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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.
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Comptes de campagne de Macron : Faure (PS) souhaite une enquête du parquet financier

La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h11
   





                        



   


Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité dimanche 6 mai que le parquet national financier « puisse s’autosaisir » à propos des avantages qu’aurait reçus Emmanuel Macron de la société GL Events, lors de la campagne présidentielle de 2017.

        Notre enquête :
         

          Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron



« Je souhaiterais aujourd’hui que le parquet financier, s’il pense qu’il y a matière à enquêter, puisse s’autosaisir et faire en sorte qu’il y ait un droit de suite judiciaire », a dit M. Faure, invité de « Questions politiques », sur France Inter, Franceinfo et Le Monde.
« Conflits d’intérêts », « connivence »…, les accusations d’Olivier Faure
« On découvre qu’il y a des ménages et des mélanges qui sont très curieux, dans cette campagne, il y a une espèce de connivence », a-t-il ajouté. Olivier Ginon, le directeur de GL Events est en effet un proche de Gérard Collomb et a été qualifié d’« ami » par Emmanuel Macron lors d’un discours, le 27 septembre 2017, à l’occasion de l’édition 2017 du concours gastronomique les Bocuse d’or.
« Il y a des salariés de GL Events qui sont venus travailler dans la campagne », a-t-il continué, ils « ont été des amis utiles dans la campagne et visiblement auteurs de cadeaux ». Selon le site d’information Mediapart, Bruno Latrigue, le directeur des relations institutionnelles à GL Events, a part ailleurs participé à la rédaction de notes pendant la campagne pour l’équipe d’Emmanuel Macron.
« Je voudrais que nous puissions vérifier que le conflit d’intérêts n’a pas été au-delà de l’élection présidentielle. Il faudrait vérifier que cette entreprise n’a pas bénéficié, depuis, de contrats avec la puissance publique », a encore dit M. Faure.
Selon Mediapart et Le Monde, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois “d’un pourcentage anormalement élevé », accordées par le champion de l’événementiel GL Events à l’équipe de campagne de M. Macron, élu président le 7 mai 2017.
Jeudi 5 mai, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que les comptes de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron étaient « les plus sincères de tous ».

Sur les comptes de campagne de Macron, retrouvez tous nos articles :
Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne MacronQuand le candidat Macron avançait masqué pour la présidentielle 2017A Lyon, la réunion organisée par Collomb qui pose questionUne photographe rémunérée dès fin mai 2016Plus de 29 000 euros pour 35 séances de maquillage Des noms de ministres testés dans un sondage en février 2017





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron s’est déroulée samedi dans un climat festif, quelques personnes ont été interpellées.
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« Fête à Macron » : quatre personnes en garde à vue après la manifestation parisienne

Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron s’est déroulée samedi dans un climat festif, quelques personnes ont été interpellées.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h09
   





                        


La préfecture de police de Paris a annoncé dimanche 6 mai avoir interpellé huit personnes en marge de la « Fête à Macron », qui s’est déroulée à Paris samedi 5 mai, entre la place de l’Opéra et la place de la Bastille.
Quatre d’entre elles ont été mises en garde à vue à l’issue de ces interpellations :
un mineur, trouvé en possession d’armes par destination, a fait l’objet d’un rappel à la loi ;deux majeurs, interpellés pour « port d’arme prohibé », sont toujours en garde à vue ;une personne, impliquée dans les dégradations volontaires d’un véhicule de Radio France, est toujours interrogée par des enquêteurs. Radio France a par ailleurs confirmé son intention de déposer plainte.

   


Un rendez-vous festif
« La Fête à Macron », organisée à l’occasion du premier anniversaire de l’élection du chef de l’Etat, a rassemblé des dizaines de milliers de personnes samedi à Paris, dans une ambiance festive qui a permis aux organisateurs d’évoquer un « succès considérable », prometteur avant une nouvelle mobilisation qu’ils espèrent massive le 26 mai.
Après un pique-nique place de l’Opéra, le cortège s’était ébranlé avant 14 heures en direction de la place de la République, puis de la Bastille, où la manifestation a été dissoute à 19 h 45.
Le collectif organisateur a compté à Paris plus de 100 000 personnes, après que La France insoumise (LFI) eut revendiqué la présence de 160 000 personnes.

   


Selon un comptage réalisé en milieu de parcours par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias (dont Le Monde), 38 900 personnes ont défilé. La préfecture de police en a compté 40 000.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le premier secrétaire du Parti socialiste est l’invité de « Questions politiques » ce dimanche.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Il avait tenté de revenir en politique en 2017 lors des élections législatives et fut battu par Sandrine Josso (LRM) dans la 7e circonscription de la Loire-Atlantique.
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Franck Louvrier, ex-communicant de Sarkozy, se met au service d’Estrosi

Il avait tenté de revenir en politique en 2017 lors des élections législatives et fut battu par Sandrine Josso (LRM) dans la 7e circonscription de la Loire-Atlantique.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h52
   





                        



   


Franck Louvrier, ex-conseiller en communication de Nicolas Sarkozy et président de Publicis Events, a annoncé dimanche 6 mai qu’il « rejoignait le monde politique » aux côtés de Christian Estrosi (LR) comme directeur de la communication et des relations institutionnelles de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Après 6 ans, ému de quitter @PublicisGroupe et heureux de débuter une nouvelle aventure professionnelle. Adieu… https://t.co/L1cuqxE54V— franck_louvrier (@Franck LOUVRIER)


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Sa nomination a été annoncée dans les colonnes du quotidien Nice-Matin. Âgé de 49 ans, Franck Louvrier évoque les « enjeux économiques, d’infrastructures et d’événements à dimension nationale, voire internationale », de la Métropole Nice Côte d’Azur, que préside le maire de Nice, auquel il entend apporter son « expérience en termes de communication politique ».
Une tentative de retour en politique dès 2017
Exerçant à Paris, où la métropole niçoise dispose d’une antenne, M. Louvrier conserve ses mandats de conseiller municipal à La Baule (Loire-Atlantique) et de conseiller régional des Pays de la Loire, région dont il est vice-président, chargé du tourisme et président du comité régional du tourisme.
Proche de Nicolas Sarkozy, qu’il avait accompagné à l’Elysée en 2007 après avoir été à son service depuis 1999 à la mairie de Neuilly-sur-Seine, puis dans ses différentes fonctions ministérielles et à la direction de l’UMP (ex-LR), Franck Louvrier avait déjà tenté de revenir en politique il y a près d’un an, lors des élections législatives de 2017. Il avait alors été sèchement battu par Sandrine Josso (LRM) dans la 7e circonscription de la Loire-Atlantique, fief historique de la droite couvrant La Baule et Guérande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Depuis l’élection présidentielle, le gouvernement a multiplié les mesures favorables aux plus fortunés, qui sont les grands gagnants du début de ce quinquennat.
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Les mesures de la première année d’Emmanuel Macron avantagent-elles vraiment les plus riches ?

