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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Les professionnels de l’enfance s’alarment des troubles du développement chez les plus exposés précocement.
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L’inquiétude monte face à l’impact des écrans sur les plus jeunes

Les professionnels de l’enfance s’alarment des troubles du développement chez les plus exposés précocement.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 14h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Bon nombre de professionnels de l’enfance s’inquiètent de la place des écrans et de leur impact, et ce dès le plus jeune âge. Elisabeth Baton-Hervé, chercheuse indépendan­te, formatrice à l’éducation à l’image et aux médias, a voulu en savoir plus et a mené depuis 2014 une cinquantaine d’entretiens avec ces professionnels de terrain sur cette question, dans douze départements.
Elle a présenté des premiers résultats lors de la troisième édition du colloque « Les impacts des écrans sur la jeunesse : un enjeu majeur de santé publique », organisé par l’Association pour l’éducation à la réduction du temps écran (Alerte) et Edupax (une association québécoise qui organise les journées sans écran dans les écoles), qui s’est tenu ­samedi 5 mai à la mairie du 19e arrondissement, à Paris.
Elle a interrogé ces professionnels sur l’exposition aux écrans et le lien avec des troubles développementaux. Psychologues, ortho­phonistes, éducateurs de jeunes enfants, médecins, gendarmes… des paroles qui ne sont, selon elle, pas toujours prises en compte. Sans surprise, Elisabeth Baton-Hervé a d’abord constaté, au cours de ses entretiens, l’omni­présence des écrans. La télévision est souvent allumée le matin avec les dessins animés. De même, la tablette est en passe de remplacer la télévision à l’heure du repas, et ce, dès le plus jeune âge. Lors d’une consultation ou d’un rendez-vous, « il n’est pas rare que le parent cède son smartphone à l’enfant pour qu’il se tienne tranquille ». Ce sont ces moments de transition, ces moments « entre deux », dans les transports, les salles d’attente… qui se voient colonisés par les écrans. Un moyen pour les parents d’avoir un moment de tranquillité ou de vaquer à leurs occupations. « Exposer les bébés aux écrans revient à shunter l’étape sensori-motrice », note une orthophoniste.
Réalité et fiction confondues
Les conséquences ? Les professionnels relèvent des difficultés d’accès au langage chez les...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ ASTRONOMIE - La mission de la NASA, qui a pour objectif de sonder l’intérieur de la Planète rouge, notamment à l’aide d’un sismomètre français, a décollé de Californie samedi 5 mai.
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InSight part sonder les entrailles de Mars

ASTRONOMIE - La mission de la NASA, qui a pour objectif de sonder l’intérieur de la Planète rouge, notamment à l’aide d’un sismomètre français, a décollé de Californie samedi 5 mai.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 12h05
    |

            Pierre Barthélémy (Base de Vandenberg (Californie)








                        



                                


                            

La terre a tremblé, avant l’aube, en Californie, ce samedi 5 mai. Non pas en raison d’un des séismes redoutés dans la région mais à l’occasion du décollage, depuis la base militaire de Vandenberg, d’une fusée Atlas-V emportant à son bord une mission de la NASA à 1 milliard de dollars, InSight. A 4 h 05, le lanceur s’est arraché du sol dans une purée de pois qui rendait invisible la lumière pourtant éblouissante de son moteur. Direction Mars, sur laquelle InSight se posera le 26 novembre, après un voyage de plus de six mois et de 485 millions de kilomètres. La mission a profité de la fenêtre de tir qui s’ouvre tous les vingt-six mois, quand la Terre est sur le point de « rattraper » la Planète rouge, plus éloignée du Soleil et dont la durée de révolution est plus longue.
Quitte à décevoir les enthousiastes du spatial, il ne s’agira pas d’une mission spectaculaire avec un rover escaladant des collines, examinant des cailloux ou prenant des photographies de paysage à couper le souffle. InSight – acronyme de Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transfer – est un atterrisseur, c’est-à-dire une plate-forme immobile d’instruments scientifiques. Et il ne va pas vraiment s’intéresser à ce qu’il y a sur Mars, mais à ce qu’il y a dedans. Ainsi que le résumait, avant le lancement, le responsable du projet, Tom Hoffman (Jet Propulsion Laboratory, NASA/Caltech), malgré toutes les machines envoyées sur la Planète rouge depuis des décennies, « jusqu’ici, sur Mars, on n’a littéralement fait que gratter la surface. Avec InSight, ce sera la première fois qu’on étudiera la structure interne » d’une autre planète que la Terre.
Une fois posé non loin de l’équateur martien, dans la plaine d’Elysium Planitia, InSight ouvrira ses deux panneaux solaires comme des éventails qu’on déploie, puis prendra quelques semaines pour installer ses deux principaux instruments. Le premier, SEIS (Seismic Experiment for Interior Structures),...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Des travaux récents ont montré chez la souris qu’un circuit cérébral spécifique assure un apprentissage fondé sur l’observation de congénères.
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤                     
                                                   
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Comment le cerveau apprend en observant

Des travaux récents ont montré chez la souris qu’un circuit cérébral spécifique assure un apprentissage fondé sur l’observation de congénères.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h00
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
« Il faut être rameur avant de ­tenir le gouvernail, avoir gardé la proue et observé les vents avant de gouverner soi-même le navire. » L’aphorisme d’Aristophane (Les Cavaliers, 424 avant notre ère) n’a pas pris une ride. Il résume deux des principaux piliers de l’apprentissage : l’expérience et l’observation.
L’observation d’autrui, en particulier, est un des socles du développement de l’enfant. « L’enfant apprend non seulement par ses ­actions propres, comme l’avait ­démontré Jean Piaget, mais aussi par l’observation d’autrui : il imite notamment ce qu’il faut faire et ne pas faire, relève Olivier Houdé, professeur de psychologie à l’université Paris-Descartes, directeur du laboratoire CNRS de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant, à la Sorbonne. C’est la théorie de l’apprentissage social, émise par Albert Bandura, de l’université Stanford. » Cette ­capacité d’apprentissage par imitation existe chez le bébé dès la naissance, a montré le psychologue américain Andrew Meltzoff, en 1997. Mais aussi chez l’animal, de la mouche à l’oiseau en passant par le singe ou le chat.
Avantage évolutif majeur
Pourquoi cette aptitude est-elle si répandue ? C’est notamment parce qu’il est très risqué d’apprendre à reconnaître un stimulus menaçant en l’expérimentant soi-même. Car une telle épreuve – la rencontre avec un prédateur ou la consommation de nourriture toxique, par exemple – met en ­péril la vie ! « Cette capacité d’apprentissage par l’observation confère un avantage évolutif majeur pour la survie, assure Kay Tye, professeure de sciences cognitives au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Cambridge, Etats-Unis). Cette aptitude innée, très conservée, ­serait aussi la base de comportements plus complexes comme ­l’empathie et l’altruisme. »
Le 3 mai, son équipe a publié une remarquable étude dans la revue Cell. Ces chercheurs sontparvenus...




