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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Ancien secrétaire particulier de Jean Moulin, Daniel Cordier, 97 ans, Compagnon de la Libération, a accordé au « Monde » un grand entretien dans lequel il revient sur l’ensemble de son parcours hors du commun.
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Jean Moulin, l’art et l’histoire : l’itinéraire exceptionnel de Daniel Cordier

Ancien secrétaire particulier de Jean Moulin, Daniel Cordier, 97 ans, Compagnon de la Libération, a accordé au « Monde » un grand entretien dans lequel il revient sur l’ensemble de son parcours hors du commun.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 18h34
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Né en 1920 à Bordeaux, Daniel Cordier fait partie des tout premiers volontaires à s’engager dans les Forces françaises libres fondées par le général de Gaulle, en Angleterre, après l’appel du 18 juin 1940. Elevé dans une famille monarchiste et nationaliste acquise aux idées de Charles Maurras, le fondateur de l’Action française, son obsession est alors de « tuer du Boche », comme il le racontera plus tard. Affecté au Bureau central de renseignements et d’action, les services spéciaux de la France libre, il est parachuté en France, le 25 juillet 1942, puis recruté par Jean Moulin, le représentant personnel du général de Gaulle en zone libre, dont il devient le secrétaire.

        Lire aussi :
         

                Daniel Cordier : de Jean Moulin à la jeunesse d’aujourd’hui, la leçon de vie d’un homme libre



Aux côtés de cet ancien préfet républicain révoqué par Vichy, Daniel Cordier assiste aux tumultueuses tractations qui visent à unir la Résistance intérieure et à la placer sous l’autorité du général de Gaulle. Un processus qui conduit à la création du Conseil de la Résistance, le 27 mai 1943, à Paris.
Après la mort de Jean Moulin, torturé après avoir été arrêté par les Allemands près de Lyon, au début de l’été 1943, Daniel Cordier poursuit son travail aux côtés de son successeur, Claude Bouchinet-Serreulles, avant de regagner l’Angleterre, via l’Espagne, au début de l’année 1944.
Ecrivain contre la calomnie
Après la guerre, Daniel Cordier devient galeriste et marchand d’art. Pendant plus de trois décennies, il se consacre entièrement à sa passion pour l’art, qu’il doit à ses conversations avec Jean Moulin pendant la période de l’Occupation, et se tient délibérément à l’écart des débats mémoriels et politiques autour de la guerre et de la Résistance.
Mais la parution, en 1977, d’un livre d’Henri Frenay, l’ancien chef du mouvement Combat, accusant Jean Moulin d’avoir été un agent communiste, le fait sortir de son silence. Jugeant l’accusation calomnieuse, Daniel Cordier décide alors de retracer le parcours de Jean Moulin, un travail colossal qui le conduira à consacrer plusieurs ouvrages volumineux à celui qu’il ne cessera d’appeler son « patron ». Parus dans les années 1980 et 1990, ces livres fondés sur une impressionnante masse d’archives écrites s’imposeront comme des références et vaudront à son auteur la reconnaissance des historiens de la période.
Aujourd’hui installé à Cannes (Alpes-Maritimes), Daniel Cordier continue de travailler sur ses mémoires, dont le premier volume, consacré à la période allant jusqu’à l’arrestation de Jean Moulin, a connu un grand succès lors de sa sortie en 2009 (Alias Caracalla, Gallimard). A 97 ans, il est l’un des sept derniers Compagnons de la Libération (sur 1 038) encore en vie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le cas d’une patiente dans un état critique, mais moquée lors de son appel au 15 à Strasbourg, pose des questions sur le fonctionnement et les moyens des SAMU.
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Comment fonctionne le SAMU, mis en cause après de « graves dysfonctionnements » à Strasbourg ?

Le cas d’une patiente dans un état critique, mais moquée lors de son appel au 15 à Strasbourg, pose des questions sur le fonctionnement et les moyens des SAMU.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 17h51
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Naomi Musenga a composé le 15 sur son téléphone le 29 décembre 2017. « J’ai très mal. Je vais mourir », souffle cette femme de 22 ans dans un enregistrement de la conversation publié par le magazine alsacien Heb’di et dont l’authenticité a été confirmée au Monde par l’hôpital de Strasbourg. Mais à l’autre bout du combiné, ses interlocutrices du SAMU balaient sa souffrance d’un ton moqueur et lui intiment d’appeler plutôt « SOS Médecins ». L’Alsacienne est morte quelques heures plus tard à l’hôpital.
Une enquête administrative a été ouverte pour éclaircir la manière dont cette patiente a été prise en charge. Avant même de savoir si le temps perdu depuis le premier appel de Naomi Musenga au 15 a aggravé sa condition ou non, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, s’est déclarée « profondément indignée » et a dénoncé de « graves dysfonctionnements ». Elle s’est également engagée à ce que la famille de la défunte « obtienne toutes les informations ».
Cette affaire soulève plusieurs questions sur le fonctionnement du SAMU. Deux organisations de médecins urgentistes, SAMU urgences de France (SUDF) et l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), ont ainsi appelé dans un communiqué à « trouver des solutions aux problèmes de régulation médicale afin qu’un tel drame ne se reproduise pas ». Voici quelques éléments de contexte pour comprendre comment les appels au 15.
1. Quelles sont les missions du SAMU ?
Le Service d’aide médicale urgente (SAMU) a pour mission de coordonner la prise en charge des urgences médicales qui lui sont soumises. C’est lui qui gère les appels au 15, le numéro réservé aux urgences, ainsi qu’au 112 (le numéro européen unique) ou tout autre cas pouvant lui être transféré, notamment via les pompiers.
A la réception des appels, les SAMU évaluent la situation et organisent la prise en charge du patient, du transport à l’accueil dans la structure adaptée en fonction de la pathologie à traiter. Selon les cas de figure, ils peuvent, par exemple, faire appel à des médecins généralistes, des ambulances ou des hélicoptères sanitaires pour les cas les plus graves.
Il existe un SAMU par département et 103 au total, qui a, à chaque fois, la charge des urgences locales. Le SAMU de Paris régule, par ailleurs, les appels qui viennent des lignes TGV et des avions d’Air France en vol, et celui de Toulouse prend en charge les appels en mer.
2. Quel est le circuit normal d’un appel de patient au 15 ?
Un appel au SAMU est reçu par un assistant de régulation médicale (ARM). Cette personne va collecter les informations essentielles sur le patient (son nom, le lieu où il se trouve, ses coordonnées…) et les raisons de son appel. Il s’agit du premier maillon de la chaîne, qui travaille sous la direction des médecins régulateurs.
Selon le référentiel et guide d’évaluation des SAMU centres 15, l’assistant de régulation a trois options :
pour les cas les plus graves, il déclenche l’intervention des secours, avant même de transférer l’appel de manière prioritaire ;transférer l’appel de manière prioritaire ;dans les cas estimés moins urgents, il place la régulation comme pouvant être mise en attente en fonction des autres urgences, « sans risque pour le patient ».
Dans tous les cas, un médecin régulateur intervient ensuite pour traiter l’appel. Il peut lui-même prendre le patient en ligne pour poursuivre l’interrogatoire médical ou non, selon les cas, mais c’est lui qui coordonne la prise de décisions, l’engagement de moyens et le suivi des interventions.
3. L’assistant de régulation médicale (ARM) est-il un médecin ?
Non, il n’est pas titulaire d’un diplôme de médecine. Comme le résume la fiche métier d’assistant de régulation médicale publiée sur le site du ministère de la santé, il s’agit d’un métier accessible avec un baccalauréat ou une qualification équivalente.
S’il intervient en début de chaîne pour traiter les appels au SAMU, l’ARM travaille sous l’autorité des médecins régulateurs. Sa tâche est de « circonstancie [r] la demande [du patient], en détermine [r] le degré d’urgence et engage [r] si besoin des moyens avant d’informer le médecin régulateur et d’éventuellement lui transférer l’appel », résume le référentiel des SAMU centres 15.
Le même document précise bien qu’un acte de régulation médicale s’effectue toujours « sous la responsabilité d’un docteur en médecine » et que toute décision est « prise ou validée par le médecin régulateur ». Les ARM ont également des impératifs d’écoute des patients et ne doivent en principe en aucun cas raccrocher sans l’aval d’un médecin.
C’est, semble-t-il, cette chaîne de décisions qui n’aurait pas été respectée dans le cas de la prise en charge de Naomi Musenga après son appel au 15. « La première analyse plaide pour une procédure de traitement d’appels qui n’est pas conforme aux bonnes pratiques, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête administrative », a fait savoir à l’AFP Christophe Gautier, directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS).
4. Combien d’appels le SAMU traite-t-il ?
Le nombre d’appels aux centres 15 a augmenté de manière exponentielle au cours des trente dernières années. De moins de quatre millions par an en 1988, il est passé à 10,7 millions en 1997, selon une étude du ministère de la santé (la plus complète sur le sujet, bien que datée) et atteignait 24,5 millions en 2016, là aussi selon le ministère.
D’après l’étude ministérielle de 1997, la majorité des appels au 15 sont sans lien avec des questions médicales (appel raccroché sans réponse, tonalité de fax, malveillance, canular, erreur de numéro…). Par ailleurs, environ deux tiers des appels ayant réellement trait à des problèmes médicaux n’ont pas nécessité qu’un médecin se déplace. Les opérateurs du SAMU peuvent, par exemple, fournir de simples conseils médicaux, ce qui fait aussi partie de leur mission. Finalement, seuls 5 % des appels aux centres 15 environ ont été suivis de l’envoi d’une équipe médicalisée et 8 % par l’intervention d’un médecin de garde à domicile.


