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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Depuis plus de soixante-dix ans, les Landes s’enthousiasment pour leur coupe départementale de basket, phénomène social et culturel dont les finales étaient disputées mercredi.
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Basket : dans le chaudron de la Coupe « du monde » des Landes

Depuis plus de soixante-dix ans, les Landes s’enthousiasment pour leur coupe départementale de basket, phénomène social et culturel dont les finales étaient disputées mercredi.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
10.05.2018 à 17h35
    |

            Clément Martel (Pomarez, envoyé spécial)








                        



   


Les joues peintes de bleu et de grenat, une famille rejoint la cohorte de fans qui attendent l’ouverture des portes des arènes de Pomarez. « Est-ce qu’il y a les taureaux ? » interroge une petite fille, inquiète, tenant à bout de bras la main de son père. Non. Si bandas et odeurs de grillades sont au rendez-vous dans ce haut lieu de la course landaise, en cette fin du mois de mars, les spectateurs viennent voir un autre affrontement : les demi-finales de la Coupe des Landes de basket.
« Ici, le basket est une religion. » Capitaine du club de Dax-Gamarde (Nationale 2), Jérôme Mansanné évolue dans le territoire depuis dix-sept ans. Avec plus de 12 000 licenciés, les Landes sont aujourd’hui le département où l’on joue le plus au basket – rapporté à la population. A son apogée, environ 130 villages possédaient leur club.
« Le basket demande peu de monde et peu de place », explique Claudine Latrubesse. « Bible du basket landais », cette ancienne prof, élue pendant quarante ans au Comité des Landes basket-ball, a consacré sa vie à la balle orange. Dans des petits villages, un sport collectif ne requérant que cinq joueurs avait tout pour se développer. Pourtant, le basket n’a pas envahi la France des champs, faisant de la région de la Chalosse, au sud du département, un phénomène unique.
Du foie gras au basket
« La Chalosse est la seule région de France au développement rural positif grâce au foie gras », souligne Jean Caplanne, qui a présidé pendant trente ans le club de Pomarez. Etant l’une des principales zones de production de ce mets, la Chalosse n’a pas vécu d’exode rural après la seconde guerre mondiale. « Puisqu’il y avait du travail, les jeunes sont restés à la ferme. Et parce qu’ils étaient disponibles le week-end, le basket s’est développé. »
Si le basket est une religion en Chalosse, la Coupe des Landes est sa messe. Une coupe unique, rassemblant tous les clubs du département depuis 1947. Elle constitue « la récompense et la convergence de tout le peuple du basket » vers les arènes, où se disputent les finales (féminine et masculine), estime Jean-François « Paco » Laulhé, l’entraîneur landais d’Orthez, en Nationale 1 féminine.
Ouverte à tous les clubs sans distinction de niveau, dans un territoire où chaque village a son club, cette coupe départementale est le réceptacle des « guerres de clochers ». « On la surnomme la Coupe “du monde” des Landes, glisse l’ancien joueur Olivier Léglise, ancienne gloire du basket landais. Car dans nos villages, tout tourne autour du basket. » Pas question de perdre face au voisin, quand tout le village s’est déplacé avec tambours et trompettes pour vous encourager.
Chaque année, on se rend comme en pèlerinage aux arènes (couvertes) sur le sable desquelles a été posé un parquet de basket. Ces lieux consacrés à la course landaise deviennent un chaudron incandescent le temps de la finale. A compter de 2019, celle-ci se déroulera dans les arènes – à ciel ouvert – de Dax, permettant d’accueillir jusqu’à 8 000 personnes (contre 3 600 places rapidement écoulées cette année). Un pari osé, compte tenu du niveau de la compétition, mais que le président du Comité des Landes, Pierre Dufau, assume, certain de « la passion des supporteurs landais ».
Sorte de Graal du basketteur landais
« J’ai débarqué dans la Coupe des Landes un soir de quarts de finale, se souvient le manageur général de l’équipe de France, Patrick Beesley. C’était ma première sortie dans les Landes, et je m’étais dit “je suis tombé chez les fous”. » Originaire de la région bordelaise, il a été nommé conseiller technique départemental dans ce département, en 1979.
Reconnaissant une part d’irrationnel entre l’amour des Landais pour ce qu’ils « considèrent comme la plus belle des coupes » et le niveau de jeu, l’ancien DTN du basket français s’est lui aussi pris au jeu. « Une année, j’ai dit ne pas pouvoir aller à la finale de l’Euroleague “parce qu’il y a la coupe du monde de basket”. » 
D’autant que la spécificité de la coupe, un système de handicap (sept points par niveau d’écart), permet à toutes les équipes d’espérer faire un beau parcours dans la compétition. « J’ai déjà commencé un match à – 49 », relate Jérôme Mansanné, qui évolue dans le meilleur club du département. A la tête d’une cohorte d’anciens espoirs de l’Elan béarnais – le grand club de la région, bien que béarnais –, Paco Laulhé a « reconstitué un club disparu », pour repartir du plus bas niveau départemental et profiter de ce système de handicap. En 1991, ses joueurs d’Arsague ont signé un « parcours magnifique en coupe », n’échouant qu’en quarts de finale.
Pour tout joueur landais, la « Coupe » est « une sorte de Graal », reconnaît l’entraîneur de Levallois (Pro A) Frédéric Fauthoux. Né à Horsarrieu, l’ancien capitaine de Pau-Orthez est « tombé dans le basket dès le berceau », ayant ses deux parents bénévoles dans le club local. Et si sa carrière l’a amené jusqu’à l’équipe de France, il s’est « toujours promis de revenir jouer à Horsarrieu, retrouver [ses] amis, rendre ce que le club [lui] avait donné. Avec l’objectif de remporter la Coupe des Landes ». Devoir accompli, en 2010, quand il a enfin soulevé le trophée départemental avec son village, où « la fête a duré deux ou trois jours ».
Comme Fauthoux, qui a donné son nom à la version jeunes de la Coupe des Landes, de nombreux basketteurs landais devenus professionnels ont voulu, au crépuscule de leur carrière, remporter le « Graal ». La finale de l’édition 2018 a ainsi vu s’affronter Gauthier Darrigand et Nicolas Gayon, aux solides carrières en Pro A et Pro B.
Des Jeux olympiques à la Coupe des Landes
Même les non-Landais se prennent au jeu, dont certains après avoir évolué dans des championnats autrement relevés. Le pivot espagnol et ancien pro Roberto Morentin a longtemps bourlingué en seconde division espagnole, avant de terminer sa carrière dans les Landes. « En Espagne, on disputait les coupes régionales en présaison, en guise de préparation, retrace le géant ibérique (2,04 mètres), admettant sa « surprise » à son arrivée dans les Landes. Ici, la coupe est très importante, et souvent, elle intéresse plus les clubs que le championnat. »
Lui qui a disputé la March Madness avec une université de Floride constate « un peu la même ambiance » entre la folie qui s’empare des Etats-Unis lors du tournoi universitaire final et celle des Landes, à la différence près que « là-bas, on joue dans des salles NBA, pas dans des arènes ».
L’engouement autour du basket landais, c’est ce qui a poussé Jean Luent, ancien entraîneur de l’équipe de France aux Jeux olympiques de Los Angeles (1984), à prendre les rênes du club de Monségur, village de 400 habitants. Car à Monségur évoluait Olivier Léglise, l’incarnation du basketteur des champs. Icône dans le mundillo (petit monde) landais, ce grand ailier au shoot soyeux a résisté à deux reprises aux sirènes du professionnalisme, préférant rester dans son village et reprendre la ferme de ses parents.
Avec l’ancien coach de l’Elan béarnais, Léglise, qui s’entraînait depuis son enfance sur un panier forgé et scellé au mur de la ferme par le curé du village, a remporté plusieurs Coupes des Landes. Et si nombre d’observateurs, comme Paco Laulhé, restent « frustrés de ne pas l’avoir vu aller jusqu’au bout et devenir professionnel », à 51 ans, l’ancien joueur affirme « ne jamais avoir regretté [ses] choix ». L’appel de la terre était trop fort pour celui qu’on surnomme là-bas « l’Américain » et dont l’exploitation produit « des céréales et de la volaille, label “en liberté” ».
Le club, nerf de la vie du village
« Les clubs, chez nous, c’est le nerf de la vie du village », explique Frédéric Fauthoux. Et d’énumérer les « réunions, loto, repas de chasse, soirée carnaval… » organisés au fil de l’an pour faire vivre le club : « Cette histoire se transmet de génération en génération, et l’on perpétue la fierté de représenter son club. » « Si vous ôtez le basket du village, je tournerais en rond comme un lion en cage », renchérit Olivier Léglise, qui reste investi dans son club de toujours.
« Je n’ai jamais été champion du monde, mais quand tu gagnes la Coupe des Landes, au moins pendant quelque temps, tu as l’impression de l’être, savoure Jérôme Mansanné. Et tout le monde le sait dans le département, tu es reconnu pour ça. » Vainqueur du trophée pour la troisième année de suite, mercredi 9 mai, avec Dax-Gamarde (victoire 75-52 face à l’Elan souémontain montgaillardais sarrazietois), son huitième titre personnel, le joueur dacquois est à nouveau sur le toit du monde. Du petit monde du basket landais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Elu meilleur footballeur du championnat néerlandais, l’international marocain ne fait pas l’unanimité chez les supporteurs de son club.
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Portrait

Hakim Ziyech, un joueur « qu’on adore détester »

Elu meilleur footballeur du championnat néerlandais, l’international marocain ne fait pas l’unanimité chez les supporteurs de son club.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
              datetime="2018-05-10T15:33:01+02:00"

        Le 10.05.2018 à 15h33






    
Hakim Ziyech sous le maillot de l’Ajax Amsterdam lors d’un match de championnat des Pays-Bas contre le Feyenoord Rotterdam, le 21 janvier 2018.
Crédits : OLAF KRAAK / AFP


