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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Une note de la Fondation Jean-Jaurès, publiée en exclusivité sur « Le Monde », voit dans la disparition progressive des classes populaires des stades le symptôme d’un football-business en mal de régulation.
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Le stade et « le peuple des loges » comme illustration d’un football à deux vitesses

Une note de la Fondation Jean-Jaurès, publiée en exclusivité sur « Le Monde », voit dans la disparition progressive des classes populaires des stades le symptôme d’un football-business en mal de régulation.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 16h53
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Au coup d’envoi de la finale de Coupe de France entre le Paris Saint-Germain et Les Herbiers, mardi 8 mai, les travées du Stade de France illustreront le fossé qui sépare ces clubs : le triple tenant du titre à 540 millions d’euros de budget aura son public, et le finaliste-surprise à 2 millions, le sien. Deux mondes du football cohabiteront le temps d’un match au Stade de France.
Dans une note réalisée pour la Fondation Jean-Jaurès, que Le Monde publie en exclusivité, Pierre Rondeau, économiste du sport, et Richard Bouigue, adjoint socialiste à la mairie du 12e arrondissement de Paris, abordent le football-business précisément par ce biais très visible : celui de la métamorphose des stades et de la composition sociologique du public qui s’y rend.
Les auteurs partent d’un constat vérifiable chez beaucoup de clubs repris ces dernières années par des investisseurs extérieurs aux poches profondes : la disparition des gradins de « la frange populaire de la population, remplacée par les classes moyenne et supérieure aisée ».
« Les stades sont à moitié vides, l’ambiance a disparu, au profit d’un calme plat, aseptisé, dépourvu de toutes violences et de peurs (…) Les supporters sont oubliés, chassés des enceintes, remplacés par une classe aisée, qui regarde silencieusement les joutes hebdomadaires, à la recherche des bénéfices externes du football. »
Le stade de football, « lieu affectif, mémoriel, social », est désormais barré pour un certain public – ceux qui ne peuvent plus se payer des places ou des abonnements, mais aussi ceux qui le peuvent mais font trop de bruit, ont trop de fumigènes ou de banderoles hargneuses – remplacés, davantage économiquement que numériquement, par ceux que les auteurs appellent « le peuple des loges ». Moins supporteurs d’une équipe que clients d’un spectacle, ils viennent de temps en temps et pour certains d’entre eux regardent, littéralement, le match de haut depuis les tribunes VIP des stades modernes, « ne se mêlant pas à la foule, préférant picorer le spectacle dans des tribunes ultra-sécurisées, déconnectées du reste de l’enceinte. ». 
Pierre Rondeau et Richard Bouigue voient dans cette lutte sociale dans le stade, conséquence de « l’avènement du football moderne qui met la rentabilité financière au cœur des priorités des propriétaires des clubs », un reflet de celle qui se déroule en dehors. Ce sport aux racines populaires, comme l’a raconté Mickaël Correia dans son livre Histoire populaire du football, « a été privatisé, spolié, ravagé, dépouillé, confisqué (…) subtilisé aux fans et offert aux puissants », finissant en ce début de XXIe siècle « oublié dans les abymes du capitalisme moderne et du néolibéralisme triomphant. ».
« Voir un match comme on assiste à un opéra »
Le stade est un point d’entrée idéal pour illustrer les dérives du football-business car c’est le lieu où convergent deux des ingrédients nécessaires à son existence, la passion des supporteurs et l’argent. Pour les équipes dirigées par des investisseurs en recherche de profit, le second est toujours préférable au premier. Leurs stades « offrent des prestations générales de meilleure qualité » avec « espace VIP et loges [qui] forment des espaces privatisés, dont l’accès est limité aux rares personnes munies d’un sésame qui n’est pas accessible à la vente. » Cela aboutit à un « processus de séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société et que l’on aperçoit les soirs de match. »
Pour les spectateurs qui ne montent pas jusqu’aux loges, le prix des places devient une simple variable d’ajustement. Le modèle anglais perfectionné par Manchester United, Liverpool ou Arsenal, et aujourd’hui adopté par le PSG, nécessite « de générer de l’argent d’abord, pour pouvoir le dépenser ensuite, conformément au fair-play financier », rappelle au Monde Pierre Rondeau. « La billetterie devient une manne financière, à la fois avec le prix des billets et des loges louées 600 000 euros ».

   


La critique, qui porte à gauche, et le diagnostic pessimiste peuvent parfois paraître un peu exagérés. « Maintenant, on vient voir un match comme on assiste à un concert de musique classique, à un opéra ou à un ballet », écrivent les auteurs et on imaginerait presque les matchs de foot comme une scène de Hunger Games, avec le 1 % perché dans les loges aux buffets remplis regardant à peine un sport qui ne les intéresse pas vraiment, pendant que les 99 % se pressent dans des tribunes surfacturées et silencieuses.
On pardonne ces quelques hyperboles parce que le fond du problème est bien réel et que les auteurs sont des amoureux du sport qui ne se contentent pas de la critique pure. Ils prêchent qu’un autre football est possible. « Je ne dis pas que tout va mal et qu’on court à la catastrophe, nous dit Pierre Rondeau, Je dis que si on continue comme cela, avec l’augmentation de la télé-dépendance et des droits télévisés toujours plus élevés, il y a un risque que cela explose. »
Dans Le foot va-t-il exploser ? Pour une régulation du système économique du football, livre qu’il cosigne avec Richard Bouigue (éditions de l’Aube), ils énumèrent les excès qui accompagnent le développement économique effréné du football, les mêmes que l’on retourne dans n’importe quel autre secteur économique : inégalités, exploitations, dépendances, abus. La régulation internationale qu’ils prônent ne doit pas « intervenir directement dans les marchés ou réduire la compétitivité, mais corriger ces défaillances », avance Pierre Rondeau. Cette régulation passe par des mesures concrètes, comme la mise en vente de certaines places à un prix bas et fixe, qu’ils étayent dans le livre et sur les réseaux, pour faire vivre un débat salutaire.

Nos propositions (et il y en a bcp d'autres) pour améliorer le football.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
— Lasciencedufoot (@Pierre Rondeau)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – L’équipe amateur de Vendée affronte le champion de Ligue 1, mardi au Stade de France. Avant-goût de ce duel improbable en chiffres.
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Les Herbiers face au PSG, deux mondes en finale de la Coupe de France

EN UN GRAPHIQUE – L’équipe amateur de Vendée affronte le champion de Ligue 1, mardi au Stade de France. Avant-goût de ce duel improbable en chiffres.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 16h41
    |

                            Cyrielle Chazal








                        


L’équipe amateur des Herbiers (Vendée), qui évolue en National (troisième division), affronte le Paris-Saint-Germain en finale de la Coupe de France, mardi 8 mai au Stade de France. Tout oppose l’ogre parisien au Petit Poucet de la Coupe de France, qui n’a pas affronté d’équipe de Ligue 1 au cours de la compétition.
Les Herbretais auraient été plus à l’aise face à Caen, éliminé par Paris (1-3) en demi-finale, a sous-entendu leur entraîneur, Stéphane Masala, dans une interview au Monde. La dernière fois qu’un club de National a atteint la finale de la Coupe de France, c’était en 2012. L’Olympique lyonnais avait battu 1-0 l’US Quevilly-Rouen, habitué aux coups d’éclats. Pendant que les outsiders vendéens s’entraînent à Clairefontaine dans l’espoir de terminer en beauté leur folle épopée, avant-goût de ce duel improbable en quelques chiffres.

   


Quelle que soit l’issue du match, cette finale sera « grandiose », a promis lundi Stéphane Masala lors d’une conférence d’avant-match. Malgré la différence de niveau qui sépare les deux équipes, les supporteurs des deux camps auront les yeux rivés sur le score… Tous les clubs de troisième division, ou moins, à avoir disputé la finale de la Coupe de France n’ont jamais perdu de plus d’un but.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le joueur, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie, a confirmé son entraîneur.
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Le défenseur français Laurent Koscielny forfait pour le Mondial 2018

Le joueur, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie, a confirmé son entraîneur.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 13h39
   





                        



   


Ce sera sans lui. Le défenseur français Laurent Koscielny, qui souffre d’une rupture d’un tendon d’Achille, sera absent six mois et manquera donc le Mondial en Russie (14 juin-15 juillet), a confirmé officiellement, mardi 8 mai, son entraîneur à Arsenal Arsène Wenger.
« Il est évidemment effondré. Il va être absent six mois. On ne le verra pas avant début décembre au mieux », a déclaré Wenger au sujet de Koscielny, 32 ans, qui avait prévu de prendre sa retraite internationale après le Mondial.
Le défenseur central s’est blessé le 3 mai lors de la défaite d’Arsenal contre l’Atlético Madrid en demi-finale retour de la Ligue Europa. Le sélectionneur Didier Deschamps et la Fédération française avaient rapidement laissé entendre que Koscielny manquerait le Mondial.

