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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Depuis sa prise de fonctions, en 2013, le président chinois a renforcé considérablement l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires. Après l’industrie et la finance, l’Etat s’attaque aujourd’hui au secteur des nouvelles technologies.
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Le capitalisme selon Xi Jinping

Depuis sa prise de fonctions, en 2013, le président chinois a renforcé considérablement l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires. Après l’industrie et la finance, l’Etat s’attaque aujourd’hui au secteur des nouvelles technologies.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h00
    |

            Harold Thibault et 
Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

C’est le journal officiel du Parti communiste chinois (PCC), Le Quotidien du peuple, qui relate l’épisode. Dans une coentreprise de Dongfeng avec Cummins, un fabricant de moteurs de l’Indiana (Etats-Unis), la cellule du parti a refusé la nomination d’un cadre, pourtant décidée par la hiérarchie américaine. « Après un examen à 360 degrés par le comité du parti, il est apparu que le camarade manquait de leadership, et de compréhension en général. Finalement, le directeur général américain s’est rendu au jugement du parti », détaille l’article, publié en décembre 2017.
Lorsque Xi Jinping a été nommé secrétaire général du parti unique, à l’automne 2012, le doute a plané sur ses intentions. Son père, Xi Zhongxun, s’il fut l’un des grands révolutionnaires qui accompagnèrent Mao Zedong, devint, après la mort du Grand Timonier, en 1976, l’un des principaux conseillers de Deng Xiaoping, l’artisan des réformes économiques. Son fils serait-il, quatre décennies plus tard, l’homme qui relancerait l’ouverture ?
Il est toujours possible de faire des affaires dans le pays, mais la loyauté au parti prime, et ses priorités font loi
Au contraire, M. Xi a considérablement renforcé l’emprise du parti sur la vie des affaires. L’attitude du parti chez Dongfeng répond à des instructions au sommet de l’Etat. En octobre 2017, lors du XIXe congrès du Parti communiste, le président chinois Xi Jinping avait appelé à renforcer le parti « dans le gouvernement, l’armée, la société, les écoles, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest et au centre ». « Le parti dirige tout », avait-il asséné. Peu après, une note a été envoyée aux membres du parti de la province centrale du Hunan, leur demandant d’inscrire la place du parti dans les documents légaux des entreprises, publiques ou privées, d’après une fuite dans la presse locale, rapidement censurée.
Il est toujours possible de faire des affaires dans le pays, mais la loyauté au parti prime,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le spécialiste de l’économie chinoise décrypte, dans un entretien au « Monde », la montée au sein de l’Empire Céleste d’un capitalisme d’Etat autoritaire qui entend donner aux entreprises publiques toute leur importance, sans tuer le secteur privé créateur d’emplois.
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Jean-François Huchet : « Xi Jinping n’est pas du tout un libéral ni un grand réformateur »

Le spécialiste de l’économie chinoise décrypte, dans un entretien au « Monde », la montée au sein de l’Empire Céleste d’un capitalisme d’Etat autoritaire qui entend donner aux entreprises publiques toute leur importance, sans tuer le secteur privé créateur d’emplois.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h00
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

Jean-François Huchet, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et spécialiste de l’économie chinoise, décrypte la montée d’un capitalisme d’Etat autoritaire.
En cinq années au pouvoir, Xi Jinping a-t-il tenu ses promesses économiques ?
En 2013, un certain nombre d’annonces ont laissé penser qu’il allait y avoir une nouvelle impulsion dans les réformes économiques. On parlait d’ouverture du capital des entreprises d’Etat, de déréglementation du secteur financier, d’ouverture du secteur de l’énergie. Ce sont des sujets sur lesquels la précédente direction du Parti communiste chinois avait fait maintes annonces, sans parvenir à entreprendre de réformes.
Or, cinq ans après, on se rend compte que Xi Jinping a été bien plus prudent que prévu et qu’il n’est pas du tout un libéral ni un grand réformateur. La baisse de l’importance du secteur d’Etat avait déjà commencé dans les années 1990, avant de ralentir lors de la fin de mandat du président Hu Jintao et du premier ministre Wen Jiabao, en 2013. Ce ralentissement a continué sous Xi Jinping et, ces dernières années, le secteur public s’est même plutôt renforcé. Dans le développement des infrastructures en province, les entreprises d’Etat sont très bien positionnées. S’ajoutent tous les investissements réalisés à l’extérieur de la Chine, en particulier depuis l’avènement du projet de nouvelles routes de la soie, où les entreprises publiques sont, là aussi, extrêmement bien placées.
On parle de centralisation du pouvoir politique, est-ce aussi le cas dans l’économie ?
L’autre changement est la recentralisation des finances et du système fiscal. On a une volonté, de la part de Xi Jinping, de mettre un peu d’ordre dans ce qui s’était passé à la fin des mandats de Hu Jintao et Wen Jiabao, avec, notamment, le fort endettement des gouvernements locaux. Il y a une peur réelle de la dette, à juste titre, mais aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les autorités chinoises ont la volonté, pour des raisons tant économiques que politiques, de développer le plus rapidement possible une industrie nationale des semi-conducteurs.
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Les puces électroniques, tête de pont de la guerre technologique

Les autorités chinoises ont la volonté, pour des raisons tant économiques que politiques, de développer le plus rapidement possible une industrie nationale des semi-conducteurs.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

L’affaire ZTE a sonné comme un rappel : une entreprise chinoise, l’un des leadeurs mondiaux des télécommunications, peut être mise à genoux par un pays étranger. Mi-avril, les Etats-Unis ont interdit à leurs entreprises de vendre des composants à ZTE, fabricant de smartphones et de réseaux de télécommunication chinois, accusé d’avoir enfreint les règles américaines en collaborant avec l’Iran et la Corée du Nord. La survie de ZTE serait en question, tant l’entreprise dépend des semi-conducteurs américains. De quoi conforter les autorités chinoises dans leur volonté de développer au plus vite une industrie nationale des puces électroniques.
Les jours suivant l’annonce des sanctions, les autorités ont tenu plusieurs réunions avec les acteurs du secteur pour accélérer la cadence. Alors que la Chine domine la fabrication des produits électroniques, elle a importé pour 276,4 milliards de dollars de semi-conducteurs afin de nourrir son industrie en 2017, dont 200 milliards au moins en provenance des Etats-Unis. Davantage que ses importations de pétrole.

Les autorités chinoises entendent y remédier. En 2014, un comité a été mis sur pied au sein du Parti communiste pour diriger les efforts de l’Etat. « Nous ne pouvons pas dépendre de puces électroniques étrangères », avait déclaré Ma Kai, l’ancien vice-premier ministre qui dirigeait le comité jusqu’à mars. La même année, Pékin lançait un fonds d’investissement national pour les circuits intégrés, doté de 140 milliards de yuans (18 milliards d’euros) d’argent public, pour soutenir les start-up et entreprises chinoises. Le fond est déjà en train de collecter 200 milliards de yuans (26 milliards d’euros) supplémentaires auprès d’acteurs privés et publics pour un second tour de financement.
La Chine n’avance plus sur la pointe des pieds
Il faut encore leur ajouter plus de 80 milliards d’euros rassemblés par une trentaine de fonds mis sur pied par des gouvernements locaux, a calculé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La direction prévoit d’assurer « près de 85 % » des vols lundi, trois jours après le départ du PDG Jean-Marc Janaillac en raison du résultat négatif d’une consultation du personnel de la compagnie sur les salaires.
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Air France : poursuite de la grève lundi, Le Maire met les salariés en garde

La direction prévoit d’assurer « près de 85 % » des vols lundi, trois jours après le départ du PDG Jean-Marc Janaillac en raison du résultat négatif d’une consultation du personnel de la compagnie sur les salaires.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 18h36
   





                        


La direction d’Air France prévoit d’assurer « près de 85 % » des vols lundi 7 mai, au 14e jour de grève, selon les chiffres communiqués dimanche 6 mai par la compagnie. Le groupe aérien, dont le patron Jean-Marc Janaillac est en instance de départ, vise 99 % de vols long-courriers lundi, 80 % des moyen-courriers au départ et à l’arrivée à l’aéroport parisien Roissy-Charles de Gaulle, et 87 % des court-courriers à Orly et en province.
Il s’agit du taux d’annulations le plus bas enregistré depuis le début du mouvement pour les salaires en février, à égalité avec le 3 mai, où une érosion de la mobilisation du personnel avait aussi été constatée.
Selon la direction, le taux prévisionnel de grévistes pour lundi est de
14,2 % côté pilotes,18,1 % pour le personnel navigant commercial (hôtesses, stewards, chefs de cabine),10 % pour le personnel au sol.
A titre de comparaison, les pilotes étaient en grève à plus de 21 % vendredi et à près de 19 % le 3 mai. En février, mars et avril, leur participation a oscillé entre 27 % et 36 %.
Dans son communiqué, Air France a « déploré la poursuite de ces grèves, alors même que la période qui s’ouvre ne permet pas d’engager une quelconque négociation pour y mettre fin ».
Démission du PDG
Vendredi soir, le président d’Air France et PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a présenté sa démission au vu du résultat négatif d’une consultation du personnel de la compagnie sur les salaires, dont il était à l’origine. Son projet d’accord salarial pluriannuel mis sur la table pour mettre fin au conflit a été rejeté par 55 % des salariés ayant pris part au vote (80 % de participation).
Une quinzième journée de grève est programmée mardi par l’intersyndicale d’Air France, qui se réunit lundi après-midi pour décider des suites du mouvement, selon un participant.

