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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La Chine domine un secteur d’activité tiré par la croissance du solaire photovoltaïque.
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Les énergies renouvelables passent le cap des 10 millions d’emplois dans le monde

La Chine domine un secteur d’activité tiré par la croissance du solaire photovoltaïque.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 17h38
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Alors que les énergies « vertes » peinent à trouver leur place dans le paysage français, les indicateurs restent au beau fixe pour ce secteur à l’échelle planétaire. Pour la première fois, le cap des 10 millions d’emplois a été franchi en 2017, selon le décompte publié mardi 8 mai par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Toutes filières confondues, le total s’établit à 10,34 millions, soit un bond de plus de 500 000 en un an. Par rapport à 2012, la progression est considérable puisqu’elle atteint 45 %.
« Les énergies renouvelables sont devenues un pilier d’une croissance économique faiblement carbonée partout dans le monde », commente Adnan Z. Amin, directeur général de l’Irena, qui met en avant « les avantages économiques, sociaux et environnementaux de ces énergies ».
Les forces vives sont toutefois très inégalement réparties. L’Asie en concentre 60 %, dont près de 40 % chez le géant chinois, tandis que l’Inde, malgré son développement dans le solaire, ne pèse encore que pour à peine 4 % du total. Le dynamisme du continent asiatique s’explique bien sûr par la taille de son marché intérieur, mais aussi, souligne l’étude, par les politiques de soutien public mises en place. Les deux autres poids lourds sont le Brésil et les Etats-Unis, avec respectivement 893 000 et 786 000 emplois.

Considérée dans son ensemble, l’Europe occupe une place significative, avec 1,2 million d’emplois. Elle le doit pour beaucoup à l’Allemagne, qui représente à elle seule plus du quart de ce potentiel, loin devant le Royaune-Uni et la France. Celle-ci ne totalise que 107 000 postes dans les renouvelables, soit seulement 1 % du score mondial.
Enfin, l’Afrique, bien que sous-représentée, figure désormais dans le recensement de l’Irena, où elle n’apparaissait pas avant 2016. Un essor timide qui reste surtout le fait de l’Afrique du Sud, où sont localisés près de 60 % des 76 000 emplois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Coulées de lave, émanation toxique, tremblement de terre…, l’éruption du Kilauea continue à Hawaï. Plus de 1 700 personnes ont dû évacuées.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La Cour de cassation a examiné le pourvoi formé par deux associations contestant l’annulation des mises en examen. Réponse le 19  juin.
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Un dernier espoir de procès pour les victimes de l’amiante

La Cour de cassation a examiné le pourvoi formé par deux associations contestant l’annulation des mises en examen. Réponse le 19  juin.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 11h08
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            
C’était l’audience de la dernière chance, celle qui ouvrira peut-être la voie à un procès pénal du scandale sanitaire de l’amiante, alors que la première plainte liée à cette fibre cancérogène – bannie en France depuis le 1er janvier 1997 – remonte à 1996. Lundi 7 mai, la chambre criminelle de la Cour de cassation a examiné les pourvois formés par le Comité anti-amiante Jussieu et l’Association régionale de défense des victimes de l’amiante du Nord-Pas-de-Calais (Ardeva 59-62) contre une décision rendue le 15 septembre 2017 par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Au grand dam des deux associations composées de proches ou de victimes ayant travaillé aux chantiers navals de la Normed de Dunkerque ou sur le campus universitaire parisien de Jussieu, la juridiction avait annulé ce jour-là, pour la deuxième fois en trois ans, les mises en examen pour « blessures ou homicides involontaires » de neuf personnes, prononcées entre décembre 2011 et janvier 2012. 
Issus du milieu industriel et scientifique ou hauts fonctionnaires du ministère du travail, de la santé ou de l’industrie, les mis en cause (dont un est entre-temps décédé) ont tous participé, de 1982 à 1995, à la structure de lobbying mise en place par les industriels de l’amiante : le Comité permanent amiante (CPA). Ils ont été mis en examen pour avoir « désinformé » sur les risques de l’amiante, avoir retardé l’adaptation de la réglementation et évité l’interdiction de la fibre. En septembre 2017, la chambre de l’instruction a cependant estimé que ces neuf personnes ne connaissaient pas les risques et ne disposaient pas d’un pouvoir décisionnaire. Une affirmation qui fait bondir les victimes.
Connaissance manifeste du risque
Juge du droit en matière judiciaire, la Cour de cassation n’a pas pour mission d’examiner le fond des dossiers. La Haute Juridiction doit seulement s’assurer que la loi a été correctement appliquée aux faits constatés par les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les Antilles françaises sont confrontées à une invasion d’algues brunes toxiques, une catastrophe sanitaire, environnementale et économique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/05/2018
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Les algues sargasses, cauchemar des Caraïbes