C’était au soir d’une défaite 3-0 contre l’ennemi intime du PSV Eindhoven, mi-avril. Des fans de l’Ajax Amsterdam, ulcérés par l’affront, bousculent Hakim Ziyech et certains de ses coéquipiers. L’épisode est emblématique des relations ambiguës qui unissent le milieu de terrain et une partie des supporteurs de son club. Depuis deux ans, l’international marocain né aux Pays-Bas est ponctuellement la cible des sifflets et des critiques d’une minorité active d’entre eux.
« Ziyech, c’est le type même de joueur que les supporteurs de l’Ajax adorent détester. Par le passé, ce fut le cas avec l’Egyptien Mido ou avec Zlatan Ibrahimovic, explique le milieu de terrain français Edouard Duplan, qui évolue depuis 2006 dans le championnat néerlandais. Comme eux, Ziyech a une personnalité qui ne cadre pas forcément avec les habitudes de l’Ajax. Il donne parfois l’impression d’être nonchalant, de ne pas faire beaucoup d’efforts défensifs. Dans un club où tout le monde attaque et où tout le monde défend, ce n’est pas toujours bien vu. Mais tous vous diront que c’est un vrai joueur de ballon. Il a un super pied gauche et, techniquement, il peut faire des choses incroyables. »

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Hakim Ziyech, formé au SC Heerenveen, s’est fait remarquer lors de la saison 2013-2014 (avec 9 buts et 9 passes décisives). Son transfert au FC Twente, la saison suivante, fait décoller sa carrière. En deux ans, le jeune milieu de terrain y inscrit 32 buts et délivre 26 passes décisives, dans l’un des championnats les plus offensifs d’Europe. « Il était logique qu’il signe à l’Ajax, un club qui aime les profils techniques », poursuit Edouard Duplan.
« Le prototype du joueur complet »
Avant d’être élu meilleur joueur du championnat des Pays-Bas 2017-2018 par le site spécialisé VoetbalPrimeur et le quotidien De Telegraaf, Hakim Ziyech a vécu une jeunesse compliquée. Après la mort de son père, il a connu des problèmes de délinquance, de drogue, d’alcool, et de discipline quand il fréquentait le centre de formation d’Heerenveen. « Sur le terrain, il a souvent une mine un peu renfrognée, qui ne cadre pas avec le football joyeux et instinctif qu’il propose. C’est le prototype du joueur complet, capable de marquer et de faire marquer. Il a aussi beaucoup progressé dans le travail défensif », apprécie Edouard Duplan. Pas encore assez, apparemment, pour certains supporteurs de l’Ajax.

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Le milieu de terrain est, en revanche, adulé par les fans des Lions de l’Atlas. Il est devenu international marocain en 2015 après avoir porté le maillot néerlandais dans les sélections des moins de 19, 20 et 21 ans. Un choix qui lui avait valu quelques critiques aux Pays-Bas. « Je n’avais pas été étonné qu’il opte pour le Maroc. Ici, on le renvoyait souvent à ses origines », se souvient Duplan. « C’est, avec Younès Belhanda et Fayçal Fajr, le joueur le plus technique de la sélection, souligne Fouad Chafik, défenseur de l’équipe nationale marocaine et du club de Dijon, en Ligue 1 française. Il est précieux sur les coups de pied arrêtés. Il a une très bonne frappe de balle et il est adroit devant le but. »

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Auteur de 8 buts en 15 matchs pour les Lions de l’Atlas, Ziyech entretient cependant des relations cependant compliquées avec le sélectionneur, Hervé Renard, qui ne l’a pas retenu pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, au Gabon. « Quand il n’était pas là ou qu’il était remplaçant, le public scandait son nom. Il est très populaire au Maroc, où les gens raffolent de son style de jeu », conclut Fouad Chafik. Plusieurs clubs européens semblent également sous le charme : l’Olympique de Marseille, l’AS Roma et l’équipe anglaise d’Everton s’intéressent à lui. Le transfert pourrait se négocier entre 55 et 60 millions d’euros.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Annoncée par la FIFA, la possibilité d’effectuer un quatrième remplacement durant les prolongations a été accueillie dans une remarquable indifférence.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ A l’occasion du Festival international des sports extrêmes de Montpellier, du 9 au 13 mai, rencontre avec les skateurs divisés sur la « chance » qu’ils ont d’aller aux JO de Tokyo de 2020.
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Le skate ne veut pas s’enchaîner aux anneaux olympiques

A l’occasion du Festival international des sports extrêmes de Montpellier, du 9 au 13 mai, rencontre avec les skateurs divisés sur la « chance » qu’ils ont d’aller aux JO de Tokyo de 2020.



Le Monde
 |    10.05.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
10.05.2018 à 14h47
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Pour vivre heureux, vivons cachés. Telle est la maxime des skateurs, fidèles à la morale du Grillon de Florian et au skateboard mythique, né dans les piscines asséchées de LA au début des années 1960. Depuis, ils font crisser leur planche de trottoirs en rampes d’escaliers, indifférents aux modes, aux générations, aux populations… Jusqu’à ce jour d’août 2016 où le Comité international olympique (CIO) a intégré le skate au programme des Jeux de Tokyo 2020. Adieu la marginalité, bonjour « le rayonnement de la nation et la promotion des valeurs du sport » (article L221-1 du code du sport). De quoi rebuter les plus idéalistes, qui firent alors scission, laissant les compétiteurs papillonner seuls autour de la flamme olympique. Partisans des deux camps s’expliquent aujourd’hui à l’occasion du Festival international des sports extrêmes (FISE) qui se tient à Montpellier, dans l’Hérault, du 9 au 13 mai.
Présenté par ses condisciples comme le leadeur des « anti », Victor Pellegrin, 27 ans, soigne sa réputation. Au Monde jugé trop institutionnel, il ne répondra que par textos. Les JO ? « On passe déjà pour des tocards à cause de ça… » Pourquoi ? « Le skateboard est né dans la rue et doit rester dans la rue. Les gens n’ont pas à savoir. […] Je me bats pour que le skateboard ne touche aucune personne qui n’a rien à voir avec nous », écrit-il, le 3 mai, d’Italie, où il tourne une vidéo.
« On a beaucoup de mal à laisser rentrer dans notre monde des gens qui ne sont pas de notre milieu. Notre histoire nous est propre. Personne ne peut s’approprier notre sport alternatif », confirme Jérémy Grynblat, 31 ans, agent de skateurs. S’enchaîner aux anneaux olympiques, jamais !
Discipline « plus jeune, plus fun, plus urbaine »
« Nous ne voulons pas que le skateboard soit exploité et transformé pour entrer dans le programme olympique », précise la pétition, qui a reçu près de 8 000 signatures. « Le skate ne peut pas être une compétition, il n’y a pas un vainqueur et un perdant, mais deux personnes qui partagent du plaisir ensemble », peut-on lire. Une levée de boucliers qui rappelle les combats partagés. Accusés de dégrader le mobilier urbain, de fumer des joints, les jeunes adeptes peuvent recevoir des seaux d’eau sur la tête ou se faire courser par des vigiles. Blessée, rejetée, la communauté se soude autour de ses codes, ses références, comme Thrasher – faire la « une » du magazine américain vaut plus que toutes les médailles olympiques.
« Les Jeux, on n’a pas eu le choix, rétorque Jérémy Grynblat. Cela a été imposé par le CIO. » Ce que confirme Nicolas Belloir, vice-président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et président de la Fédération française de roller et skate depuis 2005. Le CIO et le comité olympique japonais ont voulu cinq disciplines additionnelles « plus jeunes, plus funs, plus urbaines », pour coller aux évolutions de la société et rajeunir son image.
Avec seulement 2 500 licenciés, le skateboard a ainsi été préféré au roller. « Le skateboard se pratique de façon libre et autonome », explique M. Belloir, qui estime à 500 000 le nombre d’amateurs d’un des 3 000 skatepark de l’Hexagone. Ce qui n’a rien d’incompatible avec le développement d’un secteur compétition, comme en ski, en vélo, etc.

« Juger, c’est compliqué »
Deux branches du skateboard ont été retenues par le CIO : le Street, skate de rue, et le Bowl aménagé – dans une sorte de piscine sans eau à rebords.
Plutôt que de se braquer, Jérémy Grynblat a décidé de s’investir dans le projet olympique. « Quand les JO sont tombés, Florent Balesta [sélectionneur national] s’est tourné vers des gens comme moi, pour crédibiliser la compétition. » Ex-snowboarder professionnel (1996-2004), devenu team manager, tout en réalisant des vidéos, Greg Poissonnier a également été recruté, en 2017, comme responsable de la communication de la Fédération française de roller et skateboard (FFRS) en 2017. A 45 ans, il souhaite renvoyer au monde la vraie image du skate, celle de toutes les mixités, sociale, générationnelle, hommes-femmes ; de toutes les spécificités aussi. « Le skate park n’est pas un gymnase ou un stade de foot, on n’y va pas le mercredi après-midi de 14 heures à 16 heures. On y va lorsqu’on en a envie. »
Difficile, dans ces conditions, de structurer une pratique allergique par essence à toute règle. D’autant que, très vite, l’équipe se heurte à un des arguments des pétitionnaires : « Personne ne peut juger le skate. » « Juger, c’est compliqué », reconnaît Jérémy Grynblat, par ailleurs, juge. Chaque compétiteur a une minute pour effectuer son run, une combinaison libre – le combo – de figures, dont la base est le ollie, le saut de la planche en retombant dessus, qui se complique en flip si en sautant la planche effectue un tour complet sur elle-même. Chacun a son style, par nature subjectif. « On est sur de l’humain, note Nicolas Belloir, il peut toujours y avoir une erreur. »

   


Joseph Garbaccio, 20 ans, n’a ainsi pas bien compris pourquoi il a terminé 2e des derniers championnats de France, derrière Aurélien Giraud, alors que ce dernier a chuté, ce qui, en théorie, est rédhibitoire pour la victoire. L’explication vient de M. Grynblat. De nouveaux critères internationaux viennent d’être imposés selon quatre critères : la prise de risques, la réalisation, l’amplitude et la technicité. Joseph Garbaccio va devoir laisser libre cours à son « explosivité » pour aller à Tokyo. Le jeune Havrais en rêve : « Ne serait-ce qu’une fois, pour échanger avec les autres sportifs internationaux. »
« Le skate, c’est la liberté, les potes »
La Fédération internationale World Skate a précisé le 25 avril que 80 skateurs iraient au Japon : 20 hommes et 20 femmes dans chacune des deux disciplines. La tâche ne va pas être simple pour les Français, face à des Etats-Unis dominateurs, bien que les forces commencent à s’équilibrer. Vincent Matheron a ainsi battu deux Américains lors des derniers Internationaux de Nankin fin avril. « Une quinzaine d’athlètes français ont des chances réelles de médaille », estime Nicolas Belloir.
Première étape, la sélection. Selon la World Skate, elle s’effectuera en fonction du classement général World Skate mondial et du nombre de points marqués entre le 1er janvier 2019 et le 31 mai 2020, par exemple, lors de la Vans Park Series (VPS) de Paris, en septembre 2019. Le FISE a également « vocation à servir de qualification pour les Jeux de 2020 », selon Nicolas Belloir.
La VPS, le FISE… Apôtre de la réconciliation, Greg Poissonnier ne veut voir dans les Jeux olympiques qu’une compétition supplémentaire. Jérémy Grynblat va plus loin : « Nous sommes tous contents de ce que nous avons montré en compétition, mais il faut bien voir que cela reste une petite partie du skateboard mondial. Le skate, c’est la liberté, les potes. » Finaliste du FISE 2015, Victor Pellegrin ne va pas le contredire. Fédérateur malgré lui, il confiait d’ailleurs en privé qu’il sera le premier à venir encourager ses « potes » aux Jeux.