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« Un très gros coup dur »
« C’est un très gros coup dur pour l’équipe de France, avait déclaré Deschamps dès le 4 mai. Je suis vraiment très triste pour Laurent car cette Coupe du monde était un moment très important dans sa carrière. Je lui souhaite beaucoup de courage et un bon retour sur les terrains. »
Koscielny était devenu le repère défensif de l’équipe de France lors de l’Euro 2016. Son vécu avec la sélection, où la première de ses 51 apparitions remonte à novembre 2011, offrait aux Bleus une expérience non négligeable au sein d’un groupe qui en manque largement.
Il souffre de douleurs récurrentes aux tendons d’Achille qui, depuis des mois, lui imposent des soins quotidiens et l’empêchent d’enchaîner les matchs rapprochés.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La commune vendéenne, dont le club de National (3e division) dispute la finale de la Coupe de France face au PSG mardi, est au coeur de la zone de plein emploi français.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La centième finale de la Coupe de France se tient mardi. Le club de National 1 des Herbiers affrontera le mastodonte PSG.
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Football : huit raisons de s’intéresser à la Coupe de France

La centième finale de la Coupe de France se tient mardi. Le club de National 1 des Herbiers affrontera le mastodonte PSG.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 11h16
   





                        


Cette année, la Coupe de France, une compétition de football déjà à part, aura un goût particulier : ce sera la centième finale de cette compétition. Mardi 8 mai, le club vendéen des Herbiers (National 1) affrontera le mastodonte Paris – Saint-Germain, un challenge de taille mais fréquent dans cette compétition mythique.

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Qu’a-t-elle de si particulier pour passionner ainsi les amateurs de football ? Voici huit choses qui l’expliquent.
1 - Parce qu’elle est centenaire
Créée le 15 janvier 1917 sous le nom éphémère de « Coupe Charles-Simon », alors que la première guerre mondiale touche à sa fin, la Coupe de France s’est imposée au fil des ans comme une compétition prestigieuse, la seule ouverte à la fois aux clubs amateurs et professionnels.
La première édition, le 5 mai 1918, réunissait quarante-huit clubs et fut remportée par… l’Olympique de Pantin. A ce jour, trente-trois clubs se partagent les quatre-vingt-dix-neuf trophées distribués. Aux côtés de clubs aujourd’hui disparus, comme l’Olympique de Pantin ou le CA Sports Généraux (vainqueur en 1919 et en 1925), on retrouve au palmarès le RC Paris, devenu le Racing Club de France, ou encore l’Excelsior de Roubaix (1933), devenu le SCO Roubaix.

   


2 - Parce que chaque année un Petit Poucet affronte un géant
Le charme de la Coupe de France (qui réunissait mille clubs en 1949 et plus de sept mille en 2013) tient souvent aux exploits des plus faibles. Le fameux « Petit Poucet », c’est-à-dire le club le plus modeste qui va le plus loin dans la compétition, devient une attraction chaque année.

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A ce titre, Calais reste le roi. En 2000, le club amateur (CFA) ne s’incline qu’en finale face à Nantes après avoir battu quatre clubs professionnels : Lille et Cannes (D2), Strasbourg et Bordeaux (D1).

   


3 - Parce que le match entre les grands clubs s’y poursuit
Le PSG et l’OM détiennent tous deux le record de victoires en Coupe de France. Mais si les Parisiens ont remporté leurs dix finales entre 1982 et 2016, Marseille ne s’est plus imposé depuis 1989 et un succès spectaculaire (4-3) face à Monaco, avec un triplé de Jean-Pierre Papin, seul joueur à avoir accompli cette performance.

   


4 - Parce qu’elle est la compétition de tous les Français
Lors de l’édition 1957, les amateurs du SCU El Biar d’Alger réalisèrent le premier grand exploit de la Coupe de France. Quelques années avant l’indépendance, les Algérois avaient éliminé le Stade de Reims en seizièmes de finale (2-0). Les Rémois venaient juste d’être finalistes de la Coupe d’Europe des clubs champions face au Real Madrid.
Elle n’est entièrement devenue la compétition de tous les Français qu’à partir de la saison 1961-1962, où les clubs des DOM-TOM furent intégrés au tirage au sort. Vingt clubs ultramarins ont atteint depuis les 32es de finale, mais un seul s’est qualifié pour les 16es en 1989 : les Guyanais du Geldar Kourou, battus par Nantes.

   


5 - Parce qu’elle a accompagné l’histoire de clubs de légende
Des clubs deviennent très vite redoutables dans cette compétition qui n’a jamais connu de pause, même pendant la seconde guerre mondiale. Parmi eux, le Red Star de Saint-Ouen, dans la Seine-Saint-Denis, qui s’est imposé cinq fois au total, et qui triompha trois années de suite en 1921, 1922 et 1923.
En 1948, les joueurs du LOSC (Lille) s’imposent à leur tour pour la troisième fois d’affilée et entrent dans l’histoire en égalant la performance du Red Star. Aujourd’hui, ces deux clubs sont avec le PSG les seuls à avoir remporté la coupe trois années consécutives. Une performance que le club parisien, vainqueur en 2015, 2016 et 2017, veut dépasser.

   


6 - Parce qu’un drame entache son histoire
La Coupe de France, ce sont cent une éditions qui ont débuté, mais seulement cent finales, en comptant celle de mardi 8 mai. Le 5 mai 1992, juste avant la demi-finale entre Bastia et Marseille, une tribune construite précipitamment pour l’occasion dans le stade de Furiani, en Corse, s’effondre. La compétition est arrêtée. Le bilan est terrible : dix-huit morts et deux mille trois cents blessés. L’été dernier, près de vingt-cinq ans après les faits, le ministère des sports a annoncé que la catastrophe était considérée comme un drame national et qu’aucun match ne serait plus joué en France un samedi 5 mai.

   


7 - Parce qu’elle est reconnue au sommet de l’Etat
C’est le président Gaston Doumergue, sous la IIIe République, qui institua le rituel de la remise du trophée par le chef de l’Etat lors de la finale 1927, remportée par l’OM. Mais le champion toutes catégories dans cette tradition républicaine est François Mitterrand, avec quatorze remises. Ici, il remet la Coupe de France au capitaine de Montpellier, Laurent Blanc, futur champion du monde.

   



   


8 - Parce qu’elle crée des entraîneurs de légende

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Chez les entraîneurs, c’est évidemment Guy Roux que l’on retrouve au top du palmarès. Le célèbre entraîneur auxerrois a remporté quatre Coupes de France sur le banc de l’AJA (1994, 1996, 2003 et 2005), réalisant même le doublé avec le championnat en 1996.

   



Coupe de France, Coupe de la Ligue : quelles différences ?
La Coupe de France : elle est organisée par la Fédération française de football (FFF). Elle est ouverte à tous les clubs de France, y compris les amateurs. C’est pour cela que l’équipe amateurs des Herbiers, en Vendée, jouera la finale de la Coupe de France face au PSG le 8 mai. Elle compte, au total, quatorze tours (les équipes professionnelles ne rentrant dans la compétition qu’à partir du 7e tour), avec des matchs uniques (pas d’« aller-retour »). Le vainqueur se qualifie pour la Ligue Europa.
La Coupe de la Ligue : elle est organisée par la Ligue de football professionnel qui, comme son nom l’indique, ne rassemble que les clubs professionnels. Cette compétition n’est donc pas ouverte aux clubs amateurs. Le vainqueur se qualifie directement pour la Ligue Europa.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le club de troisième division Vendée Les Herbiers Football affrontera le PSG le 8 mai, à Saint-Denis, en finale de la Coupe de France. Le « Petit Poucet » du foot peut compter sur un soutien de poids, David Billaud, auteur et interprète de deux tubes à sa gloire.
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Aux Herbiers, Papa Cake et le préfou vendéen prêts pour le Stade de France


                      Le club de troisième division Vendée Les Herbiers Football affrontera le PSG le 8 mai, à Saint-Denis, en finale de la Coupe de France. Le « Petit Poucet » du foot peut compter sur un soutien de poids, David Billaud, auteur et interprète de deux tubes à sa gloire.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 08h15
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 10h15
    |

            Frédéric Potet








                              

                        

Quand David Billaud et son épouse, Jacinthe, ont réservé leur vol pour la Polynésie, destination de leur lune de miel, ils étaient loin de penser – lui, surtout – que Les Herbiers iraient en finale de la Coupe de France de football quatre mois plus tard. C’était en février, et le club vendéen avait atteint les huitièmes de finale – un exploit, déjà, pour une équipe de National.
Rencontré juste avant son départ pour les antipodes, David Billaud n’entendait pas bouder son plaisir de vacancier en bermuda, doigts de pieds en éventail à l’ombre des cocotiers, le lagon à perte de vue. Il espérait juste pouvoir trouver une télévision, mardi 8 mai à 9 heures du matin, heure locale, pour la retransmission en direct de la finale, la grande finale contre le Paris-Saint-Germain.