                        

                        


<article-nb="2018/05/08/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Comment agir pour sauvegarder les ressources de la planète, y voir clair et prendre les bonnes décisions ?  Un outil mis en ligne répond à ces questions, avec une efficacité inédite.
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Philosophe des sciences spécialisé dans l’histoire du darwinisme et de la génétique, Jean Gayon est mort le 28 avril, à 68 ans
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Mort de Jean Gayon, philosophe et historien

Philosophe des sciences spécialisé dans l’histoire du darwinisme et de la génétique, Jean Gayon est mort le 28 avril, à 68 ans



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h53
    |

Michel Veuille (Directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, Paris Sciences Lettres)







                        



                                


                            
Jean Gayon, mort le 28 avril à Paris, a contribué à renouveler les méthodes de l’histoire des sciences au cours d’une carrière consacrée à éclaircir la théorie de Darwin et l’histoire de la génétique en France.
Reçu à l’agrégation de philosophie en 1972 et devenu professeur de lycée, il retourne à l’université neuf ans pour devenir biologiste, obtenant le diplôme d’études approfondies d’évolution de l’université Paris VII en 1983. Sa double formation de philosophe et de scientifique, choix d’une voie austère mais ô combien prometteuse, lui donne un pouvoir de pénétration exceptionnel dans l’histoire de la biologie, à laquelle il consacre les trente années suivantes.
Il soutient en 1989 sous la direction de François Dagognet une thèse sur « la théorie de la sélection naturelle : Darwin et l’après-Darwin », étude éclairante sur les contradictions du darwinisme avec les conceptions de l’hérédité du XIXe siècle et leur résolution par la génétique au XXe siècle. Elle est publiée en anglais aux presses de l’université de Cambridge en 1989. L’accueil d’un Français dans le cercle très fermé des « études darwiniennes », jusqu’alors réservé aux chercheurs anglo-saxons, est un événement dans le monde de l’histoire des sciences.

Nommé à l’université de Dijon, il inaugure une méthode de travail fondée sur les échanges entre historiens et biologistes qu’il poursuivra une fois nommé professeur à l’université Paris VII, puis à Paris I-Panthéon-Sorbonne.
Un moment-clé est sa rencontre avec l’historien des sciences américain Richard Burian, initiant une collaboration extrêmement fructueuse qui explore le paradoxe français en génétique. La faible contribution des Français à l’histoire de la génétique était jusqu’alors attribuée à l’influence du naturaliste Lamarck, ce qui expliquerait qu’aucune chaire de génétique ne fut créée avant 1946 en France, longtemps après les autres nations scientifiques.
Un auteur charnière
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Plus des deux tiers vit en zone non protégée par des gardes, ce qui les rend plus vulnérables au braconnage.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Les gorilles des plaines, plus nombreux mais toujours menacés

Plus des deux tiers vit en zone non protégée par des gardes, ce qui les rend plus vulnérables au braconnage.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h03
   





                        



                                


                            
Les gorilles des plaines de l’Ouest, présents en Afrique centrale, sont deux fois plus nombreux qu’on ne le pensait, ­selon une étude publiée le 28 avril dans la revue américaine Science ­Advances. Mais cette bonne nouvelle ne remet pas en cause le rythme de déclin de ces populations de grands singes. Celui-ci est estimé à 2,7 % par an depuis une décennie. Ce qui justifie pour l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) de maintenir les primates dans le classement des espèces en danger critique d’extinction.

Le travail mené entre 2005 et 2013 dans cinq pays – Cameroun, Centrafrique, Congo, Guinée équatoriale et Gabon –, par une équipe ­internationale d’une cinquantaine de chercheurs a permis de couvrir une superficie sans précédent avec 59 sites visités.
Les résultats ont été établis à ­partir de la méthode traditionnelle du recensement des nids que l’animal construit chaque soir pour passer la nuit. Mais à la ­différence des évaluations antérieures, les chercheurs ont corrigé leurs ­données en extrapolant la présence de Gorilla gorilla gorilla aux zones géographiques reliant les sites recensés. Ils sont ainsi ­parvenus au chiffre total de 361 910 individus. Le Congo en abrite à lui seul 60 %.
Victimes du braconnage
Les gorilles des plaines de l’Ouest, qui représentent 99 % de l’espèce, vivent pour plus des deux tiers en dehors de zones protégées par des gardes, ce qui les rend particulièrement vulnérables au braconnage. « Les fusils, les maladies et les arbres déterminent la présence et la densité des gorilles et des chimpanzés », résume le titre de l’article.

Les auteurs, qui ont cherché à ­expliquer les causes du déclin, estiment que le braconnage a certainement joué le plus grand rôle au cours des vingt dernières années – en particulier dans les pays où l’animal est consommé. Viennent ensuite le virus Ebola puis la déforestation pour la conversion en ­terres agricoles. L’extension...




                        

                        


<article-nb="2018/05/08/19-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ On peut dire que la valeur touristique du gorille des montagnes l’a sauvé de l’extinction. Pourtant, le contact répété avec les humains fait peser une menace, mais elle est encore mal évaluée.
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Extinction des grands singes : le tourisme protège... mais jusqu’où ?