Depuis l’élection présidentielle, le gouvernement a multiplié les mesures favorables aux plus fortunés, qui sont les grands gagnants du début de ce quinquennat.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 06h42
    |

            Adrien Sénécat








                        


L’« exit tax », un impôt destiné à juguler l’évasion fiscale de chefs d’entreprise, sera supprimée dès 2019. Emmanuel Macron, qui en a fait l’annonce dans un entretien au magazine américain Forbes, juge la mesure néfaste pour l’entrepreneuriat.
Par ce choix, le président français ravive un débat qui le poursuit depuis son élection, il y a tout juste un an : le candidat qui se revendiquait « et de droite et de gauche » est-il le « président des riches », comme l’affirme une partie de l’opposition ? Eléments de réponse à partir des différents arbitrages sur la fiscalité et le pouvoir d’achat du gouvernement depuis mai 2017.
Les principales mesures favorables aux plus riches
La « transformation » de l’impôt sur la fortune (ISF)
La réforme annoncée pendant la campagne présidentielle par Emmanuel Macron entre en vigueur dès 2018. Désormais, seuls les biens immobiliers (avec une décote de 30 % pour la résidence principale) seront soumis à l’impôt sur la fortune (ISF), rebaptisé IFI, impôt sur la fortune immobilière pour l’occasion.
Présentée par Emmanuel Macron comme une mesure censée encourager les investissements dans l’économie française, cette opération représentera un manque à gagner de 3,2 milliards d’euros par an pour l’Etat, selon le gouvernement. De 4,1 milliards d’euros, les recettes de l’ISF fondront pour atteindre 850 millions d’euros annuels environ. Cela représentera en moyenne une économie de 9 700 euros d’impôt pour les 330 000 contribuables qui étaient redevables de l’ISF jusqu’ici.
L’instauration d’une « flat tax » sur les revenus du capital
Autre promesse de campagne rapidement concrétisée : l’instauration d’un « prélèvement forfaitaire unique » (PFU) sur les revenus du capital à 30 % (à l’exception des livrets défiscalisés), là où il existait auparavant une multitude de régimes. Selon les chiffrages gouvernementaux, la mesure coûtera 1,3 milliard d’euros par an. Ce coût suscite une controverse parmi les économistes, certains estimant qu’il pourrait être bien plus élevé en réalité, d’autres contestant cette idée. Quoi qu’il en soit, il s’agit bien d’un geste en faveur des plus grands capitaux.
La baisse de l’impôt sur les sociétés
Le gouvernement s’est engagé à diminuer nettement l’impôt sur les sociétés. De 33,3 % en 2017, le taux normal pour les bénéfices au-delà de 500 000 euros devrait d’abord baisser progressivement jusqu’à rejoindre, en 2020, le taux actuel des bénéfices en dessous de 500 000 euros, qui est de 28 %. Le nouveau taux unique de l’impôt sur les sociétés diminuera ensuite à 26,5 % en 2021, puis à 25 % en 2022.
Le coût estimé de cette mesure est de 11 milliards d’euros par an à terme, selon le gouvernement. Contrairement à la réforme de l’ISF, cette mesure ne profitera pas qu’aux plus fortunés et ne touche pas directement l’imposition des contribuables. Reste que les dirigeants d’entreprise pourront tout à fait en profiter en partie pour augmenter leurs dividendes.
La suppression de l’« exit tax » en 2019
Cet impôt censé lutter contre l’évasion fiscale porte sur les plus-values « latentes » des contribuables, c’est-à-dire la différence entre la valeur d’acquisition de leurs titres et celle constatée au moment du transfert de leur résidence fiscale hors de France.
Par exemple, un contribuable possède 20 000 actions de la société Dupont et fils, d’une valeur de 100 euros chacune au moment de leur acquisition. Quelques années plus tard, ce contribuable quitte la France pour la Belgique. A son départ, ses actions valent 200 euros chacune, soit une plus-value hypothétique de 2 millions d’euros. S’il vend ses actions, même alors qu’il réside à l’étranger, la France exigera une taxe sur la plus-value (différence entre achat et vente) réalisée alors qu’il résidait dans le pays.
Le gouvernement estime que cette « exit tax » était un frein à l’investissement sans être rentable pour les finances publiques pour autant. Sur des recettes potentielles estimées à près de 800 millions d’euros en 2016 par le Conseil des prélèvements obligatoires, elle ne rapporterait « quasiment rien », selon le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui évoquait jeudi 3 mai sur France 2 un rendement effectif de l’ordre de 15 millions d’euros par an.
Reste que la disparition de cet impôt sera favorable à des contribuables pour beaucoup très aisés (depuis 2014, il faut détenir au moins 800 000 euros en actions ou la moitié des parts d’une société pour y être assujetti).

        Comprendre :
         

          Qu’est-ce que « l’exit tax », que Macron souhaite supprimer ?



Les principales mesures qui profiteront aux moins aisés
La baisse des cotisations salariales
En 2018, les salariés du privé verront leur salaire net augmenter grâce à une baisse de leurs cotisations de 3,15 points, en contrepartie d’une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point. Cela représente un gain net d’environ 22 euros par mois (250 euros par an) pour le salaire minimal, à terme. Mais la mesure ne prendra pleinement effet qu’en octobre : si la CSG a bien augmenté en janvier, comme prévu, les cotisations n’ont pour l’heure baissé que de 2,2 points, d’où un gain limité pour les salariés concernés.
Contrairement à d’autres mesures, cette « bascule » de cotisations a été pensée pour être neutre pour le budget de l’Etat : ce sont les 60 % de retraités les plus aisés qui la financeront, puisque leur CSG a augmenté sans contrepartie. Et comme une partie des baisses de cotisations a été différée à octobre, les finances publiques en sortiront même gagnantes en 2018, de l’ordre de 4,5 milliards d’euros.
La suppression progressive de la taxe d’habitation
La taxe d’habitation sera supprimée en 2020 pour l’intégralité des ménages. En attendant, 80 % d’entre eux la verront diminuer d’un tiers en 2018, puis d’un second tiers en 2019. Cela représente, à terme, un coût d’environ 18,3 milliards d’euros par an pour les finances publiques, mais « seulement » 3,5 milliards en 2018, puis 7 milliards environ en 2019. Par ailleurs, la moitié du montant de l’exonération finale profitera aux 20 % des ménages les plus riches.
Les revalorisations de prestations sociales
La prime d’activité (+ 80 euros par mois), l’allocation aux adultes handicapés (+ 90 euros) ainsi que l’allocation de solidarité aux personnes âgées (+ 100 euros) seront revalorisées par le gouvernement. Ces hausses seront néanmoins étalées jusqu’en 2019 ou en 2020, selon les cas, et auront donc un effet limité en 2018.

        Lire aussi :
         

                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures qui affectent votre pouvoir d’achat



Les inégalités pourraient se creuser en 2018
Une fois toutes ces mesures prises en compte, il est possible d’estimer dans quelles proportions les différentes catégories de contribuables français bénéficieront ou non de la politique d’Emmanuel Macron. C’est ce qu’a fait l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un organisme de prévision et d’évaluation des politiques publiques, dans une étude publiée le 15 janvier.
Selon ses estimations, les 5 % les plus riches sortiront, proportionnellement, nettement gagnants de l’année 2018, avec un gain de 1,6 % de pouvoir d’achat, qui s’explique principalement par la baisse de l’ISF et la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU). Inversement, la plupart des catégories de ménages verront leur pouvoir d’achat stagner ou presque. Enfin, deux catégories de foyers verront leur niveau de vie diminuer :
les 25 % de ménages les plus aisés (à l’exception des 5 % les plus fortunés), essentiellement des retraités pénalisés par la hausse de la CSG ;les 5 % de ménages les plus pauvres, à cause de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac. Deux mesures qui répondent à des enjeux de santé publique et environnementaux, mais qui les pénaliseront plus fortement.