Les Antilles françaises sont confrontées à une invasion d’algues brunes toxiques, une catastrophe sanitaire, environnementale et économique.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 13h43
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Des navires qui ne peuvent plus quitter le port, englués dans une soupe d’algues brunes à l’odeur insoutenable et dont émane un cocktail d’hydrogène sulfuré et d’ammoniac : ce n’est là qu’une des illustrations du cauchemar vécu par les habitants des Caraïbes avec les arrivées à répétition de sargasses. Ces algues, qui s’échouent en radeaux de plusieurs centaines de mètres carrés de superficie et plusieurs mètres d’épaisseur, sont très abondantes depuis fin février. Ce phénomène se produit à épisodes irréguliers depuis les premières vagues apparues dans l’arc antillais en 2011.
Durant la saison catastrophique de référence, en 2014-2015, la Martinique avait par exemple ramassé près de 60 000 tonnes de matières sèches, tandis que 800 personnes avaient consulté pour des indispositions dues aux émanations de gaz. Cette année devrait être pire. C’est une véritable catastrophe sanitaire, environnementale et économique, que connaissent en particulier les Antilles françaises.
Les alertes se multiplient. Des survols aériens indiquent que des bancs de sargasses pourraient aussi atteindre Saint-Martin dans les prochains jours, alors que l’île était relativement épargnée jusqu’à présent. De même, les côtes de Guyane ont reçu en avril des arrivages qu’elle n’avait plus vus depuis 2015. Les bateaux de passagers ne parviennent plus à desservir les îles de La Désirade et de Terre-de-Bas dans l’archipel des Saintes.
« Catastrophique »
Près des lagons aux eaux auparavant bleu turquoise qui virent au brun, les résidents se plaignent de maux de tête sévères à cause de l’hydrogène sulfuré, un gaz toxique pour les humains que dégagent les algues en putréfaction. Dans la commune du Robert, en Martinique, les établissements scolaires ont dû fermer plusieurs jours. Même les équipements électroniques en pâtissent : frappés par un processus d’oxydation accélérée, frigos, climatiseurs, ordinateurs, tombent irrémédiablement en panne.
« C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Comment agir pour sauvegarder les ressources de la planète, y voir clair et prendre les bonnes décisions ?  Un outil mis en ligne répond à ces questions, avec une efficacité inédite.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dus au tourisme, selon une étude prenant en compte transport, alimentation, hébergement et achats des voyageurs.
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Le tourisme fait s’envoler le réchauffement planétaire

8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dus au tourisme, selon une étude prenant en compte transport, alimentation, hébergement et achats des voyageurs.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 06h37
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


En 2017, le tourisme international a progressé de 7 %, soit « le meilleur résultat jamais atteint depuis sept ans », se félicitait au début de l’année l’Organisation mondiale du tourisme, qui prévoyait pour 2018 une nouvelle hausse de 4 % à 5 %. Mais l’institution onusienne ne disait rien du revers de ces déplacements en masse : leur impact environnemental, à commencer par leur contribution au réchauffement planétaire.
Or, une étude de chercheurs australiens, chinois et indonésien, publiée lundi 7 mai dans la revue Nature Climate Change, révèle que « l’empreinte carbone » du tourisme mondial est considérable. Selon leurs calculs, cette activité est responsable d’environ 8 % du total des émissions de gaz à effet de serre de l’humanité. Un pourcentage trois fois supérieur aux évaluations antérieures, qui se situaient dans une fourchette de 2,5 % à 3 %. A titre de comparaison, le transport maritime représente 3 % des émissions mondiales de CO2.
Pour parvenir à ce résultat, Manfred Lenzen (université de Sidney, en Australie) et ses collègues ont compilé les données sur les flux touristiques entre cent soixante pays au cours de la période 2009-2013. L’originalité de leur approche est d’avoir comptabilisé non seulement les émissions directement associées aux transports (comme la combustion du kérosène des avions et de l’essence ou du gazole des voitures), mais aussi celles liées aux biens et aux services consommés par les voyageurs, qu’il s’agisse de restauration, d’hôtellerie ou d’achats divers.
En additionnant tous ces postes, les chercheurs estiment que les émissions mondiales imputables au secteur touristique sont passées de 3,9 milliards de tonnes équivalent CO2, en 2009, à 4,5 milliards de tonnes, en 2013. Il faut préciser que ces chiffres incluent les déplacements professionnels, qui ne sont pas distingués des autres dans cette étude.
Contrepartie aux retombées économiques
Plus que les voyages internationaux, ce sont les trajets et les séjours intérieurs qui sont la source de la plus grande partie des rejets carbonés. Sans surprise, les Américains pèsent le plus fortement dans ce bilan, puisqu’ils sont à l’origine d’environ un quart des « émissions touristiques ». Ils sont suivis des Chinois, dont les classes émergentes sont de plus en plus voyageuses. Arrivent ensuite, dans le « top 10 » des pays émetteurs, l’Allemagne, l’Inde, le Mexique, le Brésil, le Canada, le Japon, la Russie et le Royaume-Uni.
Les auteurs attirent l’attention sur la situation des Etats insulaires, comme les Maldives, les Seychelles, la République de Maurice ou la République de Chypre, qui constituent des destinations exotiques très prisées des vacanciers et où le tourisme de masse génère « de 30 % à 80 % » des émissions nationales de CO2. Une contrepartie chèrement payée aux retombées économiques de l’afflux de visiteurs.
Jusqu’à présent, soulignent les chercheurs, les efforts de réduction de l’empreinte carbone du secteur touristique n’ont pas suffi à inverser la courbe. Le transport aérien est en première ligne. Certes, en octobre 2016, les cent quatre-vingt-douze pays membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale se sont engagés à plafonner les émissions de cette activité – non couverte par l’accord de Paris sur le climat – à leur niveau de 2020, jusqu’en 2035. Mais à moyen terme, la croissance continue du tourisme mondial, poussée par l’élévation du niveau de vie des pays émergents, laisse présager une aggravation de son impact environnemental.
« Nous prévoyons que le tourisme constituera une part croissante des émissions de gaz à effet de serre », préviennent les auteurs. Pour inciter les candidats au dépaysement à voyager moins, ou moins loin, la seule solution sera peut-être, suggèrent-ils, de mettre en place une taxation du carbone renchérissant le coût des déplacements. De quoi refroidir les touristes, pour ne pas réchauffer davantage le climat.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Un an après son élection, le chef de l’Etat a fait du climat une arme diplomatique, mais il n’a pas impulsé de changements profonds à l’échelle de la France
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Macron : sur l’environnement, une parole forte, mais des gestes faibles