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La majorité des appels au 15 ne concerne pas des urgences
Selon une étude de la DREES en 1997 sur 10,7 millions d'appels

Source : Ministère de la santé



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5. Les effectifs des SAMU permettent-ils de répondre à cette affluence ?
Les moyens disponibles pour traiter cette masse de dossiers sont très variables d’un SAMU à l’autre. En 2008, on comptait 955 équivalents temps plein (ETP) de médecins régulateurs en France et 2 003 postes d’assistants de régulation médicale, selon un rapport sur la modernisation des SAMU publié en 2010. Un médecin régulateur disposait à l’époque d’en moyenne de 13,2 minutes pour traiter un dossier. Cette moyenne est conforme aux référentiels nationaux, selon lesquels « l’activité moyenne » d’un médecin régulateur « ne doit pas dépasser six dossiers de régulation médicale par heure ».
Mais derrière les moyennes nationales, le même rapport faisait apparaître des écarts considérables d’un département à l’autre : dans le SAMU le mieux pourvu, un médecin disposait de 57,3 minutes par dossier. Dans le moins bien doté, il avait moins de deux minutes (1,9)…
Le constat était identique pour les assistants de régulation médicale : en moyenne, on comptait deux équivalents temps plein pour gérer 10 000 dossiers de régulation annuels. Mais ce chiffre variait fortement entre le département le mieux pourvu (5,4 ETP pour 10 000 dossiers) et le moins bien doté (0,7 ETP pour 10 000 dossiers).
C’est cette situation que dénoncent l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et SAMU urgences de France (SUDF), qui ont demandé dans leur communiqué « un rendez-vous immédiat » avec la ministre de la santé. « Les moyens doivent être mis en place pour avoir des régulations médicales modernes et répondant à des critères de qualité », estiment les deux organisations.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’opératrice du SAMU qui s’était moquée de la jeune femme a, par ailleurs, été suspendue mercredi « à titre conservatoire ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Une enquête préliminaire ouverte sur la mort d’une jeune Strasbourgeoise moquée par le SAMU

L’opératrice du SAMU qui s’était moquée de la jeune femme a, par ailleurs, été suspendue mercredi « à titre conservatoire ».



Le Monde
 |    09.05.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 18h51
   





                        


Le parquet de Strasbourg a annoncé, mercredi 9 mai, l’ouverture d’une enquête préliminaire dans le cadre de la mort, en décembre, de Naomi Musenga, 22 ans, prise en charge tardivement par les urgences, après avoir d’abord été moquée au téléphone par une opératrice du service d’aide médicale urgente (SAMU).
« J’ai ouvert une enquête préliminaire du chef de non-assistance à personne en péril et en ai confié l’exécution aux services de la direction régionale de la police judiciaire [DRPJ] Grand Est », a fait savoir la procureure de la République, Yolande Renzi. La sœur de Mme Musenga avait envoyé au parquet un courrier, reçu le 30 avril, aux termes duquel « elle souhait[ait] déposer plainte et demand[ait] l’ouverture d’une enquête en lien avec le décès de sa sœur », précise le communiqué.
« L’intéressée met en cause les services du SAMU et les personnes ayant pris en charge les appels de Naomi Musenga le jour de son décès, estimant par ailleurs que les causes du décès demeurent floues, nonobstant les premiers résultats de l’autopsie médicale réalisée le 3 janvier 2018 », poursuit la procureure.
La famille de Naomi Musenga déposera une plainte « en bonne et due forme » d’ici à vendredi, a fait savoir Me Mohamed Aachour, l’un des avocats de la famille de la victime.

        Lire :
         

          Moquée par le SAMU, une jeune Strasbourgeoise meurt peu après



Une opératrice du SAMU suspendue
Cette affaire a été révélée après la diffusion d’un enregistrement audio, il y a plusieurs jours, par le site d’information local alsacien Heb’di. On y entend Naomi Musenga qui, souffrant de fortes douleurs au ventre, contacte le SAMU. La jeune femme était seule à ce moment-là. Elle obtient alors une réponse moqueuse et dédaigneuse de l’opératrice, qui lui recommande d’appeler SOS-Médecins, avant de raccrocher.
Au bout de cinq heures, Naomi Musenga parvient à joindre les urgences médicales, qui avaient in fine déclenché l’intervention du SAMU. Victime d’un infarctus, elle est emmenée à l’hôpital puis transférée en réanimation. Elle meurt quelques heures plus tard d’une « défaillance multiviscérale sur choc hémorragique », selon le rapport d’autopsie.
Mercredi, la direction des hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) a par ailleurs annoncé la suspension « à titre conservatoire » de l’opératrice du SAMU qui s’était moquée de la jeune femme.
Les HUS ont ouvert, au début de mai, une enquête administrative à la suite de ces révélations. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé avoir demandé une enquête de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) « sur ces graves dysfonctionnements ».

