabiliter la planète est devenu une activité désirable, vous avez rejoint la cohorte des mécènes écoresponsables, tel le riche Norvégien Kjell Inge Rokke, qui veut consacrer la majeure partie de sa fortune au nettoyage des océans. De votre côté, vous financez le projet Ocean Cleanup, du jeune Boyan Slat, qui ambitionne ainsi de récupérer les déchets plastiques du Pacifique à l’aide de gigantesques pièges dérivants. Votre futur yacht sera un camion poubelle des mers.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le robinet ne coule que quelques heures par jour dans des villes qui accueilleront un demi-milliard d’habitants d’ici à 2050. Une émeute a fait deux morts en mars.
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Les habitants des villes indiennes souffrent d’un piètre approvisionnement en eau

Le robinet ne coule que quelques heures par jour dans des villes qui accueilleront un demi-milliard d’habitants d’ici à 2050. Une émeute a fait deux morts en mars.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h39
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Les camions-citernes font désormais partie du paysage urbain indien. Chaque jour, ils transportent des millions de litres d’eau des campagnes vers les quartiers asséchés des villes. Parfois, la distribution tourne à l’émeute. Deux habitants sont morts en mars dans un quartier pauvre de New Delhi lors d’une dispute qui a éclaté au moment du remplissage des bidons. La pénurie en eau coûte des vies humaines et de précieuses heures de travail ou de scolarisation lorsque des enfants sont chargés de la collecter. L’absence d’infrastructures d’assainissement et la mauvaise qualité de l’eau menacent aussi la santé des habitants.
Dans les villes indiennes, qui accueilleront 500 millions d’habitants d’ici à 2050, la distribution d’eau au robinet n’est assurée que quelques heures par jour. Les habitants les plus chanceux ont alors recours à des pompes pour stocker l’eau souterraine dans des réservoirs posés sur les toits. Ils ont aussi besoin de s’équiper de filtres car les nappes phréatiques sont contaminées par les substances toxiques, qui pénètrent les sols à partir des déchetteries à ciel ouvert.

En 2015, le gouvernement a lancé le chantier de rénovation des réseaux urbains de distribution d’eau et d’assainissement à travers le programme Amrut, doté de 6 milliards d’euros et destiné à améliorer les infrastructures des villes. Il est complété par le chantier d’aménagement de 108 « villes intelligentes. » Pour Vishwanath Srikantaiah, un expert indien des questions d’eau, « la clé du problème réside dans une meilleure gouvernance », notamment la recharge des aquifères ou la construction d’usines de traitement des eaux usées. Certaines municipalités ont délégué la gestion de cette ressource à des entreprises, en faisant valoir que l’augmentation de son prix obligerait les utilisateurs à l’économiser, tout en améliorant sa qualité et le réseau de distribution.
Mais de nombreux experts indiens sont sceptiques. L’approvisionnement dépend...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/05/2018
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L’Inde menacée par l’épuisement de ses nappes phréatiques

Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 10h33
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

La pénurie d’eau alimente la colère en Inde. Samedi 5 mai dans le Karnataka, des paysans souffrant de la sécheresse ont manifesté contre la libération d’une partie du débit du fleuve Cauvery vers le Tamil Nadu voisin. A New Delhi, le Parti du peuple indien (BJP), qui siège dans l’opposition à l’assemblée régionale, a organisé une manifestation, vendredi 4 mai, pour alerter sur le danger de la « crise de l’eau » en pointant sa pénurie et sa piètre qualité.
« Des gens meurent et pourtant vous n’avez pas l’air de vous en inquiéter », ont récemment lancé les juges de la Cour suprême aux représentants des Etats de l’Haryana et de Delhi, qui se disputent le partage du débit du fleuve Yamuna, leur enjoignant de s’entendre pour éviter les émeutes. La rareté de la ressource est à l’origine d’un nombre croissant de conflits : émeutes meurtrières à Delhi en 2016, tension diplomatique avec les voisins chinois ou pakistanais, marche de dizaines de milliers d’agriculteurs sur Bombay en mars. Le Forum for Policy Dialogue on Water Conflicts in India en a dénombré au moins 350 dans tout le pays.
Elle exacerbe également les tensions entre agriculteurs et industriels, entre populations rurales et urbaines ou même entre basses castes et propriétaires terriens. Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir. « Les conflits entre les différents usages de l’eau et leurs consommateurs augmentent de jour en jour, alertaient les auteurs. Si la demande continue au même rythme, alors la moitié de la demande en eau ne sera pas satisfaite d’ici à 2030. »
L’origine de cette crise est pourtant parfaitement identifiée : l’épuisement des nappes phréatiques. « Contrairement à la pollution des rivières ou à l’assèchement des bassins, cet épuisement est invisible et attire donc moins l’attention des médias et des politiques », déplore Philippe Cullet,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Douze experts prônent l’utilisation des techniques de géoingénierie pour tenter d’enrayer la hausse des températures, qui touche en premier lieu les pays du Sud. Des projets extrêmement périlleux.
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Des chercheurs de pays du Sud veulent voiler le Soleil