        Sur la démission du PDG :
         

          Le départ de Janaillac laisse le groupe sans plan de vol



Le Maire : « Prenez vos responsabilités »
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a exclu, dimanche sur BFMTV , toute recapitalisation de l’entreprise, dont l’Etat détient 14%, et averti que « l’Etat (n’était) pas là pour éponger les dettes » d’Air France-KLM, dont « la survie (…) est en jeu », selon lui. Il a estimé que la priorité était le rétablissement du « dialogue social » et de la « compétitivité » pour permettre d’affronter la concurrence internationale dans le transport aérien.
« J’en appelle au sens des responsabilités de chacun, des personnels navigants, des personnels au sol, des pilotes qui demandent des augmentations de salaires qui sont injustifiées : “prenez vos responsabilités, la survie d’Air France est en jeu”, a-t-il dit. Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes, que l’on sait que l’entreprise est en danger, on ne demande pas des revendications salariales aussi élevées. »
Le conseil d’administration d’Air France-KLM a demandé à Jean-Marc Janaillac d’assurer ses fonctions jusqu’au 15 mai, date à laquelle une gouvernance de « transition » doit être mise en place.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Référendum à Air France : une partie de poker perdant-perdant






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.
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Comptes de campagne de Macron : Faure (PS) souhaite une enquête du parquet financier

La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h11
   





                        



   


Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité dimanche 6 mai que le parquet national financier « puisse s’autosaisir » à propos des avantages qu’aurait reçus Emmanuel Macron de la société GL Events, lors de la campagne présidentielle de 2017.

        Notre enquête :
         

          Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron



« Je souhaiterais aujourd’hui que le parquet financier, s’il pense qu’il y a matière à enquêter, puisse s’autosaisir et faire en sorte qu’il y ait un droit de suite judiciaire », a dit M. Faure, invité de « Questions politiques », sur France Inter, Franceinfo et Le Monde.
« Conflits d’intérêts », « connivence »…, les accusations d’Olivier Faure
« On découvre qu’il y a des ménages et des mélanges qui sont très curieux, dans cette campagne, il y a une espèce de connivence », a-t-il ajouté. Olivier Ginon, le directeur de GL Events est en effet un proche de Gérard Collomb et a été qualifié d’« ami » par Emmanuel Macron lors d’un discours, le 27 septembre 2017, à l’occasion de l’édition 2017 du concours gastronomique les Bocuse d’or.
« Il y a des salariés de GL Events qui sont venus travailler dans la campagne », a-t-il continué, ils « ont été des amis utiles dans la campagne et visiblement auteurs de cadeaux ». Selon le site d’information Mediapart, Bruno Latrigue, le directeur des relations institutionnelles à GL Events, a part ailleurs participé à la rédaction de notes pendant la campagne pour l’équipe d’Emmanuel Macron.
« Je voudrais que nous puissions vérifier que le conflit d’intérêts n’a pas été au-delà de l’élection présidentielle. Il faudrait vérifier que cette entreprise n’a pas bénéficié, depuis, de contrats avec la puissance publique », a encore dit M. Faure.
Selon Mediapart et Le Monde, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois “d’un pourcentage anormalement élevé », accordées par le champion de l’événementiel GL Events à l’équipe de campagne de M. Macron, élu président le 7 mai 2017.
Jeudi 5 mai, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que les comptes de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron étaient « les plus sincères de tous ».

Sur les comptes de campagne de Macron, retrouvez tous nos articles :
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Le double diplôme ingénieur-manageur, sérieux concurrent du MBA

Les employeurs plébiscitent les profils techniques dotés de compétences en encadrement. La tendance est si forte que les diplômés en management se forment à l’ingénierie.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 08h44
    |

                            Gwenole Guiomard








                        


C’est devenu en quelques années un must pour les ingénieurs : décrocher, pendant ou juste après leur cursus initial, un master en management. L’engouement est tel que « la plupart de nos grandes écoles de management en proposent », précise Jean-François Fiorina, directeur général adjoint de Grenoble Ecole de management, qui offre ce type de cursus depuis 2002.
Les modalités de ces cours sont simples. En général, les élèves ingénieurs suivent de douze à dix-huit mois de cours supplémentaires pour décrocher les deux diplômes. C’est le cas, par exemple, à Télécom Ecole de management (TEM) à Evry (Essonne), filiale de l’Institut ­Mines-Télécom. « Notre cursus de management dédié aux ingénieurs dure environ un an », confirme son directeur adjoint, chargé des formations et de la pédagogie, Olivier Epinette. Le coût pour l’élève ingénieur est alors celui d’une école de management, soit 6 650 euros le cursus dans le cas de TEM Evry.

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                Les écoles d’ingénieurs aussi ont leurs masters



Les 32 instituts d’administration des entreprises (IAE, écoles universitaires de management) se positionnent aussi sur ce « marché ». Les IAE représentent une alternative moins onéreuse. Ainsi, quand l’étudiant ingénieur d’un cursus universitaire réalise une année supplémentaire dans un IAE, les frais de scolarité additionnels sont de 168 euros au titre de la double inscription. Ces instituts délivrent des masters « administration des entreprises » (MAE) du même niveau académique que ceux délivrés par les grandes écoles.
« Nous disposons d’accords avec de nombreuses écoles d’ingénieurs comme celles du réseau Polytech ou des INSA », rappelle Jérôme Rive, directeur de l’IAE de Lyon et président du réseau des IAE. L’intérêt est alors de disposer d’un cursus de haut niveau à moindre coût en rajoutant un semestre de cours.
Différence de coût
Pour les recruteurs, il n’y a pas de réelle concurrence entre un master de grande école, un master d’administration des entreprises et un MBA obtenu juste après un diplôme initial, qui représentent peu ou prou la même chose. En revanche, cela n’a pas le même prix… La différence de coût entre un master universitaire et un MBA est importante – elle peut varier de 1 à 100 –, « mais ce n’est pas l’ordre de grandeur, loin s’en faut, que j’ai en tête entre un “ingénieur + MBA” et un “ingénieur + un autre double diplôme” », explique Nathalie Deroche, la dirigeante de la « practice industrie » du cabinet Leaders Trust. Pour cette chasseuse de têtes, « le MBA est un plus. Il offre un réseau. C’est aussi un avantage, pour un ingénieur, de suivre un double diplôme, quel qu’il soit. Cela prouve sa capacité à comprendre différents systèmes ».
« 25 de nos 400 diplômés ingénieurs annuels suivent le master en management proposé par l’IAE de Nantes », René Le Gall, directeur de Polytech Nantes.
Le mariage ingénieur-manageur a donc le vent en poupe, même s’il ne concerne encore qu’un faible pourcentage d’étudiants. Selon Gérard Duwat, de l’association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) qui publie chaque année une étude de référence sur cette population, « la part des ingénieurs double-diplômés en management ne dépasse pas aujourd’hui les 10 % ». A Polytech Nantes, « 25 de nos 400 diplômés ingénieurs annuels suivent le master en management proposé par l’IAE de Nantes », affirme René Le Gall, le directeur de l’école. Cela précisé, ces double-diplômés n’existaient quasiment pas il y a dix ans.