        Lire aussi :
         

                Mort d’une jeune fille : Patrick Pelloux dénonce un manque de moyens dans les centres d’appels du SAMU






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’ancien député divers gauche a également été condamné à cinq ans d’inéligibilité et 25 000 euros d’amende pour le détournement de 480 000 euros de subventions du département de Haute-Corse.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Corse : Paul Giacobbi condamné en appel à trois ans de prison avec sursis pour détournement de fonds

L’ancien député divers gauche a également été condamné à cinq ans d’inéligibilité et 25 000 euros d’amende pour le détournement de 480 000 euros de subventions du département de Haute-Corse.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 15h59
   





                        



   


L’ancien député divers gauche Paul Giacobbi a été condamné, mercredi 9 mai, par la cour d’appel de Bastia à trois ans de prison avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et 25 000 euros d’amende pour détournement de fonds publics au préjudice du département de Haute-Corse, qu’il a présidé de 1998 à 2010.
A l’audience en appel, en février, l’avocate générale avait demandé contre l’ex-homme fort de la vie politique en Haute-Corse trois ans de prison ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Ces réquisitions correspondaient alors à la peine à laquelle il avait été condamné en première instance en janvier 2017.
Les juges l’ont reconnu responsable du détournement de 480 000 euros de subventions, censées être accordées à des propriétaires de gîtes ruraux, pour promouvoir le développement du tourisme insulaire. Selon l’accusation, M. Giacobbi était « à la tête de tout » et le « commanditaire » du système clientéliste mis en place au conseil général de Haute-Corse.
Recours en cassation
L’avocat de M. Giacobbi, Emmanuel Mercinier-Pantalacci, a annoncé son intention de déposer un recours devant la Cour de cassation :
« Il y a des agissements commis par son cabinet. Paul Giacobbi était-il informé ? La cour d’appel dit “oui”. La décision est prise d’aller en cassation car la motivation des magistrats n’est pas satisfaisante. »
« La cour n’a pas fait la démonstration de l’implication de mon client [qui] considère que cette décision est scandaleuse », a ajouté l’avocat.
M. Giacobbi, député de Haute-Corse de 2002 à 2017, a toujours nié les faits et avait dénoncé après sa condamnation en première instance un « assassinat politique ». En juin 2017, il ne s’était pas représenté aux élections législatives, après avoir été l’un des premiers à soutenir Emmanuel Macron dans l’île.
M. Giacobbi est également mis en examen depuis juin 2017 dans un autre dossier de détournement de fonds, autour d’emplois supposés fictifs en Corse. Les faits remonteraient à l’époque où il dirigeait l’exécutif corse, entre mars 2010 et décembre 2015, avant que les nationalistes ne remportent les élections territoriales

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SNCF : le taux de grévistes au plus bas depuis le début d’avril

Pour cette seizième journée de grève, la SNCF fait part d’un taux de grévistes de 14,46 % en matinée, mais 53 % des conducteurs restent toujours mobilisés.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 13h40
   





                        


Le mouvement faiblit alors que le conflit se durcit. Le taux de grévistes à la SNCF est, mercredi 9 mai, au plus bas depuis le début du mouvement en avril mais concerne toujours plus de la moitié des conducteurs, selon les chiffres transmis par la direction de l’entreprise deux jours après des réunions bilatérales entre les syndicats et le premier ministre.
Pour cette seizième journée de grève, la SNCF fait part d’un taux de grévistes de 14,46 % en matinée, le plus faible depuis le début du mouvement de grève le 3 avril, par épisode de deux jours sur cinq. Vendredi 4 mai, dernier jour de grève ouvré, le nombre total de grévistes était déjà en baisse et s’établissait à 17,12 %.
« Risque de radicalisation » du conflit
Parmi le personnel nécessaire à la circulation des trains, la mobilisation affiche aussi une baisse sensible, mais elle reste soutenue. Plus d’un conducteur sur deux (53 %) est en grève mercredi (contre 63 % vendredi), plus de quatre contrôleurs sur 10 (45,5 %, contre 58,9 % vendredi) et plus de deux aiguilleurs sur dix (20,9 % contre 24,5 %).
Après les rencontres bilatérales avec le premier ministre, Edouard Philippe, à Matignon lundi, l’intersyndicale CGT-Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots se réunit en fin de journée mercredi pour décider des suites à donner au mouvement.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé mercredi sur Franceinfo que le conflit entrait « dans une quinzaine de jours, quinze-vingt jours, décisifs », période pendant laquelle son syndicat « va continuer de discuter et de se mobiliser ». 

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42 amendements proposés par la CFDT
La CFDT a proposé « 42 amendements », qu’elle veut que le gouvernement « étudie » et « introduise dans la loi » lors du passage du texte devant le Sénat. La centrale syndicale demande des « améliorations » pour les cheminots transférés à la concurrence – « possibilité de retour », « maintien de l’emploi » si l’entreprise fait faillite… –, sur la gouvernance de la SNCF – « incessibilité des capitaux », « maintenir une activité fret » – et sur des questions concernant « l’ensemble des citoyens » – « enjeux de la transition écologique », gares « dans le domaine public », une même « sûreté » maintenue « sur l’ensemble du réseau ».
« Si on nous dit à la fin “on vous en retient trois [amendements], et trois mineurs entre guillemets”, évidemment que ça ne marchera pas », a-t-il prévenu. Selon lui, il existe « un risque de radicalisation ». Laurent Brun, de la CGT-Cheminots, a déclaré de son côté que la CGT allait « questionner les cheminots » sur la réforme, tout en estimant que « pour l’instant, il n’y a pas de fin du conflit ».

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                Les syndicats de cheminots préparent un référendum sur la réforme à la SNCF




Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Dans un arrêt rendu le 4 mai, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, a annulé les règles imposées aux casinotiers par le ministère de l’intérieur.
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Lutte antiblanchiment : les casinos gagnent contre l’Etat

Dans un arrêt rendu le 4 mai, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, a annulé les règles imposées aux casinotiers par le ministère de l’intérieur.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 11h31
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

L’emporter contre la police et faire condamner l’Etat. Bien des rebelles en rêvent, les casinos l’ont fait. Engagés depuis plusieurs mois dans une bataille contre la police des jeux, les professionnels du secteur viennent d’obtenir gain de cause. Dans un arrêt rendu vendredi 4 mai, le Conseil d’Etat a donné raison aux trois fédérations patronales qui l’avaient saisi.
La plus haute juridiction administrative a annulé les règles que la police avait cru pouvoir imposer aux casinos en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et que ceux-ci contestaient vigoureusement. L’Etat doit en outre verser 3 000 euros aux trois syndicats pour couvrir les frais engagés.
« Cette décision fera date », estime Jean-Philippe Dom, l’un des avocats des casinos. En modifiant le rapport de force entre l’Etat et les casinos, l’arrêt devrait amener les pouvoirs publics à reprendre le dossier de la lutte contre le blanchiment sur de nouvelles bases. La profession a déjà soumis des propositions d’autorégulation.

Après avoir gagné en justice, « les casinos souhaitent en tous les cas un apaisement des relations avec la police », assure Me Dom. Cela n’est pas acquis, tant les tensions sont fortes, depuis quelques années, entre le ministère de l’intérieur et certains casinos.
Pour comprendre ces frictions, il faut remonter à décembre 2013. A l’époque, le Service central des courses et jeux (SCCJ) est soupçonné de connivence avec les dirigeants des cercles de jeux parisiens, voire avec le « milieu », et le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, lance une opération « mains propres ». Il demande un audit approfondi du service, et démet de ses fonctions le commissaire qui le dirigeait.
Inspections surprises
Son successeur, Philippe Ménard, est nommé pour mettre de l’ordre. Notamment dans les casinos, qui ferment les yeux selon lui sur certaines pratiques, notamment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le projet de loi sur les violences sexistes examiné mercredi prévoit, entre autres, de modifier la loi sur le harcèlement moral et sexuel.
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L’Assemblée se penche sur le cyberharcèlement de groupe

Le projet de loi sur les violences sexistes examiné mercredi prévoit, entre autres, de modifier la loi sur le harcèlement moral et sexuel.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 11h55
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Les députés ont commencé à examiner, mercredi 9 mai, le projet de loi sur les violences sexistes. Ce dernier prévoit, entre autres, de modifier la loi sur le harcèlement moral et sexuel : le gouvernement veut désormais punir le harcèlement lorsqu’il est mené en groupe.