Un an après son élection, le chef de l’Etat a fait du climat une arme diplomatique, mais il n’a pas impulsé de changements profonds à l’échelle de la France



Le Monde
 |    07.05.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 13h12
    |

                            Service planète








                        



                                


                            

En convainquant Nicolas Hulot, icône de l’environnement, d’entrer au gouvernement, en hissant le ministre de la transition écologique et solidaire au deuxième rang dans l’ordre protocolaire gouvernemental, Emmanuel Macron avait d’emblée placé l’écologie en tête des priorités de la France. Une surprise, tant la campagne du candidat d’En marche ! avait accordé une maigre place à ce dossier. Un an après son accession à l’Elysée, le bilan est plus que mitigé. L’action du chef l’Etat se résume à des prises de paroles extrêmement fortes, notamment sur le climat, accompagnées de politiques timides, voire symboliques. « Le gouvernement tient de beaux discours. Mais son but suprême, c’est le développement du commerce international, pas la défense et la préservation de notre environnement », analyse le philosophe Dominique Bourg, spécialiste de l’écologie.
Sitôt Nicolas Hulot nommé, le doute s’est installé quant à la pérennité du ministre de la transition écologique et solidaire et à sa capacité à peser sur les choix du gouvernement, à changer un modèle économique au regard des impératifs climatiques et environnementaux. Combien de temps le novice allait-il tenir ? Les premières décisions de l’exécutif ont fixé immédiatement les limites de la marge de manœuvre de Nicolas Hulot.
Recul de la baisse du nucléaire dans le mix énergétique, affaiblissement de la définition des perturbateurs endocriniens, interdiction limitée du glyphosate, influence très limitée dans les états généraux de l’alimentation : l’emblème de l’écologie n’a pas réussi à gagner ces arbitrages gouvernementaux. Contraint de composer, le ministre s’est donné « un an » pour juger de l’utilité de son action. Mais à ses premiers pas politiques difficiles s’est ajouté un épisode plus personnel, qui l’a considérablement affaibli : des rumeurs de harcèlement sexuel et de viol publiées dans feu le magazine Ebdo. Nicolas Hulot s’est effacé, réduisant au maximum ses interventions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Pour promouvoir la collecte citoyenne des détritus via les réseaux sociaux, le « selfie déchet » s’est avéré plus efficace que de longs discours. Les opérations se multiplient dans le monde.
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Encourager le nettoyage citoyen via le « selfie déchet »


                      Pour promouvoir la collecte citoyenne des détritus via les réseaux sociaux, le « selfie déchet » s’est avéré plus efficace que de longs discours. Les opérations se multiplient dans le monde.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h59
    |

                            Nicolas Santolaria








   


Aujourd’hui, il existe peu de choses aussi valorisantes que de se prendre en photo avec un déchet et de partager ce cliché sur les réseaux sociaux. « Au début, je postais des images de mes sorties running qui ne provoquaient pas vraiment d’enthousiasme. Un jour, je ne sais pas pourquoi, j’ai ramassé un paquet de cigarettes et j’ai fait un selfie avec. Là, à ma grande surprise, ça a suscité des dizaines de réactions », se rappelle Nicolas Lemonnier, un ostéopathe nantais qui, en janvier 2016, a lancé le groupe Facebook Run Eco Team, devenu depuis une association. Objectif : promouvoir la collecte des déchets en parallèle de la pratique sportive. En six mois, 1 200 personnes, issues de vingt pays différents, rejoignent le groupe, partageant une même préoccupation pour le devenir-poubelle de l’environnement.
« Mark Zuckerberg m’a confié qu’il ramassait lui aussi les déchets en courant, mais qu’il ne voulait pas s’afficher, pour ne pas cannibaliser notre opération. » Nicolas Lemonnier, fondateur de Run Eco Team
« Le 14 juillet 2016, je reçois un coup de fil d’une personne de Facebook qui me dit que Mark Zuckerberg est très intéressé par mon initiative. J’ai d’abord cru à un canular », se souvient Nicolas Lemonnier. Après plusieurs échanges de courriels avec le patron de Facebook, il est finalement invité au siège du réseau social, à San Francisco. La plate-forme américaine réalise alors un petit film sur Run Eco Team qui, une fois mis en ligne, fait passer les adhésions de 1 500 à 14 000, en tout juste quarante-huit heures. « Mark Zuckerberg m’a confié qu’il ramassait lui aussi les déchets en courant, mais qu’il ne voulait pas s’afficher, pour ne pas cannibaliser notre opération », raconte Nicolas Lemonnier, visiblement conquis. Aujourd’hui, Run Eco Team compte 50 000 membres dans 104 pays et récolterait 20 tonnes de détritus chaque semaine.