Trois jours lui suffiront pour écrire les paroles du premier morceau, répéter avec ses musiciens et tourner le clip, « à l’iPhone », dans un bar des Herbiers.
Dans le bocage, tous ceux qu’enflamme l’épopée du Vendée Les Herbiers Football (VHF) connaissent David Billaud à travers son surnom de chanteur, Papa Cake. Ancien joueur du club ayant traversé toutes les catégories, de poussins à seniors, cet instituteur de 41 ans a produit deux clips ravageurs d’ironie, visibles sur YouTube, pour soutenir les footballeurs au maillot rouge et noir.
Dans le premier, Manger son Chambly, il compare l’adversaire du VHF en demi-finale, le FC Chambly Oise (battu 2-0), à un dessert lacté industriel aux consonances voisines (le Flanby). Dans le second, Croquer le Parisien, le PSG est assimilé à un sandwich ­jambon-beurre cher et sans saveur dont il ne sera fait qu’une bouchée : « On est plus petits, on n’a pas les Qataris, on n’a pas les millions, mais l’envie sous les crampons », scande le parodiste sur un air du groupe rennais Billy Ze Kick. Dans le précédent clip, Papa Cake détournait une mélodie du chanteur vendéen Philippe Katerine qui a, lui aussi, mis...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Surprenants finalistes de la Coupe de France mardi face au PSG, Les Herbiers portent les espoirs d’un département passionné de football mais absent de l’élite.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/05/2018
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Les Herbiers placent la Vendée en haut de l’affiche

Surprenants finalistes de la Coupe de France mardi face au PSG, Les Herbiers portent les espoirs d’un département passionné de football mais absent de l’élite.



Le Monde
 |    08.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
08.05.2018 à 09h50
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Avec son taux de chômage inférieur à 5 %, son dynamisme économique sur fond de christianisme social et d’indépendance revendiquée par rapport à l’Etat centralisateur, Les Herbiers incarnent cette Vendée prospère qui ignore la crise. Voilà pour la carte postale. Ce mardi 8 mai, Les Herbiers et toute la Vendée montent à Saint-Denis, non pas pour visiter les sépultures royales de la basilique dionysienne, mais pour défier le Paris-Saint-Germain en finale de la Coupe de France, sur la pelouse du Stade de France (21 h 05). Soit une première pour une équipe du département en 101 éditions.

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                Coupe de France : la folle épopée des Herbiers



Et si les 11 000 places allouées dans un premier temps au club de National (3e division) sont parties en moins d’une heure, c’est que l’engouement dépasse la commune du bocage vendéen et ses 16 500 habitants. Le département vibre en rouge et noir, les couleurs du VHF (Vendée Les Herbiers Football) comme dans ce clip où le chanteur Philippe Katerine, tout en cape et chapeau noir, appelle à l’union derrière les joueurs de Stéphane Masala : « Les Vendéens sont pas si fous, partiront pas sans croire en vous. » Le message est reçu. « On a rangé les querelles locales au vestiaire, tout le monde soutient le VHF, assure Jean-Jacques Gazeau, président du district de Vendée. Quoi qu’il arrive, les joueurs ont déjà marqué l’histoire du football vendéen. »

Une histoire qui tient sur une page blanche malgré ses 31 300 licenciés, ses 190 clubs et quelques vieilles gloires (Maxime Bossis, Ulrich Ramé, Jean-Marc Guillou) ; du moins si on se cantonne à l’élite du football français. En effet, jamais un club vendéen n’a évolué en division 1 ou Ligue 1. Les plus connaisseurs et nostalgiques se souviennent au mieux de la Roche-sur-Yon à l’époque d’une D2 encore divisée en deux groupes au début des années 1990. Mais depuis la descente des Yonnais en 1993, la Vendée a disparu de la carte du football professionnel dans l’Hexagone. Le Poiré-sur-Vie et Luçon ont bien flirté avec la Ligue 2 ces dernières années, mais le premier évolue aujourd’hui en National 2 (4e division) et le second a déposé le bilan en 2016.
Le rêve de Philippe de Villiers
Stéphane Masala était à l’époque l’adjoint de Frédéric Reculeau sur le banc de touche avant de rebondir aux Herbiers. Entraîneur principal du VHF depuis janvier (et le licenciement de Reculeau), cet « Italo-Vendéen » met en avant « les guéguerres et l’esprit de clocher » pour expliquer cette absence dans l’élite. « Ici, vous avez des bons clubs tous les 10 kilomètres mais il n’y a jamais eu la culture du foot de haut niveau. Chacun reste attaché à sa petite histoire, poursuit le technicien de 41 ans. Par exemple, si vous avez un match entre deux équipes vendéennes pour une accession en division supérieure, celle qui n’a rien à jouer va tout faire pour empêcher l’autre de monter. Et ça, vous ne le voyez pas dans d’autres départements. »
Jean-Jacques Gazeau avance, lui, une raison plus géographique. « Cette absence d’un grand club est liée aussi à notre paysage, estime le dirigeant. Il n’existe pas de grande métropole dans notre département. La Roche-sur-Yon fait 53 000 habitants et l’attractivité économique est plutôt au nord dans la zone des Herbiers et Challans. » Pourtant, de par son statut de chef-lieu et son passé en D2, « La Roche » devrait « être le pôle attractif du football vendéen ». Or, son club végète aujourd’hui en National 3.
En mai 2016, la fusion avec Luçon a capoté au dernier moment, alors qu’un protocole avait été signé cinq mois plus tôt. « L’attelage que nous aurions formé avec les Luçonnais n’aurait pas été fiable », lâchait alors Christophe Chabot, l’ambitieux président de La Roche VF et patron d’Akena Vérandas. « Les gens s’identifient à un territoire, à une ville et ce n’était pas forcément un mariage d’amour entre deux clubs distants de 30 km, remarque Gazeau. Tout le monde veut bien de ce club professionnel, mais chacun va dire : “Ce club, il serait mieux chez moi.” Il faut une volonté commune et elle n’existe pas pour l’instant. »
Un ancien défenseur central de l’Etoile de Boulogne, du nom de Philippe de Villiers, a bien poussé pour la création d’un grand club sur le territoire. En vain. « Quand je suis devenu président du conseil général [en 1988], j’avais trois rêves, expliquait-il dans un entretien à 20 minutes le 17 avril. Le premier : faire flotter l’emblème de la Vendée sur toutes les mers du monde, c’est le Vendée Globe. Le deuxième, recevoir le départ du Tour de France, ce qu’on a fait trois fois et ce qu’on va faire une quatrième fois cette année. Et le troisième : avoir une grande équipe de foot. Ce qu’on n’arrive pas à faire par le championnat, je rêve qu’on le fasse par la Coupe. Cela peut être l’étincelle pour le foot vendéen. »
Entre un jeune entraîneur prometteur, le dynamisme de son économie, Les Herbiers pourraient s’imposer comme l’équipe référente de toute la Vendée. Sauf que le VHF vit une drôle de saison avec d’un côté son épopée en Coupe de France et de l’autre la galère en championnat avec une menace de relégation en National 2. « Vous pouvez avoir une belle équipe sur une ou deux saisons, mais cela ne suffit pas pour inscrire un club dans la durée », avance Philippe Violeau, champion de France avec Auxerre et Lyon mais vendéen de naissance et de cœur. 
L’ancien milieu de terrain est pourtant persuadé « qu’il existe ici un énorme potentiel », mais encore faut-il que les bonnes volontés arrivent à s’entendre. « Pour construire un club, ça ne se fera pas chacun dans son coin, il faut pouvoir cohabiter et mettre ses ambitions de côté. On parle de Guy Roux à Auxerre ou de Noël Le Graët à Guingamp comme des hommes providentiels, mais à côté d’eux, il y avait une dizaine de personnes autour de la table pour structurer le projet. »
Nantes, le club de la Vendée
Et si le grand club vendéen n’existait pas déjà avec huit titres de champions de France à son palmarès et sa réputation – un rien jaunie – de beau jeu ? Comme Philippe de Villiers lui-même, les Vendéens ont toujours eu un faible affirmé pour le FC Nantes. « A mon avis, 35 % à 40 % des supporteurs de Nantes viennent de Vendée, estime, à la louche, Stéphane Masala. Il suffit de voir les plaques des voitures les soirs de match à la Beaujoire. Pour un jeune Vendéen, le rêve a toujours été d’intégrer la Jonelière [le centre de formation nantais], pas de jouer aux Herbiers, Luçon ou La Roche. » « Nantes a toujours été le club de la Vendée, confirme Philippe Violeau. Avec mon équipe de Froidfond ou mon père, j’allais voir tous les matchs à Marcel-Saupin puis à la Beaujoire. »
Mais avec le parcours des Herbiers en Coupe, les Vendéens ont prouvé qu’ils pouvaient aussi remplir la Beaujoire (face à Lens et Chambly lors des tours précédents) pour soutenir un des leurs. « On n’est plus Les Herbiers, on est la Vendée », assurait déjà Stéphane Masala avant la demi-finale contre Chambly. Installé désormais près de La Rochelle, Philippe Violeau ressent « un engouement exceptionnel autour de cette finale ». Le vainqueur de la Coupe de France 1996 avec Auxerre n’ose pas trop imaginer une victoire face à un PSG triple tenant du titre et même avec Neymar, enfin de retour du Brésil, en simple spectateur. « On dit qu’en football, tout est toujours possible, mais face à ce PSG, cela paraît impossible. Après, il y a un match à jouer… » Et toute la Vendée est déjà prête pour ça.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Quatre sportives ont porté plainte contre le comité olympique américain et la fédération américaine de taekwondo, accusés d’avoir couvert les agressions sexuelles dont elles étaient victimes de la part de deux entraîneurs.
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Agressions sexuelles : le taekwondo américain dans la tourmente