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                Les députés examinent le projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes



Actuellement, seuls les actes répétés par un individu peuvent constituer du harcèlement moral ou sexuel. Le gouvernement veut changer la loi pour que soient considérés comme tels les agissements réalisés « de manière concertée par plusieurs personnes, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée ». Il appartiendra au juge de prouver qu’il y a eu des messages ou des actions multiples et que leurs auteurs se sont coordonnés pour ce faire.
Les « raids numériques » en ligne de mire
Dans la ligne de mire des législateurs, le phénomène que le gouvernement a appelé les « raids numériques », où une victime est submergée de messages haineux et sexistes par des dizaines, voire des centaines d’internautes différents. Actuellement, le droit sur le harcèlement, qui suppose qu’une seule personne ait multiplié les messages, ne peut pas s’appliquer.

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                Cyber-harcèlement sur Twitter : « Je vais t’égorger et violer ton cadavre »



Le texte tel qu’il est rédigé ne se cantonne cependant pas à Internet et pourra s’appliquer par exemple lorsque des « dizaines d’employés [d’une entreprise] se mettent d’accord pour harceler un collègue, chacun ne commettant cependant qu’un seul acte », expliquent les députés Erwan Balanant et Marie-Pierre Rixain dans leur rapport sur le projet de loi.
« On veut que même si vous n’avez participé qu’avec quelques messages, quelques e-mails, quelques tweets, vous puissiez être condamné. On veut que dès les premiers messages, chaque personne puisse être condamnée, qu’elle ne puisse pas se cacher derrière le “oui, mais moi je n’ai envoyé que quelques messages”. Si vous êtes 1 000 à avoir envoyé quelques messages, c’est du cyberharcèlement », expliquait en mars la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, dans une interview donnée à Buzzfeed.
Devant les députés de la commission des lois, cette dernière a enfoncé le clou :
« [Cette loi] facilitera les plaintes des victimes des raids numériques qui, parce qu’ils sont impunis, contribuent à la perception d’Internet comme une zone de non-droit. Nous voulons envoyer un message extrêmement clair aux harceleurs en ligne : la République ne tolère pas ces agissements, ces actes ne pourront plus rester impunis. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.
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Le Congrès américain ausculte la crise des opioïdes

Les élus ont auditionné les distributeurs d’antidouleurs qui ont inondé le pays de leurs produits addictifs.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 12h52
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

S’ils ne sont pas tous satisfaits des budgets consacrés à la lutte contre la crise sanitaire qui ravage le pays, les élus américains semblent en revanche unanimement déterminés à remonter la chaîne des responsabilités ayant mené à l’explosion du nombre d’overdoses liées aux antidouleurs. Mardi 8 mai, durant trois heures, une commission de la Chambre des représentants a questionné, parfois durement, les dirigeants de cinq des plus grands distributeurs de médicaments du pays, responsables, selon eux, d’avoir fourni durant des années des quantités excessives d’opiacés aux pharmacies de certains Etats. Alors que les plaintes se multiplient à travers le pays contre les fabricants et les distributeurs d’antidouleurs, certains d’entre eux ont déjà dû payer de fortes amendes.

« Aujourd’hui, 115 personnes vont mourir d’une overdose due aux antidouleurs », a relevé en préambule l’un des membres de la commission, Greg Walden, un élu républicain de l’Oregon. En tant que distributeurs, « vous êtes en première ligne dans cette crise », a-t-il ajouté. En 2016, plus de 42 000 personnes ont succombé à une overdose d’opioïdes, en grande partie obtenus sur prescription médicale, une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente. Et, selon les experts, l’année 2017 devrait être aussi sombre avec, en outre, une augmentation des morts liées aux opioïdes de synthèse.
En colère, frustrés ou incrédules, les élus ont cherché à savoir comment ces entreprises avaient pu livrer, sans se poser de questions, des millions d’opiacés à certains de leurs clients, des pharmacies de communes rurales comptant seulement quelques centaines d’habitants. Les chiffres que la presse américaine et l’enquête des élus ont révélés sont vertigineux.
Défense surprenante
Ainsi, dans une ville de 1 779 habitants de Virginie-Occidentale, l’Etat le plus touché par la crise des opioïdes, une officine a reçu, entre 2006 et 2016, 16,5 millions de pilules d’oxycodone...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’ancien responsable du Collectif contre l’islamophobie en France est à l’origine d’une consultation afin d’inciter les musulmans à choisir eux-mêmes comment le culte doit être organisé.
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Marwan Muhammad, une personnalité centrale du militantisme issu de l’immigration mais qui divise

L’ancien responsable du Collectif contre l’islamophobie en France est à l’origine d’une consultation afin d’inciter les musulmans à choisir eux-mêmes comment le culte doit être organisé.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 14h36
    |

            Cécile Chambraud








                        


Depuis qu’il a quitté la direction du collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), en octobre 2017, il scie, usine, assemble, cheville, polit. Lorsqu’il ne donne pas des formations « d’autodéfense intellectuelle » à de jeunes militants associatifs aux quatre coins de la France, Marwan Muhammad s’initie à l’art de la menuiserie. Tenons et mortaises n’auront bientôt plus de secret pour lui. Une façon comme une autre de se recentrer, après dix-huit mois passés à la tête du CCIF comme directeur exécutif. Dix-huit mois tendus, marqués par des controverses – notamment autour des arrêtés municipaux antiburkini. Avec l’annonce de cette « consultation des musulmans », le répit actuel pourrait cependant être de courte durée.

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                Une grande consultation pour que les musulmans de France prennent « leur destin en main »



A 39 ans, Marwan Muhammad est une personnalité centrale mais aussi clivante du militantisme issu de l’immigration. De nombreux musulmans lui sont reconnaissants de défendre avec vigueur leur image, qu’ils estiment salie, dans le débat public, par des soupçons constants sur les thèmes de la radicalité religieuse et de la laïcité. Ses détracteurs, eux, l’accusent de nourrir la méfiance entre la République et les musulmans et d’être un contrebandier d’un islam politique.
« Musulman lambda »
Porte-parole (2010-2014) puis directeur exécutif (2016-2017) du CCIF, il a efficacement fait décoller les adhésions à cette association fondée en 2003, à l’époque de la discussion de la loi contre le voile à l’école. Il a bénéficié pour cela de la décision du Conseil d’Etat, saisi par la Ligue des droits de l’homme et le CCIF, de suspendre l’arrêté antiburkini pris par le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), à l’été 2016.
S’il a quitté la direction du CCIF, il ne s’est pas pour autant tenu à l’écart de l’actualité des derniers mois. En février, il a cosigné une tribune intitulée « Pour une justice impartiale et égalitaire » en faveur de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, avant de se tenir par la suite à l’écart de la campagne de soutien à l’islamologue. En avril, il a publié sur Mediapart une réponse indignée au « Manifeste contre le nouvel antisémitisme » qui dénonçait l’existence d’un « antisémitisme musulman », qualifiant ce texte de « raciste ».
Aujourd’hui, c’est en « musulman lambda » qu’il propose de mettre ses qualités d’organisateur et son épais carnet d’adresses au service de la régulation du culte musulman. Il y a peu de chance pour que cela se fasse sans difficultés. Pour tenter d’entraîner et d’assembler les pièces éparses de l’islam de France, il pourra puiser dans ses compétences nouvelles de menuisier. Encore une affaire de tenons et de mortaises, en somme.

