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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les candidats au bac à Pondichéry, en Inde, sont chaque année les premiers à passer les épreuves écrites. Voici les sujets d’histoire pour les séries ES et L tombés lundi 7 mai.
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Bac ES, L 2018 : les sujets d’histoire-géographie à Pondichéry

Les candidats au bac à Pondichéry, en Inde, sont chaque année les premiers à passer les épreuves écrites. Voici les sujets d’histoire pour les séries ES et L tombés lundi 7 mai.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 16h56
   





                        



   


Les candidats au bac de la filière ES à Pondichéry, en Inde, ont planché sur l’épreuve d’histoire-géographie lundi 7 mai. Plusieurs thèmes leur ont été soumis, depuis les flux et les acteurs de la mondialisation, jusqu’aux défis de la population et de la croissance en Asie du Sud et de l’Est, en passant par les mutations de la puissance américaine depuis les années 1990. A noter que le sujet est commun aux séries ES et L, mais qu’il n’y avait aucun candidat de série L dans ce centre d’examen.
Voici les sujets de l’épreuve d’histoire-géographie (bac ES et bac L 2018) :

Bac 2018 : sujet histoire géographie Pondichéry publié par LeMonde.frCampus


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ En Mai 68, les femmes sont partout, mais la parole publique ne leur est pas donnée. Une enquête issue du hors-série « 68 : les jours qui ébranlèrent le monde ».
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édition abonné


Mai 68 : des femmes dans les rues, mais privées de parole publique

En Mai 68, les femmes sont partout, mais la parole publique ne leur est pas donnée. Une enquête issue du hors-série « 68 : les jours qui ébranlèrent le monde ».



Le Monde
 |    07.05.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 18h46
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            

Elle a rapidement fait le tour du monde en 1968 : la « Marianne de Mai 68 », cette photographie emblématique représentant une jeune fille, sur les épaules d’un homme, brandissant le drapeau du Front national de libération du Sud-Vietnam, montre un mouvement où les femmes sont particulièrement actives. En réalité, comme l’a montré l’historienne Michèle Riot-Sarcey (1), en 1968, « l’histoire insurrectionnelle se décline au masculin ». « La parole publique n’appartient pas aux femmes », prévient-elle dans Histoire du féminisme (La Découverte, 2002).
Les femmes « servaient le café, tapaient les tracts à la machine… »
Leur cause est oubliée, y compris dans les mesures prises par les gouvernements après l’aplanissement des antagonismes. « Les forces de l’ordre, et parfois les dirigeants et militants politiques, ont ramené les filles et les femmes à leur sexe », constate, pour sa part, l’historienne Michelle Zancarini-Fournel (2) dans « Genre et politique : les années 1968 » (Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 2002).
C’est le souvenir qu’en garde la spécialiste de l’histoire des femmes, Marie-Jo Bonnet (3), auteur de Mon MLF (Albin Michel, 2018). « Il y avait beaucoup de femmes dans les manifs, dans les groupuscules gauchistes et chez les grévistes, mais elles ont joué les seconds rôles, affirme-t-elle. Elles servaient le café, tapaient les tracts à la machine… Il faut se replacer dans le contexte d’une société française fermée où les rôles sexuels étaient stéréotypés. C’était l’époque du “quart d’heure américain” : dans les boums, les filles n’avaient que quinze minutes pour inviter les garçons à danser. »
La parole confisquée
Lycéenne à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Marie-Jo Bonnet, devenue militante gréviste lors du printemps 1968, a véritablement ressenti que la parole lui avait été confisquée. « Je n’ai pas été élue au comité de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Depuis la fin mars, une trentaine d’universités et d’instituts d’études politiques ont connu des perturbations. Le point sur la situation.
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Universités : blocage illimité à Nanterre, appel à la levée du blocus à la Sorbonne

Depuis la fin mars, une trentaine d’universités et d’instituts d’études politiques ont connu des perturbations. Le point sur la situation.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 18h25
   





                        



   


Plus d’un mois après le début du mouvement contre la réforme de l’accès à l’université, quatre facultés étaient toujours à l’arrêt lundi 7 mai : Toulouse Jean-Jaurès ; Rennes-II ; Nanterre ; et Paris-VIII. A la Sorbonne, les étudiants se sont prononcés majoritairement pour la fin des blocages. D’autres universités conservent par ailleurs certains sites bloqués ou occupés en partie (Lyon-II, Nantes, Aix-Marseille, Sorbonne Université, Limoges…).
Depuis la fin de mars, une trentaine d’universités et d’instituts d’études politiques ainsi que l’Ecole normale supérieure et l’Ecole des hautes études en sciences sociales ont connu des perturbations, allant d’une brève occupation de salle jusqu’à des blocages de plusieurs semaines. Le point sur la situation.
Appel à lever les blocages à la Sorbonne
Le président de Sorbonne Université a appelé à la levée des blocages de deux sites occupés à Paris à l’issue d’un vote électronique des étudiants, qui se sont prononcés majoritairement en ce sens. Cette consultation, qui a eu lieu de jeudi à samedi, a recueilli 10 085 votes (sur 55 000 étudiants au total). Parmi les votants :
— 6 334 sont défavorables aux blocages ;
— 2 772 y sont favorables ;
— 979 ne veulent pas se prononcer, selon un communiqué de l’université.
Sorbonne Université compte deux sites de sa faculté de lettres bloqués par des opposants à la loi sur les nouvelles modalités d’accès à l’université, et ce, depuis plusieurs jours : Malesherbes — dont le blocage a été reconduit jusqu’à samedi 12 mai lors d’une assemblée générale (AG) lundi — et Clignancourt, dont une AG devait décider lundi après-midi de la poursuite du mouvement.
« Afin de garantir la délivrance de diplômes qui reflètent bien leurs niveaux de qualification, ma priorité actuelle est d’assurer la tenue régulière des examens, concours d’agrégation et de Capes, et des réunions des comités de sélection pour le recrutement des enseignants-chercheurs », écrit le président, Jean Chambaz, dans un communiqué. Il maintient sa proposition de « mise à disposition d’espaces dédiés sur l’ensemble des sites » pour permettre « un débat démocratique sur la loi ORE », promulguée en mars et accusée par ses opposants d’introduire la sélection à l’entrée de l’université.

        Lire :
         