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Pour favoriser son action, l’association a développé une application de running intégrant un compteur de déchets qui évalue, in fine, la propreté du parcours. « Mon but, c’est maintenant de faire un run écologique avec Emmanuel Macron », confie Nicolas Lemonnier.
Opération #1déchetparjour
A Marseille, l’opération #1déchetparjour/#1pieceofrubbish, initiée par le Britannique Eddie Platt, surfe, elle aussi, sur cette viralité positive, invitant à poster un selfie à chaque ramassage, puis à désigner cinq amis pour relever le défi du nettoyage citoyen.
Autre continent, même combat : constatant la gestion catastrophique des ordures en Guinée, l’activiste environnementale Fatoumata Chérif a imaginé l’opération #selfiedéchets. Au travers d’images qui empruntent autant à l’art de l’autoportrait qu’à celui de la nature morte, cette mise en lumière de l’insalubrité dans les rues de Conakry a permis de faire bouger les pouvoirs publics. « Faire des #selfiedéchets attire l’attention des citoyens sur l’état de pollution généralisée de notre ville, qui était jadis appelée “la perle de l’Afrique de l’Ouest”, se réjouit Fatoumata Chérif. C’est un moyen d’alerter les autorités, mais aussi de sensibiliser et de mobiliser des citoyens afin qu’ils adoptent de bonnes pratiques au quotidien. Le selfie atteste l’authenticité de l’image puisqu’il justifie de la présence de l’auteur de la photo sur les lieux au moment des faits. Ma plus grande satisfaction est d’avoir pu faire en sorte que d’autres jeunes s’approprient le concept. »

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                Quel écocitoyen êtes-vous ?



Participant d’une esthétique de la mobilisation, le selfie déchets s’inscrit en réaction à une vision instagramisée de l’existence où, au lieu d’utiliser des filtres pour rendre son quotidien plus graphique, on le montre dans sa naturalité brute, souillée. Une fois passé le choc des photos, on se dit que la vie serait incontestablement plus belle si elle ne rimait plus avec poubelle.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Face aux déchets, prenez-vous le problème à la source, êtes-vous le roi du recyclage ou un adepte du « plogging » ?
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                
                                    

Quel écocitoyen êtes-vous ?


                      Face aux déchets, prenez-vous le problème à la source, êtes-vous le roi du recyclage ou un adepte du « plogging » ?



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h54
    |

                            Nicolas Santolaria








   


Le maxi-minimaliste
Envisageant le discours sur le recyclage comme un miroir aux alouettes, vous avez décidé d’éliminer le problème à sa source, quand le déchet n’est encore qu’un simple bien de consommation qui vous fait de l’œil. En conséquence, vous n’achetez plus rien de neuf, ou presque, et prenez un plaisir inouï à redonner un lustre aux vieilles choses qui encombrent les brocantes. Votre dernière acquisition : une lampe à huile.

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Le « Bocuse du déchet »
Voir jeter des cordons bleus, sous prétexte que leur date de péremption est tout juste dépassée, heurte vos convictions de « déchetarien ». Ennemi déclaré du gaspillage alimentaire, vous avez fait des poubelles de supermarché votre garde-manger et êtes passé maître dans le fait d’accommoder la laitue défraîchie et les tomates molles.

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Le joggeur ganté
Depuis quelque temps, vous aviez le sentiment étrange que le décor de vos sorties running ressemblait de plus en plus à une décharge publique. Après avoir vu passer sur Twitter le hashtag #1déchetparjour, vous avez investi dans une paire de gants et ramassez désormais tout ce qui vous tombe sous la main. Vous avez maintenant des quadriceps en béton et la conscience tranquille.

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                Le « plogging », ou comment courir « utile »



L’éboueur sartrien
Le déchet est pour vous une source inépuisable de méditation. Récemment, vous vous êtes plongé dans l’ouvrage passionnant de David Wahl : Le Sale Discours. Géographie des déchets pour tenter de distinguer au mieux ce qui est propre de ce qui ne l’est pas (Premier Parallèle, 84 p., 10 €). Votre conviction profonde : l’obsession du déchet est un hygiénisme moral, et le sale est plus propre qu’on ne le pense.

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                Le gouvernement présente son plan pour sortir de l’ère du « tout-jetable »



Le philanthrope du sac-poubelle
Adepte d’un nouveau type de luxe, vous attendez avec impatience la sortie du parfum I Am Trash, les fleurs du déchet (Etat Libre d’Orange), composé à base de détritus organiques. Depuis que réhabiliter la planète est devenu une activité désirable, vous avez rejoint la cohorte des mécènes écoresponsables, tel le riche Norvégien Kjell Inge Rokke, qui veut consacrer la majeure partie de sa fortune au nettoyage des océans. De votre côté, vous financez le projet Ocean Cleanup, du jeune Boyan Slat, qui ambitionne ainsi de récupérer les déchets plastiques du Pacifique à l’aide de gigantesques pièges dérivants. Votre futur yacht sera un camion poubelle des mers.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le robinet ne coule que quelques heures par jour dans des villes qui accueilleront un demi-milliard d’habitants d’ici à 2050. Une émeute a fait deux morts en mars.
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Les habitants des villes indiennes souffrent d’un piètre approvisionnement en eau