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Les 5 % les plus riches, grands gagnants du budget 2018
Impact estimé du budget 2018 par vingtile de niveau de vie (en moyenne sur l'ensemble de l'année). V1 correspond aux 5 % les moins aisés, V20 aux 5 % les plus aisés.

Source : OFCE



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});


Derrière ces moyennes se cachent des situations bien différentes : parmi les ménages les plus pauvres, ceux qui ne comportent pas de fumeurs ne seront pas, en moyenne, pénalisés par le budget 2018. Le gouvernement considère par ailleurs que l’OFCE a sous-estimé la baisse de la consommation de cigarettes liée à la hausse des prix, et donc surévalué le poids de cette dernière sur le pouvoir d’achat.
Un rééquilibrage progressif d’ici à 2020
Le tableau est en revanche nettement plus équilibré si l’on tient cette fois compte de l’ensemble des mesures qui entreront progressivement en vigueur. L’OFCE a ainsi procédé à une seconde estimation de la situation des mêmes types de foyers à horizon fin 2019. A cette date, la plupart des catégories de revenus sortiront gagnantes de la politique socio-économique du gouvernement, selon l’organisme.
Seule exception, les ménages qui se situent parmi les 15 % les plus aisés, à l’exception des 5 % les plus riches, là aussi, toujours à cause de la hausse de la CSG pour les retraités et de la fiscalité écologique.


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Une politique moins inégalitaire à l'horizon 2019
Effet estimé de la politique du gouvernement à la fin de l'année 2019 par rapport à 2017, par vingtile de niveau de vie (en moyenne sur l'ensemble de l'année). V1 correspond aux 5 % les moins aisés, V20 aux 5 % les plus aisés.

Source : OFCE



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A cet horizon, les arbitrages gouvernementaux apparaissent beaucoup plus égalitaires, dans le sens où ils favoriseront plutôt les ménages les moins aisés en proportion… à deux exceptions notables, aux deux extrémités de l’échelle :
malgré les mesures prises en faveur de leur pouvoir d’achat, les 5 % de ménages les moins aisés sortiraient en moyenne très peu gagnants (0,2 %), toujours à cause de la hausse des prix du tabac et de la fiscalité environnementale ;les 5 % les plus riches, quant à eux, resteraient les grands gagnants, toujours grâce aux réformes de la fiscalité du capital.
L’OFCE n’a pas reproduit ses estimations pour l’année 2020, au cours de laquelle une dernière série de mesures favorables au pouvoir d’achat entrera en vigueur. On peut néanmoins anticiper que le rééquilibrage observé entre 2018 et la fin de 2019 se poursuivra, toutes choses égales par ailleurs.
Dans tous les cas, les plus fortunés devraient bien rester les grands gagnants des premières années de mandat d’Emmanuel Macron. Le président de la République a toujours réfuté faire tout « cadeau » aux plus riches, justifiant l’orientation de sa politique par la nécessité de favoriser les « investissements » dans l’économie française. A ceci près que rien n’oblige les grandes fortunes bénéficiaires de la baisse de l’ISF à investir.
Interpellé sur ce point par Edwy Plenel, le 15 avril, à la télévision, Emmanuel Macron a reconnu n’avoir « pas plus de garanties que » le journaliste sur le fait que la baisse de la fiscalité du capital favorisera effectivement les investissements, renvoyant l’objection à une évaluation des réformes « dans deux ans ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/06/19-6">
<filnamedate="20180506"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180506"><AAMMJJHH="2018050619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Guillaume Bazot s’interroge, au moment ou le gouvernement abolit certaines taxes, s’attaque au statut des cheminots et augmente la CSG des retraités, sur les critères de « justice » qui accompagnent ces bouleversements sociaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Réformes : « Comment choisir entre utilitarisme et justice sociale ? »

Dans cette chronique, l’économiste Guillaume Bazot s’interroge, au moment ou le gouvernement abolit certaines taxes, s’attaque au statut des cheminots et augmente la CSG des retraités, sur les critères de « justice » qui accompagnent ces bouleversements sociaux.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 16h14
    |

Guillaume Bazot (Maître de conférences en histoire de la pensée et des faits économiques à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            
Recherches. Lorsque le gouvernement abolit l’« exit tax », supprime le statut des cheminots, augmente la CSG des retraités ou impose la sélection à l’entrée des universités, l’idée de « justice » influence notre manière d’appréhender les réformes. Mais sur quels critères nous basons-nous alors ?
Dans notre société, deux principes se font généralement face : l’utilitarisme et la justice sociale. L’utilitarisme a pour principe le meilleur usage possible des ressources. Une question récurrente lui est sous-jacente : un euro dépensé ici ne serait-il pas plus utile là ? Puisqu’une loi ou une taxe, par ses effets redistributifs, affecte le système productif, la consommation, les prix et les revenus, il peut être « utile », selon les circonstances, de réglementer une activité ou de taxer un groupe d’individus.

Comme l’explique Jean Tirole dans son livre Economie du bien commun (PUF, 2016), une réforme ne se justifie que par l’accroissement du bien-être qu’elle entraîne pour la population. C’est pour cette raison que l’Etat subventionne les activités de recherche-développement, encourageant ainsi la connaissance, l’innovation et la croissance, quand bien même cela augmenterait les rentes de certaines entreprises (par exemple pharmaceutiques). L’égalité n’est ici qu’un paramètre parmi d’autres, jamais une finalité.
Le « voile d’ignorance »
La justice sociale, elle, vise principalement l’équité. Elle traite de l’égalité des droits, de la solidarité, du mérite, voire de la « décence ». Mais le grand nombre de variables rend difficile l’émergence d’une règle de justice objective et universelle. Dans son ouvrage Théorie de la justice, paru en 1971 (traduit au Seuil en 1987), le philosophe américain John Rawls (1921-2002) propose une expérience de pensée simple et élégante pour résoudre ce problème.
Imaginons que l’ensemble des individus d’une société doive choisir les règles régissant son fonctionnement. Afin...




                        

                        


<article-nb="2018/05/06/19-7">
<filnamedate="20180506"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180506"><AAMMJJHH="2018050619">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ C’est la première fois depuis trente ans qu’un président se rend sur ce lieu marqué par un passé douloureux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Ouvéa, Macron œuvre à la réconciliation

C’est la première fois depuis trente ans qu’un président se rend sur ce lieu marqué par un passé douloureux.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h17
    |

            Patrick Roger (Nouméa, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le drapeau de Kanaky – trois bandes bleu, rouge, vert et un rond jaune central dans lequel est insérée une flèche faîtière – flotte sur la pelouse de l’aire de chefferie de Wadrilla. C’est le deuxième rendez-vous d’Emmanuel Macron, samedi 5 mai, sur Ouvéa, cette île tragique de Nouvelle-Calédonie marquée par un passé si douloureux. Et lui-même a un rendez-vous avec l’histoire.
Il est le premier président de la République à se rendre sur les lieux où, trente ans plus tôt, quatre gendarmes furent tués, le 22 avril 1988, lors d’une tentative d’occupation de la gendarmerie de Fayaoué menée par un groupe de militants indépendantistes qui, dans leur fuite, prirent vingt-sept gendarmes en otage. Ouvéa, c’est aussi l’île où, le 5 mai 1988, les troupes de choc de l’armée et de la gendarmerie donnèrent l’assaut à la grotte de Gossanah, au nord de l’île, où s’était réfugié un des groupes des preneurs d’otages avec seize gendarmes : dix-neuf militants indépendantistes et deux militaires y trouvèrent la mort, dans des conditions qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête officielle mais qui n’honorent pas la République.