On peut dire que la valeur touristique du gorille des montagnes l’a sauvé de l’extinction. Pourtant, le contact répété avec les humains fait peser une menace, mais elle est encore mal évaluée.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h03
    |

            Laurence Caramel








                        



                                


                            
Lorsque le gouvernement rwandais a annoncé il y a un an que les ­touristes devraient désormais ­débourser 1 500 dollars chacun pour aller à la rencontre des gorilles de montagne du parc des Volcans, les ONG de conservation ont applaudi des deux mains. En un jour, le prix des permis délivrés pour cet extraordinaire et bref – le contact est limité à une heure – voyage était multiplié par deux. « C’est une décision bonne et courageuse, a déclaré Mark Rose, le ­directeur exécutif de Fauna & Flora International. Elle montre la volonté du gouvernement de gérer au mieux son actif ­naturel le plus précieux. »

Parmi les défenseurs de cette espèce, dont il subsiste moins d’un millier d’individus, le sujet ne fait plus débat : « La valeur touristique du gorille des montagnes l’a sauvé de l’extinction », affirme le docteur Kirsten Gilardi, la directrice américaine de Gorilla Doctors, un ­réseau de vétérinaires qui travaille en Afrique centrale.
Mais jusqu’où est-il possible d’exploiter cet « actif » sans le mettre en danger ? Stress, maladies, transformations du comportement qui conduiraient, par exemple, les gorilles à ne plus fuir ­devant les braconniers… L’incidence des contacts répétés avec les humains soulève de multiples questions.
Marché en pleine croissance
Le Rwanda, qui est de loin le pays où ce tourisme d’observation est le plus développé, a choisi de réguler ce marché en pleine croissance par les prix. En 2016, les onze familles de gorilles du parc des Volcans ont été visitées chaque jour, rapportant la somme record de 16 millions de dollars.
De l’autre côté de la frontière, dans le parc des Virunga, l’insécurité entretenue par la présence de groupes armés ­limite jusqu’à présent l’afflux de voyageurs étrangers. Mais les Congolais se préparent à profiter de la décision rwandaise en familiarisant deux nouveaux groupes au contact des hommes. Ici, il n’en coûte « que » 400 dollars.

De façon...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ La population de gorilles des montagnes, en Afrique centrale et de l’Est – un millier d’individus environ –, est en augmentation. Un cas unique  parmi les grands singes, menacés d’extinction.
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La stratégie qui sauve les gorilles des montagnes

La population de gorilles des montagnes, en Afrique centrale et de l’Est – un millier d’individus environ –, est en augmentation. Un cas unique  parmi les grands singes, menacés d’extinction.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 06h36
    |

            Laurence Caramel (Parc des Virunga (République démocratique du Congo), Musanze (Rwanda), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le jour vient à peine de se lever, découvrant la tête encore embrumée du ­Mikeno. Fusil à l’épaule, les gardes silencieux avancent sur les versants du volcan couverts de champs de pommes de terre et de haricots, tirés au cordeau, qui mènent au parc des Virunga. Il y a longtemps que, sur ces hautes terres densément peuplées du Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les paysans se sont installés aux marches de la plus ancienne aire protégée d’Afrique.
A peine franchie la fine clôture de fil de fer flanquée d’une pancarte fixant le début de la ­réserve, la nature reprend ses droits, et commence le royaume unique et fragile des ­derniers gorilles de montagne. Gorilla beringei beringei – toujours classée en danger critique d’extinction par l’Union internationale de ­conservation de la nature (UICN) – est la seule sous-espèce parmi les grands singes dont le nombre (880 au dernier ­recensement) soit en augmentation. A côté des moyens militaires ­déployés pour tenir à distance les braconniers et les groupes armés ­sévissant dans cette région fracturée par les guerres et la pauvreté, le rôle joué par les scientifiques est au cœur de ce rare succès d’une campagne de ­conservation, initiée à la fin des années 1960 par la primatologue américaine Dian Fossey.
La ronde quotidienne peut commencer. « Nous devons savoir où ils se trouvent et vérifier qu’ils sont en bonne santé », explique le chef ranger, Martin Kazereri, quinze ans de service. Partis en éclaireurs, les pisteurs tracent à la ­machette une mince voie dans un mur de branches et de lianes entrelacées et encore ruisselantes des pluies abondantes de la nuit. Les coordonnées GPS relevées la veille servent de point de départ pour retrouver le chemin ­emprunté par le groupe. Au bout de deux heures de marche, dans le silence de la forêt, perce le bruit des bois qui craquent sous le poids des juvéniles grimpant vers les cimes.

Au sol se dévoile le...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Les enfants sont plus endurants que des athlètes

Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. « Maman, je suis fatigué. » La prochaine fois que Junior tentera cet argument pour échapper à une balade familiale à vélo ou un parcours santé, vous pourrez le contrer sans état d’âme, arguments scientifiques à l’appui. Des chercheurs viennent en effet de démontrer que les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme. Plus impressionnant encore, ces marmots récupèrent plus rapidement que des athlètes qui s’entraînent six fois par semaine.
Ces résultats ont été publiés le 24 avril dans la revue Frontiers in Physiology par une équipe dirigée par Sébastien Ratel, enseignant-chercheur en physiologie de l’exercice à l’Université Clermont-Auvergne.
C’est une évidence pour bien des parents : leurs enfants sont plus endurants qu’eux. Et la science le confirme. Depuis vingt ans, des travaux – principalement menés par M. Ratel – ont établi que les jeunes enfants (prépubères) fatiguent moins que des adultes non entraînés lors d’exercices physiques intenses et répétés, tels des sprints à vélo ou des courses à pied de courte distance. Mais qu’en est-il si on les compare à des athlètes de haut niveau ?
Récupération rapide
Pour pousser jusqu’au bout la démonstration, les chercheurs français et Anthony Blazevich (Université Edith-Cowan, Australie) ont constitué trois groupes de volontaires, tous de sexe masculin : douze garçons prépubères de 8 à 12 ans, douze adultes non entraînés d’une vingtaine d’années, et treize athlètes d’endurance dans la même tranche d’âge. Dans les deux premiers groupes, le niveau d’activité physique ne dépassait pas quatre heures par semaine. Les membres du troisième groupe étaient, eux, inscrits dans un club d’athlétisme, de cyclisme ou de triathlon et s’entraînaient six fois par semaine. Ils n’étaient pas marathoniens.
Tous ont été soumis à deux tests, sur un vélo...