FISE Montpellier à suivre sur SFR Sport 4, huit heures de live chaque jour pendant cinq jours sur SFR Sport4.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’OM n’a reçu que 11 566 places pour le match contre l’Atlético Madrid et doit gérer une pénurie auprès de ses supporteurs, partenaires et salariés.
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A Marseille, la quête des billets pour la finale de Ligue Europa tourne à la frustration

L’OM n’a reçu que 11 566 places pour le match contre l’Atlético Madrid et doit gérer une pénurie auprès de ses supporteurs, partenaires et salariés.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 13h59
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Après l’euphorie, la frustration. Enivrés par la qualification de leur équipe pour la finale de la Ligue Europa, mercredi 16 mai à Lyon contre l’Atlético Madrid, les supporteurs de l’Olympique de Marseille ont soudain compris qu’ils ne pourraient pas tous vivre le match de l’année. « Tout le monde cherche des billets, c’est du délire », constate un responsable ultra, assuré, lui, d’avoir son sésame. Sur les réseaux sociaux, tous ceux qui de près ou de loin sont liés à l’OM – sponsors, journalistes, supporteurs médiatisés… – sont harcelés. « J’ai mis mon téléphone de côté, je ne réponds plus qu’aux numéros que je connais », glisse un salarié du club.
Comme son adversaire madrilène, dont les supporteurs protestent eux aussi sur les réseaux sociaux, l’OM n’a reçu que 11 566 places de la part de l’Union européenne de football (UEFA), organisatrice de la rencontre et de la compétition. Une dotation extrêmement faible pour un club qui compte 33 000 abonnés et a joué à guichets fermés ses deux derniers matchs européens à domicile, avec plus de 60 000 spectateurs. Le club de supporteurs Marseille Trop Puissant évoque « une honte ». Son homologue des South Winners dénonce « un scandale », fustige la volonté de l’UEFA de « se démarquer du foot populaire » et rappelle qu’en 1993 à Munich, pour la finale de la ligue des Champions 1993 contre le Milan AC, 25 000 Marseillais étaient dans le stade (1-0).

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« Il nous aurait fallu un quota deux fois plus important »
A l’OM, on se garde de charger l’instance européenne, mais on s’interroge sur la méthode de commercialisation des billets de la finale, très en amont de l’événement. Et sur la part conservée pour les finalistes, dans un Groupama Stadium qui compte 57 000 sièges. « Le fait que cela se passe à Lyon, à trois heures de voiture, a fait exploser la demande, note-t-on à la communication de l’OM. Il nous aurait fallu un quota deux fois plus important pour gérer correctement la situation. De l’ordre de ceux que nous recevons pour une finale de coupe de France ou de coupe de la Ligue. »
L’OM a géré la pénurie en privilégiant ses plus fidèles supporteurs. Sept mille neuf cents billets – à 45 et 65 euros – ont été attribués aux associations qui animent toute la saison les virages du Vélodrome et représentent… près de 24 000 abonnés. Cette semaine, Ultras, South Winners, Yankees ou Fanatics serviront d’abord leurs adhérents les plus actifs, qui aident aux tifos, participent aux déplacements. Soit quelques centaines de personnes. « Ceux qui sont allés à Salzbourg pour la demi-finale sont prioritaires », assure Marc, abonné des Dodgers, aujourd’hui encore plus content d’avoir fait le déplacement en Autriche. D’autres ont prévu d’attendre toute la nuit devant les locaux de leur association. Sans certitude.
Seule note d’humour dans cette situation tendue, les South Winners ont proposé, mardi, d’offrir deux places à l’ancien olympien Benjamin Mendy, aujourd’hui à Manchester City. Un ex de la maison menacé de poursuites par l’Olympique lyonnais pour avoir repris, sur Twitter, le chant viral des supporteurs marseillais menaçant de « tout casser » dans le stade rhodanien.
« Ne nous demandez pas des places… nous n’en avons même pas assez pour nos familles »
L’espoir, en revanche, est déjà passé pour une bonne partie des abonnés des autres tribunes du Vélodrome. L’OM a organisé à leur intention un tirage au sort lundi 7 mai sur son site Internet. « Je me suis inscrit. On m’a demandé mon numéro d’abonné, ma carte d’identité… Je n’ai pas eu de nouvelles. C’est mort », témoigne, dépité, Nicolas, assidu au Stade-Vélodrome depuis 2010. Les près de 2 000 chanceux devront, eux, sans faute, se déplacer personnellement, jeudi 10 mai avant midi pour récupérer leur ticket à la billetterie du Stade-Vélodrome.
« Ne nous demandez pas des places… nous n’en n’avons même pas assez pour nos familles », a prévenu, mi-amusé, mi-agacé, Rudi Garcia, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille mardi en conférence de presse. « J’en ai pour mes proches, mes amis, et puis c’est tout », complète le jeune milieu de terrain Maxime Lopez, Marseillais d’origine, qui reconnaît que les demandes ont saturé son téléphone. Comme les autres, les joueurs de l’OM ont été rationnés. « Deux invitations et quatre places à acheter par personne. Soit 300 places pour l’ensemble du groupe professionnel, staff compris », précise le club. Dans les autres services, au centre de formation, comme chez les féminines, chaque salarié olympien a reçu une invitation et s’est vu proposer une seconde place payante. L’OM a également acheté deux loges, pour accueillir son actionnaire, l’Américain Frank McCourt, qui, lui, ne ratera pas l’événement.
Comme pour la demi-finale retour, la municipalité marseillaise transformera une partie du Stade-Vélodrome en fan-zone, permettant à plus de 20 000 supporteurs de suivre gratuitement le match. Les frustrés de la finale auront, au moins, l’opportunité de vivre une messe collective. Piètre consolation.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Battus (0-2) mardi en finale de la Coupe de France, les Vendéens ont quitté le Stade de France heureux et avec le respect de Parisiens trop forts pour eux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/05/2018
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Coupe de France : Les Herbiers s’inclinent sans regrets, le PSG gagne sans excès

Battus (0-2) mardi en finale de la Coupe de France, les Vendéens ont quitté le Stade de France heureux et avec le respect de Parisiens trop forts pour eux.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 04h37
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 10h51
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Ils savaient que c’était impossible alors les joueurs des Herbiers ont essayé de le faire. Et on a eu envie d’y croire avec eux, du moins le temps d’une première action.
Coup d’envoi de cette 101e finale de la Coupe de France, mardi 8 mai au Stade de France : le ballon ne brûle pas les pieds, les passes sont ajustées et l’attaque placée termine une minute plus tard par une frappe déviée en corner du capitaine de la formation vendéenne, Sébastien Flochon. « On a quand même eu la première occasion du match », remarque le gardien Matthieu Pichot qui pousse un peu sur le terme « d’occasion ».

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Elégance et courtoisie
A ce stade du match, le PSG n’a pas vu le ballon. Disons qu’il a eu l’élégance de laisser les Vendéens frapper les premiers. L’élégance de celui qui ne doute pas de son destin, de cette quatrième victoire de suite en Coupe de France, la douzième de son histoire.
Le club parisien a aussi eu la courtoisie de ne s’imposer que par un modeste 2-0 quand il avait scoré six fois à Rennes, quatre fois à Guingamp ou trois fois à Lyon lors des tours précédents. « On aurait signé avant le match pour une défaite 0-2 », avouait Pichot, soulagé de ne pas en « avoir pris quinze comme certains l’annonçaient ».
Il ne faut pas y voir du cynisme. Les joueurs du PSG ont dominé cette finale de la tête et des épaules, mais ils n’ont « pas été très chanceux dans la finition », selon le milieu de terrain Adrien Rabiot. En première mi-temps, les deux « protagonistes principaux » pour Les Herbiers sont Matthieu Pichot et son fidèle poteau droit sur lesquels ricochent deux tirs de Giovani Lo Celso et un autre de Kylian Mbappé.
Alors, on se rappelle que le football est un drôle de sport où la chance a parfois son mot à dire, où la loi du plus fort ne s’impose pas toujours à la fin. Un sport de malentendu. « Entre les poteaux et toutes les occasions ratées, on s’est dit au début que les dieux du football étaient peut-être avec nous », explique l’attaquant herbretais Valentin Vanbaleghem.
Fidélité à des principes
Ces divinités doivent aussi se trouver dans le studio où l’arbitre vidéo de cette finale a annulé en début de seconde période un but à Mbappé pour une main au préalable d’un Marquinhos… poussé dans le dos par un défenseur.
Peu importe, la soirée n’était pas faite pour lancer un nouveau débat sur le VAR (assistance vidéo) et ses limites. Il faut que la fête soit belle au Stade de France, fédératrice, et que le scénario de la finale ne la gâche pas avec une ouverture de la marque trop précoce des Parisiens. Finalement, le but du persévérant Lo Celso est arrivé à la 26e minute. Le timing est bien choisi et attendu.
Depuis un moment, les joueurs de Stéphane Masala vivent en huis clos devant leur surface de réparation. En National, les Herbiers ont une image d’équipe joueuse, de petit Barça du bocage vendéen, alors hors de question de renier ces principes de jeu. « Tout au long de l’année, on n’a pas toujours l’occasion de jouer sur des pelouses où on peut développer notre football, dit Vanbaleghem. Alors, ça aurait été dommage de balancer des grands ballons devant sur une aussi belle pelouse et de ne pas montrer ce qu’on sait faire. »