L’île porte en elle ce traumatisme. Un traumatisme encore plus intense et douloureux qu’un an plus tard, le 4 mai 1989, alors qu’il prenait part à la levée du deuil des « 19 de Gossanah », Jean-Marie Tjibaou, le dirigeant historique du FLNKS, celui qui avait conclu le 26 juin 1988 les accords de Matignon pour mettre fin à quatre années de guerre civile, était abattu, avec son bras droit Yeiwéné Yeiwéné, par un des siens, Djubelly Wéa, membre de la tribu de Gossanah.
« Exemple donné »
Le chemin fut long pour parvenir à réconcilier les mémoires, entre les habitants et les gendarmes d’abord. Entre les familles Tjibaou, Yeiwéné et Wéa ensuite. Ce long chemin de la réconciliation « lent, patient et difficultueux », le président de la République y a rendu hommage. « Je souhaite que nous puissions être à la hauteur de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, l’institut de sondage Ipsos a dressé pour « Le Monde » un état des lieux de sa présidence.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Un tiers des sondés apprécient chez le président « à la fois son action et sa personnalité », 39 % les rejettent.
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Enquête Cevipof sur Macron : des aficionados plutôt âgés, diplômés et aisés

Un tiers des sondés apprécient chez le président « à la fois son action et sa personnalité », 39 % les rejettent.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h46
   





                        



                                


                            
Dans leur rapport à Emmanuel Macron, les Français peuvent être classés en trois catégories de poids inégal. Il y a 33 % de « passionnés », 39 % de « détracteurs » et 28 % de « partagés ». Au-delà de leur poids respectif, ce sont les profils très différents de ces catégories qui sont intéressants.
Les « passionnés » apprécient chez le président « à la fois son action et sa personnalité ». Qui sont ces supporteurs enthousiastes – et, il faut le souligner, plus nombreux que les électeurs du premier tour du candidat Macron ? Démographiquement, ils sont plutôt âgés : 37 % chez les plus de 65 ans contre 33 % en moyenne. Sociologiquement, ils sont nettement plus aisés (42 % de cadres supérieurs, 48 % gagnent plus de 6 000 euros par mois) et nettement plus diplômés (40 % des bac + 4 ou plus contre 25 % seulement des sans diplôme). Géographiquement, on les trouve davantage dans les Pays de la Loire (35 %) ou la Bretagne (36 %) mais à peine plus dans les grandes villes que dans le rural (2 points de différence seulement).
Electoralement, ce sont ceux qui ont évidemment voté pour Macron mais ils se recrutent aussi beaucoup chez les électeurs de Fillon (42 %) et même, de manière non anecdotique, chez les électeurs de Le Pen (16 %), Hamon (16 %) et Mélenchon (13 %). Ce qui séduit les « passionnés », plus encore que la moyenne des Français ? Dans l’action, la réforme de la SNCF (+ 22 points que la moyenne) et du code du travail (+ 11 points). Et dans l’image, la présidentiabilité, l’efficacité, la bonne image portée de la France à l’étranger, l’honnêteté et la sympathie.
Agréger un spectre large
En face d’eux, il y a les « détracteurs ». Ce sont les opposants, un peu plus nombreux et tout aussi déterminés, qui rejettent « à la fois son action et sa personnalité ». Leur profil est, de manière fascinante, le symétrique rigoureusement inversé des supporteurs : plutôt jeunes (42 % des 18-24 ans contre 39 % en moyenne) ou âgés de 50 à 64 ans (42 %), employés ou...




                        

                        


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Enquête Cevipof : un président « énergique » et « réformateur », mais dénué d’empathie et trop autoritaire

L’image d’Emmanuel Macron ne semble pas encore atteinte après un an d’exercice du pouvoir contrairement à celle de ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 09h38
   





                        



                                


                            
Après un an d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron continue de véhiculer une image en construction, celle d’un président à la fois volontaire pour ses partisans et peu empathique voire méprisant pour ses adversaires. A la différence de ses prédécesseurs, il séduit soit par son action soit par sa personnalité, mais plus rarement sur ces deux dimensions en même temps. Rien à voir, en tout cas, avec un François Hollande, dont la normalité a rapidement lassé l’opinion, ou avec un Nicolas Sarkozy hyperactif, qui a fini par déconsidérer la fonction présidentielle.
Quel bilan tirer des premiers mois d’Emmanuel Macron en termes d’autorité présidentielle par le prisme des traits d’image ? Le sociologue allemand Max Weber soulignait que l’autorité charismatique relève moins d’un caractère inné que de la représentation par les autres. Ne serait-ce pas précisément cette ambiguïté que le chef de l’Etat continue de cultiver pour mieux s’affranchir de la seule autorité bureaucratique (pour ne pas dire technocratique) dont il disposait par son expérience passée.

S’agit-il pour autant d’une opération de communication politique savamment calculée ? A vrai dire, cela s’apparente davantage à une stratégie conforme à des gestes, des paroles, des positions voire des oppositions politiques assumées durant cette première année. Le spectre d’un président inefficace est certainement l’image la plus fortement combattue au cœur de la machine élyséenne et chez les parlementaires de La République en marche. Il n’est donc guère étonnant qu’une forte majorité de citoyens (60 %) considèrent qu’il veut faire passer son programme en force sans respecter ceux qui ne pensent pas comme lui. Une telle affirmation fait écho à l’image d’un président énergique (68 %), moderne (60 %) et réformateur (61 % des Français considèrent qu’il veut vraiment changer les choses contre 24 % en mai 2017).
Autrement dit, Emmanuel Macron réussit aujourd’hui là où ses prédécesseurs avaient échoué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les Français reprochent à Emmanuel Macron un déficit social et un excès d’autoritarisme.
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Enquête Cevipof sur Macron : le chef de l’Etat perçu de plus en plus à droite

Les Français reprochent à Emmanuel Macron un déficit social et un excès d’autoritarisme.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 09h57
   





                        


« Sur une échelle de 0 (très à gauche) à 10 (très à droite), où classeriez-vous Emmanuel Macron ? » A cette question simple, les Français ont apporté, en moyenne, comme réponse : 6,7. Ce chiffre net est le signe d’un déséquilibre idéologique.