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                Marwan Muhammad : « Il est temps de consulter les musulmans sur l’organisation de leur religion »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dix-sept morts ont déjà été recensés dans la province de l’Equateur, dans le nord-ouest du pays.
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Compte rendu

Nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo

Dix-sept morts ont déjà été recensés dans la province de l’Equateur, dans le nord-ouest du pays.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 09.05.2018 à 10h29

     •
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          datetime="2018-05-09T14:43:43+02:00"

        Mis à jour le 09.05.2018 à 14h43






    
La souche « Zaïre » du virus Ebola.
Crédits : Frederick Murphy / AP


La République démocratique du Congo (RDC) « fait face à une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola » qui a déjà tué dix-sept personnes dans la province de l’Equateur (nord-ouest), a indiqué le ministère de la santé, mardi 8 mai. « Vingt et un cas de fièvre avec des signes hémorragiques et dix-sept décès » – soit un taux de létalité de 80 % – ont été notifiés au ministère le 3 mai, précise celui-ci dans un communiqué, évoquant « une urgence de santé publique de portée internationale ».
« Depuis la notification des cas le 3 mai dernier, aucun décès n’a été rapporté », reprend ce texte, qui ne mentionne pas la date du déclenchement de l’épidémie. « Le plan de riposte pris par le ministère de la santé a été approuvé par le gouvernement », a signifié mardi un compte rendu du conseil des ministres transmis à l’AFP.
Deux échantillons positifs
La maladie a été détectée dans une zone de forêt équatoriale, frontalière du Congo-Brazzaville et située à environ 600 km au nord-ouest de Kinshasa. Une équipe du ministère de la santé, appuyée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par Médecins sans frontières, s’est rendue sur place, dans la ville de Bikoro. « Notre principale priorité est d’atteindre Bikoro pour travailler avec le gouvernement de la RDC et les partenaires [afin de] réduire les pertes en vies humaines et les souffrances en lien avec cette nouvelle épidémie d’Ebola », a déclaré le docteur Peter Salama, directeur général adjoint de l’OMS, dans un communiqué.
« Cinq échantillons prélevés chez les cas suspects ont été envoyés pour analyse à l’Institut national de recherches biologiques [INRB] de Kinshasa le 6 mai. Deux se sont révélés positifs », précise le ministère. L’OMS veut « rassembler d’autres échantillons » et sensibiliser la population « avec des messages de prévention et de contrôle », selon sa directrice régionale pour l’Afrique, le docteur Matshidiso Moeti. L’organisation a débloqué un million de dollars.

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                Nouvelle avancée prometteuse contre Ebola



Cette épidémie en RDC est la neuvième depuis la découverte du virus Ebola sur son sol, en 1976. La précédente remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts. Une terrible épidémie avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11 300 morts sur quelque 29 000 cas recensés, à plus de 99 % en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le médecin urgentiste a rappelé la « flambée des difficultés » dans les SAMU de France après la prise en charge défaillante à Strasbourg d’une jeune fille, morte en décembre.
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Mort d’une jeune fille : Patrick Pelloux dénonce un manque de moyens dans les centres d’appels du SAMU

Le médecin urgentiste a rappelé la « flambée des difficultés » dans les SAMU de France après la prise en charge défaillante à Strasbourg d’une jeune fille, morte en décembre.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 18h01
   





                        


« Epouvantable ». C’est le qualificatif qu’a utilisé Patrick Pelloux, le président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), dans Le Parisien de mercredi 9 mai pour parler de l’enregistrement de l’appel qu’a passé Naomi Musenga au service d’aide médicale urgente (SAMU) de Strasbourg le 29 décembre 2017. « On voit depuis vingt ans flamber les difficultés dans les SAMU en France », a expliqué le médecin urgentiste, qui en appelle à la ministre de la santé pour engager un travail de réflexion sur l’organisation des secours en France.

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Souffrant de fortes douleurs au ventre, la jeune femme était seule quand elle a composé le « 15 » pour appeler à l’aide. Elle avait obtenu une réponse moqueuse et dédaigneuse de l’opératrice du SAMU, qui lui avait recommandé d’appeler SOS-Médecins avant de raccrocher. Au bout de cinq heures, Naomi était parvenue à joindre les urgences médicales qui avaient in fine déclenché l’intervention du SAMU. Victime d’un infarctus, elle a été emmenée à l’hôpital puis transférée en réanimation, avant de mourir quelques heures plus tard d’une « défaillance multiviscérale sur choc hémorragique », selon le rapport d’autopsie.
« Il faut une enquête judiciaire pour faire toute la lumière » sur les faits, a dit M. Pelloux. Pour l’heure, les hôpitaux universitaires de Strasbourg ont annoncé avoir diligenté une enquête administrative et la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a demandé une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) « sur ces graves dysfonctionnements ».
« Véritables “call centers” »
Mais au-delà de l’événement tragique, cet enregistrement témoigne, selon Patrick Pelloux, des graves problèmes dont souffre l’organisation des secours en France. L’urgentiste a rappelé qu’en 1988, on comptait 8 millions de passages aux urgences chaque année, contre 21 millions aujourd’hui.

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« Les appels au SAMU ont, dans le même temps, plus que triplé. En clair, un Français sur trois passe chaque année par lui mais nous n’avons pas redimensionné les centres d’appels pour répondre à l’ampleur de la demande », a-t-il détaillé, dénonçant la mise en place « inacceptable » de « véritables “call centers” ».
Et la conséquence pour les patients est directe : leur prise en charge s’est « fortement dégradée », assure le président de l’AMUF, qui a insisté sur les risques accrus de « faire une erreur, comme cela semble le cas dans l’exemple de Strasbourg ». Si l’enquête devra, selon lui, établir les fautes, M. Pelloux a également souligné qu’il faudrait déterminer depuis combien de temps l’opératrice travaillait, et le nombre d’appels qu’elle avait reçus auparavant.
« On a des soignants épuisés, stressés, en burn-out, qui deviennent détachés de la souffrance du patient », a-t-il rappelé, appelant le ministère à « recruter massivement du personnel dans les centres de régulation ».
Dans un communiqué commun, l’AMUF et SAMU urgences de France (SUDF) ont demandé mardi « un rendez-vous immédiat » avec la ministre de la santé, « pour trouver des solutions aux problèmes de régulation médicale afin qu’un tel drame ne se reproduise pas ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Leadeurs étudiants, intellectuels, syndicalistes et politiques. Galerie de portraits des principaux protagonistes des événements du printemps 1968.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans cet essai, sous la direction des sociologues Olivier Fillieule et Isabelle Sommier, se dessine le tableau des luttes sociales et politiques à Marseille, du mitant des années 1960 à la fin des années 1980.
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Révolution culturelle dans la cité phocéenne

Dans cet essai, sous la direction des sociologues Olivier Fillieule et Isabelle Sommier, se dessine le tableau des luttes sociales et politiques à Marseille, du mitant des années 1960 à la fin des années 1980.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 07h00
    |

                            Gilles Rof








                        



                                


                            

Livre. Ne cherchez pas dans cet imposant travail le seul récit des événements de mai 1968 à Marseille, de la longue grève des dockers – cinq semaines – ou de l’agitation des quarante étudiants que compte alors la ville. Les sociologues Olivier Fillieule (CNRS/Université de Lausanne) et Isabelle Sommier (Paris-I), sous la direction desquels ont collaboré quatre autres chercheurs, dessinent ici un tableau beaucoup plus large et extrêmement rigoureux des luttes sociales et politiques dans la deuxième ville de France.
les figures étudiantes ou intellectuelles de la capitale ont effacé la dimension ouvrière et populaire des métropoles régionales
L’année 1968 y est un repère temporel cristallisant les parcours, mais elle s’inscrit dans une chronologie étirée, commençant avec la décolonisation pour s’achever à la fin des années 1980. Un portrait d’une « Marseille soixante-huitarde » et de ses acteurs principaux plus qu’un arrêt sur image, comme l’exprime le « s » apposé à « années 68 » dans le titre.
Constatant que le « mai de Paris a occulté le mai de province », que les figures étudiantes ou intellectuelles de la capitale ont effacé la dimension ouvrière et populaire des métropoles régionales, Olivier Fillieule et ses collègues chercheurs ont mené une enquête au long cours – nom de code Sombrero – pour donner leur véritable place aux « milliers de militant.e.s ordinaires qui ont contribué à faire des années 1970 un moment d’effervescence politique » en France.
Documents déclassifiés inédits
L’étude – également menée à Lille, Nantes, Lyon et Rennes, villes qui ont toutes fait l’objet de publications – s’appuie sur l’analyse des cortèges de rue de 1966 à 1982, de documents déclassifiés inédits, comme les notes des renseignements généraux ou les fiches biographiques des militants estampillés « MR » pour « mouvement révolutionnaire » et sur des entretiens personnels....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le militant associatif Marwan Muhammad souhaite que les musulmans choisissent leur organisation.
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Une grande consultation pour que les musulmans de France prennent « leur destin en main »