          Avec les blocages d’universités, certains partiels perturbés



Blocage illimité à Nanterre
A Nanterre, paralysée depuis trois semaines, une assemblée générale a voté le blocage illimité de l’université francilienne, qui compte 32 000 étudiants. Alors que la période des partiels s’est ouverte il y a un peu moins d’une semaine, environ 700 étudiants ont pris part au vote, soit bien moins que lors des précédentes AG, qui avaient rassemblé près de 1 700 personnes.
L’assemblée générale — qui se réunira de nouveau mardi 15 mai — s’est également prononcée pour le blocage d’un examen prévu à Arcueil (Val-de-Marne) vendredi 11 mai.
Prenant acte de l’impossibilité d’organiser les partiels sur le campus, l’université de Nanterre a adopté, vendredi, un aménagement. Entre les devoirs à la maison, les examens en ligne et la relocalisation des épreuves qui le nécessitent sur d’autres sites, comme Arcueil, « nous devrions réussir à maintenir le calendrier universitaire et sauver l’année en conservant la valeur des diplômes, dans une solution respectueuse du mouvement social », explique au Monde Jean-François Balaudé, président de l’établissement, qui espérait néanmoins que le vote de lundi mît fin au blocage.
« Je suis favorable à l’une des idées portées par les personnels et étudiants mobilisés : celle d’organiser des états généraux de l’université, à Nanterre, pour réfléchir à cette loi ORE et à la manière dont elle se décline, ce qui me semblerait plus constructif et à même de porter des propositions », ajoute le président de l’université.
Reconduction du blocage jusqu’au 17 mai à Rennes-II
250 étudiants de Rennes-II ont voté la reconduction du blocage de leur université jusqu’au 17 mai, date du début des examens, rapporte le quotidien régional Ouest France. Le président de l’université, Olivier David, estime qu’un « point de non-retour » a été atteint et que ce vote par une assemblée générale de 250 participants « a moins de légitimité aux yeux de l’équipe pédagogique que lorsqu’ils étaient des milliers ».
« Malgré tous nos efforts, nous avons en face de nous une assemblée générale qui refuse de négocier. Il faut arrêter ce rapport de dupes. Je vais arrêter de discuter. Nous nous organiserons désormais sans négociation », dit-il, ajoutant qu’il n’exclut pas un recours à la force publique.
Affrontements entre police et manifestants à Grenoble
Des affrontements ont opposé la police à une trentaine de manifestants qui bloquaient lundi matin l’accès aux amphithéâtres de l’université Grenoble Alpes (UGA), où étaient programmés des examens, reportés dans l’après-midi.
Un policier a été légèrement blessé et deux étudiants « se sont sentis mal », a fait savoir la direction. Selon les pompiers, un étudiant d’une vingtaine d’années a été admis à l’hôpital pour des blessures sans gravité.
Dès 7 heures du matin, malgré la présence de vigiles d’une société de surveillance, « une trentaine » d’opposants aux nouvelles modalités d’accès à la fac a bloqué l’accès des amphithéâtres à quelque 580 étudiants venus passer leurs partiels en sciences humaines et sociales. La direction de l’UGA a fait appel aux forces de l’ordre, mais la quinzaine de policiers « n’a pas dissuadé » les bloqueurs, « assez violents » et « visage masqué pour certains » selon l’université, de quitter les lieux. Ils ont alors utilisé des gaz lacrymogènes pour y parvenir.
En début d’après-midi, le site était débloqué et les partiels ont été reprogrammés dans d’autres bâtiments, a précisé l’UGA.
Six étudiants de Nancy poursuivis en correctionnelle, cinq jeunes arrêtés à Lyon-II
Six étudiants interpellés jeudi 3 mai à Nancy comparaîtront en août et septembre devant le tribunal correctionnel. Les forces de l’ordre étaient intervenues sur le campus de lettres et sciences humaines de l’université de Lorraine alors qu’une trentaine d’étudiants opposés à la réforme de l’accès à l’université s’étaient postés devant un amphithéâtre où devait se dérouler un partiel d’anglais. Trois étudiants sont poursuivis pour des dégradations matérielles, un quatrième pour des violences envers des policiers, un cinquième pour des violences et pour avoir refusé de donner son ADN, et le dernier pour avoir refusé de donner aux autorités son code PIN de téléphone portable.
Par ailleurs, cinq personnes âgées de 18 à 23 ans ont été interpellées par la police sur le campus de Lyon-II Bron dans la nuit de dimanche 6 mai à lundi 7 mai, alors qu’elles tentaient de monter des barricades après avoir dégradé des serrures et du matériel, selon une source policière. Elles ont été placées en garde à vue à la sûreté de Lyon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ C’est la jeunesse de la capitale sénégalaise, politisée, effervescente, ouverte sur le monde, qui a donné le coup d’envoi de la mobilisation.
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Chronique

Mai 68 à Dakar, chronique d’une époque fébrile

C’est la jeunesse de la capitale sénégalaise, politisée, effervescente, ouverte sur le monde, qui a donné le coup d’envoi de la mobilisation.

Par                                            Francis Kpatindé




LE MONDE
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        Le 07.05.2018 à 15h11

     •
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        Mis à jour le 07.05.2018 à 17h56






    
En 1968, la mobilisation des étudiants sénégalais et ouest-africains de l’université Dakar secoue une société où la présence de l’ancien colonisateur était encore très prégnante.
Crédits : DR


L’époque était épique et à la fois arachnéenne et tumultueuse. C’était le temps des coiffures afro, des premiers pantalons « pattes d’ef », l’âge d’or de la soul et du rhythm and blues, l’apogée de la génération des « matinées » et des « soirées », termes utilisés, de Dakar à Brazzaville, pour désigner les boums, selon qu’elles se terminent à 20 heures pétantes ou aux aurores. James Brown donnait alors puissamment de la voix, en guise de prélude à son immortel Say it Loud – I’m Black and I’m Proud, disponible dans les bacs à partir d’août 1968. Aretha Franklin, Wilson Pickett et, surtout, Otis Redding, disparu précocement dans un crash aérien en décembre 1967, lui répondaient en un écho à l’intonation plus suave. Les plus intellos préféraient de loin l’immense John Coltrane, mort cinq mois avant Otis, à un âge – 41 ans – où tout est encore possible.
Nous étions jeunes, très jeunes, collégiens, lycéens ou étudiants à Dakar, Ouagadougou, Cotonou, Niamey ou Bangui. Nous étions nourris confusément de l’esprit de Bandoung, qui porta le mouvement des non-alignés sur les fonts baptismaux. Et initiés tôt à la rhétorique révolutionnaire et aux rudiments de l’agitprop. Nous avions lu, parfois dans des bréviaires empruntés à la bibliothèque du centre culturel français, Sartre, Marcuse, Fanon, Ralph Ellison et son remarquable Invisible Man, Stokely Carmichael, inventeur et icône du Black Power, dont je ferais la connaissance, bien plus tard, lorsqu’il résidera en Guinée sous une nouvelle identité doublement évocatrice : Kwame Ture.
Des nouvelles du Vietnam et d’Amérique du Sud
Bien évidemment, nous avions assimilé des bribes de Marx, d’Engels, de Mao et du Che. Et nous buvions sans retenue, l’oreille vissée au transistor, les discours-fleuves de Castro et d’Ahmed Sékou Touré sur Radio Habana Cuba et sur Radio-Conakry, en ondes courtes. Renversé deux ans plus tôt par un putsch que l’on disait ourdi par les « impérialistes » américains, Kwame Nkrumah, artisan du panafricanisme et père de l’indépendance du Ghana, était en exil à Conakry. La dépouille de Martin Luther King, assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, était encore toute chaude.
Nous n’avions pas la télévision, mais étions très friands des nouvelles venues d’ailleurs, surtout des ghettos américains, des maquis du Vietnam et d’Amérique du Sud. « La contestation de la culture occidentale a permis aux gens de notre génération de brûler les stars de la musique et du show-biz d’aliénation des années 1960 popularisées par le magazine Salut les copains », analyse joliment le sociologue Mamadou Wane, dit Mao, l’un des enragés de Dakar en 1968. « C’était la fin des modèles d’importation imposés comme Johnny Hallyday et Brigitte Bardot. Ils ont été remplacés par les héros de la Révolution cubaine, de la Longue Marche de Mao, de la Révolution vietnamienne, par Kwame Nkrumah, Frantz Fanon, Patrice Emery Lumumba, Amilcar Cabral et les dirigeants de l’Union des populations du Cameroun… »
C’est dans cette atmosphère que Mai 68 déferla, tel un tsunami, sur une partie des Etats d’Afrique anciennement colonisés par la France et la Belgique. Riche en promesses, secouant les cocotiers, réveillant des foules sentimentales, bousculant des sociétés qui peinaient à sortir du joug colonial et révélant de nouveaux leaders. Dakar servira de laboratoire d’où partira, comme une traînée, l’embrasement.
La moitié d’une bourse
Tout commence un jour d’octobre 1967, le 19 précisément, après une malheureuse décision prise par la commission des allocations scolaires de ne plus verser que dix mois de bourse universitaire, alors qu’une année en compte douze, et d’instaurer un système d’attribution à géométrie variable pour faire face à l’augmentation exponentielle du nombre d’étudiants. Selon la nouvelle répartition, environ 40 % des étudiants recevraient une bourse entière, 30 % les deux tiers, et 27 % la moitié. Deux décisions jugées inacceptables par des étudiants dont les émoluments servent, avant tout, à entretenir une fratrie pléthorique. C’est l’élément déclencheur de Mai 68, une bronca que Mamadou Wane qualifie, aujourd’hui encore, de « plus grand mouvement politique et social de l’histoire du Sénégal ».