   


Déséquilibre d’abord par rapport à lui-même. En mars 2017, les Français positionnaient le candidat Macron presque parfaitement au centre, à 5,2. Et ce positionnement central était une des clés de son succès face à la polarisation extrême des deux candidats des partis de gouvernement. En novembre 2017, premier glissement vers la droite, de 5,2 à 6. Aujourd’hui, deuxième glissement substantiel, de 6 à 6,7. Du candidat au président, la rapidité et l’ampleur de l’évolution sont sans précédent.
Déséquilibre, ensuite, par rapport à son socle électoral. Les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle se positionnent à 5,1 et les sympathisants de La République en marche à 5,7 – les uns et les autres nettement plus à gauche que le chef de l’Etat. Déséquilibre, enfin, par rapport à l’ensemble des Français. La société française est certes en voie de « droitisation » – révélée notamment par l’évolution de l’autopositionnement idéologique des Français. Mais ils ne se situent malgré tout qu’à 5,6. Ainsi, par rapport à la moyenne des Français, le candidat Macron était un peu plus à gauche quand le président Macron est clairement plus à droite.
Déséquilibre démocratique
Comment comprendre la droitisation du positionnement idéologique du chef de l’Etat ? Par un double déséquilibre politique. Le premier est social. Il y avait promesse de « plus d’efficacité » et de « plus de justice ». Il y a la perception – massive – d’un déficit social. Chez l’ensemble des Français, 70 % à 80 % jugent négativement l’action engagée pour « l’amélioration du pouvoir d’achat », « la réduction des inégalités sociales » ou « l’amélioration du système de santé ». Et il en est de même, de 52 % à 61 %, chez les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. Ainsi, moins de 10 % des Français estiment que les classes moyennes et les milieux populaires sont les bénéficiaires de l’action engagée depuis le début du quinquennat.
Le second déséquilibre est démocratique. Il y avait promesse de « plus de décision » et de « plus d’écoute ». Il y a la perception – large – d’un excès d’autoritarisme. Les Français reconnaissent, et approuvent, la volonté réformatrice du président de la République. Mais, outre qu’ils s’interrogent sur le rythme soutenu des réformes, ils sont 55 % à reprocher un mode de gouvernement « trop autoritaire » – sentiment d’autant plus partagé qu’ils se positionnent à gauche ou au centre de l’échiquier politique.

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                Un an après son élection, Macron résiste dans l’opinion malgré des fragilités




Brice Teinturier (directeur général délégué d’Ipsos) et Gilles Finchelstein (directeur général de la Fondation Jean-Jaures)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Sans prendre expressément position dans le débat sur le référendum du 4 novembre, le chef de l’Etat dit vouloir « construire » ensemble l’avenir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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A Nouméa, Macron plaide pour le maintien d’une relation étroite entre la France et la Nouvelle-Calédonie

Sans prendre expressément position dans le débat sur le référendum du 4 novembre, le chef de l’Etat dit vouloir « construire » ensemble l’avenir.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 13h48
    |

            Patrick Roger (envoyé spécial en Nouvelle-Calédonie)








                        



   


En conclusion de ses deux jours et demi de séjour en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron a prononcé, samedi 5 mai au Théâtre de l’Ile, à Nouméa, un discours résolument tourné vers l’avenir du territoire et de la France dans la région indo-pacifique.
« Je crois à l’axe indo-pacifique, à cette ambition géopolitique, a déclaré le chef de l’Etat, qui avait déjà développé ce thème au cours de sa précédente étape en Australie. Nous avons un rôle à jouer. Cette stratégie est essentielle si nous ne voulons pas que cette région tombe sous une nouvelle hégémonie. » Référence explicite aux ambitions chinoises dans la région.
Il a ainsi longuement développé les atouts de la Nouvelle-Calédonie, ses perspectives de développement en matière d’économie, de souveraineté alimentaire et énergétique, de tourisme, de « croissance bleue », tout en mettant en parallèle, systématiquement, ce que pouvaient être l’apport et l’investissement de la France pour accompagner ces projets.
« Nous investirons, nous protégerons, la France s’engagera pleinement dans cette stratégie indo-pacifique, a insisté le président de la République. Je veux que nous construisions ensemble cet avenir. »
Alors, bien sûr, M. Macron n’a pas pris expressément position dans le débat pour le référendum du 4 novembre lors duquel les Calédoniens devront se prononcer sur l’accession à la pleine souveraineté. « Je ne prendrai pas partie dans ce référendum qui vient, a assuré le chef de l’Etat. Non pour me soustraire à mes responsabilités mais, précisément, parce que cela tient à mes responsabilités. » Tout son discours, cependant, plaidait pour le maintien d’une relation étroite — si ce n’est d’un lien structurel maintenu — entre la France et la Nouvelle-Calédonie.
« Dimension géostratégique »
Ces propos, cependant, n’ont en rien heurté les dirigeants indépendantistes présents dans la salle. Bien au contraire. Paul Neaoutyine, le président indépendantiste de la province Nord, figure du Palika (Parti de libération kanak), une des composantes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), se « félicite de son intervention ».
M. Macron, lorsqu’il s’était rendu dans la province Nord, vendredi, s’était longuement entretenu avec son président. Des échanges qui, visiblement, n’auront pas été vains. « Nous nous inscrivons totalement dans l’esprit de ce qu’il a dit, déclare au Monde le président de la province Nord. Cela ne me choque pas que le chef de l’Etat éclaire nos amis sur l’avenir. »
Roch Wamytan, président du groupe de l’Union calédonienne, la principale composante du FLNKS au Congrès du territoire, n’est pas moins élogieux. « C’était un discours, vraiment, de haute tenue, s’enthousiasme le chef de la tribu de Saint-Louis, un des principaux nœuds de tension dans la banlieue de Nouméa. Il a vraiment donné une dimension géostratégique qui nous convient parfaitement, qu’on soit indépendantiste ou non. Ça change avec tous les chefs d’Etat précédents. »

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                Macron en Nouvelle-Calédonie, un déplacement à haute portée politique et symbolique



Est-ce que ce discours aura la même résonance dans les rangs des militants indépendantistes ? Cela reste à vérifier.
Tensions
Du côté des non-indépendantistes, ou du moins de Calédonie ensemble, la formation la plus ouverte au dialogue avec les indépendantistes, l’appréciation était tout aussi enthousiaste. « Il a réalisé une prestation sans faute. Je lui accorde dix sur dix », se réjouit Nicolas Metzdorf, le jeune et prometteur ministre de l’énergie et de l’agriculture du gouvernement du territoire.
Le discours de M. Macron, au terme d’une visite où il aura incontestablement apposé sa marque, lui qui n’était jamais venu dans le territoire, a été très favorablement accueilli. A l’issue de son intervention, il a par ailleurs pris le temps de s’entretenir avec chacun, de ménager les uns et les autres. Mais les tensions qu’engendre le référendum à venir ou, tout simplement, les discriminations et les inégalités de la vie quotidienne, restent d’une tenace réalité.