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                « Les mastères spécialisés et MSc sont en phase avec les besoins des entreprises »



Le développement du statut d’ingénieur hybride est important pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la demande des employeurs se fait pressante. « Dans 70 % des recherches d’ingénieurs réalisées par nos soins, l’employeur souhaite embaucher un double-diplômé ingénieur manageur », explique Fatine Dallet, directrice chargée de l’ingénierie pour le cabinet de recrutement Michael Page. Car les ingénieurs, bons techniquement, ne sont pas obligatoirement de bons manageurs et encore moins de bons businessmen. « En demandant des doubles cursus, nos clients s’assurent de leur appétence pour l’encadrement et le commercial », ajoute-t-elle.
Une lame de fond
Cette lame de fond s’explique aussi par le fait que les ingénieurs d’aujourd’hui « encadrent » de plus en plus tôt au cours de leur carrière, avec des équipes à gérer, des délais, des coûts et une qualité à respecter. C’est très vrai pour les PME, les TPE, les start-up. C’est moins le cas pour les grands groupes, qui privilégient – mais pour combien de temps encore ? –, la « marque » de l’école d’ingénieurs plutôt que le double diplôme.
Pour le cabinet de recrutement Michael Page, la différence salariale entre un ingénieur et un double-diplômé est de l’ordre de 15 % à 20 % en début de carrière.
La dernière explication tient à l’arrivée du numérique, du big data, des transformations digitales au sein de toutes les entreprises. Ces double-diplômés sont alors des « passeurs de monde », des salariés rendant les choses plus fluides et mieux acceptées, dialoguant avec le management et comprenant le langage des techniciens.
Le diplôme ingénieur-manageur peut aussi être une bonne opération financière pour les salariés. Le retour sur investissement est parfois conséquent. Pour le cabinet de recrutement Michael Page, la différence salariale entre un ingénieur et un double-diplômé est de l’ordre de 15 % à 20 % en début de carrière. Un chiffre contesté par certaines écoles d’ingénieurs qui ne constatent pas de différence flagrante entre les deux populations. Mais tout le monde s’accorde sur le fait que ces doubles diplômes constituent un investissement à moyen-long terme.

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                Ecole d’ingénieurs : comment choisir entre universités, écoles publiques et privées ?



Selon Gérard Duwat, « ce double cursus devient essentiel pour ceux qui vont ensuite accéder aux postes de direction générale ». Ainsi, les ingénieurs de 50-59 ans double-diplômés perçoivent, en salaire médian, 107 000 euros brut par an (chiffres 2017). Les simples diplômés de la même tranche d’âge ne disposent que de 90 000 euros… « Ces doubles cursus permettent de mieux comprendre le client, la stratégie, le management, la finance. Toutes compétences indispensables pour prendre des postes de direction », souligne Joëlle Planche-Ryan, responsable du pôle carrières d’Arts et Métiers Alumni (34 000 anciens).
« Chemin inverse »
L’ingénieur a une vision très « produit ». A un moment donné, s’il veut grimper, il devra se rapprocher du client pour faire le lien entre les techniciens-experts et les commerciaux. « Pour ces candidats intéressés par le management, je conseille effectivement de développer leur fibre managériale le plus tôt possible, ajoute Nathalie Deroche, de Leaders Trust. Mais pour devenir leadeur, il faudra aussi passer par différents postes de management : de l’opérationnel, de la stratégie, de la communication ou de l’influence. Il faut couvrir toutes ces formes de management pour être promu. »
La demande des employeurs est telle que les diplômés en management souhaitent aujourd’hui se former à l’ingénierie. C’est le cas de ­Victoria Ben Hamou, 22 ans. Bac S et classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques en poche, elle a opté pour le management à TEM Evry. Elle est aujourd’hui en 2e année de l’école d’ingénieurs Télécom Sud Paris. L’année prochaine, si tout va bien, elle sera donc double-diplômée TEM/Télécom Sud Paris. « Le manageur a besoin des compétences techniques pour diriger, estime l’étudiante. C’est bon pour ma carrière. Ma tutrice de stage me l’a dit. Mes profs me le confirment. Mon entourage m’appuie. »
Pour Frank Bournois, président de la commission formation de la Conférence des grandes écoles et directeur général d’ESCP Europe, le double diplôme concerne majoritairement les élèves ingénieurs souhaitant se former au management. « Mais cela commence à toucher nos élèves qui font le chemin inverse et visent un diplôme d’ingénieur. Les double-diplômés représentent annuellement 5 % des diplômés d’ESCP Europe. Ce ratio est appelé à doubler dans les dix ans. »
Dans ce même mouvement, le réseau IAE réfléchit au développement d’un cursus d’ingénieur diplômant à destination des élèves manageurs. Dans ces instituts, personne n’a encore franchi le pas. Mais certains IAE s’y préparent activement.

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Si la fusion des régimes complémentaires Agirc-Arrco : n’entraînera aucune perte sur les droits acquis, ce ne sera pas le cas sur les droits futurs, explique au « Monde » Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.
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Retraite : quelle sera la perte de droits liée à la disparition de la cotisation minimale à l’Agirc ?

Si la fusion des régimes complémentaires Agirc-Arrco : n’entraînera aucune perte sur les droits acquis, ce ne sera pas le cas sur les droits futurs, explique au « Monde » Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 07h00
    |

                            Marc Darnault (Associé chez Optimaretraite)








                        



   


Question à un expert. Le 1er janvier 2019, les régimes complémentaires de l’Agirc et de l’Arrco ne feront plus qu’un : le régime Agirc-Arrco. Si cette fusion n’entraînera aucune perte sur les droits acquis, ce ne sera pas le cas sur les droits futurs.
Parmi les perdants, se trouvent certains salariés cadres qui ne se verront plus appliquer la garantie minimale de points (GMP). Cette garantie permet à ces salariés d’acquitter au minimum une cotisation permettant de valider 120 points. La cotisation et les points sont éventuellement calculés au pro rata pour les temps partiels ou ceux qui ne travaillent pas l’année entière. En 2018, tous les cadres à temps plein avec un salaire annuel brut de moins de 43 977,84 euros bénéficient de la GMP et sont donc concernés.

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                Dans quelles conditions pouvez-vous cumuler emploi et retraite ?



Prenons l’exemple du salarié cadre qui perdra le plus. Il s’agit de celui avec un salaire inférieur au plafond annuel de la sécurité sociale (39 732 euros en 2018). Sa perte sera de 120 points Agirc par an. Sur dix ans, cela représente 1 200 points, soit une perte annuelle brute de 522,24 euros à la retraite, à taux plein.
En contrepartie, ce salarié cadre ne versera plus la cotisation minimale. Celle-ci est de 872,52 euros en 2018, dont 331,18 euros à sa charge. Hors impôts personnels, ce salarié aura donc gagné 3 311,80 euros sur dix ans.
En faisant abstraction de l’impôt et des prélèvements sociaux, la hausse du salaire net de ce salarié ne compensera en principe pas sa perte de pension puisque un peu plus de six années à la retraite lui auraient suffi pour récupérer la totalité de ses cotisations (3 311,80/522,24 euros = 6,34 années).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Plus de 40 000 personnes ont participé, samedi, dans le Nebraska, à la grand-messe annuelle de Berkshire Hathaway, l’entreprise du milliardaire américain.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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Warren Buffett, icône du rêve américain à Omaha

Plus de 40 000 personnes ont participé, samedi, dans le Nebraska, à la grand-messe annuelle de Berkshire Hathaway, l’entreprise du milliardaire américain.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 02h25
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 11h26
    |

            Arnaud Leparmentier (Omaha (Nebraska), envoyé spécial)








                        



   