                        

                        


<article-nb="2018/05/08/19-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Des traces laissées sur les os d’un rhinocéros insulaire suggèrent qu’un représentant du genre « Homo » vivait dans l’archipel dix fois plus tôt qu’on ne le pensait.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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Une présence humaine aux Philippines il y a 700 000 ans

Des traces laissées sur les os d’un rhinocéros insulaire suggèrent qu’un représentant du genre « Homo » vivait dans l’archipel dix fois plus tôt qu’on ne le pensait.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 16h36
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            

Nos prédécesseurs du genre Homo avaient peut-être le pied plus marin qu’on ne l’imaginait. C’est ce que suggère la découverte sur l’île de Luzon, aux Philippines, d’outils de pierre taillée associés à des ossements de rhinocéros portant des marques de débitage et de percussion. L’ensemble aurait environ 700 000 ans, une date dix fois plus ancienne que le plus ancien ossement pré-humain connu dans l’archipel philippin, un os du pied vieux de 67 000 ans, trouvé dans la grotte de Callao. Pour rappel, Homo sapiens, lui, est apparu il y a un peu plus de 300 000 ans en Afrique.
La découverte, faite à 250 km au nord de Manille sur un site étudié depuis 2014, a été présentée, le 3 mai, dans la revue Nature. La fouille n’a pas livré de restes ­humains, mais les marques relevées sur le rhinocéros signent la présence de représentants du genre Homo aux Philippines à cette date reculée. A la même époque, dans la région, l’île indonésienne de Flores était habitée par Homo floresiensis, surnommé « le Hobbit » pour sa petite taille.
Colonisation des îles
« Ce qui est surprenant, c’est que ce se soit passé deux fois : Flores et Luzon ont toujours été des îles, et ­elles ont été toutes deux colonisées très tôt », souligne Thomas Ingicco, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, qui a dirigé les fouilles aux Philippines. Il rappelle que, même lorsque le ­niveau des mers était 120 mètres plus bas qu’aujourd’hui, les bras de mer à traverser pour atteindre Luzon n’ont jamais fait moins d’une cinquantaine de kilomètres de large, que l’on vienne du sud-ouest par l’archipel indo-malais, ou du nord, par Taiwan.

Comment faire le trajet depuis le continent ? Pour les petits animaux, des branches d’arbre servent aisément de radeau. Les gros herbivores, comme les stégodons, cousins éteints de l’éléphant, ou le rhinocéros des Philippines, lui aussi disparu, sont d’excellents flotteurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Très rarement, une malformation utérine se traduit par le développement de jumeaux, voire de triplés, dans deux cavités séparées. Des naissances ont été rapportées.
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Une équipe tchèque a étudié la course aux armements entre le Synodontis et les cichlidés dont il parasite les couvées.
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Un poisson coucou dans le lac Tanganyika

Une équipe tchèque a étudié la course aux armements entre le Synodontis et les cichlidés dont il parasite les couvées.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 19h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Zoologie. Dans le grand arbre du vivant, les noms scientifiques informent les spécialistes, les noms vernaculaires éclairent les autres. Synodontis multipunctatus fait exception à la règle. Non que son appellation officielle apparaisse limpide à chacun d’entre nous. Simplement, son patronyme commun, lui, nous induit carrément en erreur. Le « coucou du Tanganyika », puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne vole pas, ne chante pas. Il ignore tout des arbres qui bordent l’immense lac africain, grand comme la Belgique. Car il vit dans l’eau. C’est un poisson, un poisson-chat plus exactement. Quelle mouche locale a donc piqué les naturalistes qui l’ont ainsi baptisé ? Aucune. Simplement, comme son homonyme ailé, notre « coucou » cache ses œufs dans la nichée de son hôte, à qui il laisse le soin de les couver.

Observé dans les années 1970 par des collectionneurs avides d’espèces exotiques, le poisson-chat parasite a été pour la première fois décrit scientifiquement en 1986. Mais les échanges précis avec ses hôtes restaient mal connus. Dans un article publié dans la revue Science Advances, mercredi 2 mai, une équipe tchèque est parvenue à en détailler les conditions et à observer les modes de défense développés par les cichlidés ainsi menacés.
Les six espèces cibles jusqu’ici répertoriées partagent un trait commun : elles couvent leurs œufs dans leur bouche. Simochromis diagramma, par exemple, dépose un œuf sur le sable, tourne rapidement autour de lui, le gobe et le fait fertiliser, dans sa cavité buccale, par le mâle. Idem avec un deuxième œuf, puis un troisième, et ainsi de suite. Un rituel que Synodontis vient violemment perturber. Convaincue d’avoir affaire à un prédateur, dame cichlidé libère l’ensemble de ses œufs qu’elle engloutit ensuite d’un coup. Une opération de quelques secondes… qui suffisent au poisson-chat pour placer quelques-uns de ses propres œufs au milieu du « panier ». Comme son...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Tombé très jeune amoureux du monde amérindien, l’archéologue Stéphen Rostain, baroudeur infatigable a passé trente ans de sa vie à sortir de l’oubli et à faire revivre les populations précolombiennes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/05/2018
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On a rencontré le véritable Indiana Jones

Tombé très jeune amoureux du monde amérindien, l’archéologue Stéphen Rostain, baroudeur infatigable a passé trente ans de sa vie à sortir de l’oubli et à faire revivre les populations précolombiennes.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h06
    |

                            Marina Julienne








                        



                                


                            