Douze experts prônent l’utilisation des techniques de géoingénierie pour tenter d’enrayer la hausse des températures, qui touche en premier lieu les pays du Sud. Des projets extrêmement périlleux.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 17h17
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Voici venu le temps des « dilemmes lamentables ». L’humanité y est désormais acculée pour s’opposer au changement climatique. Douze chercheurs réputés des pays du Sud, dont un physicien du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évo­lution du climat (GIEC), nous en préviennent dans un ­article retentissant publié dans Nature le 3 avril.
Ils y font ce constat aussi effrayant qu’injuste : « Les gens du Sud sont en première ligne sur le front climatique. » La liste des calamités qu’ils subissent suit : « Tandis que les températures montent, le GIEC prévoit une érosion des petits Etats insulaires, une baisse de la production alimentaire dans de nombreuses régions d’Asie, un stress ­hydrique en Afrique, et une perte importante de la ­biodiversité en Amérique du Sud. »
Ces chercheurs avertissent : « Il y a une limite à ce que les populations menacées (…) peuvent endurer. » Pour elles, la situation a assez duré. Elles ne veulent plus que ce soit les pays du Nord, épargnés par ces fléaux alors qu’ils en sont en grande partie responsables, qui décident de la politique climatique globale et des recherches à mener. Elles n’ont plus confiance.
S’appuyant sur la dernière mise à jour du consortium d’organisations scientifiques Climate Action Tracker, les douze chercheurs assurent que « les réductions d’émissions de gaz à effet de serre ­convenues lors de l’accord de Paris [décembre 2015] ne sont pas suffisantes, et porteront le monde à une hausse des températures de 3 °C d’ici à 2100 ». Ce qui sera dévastateur pour le Sud. Dans ce contexte dramatique, ­l’atténuation rapide du changement climatique devient « cruciale » et l’adaptation, « essentielle » : il faut réfléchir à des solutions de « géoingénierie solaire », c’est-à-dire les techniques globales, agissant à très grande échelle, ­capables de modifier efficacement le système climatique terrestre, notamment en voilant...




                        

                        


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Le rachat de SolarCity par Tesla ne convainc pas

Les mauvaises performances de la société de fabrication de panneaux solaires, acquise en 2016 pour deux milliards de dollars par la firme d’Elon Musk, pèsent sur cette dernière, déjà fortement endettée.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h25
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

L’opération avait laissé perplexe. Un an et demi après, le rachat de SolarCity par Tesla pour 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) peine toujours à convaincre. Et il complique un peu plus la situation financière du fabricant américain de voitures électriques, qui s’est déjà fortement endetté pour financer son développement.

Fondée en 2006 par Lyndon et Peter Rive, deux cousins d’Elon Musk, la société SolarCity commercialise des panneaux solaires à installer sur le toit d’une habitation ou d’une entreprise afin d’alimenter sa consommation électrique. En 2016, ses pertes s’élevaient à 800 millions de dollars, sa dette avoisinait les 3 milliards et ses caisses étaient presque vides.
L’idée de M. Musk était de proposer une solution intégrée à ses clients, en combinant les panneaux solaires de SolarCity avec la gamme de batteries Tesla Energy pouvant stocker l’électricité produite. « La plupart de nos clients sont intéressés par le solaire », assurait-il, estimant que ce rachat était « une évidence ».

Changement de modèle de distribution
Depuis l’acquisition, le marché de l’installation de panneaux solaires a flanché aux Etats-Unis. Après une croissance annuelle moyenne de 50 % entre 2010 et 2016, il a reculé de 16 % en 2017, selon les estimations du cabinet GTM Research. La chute de SolarCity est encore plus marquée (- 38 %). La société a perdu sa place de numéro un américain du secteur. Mais Tesla mise sur un retour de la croissance cette année.
Les mauvaises performances de SolarCity s’expliquent également par un changement de modèle de distribution. L’entreprise a abandonné les locations de longue durée négociées au porte-à-porte par des commerciaux. Ses panneaux solaires sont désormais vendus dans les concessions de sa maison mère et dans des magasins de bricolage. Tesla espère ainsi assainir les finances de SolarCity.
Cependant, les ennuis perdurent. Fin mars, un juge de l’Etat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les magasins de circuit court où chacun peut devenir l’acteur de sa propre consommation gagnent peu à peu les villes moyennes, constate notre chroniqueur Frédéric Potet.
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« Des dizaines de supermarchés autogérés en projet dans des villes moyennes »