Les grandes dates du Mai 68 sénégalais
19 octobre 1967 : Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal indépendant, décide de fractionner les bourses estudiantines, qui ne seront plus versées que dix mois sur douze.18 mai 1968 : L’Union démocratique des étudiants sénégalais (UDES) lance une grève d’avertissement à l’université de Dakar.24 mai 1968 : L’UDES opte pour une grève illimitée à partir du 27 mai.27 mai 1968 : L’université est occupée par les étudiants.29 mai 1968 : Les forces de l’ordre investissent l’université et en délogent les étudiants. Les Sénégalais sont arrêtés et internés dans des casernes, les étrangers expulsés. Face à la répression, des syndicats de travailleurs appellent à la grève.31 mai 1968 : Le mouvement s’étend à l’ensemble des grandes villes. A Paris, la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) occupe l’ambassade du Sénégal.4 juin 1968 : Ouverture des négociations entre le gouvernement et la confédération syndicale des travailleurs. Le 9 juin, les étudiants et syndicalistes arrêtés sont libérés.6 septembre 1968 : Ouverture officielle des négociations entre le gouvernement et l’UDES. Les accords sont signés le 14 septembre. L’université de Dakar rouvre ses portes, les bourses sont revalorisées, les examens sont organisés avec pour règle l’admission automatique de l’ensemble des candidats. Les étudiants étrangers expulsés sont autorisés à revenir au Sénégal.


Le pays n’était pas encore la terre de pluralisme que nous connaissons aujourd’hui. A sa tête, pendant ces mois de braise, un président omnipotent, Léopold Sédar Senghor, doux poète, pour les uns, politicien retors pour les autres, inventeur de la « négritude » avec le Martiniquais Aimé Césaire et le Guyanais Léon-Gontran Damas, normalien, agrégé de grammaire et futur académicien quai de Conti, à Paris. Le Sénégal des années 1960, c’était aussi un parti dominant, l’Union progressiste sénégalaise (UPS), une radio qui s’apparentait à la voix de son maître, un quotidien national, Dakar-Matin, un Parlement monocolore. Et une présence prégnante de l’ancien colonisateur dans la vie politique, économique et académique.
La fronde universitaire, qui a démarré le 19 octobre 1967, culminera le 29 mai 1968 avec l’expulsion par les étudiants du recteur, des enseignants non grévistes et du personnel administratif, et l’intervention musclée des forces de l’ordre dans l’enceinte de l’établissement. Le bilan des affrontements est lourd : un mort et 69 blessés selon les autorités, quatre décès et près de 400 blessés selon les insurgés. Plusieurs centaines d’étudiants sénégalais arrêtés sont conduits aux camps militaires Mangin et Archinard, à Dakar. Plus de 1 000 de leurs camarades ouest-africains sont, eux, expulsés par avion vers leur pays d’origine. L’université de Dakar est fermée.
Héros d’antan
Par solidarité, les travailleurs, lycéens, collégiens et écoliers entrent dans la danse. C’est la grève générale. La violence se déplace rapidement vers les quartiers populaires. Le régime est ébranlé et Senghor semble en passe de perdre la partie. C’était mal le connaître. Il faudra néanmoins attendre septembre 1968 pour qu’un compromis politique et syndical soit trouvé et que Dakar renoue avec un peu de quiétude.
Cinquante ans après, que sont devenus les héros d’antan, ceux-là même qui, selon la formule du sociologue Mamadou Wane, « ont payé l’impôt générationnel pour que vivent la démocratie, la justice sociale et le développement partagé » ? Certains ont disparu des radars. Les uns ont troqué le col Mao contre un costume trois pièces de banquier. D’autres ne sont plus de ce monde, comme Mahtar Diack, devenu après Mai 68 un brillant professeur de philosophie à l’université de Dakar. Moussa Kane, lui, a glissé de la quête révolutionnaire vers le mouridisme, philosophie de la plus influente des confréries musulmanes du Sénégal.
Après avoir occupé les fonctions de secrétaire général adjoint de la présidence de la République sous Abdoulaye Wade, l’ancien leader de l’Union démocratique des étudiants sénégalais (UDES) Mbaye Diack se trouve désormais à la tête d’une petite formation politique d’opposition au président Macky Sall. Ex-fonctionnaire de l’Unicef, Mamadou Wane, dit Mao, connaît une retraite active, consacrée à la défense des enfants des rues. Et, après avoir été enseignant, plusieurs fois ministre, député et responsable onusien au Mali puis en Afrique centrale, Abdoulaye Bathily a été envoyé au chevet de Madagascar, début mai, par le secrétaire général des Nations unies…





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Depuis le 1er janvier, les travailleurs non salariés peuvent ouvrir leur compte personnel de formation (CPF). Mais la prise en charge reste très limitée.
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Les indépendants ont aussi droit à la formation, mais peu y ont accès

Depuis le 1er janvier, les travailleurs non salariés peuvent ouvrir leur compte personnel de formation (CPF). Mais la prise en charge reste très limitée.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 13h28
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Aurélien Stein est un autodidacte. Graphiste free-lance depuis onze ans, ce trentenaire a finalement choisi ce métier après une formation initiale… en ébénisterie. Il s’est reconverti en commençant des études en design graphique, mais n’est pas allé au bout de sa formation. « Je me suis tout de suite lancé en free-lance », explique le jeune homme. Les contrats se sont succédé et Aurélien s’est initié à son métier sur le tas. Mais le jeune homme a éprouvé très vite le besoin d’actualiser ses compétences, notamment pour suivre le rythme de l’évolution des logiciels.
C’est à cette occasion qu’il a découvert l’accès à la formation professionnelle pour les indépendants : « Il y a trois ans, lorsque j’ai été démarché par un organisme proposant une formation de perfectionnement en logiciel InDesign, il m’a informé des possibilités de financement qui existent pour les travailleurs indépendants », se souvient-il. Affilié à la Maison des artistes, il avait droit à une prise en charge financière totale ou partielle de sa formation. Une aide bienvenue, vu le coût « à quatre chiffres ». Puis un mois et demi après avoir déposé son dossier de demande de financement, il était accepté. Intégralement prise en charge, sa formation a été un investissement fructueux : « Elle m’a permis d’élargir la gamme de mes prestations », fait-il valoir.
Dès les premiers pas
Peu de travailleurs indépendants le savent, mais eux aussi ont droit à la formation continue. Depuis 2011, artisans, libéraux, autoentrepreneurs… doivent cotiser à des fonds d’assurance formation (FAF) spécifiques. A ce titre, tout comme les salariés, ils bénéficient d’un droit à la formation. Et ce, dès les premiers pas de leur activité.
Sont financées en priorité les formations qui relèvent de l’obligation de formation continue à laquelle sont soumises certaines professions (pharmaciens, avocats, agents immobiliers…). Au-delà, c’est au cas par cas.

Depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les candidats au bac à Pondichéry, en Inde, sont chaque année les premiers à passer les épreuves écrites. Voici les sujets de SVT soumis aux candidats de la filière S lundi 7 mai.
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Bac S 2018 : les sujets de sciences et vie de la terre (SVT) à Pondichéry

Les candidats au bac à Pondichéry, en Inde, sont chaque année les premiers à passer les épreuves écrites. Voici les sujets de SVT soumis aux candidats de la filière S lundi 7 mai.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 13h27
   





                        



   


Comme chaque année, les candidats au bac à Pondichéry, en Inde, ont ouvert le bal des épreuves écrites de l’examen. Après la philosophie le mercredi 2 mai, les candidats de la série scientifique ont planché sur les épreuves de SVT (épreuve obligatoire et épreuve de spécialité).
Au programme de l’épreuve, notamment : la diversification génétique des êtres vivants, la disparition des reliefs ou encore une molécule anti-inflammatoire de nouvelle génération.
Voici le sujet de l’épreuve obligatoire :

Bac 2018 : SVT obligatoire Pondichéry publié par LeMonde.frCampus

Voici le sujet de l’épreuve de spécialité :

Bac 2018 : sujet spécialité SVT Pondichéry publié par LeMonde.frCampus




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Cette phrase est extraite d’un documentaire qui doit être diffusé lundi soir. Le président la met en regard des « valeurs » pour lesquelles le colonel Beltrame est mort lors des attentats de Trèbes.
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Macron critique « ceux qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL »

Cette phrase est extraite d’un documentaire qui doit être diffusé lundi soir. Le président la met en regard des « valeurs » pour lesquelles le colonel Beltrame est mort lors des attentats de Trèbes.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 13h40
   





                        


La phrase risque de ne pas passer inaperçue, alors qu’Emmanuel Macron achève sa première année à l’Elysée. Dans un documentaire qui doit être diffusé lundi 7 mai au soir sur France 3 (Emmanuel Macron, la fin de l’innocence, réalisé par Bertrand Delais), le chef de l’Etat critique « ceux qui pensent que le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL », et les met en regard des « valeurs » pour lesquelles le colonel Beltrame est mort lors des attentats de Trèbes.
Voici ce qu’il déclare, dans un extrait du documentaire diffusé sur France Inter :
« Le colonel Beltrame est mort parce que la France, ce sont des idées, des valeurs, quelque chose d’une guerre qui le dépasse. Les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus (…) » et où l’« on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL, ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays ».
« L’histoire de notre pays, c’est une histoire d’absolu, c’est un amour de la liberté au-delà de tout, c’est une volonté de l’égalité réelle », ajoute le président de la République.
Méprisant et indigne pour Alexis Corbière
« Emmanuel Macron méprise les gens qui se sont indignés pour la baisse des APL. C’est petit et indigne de sa fonction. La France, c’est une France sociale et républicaine », a d’ores et déjà réagi le député de La France insoumise Alexis Corbière sur Twitter.
La baisse à l’automne dernier des aides personnalisées au logement (APL), de 5 euros mensuels pour 6,5 millions de ménages bénéficiaires, sans distinction, avait été vivement critiquée par les ONG de défense des mal-logés, les bailleurs sociaux et certains syndicats.

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Le premier ministre, Edouard Philippe, avait qualifié de « pas intelligent » ce coup de rabot, qui représente une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros pour l’Etat. Mais il l’avait justifié par la nécessité de réaliser les économies prévues dans le budget 2017 par la majorité précédente. Un argument repris par Richard Ferrand, chef de file des députés de La République en marche (LRM), lundi sur France Inter, pour qui la mesure était donc « une connerie inévitable ».
Dimanche, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, a reconnu sur France 3 que cette baisse avait été une « mauvaise décision ». « Nous avons corrigé la chose, nous avons lancé une réforme de fond sur le logement social qui fait que demain, il n’y aura plus aucun perdant aux APL », a-t-il ajouté.

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Macron, une année au pouvoir : notre sélection d’articles
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ A la prochaine rentrée, les parents qui souhaitent que leur enfant participe aux activités périscolaires devront s’acquitter d’une somme calculée selon le quotient familial.
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A Lyon, le retour de la semaine de quatre jours s’accompagne d’activités périscolaires payantes

A la prochaine rentrée, les parents qui souhaitent que leur enfant participe aux activités périscolaires devront s’acquitter d’une somme calculée selon le quotient familial.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 12h27
   





                        



   


La mairie de Lyon a dévoilé, lundi 7 mai, les tarifs de sa nouvelle offre d’activités périscolaires, proposée dans le cadre du retour à la semaine de quatre jours voté par une courte majorité des 167 conseils d’écoles de la ville en février.
Le temps d’enseignement du mercredi matin et les activités périscolaires (payantes) du vendredi après-midi, introduits à la rentrée 2014 dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, sont supprimés.
En septembre, la semaine comprendra désormais quatre jours d’enseignement scolaire (lundi, mardi, jeudi et vendredi) avec une matinée d’apprentissage d’une durée rallongée à trois heures et demie, contre deux heures et demie l’après-midi.

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Vote du conseil municipal à la fin de mai
Cette nouvelle organisation s’accompagnera d’une nouvelle offre d’activités payantes – de 16 h 45 à 18 h 30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi, et le mercredi de 8 h 30 à 12 heures – qui « bénéficieront d’un taux d’encadrement renforcé par rapport aux garderies actuelles et aux Vendredis Aprem’», explique la mairie.
Pour la première séquence du soir de 16 h 45 à 17 h 30, qui était gratuite jusqu’alors, les parents devront s’acquitter d’un forfait annuel de 10 à 70 euros par enfant, selon leur quotient familial municipal. Pour la seconde, prolongée jusqu’à 18 h 30, la tarification sera plus élevée et s’échelonnera entre 0,57 euro et 5,77 euros de l’heure par enfant.
Pour « les Ateliers du mercredi » matin, organisés à l’école ou à proximité, le prix variera enfin de 1,05 euro à 5,88 euros pour la matinée, soit annuellement de 38 euros à 212 euros. La garderie du matin, généralisée à toutes les écoles à partir de 7 h 50 le lundi, mardi, jeudi et vendredi, sera en revanche gratuite. Cette nouvelle organisation sera soumise au vote du conseil municipal le 28 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ A Versailles, les chefs de clinique ont été appelés à la rescousse pour le tri des dossiers.
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En première année de médecine, CV et lettres de motivation à la loupe

A Versailles, les chefs de clinique ont été appelés à la rescousse pour le tri des dossiers.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 11h39
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Comment trier les milliers de candidatures à la première année de médecine (Paces) ? Pour cette première édition de Parcoursup, chacune des trente-six facultés de médecine s’est organisée à sa manière pour examiner les dossiers des lycéens désireux de s’inscrire en Paces. Non sans parfois quelques grincements de dents, comme à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
Le 26 avril, les chefs de clinique-assistants des hôpitaux (CCA), des médecins hospitalo-universitaires non titulaires assurant une vingtaine d’heures de cours par an, ont reçu un e-mail leur demandant de participer à l’analyse – en moins de deux semaines – de 7 300 dossiers de candidatures pour 1 200 places disponibles. Avec pour mission d’évaluer chacun près de 200 dossiers selon une grille préétablie.
Evaluation chronophage
Pour Laurent Gilardin, du syndicat des chefs de clinique et assistants des hôpitaux de Paris, ce processus a été « décidé dans la précipitation, sans concertation et sans formation à la procédure de sélection des étudiants ». Il existe, selon lui, le risque que cette évaluation, chronophage, ne soit pas faite « sérieusement » par des CCA travaillant déjà plus de soixante-dix heures par semaine, et donc que les candidats soient « pénalisés ».