« L’Amazonie, faut r’connaître, c’est du brutal ! » Quand Stéphen Rostain vous raconte sa vie d’archéologue, on ne peut s’empêcher de penser à cette réplique de son film-culte, Les Tontons flingueurs, dont il prend un malin plaisir à caser des citations dans chacun de ses articles.
Il a beau être du genre « grand et fort », le terrain a souvent failli avoir raison de lui. Suspendu sur une branche au-dessus du vide pour avoir dérapé sur des déblais, terrassé en Equateur par une fière typhoïde particulièrement tenace, la main grosse comme un ballon de foot à la suite d’une piqûre de palmier ­vénéneux ou les jambes dévorées par une ­colonie de fourmis rouges sur laquelle il ­venait d’uriner par mégarde, il s’en sort finalement toujours aussi bien que les héros de Marvel, qu’il adule depuis tout petit.
Nourri de « mauvaise littérature » (Bob ­Morane) et de BD, il trouve dans Tintin et le temple du Soleil sa vocation d’archéologue, confirmée quand il rencontre le « Dieu » de l’archéologie mexicaine, Roman Piña Chan, et participe aux fouilles sur le site de Teotihuacan. « J’avais 20 ans, et bourlingué de Belize au Guatemala avant de me retrouver au Mexique. Pour gagner ma vie, je jouais au poker avec les ouvriers de son équipe. C’est là que je suis tombé amoureux du monde amérindien. »
Il trouvera la force de ne pas verser dans l’idolâtrie des « grandes civilisations andines », en envoyant valser les Incas de Tintin et surtout la communauté scientifique française qui ne jure que par les Mayas. « J’ai décidé de m’intéresser aux Basses-Terres, quand tous les archéologues étaient focalisés sur les Hautes-Terres (Andes). On m’a prédit l’oubli et le chômage, car l’archéologie amazonienne, ça n’existait pas. Mon plus proche voisin fouillait à 3 000 km de moi ! »
Ingéniosité des Amérindiens
Sa première mission officielle, il la mène en Guyane, où il est censé étudier les...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Pour la première fois, de l’hélium a été détecté dans l’atmosphère d’une planète en orbite autour d’une autre étoile que le Soleil.
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ La mission de la NASA, qui a pour objectif de sonder l’intérieur de la Planète rouge, doit décoller de Californie samedi et se poser sur Mars fin novembre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/05/2018
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La mission InSight part sonder les entrailles martiennes

La mission de la NASA, qui a pour objectif de sonder l’intérieur de la Planète rouge, doit décoller de Californie samedi et se poser sur Mars fin novembre.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 02h29
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 17h47
    |

            Pierre Barthélémy (Base de Vandenberg (Californie), envoyé spécial)








                        



   


La terre a tremblé, avant l’aube, en Californie, samedi 5 mai. Non pas en raison d’un des séismes redoutés dans la région mais à l’occasion du décollage, depuis la base militaire de Vandenberg, d’une fusée Atlas-V emportant à son bord une mission à 1 milliard de dollars (835 millions d’euros), InSight. Direction Mars, sur laquelle cet engin de la NASA se posera le 26 novembre, après un voyage de plus de six mois et de 485 millions de kilomètres.
« C’est un grand jour. Nous retournons sur Mars », a lancé Jim Bridenstine, patron de la NASA, après le décollage. « C’est important pour notre pays. C’est également important pour le monde et cela établit vraiment le leadership des Etats-Unis de nombreuses façons ». Après environ 1 h 40 de vol, la sonde s’est séparée comme prévu de l’étage supérieur de la fusée: « Je suis toute seule maintenant », peut-on lire sur le compte Twitter d’InSight.

I'm on my own now. Separation from the upper stage of my #AtlasV rocket is confirmed. This marks the beginning of m… https://t.co/WMEyHWNmUB— NASAInSight (@NASAInSight)


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Quitte à décevoir les enthousiastes du spatial, ce ne sera pas une mission spectaculaire avec un rover escaladant des collines, examinant des cailloux ou prenant des photographies de paysage à couper le souffle. Non, InSight est un atterrisseur, c’est-à-dire une plateforme immobile d’instruments scientifiques. Et il ne va pas vraiment s’intéresser à ce qu’il y a sur Mars, mais à ce qu’il y a dedans.
InSight est l’acronyme d’« Interior Explorations Using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transfert ». Ainsi que le résumait, avant le lancement, le responsable du projet, Tom Hoffman (Jet Propulsion Laboratory, NASA/Caltech), malgré tous les engins envoyés sur la Planète rouge depuis des décennies, « jusqu’ici, sur Mars, on n’a littéralement fait que gratter la surface. Avec InSight ce sera la première fois qu’on étudiera la structure interne » d’une autre planète que la Terre.
Une fois posé non loin de l’équateur martien, dans la plaine d’Elysium Planitia, InSight ouvrira, comme des éventails qu’on déploie, ses deux panneaux solaires, puis prendra quelques semaines pour installer ses deux principaux instruments.
Le premier, SEIS (Seismic Experiment for Interior Structures), est un sismomètre ultra-précis fourni par le Centre national d’études spatiales (CNES). La NASA a en effet profité de l’expérience du Français Philippe Lognonné (Institut de physique du globe de Paris, IPGP) en la matière. Expérience malheureuse jusqu’ici : depuis trois décennies Philippe Lognonné travaille sur un projet de sismomètre martien. Son premier instrument était à bord de la mission russe Mars96 mais celle-ci ne devait jamais vraiment quitter la Terre en raison d’une défaillance de sa fusée après le décollage et se désintégra dans le Pacifique le 17 novembre 1996. Le projet suivant, NetLander (CNES et Agence spatiale européenne), de quatre petits atterrisseurs destinés à étudier la géophysique de Mars, ne vit jamais le jour, abandonné après la phase d’études…
Une planète à remonter le temps
Sauf catastrophe – par exemple lors de l’entrée, toujours délicate, dans l’atmosphère martienne, ou au cours de l’atterrissage –, la troisième tentative devrait être la bonne pour le sismomètre d’inspiration française. Posé à terre et placé sous une sorte de cloche à fromage qui le protégera des intempéries martiennes, SEIS « écoutera » l’intérieur de la Planète rouge, à l’affût de ses moindres vibrations. Au cours des deux années de la mission, les chercheurs espèrent ainsi détecter plusieurs dizaines de « tremblements de Mars ».