Warren Buffett parle de « mardi gras », le Wall Street Journal évoque le « Woodstock du capitalisme », mais le terme plus adapté semble celui de « pèlerinage ».
Ils étaient plus de quarante mille à avoir fait le déplacement à Omaha, la plus grande ville du Nebraska, perdue dans les grandes plaines du Midwest, pour écouter religieusement la troisième fortune américaine — 82 milliards dollars (68 milliards d’euros), derrière les fondateurs d’Amazon et de Microsoft, Jeff Bezos et Bill Gates — lors de l’assemblée générale de son entreprise Berkshire Hathaway.
Dès l’embarquement dans l’avion, on croise des « pèlerins ». « Vous aussi, vous allez à l’assemblée générale ? », demande Brett Burmeister, cadre d’une filiale immobilière de Berkshire à Chicago (Illinois). A deux sièges de là, un passager lit en chinois les préceptes capitalistes de Warren Buffett.
« On ne sait pas combien de temps il sera là »
L’urgence à écouter l’icône du capitalisme est d’autant plus pressante qu’il célébrera cette année son 88e anniversaire. « On ne sait pas combien de temps il sera là », glisse Ray Vaillant, jeune consultant en technologie venu de Floride pour l’occasion. Ce week-end-là, Omaha « est » Warren Buffett, avec des hôtels qui triplent leurs prix.
Le rituel commence le vendredi, dans l’immense hall du palais des congrès d’Omaha, par la visite de stands d’entreprises détenues par Berkshire Hathaway. Ces firmes incarnent le rêve américain : Coca-Cola, les anciens chemins de fer de Santa Fe, les compagnies d’assurance du Midwest, des mobile-homes. Ici, pas d’entreprise high-tech de la Silicon Valley — même si Warren Buffett a sur le tard investi massivement dans Apple — ni de firmes de Wall Street. On est dans l’Amérique profonde et l’on peut acheter des produits moyennant ristourne — mais pas trop, il faut protéger les profits.
Avant l’ouverture des stands aux actionnaires, vendredi 4 mai, Warren Buffett est passé saluer le personnel de ses filiales. Roxana Seymore, une salariée de l’entreprise d’assurance Geico, en est encore tout émoustillée : « Il m’a fait une accolade, j’espère qu’il m’a transmis un peu de sa sagesse. »
La « Warrenmania » libère l’imagination
Jacky Chavez, 31 ans, employée d’un grand magasin d’Omaha, a choisi d’acheter des actions Berkshire via son fonds d’épargne retraite. Elle a fait un selfie avec le propriétaire Buffett. « Warren, dit-elle, en l’appelant par son prénom. Il est super sympa, il aime toutes ses entreprises. »
La « Warrenmania » libère l’imagination. « Mettez-vous dans les pas de Warren Buffett… en vrai », proclame une affiche en face d’un magasin d’habillement. On découvre qu’une loterie permet de gagner les chaussures portées cette année par Warren Buffett lui-même — sa pointure n’est pas précisée. Buffett fait vendre du Buffett, au point qu’une de ses librairies a le culot de vendre à ses actionnaires… la collection de ses lettres aux actionnaires depuis 1965 ! Prix spécial de 28 dollars.
La grand-messe débute le lendemain à 8 h 30 ; quarante mille petits porteurs ont envahi le palais des congrès d’Omaha. Bien sûr, ils ne détiennent pas l’action reine de l’entreprise, inabordable car cotée 292 000 dollars l’unité, mais ses actions B, qui s’échangeaient vendredi 192 dollars (Berkshire Hathaway vaut en Bourse 482 milliards de dollars).
C’est toujours lui qui gagne
La presse n’est pas censée être dans l’immense salle. Photographies, enregistrements, tout est interdit. Officiellement pour protéger le copyright de Buffett, mais surtout pour créer un entre-soi. La séance commence par la projection d’un film dont Warren Buffett est le héros.
On le voit faussement martyrisé par Arnold Schwarzenegger, affrontant sur le ring une star de la boxe et puis, avec un ballon, une icône du basket. Du haut de ses 88 ans, il s’en sort, c’est toujours lui qui gagne, grâce à son intelligence. Le « petit investisseur », qui habite toujours la même maison à Omaha et n’a qu’une poignée de collaborateurs, incarne le rêve d’une Amérique aujourd’hui si divisée.
Et puis le film se moque copieusement de tous ces investisseurs naïfs qui achètent au plus haut, vendent au plus bas et se font plumer par leurs compagnies d’investissement. Applaudissements du public, car chez Berkshire Hathaway, on n’est pas de cette veine-là : on est des investisseurs intelligents, qui parient sur le long terme.
Le moment est mûr pour faire entrer sur scène Warren Buffett, dans son éternelle veste bleue, en compagnie de son principal associé et vice-président, Charles Munger, un jeune homme de 94 ans.
La religion du long terme
Warren Buffett commence par une mauvaise nouvelle — des pertes au premier trimestre à cause d’un changement comptable qui exige d’évaluer ses participations à leur cours de Bourse — mais il revient immédiatement sur sa philosophie : les actions, meilleur investissement de long terme.
« Unes » historiques du New York Times à l’appui, il raconte comment au pire moment de la seconde guerre mondiale, en mars 1942, il acheta trois actions à 40 dollars, qui triplèrent de valeur dans les années suivantes. Mais comme l’humour est de règle, Warren Buffet confesse qu’il avait revendu ses titres dès juillet 1942, empochant un bénéfice dérisoire de 5,25 dollars. Leçon retenue, Buffett aura la religion du long terme. Celui qui aurait investi 100 dollars dans Berkshire Hathaway en 1965 aurait aujourd’hui une fortune de 2,4 millions de dollars, 160 fois mieux que la Bourse.
Voilà pour le passé, mais chacun s’interroge sur l’avenir, alors que deux successeurs potentiels, Greg Abel et Ajit Jain, ont été promus en janvier pour diriger les activités opérationnelles. Ne travaille-t-il pas à mi-temps ? « Je travaille à mi-temps depuis des décennies », répond Buffett. On n’en saura pas plus sur sa succession. Greg Abel a parlé pendant l’assemblée des émissions de méthane de Berkshire, et Ajit Jain n’est pas apparu.
Une montagne de capitaux
Côté investissements, il va falloir bouger, explique Buffett à un manageur de fonds chinois qui l’interroge. Et cela tombe bien, le 8 des 88 ans qu’il va fêter étant un chiffre bonheur. Il est vrai que Berkshire est assis sur une montagne de capitaux — 120 milliards de dollars de liquidités — mais n’a pas encore trouvé l’acquisition bon marché idoine.
Dans une interminable séance de questions, Warren Buffett alterne explication sur ses sociétés, philosophie capitaliste et sujets politiques, qu’il n’esquive pas. On essaye de réconcilier républicains et démocrates.

   


Son associé Charles Munger a voulu être positif sur Donald Trump, qui n’a pas nécessairement tort sur tout : « On a tendance à oublier combien nos hommes politiques étaient épouvantables dans le passé. » Warren Buffet lui-même ne s’est pas montré inquiet outre mesure de la guerre commerciale avec la Chine. Lui qui a connu quatorze présidents des Etats-Unis sur quarante-cinq a chanté un hymne au pays dont le produit intérieur brut par habitant a été multiplié par six depuis sa jeunesse et qui offre un niveau de vie supérieur à celui de John Rockefeller, alors l’homme le plus riche du monde. Applaudissements.
Prudence sur la question des armes
En revanche, de la retenue quand on arrive aux « vrais » sujets. Interpellé sur les réductions offertes par sa compagnie d’assurance Geico aux membres de la National Rifle Association (NRA) — le puissant lobby américain proarmes —, trois mois après une tuerie dans un lycée de Floride, Warren Buffet, qui a soutenu Hillary Clinton en 2016, fait preuve de la plus grande prudence.
« Je ne vais pas imposer une opinion politique aux entités de Berkshire Hathaway. Et si l’on cherche quelle entreprise est pure et laquelle ne l’est pas, cela va être très difficile », a-t-il dit. Tonnerre d’applaudissements, cette fois.
Pour peaufiner l’image de l’icône, qui a la réputation d’être pingre, Yahoo!, qui sert de télévision intérieure, a interviewé un investisseur ayant eu la chance de déjeuner le samedi midi avec Warren Buffet. Il a été extrêmement généreux et a laissé un pourboire de plusieurs centaines de dollars. L’icône est intacte.



                            


                        

                        


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Les mesures de la première année d’Emmanuel Macron avantagent-elles vraiment les plus riches ?