Quatre sportives ont porté plainte contre le comité olympique américain et la fédération américaine de taekwondo, accusés d’avoir couvert les agressions sexuelles dont elles étaient victimes de la part de deux entraîneurs.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 23h20
   





                        


Quatre sportives ont porté plainte contre le comité olympique américain (USOC) et la fédération américaine de taekwondo (USA TKD), accusés d’avoir couvert les agressions sexuelles dont elles étaient victimes de la part de deux entraîneurs.
Heidi Gilbert, Mandy Meloon, Amber Means et Gaby Joslin ont porté plainte devant un tribunal du Colorado vendredi 4 mai pour « deux décennies d’abus sexuels, d’exploitation et de trafic d’athlètes de l’équipe américaine olympique de taekwondo par les dirigeants, entraîneurs et mentors, qui auraient dû les protéger ». Selon elles, il s’agissait de « prédateurs sexuels » bien connus.

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                Abus sexuels sur gymnastes : l’ex-patron de Larry Nassar incarcéré



La plainte cite l’ancien entraîneur de l’équipe olympique de taekwondo Jean Lopez et son frère Steven, double champion olympique. Le Centre américain pour un sport sûr (Center for SafeSport), organisation qui promeut le respect et lutte contre les abus dans le sport aux Etats-Unis, a notamment suspendu à vie Jean Lopez de toute compétition mondiale de taekwondo, et Steven Lopez a reçu une interdiction temporaire pendant que l’enquête le concernant se poursuit.
Mise à l’écart après avoir dénoncé un viol
Mandy Meloon, double championne du monde, disait en 2007 avoir été violée dix ans plus tôt par Jean Lopez lors des Championnats du monde en Egypte, alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans. Ecartée de l’équipe après cette dénonciation, elle en avait appelé à l’USOC pour tenter de faire bouger les choses.
« Depuis au moins 2007, l’USOC et USA TKD ont sciemment protégé, donné des responsabilités, légitimité, autorité et confiance à Jean Lopez en lui confiant le poste d’entraîneur de l’équipe américaine, ainsi qu’à son frère Steven, qui était la superstar de l’équipe », dit la plainte. « En agissant ainsi, ils ont exposé des centaines de jeunes athlètes à deux prédateurs sexuels adultes, l’entraîneur de l’équipe américaine de taekwondo et son propre frère », poursuit le texte, qui accuse l’USOC et USA TKD d’avoir protégé les deux hommes au prétexte qu’ils rapportaient médailles et richesse à la fédération.
Heidi Gilbert accuse Jean Lopez de l’avoir agressée sexuellement après des compétitions en Equateur en 2002 et en Allemagne en 2003. Selon les plaignantes, les sportives voulant être sélectionnées dans l’équipe américaine « n’avaient d’autre choix que de se soumettre aux demandes sexuelles des frères Lopez ».

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                Agressions sexuelles : le docteur Nassar et les silences complices de la gymnastique américaine



Dans une réponse au New York Times et à USA Today, le porte-parole de l’USOC, Patrick Sandusky, a souligné que le comité olympique américain cherchait à tout prix à « soutenir et à protéger les athlètes ». Il a également rappelé que différentes décisions avaient été prises, dont le lancement du Center for SafeSport, « pour mieux protéger les athlètes de ces actes odieux ». USA TKD n’a pas souhaité commenter une affaire de justice en cours.
L’USOC a déjà été accusé, ainsi que la fédération américaine de gymnastique, des multiples agressions sexuelles de jeunes gymnastes perpétrées par l’ancien médecin de la fédération Larry Nassar. Ce dernier a été condamné à cent soixante-quinze ans de réclusion pour avoir agressé au moins deux cent soixante-cinq victimes durant deux décennies. Dans la foulée de cet immense scandale, le patron de l’USOC Scott Blackmun avait démissionné en février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.
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édition abonné


Les enfants sont plus endurants que des athlètes

Les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 17h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. « Maman, je suis fatigué. » La prochaine fois que Junior tentera cet argument pour échapper à une balade familiale à vélo ou un parcours santé, vous pourrez le contrer sans état d’âme, arguments scientifiques à l’appui. Des chercheurs viennent en effet de démontrer que les enfants prépubères sont aussi résistants à un effort physique intense que des adultes avec un niveau national en course de fond, triathlon ou cyclisme. Plus impressionnant encore, ces marmots récupèrent plus rapidement que des athlètes qui s’entraînent six fois par semaine.
Ces résultats ont été publiés le 24 avril dans la revue Frontiers in Physiology par une équipe dirigée par Sébastien Ratel, enseignant-chercheur en physiologie de l’exercice à l’Université Clermont-Auvergne.
C’est une évidence pour bien des parents : leurs enfants sont plus endurants qu’eux. Et la science le confirme. Depuis vingt ans, des travaux – principalement menés par M. Ratel – ont établi que les jeunes enfants (prépubères) fatiguent moins que des adultes non entraînés lors d’exercices physiques intenses et répétés, tels des sprints à vélo ou des courses à pied de courte distance. Mais qu’en est-il si on les compare à des athlètes de haut niveau ?
Récupération rapide
Pour pousser jusqu’au bout la démonstration, les chercheurs français et Anthony Blazevich (Université Edith-Cowan, Australie) ont constitué trois groupes de volontaires, tous de sexe masculin : douze garçons prépubères de 8 à 12 ans, douze adultes non entraînés d’une vingtaine d’années, et treize athlètes d’endurance dans la même tranche d’âge. Dans les deux premiers groupes, le niveau d’activité physique ne dépassait pas quatre heures par semaine. Les membres du troisième groupe étaient, eux, inscrits dans un club d’athlétisme, de cyclisme ou de triathlon et s’entraînaient six fois par semaine. Ils n’étaient pas marathoniens.
Tous ont été soumis à deux tests, sur un vélo...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le 2 août 2008, Jean-Harold fait un plongeon dans l’Ardèche, en amont du Pont d’Arc. Il ressent une vive douleur dans le cou et ne peut plus bouger. Il est conduit à l’hôpital, où les médecins diagnostiquent un traumatisme vertébro-médulaire.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ 
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<filnamedate="20180508"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180508"><AAMMJJHH="2018050819">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du LOU pour les barrages du Top 14 ou la victoire de l’OM sur Nice en Ligue 1. La preuve par Le Monde.fr.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Bis repetita pour le bourreau des Bleus, piqûre de guêpe sur le Giro… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du LOU pour les barrages du Top 14 ou la victoire de l’OM sur Nice en Ligue 1. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 07h32
    |

            Anthony Hernandez et 
                                Grégor Brandy








                        


Oui, la course aux places qualificatives à la Ligue des champions est toujours pleine de suspense.

   


Oui, Lyon a décroché sur le fil sa place en barrages du Top 14.

   


Oui, Monaco a perdu une finale de Ligue des champions de… basket (100-94 contre l’AEK Athènes).

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Un titre aux tiens, tu offriras

   


Aucun supporteur français n’a oublié la frappe d’Eder qui a offert le titre de champion d’Europe au Portugal, le 10 juillet 2016 au Stade de France, lors de la finale de l’Euro. Deux ans plus tard, le bourreau des Bleus a remis ça.
Après le Portugal, c’est au tour du Lokomotiv Moscou de remercier son attaquant. Comme contre la France, Eder est sorti du banc à la 79e minute contre le Zénith Saint-Pétersbourg, avant d’inscrire un but à trois minutes de la fin du match.
Avec ce succès, le Lokomotiv compte quatre points d’avance sur le Spartak Moscou à une journée de la fin et est donc assuré de remporter le championnat : une première depuis 2004.
Des guêpes, tu te méfieras
On a connu début de Giro (Tour d’Italie) plus simple. Le coureur belge Sander Armée,a été piqué par une guêpe avant le contre-la-montre de Jérusalem, vendredi 4 mai, et a dû rouler avec le visage passablement gonflé.

Sander Armée a été piqué par une guêpe lors de l'échauffement du CLM et a couru malgré le visage gonflé (📷 Yuzuru S… https://t.co/fKmREcAxqM— LeGruppetto (@Le Gruppetto)


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« Ce n’est pas chouette de commencer le Giro de cette manière, a-t-il expliqué à Het Laatste Nieuws, selon des propos traduits par Le Soir. J’étais même très inquiet. Je ne savais pas si je verrais suffisamment. J’avais peur de perdre du temps dans les virages. Mais c’est passé. Dans les lignes droites, j’ai pu pousser fort. C’est un soulagement. »
Le coureur de la Lotto-Soudal a fini à la 161e place du contre-la-montre, à une minute et 44 secondes du vainqueur, le Néerlandais Tom Dumoulin.
Une pionnière, tu seras

   


Et si c’était elle ? Après trois saisons sur le banc des San Antonio Spurs où elle assiste Gregg Popovich, Becky Hammon pourrait prendre la tête d’une équipe NBA : une première pour une femme.