Le militant associatif Marwan Muhammad souhaite que les musulmans choisissent leur organisation.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 14h38
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Un nouvel acteur fait son entrée sur la scène complexe de l’organisation du culte musulman. Marwan Muhammad, l’ancien directeur exécutif du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), annonce, dans une tribune publiée par Le Monde, son intention d’organiser prochainement une consultation des musulmans pour connaître leurs souhaits en la matière.

Avec quelles institutions, pour quelles missions et par quelles personnalités souhaitent-ils que les affaires cultuelles de l’islam soient régulées à l’avenir sur le plan national ? Il est temps pour les musulmans de « prendre leur destin en main », écrit le militant associatif, et de choisir eux-mêmes leur mode d’organisation.
Pour les interroger, un site Internet baptisé Consultationdesmusulmans.fr a été créé. Ceux qui le souhaitent pourront répondre de façon anonyme à un questionnaire portant sur le Conseil français du culte musulman (CFCM), l’actuelle instance de représentation du culte, sur le rôle de l’Etat et sur celui des Etats d’origine (Algérie, Maroc, Turquie essentiellement). D’autres questions interrogent sur les « personnes » par lesquelles les répondants se sentent « représentés » et les associations dont ils apprécient le travail, religieux ou non.
La consultation, qui se fera aussi sur le terrain, durera « idéalement jusqu’à la fin juin », c’est-à-dire en grande partie pendant le mois du ramadan, qui commencera mi-mai. « C’est un bon temps pour interroger les gens, pour participer à des activités, explique Marwan Muhammad. Une bonne trentaine de mosquées, notamment indépendantes, sont déjà prêtes à organiser en leur sein la consultation. »
Un travail de synthèse des réponses – certaines questions sont ouvertes et nécessiteront un traitement non automatisé – sera ensuite mené d’ici la rentrée. Comme gage du sérieux de cette étude, l’initiateur du projet voudrait faire « certifier »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Résistant, secrétaire de Jean Moulin, marchand d’art puis historien… A 97 ans, il revient dans un entretien au « Monde » sur son destin singulier dans un siècle de tumultes.
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Daniel Cordier : de Jean Moulin à la jeunesse d’aujourd’hui, la leçon de vie d’un homme libre

Résistant, secrétaire de Jean Moulin, marchand d’art puis historien… A 97 ans, il revient dans un entretien au « Monde » sur son destin singulier dans un siècle de tumultes.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 17h21
    |

            Thomas Wieder (Cannes (Alpes-Maritimes), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Un petit appartement avec vue panoramique sur la baie de Cannes (Alpes-Maritimes). C’est là, juste au-dessus du square du 8-Mai-1945 – cela ne s’invente pas –, que Daniel Cordier s’est installé il y a quelques années, après avoir quitté son appartement parisien du Palais-Royal.
A 97 ans, celui qui fut l’un des tout premiers à rallier la France libre du général de Gaulle, à Londres, en juin 1940, est resté d’une humilité déconcertante. « Si vous trouvez que ce que je vous ai dit n’a pas d’intérêt, vous le mettez à la poubelle, je ne vous en voudrai pas. Surtout, sentez-vous libre ! » a prévenu, après notre entretien, l’ancien secrétaire de Jean Moulin, entre juillet 1942 et juin 1943. Se définissant comme un « vieux monsieur très, très heureux », Daniel Cordier porte aujourd’hui un regard apaisé sur ses « vies successives et si différentes les unes des autres ».
Celle du jeune militant maurrassien, monarchiste et antisémite, d’avant 1940. Celle du « Français libre » – il préfère ce terme à celui de « résistant », pour bien marquer sa distance avec les mouvements de la Résistance intérieure pour lesquels il n’a pas grande considération –, parti à 19 ans pour « tuer du Boche ». Celle de marchand d’art et de galeriste, qui l’occupa pendant plus de trente ans. Celle, enfin, de l’historien qu’il est devenu « par hasard et par accident » autour de la soixantaine, afin de « rétablir la vérité » sur Jean Moulin, dont il ne supporta pas de voir l’image salie, selon lui, par un ancien cadre de la Résistance, Henri Frenay.
Neuf ans après la parution de la première partie de ses Mémoires, Alias Caracalla (Gallimard, 2009), qui ont rencontré un grand succès public malgré leurs 900 pages (75 000 exemplaires vendus), Daniel Cordier compte bien publier la suite. « En ce moment, je relis, je corrige, mais je fais ça à mon rythme, car j’ai quand même l’âge que j’ai », dit-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’ancien directeur du Collectif contre l’islamophobie en France annonce dans une tribune au « Monde » sa volonté d’organiser une consultation des Français musulmans pour penser de nouvelles institutions cultuelles.
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Marwan Muhammad : « Il est temps de consulter les musulmans sur l’organisation de leur religion »

L’ancien directeur du Collectif contre l’islamophobie en France annonce dans une tribune au « Monde » sa volonté d’organiser une consultation des Français musulmans pour penser de nouvelles institutions cultuelles.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 09h32
    |

Marwan Muhammad (essayiste et ancien directeur du Collectif contre l’islamophobie en France)







                        



                                


                            
Tribune. J’observe depuis mon jeune âge la manière dont les musulmans sont traités. Je vois les réussites, les élans de solidarité mais aussi les épreuves. Je vois la richesse, la diversité et la vitalité des communautés musulmanes. Je vois le courage et l’endurance de ces millions de personnes qui, chaque jour, œuvrent à leur échelle pour accomplir leur part du beau projet qu’est notre pays, mais je vois aussi la condition sociale et politique à laquelle ils sont assignés.
Les présidents et les gouvernements se succèdent, mais le constat demeure : la façon dont l’Etat se comporte avec les citoyens de confession musulmane reste bloquée dans un autre temps, dans un autre siècle. Cette relation est faite le plus souvent de contrôle et d’injonctions, lorsqu’elle ne bascule pas explicitement dans la mise en cause, que ce soit sur des questions de sécurité, d’identité ou de laïcité, des notions trop souvent dévoyées de leur sens initial pour en faire des instruments d’exclusion.
Face à cela, les musulmans sont sans cesse sommés de donner des gages de citoyenneté, alors même qu’ils participent déjà activement à notre société et définissent par leurs idées et leurs actes une part de ce à quoi ressemble notre pays. Ils le font vivre et le vivent eux-mêmes, comme tous nos concitoyens.
L’interminable déshérence du CFCM
Après plusieurs générations, les musulmans n’ont toujours pas d’instance représentative d’ampleur nationale qui soit à la hauteur des enjeux de notre temps. Dans les régions, le constat est différent : il y existe des dynamiques beaucoup plus ancrées et plurielles, au plus près des communautés locales. Mais, sur le plan national, la paralysie est totale et le débat inexistant, alors même que c’est à ce niveau que se discutent des questions d’importance, qui affectent l’organisation et la condition des musulmans. L’interminable déshérence du Conseil français du culte musulman (CFCM) n’en est qu’une triste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les CRS ont procédé à l’évacuation de deux bâtiments bloqués depuis le 6 mars, sur décision d’un juge administratif.
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Toulouse : occupée depuis deux mois, l’université du Mirail a été évacuée

Les CRS ont procédé à l’évacuation de deux bâtiments bloqués depuis le 6 mars, sur décision d’un juge administratif.