Les magasins de circuit court où chacun peut devenir l’acteur de sa propre consommation gagnent peu à peu les villes moyennes, constate notre chroniqueur Frédéric Potet.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 15h40
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            
Chronique. Manger plus sainement. Favoriser les filières courtes. Encourager le commerce équitable. Donner du sens à nos actes d’achat… Si les comportements changent depuis plusieurs années dans notre relation à la consommation, un chaînon essentiel fait encore défaut : un lieu de vente extérieur à la grande distribution, où l’on pourrait trouver tout aussi bien des denrées alimentaires que des produits d’hygiène et d’entretien respectueux de l’environnement ; un lieu où chaque client déciderait du choix et de l’origine des articles en rayon ; un lieu dépourvu de marchandises industrielles et de gondoles tentatrices, où chacun, finalement, pourrait devenir l’acteur de sa propre consommation.
Pour pouvoir y faire ses courses, chaque client est obligé d’en devenir adhérent, et d’y travailler bénévolement à raison de trois heures par mois, cela afin de réduire le prix de vente des articles
Ce type de lieu existe, depuis peu, sous le nom de « supermarché coopératif et participatif ». Le premier à avoir ouvert ses portes, en France, est La Louve, dans le 18e arrondissement de Paris. Inspiré du Park Slope Food Coop, une coopérative pionnière installée à Brooklyn depuis les années 1970, ce magasin d’un genre nouveau fonctionne selon un principe immuable : pour pouvoir y faire ses courses, chaque client est obligé d’en devenir adhérent, et d’y travailler bénévolement à raison de trois heures par mois, cela afin de réduire le prix de vente des articles.
Dans la foulée de La Louve, dont la formule définitive a été inaugurée en novembre 2017, une petite dizaine de supermarchés coopératifs et participatifs affichent aujourd’hui leurs différences, à travers des appellations librement choisies : SuperQuinquin à Lille, La Chouette à Toulouse, La Cagette à Montpellier, Scopéli à Nantes, Supercoop à Bordeaux…
Des marques exclues de fait
Le phénomène ne touche pas seulement les grandes agglomérations. Des projets autogérés du même type...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Un séisme de magnitude 6,9 a frappé l’archipel, vendredi, à l’endroit même où s’est produite une éruption volcanique la veille.
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Séisme sur les flancs d’un volcan en éruption à Hawaï

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé l’archipel, vendredi, à l’endroit même où s’est produite une éruption volcanique la veille.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 03h10
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 15h55
   





                        



Un tremblement de terre de magnitude 6,9 a frappé samedi 5 mai l’archipel d’Hawaï sur les flancs du volcan Kilauea, dont l’entrée en éruption la veille a provoqué coulées de lave, nuages de cendres rosées et, plus problématiques, émanations toxiques.
Le séisme s’est produit à 12 h 32 (heure locale) à une profondeur de 5 km, et à 16 km au sud-ouest de Leilani Estates, une des localités où les autorités se sont mobilisées pour tenir des centaines d’habitants à l’écart du volcan Kilauea, l’un des plus actifs au monde. Les autorités ont prévenu que l’activité sismique allait se poursuivre.
Selon l’agence américaine de géologie et sismologie, l’USGS, le tremblement de terre a eu lieu « quasiment exactement au même endroit que le séisme mortel de 1975, d’une magnitude de 7,1 », qui avait fait deux morts et 28 blessés sur l’île d’Hawaï, la plus grande de l’archipel américain situé dans le Pacifique.

   


Etat d’urgence
Le gouverneur d’Hawaï, David Ige, a décrété l’état d’urgence pour pouvoir débloquer des moyens supplémentaires. Comme lors de précédentes éruptions, les médias locaux diffusaient des images d’une lave incandescente gagnant lentement du terrain dans des zones dont l’accès était bloqué par les forces de l’ordre ou bouillonnant hors d’une fissure formée dans une forêt.
Aucune victime n’a été signalée mais une trentaine de bâtiments ont été détruits et des dizaines d’autres sont menacés, selon les autorités. « Des fontaines volcaniques actives se produisent dans le quartier Leilani Estates en ce moment. Tous les habitants ont l’ordre d’évacuer immédiatement », avait écrit vers 3 heures cette nuit l’Agence de protection civile du comté d’Hawaï sur Twitter.

   


Quelques heures plus tôt, elle avait prévenu que les pompiers avaient relevé des « niveaux extrêmement élevés de dioxyde de soufre, un gaz dangereux, dans la zone d’évacuation ».
Quelque 770 bâtiments et 1 700 personnes sont sous le coup d’évacuations obligatoires à Leilani Estates, a tweeté le gouverneur. Le quartier de Lanipuna Gardens est également sous le coup d’une évacuation obligatoire. Près de 10 000 personnes vivent dans la région.



                            


                        

                        