Le robinet ne coule que quelques heures par jour dans des villes qui accueilleront un demi-milliard d’habitants d’ici à 2050. Une émeute a fait deux morts en mars.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h39
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Les camions-citernes font désormais partie du paysage urbain indien. Chaque jour, ils transportent des millions de litres d’eau des campagnes vers les quartiers asséchés des villes. Parfois, la distribution tourne à l’émeute. Deux habitants sont morts en mars dans un quartier pauvre de New Delhi lors d’une dispute qui a éclaté au moment du remplissage des bidons. La pénurie en eau coûte des vies humaines et de précieuses heures de travail ou de scolarisation lorsque des enfants sont chargés de la collecter. L’absence d’infrastructures d’assainissement et la mauvaise qualité de l’eau menacent aussi la santé des habitants.
Dans les villes indiennes, qui accueilleront 500 millions d’habitants d’ici à 2050, la distribution d’eau au robinet n’est assurée que quelques heures par jour. Les habitants les plus chanceux ont alors recours à des pompes pour stocker l’eau souterraine dans des réservoirs posés sur les toits. Ils ont aussi besoin de s’équiper de filtres car les nappes phréatiques sont contaminées par les substances toxiques, qui pénètrent les sols à partir des déchetteries à ciel ouvert.

En 2015, le gouvernement a lancé le chantier de rénovation des réseaux urbains de distribution d’eau et d’assainissement à travers le programme Amrut, doté de 6 milliards d’euros et destiné à améliorer les infrastructures des villes. Il est complété par le chantier d’aménagement de 108 « villes intelligentes. » Pour Vishwanath Srikantaiah, un expert indien des questions d’eau, « la clé du problème réside dans une meilleure gouvernance », notamment la recharge des aquifères ou la construction d’usines de traitement des eaux usées. Certaines municipalités ont délégué la gestion de cette ressource à des entreprises, en faisant valoir que l’augmentation de son prix obligerait les utilisateurs à l’économiser, tout en améliorant sa qualité et le réseau de distribution.
Mais de nombreux experts indiens sont sceptiques. L’approvisionnement dépend...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/05/2018
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L’Inde menacée par l’épuisement de ses nappes phréatiques

Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 10h33
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

La pénurie d’eau alimente la colère en Inde. Samedi 5 mai dans le Karnataka, des paysans souffrant de la sécheresse ont manifesté contre la libération d’une partie du débit du fleuve Cauvery vers le Tamil Nadu voisin. A New Delhi, le Parti du peuple indien (BJP), qui siège dans l’opposition à l’assemblée régionale, a organisé une manifestation, vendredi 4 mai, pour alerter sur le danger de la « crise de l’eau » en pointant sa pénurie et sa piètre qualité.
« Des gens meurent et pourtant vous n’avez pas l’air de vous en inquiéter », ont récemment lancé les juges de la Cour suprême aux représentants des Etats de l’Haryana et de Delhi, qui se disputent le partage du débit du fleuve Yamuna, leur enjoignant de s’entendre pour éviter les émeutes. La rareté de la ressource est à l’origine d’un nombre croissant de conflits : émeutes meurtrières à Delhi en 2016, tension diplomatique avec les voisins chinois ou pakistanais, marche de dizaines de milliers d’agriculteurs sur Bombay en mars. Le Forum for Policy Dialogue on Water Conflicts in India en a dénombré au moins 350 dans tout le pays.
Elle exacerbe également les tensions entre agriculteurs et industriels, entre populations rurales et urbaines ou même entre basses castes et propriétaires terriens. Dès 2016, un rapport commandé par le gouvernement sur la réforme de la politique de l’eau avait mis en garde contre une catastrophe à venir. « Les conflits entre les différents usages de l’eau et leurs consommateurs augmentent de jour en jour, alertaient les auteurs. Si la demande continue au même rythme, alors la moitié de la demande en eau ne sera pas satisfaite d’ici à 2030. »
L’origine de cette crise est pourtant parfaitement identifiée : l’épuisement des nappes phréatiques. « Contrairement à la pollution des rivières ou à l’assèchement des bassins, cet épuisement est invisible et attire donc moins l’attention des médias et des politiques », déplore Philippe Cullet,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Douze experts prônent l’utilisation des techniques de géoingénierie pour tenter d’enrayer la hausse des températures, qui touche en premier lieu les pays du Sud. Des projets extrêmement périlleux.
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Des chercheurs de pays du Sud veulent voiler le Soleil