Le Monde
 |    09.05.2018 à 05h37
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 12h05
   





                        


L’université des sciences humaines Le Mirail à Toulouse, bloquée depuis le 6 mars par des étudiants opposés à la réforme gouvernementale d’accès à l’université, a été évacuée mercredi 9 mai avant l’aube par quelque 200 policiers.
« Il n’y a eu aucun incident, il n’y a pas eu de blessé » pendant l’intervention policière, a déclaré sur place Frédéric Rose, le directeur de cabinet du préfet de Haute-Garonne, dans un point presse de fin d’évacuation.
Louise, étudiante et membre de l’Union des étudiants de Toulouse (UET), était présente lors de l’évacuation. « On savait qu’ils allaient intervenir, alors on s’est préparés en vitesse dans la nuit. Ceux qui occupaient l’Arche [l’autre bâtiment bloqué] nous ont rejoints, on s’est barricadés à l’intérieur du bâtiment de l’accueil. Quand les CRS sont entrés on a formé une chaîne humaine, on ne voulait pas sortir un à un pour éviter qu’il y ait des interpellations. » Et d’ajouter : « On souhaitait résister pacifiquement, en tant que première fac mobilisée, notre évacuation était un gros symbole, on ne voulait pas lâcher aussi facilement. »
L’étudiante en anthropologie dit avoir été témoin de coups violents de la part des forces de l’ordre envers les étudiants et déplore « plusieurs blessés légers », mais estime que leur objectif de n’avoir pas de blessés a été atteint. « Je n’ai pas reçu de coup personnellement, mais c’était quand même brutal, et puis il y avait aussi de la violence psychologique », dit-elle.

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Une interpellation
Encadrés par les policiers, les étudiants sont sortis par groupes, frappant dans leurs mains, et scandant « Libérez nos camarades » ou encore « Et l’université, elle est à qui ? elle est à nous ! ». Les CRS les ont menés vers le métro « vers 4 h 15, 4 h 30 » d’après Louise, où ils ont dû attendre que les premières rames arrivent. « Ensuite on a voulu rejoindre les cheminots à la gare où ils avaient prévu de tenir un piquet de grève à 6 heures. Mais quand on est arrivés il y avait trois voitures de la BAC [brigade anticriminalité]. »
Selon la préfecture, une personne faisant partie des étudiants évacués « a été interpellée près de la gare ». Lors son interpellation, elle « s’est rebellée » et « [la grenade] de désencerclement du fonctionnaire [de police qui l’arrêtait] a explosé accidentellement », la blessant légèrement de même que deux policiers, selon cette source.
Louise, qui était sur les lieux, parle d’une situation violente. « C’était bien plus brutal que sur le campus, je me suis fait gazer à 30 cm. A un moment, une grenade a éclaté, je ne sais pas ce qu’il s’est passé… A l’heure actuelle on est toujours sans nouvelle du camarade interpellé », racontait l’étudiante au Monde mercredi matin.
Les étudiants mobilisés se réunissaient mercredi à midi pour décider de la suite de la mobilisation. « Ce n’est pas parce qu’on a été évacués qu’on va s’arrêter là, plusieurs autres sites pourraient nous accueillir, comme l’université Paul Sabatier, et on va sortir dans la rue, on va pas lâcher ! » raconte Louise. Ce qu’Aurélie-Anne, membre, elle aussi, du syndicat UET, confirme : « Quand la fac rouvrira, on continuera notre travail d’étudiants syndiqués, c’est-à-dire d’informer les étudiants sur la loi ORE [« orientation et réussite des étudiants »], leur donner des pistes de mobilisation, on pense déjà aux prochaines journées de manifestation, le 16 avec les lycéens et le 22. »
Arguant de « troubles à l’ordre public » et de dégâts importants, le tribunal administratif de Toulouse, saisi par le syndicat étudiant de droite UNI et quatre étudiants, avait ordonné l’évacuation du campus le 2 mai. Depuis le 6 mars, plusieurs dizaines d’étudiants et de militants occupaient à tour de rôle deux bâtiments de l’université Toulouse-Jean Jaurès (ex-Le Mirail), dont ils avaient bloqué les accès avec un amoncellement de chaises.

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Plusieurs camions de CRS ont débarqué à 3 h 45 aux abords de l’université, survolée par un hélicoptère pendant l’évacuation, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. Environ 180 policiers, selon M. Rose, sont intervenus sur le site et ont évacué une soixantaine de personnes. Le directeur de cabinet du préfet de Haute-Garonne a également précisé qu’une « enquête pour dégradations » serait diligentée et que les enquêteurs tenteraient « d’identifier les éventuels auteurs ».
Les examens débuteront le 11 juin
Sur le campus, « les dégâts sont importants avec une première estimation de l’ordre de 400 000 euros ». L’administrateur provisoire est allé faire une première inspection du bâtiment de l’accueil, qui porte sur ses murs de très nombreux tags, renferme des tables renversées et des portes en verre brisées, a constaté un journaliste de l’AFP. En découvrant l’état de l’amphithéâtre, où s’amoncelaient matelas, couvertures et couettes, M. Laganier a déclaré en aparté : « La situation est alarmante. On va le fermer jusqu’à nouvel ordre, ça va prendre du temps, il y a des chances qu’il soit fermé jusqu’à septembre. »
Il a annoncé un dépôt de plainte pour dégradations et la fermeture administrative de l’université « pour quelques jours, de manière à pouvoir reprendre dans le calme (…) les activités à la fois pédagogiques de recherche et administratives nécessaires au bon déroulement de cette fin d’année ». Il a souhaité que les examens, qui devraient commencer le 11 juin, puissent se tenir à l’université, sans pour autant exclure une « délocalisation ».
Regrettant avoir dû faire appel aux forces de l’ordre, M. Laganier a précisé que la sécurité serait renforcée pour éviter une nouvelle occupation, estimant qu’une « communauté universitaire largement majoritaire » avait souhaité un « déblocage rapide ».
Dans un tweet, l’UNI s’est félicité du déblocage « dans le calme et sans incident majeur » et souhaité le rétablissement « au plus vite, dans l’intérêt de tous » du fonctionnement normal de l’université.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Ce sera la 16e journée de grève à la SNCF contre la réforme ferroviaire.
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Grève SNCF : 50 % des TGV, TER et Transilien circuleront mercredi

Ce sera la 16e journée de grève à la SNCF contre la réforme ferroviaire.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 17h30
   





                        


La moitié des TGV, TER et Transilien circuleront mercredi, lors de la 16e journée de grève à la SNCF contre la réforme ferroviaire, selon les prévisions de trafic de la direction, publiées mardi 8 mai.
Il y aura un train Intercités sur trois, a ajouté la direction dans un communiqué. En Ile-de-France, le trafic sera normal sur le RER A, tandis qu’on comptera un train sur deux pour le RER B et un train sur trois pour le RER C. A l’international, il y aura en moyenne un train sur deux, avec un trafic « quasi normal » pour les Eurostar et Thalys.
Par rapport aux prévisions de mardi, le trafic sera en baisse pour les TGV, Transilien, et à l’international, en hausse pour les trains Intercités et stable pour les TER.