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Stéphane Masala avait un plan. « On avait décidé pendant une heure de faire tourner un peu le chronomètre pour arriver dans la dernière demi-heure, peut-être, sur une autre atmosphère, faire douter le PSG », décryptait l’entraîneur vendéen après la rencontre. Il n’a fonctionné qu’à moitié. Ses joueurs ont fait tourner le chronomètre avant qu’Edinson Cavani inscrive sur penalty à la 73e minute son traditionnel but au Stade de France, un soir de finale.
Et le capitaine des Herbiers soulève le trophée
Est-ce une question d’habitude ou de respect pour un adversaire dont ils avaient saisi le capital sympathie ? Toujours est-il que les joueurs du PSG ont eu la victoire discrète. On entendait bien quelques bouchons de champagne sauter et les voix de certains plus bruyantes et revendicatives que d’autres, mais ces scènes étaient réservées « à nous dans le vestiaire », précisait Adrien Rabiot. Préposé pour l’exercice de la zone mixte, le milieu de terrain saluait l’adversaire d’un soir, « une équipe qui propose un jeu plus élaboré que certaines formations de Ligue 2 ».
C’est chic de sa part, un peu convenu, comme lorsque le capitaine du PSG, Thiago Silva, invite son homologue des Herbiers, Sébastien Flochon, à soulever le trophée Charles Simon, comme en 2000 le Nantais Mickaël Landreau avec le Calaisien Réginald Becque. « Il n’était pas obligé de le faire, c’était un beau geste de sa part », salue Flochon qu’on avait pourtant senti pas complètement à son aise à ce moment précis.
Mais peu importe, la soirée était réussie et la défaite aussi. Il avait juste manqué un frisson, se dire un instant « et s’ils le faisaient ? », comme lorsque Calais virait avec un but d’avance à la mi-temps. Les bons sentiments ne suffisent pas à donner une grande finale, mais ils peuvent faire passer une douce soirée. Comme ce mardi soir à Saint-Denis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les coéquipiers de Cavani s’imposent (2-0) face aux joueurs vendéens évoluant en National, et remportent leur troisième titre de la saison.
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Le PSG s’impose face aux valeureux Herbiers et remporte la Coupe de France

Les coéquipiers de Cavani s’imposent (2-0) face aux joueurs vendéens évoluant en National, et remportent leur troisième titre de la saison.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 23h55
    |

            Clément Martel








                        



   


Comme il y a dix-huit ans, la logique a été respectée. Et comme lors du Calais-Nantes de l’an 2000, le vainqueur a offert au capitaine de son valeureux adversaire la joie de soulever la Coupe de France au terme de la rencontre. Le Paris Saint-Germain s’est imposé mardi 8 mai en finale de Coupe de France face aux Herbiers, club de National (2-0).

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Longtemps, le roseaux vendéen – accompagné dans la cité dyonisienne par une armée rouge – a plié sans rompre face aux assauts du PSG, certes privé de Neymar, mais sans commune mesure avec des joueurs de troisième division. Portés par leur gardien, Matthieu Pichot, auteur d’une performance de haut vol face aux Mbappé, Cavani, Di Maria et consorts, les joueurs de Stéphane Masala se sont arque-bouté en défense, étant sauvés à trois reprises par leurs poteaux en début de rencontre.

3e poteau parisien 😅 #VHFPSG pic.twitter.com/PIHdDGOcli— Eurosport.fr (@Eurosport_FR) 8 mai 2018


Mais à la 26e minute, Giovanni Lo Celso est parvenu à tromper le gardien herbretais, d’un tir puissant de l’extérieur de la surface de réparation. Menant 1-0 à la pause, les hommes de Unai Emery, qui n’ont jamais pris de haut leur adversaire, se sont appliqué lors de la seconde période à creuser l’écart.

Et 1-0 pour le @PSG_inside ! Lo Celso ouvre le score d'une frappe à l'entrée de la surface #VHFPSG pic.twitter.com/FVIuU4iuXm— Eurosport.fr (@Eurosport_FR) 8 mai 2018


Logique respectée, mais spectacle au rendez-vous
Si les joueurs des Herbiers ont vendu chèrement leur peau, ne cédant jamais à la tentation d’effectuer de longs dégagements, les Parisiens ont poursuivi leurs assauts sur les cages vendéennes. Et ils ont trouvé la faille par Mbappé, au terme d’un cafouillage sur un corner parisien. Mais après avoir fait appel à l’arbitre vidéo, celui de la rencontre décidait d’annuler le but pour une main parisienne... à la suite d’une faute herbretaise dans la surface de réparation.

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Sans se démonter, les hommes d’Emery, qui remporte son sixième – et ultime – trophée en deux ans sur le banc du club parisiens, ont creusé l’écart à un quart d’heure de la fin de la partie. A la récéption d’une ouverture en cloche, Cavani prenait de distance toute la défense du club de National et se présentait face au gardien des Herbiers, forcé de le faucher. Le buteur uruguayen transformait le pénalty et inscrivait son 170e but sous le maillot parisien (74e).

Cavani frappe en force son penalty et ça fait 2-0 pour le PSG #VHFPSG pic.twitter.com/KpscOqgxY9— Eurosport.fr (@Eurosport_FR) 8 mai 2018


Si les Vendéens ont eu l’occasion, dans le temps additionnel, de réduire l’écart, Thiago Silva a veillé au grain, et empêché Couturier de conclure une contre attaque où il avait effacé le gardien parisien. En guise de célébration de leur troisième titre de la saison (quatrième en comptant le trophée des champions), les Parisiens – rejoints par Neymar – ont effectué une haie d’honneur pour accompagner leur adversaire du soir. Avant cette image finale, de Thiago Silva et Sébastien Flochon soulevant le trophée de la Coupe de France ensemble. Si la logique a été respectée et le résultat sans surprise, la 101e finale de la compétition nationale aura livré un beau spectacle.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le club parisien s’impose face au petit poucet vendéen (2-0) au terme d’une rencontre où les Herbiers ont tout donné en défense.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Une note de la Fondation Jean-Jaurès, publiée en exclusivité sur « Le Monde », voit dans la disparition progressive des classes populaires des stades le symptôme d’un football-business en mal de régulation.
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Le stade et « le peuple des loges » comme illustration d’un football à deux vitesses

Une note de la Fondation Jean-Jaurès, publiée en exclusivité sur « Le Monde », voit dans la disparition progressive des classes populaires des stades le symptôme d’un football-business en mal de régulation.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h53
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Au coup d’envoi de la finale de Coupe de France entre le Paris Saint-Germain et Les Herbiers, mardi 8 mai, les travées du Stade de France illustreront le fossé qui sépare ces clubs : le triple tenant du titre à 540 millions d’euros de budget aura son public, et le finaliste-surprise à 2 millions, le sien. Deux mondes du football cohabiteront le temps d’un match au Stade de France.
Dans une note réalisée pour la Fondation Jean-Jaurès, que Le Monde publie en exclusivité, Pierre Rondeau, économiste du sport, et Richard Bouigue, adjoint socialiste à la mairie du 12e arrondissement de Paris, abordent le football-business précisément par ce biais très visible : celui de la métamorphose des stades et de la composition sociologique du public qui s’y rend.
Les auteurs partent d’un constat vérifiable chez beaucoup de clubs repris ces dernières années par des investisseurs extérieurs aux poches profondes : la disparition des gradins de « la frange populaire de la population, remplacée par les classes moyenne et supérieure aisée ».
« Les stades sont à moitié vides, l’ambiance a disparu, au profit d’un calme plat, aseptisé, dépourvu de toutes violences et de peurs (…) Les supporters sont oubliés, chassés des enceintes, remplacés par une classe aisée, qui regarde silencieusement les joutes hebdomadaires, à la recherche des bénéfices externes du football. »
Le stade de football, « lieu affectif, mémoriel, social », est désormais barré pour un certain public – ceux qui ne peuvent plus se payer des places ou des abonnements, mais aussi ceux qui le peuvent mais font trop de bruit, ont trop de fumigènes ou de banderoles hargneuses – remplacés, davantage économiquement que numériquement, par ceux que les auteurs appellent « le peuple des loges ». Moins supporteurs d’une équipe que clients d’un spectacle, ils viennent de temps en temps et pour certains d’entre eux regardent, littéralement, le match de haut depuis les tribunes VIP des stades modernes, « ne se mêlant pas à la foule, préférant picorer le spectacle dans des tribunes ultra-sécurisées, déconnectées du reste de l’enceinte. ». 
Pierre Rondeau et Richard Bouigue voient dans cette lutte sociale dans le stade, conséquence de « l’avènement du football moderne qui met la rentabilité financière au cœur des priorités des propriétaires des clubs », un reflet de celle qui se déroule en dehors. Ce sport aux racines populaires, comme l’a raconté Mickaël Correia dans son livre Histoire populaire du football, « a été privatisé, spolié, ravagé, dépouillé, confisqué (…) subtilisé aux fans et offert aux puissants », finissant en ce début de XXIe siècle « oublié dans les abymes du capitalisme moderne et du néolibéralisme triomphant. ».
« Voir un match comme on assiste à un opéra »
Le stade est un point d’entrée idéal pour illustrer les dérives du football-business car c’est le lieu où convergent deux des ingrédients nécessaires à son existence, la passion des supporteurs et l’argent. Pour les équipes dirigées par des investisseurs en recherche de profit, le second est toujours préférable au premier. Leurs stades « offrent des prestations générales de meilleure qualité » avec « espace VIP et loges [qui] forment des espaces privatisés, dont l’accès est limité aux rares personnes munies d’un sésame qui n’est pas accessible à la vente. » Cela aboutit à un « processus de séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société et que l’on aperçoit les soirs de match. »
Pour les spectateurs qui ne montent pas jusqu’aux loges, le prix des places devient une simple variable d’ajustement. Le modèle anglais perfectionné par Manchester United, Liverpool ou Arsenal, et aujourd’hui adopté par le PSG, nécessite « de générer de l’argent d’abord, pour pouvoir le dépenser ensuite, conformément au fair-play financier », rappelle au Monde Pierre Rondeau. « La billetterie devient une manne financière, à la fois avec le prix des billets et des loges louées 600 000 euros ».