Djillali Annane, le doyen de l’UFR – et par ailleurs ancien conseiller de l’ex-ministre de la santé Marisol Touraine –, assume sa méthode. « La majorité de mes collègues doyens, pour ne pas dire tous, ont choisi de neutraliser la lettre de motivation, dit-il. Nous avons pour notre part considéré que ce n’était pas éthique de ne pas la prendre en compte. »
Aux professeurs de première année d’évaluer les appréciations des enseignants de lycée dans les dossiers des candidats, et aux chefs de clinique, donc, de noter les CV et les lettres de motivation. « Il ne faut pas trois heures pour en lire une, elles font généralement 400 mots et tiennent sur une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Moins de facs bloquées, des partiels sous tension dans plusieurs universités… La contestation de la loi Vidal se poursuit sous des formes diverses.
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Mouvement étudiant : quatre universités encore bloquées

Moins de facs bloquées, des partiels sous tension dans plusieurs universités… La contestation de la loi Vidal se poursuit sous des formes diverses.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 11h39
    |

            Camille Stromboni








                        


« Grève illimitée » jusqu’au retrait de la loi orientation et réussite des étudiants. L’appel a été lancé samedi 5 mai, par la coordination nationale des universités initiée par certains syndicats de personnels et associations de l’enseignement supérieur, qui a réuni les représentants de 38 établissements à Paris, d’après ses organisateurs. De leur côté, des étudiants rassemblés au sein d’une coordination samedi et dimanche à Nanterre (Hauts-de-Seine), appellent à plusieurs mobilisations nationales, notamment le 22 mai, aux côtés des cheminots.

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Le mouvement de contestation contre la réforme de l’accès à l’université, et portant sur des revendications plus larges contre la politique du gouvernement, qui a débuté il y a plus d’un mois et demi, se poursuit sous des formes diverses. Le nombre d’établissements bloqués diminue, mais peu se risquent à en conclure la fin de cette mobilisation fluctuante. « Cela ne veut pas dire que le mouvement est terminé, mais il est moins fort, avec un nombre d’universités dans des situations très compliquées qui a diminué, et des examens qui réussissent à se tenir dans la quasi-totalité des universités », affirme François Germinet, de la conférence des présidents d’université (CPU).
Si une quinzaine d’établissements étaient touchés par des blocages il y a quinze jours sur un total de 70 universités, seules quatre facs restent à l’arrêt (Toulouse Jean-Jaurès, Rennes-II, Nanterre, Paris-VIII) tandis que d’autres conservent certains sites bloqués ou occupés en partie (Lyon-II, Nantes, Aix-Marseille, Sorbonne Université…). Depuis le 20 avril, les évacuations de police se sont succédé, à Tolbiac (Paris-I), Montpellier (Paul-Valéry), Metz et Nancy, ou encore sur le site de la Victoire à Bordeaux et de Censier (Sorbonne Nouvelle), à Paris. 
Avec des situations qui évoluent chaque jour. Des assemblées générales doivent se tenir lundi, à Rennes-II et Nanterre, tandis que le campus du Mirail à Toulouse peut être évacué à tout moment par la police, l’administrateur provisoire de l’université ayant donné son feu vert à une intervention, s’appuyant sur une décision du tribunal administratif.
De grandes écoles ont également été occupées par des étudiants ces derniers jours. C’est le cas de l’ENS à Paris, pour une journée, et de certains instituts d’études politiques, tandis que l’un des bâtiments de l’EHESS est toujours bloqué.
Examens relocalisés
Les partiels sont désormais au cœur de l’attention. Avec déjà des tensions sur des lieux d’examen, où les épreuves se déroulent sous surveillance policière. A Nancy, les forces de l’ordre sont intervenues jeudi 3 mai pour assurer l’accès à un amphithéâtre que des étudiants tentaient de bloquer. Six étudiants sont poursuivis pour des faits de violences sur policiers, dégradations et refus de donner leurs ADN et code de téléphone portable. A Paris-I, les examens relocalisés à Rungis (Val-de-Marne) ont été émaillés par le refus de certains étudiants de composer, rendant une copie « étudiant en grève ». Par ailleurs, des enseignants opposés à la loi ont décidé de ne pas faire passer certains partiels. Une dizaine d’épreuves ont été annulées.

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Pour Jimmy Losfeld, représentant de la FAGE, premier syndicat étudiant, le « ras-le-bol » des étudiants monte « face à cette minorité qui a bloqué les cours et qui maintenant, se focalise sur la perturbation des examens ». « Il est très difficile de savoir comment ce mouvement va évoluer, car il ne ressemble à aucun de ceux que nous avons connus, analyse de son côté Anne Fraïsse, qui était présidente de l’université Paul-Valéry, à Montpellier, au moment des mobilisations contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) en 2009. Il semble avoir été maté par l’Etat, mais il n’y a eu aucune négociation ni même de discussion avec les étudiants. Surtout, un mouvement étudiant se termine soit par une assemblée générale qui vote le déblocage, soit parce qu’il y a de moins en moins d’étudiants aux AG, ce qui n’était pas le cas sur des sites comme Montpellier. » Le contexte général est aussi particulier, estime-t-elle. « Tant qu’il y a d’autres mouvements sociaux au niveau national, c’est quelque chose qui n’est pas fini. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Entre les deux tours de la présidentielle, Macron avait joué au foot avec des collégiens de cette ville populaire de la banlieue parisienne.
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Un an après, les habitants de Sarcelles jugent que « rien n’a changé »

Entre les deux tours de la présidentielle, Macron avait joué au foot avec des collégiens de cette ville populaire de la banlieue parisienne.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 11h34
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            

Au pied de l’école élémentaire, entouré d’immenses cèdres, le terrain de foot synthétique Albert-Camus est toujours aussi animé. Une dizaine de gamins s’échauffent dans la douceur de ce mercredi 3 mai. Aucun n’était présent lors de la visite d’Emmanuel Macron aux Vignes blanches, un des quartiers de Sarcelles (Val-d’Oise), lors de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, mais tous se souviennent de la vidéo sur YouTube qui montrait un candidat décontracté venant taper dans le ballon – et rater un penalty – au milieu d’une grappe de collégiens. Un an après, il ne reste pas grand-chose de cet enthousiasme juvénile alors soigneusement mis en scène. Et rares sont ceux qui attendent encore un miracle dans cette banlieue populaire d’Ile-de-France.

« Pourquoi il revient pas ? », interroge un adolescent aux cheveux coiffés à l’afro. Les autres haussent les épaules, soufflant : « Y a rien qui a changé ici. » L’éducateur Fily Doumbia se souvient de ce jeudi après-midi où il a vu « le [presque] président ». « C’était cool mais je suis loin de la politique », sourit ce grand gaillard, avant de lâcher qu’il a voté pour Jean-Luc Mélenchon. Sonny Nsilulu, responsable de l’association Sport dans la ville, a quant à lui apprécié que le candidat vienne « écouter les jeunes », le trouvant « proche du peuple ». Depuis, il a été convié à assister à la Coupe de France à Saint-Denis, puis à une fête à l’Elysée lors de l’obtention par Paris des Jeux olympiques. Dans la foulée de l’événement, son association a été retenue pour encourager la pratique du sport. Alors pour lui, cela reste « un moment inoubliable ». 
Même pas une librairie
Mais son enthousiasme n’est guère partagé aux Vignes blanches. « Les gens sont déçus parce qu’ils s’attendaient à ce que leur vie change un peu mais les fins de mois sont toujours aussi difficiles », assure la maire (PCF) de la ville, Annie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Emmanuel Macron assume de plus en plus une ligne politique tranchée.
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Un chef de l’Etat décomplexé au risque de cliver

Emmanuel Macron assume de plus en plus une ligne politique tranchée.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 12h23
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Pas de rencontre officielle à l’agenda, pas de prise de parole, ni même un dîner spécial… un jour banal en somme. Un an après son élection le 7 mai 2017, Emmanuel Macron n’a pas cherché à marquer l’événement. « Cette date du premier anniversaire ne marque rien, c’est une date symbolique, ce n’est pas un point d’inflexion du quinquennat », balaie-t-il, devant un journaliste du Figaro.
Si la célébration n’est pas à l’ordre du jour, l’explication en revanche marque la période. Le chef de l’Etat a multiplié ces derniers jours les interviews avec les médias. Lui qui avait rompu avec la tradition présidentielle d’embarquer à bord de son avion des journalistes pour des « off » a profité de son déplacement en Australie et en Nouvelle-Calédonie pour renouer avec les colloques à haute altitude, conviant Le JDD à l’aller et Le Figaro au retour.