Becky Hammon est la toute première femme assistante-coach de NBA, et pas dans n'importe quelle équipe. Portrait. https://t.co/XFu27KJuEL— Loopsidernews (@Loopsider)


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L’ancienne joueuse de WNBA, médaillée de bronze avec la Russie aux Jeux olympiques de 2008, est en tout cas la première femme à passer un entretien avec l’une des 30 franchises de la ligue américaine. En quête d’un nouvel entraîneur, les Milwaukee Bucks ont contacté au moins dix personnes, dont l’assistante des Spurs, rapporte ESPN, qui rappelle que la franchise du Wisconsin l’avait déjà contactée l’année dernière pour le poste de manageur général.
L’équipe du week-end

Une anomalie de quatre longues années, une éternité pour les Catalans, a pris fin dimanche après-midi. Les rugbymen de l’USAP, l’Union sportive arlequins Perpignan-Roussillon, ont gagné le droit d’évoluer en Top 14 la saison prochaine. Septuple champion de France (vainqueur du bouclier de Brennus en 1914, 1921, 1925, 1938, 1944, 1955 et 2009), Perpignan a battu Grenoble 38 à 13.
Le match s’est déroulé à Toulouse. Dans un stade Ernest-Wallon drapé de sang et or, les couleurs du club catalan, et envahi par ses supporteurs à la fin de la rencontre, Perpignan a donc été sacré champion de France de ProD2.
Le club retrouve ainsi sa place sur la carte du rugby français et son rang, après une traversée du désert de quatre ans à l’échelon inférieur.
Le chiffre du week-end : 3
Trois, comme le nombre de médailles de l’équipe de France de lutte lors des championnats d’Europe 2018, disputés à Kaspiysk, au Daghestan (Russie). Il s’agit du meilleur bilan français depuis les championnats d’Europe 2010 (quatre médailles de bronze et une en argent).

Le lutteur d’origine tchétchène Zelimkhan Khadjiev a décroché l’argent dimanche en s’inclinant en finale face au Turc Soner Demirtas (lutte libre, 74 kg). Jeudi et vendredi, les lutteuses tricolores avaient été à l’honneur : Koumba Larroque avait échoué en finale face à une Russe (68 kg), tandis que Cynthia Vescan a décroché le bronze (72 kg).
Traditionnellement en fer de lance de l’équipe de France, les lutteurs de gréco-romaine abandonnent leur leadership à la lutte féminine et aux spécialistes de lutte libre.
Les wikis du week-end
Facile

   


Cet international ivoirien a inscrit, dimanche, un doublé capital pour le LOSC lors de la victoire 3-2 des Lillois à Toulouse. A 22 ans, il n’a pas encore eu le temps de multiplier les clubs.
Difficile

   


Ce vétéran possède le record de longévité en championnat de France de volley. Il vient de décrocher pour la sixième fois le titre de champion national mais pour la première fois sous les couleurs de Tours (victoire contre Chaumont en quatre sets). Le libero de 41 ans, ancien international, a débuté sa carrière en 1996 à Asnières.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Pour son dernier match au stade Emirates, l’entraîneur français a été ovationné, mais, alors que le divorce avec les supporteurs était depuis longtemps prononcé, l’hommage a pris des airs de requiem.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/05/2018
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Les adieux aigres-doux d’Arsène Wenger à Arsenal

Pour son dernier match au stade Emirates, l’entraîneur français a été ovationné, mais, alors que le divorce avec les supporteurs était depuis longtemps prononcé, l’hommage a pris des airs de requiem.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 09h13
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


En s’en tenant à la seule journée du dimanche 6 mai, les adieux d’Arsène Wenger, qui quitte Arsenal à la fin de la saison, auraient été parfaits. Haie d’honneur des joueurs avant le match, festival de buts (victoire 5-0 des Gunners face à Burnley), soleil radieux… Le stade Emirates, parfois surnommé « la Bibliothèque » pour être trop silencieux, était archi-comble et s’égosillait : « Oh Arsène Wenger, there is only one Arsène Wenger… » Dans un bel hommage, même les supporteurs de l’équipe adverse ont repris le chant.
Pour ce dernier match à domicile de la saison, marquant les adieux du Français devant son public après vingt-deux ans à la tête du club, Arsenal avait bien fait les choses. Tous les spectateurs avaient reçu un T-shirt rouge avec l’inscription « Merci Arsène », en français dans le texte. Le même slogan était affiché à l’extérieur du stade, et le programme de la rencontre, normalement titré « Arsenal », était devenu « Arsène ».
A la fin de la partie, les supporteurs sont restés pour une cérémonie d’hommage. Les saluant depuis le centre de la pelouse, son élégante silhouette dans un complet anthracite, l’entraîneur de 68 ans a prononcé un discours très simple, tout en retenue et plein de classe. « Je suis comme vous, un supporteur d’Arsenal. C’est un mode de vie, la défense du beau football et des valeurs que nous chérissons. Cette équipe est spéciale, sur le terrain et hors du terrain. » Avant de conclure sur ces mots : « Vous me manquerez. »
« On dirait presque un enterrement »
Malheureusement pour Arsène Wenger, son départ après presque un quart de siècle à la tête d’Arsenal ne se fait pas dans l’isolement de cette journée parfaite. Depuis des mois, le divorce avec les supporteurs est prononcé.
« Je me rappelle le premier match de la saison, les chants anti-Wenger étaient plus forts que ceux soutenant l’équipe », témoigne Matt Allan, 31 ans. Les tribunes se vidaient, entre boycottage et perte d’espoir de voir les Gunners réussir des exploits.
Depuis une décennie, l’équipe était sur une pente descendante. Cette saison, elle est à la sixième place de Premier League. Jeudi, elle a été éliminée des demi-finales de la Ligue Europa par l’Atlético Madrid. Le visage pale, les rides plus creusées que jamais, Wenger, d’habitude si réservé, avait laissé l’émotion poindre. « C’est très triste. Je suis très, très triste ce soir. » Son rêve de partir en beauté, avec un dernier trophée, s’était évaporé.

   


Dans ces circonstances, les adieux ce dimanche avaient des airs de requiem. « On dirait presque un enterrement », estime Harry Corton, supporteur d’Arsenal, qui suit l’équipe pour le quotidien Morning Star. Plus personne n’ose dire du mal du défunt. « Maintenant qu’il a annoncé son départ, le sentiment négatif contre lui s’est complètement retourné », reconnaît Andreas Marcos, 25 ans, qui n’a jamais connu que cet entraîneur à la tête de son équipe de cœur. Pour son ami Odysseas, « ces adieux sont aigres-doux ».
Le temps d’un dimanche parfait, l’heure était pourtant à l’eulogie. Le programme spécial consacré à l’entraîneur revenait sur les vingt-deux saisons, les dix-sept trophées (dont trois en Premier League et sept Coupes d’Angleterre), les 714 victoires, 266 matchs nuls et 251 défaites. L’exceptionnelle saison 2003-2004, quand les Gunners étaient devenus les « Invincibles », ne perdant pas une seule rencontre en championnat, revenait en boucle.
Bob Wilson, gardien légendaire d’Arsenal dans les années 1960, a résumé en quelques phrases l’incroyable impact que le Strasbourgeois a eu en Angleterre. « C’est un visionnaire. Il a construit le club tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il a changé le visage du football dans ce pays. Des centaines de joueurs lui doivent leur carrière. C’est le plus grand entraîneur de l’histoire de notre club. »
Inconnu à son arrivée dans le nord de Londres en 1996, Wenger a imposé un jeu fait de passes très rapides, à une touche de balle. Pendant huit ans, de 1997-1998 à 2004-2005, son équipe a fini systématiquement dans les deux premières du championnat. Mais depuis, le déclin a commencé. Ces deux dernières saisons, Arsenal ne s’est même pas qualifié pour la Ligue des champions.
Très lucide, Arsène Wenger n’était pas dupe des compliments. Devant les fans, avant de faire un dernier tour d’honneur, il a reconnu : « Merci de m’avoir reçu pendant si longtemps. Je sais, ça n’a pas été facile. »
Avenir flou
S’il est amer, le Français n’en a rien laissé paraître, savourant cette journée spéciale, marquée aussi par l’opération en urgence de son grand rival, Sir Alex Ferguson, entraîneur de Manchester United pendant 26 saisons : « On ne fait pas toujours l’unanimité, mais quand on la fait, ça fait du bien », confiait-il après le match.
Sa grande fierté ? Avoir conservé son honneur et ses valeurs jusqu’au bout. « Les fans n’étaient pas toujours heureux, mais ils m’ont toujours respecté. Ils savaient que je me donnais à fond, en toute intégrité. » Preuve de son dévouement, il fait cet aveu : « J’ai dirigé l’équipe pendant 840 matchs de Premier League. Vous savez ce que ça représente ? Le nombre de nuits sans sommeil ? »
Depuis qu’il a annoncé son départ, Arsène Wenger répète qu’il ne sait pas ce qu’il va faire après Arsenal, si ce n’est qu’il ne compte pas prendre sa retraite. Reviendra-t-il un jour s’asseoir dans la tribune nord du stade Emirates, avec les supporteurs les plus passionnés ? « Je serais heureux de le faire. » Une pause, puis un sourire éclaire son visage : « Comme ça, je pourrais crier contre l’entraîneur. » Un rappel que derrière la carapace, les critiques de ces dernières années l’ont touché.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Récent champion d’Espagne, le FC Barcelone a concédé un match nul (2-2) en infériorité numérique face au Real Madrid, dimanche en Liga.
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Barça-Real : le FC Barcelone reste invaincu, sans triompher sur le Real Madrid