   


Comme on en a fait l’expérience sur Terre depuis longtemps, l’analyse des ondes sismiques est un outil précieux pour sonder les entrailles d’une planète. Elles livrent des indices sur les différentes couches qu’elles traversent. Les planétologues attendent donc de SEIS qu’il leur dise à quelles profondeurs se situent les frontières entre croûte et manteau, entre manteau et noyau, et qu’il leur fournisse des données sur la composition de ces couches.
Pour ces scientifiques, qui veulent remonter à la formation des planètes rocheuses dans le Système solaire, l’information est d’importance : tandis que, sur Terre, la tectonique des plaques a progressivement digéré toute la croûte originelle, le phénomène ne s’est pas produit sur la Planète rouge, très peu active (voire pas du tout) sur le plan tectonique, probablement à cause de sa petite taille.
Mars pourrait donc servir de témoin de l’état initial d’une planète tellurique. Il sera même possible de remonter plus avant dans le temps et d’avoir des informations plus précises sur la composition du disque proto-planétaire, cette nébuleuse de matière tournant autour du Soleil naissant, à partir de laquelle se sont formées les planètes.
Les géophysiciens espèrent aussi comprendre comment le volcanisme martien, qui a jadis été impressionnant, s’est affaibli au point de sembler avoir disparu. Cerise sur le gâteau : la précision de SEIS devrait aussi permettre de détecter les ondes sismiques émises par… les impacts des quelques météorites qui s’écrasent chaque année sur Mars.
Taupe robotisée
Le deuxième gros instrument, HP3 (Heat Flow and Physical Properties Probe), fourni par le DLR, équivalent allemand du CNES, constitue lui aussi une première.
Il s’agit d’une sorte de taupe robotisée qui, en donnant pendant plusieurs semaines de nombreux petits coups de marteau, s’enfoncera entre 3 et 5 mètres sous la surface martienne pour y installer des capteurs de température. L’objectif est de mesurer la quantité de chaleur qui remonte et s’échappe de l’intérieur de Mars, de déterminer à quelle vitesse les entrailles de la planète se refroidissent mais aussi de dire à quelle profondeur l’eau martienne se trouve sous forme liquide.
Même si, pour l’heure, la question de la vie sur Mars reste ouverte, la question de la vie de Mars en tant qu’organisme géophysique devrait, d’ici au début de 2019, avoir des réponses. N’est-il pas tentant en effet de voir en SEIS un stéthoscope prenant le pouls de la planète et en HP3 un thermomètre prenant sa température ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Il ne suffit pas de rêver transformer un secteur économique pour que cela se produise instantanément. Comme le rappelle Philippe Escande, éditorialiste au « Monde », l’industrie est affaire d’anticipation, d’organisation et de travail.
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Tesla et Vélib’ frappées par « la malédiction du court terme »

Il ne suffit pas de rêver transformer un secteur économique pour que cela se produise instantanément. Comme le rappelle Philippe Escande, éditorialiste au « Monde », l’industrie est affaire d’anticipation, d’organisation et de travail.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 14h04
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, a une façon particulière de séduire la communauté financière. A un analyste qui lui demandait lors d’une conférence téléphonique, mercredi 2 mai, s’il allait devoir augmenter à nouveau son capital pour couvrir les difficultés de montée en cadence de son dernier modèle de voiture, il l’a coupé sèchement en lâchant « les questions stupides et ennuyeuses ne sont pas cool », avant d’aller répondre aux questions nettement moins agressives d’un Youtubeur. Durant 20 minutes, ce dernier a pu l’interroger sur ses projets dans la voiture autonome et les batteries. Enfin, de bonnes questions !

Comme tous les patrons, Elon Musk préfère qu’on lui parle du futur que du présent, de ses ambitions plutôt que de ses problèmes. C’est humain, et les deux sujets sont pertinents et intimement liés.
« L’intendance suivra »
La stratégie est destinée à se transformer en gestion quotidienne. Mais il est risqué de penser, comme on l’a prêté à De Gaulle : « Rétablissons la confiance, l’intendance suivra. » Bien plus tard, le général niera avoir prononcé une phrase aussi dangereuse. Car c’est bien souvent l’intendance qui fait gagner ou perdre des guerres.
Dans le cas d’Elon Musk, l’intendance ce sont à la fois les moyens industriels qu’il déploie et les milliards que lui procure la Bourse pour poursuivre son aventure. Il ne suffit pas de rêver transformer l’industrie automobile, passer de 50 000 voitures par an à 500 000 en terrassant les dinosaures qui la dominent actuellement, pour que cela se produise instantanément. L’industrie, comme son nom l’indique, est affaire d’anticipation, d’organisation et de travail.
Ce n’est pas pour rien que les deux « inventeurs » de l’industrie du XXe siècle, Henry Ford, le fondateur de Ford, et Alfred Sloan, le patron de General Motors, sont aussi les pionniers de l’organisation, du management et des techniques de production....




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Une publication baptisée « Nature Machine Intelligence » doit voir le jour en 2019. Deux mille cinq cents chercheurs dénoncent son accès payant.
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Des chercheurs en intelligence artificielle boycottent une nouvelle revue de l’éditeur de « Nature »

Une publication baptisée « Nature Machine Intelligence » doit voir le jour en 2019. Deux mille cinq cents chercheurs dénoncent son accès payant.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 14h43
   





                        



   