C’est pourtant dans un entretien à la presse étrangère, le magazine Forbes en l’occurrence, qu’il faut puiser pour saisir l’essence du « Macron », millésime 2018. Transgressif, provocateur, décomplexé… De ces traits de caractère, Emmanuel Macron avait fait sa marque de fabrique. Son installation à l’Elysée, en 2017, n’a fait que les accentuer. Comme en témoigne la « une » de Forbes du 1er mai, où il apparaît tout sourire au-dessus du titre « leader of the free markets », que l’on peut traduire par « chef des marchés ». En ce jour de la Fête des travailleurs, le président de la République vante dans le magazine américain, connu pour son classement annuel des grandes fortunes, ses réformes business-friendly et appelle les investisseurs du monde entier à se tourner vers la France.
Le chef de l’Etat « assume des lignes directrices de plus en plus tranchées, sur le thème du déblocage de la France sur tous les fronts », juge le politologue Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos, « il est concentré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Analyse. Le 24e congrès de la centrale, fin avril, a été le théâtre d’une guerre ouverte entre le nouveau secrétaire général, M. Pavageau, et le sortant, M. Mailly. Coupée en deux, la confédération s’en retrouve, pour notre éditorialiste Michel Noblecourt, profondément affaiblie.
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Force ouvrière sur le sentier périlleux de la « résistance »

Analyse. Le 24e congrès de la centrale, fin avril, a été le théâtre d’une guerre ouverte entre le nouveau secrétaire général, M. Pavageau, et le sortant, M. Mailly. Coupée en deux, la confédération s’en retrouve, pour notre éditorialiste Michel Noblecourt, profondément affaiblie.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h30
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Analyse. « Vous êtes Force ouvrière, vous êtes la résistance. » A peine élu secrétaire général de FO, Pascal Pavageau a conclu le 24e congrès de sa centrale, vendredi 27 avril, à Lille, par un appel à « la résistance ». « Nous allons faire bloc, unis, soudés, rassemblés dans le respect de tous et de toutes, a-t-il lancé avec des accents martiaux. Nous allons résister, nous allons revendiquer, nous allons conquérir de nouveaux droits. » « Nous préférons mourir debout que vivre à genoux, a-t-il encore martelé. (…) Nous ne sommes pas à fort Alamo. »
Sur un registre apocalyptique, il a même plagié le magicien Gandalf dans le film Le Seigneur des anneaux : « Un jour peut venir où l’égalité faillira, où la solidarité s’effondrera, où l’individualisme triomphera. (…) Ce sera l’heure des loups dans la jungle et du chacun pour soi, mais ce jour n’est pas arrivé. (…) Nous disons fermement et fièrement, vous ne passerez pas, vous ne passerez pas ! »

Pour bien marquer la rupture avec les quatorze ans de règne de Jean-Claude Mailly, coupable à ses yeux d’avoir été trop conciliant dans la concertation sur les ordonnances sur le code du travail, M. Pavageau a choisi le terrain de la confrontation. FO réclame désormais « l’abrogation » de ces ordonnances et juge que « la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève », dans la « recherche de la plus grande unité possible ». Pour le successeur de M. Mailly, ce congrès a été « une réussite » et « un moment très fort de démocratie interne ».
Guerre ouverte
Une « réussite » ? Pendant cinq jours, Lille a été le théâtre d’une guerre ouverte entre M. Pavageau et M. Mailly, comme si, unique candidat au poste de secrétaire général, l’ancien ingénieur des travaux publics de l’Etat voulait humilier – et congédier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le 2 août 2008, Jean-Harold fait un plongeon dans l’Ardèche, en amont du Pont d’Arc. Il ressent une vive douleur dans le cou et ne peut plus bouger. Il est conduit à l’hôpital, où les médecins diagnostiquent un traumatisme vertébro-médulaire.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ S’appuyant sur les confidences de leur père, Jean-Yves et Gabriel Seznec affirment que Pierre Quéméneur a été tué par Marie-Jeanne Seznec, après que celui-ci l’eut agressée.
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Affaire Seznec : les petits-fils de Guillaume Seznec affirment que l’auteure du meurtre est leur grand-mère

S’appuyant sur les confidences de leur père, Jean-Yves et Gabriel Seznec affirment que Pierre Quéméneur a été tué par Marie-Jeanne Seznec, après que celui-ci l’eut agressée.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 10h04
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 13h48
   





                        



   