Récent champion d’Espagne, le FC Barcelone a concédé un match nul (2-2) en infériorité numérique face au Real Madrid, dimanche en Liga.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 00h45
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 10h11
   





                        



   


Même sans enjeu comptable, un clasico reste un clasico. Dimanche 6 mai, le choc Barcelone-Real Madrid a accouché d’un nul (2-2) haletant et électrique qui entretient la série d’invincibilité du Barça, récent champion d’Espagne et capable de devenir la première équipe moderne à achever la Liga invaincue.
Pour la 36e journée, les équipes ont offert un duel accroché, dont le résultat préserve la dynamique barcelonaise : 42 matchs d’affilée sans défaite en Liga (record d’Espagne) et la possibilité, à trois matchs de la fin, d’être la première équipe depuis les années 1930 à remporter la Liga sans perdre.
Ce match n’a aucune influence sur le classement puisque le Barça (1er, 87 pts) est champion depuis le week-end dernier et puisque le Real (3e, 72 pts) a davantage l’esprit tourné vers sa troisième finale de Ligue des champions d’affilée, le 26 mai à Kiev contre Liverpool.

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L’entraîneur merengue, Zinédine Zidane, espérait un match intense en guise de répétition générale ? Il a été servi puisque le dernier clasico d’Andrés Iniesta, salué par une ovation vibrante à sa sortie du terrain (58e), a débouché sur un bras de fer… tournant parfois au pugilat.
Les buts du match

[🎞️VIDEO - ⚽️BUT] 🇪🇸 Luis Suarez lance parfaitement le #Clasico ! ⚡️⚡️
▶️ https://t.co/5j5XkEGezU
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Le club catalan a mené deux fois au Camp Nou, dont la première dès le début de la rencontre grâce à une volée de Luis Suarez (10e).

[🎞️VIDEO - ⚽️BUT] #Clasico 🇪🇸 La réponse de Ronaldo à Suarez 🔥
🤜 Sur une passe de Benzema !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Après l’ouverture du score de Suarez, Cristiano Ronaldo, touché à une cheville sur l’action et remplacé à la pause, a surgi en se jetant sur la ligne (15e) et égale ainsi Alfredo Di Stéfano comme meilleur buteur merengue dans l’histoire des clasicos (18 buts).

[🎞️VIDEO - ⚽️BUT] #Clasico 🇪🇸 Lionel Messi redonne l'avantage à Barcelone
🎯 Une frappe au ras du poteau 👌
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Pour ne rien arranger, le trio arbitral a accordé à tort le but de Messi (52e).

[🎞️VIDEO - ⚽️BUT] #Clasico 🇪🇸 Gareth Bale remet les équipes à égalité d'un superbe golazo 😍😍
▶️ https://t.co/QqBoTjFtR3
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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A onze contre dix après l’exclusion de Sergi Roberto (45e+2), le Real a finalement égalisé avec un tir enroulé de Gareth Bale (72e).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Trois jours après leur qualification en finale de Ligue Europa, les Marseillais ont arraché une victoire précieuse dimanche contre les Niçois (2-1).
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Ligue 1 : vainqueur de Nice, l’OM garde le bon cap

Trois jours après leur qualification en finale de Ligue Europa, les Marseillais ont arraché une victoire précieuse dimanche contre les Niçois (2-1).



Le Monde
 |    06.05.2018 à 23h27
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 07h23
   





                        



   


La fatigue n’a, semble-t-il, pas de prise sur les Marseillais. Trois jours après une qualification intense et éreintante en finale de la Ligue Europa, au bout de la prolongation à Salzbourg, l’OM a parfaitement négocié la venue de Nice. Dimanche 6 mai au soir au Stade-Vélodrome, Marseille s’est imposé 2 à 1 contre des Niçois, un peu trop timorés malgré l’ouverture du score de Mario Balotelli.

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L’OM reste 4e à deux longueurs de l’OL et une de l’AS Monaco. Gagner la Ligue Europa le 16 mai à Lyon leur offrirait à coup sûr la Ligue des champions, mais la voie du championnat semble plus accessible que le monumental Atlético Madrid qui les attend en finale.
Les héros n’étaient pas fatigués, sauf Rolando, buteur en Autriche à la 116e minute, sorti à la pause et remplacé par Grégory Sertic. Le Portugais se ressentait peut-être un peu de son tendon d’Achille, il s’est fait déposer par un fringant Mario Balotelli, auteur du premier but (5e).

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Mais Payet, lui, est increvable. Il fait vraiment tout pour montrer au sélectionneur Didier Deschamps qu’il mérite de jouer la Coupe du monde. Il a donné sa 22e passe décisive de la saison à Valère Germain pour l’égalisation, quatre jours après celle sur corner pour le but de Rolando à Salzbourg. L’attaquant trouvait enfin le chemin des filets, lui qui n’avait marqué qu’une fois en deux mois. Le voilà à 17 buts.
L’OM au mental
Payet a lui même marqué le but vainqueur (72e), plein de calme devant le but déserté après un excellent travail de Clinton Njie. Le « super remplaçant » camerounais venait de relayer Florian Thauvin et a conquis le ballon à la bagarre avec Dante pour donner cette passe, sur laquelle Germain s’est intelligemment retiré.
Au milieu, André-Frank Zambo Anguissa a livré un très gros match, commandeur en chef du milieu récupérateur, puisque Luis Gustavo a encore joué en charnière, Adil Rami purgeant le premier de ses trois matchs de suspension.
Nice aussi a bien joué, dans un match intense, à l’image de Balotelli, auteur de son 16e but en L1, le premier but dans le jeu depuis le 2 mars. L’Italien avait marqué sur penalty contre Strasbourg (1-1) la journée précédente.
Après le 4-2 fondateur de l’aller, où Marseille avait aussi remonté le score, mais de deux buts, voilà encore une victoire pour garder l’élan jusqu’à la grande finale de Lyon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Quatrième, le Marseille de Dimitri Payet s’est imposé face au Nice de Mario Balotelli dimanche au stade Vélodrome.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les Monégasques ont gagné dimanche sur le fil en fin de match à Caen (2-1) et restent à un point des Lyonnais, vainqueurs de Troyes (3-0). Lille a décroché un succès précieux à Toulouse (3-2).
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Ligue 1 : Monaco s’arrache, l’OL gagne encore et Lille peut y croire

Les Monégasques ont gagné dimanche sur le fil en fin de match à Caen (2-1) et restent à un point des Lyonnais, vainqueurs de Troyes (3-0). Lille a décroché un succès précieux à Toulouse (3-2).



Le Monde
 |    06.05.2018 à 19h07
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 07h27
   





                        


Le suspense est encore au rendez-vous en Ligue 1. Mais la 36e journée montre quelques tendances : Metz en Ligue 2, Strasbourg et Toulouse s’enfoncent, Lille reste en vie, Bordeaux peut encore croire à l’Europe, Monaco arrache la victoire et l’OL n’en finit plus de gagner.