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Ces deux jours de grève forment le huitième épisode de la mobilisation en pointillé, menée depuis début avril par les syndicats CGT, UNSA et CFDT de la SNCF contre le projet gouvernemental de réforme ferroviaire. SUD-Rail, autre organisation représentative au sein du groupe public, a lancé, de son côté, un préavis de grève illimitée.
Le trio CGT-UNSA-CFDT a déjà déposé son préavis pour la neuvième séquence de grève, qui débutera samedi à 20 heures et s’achèvera mardi prochain à 7 h 55.
La suite du mouvement en suspens
Les syndicats, qui ont été reçus lundi à Matignon par le premier ministre, doivent se réunir mercredi soir au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour décider des suites du mouvement, alors qu’Edouard Philippe est resté ferme sur les grands principes de sa réforme, concédant seulement aux syndicats la possibilité de proposer des amendements pour « finaliser » le projet de loi avant son examen au Sénat fin mai.
« Pour nous, clairement, la grève se poursuit », avait déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots (1er syndicat à la SNCF), à sa sortie de Matignon. Plus tard sur Franceinfo, il avait affirmé que, lors de la réunion intersyndicale, « on aura probablement une petite proposition d’une nouvelle initiative des organisations syndicales pour bousculer un peu la situation ». « Le gouvernement reste droit dans ses bottes sur le cœur de son projet, donc il va falloir qu’on le bouscule un peu sur le cœur de son projet », avait-il ajouté.
L’UNSA-Ferroviaire (2e syndicat) a fait savoir dans un communiqué qu’elle « portera des amendements », mais « le délai sera très court » et « tout porte à croire que le gouvernement joue la montre ». SUD-Rail (3e syndicat) a posé dans un communiqué « la question du durcissement de la grève et de sa continuité jusqu’au retrait » du projet. « Le gouvernement portera seul la responsabilité du blocage », affirme SUD-Rail. La CFDT-Cheminots (4e syndicat), avec sa stratégie de « mobilisation et proposition », va poursuivre la grève et déposera « une quarantaine d’amendements » en vue de l’examen du texte au Sénat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La ministre du travail se rendra auprès des magistrats instructeurs le 22 mai dans le cadre de l’enquête ouverte en juillet 2017 pour « favoritisme et recel de favoritisme ».
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Affaire Business France : Muriel Pénicaud convoquée chez le juge en tant que témoin assisté

La ministre du travail se rendra auprès des magistrats instructeurs le 22 mai dans le cadre de l’enquête ouverte en juillet 2017 pour « favoritisme et recel de favoritisme ».



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
09.05.2018 à 06h40
    |

            Simon Piel








                        



   


L’ancienne directrice générale de Business France, organisme public voué à la promotion de l’image économique de la France à l’étranger, et actuelle ministre du travail, Muriel Pénicaud, entrevoit une issue heureuse à la procédure judiciaire qui la menaçait.
Comme l’a annoncé Le Canard Enchaîné, prestement confirmé par le cabinet de Mme Pénicaud, cette dernière est convoquée le 22 mai par les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Charlotte Bilger en vue d’être placée sous le statut de témoin assisté dans l’affaire dite « French Tech ». Une mise en examen infamante et surtout synonyme de démission s’éloigne pour la ministre.
Son audition intervient un peu plus d’un an après l’ouverture d’une enquête préliminaire pour favoritisme visant à déterminer si l’organisation, en janvier 2016, d’une soirée à Las Vegas (Nevada) à l’occasion du Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l’innovation, autour du jeune et ambitieux ministre de l’économie Emmanuel Macron et des start-up françaises, a respecté les règles de la commande publique.

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Organisée à la hâte et sous la pression du cabinet de M. Macron qui voyait dans cet événement un excellent moyen de nourrir une stature internationale et dynamique, le coût de la soirée a dépassé le montant de 207 000 euros qui obligeait Business France à mettre plusieurs entreprises en concurrence. Ce que l’organisme public n’a pas fait, au grand bonheur d’Havas à qui il est revenu de se charger de l’organisation.
« Dysfonctionnements »
Muriel Pénicaud a-t-elle pu tout ignorer des modalités financières de la soirée ? Non, assure Fabienne Bothy-Chesneau, l’ancienne directrice de la branche ProCom de Business France – placée en septembre 2017 sous le statut de témoin assisté – qui pointe les ambitions politiques de sa patronne d’alors. Non aussi, semblent dire plusieurs courriels adressés à Mme Pénicaud, démontrant qu’elle suivait les grandes étapes de l’organisation. Oui a-t-elle toujours assuré de son côté. « Possible », a jugé l’inspecteur des finances chargé d’auditer les comptes de la soirée cité par Le Canard Enchaîné pointant toutefois « un événement particulièrement coûteux » ponctués de « dysfonctionnements ».

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Par ailleurs, de nouveaux éléments révélés par l’hebdomadaire satirique laissent entendre que l’enquête pourrait s’orienter vers Havas et les conditions dans lesquelles l’entreprise a remporté auprès de Business France un autre contrat d’un montant de 13,5 millions d’euros, celui de « Creative France » destiné à promouvoir la technologie française à l’étranger.
Parmi les courriels saisis par les enquêteurs, plusieurs, échangés avant l’attribution du marché, attestent de contacts entre Muriel Pénicaud et Stéphane Fouks, vice-président du groupe Havas. L’un d’eux, envoyés par Muriel Pénicaud à son assistante le 4 juin 2015 précise même : « J’ai un rendez-vous secret avec Fouks. Cela ne doit pas figurer dans mon agenda et cela ne doit pas se savoir. »



                            


                        

                        


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L’inquiétude monte face à l’impact des écrans sur les plus jeunes

Les professionnels de l’enfance s’alarment des troubles du développement chez les plus exposés précocement.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 14h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Bon nombre de professionnels de l’enfance s’inquiètent de la place des écrans et de leur impact, et ce dès le plus jeune âge. Elisabeth Baton-Hervé, chercheuse indépendan­te, formatrice à l’éducation à l’image et aux médias, a voulu en savoir plus et a mené depuis 2014 une cinquantaine d’entretiens avec ces professionnels de terrain sur cette question, dans douze départements.
Elle a présenté des premiers résultats lors de la troisième édition du colloque « Les impacts des écrans sur la jeunesse : un enjeu majeur de santé publique », organisé par l’Association pour l’éducation à la réduction du temps écran (Alerte) et Edupax (une association québécoise qui organise les journées sans écran dans les écoles), qui s’est tenu ­samedi 5 mai à la mairie du 19e arrondissement, à Paris.
Elle a interrogé ces professionnels sur l’exposition aux écrans et le lien avec des troubles développementaux. Psychologues, ortho­phonistes, éducateurs de jeunes enfants, médecins, gendarmes… des paroles qui ne sont, selon elle, pas toujours prises en compte. Sans surprise, Elisabeth Baton-Hervé a d’abord constaté, au cours de ses entretiens, l’omni­présence des écrans. La télévision est souvent allumée le matin avec les dessins animés. De même, la tablette est en passe de remplacer la télévision à l’heure du repas, et ce, dès le plus jeune âge. Lors d’une consultation ou d’un rendez-vous, « il n’est pas rare que le parent cède son smartphone à l’enfant pour qu’il se tienne tranquille ». Ce sont ces moments de transition, ces moments « entre deux », dans les transports, les salles d’attente… qui se voient colonisés par les écrans. Un moyen pour les parents d’avoir un moment de tranquillité ou de vaquer à leurs occupations. « Exposer les bébés aux écrans revient à shunter l’étape sensori-motrice », note une orthophoniste.
Réalité et fiction confondues
Les conséquences ? Les professionnels relèvent des difficultés d’accès au langage chez les...




                        

                        