Plus qu’un rebondissement, une redite. Dans un témoignage diffusé dimanche 6 mai sur France 2, deux petits-fils de Guillaume Seznec affirment que le meurtre du conseiller général du Finistère Pierre Quéméneur, le 27 mai 1923, n’a pas été commis par leur grand-père mais par sa femme, Marie-Jeanne Seznec. Comme le relève le quotidien Ouest-France, les deux hommes avaient déjà fait ce récit à une ancienne journaliste passionnée par l’affaire, qui l’avait relaté sur son blog.
Jean-Yves et Gabriel Seznec s’appuient sur les confidences de leur père, « petit Guillaume », en 1978. A 12 ans, il fut le témoin des faits qui se sont produits dans la maison familiale de Morlaix. « C’était un dimanche, d’après lui. Il était dehors. Il jouait dans la cour, et il a entendu sa mère crier, se débattre, qui se faisait agresser en gros. Il est allé à la fenêtre et il a vu Quéméneur par terre, allongé, recroquevillé sur lui. Et il y avait la bonne aussi qui était là. Et Quéméneur était mort », a confié Gabriel.
« La grand-mère, elle s’est défendue. Elle a eu un geste de défense, poursuit Jean-Yves. Notre père n’a pas vu tomber Quéméneur, mais il était par terre quand il a regardé par la fenêtre. Cela a duré quelques secondes entre le moment où sa mère a crié et le moment où il a regardé à la fenêtre. »
« Sa mère lui a dit qu’elle avait levé la main parce que Quéméneur l’avait agressée un peu, enfin, tripotée quoi… Et il ne s’est jamais relevé, poursuit Gabriel qui commente : Ils n’ont pas voulu sa mort, c’est un homicide involontaire finalement. »
Le corps introuvable
Le corps fut recouvert d’un drap par la bonne. Quand Guillaume Seznec est arrivé, il était « effondré ». « Grand-père a appelé en fin de journée un de ses meilleurs amis pour enlever le corps. On ne sait pas ce qu’ils ont fait », selon l’un des petits-fils.
Les témoins de la scène ont juré à Seznec de garder le secret. Pourtant, Marie-Jeanne Seznec finira par craquer devant les enquêteurs. « Elle a avoué aux gendarmes mais elle n’a pas été crue. »
Ces témoignages confirment largement la thèse développée par l’ex-avocat de la famille Denis Langlois, auteur du livre Pour en finir avec l’affaire Seznec paru en 2015. Ce dernier a lancé en février dernier des fouilles dans l’ancienne maison des Seznec pour retrouver le corps de Pierre Quéméneur. Sans succès.
Guillaume Seznec a été condamné au bagne à perpétuité pour le meurtre. Il y passa vingt ans avant d’être gracié. Il a toujours clamé son innocence et demandé sa réhabilitation, un combat mené aussi par ses descendants depuis sa mort en 1954.
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            data-slide-description="Guillaume Seznec, ici en 1919, est né le 1er mai 1878, à Plomodiern, dans le Finistère. Après avoir tenu une blanchisserie quelques années, il reprend une scierie en 1923 et fait peu après la connaissance de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère."
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            data-slide-description="C’est au cours de cette année 1923, lors d’un voyage d’affaires effectué entre la Bretagne et Paris, que Pierre Quéméneur disparaît sans laisser de traces."
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            data-slide-description="Dans ce voyage, dont le but était de vendre une Cadillac, Guillaume Seznec l’accompagnait. Il est probablement le dernier à avoir vu le conseiller général vivant."
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            data-slide-description="A cette occasion, une amitié serait née entre les deux hommes. Seznec se serait engagé à acheter une propriété à Quéméneur et la promesse de vente, tapé à la machine à écrire Royal 10, sera retrouvée, après sa disparition dans une valise contenant des papiers au nom de ce dernier. L’enquête établira qu’il s’agit d’un faux tapé par Seznec, fait toujours contesté par les défenseurs de Seznec."
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            data-slide-description="Selon les défenseurs de Guillaume Seznec, c’est l'inspecteur Pierre Bonny, qui sera évincé de la police après l'affaire Stavisky, en 1934, qui fut l’orchestrateur d’un complot contre celui-ci, fabriquant fausses preuves et faux témoignages."
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            data-slide-description="Le procès de Guillaume Seznec aura lieu aux assises de Quimper, du 24 octobre au 4 novembre 1924 : 148 personnes, témoins, experts et policiers sont entendus."
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            data-slide-description="Maître Marcel Kahn n’empêchera pas que son client, Guillaume Seznec, soit déclaré coupable du meurtre de Pierre Quéméneur et de faux en écriture privée."
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            data-slide-description="Le jury, qui ne retiendra pas les circonstances aggravantes de préméditation ni de guet-apens, condamne l’accusé aux travaux forcés à perpétuité."
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            data-slide-description="Guillaume Seznec, qui continue de clamer son innocence, sera conduit en Guyane, et notamment au bagne de l’île Royale où il restera de 1928 à 1942, comme le montre cette photo prise clandestinement par un surveillant militaire vers 1934."
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            data-slide-description="Après la seconde guerre mondiale et la fermeture du bagne de Guyane, Guillaume Seznec bénéfice d’une réduction de peine de dix ans et rentre en métropole le 14 mai 1947."
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            data-slide-description="En décembre 1953, Guillaume Seznec est renversé par une camionnette, qui prend la fuite (ici après l’accident, avec sa fille Jeanne). Il meurt trois mois plus tard des suites de ses blessures, le 13 février 1954."
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            data-slide-description="En 1989, son petit fils, Denis Seznec, reprend la bataille judiciaire de sa famille et fait une énième requête en révision, qui sera rejetée, tout comme celle déposée par sa mère, Jeanne, en 1977. Il y aura 14 procédures de révision au total."
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            data-slide-description="Denis Seznec sera soutenu par deux ministres de la justice successifs, Marylise Lebranchu – qui déposera elle-même une nouvelle requête en 2005 – et Dominique Perben."
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            data-slide-description="Cette dernière requête est acceptée et la commission de révision des condamnations pénales décide de transmettre le dossier à la Cour de révision. Celle-ci finira par rejeter la demande, le 14 décembre 2006, estimant qu’il n’y avait aucun élément nouveau susceptible de faire naître le doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec."
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            data-slide-description="La découverte d’un os potentiellement humain et d’un morceau de pipe, lors de fouilles menées dans la maison où vivait la famille Seznec à Morlaix, samedi 24 février 2018, pourrait relancer l’affaire et justifier une quinzième procédure de révision du procès Seznec."
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Guillaume Seznec, ici en 1919, est né le 1er mai 1878, à Plomodiern, dans le Finistère. Après avoir tenu une blanchisserie quelques années, il reprend une scierie en 1923 et fait peu après la connaissance de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère.

Collection Denis Seznec
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Classement automatique ou étude individuelle des dossiers de candidature des lycéens, chaque université a sa méthode.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/05/2018
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Parcoursup : comment s’opère le tri des dossiers des candidats en fac de droit

Classement automatique ou étude individuelle des dossiers de candidature des lycéens, chaque université a sa méthode.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 17h55
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            

Alors que certains campus restent bloqués par des étudiants opposés à la réforme des règles à l’entrée de l’université, dénoncée comme celle de la sélection, dans les établissements, l’examen des candidatures à l’entrée en licence se poursuit. Le temps presse pour effectuer ce travail inédit : les enseignants-chercheurs doivent avoir classé les dossiers reçus dans deux semaines à peine. Le 22 mai, les réponses des formations seront en effet dévoilées aux quelque 810 000 lycéens et étudiants en réorientation. Ces derniers ont validé 6,3 millions de vœux d’orientation sur la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, Parcoursup.

En coulisses, dans les commissions d’examen, qui travaillent depuis un mois sur les fichiers Excel alignant les caractéristiques de ces milliers de jeunes qui frappent à la porte de l’université, les stratégies sont extrêmement différentes d’une université à l’autre. C’est ce que montre l’enquête menée par Le Monde dans la filière juridique, où la question prend une acuité particulière, étant donné le volume de candidatures très élevé à traiter.
Les 14 000 dossiers reçus en droit à Paris-I Panthéon-Sorbonne pour 600 places en première année, les 5 700 à Toulouse (1 700 places) ou encore les 1 900 à Toulon (650 places) n’ont pas connu le même sort. « Il n’y a eu aucun paramétrage commun entre universités, déplore un président de commission d’examen. Les facs sont donc parties à l’aventure, en solitaire, et un même lycéen, qui voudra faire du droit à Dijon, à Paris, ou à Nanterre ne sera pas évalué de façon identique. »
Si le ministère a fixé un cadrage national aux « attendus » des licences – ces compétences jugées nécessaires pour chaque discipline de licence –, liberté a été laissée aux établissements pour établir le classement des candidats à partir des différents éléments déposés par les lycéens sur la plate-forme – notes, lettre de motivation, CV…
« On...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune publiée par « Le Monde », des imams refusent de voir que l’interprétation dominante de l’islam s’inspire de sources dépassées et qui colportent des préjugés antisémites. Aux imams d’assainir l’enseignement de la religion, estime le sociologue Omero Marongiu-Perria.
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édition abonné


Encore un peu plus de courage, messieurs les imams

Dans une tribune publiée par « Le Monde », des imams refusent de voir que l’interprétation dominante de l’islam s’inspire de sources dépassées et qui colportent des préjugés antisémites. Aux imams d’assainir l’enseignement de la religion, estime le sociologue Omero Marongiu-Perria.



Le Monde
 |    07.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 11h33
    |

Omero Marongiu-Perria (sociologue, spécialiste de l’islam français)







                        



                                


                            

Tribune. Le procès d’intention fait au « Manifeste contre le nouvel antisémitisme » (Le Parisien daté 21 avril) n’est pas juste. On l’accuse en effet de vouloir jouer la concurrence victimaire en opposant la lutte contre l’islamophobie au combat contre l’antisémitisme, et d’appeler à l’élimination de versets du Coran qui prôneraient la violence à l’encontre des non-musulmans – juifs, chrétiens et incroyants. Des lacunes dans la formulation existent, mais le fond du propos est légitime. Sauf, peut-être, si on est sourd, muet et aveugle aux discours de haine qui se diffusent de par le monde musulman jusqu’aux enceintes des mosquées de France et d’Occident, sur la base des interprétations « autorisées » de l’islam.
En réponse à l’interrogation qui traverse la société française depuis près de quarante ans – les premiers attentats datent du milieu des années 1980 –, une tribune signée par une trentaine d’imams sous le titre « Nous, imams indignés, sommes prêts à nous mettre au service de notre pays » (Le Monde daté 24 avril) propose une réponse qui se trompe de diagnostic et de remède. Affirmer que l’islam est tombé dans les mains d’une jeunesse « naïve, proie facile pour des idéologues qui exploitent son désarroi » et que, « depuis plus de deux décennies, des lectures et des pratiques subversives de l’islam sévissent dans la communauté musulmane, générant une anarchie religieuse, gangrenant toute la société » ne reflète pas la réalité de l’islam contemporain.