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Hommage à Ouvéa
Peu de temps avant, M. Macron avait participé à une cérémonie d’hommage à la mémoire des dix-neuf militants indépendantistes tués dans l’assaut de la grotte d’Ouvéa, trente ans jour pour jour après le drame.
La venue du chef de l’Etat à cette commémoration, point d’orgue de sa visite d’Etat de trois jours, était contestée par un collectif de la tribu où se trouve la grotte de Gossanah. Pour « apaiser tout le monde » et « compte tenu de cette voix dissidente », M. Macron a décidé de ne pas déposer de gerbe sur la tombe des 19 Kanak tués lors de l’assaut. Il est resté de l’autre côté de la route, entouré d’enfants et d’officiels, au moment où les familles des militants ont déposé une gerbe sur le mémorial de Wadrilla.
Le président de la République, le premier à se rendre à Ouvéa depuis 1988, a été chaleureusement accueilli selon les rites coutumiers avec un échange d’offrande – tissus, fleurs, sculptures – dans une ambiance à la fois solennelle et heureuse, et remercié par la population touchée par sa présence en « ce moment fort ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Des conseillers municipaux LRM ont proposé la vente de 1 % du parc social.
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Sur la vente de HLM, la mairie de Paris dit non aux élus macronistes

Des conseillers municipaux LRM ont proposé la vente de 1 % du parc social.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h06
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Pourquoi vendre des HLM parisiens si difficiles à créer depuis 2001 et la loi solidarité et renouvellement urbains (loi SRU) qui avait insufflé cet effort de mixité sociale ? C’est pourtant le projet d’une quinzaine de conseillers de Paris, soutiens d’Emmanuel Macron, qui souhaitent que, dans la capitale, 1 % du parc social (2 300 logements) soit, chaque année, vendu à leurs occupants. Leur proposition, débattue au Conseil de Paris, vendredi 4 mai, a été repoussée, mais est considérée comme une offensive contre l’action de la maire, Anne Hidalgo. Cette dernière a en effet fait du développement du parc social dans la capitale un axe fort de sa politique, y consacrant 400 millions d’euros par an pour créer 7 000 HLM.
« Nous ne proposons de vendre que 2 000 logements par an, sur cinq ans, afin de permettre à des Parisiens aux revenus médians de devenir propriétaires », plaide Jérôme Dubus, conseiller (La République en marche) de Paris. « Le sujet n’est pas tabou, renchérit Julien Bargeton, conseiller de Paris et sénateur (LRM). On peut consulter les locataires, regarder au cas par cas, selon les immeubles, les quartiers », suggère-t-il. Les produits de ces cessions seraient réinvestis dans la construction, une vente finançant, selon eux, trois appartements dans la métropole, le foncier étant rare à Paris.

« Brader un bien de la nation »
« Cette idée de brader le parc HLM, un bien de la nation, est contraire à tout ce que nous avons fait depuis 2001 », rétorque Ian Brossat, adjoint (PCF) à la maire, chargé du logement. S’il s’agit de faciliter l’acquisition par les classes moyennes, il faut consentir un rabais de prix par rapport au marché, avec le risque d’une revente rapide avec une forte plus-value ; si le projet est de vendre au prix du marché, il n’est pas destiné à la classe moyenne. « Quant à reconstruire hors les murs, vous revenez à la politique de Jean Tiberi [maire de Paris avant 2001], qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Près de 40 000 personnes ont défilé entre les places de l’Opéra et de la Bastille, samedi, selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont « Le Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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A Paris, des dizaines de milliers de manifestants réunis pour faire « la fête à Macron »

Près de 40 000 personnes ont défilé entre les places de l’Opéra et de la Bastille, samedi, selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont « Le Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 07h33
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 11h39
   





                        



   


A l’initiative du député de La France insoumise (LFI) François Ruffin et de l’intellectuel Frédéric Lordon, 38 900 personnes — selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont Le Monde —, ont afflué samedi 5 mai à Paris pour faire « la fête à Macron ». Ils étaient 40 000 selon la préfecture de police, 100 000 pour les organisateurs de la marche et 160 000 d’après La France insoumise. Des rassemblements ont également lieu dans plusieurs villes de France, dont Toulouse, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Rennes.

   


Conformément aux souhaits des organisateurs, et quelques jours après les débordements du 1er Mai, l’ambiance à Paris était festive et bon enfant, certains manifestants parisiens venus en famille pique-niquant place de l’Opéra au milieu de banderoles reprenant des slogans de LFI. Ils ont rejoint la place de la Bastille dans l’après-midi, où un concert était prévu autour de 20 heures.
Quatre chars se mêlaient au cortège parisien : le char Jupiter, le char Dracula, le char Napoléon, avec sur chacun une personne grimée en Macron, et enfin un char Résistance, où les manifestants exposaient leurs revendications.
« Donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers »
Avant que le cortège ne s’élance, M. Ruffin est revenu devant la presse sur cette initiative :
« On a voulu un rassemblement festif et convivial pour rassembler le maximum de gens, qu’il y ait un appel d’air. On veut mettre en valeur tous les gens à qui on ne laisse pas la parole, ceux qui n’ont pas de visage. J’espère que ce seront eux les héros de la journée. »
« Nous sommes tous là pour donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers, aux travailleurs de tous les secteurs », a lancé le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dans une harangue à la foule en milieu d’après-midi. « Nous sommes un rassemblement qui condamne la violence et d’abord la violence verbale des tout-puissants. Ceux qui ont dit qu’il y avait dans les gares des gens qui n’étaient rien, ceux qui ont traité le peuple travailleur de fainéants, d’illettrés et d’alcooliques », a poursuivi le député de Marseille dans un florilège de citations d’Emmanuel Macron.
Sur la place de l’Opéra, avant le début du défilé, Paul et Maxime ne se disent pas surpris par la première année de M. Macron à l’Elysée. « L’évacuation de la ZAD, la loi asile et immigration, les évacuations de facs… Tout ce qu’il a fait, je ne l’aurais pas fait », lance Maxime. « Je m’attendais à tout ça, renchérit Paul à ses côtés.

   


A quelques mètres de là, Françoise et Isabel sont en « colère ». En colère contre un président qui « détruit tout : l’économie, le social, le médical, la SNCF ». « Il s’attaque à tout en même temps mais derrière il ne reconstruit rien », regrette Isabel, 47 ans. Françoise, à la retraite après quarante-quatre ans de fonction publique est « en colère contre la hausse de la CSG ». Alors elles sont venues aujourd’hui pour participer à « cette convergence des luttes » qu’elles attendent tant : cheminots de la SNCF, étudiants, personnel médical, fonctionnaires… Dans le cortège, des représentants de la CGT, de SUD, d’Attac étaient également présents.
La plupart des militants interrogés attendent maintenant une date, le 26 mai, qui doit réunir dans la rue les partis de gauche (hors PS), les centrales syndicales et plusieurs associations.

        Lire notre analyse :
         

          Maintien de l’ordre : ce que révèle le 1er-Mai



Un « moment de fraternité tranquille »
Le défilé s’est déroulé dans le calme. Quelques échauffourées entre des manifestants et des CRS ont eu lieu place de la Bastille, où un véhicule de Radio France a été vandalisé. Aucun journaliste ne se trouvait à l’intérieur, mais un policier, « blessé sans gravité » par un jet de projectile lors de l’extraction du véhicule, a été conduit à l’hôpital, selon la préfecture de police.
En fin d’après-midi, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a condamné fermement cette « attaque ». « Quand certains s’attaquent à la presse, il n’y a plus de limites », a-t-il déclaré à l’Agence France-Presse alors qu’il se trouvait à la préfecture de police. Après les débordements du 1er Mai, un important dispositif policier avait été prévu pour cette manifestation, deux mille policiers et gendarmes étaient mobilisés.
Des contrôles en amont de la manifestation ont donné lieu à huit interpellations, a fait savoir la préfecture de police en fin de journée, se félicitant que le dispositif renforcé ait « pleinement joué son rôle ».