Depuis l’élection présidentielle, le gouvernement a multiplié les mesures favorables aux plus fortunés, qui sont les grands gagnants du début de ce quinquennat.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 06h42
    |

            Adrien Sénécat








                        


L’« exit tax », un impôt destiné à juguler l’évasion fiscale de chefs d’entreprise, sera supprimée dès 2019. Emmanuel Macron, qui en a fait l’annonce dans un entretien au magazine américain Forbes, juge la mesure néfaste pour l’entrepreneuriat.
Par ce choix, le président français ravive un débat qui le poursuit depuis son élection, il y a tout juste un an : le candidat qui se revendiquait « et de droite et de gauche » est-il le « président des riches », comme l’affirme une partie de l’opposition ? Eléments de réponse à partir des différents arbitrages sur la fiscalité et le pouvoir d’achat du gouvernement depuis mai 2017.
Les principales mesures favorables aux plus riches
La « transformation » de l’impôt sur la fortune (ISF)
La réforme annoncée pendant la campagne présidentielle par Emmanuel Macron entre en vigueur dès 2018. Désormais, seuls les biens immobiliers (avec une décote de 30 % pour la résidence principale) seront soumis à l’impôt sur la fortune (ISF), rebaptisé IFI, impôt sur la fortune immobilière pour l’occasion.
Présentée par Emmanuel Macron comme une mesure censée encourager les investissements dans l’économie française, cette opération représentera un manque à gagner de 3,2 milliards d’euros par an pour l’Etat, selon le gouvernement. De 4,1 milliards d’euros, les recettes de l’ISF fondront pour atteindre 850 millions d’euros annuels environ. Cela représentera en moyenne une économie de 9 700 euros d’impôt pour les 330 000 contribuables qui étaient redevables de l’ISF jusqu’ici.
L’instauration d’une « flat tax » sur les revenus du capital
Autre promesse de campagne rapidement concrétisée : l’instauration d’un « prélèvement forfaitaire unique » (PFU) sur les revenus du capital à 30 % (à l’exception des livrets défiscalisés), là où il existait auparavant une multitude de régimes. Selon les chiffrages gouvernementaux, la mesure coûtera 1,3 milliard d’euros par an. Ce coût suscite une controverse parmi les économistes, certains estimant qu’il pourrait être bien plus élevé en réalité, d’autres contestant cette idée. Quoi qu’il en soit, il s’agit bien d’un geste en faveur des plus grands capitaux.
La baisse de l’impôt sur les sociétés
Le gouvernement s’est engagé à diminuer nettement l’impôt sur les sociétés. De 33,3 % en 2017, le taux normal pour les bénéfices au-delà de 500 000 euros devrait d’abord baisser progressivement jusqu’à rejoindre, en 2020, le taux actuel des bénéfices en dessous de 500 000 euros, qui est de 28 %. Le nouveau taux unique de l’impôt sur les sociétés diminuera ensuite à 26,5 % en 2021, puis à 25 % en 2022.
Le coût estimé de cette mesure est de 11 milliards d’euros par an à terme, selon le gouvernement. Contrairement à la réforme de l’ISF, cette mesure ne profitera pas qu’aux plus fortunés et ne touche pas directement l’imposition des contribuables. Reste que les dirigeants d’entreprise pourront tout à fait en profiter en partie pour augmenter leurs dividendes.
La suppression de l’« exit tax » en 2019
Cet impôt censé lutter contre l’évasion fiscale porte sur les plus-values « latentes » des contribuables, c’est-à-dire la différence entre la valeur d’acquisition de leurs titres et celle constatée au moment du transfert de leur résidence fiscale hors de France.
Par exemple, un contribuable possède 20 000 actions de la société Dupont et fils, d’une valeur de 100 euros chacune au moment de leur acquisition. Quelques années plus tard, ce contribuable quitte la France pour la Belgique. A son départ, ses actions valent 200 euros chacune, soit une plus-value hypothétique de 2 millions d’euros. S’il vend ses actions, même alors qu’il réside à l’étranger, la France exigera une taxe sur la plus-value (différence entre achat et vente) réalisée alors qu’il résidait dans le pays.
Le gouvernement estime que cette « exit tax » était un frein à l’investissement sans être rentable pour les finances publiques pour autant. Sur des recettes potentielles estimées à près de 800 millions d’euros en 2016 par le Conseil des prélèvements obligatoires, elle ne rapporterait « quasiment rien », selon le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui évoquait jeudi 3 mai sur France 2 un rendement effectif de l’ordre de 15 millions d’euros par an.
Reste que la disparition de cet impôt sera favorable à des contribuables pour beaucoup très aisés (depuis 2014, il faut détenir au moins 800 000 euros en actions ou la moitié des parts d’une société pour y être assujetti).

        Comprendre :
         

          Qu’est-ce que « l’exit tax », que Macron souhaite supprimer ?



Les principales mesures qui profiteront aux moins aisés
La baisse des cotisations salariales
En 2018, les salariés du privé verront leur salaire net augmenter grâce à une baisse de leurs cotisations de 3,15 points, en contrepartie d’une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point. Cela représente un gain net d’environ 22 euros par mois (250 euros par an) pour le salaire minimal, à terme. Mais la mesure ne prendra pleinement effet qu’en octobre : si la CSG a bien augmenté en janvier, comme prévu, les cotisations n’ont pour l’heure baissé que de 2,2 points, d’où un gain limité pour les salariés concernés.
Contrairement à d’autres mesures, cette « bascule » de cotisations a été pensée pour être neutre pour le budget de l’Etat : ce sont les 60 % de retraités les plus aisés qui la financeront, puisque leur CSG a augmenté sans contrepartie. Et comme une partie des baisses de cotisations a été différée à octobre, les finances publiques en sortiront même gagnantes en 2018, de l’ordre de 4,5 milliards d’euros.
La suppression progressive de la taxe d’habitation
La taxe d’habitation sera supprimée en 2020 pour l’intégralité des ménages. En attendant, 80 % d’entre eux la verront diminuer d’un tiers en 2018, puis d’un second tiers en 2019. Cela représente, à terme, un coût d’environ 18,3 milliards d’euros par an pour les finances publiques, mais « seulement » 3,5 milliards en 2018, puis 7 milliards environ en 2019. Par ailleurs, la moitié du montant de l’exonération finale profitera aux 20 % des ménages les plus riches.
Les revalorisations de prestations sociales
La prime d’activité (+ 80 euros par mois), l’allocation aux adultes handicapés (+ 90 euros) ainsi que l’allocation de solidarité aux personnes âgées (+ 100 euros) seront revalorisées par le gouvernement. Ces hausses seront néanmoins étalées jusqu’en 2019 ou en 2020, selon les cas, et auront donc un effet limité en 2018.

        Lire aussi :
         

                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures qui affectent votre pouvoir d’achat



Les inégalités pourraient se creuser en 2018
Une fois toutes ces mesures prises en compte, il est possible d’estimer dans quelles proportions les différentes catégories de contribuables français bénéficieront ou non de la politique d’Emmanuel Macron. C’est ce qu’a fait l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un organisme de prévision et d’évaluation des politiques publiques, dans une étude publiée le 15 janvier.
Selon ses estimations, les 5 % les plus riches sortiront, proportionnellement, nettement gagnants de l’année 2018, avec un gain de 1,6 % de pouvoir d’achat, qui s’explique principalement par la baisse de l’ISF et la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU). Inversement, la plupart des catégories de ménages verront leur pouvoir d’achat stagner ou presque. Enfin, deux catégories de foyers verront leur niveau de vie diminuer :
les 25 % de ménages les plus aisés (à l’exception des 5 % les plus fortunés), essentiellement des retraités pénalisés par la hausse de la CSG ;les 5 % de ménages les plus pauvres, à cause de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac. Deux mesures qui répondent à des enjeux de santé publique et environnementaux, mais qui les pénaliseront plus fortement.


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Les 5 % les plus riches, grands gagnants du budget 2018
Impact estimé du budget 2018 par vingtile de niveau de vie (en moyenne sur l'ensemble de l'année). V1 correspond aux 5 % les moins aisés, V20 aux 5 % les plus aisés.

Source : OFCE



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      ],
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      ],
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      ],
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        null
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        null
      ],
      [
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      ],
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      ],
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	tooltip: {
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
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});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Derrière ces moyennes se cachent des situations bien différentes : parmi les ménages les plus pauvres, ceux qui ne comportent pas de fumeurs ne seront pas, en moyenne, pénalisés par le budget 2018. Le gouvernement considère par ailleurs que l’OFCE a sous-estimé la baisse de la consommation de cigarettes liée à la hausse des prix, et donc surévalué le poids de cette dernière sur le pouvoir d’achat.
Un rééquilibrage progressif d’ici à 2020
Le tableau est en revanche nettement plus équilibré si l’on tient cette fois compte de l’ensemble des mesures qui entreront progressivement en vigueur. L’OFCE a ainsi procédé à une seconde estimation de la situation des mêmes types de foyers à horizon fin 2019. A cette date, la plupart des catégories de revenus sortiront gagnantes de la politique socio-économique du gouvernement, selon l’organisme.
Seule exception, les ménages qui se situent parmi les 15 % les plus aisés, à l’exception des 5 % les plus riches, là aussi, toujours à cause de la hausse de la CSG pour les retraités et de la fiscalité écologique.