Douze experts prônent l’utilisation des techniques de géoingénierie pour tenter d’enrayer la hausse des températures, qui touche en premier lieu les pays du Sud. Des projets extrêmement périlleux.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h00
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Rapport d’étonnement. Voici venu le temps des « dilemmes lamentables ». L’humanité y est désormais acculée pour s’opposer au changement climatique. Douze chercheurs réputés des pays du Sud, dont un physicien du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évo­lution du climat (GIEC), nous en préviennent dans un ­article retentissant publié dans Nature le 3 avril.
Ils y font ce constat aussi effrayant qu’injuste : « Les gens du Sud sont en première ligne sur le front climatique. » La liste des calamités qu’ils subissent suit : « Tandis que les températures montent, le GIEC prévoit une érosion des petits Etats insulaires, une baisse de la production alimentaire dans de nombreuses régions d’Asie, un stress ­hydrique en Afrique, et une perte importante de la ­biodiversité en Amérique du Sud. »
Ces chercheurs avertissent : « Il y a une limite à ce que les populations menacées (…) peuvent endurer. » Pour elles, la situation a assez duré. Elles ne veulent plus que ce soit les pays du Nord, épargnés par ces fléaux alors qu’ils en sont en grande partie responsables, qui décident de la politique climatique globale et des recherches à mener. Elles n’ont plus confiance.
S’appuyant sur la dernière mise à jour du consortium d’organisations scientifiques Climate Action Tracker, les douze chercheurs assurent que « les réductions d’émissions de gaz à effet de serre ­convenues lors de l’accord de Paris [décembre 2015] ne sont pas suffisantes, et porteront le monde à une hausse des températures de 3 °C d’ici à 2100 ». Ce qui sera dévastateur pour le Sud. Dans ce contexte dramatique, ­l’atténuation rapide du changement climatique devient « cruciale » et l’adaptation, « essentielle » : il faut réfléchir à des solutions de « géoingénierie solaire », c’est-à-dire les techniques globales, agissant à très grande échelle, ­capables de modifier efficacement le système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les mauvaises performances de la société de fabrication de panneaux solaires, acquise en 2016 pour deux milliards de dollars par la firme d’Elon Musk, pèsent sur cette dernière, déjà fortement endettée.
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Le rachat de SolarCity par Tesla ne convainc pas

Les mauvaises performances de la société de fabrication de panneaux solaires, acquise en 2016 pour deux milliards de dollars par la firme d’Elon Musk, pèsent sur cette dernière, déjà fortement endettée.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h25
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

L’opération avait laissé perplexe. Un an et demi après, le rachat de SolarCity par Tesla pour 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) peine toujours à convaincre. Et il complique un peu plus la situation financière du fabricant américain de voitures électriques, qui s’est déjà fortement endetté pour financer son développement.

Fondée en 2006 par Lyndon et Peter Rive, deux cousins d’Elon Musk, la société SolarCity commercialise des panneaux solaires à installer sur le toit d’une habitation ou d’une entreprise afin d’alimenter sa consommation électrique. En 2016, ses pertes s’élevaient à 800 millions de dollars, sa dette avoisinait les 3 milliards et ses caisses étaient presque vides.
L’idée de M. Musk était de proposer une solution intégrée à ses clients, en combinant les panneaux solaires de SolarCity avec la gamme de batteries Tesla Energy pouvant stocker l’électricité produite. « La plupart de nos clients sont intéressés par le solaire », assurait-il, estimant que ce rachat était « une évidence ».

Changement de modèle de distribution
Depuis l’acquisition, le marché de l’installation de panneaux solaires a flanché aux Etats-Unis. Après une croissance annuelle moyenne de 50 % entre 2010 et 2016, il a reculé de 16 % en 2017, selon les estimations du cabinet GTM Research. La chute de SolarCity est encore plus marquée (- 38 %). La société a perdu sa place de numéro un américain du secteur. Mais Tesla mise sur un retour de la croissance cette année.
Les mauvaises performances de SolarCity s’expliquent également par un changement de modèle de distribution. L’entreprise a abandonné les locations de longue durée négociées au porte-à-porte par des commerciaux. Ses panneaux solaires sont désormais vendus dans les concessions de sa maison mère et dans des magasins de bricolage. Tesla espère ainsi assainir les finances de SolarCity.
Cependant, les ennuis perdurent. Fin mars, un juge de l’Etat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les magasins de circuit court où chacun peut devenir l’acteur de sa propre consommation gagnent peu à peu les villes moyennes, constate notre chroniqueur Frédéric Potet.
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« Des dizaines de supermarchés autogérés en projet dans des villes moyennes »

Les magasins de circuit court où chacun peut devenir l’acteur de sa propre consommation gagnent peu à peu les villes moyennes, constate notre chroniqueur Frédéric Potet.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 15h40
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            
Chronique. Manger plus sainement. Favoriser les filières courtes. Encourager le commerce équitable. Donner du sens à nos actes d’achat… Si les comportements changent depuis plusieurs années dans notre relation à la consommation, un chaînon essentiel fait encore défaut : un lieu de vente extérieur à la grande distribution, où l’on pourrait trouver tout aussi bien des denrées alimentaires que des produits d’hygiène et d’entretien respectueux de l’environnement ; un lieu où chaque client déciderait du choix et de l’origine des articles en rayon ; un lieu dépourvu de marchandises industrielles et de gondoles tentatrices, où chacun, finalement, pourrait devenir l’acteur de sa propre consommation.
Pour pouvoir y faire ses courses, chaque client est obligé d’en devenir adhérent, et d’y travailler bénévolement à raison de trois heures par mois, cela afin de réduire le prix de vente des articles
Ce type de lieu existe, depuis peu, sous le nom de « supermarché coopératif et participatif ». Le premier à avoir ouvert ses portes, en France, est La Louve, dans le 18e arrondissement de Paris. Inspiré du Park Slope Food Coop, une coopérative pionnière installée à Brooklyn depuis les années 1970, ce magasin d’un genre nouveau fonctionne selon un principe immuable : pour pouvoir y faire ses courses, chaque client est obligé d’en devenir adhérent, et d’y travailler bénévolement à raison de trois heures par mois, cela afin de réduire le prix de vente des articles.
Dans la foulée de La Louve, dont la formule définitive a été inaugurée en novembre 2017, une petite dizaine de supermarchés coopératifs et participatifs affichent aujourd’hui leurs différences, à travers des appellations librement choisies : SuperQuinquin à Lille, La Chouette à Toulouse, La Cagette à Montpellier, Scopéli à Nantes, Supercoop à Bordeaux…
Des marques exclues de fait
Le phénomène ne touche pas seulement les grandes agglomérations. Des projets autogérés du même type...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Un séisme de magnitude 6,9 a frappé l’archipel, vendredi, à l’endroit même où s’est produite une éruption volcanique la veille.
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Séisme sur les flancs d’un volcan en éruption à Hawaï