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Lyon-Troyes (3-0) : l’OL enchaîne une 8e victoire

   


Loin d’être brillant, l’OL a assuré l’essentiel en poursuivant une série impressionnante de victoires dimanche 6 mai en Ligue 1. Les Lyonnais ont disposé des Troyens grâce à un doublé de Bertrand Traoré en première période et un troisième but de Maxwell Cornet en fin de rencontre.
Troyes, grâce à l’entrée en jeu de Benjamin Nivet à la deuxième mi-temps, a eu quelques occasions de réduire le score. Le gardien lyonnais, Mathieu Gorgelin, qui remplace Anthony Lopes pendant sa suspension, s’est mis en évidence, notamment en déviant un coup franc adverse sur la barre transversale.
Au classement, les Lyonnais comptent désormais 75 points. Ils mettent la pression sur les Marseillais (70 points), qui reçoivent Nice ce soir à partir de 21 heures.
Caen-Monaco (1-2) : à 18 ans, Sylla offre la victoire à l’ASM

   


Les Monégasques ont bien failli abandonner deux points en Normandie. Mais c’est un jeune joueur de 18 ans, Moussa Sylla, qui a inscrit un doublé pour sa première titularisation. Monaco reste à portée immédiate des Lyonnais, 74 points contre 75 points. On rappelle que la deuxième place, occupée par l’OL, est directement qualificative pour la phase de poules de la Ligue des champions. Le troisième passera par le tour préliminaire, sauf si l’Atlético bat Marseille en finale de la Ligue Europa.
Toulouse-Lille (2-3) : le LOSC arrache un succès précieux

   


Toulouse pensait s’acheminer vers une victoire salvatrice mais les Lillois ont renversé en trois minutes la situation alors qu’on les croyait perdus. Bissouma et Pepe ont en effet marqué à la 80e et à la 83e minutes de jeu alors que les Toulousains menaient 2-1.
Les hommes de Christophe Galtier sortent de la zone de relégation grâce à cette victoire. Lille est désormais 16e avec 35 points. Le barragiste toulousain (18e) est à un point des Nordistes. Le 19e, Troyes, est relégué à 3 points.
Saint-Etienne - Bordeaux (1-3) : faux pas des Verts 

   


Les Stéphanois concèdent leur première défaite après une invincibilité de treize matchs. Elle sonne comme un coup d’arrêt pour une formation qui aura un déplacement difficile samedi à Monaco avant de recevoir Lille pour la dernière journée, un match sans doute crucial pour les deux clubs.
Les Stéphanois avaient fait le plein de points (9) sur les trois dernières journées, mais en produisant des performances assez moyennes. Ils enregistraient le retour de leur défenseur et capitaine, Loïc Perrin.
De son côté, Bordeaux s’est bien relancé dans la course à l’Europe. Les Bordelais, grâce à leur quatrième succès sur leurs cinq dernières rencontres (défaite contre le PSG), remontent au 8e rang, à trois longueurs des Verts.
Metz-Angers (1-2) : les Lorrains craquent et descendent
L’espoir était mince mais réel. Il a pris fin dimanche après-midi à cause de la défaite de Metz face à Angers. Scénario cruel, les Messins menaient 1-0 jusqu’aux arrêts de jeu. En deux minutes, Pavlovic et Tait ont donné la victoire aux Angevins. La saison prochaine, Metz jouera donc en Ligue 2.
Les autres scores de la 36e journée : 
Amiens-PSG : 2-2, Dijon-Guingamp : 3-1, Rennes-Strasbourg : 2-1, Nantes-Montpellier : 0-2.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 5 et dimanche 6 avril.
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« Fête à Macron », Trump, Russie... Les informations à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 5 et dimanche 6 avril.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 18h22
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 09h44
   





                        


A Paris, des dizaines de milliers de manifestants réunis pour faire « la fête à Macron »

   


A l’initiative du député de La France insoumise (LFI) François Ruffin et de l’intellectuel Frédéric Lordon, près de 40 000 personnes — selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont Le Monde —, ont afflué samedi 5 mai à Paris pour faire « la fête à Macron ». Des rassemblements ont également lieu dans plusieurs villes de France, dont Toulouse, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Rennes.
Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron, un an après son élection, s’est déroulée dans un climat festif, elle était encadrée par un important dispositif policier après les débordements survenus en marge du défilé parisien du 1er-Mai.
La France outrée par les propos de Trump sur les attentats du 13 novembre 2015

   


La France a fait part de sa « ferme désapprobation », samedi 5 mai, après les propos du président américain, Donald Trump, qui a utilisé les attentats de 2015 à Paris pour défendre le droit de porter une arme aux Etats-Unis. Selon lui, les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis auraient fait moins de morts si les victimes avaient été armées.
« La France est fière d’être un pays sûr où l’acquisition et la détention d’armes à feu sont strictement réglementées, a rétorqué le Quai d’Orsay.
Plus de 1 600 opposants arrêtés lors de manifestations contre le « tsar Poutine »

   


Plusieurs milliers de personnes avaient répondu samedi à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny, qui a lui-même été interpellé par la police avant d’être relâché dimanche 6 mai. Organisés deux jours avant l’investiture officielle, lundi, de Vladimir Poutine, réélu pour un nouveau mandat jusqu’en 2024 à la tête du pays, les rassemblements ont été très vite dispersés par les forces de sécurité, déployées en nombre.
En Tunisie, des élections municipales historiques accueillies sans enthousiasme

   


Les Tunisiens ont voté sans enthousiasme dimanche pour les premières élections municipales depuis la révolution de 2011, un scrutin pourtant jugé crucial pour enraciner au niveau local le processus démocratique dans l’unique pays rescapé du Printemps arabe.
Le taux de participation à ce scrutin proportionnel à un tour, qui s’est déroulé sans incident majeur, n’a atteint que 33,7% au niveau national, et seulement 26% à Tunis, selon l’instance en charge des élections (Isie). Les résultats ne sont attendus qu’au cours des prochains jours.
Les Libanais aux urnes pour élire leurs députés

   


Pour la première fois depuis neuf ans, les Libanais étaient appelés à voter pour des élections législatives, dimanche 6 mai. Cinq cent quatre-vingt-dix-sept candidats répartis sur soixante-dix-sept listes sont en lice, pour des législatives organisées pour la première fois selon un mode de scrutin proportionnel. Mais la répartition des sièges est aussi régie par un subtil partage confessionnel entre les différentes communautés religieuses, et respecte une parité islamo-chrétienne.
Sur les 3,7 millions d’électeurs, seuls 49,2% ont déposé leur bulletin dans l’urne, contre 54% en 2009, a fait savoir le ministre de l’intérieur, Nohad Machnouk.

        Lire le reportage :
         

          A Baalbek, le Hezbollah sur la défensive



Le week-end sportif
Volley. Tours est devenu champion de France pour la septième fois en battant Chaumont, tenant du titre, 3 à 1 (22-25, 25-13, 25-17, 25-18), samedi à Paris-Coubertin.
Rugby. En course pour se qualifier pour les barrages, les Lyonnais ont gagné, samedi face à Montpellier (32-24), tandis que le Racing a assuré sa place en demi-finale face à Agen (42-13).
Basket. Bourges a pris une option sur la qualification pour la finale du Championnat de France de basket féminin en battant Lyon, 73 à 67, samedi en demi-finale aller.
Football. Marseille s’est imposé 2 à 1 contre Nice, en Ligue 1 dimanche soir, quand Bordeaux s’est bien relancé dans la course à l’Europe en battant Saint-Etienne (3-1) dimanche au stade Geoffroy-Guichard, lors de la 36e journée de Ligue 1. Huit rencontres du championnat de France se déroulent dimanche après-midi. Les Lyonnais menaient contre Troyes (2-0) avant la fin du match.
Et aussi...
Sondage. Emmanuel Macron perçu de plus en plus à droite, selon une enquête Cevipof pour Le Monde.
Guyane. Un chef d’escadron visé par une procédure disciplinaire pour « propos racistes ».
Aubervilliers. Trois personnes écrouées pour une série de vols violents dans le quartier chinois.
Art & naturisme. A Paris, le Centre d’art contemporain ouvrait ses portes, samedi, aux amateurs de naturisme pour une visite exceptionnelle. Notre journaliste a tenté l’expérience.
Linky. Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.
Afghanistan. An attentat a fait au moins 12 morts dans un centre d’enregistrement électoral.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Huit rencontres du championnat de France se déroulent ce dimanche après-midi. Les Lyonnais ont battu Troyes (3-0). Les Monégasques se sont imposés en Normandie (2-1).
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le club de la principauté affronte l’AEK Athènes en finale de la Ligue des champions à 19 heures, dimanche.
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Basket : la rapide ascension de Monaco, jusqu’à une finale européenne

Le club de la principauté affronte l’AEK Athènes en finale de la Ligue des champions à 19 heures, dimanche.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h58
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Un an après une défaite en demi-finale, les basketteurs de l’AS Monaco joueront, dimanche 6 mai à 19 heures, la première finale européenne de leur histoire. Les Monégasques affrontent l’AEK Athènes dans la redoutable salle du club grec. Dix-huit mille personnes (en écrasante majorité des supporteurs locaux) sont attendues pour cette finale de la Ligue des champions, qui est généralement considérée comme la troisième des coupes européennes, derrière l’Euroligue et l’Eurocoupe.

. @ASMonaco_Basket est en FINALE  finale de la @BasketballCL ! 💪🏀 https://t.co/5I9OASfDXB— BasketAvecCanal (@Le Basket Avec CANAL)


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Pourtant, il y a encore cinq ans, il semblait un peu fou d’imaginer Monaco dans cette position. Lors de la saison 2013-2014, le club de la principauté se trouvait encore en NM1, le troisième échelon national. Deux ans et deux titres consécutifs de champion de NM1 et Pro B (deuxième division) plus tard, les Monégasques étaient de retour en Pro A.
« Tout le monde a de grands rêves, dit Oleksiy Yefimov, le directeur exécutif du club. Mais il y a trois ou même deux ans, alors que nous n’avions toujours pas joué le moindre match européen, nous ne pouvions pas rêver ou imaginer que nous jouerions la finale d’une compétition européenne devant dix-huit mille personnes, ou devant le prince de Monaco. C’est un petit miracle. »
« L’autre tsar de Monaco »
Ce « miracle », un homme en est à l’origine. Le nouveau président, Sergueï Dyadechko « l’autre tsar de Monaco », comme nous le présentions en 2015, est un homme d’affaires ukrainien dont le « passé charrie son lot d’intrigues, de malversations financières et de balles sifflantes », et qui fut notamment victime d’une tentative d’assassinat en 2012, avant de débarquer sur la côte d’Azur et de racheter le club de basket, en 2013.