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Une politique moins inégalitaire à l'horizon 2019
Effet estimé de la politique du gouvernement à la fin de l'année 2019 par rapport à 2017, par vingtile de niveau de vie (en moyenne sur l'ensemble de l'année). V1 correspond aux 5 % les moins aisés, V20 aux 5 % les plus aisés.

Source : OFCE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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	chart:{
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		},
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		},
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				text: "",
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			}
		}],
		plotBands: [{
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				text: "",
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				y: 10
			}
		}]
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	legend:{
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		verticalAlign:"bottom", 
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        null
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      ],
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        "",
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  {
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      ],
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        "",
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      ],
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	tooltip: {
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


A cet horizon, les arbitrages gouvernementaux apparaissent beaucoup plus égalitaires, dans le sens où ils favoriseront plutôt les ménages les moins aisés en proportion… à deux exceptions notables, aux deux extrémités de l’échelle :
malgré les mesures prises en faveur de leur pouvoir d’achat, les 5 % de ménages les moins aisés sortiraient en moyenne très peu gagnants (0,2 %), toujours à cause de la hausse des prix du tabac et de la fiscalité environnementale ;les 5 % les plus riches, quant à eux, resteraient les grands gagnants, toujours grâce aux réformes de la fiscalité du capital.
L’OFCE n’a pas reproduit ses estimations pour l’année 2020, au cours de laquelle une dernière série de mesures favorables au pouvoir d’achat entrera en vigueur. On peut néanmoins anticiper que le rééquilibrage observé entre 2018 et la fin de 2019 se poursuivra, toutes choses égales par ailleurs.
Dans tous les cas, les plus fortunés devraient bien rester les grands gagnants des premières années de mandat d’Emmanuel Macron. Le président de la République a toujours réfuté faire tout « cadeau » aux plus riches, justifiant l’orientation de sa politique par la nécessité de favoriser les « investissements » dans l’économie française. A ceci près que rien n’oblige les grandes fortunes bénéficiaires de la baisse de l’ISF à investir.
Interpellé sur ce point par Edwy Plenel, le 15 avril, à la télévision, Emmanuel Macron a reconnu n’avoir « pas plus de garanties que » le journaliste sur le fait que la baisse de la fiscalité du capital favorisera effectivement les investissements, renvoyant l’objection à une évaluation des réformes « dans deux ans ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/06/19-10">
<filnamedate="20180506"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180506"><AAMMJJHH="2018050619">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.
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Dans l’Isère, une chaîne humaine pour s’opposer aux compteurs Linky

Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 13h37
   





                        



   


Vêtues de gilets fluo, quelque trois cents personnes de tous âges ont formé, samedi 5 mai, une chaîne humaine dans le village d’Autrans-Méaudre (Isère) pour protester contre les compteurs électriques communicants Linky.
Sous un soleil radieux, les membres de collectifs anti-Linky, venus en famille de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ont défilé dans une ambiance festive dans les rues du village et les champs du massif du Vercors. « Enedis, touche pas à mon compteur ! », affichait une grande banderole, tandis que des pancartes dénonçant le compteur communicant fleurissaient parmi les marcheurs.
Données personnelles, ondes, perte d’emplois… les raisons de la fronde des anti-Linky
A Bordeaux, plus de deux cents personnes ont manifesté dans l’après-midi dans le centre-ville, empruntant la longue rue piétonne Sainte-Catherine (1,2 km) en brandissant des boîtes à chaussures maquillées en compteur vert fluo Linky. Arrivées sur les marches du Grand Théâtre, elles ont érigé un « mur de compteurs » qu’elles ont symboliquement détruit et foulé au pied. « Non au contrôle de nos données personnelles », « compteurs imposés = où est notre liberté? » disaient quelques pancartes brandies par des manifestants. Parmi eux figurait l’élu municipal écologiste de Bordeaux Pierre Hurmic.
Les opposants au compteur Linky ont annoncé en avril avoir saisi en référé une vingtaine de tribunaux de grande instance en France pour demander à la justice de surseoir à l’installation des appareils, voire obtenir leur enlèvement.

« A travers nos téléphones, nos données bancaires, on se sait déjà plus ou moins espionnés. Là, c’est un grignotage de plus des libertés individuelles. Donc là, on résiste », a déclaré Pierre Hurmic, également avocat, pour qui ces actions en justice montrent que « la résistance s’organise » contre les compteurs communicants. Selon lui, de premières audiences en référé, à Bordeaux notamment, pourraient se tenir courant juin.
Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France, veut avoir installé 34 millions de ces compteurs communicants à la fin de 2021.
« L’Etat connecte nos foyers à des systèmes communicants centralisés et remplace toute intervention humaine par le pilotage automatique et le big data », dénoncent les collectifs dans un communiqué.
Dernière crainte de certains opposants : le compteur connecté ferait augmenter la consommation électrique. Vrai ou faux ? Eléments de réponse dans notre vidéo :




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le groupe doit digérer une perte nette de 269 millions d’euros au premier trimestre, plombé par trois journées de grève à Air France.
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Air France-KLM : un conflit social déjà coûteux

Le groupe doit digérer une perte nette de 269 millions d’euros au premier trimestre, plombé par trois journées de grève à Air France.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h24
    |

                            Anne Eveno








                        



                                


                            

Avant même l’annonce, vendredi 4 mai, du rejet par les salariés de l’accord salarial soumis à la consultation du personnel, l’action Air France-KLM était déjà entrée dans une zone de turbulences. Le titre avait décroché en clôture de 2,86 %. Le groupe avait présenté en début de journée des résultats trimestriels peu reluisants. Après trois trimestres consécutifs dans le vert, le résultat d’exploitation du groupe est reparti dans le rouge.

Au point que le groupe doit digérer une perte nette de 269 millions d’euros au premier trimestre, plombé par trois journées de grève (22 février, 23 et 30 mars) d’Air France sur cette période. Selon les calculs du cabinet AlphaValue, l’impact de ces trois premières journées a été de 75 millions d’euros sur le résultat opérationnel du premier trimestre.
L’addition devrait encore s’alourdir puisque la compagnie déplore d’ores et déjà 13 jours de grève depuis le mois de février. La direction a commencé à faire ses comptes et estime à « 300 millions d’euros minimum » l’effet négatif sur le résultat d’exploitation et anticipe que ce dernier sera pour 2018 « en baisse sensible par rapport à 2017 ». Cette dégradation attendue prend également en compte un renchérissement de la facture carburant, en hausse de 350 millions d’euros par rapport à 2017. Cette flambée s’explique par la hausse des cours du pétrole, qui se sont établis au-delà des 70 dollars le baril (58,5 euros).
Une forte concurrence
Le tableau est d’autant plus sombre que, dans le même temps, la concurrence ne mollit pas. Le groupe aérien IAG, maison mère de British Airways (BA) et Iberia, a vu ses résultats s’envoler au premier trimestre : son bénéfice opérationnel (hors éléments exceptionnels) a grimpé de 75 % à 280 millions d’euros, ses coûts étant restés quasiment stables.

C’est ce contexte concurrentiel qui était notamment mis en avant par Air France-KLM pour refuser d’accéder aux revendications salariales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Racheté par TF1, le média, qui tire l’ensemble de ses revenus de la publication de contenus sponsorisés, ouvre un pôle data à Lyon.
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MinuteBuzz, champion français du « brand content »

Racheté par TF1, le média, qui tire l’ensemble de ses revenus de la publication de contenus sponsorisés, ouvre un pôle data à Lyon.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h04
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            
« Nous sommes habitués à changer en permanence. » Confrontée aux ajustements réguliers de l’algorithme de Facebook, censé favoriser les publications des proches au détriment de celles des médias, l’équipe de MinuteBuzz n’a d’autre choix que de s’adapter. Premier éditeur à publier des vidéos exclusivement sur les réseaux sociaux, sa survie en dépend. En 2017, la dernière modification de Facebook a entraîné une baisse de 17 % de l’audience de ce média émergent, qui poste uniquement des contenus viraux destinés aux adolescents. « Cela n’a aucun impact sur le business », relativise Maxime Barbier, cofondateur de l’entreprise.

Pourtant, l’audience est la pièce maîtresse du modèle économique de MinuteBuzz, qui est entièrement financé par la publication de vidéos sponsorisées par des marques que la start-up produit. « Chaque jour, nous parlons à près de 12 millions de personnes », proclame fièrement le site réservé aux annonceurs. Conserver cette audience est donc primordial. Pour cela, M. Barbier est en contact permanent avec les équipes françaises de Facebook. « Cette proximité est utile pour améliorer notre capacité d’adaptation. On se voit tous les mois », explique-t-il.