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé l’archipel, vendredi, à l’endroit même où s’est produite une éruption volcanique la veille.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 03h10
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 15h55
   





                        



Un tremblement de terre de magnitude 6,9 a frappé samedi 5 mai l’archipel d’Hawaï sur les flancs du volcan Kilauea, dont l’entrée en éruption la veille a provoqué coulées de lave, nuages de cendres rosées et, plus problématiques, émanations toxiques.
Le séisme s’est produit à 12 h 32 (heure locale) à une profondeur de 5 km, et à 16 km au sud-ouest de Leilani Estates, une des localités où les autorités se sont mobilisées pour tenir des centaines d’habitants à l’écart du volcan Kilauea, l’un des plus actifs au monde. Les autorités ont prévenu que l’activité sismique allait se poursuivre.
Selon l’agence américaine de géologie et sismologie, l’USGS, le tremblement de terre a eu lieu « quasiment exactement au même endroit que le séisme mortel de 1975, d’une magnitude de 7,1 », qui avait fait deux morts et 28 blessés sur l’île d’Hawaï, la plus grande de l’archipel américain situé dans le Pacifique.

   


Etat d’urgence
Le gouverneur d’Hawaï, David Ige, a décrété l’état d’urgence pour pouvoir débloquer des moyens supplémentaires. Comme lors de précédentes éruptions, les médias locaux diffusaient des images d’une lave incandescente gagnant lentement du terrain dans des zones dont l’accès était bloqué par les forces de l’ordre ou bouillonnant hors d’une fissure formée dans une forêt.
Aucune victime n’a été signalée mais une trentaine de bâtiments ont été détruits et des dizaines d’autres sont menacés, selon les autorités. « Des fontaines volcaniques actives se produisent dans le quartier Leilani Estates en ce moment. Tous les habitants ont l’ordre d’évacuer immédiatement », avait écrit vers 3 heures cette nuit l’Agence de protection civile du comté d’Hawaï sur Twitter.

   


Quelques heures plus tôt, elle avait prévenu que les pompiers avaient relevé des « niveaux extrêmement élevés de dioxyde de soufre, un gaz dangereux, dans la zone d’évacuation ».
Quelque 770 bâtiments et 1 700 personnes sont sous le coup d’évacuations obligatoires à Leilani Estates, a tweeté le gouverneur. Le quartier de Lanipuna Gardens est également sous le coup d’une évacuation obligatoire. Près de 10 000 personnes vivent dans la région.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le volcan a projeté de la lave dans une zone résidentielle de la Grande Ile, à Hawaï. Les autorités ont déclaré l’état d’urgence.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La députée LRM de la Nièvre, Perrine Goulet, avait émis cette proposition dans le cadre d’une commission d’enquête sur la sûreté de ces installations.
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Greenpeace porte plainte contre une députée qui a suggéré de « tirer » sur les intrus dans les centrales nucléaires

La députée LRM de la Nièvre, Perrine Goulet, avait émis cette proposition dans le cadre d’une commission d’enquête sur la sûreté de ces installations.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 17h36
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

L’intervention de la députée (LRM) de la première circonscription de la Nièvre, Perrine Goulet, le 22 mars, avait glacé le sang des militants de Greenpeace France. Membre de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires qui auditionnait, ce jour-là, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, la parlementaire avait suggéré de « tirer » en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire.
Alors que plusieurs de ses activistes se sont introduits, à l’automne 2017, dans l’enceinte deux centrales nucléaires afin, explique Greenpeace, de « démontrer l’extrême vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible usagé, hautement radioactif, face aux risques d’attaques extérieures », l’organisation écologiste a déposé, le 25 avril, une plainte avec constitution de parties civiles contre Mme Goulet pour « provocations à un crime et à un délit non suivis d’effet » au tribunal de grande instance de Paris.
Lors de l’audition du 22 mars, retransmise en directe sur le portail vidéo de l’Assemblée nationale, Gérard Collomb avait souligné que les ONG, et en particulier Greenpeace, prennent « la précaution d’afficher leur nom de loin sur les banderoles, ce qui, évidemment, ne suscite par le même type de réaction que si quelqu’un d’inconnu venait pénétrer » dans des sites sensibles. Députée LRM de la Somme et rapporteure de la commission, Barbara Pompili, avait alors objecté : « A ce moment-là, le bon petit terroriste va prendre la banderole Greenpeace », inspirant ainsi Mme Goulet.
« Tirer dans les jambes »
« Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux Etats-Unis ? Avec une sécurisation par miradors et possibilité, effectivement, de ne pas se poser de questions, et quand il y a une intrusion, de tirer ?, avait interrogé cette dernière. Je pense qu’à un moment il va falloir ne plus distinguer, puisque c’est un délit de rentrer sur une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Long de 144 mètres et large de 30 mètres, le projet du géant russe Rosatom, est destiné à produire de l’électricité et de la chaleur grâce à ses deux réacteurs.
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La première centrale nucléaire flottante du monde en route pour la Sibérie