        Lire aussi :
         

                Poussée de fièvre entre Macron et Mélenchon



Depuis deux jours, le ton était monté entre l’exécutif et LFI, qui s’accusent mutuellement de « remettre en cause la démocratie ». Ils veulent « tenir un discours d’agitation », « ils n’ont jamais accepté la défaite », « ils aiment la démocratie quand ils gagnent », a accusé le chef de l’Etat, dans une allusion implicite aux « insoumis ».
« Nous sommes absolument pour la non-violence, c’est une ligne stratégique », a répliqué le député de Marseille, en dénonçant le « déchaînement de [LRM] contre LFI ». « Je suis sûr que la police va faire ce qu’il faut », « on travaille bien » avec elle, « on lui fait confiance ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Dans son ouvrage « Emmanuel Macron : une révolution bien tempérée », Philippe Raynaud livre son analyse de la conquête du pouvoir par le président.
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Macron, chef des « whigs » français

Dans son ouvrage « Emmanuel Macron : une révolution bien tempérée », Philippe Raynaud livre son analyse de la conquête du pouvoir par le président.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 07h00
    |

            Alain Beuve-Méry








                        



                                


                            

On se demandait naïvement s’il était encore possible pour des journalistes, des professeurs de sciences politiques ou des politologues de tout bord de continuer à écrire des livres d’actualité ou d’analyse politique, après le pavé lancé par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça…, publié à l’automne 2016, un livre qui, en un sens, a révolutionné le genre. La réponse est oui.
En quatre chapitres, Philippe Raynaud nous livre son analyse de la conquête du pouvoir par Emmanuel Macron, devenu sans que l’on n’y prenne garde le plus jeune président de la Ve République. Si vous avez été absent de France pendant dix-huit mois, l’auteur donne d’abord un récit linéaire mais honnête des événements qui ont conduit à l’éviction des candidats issus des rangs du PS ou des Républicains, ces deux forces, qui avec des noms différents pour les partis de droite, pratiquent l’alternance au sommet du pouvoir, depuis le départ du général de Gaulle de l’Elysée.
Spécialiste des régimes politiques Philippe Raynaud explique d’ailleurs que la Ve République, si décriée et qui devait, selon ses détracteurs forcément laisser la place à un sixième opus, a au contraire démontré pendant la période de formidables qualités d’adaptation. Les institutions ont accompagné le changement.
Risque contre rente
Si en revanche, vous êtes à jour sur votre agenda politique, vous pouvez directement aller au quatrième et dernier chapitre, consacré à l’analyse du programme d’Emmanuel Macron. M. Raynaud a lu soigneusement Révolution, le livre programme du candidat Macron et le décortique à l’intention de ses lecteurs. L’oxymore que constitue le titre de son ouvrage y fait d’ailleurs écho « une révolution bien tempérée ».

L’auteur explique que la révolution marconienne qui consiste à se dire « et de droite et de gauche » permet de privilégier une démarche inclusive, alors que se dire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Après la visite d’Emmanuel Macron et alors que le référendum sur l’accession du territoire à la pleine souveraineté se tiendra le 4 novembre, de nombreux habitants livrent un bilan contrasté de l’évolution de la collectivité.
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En Nouvelle-Calédonie, le « destin commun » apparaît comme une bien lointaine chimère

Après la visite d’Emmanuel Macron et alors que le référendum sur l’accession du territoire à la pleine souveraineté se tiendra le 4 novembre, de nombreux habitants livrent un bilan contrasté de l’évolution de la collectivité.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h56
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 11h30
    |

            Patrick Roger (envoyé spécial en Nouvelle-Calédonie)








                        



                                


                            

« Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du partage, par le rééquilibrage. L’avenir doit être le temps de l’identité, dans un destin commun », disait le préambule de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998.
Mais qu’en est-il de ce « destin commun », version actualisée des « deux couleurs, un seul peuple » qui fut le slogan de l’Union calédonienne pré-indépendantiste des années 1950 ? Pour beaucoup, en Nouvelle-Calédonie, ce « destin commun » s’apparente à un vœu pieux.
Emmanuel Tjibaou avait 13 ans lorsque son père, Jean-Marie Tjibaou, a été assassiné, le 4 mai 1989, à Ouvéa. Il dirige aujourd’hui l’Agence de développement de la culture kanak et le Centre culturel Tjibaou de Nouméa. A six mois du référendum d’accession à la pleine souveraineté, il tire un bilan contrasté de l’évolution du territoire ces trente dernières années.
Bien sûr, constate-t-il, le regard a en partie changé sur la civilisation et le patrimoine kanak, des institutions coutumières ont été reconnues. Mais il y a encore un long chemin à faire pour une réelle prise en considération de l’identité kanak.
Des centaines de « squats »
« Si la Nouvelle-Calédonie a avancé sur la voie de l’affirmation d’un “destin commun”, cela ne s’est pas fait de manière consciente et concertée, juge-t-il. En réalité, pour beaucoup, la prise en compte de l’identité kanak, du métissage, de la vie commune, surtout en ville, des transformations qui doivent accompagner le rapport avec la culture autochtone n’a que peu évolué. Les Kanak, les Mélanésiens de manière générale, sont contraints et forcés d’adopter le mode de vie occidental. C’est une forme d’aliénation déguisée. » Sur ce plan, il estime même que « le politique n’avance pas au rythme de la société, il est en retard ». Et il évoque « ces petits dénis du quotidien [qui] créent un malaise un peu perfide, un peu sournois ».
A quelques centaines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le premier secrétaire du PS dénonce la stratégie de la tension que mènerait Emmanuel Macron et plaide pour une démocratie humaniste.
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Olivier Faure, premier secrétaire du PS : « Violence partout, raison nulle part… »

Dans une tribune au « Monde », le premier secrétaire du PS dénonce la stratégie de la tension que mènerait Emmanuel Macron et plaide pour une démocratie humaniste.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 12h27
    |

Olivier Faure (Premier secrétaire du Parti socialiste)







                        



                                


                            

Tribune. Violence partout, raison nulle part… La formule est abrupte, mais elle traduit une évolution inquiétante. Le terrorisme, sur tous les continents, a déclaré la guerre à la vie et à la civilisation. Sur la planète, la liste est longue des conflits déclenchés par des Etats ou par des groupes armés, qui jettent sur les routes de l’exil des populations menacées par l’insécurité et la pauvreté.