   


La critique, qui porte à gauche, et le diagnostic pessimiste peuvent parfois paraître un peu exagérés. « Maintenant, on vient voir un match comme on assiste à un concert de musique classique, à un opéra ou à un ballet », écrivent les auteurs et on imaginerait presque les matchs de foot comme une scène de Hunger Games, avec le 1 % perché dans les loges aux buffets remplis regardant à peine un sport qui ne les intéresse pas vraiment, pendant que les 99 % se pressent dans des tribunes surfacturées et silencieuses.
On pardonne ces quelques hyperboles parce que le fond du problème est bien réel et que les auteurs sont des amoureux du sport qui ne se contentent pas de la critique pure. Ils prêchent qu’un autre football est possible. « Je ne dis pas que tout va mal et qu’on court à la catastrophe, nous dit Pierre Rondeau, Je dis que si on continue comme cela, avec l’augmentation de la télé-dépendance et des droits télévisés toujours plus élevés, il y a un risque que cela explose. »
Dans Le foot va-t-il exploser ? Pour une régulation du système économique du football, livre qu’il cosigne avec Richard Bouigue (éditions de l’Aube), ils énumèrent les excès qui accompagnent le développement économique effréné du football, les mêmes que l’on retourne dans n’importe quel autre secteur économique : inégalités, exploitations, dépendances, abus. La régulation internationale qu’ils prônent ne doit pas « intervenir directement dans les marchés ou réduire la compétitivité, mais corriger ces défaillances », avance Pierre Rondeau. Cette régulation passe par des mesures concrètes, comme la mise en vente de certaines places à un prix bas et fixe, qu’ils étayent dans le livre et sur les réseaux, pour faire vivre un débat salutaire.

Nos propositions (et il y en a bcp d'autres) pour améliorer le football.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
— Lasciencedufoot (@Pierre Rondeau)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – L’équipe amateur de Vendée affronte le champion de Ligue 1, mardi au Stade de France. Avant-goût de ce duel improbable en chiffres.
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Les Herbiers face au PSG, deux mondes en finale de la Coupe de France

EN UN GRAPHIQUE – L’équipe amateur de Vendée affronte le champion de Ligue 1, mardi au Stade de France. Avant-goût de ce duel improbable en chiffres.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 16h41
    |

                            Cyrielle Chazal








                        


L’équipe amateur des Herbiers (Vendée), qui évolue en National (troisième division), affronte le Paris-Saint-Germain en finale de la Coupe de France, mardi 8 mai au Stade de France. Tout oppose l’ogre parisien au Petit Poucet de la Coupe de France, qui n’a pas affronté d’équipe de Ligue 1 au cours de la compétition.
Les Herbretais auraient été plus à l’aise face à Caen, éliminé par Paris (1-3) en demi-finale, a sous-entendu leur entraîneur, Stéphane Masala, dans une interview au Monde. La dernière fois qu’un club de National a atteint la finale de la Coupe de France, c’était en 2012. L’Olympique lyonnais avait battu 1-0 l’US Quevilly-Rouen, habitué aux coups d’éclats. Pendant que les outsiders vendéens s’entraînent à Clairefontaine dans l’espoir de terminer en beauté leur folle épopée, avant-goût de ce duel improbable en quelques chiffres.

   


Quelle que soit l’issue du match, cette finale sera « grandiose », a promis lundi Stéphane Masala lors d’une conférence d’avant-match. Malgré la différence de niveau qui sépare les deux équipes, les supporteurs des deux camps auront les yeux rivés sur le score… Tous les clubs de troisième division, ou moins, à avoir disputé la finale de la Coupe de France n’ont jamais perdu de plus d’un but.

        Lire :
         

          Football : huit raisons de s’intéresser à la Coupe de France




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le joueur, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie, a confirmé son entraîneur.
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Le défenseur français Laurent Koscielny forfait pour le Mondial 2018

Le joueur, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie, a confirmé son entraîneur.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 13h39
   





                        



   


Ce sera sans lui. Le défenseur français Laurent Koscielny, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie (14 juin-15 juillet), a confirmé officiellement, mardi 8 mai, son entraîneur à Arsenal Arsène Wenger.
« Il est évidemment effondré. Il va être absent six mois. On ne le verra pas avant début décembre au mieux », a déclaré Wenger au sujet de Koscielny, 32 ans, qui avait prévu de prendre sa retraite internationale après le Mondial.
Le défenseur central s’est blessé le 3 mai lors de la défaite d’Arsenal contre l’Atlético Madrid en demi-finale retour de la Ligue Europa. Le sélectionneur Didier Deschamps et la Fédération française avaient rapidement laissé entendre que Koscielny manquerait le Mondial.

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« Un très gros coup dur »
« C’est un très gros coup dur pour l’équipe de France, avait déclaré Deschamps dès le 4 mai. Je suis vraiment très triste pour Laurent car cette Coupe du monde était un moment très important dans sa carrière. Je lui souhaite beaucoup de courage et un bon retour sur les terrains. »
Koscielny était devenu le repère défensif de l’équipe de France lors de l’Euro 2016. Son vécu avec la sélection, où la première de ses 51 apparitions remonte à novembre 2011, offrait aux Bleus une expérience non négligeable au sein d’un groupe qui en manque largement.
Il souffre de douleurs récurrentes aux tendons d’Achille qui, depuis des mois, lui imposent des soins quotidiens et l’empêchent d’enchaîner les matchs rapprochés.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La commune vendéenne, dont le club de National (3e division) dispute la finale de la Coupe de France face au PSG mardi, est au coeur de la zone de plein emploi français.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ La centième finale de la Coupe de France se tient mardi. Le club de National 1 des Herbiers affrontera le mastodonte PSG.
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Football : huit raisons de s’intéresser à la Coupe de France

La centième finale de la Coupe de France se tient mardi. Le club de National 1 des Herbiers affrontera le mastodonte PSG.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 11h16
   





                        


Cette année, la Coupe de France, une compétition de football déjà à part, aura un goût particulier : ce sera la centième finale de cette compétition. Mardi 8 mai, le club vendéen des Herbiers (National 1) affrontera le mastodonte Paris – Saint-Germain, un challenge de taille mais fréquent dans cette compétition mythique.

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Qu’a-t-elle de si particulier pour passionner ainsi les amateurs de football ? Voici huit choses qui l’expliquent.
1 - Parce qu’elle est centenaire
Créée le 15 janvier 1917 sous le nom éphémère de « Coupe Charles-Simon », alors que la première guerre mondiale touche à sa fin, la Coupe de France s’est imposée au fil des ans comme une compétition prestigieuse, la seule ouverte à la fois aux clubs amateurs et professionnels.
La première édition, le 5 mai 1918, réunissait quarante-huit clubs et fut remportée par… l’Olympique de Pantin. A ce jour, trente-trois clubs se partagent les quatre-vingt-dix-neuf trophées distribués. Aux côtés de clubs aujourd’hui disparus, comme l’Olympique de Pantin ou le CA Sports Généraux (vainqueur en 1919 et en 1925), on retrouve au palmarès le RC Paris, devenu le Racing Club de France, ou encore l’Excelsior de Roubaix (1933), devenu le SCO Roubaix.

   


2 - Parce que chaque année un Petit Poucet affronte un géant
Le charme de la Coupe de France (qui réunissait mille clubs en 1949 et plus de sept mille en 2013) tient souvent aux exploits des plus faibles. Le fameux « Petit Poucet », c’est-à-dire le club le plus modeste qui va le plus loin dans la compétition, devient une attraction chaque année.

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A ce titre, Calais reste le roi. En 2000, le club amateur (CFA) ne s’incline qu’en finale face à Nantes après avoir battu quatre clubs professionnels : Lille et Cannes (D2), Strasbourg et Bordeaux (D1).

   


3 - Parce que le match entre les grands clubs s’y poursuit
Le PSG et l’OM détiennent tous deux le record de victoires en Coupe de France. Mais si les Parisiens ont remporté leurs dix finales entre 1982 et 2016, Marseille ne s’est plus imposé depuis 1989 et un succès spectaculaire (4-3) face à Monaco, avec un triplé de Jean-Pierre Papin, seul joueur à avoir accompli cette performance.

   


4 - Parce qu’elle est la compétition de tous les Français
Lors de l’édition 1957, les amateurs du SCU El Biar d’Alger réalisèrent le premier grand exploit de la Coupe de France. Quelques années avant l’indépendance, les Algérois avaient éliminé le Stade de Reims en seizièmes de finale (2-0). Les Rémois venaient juste d’être finalistes de la Coupe d’Europe des clubs champions face au Real Madrid.
Elle n’est entièrement devenue la compétition de tous les Français qu’à partir de la saison 1961-1962, où les clubs des DOM-TOM furent intégrés au tirage au sort. Vingt clubs ultramarins ont atteint depuis les 32es de finale, mais un seul s’est qualifié pour les 16es en 1989 : les Guyanais du Geldar Kourou, battus par Nantes.

   


5 - Parce qu’elle a accompagné l’histoire de clubs de légende
Des clubs deviennent très vite redoutables dans cette compétition qui n’a jamais connu de pause, même pendant la seconde guerre mondiale. Parmi eux, le Red Star de Saint-Ouen, dans la Seine-Saint-Denis, qui s’est imposé cinq fois au total, et qui triompha trois années de suite en 1921, 1922 et 1923.
En 1948, les joueurs du LOSC (Lille) s’imposent à leur tour pour la troisième fois d’affilée et entrent dans l’histoire en égalant la performance du Red Star. Aujourd’hui, ces deux clubs sont avec le PSG les seuls à avoir remporté la coupe trois années consécutives. Une performance que le club parisien, vainqueur en 2015, 2016 et 2017, veut dépasser.

   


6 - Parce qu’un drame entache son histoire
La Coupe de France, ce sont cent une éditions qui ont débuté, mais seulement cent finales, en comptant celle de mardi 8 mai. Le 5 mai 1992, juste avant la demi-finale entre Bastia et Marseille, une tribune construite précipitamment pour l’occasion dans le stade de Furiani, en Corse, s’effondre. La compétition est arrêtée. Le bilan est terrible : dix-huit morts et deux mille trois cents blessés. L’été dernier, près de vingt-cinq ans après les faits, le ministère des sports a annoncé que la catastrophe était considérée comme un drame national et qu’aucun match ne serait plus joué en France un samedi 5 mai.