Springer Nature, l’éditeur de la prestigieuse revue scientifique Nature, a prévu de lancer l’an prochain un nouveau titre consacré à l’intelligence artificielle (IA) baptisé « Nature Machine Intelligence ». Une annonce qui n’a pas réjoui tous les chercheurs en IA. Deux mille cinq cents spécialistes ont signé un texte assurant qu’ils boycotteraient la revue – c’est-à-dire qu’ils ne lui soumettront pas d’articles, et ne participeront pas à l’indispensable processus d’évaluation des articles par les pairs.
Parmi eux, on compte de nombreux employés des grandes entreprises du Web, des membres de célèbres institutions comme le MIT ou Harvard, et les plus grands noms du secteur comme Yann LeCun, responsable des laboratoires de recherche en IA de Facebook, le pionnier du « deep learning » Yoshua Bengio ou encore Jeff Dean, cofondateur du projet Google Brain.
La raison de leur colère ? L’accès « fermé » à cette revue, ce qui signifie qu’il faut payer pour accéder à ses articles, qui ne seront donc pas mis à disposition de tous. Or un grand nombre de chercheurs en intelligence artificielle s’engagent à ce que leurs travaux soient accessibles gratuitement et réutilisables par tous ceux qui le souhaiteraient. « Il n’y a pas de place » pour ce type de publication « dans le futur de la recherche sur l’apprentissage automatique », peut-on lire dans ce message, qui évoque même « un retour en arrière ». « En revanche, nous accueillerons à bras ouverts de nouvelles revues ou conférences sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine dont l’accès serait ouvert et gratuit. »
Un débat qui dépasse l’intelligence artificielle
Ce débat dépasse largement le secteur de l’intelligence artificielle : de nombreux chercheurs s’insurgent depuis longtemps contre les éditeurs qui font payer, à un prix souvent élevé, l’accès à leurs publications. Or, comme l’a rappelé dans les colonnes de Motherboard Tom Diettriech, chercheur en IA à l’université de l’Oregon à l’origine de ce boycott, ce sont souvent les universités qui produisent ces articles, les corrigent et les évaluent… avant de devoir payer l’abonnement à ces revues. « Pourquoi nos employeurs devraient payer à nouveau pour lire l’article publié ? », demande-t-il.

        Lire aussi :
         

                Des chercheurs se mobilisent pour un accès gratuit aux publications



Un porte-parole de Nature Machine Intelligence a expliqué à Motherboard que des titres comme le sien « impliquaient un travail éditorial substantiel », et nécessitaient donc des financements. « Nous pensons que la façon la plus juste de produire ces revues, et d’assurer leur survie à long terme comme ressource pour la communauté la plus large possible, est de partager ces coûts entre de nombreux lecteurs – et pas seulement de les faire porter à quelques auteurs seulement. »
Le débat est épineux, attisé ces dernières années par le succès de sites comme Sci-Hub, qui mettent à disposition, gratuitement et illégalement, des milliers d’articles de recherche au nom de l’accès ouvert.

        Lire aussi :
         

                Alexandra Elbakyan, la Kazakhe pirate d’articles scientifiques






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Ce chercheur et cancérologue, pionnier des traitements d’immunothérapie dans les tumeurs, a dirigé pendant seize ans l’Institut Gustave-Roussy.
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Le cancérologue Thomas Tursz est mort

Ce chercheur et cancérologue, pionnier des traitements d’immunothérapie dans les tumeurs, a dirigé pendant seize ans l’Institut Gustave-Roussy.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 16h22
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Eminent cancérologue et chercheur, le professeur Thomas Tursz est mort le 27 avril à Paris, à l’âge de 71 ans. Pendant seize ans, de 1994 à 2010, ce visionnaire à la forte personnalité a dirigé l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (IGR), la « maison » où il a fait la plus grande partie de sa carrière et qui est aujourd’hui le premier centre de lutte contre le cancer en Europe.
Il a également présidé pendant six ans la fédération des centres de lutte contre le cancer (Unicancer), puis, à partir de 2013, le comité d’orientation de la recherche de la Fondation ARC.
Né à Cracovie (Pologne) en 1946, c’est d’abord dans les récits de son père, qui fut médecin dans le ghetto de Varsovie, que Thomas Tursz puise son goût pour ce métier. Il se lance dans des études médicales puis scientifiques à la fin des années 1960. « Juste à la fin de cette période faste où on croyait encore que les progrès dans le traitement du cancer allaient continuer naturellement, rapidement et régulièrement jusqu’à la victoire finale, que nous étions censés connaître avant la fin de notre carrière médicale », écrit-il dans La Nouvelle Médecine du cancer (Odile Jacob, 2013). Enseignant à partir de 1986 au sein de l’université Paris-Sud, il passera la plus longue partie de sa vie professionnelle dans « une dualité frustrante » entre les soins aux patients et la recherche au laboratoire.
« Ma vieille et unique ennemie : la mort »
Comme clinicien, sa carrière est riche en rencontres fortes, en « moments d’espoir, de luttes pour repousser de quelques semaines, voire de quelques jours [sa] vieille et unique ennemie : la mort », mais elle est aussi remplie de « désillusions, d’espoirs déçus, d’échecs répétés… ». Les années 1970-2000 sont en effet selon lui « les années noires de la cancérologie », une période où les médecins ont la sensation que les avancées importantes ont été faites et qu’ils ne participent qu’à...




                        

                        


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Levothyrox : des malades réclament toujours le retour de l’ancienne formule

Un rassemblement a eu lieu, à Paris, à l’initiative de l’Association française des malades de la thyroïde.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 13h00
    |

                            Cécile Fragne








                        



   


La mobilisation pour le retour définitif de l’ancienne formule du Levothyrox, ce médicament destiné à corriger l’hypothyroïdie, ne faiblit pas. Mercredi 2 mai après-midi, à l’initiative de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), quelques centaines de personnes – une majorité de femmes – se sont rassemblées devant le ministère de la santé, à Paris.
Pendant que la ministre, Agnès Buzyn, recevait des représentants d’associations de patients et des professionnels de santé, les témoignages de responsables associatifs et de malades se sont succédé, avec un message commun : réclamer le maintien de l’ancienne formule du médicament, appelée Euthyrox, actuellement distribuée au compte-gouttes dans les pharmacies françaises.