De nouveaux pouvoirs autoritaires émergent et font de la brutalité et de la violence – des actes ou des mots – les ressorts de leur action. Poutine, Trump, Erdogan, Orban sont les incarnations de ce basculement.
La démocratie n’est plus – si elle l’a jamais été – le modèle attractif, naturel, absolu, irrésistible. Les pays démocratiques sont eux-mêmes traversés par des tensions nouvelles qui les fragilisent.
En France, le populisme n’est plus l’exclusivité des nationalistes. Il a gangrené jusqu’au centre de l’échiquier politique. Tout devient affaire de victoire des uns sur les autres, des uns contre les autres. Tout débat se transforme en combat et exige la défaite totale de l’adversaire.
Stratégie de la tension
Au-delà de la violence inacceptable de quelques groupuscules, cette brutalité s’exprime sans fard sur les réseaux sociaux dans le confort de l’anonymat qu’autorisent les pseudonymes. La politique s’y résume de manière croissante à la polémique.
Cette brutalité, c’est celle du débat public où la « disruption » vaut la conviction, la « transgression » fait la réputation. Dans les médias, le slogan a remplacé l’argument, l’agressivité devient le charisme. Cette violence, les partis et les responsables politiques peuvent choisir de s’en accommoder, voire de l’encourager et « en même temps » de la déplorer.
C’est le choix que le gouvernement confirme, mois après mois. Loin de chercher à établir des ponts, à engager le dialogue pour bâtir des compromis, l’exécutif cherche au contraire à exacerber...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ 45 % des personnes interrogées jugent positivement l’action du chef de l’Etat, selon une enquête Ipsos-Sopra Steria pour le Cevipof, la Fondation Jean-Jaurès et « Le Monde ».
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Un an après son élection, Macron résiste dans l’opinion malgré des fragilités

45 % des personnes interrogées jugent positivement l’action du chef de l’Etat, selon une enquête Ipsos-Sopra Steria pour le Cevipof, la Fondation Jean-Jaurès et « Le Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 11h05
    |

            Gérard Courtois








                        



 / AFP / Philippe LOPEZ
                                 / AFP / Philippe LOPEZ



                            

Emmanuel Macron résiste bien – mieux en tout cas que ses prédécesseurs immédiats – à l’usure du pouvoir après un an de mandat présidentiel. Tel est le principal enseignement de l’enquête menée par Ipsos-Sopra Steria, du 25 avril au 2 mai, pour le Centre de recherche de Sciences Po (Cevipof), la Fondation Jean-Jaurès et Le Monde.
Ce sondage a été réalisé par Internet auprès de 13 540 personnes qui composaient le panel électoral suivi par le Cevipof depuis décembre 2015.
Fragilités
Certes, les points de fragilité ne manquent pas dans le tableau extrêmement riche ainsi dressé. En matière d’image personnelle d’abord, si d’indéniables qualités lui sont reconnues (énergie, modernité, présidentialité notamment), le chef de l’Etat souffre, aux yeux d’une majorité de Français (53 %), de ne pas « bien comprendre » leurs problèmes.
Au plan sociologique, le déséquilibre s’est creusé depuis un an entre une France populaire qui le juge de façon critique et une France aisée beaucoup plus positive. Au plan politique, enfin, le candidat centriste – ou central – de mai 2017 est devenu, un an plus tard, un président nettement situé à droite par les Français.

Socle politique
En revanche, le bilan de l’action menée depuis un an présente de nombreux aspects encourageants pour le pouvoir exécutif. Globalement, il est jugé positif par 45 % des personnes interrogées, et négatif par 55 %.
Mais Emmanuel Macron peut se rassurer en constatant qu’il conserve le soutien des Français qui l’ont élu : 68 % de ses électeurs du premier tour de la présidentielle jugent son bilan positif, de même que 56 % de ceux du second tour, dont beaucoup ne l’avaient pas choisi par adhésion mais pour faire barrage à la présidente du Front national (FN).
De même, son socle politique composite reste solide : 93 % des Français proches de La République en marche (LRM) et 66 % des sympathisants du MoDem (la base de sa majorité parlementaire) jugent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Depuis son accession à l’Elysée, il y a un an, le président a installé une pratique verticale du pouvoir qui emprunte souvent à la symbolique monarchique.
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Emmanuel Macron, un an de présidence impérieuse

Depuis son accession à l’Elysée, il y a un an, le président a installé une pratique verticale du pouvoir qui emprunte souvent à la symbolique monarchique.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 12h07
    |

            Solenn de Royer et 
Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

Toutes éclairées, les fenêtres de l’Elysée étincellent dans la nuit d’hiver. Ce 1er mars, Emmanuel et Brigitte Macron reçoivent au palais. Dans le cadre des « jeudis de l’Elysée », le couple présidentiel attend quelque 200 personnes pour une « soirée russe » : Casse-Noisette et Sérénade pour cordes, de Tchaïkovski, d’abord, puis le conte musical de Prokofiev Pierre et le Loup, interprété par l’orchestre de la garde républicaine et dans lequel le président de la République joue le récitant.
Une première sous la Ve République. Si les prédécesseurs d’Emmanuel Macron avaient tous organisé des événements culturels à l’Elysée, aucun ne s’était ainsi mis en scène. Louis XIV, en revanche, jeune roi féru de danse, avait pour habitude d’interpréter des personnages dans les ballets donnés à la cour. « Pour qu’il y ait cour, il faut qu’il y ait courtisans », relativisait dans la foulée de la représentation un conseiller élyséen, soucieux de couper court à la comparaison. Le même précisait que le public invité était composé de personnels du palais, de pupilles de la nation ou d’enfants des hôpitaux. « Ni people ni VIP, mais la lingère de l’Elysée et son fils », résumait le conseiller, en parlant d’une soirée « très simple ».
Reste que cette mise en scène du corps présidentiel a semé le trouble, y compris dans la majorité. « Ce qui caractérise Emmanuel Macron, c’est une protection jalouse de sa liberté et le refus de tous les conformismes, observe Gilles Le Gendre, vice-président du groupe LRM à l’Assemblée nationale. Il en a fait la preuve très jeune dans ses choix sentimentaux. Il l’affirme aujourd’hui dans sa politique pour écarter tous les obstacles qui le détourneraient de son cap. »
Au-delà de l’anecdote, cette représentation de Pierre et le Loup en dit long sur ce nouveau pouvoir, qui se veut féru d’histoire, de culture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ La présidente du Front national et le président des Républicains ont déjà fait savoir qu’ils participeraient à ce débat, qui aura pour cadre « L’Emission politique ».
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Un an après l’élection de Macron, un grand débat politique organisé le 17 mai sur France 2

La présidente du Front national et le président des Républicains ont déjà fait savoir qu’ils participeraient à ce débat, qui aura pour cadre « L’Emission politique ».



Le Monde
 |    04.05.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 10h14
   





                        


France 2 veut organiser jeudi 17 mai un débat entre les principaux responsables politiques à l’occasion du premier anniversaire de l’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, selon des sources concordantes.
La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, finaliste de la dernière élection présidentielle, et le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, ont déjà fait savoir qu’ils participeraient à ce débat, qui aura pour cadre « L’Emission politique » de France 2.
Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part décliné l’invitation, a fait savoir vendredi soir à l’Agence France-Presse son entourage.
Laetitia Avia pour La République en marche
S’agissant du représentant de La République en marche (LRM), le parti présidentiel avait refusé de communiquer officiellement sur son choix. « La République en marche sera bien représentée, mais pas par un membre du gouvernement, car l’ensemble des ministres seront sur le terrain ce jour-là pour des rencontres décentralisées avec les Français », a-t-on appris dans la journée de vendredi auprès de LRM.
Finalement, la porte-parole de LRM, Laetitia Avia, a fait savoir dans la soirée que c’était elle qui représenterait les macronistes lors du débat. « Point de dérobade, je serai bien là, car nous assumons pleinement le renouvellement de la vie politique », a tweeté la députée de Paris alors que des critiques commençaient à poindre sur les réseaux sociaux quant au refus du délégué général de LRM et secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner, de participer au débat.
Le Parti socialiste a répondu positivement à l’invitation de France 2 et sera donc présent, selon l’entourage du premier secrétaire Olivier Faure.




                            


                        

                        