   


7 - Parce qu’elle est reconnue au sommet de l’Etat
C’est le président Gaston Doumergue, sous la IIIe République, qui institua le rituel de la remise du trophée par le chef de l’Etat lors de la finale 1927, remportée par l’OM. Mais le champion toutes catégories dans cette tradition républicaine est François Mitterrand, avec quatorze remises. Ici, il remet la Coupe de France au capitaine de Montpellier, Laurent Blanc, futur champion du monde.

   



   


8 - Parce qu’elle crée des entraîneurs de légende

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Chez les entraîneurs, c’est évidemment Guy Roux que l’on retrouve au top du palmarès. Le célèbre entraîneur auxerrois a remporté quatre Coupes de France sur le banc de l’AJA (1994, 1996, 2003 et 2005), réalisant même le doublé avec le championnat en 1996.

   



Coupe de France, Coupe de la Ligue : quelles différences ?
La Coupe de France : elle est organisée par la Fédération française de football (FFF). Elle est ouverte à tous les clubs de France, y compris les amateurs. C’est pour cela que l’équipe amateurs des Herbiers, en Vendée, jouera la finale de la Coupe de France face au PSG le 8 mai. Elle compte, au total, quatorze tours (les équipes professionnelles ne rentrant dans la compétition qu’à partir du 7e tour), avec des matchs uniques (pas d’« aller-retour »). Le vainqueur se qualifie pour la Ligue Europa.
La Coupe de la Ligue : elle est organisée par la Ligue de football professionnel qui, comme son nom l’indique, ne rassemble que les clubs professionnels. Cette compétition n’est donc pas ouverte aux clubs amateurs. Le vainqueur se qualifie directement pour la Ligue Europa.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le club de troisième division Vendée Les Herbiers Football affrontera le PSG le 8 mai, à Saint-Denis, en finale de la Coupe de France. Le « Petit Poucet » du foot peut compter sur un soutien de poids, David Billaud, auteur et interprète de deux tubes à sa gloire.
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Aux Herbiers, Papa Cake et le préfou vendéen prêts pour le Stade de France


                      Le club de troisième division Vendée Les Herbiers Football affrontera le PSG le 8 mai, à Saint-Denis, en finale de la Coupe de France. Le « Petit Poucet » du foot peut compter sur un soutien de poids, David Billaud, auteur et interprète de deux tubes à sa gloire.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 08h15
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 10h15
    |

            Frédéric Potet








                              

                        

Quand David Billaud et son épouse, Jacinthe, ont réservé leur vol pour la Polynésie, destination de leur lune de miel, ils étaient loin de penser – lui, surtout – que Les Herbiers iraient en finale de la Coupe de France de football quatre mois plus tard. C’était en février, et le club vendéen avait atteint les huitièmes de finale – un exploit, déjà, pour une équipe de National.
Rencontré juste avant son départ pour les antipodes, David Billaud n’entendait pas bouder son plaisir de vacancier en bermuda, doigts de pieds en éventail à l’ombre des cocotiers, le lagon à perte de vue. Il espérait juste pouvoir trouver une télévision, mardi 8 mai à 9 heures du matin, heure locale, pour la retransmission en direct de la finale, la grande finale contre le Paris-Saint-Germain.

Trois jours lui suffiront pour écrire les paroles du premier morceau, répéter avec ses musiciens et tourner le clip, « à l’iPhone », dans un bar des Herbiers.
Dans le bocage, tous ceux qu’enflamme l’épopée du Vendée Les Herbiers Football (VHF) connaissent David Billaud à travers son surnom de chanteur, Papa Cake. Ancien joueur du club ayant traversé toutes les catégories, de poussins à seniors, cet instituteur de 41 ans a produit deux clips ravageurs d’ironie, visibles sur YouTube, pour soutenir les footballeurs au maillot rouge et noir.
Dans le premier, Manger son Chambly, il compare l’adversaire du VHF en demi-finale, le FC Chambly Oise (battu 2-0), à un dessert lacté industriel aux consonances voisines (le Flanby). Dans le second, Croquer le Parisien, le PSG est assimilé à un sandwich ­jambon-beurre cher et sans saveur dont il ne sera fait qu’une bouchée : « On est plus petits, on n’a pas les Qataris, on n’a pas les millions, mais l’envie sous les crampons », scande le parodiste sur un air du groupe rennais Billy Ze Kick. Dans le précédent clip, Papa Cake détournait une mélodie du chanteur vendéen Philippe Katerine qui a, lui aussi, mis...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Surprenants finalistes de la Coupe de France mardi face au PSG, Les Herbiers portent les espoirs d’un département passionné de football mais absent de l’élite.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/05/2018
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Les Herbiers placent la Vendée en haut de l’affiche

Surprenants finalistes de la Coupe de France mardi face au PSG, Les Herbiers portent les espoirs d’un département passionné de football mais absent de l’élite.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 09h50
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Avec son taux de chômage inférieur à 5 %, son dynamisme économique sur fond de christianisme social et d’indépendance revendiquée par rapport à l’Etat centralisateur, Les Herbiers incarnent cette Vendée prospère qui ignore la crise. Voilà pour la carte postale. Ce mardi 8 mai, Les Herbiers et toute la Vendée montent à Saint-Denis, non pas pour visiter les sépultures royales de la basilique dionysienne, mais pour défier le Paris-Saint-Germain en finale de la Coupe de France, sur la pelouse du Stade de France (21 h 05). Soit une première pour une équipe du département en 101 éditions.

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Et si les 11 000 places allouées dans un premier temps au club de National (3e division) sont parties en moins d’une heure, c’est que l’engouement dépasse la commune du bocage vendéen et ses 16 500 habitants. Le département vibre en rouge et noir, les couleurs du VHF (Vendée Les Herbiers Football) comme dans ce clip où le chanteur Philippe Katerine, tout en cape et chapeau noir, appelle à l’union derrière les joueurs de Stéphane Masala : « Les Vendéens sont pas si fous, partiront pas sans croire en vous. » Le message est reçu. « On a rangé les querelles locales au vestiaire, tout le monde soutient le VHF, assure Jean-Jacques Gazeau, président du district de Vendée. Quoi qu’il arrive, les joueurs ont déjà marqué l’histoire du football vendéen. »

Une histoire qui tient sur une page blanche malgré ses 31 300 licenciés, ses 190 clubs et quelques vieilles gloires (Maxime Bossis, Ulrich Ramé, Jean-Marc Guillou) ; du moins si on se cantonne à l’élite du football français. En effet, jamais un club vendéen n’a évolué en division 1 ou Ligue 1. Les plus connaisseurs et nostalgiques se souviennent au mieux de la Roche-sur-Yon à l’époque d’une D2 encore divisée en deux groupes au début des années 1990. Mais depuis la descente des Yonnais en 1993, la Vendée a disparu de la carte du football professionnel dans l’Hexagone. Le Poiré-sur-Vie et Luçon ont bien flirté avec la Ligue 2 ces dernières années, mais le premier évolue aujourd’hui en National 2 (4e division) et le second a déposé le bilan en 2016.
Le rêve de Philippe de Villiers
Stéphane Masala était à l’époque l’adjoint de Frédéric Reculeau sur le banc de touche avant de rebondir aux Herbiers. Entraîneur principal du VHF depuis janvier (et le licenciement de Reculeau), cet « Italo-Vendéen » met en avant « les guéguerres et l’esprit de clocher » pour expliquer cette absence dans l’élite. « Ici, vous avez des bons clubs tous les 10 kilomètres mais il n’y a jamais eu la culture du foot de haut niveau. Chacun reste attaché à sa petite histoire, poursuit le technicien de 41 ans. Par exemple, si vous avez un match entre deux équipes vendéennes pour une accession en division supérieure, celle qui n’a rien à jouer va tout faire pour empêcher l’autre de monter. Et ça, vous ne le voyez pas dans d’autres départements. »
Jean-Jacques Gazeau avance, lui, une raison plus géographique. « Cette absence d’un grand club est liée aussi à notre paysage, estime le dirigeant. Il n’existe pas de grande métropole dans notre département. La Roche-sur-Yon fait 53 000 habitants et l’attractivité économique est plutôt au nord dans la zone des Herbiers et Challans. » Pourtant, de par son statut de chef-lieu et son passé en D2, « La Roche » devrait « être le pôle attractif du football vendéen ». Or, son club végète aujourd’hui en National 3.
En mai 2016, la fusion avec Luçon a capoté au dernier moment, alors qu’un protocole avait été signé cinq mois plus tôt. « L’attelage que nous aurions formé avec les Luçonnais n’aurait pas été fiable », lâchait alors Christophe Chabot, l’ambitieux président de La Roche VF et patron d’Akena Vérandas. « Les gens s’identifient à un territoire, à une ville et ce n’était pas forcément un mariage d’amour entre deux clubs distants de 30 km, remarque Gazeau. Tout le monde veut bien de ce club professionnel, mais chacun va dire : “Ce club, il serait mieux chez moi.” Il faut une volonté commune et elle n’existe pas pour l’instant. »
Un ancien défenseur central de l’Etoile de Boulogne, du nom de Philippe de Villiers, a bien poussé pour la création d’un grand club sur le territoire. En vain. « Quand je suis devenu président du conseil général [en 1988], j’avais trois rêves, expliquait-il dans un entretien à 20 minutes le 17 avril. Le premier : faire flotter l’emblème de la Vendée sur toutes les mers du monde, c’est le Vendée Globe. Le deuxième, recevoir le départ du Tour de France, ce qu’on a fait trois fois et ce qu’on va faire une quatrième fois cette année. Et le troisième : avoir une grande équipe de foot. Ce qu’on n’arrive pas à faire par le championnat, je rêve qu’on le fasse par la Coupe. Cela peut être l’étincelle pour le foot vendéen. »
Entre un jeune entraîneur prometteur, le dynamisme de son économie, Les Herbiers pourraient s’imposer comme l’équipe référente de toute la Vendée. Sauf que le VHF vit une drôle de saison avec d’un côté son épopée en Coupe de France et de l’autre la galère en championnat avec une menace de relégation en National 2. « Vous pouvez avoir une belle équipe sur une ou deux saisons, mais cela ne suffit pas pour inscrire un club dans la durée », avance Philippe Violeau, champion de France avec Auxerre et Lyon mais vendéen de naissance et de cœur. 
L’ancien milieu de terrain est pourtant persuadé « qu’il existe ici un énorme potentiel », mais encore faut-il que les bonnes volontés arrivent à s’entendre. « Pour construire un club, ça ne se fera pas chacun dans son coin, il faut pouvoir cohabiter et mettre ses ambitions de côté. On parle de Guy Roux à Auxerre ou de Noël Le Graët à Guingamp comme des hommes providentiels, mais à côté d’eux, il y avait une dizaine de personnes autour de la table pour structurer le projet. »
Nantes, le club de la Vendée
Et si le grand club vendéen n’existait pas déjà avec huit titres de champions de France à son palmarès et sa réputation – un rien jaunie – de beau jeu ? Comme Philippe de Villiers lui-même, les Vendéens ont toujours eu un faible affirmé pour le FC Nantes. « A mon avis, 35 % à 40 % des supporteurs de Nantes viennent de Vendée, estime, à la louche, Stéphane Masala. Il suffit de voir les plaques des voitures les soirs de match à la Beaujoire. Pour un jeune Vendéen, le rêve a toujours été d’intégrer la Jonelière [le centre de formation nantais], pas de jouer aux Herbiers, Luçon ou La Roche. » « Nantes a toujours été le club de la Vendée, confirme Philippe Violeau. Avec mon équipe de Froidfond ou mon père, j’allais voir tous les matchs à Marcel-Saupin puis à la Beaujoire. »
Mais avec le parcours des Herbiers en Coupe, les Vendéens ont prouvé qu’ils pouvaient aussi remplir la Beaujoire (face à Lens et Chambly lors des tours précédents) pour soutenir un des leurs. « On n’est plus Les Herbiers, on est la Vendée », assurait déjà Stéphane Masala avant la demi-finale contre Chambly. Installé désormais près de La Rochelle, Philippe Violeau ressent « un engouement exceptionnel autour de cette finale ». Le vainqueur de la Coupe de France 1996 avec Auxerre n’ose pas trop imaginer une victoire face à un PSG triple tenant du titre et même avec Neymar, enfin de retour du Brésil, en simple spectateur. « On dit qu’en football, tout est toujours possible, mais face à ce PSG, cela paraît impossible. Après, il y a un match à jouer… » Et toute la Vendée est déjà prête pour ça.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Quatre sportives ont porté plainte contre le comité olympique américain et la fédération américaine de taekwondo, accusés d’avoir couvert les agressions sexuelles dont elles étaient victimes de la part de deux entraîneurs.
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Agressions sexuelles : le taekwondo américain dans la tourmente