« Synergies »
MinuteBuzz peut aussi compter sur la force de frappe de la régie publicitaire de TF1, qui l’a acquis en décembre 2016. « Cela nous ouvre les portes de nombreux annonceurs », reconnaît Laure Lefevre, présidente de la société, qui précise que 20 % du chiffre d’affaires de 2017 « a été apporté par TF1 ». « Nous sommes satisfaits des synergies qui se mettent en place avec MinuteBuzz », se félicite de son côté Philippe Denery, directeur général adjoint finances et achats du groupe TF1.

Pour consolider sa place de leader du « brand content » (contenu sponsorisé) sur les réseaux sociaux, l’entreprise investit pour toujours mieux connaître son public. « Nous avons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Pour diversifier leurs revenus, les chaînes de télévision diffusent de plus en plus de contenus sponsorisés, sans être toujours très transparentes à l’égard du téléspectateur.
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Les contenus sponsorisés à la conquête du petit écran

Pour diversifier leurs revenus, les chaînes de télévision diffusent de plus en plus de contenus sponsorisés, sans être toujours très transparentes à l’égard du téléspectateur.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h05
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

« Il n’y a pas de mise en scène. Il n’y a pas de voix off, pas de commentaire. C’est un peu l’anti-“Cash Investigation”. » En direct sur BFM Business, l’horloge affiche 20 h 52, ce mercredi 4 avril. L’émission « Tech & Co », animée par Sébastien Couasnon, présente une série consacrée au quotidien de jeunes fondateurs de start-up ayant intégré l’incubateur Station F, créé par Xavier Niel (actionnaire du Monde à titre personnel).
« L’anti-“Cash Investigation” » ? Le présentateur ne croit pas si bien dire. Le documentaire ressemble à un reportage journalistique… sans en être un. Il n’est pas réalisé par les journalistes de BFM Business mais par Le Next Studio, filiale de NextRadioTV, maison mère du groupe BFM, chargée de la production de contenus sponsorisés par des marques, communément appelé brand content.
Cette série est donc en réalité une publicité, financée, entre autres, par Station F et l’assureur Allianz, ce que s’est bien gardé de préciser le présentateur.
Mélange des genres
Bien que peu d’études se soient penchées sur l’efficacité et le retour sur investissement de telles campagnes, la pratique se généralise. « Par exemple, BNP Paribas a placé “Mes colocs” sur NRJ12, et “What Ze Teuf” sur D8, tandis que Sosh a créé “The Social Rush” sur C Star », énumère Daniel Bo, PDG de l’institut d’études QualiQuanti. Et les entreprises ne sont pas les seules séduites par ce mélange des genres, qui associe contenus éditoriaux et promotion. « Certaines émissions en partenariat avec les armées de terre et de l’air sont l’occasion de célébrer ces métiers et de susciter des vocations », explique M. Bo.

La multiplication de ces campagnes à la télévision répond à un double besoin. D’un côté les chaînes cherchent à diversifier leurs sources de revenus, de l’autre « les marques souhaitent proposer des contenus pour s’assurer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Incités par des sociétés spécialisées à attaquer leur banque en justice, un grand nombre de consommateurs ont été déboutés.
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Contester son emprunt devant le juge : une entreprise à risques

Incités par des sociétés spécialisées à attaquer leur banque en justice, un grand nombre de consommateurs ont été déboutés.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
Chronique SOS Conso. Jusqu’en 2014, l’emprunteur qui décelait une erreur, même minime, dans son contrat de prêt immobilier, pouvait obtenir que sa banque soit « déchue du droit aux intérêts ». Cette sanction, prévue par le code de la consommation (article L. 311-33), lui permettait de ne rembourser que le capital, et non les intérêts.
En 2013, nombre de sociétés proposent aux consommateurs de tirer profit de cette situation, en contestant notamment le « taux effectif global » (TEG) de leur emprunt. Après avoir découvert une erreur (des frais omis, par exemple) dans ce TEG, elles tentent de négocier une révision à la baisse du taux d’intérêt et, en cas d’échec, attaquent les banques en justice. Les contentieux explosent.
Pour se démarquer de ses concurrents, Daniel Margutti, gérant de la société Humania Consultants, située dans l’Hérault, propose une offre très séduisante, qui consiste à assurer l’éventuel échec de la procédure judiciaire. Pour ce faire, en décembre 2013, son courtier, Sphinx Affinity, contacte l’assureur Garantie Assistance (filiale du groupe CNP).
Il explique dans un courriel que le risque à couvrir sera minime, compte tenu de la jurisprudence favorable aux consommateurs : « Dans 85 % des cas, les banques acceptent une transaction ; les 15 % de clients restants qui vont en justice gagnent en première instance dans 90 % des cas », écrit-il.
A partir de janvier 2014, Garantie Assistance accepte d’indemniser les clients qui perdent leur procès, à hauteur, d’abord, de 3 500 euros, puis de 8 200 euros. Mais elle s’inquiète lorsqu’elle découvre, en mars 2016, qu’il y a eu 60 « sinistres » en trois mois : il n’y a quasiment jamais de transactions avec les banques, et 90 % des clients perdent au tribunal !
Evolution défavorable
En août 2016, elle cesse de payer. Elle rompt unilatéralement le contrat qui la liait à Humania Consultants, comme le lui permet le code des assurances...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».
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Les guerres commerciales de Trump : « Les nouvelles sanctions américaines à l’encontre de la Russie changent les règles du jeu »

Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 16h12
    |

Nigel Gould-Davies (chercheur associé au programme Russie et Eurasie du Royal Institute of International Affairs (Chatham House, Londres)







                        



                                


                            

Tribune. Les Etats-Unis ont imposé le 6 avril les plus fortes sanctions économiques qu’ils aient prises à ce jour à l’encontre de la Russie. Ces nouvelles mesures marquent un tournant dans les relations américano-russes : l’Amérique est passée à l’offensive dans la longue lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques.
Depuis la fin de la guerre froide en 1991, l’Occident a d’abord essayé d’attirer la Russie au sein de l’économie mondiale. Au-delà de la recherche de nouvelles opportunités de commercer et d’investir, un calcul stratégique s’est imposé : l’entrée de la Russie dans la mondialisation serait susceptible de normaliser les relations entre les anciens blocs. La Russie deviendrait prospère et pacifique si elle était impliquée dans les institutions et les pratiques d’une économie de marché mondialisée. L’Occident était parvenu à contenir l’Union soviétique, il pouvait désormais (ré) intégrer la Russie.
« Mondialisation souveraine »
Mais Vladimir Poutine n’a seulement accepté qu’une partie de ce marché. Il a compris que la Russie pourrait bénéficier de l’économie mondiale, mais n’a pas l’intention de se plier à une vision occidentale de l’avenir de son pays. A l’inverse, le président Poutine a ajouté aux gains de l’engagement économique – avant tout, les exportations d’énergie et les investissements étrangers – sa propre vision d’un pouvoir autoritaire centralisé et d’une politique étrangère affirmée. A l’intérieur, il a instauré la « démocratie souveraine » – une forme de gouvernance démocratique, mais suspendue au contrôle de l’Etat. A l’étranger, il a déployé une « mondialisation souveraine » – c’est-à-dire l’interdépendance subordonnée à la puissance russe.

Cette approche a fonctionné pendant un temps. De 2000 à 2008, l’économie russe a doublé de volume, et la Russie a rejoint une kyrielle de clubs internationaux et a même présidé le G8 en 2006. En même temps, le système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Depuis mars, le cours du beurre s’est envolé. Le seuil des 5 000 euros la tonne a été dépassé. En cause, le retour en grâce de la matière auprès des consommateurs et la baisse de la collecte du lait, explique Laurence Girard, journaliste au « Monde ».
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Matières premières : le beurre, doré sur tranche

Depuis mars, le cours du beurre s’est envolé. Le seuil des 5 000 euros la tonne a été dépassé. En cause, le retour en grâce de la matière auprès des consommateurs et la baisse de la collecte du lait, explique Laurence Girard, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h09
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Nouvel accès de fièvre sur le marché du beurre. Cette année, les spéculateurs n’ont pas attendu que le mercure monte pour attiser la flamme du cours de cette matière grasse. Plus tôt qu’en 2017, dès le 2 mai, la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB) a tiré la sonnette d’alarme.
L’échauffement du prix du beurre donne des sueurs froides aux fabricants de croissants, pains au chocolat et autres viennoiseries. Depuis le mois de mars, ils assistent impuissants à l’envolée de la courbe. Le seuil des 5 000 euros la tonne a été dépassé.
La FEB ne se prive pas de faire les comptes et d’affirmer que le surcoût atteint 25 % par rapport à la même période de 2017. Le beurre est à nouveau doré sur tranche. Et les boulangers sont dans le pétrin.
La pénurie, un « grand bluff »
On est toutefois encore loin des 7 000 euros atteint à l’automne. Un pic paroxystique qui avait entraîné la pénurie de beurre dans les supermarchés. Les images des rayons dégarnis où les rares plaquettes s’arrachaient ont frappé les esprits. De quoi rappeler aux plus anciens les achats compulsifs d’huile, de sucre et de pâtes lors d’un certain mois de mai. Une petite madeleine au goût révolutionnaire.
Cette fois, rien de tel. Le « grand bluff » de la pénurie de beurre était d’abord une illustration de la tension commerciale entre les industriels et la distribution.