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Face aux polémiques et aux plaintes suscitées par la mise sur le marché, à la fin de mars 2017 par le laboratoire Merck, d’une nouvelle formule du Levothyrox, le gouvernement avait, à l’automne, annoncé le rétablissement de l’ancienne formule. Les autorités avaient toutefois précisé que ce retour était temporaire. Aujourd’hui, l’arrêt définitif de la commercialisation de l’Euthyrox au-delà de 2018 inquiète particulièrement les malades.
Approvisionnement en Allemagne
« J’ai fait des stocks pour deux ans, explique par exemple Christine Froment, présidente du collectif Victimes du Levothyrox Champagne-Ardenne, venue de Troyes pour l’occasion. Après huit ans de traitement à l’Euthyrox, elle dit que le passage à la nouvelle formule sans avertissements lui a provoqué en l’espace de vingt et un jours « une extrême fatigue, des envies de suicide », ainsi que des problèmes moteurs. Le retour à l’ancienne formule lui à « redonné la forme en à peine cinq jours », assure-t-elle.
Comme beaucoup d’autres patients, elle s’approvisionne désormais en Allemagne, malgré les dépenses supplémentaires que cela implique. « Les pharmacies étrangères ont désormais un fonctionnement bien rodé », confirme Brigitte Chardigny, malade de la thyroïde depuis vingt-cinq ans. Elle-même dit avoir subi des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox pendant six mois, jusqu’à devenir « l’ombre d’elle-même ».
Depuis octobre, cette Lyonnaise a traversé une fois la frontière italienne, et commandé deux fois des boîtes d’Euthyrox par téléphone à une pharmacie allemande. Malgré le retour à l’ancienne formule, elle dit garder des séquelles au niveau du système neurologique, visuel et cardiaque.
« Fini d’être cobayes »
L’arrivée sur le marché français de cinq nouveaux médicaments alternatifs au Levothyrox (L-Thyroxin Henning, Thyrofix, TCAPS) n’a pas convaincu un certain nombre de malades d’abandonner l’ancienne formule. « C’est fini d’être cobayes, s’insurge Annie Attias, 59 ans, contrainte de prendre de l’Euthyrox depuis son cancer de la thyroïde en 2011. Je ne vais pas revivre les effets secondaires d’il y a un an. »

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Certaines personnes se disent néanmoins prêtes à sauter le pas de ces nouveaux médicaments. Membre de l’AFMT, Sylvie Guillota raconte avoir subi les effets secondaires du nouveau traitement à l’été 2017. Elle cite des problèmes articulaires, des vertiges, des troubles de la vision… « C’est bien simple, je n’arrivais même pas à marcher 500 mètres sur la plage de Saint-Malo, se souvient-elle. C’est comme si on m’avait débranché la prise et je n’avais plus aucune énergie vitale. »
Il lui a fallu changer d’endocrinologue pour pouvoir se faire prescrire de la L-Thyroxine, produite par les laboratoires Serb, seule alternative au Levothyrox il y a un an. Elle dit aller mieux aujourd’hui, malgré une fatigue encore difficile à endiguer, et s’apprête à délaisser son traitement actuel pour le médicament TCAPS, des laboratoires Genevrier qui ont obtenu l’autorisation de le commercialiser en France depuis avril. « J’avais des inquiétudes sur le dosage, mais tous les retours que nous avons sont positifs », dit-elle.
« Il n’y a pas de volonté de la part du gouvernement de faire bouger les lignes afin d’imposer plus de transparence aux industriels »
Outre le maintien de la production et de la commercialisation de l’ancienne formule Euthyrox, les malades sont surtout en quête de réponses de la part de Merck et du gouvernement. Pourquoi avoir voulu retirer une formule qui convenait à 3 millions de patients ? Pourquoi ne pas avoir conservé les deux versions en circulation ? Et pourquoi les effets secondaires n’ont-ils pas atteint tous les malades ?
« Je me moque des dédommagements, explique Sylvie Guillot. Je veux qu’on fasse la lumière sur ce qu’il s’est passé, pour que cela ne puisse plus se reproduire. » Beaucoup de patients se disent toutefois sans illusions. « Il n’y a pas de volonté de la part du gouvernement de faire bouger les lignes afin d’imposer plus de transparence aux industriels, dit en soupirant Edith, sous traitement depuis qu’on lui a retiré la thyroïde. La ministre, Agnès Buzyn, ne reconnaîtra surtout jamais que l’Agence nationale de santé et du médicament [ANSM] a commis des erreurs. »

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Le ministère de la santé comptabilise 17 000 cas de malades ayant subi des effets indésirables. Il s’appuie sur le nombre de signalements effectués auprès de l’Agence du médicament, soit 0,75 % des patients.
« Il faut que la France cesse d’être dans le déni », lance Nell Gaudry, porte-parole de l’AFMT. « On ne demande pas la guillotine, assure Edith. On souhaite simplement que les choses rentrent dans l’ordre pour pouvoir reprendre nos vies. » 



                            


                        

                        


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Souffrances, frustration, satisfaction : l’agence sanitaire française définit le bien-être animal

L’Anses considère qu’il faut intégrer la « dimension mentale » du ressenti de l’animal. Une recommandation fondée sur l’évolution des connaissances scientifiques.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 15h34
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

« Le bien-être d’un animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. » Pour la première fois, une agence officielle française propose une définition de ce concept, qui s’applique aux bêtes d’élevage, de zoo, de cirque, de compagnie, de laboratoire, celles utilisées pour les loisirs (chasse, pêche, corridas...) ou à des fins d’enseignement. 
Mercredi 25 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un avis qui se veut en adéquation avec l’évolution des connaissances scientifiques sur les capacités cognitives et émotionnelles des animaux. Une telle définition était notamment attendue par des associations de défense des bêtes.
Ainsi, estime l’Anses, l’idée de bien-être nécessite de considérer comme centrale la « dimension mentale » du ressenti de l’animal dans son environnement. Cela passe notamment par la prise en compte de ce que ce dernier perçoit comme déplaisant – et qui est à l’origine de douleurs, de souffrances et de frustrations –, mais aussi par la mise en place de mesures favorisant l’expression de ses émotions positives, telles que le plaisir ou la satisfaction. Il faut aussi y associer une dimension temporelle : la notion de qualité de vie implique que l’animal soit satisfait « pendant toute sa vie », ce qui englobe « son passé, sa vision du futur mais aussi les conditions de sa mort ».
L’Anses ne pousse pas la logique jusqu’à remettre en question le principe de l’appropriation et de l’exploitation des animaux par les humains. L’agence se positionne plutôt du côté du « welfarisme », un courant qui prône l’amélioration des conditions de vie des bêtes sans interroger la finalité de leur « mise sous tutelle humaine ».
« Bouteille à la mer »
Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214, qui lutte pour...




                        

                        