Quatre sportives ont porté plainte contre le comité olympique américain et la fédération américaine de taekwondo, accusés d’avoir couvert les agressions sexuelles dont elles étaient victimes de la part de deux entraîneurs.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 23h20
   





                        


Quatre sportives ont porté plainte contre le comité olympique américain (USOC) et la fédération américaine de taekwondo (USA TKD), accusés d’avoir couvert les agressions sexuelles dont elles étaient victimes de la part de deux entraîneurs.
Heidi Gilbert, Mandy Meloon, Amber Means et Gaby Joslin ont porté plainte devant un tribunal du Colorado vendredi 4 mai pour « deux décennies d’abus sexuels, d’exploitation et de trafic d’athlètes de l’équipe américaine olympique de taekwondo par les dirigeants, entraîneurs et mentors, qui auraient dû les protéger ». Selon elles, il s’agissait de « prédateurs sexuels » bien connus.

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La plainte cite l’ancien entraîneur de l’équipe olympique de taekwondo Jean Lopez et son frère Steven, double champion olympique. Le Centre américain pour un sport sûr (Center for SafeSport), organisation qui promeut le respect et lutte contre les abus dans le sport aux Etats-Unis, a notamment suspendu à vie Jean Lopez de toute compétition mondiale de taekwondo, et Steven Lopez a reçu une interdiction temporaire pendant que l’enquête le concernant se poursuit.
Mise à l’écart après avoir dénoncé un viol
Mandy Meloon, double championne du monde, disait en 2007 avoir été violée dix ans plus tôt par Jean Lopez lors des Championnats du monde en Egypte, alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans. Ecartée de l’équipe après cette dénonciation, elle en avait appelé à l’USOC pour tenter de faire bouger les choses.
« Depuis au moins 2007, l’USOC et USA TKD ont sciemment protégé, donné des responsabilités, légitimité, autorité et confiance à Jean Lopez en lui confiant le poste d’entraîneur de l’équipe américaine, ainsi qu’à son frère Steven, qui était la superstar de l’équipe », dit la plainte. « En agissant ainsi, ils ont exposé des centaines de jeunes athlètes à deux prédateurs sexuels adultes, l’entraîneur de l’équipe américaine de taekwondo et son propre frère », poursuit le texte, qui accuse l’USOC et USA TKD d’avoir protégé les deux hommes au prétexte qu’ils rapportaient médailles et richesse à la fédération.
Heidi Gilbert accuse Jean Lopez de l’avoir agressée sexuellement après des compétitions en Equateur en 2002 et en Allemagne en 2003. Selon les plaignantes, les sportives voulant être sélectionnées dans l’équipe américaine « n’avaient d’autre choix que de se soumettre aux demandes sexuelles des frères Lopez ».

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Dans une réponse au New York Times et à USA Today, le porte-parole de l’USOC, Patrick Sandusky, a souligné que le comité olympique américain cherchait à tout prix à « soutenir et à protéger les athlètes ». Il a également rappelé que différentes décisions avaient été prises, dont le lancement du Center for SafeSport, « pour mieux protéger les athlètes de ces actes odieux ». USA TKD n’a pas souhaité commenter une affaire de justice en cours.
L’USOC a déjà été accusé, ainsi que la fédération américaine de gymnastique, des multiples agressions sexuelles de jeunes gymnastes perpétrées par l’ancien médecin de la fédération Larry Nassar. Ce dernier a été condamné à cent soixante-quinze ans de réclusion pour avoir agressé au moins deux cent soixante-cinq victimes durant deux décennies. Dans la foulée de cet immense scandale, le patron de l’USOC Scott Blackmun avait démissionné en février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.
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Les enfants sont plus endurants que des athlètes

Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h00
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            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. « Maman, je suis fatigué. » La prochaine fois que Junior tentera cet argument pour échapper à une balade familiale à vélo ou un parcours santé, vous pourrez le contrer sans état d’âme, arguments scientifiques à l’appui. Des chercheurs viennent en effet de démontrer que les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme. Plus impressionnant encore, ces marmots récupèrent plus rapidement que des athlètes qui s’entraînent six fois par semaine.
Ces résultats ont été publiés le 24 avril dans la revue Frontiers in Physiology par une équipe dirigée par Sébastien Ratel, enseignant-chercheur en physiologie de l’exercice à l’Université Clermont-Auvergne.
C’est une évidence pour bien des parents : leurs enfants sont plus endurants qu’eux. Et la science le confirme. Depuis vingt ans, des travaux – principalement menés par M. Ratel – ont établi que les jeunes enfants (prépubères) fatiguent moins que des adultes non entraînés lors d’exercices physiques intenses et répétés, tels des sprints à vélo ou des courses à pied de courte distance. Mais qu’en est-il si on les compare à des athlètes de haut niveau ?
Récupération rapide
Pour pousser jusqu’au bout la démonstration, les chercheurs français et Anthony Blazevich (Université Edith-Cowan, Australie) ont constitué trois groupes de volontaires, tous de sexe masculin : douze garçons prépubères de 8 à 12 ans, douze adultes non entraînés d’une vingtaine d’années, et treize athlètes d’endurance dans la même tranche d’âge. Dans les deux premiers groupes, le niveau d’activité physique ne dépassait pas quatre heures par semaine. Les membres du troisième groupe étaient, eux, inscrits dans un club d’athlétisme, de cyclisme ou de triathlon et s’entraînaient six fois par semaine. Ils n’étaient pas marathoniens.
Tous ont été soumis à deux tests, sur un vélo...




                        

                        


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<filnamedate="20180510"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180510"><AAMMJJHH="2018051019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le 2 août 2008, Jean-Harold fait un plongeon dans l’Ardèche, en amont du Pont d’Arc. Il ressent une vive douleur dans le cou et ne peut plus bouger. Il est conduit à l’hôpital, où les médecins diagnostiquent un traumatisme vertébro-médulaire.
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<filnamedate="20180510"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180510"><AAMMJJHH="2018051019">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du LOU pour les barrages du Top 14 ou la victoire de l’OM sur Nice en Ligue 1. La preuve par Le Monde.fr.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Bis repetita pour le bourreau des Bleus, piqûre de guêpe sur le Giro… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du LOU pour les barrages du Top 14 ou la victoire de l’OM sur Nice en Ligue 1. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 07h32
    |

            Anthony Hernandez et 
                                Grégor Brandy








                        


Oui, la course aux places qualificatives à la Ligue des champions est toujours pleine de suspense.

   


Oui, Lyon a décroché sur le fil sa place en barrages du Top 14.

   


Oui, Monaco a perdu une finale de Ligue des champions de… basket (100-94 contre l’AEK Athènes).

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Un titre aux tiens, tu offriras

   


Aucun supporteur français n’a oublié la frappe d’Eder qui a offert le titre de champion d’Europe au Portugal, le 10 juillet 2016 au Stade de France, lors de la finale de l’Euro. Deux ans plus tard, le bourreau des Bleus a remis ça.
Après le Portugal, c’est au tour du Lokomotiv Moscou de remercier son attaquant. Comme contre la France, Eder est sorti du banc à la 79e minute contre le Zénith Saint-Pétersbourg, avant d’inscrire un but à trois minutes de la fin du match.
Avec ce succès, le Lokomotiv compte quatre points d’avance sur le Spartak Moscou à une journée de la fin et est donc assuré de remporter le championnat : une première depuis 2004.
Des guêpes, tu te méfieras
On a connu début de Giro (Tour d’Italie) plus simple. Le coureur belge Sander Armée,a été piqué par une guêpe avant le contre-la-montre de Jérusalem, vendredi 4 mai, et a dû rouler avec le visage passablement gonflé.