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                Sergueï Dyadechko, l’autre tsar de Monaco



Avec lui à sa tête, le club de la principauté a pris une autre dimension. Grâce à son recrutement luxueux, il a rapidement retrouvé l’élite du basket français, et la domine depuis. Depuis trois saisons, Monaco triomphe en saison régulière, même si les phases finales sont encore compliquées à gérer (deux défaites, en demi-finale puis en quarts de finale de playoffs contre l’ASVEL).
« On ne pensait pas que ça irait si vite, concède Alain Béral, président de la ligue nationale de basket. On avait conscience que les choses étaient préparées pour ça, mais on a été un peu surpris. »
Pourtant, si l’on a affaire au « plus gros investisseur de l’histoire du basket en France », comme le décrivait Le Parisien en 2015, les moyens du club monégasque ne sont pas exagérés par rapport à la concurrence, tempère George Eddy, journaliste et commentateur pour Canal Plus.
« Les responsables du club sont surtout de vrais experts du basket européen. Ils connaissent tous les joueurs. Ils savent ce qu’ils font pour gagner au niveau européen, et ils sont en train de le prouver. Ce n’est pas parce qu’il y a trois fois plus d’argent que les autres [le budget et la masse salariale de l’ASM sont les troisièmes du championnat], ou que c’est Monaco… Ce sont surtout des compétences au niveau basket, la bonne utilisation de leur budget et puis de la patience : ils ont gardé le même entraîneur et certains joueurs emblématiques. »
Premier titre européen ?
C’est d’ailleurs ce que retient Oleksiy Yefimov. Malgré un effectif renouvelé à presque 80 % par rapport à la saison passée, comme le souligne George Eddy, les Monégasques ont réussi à conserver « l’esprit » de 2017.
L’année dernière, pour leur première participation à la Ligue des champions, ils avaient participé au Final Four. Eliminés en demi-finale par le club turc de Bandirma, les hommes du Rocher avaient finalement pris la troisième place de la compétition nouvellement créée par la fédération internationale de basket.

L'AS Monaco est le 12e club issu du Championnat de France à disputer une finale européenne. Bilan jusqu'ici (20 disputées) 9 v.-10 d.— ArnoLecomte (@Arnaud Lecomte)


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Un an plus tard, Monaco est de retour dans ce Final Four et a l’occasion d’aller chercher le premier titre européen de son histoire. « On n’a encore rien fait », rappelait ainsi Sergii Gladyr après la victoire contre Ludwigsbourg (87-65) en demi-finale, vendredi. Après les désillusions de l’an passé, les Monégasques n’ont plus qu’une chose en tête, comme le résume sobrement Oleksiy Yefimov : « Que ce soit en championnat ou en Ligue des champions, le but est de gagner. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le Kazakh a infligé, samedi, à l’Américano-Arménien Martirosyan le premier K.-O. de sa carrière après deux rounds. Un épilogue écrit à l’avance.
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Boxe : Golovkin conserve ses ceintures au terme d’un combat sans suspens à Los Angeles

Le Kazakh a infligé, samedi, à l’Américano-Arménien Martirosyan le premier K.-O. de sa carrière après deux rounds. Un épilogue écrit à l’avance.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 08h54
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            Aude Lasjaunias (Los Angeles (Californie), correspondance)








                        



   


Ce n’était ni l’affiche ni le lieu escomptés. Mais, dès la mi-avril, Gennady Golovkin avait prévenu : « Vanes Martirosyan est désormais le plus important combat de ma carrière. » Et le Kazakh l’a prouvé samedi 5 mai, sur le ring du StubHub Center de Carson, en banlieue de Los Angeles (Californie), faisant vivre un véritable cauchemar à celui que l’on surnomme « The Nightmare » en lui infligeant le premier K.-O. de sa carrière en seulement deux petits rounds. Sans surprise, « GGG » a conservé son titre unifié chez les poids moyens, reste invaincu depuis 2004, et peut se targuer désormais d’un palmarès de 38 victoires dont 34 par K.-O., d’un nul et d’aucune défaite. Il égale en outre le record de Bernard Hopkins de vingt victoires de rang en titre dans cette catégorie de poids.
La victoire serait belle, si elle n’avait pas été connue d’avance. Car, contrairement aux affirmations de Gennady Golovkin, nombre d’observateurs aguerris du noble art éditorialisaient depuis des semaines sur l’absence d’enjeu de ce duel organisé dans un temps record, après l’annonce de l’annulation de la revanche du Kazakh face au Mexicain Canelo Alvarez. Après leur nul contesté en septembre 2017 à la T-Mobile Arena de Las Vegas (Nevada), ce combat était l’un des plus attendus de l’année. Mais, la suspension du natif de Guadalajara, une des superstars de la discipline, après deux contrôles antidopage positifs au clenbutérol en a décidé autrement.
Et après de nombreuses tergiversations, c’est Vanes Martirosyan qui a été choisi pour chausser les gants et tenter de ravir à Gennady Golovkin ses ceintures de l’International Boxing Federation (IBF), de la World Boxing Association (WBA) et du World Boxing Council (WBC). « C’est une chose de dire que Martirosyan est un adversaire légitime [face au Kazakh]. C’est une autre chose à dire que ce combat est légitime », résumait la grande chaîne sportive américaine ESPN.
L’Américano-Arménien de 32 ans, qui avait représenté les Etats-Unis aux Jeux olympiques (JO) d’Athènes en 2004 – en même temps que son adversaire du soir –, disposait avant la rencontre d’un palmarès plus qu’honorable : 36 victoires, dont 21 par K.-O., trois défaites et un nul. Seulement voilà, il n’avait plus combattu depuis le 21 mai 2016 et totalisait deux défaites sur ses trois derniers combats.
En outre, Vanes Martirosyan n’a eu que deux semaines pour se préparer – l’annonce officielle du remplacement de Canelo Alvarez a été faite le 18 avril – et tenter de conquérir un titre mondial contre un adversaire ultra-entraîné. De son propre aveu, le boxeur n’avait rien à perdre. Et, lors de la journée de présentation du combat aux médias, les membres de son clan prenaient même des photos avec Golovkin, comme de simples fans.
Combat du « Cinco de mayo »
Les organisateurs, eux, s’inquiétaient surtout de la vente d’une quantité substantielle de billets, dont les prix oscillaient entre 50 et 750 dollars (jusqu’à 630 euros), pour ce duel entre le Kazakh et un adversaire de moindre notoriété que le très populaire Canelo Alvarez. Les places pour la rencontre Alvarez-Golovkin s’échangeaient, elles, entre 300 et 5 000 dollars.

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La boxe professionnelle étant aussi un business, le combat a donc été « délocalisé » de Las Vegas vers la banlieue de Los Angeles, dans une enceinte de moindre envergure. Une opportunité pour la cité des Anges, qui fut l’une des capitales mondiales de la boxe dans la première moitié du XXe siècle, avant de perdre, vers la fin des années 1970, de son attractivité, cédant alors du terrain à New York et Las Vegas.
Le StubHub Center, une des rares arènes en plein air, a été retenu et les liens locaux de Martirosyan – il réside à Glendale en banlieue de L.A. où se concentre une bonne partie de la large communauté arménienne de la mégalopole –, laissaient espérer un peu plus d’attrait à la rencontre.
D’autant que Los Angeles peut se targuer d’avoir accueilli un des combats du « Cinco de mayo », fête qui célèbre la culture mexicano-américaine aux Etats-Unis, devenue date phare dans le calendrier du noble art outre-Atlantique sous l’impulsion de la population latino. Car, depuis 2003, les principaux combats du Cinco de mayo se sont déroulés dans l’un des établissements MGM à Las Vegas.
Outre le Kazakh et l’Américano-Arménien, ce 5 mai a également vu sur le ring la championne unifiée des poids welters, la Norvégienne Cecilia Braekhus (32-0, 9 K.-O.) défendre ses ceintures face à l’Américaine Kali Reis (14-1-6, 4 K.-O.). Un duel qui restera dans les annales de la boxe : pour la première fois en quarante-cinq ans, la chaîne payante HBO a diffusé un combat féminin. Moins pour son épilogue : Braekhus repart avec ses titres après une victoire aux points controversée, accueillie par les huées du public.
Un public d’ailleurs clairsemé. Malgré les efforts des organisateurs, les tribunes du StubHub Center n’affichaient pas complet (7 837 personnes). Le premier acte du duel Canelo-Golovkin, le 16 septembre 2017, à Las Vegas totalisait, lui, 22 358 spectateurs.



                            


                        

                        