Long de 144 mètres et large de 30 mètres, le projet du géant russe Rosatom, est destiné à produire de l’électricité et de la chaleur grâce à ses deux réacteurs.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 21h01
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


L’Akademik Lomonosov est enfin prêt à prendre la mer. Avec deux ans de retard, ce monstre marin de 144 mètres de long et 30 mètres de large est la première centrale nucléaire flottante au monde, destinée à produire de l’électricité et de la chaleur grâce à ses deux réacteurs de 35 mégawatts chacun. Cette réalisation titanesque du géant nucléaire russe Rosatom a quitté Saint-Pétersbourg le 28 avril et doit être remorquée dans un premier temps jusqu’en Sibérie orientale, à Mourmansk, la centrale ne disposant pas de propulsion autonome.
Là, le combustible nucléaire y sera chargé pour un nouveau remorquage jusqu’à son port d’attache, à Pevek, à plus de 5 000 km au nord-est de Moscou. Le démarrage est prévu dans le courant de l’année 2019. « Une fois connectée au réseau, l’Akademik Lomonosov deviendra l’installation nucléaire la plus septentrionale du monde », se réjouit Rosatom.

Elle a vocation à se substituer à une centrale au charbon et à une centrale nucléaire construites dans la région dans les années 1960 et 1970. Son exploitation devrait durer au moins quarante ans.
Craintes des associations écologistes
Ses réacteurs nucléaires sont beaucoup moins puissants que ceux construits à terre, qui peuvent aller de 900 à 1 600 mégawatts. Mais cette centrale flottante peut produire l’électricité et la chaleur nécessaires à une ville de 100 000 habitants, explique le groupe russe. La plus grande partie de l’électricité produite devrait surtout servir à l’industrie, pour extraire et transformer des hydrocarbures.
« Cette centrale déplace le risque de catastrophe nucléaire dans les eaux fragiles de l’Arctique », dénonce Jan Haverkamp, un expert nucléaire de Greenpeace, dans un communiqué. L’association écologiste a réquisitionné un bateau qui escorte l’Akademik Lomonosov sur une partie de son trajet et s’inquiète des risques, notamment en cas de tsunami : « Avec son fond plat et son absence de système de propulsion, c’est comme si on jetait une centrale nucléaire sur une palette en bois pour dériver dans les eaux les plus difficiles du monde. »
Malgré les craintes des associations écologistes, Rosatom assure qu’elle respecte des normes de sécurité extrêmes, qui devraient lui permettre de faire face aux aléas climatiques de la région.
L’entreprise russe espère surtout que ce prototype sera le début d’une longue série, qui lui permettra de porter l’industrie nucléaire dans des zones où il est très coûteux de s’installer. D’autres projets du même type sont à l’étude en Chine – qui espère avoir une centrale flottante pour 2022 – ou aux Etats-Unis. En France, ce type d’option a été un temps envisagé, mais la filière nucléaire française a toujours été plutôt réticente à l’idée de se lancer dans des petits réacteurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Au moins 116 personnes sont mortes ces derniers jours dans le nord de l’Inde à cause des tempêtes de sable.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le principe de cette activité venue du froid est simple : on fait bouger son corps tout en collectant les déchets au passage. Il fallait y penser.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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Le « plogging », ou comment courir « utile »


                      Le principe de cette activité venue du froid est simple : on fait bouger son corps tout en collectant les déchets au passage. Il fallait y penser.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 12h39
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

La vie de journaliste recèle des joies insoupçonnables, comme celle qui consiste à se lever un samedi matin d’avril, par temps gris, pour aller ramasser des déchets en bord de Seine. A l’heure où je beurre habituellement mes tartines, j’ai rendez-vous dans un grand magasin de sport du 13e arrondissement de Paris, point de départ d’une sortie « plogging ».
Il fallait au moins un néologisme pour me tirer du lit. Contraction de plocka upp (« ramasser », en suédois) et de « jogging », ce terme désigne une activité en vogue où, tout en parcourant un lieu à petites foulées, on en profite pour le débarrasser de ses détritus. Si le mot résonne depuis peu dans les médias, cette pratique a émergé il y a déjà quelques années en France sous d’autres appellations, fruit de collectifs citoyens structurés par les réseaux sociaux. ­ « Ramasser en courant, c’est à la fois se faire du bien et faire une bonne action », souligne Fanny, « ploggueuse » de 30 ans, qui en est à sa deuxième sortie.
Un corps sain dans un décor sain : le running écolo transpire d’une indéniable dimension morale. Avant de partir en quête d’immondices, nous nous sommes vu remettre le paquetage du parfait ­ploggueur, soit un tee-shirt floqué du slogan « 1 run = 1 déchet », un sac à dos à cordons, des gants en caoutchouc et un grand sac-poubelle transparent. « Il y a une façon de ramasser. Il faut plier les genoux pour ne pas se blesser, ce qui permet aussi de se muscler les cuisses, enseigne Danielle Tramond, la jeune bénévole qui organise cette opération en partenariat avec l’association Run Eco Team. La dernière fois, on n’avait fait que du ramassage, et on avait un peu oublié la dimension running. Aujourd’hui, je vous demande de prendre du plaisir et de ne ramasser que ce qui se trouve sur votre chemin. »
Inefficacité de la répression
Comme pour toute pratique balbutiante, il convient d’en préciser les contours. Invité à ne pas collecter...