C’est d’ailleurs pour faire pression sur les grandes enseignes que la FEB est sortie du bois. Son objectif : répercuter la hausse du beurre dans ses prix. Les entreprises de boulangerie arguent de la charte d’engagement signée par l’ensemble des acteurs de la filière agroalimentaire à l’issue des Etats généraux de l’alimentation pour obtenir gain de cause. Pas question de voir leurs marges fondre comme beurre au soleil. Même si elles reconnaissent avoir décroché des hausses de tarifs « modérées », lors des négociations commerciales achevées fin février,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Pour Douglas Irwin, spécialiste du commerce, l’alternance entre politiques protectionnistes et libres-échangistes est, dans l’histoire des Etats-Unis, le résultat de l’évolution des rapports de force entre groupes d’intérêt.
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Les guerres commerciales de Trump : « C’est la politique qui mène la danse, pas l’économie »

Pour Douglas Irwin, spécialiste du commerce, l’alternance entre politiques protectionnistes et libres-échangistes est, dans l’histoire des Etats-Unis, le résultat de l’évolution des rapports de force entre groupes d’intérêt.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 06h40
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Douglas Irwin est professeur à l’université Dartmouth (New Hampshire) et a publié un ouvrage de référence sur les guerres commerciales américaines (Clashing over Commerce, A History of US Trade Policy, 860 pages, The University of Chicago Press, 2017). Dans un entretien au « Monde », il replace la guerre commerciale menée par Donald Trump dans son contexte historique.
A écouter le discours de Donald Trump mais aussi celui de nombreux élus américains, les Etats-Unis donnent le sentiment d’être assaillis, et d’avoir des partenaires commerciaux inéquitables. Comment expliquer cette attitude ?
Ce sentiment d’être traité de manière inéquitable dans les relations commerciales remonte à la Révolution américaine. Avant l’Indépendance, nous nous plaignions que les Anglais ne nous traitaient pas équitablement. Mais après aussi, nous les avons accusés de maltraiter nos biens et nos navires marchands. En 1793, un rapport de Thomas Jefferson, alors secrétaire d’Etat, se plaint de ce que les puissances européennes ne traitent pas nos produits de manière favorable. Ces nombreux griefs ont disparu au cours du XIXe siècle, du fait que la Grande-Bretagne pratiquait le libre-échange et que les Etats-Unis n’étaient pas tellement impliqués dans le commerce mondial.
Mais depuis les années 1970, nous nous plaignons de nouveau beaucoup des politiques commerciales des autres pays. Et l’administration Trump porte ce contentieux à un niveau élevé, en affirmant qu’un déficit commercial est la preuve d’un accord commercial inéquitable. Cette interprétation est inexacte, car la véritable explication est, tout simplement, que les Américains consomment trop et n’épargnent pas assez. Et la politique de Trump, avec une forte baisse des impôts et une augmentation des dépenses publiques, va conduire à un accroissement des déficits budgétaire et commercial.
Guerre d’indépendance, guerre de Sécession, Grande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’accord signé entre les deux Corées lors du sommet du 27 avril prévoit de « promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». Le budget alloué par le gouvernement sud-coréen à la coopération avec Pyongyang a augmenté de 78 %.
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Séoul prépare la future coopération économique avec la Corée du Nord

L’accord signé entre les deux Corées lors du sommet du 27 avril prévoit de « promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». Le budget alloué par le gouvernement sud-coréen à la coopération avec Pyongyang a augmenté de 78 %.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 14h29
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Souhaitée par Séoul et Pyongyang, la reprise de la coopération économique entre les deux Corées dépend de la dénucléarisation du Nord, condition à la levée des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU.

La dynamique amorcée par le sommet intercoréen du 27 avril à Panmunjom, dans la zone démilitarisée (DMZ), intensifie les réflexions sur ce sujet, l’un des trois objectifs de la politique nord-coréenne du président sud-coréen Moon Jae-in, avec la dénucléarisation et la paix, d’une part, et l’établissement de relations durables, d’autre part. Le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, veut de son côté et conformément à ses engagements vite développer l’économie de son pays afin d’améliorer le quotidien de sa population.
Le texte signé à la fin du sommet prévoit « la mise en œuvre des projets décidés dans la déclaration du 4 octobre 2007, afin de promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». La déclaration d’octobre 2007 avait été adoptée lors du précédent sommet intercoréen, à l’époque de la politique de rapprochement dite « du rayon de soleil » (2000-2008). Elle n’a jamais été appliquée en raison du gel progressif des relations, qui a suivi le changement de majorité présidentielle au Sud, en 2008.
Industrie, transports et tourisme
« Différents scénarios et leurs financements sont à l’étude », a expliqué mercredi 2 mai le ministre des finances, Kim Dong-yeon. Le budget du gouvernement sud-coréen alloué à la coopération économique avec le Nord a été fixé en 2018 à 248 milliards de wons (192 millions d’euros), 78 % de plus qu’en 2017.

L’administration Moon promeut trois axes de développement dans la péninsule, formant un « H » sur la carte. L’industrie et la logistique seraient la priorité le long de la côte de la mer Jaune (Ouest). Le transport et l’exploitation des ressources seraient celle le long de la côte de la mer de l’Est (mer du Japon). Tout au long de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Pour enrayer la dégringolade du peso, la banque centrale du pays a relevé son principal taux directeur à 40 %, un record à l’échelle mondiale.
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L’Argentine fait face à de nouvelles turbulences financières

Pour enrayer la dégringolade du peso, la banque centrale du pays a relevé son principal taux directeur à 40 %, un record à l’échelle mondiale.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h09
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

L’épisode a valeur de sérieuse alerte pour le président argentin Mauricio Macri, qui a juré de réconcilier son pays avec la finance mondiale. Le peso, la monnaie nationale, a perdu 8 % de sa valeur en une semaine, poussant la Banque centrale à relever à trois reprises le loyer de l’argent. Vendredi 4 mai, son principal taux d’intérêt a été fixé à 40 % (contre 27,25 % une semaine plus tôt), un niveau record à l’échelle mondiale.

La dégringolade du peso s’inscrit dans un mouvement global : le regain de vigueur du dollar et la remontée des taux des bons du Trésor américains ont provoqué, ces derniers jours, une dépréciation des monnaies de nombreux pays émergents. Mais la devise argentine a dévissé plus sévèrement que les autres, traduisant le scepticisme grandissant des investisseurs à l’égard de la politique suivie par Buenos Aires.
En succédant à Cristina Kirchner, en décembre 2015, le libéral Macri avait promis de détricoter les politiques « populistes » du gouvernement précédent, pour rassurer les marchés. Son administration a levé les contrôles des capitaux et des changes, et soldé les dernières dettes de l’Argentine avec des fonds vautours américains, héritage du spectaculaire défaut souverain survenu en 2001.
« Manque de cohérence »
Mais la stabilisation de la situation économique prend du temps, alors que le gouvernement mène de front plusieurs objectifs difficiles à concilier : le retour à une croissance robuste, et la réduction de l’endettement, du déficit budgétaire et de l’inflation. Si elle s’est un peu calmée depuis les années Kirchner, la valse des étiquettes reste le principal cauchemar des Argentins et la chute du peso pourrait à nouveau l’accentuer.
En décembre, la Banque centrale a décidé d’assouplir son objectif d’inflation annuelle, à 15 % au lieu de 12 %. Une cible sans doute plus réaliste, alors que la hausse des prix se situe actuellement autour de 25 %. « Mais cela a été interprété comme...




                        

                        