Sander Armée a été piqué par une guêpe lors de l'échauffement du CLM et a couru malgré le visage gonflé (📷 Yuzuru S… https://t.co/fKmREcAxqM— LeGruppetto (@Le Gruppetto)


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« Ce n’est pas chouette de commencer le Giro de cette manière, a-t-il expliqué à Het Laatste Nieuws, selon des propos traduits par Le Soir. J’étais même très inquiet. Je ne savais pas si je verrais suffisamment. J’avais peur de perdre du temps dans les virages. Mais c’est passé. Dans les lignes droites, j’ai pu pousser fort. C’est un soulagement. »
Le coureur de la Lotto-Soudal a fini à la 161e place du contre-la-montre, à une minute et 44 secondes du vainqueur, le Néerlandais Tom Dumoulin.
Une pionnière, tu seras

   


Et si c’était elle ? Après trois saisons sur le banc des San Antonio Spurs où elle assiste Gregg Popovich, Becky Hammon pourrait prendre la tête d’une équipe NBA : une première pour une femme.

Becky Hammon est la toute première femme assistante-coach de NBA, et pas dans n'importe quelle équipe. Portrait. https://t.co/XFu27KJuEL— Loopsidernews (@Loopsider)


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L’ancienne joueuse de WNBA, médaillée de bronze avec la Russie aux Jeux olympiques de 2008, est en tout cas la première femme à passer un entretien avec l’une des 30 franchises de la ligue américaine. En quête d’un nouvel entraîneur, les Milwaukee Bucks ont contacté au moins dix personnes, dont l’assistante des Spurs, rapporte ESPN, qui rappelle que la franchise du Wisconsin l’avait déjà contactée l’année dernière pour le poste de manageur général.
L’équipe du week-end

Une anomalie de quatre longues années, une éternité pour les Catalans, a pris fin dimanche après-midi. Les rugbymen de l’USAP, l’Union sportive arlequins Perpignan-Roussillon, ont gagné le droit d’évoluer en Top 14 la saison prochaine. Septuple champion de France (vainqueur du bouclier de Brennus en 1914, 1921, 1925, 1938, 1944, 1955 et 2009), Perpignan a battu Grenoble 38 à 13.
Le match s’est déroulé à Toulouse. Dans un stade Ernest-Wallon drapé de sang et or, les couleurs du club catalan, et envahi par ses supporteurs à la fin de la rencontre, Perpignan a donc été sacré champion de France de ProD2.
Le club retrouve ainsi sa place sur la carte du rugby français et son rang, après une traversée du désert de quatre ans à l’échelon inférieur.
Le chiffre du week-end : 3
Trois, comme le nombre de médailles de l’équipe de France de lutte lors des championnats d’Europe 2018, disputés à Kaspiysk, au Daghestan (Russie). Il s’agit du meilleur bilan français depuis les championnats d’Europe 2010 (quatre médailles de bronze et une en argent).

Le lutteur d’origine tchétchène Zelimkhan Khadjiev a décroché l’argent dimanche en s’inclinant en finale face au Turc Soner Demirtas (lutte libre, 74 kg). Jeudi et vendredi, les lutteuses tricolores avaient été à l’honneur : Koumba Larroque avait échoué en finale face à une Russe (68 kg), tandis que Cynthia Vescan a décroché le bronze (72 kg).
Traditionnellement en fer de lance de l’équipe de France, les lutteurs de gréco-romaine abandonnent leur leadership à la lutte féminine et aux spécialistes de lutte libre.
Les wikis du week-end
Facile

   


Cet international ivoirien a inscrit, dimanche, un doublé capital pour le LOSC lors de la victoire 3-2 des Lillois à Toulouse. A 22 ans, il n’a pas encore eu le temps de multiplier les clubs.
Difficile

   


Ce vétéran possède le record de longévité en championnat de France de volley. Il vient de décrocher pour la sixième fois le titre de champion national mais pour la première fois sous les couleurs de Tours (victoire contre Chaumont en quatre sets). Le libero de 41 ans, ancien international, a débuté sa carrière en 1996 à Asnières.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Pour son dernier match au stade Emirates, l’entraîneur français a été ovationné, mais, alors que le divorce avec les supporteurs était depuis longtemps prononcé, l’hommage a pris des airs de requiem.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/05/2018
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Les adieux aigres-doux d’Arsène Wenger à Arsenal

Pour son dernier match au stade Emirates, l’entraîneur français a été ovationné, mais, alors que le divorce avec les supporteurs était depuis longtemps prononcé, l’hommage a pris des airs de requiem.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 09h13
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


En s’en tenant à la seule journée du dimanche 6 mai, les adieux d’Arsène Wenger, qui quitte Arsenal à la fin de la saison, auraient été parfaits. Haie d’honneur des joueurs avant le match, festival de buts (victoire 5-0 des Gunners face à Burnley), soleil radieux… Le stade Emirates, parfois surnommé « la Bibliothèque » pour être trop silencieux, était archi-comble et s’égosillait : « Oh Arsène Wenger, there is only one Arsène Wenger… » Dans un bel hommage, même les supporteurs de l’équipe adverse ont repris le chant.
Pour ce dernier match à domicile de la saison, marquant les adieux du Français devant son public après vingt-deux ans à la tête du club, Arsenal avait bien fait les choses. Tous les spectateurs avaient reçu un T-shirt rouge avec l’inscription « Merci Arsène », en français dans le texte. Le même slogan était affiché à l’extérieur du stade, et le programme de la rencontre, normalement titré « Arsenal », était devenu « Arsène ».
A la fin de la partie, les supporteurs sont restés pour une cérémonie d’hommage. Les saluant depuis le centre de la pelouse, son élégante silhouette dans un complet anthracite, l’entraîneur de 68 ans a prononcé un discours très simple, tout en retenue et plein de classe. « Je suis comme vous, un supporteur d’Arsenal. C’est un mode de vie, la défense du beau football et des valeurs que nous chérissons. Cette équipe est spéciale, sur le terrain et hors du terrain. » Avant de conclure sur ces mots : « Vous me manquerez. »
« On dirait presque un enterrement »
Malheureusement pour Arsène Wenger, son départ après presque un quart de siècle à la tête d’Arsenal ne se fait pas dans l’isolement de cette journée parfaite. Depuis des mois, le divorce avec les supporteurs est prononcé.
« Je me rappelle le premier match de la saison, les chants anti-Wenger étaient plus forts que ceux soutenant l’équipe », témoigne Matt Allan, 31 ans. Les tribunes se vidaient, entre boycottage et perte d’espoir de voir les Gunners réussir des exploits.
Depuis une décennie, l’équipe était sur une pente descendante. Cette saison, elle est à la sixième place de Premier League. Jeudi, elle a été éliminée des demi-finales de la Ligue Europa par l’Atlético Madrid. Le visage pale, les rides plus creusées que jamais, Wenger, d’habitude si réservé, avait laissé l’émotion poindre. « C’est très triste. Je suis très, très triste ce soir. » Son rêve de partir en beauté, avec un dernier trophée, s’était évaporé.

   


Dans ces circonstances, les adieux ce dimanche avaient des airs de requiem. « On dirait presque un enterrement », estime Harry Corton, supporteur d’Arsenal, qui suit l’équipe pour le quotidien Morning Star. Plus personne n’ose dire du mal du défunt. « Maintenant qu’il a annoncé son départ, le sentiment négatif contre lui s’est complètement retourné », reconnaît Andreas Marcos, 25 ans, qui n’a jamais connu que cet entraîneur à la tête de son équipe de cœur. Pour son ami Odysseas, « ces adieux sont aigres-doux ».
Le temps d’un dimanche parfait, l’heure était pourtant à l’eulogie. Le programme spécial consacré à l’entraîneur revenait sur les vingt-deux saisons, les dix-sept trophées (dont trois en Premier League et sept Coupes d’Angleterre), les 714 victoires, 266 matchs nuls et 251 défaites. L’exceptionnelle saison 2003-2004, quand les Gunners étaient devenus les « Invincibles », ne perdant pas une seule rencontre en championnat, revenait en boucle.
Bob Wilson, gardien légendaire d’Arsenal dans les années 1960, a résumé en quelques phrases l’incroyable impact que le Strasbourgeois a eu en Angleterre. « C’est un visionnaire. Il a construit le club tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il a changé le visage du football dans ce pays. Des centaines de joueurs lui doivent leur carrière. C’est le plus grand entraîneur de l’histoire de notre club. »
Inconnu à son arrivée dans le nord de Londres en 1996, Wenger a imposé un jeu fait de passes très rapides, à une touche de balle. Pendant huit ans, de 1997-1998 à 2004-2005, son équipe a fini systématiquement dans les deux premières du championnat. Mais depuis, le déclin a commencé. Ces deux dernières saisons, Arsenal ne s’est même pas qualifié pour la Ligue des champions.
Très lucide, Arsène Wenger n’était pas dupe des compliments. Devant les fans, avant de faire un dernier tour d’honneur, il a reconnu : « Merci de m’avoir reçu pendant si longtemps. Je sais, ça n’a pas été facile. »
Avenir flou
S’il est amer, le Français n’en a rien laissé paraître, savourant cette journée spéciale, marquée aussi par l’opération en urgence de son grand rival, Sir Alex Ferguson, entraîneur de Manchester United pendant 26 saisons : « On ne fait pas toujours l’unanimité, mais quand on la fait, ça fait du bien », confiait-il après le match.
Sa grande fierté ? Avoir conservé son honneur et ses valeurs jusqu’au bout. « Les fans n’étaient pas toujours heureux, mais ils m’ont toujours respecté. Ils savaient que je me donnais à fond, en toute intégrité. » Preuve de son dévouement, il fait cet aveu : « J’ai dirigé l’équipe pendant 840 matchs de Premier League. Vous savez ce que ça représente ? Le nombre de nuits sans sommeil ? »
Depuis qu’il a annoncé son départ, Arsène Wenger répète qu’il ne sait pas ce qu’il va faire après Arsenal, si ce n’est qu’il ne compte pas prendre sa retraite. Reviendra-t-il un jour s’asseoir dans la tribune nord du stade Emirates, avec les supporteurs les plus passionnés ? « Je serais heureux de le faire. » Une pause, puis un sourire éclaire son visage : « Comme ça, je pourrais crier contre l’entraîneur. » Un rappel que derrière la carapace, les critiques de ces dernières années l’ont touché.

   





                            


                        

                        