Depuis plus d’un demi-siècle, la sphère religieuse musulmane, en particulier ses principaux centres d’enseignement, a vu la structuration progressive d’un discours de rupture avec le monde occidental et la modernité, qui dépasse de loin l’anticolonialisme. Celui-ci s’est appuyé sur la sacralisation des interprétations moyenâgeuses des textes de l’islam pour orienter les comportements de rupture chez les fidèles, parfois avec l’impulsion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Trois hommes, âgés de 19 à 21 ans, sont soupçonnés d’avoir commis au moins seize vols avec violences.
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Aubervilliers : trois personnes écrouées pour une série de vols violents dans le quartier chinois

Trois hommes, âgés de 19 à 21 ans, sont soupçonnés d’avoir commis au moins seize vols avec violences.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h32
   





                        


Trois personnes âgées de 19 à 21 ans ont été mises en examen et écrouées, samedi 5 mai, pour une série de vols avec violences dans le quartier chinois d’Aubervilliers, où sont installés de nombreux grossistes en textile, selon le parquet de Bobigny cité par l’Agence France-Presse (AFP). Les trois hommes avaient été interpellés mercredi 2 mai dans cette commune de la Seine-Saint-Denis, qui abrite la première plate-forme européenne d’import-export avec la Chine.
« Depuis mars, le secteur des “grossistes” fait l’objet d’une recrudescence de vols avec violences. Les victimes sont notamment des membres de la communauté asiatique », a rapporté à l’AFP une source policière.
Lors de la seule matinée du 27 mars, quatre vols avaient été commis avec un puissant scooter. Une enquête préliminaire avait alors été confiée au commissariat d’Aubervilliers, selon cette source.
Vendredi 4 mai, le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour vols avec violences en bande organisée et association de malfaiteurs.
Mobilisation massive en août 2016
En août 2016, Zhang Chaolin, immigré chinois de 49 ans, mourut à la suite d’une agression dans ce quartier. Sa mort avait entraîné une mobilisation massive de la communauté chinoise pour dénoncer le racisme et réclamer plus de sécurité.

   


Un mineur a été condamné à la fin de 2017 à deux ans de prison ferme pour cette agression. Les deux autres mis en cause, âgés de 17 et 19 ans lors des faits, seront jugés prochainement par la cour d’assises des mineurs. Ils avaient frappé leur victime avant de s’emparer de sa sacoche, qui ne contenait qu’un chargeur de portable et quelques bonbons.

        Lire aussi :
         

                Les Chinois d’Aubervilliers inquiets, un an après la mort de Chaolin Zhang






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.
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Comptes de campagne de Macron : Faure (PS) souhaite une enquête du parquet financier

La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
07.05.2018 à 00h56
   





                        



   


Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité dimanche 6 mai que le parquet national financier « puisse s’autosaisir » à propos des avantages qu’aurait reçus Emmanuel Macron de la société GL Events, lors de la campagne présidentielle de 2017.

        Notre enquête :
         

          Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron



« Je souhaiterais aujourd’hui que le parquet financier, s’il pense qu’il y a matière à enquêter, puisse s’autosaisir et faire en sorte qu’il y ait un droit de suite judiciaire », a dit M. Faure, invité de « Questions politiques », sur France Inter, Franceinfo et Le Monde.
« Conflits d’intérêts », « connivence »
« On découvre qu’il y a des ménages et des mélanges qui sont très curieux, dans cette campagne, il y a une espèce de connivence », a-t-il ajouté. Olivier Ginon, le directeur de GL Events est en effet un proche de Gérard Collomb et a été qualifié d’« ami » par Emmanuel Macron lors d’un discours, le 27 septembre 2017, à l’occasion de l’édition 2017 du concours gastronomique les Bocuse d’or.
« Il y a des salariés de GL Events qui sont venus travailler dans la campagne », a-t-il continué, ils « ont été des amis utiles dans la campagne et visiblement auteurs de cadeaux ». Selon le site d’information Mediapart, Bruno Latrigue, le directeur des relations institutionnelles à GL Events, a par ailleurs participé à la rédaction de notes pendant la campagne pour l’équipe d’Emmanuel Macron.
« Je voudrais que nous puissions vérifier que le conflit d’intérêts n’a pas été au-delà de l’élection présidentielle. Il faudrait vérifier que cette entreprise n’a pas bénéficié, depuis, de contrats avec la puissance publique », a encore dit M. Faure.
Selon Mediapart et Le Monde, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois “d’un pourcentage anormalement élevé », accordées par le champion de l’événementiel GL Events à l’équipe de campagne de M. Macron, élu président le 7 mai 2017.
Jeudi 5 mai, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que les comptes de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron étaient « les plus sincères de tous ».

Sur les comptes de campagne de Macron, retrouvez tous nos articles :
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« Fête à Macron » : deux gardes à vue prolongées et une levée après la manifestation parisienne

Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron s’est déroulée samedi dans un climat festif, quelques personnes ont été interpellées.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 20h37
   





                        


La préfecture de police de Paris a annoncé dimanche 6 mai avoir interpellé huit personnes en marge de la « Fête à Macron », qui s’est déroulée à Paris samedi 5 mai, entre la place de l’Opéra et la place de la Bastille.
Quatre ont été relâchées sans faire l’objet de poursuites. Les quatre autres ont été mises en garde à vue à l’issue de ces interpellations, dont deux ont été levées depuis :
un mineur, trouvé en possession d’armes par destination, a fait l’objet d’un rappel à la loi puis a été remis en liberté.deux majeurs, interpellés pour « port d’arme prohibé », ont été placés en garde à vue. L’un d’eux, arrêté en possession notamment d’un marteau, a toutefois été remis en liberté en raison d’une « infraction insuffisamment caractérisée », a-t-on appris dimanche soir auprès du parquet de Paris.une personne, impliquée dans les dégradations volontaires d’un véhicule de Radio France, est toujours interrogée par des enquêteurs, « qui approfondissent les investigations, sous la direction du Parquet », a indiqué la préfecture dimanche soir dans son communiqué. Sa garde à vue est prolongée. Radio France a par ailleurs confirmé son intention de déposer plainte.

   


Un rendez-vous festif
« La Fête à Macron », organisée à l’occasion du premier anniversaire de l’élection du chef de l’Etat, a rassemblé des dizaines de milliers de personnes samedi à Paris, dans une ambiance festive qui a permis aux organisateurs d’évoquer un « succès considérable », prometteur avant une nouvelle mobilisation qu’ils espèrent massive le 26 mai.
Après un pique-nique place de l’Opéra, le cortège s’était ébranlé avant 14 heures en direction de la place de la République, puis de la Bastille, où la manifestation a été dissoute à 19 h 45.
Le collectif organisateur a compté à Paris plus de 100 000 personnes, après que La France insoumise (LFI) eut revendiqué la présence de 160 000 personnes.

   


Selon un comptage réalisé en milieu de parcours par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias (dont Le Monde), 38 900 personnes ont défilé. La préfecture de police en a compté 40 000.



                            


                        

                        

